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  • « L’humain doit garder le contrôle » : Thales renforce son offre de cybersécurité face aux agents IA et aux attaques automatisées

    « L’humain doit garder le contrôle ». Lors du Thales Cyber Summit, qui s’est tenu le 1er octobre, le mois dédié à la sensibilisation à la sécurité informatique, Patrice Caine a posé la ligne directrice de l’entreprise face au développement de l’intelligence artificielle. Le PDG estime cette formulation désormais plus adaptée que le traditionnel « Human-in-the-loop ». Le sujet concerne autant les recommandations produites par les systèmes que les actions confiées aux agents IA.

  • Eaux polluées, dissimulation de preuves… Qui est Syngenta, le géant des pesticides au centre de la manifestation du 3 octobre dans l’Eure ?

    Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), 2009. Les manifestant·es passeront à proximité du site de Syngenta, samedi. © Francis Cormon/Hemis via AFP

    Cette marche pourrait être l’une des «mobilisations majeures de la rentrée», selon Thomas Gibert, porte-parole du syndicat agricole Confédération paysanne. Ce samedi 3 octobre, son organisation appelle, aux côtés de Cancer colère, du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest (CSVPO) et des Soulèvements de la Terre, à manifester à Saint-Pierre-la-Garenne (Eure) «pour dénoncer les ravages de l’industrie agrochimique».

    Le lieu n’a pas été choisi au hasard : la commune normande abrite l’un des sites de fabrication de pesticides de Syngenta. Peu connu du grand public, ce géant de l’agrochimie présent dans 90 pays et dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 28,4 milliards de dollars (25,3 milliards d’euros) en 2025 est pourtant le premier vendeur mondial de pesticides, devant Bayer (qui a racheté Monsanto en 2018). «Nous souhaitons obtenir la mise à l’arrêt de ce site majeur, emblématique de l’impunité dont bénéficient les multinationales qui nous empoisonnent», insistent les organisateur·ices de la marche. Mais qui est vraiment Syngenta, cet industriel d’origine suisse, racheté par le groupe chinois ChemChina en 2017 et qui emploie 28 000 salarié·es dans le monde entier ? Quels pesticides commercialise-t-il et dans quels scandales est-il impliqué ? Tour d’horizon.

     Produire des pesticides très dangereux et les exporter à l’autre bout de la planète

    Produire des pesticides dangereux interdits en Europe, pour les exporter vers des pays à revenus faibles ou intermédiaires, où leur usage est encore autorisé. Cette pratique, que la géographe brésilienne Larissa Mies Bombardi a théorisée sous le nom de «colonialisme chimique», rapporte gros à Syngenta.

    En 2019, après avoir enquêté plusieurs mois sur le marché des pesticides, l’ONG Public Eye a montré que le géant de l’agrochimie avait engrangé en 2017 quelque 3,9 milliards de dollars (environ 3,5 milliards d’euros) grâce à la vente de pesticides «extrêmement dangereux», selon une classification de l’ONG PAN Europe. Cela représentait plus de 40% de ses ventes cette année-là et environ 400 000 tonnes de substances.

    Le Brésil était son premier marché, mais l’entreprise vendait également ses pesticides à l’Argentine, à la Chine, au Paraguay, au Mexique, à l’Inde, au Vietnam, aux Philippines, à l’Équateur, à la Colombie, au Kenya et au Ghana.

    En 2025, au Brésil, 9 729 victimes d’intoxications aux pesticides ont été dénombrées, le pire bilan depuis 2015, selon les données du ministère de la santé, analysées par le média local Repórter Brasil. Sans que ces chiffres puissent être attribués aux seuls produits de Syngenta, ils illustrent les conséquences sanitaires de l’exposition croissante aux pesticides dans le pays.

    Pollution des eaux souterraines à proximité de son usine normande

    Il n’y a pas que les sols brésiliens que Syngenta contamine. La Normandie subit aussi les ravages de la firme. C’est ce qu’a révélé, en février 2025, l’émission d’investigation «Vert de Rage», sur France 5, en partenariat avec les ONG Public Eye et Unearthed.

    Après avoir effectué des prélèvements dans les nappes souterraines autour de l’usine de Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), l’équipe composée de journalistes, activistes et chercheur·ses a détecté la présence de six pesticides interdits.

    Parmi eux, le thiaméthoxame, un insecticide interdit depuis 2018 en France pour sa toxicité, retrouvé à une concentration supérieure de près de 50% à la norme de qualité de l’eau. Mais aussi des résidus d’atrazine, un herbicide interdit depuis 2004. Contactée à l’époque par Le Monde, Syngenta avait indiqué «avoir connaissance depuis 2003 de la présence de résidus de substances actives dans les sols du site normand et mettre en œuvre des actions pour réduire leurs concentrations dans les eaux souterraines».

     Dissimulation de preuves sur les dangers du Paraquat

    Une simple cuillère de cette substance suffit à provoquer la mort. Le Paraquat, puissant herbicide commercialisé par Syngenta depuis les années 1970, interdit en Europe depuis 2007, donne du fil à retordre à la firme.

    Non pas à cause des suicides auxquels le paraquat a servi depuis sa commercialisation. Mais parce qu’il est fortement soupçonné d’être associé à la maladie de Parkinson. Aux États-Unis, l’un des rares pays où la substance est encore autorisée, l’incidence de la maladie augmente continuellement. Et des milliers de personnes atteintes sont engagées dans des procès contre la firme, attribuant leur maladie à une exposition prolongée à la substance.

    Syngenta a toujours maintenu qu’aucun lien de causalité n’était établi scientifiquement entre le paraquat et cette maladie. Notamment, selon ses explications, parce que la substance «ne franchit pas facilement la barrière hématoencéphalique, et donc n’affecte pas les cellules cérébrales». Une affirmation à apprécier, toutefois, à la lumière des révélations du Guardian en 2022.

    Après avoir analysé des documents internes à l’entreprise, le quotidien britannique a montré, en partenariat avec le média d’investigation The New Lede, que Syngenta avait connaissance, au moins depuis les années 1960 et 1970, de la toxicité de son insecticide phare sur le système nerveux central. Des données que le géant de la chimie s’est toujours gardé de transmettre aux autorités de réglementation, tout en mettant en doute la validité de résultats similaires publiés par des scientifiques indépendants.

    Pourquoi une telle dissimulation de preuves ? «Un document de Syngenta daté de 2003 présente le paraquat comme un “produit phare” qui doit être défendu “vigoureusement” afin de protéger des ventes mondiales annuelles estimées à plus de 400 millions de dollars», soit près de 356 millions d’euros, expliquaient à l’époque les deux journalistes à l’origine des révélations.

     Soupçons d’activité illégale en Cisjordanie occupée

    Quel rôle joue aujourd’hui Syngenta dans la colonisation de la Cisjordanie par Israël ? Peu d’informations publiques sont disponibles sur le sujet. Mais le 30 septembre dernier, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a publié une liste de 61 entreprises opérant sur les terres coloniales de Cisjordanie, et dont l’activité est considérée comme illégale. Parmi elles : l’agence de voyage Expedia, Airbnb, mais surtout Adama, un fabricant israélien de pesticides, membre du groupe… Syngenta.

    Les raisons qui justifient cette inscription n’ont pas été précisées par le Haut-Commissariat des Nations unies, car «confidentielles», d’après Reuters. Des travaux du centre de recherche israélien Who profits, en 2020, ont toutefois fait la lumière sur les nombreuses expérimentations de pesticides menées à l’époque par la firme dans la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée, et dans le Golan syrien occupé. Ces tests visaient notamment à évaluer la toxicité de l’un de ses «nématicides» – des substances qui détruisent les nématodes, de petits vers du sol qui s’attaquent aux racines des plantes.

     Son ancien patron appelait à abandonner l’agriculture biologique

    Quelle solution pour faire face à la menace d’une crise alimentaire mondiale ? «Abandonner l’agriculture biologique.» Voilà une couleuvre que l’ancien patron de Syngenta, Erik Fyrwald, aurait bien voulu nous faire avaler. Sa saillie remonte au 8 mai 2022, dans une interview accordée au média suisse NZZ.

