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  • « Il n’était même pas masqué » : à Montpellier, neuf jeunes déférés après une manifestation lycéenne

    Neuf jeunes ont été déférés samedi 3 octobre pour des accusations liées à la journée de mobilisation de la veille. Ils seront jugés le 8 décembre. La mère de l’un d’eux, âgé de 15 ans, décrit une interpellation violente. Elle s’inquiète aussi d’un contrôle judiciaire qui pourrait tenir son fils éloigné de son lycée

    Ils sont neuf. Samedi 3 octobre, ces jeunes ont été déférés au tribunal de Montpellier pour leur participation à la manifestation lycéenne de la veille. Ils sont poursuivis pour dégradations et jets de projectiles Leur audience est fixée au 8 décembre.
    Parmi eux se trouve le fils de Marie*, 15 ans. Il lui est reproché d’avoir lancé un feu d’artifice et une motte de terre sur des policiers, lors de la manifestation à Clemenceau. D’après sa mère, ces jets n’ont entraîné aucune interruption totale de travail (ITT). Marie a découvert l’interpellation de son fils le jour même, sur les réseaux sociaux. « J’ai vu des vidéos où mon fils était menotté. Les policiers l’ont giflé, l’ont frappé dans les testicules, ont arraché son jogging pour récupérer son téléphone. » Elle annonce son intention de porter plainte.

    L’adolescent est désormais placé sous contrôle judiciaire. Il n’a plus le droit de se trouver à proximité d’une manifestation. Pour sa mère, cette mesure pose un problème très concret : « Comment va-t-il faire pour aller en cours, si son lycée est de nouveau bloqué ? » Un blocage est annoncé ce lundi. Elle gardera donc son fils à la maison, « de peur que la police le recroise ». Elle rejette l’image que dessinent les poursuites. « Ce n’est pas un casseur de flics. Il n’était même pas masqué et il était habillé de couleurs vives, pas en noir. Il était juste au mauvais endroit au mauvais moment. »

    Le cas de Montpellier s’inscrit dans une vague d’interpellations à l’échelle nationale. Lundi 28 septembre, les manifestations et blocages ont donné lieu à 164 interpellations aux abords des lycées. Le lendemain, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez en annonçait 440, principalement des mineurs. Le même ministre avait déjà jugé que ces blocages « s’apparentent à des violences urbaines ». Il assurait aussi ne pas croire du tout que l’action des policiers soit disproportionnée. Samedi, Le Figaro faisait état de plus de 5 000 interpellations depuis le début de la semaine. Rapporté aux 2 248 900 lycéens de France, cela fait 0,22 %, soit environ un sur 450.

    Les neuf de Montpellier, eux, seront jugés un 8 décembre.

    L’article « Il n’était même pas masqué » : à Montpellier, neuf jeunes déférés après une manifestation lycéenne est apparu en premier sur Le Poing.

  • Trump sets off on midterm blitz – are his trademark rallies a liability for Republicans?

    Rallies have been mainstay of president’s brand but even some in his own party fear voters are sick of the sight of him

    “Get your asses in that car.” That was Donald Trump’s order, he later recalled, to his motorcade after foul weather grounded Air Force One in Texas on Thursday. The 85-mile dash to Oklahoma at nearly 100mph was proof that nothing can keep Trump from a Trump rally.

    Which might not be the good news for Republicans it once was. As the US president embarked on a 32-day campaign blitz aimed at helping them defend narrow congressional majorities in next month’s midterms, some fear that he is driving them towards an electoral wipeout.

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  • Republicans say they hate communists. So why do they like Donald Trump?

    Trump supporters may be surprised to learn the state takeover of means of production is not driven by the left

    Americans will never accept the Democratic party’s slide to the left, or so desperate Republicans are hoping.

    With the midterm elections fast upon us, Zohran Mamdani’s promise of a few city-run bodegas in New York City will scare the bejeezus out of middle America. Disgust over the democratic socialists’ unicorn-and-puppy promises of a world without capitalism will keep the Republicans in power.

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  • Trump wants control of South America. If Bolsonaro Jr wins in Brazil, that could become a reality | Steve Bloomfield

    The US president has taken credit for far-right victories across Latin America, but those wins have had more to do with fears of gang crime than his meddling

    Donald Trump has enjoyed very few foreign policy victories since returning to power. From failed wars to failed peace processes, his second term in office has been marked by one costly blunder on the world stage after another. In Latin America, though, the US president has a different story to tell.

    His administration’s national security strategy outlined how the US wanted to “restore American preeminence in the Western Hemisphere”. It was a brazen document, laying out how his government would interfere in the political life of countries it considered part of its sphere of influence, rewarding governments and movements that are “broadly aligned with our principles and strategy”.

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  • Turquie: la communauté LGBTI+ subit une vague historique de persécutions

    Le président islamo-nationaliste de Turquie, Recep Tayyip Erdoğan, a choisi de lancer la campagne pour sa réélection avec une offensive contre les minorités sexuelles. Son ampleur, inédite, correspond à l’exacerbation globale de son autoritarisme.
  • «L’esprit critique» expositions: rétrospectives et perspectives

    Le podcast culturel de «Mediapart» discute du grand parcours dans l’œuvre de Kerry James Marshall proposé par le MAM, de la rétrospective de la peintre Eva Gonzalès au Petit Palais et des «Patrimoines en résistance» exposés à la Cité de l’architecture.
  • Jusqu'ici tout va mal – Septembre 2026

    Sous forme de bloc-notes, chronique au fil des jours d'un monde en débâcle. À retrouver tous les mois.
  • Les entreprises de jeu vidéo «entretiennent une forme de précarité permanente»

    La chercheuse Flavie Falais signe un livre sur les conditions de travail dans l’industrie du jeu vidéo. Dans un entretien avec «Mediapart», elle décompose les dérives de ce milieu qui jouit encore d’une image enjôleuse, malgré des milliers de licenciements dans le monde ces dernières années.
  • À nos enfants et lycéens

    Des représentants de parents d'élèves inquiets nous ont transmis cette adresse aux élèves, à leurs professeurs mais aussi aux ministres qui orchestrent la répression du mouvement lycéen. Une analyse de la situation autant qu'un témoignage.

    À nos enfants et lycéens

    Merci pour tout. L'audace, le courage et la détermination.

    Merci de nous rappeler qu'il n'y a rien à attendre. Nous avons nous-même tellement attendu que nous savons ce qu'il en coûte à la fin.

    Attendre la fin de la journée, la fin de la semaine, le début du mois, le rappel de la CAF. Attendre que ça se tasse, attendre des jours meilleurs, attendre les élections, attendre le bus, le métro. Attendre d'enfin se coucher. De toujours se coucher.

    À vous aussi on vous a dit d'attendre. La fin de la journée, le début des vacances, les résultats de Parcoursup. Attendre une formation, pourquoi pas un taf, d'être indépendants et de découvrir que c'est le contraire d'être libres. Attendre que la vie commence là-même où elle finit.

    Vous avez vraiment bien fait de cesser d'attendre.

    Bravo pour l'humour, les déguisements, les feux d'artifices, la solidarité et tout ce qu'on a vu dans les rues.
    Le monde qu'on vous laisse est une ruine, l'avenir qu'on vous prépare un cauchemar, et vous parvenez encore à vous amuser. Vous êtes la meilleure version de nous-mêmes, l'addition de tout ce que l'on a raté, de tout ce à quoi nous avons renoncé.

    Vous le savez mais c'est important de vous le répéter. Nous sommes aussi très inquiets. Mais nous le serions davantage encore si vous acceptiez le monde tel qu'il est.

    Aux professeurs, surveillants et chefs d'établissements

    Mardi, vous étiez en grève pour réclamer de meilleures conditions de travail. Vous avez marché, défilé et scandé et puis vous êtes rentrés. Le gouvernement n'a même pas fait l'effort de vous mépriser.
    En deux jours de blocages vos élèves ont déclenché une cellule de crise à l'Élysée, la panique sur les plateaux télé et la fermeture d'une grande partie des lycées français. Il y a une leçon à en tirer.

    Toutes leurs revendications, vous les connaissez et vous les partagez : les classes surchargées, les collègues pas remplacés, les locaux insalubres et les couvertures de survies sur les fenêtres pour ne pas cuire dès le mois de mai. Et Parcoursup évidemment, vous en connaissez par cœur les méfaits et les injustices. Cette sale petite machine de sélection et de mise sous pression qui pèse chaque jour sur vos élèves autant que sur vous. Pédagogie de l'humiliation. Et pourtant vos élèves sont venus vous le rappeler : rien de ce qui a été fait ne peut être défait.

    Merci à celles et ceux parmi vous qui ont rejoint les blocages, soutenu leurs élèves. L'équation est simple : vous n'avez objectivement rien à perdre et tout à gagner, à commencer par le fait de ne plus vous laisser, vous aussi, humilier.

    Si vous refusiez sincèrement votre condition commune, ce serait une autre histoire : c'est moins facile pour un gouvernement d'étrangler un prof de Math ou de tirer au LBD dans la tête de la prof de Français. Peut-être qu'alors tout le monde suivrait.

    À Laurent Nuñez, Edouard Geffray et aux préfets

    C'est sous vos ordres que depuis plusieurs jours, la police harcèle des enfants. C'est sous vos ordres qu'ils ont été fracassés, traînés sur le sol, étranglés, dégommés à bout portant au LBD. Vous n'avez pas seulement voulu les blesser, vous avez tout fait pour les humilier.
    1949 lycéens interpellés, combien de policiers inquiétés ? Quelles leçons en tirer ?

    Et pourtant, vous vous enferrez dans le mensonge et l'irresponsabilité.

    Il faut vraiment ne pas avoir mis un pied devant un lycée pour croire que la France insoumise aurait la moindre responsabilité dans cette éruption de la jeunesse. Il faut être particulièrement mal informé pour s'imaginer que des « proxys d'ultragauche » téléguideraient souterrainement les poubelles entassées devant les établissements. Seulement et salement, vous mentez.

    Alors que les élèves réclament des profs, des moyens et un peu de considération, vous appelez la police à se « désinhiber de l'usage proportionné de la force », quand des syndicats de police réclament de pouvoir leur tirer dessus au LBD vous mettez en garde les préfets contre toute « instruction contraire localement ». On n'invente ou n'extrapole rien, on vous lit dans Le Monde du 2 octobre 2026. Vous appelez et encouragez la violence contre nos enfants. Calfeutrés au milieu de vos bureaux dorés, vous déchaînez la police et décomptez les interpellations et les blessés.

    Ce matin, 400 lycées bloqués. Non pas par les élèves mais par vos arrêtés. Les mesures sanitaires élaborées pendant une pandémie deviennent l'arme par laquelle vous confinez la jeunesse. La ficelle est trop grosse : interdiction pour quiconque de se rassembler à proximité d'un lycée. Ceux qui oseront sortir de chez eux pourront être interpelés. Après avoir orchestré la violence, vous organisez maintenant leur séquestration.

    À nous tous

    Comment prendre au sérieux ce qu'expriment nos enfants, les enfants, dans la joie et malgré les lacrymogènes ? Comment être à la hauteur, c'est-à-dire sans le surplomb de nos propres renoncements ?

    La prochaine échéance nationale semble annoncée pour le 6 octobre. Il faudra commencer par y être.

