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Au bord du gouffre, les agences de la transition écologique entrent en lutte
60 postes en moins au Cerema, 24 à l'OFB, 16 à l'Ademe... Face aux coupes prévues dans le budget 2027, les syndicats des agences et opérateurs de la transition écologique organisent une mobilisation collective.
Lire la suite - Reportage / Économie , Politique , Social
Bourse du travail (Paris), reportage
Pour la dernière fois sous la présidence d'Emmanuel Macron, le gouvernement ne prévoit toujours pas d'effort financier massif pour s'adapter au dérèglement climatique. Au contraire, il poursuit l'affaiblissement des agences et établissements (…) -
Googlebook - Le débloquer oui, mais le rooter pas encore
J'sais pas si vous avez vu, mais Google vient de mettre en ligne une page d'aide qui explique comment déverrouiller le bootloader d'un Googlebook ! Je pensais pas écrire ça un jour. Les Googlebook, ce sont des portables mi-Android mi-ChromeOS qui sont commercialisé en France depuis hier, pour la modique somme de 1 099 euros.
Perso, je ne vois toujours pas l'intérêt d'acheter ce truc...
Je vois vraiment ça comme un PC bridé, ou un Android avec un gros clavier et je pense que c'est bien se compliquer la vie que d'acheter ce truc plutôt que de prendre un vrai PC ou un petit Macbook. Sauf, évidemment, si on est une personne qui n'a pas envie de s'emmerder la vie à apprendre quoique ce soit de nouveau, et qu'on veut juste aller sur le site de La Poste consulter le prix des timbres, ou faire un Mappy pour savoir comment se rendre au bureau de vote le plus proche.
Mais grâce à cette "possibilité" de déverrouillage, John Wu, le créateur de Magisk , a annoncé travailler sur une version de Magisk pour ces machines.
Pour déverrouiller le Googlebook, vous devez donc activer le déverrouillage OEM dans les options pour développeurs, vous passez ensuite en mode récupération avec Échap + F2 puis le bouton d'alimentation, et l'option "Unlock bootloader" se trouvera dans les options avancées. Google précise également que ça efface toutes les données, que ça désactive la sécurité de l'appareil, que les modifications ne sont pas supportées et que la garantie peut y passer.
Et côté root, Wu a posté dans la nuit du 4 au 5 octobre "Magisk on Googlebook", en promettant du code et des instructions dans les jours suivants.
Son profil indique d'ailleurs qu'il bosse sur Android chez Google, et il voit dans le Googlebook la plateforme idéale pour bidouiller ! En effet, sur un téléphone rooté, les applis bancaires et de paiement cassent, alors qu'ici vous pouvez y accédez depuis le navigateur, comme sur n'importe quel portable.
Le blocage, selon lui, vient du mode utilisateur du système. Googlebook OS fait tourner Android en Headless System User Mode, c'est-à-dire que l'utilisateur 0 reste en arrière-plan et que vous travaillez sur un compte secondaire, alors que Magisk part du principe qu'il n'y a qu'un utilisateur principal. Le support de ce mode a été fusionné dans la branche principale du dépôt dans la nuit du 5 au 6 octobre, par contre, aucun commit ne cite pour le moment le Googlebook.
Reste que rien n'est livré officiellement encore... La dernière version stable de Magisk, la 30.7, date de février et donc aucune version stable ne contient ce code. Sans oublier que pour flasher la machine, Wu explique que le fastboot par USB ne marche pas sans câbles spécialisés. Cependant, il dit avoir trouvé une solution, sans la détailler.
Donc voilà... aujourd'hui, le root d'un Googlebook n'a aucune méthode publique, et le déverrouiller maintenant en suivant la technique de Google, revient à couper la sécurité de la machine sans rien pouvoir en faire de plus côté root. Donc autant attendre les instructions de Wu pour Magisk qui devraient arriver dans les jours qui viennent.
Source : 9to5Google
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Dataiku et Scaleway officialisent leur alliance : la souveraineté numérique s’impose comme nouveau standard du marché de l’IA
Après plusieurs années de collaboration que l’on pourrait qualifier d’informelle, le spécialiste de la science des données et de l’analytique avancée Dataiku et le fournisseur de services cloud Scaleway franchissent une étape symbolique et stratégique en officialisant leur partenariat. L’objectif ? Proposer aux entreprises une plateforme dédiée à la data et à l’intelligence artificielle opérable sur une infrastructure cloud entièrement européenne. Cette annonce en dit long sur les mutations profondes du marché de l’IA en Europe.
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Fabien Truong : « Les lycéens relaient des demandes très anciennes des enseignants »
Pour le sociologue, le mouvement lycéen réagit à une dégradation connue depuis des années. Face à des jeunes qui expriment l'importance qu’ils accordent aux études, la seule réponse policière est absurde. -
« Parler à une gitane, je pense que ça fait honte » : Silences de l'antitsiganisme, aux marges de la cité gitane
Source : Made in Perpignan
Format : podcast -
Accompagner la sexualité des personnes vulnérables : un défi majeur
Source : Mouais -
À Lyon, le Rassemblement national et la Cocarde fricotent toujours avec l'extrême droite violente
Source : Rue89Lyon
Payant -
Cherche assistant social ultramotivé pour travail infaisable
Source : Alter Echos - Belgique -
GPT-6 Astra a triché à StarSkirmish en téléchargeant Stardust, le meilleur bot StarCraft humain

Le vendredi 2 octobre, GPT-6 Astra, un modèle d'OpenAI, devait écrire un bot StarCraft pour le banc d'essai StarSkirmish. Il a téléchargé à la place Stardust, le meilleur bot écrit par un humain. Le créateur du test, Kai McPheeters, a effacé le code copié. Brood War sert depuis des années de terrain d'essai à la recherche en IA.
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Amazon Prime Day : les meilleures promos pour transformer votre domicile en maison connectée

La maison connectée n’est plus réservée aux amateurs de technologie. En quelques appareils et sans forcément investir une fortune, il est aujourd’hui possible d’automatiser une grande partie de son quotidien. Les promotions des Jours Flash Prime font encore baisser la facture.
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Lycées et universités. La révolution du peu. La colère de tant | Olivier Ertzscheid
Moi j'ai 54 piges, j'ai fait ma première grève et séché mes premiers cours contre le projet Devaquet. Depuis j'en ai fait d'autres. Plein. Vraiment. Puis j'ai vieilli, je me suis embourgeoisé, et si je me raconte du fond de mon canapé italien que j'appartiens toujours à la gauche radicale, j'ai au moins la décence ou la lucidité de reconnaître qu'a minima j'ai l'indignation confortable. Et pourtant. Et pourtant. Pourtant même moi quand je vois ça j'ai juste envie de tout cramer.
Demain, mardi 6 Octobre j'ignore ce qu'il se passera. J'ignore aussi après-demain. Ce que je sais c'est que ces gosses, ces ados, ces presqu'adultes, sont citoyens. Et que notre rôle, notre seul rôle, notre rôle de parents, d'éducateurs, d'enseignants, d'élus, notre seul rôle c'est de les accompagner sans cesse, de les écouter sans trêve, et désormais donc face à un pouvoir qui pète des mâchoires, explose des mains, et crève des yeux d'adolescentes et d'adolescents, de les protéger sans relâche. D'aller mettre nos mains, nos mâchoires, nos yeux et nos corps pour protéger les leurs. Source: affordance.info -
Mouvement social et répression : protège-toi !
Quelques conseils de base pour se protéger face à la répression pour les prochaines actions et manifestations.
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Manifestation Decolonize, Solidarité avec les Autochtones des Amériques
Quand ?
Le 12 octobre à 18hOù ?
Place d'Iéna Place d'Iéna 75116 ParisLe 12 octobre 1492, Christophe Colomb "découvrait" soit-disant un nouveau continent sur la carte du monde, l'Amérique pour les colons, désormais nommé Abya Yala par les peuples originaires.
Aujourd'hui, les institutions célèbrent la "rencontre" entre deux mondes et la multiculturalité qui en résulte. Une commémoration qui passe sous silence l'extermination, l'exploitation, le racisme, les viols et les multiples formes de violence qui ont permis la colonisation et la domination européenne. Une manière aussi pour les nations "souveraines" de dissimuler que les violations des droits à la terre et à la culture des peuples originaires sont toujours d'actualité sous leurs gouvernements.1492 est sans aucun doute une référence incontournable de l'histoire de la colonisation et des États modernes qui célèbrent la "découverte". Pour le mouvement indigène d'Abya Yala, la date du 12 octobre est le symbole d'une lutte continentale pour le droit à l'existence et à la dignité des peuples originaires. Mais il ne s'agit pas seulement d'une opposition symbolique entre calendriers et mémoire, entre celle d'en haut et celles d'en bas : la lutte pour la dignité des peuples, la défense des territoires et la résistance aux guerres impérialistes, coloniales et capitalistes sont encore, partout, d'actualité.
Ces dernières décennies, du Chiapas à la Kanaky, la prédation coloniale et la voracité capitaliste propagent la guerre par la destruction des territoires et le dépeuplement généralisé des populations "indésirables". L'éco-génocide en Palestine depuis 2023 en est un témoignage poignant.
Aux quatre coins du monde, on observe l'avancée terrifiante de la fascisation, du culte identitaire d'une nation ou d'une civilisation fantasmée, la militarisation des États et la répression des contestations sociales et des soulèvements populaires. En France, le processus de fascisation de la société est favorisé par le désespoir lié à la crise structurelle violente qui affecte les conditions d'existence d'une partie considérable de la population et un arsenal politique et médiatico-juridique particulièrement offensif. Sur les continents américain et européen, le fascisme se banalise dangereusement pendant que des partis politiques d'extrême droite s'installent durablement, par les urnes, dans les centres impériaux de la modernité capitaliste. Le ravage écologique et la brutalité systémique obscurcissent l'horizon d'un lendemain meilleur à mesure que les crises s'amplifient.
Face à ces constats inquiétants, le temps n'est pas à la résignation. Au contraire, c'est le moment de prolonger les rencontres et d'approfondir les complicités, de respecter ce qui nous distingue et d'écouter ce qui nous lie pour apprendre ensemble de celles et ceux qui, en bas et à gauche, combattent les guerres "intérieures" et coloniales, les replis identitaires, l'écocide terrestre et les génocides en-cours. Le temps présent est celui de l'apprentissage et de l'approfondissement de l'organisation, à l'aune de la résistance séculaire des peuples originaires d'Abya Yala, de la lutte contre ICE à Minneapolis ou du sumud palestinien.
C'est pourquoi, à l'occasion des 534 ans de la résistance des peuples originaires d'Abya Yala, plusieurs collectifs et syndicats vous invitent à rejoindre Lundi 12 octobre à 18h00 à la manifestation pour la journée internationale de la résistance indigène. Nous marcherons d'Iéna à la place du Trocadéro pour affirmer, jusqu'au coeur de l'Europe, notre solidarité avec les peuples originaires d'Abya Yala dans leur lutte permanente pour la vie, une vie digne et bonne pour toutes et tous et contre le capitalisme, la colonisation et le patriarcat.
Que la rencontre soit celle des résistances qui partagent un horizon d'émancipation en commun !
Nous vous attendons nombreux.ses !A l'appel de :
Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte - CSPCL
Comité de Solidarité Internationale avec les Autochtones des Amériques - CSIA Nitassinan
Confédération nationale du travail - CNT
Solidaires
Attac
Radio Semillas Latinas
Soulèvements de la Terre Île-de-France
Les Ami-es du Mouvement des Sans Terre, ... -
À quoi servent nos impôts ? Réunion publique d'Attac Clamart
Quand ?
Le 12 octobre de 19h45 à 21h30Où ?
Maison de Quartier du Petit-Clamart 45 Rue du Commandant Duval 92140Le groupe d'Attac Clamart, organise une réunion publique sur le thème "À QUOI SERVENT NOS IMPÔTS" le lundi 12 octobre 2026, à 19h45.