    Celui qui était à l’époque à la tête de cet empire de l’agrochimie affirmait que «les rendements de l’agriculture biologique [pouvaient] être jusqu’à 50% inférieurs, selon les produits», et que «la conséquence indirecte [est] que des gens meurent de faim en Afrique». D’après lui, le bio «nuit au climat», car la pratique nécessiterait un labour important, ce qui émet du dioxyde de carbone (CO2).

    Des allégations contredites par la science, qui a démontré que l’agriculture sans pesticides était en mesure de nourrir l’humanité – notamment dans une récente étude de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Et qu’à l’inverse, l’agriculture conventionnelle, en recourant massivement aux engrais azotés, contribuait à aggraver la crise climatique.

     Son produit phare, l’atrazine, contamine les cours d’eau aux États-Unis

    C’est une substance interdite en Europe depuis 2004, mais toujours massivement épandue aux États-Unis. L’atrazine, l’un des herbicides phares de Syngenta, contamine près d’un quart des cours d’eau des États-Unis à des concentrations susceptibles de nuire à la faune et de menacer la santé humaine. C’est ce qu’a révélé, le 28 septembre, une analyse des données fédérales réalisée par le Center for biological diversity.

    Cette pollution, désormais diffuse dans le pays, aurait-elle pu être évitée ? Les effets toxiques de l’atrazine, principalement utilisée sur le maïs, la canne à sucre et le sorgho, sont documentés depuis près de vingt ans. Dès les années 2000, des travaux ont mis en évidence ses effets de perturbation endocrinienne et ses impacts sur la reproduction des amphibiens. Chez l’humain, plusieurs études ont associé l’exposition à l’atrazine à des troubles du développement du fœtus et de la reproduction. En novembre 2025, le Centre international de recherche sur le cancer l’a classée comme «probablement cancérogène pour l’Homme».

    Malgré ce faisceau de preuves, Syngenta continue de la commercialiser. Le marché étatsunien est très lucratif pour la firme : l’atrazine reste le deuxième pesticide le plus utilisé dans le pays, avec près de 32 000 tonnes épandues chaque année sur les terres agricoles locales, selon le Guardian.

  • Lycées bloqués : Laurent Nunez remercie « l'action des forces de sécurité intérieure »

  • Contenus IA : Google juge désormais « critique » la relecture humaine avant toute publication

    Ce qu'il faut retenir :

    • Le 1er octobre 2026, Google a modifié sa page d'aide sur les contenus générés par IA pour qualifier de « critique » la vérification factuelle et la relecture manuelle de tous ces contenus avant publication.
    • Google justifie cette consigne par le fonctionnement des modèles génératifs, qui prédisent une suite de mots probable au lieu de récupérer des faits, et peuvent donc produire des erreurs appelées hallucinations.
    • Google présente la mise à jour comme un alignement sur ses présentations aux événements développeurs.
    • La relecture doit couvrir le texte comme les métadonnées : balises title, meta descriptions, données structurées et textes alternatifs des images, qui peuvent s'afficher dans les résultats.

    Google juge « critique » la vérification manuelle des contenus IA

    La page concernée s'intitule « Google Search's guidance on using generative AI content on your website » et figure dans la documentation Search Central, rubrique des fondamentaux de l'IA générative. Elle a été mise à jour le 1er octobre 2026, comme l'indique le journal des modifications de Google. Barry Schwartz l'a repérée le soir même sur Search Engine Roundtable, en publiant une capture qui surligne les passages ajoutés.

    Les passages ajoutés sont surlignés - Source : Search Engine Roundtable

    La section « Focus on accuracy, quality, and relevance » contient désormais une phrase sans ambiguïté. Selon Google, il est « critique » de vérifier manuellement les faits et de relire tous les contenus générés par IA, pour leur exactitude et leur fiabilité, avant de les publier. Comme souligné par Barry Schwartz, Google emploie rarement le terme « critique » dans sa documentation Search.

    Le cadre général de la page reste le même. Google y décrit toujours l'IA générative comme utile pour documenter un sujet ou structurer un contenu original. Il rappelle aussi que générer de nombreuses pages sans valeur ajoutée pour l'utilisateur peut enfreindre sa politique sur le « scaled content abuse » (c'est-à-dire la production de contenus en masse dans le but principal de manipuler le classement, quelle que soit la méthode de production).

    Les hallucinations sont la justification avancée par Google

    Google explique sa position par le fonctionnement même des modèles de langage. D'après la documentation, ces modèles ne récupèrent pas de faits : ils prédisent une suite de mots probable à partir de leurs données d'entraînement. Leurs productions peuvent donc contenir des inexactitudes, que Google désigne sous le terme d'hallucinations.

    Pour rappel, on parle d'hallucination lorsqu'un modèle génère une information fausse présentée avec assurance : un chiffre inventé, une date erronée, une citation attribuée à la mauvaise personne ou une source qui n'existe pas. Le risque est d'autant plus élevé que le texte produit est fluide et ne trahit pas l'erreur.

    La consigne porte sur « tous » les contenus générés par IA. Google ne précise en revanche ni méthode de vérification, ni niveau de contrôle attendu, ni seuil au-delà duquel un contenu serait considéré comme insuffisamment relu.

    Les métadonnées et les données structurées entrent dans le périmètre

    La documentation étend explicitement cette relecture aux métadonnées susceptibles d'apparaître dans les résultats de recherche. Elle cite quatre éléments :

    • Balise title : le titre de la page, souvent repris comme lien bleu dans les résultats.
    • Meta description : le résumé pouvant servir de snippet.
    • Données structurées : le balisage (Schema.org, en JSON-LD le plus souvent) qui aide Google à comprendre le contenu et peut déclencher des résultats enrichis.
    • Textes alternatifs des images : l'attribut alt qui décrit une image.

    Pour les données structurées, Google ajoute qu'il faut respecter les consignes générales, les règles propres à chaque fonctionnalité de recherche, et valider le balisage pour rester éligible. La page recommande aussi de donner du contexte au lecteur sur la façon dont un contenu a été produit lorsqu'il est généré automatiquement, par exemple en expliquant le rôle de l'automatisation.

    Côté e-commerce, la documentation renvoie aux règles de Google Merchant Center. Les images générées par IA doivent y porter la métadonnée IPTC DigitalSourceType avec la valeur TrainedAlgorithmicMedia (pour rappel, l'IPTC est un standard de métadonnées pour les images), et les titres ou descriptions de produits générés par IA doivent être fournis séparément et signalés comme tels.

    Google parle d'une mise en cohérence documentaire

    Dans son journal des mises à jour de la documentation Search, Google décrit le changement en deux lignes. Il indique avoir enrichi le guide avec des informations issues des Search Quality Raters Guidelines. Il justifie la modification par la volonté de synchroniser sa documentation avec les présentations utilisées lors de ses événements développeurs.

    Pour rappel, les Quality Raters Guidelines sont les consignes remises aux évaluateurs humains qui notent la qualité des résultats de recherche. La page mise à jour renvoie à deux sections précises de ce document :

    • La section 4.6.5, sur l'évaluation du scaled content abuse,
    • Et la section 4.6.6, sur les contenus principaux créés avec peu d'effort, peu d'originalité et peu de valeur ajoutée

    Google précise que ces évaluations servent à mesurer la performance de ses systèmes de classement et n'influencent pas directement le positionnement.

    La spam update de septembre 2026 alimente les interprétations

    Le calendrier de cette modification ne semble pas neutre. Google a annoncé la spam update de septembre 2026 le 24 septembre. Google a indiqué au média que ce déploiement durerait environ deux semaines. Est-ce que cette mise à jour cible spécifiquement les contenus IA non vérifiés, comme le pensent certains experts ? Une hypothèse impossible à vérifier pour le moment. Google n'a par ailleurs établi aucun lien officiel entre la modification de sa documentation et la spam update en cours de déploiement.

    Ce que l'on peut dire toutefois est que ce durcissement s'inscrit dans une série de prises de position de la firme de Mountain View. Google a introduit sa politique sur le scaled content abuse le 5 mars 2024. Le 15 mai 2026, il a précisé que ses règles anti-spam s'appliquent aussi aux réponses générées par IA dans Google Search, le jour même où il publiait un guide sur l'optimisation pour ses fonctionnalités d'IA générative.