    Des parents le 2 octobre 2026

    Photo : Bernard Chevalier

  • Une seule maison vous manque… le roman noir d’Eva Baltasar

    Roman de «l’horreur économique» et de la précarité des conditions, le livre de l’écrivaine catalane Eva Baltasar, d’une langue aussi brillante que l’histoire est tranchante, fait de la crise du logement à Barcelone son décor empoisonné.
  • Onlyfans, plongée dans le capitalisme du désir et de la solitude

    OnlyFans est devenu une plate forme tentaculaire régnant en maître sur tous les sites de cul du monde. Huit milliards de chiffre d’affaires, 300 millions d’utilisateurs : en dix ans, le site créé à Londres par un certain Thimoty Stokely avec les 10 000…
  • Ce que la Violence dispense d'entendre | Pascal Levoyer

    L'affaire est, au fond, d'une rustique simplicité qui n'aura pas échappé à grand monde. Pas de loi à retirer, pas de réforme à suspendre, aucun recul symbolique pour sortir de la crise à bon compte. Ce que demandent les lycéens coûte de l'argent. Pour l'essentiel des postes et des travaux, avec bien entendu la fin de cette loterie algorithmique qu'est Parcoursup. Or le gouvernement a décrété que non seulement les caisses étaient vides, mais encore qu'il n'était pas question de se donner les moyens de les remplir. Source: Relevé sur le Net...
  • Assemblée anti électorale anti-autoritaire

    Quand ?
    Le 11 octobre à 14h30

    Où ?
    Arènes de Lutèce Allée Théodore Vacquer 75005 Paris

    Assemblée anti électorale - RDV dimanche 11 octobre - Arènes de Lutèce - 14h30

    Les rapaces de la politique posent cette question comme une ritournelle, alléchés par les promesses de la foire électorale et son odeur de carcasse réchauffée au micro-onde. Au nom de milliards de raisons bancales régurgitées depuis le début de son odeur de carcasse réchauffée au micro-onde. On s'en fout car cela fait longtemps qu'on est nombreux à n'avoir aucune envie de se mêler d'une quelconque manière au jeu électoral.

    Cependant, ça commence à nous taper sur les nerfs cette nuée de mouches à merde qui viennent vendre leur soupe parlementaire au beau milieu d'espaces politiques radicaux et révolutionnaires. On ne laissera pas leurs leurres nous manger le cerveau plus longtemps par ce chantage moral et ce pragmatisme instrumental qui voudrait que ne pas voter équivale à tuer des personnes marginalisées ou à se rendre coupable des pires exactions dont l'État est capable.

    Notre refus de l'appel à voter n'est pas un appel à l'abstention : pas question d'ajouter de la passivité à la résignation ambiante. Ce qui nous intéresse c'est moins de ne pas voter que de lutter contre ceux qui appellent aux urnes. « Voter détruit tout sens de l'initiative, étouffe l'esprit de révolte individuelle, apprend aux gens à se reposer sur quelqu'un d'autre afin qu'il fasse pour eux ce qu'ils devraient faire eux-mêmes » disait Voltairine de Cleyre. L'appel au vote est l'orchestration de cet étouffement. C'est l'appel au front uni avec la gauche et la relégation aux lendemains qui n'arrivent jamais des luttes les plus offensives contre l'État de gauche comme de droite.

    On nous supplie de tout faire pour mettre la gauche au pouvoir, mais on sait déjà ce que c'est. Toute gauche dite « de rupture » sera la gauche institutionnelle demain. Le PS contre le PCF, puis LFI contre le PS. La gauche mue au gré des vagues de mécontentement qu'elle parvient à récupérer avant de gérer la bonne perpétuation de l'État et du capital. Ce n'est donc pas particulièrement l'abstention qui entérine la reproduction du système électoral mais l'appel au vote qui le perpétue et le légitime. Car la gauche au pouvoir c'est : la légalisation des CRA, le tournant de la rigueur, la loi Travail, l'augmentation des expulsions de sans-papiers, l'allongement du temps de rétention, etc. Sauf que cette fois-ci, il y a en plus le populisme, le racisme, le patriotisme décomplexé, la défense de l'internationale réactionnaire de Poutine et le souverainisme de Mélenchon. Vous voulez vraiment tout faire pour en reprendre une louche ? Jouer le jeu de la chasse aux bulletins n'est pas une lubie passagère ou une précaution anodine mais un compromis dont l'enjeu est le braconnage de l'espoir.

    Mais alors pourquoi et pour qui est-il si important que les franges radicales votent ? Nous commençons à voir venir une invasion d'appels au vote par tous les pores des aires subversives, de notre voisin d'AG « anarchiste nihiliste », au « toto à fond dans la bataille culturelle ». Ils sont nombreux à nous expliquer qu'ils ne votent jamais, mais là... Et, si un communiste matérialiste, grand stratège de la théorie révolutionnaire, nous explique que la venue au pouvoir de la gauche permet le franchissement d'une première étape dans l'accomplissement d'objectifs révolutionnaires, et bien, on peut lui répondre : « Non, ta gueule ». Pourquoi tant de zèle ? Comment ne pas comprendre qu'une gauche qui se recompose pour prendre le pouvoir cherche, entre autre, à ce que sa recomposition nous digère aussi, évitant ainsi que le mythe frelaté du « troisième tour social » ne puisse à aucun moment se réaliser ?

    Depuis quelques jours, les lycéens s'organisent et dynamitent cette morne rentrée. Soyons solidaires, et emboîtons le pas !

    CONTRE TOUTE DÉMOCRATIE, DIRECTE OU INDIRECTE, CONTRE TOUTES LEURS FORMES DE CONTRÔLE ET DE MISE AU TRAVAIL, CONTRE LE CYNISME ET CONTRE LA RÉSIGNATION, RENDEZ-VOUS POUR UNE AG CONTRE L'ÉLECTORALISME ET SES CHANTAGES.

    POUR NE PLUS JAMAIS CULPABILISER DE NE PAS PARTICIPER A UN FRONT REPUBLICAIN

    RDV dimanche 11 octobre - Arènes de Lutèce - 14h30

  • Ne dites plus meme coin, mais cyberjeton mème

    Le Journal officiel du mardi 29 septembre 2026 a donné un équivalent français à meme coin : « jeton mème », ou « cyberjeton mème » dans sa forme longue. Sa définition officielle précise que ces jetons se prêtent particulièrement aux escroqueries.

  • « Le respect des lois n'est pas facultatif » : 40 juristes appellent à la fin de l'élevage intensif

    Alors que les animaux sont reconnus par la loi comme des êtres sensibles dont les besoins doivent être respectés, plus de 80 % des animaux abattus en France sont élevés dans des conditions qui les nient, dénoncent une cinquantaine de juristes.
    La liste des signataires se trouve en bas du texte.
    « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. » Article L. 214-1 du Code rural et de la (…)

    Lire la suite - Tribune / Animaux
  • (…) Quand les jeunes sont dans la rue, c’est comme le dentifrice qui sort du tube, pour le faire rentrer c’est très compliqué »

    « Quand le gouvernement ne veut rien entendre, rien d’étonnant à ce que les forces de l’ordre tapent comme des sourds. » Deux mineurs ont été mutilés en région parisienne, l’un a la mâchoire quasiment arrachée, l’autre a perdu un œil « Il n’y a aucune consigne de retenue et aucune consigne de ne pas utiliser tout […]
  • Bilan contrasté de Lula, climatoscepticisme de Flávio Bolsonaro… À la veille de la présidentielle au Brésil, l’écologie à la peine

    Lula da Silva (à gauche) affrontera notamment Flávio Bolsonaro (à droite) à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle au Brésil, ce dimanche. © Evaristo Sa/AFP

    L’Amazonie asséchée, la ville de Porto Alegre submergée, la zone humide de Pantanal dévorée par les flammes : la crise climatique frappe déjà le Brésil de plein fouet, bouleversant le quotidien de populations souvent précaires. Dans les urnes, elle est pourtant aux abonnés absents. Ce dimanche, 158 millions de Brésilien·nes choisiront leur président et renouvelleront la Chambre des député·es et les deux tiers du Sénat. Si 91% de la population juge important que les candidat·es proposent des mesures contre le changement climatique, la thématique fait la course en fin de peloton dans la hiérarchie de leurs préoccupations.

    Selon une enquête publiée début septembre par l’Observatoire brésilien du climat, la sécurité, le pouvoir d’achat, les violences faites aux femmes, la santé et l’éducation relèguent l’environnement loin derrière. «Le débat électoral sur ces questions est encore très peu présent, et assez récent dans la politique partisane brésilienne, y compris à gauche», décrypte la chercheuse Cristiana Losekann, coordinatrice du Laboratoire de recherche en politique environnementale et justice de l’université fédérale d’Espírito Santo (sud-est).

    Depuis le scrutin de 2022, la question environnementale a toutefois gagné une place dans les programmes présidentiels, même si elle y est traitée de manière très inégale. «Il s’agit peut-être de la première élection où elle apparaît dans tous les tracts», remarque la politologue.

    Il devient de plus en plus difficile d’ignorer le cri d’alerte lancé par la nature. «La crise climatique n’est plus une prévision concernant l’avenir ; elle est entrée dans l’expérience quotidienne des populations», tonne Sila Mesquita Apurinã, coordinatrice générale du Groupe de travail amazonien (GTA). «L’étape suivante est politique : transformer cette expérience en conscience du fait que les impacts ne sont pas répartis de manière égale, montrer que la crise climatique est aussi une question de justice sociale», poursuit la militante de l’État d’Amazonas. «Il faut garder en tête qu’un climat devenu incontrôlable accroît la pauvreté, l’insécurité alimentaire et les problèmes de logement dans le pays», souligne Marcio Astrini, secrétaire exécutif de l’Observatoire brésilien du climat.

    Mention assez bien pour Lula

    Parmi les six candidats à la présidentielle les mieux placés dans les sondages, l’Observatoire estime que seul Lula, le président de gauche sortant, présente des propositions convaincantes sur le climat et l’environnement. «La majorité des autres candidats abordent le sujet de manière très superficielle», précise Marcio Astrini, secrétaire exécutif de l’institut. Lula est le seul à mentionner explicitement l’Accord de Paris sur le climat.

    Son programme compte 16 engagements en faveur de l’environnement, contre un seul pour son principal adversaire, Flávio Bolsonaro, fils aîné de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, dont il assume l’héritage climatosceptique. «Bolsonaro fils a pour objectif de mettre fin à la déforestation illégale, alors qu’en tant que sénateur, il avait lui-même présenté un projet de loi visant à supprimer toute la protection existante en Amazonie», rappelle Marcio Astrini.

    Lula, au coude-à-coude avec lui au second tour, selon les derniers sondages, promet de faire de l’adaptation au changement climatique un axe permanent de la planification publique. Il veut préparer les États et les municipalités aux épisodes de chaleur extrême et améliorer la prévention et la réponse aux catastrophes. Son programme prévoit aussi de renforcer la défense civile, d’améliorer la sécurité hydrique, de protéger les ressources en eau et de créer des protocoles pour les populations touchées ou déplacées par des événements extrêmes.

    Sur le front environnemental, le président de gauche sortant peut mettre en avant le recul de la déforestation. Selon une analyse d’InfoAmazonia à partir des données officielles, le déboisement a diminué de 51% pendant son mandat. Le gouvernement a également consacré 11,2 milliards de reais (environ 1,9 milliard d’euros) au Plan climat 2024-2035, avec des mesures de réduction des émissions et d’adaptation. Les renouvelables représentaient par ailleurs 49,4% de la matrice énergétique et 86,8% de l’électricité en 2025.