Lieu : la salle de la Maison de Quartier du Petit Clamart, 45, rue du Commandant Duval.
Les questions abordées sont entre autres :– les impôts, à quoi ça sert ?
– d'où viennent-ils et qui en paie ?
– quelles dépenses permettent-ils de financer ?La soirée sera organisée :
– dans un premier temps, autour d'une présentation sous forme de quiz pour interagir avec les participant·es
– dans un deuxième temps, par un échange convivial autour d'un verre et de gourmandises maison- Voir aussi Clamart Attac
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Déstabiliser le pouvoir adulte(iste) | Myriam Bahaffou
L'adultisme est l'oppression exercée sur les enfants (à considérer comme un groupe social et non comme une caractéristique biologique ou « naturelle ») qui a pour but de les maintenir constamment en position subalterne au profit des adultes. Subalterne, au sens de ne pas avoir les conditions de possibilité d'une parole (rappelons d'ailleurs qu'infans, en latin, est cellui qui ne parle pas.) Les « enfants » sont ainsi constamment l'objet d'une tentative de la part des adultes de les faire taire, relativiser ou discréditer leur parole, via l'éducation que l'on entend comme « dressage » (on se rappelle les propos de Luc Ferry sur CNews en avril 2026, qui parlait de « domptage » des élèves « de banlieue »). Le projet est celui d'une domestication, selon tout un ensemble de règles, de la maison à l'école. Bien sûr, ces règles s'exercent de manière différente selon les rapports sociaux qui traversent la vie des enfants en question. Mais quoiqu'il arrive, iels occupent une position vulnérable non pas « naturellement », mais parce que sans recours face aux autorités toujours adultes.
Source: AOC media -
Coup d’envoi des Jours Flash Prime : on déniche les meilleures offres sur Amazon (EN DIRECT)

Les Jours Flash Prime d’Amazon reviennent les 6 et 7 octobre. Si vous avez achat en tête (ou pas), Numerama vous partage sa sélection des meilleurs deals dans ce direct, mis à jour pendant les 48 heures de l’événement. Un conseil : gardez-le sous la main.
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Paris : une fresque en soutien aux lycéen·nes en lutte
À Paris, le collectif Black Lines vient de réaliser une nouvelle fresque en noir et blanc. Sur le mur, plusieurs créations en soutien à la jeunesse qui résiste.
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Budget 2027 : la facture exorbitante des niches fiscales contre l'environnement
Le coût des exonérations fiscales climaticides pourrait s'envoler à plus de 20 milliards d'euros dans le budget 2027. Un manque à gagner colossal alors que le projet de loi de finances engage la France dans une nouvelle cure d'austérité.
Lire la suite - Info / Économie , Politique
Sébastien Lecornu va-t-il oser s'attaquer aux niches fiscales climaticides ? Au lendemain de la présentation du budget 2027, le Premier ministre a promis de renflouer les caisses de l'État pour faire passer le déficit à 5 % contre 5,4 % du produit (…) -
Pourquoi Schneider Electric débourse 20 milliards d’euros pour s’offrir l’américain PTC
Schneider Electric effectue sa plus grande acquisition à date en rachetant PTC, éditeur logiciel spécialiste de la conception assistée par ordinateur (CAO) et de la gestion du cycle de vie produit (PLM), pour 22,6 milliards de dollars (20,1 milliards d’euros). L’opération sera financée par un mélange d’actions et de dette et devrait être complétée au troisième trimestre 2027.
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Pas de «relégation» scolaire en Seine-Saint-Denis? Pourquoi le ministre de l’éducation se trompe
Parler de «relégation» scolaire en Seine-Saint-Denis, cœur de la contestation lycéenne, serait relayer de «fausses informations» selon Édouard Geffray. Pourtant, des chiffres inédits publiés par «Mediapart» battent en brèche cette affirmation. -
«Accuser des “proxys” d’être à l’origine du mouvement des lycéens est caractéristique du déni d’expression qui leur est fait»
Alors que les colères étudiantes et lycéennes se fédèrent, Manon Pignot, spécialiste de l’histoire des enfants en France, réinscrit la stratégie de délégitimation de ces mobilisations dans l’histoire longue du «déni d’expression» fait aux adolescents. -
AXA XL finalise l’acquisition du cabinet de cybersécurité S-RM
AXA XL poursuit son développement au-delà de la seule couverture assurantielle. La filiale d’AXA spécialisée dans l’assurance dommages et les risques de spécialités finalise l’acquisition de S-RM, cabinet international de conseil en cybersécurité et intelligence d’entreprise. AXA XL détenait déjà environ 49 % de son capital et avait annoncé, début août 2026, son intention d’acquérir les parts restantes.

Fondé en 2005, S-RM accompagne des clients dans 140 pays. Ses activités couvrent notamment l’évaluation du risque cyber, la détection et la réponse aux incidents, les investigations spécialisées, la gestion de crise et l’intelligence géopolitique. Le cabinet doit désormais intégrer AXA XL Risk Advisory, la nouvelle entité de l’assureur consacrée à la prévention des risques.
L’opération illustre une évolution plus large du marché de la cyberassurance : les assureurs cherchent à intervenir davantage en amont des incidents, en associant couverture financière, analyse de la menace et accompagnement opérationnel. Scott Gunter, directeur général d’AXA XL, expliquait lors de l’annonce de l’acquisition vouloir aller « au-delà de la couverture d’assurance traditionnelle ».
Cette stratégie intervient alors que le groupe AXA veut également accélérer l’utilisation de l’intelligence artificielle. Son plan stratégique 2027-2029 prévoit un déploiement de l’IA à l’échelle du groupe, notamment dans la souscription et l’efficacité opérationnelle. AXA estime que ces usages pourraient générer 500 à 700 millions d’euros de bénéfices récurrents supplémentaires avant impôts par an d’ici 2029.
Sources :
https://axaxl.com/fr/press-releases/axa-xl-to-acquire-srm-a-global-corporate-intelligence-and-cyber-security-consultancy
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Du piratage à la désinformation : préparer les équipes de campagne aux crises hybrides

Une attaque technique devient un événement politique
Dans une organisation de campagne, la frontière entre incident cyber et crise médiatique disparaît rapidement. Le vol d’une boîte mail, d’un espace partagé ou du téléphone d’un collaborateur produit des données. L’adversaire peut ensuite sélectionner ces données, les modifier, les mélanger à des documents fabriqués et les diffuser au moment le plus dommageable. Le piratage fournit alors une matière première ; la désinformation lui donne un récit, des relais et une cible.
Cette chaîne hybride modifie les priorités de la réponse. L’équipe technique veut contenir l’intrusion, préserver les preuves et fermer les accès. L’équipe de communication veut savoir ce qui peut sortir et répondre vite. Les juristes veulent éviter une affirmation impossible à soutenir. La direction politique redoute le vide médiatique autant qu’une erreur publique. Si ces fonctions travaillent séparément, l’attaquant exploite leurs délais et leurs contradictions. Une déclaration prématurée peut être démentie par une nouvelle fuite ; un silence prolongé laisse la version adverse structurer le débat.
Les observations de VIGINUM sur les séquences électorales montrent que la menace informationnelle associe des infrastructures de diffusion, des comptes coordonnés, l’instrumentalisation de sujets polarisants et la manipulation de visibilité. Le bilan publié après les élections municipales de mars 2026 a recensé quatre opérations d’ingérence numérique étrangère. La préparation de 2027 doit donc couvrir l’ensemble de la manœuvre, depuis l’accès initial jusqu’à l’amplification.
La chaîne hybride en sept mouvements
Le premier mouvement est la reconnaissance : cartographie des collaborateurs, prestataires, habitudes de messagerie et moments de fatigue. Le deuxième est l’accès, par hameçonnage, vol de session, mot de passe réutilisé ou compromission d’un fournisseur. Le troisième est la collecte discrète. L’attaquant recherche moins le volume maximal que les éléments exploitables : conversations ambiguës, listes de contacts, notes non arbitrées, données personnelles ou documents dont le contexte manque.
Le quatrième mouvement est la fabrication. Des contenus authentiques sont recadrés, tronqués ou combinés à des pièces fausses. Le cinquième est le prépositionnement : création de sites, de comptes, de canaux et de relais qui paraîtront indépendants au moment de la publication. Le sixième est la synchronisation avec une échéance politique, une émission, un débat ou un événement de campagne. Le septième est l’amplification, éventuellement soutenue par des contenus générés, des commentaires coordonnés et des influenceurs. À ce stade, le débat public ne porte plus seulement sur l’authenticité des documents ; il porte sur ce qu’ils semblent révéler.
Cette progression explique pourquoi une réponse exclusivement informatique échoue. Fermer le compte compromis ne retire pas les copies déjà exfiltrées. Démontrer qu’un fichier est faux ne neutralise pas les pièces authentiques publiées avec lui. Démentir chaque contenu séparément peut enfin renforcer la campagne adverse en répétant ses cadres narratifs. La défense doit agir simultanément sur la preuve, la continuité, la communication et les réseaux de diffusion.
Un exercice de crise hybride en temps accéléré
La meilleure préparation consiste à faire vivre cette chaîne aux équipes avant la crise réelle. Un exercice utile dure environ trois heures et représente quarante-huit heures de campagne. Il réunit une cellule technique, une cellule communication, un conseil juridique, une direction de campagne et des observateurs. Les participants utilisent un environnement séparé qui reproduit messagerie, espace documentaire, réseaux sociaux simulés et demandes de journalistes. Aucun compte réel ni donnée personnelle réelle n’est nécessaire.
À la première séquence, la supervision détecte une connexion inhabituelle au compte d’un prestataire. Dix minutes plus tard, un journaliste transmet trois captures d’écran et demande une réaction sous trente minutes. Une pièce est authentique, une deuxième a été tronquée, la troisième est fabriquée. À la troisième séquence, un faux collectif publie une archive de plusieurs centaines de fichiers. À la quatrième, des comptes coordonnés imposent un mot-clé accusateur et citent un document que l’équipe n’a pas encore analysé. À la cinquième, une personnalité alliée relaie l’accusation par erreur. À la sixième, un second lot révèle que la compromission est toujours active.
Chaque cellule doit décider avec une information incomplète. L’équipe cyber choisit entre observation discrète et éviction immédiate de l’attaquant. Les juristes qualifient ce qui peut être affirmé. La communication prépare trois niveaux de réponse : message initial limité aux faits établis, mise à jour documentée, puis réponse politique. La direction fixe le seuil à partir duquel elle suspend une séquence de campagne ou saisit les autorités. Les observateurs enregistrent les décisions, les preuves disponibles et les hypothèses retenues à chaque instant.
L’exercice doit ensuite être rejoué avec une variante. Dans la première partie, la fuite contient surtout des documents authentiques. Dans la deuxième, l’archive mêle authenticité et fabrication. Dans la troisième, aucun document sensible n’est volé, mais l’adversaire imite l’interface interne et fabrique une fausse fuite convaincante. Cette variation empêche l’équipe d’apprendre une réponse unique. Elle l’oblige à construire une méthode de vérification et de coordination valable sous plusieurs hypothèses.
Le débriefing repose sur des questions directement compréhensibles : quand l’intrusion a-t-elle été repérée ? Quand les accès ont-ils été coupés ? Combien de temps a séparé la première fuite du premier message public ? Chaque affirmation publique reposait-elle sur une preuve ? Les équipes cyber, juridique et communication se sont-elles contredites ? La campagne a-t-elle continué à fonctionner ? Le dernier test est narratif : l’équipe a-t-elle su expliquer ce qui était certain, incertain et encore en cours de vérification sans répéter les mots choisis par l’adversaire ?
Rejouer la campagne dans un monde synthétique
Un exercice ponctuel entraîne les personnes présentes. Un monde synthétique permet de le rejouer autant de fois que nécessaire. Il représente seulement les éléments qui comptent pour la décision : qui peut accéder à quoi, qui valide une prise de parole, quels prestataires détiennent des données, quels comptes peuvent amplifier une accusation et quelles tâches s’arrêtent si un outil est isolé.