    Qu'est-ce que ça change pour la création de contenu ?

    A noter que la documentation de Google n'interdit pas l'IA générative et ne pénalise pas un contenu au seul motif qu'il a été produit avec elle. Elle pose en revanche une attente explicite : un humain doit vérifier ce qui est publié. Pour une équipe qui industrialise sa production, plusieurs postes sont concernés :

    • Vérification factuelle : chiffres, dates, noms et citations sont à contrôler sur la source primaire, pas sur la sortie du modèle.
    • Métadonnées : les title, meta descriptions et attributs alt générés en masse entrent désormais clairement dans le périmètre de relecture.
    • Données structurées : le balisage produit automatiquement doit être conforme aux règles de chaque fonctionnalité et validé.
    • Transparence : Google suggère d'indiquer au lecteur comment l'automatisation a été utilisée, lorsque c'est pertinent pour l'audience.
    • E-commerce : les images et fiches produits générées par IA doivent être signalées selon les règles de Merchant Center.

    Reste que Google ne dit pas comment ses systèmes distingueraient un contenu relu d'un contenu publié tel quel. Les premières observations de la spam update ne permettent pas de trancher la question. Le consultant Glenn Gabe a relevé le 1er octobre sur X que les traductions automatiques de Reddit regagnaient de la visibilité dans plusieurs pays, dont la France, après avoir chuté lors des mises à jour de mai et juin 2026. Il rappelle que Google tolère la traduction par IA si le contenu est de qualité, sans savoir si ce retour relève d'un ajustement délibéré.

    L’article "Contenus IA : Google juge désormais « critique » la relecture humaine avant toute publication" a été publié sur le site Abondance.

  • Terrorisme d’État ? À Troyes, la police fonce en voiture sur des lycéens

    À Troyes, la police a innové dans la sauvagerie contre le mouvement lycéen : une attaque à la voiture bélier. Ni plus ni moins.

    L’article Terrorisme d’État ? À Troyes, la police fonce en voiture sur des lycéens est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • Minister denies UK faces diesel shortage after Trump threatens to ban exports

    In effort to avoid panic at pumps, Keir Mather insists supply of fuel to Britain is ‘inherently resilient’

    The government has sought to avert panic at the pumps, insisting that the UK is not facing a diesel shortage after Donald Trump threatened to cut off US supplies of the fuel.

    The transport minister Keir Mather said on Friday that the UK has a wide range of sources of the fuel and is in talks with other European countries over the potential release of emergency diesel stockpiles.

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  • Des salariés de la chimie, des riverains d'usines, des agriculteurs et des malades du cancer s'unissent contre les pesticides

  • Les nouveaux AirPods 5 avec réduction de bruit sont déjà bradés sur Amazon

    [Deal du jour] Deux semaines après leur sortie, les AirPods 5 passent à 119 € sur Amazon, au lieu de 149 €. La version avec boîtier de charge sans fil descend à 139 € au lieu de 169 €. Dans les deux cas, la réduction active du bruit est incluse.

  • Usines, stations d'épuration, décharges : les « gens du voyage » malades de l'implantation des aires d'accueil

    Aires d'accueil polluées, espérance de vie réduite et arguments écolos détournés : l'auteur et juriste William Acker pointe le racisme environnemental que subissent les « gens du voyage ».
    Juriste et auteur, William Acker est issu des communautés dites des « gens du voyage ». Après un premier livre en 2021, qui montrait que les aires d'accueil sont majoritairement implantées près de sites pollués, il publie Racisme environnemental. Penser la convergence depuis la lutte contre (…)

    Lire la suite - Entretien / Social
  • « On est des cibles faciles » : à Tours, les lycéens mobilisés après la blessure de Maël

    Au lendemain de la grave blessure à l’œil de Maël, 16 ans, devant le lycée Balzac, la mobilisation ne faiblit pas à Tours. Ce jeudi 1ᵉʳ octobre, des lycéens se sont de nouveau rassemblés devant plusieurs établissements pour dénoncer les violences policières et réclamer davantage de moyens pour leurs lycées.

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  • Cette IA a discuté avec eux en visio : près de la moitié l’ont prise pour un humain

    Tavus a présenté ce jeudi 1er octobre une IA capable de dialoguer en visioconférence et de réagir aux gestes comme aux silences. Dans un test mené par l’entreprise, près de la moitié des participants ont cru parler à un humain après une minute d’échange.

  • Messages antisémites de Jordan Bardella : comment Mediapart a récupéré des données supprimées auprès de Facebook

    En plus de captures d'écran d'une conversation avec un utilisateur qui n'existe plus (et que l'on suppose être Jordan Bardella), Mediapart a récupéré des archives Facebook auprès de Meta pour prouver l'authenticité des captures d'écran et des messages antisémites. Une possibilité aujourd’hui garantie et encadrée en Europe par le RGPD, le règlement européen sur les données personnelles qui permet à un utilisateur de réclamer toutes les données de son propre compte, y compris celles qui impliquent un utilisateur qui n'existe plus.

  • Permanence d'accueil pour personnes trans et T-Time

    Permanence d’auto support entre personnes trans, non binaires ou en questionnement et T-time (avec atelier badge !)
  • Affaire Bardella: Marine Le Pen silencieuse, le RN dans le déni, le reste du monde politique a compris

    Après la révélation des documents appuyant notre enquête sur les écrits antisémites de l’actuel président du Rassemblement national, le parti d’extrême droite maintient ses dénégations jusqu’à l’absurde. De la droite à la gauche, en revanche, les derniers doutes sont levés.
  • La retraite par capitalisation est-elle obligatoire pour les fonctionnaires, comme le dit Édouard Philippe ?

    Source :Vidéo YouTube d'Édouard Philippe, 29 septembre

    Etiqe :À nuancer

    Contenu :

    Dans une vidéo partagée sur sa chaîne YouTube, Édouard Philippe, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle, dévoile son projet de réforme des retraites. L’ancien Premier ministre explique qu’un système obligatoire de capitalisation existe pour les fonctionnaires, et veut l’étendre à tous les salariés.

    Il reprend ainsi les imprécisions de deux de ses rivaux à la présidentielle, Gabriel Attal et David Lisnard, que nous avions déjà surlignés.

    Répartition ou capitalisation : un distinguo essentiel à rappeler

    Traditionnellement, les régimes de retraite français sont organisés selon deux grandes techniques de gestion.

    D’un côté, la répartition : les cotisations versées par les actifs servent à payer immédiatement les pensions des retraités. Ce système repose sur la solidarité intergénérationnelle. Il suppose donc un équilibre financier entre cotisants et bénéficiaires : c’est tout l’enjeu des débats sur la réforme des retraites.

    De l’autre, la capitalisation : les cotisations de l’assuré sont épargnées pour produire des intérêts selon les investissements faits. Elles constitueront un capital qui sera utilisé plus tard pour financer la retraite du même assuré.

    La retraite de base des fonctionnaires : un régime par répartition

    La retraite de « base » des agents publics fonctionne selon le principe de la retraite par répartition. Ce système implique que les cotisations versées par les actifs et leurs employeurs servent immédiatement à financer les pensions des retraités actuels, sans constitution d’une épargne individuelle destinée à financer la propre retraite du cotisant.

    Les fonctionnaires civils de l’État et militaires dépendent du Service des Retraites de l’État (SRE) alors que les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers dépendent de la Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales (CNRACL).

    La pension d’un fonctionnaire repose sur le principe suivant : lorsqu’il a atteint l’âge légal de la retraite et cotisé tous les trimestres imposés, il reçoit 75 % du traitement indiciaire brut correspondant à l’emploi, grade et échelon effectivement détenus au cours des six derniers mois de fonction. Les primes et indemnités ne sont, sauf rares exceptions, pas prises en compte dans l’assiette de calcul de la pension principale : c’est justement le rôle de la retraite additionnelle, la RAFP.

    La retraite additionnelle (RAFP) : un système par points, obligatoire pour l’agent… et son employeur

    En vigueur depuis 2005, suite à la réforme Fillon de 2003, la RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique) est un régime complémentaire obligatoire de retraite pour tous les fonctionnaires d’État, territoriaux et hospitaliers. Contrairement au régime de base, la RAFP est financée par des cotisations prélevées sur les primes et indemnités qui ne sont justement pas prises en compte dans la pension principale.