    Cette politique se heurte toutefois à une contradiction : le développement assumé de l’exploitation pétrolière, notamment au large de l’Amapá, aux portes de l’Amazonie. «Le Brésil essaie de concilier deux orientations qui entrent en tension : se présenter comme une puissance environnementale tout en développant simultanément des activités fortement consommatrices de ressources naturelles», regrette Sila Mesquita, du GTA. «Quel que soit le candidat élu, l’augmentation de l’exploitation pétrolière est un élément commun à presque tous les programmes. La différence réside dans la manière dont cela sera fait, avec plus ou moins de précautions», se désole Marcio Astrini.

    Si les peuples autochtones se félicitent d’une reprise du dialogue avec l’exécutif, elles et ils ont également observé des reculs : «Les projets d’exploration pétrolière et gazière à l’embouchure de l’Amazone, l’accord de libre-échange Mercosur-Union européenne, l’expansion de projets comme le Ferrogrão [une ligne ferroviaire destinée au transport de céréales vers les ports du nord du pays, NDLR] et l’autorisation d’exploiter Belo Sun, qui pourrait devenir la plus grande mine d’or à ciel ouvert au monde», liste Dinamam Tuxá, coordinateur exécutif de l’Articulation des peuples autochtones du Brésil (APIB).

    Une vision mercantile de la nature

    Dans les programmes, l’Amazonie apparaît très liée à l’idée de bioéconomie, où la nature est conçue comme un actif économique. «Nous observons la conversion d’une série de sujets portés jusqu’ici par l’écologisme en des questions relevant d’une véritable financiarisation de la nature», détaille la politologue Cristiana Losekann.

    Le modèle de développement brésilien est fondé sur l’expansion des frontières de l’agrobusiness, de l’exploitation minière, du pétrole et sur de grands projets d’infrastructures. Une dynamique que le programme de Flávio Bolsonaro prévoit d’accentuer. Sa seule proposition pour protéger ses concitoyen·nes des effets du réchauffement climatique ? «Fournir des services d’assainissement de base», comme il l’a expliqué le 28 août dernier, lors d’une interview sur la chaîne Globo.

    «Les années du gouvernement de Jair Bolsonaro ont sans aucun doute été les pires pour la politique environnementale au Brésil. Le retour de cette famille au pouvoir représente un risque très important, pour l’environnement et pour la démocratie», s’alarme Marcio Astrini. «Cela signifierait, sans aucun doute, la reprise d’un processus que nous qualifions de génocidaire», abonde le représentant autochtone Dinamam Tuxá.

    Ramener l’écologie au Parlement

    Il incombera aux parlementaires nouvellement élu·es de se prononcer sur les règles environnementales, les grands projets d’infrastructure ou encore l’exploitation minière et pétrolière. La «Bancada do Clima», une coalition transpartisane réunissant des élu·es engagé·es sur les questions socioenvironnementales, cherche ainsi à faire avancer l’agenda climatique au sein des institutions.

    Son slogan ? «La crise climatique est une crise politique !» Une tâche d’autant plus importante que le prochain Parlement pourrait compter des figures politiques associées à des infractions environnementales. Une enquête du média Sumaúma a identifié 75 candidat·es lié·es à 200 infractions enregistrées dans l’Amazonie légale, notamment pour des atteintes à la végétation.

  • Washington Policy Review: October 3, 2026

    Today’s Report

    1. Overview

    2. White House News

    3. Truth Social Posts

    4. Government Department News

    5. Selected Democratic Officials

    6. AI & Tech Company News

    7. Congressional Watch

    1. Overview

    Trump announced that Bayer is creating a 2.2 billion dollar manufacturing campus near Columbus, Ohio, attributing the investment to his pharmaceutical tariffs and asserting his policies have driven over 600 billion dollars in sector investments. He urged Senator Tom Cotton to stop blocking “The Sunshine Protection Act,” endorsed Dan S. Sullivan, Nick Begich, and Greg Cunningham, and promised a 5,000 dollar payment to every adult citizen if Republicans win the House and Senate. Additionally, he shared a video featuring Roger Stone, who described Trump as “the Greatest Campaigner in the History of the Republican Party.”

    The State Department expressed concern regarding cross-border tensions, stating that the Horn of Africa “cannot sustain another military conflict and humanitarian crisis,” and urged both nations to return to the 2018 peace framework. In a separate release, the U.S. congratulated Iraq on its National Day, noting that Prime Minister Ali al-Zaidi’s July meeting with President Trump reaffirmed the “close friendship” between the two nations.

    Governor JB Pritzker announced that he had no public events scheduled for October 3, 2026.

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    2. White House News

    No White House news found.

    3. Truth Social Posts

    Trump announced that Bayer is establishing a new 2.2 billion dollar pharmaceutical manufacturing campus near Columbus, Ohio, an investment he credits to his pharmaceutical tariffs. He stated this project will create thousands of jobs and contribute to lower drug prices, while asserting that his policies have driven over 600 billion dollars in new pharmaceutical investments. Additionally, he shared a video featuring Roger Stone, who characterized him as “the Greatest Campaigner in the History of the Republican Party.”

    Regarding the Senate, Trump urged Arkansas Senator Tom Cotton to stop blocking “The Sunshine Protection Act,” legislation that would end the practice of changing clocks twice a year. Trump argued that passing the bill would be a significant bipartisan win for the Republican Party, noting that the House has already approved it. He further remarked that current time changes are “depressing” and potentially dangerous in “Crime Ridden Blue States” where walking home in the dark poses safety risks. In other political matters, Trump endorsed Dan S. Sullivan for re-election to the U.S. Senate from Alaska, endorsed Nick Begich for re-election to the U.S. House from Alaska, and endorsed Greg Cunningham for the U.S. House in New Mexico’s 2nd Congressional District.

    Focusing on the 2026 Midterm Elections, Trump promised that if Republicans win control of both the House and the Senate, he will provide 5,000 dollars to every adult citizen in the United States. He encouraged Republican voters to use all available methods—including early, absentee, mail-in, and in-person voting—to “swamp” the “Radical Left Dumocrats” with high turnout. Finally, he reminded voters in Pennsylvania that early voting is underway and urged them to vote for Republican candidates.

    Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump

    4. Government Department News

    State Department (state.gov)

    U.S. Statement on Increased Tensions Between Ethiopia and Eritrea

    The State Department expressed concern regarding rising cross-border tensions, noting that the Horn of Africa “cannot sustain another military conflict and humanitarian crisis.” The U.S. stated that conflict threatens collaborative interests with both nations and urged them to “respect the sovereignty and territorial integrity of their neighbors.” The statement called for “maximum restraint” and a return to the 2018 peace framework, asserting that “peace through dialogue is the only path toward sustainable security, economic growth, and prosperity.”

    Iraq’s National Day

    On October 3, the United States congratulated the people of Iraq on their National Day. The Department noted that Prime Minister Ali al-Zaidi’s July meeting with President Trump reaffirmed the “close friendship” between the nations and highlighted historic economic partnerships. The U.S. welcomed Iraq’s initiatives to strengthen sovereignty and regional stability, stating it celebrates the “history, resilience, and achievements of the Iraqi people” while looking forward to continued growth and partnership.

    Germany National Day

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    5. Selected Democratic Officials

    JB Pritzker (gov.illinois.gov)

    Daily Public Schedule: Saturday, October 3, 2026

    Governor Pritzker has no public events scheduled for Saturday, October 3, 2026. Updates on press conferences are available via the Governor’s social media accounts, and downloadable video footage is available through the Illinois Department of Central Management Services.

    6. AI & Tech Company News

    No relevant AI & tech company updates found for this date.

    7. Congressional Watch

    Covers the 2026-10-02 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.

    No Congressional Record found for 2026-10-02.

  • Révolte lycéenne : dans l’Hérault, des syndicats appellent au 6 octobre, les jeunes cherchent leurs propres modes de lutte

    Dans l’Hérault comme dans tout le pays, de nombreuses organisations syndicales appellent à grèves et manifestations le 6 octobre, acte 3 de la révolte lycéenne en cours. Et à mettre « fin aux violences et à la répression ». Des témoignages de lycéen-nes en lutte aident à comprendre la diversité des modes d’action.

    Une vaste panoplie d’organisations syndicales héraultaises appellent à rejoindre la mobilisation des lycéen-nes, déjà rejointe par les étudiant-es, pour leur troisième pic de mobilisation prévu le mardi 6 octobre. Pour le moment dans l’Hérault, les organisations suivantes sont signataires : CGT éduc’action 34, Union Départementale CGT 34, FNEC-FP-FO, FSU 34, SNES-FSU 34, SNEP-FSU 34, SNUEP-FSU 34, SNUIPP-FSU 34, SNUTER-FSU 34, Solidaires 34 (tous les syndicats), SUD éducation 34, SUD CT Occitanie. L’appel a aussi le soutien de la FCPE 34, une organisation de parent-es d’élèves. Par ailleurs, le mouvement du 26 septembre pour le climat et la justice sociale appelle aussi à rejoindre la journée du 6, à l’échelle nationale.

    « Les jeunes revendiquent entre autre l’abrogation de Parcoursup, des enseignant-es en nombre suffisant-es, la baisse des effectifs par classe, des moyens pour les vies scolaires, des infirmières et assistantes sociales en nombre suffisant pour prendre en charge leurs difficultés, la rénovation du bâti scolaire pour faire face au changement climatique et en finir avec les établissements vétustes. Bref, tous comme les personnels et les parent-es d’élèves, ils exigent des moyens pour l’Éducation Nationale. », peut-on y lire. Les jeunes mobilisé-es contestent aussi des emplois du temps jugés trop lourds.

    « La mise en place d’un enseignement en distanciel et la fermeture des établissements scolaires ne sont pas une réponse adaptée », communiquent aussi les organisations. Après un 1er octobre agité sur Montpellier, avec des départs d’incendies à Jules-Guesde, Mendez-France et Mermoz. Ce qui a conduit Chantal Mauchet, préfète de l’Hérault, à ordonner la fermeture de ces trois  établissements pour le lendemain, ainsi que de Léonard de Vinci et Jules Ferry à Montpellier, et Jean Moulin à Béziers. Mais aussi à interdire les rassemblements à proximité de ces établissements, susceptibles d’être qualifiés « d’attroupements », et donc d’être dispersés par la force, et dont les participant-es s’exposent à d’éventuelles interpellations et poursuites judiciaires.

    Plusieurs actions sont proposées par les organisations le 6 et avant. Se tenir devant les lycées mobilisés de la ville, comme il a été fait depuis le début de la semaine précédente partout dans le pays.Tenir des assemblées générales de personnels. Se mettre en grève le 6 octobre. Participer à l’un des deux grandes manifestations prévues dans le département ce jour-là : une à Béziers dès 10h depuis le lycée Jean Moulin, l’autre à Montpellier à 13h au Peyrou. Une assemblée générale tenue le 2 octobre à l’université Paul Valery avec étudiant-es et lycéen-nes appele aussi à une semaine noire dans les lycées et universités de Montpellier. Paul Valéry était déjà bloquée les 1 et 2 octobre. Le comité de mobilisation de l’Université de Montpellier appelle quant à lui à une nouvelle assemblée générale ce lundi 5 octobre à 13h sur la pelouse du bâtiment 36, contre l’accord entre l’UM et Total, les mesures du gouvernement contre les droits des étudiant-es étrangers-ères, et en soutien aux lycéen-nes. Le lundi précédent, une AG de ce type avait déjà réuni quelques dizaines de personnes sur le campus Triolet

    L’appel unitaire précise aussi qu’il « doit être mis fin aux violences et à la répression. » Plus de 5000 personnes, en grande majorité mineures, ont été interpellées en lien avec le mouvement depuis lundi 28 septembre. À titre de comparaison, le record sur une journée pour les gilets jaunes avait été de près de 2000 interpellé-es le 8 décembre 2018, alors qu’un hélicoptère avait été prévu pour une éventuelle évacuation d’Emmanuel Macron de l’Élysée, dans une séquence que certains observateurs ont considérée comme l’une des rares mobilisations récentes ayant contraint le gouvernement à reculer. Lundi 5 octobre un rassemblement est d’ailleurs appelé devant la préfecture de l’Hérault à Montpellier, contre la répression et pour l’arrêt des poursuites judiciaires, à 18h, par des organisations syndicales de l’éducation du département.