La simulation n’a pas besoin de reproduire chaque serveur ni chaque électeur. Elle doit représenter les mécanismes qui changent la décision. Quelques types d’agents suffisent : attaquant, collaborateur, responsable cyber, journaliste, relais militant, influenceur et public segmenté. Leurs réactions obéissent à des règles explicites : confiance dans la source, proximité politique, sensibilité au caractère spectaculaire, exposition répétée et correction reçue. Les paramètres sont modifiés pour tester des futurs possibles, sans présenter le résultat comme une prédiction électorale.
Ce dispositif permet de rejouer une même compromission avec plusieurs calendriers, volumes de fuite et degrés de falsification. Il révèle les points où la défense se fragmente : absence de propriétaire d’un compte, journal incomplet, validation publique trop centralisée, incapacité à contacter rapidement un prestataire ou confusion entre preuve technique et preuve compréhensible par le public. Le modèle sert ensuite à construire des fiches réflexes, à tester les astreintes et à calibrer les seuils de décision.
Préparer la réponse avant la campagne
Une équipe de campagne peut engager cinq actions immédiatement. Elle doit d’abord cartographier ses actifs et ses tiers, puis conserver des journaux exploitables et des copies de référence des documents sensibles. Elle doit ensuite définir une cellule hybride unique, avec un responsable de décision et des suppléants. Elle doit préparer des messages qui distinguent clairement fait confirmé, hypothèse et information encore invérifiable. Elle doit enfin convenir à l’avance des contacts avec les plateformes, prestataires et autorités compétentes.
La protection du débat public dépend aussi de la qualité de la preuve. L’équipe doit pouvoir dater un document, vérifier son intégrité, reconstituer son circuit et expliquer simplement pourquoi une pièce est authentique, altérée ou indéterminée. Elle ne doit jamais promettre une certitude que l’analyse ne permet pas. Une réponse crédible peut dire qu’un accès a été compromis, que certains documents sont encore en cours d’examen et qu’une nouvelle mise à jour sera publiée à heure fixe.
Enfin, l’exercice doit tester le retour au fonctionnement normal. Une crise hybride dure plus longtemps que le pic médiatique. Les comptes doivent être restaurés, les personnes exposées accompagnées, les partenaires informés et les rumeurs persistantes suivies. Le débriefing doit produire des changements vérifiables : droits supprimés, procédure raccourcie, sauvegarde ajoutée, contact actualisé ou message réécrit. Sans cette boucle, la simulation devient un spectacle ; avec elle, elle transforme l’organisation.
La première bataille se joue sur la cohérence
En 2027, une fuite ne sera jamais seulement une fuite. Son sens dépendra du montage, du calendrier et du réseau qui la diffuse. L’objectif de l’adversaire sera souvent moins de faire croire une histoire unique que de saturer l’équipe, de multiplier les versions et de rendre toute réponse suspecte.
La défense repose donc sur une cohérence préparée : une même chronologie, une même chaîne de preuve et une même règle de communication pour les techniciens, les juristes et les responsables politiques. Les campagnes qui auront simulé plusieurs variantes sauront décider sans attendre une certitude impossible. Elles réduiront la fenêtre pendant laquelle le piratage peut devenir un récit dominant.
Sources principales
• SGDSN, VIGINUM, bilan des ingérences numériques étrangères ayant ciblé les élections municipales de mars 2026 : https://www.sgdsn.gouv.fr/viginum/actualites/bilan-des-ingerences-numeriques-etrangeres-ayant-cible-les-elections-municipales
• SGDSN, VIGINUM, Manipulation d’algorithmes et instrumentalisation d’influenceurs : enseignements de l’élection présidentielle en Roumanie et risques pour la France, février 2025 : https://www.defense.gouv.fr/desinformation/aller-plus-loin/analyses-sgdsn/sgdsn-viginum-manipulation-dalgorithmes-instrumentalisation
• ANSSI, ressources de cybersécurité relatives aux scrutins : https://cyber.gouv.fr/
• CISA, Cybersecurity Toolkit and Resources to Protect Elections : https://www.cisa.gov/topics/cyber-threats-and-advisories/election-security
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Cette semaine dans l’Hérault : mobilisations de la jeunesse, journée interpro du 6 octobre, manif pour la Palestine
Tout au long de la semaine devraient avoir lieu tous les jours des blocages de lycées, et des universités de science et de lettres sur Montpellier, dans le cadre des mouvements demandant plus de moyens pour l’éducation et s’opposant aux mesures discriminantes envers les étudiant-es étrangers-ères. Des infos sur la mobilisation en fac de science dispo ici. Le festival antifasciste Les Fourmilières organise aussi beaucoup d’événements dans l’Héraut : le programme par ici Mardi 6 octobre Béziers : manifestation intersyndicale et interprofessionnelle en soutien à la jeunesse en lutte, à 10h au départ du lycée Jean Moulin Montpellier : manifestation intersyndicale et interprofessionnelle en soutien à la jeunesse en lutte, à 13h au Peyrou Montpellier : réunion de l’assemblée contre les violences d’État et pour les libertés, collectif anti répression de la ville, à 19h à la librairie La Symbolique du Poulet, 13 rue des Soldats Mercredi 7 octobre Poussan : réunion du collectif contre la Ligne à Grande Vitesse Montpellier-Perpignan, au local « La Voûte » (2, boulevard Prosper Gervais) à 18h Jeudi 8 octobre Le Caylar : grève de la CGT sur la station service Total du Caylar, dans le cadre d’une journée de grève des salarié-es de Total et sous -traitants Montpellier : formation anti-répression sur le thème « Comment se protéger et s’organiser collectivement pendant les mobilisations », coorganisé par Solidaires Étudiant-es 34 et l’Assemblée contre les violences d’État et pour les libertés et ouverte à toutes et tous. Ce sera dans les locaux de l’Union syndicale Solidaires, 23 rue Lakanal, à partir de 18h. Frontignan : soirée de soutien aux faucheurs et aux faucheuses d’OGM. Au programme, discussion autour des Nouvelles Techniques Génomiques (NTG), suivie d’un repas à prix libre dont la recette ira au soutien à la lutte anti OGM. Ce sera au local associatif La Grève, 19bis boulevard Victor Hugo, à partir de 18h Vendredi 9 octobre Montpellier : journée « 90e anniversaire de la Révolution Espagnole », organisée par le Centre Ascaso-Durutti en partenariat avec l’université Paul Valéry. Ce sera de 16h à 23h sur le site Saint-Charles. Programme par ici Samedi 10 octobre Montpellier : manifestation en soutien à la Palestine sur le thème « 3 ans de génocide, 3 ans de résistance », à 14h place de la Comédie Montpellier : de 16h à 23h, le Réseau Université Sans Frontières (RUSF) organise un concert de soutien aux étudiant-es étrangers-ères à la Tendresse, 80 impasse Flouch, à prix libre, pour financer la solidarité face aux mesures discriminantes mises en place dans les universités. Programme par ici. Montpellier : soirée de soutien au BIB Hackerspace, de 18h à minuit au Madrediosa, 5 rue Belmont. Accessible PMR, entrée prix libre. Programme par ici Mercredi 14 octobre Frontignan : discussion sur la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, avec La Griffe, le collectif féministe de la Coopérative Intégrale du Bassin de Thau (CIBT). Ce sera en mixité, à partir de 18h30 au local associatif La Grève, 19 bis boulevard Victor HugoL’article Cette semaine dans l’Hérault : mobilisations de la jeunesse, journée interpro du 6 octobre, manif pour la Palestine est apparu en premier sur Le Poing.
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Promesses d’emplois et greenwashing : en Auvergne-Rhône-Alpes, des élus tentés par Amazon et ses entrepôts XXL
Le 1er juillet, le neuvième entrepôt de distribution d’Amazon en France a été mis en service à Colombier-Saugnieu (Rhône). © Capture d’écran/Google street view
Le leader mondial du e-commerce, Amazon, étend un peu plus son influence sur le territoire français. Début juillet, son neuvième entrepôt de distribution a été inauguré à Colombier-Saugnieu (Rhône), à proximité de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry. L’entreprise possède désormais plus de 35 sites à travers le pays.
«Un projet d’envergure», s’est félicité le préfet de région, Étienne Guyot, précisant que «les services de l’État [avaient] naturellement pris leur part» à cette implantation. Ce gigantisme tient en quelques chiffres : 180 000 mètres carrés sur trois niveaux – soit vingt-cinq terrains de football –, 40 000 étagères de stockage, 4 000 robots, la promesse de 3 000 embauches d’ici 2027, pour 200 millions d’euros investis.
Cette inauguration en appelle d’autres : Amazon a choisi de faire de la région Auvergne-Rhône-Alpes une priorité. En juillet et en août, alors que la canicule s’installait, les annonces se sont succédé : ouverture d’ici fin 2026 d’une plateforme logistique de 50 000 mètres carrés à Mably (Loire), deuxième niveau de 36 000 mètres carrés sur le site de Montélimar (Drôme) et projet de construction d’un entrepôt de 31 000 mètres carrés à Saint-Georges-les-Bains (Ardèche).
CO2 et IA en hausse
Début juillet a aussi été le moment choisi par Amazon pour publier ses émissions de dioxyde de carbone (CO2), avec à la clé une hausse de 16% en 2025 (et de 58% depuis 2019). Le groupe promet pourtant la neutralité carbone d’ici 2040. Une augmentation due au recours à l’intelligence artificielle (IA), grosse émettrice de CO2. En 2026, Amazon a investi dans l’IA aux côtés de Meta, Microsoft et Alphabet (Google), pour un total à quatre de plus de 600 milliards d’euros. Au même moment, la firme supprimait 10% de ses emplois de bureau dans le monde, soit 30 000 postes.
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Si le géant étasunien dirigé par Jeff Bezos, l’un des soutiens actifs du président des États-Unis Donald Trump, est très critiqué en France depuis des années, les opposant·es à son déploiement se font de moins en moins entendre. Sur les quatre nouveaux sites prévus en Auvergne-Rhône-Alpes, seul celui de Colombier-Saugnieu a fait l’objet de recours, déposés par des associations et par la Ville de Lyon, tous rejetés.
Pression par l’emploi
Dans un contexte de tension sur l’emploi, un argument massue est brandi par Amazon pour promouvoir son implantation dans chaque nouvelle commune, repris en chœur par les élu·es : la création d’emplois. Sandrine Auquier, la maire (sans étiquette) de Colombier-Saugnieu, s’est ainsi réjouie de l’arrivée du mastodonte : «C’est une excellente nouvelle pour le territoire, a-t-elle appuyé le 1er juillet 2026. Ils vont faire crescendo, ils commencent à 600 emplois, puis à terme 3 000 emplois.»
De son côté, la maire (sans étiquette) de Saint-Georges-les-Bains, Geneviève Peyrard, confirme à Vert : «50 emplois créés, ce n’est pas rien pour une commune comme la nôtre.» Jacques Dubay, ex-maire (divers droite) de Saint-Péray (Ardèche) et ancien président de la communauté de communes Rhône Crussol, où se trouve Saint-Georges-les-Bains, confie, fataliste : «Les maires se disent que s’ils refusent Amazon sur leur territoire, c’est une autre commune qui en profitera.»
À terme, près de 3 000 emplois sont promis par Amazon sur le site de Colombier-Saugnieu (Rhône). © Capture d’écran/Google street view
Même chez les syndicalistes, les propos sont nuancés. «La direction du site nous a annoncé le triplement de l’effectif des techniciens de maintenance et le doublement au service informatique, explique Cindy Gencel, préparatrice de commandes sur le site de Montélimar, salariée d’Amazon depuis 2015 et déléguée CGT. Donc c’est plutôt pas mal. Avec le nombre d’emplois que ce doublement de surface va générer, il y a très peu d’opposition au projet.»