    Les cotisations (10 %) ne portent que sur les primes et indemnités et pas sur l’ensemble des revenus de l’agent. Ces cotisations servent à acquérir des points. Surtout, elles sont versées par l’agent (5 %) mais aussi son employeur public (5 %) : les employeurs ont-ils compris que la proposition d’Édouard Philippe s’adressait aussi à eux ?

    Dans la RAFP, ces cotisations sont converties en points. En 2026, 1 point vaut 1,4596 € (on parle de valeur d’achat). Exemple : pour une cotisation de 450 € en 2026, l’agent reçoit 308 points (450/1,4596 = 308,30 arrondis à 309).

    Mais le point n’a pas la même valeur lorsque l’agent part à la retraite. 1 point vaut 0,05671 € (on parle de valeur de service). Selon son nombre de points, un fonctionnaire retraité reçoit soit un capital (s’il a jusqu’à 5124 points) soit une pension mensuelle (s’il a au moins 5125 points), dont le montant varie selon un savant calcul mêlant le nombre de points, l’âge de départ en retraite et la valeur du point au moment de ce départ.

    D’une certaine façon, ce mode de calcul ressemble à celui de la retraite complémentaire AGIRC-ARCCO des salariés du privé. Mais à la différence de cette dernière qui représente le 1/3 de la retraite d’un salarié, les exemples cités par le site service-public (6835 euros en capital pour 4400 points ou 73 euros par mois en rente, pour 15 000 points) montrent que ce n’est pas avec la RAFP que les agents publics financent leur retraite. Tout au mieux un petit complément.

    La RAFP : un régime par répartition provisionnée

    Aucun doute : la RAFP ne fonctionne pas par répartition immédiate. L’argent cotisé par un fonctionnaire en activité, comme par son employeur, n’est pas immédiatement reversé aux fonctionnaires à la retraite. Les cotisations sont placées sur les marchés financiers dans un portefeuille d’actifs (actions, obligations, immobilier, etc.) par l’établissement public ERAFP, selon un principe d’investissement socialement responsable (ISR) prenant en compte le développement durable.

    Mais un tel placement collectif ne signifie pas forcément un régime par capitalisation stricte. Dans un Plan d’épargne retraite (PER individuel ou PER d’entreprise collectif) ou un contrat d’assurance vie retraite, l’épargnant récupère exactement la somme accumulée à laquelle s’ajoutent les rendements financiers moins d’éventuels frais.

    Dans la RAFP, un euro cotisé ne donne pas un euro perçu plus les intérêts du seul placement, comme le montre la conversion par points précédemment exposée. Chaque année, le conseil d’administration de l’ERAFP décide de la valeur du point, en fonction de la situation financière du régime et des règles de prudence imposées pour éviter tout déséquilibre.

    Là où l’ambiguïté est entretenue, c’est que le site de la RAFP mentionne un principe de capitalisation, alors que le législateur est clair : la RAFP est un régime « par répartition provisionnée et par points ». Et en droit, c’est la loi qui prévaut sur la communication !

    La Préfon : une capitalisation destinée aux fonctionnaires… mais facultative

    La PREFON est un régime de retraite complémentaire facultatif créé en 1968 et spécifiquement ouvert aux agents publics (fonctionnaires, agents contractuels, militaires, anciens agents, conjoints d’affiliés, etc.).

    Il s’agit d’un produit d’épargne retraite volontaire qui fonctionne par capitalisation stricte. Les cotisations sont versées seulement par l’agent : son employeur public n’abonde pas le montant versé. Elles sont libres et dépendent d’une des 17 classes existantes de cotisation que choisit l’agent. Les sommes sont investies et constituent une épargne individuelle qui sera convertie en rente au moment de la retraite.

     

    Auteurs :

    Auteur : Pascal Caillaud, chargé de recherche CNRS en droit social à l’université de Nantes

    Relecteur : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

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  • Herbicides dans l'eau potable : l'agglomération de La Rochelle porte plainte

    L'agglomération de La Rochelle a détecté deux sous-produits d'herbicides dans son eau potable, dont un est interdit d'usage, et l'autre le sera bientôt. La collectivité a déposé plainte.
    La Rochelle (Charente-Maritime), reportage
    Aux alentours de la station de pompage d'eau potable de Fraise-Bois Boulard, à l'est de La Rochelle, se déroule à perte de vue l'horizon indistinct des champs retournés : maïs, orge, blé tendre et pois. Lors d'une analyse rendue publique le 18 septembre dernier (…)

    Lire la suite - Reportage / Pesticides , Pollutions
  • Jean-Yves Bériou nous a quittés…

    Cliquer pour accéder à th%C3%A9orie-r%C3%A9volutionnaire-et-cycles-historiques-1973.pdf
  • « Roue libre en folie ! » Des nouveaux véhicules légers pour transformer la vie rurale

    Source : Télé Millevaches Format : vidéo
  • Production de pesticides : de part et d'autre de la porte des usines

    Source : Grand-Format
  • Zéro clic et AI Overviews : Nick Fox de Google maintient que « les gens cliquent encore beaucoup »

    Ce qu'il faut retenir :

    • Nick Fox, SVP Knowledge & Information chez Google, affirme que les centaines de modifications imposées par le DMA rendent la recherche en Europe nettement moins bonne qu'ailleurs dans le monde.
    • Selon lui, Google a dû alléger ses protections antispam en Europe, ce qui conduit à afficher des résultats de moindre qualité, notamment sur l'abus de réputation.
    • Google a déposé le 29 septembre 2026 un recours devant le Tribunal de l'Union européenne contre l'obligation de partager des données de recherche, prévue pour janvier 2027.
    • Nick Fox conteste à nouveau les études sur la baisse des clics liée aux AI Overviews, sans avancer de chiffres, ce qui laisse les éditeurs sans données officielles pour mesurer l'impact réel.

    Nick Fox dit sa « tristesse » de dégrader la recherche en Europe

    L'interview a été menée par Pietro Valetto et Nick Fox en a partagé un extrait sur LinkedIn.

    Le dirigeant y revient sur les changements imposés par le DMA (Digital Markets Act, le règlement européen sur les marchés numériques qui encadre les grandes plateformes qualifiées de « contrôleurs d'accès »). Google avait déjà présenté ces changements comme la plus forte baisse de qualité de sa recherche en 28 ans d'existence. Nick Fox va plus loin sur le registre personnel : devoir dégrader le produit le fait se sentir « terrible » et le rend « triste ».

    Sur LinkedIn, il pose le cadre : Google dit soutenir l'objectif du DMA, des marchés ouverts et concurrentiels, mais conteste la manière dont le texte est appliqué. Selon lui, chaque modification prise isolément paraît mineure, mais leur accumulation laisse aux Européens une recherche « nettement moins bonne que partout ailleurs ».

    Prix, Maps, hôtels : les fonctionnalités retirées en Europe

    Dans son post LinkedIn, Nick Fox affirme que Google a apporté « des centaines » de modifications à sa recherche en Europe en cinq ans. Il cite plusieurs exemples :

    • Prix des produits : impossibilité de consulter le prix actuel d'un produit directement dans la recherche.
    • Itinéraires : plus de clic direct vers Google Maps pour obtenir un trajet.
    • Hôtels : suppression du filtre par dates de séjour.
    • Vols : dans l'interview, il mentionne l'impossibilité d'afficher le prix d'un vol en temps réel.

    Ces exemples sont présentés par Google comme des pertes pour l'utilisateur. Pour les acteurs tiers (comparateurs, agrégateurs, sites de voyage), ces retraits correspondent justement à l'espace que le DMA cherche à libérer.

    Moins de protection antispam pour les résultats européens

    Nick Fox évoque un autre effet, plus directement lié au SEO. Selon lui, Google a été « forcé de réduire » ses protections contre les sites qui cherchent à tromper ses algorithmes, et affiche donc des résultats de moindre qualité en Europe.

    Dans l'extrait cité, il ne nomme pas de règle précise, mais cette déclaration semble avant tout viser l'abus de réputation de site. Pour rappel, cette règle antispam de Google sanctionne les contenus tiers publiés sur un site à forte autorité pour profiter de son classement. Cette pratique souvent appelée « SEO parasite ».