    La Gen Z reçoit déjà en héritage un monde en marche vers la catastrophe climatique, une France où l’extrême-droite est aux portes du pouvoir et où le travail ne protège plus, et de moins en moins, de la pauvreté. Faudrait-il aussi qu’on lui lègue les méthodes de lutte qui n’ont plus réussi à faire plier le moindre gouvernement depuis des temps qu’ils n’ont jamais connu ? Et la confiance aveugle en des politicien-nes qui vivent dans le confort, pleins de promesses mielleuses à la bouche, qu’iels trahissent depuis des décennies ? Alors même que le résultat des législatives de 2024 n’a pas conduit à la formation d’un gouvernement correspondant au groupe arrivé en tête à l’Assemblée, que le vote contre le TCE de 2005 a été ignoré ? Ailleurs, d’autres organisations syndicales choisissent d’autres formulations. L’Union Locale CGT d’Avignon « refuse les injonctions du pouvoir à juger leurs modalités de lutte ».

    Depuis le début du mouvement lycéen, des affrontements ont lieu avec les forces de l’ordre, ainsi que beaucoup de rassemblements plus pacifiques. On trouve de nombreux témoignages attestant de cas où la police ouvre les hostilités, pour débloquer un lycée parfois, où juste pour briser le mouvement. Parfois ce sont les jeunes elleux-mêmes qui prennent l’initiative d’aller au carton.

    Il existe aussi des cas de dégradations constatées sur les établissements, qui font couler beaucoup d’encre. Celles-ci peuvent être accidentelles, comme au lycée Mandela de Nantes, ou d’après le témoignage de reporters du média Contre-Attaque, présent-es sur place, un simple feu de poubelle s’est étendu sur la façade en bois du bâtiment. Ou intentionnelles.

    Derrière ces affrontements et ces modalités d’action parfois contradictoires, une autre question apparaît : que reprochent exactement ces jeunes à l’institution scolaire, et pourquoi certains ne se reconnaissent-ils plus dans les formes traditionnelles de mobilisation ?

    Ces dégradations ou affrontement ne font pas l’unanimité parmi les lycéen-nes. À vrai dire, le mouvement lui-même ne fait pas l’unanimité. Un lycéen présent devant le lycée Mermoz à Montpellier le 1er octobre dénonçait ainsi à Écho des Tribunes : « Une minorité qui fait ça seulement pour ne pas aller en cours, créer le désordre et s’amuser. » Puis une autre lycéenne, mobilisée elle, au même endroit : « Dégrader au point de tuer nos lycées, je trouve que c’est un peu irrespectueux. Mais je peux comprendre la démarche […] On s’est donné à fond, tout ça pour voir que Parcoursup, ça va juste nous tuer notre avenir »

    Mais certains témoignages nous permettent de prendre du recul avec les discours portant sur les casseurs-sseuses décérébré-es qui ne seraient là que par passion du chaos.

    «  Tous les jours ils nous mettent la pression pour le BAC mais ils nous aident pas. Du coup on est obligés de se faire entendre comme ça. On est obligés de crier et de tout casser pour évacuer. », témoignait un lycéen à Nancy le 2 octobre. « Ils savent pas comment évacuer ça. Du coup on est obligés y’a pas d’autres moyens. Nous on vient des quartiers défavorisés on nous traite comme des merdes. »

    Il y a deux jours, Féris Barkat, fondateur du collectif Banlieues Climat, invitait quelques lycéen-nes en lutte dans la banlieue parisienne, d’où est parti le mouvement mi-septembre, pour une chronique sur Radio Nova nommée « On fais quoi quand on pardonne pas le système scolaire ? ». « Aujourd’hui on a que des lycéens qui sont là pour s’organiser, et pour le pays, en vrai, non ?. » « Ouais, c’est ça, futur gilet jaune », lui répond un des invités. Une autre élève : « Les profs ils sont quasi jamais là parce qu’ils sont pas bien payées en banlieue. Une fille ça va porter le voile ça va lui dire non. » Autres témoignages : « Moi j’ai jamais eu de rêves. Et l’école on nous dit c’est elle qui va proposer des trucs. Mais moi dans l’école y’a rien qui m’a jamais intéressé. », ou encore « Quand ils vont te regarder on dirait que pour eux t’es une merde. » Féris résume à sa sauce : « L’école et la police ils font ce pour quoi de base ils ont été créés. Casser des gens. […] Nous à la base l’école on y croyait. À la base on voulait apprendre des trucs. »

    Évidemment, il ne s’agit pas de nier certains aspects potentiellement émancipateurs du système scolaire tel qu’il existe, même pour des jeunes de milieux populaires. Mais l’histoire est vieille, l’institution fonctionne aussi comme l’endroit où se fait un tri entre celles et ceux qui auront la bonne vie (et encore), et celles et ceux qui ne l’auront pas. Déjà en 1986, en plein mouvement social contre la loi Devaquet sur la sélection à l’université, des élèves d’un LEP parisien interpellaient les étudiant-es mobilisé-es : « Pour nous la sélection a déjà joué, l’université nous est fermée, et nos CAP, nos BEP, nous mènent tout droit à l’usine après un petit tour à l’ANPE [NDLR : ancêtre de Pôle Emploi] […] L’école nous donne de mauvaises places, l’université vous donne des places médiocres. […] Ensemble, critiquons-les ! Mais ne nous dites pas : « Il faudra toujours des balayeurs, des ouvriers » ou alors allez-y les gars, ces places-là on vous les abandonne de bon cœur, ne vous gênez pas ! […] Étudiant-es, c’est vous qui êtes appelés à gérer cette société et nous à la produire. […] Si vous voulez seulement gérer loyalement cette société et devenir à moindres frais, éducateurs, assistantes sociales, animateurs, inspecteurs du travail, cadres, sociologues, psychologues, journalistes, directeurs du personnel ; pour demain nous éduquer, nous assister, nous animer, nous inspecter, nous informer, nous diriger, nous faire bosser… Allez vous faire foutre ! Mais si vous voulez, pour commencer, critiquer le système scolaire qui nous exclut, et vous abaisse, si vous voulez lutter avec nous, contre la ségrégation sociale, contre la misère, la vôtre et la nôtre, alors… frères, avec nous, on vous aime !!!!! »

    Faut-il rappeler que les lois Jules Ferry, votées entre 1881 et 1882 contre les monarchistes, et qui rendent l’école gratuite, obligatoire et laïcisent l’enseignement, avaient aussi pour but de lutter contre le péril rouge après l’expérience révolutionnaire de la Commune à Paris ? « Si cet état de choses se perpétue, il est à craindre que d’autres écoles ne se constituent, ouvertes aux fils d’ouvriers et de paysans, où l’on enseignera des principes totalement opposés, inspirés peut-être d’un idéal socialiste ou communiste emprunté à des temps plus récents, par exemple à cette époque violente et sinistre comprise entre le 18 mars et le 24 mai 1871. », déclarait Jules Ferry devant le Conseil Général des Vosges en 1879.

    « Si l’école elle nous a déçu nous on peut faire l’école entre nous, on peut faire l’école ailleurs. », concluait Féris sur Radio Nova. « Ce qu’on va essayer de faire c’est ouvrir notre école dans les prochains jours, pour faire des ateliers, des activités, et faire en sorte aussi de donner les armes. »

    Avant d’appeler à manifester le 17 octobre. Cette date, annoncée comme une protestation contre la hausse des prix des carburants, est sortie pour la première fois sur le même réseau social TikTok qui a vu les premiers appels aux blocages de lycée circuler en banlieue parisienne. Donnant lieu à une tendance appelée Gen Z x gilets jaunes, relayée par des jeunes de milieux populaires, souvent racisé-es, tout juste entrés dans la vie active. De manière imagée, les grand-es frères et sœurs des lycéen-nes de banlieue mobilisé-es. Devant Mermoz à Montpellier le 1er octobre, le Poing Levé en filmait la matérialisation : un jeune portant gilet jaune et chapeau de paille du personnage Luffy du manga One Piece, utilisé comme symbole dans les grands soulèvements de la Gen Z de ces dernières années, au Népal, à Madagascar, en Indonésie, au Maroc ou dans les Philippines.

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  • Episcopal bishop who urged Trump to ‘have mercy’ to resign post in Washington DC

    Mariann Budde gained national attention for calling on US president to consider immigrants and LGBTQ+ people

    Rev Mariann Edgar Budde, the Episcopal bishop of Washington DC who gained national attention when she called on Donald Trump to “have mercy” on the country’s immigrants and LGBTQ+ community after his second inauguration, is resigning.

    Budde shared in her resignation letter that she will be leaving her post on 3 June 2028 after the consecration and ordination of the new diocesan bishop.

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  • [Nantes] Discussion collective autour du livre : « Naitre Accoucher à Nantes, 1970-2025»

    Samedi 10 Octobre 2026, au bar associatif « la dérive » :  Discussion collective autour du livre  « Naître Accoucher à Nantes, 1970-2025»

    Le collectif À La Criée vous propose une soirée de rencontre et d’échange autour du livre « Naitre Accoucher à Nantes, 1970-2025 » d’Anne Gourmet, Françoise Auneau et Nathalie Fond.

    En retraçant l’histoire de la Maison de la Naissance, maternité alternative de Saint-Sebastien-sur-Loire (44), ce recueil de témoignages de femmes, sages-femmes, pédiatre, puéricultrice, aide-soignantes, gynécologues et accouchées forme une parole collective autour de la réappropriation par les femmes de leur corps.

    Entre accouchements à domicile ou physiologiques difficilement accessibles et sur-médicalisation hospitalière, entre revendications féministes émergentes et violences trop souvent encore de l’institution médicale, c’est la question du libre choix, de sa haute nécessité et des obstacles à sa réalisation qui se trouvent posées.

     

    + d’infos en écrivant à collectif@alacriee.org

     

    Le bar sera ouvert à partir de 17h.

    Le collectif La Croutîne sera aux fourneaux pour vous proposer une cantine à prix libre à partir de 19h30.

    Toujours pas de CB à la Dérive, prenez du cash.

  • Trump appears to share personal phone number of US senator in ploy to push permanent daylight savings

    US president urges Americans to call Tom Cotton to support bill to make daylight saving time permanent

    Donald Trump on Saturday put pressure on the US senator Tom Cotton of Arkansas to support a bill to make daylight saving time permanent, urging Americans to call what appeared to be the personal cellphone number of his fellow Republican and the chair of the Senate intelligence committee.

    The Sunshine Protection Act passed the House in July, but it faces roadblocks in the Senate, where some Republicans are strongly opposed to it. Proponents, including the president and his administration, argue that the change would provide more daylight during the times that Americans are most active. Detractors say permanent daylight saving time would lead to darker and potentially more hazardous winter mornings when children will be waiting for school buses and parents will be driving to work in darkness.