Pénibilité et accidents
Pourtant, les conditions de travail ne font pas vraiment rêver : la plupart des emplois au sein d’Amazon sont peu qualifiés et souvent pénibles. «Il y a beaucoup de postes de manutentionnaires et de préparateurs de commande, avec des gestes répétitifs, précise Cindy Gencel. Forcément, ça abîme. Il y a beaucoup de tendinites et d’accidents du travail. Mais la direction les conteste systématiquement.»
Car le dialogue social semble lui aussi particulièrement pénible. «Au fil des ans, nous avons perdu la majorité de nos acquis sociaux, comme la prime d’intéressement, la prime de transports ou la possibilité d’avoir des actions d’Amazon, remplacées par d’autres mesures qui nous rapportent beaucoup moins», souligne la préparatrice de commandes. Tous ces problèmes semblent peser assez peu pour les élu·es face aux promesses d’embauches. D’autant que les maires ont, de fait, des marges de manœuvre limitées. «Nous ne pouvons pas intervenir dans des transactions privées, explique Geneviève Peyrard. Les entreprises sont libres de vendre leurs terrains à Amazon. Et nous n’avions pas les moyens d’acheter une parcelle de plusieurs millions d’euros.»
Des élus fatalistes… ou pas
La mairie de Saint-Georges-les-Bains a toutefois suspendu l’autorisation de construire, à la demande du département. Pour cause : le projet d’Amazon doit augmenter le flux de circulation de 400 véhicules par jour, alors que la départementale 86, censée les supporter, atteint déjà son seuil maximal de 10 000 passages quotidiens. «Nous attendons un nouveau projet, plus compatible avec les capacités routières, qui comprenne aussi la construction d’un rond-point et d’un mur anti-bruit», indique Geneviève Peyrard.
D’autres communes parviennent à anticiper un peu plus, à l’exemple de Saint-Péray, qui avait posé des conditions préalables à la reprise de la grande friche d’une coopérative, FruitCoop. «La loi accorde peu de moyens aux maires en matière d’urbanisme, explique Jacques Dubay. Mais pour le projet FruitCoop, qui a mis sept ans à aboutir, nous ne voulions absolument pas de logisticiens de type Amazon, car ces entreprises représentent très peu d’emplois au mètre carré et posent des problèmes de circulation.»
Aidée par la communauté de communes et par Epora, un établissement public foncier qui a racheté la friche et l’a désamiantée (pour un coût total de plusieurs millions d’euros) pour la lui revendre au bout de quelques années, la collectivité locale a gagné son pari. «Ça a été très long à aboutir, rembobine Jacques Dubay. Nous avions affiché clairement la couleur dès le début : pas de logisticien et pas de zone commerciale comme on les voit en périphérie des villes et qui tuent le petit commerce, mais une zone d’activité artisanale.» Des artisan·es à la place des robots : une formule gagnante qui pourrait inspirer d’autres communes face au rouleau compresseur Amazon.
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Take Action: Force a Vote on 26 Articles of Impeachment
November is the IMPEACHMENT MIDTERMS.
If we’re going to hold Trump and his cronies accountable, we need representatives who are willing to do it. That’s where our Courage Candidates come in! They have committed to bringing impeachment on their first day in Congress. Find your Courage Candidate today!
The writing is on the wall, and the will to impeach is building. Democrats know that their constituents will demand that they hold the most corrupt, abusive president in US history accountable. To that end, Rep. Steve Cohen of Tennessee has filed 26 articles of impeachment, ranging from his practice of ignoring courts, to undermining elections, to rampant corruption and beyond. It’s perhaps the most comprehensive argument for accountability we’ve seen. Now, we must demand our representatives vote on it when they return to Congress.
Select a Representative:SelectUse the following template to schedule an email to the appropriate office. Send the email as soon as possible.
DON’T FORGET TO ADD YOUR NAME AT THE BOTTOM OF THE EMAIL.
For your boss,
As a constituent of Rep. {{Rep Last Name}}, I am urging Congressional leaders to force a vote on Rep. Cohen’s impeachment articles against Donald Trump. It is clear that Donald Trump is abusing his office. He has ignored judges, killed citizens, trampled free speech, and used the presidency as a vehicle of his own enrichment, to the tune of billions of dollars.
This is unacceptable. Your boss has sworn an oath, not to a man, but to the ideals of our nation: The Constitution of the United States. This oath demands not “strategic” political calculation, not “loyalty” to a party line, but the courage to do what is right for the good of the people of our nation.
For these reasons, I urge you: Support these impeachment articles under a Rule IX vote, and impeach Donald J. Trump.
Sincerely,
Want to grow your power?
We put out regular calls to action. Clear, simple ways that you can use your voice to fix our democracy. We’re here to empower you — because holding Trump and his ghouls accountable is going to take all of us. Sign up today.
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Un budget qui « rattrape le réel »
La liste des métaphores utilisées pour décrire le poids des contraintes qui pèsent sur le gouvernement dans l’élaboration du budget ne cesse de s’allonger. Certes, depuis plusieurs années cet exercice stylistique est devenu un « marronnier » du mois de septembre, mais cette fois la situation semble… -
Trump approves firing-squad execution of Fort Hood shooter, Pentagon says
Nidal Hasan sentenced to death by military jury in 2013 for carrying out deadly shooting attack at army base in Texas
Donald Trump has approved the execution by US army firing squad of Nidal Hasan, who was sentenced to death for killing 13 people at Fort Hood in 2009, the chief Pentagon spokesperson, Sean Parnell, said in a social media post.
Hasan, who was an army psychiatrist, would become the first US soldier to be executed by the US military in more than 60 years.
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Trump says Super Pac will pay for taxpayer-funded ads that sparked outcry
President’s U-turn comes after Democrats and Republicans condemned use of tax dollars for pro-Trump ads
Donald Trump said on Monday he would pay for taxpayer-funded, pro-Trump ads “with money I raised for MAGA, Inc.”, a political action committee, after the television advertisements glorifying himself sparked a major backlash.
In a social media post, Trump characterized the ads, which cost at least $1.5m in federal funds, as “a positive promotion for our Great U.S.A.” and called them “a rather standard thing to do”.
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Les géants du pétrole sont massivement responsables des canicules, selon les scientifiques
Les principales entreprises d'industries fossiles sont responsables de la moitié de l'intensification des vagues de chaleur, et de milliers de milliards de dollars de pertes liées aux catastrophes climatiques, estime un rapport.
Lire la suite - Info / Climat , Énergie
Plus la science climatique avance, plus elle permet de nommer précisément les responsables de l'atrocité climatique en cours et des catastrophes humaines qu'elle occasionne.
Ainsi, les 180 principales entreprises des industries fossiles et cimentières dans le (…) -
Plus de canicules : les compagnies pétrolières sont responsables pour moitié, selon la science
Les principales entreprises d'industries fossiles sont responsables de la moitié de l'intensification des vagues de chaleur, et de milliers de milliards de dollars de pertes liées aux catastrophes climatiques, estime un rapport.
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Plus la science climatique avance, plus elle permet de nommer précisément les responsables de l'atrocité climatique en cours et des catastrophes humaines qu'elle occasionne.
Ainsi, les 180 principales entreprises des industries fossiles et cimentières dans le (…) -
Trump Tyranny Tracker | Day 608: Sept. 23, 2026
Signs of support for barred media outlets in the White House press gallery last weekend.Credit...Andrew Leyden for The New York TimesWelcome to today’s Trump Tyranny Tracker…
A Republican senator is calling for an investigation into Don Jr.’s foreign financial ties, hackers exposed thousands of FBI personnel, and sensitive F-35 technology ended up in Chinese government hands are among today’s top stories.
Today at a Glance
Republican senator calls for Congress to investigate Don Jr.’s foreign financial ties.
Massive FBI breach exposes personnel working on Russia, China and secret hacking operations.
Sensitive F-35 stealth technology ends up in Chinese government hands.
What We Need to Pay Attention To
Republican Senator Urges Congress to Investigate Donald Trump Jr.
What Happened: Republican Sen. John Curtis called on the Senate Judiciary Committee to subpoena Donald Trump Jr. and investigate his foreign business relationships and whether he has used his connection to his dad for private financial gain. Curtis specifically cited Russian businessman Umar Kremlev paying for Trump Jr.’s private-island wedding celebrations.
Why It Matters: Kremlev is close to Putin and has longstanding ties to Alexei Rubezhnoi, the head of Putin’s personal security service. Kremlev attended Don Jr.’s wedding celebrations, paid hundreds of thousands of dollars for them, and gained private access to the Trump family. His attendance and ties to Russia’s intelligence services create an obvious counterintelligence risk.
Source: New York Times
Corruption News
RFK Jr.’s Enhanced Security Was Funded With Money From Minority Health Office
What Happened: HHS took about $12 million from the Office of Minority Health to help pay for RFK Jr.’s security as his protection costs jumped from roughly $10 million to $17 million a year. HHS also canceled 16 grants for programs including maternal care, chronic disease screenings, and access to fresh food.
Why It Matters: Money meant to provide health care and services to low-income communities was used to help pay for Kennedy’s increasingly expensive security.
Source: Wall Street Journal
Trump made over 1,000 July stock trades worth up to $270m, filings reveal
What Happened: Trump reported more than 1,000 stock trades in July worth between $79 million and $270 million, including more than 440 purchases and 700 sales. The trades involved stocks and bonds across a wide range of companies and industries affected by federal policy.
Why It Matters: Trump has hundreds of millions of dollars moving through the stock market while making decisions that affect many of the same companies and industries. His proposed stock trading ban for lawmakers conveniently excludes him and Vance.
Source: The Guardian
Power Consolidation
How Trump turned a refugee bureau into a $410 million deportation operation
What Happened: Trump officials have authorized or pledged at least $410 million for deportation agreements with 31 countries, allowing the U.S. to send migrants to countries where they have no ties. The program is being run through a new Office of Remigration inside the State Department unit responsible for refugees and humanitarian assistance.
Why It Matters: An office responsible for refugees and humanitarian assistance is now being used to fund deportations to countries where migrants have no ties. Some of the agreements also bypass human rights safeguards and congressional requirements.
Source: The Washington Post
Weaponization of Institutions
These 6 charts show how NIH research funding has been reshaped under Trump
What Happened: Trump officials have delayed or redirected billions of dollars in NIH funding, disrupting grants for universities, scientists and medical research. The NIH still has a $47.5 billion budget, but major changes have been made to which research receives funding and when.
Why It Matters: Trump officials are deciding which areas of scientific and medical research receive federal money. Delaying or cutting grants will stop studies, disrupt medical research and affect patients waiting for new treatments.
Source: NPR
Media Suppression & Authoritarian Tactics
DoJ defends Trump media ban: ‘Access to the White House is a privilege’
What Happened: The Justice Department defended Trump’s ban on CNN, Politico and MS NOW, telling a court that White House press access is a “privilege, not a right.” DOJ cited national security and accused the outlets of publishing sensitive information and failing to meet White House standards.
Why It Matters: Trump banned news organizations whose coverage he dislikes, and now his Justice Department is arguing that he has the power to keep them out. Using federal power to punish unfavorable reporting is a direct attack on press freedom and the First Amendment.
Source: The Guardian
Human & Civil Rights Abuses
ICE mistakenly targets US citizen who was left injured on the ground in Chicago suburb, officials say
What Happened: ICE agents in Evanston, Illinois, targeted a U.S. citizen they mistook for someone else. Surveillance video shows agents pulling him to the ground, leaving him with injuries to his head, neck and teeth before realizing they had the wrong person.
Why It Matters: ICE agents attacked and injured an American citizen who had nothing to do with the person they were looking for. The agency’s aggressive enforcement tactics continue to put innocent people at risk.
Source: CNN
The Priest Preparing to Care for 31 Children If ICE Detains Their Parents
What Happened: A Maryland priest has agreed to become the standby guardian for 31 children whose parents fear being detained by ICE. He already cared for two young children for four months while their mother was detained. When she returned, her one- and four-year-old children did not recognize her.
Why It Matters: Children are being traumatized by prolonged separation from their parents. Families are now making plans for who will raise their children if ICE takes their parents away.