    Autrement dit, Nick Fox pourrait sous-entendre que ces pratiques sanctionnées ailleurs pourraient rester visibles dans les résultats européens.

    Google conteste devant la justice européenne le partage des requêtes

    Le volet vie privée occupe une large part de l'interview. Une disposition du DMA oblige Google à transmettre des requêtes de recherche à des concurrents. Nick Fox estime que cela causera une « violation massive » de la vie privée des Européens. Ses arguments :

    • Nature des requêtes : les questions posées au moteur portent souvent sur la santé, les finances ou la famille, des sujets que l'on n'aborde pas toujours avec son conjoint ou son médecin.
    • Sécurité : une fois sorties des centres de données de Google, ces requêtes seraient exposées au piratage et à des usages abusifs.
    • Concurrence : les bénéficiaires ne seraient « généralement pas des entreprises européennes », ce qui ne favoriserait pas réellement la concurrence en Europe.
    • Anonymisation : dans son post, il juge que la décision n'impose pas d'anonymisation suffisante.

    Le mardi 29 septembre 2026, Google a officiellement déposé des recours devant le Tribunal de l'Union européenne (la deuxième juridiction de l'UE). Ils visent deux décisions :

    • Partage des données de recherche : échéance fixée à janvier 2027.
    • Modifications sur Android : échéance fixée à juillet 2027.

    Oliver Bethell, directeur senior de la concurrence chez Google, a déclaré que l'entreprise fait appel de décisions qui l'obligeraient à partager l'historique de recherche des internautes sans anonymisation suffisante et qui affaibliraient des protections de sécurité sur Android. Google avait été contraint en juin 2026 de permettre aux utilisateurs de transférer leurs données de recherche vers des tiers autorisés, comme des plateformes de récompenses ou des services de codes promo. Google a par ailleurs ouvert un programme de licence pour accéder à ces jeux de données.

    L'enjeu financier est élevé. En cas de non-conformité au DMA, les amendes peuvent atteindre 10 % du chiffre d'affaires mondial annuel, 20 % en cas de récidive, auxquels peuvent s'ajouter des astreintes allant jusqu'à 5 % du chiffre d'affaires quotidien moyen.

    Le zéro clic, « pas ce que nous constatons » selon Nick Fox

    Le passage qui intéresse le plus les éditeurs arrive vers la douzième minute de la vidéo. Pietro Valetto explique qu'il ne clique souvent plus sur les liens, parce que le résumé généré par l'IA lui suffit.

    Nick Fox répond que les internautes « cliquent encore beaucoup » vers le web. Il évoque les articles sur « la mort du web » ou le « zéro clic » (les recherches qui se terminent sans aucun clic vers un site), et affirme que ce n'est pas ce que Google observe. Il nuance toutefois : une question simple, à laquelle une réponse IA suffit, peut ne pas générer de clic. Mais selon lui, la plupart des recherches sont désormais plus longues et plus approfondies.

    A noter que Nick Fox tenait déjà ce discours il y a un an, lorsqu'il remettait en cause les études sur les clics liés aux AI Overviews. Plusieurs études tierces ont mesuré une baisse des clics organiques en présence d'une AI Overview, comme l'étude d'Ahrefs sur l'impact des AIO en France un mois après leur déploiement. Google conteste ces études sans publier de données de clics ventilées permettant de les vérifier.

    C'est la limite de cette prise de position : elle reste avant toute déclarative. Nick Fox ne cite par exemple aucun chiffre sur la part de recherches avec AI Overview suivies d'un clic, ni sur l'évolution du trafic envoyé aux sites. Les professionnels doivent donc continuer à s'appuyer sur leurs propres données (Search Console, analytics) pour mesurer l'effet réel sur leurs pages.

    L’article "Zéro clic et AI Overviews : Nick Fox de Google maintient que « les gens cliquent encore beaucoup »" a été publié sur le site Abondance.

  • Marques OpenAI et GPT : le succès n’empêche pas la descriptivité

    Mauvais temps pour OpenAI : deux décisions rendues cet été viennent préciser le régime de protection des dénominations liées à l’intelligence artificielle en droit des marques. Alors que le Tribunal de l’Union européenne (TUE) a confirmé le refus d’enregistrement du signe « OpenAI », la Chambre de recours de l’EUIPO a confirmé l’absence de caractère distinctif intrinsèque de la marque GPT. Si ces décisions ne font pas obstacle à une possible acquisition du caractère distinctif des signes par l’usage, elles illustrent la rigueur des instances européennes face aux termes descriptifs et acronymes techniques du secteur de l’IA.

    Refus d’enregistrement de la marque européenne OpenAI

    Par un premier arrêt du 15 juillet 2026 (affaire T-555/25), le Tribunal de l’Union européenne s’est prononcé sur l’enregistrement de la marque verbale OpenAI pour des produits et services relevant notamment des classes 9, 42 et 45, couvrant les logiciels, les services informatiques, l’intelligence artificielle, le cloud computing et les services de vérification d’identité. L’EUIPO avait considéré que le signe « OpenAI » décrivait directement les caractéristiques des services revendiqués et ne pouvait donc bénéficier d’une protection à titre de marque. Dans cet arrêt, le Tribunal valide cette analyse.

    Un signe descriptif d’une intelligence artificielle ouverte

    Le Tribunal rappelle qu’en application de l’article 7, paragraphe 1, sous c), du règlement (UE) 2017/1001 sur la marque de l’Union européenne, les signes descriptifs des produits ou services visés ne peuvent être enregistrés comme marques. Le Tribunal a considéré qu’en l’espèce, le public pertinent, composé du public général et professionnel anglophone de l’Union européenne, identifiera immédiatement le terme « AI » comme l’abréviation couramment utilisée pour désigner l’intelligence artificielle. De même, il percevra le terme « Open » comme signifiant « ouvert », « librement accessible ». Le consommateur percevra ainsi le signe « OpenAI » comme une simple indication selon laquelle les produits et services concernent une intelligence artificielle ouverte ou accessible. Les juges estiment ainsi que le signe « OpenAI » vise à décrire les caractéristiques ou la finalité des services proposés et non à poursuivre l’objectif d’une indication d’origine commerciale.

    Absence de caractère distinctif intrinsèque malgré la notoriété alléguée

    Pour contester le refus d’enregistrement de la marque OpenAI, le déposant faisait valoir que l’expression constituait un néologisme et que son utilisation mondiale depuis plusieurs années lui conférait un caractère distinctif. L’argument est rejeté par le Tribunal. Celui-ci a retenu que la juxtaposition des termes « Open » et « AI » était purement descriptive et que la notoriété alléguée du déposant était inopérante pour établir la distinctivité intrinsèque du signe au sens de l’article 7, paragraphe 1, sous c) du Règlement. Ce refus n’est pas définitif puisque l’examen d’une éventuelle acquisition du caractère distinctif du signe « OpenAI » par l’usage (article 7, paragraphe 3) devra faire l’objet d’un examen séparé une fois la décision sur les motifs absolus devenue définitive.

    Invalidation de la marque GPT : l’acronyme devenu catégorie technique

    Un mois plus tard, c’est à l’EUIPO de confirmer l’absence de caractère distinctif de la marque européenne GPT enregistrée pour divers produits et services logiciels en classes 9 et 42 à la suite d’une action engagée par un concurrent.

    Dans sa décision du 17 août 2026 (affaire R 2411/2025-5), la Chambre de recours de l’EUIPO rappelle qu’il convient de rechercher si, à la date de la priorité déposée, le signe était descriptif pour une partie non négligeable du public pertinent. En l’espèce, elle retient que ce public est constitué à la fois du grand public et des professionnels tels que des chercheurs de l’IA, des spécialistes de l’apprentissage automatique et autres professionnels des technologies de l’information développant, intégrant ou déployant des systèmes logiciels basés sur l’IA. Or, à la date de priorité du 27 décembre 2022, l’acronyme « GPT » désignait déjà dans la littérature scientifique et technique les modèles « Generative Pre-trained Transformer ».