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  • À Nantes, le mouvement lycéen n’est pas seul : maintenir la pression, éviter la répression

    Cette forte affluence montre que derrière le soulèvement lycéen, il y a tout un peuple prêt à soutenir et descendre dans la rue.

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  • «Qui répand la mort, récolte la colère»: une mobilisation historique contre les pesticides

    Plus de 15 000 personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées samedi dans l’Eure, près du site de Syngenta, pour dénoncer l’usage des pesticides et leurs conséquences sanitaires désastreuses. Une mobilisation inédite réunissant malades du cancer et agriculteurs.
  • Amazon sending locals $1 billion after Trump tells Big Tech to 'make communities happy' about data centers

    Amazon on Friday announced it will pour billions into communities where it operates data centers nationwide, after President Donald Trump urged the technology industry to ensure local residents reap the benefits of development.
  • En Espagne, de grandes manifestations pour le logement après le rejet par les députés d’une série de mesures d’urgence

    Une grande partie du pays s’est émue de l’expulsion il y a une dizaine de jours de Maricarmen Abascal, une Madrilène de 87 ans. Le gouvernement a proposé des mesures pour les locataires, rejetées vendredi par le Parlement. La mobilisation reprend de plus belle.
  • « Nous sommes là par nécessité » : des milliers de personnes bloquent une usine de pesticides

    Un tour de force. À l'appel de Cancer Colère, des Soulèvements de la Terre, de la Confédération paysanne et des victimes des pesticides, un cortège de plusieurs milliers de personnes a forcé l'arrêt d'un site de l'industriel Syngenta.
    La mobilisation était massive. Ce samedi 3 octobre, à Gaillon dans l'Eure, des milliers de personnes — 15 000 selon les organisateurs — et des dizaines de tracteurs se sont élancés à 15 heures en direction de l'usine de production de pesticides Syngenta (…)

    Lire la suite - Reportage / Pesticides , Luttes
  • Annie Ernaux, Judith Godrèche: «On n’a envie que d’une chose: lutter»

    La comédienne, devenue figure de #MeToo en France, a adapté au cinéma l’œuvre de l’écrivaine, Nobel de littérature en 2022, «Mémoire de fille», sorti mercredi en salles. Violences sexuelles, féminisme, création et résistance: entretien croisé entre Annie Ernaux et Judith Godrèche.
  • «Aucune consigne de retenue» : Nunez se vante d’être un tortionnaire

    «Absence de retenue», «fierté» de mutiler et «présomption de légitime défense» votée cet été : le régime ne recule devant rien.

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  • Les satellites polluent l’atmosphère sans aucune réglementation

    Plus de 16 000 satellites tournent aujourd’hui autour de la Terre. Ce chiffre pourrait atteindre 2 millions à l’avenir. Pour les déployer, les fusées décollent à un rythme inédit, engendrant une pollution massive qui accélère le réchauffement et nuit au rétablissement de la couche d’ozone.
  • [Tribune] « Costard en Kevlar » : « Splann ! » dénonce les menaces à peine déguisées de Marine Le Pen à l’adresse de « Mediapart »

    Comme quarante sociétés de journalistes de médias aux sensibilités variées, « Splann ! » apporte son plein soutien à la rédaction de son partenaire « »Mediapart » à la suite des déclarations de Marine Le Pen. Réagissant aux révélations sur les écrits antisémites de Jordan Bardella, la candidate d'extrême droite à l'élection présidentielle a suggéré aux journalistes du média d’investigation d’enfiler un gilet pare-balles.

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  • Après l’affaire de Thélyson Orélien et l’IA, Voici les meilleurs romans de S-F qui parlent d’intelligence artificielle

    Vous n'êtes sans doute pas passé à côté de la polémique autour de C'était ça ou mourir. Le roman de Thélyson Orélien a été accusé d'avoir été écrit à l'aide de l'intelligence artificielle. À l'heure où l'IA s'immisce partout, le soupçon qu'un auteur en ait usé pour écrire son livre a soulevé de nombreuses questions, certaines d'ordre déontologique, d'autres d'ordre philosophique. Une bonne occasion de revenir sur la présence de l'IA dans l'imaginaire collectif.

  • Lebara propose un forfait 200 Go à moins de 10 € par mois

    [Deal du jour] Lebara vient de remanier sa gamme de forfaits mobiles. Son forfait 5G 200 Go sur le réseau SFR est à 9,99 € par mois et sans engagement.

  • Fridays with Nicole Sandler


    Here’s a link to that post about Trump voters claiming they didn’t vote for him.

    Listen on Spotify (transcripts available)

    Listen on Apple (transcripts available)

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  • Aller en manif avec son téléphone - Les bons réflexes

    Depuis quelques semaines, il y a un peu de remue-ménage dans notre belle France grâce notamment aux lycéens et étudiants qui sont gavés de leurs conditions de merde pour étudier. Du coup, ils protestent de manière tout à fait légitime, un peu comme avant eux, les soignants, les pompiers, les agriculteurs et j'en passe... Comment leur en vouloir puisqu'à part quelques bandeurs de fascisme et autres agents du chaos à la petite semaine, y'a pas grand monde de très satisfait de ses conditions de vie et de travail en ce moment dans notre chouette pays.

    Tout ce qui se passe en ce moment, me parait donc on ne peut plus "naturel", un peu comme quand on a de la fièvre à cause d'un méchant virus.

    Mais trêve de blabla, cette révolte de la jeunesse en termes d'organisation est très intéressante à observer puisque les lycéens se coordonnent de manière parfaitement fluide à l'aide de groupes Snapchat / Instagram , sur des groupes WhatsApp ou encore grâce à TikTok qui sert essentiellement à faire tourner les infos. De leur côté, les gilets jaunes quant à eux appellent à manifester le 17 octobre et s'organisent essentiellement via Telegram.

    Or quand on lit certains "guides du manifestant" qu'on peut trouver en ligne, ils ne conseillent pas tous la même chose niveau tech. Par exemple, le wiki d'Extinction Rebellion demande d'"éviter au maximum" de venir en manif avec son téléphone, tout comme le guide de la LDH qui recommande de le laisser chez soi ou de prendre un téléphone basique . Alors que la CGT , dans son guide écrit au contraire de "Filmer la scène" quand quelqu'un se fait interpeller, tout comme l' Union étudiante qui pousse à filmer les blocus, en floutant évidemment les personnes présentes.

    C'est vrai qu'en cas d'interpellation par ceux qui redeviendront un jour, je l'espère, des "gardiens de la paix", un téléphone resté à la maison ne racontera rien à personne. Et si vous n'avez pas prévu de filmer, c'est encore la meilleure option c'est vrai. Mais si vous venez quand même avec votre smartphone en manif (Rappel : manifester est un droit et c'est légal malgré ce que laissent penser les apparences), voici les 11 trucs à installer ou à configurer avant de sortir de chez vous.

    Signal

    C'est LA messagerie chiffrée de bout en bout que recommandent Amnesty et l' EFF , sur iOS comme sur Android. Depuis 2024, vous pouvez même y créer un nom d'utilisateur pour ne plus distribuer votre numéro à tout le cortège, même s'il faut toujours un numéro de tel pour s'y inscrire. Par contre, inutile de rêver d'y faire migrer tout votre lycée, car un groupe Signal est plafonné à 1 000 personnes.

    Attention, Signal n'est pas invisible pour autant. Dans les réquisitions qu'il publie, il n'a jamais fourni que la date de création d'un compte et sa dernière connexion (aucune IP, mais aucune demande française n'y figure non plus). Il reconnaît par contre que son "Sealed Sender" ne cache ni les horaires ni l'IP, et une étude du NDSS montre qu'un serveur qui observe ces horaires pourrait relier deux interlocuteurs en 5 messages. Et comme aucune messagerie ne protège un téléphone déverrouillé, le vrai risque en manif reste le téléphone lui-même, d'où le code long et le verrouillage express plus bas.

    La durée de vie des messages éphémères

    Dans Signal, les messages peuvent s'effacer tout seuls après un certain délai que vous déterminez qui peut aller jusqu'à 4 semaines. Et ce qui est cool c'est que vous pouvez fixer un délai par défaut pour toutes les nouvelles discussions plutôt que de faire ça conversation par conversation. Pour régler ça, ça se passe dans Paramètres puis Confidentialité. Signal prévient quand même que celui qui reçoit un message peut toujours en faire une capture écran avant qu'il ne disparaisse mais bon, c'est pas si mal. Pensez également à faire le ménage avant de partir de chez vous, en supprimant les conversations et en quittant vos anciens groupes.

    Savoir ce que protègent WhatsApp et Telegram

    Bonne nouvelle pour les groupes de lycéens, WhatsApp envoie tous ses messages, discussions de groupe comprises, avec le même protocole que Signal, si on en croit son livre blanc sorti en février 2024. Telegram par contre, c'est une autre histoire puisque seuls ses "chats secrets" sont chiffrés de bout en bout, et ils ne se font qu'entre vous et votre destinataire. Le reste est stocké sur leurs serveurs et leur politique de confidentialité prévoit que sur une décision judiciaire valide visant un suspect, Telegram peut transmettre alors votre adresse IP et votre numéro de téléphone. Donc comme canal pour passer des appels, ça passe mais pour vous organiser dans le cadre d'une manif, je vous conseille de prendre autre chose.

    Une phrase de passe à la place de votre visage

    Amnesty conseille un code d'au moins six chiffres minimum mais le mieux selon moi c'est de mettre sur votre tel un vrai mot de passe / phrase de passe bien long. Car votre empreinte digitale ou la reconnaissance faciale peuvent servir très facilement à déverrouiller votre téléphone de force. Ils arrivent à obtenir des choses formidables avec des clés de bras autour du cou visiblement... Et l'EFF dit pareil.

    Le choix du verrouillage sur Android, à gauche, et le choix du type de code sur iPhone, à droite, jusqu'au code alphanumérique personnalisé (capture EFF, licence CC BY)

    Attention quand même, ce code ne vous donne pas le droit de dire "non" puisque, de ce que j'ai compris, l'article 434-15-2 du Code pénal punit de 3 ans de prison et 270 000 € d'amende le refus de remettre "une convention secrète de déchiffrement" sur réquisition. Et la Cour de cassation a jugé le 7 novembre 2022 que le code d'un téléphone peut en être une s'il est équipé d'un moyen de "cryptologie" comme ils disent. Son guide de la LDH détaille les conditions qui doivent être remplies pour que vous soyez légalement obligé de lâcher votre mot de passe. Il faut que ce soit une vraie réquisition et pas un simple "débloque ton téléphone p'tit con" devant le lycée. Le code empêche donc qu'on ouvre votre téléphone sans rien vous demander, et pour le reste, ça se discutera avec votre avocat s'il y a garde à vue.

    Le verrouillage express

    Si vous conservez néanmoins le déverrouillage par empreinte au quotidien, apprenez à minima le geste qui la coupe. Sur Android , activez d'abord "Afficher l'option de blocage" dans les réglages d'affichage de l'écran de verrouillage, puis un appui simultané sur Marche et Volume-haut fera apparaître "Mode Blocage", qui désactivera le déverrouillage par empreinte ou par visage jusqu'au prochain déverrouillage avec le code.

    Sur iPhone , maintenez un bouton de volume et le bouton latéral durant 2 secondes, puis relâchez, et le code redeviendra obligatoire.

    Après, le mieux c'est carrément d'éteindre votre téléphone dès que vous croisez des personnes susceptibles d'abuser de leur autorité sur vous.