Source: TIME
Government Disruption
FBI Hack Exposed FBI’s Own Hacking Unit
What Happened: Hackers obtained personal information on thousands of FBI employees and applicants, including names, home addresses, phone numbers, and family information. The stolen records exposed personnel working on Russia, China, human intelligence, and electronic surveillance, along with members of the FBI’s secretive Remote Operations Unit.
Source: 404 Media and Associated Press
Delays in Covid shots for kids is latest bid by Trump officials to restrict vaccines
What Happened: Trump officials are withholding updated COVID vaccines from the Vaccines for Children program, delaying access for children in at least 11 states and one U.S. territory. More than half of American children receive vaccines through the program.
Source: The Guardian
Imperial & Geopolitical Watch
China Is Holding Sensitive F-35 Parts Diverted to Hong Kong
What Happened: Sensitive parts from an Australian F-35 being shipped to the U.S. were diverted to Hong Kong and taken into Chinese government custody. The cockpit canopy and weapons bay door contain radar-absorbing material used for the fighter’s stealth capabilities, and China has not returned them.
Source: Bloomberg
Iran Has a Secret Weapon in Its War With America: Help From China
What Happened: Roughly 1,300 shipments of Chinese dual-use components went to Iran’s Defense Ministry in the first half of 2026, including parts used in drones and missile guidance systems. China is also Iran’s largest oil buyer, and U.S. officials linked Chinese-provided satellite imagery to an Iranian strike that killed three American troops.
Why It Matters: China is supplying Iran with technology supporting its war against the United States while buying the oil that helps finance Tehran. Trump is still prioritizing his relationship with Xi, and his officials continue to dismiss China’s role instead of confronting Beijing.
Source: Wall Street Journal
Far-Right & Russian Influence Watch
Trump Invites Putin to Attend Group of 20 Summit in Miami
What Happened: Trump invited Putin to attend the G20 summit in Miami in December, which would be Putin’s first appearance at the annual gathering since 2019. Marco Rubio said Trump would meet with Putin if he accepts.
Source: New York Times
Economic News
Inflation pressures raise prospect of Fed rate hike on eve of elections
What Happened: Rising oil and diesel prices and persistent inflation are putting pressure on the Federal Reserve to raise interest rates again. The Fed raised rates last week, and policymakers say another increase will likely be needed this year.
Why It Matters: Americans are paying more for fuel and transportation while borrowing is getting more expensive. Another rate hike would push up costs for mortgages, credit cards, auto loans and businesses.
Source: Reuters
Resistance
Check out 50501 for local and nationwide events…
Source: 50501
Preservation group launches legal defense fund as it battles Trump over ballroom and other projects
What Happened: The National Trust for Historic Preservation launched a $10 million legal defense fund to challenge threats to historic federal properties, including Trump’s White House ballroom project. The group said the fund will support efforts to protect the nation’s “shared civic and cultural inheritance” from actions coming out of Washington.
Source: Associated Press
By the Numbers
~ $270 million — Value of more than 1,000 stock trades Trump reported making in July
$12 million — Minority Health funding HHS used to help pay for RFK Jr.’s security
1,300 — Shipments of Chinese dual-use components sent to Iran’s Defense Ministry in the first half of 2026
31 — Countries Trump has reached or pledged deportation agreements with
$10 million — Legal defense fund created to protect historic federal properties from Trump’s projects
What to Watch Next
Congress is facing calls to investigate Don Jr.’s foreign financial relationships — Will lawmakers investigate what Russian and other foreign interests received in return for money, gifts and access to Trump’s family?
Thousands of FBI personnel have been exposed in a massive data breach — How will the FBI protect agents and their families whose identities and personal information are now compromised?
Trump is bringing Putin back into major international gatherings — What additional concessions or access will Putin receive as Trump continues whitewashing the war criminal?
Key Takeaways
Foreign Access — A Republican senator is calling for an investigation into Don Jr.’s foreign financial relationships after a Russian businessman connected to Putin’s security apparatus paid for his wedding celebrations.
Personal Profiteering — Trump reported more than 1,000 stock trades worth as much as $270 million in a single month while continuing to make decisions affecting major industries.
National Security Failures — Hackers gained access to personnel working on some of the FBI’s most sensitive operations while sensitive F-35 stealth technology remains in Chinese government hands.
Attack on Press Freedom — Trump banned major news organizations from the White House, and his Justice Department is now defending his power to exclude them.
Rising Costs — Higher fuel prices and persistent inflation are pushing the Federal Reserve toward another interest rate hike, increasing borrowing costs for Americans.
Call to Action
Document Everything: Document purges, corruption, and power grabs. Share credible information with journalists, watchdogs, and legal experts. Silence enables authoritarianism—see something, say something.
Defend Press Freedom: Support independent journalism by subscribing to and sharing reporting that challenges Trump’s power grab.
Contact Lawmakers: Demand accountability for Trump’s unchecked power and war on oversight.
Mobilize for Action: Organize or join legal efforts and resistance movements to protect democracy and human and civil rights.
Support Whistleblowers: Encourage legal defense funds for government workers facing retaliation for exposing corruption.
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Thanks for reading the Trump Tyranny Tracker. Stay tuned for more updates.
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Whistleblower Who Exposed Trump Goon's Ties to Epstein Found Dead
A former employee of Howard Lutnick has died months after tipping off Congress on the commerce secretary's Epstein ties. -
Trump approval ratings plummet to new low, polls show
President says ‘I’m doing great’ despite polls showing 32% approval rating and loss of support from 2024 voters
Donald Trump’s approval ratings reached a record low on Monday, according to new opinion polls.
A new Reuters/Ipsos poll shows Trump’s approval rating at a record-low 32%. That polling included the president losing support among independent voters and Latinos, who had backed him in 2024. The dip could prove dire for the Republican party a month before the midterm elections that will determine control of Congress.
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The Iran war is unpopular, but will it cost Trump the midterms? Our reporters answer your questions
The war with Iran is reshaping America ahead of the midterms – how will it affect US voters at the polls? Join us for a live conversation on 6 October at 12pm ET with political and global correspondents
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Welcome to our latest US midterms live Q&A – just over a month away from election day on 3 November.
The war with Iran has had major implications for Americans’ wallets, government spending and US foreign policy. It’s has also been an important factor in reshaping the political landscape as the war enters its eighth month, with the 2026 US midterms quickly approaching.
The makeup of the Democratic party, plus key races to watch
Who are the groups financially backing the candidates in the midterms?
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Trump. Climate. AR-15s. The Supreme Court is about to go back to work
A new Supreme Court term will get off to a fast start when the justices on Oct. 5 take up a landmark case about climate change that could have broad implications for local governments to tackle national issues. In other politically charged cases that will be debated over the next few months, the court – which has a 6-3 conservative majority − is expected to continue expanding rights for both gun owners and religious groups... -
Lycées et fac bloqués, manif sauvage, anti-répression : nouvelle journée de lutte pour la jeunesse montpelliéraine
Ce lundi 5 octobre, plusieurs lycées de Montpellier et de l’Hérault étaient encore bloqués, comme l’université Paul Valéry. Une AG de plusieurs centaines de personnes a voté le blocage en fac de science toute la semaine. En fin de journée une vingtaine de personnes se sont retrouvées devant la préfecture pour protester contre la répression des jeunes. Alors qu’une journée de grève interpro doit appuyer les lycéen-nes ce mardi 6 octobre. La mobilisation de la jeunesse s’étend. Ce lundi 5 octobre, les lycées montpelliérains Jules Guesde, Jean Monnet, Joffre et Clémenceau étaient bloqués. À Béziers, plusieurs centaines de lycéen-nes sont parti-es de Jean Moulin, pour une manifestation qui a duré toute la journée, avec affrontements sporadiques avec les forces de l’ordre et arrestations. Un rassemblement a eu lieu devant le lycée Jean Jaurès à Saint-Clément de Rivière. Le lycée Paul Valéry à Sète était aussi bloqué. Depuis Clémenceau, une manif qui a rassemblé quelques centaines de lycéen-nes s’est dirigée vers le rectorat de Montpellier autour de midi. L’université Paul Valéry a été bloquée, comme les 1er et 2 octobre, même si la présidence a très tôt dans la mâtinée annoncé la suspension des cours. Une assemblée générale s’est tenu en début d’après-midi sur le campus de la fac de science, réunissant plusieurs centaines de personnes. Laquelle a décidé de rejoindre le mouvement en bloquant l’établissement toute la semaine (infos fraîches sur le compte instagram du comité de mobilisation de l’UM). Paul Valéry devrait aussi être bloquée toute la semaine. La préfecture de l’Hérault a ordonné la fermeture des lycées Paul-Valéry et de la Mer à Sète ce mardi 6 octobre. Autres lycées fermés demain sur Montpellier : Jules Guesde, Mermoz, Léonard de Vinci, Jules Ferry, Pompidou. Ce mardi 6 octobre, parent-es d’élèves, syndicats de salarié-es, ou encore de paysan-nes comme la Confédération Paysanne, appellent à se rendre devant les lycées pour soutenir le mouvement. Deux grandes manifs sont prévues. Une à Montpellier, qui partira à 13h du Peyrou. Une autre à Béziers, qui partira à 10h du lycée Jean Moulin.Révolte lycéenne : dans l’Hérault, des syndicats appellent au 6 octobre, les jeunes cherchent leurs propres modes de lutte
Une répression inédite contre la jeunesse En fin d’après-midi, à 18h, une vingtaine de personnes se retrouvaient devant la préfecture à l’appel des syndicats FO de l’éducation. Objectif : demander l’arrêt de la répression et des poursuites judiciaires sur les jeunes mobilisé-es. La préfecture n’a pas accordé d’entrevue aux organisateurs-trices. Sabine Reynaud, institutrice syndiquée FO, présente le 1er octobre devant le lycée Mermoz, a donné son témoignage : « J’ai vu à quel point BAC, police municipale et nationale, poursuivaient les lycéen-nes, les gazaient. Alors qu’iels ne veulent nous dire qu’une chose : “on veut étudier”. La présence des adultes est importante et a été salué. Nous n’intervenons pas mais notre présence est importante. » Avant de rendre compte du soutien apporté par les élèves mobilisé-es de Mermoz à la Palestine : « Les jeunes crient “free Palestine” et ils ne se trompent pas. » Un formateur d’enseignant-es sur Montpellier a pris le relais : « Chaque année il y a des étudiant-es motivé-es qui échouent au concours du Capes pour 0,1 points. Il est donc possible de recruter, l’institution a leurs noms. Le manque de profs n’est pas une fatalité. » Alban Desoutter, syndicaliste FO dans l’enseignement supérieur, a clôturé les interventions : « Lecornu a écrit une lettre pour vanter sa politique. Mais tout est maintenu, Parcoursup est maintenu, le budget est maintenu, il n’y a rien sur l’isolation des bâtiments, rien qui ne satisfasse les revendications lycéennes. Depuis 15 ans les organisations syndicales tirent la sonnette d’alarme sans succès. Mais nous sommes a un tournant : aujourd’hui il y avait plus de 20 campus bloqué et des AG dans une centaine. Ce qui nous attend demain, ce n’est pas une journée d’action comme une autre, c’est le début d’un processus. Même des organisations non-salariées comme la Confédération Paysanne rejoignent. » L’Observatoire des libertés de Montpellier (OLM), groupe d’observateur·ices lié à la Ligue des droits de l’Homme, a publié un communiqué qui recense les « faits préoccupants » relevés pendant les journées du 1er et du 2 octobre. Non port de matricules, utilisation de la police municipale pour un maintien de l’ordre auquel elle n’est pas habilitée, fouilles et photographies de médics mobilisé-es pour prodiguer d’éventuels premiers soins par la police : les écarts sont nombreux.L’Observatoire des libertés de Montpellier dénonce les pratiques policières lors du mouvement lycéen
D’après l’OLM, une lycéenne de 17 ans, qui se tenait immobile devant le lycée Clémenceau le vendredi 2 octobre avec d’autres manifestant·es, a été grièvement blessée à l’œil lors d’une charge de la CDI menée sans sommation. Elle souffre de deux fractures au visage. Le compte Instagram suivant demande d’ailleurs des vidéos ou images d’une jeune fille se faisant matraquer au visage pendant ce blocus. Le journaliste indépendant Ricardo Parreira a encore publié une photo prise ce lundi 5 octobre devant le lycée Jules Guesde, montrant des agent-es de la police municipale muni-es de casques et boucliers. La répression se déchaine dans tout le pays. Lundi 28 septembre, à Saint-Ouen, un jeune de 14 ans qui venait de donner un coup de pied à un policier après que celui-ci l’ait matraqué assis était grièvement blessé au visage par une cartouche lacrymogène, en tir tendu, pratique interdite en maintien de l’ordre, à quelques mètres de distance à peine. À Tours, un lycéen a été éborgné le 30 septembre par un tir de LBD lors d’un blocus. À Lens, un jeune de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade explosive de la police dans la mâtinée de ce lundi 5 octobre. Plus de 5000 personnes, en grande majorité mineures, avaient été interpellées en lien avec le mouvement entre lundi 28 septembre et vendredi 2 octobre. À titre de comparaison, le record sur une journée pour les gilets jaunes avait été de près de 2000 interpellé-es le 8 décembre 2018, alors qu’un hélicoptère avait été prévu pour une éventuelle évacuation d’Emmanuel Macron de l’Élysée. Ce lundi 5 octobre, 984 nouvelles interpellations en France. Selon le ministère de la Justice, 1 802 personnes font l’objet de poursuites : 319 majeurs et 1 483 mineur-es. 1 376 mesures alternatives aux poursuites ont été mises en œuvre : avertissements pénaux probatoires, mesures de réparation pénale, interdictions de paraître, travaux non rémunérés ou classements sous condition. À Montpellier, ce sont 44 mesures de gardes à vue dont 38 concernant des mineurs et 6 concernant des majeurs , et 30 déferrements au parquet du tribunal judiciaire de personnes majeures et mineures, qui ont eu lieu depuis le lundi 28 septembre.Retrouvez demain notre fil d’info en direct sur le site pour suivre la journée de mobilisation du 6 octobre
L’article Lycées et fac bloqués, manif sauvage, anti-répression : nouvelle journée de lutte pour la jeunesse montpelliéraine est apparu en premier sur Le Poing.