    La Chambre en conclut que pour le public professionnel de l’IA dans toute l’Union européenne, pour lequel l’anglais constitue la langue technique usuelle, le signe est directement compris comme une catégorie de technologie et non comme une indication d’origine commerciale exclusive.
    Comme dans la décision OpenAI, l’EUIPO a renvoyé l’affaire devant la Division d’annulation afin d’examiner la demande subsidiaire relative à l’acquisition du caractère distinctif de la marque par l’usage.

    Portée des décisions

    Ces décisions permettent de rappeler que le caractère distinctif intrinsèque d’une marque s’apprécie au regard de la perception du public pertinent et non de la seule notoriété de son déposant ou de son succès commercial. Elle confirme par ailleurs le principe d’autonomie du système de la marque européenne : l’enregistrement de marques identiques dans des pays tiers, tels que le Royaume-Uni ou Singapour ne sauraient lier les instances européennes.

    Conseils pratiques

    Au vu de ces décisions, les entreprises et déposants opérant dans l’écosystème de l’intelligence artificielle doivent adopter des réflexes juridiques et stratégiques adaptés. On ne peut donc que conseiller aux déposants de privilégier le choix de signes composés d’éléments arbitraires : l’intégration d’un terme ou d’un acronyme descriptif des produits et services visés est envisageable mais ne peut constituer le seul élément du signe déposé. Pour les signes déjà enregistrés, documenter la preuve de la distinctivité acquise par l’usage. Enfin, face au succès et pour éviter une éventuelle déchéance, mener une politique active de défense de la marque.

    Notre cabinet reste à votre disposition pour vous accompagner dans la sécurisation et la défense de vos titres de propriété industrielle.

    Virginie Brunot
    Avocate, Directrice du département Propriété industrielle contentieux Elina Bensaid
    Avocate, département Propriété intellectuelle Contentieux

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  • Ce biologiste se bat pour sauver des oiseaux qui régénèrent les forêts en Polynésie

    « Certaines espèces sont les seules capables de disperser certaines essences d’arbres », alerte Benjamin Ignace, biologiste

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  • Après Ceuta, la Grèce mène la charge contre le droit d’asile à l’échelle européenne

    Lors d’un conseil des ministres tenu jeudi 1er octobre, Athènes a proposé aux États membres de l’UE un «mécanisme d’urgence» visant à suspendre temporairement le droit d’asile en cas d’«instrumentalisation des flux migratoires». Une mesure illégale mais poussée par les droites du continent.
  • « Bas les armes ! » : un plaidoyer féministe pour la paix dans le monde

    Face à la surenchère militaire et au retour en force des dirigeants autoritaires « Bas les armes ! Ces hommes va-t-en-guerre qui nous gouvernent » montre que la sécurité globale et l'égalité des sexes sont indissociables et propose une feuille de route pour la paix

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  • La loi intégrale à l’Assemblée: débats-fleuves et détricotage en vue

    Les discussions autour de la proposition de loi intégrale ont commencé jeudi 1er octobre dans l’hémicycle, sous l’œil inquiet de la coalition féministe et enfantiste. Les amendements déposés par l’extrême droite illustrent une nouvelle fois son imprégnation des thèses masculinistes.
  • Manifestons nos solidarités anti-fascistes contre l’ouverture d’un local du R-haiNe au Mans samedi 3 octobre

    Samedi 3 Octobre à 15h15 à Lafayette :
    Manifestons nos solidarités anti-fascistes contre l’ouverture d’un local du Rassemblement Nazional au Mans !

    Depuis 2023 le Rassemblement Nazional a choisi la Sarthe comme porte d’entrée stratégique pour tenter de conquérir le Nord-Ouest de l’Etat français, qui lui résiste… et nous ne cesserons de lui résister ! Alors le R-haiNe investit d’importants moyens financiers et humains pour s’implanter localement, parachutant des élu⸱es (1) et l’argent public européen qu’il a détourné par millions.

    Le R-haiNe louait déjà un local au Mans depuis au moins 2025, mais il ne l’ouvrait pas au public. Depuis peu il loue un local au 147 rue Gambetta, remplaçant l’association LGBTQIA+ Homogène. Cette dernière en est partie après avoir subi deux fois des dégradations de sa vitrine : détériorations de son affichage et collages d’auto-collants « Europe Jeunesse Révolution » avec croix celtique. Le slogan et le symbole du Groupe Union Défense (GUD), qui est lié au FN/RN depuis sa création (2) et dont 2 membres ont assassiné Federico Martín Aramburú en 2022.

    Créé par des nazis et des colons, le R-haiNe est un parti fasciste qui veut à nouveau déporter et exterminer certain⸱es d’entre nous, comme en attestent les écrits judéophobes de son président Jordan Bardella (3). Face au danger de sa prise de pouvoir, nous avons toustes intérêt à nous opposer massivement et efficacement au R-haiNe pour le faire reculer puis disparaître (4).

    Samedi 3 Octobre le R-haiNe ouvrira un local au Mans pour en faire son siège départemental et la permanence de l’euro-députée Angéline Furet.

    Samedi 3 Octobre nous nous rassemblerons à 15h15 à Lafayette au Mans pour manifester nos solidarités anti-fascistes. Cette manifestation sera la première étape d’une lutte qui parviendra à fermer ce local du R-haiNe !

    Nous invitons toustes les individu⸱es et les organisations à nous rejoindre et à partager cet appel.

    Les fascistes n’ont pas gagné. Ensemble nous pouvons infliger une défaite au RN dont il ne se remettra pas !

    L’Assemblée Générale anti-fasciste de la Sarthe (agantifasciste72@systemli.org) et le Collectif Rêvolutionnaire Autonome Anarchiste Anti-fasciste du Mans et des Environs (CRAAAME) (le_craaame@riseup.net)

     

    Sources :

    1 : https://larnapee.info/Infos-candidat-e-s-Rassemblement-Nazional-second-tour-en-Sarthe-136

    2 : https://www.mediapart.fr/journal/france/dossier/la-gud-connection-dans-les-coulisses-du-rn

    3 : https://www.mediapart.fr/journal/politique/280926/les-banques-sont-toutes-detenues-par-des-juifs-jordan-bardella-face-ses-ecrits-antisemites

    4 : https://ciaofachos.org/ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn/#pourquoi-lutter-contre-le-RN

  • Rassemblement de solidarité avec la Palestine

    Quand ?
    Le 3 octobre à 15h

    Où ?
    Fontaine des Innocents place Joachim-du-Bellay 75001 Paris

    Nous appelons à un nouveau rassemblement ce samedi à 15h à la Fontaine des Innocents (Métro-RER Châtelet-Les Halles) pour informer les passants de la situation en Palestine.

    Les médias se taisent honteusement, tant sur le génocide qui se poursuit à Gaza que sur les agressions des Palestiniens de Cisjordanie, empêchés de circuler, de récolter leurs olives, kidnappés massivement, tandis que l'armée rase leurs maisons ou se les approprie.

    Venez informer le public de la nécessité de boycotter tous les produits israéliens, y compris les médicaments génériques de la firme TEVA, que beaucoup trop de gens ignorent encore être israélienne !

    — CAPJPO-Europalestine

  • Lancement du numéro 51 de 'Dissonances'

    Quand ?
    Le 3 octobre de 18h à 20h

    Où ?
    Librairie Publico 145 Rue Amelot 75011 Paris

    Pour fêter le lancement du numéro 51 de Dissonances sur le thème « bizarre », la Librairie Publico accueille l'équipe et les auteur.e.s

    Née en mai 2002, Dissonances (revue de création & critique littéraires) a pour objectif de promouvoir la littérature vraiment vivante (non calibrée commercialement) :

    1) une partie « création thématique » y est ouverte (à tout le monde) par appel à textes (ces derniers étant anonymisés avant comité de lecture afin d'empêcher tout copinage lors des choix)
    2) une partie « critique » (entretiens, recensions, cartes blanches) rend compte de ce qui se fait là où ça se passe c'est-à-dire chez les indépendants.

    Indépendance et alternativité sont si essentielles pour Dissonances qu'elle a fait le choix de ne se financer que par ses ventes : ni subventions ni publicité. Une place importante est accordée à l'image (par carte blanche à des artistes visuels), dans le même esprit.