    Le mode avion et la localisation coupés

    L'EFF comme Amnesty conseillent également de passer en mode avion quand vous n'avez personne à appeler, ce qui empêche les transmissions et limite le pistage, avec en prime de la batterie économisée pour la journée. Pensez aussi à couper le Wi-Fi et le Bluetooth, ainsi que le service de localisation dans les réglages.

    CoMaps, pour la carte

    Une fois en mode avion, il vous faut de toute évidence une carte qui marche sans réseau. CoMaps c'est l'idéal pour ça, puisque c'est un projet communautaire né d'Organic Maps et de Maps.Me, qui cherche et calcule ses itinéraires hors ligne, avec uniquement le GPS et sans avoir recours aux données mobiles. Vous pouvez donc consulter la carte localisation coupée, et ne la rallumer que le temps de vous repérer. L'appli est gratuite, dispo sur iOS et Android, et elle assure ne collecter aucune information.

    Le floutage de Signal, pour les photos

    Sachez aussi que filmer reste votre droit puisque d'après le Défenseur des droits , hors des lieux privés, un policier ou un gendarme ne peut pas s'opposer à ce qu'on l'enregistre. Mais avant de publier quoi que ce soit sur les réseaux, il faut flouter ! Signal propose donc depuis 2020 un outil de floutage dans son éditeur d'images, dont le traitement se fait entièrement sur votre téléphone. Signal reconnaît toutefois qu'il ne détecte pas tous les visages à coup sûr, d'où la présence d'un outil "pinceau" pour flouter à la main ce qu'il aurait raté. Vérifiez donc bien chaque photo avant de l'envoyer dans un de vos groupes, ou passez-la dans un outil gratuit d'anonymisation comme celui dont je vous ai déjà parlé.

    Des photos sans leur position GPS

    Sur iPhone, au moment de partager depuis l'app Photos, touchez Options et désactivez la Localisation. La mention "Lieu non inclus" s'affichera alors. Et pour ne plus enregistrer la position du tout, ça se trouve dans les Réglages, Confidentialité et sécurité, Service de localisation, Appareil photo, puis "Jamais". Sur Android, l'app Scrambled Exif retirera les métadonnées des images que vous partagerez. Attention quand même à ne pas trop compter sur cette suppression EXIF qui parfois n'est pas exhaustive selon les applis que vous utilisez.

    Et les autres messageries ?

    Des lecteurs m'ont aussi parlé de SimpleX et de Session. SimpleX n'a ni numéro ni identifiant de profil, et il a été audité par Trail of Bits en 2022 et 2024. Par contre, ses serveurs par défaut sont tenus par deux opérateurs seulement, et sa politique de confidentialité admet qu'ils peuvent partager des données sur décision de justice. Les notifications Android arrivent parfois en retard, et il faut que tout votre groupe l'installe (480 000 utilisateurs par mois, d'après lui). Bref, c'est sérieux, mais pour un lycée entier, Signal reste plus réaliste.

    Session, je vous le déconseille. Pas de "forward secrecy", un protocole v2 censé corriger ça mis en pause en août 2026, et un dernier audit qui date de 2021.

    Cette messagerie passe de téléphone en téléphone par Bluetooth, sans compte ni numéro, et l'Inde s'en est beaucoup servie quand leur gouvernement a coupé le net il y a quelques mois. Sauf que le BISI a noté que Bitchat avait une authentification faible qui permet d'usurper un contact, et des clés qui ne changent pas à chaque message. Donc c'est pas le pied. Quant à Briar , ça ne tourne que sur Android et ne reçoit plus de vraies MàJ... Pour moi, tant que le réseau internet est dispo, Signal fait mieux que ces 2 apps.

    Un stylo

    Un autre truc important à avoir sur vous, c'est un stylo. En effet, le guide de la LDH conseille d'écrire le nom et le numéro de votre avocat sur votre bras, et d'apprendre par cœur les numéros à appeler, puisque votre téléphone vous sera confisqué en cas de garde à vue. La CGT précise cependant que le nom de l'avocat et son barreau sont suffisants car la police est obligée de le contacter.

    Et si vous êtes mineur, la déclaration des droits du ministère de la Justice est claire comme de l'eau de roche : Vous devez être assisté d'un avocat dès le début de votre garde à vue.

    Voilà, bonnes manifs à tous, ne lâchez rien et prenez soin de vous car les tirs sont souvent tendus, malheureusement !

  • Chère Delphine Horvilleur –Boxing Day #96

  • Trump Is Still Relying on Dossier-Driven Polarization to Hide Russian Shenanigans


    Remember how, 10 days ago, I explained that LOLGOP and I were reissuing our podcast on how Trump manufactured grievance over the Russian investigation to lead the country into fascism?

    We’re falling behind, under the weight of stories making it clear that Trump’s Russian shenanigans never ended.

    The biggest sign of that is the NYT story revealing that part of the Jared Kushner/Steve Witkoff “peace” plan for Ukraine is an oil deal involving the Emirati guy alleged to be Tom Barrack’s handler back in 2016.

    Equally alarming is how various people — State Department Undersecretary of State Sarah Rogers and former Don Jr sidepiece Kimberly Guilfoyle — are cozying up to people overthrowing democracy in Europe. I’ll discuss those in our reintroduction to this week’s reissue, maybe Monday. For now, I want to share the short we did to introduce this week’s reissue, which I posted in our video section (which I’m trying to introduce).

    Please follow and support LOLGOP Studios Patreon as we consider how to roll out this stuff in coming weeks.

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  • Fridays with Nicole Sandler Show, October 2, 2026


    TIt’s Emptywheel Friday, and Marcy Wheeler came loaded. We start with the new Klan Act lawsuit from Renee Good’s family and the Chicago protesters who are suing over Benny Johnson’s “arrests” that never happened. Then it’s Judge Perry’s hearing in the Broadview case, DOJ’s judicial complaint against Judge Schiltz (Marcy explains why it wouldn’t pass a freshman writing class), Georgia asking DOJ to step into its elections, and the Jack Smith hearing where Amy Klobuchar knew her Midwestern sports. Plus the polling that says Trump voters aren’t telling the truth about 2024, and a plea to help make “loser” stick.

    • 0:00 Intro: the Time interview, bad job numbers
    • 1:00 Chicago protesters sue over Benny Johnson’s Broadview video
    • 3:53 The Renee Good family lawsuits and the Klan Act
    • 10:43 Todd Blanche, the Katie Miller harassment indictment, and demoted FBI officials
    • 13:25 Trump’s Time interview and the AI summit seating chart
    • 16:57 The “morally binding” AI agreement and the executive order
    • 22:11 Selective enforcement, and back to Becca Good
    • 25:20 Blanche’s Minnesota voter arrests and the judicial complaint against Judge Schiltz
    • 34:36 Georgia’s election board asks DOJ to step in
    • 35:08 Broadview: Judge April Perry’s hearing and the homework assignment
    • 46:39 Davy Hearn’s case is dismissed
    • 49:50 Polling: who Trump voters say they voted for, and South Texas
    • 54:10 The map: North Carolina, Georgia, Kansas, Iowa, Mississippi
    • 58:07 Andrew Bailey, Georgia, and the Insurrection Act scenario
    • 1:02:24 Texas, Greg Abbott, and the oil industry’s money
    • 1:05:34 The Jack Smith hearing and the Klobuchar clip
    • 1:11:30 The 8,000 small-donor checks
    • 1:15:31 Speed round: DHS-funded ads, Watergate review, SCOTUS shadow docket, Tennessee execution, South Park
    • 1:23:19 Closing: cementing Trump as a loser

    Find Marcy Wheeler at emptywheel.net; Find Nicole Sandler at nicolesandler.com

    ———————————————

    The Nicole Sandler Show is live weekdays from 3-4pm Eastern/noon-1 Pacific and then available to watch any time at your convenience. We have no paywall, but this show is listener supported, so please help us out if you’re able to.

    Get more info and today’s show notes & news notes at nicolesandler.com, where you can also make a contribution to support this program. And please subscribe to nicolesandler.substack.com to get it all delivered to your inbox.

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  • Jailbreak de la PS5, conférence OpenAI et Facebook de Jordan Bardella– le récap’ tech de la semaine

    Cette semaine, Sony a une nouvelle fois fait parler de lui avec l'annonce de l'upscaling QSSR pour les PS5… mais aussi le jailbreak de sa console, devenu plus simple que jamais. On a aussi beaucoup parlé d'intelligence artificielle et d'OpenAI avec la grande conférence du créateur de ChatGPT, qui a dévoilé les agents IA dots. Enfin, en France, la polémique des publications antisémites de Jordan Bardella sur Facebook a alimenté de nombreuses discussions sur l'enregistrement des données par le groupe Meta.

  • 56k.rip - Expérimentez le web comme en 1996

    56k.rip est un site qui va exciter votre nostalgie d'ancien puisqu'il vous permet de simuler dans votre navigateur une connexion internet par modem de 1996. Vous arrivez sur un faux écran de BIOS, puis direct sur un bureau Windows 95 avec son bouton Démarrer, et ensuite pour aller sur le net, il faut double-cliquer sur l'icône Dial-Up Networking, exactement comme à l'époque !!

    Sur cet "ordi" traîne également un fichier texte qui détaille la procédure en onze étapes, dont l'interdiction absolue de décrocher le téléphone de la cuisine, sinon ça vous déconnectera et faudra tout recommencer !! Argh, ça me rappelle de sales souvenirs ^^ !

    Pour la connexion, le terminal déroulera du ATZ, ATDT 555-0156 et RINGING avant de lâcher un joyeux CONNECT 50666/ARQ avec le son de connexion dégeulasse qui va bien. Et environ 25 secondes plus tard, vous serez sur la page d'accueil de COMETLINK, un fournisseur d'accès fictif.

    Le terminal de connexion

    Et ensuite c'est là que le site fait son truc, puisque chaque page web que vous visitez sera chargée selon un "budget" d'octets lié au débit que vous avez choisi. Dans ma fenêtre de connexion, j'avais le choix entre un modem 28.8 et un modem 56K du coup j'ai pu revivre ce trauma de ma jeunesse ^^.

    Une fois connecté, on peut donc surfer sur un web d'époque en mode simulateur et donc par exemple charger le site de Gary et ses photos de vacances qui mettent de loooongues minutes à s'afficher couche après couche (JPG tu connais...). L'expérience est vraiment réaliste. C'est juste dommage qu'on ne puisse pas aller sur le site de son choix, cela dit.

    La page des photos de Gary en plein chargement

    Après ouiiii, je sais les nerds, y'avait pas de modem 56K en 1996 puisque les premiers sont arrivés vers février 1997 (et la norme V.90 n'a été approuvée officiellement qu'en septembre 1998), mais c'est quand même rigolo d'aller fouiller ce tout petit internet d'époque avec une page sur la pêche, un livre d'or, des petites annonces, la météo et même un article qui explique ce qu'est internet... Il y a aussi du mail, un salon de chat, un démineur et un logiciel de dessin.

    Bref, si vous n'avez pas connu cette époque bénie où les réseaux sociaux n'existaient pas et où Internet prenait son temps (et nous était facturé à la minute), bah ça vaut le coup pour l'expérience !

    Source : Camille Roux sur X

  • Trump says US to send one-time $90 payment to 20m seniors enrolled in Medicare

    President says payments, to be sent in early October, are meant to offset cost of monthly insurance premiums

    Donald ⁠Trump has said the US government will send a one-time $90 payment to more than 20 million Americans enrolled in Medicare, the ⁠health insurance program for ⁠elderly people, ​to help offset the cost of their monthly medical insurance premiums.