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Trump Touts Medicaid Drug Savings, But Details Remain Murky
President Donald Trump and other federal officials are claiming that deals the administration has struck with pharmaceutical companies are “rescuing state budgets” or helping to “save Medicaid” by saving the program tens of billions of dollars on prescription drugs over a decade.
But experts say there are many unanswered questions about the scope of those deals that could limit the potential savings, including how many drugs they actually cover.
It’s also an exaggeration to suggest this program will single-handedly save state budgets, even under the rosiest of scenarios. According to the White House’s projections, the savings to states would initially come to less than 2% of what they spend on Medicaid annually, and diminish over time.
Trump makes an announcement about prescription drug pricing for Medicaid on Sept. 18. Official White House photo by Joyce N. Boghosian.
Trump has talked regularly about his efforts to lower prescription drug costs, arguing it’s unfair that the U.S. pays much higher prices for brand-name drugs than other wealthy countries.
Over the past 13 months, his administration has announced agreements with more than two dozen drug manufacturers — from large corporations like Pfizer and Johnson & Johnson to midsize biotech firms — to bring certain prices in line with those in other countries. The administration calls this approach “most favored nation” or MFN pricing.
Among other things, companies have agreed to sell certain drugs to state Medicaid programs at MFN prices. Trump and other administration officials touted the potential savings that could generate at a Sept. 18 White House event.
“The Council of Economic Advisers estimates that the most favored nations deals that we’re extending to states today will save Medicaid over $64 billion, and that’s over a relatively short period of time,” Trump said. “And others project the savings are going to be actually much more than that. I think they’re going to be much higher than that. Could be $100 billion.”
Those savings, Trump continued, “will help us save Medicaid and protect it for future generations.”
“We are rescuing state budgets with this program,” Dr. Mehmet Oz, the administrator of the Centers for Medicare & Medicaid Services, added. Medicaid prescription-drug spending, he said, “is crowding out schools and roads and long-term care and rural care.”
“It’s going to save the state budget,” Health and Human Services Secretary Robert F. Kennedy Jr. said, adding that states previously “had to choose between medicine and nutrition, lifestyle, prevention.”
The $64 billion number comes from a report released in May by the White House Council of Economic Advisers, which projected that MFN pricing could save Medicaid about that much over 10 years, split between the federal government and the states.
But experts told us it’s unclear how realistic that estimate is. The details of Trump’s agreements with drugmakers are largely confidential and key questions remain unanswered, including which drugs will be offered to Medicaid at MFN prices, the degree to which states will participate and how long those arrangements will last.
“It is unclear what assumptions were made to develop the administration’s estimates, and there are a number of factors that make it difficult to assess the overall impact the new model will have on Medicaid drug costs,” Robin Rudowitz, a senior vice president and director of the Program on Medicaid and the Uninsured at the nonprofit health policy research organization KFF, told us in an email.
Because Medicaid already gets substantial discounts on prescription drugs, the amount of savings will depend heavily on which drugs are included and whether the prices actually give states a better deal, said Edwin Park, a research professor at Georgetown University’s Center for Children and Families.
He said the administration initially made it seem like participating companies would offer all their drugs to Medicaid at MFN pricing, which the CEA report describes as the second-lowest prices among a small set of countries — the G-7 nations, plus Switzerland and Denmark. But a number of companies have since indicated that the agreements cover only some products.
“There’s just sort of a cone of silence around all these agreements,” Park said. “So, you know, I think a healthy dose of skepticism is warranted in this case.”
A White House official said the CEA analysis “is based on manufacturer and state participation” and the administration expects the actual savings to be in line with its estimates.
A spokesperson for the Centers for Medicare & Medicaid Services told us the Medicaid program, called GENEROUS, includes “hundreds” of drugs used to treat cancer, asthma, Parkinson’s and various other “costly and chronic diseases.”
“CMS estimated total [MFN] rebates flowing through GENEROUS could reach $5.2 billion annually, depending on which drugs, of those included in GENEROUS, states choose to access through the model each year,” the spokesperson said. “This figure represents a significant portion of annual net drug spend in Medicaid.”
We’ve previously written about other aspects of Trump’s drug-pricing deals, including his exaggerated claims about the savings available through the government’s direct-to-consumer TrumpRx platform and the administration’s questionable projections that his MFN policies will save hundreds of billions of dollars overall.
Here’s a closer look at the Medicaid drug-pricing initiative, what we know about it and the administration’s claims about potential savings.
Lack of Details Make It Hard to Assess Savings
Medicaid, which provides health coverage to more than 65 million people with low incomes or disabilities, already pays some of the lowest prices in the U.S. for prescription drugs. By law, manufacturers have to agree to certain rebates for their drugs to be covered by Medicaid. On top of that, most states negotiate “supplemental rebates” that further reduce the cost of branded drugs.
Those discounts reduce Medicaid’s drug costs by more than half. In fiscal year 2024, Medicaid’s gross spending on prescription drugs topped $106 billion, but net spending was only $48 billion after rebates, according to the Medicaid and CHIP Payment and Access Commission, a governmental body that advises Congress on Medicaid policy.
Nearly all of those costs are split between states and the federal government. Medicaid beneficiaries pay, at most, a nominal copay for their prescriptions, so they’re not directly impacted by Medicaid drug prices going up or down.
While prescription drugs account for a small share of overall Medicaid spending — around 6% in 2024 — rising drug costs can be a concern for state budgets. Pharmaceutical companies’ deals with the Trump administration include participation in GENEROUS, through which they’ll offer state Medicaid programs access to certain drugs at MFN prices. The five-year pilot program launched in January, and participation for states and drug manufacturers is voluntary.
The Council of Economic Advisers report estimated that the GENEROUS model would initially reduce Medicaid’s drug costs by $18 billion per year, though because it assumes the changes would also increase prescription drug utilization, it put the net savings at $14.4 billion.
The report said those savings would likely diminish over time as existing products lose patent exclusivity, though it says Medicaid would continue to benefit from other provisions of the president’s MFN deals that cover new product launches. (We’ve previously written about the shaky assumptions behind the administration’s claims of massive savings from those provisions.) Experts have also pointed out that companies could raise prices in other countries, so that they wouldn’t have to discount their drugs as much in the U.S.
Taking those diminishing effects into account, the report put the total savings over 10 years at $64.3 billion.
Outside researchers have come up with somewhat lower estimates. An analysis published in the journal JAMA in July estimated the potential one-year savings at $8.6 billion.
“The CEA estimates are basically sort of a back-of-the-envelope calculation,” said the study’s lead author, Dr. Thomas Hwang, director of the Cancer Innovation and Regulation Initiative at Harvard Medical School and Brigham and Women’s Hospital.
The CEA calculated its savings by assuming that current Medicaid prices are 2.5 times higher on average than MFN prices would be, but doesn’t go into detail about how it arrived at that figure. Hwang said it’s also unclear if CEA accounts for other supplemental rebates, which states would have to forego to access MFN prices.
Hwang’s study, which is based on drug- and state-specific data, looked at a somewhat smaller cohort of drugs than CEA’s, but he said that would only account for part of the difference between estimates.
The bigger issue, he said, is that it’s not yet clear which drugs will actually be included in GENEROUS.
The CEA report said its estimate is based on “implementation of Medicaid MFN across all single source branded drugs and biologics.” Hwang and colleagues made the same assumption in their study. He said that’s how federal officials initially described the program, including in a request for applications directed at states.
But “what we’ve seen in the past month or so is a lot of backsliding on that commitment,” Hwang said. Multiple companies have said in Securities and Exchange Commission filings or other public statements that MFN pricing for Medicaid applies only to “certain” or “select” products.
Because Medicaid requires additional rebates if a drug’s price rises faster than inflation, older drugs tend to be discounted more steeply, so the savings from MFN pricing could depend heavily on which specific drugs are included, he said.
“One of the concerns with this is, obviously, companies have every financial inventive to cherry-pick which drugs they offer MFN pricing for, in ways that will reduce their MFN liability,” Hwang said.
Jeromie Ballreich, an associate research professor at Johns Hopkins University who studies pharmaceutical policy, similarly said savings will vary widely from drug to drug.
In a forthcoming study, he and several co-authors looked at how GENEROUS could affect prices for 86 branded drugs accounting for more than half of Medicaid gross drug spending in 2024. For more than a third of those products, they found, there wouldn’t be any savings. For the others, savings ranged from 1.3% to 87.5%.
“Some drugs are going to provide a lot of savings,” he said. But “there’s going to be other branded drugs out there that will provide essentially no savings because of the way the inflation rebates affect Medicaid pricing. There are branded drugs in the Medicaid program that are [already] essentially free for Medicaid.”
The paper estimated the GENEROUS model could save Medicaid $3.1 billion over a year, but Ballreich said that’s going to be “highly dependent” on which drugs are actually included and how international reference prices are calculated.
“So there are still a number of question marks,” he said.
“The GENEROUS model includes hundreds of single source and innovator multiple source covered outpatient drugs from the portfolios of participating manufacturers,” the CMS spokesperson told us.
“The included drugs span most major drug classes, including those acutely important to Medicaid beneficiaries like oncology, diabetes care, and asthma. Some of these drugs are used to treat numerous costly and chronic diseases, including hemophilia, Parkinson’s disease, macular degeneration, glaucoma, liver disease, skin conditions, and various forms of cancer.”
State Uptake Remains to Be Seen
Another open question is the degree to which states choose to participate. Under the GENEROUS model, states can pick and choose which specific drugs they want. Whether the MFN price offers them a better deal will depend on what kind of rebates they’ve already negotiated with the manufacturer.
States will also have to agree to a standard set of coverage criteria for each MFN-priced drug, which could change guidelines for when certain drugs need prior authorization. Those changes could offset some of the savings if the criteria result in more people being prescribed those drugs.