    Au programme de la soirée :

    – apéro-rencontre avec les auteur·e·s & l'équipe
    – présentation de la revue & du numéro
    – lecture (par leurs auteur·e·s et/ou l'équipe) des textes du dossier
    – débat
    – libations finales (car tout cela se fête) !

  • Benjamin Péret à l'honneur avec Nedjib Sidi Moussa et Rémy Ricordeau

    Quand ?
    Le 4 octobre de 16h à 18h

    Où ?
    Librairie Publico 145 Rue Amelot 75011 Paris

    PREMIERE PARTIE. Présentation de l'ouvrage de Benjamin Péret : « De la conquête à l'insurrection de l'Algérie (1830-1954) » par son postfacier, Nedjib Sidi Moussa. Présence de Jean-Jacques Lebel (sous réserve).

    « Un livre essentiel pour comprendre que la violence de la colonisation qui se déroule sur plus d'un siècle est un élément majeur pour appréhender les difficultés actuelles des rapports entre la France et l'Algérie.
    Tous les amoureux du surréalisme en général et de Benjamin Péret en particulier auront à coeur de lire ce texte inédit du poète qui n'a eu de cesse que de dénoncer l'ordre capitaliste et colonial ».

    SECONDE PARTIE. Diffusion du film documentaire sur Benjamin Péret de Rémy Ricordeau (en sa présence) : « Je ne mange pas de ce pain là - Benjamin Péret poète c'est-à-dire révolutionnaire » (2015).

    « Bien que le poète Benjamin Péret ait été avec André Breton un des principaux animateurs du mouvement surréaliste, il reste méconnu du grand public. En retraçant ses divers engagements poétiques et politiques, qui ont été une constante de toute sa vie, ce film se propose de le faire redécouvrir au sein d'une aventure intellectuelle collective qui aura durablement marqué le XXe siècle.

    Éternel réfractaire à l'autorité quelle qu'elle soit, les combats qu'il a menés dans le monde des idées et celui de la politique l'ont été au service d'une conception de l'émancipation humaine qui supposait à ses yeux la liberté la plus absolue : celle de l'expression sensible comme celle, concomitante, de la pensée critique. Novateur dans sa démarche poétique autant que dans sa réflexion politique, les fulgurances dont il a nourri son oeuvre demeurent aujourd'hui d'une brûlante actualité ».

  • BIOMEGA : l'exploitation et le harcèlement ça suffit ! Rejoignez le syndicat !

    Depuis un an, la CNT-SO se bat pour obtenir des avancées concrètes chez Biomega Hygiène ! Il est grand temps que Bioméga entende les revendications de ses travailleuses et travailleurs.
  • Stop aux procédures discriminatoires à l'hôpital ! Soutien à Majdouline

    Quand ?
    Le 2 octobre à 9h

    Où ?
    Tribunal administratif de Paris Rue de Jouy 75004 Paris

    Ce vendredi 2 octobre, l'Union syndicale Solidaires sera de nouveau présente devant le Tribunal Administratif de Paris comme intervenante volontaire aux côtés de Majdouline, infirmière à la Pitié-Salpêtrière, qui conteste la procédure engagée à son encontre pour avoir porté un simple calot.

    À l'hôpital, le port du calot fait partie du quotidien des soignant·es. Pourtant, dans le cas de Majdouline, la direction de l'AP-HP a choisi d'en faire un motif de sanction, invoquant d'abord la laïcité, puis l'« hygiène », jusqu'à prononcer sa révocation. Derrière cette succession de prétextes, c'est bien une agente qui est ciblée et stigmatisée. Pour l'Union syndicale Solidaires, pas question de laisser s'installer des pratiques disciplinaires discriminatoires.

    Après avoir suspendu une première révocation en janvier 2026, le tribunal avait notamment relevé un doute sérieux sur la proportionnalité de la sanction. Une nouvelle exclusion de huit mois a depuis été prononcée par la direction de l'AP-HP.

    Pour l'Union syndicale Solidaires, cette affaire illustre les dérives de procédures disciplinaires qui ciblent des agentes au lieu de répondre aux véritables enjeux de l'hôpital. En effet, nous refusons toute discrimination et toute stigmatisation des personnels. La laïcité ne peut être détournée pour justifier des pratiques discriminatoires. Le service public hospitalier a besoin de soignant·es, de moyens humains et matériels et de conditions de travail dignes, et certainement pas de procédures disciplinaires arbitraires.

    L'Union syndicale Solidaires sera aux côtés de Majdouline pour défendre sa réintégration et dire stop aux discriminations à l'hôpital ! Pour la réintégration de Majdouline. Pour l'égalité. Pour un hôpital public sans discrimination. Rassemblement vendredi 2 octobre à 9h devant le tribunal administratif de Paris.

    Paris, le 30 septembre 2026

  • Rencontre-débat avec Martin Thibault pour son roman 'Les Têtes hautes', inspiré de ses travaux sur les classes populaires et les univers militants

    Quand ?
    Le 3 octobre de 15h30 à 17h30

    Où ?
    Librairie Publico 145 Rue Amelot 75011 Paris

    Rythmé par le travail à l'usine, "Les Têtes hautes" questionne autant la fidélité à soi et aux autres que la croyance dans les possibilités de transformer le monde, à travers les réflexions d'un militant qui navigue entre l'espoir d'y arriver et le sentiment d'un combat parfois vain.

    Martin Thibault vit dans la région parisienne. Il est enseignant-chercheur en sciences sociales et militant syndical. Il est maître de conférences en sociologie à l'université de Limoges. Il a déjà publié "Ouvriers malgré tout" et "En luttes !" (avec Sophie Béroud) aux éditions Raisons d'agir, ainsi qu'"Et voilà le travail !" (avec Dimitri Wazemski), aux éditions Nuit Myrtide.

  • Argenteuil : un troisième lycéen mutilé par la police en trois jours

    Il est plus de 11 heures le 1er octobre à Argenteuil. Des centaines de lycéen·nes sont réuni·es pour manifester lorsque des forces de l'ordre leur tirent dessus au LBD.

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  • Sony a amélioré toutes les PS5 du monde

    Sony a déployé le QSSR (Quick Spectral Super Resolution), une refonte modeste du PSSR de la PS5 Pro, afin d'améliorer la qualité d'image de la PS5 standard. Deux jeux sont compatibles pour le moment, Marvel's Wolverine et Ghost of Yotei.

  • Jordan Bardella l'antisémite et les imbéciles | Claude Askolovitch

    2) Nous sommes nombreux, juifs, à désespérer de ce que nous devenons. Il est temps de se battre. J'en fais un livre qui sort ces jours-ci. D'autres viendront. En Israël, sévit un gouvernement fasciste qui détruit la Palestine et détruit dans le même mouvement son propre pays, son peuple, son espérance, l'espérance et la dignité des juifs dans l'histoire. Ce gouvernement fasciste, en 2025, invita Jordan Bardella à le visiter. On lui ouvrit les portes du Yad Vashem, lieu sacré entre tous : le mémorial de la Shoah à Jérusalem. Les fascistes d'Israël prostituaient notre histoire dans un jeu délibéré : annuler l'humanisme et forger une alliance avec les extrêmes droites mondiales, Maga ou RN, et installer la guerre de Gaza dans une narration, celle d'une grande guerre de civilisation contre l'islamisme – contre le monde musulman.
    La démarche était d'une cohérence absolue. Avant même de s'inscrire dans la pauvre communication du lepénisme, elle exprimait la vérité du gouvernement Nétanyahou-Ben Gvir. Que ces profanateurs soient au surplus des crétins, la démonstration est faite. Leur choix de l'extrême droite mondiale supposait – décence minimale – que l'extrême droite ait quitté l'antisémitisme, et Yad Vashem, la visite en Israël serait un mikveh politique : le bain rituel et purificateur de nos coutumes, qui laverait les enfants du fascisme de leurs origines. Raté. L'existence dans le camp Maga d'un courant antisémite et néonazi, était déjà un enseignement. Les éructations attribuées au jeune Bardella complètent le tableau. C'est aux plus constants de nos ennemis que les gouvernants d'Israël ont tendu la main. Un crime de plus contre ce que nous sommes. Source: Libération
  • « Nous exigeons la fin du permis de tuer que se sont arrogé quelques industriels » : des soignants rejoignent la lutte contre les pesticides