    The president said on social media late on Friday that the ⁠payments would come from the Medicare Improvement Fund, which he said was given $2bn by Congress to improve the Medicare fee-for-service program.

    Continue reading...
  • Virtual Mac - Faites tourner macOS sur un iPad (jailbreaké)

    Virtual Mac on iPad est un super projet sous licence libre qui permet de booter un bon vieux macOS dans une machine virtuelle sur... un iPad jailbreaké ! Hé ouais ! Les versions de Monterey à Tahoe sont prises en charge (la 27 étant encore bien bien expérimentale), et vous pouvez ainsi lancer Xcode, le Terminal ou Final Cut Pro, Logic Pro et Pixelmator Pro directement sur votre tablette Apple.

    Côté matos, il faut un iPad Pro M1 ou M2, ou un iPad Air M1 (et ça fonctionne aussi semble-t-il sur les iPhone 14 Pro et 14 Pro Max). Les modèles de 1 To et 2 To, qui embarquent 16 Go de mémoire, sont ceux que les développeurs recommandent et niveau perf apparemment, on est au même niveau que ce qu'on peut obtenir avec VirtualBuddy ou UTM quand ils virtualisent macOS sur un Mac M1 ou M2.

    Pour l'installer, faudra donc jailbreaker l'iPad (avec Dopamine par exemple), puis ajouter dans Sileo le dépôt du projet, dont voici l'adresse et y rechercher l'app Virtual Mac.

    https://nfzerox.github.io/cydia/
    

    Tout le process de jailbreak est décrit dans le readme du projet soit pour iPadOS 15 à 16.3.1 ou pour iPadOS 14 à 14.8.1. Par contre, la variante Dopamine-roothide n'est pas supportée, du coup faudra repasser sur le Dopamine officiel.

    Côté utilisation, avoir un Magic Keyboard n'est pas obligatoire puisque le tactile suffit avec un tap pour cliquer, un tap à 2 doigts pour le clic secondaire et le défilement, sans oublier le clavier virtuel sous l'icône du clavier. En revanche, la connexion à iCloud ou à un compte Apple n'est pas prise en charge, donc pendant la configuration de macOS faudra choisir "Configurer plus tard" et vous vous en passez...

    Maintenant ce projet exige iPadOS 16.3.1 au maximum, parce qu'Apple a retiré dès iPadOS 16.4, son hyperviseur du noyau. Et sans lui malheureusement, le portage vers les versions ultérieures est devenu très compliqué. Voilà donc cette bidouille de Virtual Mac sur iPad c'est avant tout un petit kiff technique réservé aux possesseurs d'iPad resté sur la 16.3.1 ou inférieur, car downgrader semble compliqué pour pas dire impossible.

    Maintenant je tiens à vous rappeler que UTM SE tourne sur iPad sans jailbreak, mais n'a pas de JIT ce qui fait qu'il doit passer par un interpréteur donc c'est beaucoup plus lent. Ça sert donc surtout à faire tourner des systèmes + anciens ou allégés comme DOS ou Alpine Linux.

    Bref, avant de jailbreaker quoi que ce soit comme des petits fifous, regardez bien dans les Réglages quelle version d'iPadOS tourne sur votre iPad pour voir si c'est jouable !

    Source : Tom Dörr sur X

  • L’IA pourrait-elle vraiment provoquer la disparition de l’humanité ? 5 scénarios passés au crible

    Une IA surpuissante pourrait poursuivre ses objectifs au mépris de la survie humaine. Elle pourrait aussi faciliter la création d’armes biologiques ou contribuer au déclenchement d’une guerre nucléaire. Le danger le plus crédible tient peut-être à ses effets sur nos sociétés : chômage, désinformation et divisions politiques.

  • The Broadview 6 Were Selectively Prosecuted


    As the Broadview 6 exonerees have laid out in a number of ways, the underlying dispute that led to the collapse of their case was their request for evidence to support a selective and vindictive prosecution claim, primarily based off the Trump Administration’s overt animus towards Kat Abughazaleh. Abughazaleh twice (one, two) laid that out. Sheri Mecklenburg responded by saying then-defendants were not entitled to the things that would show Trump’s role in the prosecution. Then defendants laid it out in a motion for discovery, and William Hogan responded by claiming such communications did not exist.

    Judge April Perry’s reliance on Hogan’s claim has been the primary focus of questions about candor so far (and will presumably be the focus of her request for more information, which she ordered at Thursday’s hearing).

    The defendants have expressly predicated their theory of vindictive and selective prosecution on external forces having some type of impact on the Chicago-based prosecutors. They stated in writing repeatedly that they are not alleging any animus by the line AUSAs or the Chicago U.S. Attorney’s Office. To the end, the prosecutors agreed to provide evidence of external forces communicating with the Chicago U.S. Attorney’s Office about this case, and they have now said there is no such evidence. There are no White House communications, there are no main justice communications, and I quote, There are no communications of any nature from, to, or with anyone outside of the U.S. Attorney’s Office other than local FBI investigators assigned to the case regarding any investigatory or charging decisions.

    But Judge Perry also made this point about why a selective prosecution claim — a claim based on the fact that prominent Democratic officials were the only ones who had been at the September 26 Broadview protests charged — would fail: Because both the people who were charged and those who were not shared the same views.

    To the extent the defendants’ theory is they were charged because of their political beliefs, everyone on the scene seems to have had the same political beliefs. To the extent they believe they were charged based on the exercising of their First Amendment rights, everyone on the scene seems to have been exercising the same political opinions and the same type of speech. So to the extent that there were some of those people who were uncharged, that is not evidence that your clients were selected because of their political beliefs or their First Amendment speech.

    There’s still an argument that Abughazaleh (and through her, everyone else) was only charged because she spoke out against the ICE goon who drove into her. But that also assumes the moment of selection came in the first decision to charge.

    We now know there was a second prosecutorial decision: Andrew Boutros’ decision, after the case was no-billed on October 9 last year, to try twice more — to keep trying until Kat Abughazaleh was charged in a felony conspiracy. DOJ has claimed that (aside from the September 27 meeting at which a video that is almost certainly Abughazaleh’s was shown) it didn’t speak to Main DOJ about the case until they had decided to charge it. They have not said — though exonerees have asked — whether there were communications after it was no-billed, whether that was why Boutros ordered Mecklenburg to get a rush grand jury transcript that she sent to Boutros but which he pinky swears he never read.

    What abundant evidence shows is that at that point, Boutros treated the Broadview 6 selectively.

    As I noted here, even though Boutros said the question of selective and vindictive prosecution was mooted by the dismissal, he spent five pages in his response addressing the topic. As part of it, he argued that no matter whether you think this case sucks, he had publicly and “vigorously prosecut[ed] those who seek to obstruct or impede federal employees and property.”

    Furthermore, whatever one’s views about the filing of charges in this case, the United States Attorney appeared in Court and offered his detailed rationale for authorizing the charges, including his legal thinking on enforcement of § 111 in this and future cases, including where other federal officials and employees might be victims. R. 187 at 57-58.13 The United States Attorney’s public position on vigorously prosecuting those who seek to obstruct or impede federal employees and property was well established when charges were filed, as evidenced by the many criminal cases the U.S. Attorney’s Office has brought involving those federal interests, and where applicable, his public comments in connection with those cases, and in particular, his October 4, 2025, statement. That view was shared by seven federal law enforcement leaders, including the then-Special Agent in Charge of the FBI, the leading investigative agency on this prosecution, all of whom joined the United States Attorney in issuing the October 4 statement.

    13 The United States Attorney’s Office has charged—both before and after former Defendants’ case— numerous instances of alleged harm to federal law enforcement officers and employees, federal property, and other federal interests. See, e.g., United States v. Brzowski, No. 1:25-cr-589 (N.D. Ill. Sept. 18, 2025) (forging judges’ signatures); United States v. Santoyo, No. 1:25-cr-422 (N.D. Ill. July 25, 2025) (dangerous weapon possession after standoff in federal courthouse); United States v. Lake, No. 1:26-cr-221 (N.D. Ill. May 11, 2026) (felon in possession of firearm in Dirksen building); United States v. Reyes, No. 1:26-cr248 (N.D. Ill. May 20, 2026) (running car into federal agent’s car); United States v. Gomez, No. 1:25-cr735 (N.D. Ill. Nov. 13, 2025) (unlawfully possessing a firearm and shooting it near federal law enforcement officer).

    To substantiate that, a footnote describes a case from July 2025 (before ICE invaded), a case charged on September 18, 2025 about conduct dating to 2023, a case involving a shooting while CBP officers were present charged in November 2025, and two cases charged in 2025 (one of which — Reyes — pertains to events that occurred during the ICE invasion in 2025). Just two of these, Reyes and Gomez, involve conduct alleging resisting an ICE or CBP goon during the invasion last fall.

    What Boutros doesn’t mention are the 25 other people charged during that period. For good reason! Virtually all of those cases also fell apart, just like the Broadview 6 case did.

    But they fell apart differently than Broadview 6. And that’s where the decision after October 9, the decision to keep trying to indict it, should come under scrutiny. On September 27, the same day (we belatedly learned) Main DOJ and Chicago and one other US Attorney’s office were discussing — among other things — the protest from the day before, Greg Bovino rolled into Broadview and caused a “shitshow,” leading to what DHS claimed were arrests of 11 people. Only five of those people were charged.

    But by October 9, four of those cases had been dismissed, including the charges against Ray Collins and Jocelyne Robledo, who were no-billed on October 7 (by a Tuesday grand jury, so a different one than the one that indicted the Broadview 6), and Hubert Mazur, who was initially charged for being pushed by a Border Patrol Officer after which both he and the Border Patrol Officer fell to the ground.

    On November 20, Boutros dismissed the last of those cases after the defendant threatened to call Greg Bovino as a witness. All five cases charged based on conduct the day after the Broadview 6 protest fell apart.

    At a hearing on October 8 after the government moved to dismiss the case against Mazur — the day before Sheri Mecklenburg first tried to indict the Broadview 6 for contact initiated, as with Mazur, by the DHS goon — DOJ explained that once they reviewed more bodyworn camera footage of what happened, they decided not to charge Mazur with assault for being pushed by a DHS goon.

    The government provided additional basis for its motion, noting that the government’s review, after defendant’s arrest, of additional body-worn camera video evidence caused the government to decide not to file an information in this case, in which the compliant charged the case as a misdemeanor.

    In his order dismissing that last charge from September 27, Magistrate Judge Gabriel Fuentes (who had been on duty on September 27) described how all five cases charged that day fell apart.

    Examining more closely the five September 27 Broadview criminal arrest cases, all of which came before the undersigned magistrate judge, the Court notes the following facts:

    1) The initial complaints charged four (Collins, Robledo, Ivery, and Briggs) of the foregoing five persons with felony violations of Section 111(a). Only the complaint against Mazur was filed as a misdemeanor.

    2) With today’s dismissal of the Briggs criminal information, none of these cases remains pending today – all have been dismissed.

    3) As the docket entries reflect in all five of the cases, the undersigned magistrate judge obtained a sworn statement from the affiants in each affidavit, at the time of complaint issuance, that not only were the affidavit allegations true, but that video evidence of the encounters existed, that the affiants had reviewed the video evidence, and that the video evidence corroborated the version of events set forth in the affidavits. Mazur (D.E. 11); Collins/Robledo (D.E. 26); Ivery (D.E. 13); and Briggs (D.E. 14).