“The key question for states is, how does [the MFN rebate] compare to their existing rebates, and then how expansive are the coverage terms,” said Park, the Georgetown professor.
Trump announced on Sept. 18 that all 50 states had joined the GENEROUS model, though the Centers for Medicare & Medicaid Services clarified later the same day that while every state had applied, 40 had actually signed agreements to participate. The health news site STAT reported on Sept. 24 that some states were still on the fence about doing so.
At least some of the remaining states did sign agreements with CMS before the Sept. 30 deadline, spokespeople for their health departments told us. However, those departments also told us they’re still evaluating whether to accept any MFN offers from manufacturers. Several of them said that signing participation agreements was the only way to access pricing information and determine whether there would be a benefit.
“Applying and signing a participation agreement does not commit the state to actually participate in the GENEROUS model in terms of entering into rebate agreements with manufacturers,” Anthony Cava, a spokesperson for the California Department of Health Care Services, told us in an email.
“Rather, signing a participation agreement will enable DHCS to obtain drug pricing information, evaluate whether the MFN prices offered under the model would meaningfully benefit Medi-Cal [California’s Medicaid program], and decide whether entering into supplemental rebate agreements with manufacturers would be advantageous.”
One state, South Dakota, announced last month that it “has currently identified three drugs that would benefit from these lower prices, saving the state approximately $750,000 a year.” South Dakota’s Medicaid program spent $167.2 million on prescription drugs in fiscal year 2024, with the costs split between the state and federal governments.
Multiple state health departments have told us or other news outlets that they can’t share specifics due to confidentiality agreements. CMS told us that its projections of potential savings will depend “on which drugs, of those included in GENEROUS, states choose to access through the model each year.”
There’s also uncertainty about how long these agreements will be in place. Some companies have indicated their deals with the administration run for three years. Pfizer’s ends on the last day of Trump’s term, according to a redacted copy released to the liberal watchdog group Public Citizen through a Freedom of Information Act request.
“Participating manufacturers voluntarily chose to sign participation agreements to take part in GENEROUS and we do not currently plan to renegotiate the GENEROUS model during its five-year performance period,” the CMS spokesperson told us.
The White House official said the CEA projections assume the MFN arrangements will continue under future administrations.
“Those who assume it won’t last a decade would be making an assumption that a future administration would not want MFN pricing and the hundreds of billions in savings associated with it,” the official said.
Ballreich said trying to make projections about the pharmaceutical market 10 years out is inherently difficult because of the number of variables. He said the administration’s estimate of $64 billion over 10 years is “probably a little high,” though not outside the realm of possibility.
But again, he said, it’s “hard to model out without knowing the details.”
Ballreich also noted that by agreeing to offer some discounts to Medicaid, drug companies appear to have negotiated exemptions from the administration’s implementation of mandatory MFN pricing in Medicare.
“For pharmaceutical companies, Medicare is where they make their money,” he said. “Medicaid is often kind of this afterthought.”
The MFN pricing initiative in Medicare has two components. One of those programs, called GLOBE, covers drugs administered in doctors’ offices. CMS recently released a final rule estimating it will save $440 million over seven years — a 96% decrease from the initial estimate of $11.9 billion in savings. According to the rule, the program will apply to just four manufacturers, as other companies have exemptions because they are participating in the Medicaid pilot. (The other one, GUARD, applies to prescription drugs and is still in the works.)
“The narrative that I’m understanding from industry, or at least how industry has been interpreting the approach by the administration, is that ‘We will participate in GENEROUS,’” Ballreich said. “‘In return, we’re going to be a lot more selective on what drugs are going to be in GLOBE and GUARD.’”
Questionable Claims of ‘Rescuing’ State Budgets
Whether or not the White House’s projections are realized, experts told us MFN pricing could create real savings for states and the federal government. But claims of “rescuing” state budgets are overblown.
We asked CMS what exactly Oz meant by that and didn’t get a direct answer. But even taking the White House estimates at face value, the savings represent a fraction of what states spend on Medicaid — not to mention all services — every year.
While prescription drugs are a small part of total Medicaid spending, a recent policy brief from KFF noted that rising drug prices and the “emergence of new, high-cost drugs can put pressure on state budgets.” More than a third of states cited rising pharmacy costs as one of the factors driving higher Medicaid spending overall in KFF’s most recent survey of state Medicaid directors.
Because states and the federal government split the cost of Medicaid, not all of the projected $64 billion in savings would go to states. The CEA report projects that states collectively would save $6.2 billion per year at first and $27.6 billion over a decade, or about $2.8 billion per year on average.
By comparison, in fiscal year 2024, states spent around $325 billion of their own money on Medicaid, according to KFF. The projected savings in the first year would amount to about 2% of that, falling to less than 1% in later years as MFN discounts diminish over time. The savings make up an even smaller share of total state expenditures, which came to around $2 trillion in fiscal year 2024, not counting costs reimbursed by the federal government, according to the National Association of State Budget Officers.
Of course, that’s not to say states wouldn’t welcome those savings.
Park said states are justifiably concerned about rising medication costs, especially as new, expensive blockbuster drugs come out.
“That being said, prescription drugs is only a very small share of Medicaid spending, well under 10%,” he said. “The big drivers are things one would expect, like hospital costs.”
Park also noted that the domestic policy law Trump signed last year, the One Big Beautiful Bill Act, includes cuts to Medicaid funding that could outweigh the potential savings from lower prescription drug prices.
Some of those changes, such as work requirements and more frequent eligibility checks, will reduce both state and federal Medicaid spending by limiting enrollment. But other provisions cut federal funding to states without reducing the size of the Medicaid program, meaning states will have to make cuts or use general funds to make up the difference.
On balance, a recent study from the nonpartisan research organization RAND estimated those changes could cost state general funds more than $80 billion through 2034, though the effects vary by state.
“You can see how there’s going to be some savings if these agreements go into effect,” Park said. “But it’s not a way for states to offset the historically large Medicaid cuts that were included in the budget reconciliation law, and that includes the significant cost shifts to states.”
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Des cauchemars et des rêves
« M'sieur, si on aime foutre le bordel c'est qu'on s'ennuie tellement sinon »
« m'sieur, ma grande sœur elle a failli se faire taper par un flic, ils font trop peur en vrai »
« m'sieur, si les adultes sont gentils, on est gentil avec eux »
« m'sieur mon grand frère il dit que y'a que avec le feu que l'on se fait entendre »
« m'sieur c'est trop bien ce qu'il se passe »
« m'sieur, on passe plus de temps à travailler au collège qu'avec nos parents ou nos amies, c'est pas normal. »L'apathie était l'humeur écrasante. Sans trop y croire, nous nous attachions à des appels au 17 octobre contre la vie chère, à un énième retour tant attendu des Gilets jaunes, parfois nous participions à des manifs ou des évènements sans fougue juste pour aller boire un coup, nous regardions sur nos écrans défiler les images aberrantes de la guerre capitaliste menée contre un « nous » toujours plus grand. Bref, en France, depuis les Gilets jaunes, nous étions en attente, traversés parfois d'espoirs qu'on savait d'avance déçus. Nous regardions atterrés la suite du monde se dessiner comme un cauchemar dont on ne sait plus par où se réveiller. Et là, contre toute attente, les lycéens soulèvent l'ordre morose. Un soulèvement de la jeunesse : qui l'eût cru ?
Ces « jeunes » qu'on ne cesse de dépeindre comme dépolitisés, rivés à ces fameux écrans, incapables de réfléchir et de s'organiser, etc... En une semaine, partie de la banlieue parisienne avant de s'étendre sur tout le territoire, une jeunesse en révolte affole le pouvoir. Ça y est nous nous remettons quelque peu à entrevoir quelques rêves de révolte, et la bourgeoisie, elle, commence à cauchemarder :« alertes info - BFMTV - le premier ministre craint que la crise lycéenne ne s'installe pendant plusieurs mois, voire jusqu'à la présidentielle. Ses conseillers, dont plusieurs anciens préfet,observent une convergence des luttes jugée inédite entre des jeunes de banlieue et de centre ville,issus de milieux sociaux très différents. » Leurs cauchemars sont nos rêves. On y reviendra à cette histoire de mélange des classes sociales dans la jeunesse ; comme une possibilité de débordement majeur ou comme une faille dont le pouvoir va se servir pour mater le soulèvement. Il n'y a pas qu'à l'école qu'on a des camarades de classe.
Est-ce que les énièmes réunions de crises ministérielles, l'habituel ronron médiatique contre les fameux « débordements menés par des agents extérieurs » - qui évidement et encore une fois ne sont pas des débordements mais la raison de l'affolement du pouvoir – est-ce que donc ces techniques contre insurrectionnelles auront raison de cette révolte si attendue ? Car la technique contre insurrectionnelle n'est pas qu'une répression brutale des corps qui débordent, mais aussi une pression sur l'esprit de celles et ceux qui pourraient rejoindre ces débordements... Nous voilà donc seriner à longueur de journée à la bonne vielle recette : tout les récits sont fait pour séparer les « bon-lycéens-gentils-respectables-aux-revendications-légitimes » et « les-méchants-lycéens-casseurs-éléments-extérieurs etc... »
Imaginez un instant que dans un autre endroit lointain de nos démocraties, un soulèvement de la jeunesse soit réprimé férocement, que plus de 5000 arrestations aient lieu en 5 jours, que des interdictions de manifester tombent et que les dirigeants au pouvoir de cet endroit du monde lointain ne parlent que du fait que les incidents sont le fait d'agents extérieurs : vous y sentirez l'arnaque à pleins nez et vous auriez bien raison. Mais c'est plus difficile de s'en rendre compte quand ce sont nos rues qui crament.
Ce texte ne veux pas re-re-re-re-re-dire les conditions aberrantes de l'éducation nationale, les manques de moyens, les classes surchargées, parcours sup, etc... car l'essentiel de ce mouvement me semble parler de choses plus profondément radicales. Ce texte ne veux pas parler à la place de quiconque mais se veut comme une défense de ce qu'il se passe, comme une alliance avec elleux. Une ode et un appel à rejoindre cette jeunesse, au-delà de nos âges et de nos fonctions. Pas depuis un extérieur analysant, mais depuis une intuition qui nous attire vers le fond et la forme que prend cette révolte ; depuis ces fameux débordements qui sont tout sauf à la marge, qui en sont l'ADN et qui disent une chose simple « la révolution est possible, joyeuse, désirable et nécessaire »
Il est 10H00, il y a des centaines de jeunes éparpillés mais qui avancent dans le même sens, d'un blocus à un autre, d'une poubelle en feu à une publicité explosée.
Quelques mortiers qui tirent un peu au hasard des embranchements. Des gaz qui tombent parfois et des courses effrénées qui suivent. Et beaucoup de sourire, de joie et des rires qui s'opposent aux peurs qui sont là aussi évidemment . Les peurs que ces corps pleinement vivants et qui sèment le désordre vital soient mutilés par les bien nommées forces de l'ordre . Cette prise de rue est tout le contraire des défilés austères et tristounets des organisations de gauche traditionnelles.Je n'avais plus ressenti ça depuis les Gilets jaunes. D'ailleurs, une discussion avec un groupe de lycéens finit par « eh, vous avez fait les GJ vous ? » . Je confirme. Ils me disent qu'ils ont vécu ça par procuration, qu'ils étaient trop jeunes pour y participer . « En vrai, c'est qui les meilleurs, les GJ ou nous ? » Je dois leurs avouer que c'était un peu plus fou encore avec les GJ mais que je croise les doigts pour que ça aille encore plus loin cette fois-ci. D'autres m'interpellent, « eh m'sieur, vous êtes prof ? » Il s'avère que je le suis par hasard depuis septembre . « Vous êtes pas assez payé m'sieur ! mais surtout, on va vous offrir des vacances, le lycée est HS – vacances pour tout le monde ! » Et bim ! En un seul geste émeutier, les congés et la grève général décrétées avec sourire et panache. Je repense aux vielles phrases relous des adultes quand j'étais jeune, « il faut bien se rendre compte que les congés payés, les élections, etc. ça s'est obtenu par des gens qui se sont battus et qui sont morts pour ça ». Ok , ben on en demande pas tant, on aimerait bien qu' il n'y ait pas de morts, mais si vous étiez ok pour nous rejoindre et pour ne pas pleurer pour des grilles arrachées de lycée, ça mettrait un peu de vie dans vos discours, non ?