    [snip]

    Importantly, nothing in this order should be construed as scolding the government for dismissing in these cases. Dismissing appears to be the responsible thing for the government to have done, in light of the government’s judgment and discretion. But the Court cannot help but note just how unusual and possibly unprecedented it is for the U.S. Attorney’s Office in this district to charge so hastily that it either could not obtain the indictment in the grand jury or was forced to dismiss upon a conclusion that the case is not provable, in repeated cases of a similar nature. Federal arrest brings federal detention, even for a short time. It brings the need to obtain counsel, to appear at court hearings, to answer the charges (as Briggs did in this case, pleading not guilty), and to prepare for trial (as Briggs also has had to do in this case). Being charged with a federal felony, even if it is later reduced to a misdemeanor, is no walk in the park.

    In the very same period where Boutros ordered Sheri Mecklenburg to try three times to charge Kat Abughazaleh and others with a felony, he was dismissing cases, based in part on additional video review or after the grand jury refused to indict. Importantly, in those other cases, DOJ did the additional BWC review.

    Yet in the Broadview 6 case, when grand jurors asked what the local cops had seen on October 16, Mecklenburg didn’t chase such footage down. She instead told them, falsely, that there were no cops present.

    GRAND JUROR: Who took the videos? What’s the source of these videos?

    MS. MECKLENBURG: This video is from Ms. Abagazala’s social media.

    MR. SKIBA: Yeah. So some were like a Twitter, an Instagram. Some were, I believe, You Tube. This was all civilians taking photos.

    MS. MECKLENBURG: Yeah. No law enforcement was out there, so they didn’t take any video.

    Once Mecklenburg did chase down that video, it showed that the people she had charged with felony conspiracy had walked away after a DHS goon, as happened with Mazur and many others, initiated contact. That’s likely what led DOJ to drop the charges against Kat Sharp and Joselyn Walsh in March.

    In any case, by the time Mecklenburg falsely claimed there were no cops and therefore no bodyworn footage, Boutros had already made that second decision, to keep trying for that felony.

    In every other case, Boutros reviewed a shitty claim and dropped it.

    In this case — the one targeting someone the White House had targeted personally — he did not.

    In the hearing on Thursday, Judge Perry asked when the communications with Main DOJ about the case transpired. Nate Whalen, attempting to stave off further investigation, stonewalled.

    U.S. District Judge questions the feds about outside communications about the case.

    Assistant U.S. Attorney Nathaniel Whalen quibbles on whether there are relevant communications, which prompts many smiles on the defense side of the courtroom. Defendants had pressed for communications with the White House and Justice Department headquarters.

    Whalen indicates there were communications outside the U.S. attorney’s office after a charging decision was made.

    Perry tries to pin down when that was. Whalen tells her the feds tried to clarify that in a brief, and Perry’s eyes go wide. She also tells Whalen that a footnote he’s been pointing to “is a mess.”

    Judge Perry is going to give the Feds questions she demands they answer under oath, under penalty of perjury. Ostensibly, she will use them to decide whether to appoint a prosecutor who could put them in jail — but she may learn enough to hold them in criminal contempt right there.

    And one of those questions will likely pertain to why the Broadview 6 case got treated differently, last fall, than all the other frivolous cases that Boutros was willing to dismiss within days.

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  • À Clermont-Ferrand, un espace culturel emblématique victime de l’alternance municipale

    Interpellé en conseil municipal sur le gel pour 2027 des activités du Lieu-Dit, le maire Les Républicains de Clermont-Ferrand, Julien Bony, a confirmé une interruption le temps de réfléchir à une offre qui réponde aux «nouvelles orientations» de la municipalité.
  • Des cinémas se mobilisent après l’effacement par un maire d’extrême droite du nom d’un réalisateur engagé

    L’édile d’Elne, dans les Pyrénées-Orientales, a justifié sa décision de débaptiser le cinéma René-Vautier de la ville par son souhait de «ne pas politiser la culture». «Oui, la culture est un choix politique», lui ont répondu vendredi une dizaine d’organisations de professionnels du cinéma.
  • When is the right time to compare US politics to the Nazi era? This expert on Christian nationalism says: now

    Robert P Jones argues that declining white Christian influence has fuelled an alliance with Trump, and warns it is reshaping US democracy

    The lawyer Mike Godwin famously came up with the “law” that, as an online discussion grows longer, the probability of a comparison involving Nazis or Hitler approaches one (or 100%).

    Robert P Jones thought long and hard about whether to go there in his latest book. But the more he studied US demographic numbers, considered the rise of Christian nationalism and heard Donald Trump use the language of racial purity, he found the conclusion inescapable. “This is our 1933,” he writes.

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  • « T'as beau être élu, t'es une merde comme les autres » : en marge des blocages des lycées, des policiers prennent à partie des élus locaux

    Pour intervenir, les pompiers ont besoin que le passage soit libéré. Alors l'élu et des enseignants tentent de communiquer avec les unités de police (appartenant visiblement aux CDI ou CSI) déployées en marge du blocage, pour assurer le retrait en bon ordre des adolescents. Les policiers, eux, décident de charger sans attendre. Peut-être en raison d'un malentendu ? L'un d'eux lâche "de toute façon, on va passer", alors que la conversation visait justement à dégager le passage. Source: Dans la presse
  • Gemini ajoute des paramètres UTM à ses liens : le trafic IA de Google enfin mesurable ?

    Ce qu'il faut retenir :

    • Google Gemini ajoute désormais des paramètres UTM à ses liens sortants, un changement repéré sur Reddit fin septembre 2026 et constaté par John Mueller, sans documentation officielle de Google à ce stade.
    • Selon un utilisateur de Reddit, le référent de Gemini ne serait transmis que dans environ 9 % des cas depuis l'application mobile, ce qui envoyait une grande partie de ce trafic dans le canal « direct » de GA4.
    • Contrairement au référent, un paramètre UTM résiste aux navigateurs intégrés des applications et apparaît dans les logs serveur, ce qui fiabilise l'attribution du trafic venu de Gemini.
    • Les SEO peuvent désormais isoler le trafic Gemini, le comparer à celui de ChatGPT ou de la recherche classique, et justifier chiffres à l'appui les ressources consacrées au GEO.

    Un utilisateur de Reddit repère des UTM dans les liens de Gemini

    L'information est partie de Reddit. Un utilisateur y a signalé que Gemini ajoutait des paramètres UTM aux liens présents dans ses réponses, un changement qu'il datait d'environ 24 heures et qu'il rapprochait de la pratique déjà en place chez ChatGPT. Le fil a été relayé par Roger Montti dans un article publié le 1er octobre 2026 sur Search Engine Journal.

    Pour rappel, les paramètres UTM (Urchin Tracking Module) sont des balises ajoutées à la fin d'une URL, comme utm_source ou utm_medium. Ils indiquent explicitement aux outils d'analytics d'où provient une visite, indépendamment des informations transmises par le navigateur.

    Google n'a publié aucune annonce ni documentation sur ce changement.

    John Mueller constate le changement et s'interroge sur le référent

    John Mueller, Search Advocate chez Google, a réagi dans le fil. Il a indiqué observer lui aussi les UTM, tout en se demandant pourquoi ils étaient nécessaires. Selon lui, Gemini transmettait déjà un référent (l'information « referrer » qui indique au site de destination la page d'origine du clic), ce qui devait permettre de suivre ce trafic.

    Il faut noter que cette réaction relève du constat, pas d'une confirmation officielle de Google sur le fonctionnement du dispositif. John Mueller n'a donné aucune précision sur les conditions de déclenchement des UTM.

    Le référent de Gemini se perd sur mobile, selon un utilisateur

    La réponse la plus détaillée est venue d'un utilisateur identifié sous le pseudonyme CrawlWarden. D'après lui, le référent existe bien, mais il ne survit pour l'essentiel que sur la version web desktop de Gemini. Ses observations sont les suivantes :

    • Application mobile Gemini : le référent ne serait transmis que dans environ 9 % des cas.
    • Invocations de l'assistant sur Android : le référent serait totalement supprimé.
    • Conséquence dans GA4 : une part importante de ce trafic se retrouverait classée en « direct » plutôt que dans le canal dédié aux assistants IA.

    Important : ces chiffres sont déclaratifs. Ils proviennent d'un utilisateur anonyme, sans méthodologie publiée ni données reproductibles.

    CrawlWarden souligne aussi l'avantage technique de l'UTM : il survit aux webviews intégrées aux applications (les navigateurs embarqués qui ouvrent un lien sans passer par Chrome ou Safari) et apparaît dans les logs serveur bruts. C'est ce qui donne au changement plus de portée qu'il n'y paraît, même si un référent existait déjà.

    John Mueller a répondu qu'il transmettrait volontiers à l'équipe concernée toute information reproductible sur la perte du référent. Il a ajouté qu'il serait souhaitable de conserver ce référent en plus du marquage UTM.

    Le canal « direct » masquait une partie du trafic IA

    Le problème soulevé dépasse Gemini. Dans GA4 comme dans la plupart des outils d'analytics, le canal « direct » sert de catégorie par défaut : une visite y est rangée lorsqu'aucun référent ni aucun paramètre UTM ne permet de la rattacher à une source.

    Autrement dit, tant que le référent disparaissait, le trafic envoyé par Gemini depuis mobile se mélangeait aux saisies d'URL, aux favoris et à d'autres visites non attribuées. Impossible, dans ces conditions, de savoir précisément ce que l'assistant de Google apportait à un site.

    Le contexte rend ce manque de visibilité d'autant plus sensible. Comme le rappelle Roger Montti, l'ajout intervient alors que la frustration monte face à la baisse du trafic envoyé par Google Search, attribuée au déploiement de la recherche IA et de Gemini. Un constat pas forcément partagé par Google, comme l'a récemment rappelé Nick Fox dans une interview.

    Les conditions de déclenchement encore inconnues

    Une question reste ouverte : dans quels cas Gemini ajoute-t-il ces UTM ? ChatGPT, de son côté, n'en ajoute qu'aux liens issus de réponses s'appuyant sur des sources web, et non à ceux qui découlent de ses données d'entraînement (les connaissances dites paramétriques du modèle).

    Pour Gemini, rien n'est documenté. Roger Montti suppose que les UTM pourraient apparaître lorsque l'assistant présente une réponse qui renvoie directement à un site, sans pouvoir l'affirmer. Tant que Google ne précise pas ce comportement, une partie du trafic Gemini pourrait donc continuer à échapper à l'attribution, et la part captée par les UTM reste à mesurer site par site.

    L’article "Gemini ajoute des paramètres UTM à ses liens : le trafic IA de Google enfin mesurable ?" a été publié sur le site Abondance.

  • Pete Hegseth just took his personal crusade to a new level | Arwa Mahdawi

    The US defense secretary who hates ‘beardos, weirdos and wimps’ has announced an Office of Religious Affairs at the Pentagon

    Apart from money and McDonald’s, there’s nothing Donald Trump seems to love more than a “big, beautiful” wall. The government is currently spending billions of taxpayer dollars to fulfill the president’s fantasy of lining the US-Mexico border with 30ft steel bollard walls and high-tech surveillance.

    What the Trump administration is apparently not so keen on is the wall of separation between church and state. While the president may hawk bibles as a side hustle, he is not exactly devout; he serves only mammon. The top levels of his government, however, are stuffed full of religious fanatics who appear hellbent on remaking the country as a Christian theocracy.

    Arwa Mahdawi is a Guardian columnist

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