Des jeunes chantent la marseillaise. Enfin, surtout le « aux armes ». Quelques « révolution » fusent. Des « Macron nique ta grand mère » aussi. Sinon, peu de slogan. Du rap sur des enceintes bluetooth. Des groupes qui composent un ensemble qui s'organise magiquement très bien. Quand des jeunes arrachent des barrières d'un parking privé pour essayer de les balancer sur la police, c'est l'essentiel de la manif qui applaudit et approuve clairement. Les barrières sont finalement jetées sur les rails du tram puis elles seront ramassées par d'autres jeunes qui prétendent que la violence ne sert à rien, qu'elle dessert les causes, etc... Des futures SO de syndicats ? Des futurs politiciens ? Je suis pas énervé et je me dis que c'est juste un égarement de la jeunesse :). En tous cas, ielles sont bien minoritaires à désapprouver les gestes émeutiers de la matinée. C'est évident que ça sent le désir de tout niquer.
Et c'est là que je reviens au cauchemar des autorités qui serait notre rêve : l'alliance des jeunesses dans leurs différentes manières de prendre la rue. Il n'y a pas qu'une jeunesse mais des jeunesses. Et sans aller chercher trop loin, une des oppositions majeures qui existe au sein de la jeunesse est la même que chez les adultes : l'opposition de classe. Il ne faut pas tourner autour du pot et mettre les deux pieds dedans : pour réaliser le cauchemars des autorités, il faudra que les « jeunes des centres villes » et « des campagnes » ne se désolidarisent pas des jeunes « des quartiers populaires » qui contrairement à LFI sont à l'origine de ce mouvement. Qu'ils trahissent leurs classe, qu'ils refusent d'endosser le rôle qu'on attends d'eux, en l'occurrence qu'ils condamnent les violences d'un jeune prolétariat sous entendu comme non politisé, bête et violent. Alliance du centre et des marges, un ensemble pour faire tomber le régime, voilà le rêve /cauchemar.
En tous cas, devant cet abribus explosé et un feu de poubelle sur les voies du tram, je n'ai pas l'impression qu'une majorité de lycéens présent.es ne soutiennent pas ces actes... C'est plutôt les jeunes militants anticasseurs outré par « la-violence-qui-dessert-le-mouvement » qui semblaient être en position périphérique à ce qui se tramait ce jour-là. Mais ça pourrait très vite changer. Car ça allume fort sur les réseaux, à la télé, dans les journaux, à la radio. Et il va être difficile de résister à l'injonction à se placer du bon côté, à se désolidariser des plus déterminés, etc. Le pouvoir demande aux jeunes des centres de redevenir centraux et de trier l'ivraie de l'ivresse. Ainsi ils obtiendront la légitimité de manifester dans le calme, puis l'impuissance et la résignation arrivera plus tard quand les feux seront éteints, que le calme sera revenu. Ce qui est l'obsession de l'ordre des choses. Est ce que ce sera fait ? Ça dépend. J'ai tendance à être optimiste et à croire que les jeunes ne tomberont pas dans ce panneau…
Il est 11H45, certains essayent de rentrer de force dans l'université pour réveiller les étudiants endormis. Une grille est arrachée. Des vigiles et des cravatés repoussent férocement les apprentis assaillants. Tu m'étonnes que certains « personnels de l'éducation » prennent quelques coups.
Un jeune me dit que le proviseur de son lycée à essayer d'attraper de force un jeune pour le livrer à la police, il se recevra quelques projectiles. Je retrouve un vieux pote autonomes, on a le sourire. On distribue quelques sérum phy et on échange avec joie et simplicité.Ce que je me dis en outre, c'est que ces révoltés, dans leur majorité, ne semblent rien réclamer au pouvoir. De fait, ils veulent foutre le zbeul, détruire une vie d'oppression par des actes de destruction matérielle (abîmer le pouvoir étatique, abîmer le pouvoir hiérarchique, abîmer les flics, les proviseurs antiblocus, abîmer les murs des lycées, etc.). Pourquoi on a tant de mal à vouloir regarder ce désir jouissif de révolte pur, de destruction de ce qui dans nos vie et dans nos villes, est l'image de l'institution d'un monde si laid ? Pourquoi a t-on si peur du feu dans ces rues froides et ordonnées ? Parce qu'on à peur de la révolution. Je ne vois que ça.
La révolution, c'est/ ce serait ce moment où on s'enjaillerait à assez nombreux.es dans la destruction de ce qui est là, ordonné, injuste, mais paradoxalement profondément rassurant parce que déjà là et ordonné justement… Les lycéens ne veulent pas juste avoir des meilleurs conditions de travail, Je ne crois pas qu'il s'agisse d'abord de ça. Comme chacun.e d'entre nous, ielles veulent autre chose que ce qui existe là, même s'ielles ne savent pas encore exactement quoi. Et même si ça fait toujours peur d'abandonner ce que l'on connaît. La jeunesse est ce passage de la vie où cette peur de l'inconnue ne prends pas le dessus sur la joie, sur la volonté.
Ielles brûlent leurs lycée parce que c'est l'institution de la société où ielles travaillent. Ces écoles qui, entres autres, et peut être de plus en plus, les dressent pour être des bons sujets de la société actuelle. Société sans avenir et laide, on le sait très bien. Nous autres adultes, on ferait bien parfois de brûler nos bureaux, nos usines, nos open spaces et nos boites d'interim. Alors, évidemment que les proviseurs qui s'interposent avec autorité entre leurs grilles et les élèves enragés, ils se figent dans des positions d'ennemis , des position autoritaires qui veulent avant toutes choses « maintenir l'ordre » « revenir au calme » « apaiser les tensions ».
Mais enfin… Dans un monde en feu à tout niveau, quelle abjecte injonction de maintenir le calme. Les tensions sont déjà là à un niveau insoutenable, maintenir le statu quo est une position déprimante et suicidaire. Plus personne au fond de lui ne croit une seul seconde que le calme et la pacification des relations entres dominées et dominants va pouvoir changer les choses. Ou alors je suis à côté de la plaque. Mais ce qui me rassure ce matin, dans ces rues émeutières, c'est que je ne suis pas seul à être à côté de la plaque.
D'ailleurs, qui suis-je ? Un « vieux » de 36 ans. Qui a passé pas mal de sont temps à bosser avec des jeunes en MJC, puis aujourd'hui prof au collège. J'ai organisé des débats avec mes élèves de 4e et 3e sur le mouvement lycéen. Ils avaient tant de choses à dire. Tant d'envie d'en découdre avec l'ennui de ce monde et l'autorité nauséabonde.
« M'sieur, si on aime foutre le bordel c'est qu'on s'ennuie tellement sinon »
« m'sieur, ma grande sœur elle a failli se faire taper par un flic, ils font trop peur en vrai »
« m'sieur, si les adultes sont gentils, on est gentil avec eux »
« m'sieur mon grand frère il dit que y'a que avec le feu que l'on se fait entendre »
« m'sieur c'est trop bien ce qu'il se passe »
« m'sieur, on passe plus de temps à travailler au collège qu'avec nos parents ou nos amies, c'est pas normal. »N'est il plus possible d'entendre un truc aussi basique que ce désir de vie contre la société ? A-t-on oublié que mai 68 que tant d'adultes de gauche chérissent est une secousse contre l'ennui du monde de la consommation et du travail ? Est ce possible d'envisager d'autres secousses ? Passer plus de temps avec ceux qu'on aime plutôt qu'au taf, en voilà une bonne vielle revendication révolutionnaire non ?
Quand je leurs dis une chose aussi bête et simple que « vous êtes l'avenir, je vous fais confiance, bravo et force à vous ». Ielles sont super content.es . C'est fou comme il serait assez facile et possible de s'allier.
Au contact de cette jeunesse, j'ai ré-appris un truc absolument génial : « Rien n'est figé, tout est en mouvement ». En gros, je crois qu'un désordre presque vital fait partie de l'ADN de cette période de l'existence. Et je ne veux pas pour autant redevenir jeune et fantasmer de manière malsaine cet âge. J'aime être adulte et je crois qu'il est temps, même en tant qu'adulte , de sortir en beauté de la route. Essayer au moins de se laisser emporter dans les mouvements et pas contre eux.
Ne pas essayer de les canaliser dans des canalisations rouillées , impuissantes et morbides.
Je vous le dis de l'intérieur de mon expérience en collège, avec des contre exemples exemplaires et que je salue, l'institution éducation nationale est dans son ensemble un apprentissage bête de la discipline devant des figures autoritaires indiscutables. Les bahuts sont trop souvent des lieux où la domination adulte est une préparation à la domination salariale, etc. Que l'on fasse tomber des grilles, que l'on explose des vitres de son bahut, c'est aussi un signe claire que la joie et l'épanouissement ne transpirent pas entres les murs serrés des lycées... Qu'il est possible d'imaginer une toute autre manière d'apprendre ensemble, comme l'éducation populaire a tenté de l'élaborer
après guerre. Que ce qui devrait être un lieu qui ouvre sur des mondes désirables et trop souvent une caserne qui referme sur le monde actuel ; un monde fini et désastreux.D'où la joie émeutière de casser les barrières qui nous enserrent dans cette impasse. « Hey teacher, leave the kids alone » nous avaient prévenu Pink Floyd. Alors peut être pas alone, mais avec eux, à leurs côté plutôt que derrières leurs dos.
Nous autres adultes, nous devons - comme l'ont fait des profs, des AESH, des CPE même et d'autres que je saluent sincèrement- soutenir la jeunesse plutôt que d'avoir peur de sa vitalité. Nous pouvons même être adulte et apprendre encore beaucoup. Apprendre de ce moment de vie qui avec débordement est capable de créer du nouveau. Apprendre à faire confiance au mouvement et à ne pas se résigner à la fixation des choses , au jour où elles sont laides dans leurs idées fixes. Nous pouvons donc rejoindre cette révolte et l'amplifier avec nos expériences, nos âges, nos manières d'êtres.Je me souviens de l'école primaire. J'ai adoré . Je n'ai rien oublié de cette sensation que l'école était à nous autant qu'aux adultes. Un lieu de vie plus qu'un lieu de dressage. Que nous étions en mesure d'apprendre ensemble et pas de se faire apprendre la vie. Que nous étions à 1000 lieux de se préparer à une vie professionnel foutu mais plutôt à des expériences collectives épanouissantes. je me souviens de l'arrivée au collège comme d'une manière de rentrer dans une institution qui était là pour nous mater autant que nous apprendre. Je me souviens que plus tard , j'ai lu un petit livre de cette instit Frenet que j'ai eu la chance d'avoir à l'école. Le livre s'appelait « ouvrir les fenêtres de l'école ».
Je repasse en fin de matinée devant les fenêtres défoncés du lycée bloqué de cette rue que je traverse, avec non pas de l'espoir mais de l'envie. Envie que ça pète et que nous suivions cette pétarade. Envie d'ouvrir les fenêtre de ce monde qui sent le rance.
J'ai cette intuition comme tant d'autres qu'il ne nous reste plus grand-chose à démontrer, à dire, à analyser, etc. J'ai peur comme beaucoup que la révolution et les réelles bifurcations ne soient plus possibles. Qu'est ce qu'il nous reste ? Une éternelle jeunesse en mouvement, qui au fond de nous brûle en désirant vivre et non pas fonctionner.
Il ne nous reste plus qu'à se rejoindre dans des mouvements de désordre vitaux qui seront les seuls à même d'ouvrir les fenêtres.
_Photo : Bernard Chevalier -
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