    Scientifiques et soignantes opposées aux pesticides appellent, dans cette tribune, à se mobiliser contre Syngenta le 3 octobre et au-delà, pour « agir, de façon radicale et directe, sur les causes des maladies ».
    Nous, soignant⋅es, scientifiques, sommes témoins d'un paradoxe : malgré l'abondance des travaux scientifiques reliant exposition chimique et santé, malgré les alertes de l'Inserm et du Conseil national de l'Ordre des médecins, les politiques publiques se succèdent sans prendre en (…)

    Lire la suite - Tribune / Santé
  • CMA Media, ODIGO, SQLI : les nominations de la semaine dans la tech et les médias

    Cette semaine, les mouvements se concentrent d’abord au sommet des organisations, avec des changements de direction chez CMA Media, Odigo, Webedia-Elephant et Selectour. Les éditeurs logiciels et plateformes renforcent aussi leurs comités de direction, notamment sur l’IA, le produit et le développement international. Camille Andrieu prend la tête de CMA Media Camille Andrieu prend la …

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  • Fiertés des champs : un livre explore les résistantes et solidarités LGBTQ+ dans les campagnes

  • Mobilisation lycéenne : la colère part des banlieues

    Des lycées qui prennent l’eau, des professeurs qui manquent, des heures de cours perdues et des inégalités qui se creusent. En Seine-Saint-Denis et dans les quartiers populaires, les raisons de la colère s’accumulent depuis des années. Face aux lycéens qui se mobilisent, le gouvernement préfère chercher la main de LFI et répondre par le maintien de l’ordre. Billet.

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  • Vous pouvez « détruire » n’importe quel site web grâce à ce petit bonhomme

    Il suffit de saisir l’adresse d’un site sur Destroy Any Website pour en obtenir une version destructible. Ce jeu gratuit permet ensuite de parcourir la page avec un petit personnage qui saute entre les lignes et démolit la page de multiples manières.

  • Jean-Marie Laclavetine, y laisser des plumes

    Entré au comité de lecture de Gallimard avec Philippe Sollers et Milan Kundera, éditeur de Goncourt et d’académiciens, l’écrivain n’a pas vu les dangers fondre sur Saint-Germain-des-Prés. Jusqu’à l’affaire Boualem Sansal, l’emprise de Bolloré et l’arrivée de l’intelligence artificielle.

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  • «Il y a d’autres pistes que le tout-béton» : à Montpellier, ces habitants se battent pour conserver l’une des dernières parcelles agricoles

    Vue de la Cité bergère, une parcelle agricole menacée au cœur du quartier des Beaux-Arts. © collectif Préservons la Cité bergère

    Sur la place des Beaux-Arts, à deux pas du centre-ville de Montpellier (Hérault), les dernier·es étalier·es remballent leurs marchandises, ce mercredi de septembre, en fin de matinée. Comme chaque jour, maraîcher·es et petits commerces de proximité font vivre ce marché, à l’ombre des micocouliers, donnant au quartier urbain des airs de village.

    Ici, des habitant·es se mobilisent et luttent pour la préservation de leur cadre de vie. Dans ce secteur «boboïsé» et gentrifié, et dans une ville qui a multiplié les programmes immobiliers sous l’impulsion de Georges Frêche, maire bâtisseur de 1977 à 2004, des associations du quartier veillent.

    L’un des sujets du moment porte sur l’avenir de la Cité bergère, une parcelle privée, l’une des dernières de la ville dédiée au maraîchage. En août 2025, la mairie, dirigée par le socialiste Michaël Delafosse, réélu en mars 2026, a délivré deux permis de construire. Le projet prévoit la construction de deux immeubles de 15 mètres de haut pour 70 appartements sur près de 8 000 mètres carrés (m2). Une partie de la parcelle doit être préservée pour des cultures, promet la Ville.

    Durant la campagne des élections municipales 2026, le collectif formé par des riverain·es «Préservons la Cité bergère» avait interpellé les candidat·es en leur proposant de signer un engagement pour annuler ce programme immobilier. Le candidat Delafosse n’avait pas paraphé.

    Mars 2026, Montpellier. Pendant la campagne municipale, des habitant·es des Beaux-Arts avaient interpellé les candidat·es sur l’avenir de la Cité bergère. © collectif Préservons la Cité bergère

    «Nous nous battons contre des aménagements qui nous semblent privilégier les intérêts privés au détriment des habitants, sans considérations sociales ou écologiques, explique Lucie Mendes, membre du collectif. Le quartier est en train de se gentrifier, mais il y a aussi des logements sociaux, et nous dénonçons une absence de concertation avec les riverains. Ce qui se fait sans nous se fait contre nous.»

    Le collectif, qui a lancé une pétition (26 000 signatures), espère encore une marche arrière. «Nous sommes ici dans un quartier qui a une longue tradition agricole et alimentaire, reprend Lucie Mendes. Nous sortons d’un été caniculaire, qui s’est prolongé, et nous pensons qu’il y a d’autres pistes que le tout-béton.»

    Et d’imaginer, sur cette enclave agricole au milieu des habitations, de petits immeubles et autres maisons de ville, une ferme urbaine ou une Maison de l’alimentation solidaire (MAS). Il existe déjà une MAS, au nord de Montpellier, L’Esperluette, un café-épicerie solidaire et durable porté par la Ville.

    Du côté de la mairie, on estime avoir déjà obtenu des avancées : «Il s’agit d’un projet privé. Le nouveau PLUi [Plan local d’urbanisme intercommunal, NDLR] a réduit la surface constructible à 20% de la parcelle, alors qu’auparavant toute la parcelle était concernée. Le reste du terrain restera dans sa configuration actuelle, le propriétaire nous l’a assuré.»

    Dans le cadre du nouveau PLUiC [Plan local d’urbanisme intercommunal climat, NDLR], la Ville avait mis en place une concertation en ligne au sujet de l’avenir de la Cité bergère. «Aucune remarques ne sont remontées», rappelle la collectivité à Vert. Le collectif rétorque : «L’échelle de la ville permet la concertation participative, basée sur des échanges, et non pas de façon numérique.» Selon ses calculs, la surface de maraîchage passerait de 4 400 à 1 800 m2 de terres cultivées.

    Alors que la température moyenne estivale a dépassé les normales de saison de 3,5 degrés Celsius (°C) dans l’Hérault, les membres du collectif soulignent la nécessité de conserver des îlots de fraîcheur.

    «Une vision inaboutie de l’écologie»

    Tamaris Fürstenheim, avocate du collectif, y voit une provocation. Elle évoque «une opération de greenwashing» de la part des élu·es : «Montpellier a pris des engagements internationaux pour être la ville de l’agriculture urbaine ; le PLUiC prend comme axe fort la préservation des constructions et la prévention des risques, notamment du risque inondation. Malgré tout, on a de nouveau un permis qui est délivré avec des risques reconnus au sujet de certaines parties du bâtiment qui seront inondables.»

    Et d’ajouter : «Quand on reproche à la mairie d’avoir sacrifié cette dernière parcelle agricole, on nous répond qu’on a gardé une partie “en espace vert” ; un espace vert, ce n’est pas la même chose qu’un terrain agricole. Ça peut être un parc, un parc à chiens, un jardinet pour une résidence… Il y a une vision tout à fait inaboutie de l’écologie.»

    Le collectif a attaqué le permis de construire en raison de plusieurs possibles irrégularités, citées par l’avocate : «la localisation en zone inondable ; la présence d’un pin protégé au titre d’un espace boisé classé ; et l’avis défavorable de l’Architecte des bâtiments de France.»

    Une autre lutte contre la grande distribution

    Ce combat n’est pas le seul mené dans le quartier. L’association Beaux-Arts Pierre Rouge est également sur le qui-vive. Cette fois, l’objet des inquiétudes concerne un bâtiment d’environ 800 mètres carrés à proximité de la place principale et de ses commerces de bouche. Les riverain·es redoutent l’installation d’une enseigne de grande distribution.

    Cette ancienne salle de sport et de danse est un lieu caractéristique du quartier des Beaux-Arts. Elle a fermé en 2021 à cause de difficultés engendrées par la crise sanitaire. Depuis, plusieurs projets ont été proposés et étudiés, sans jamais aboutir. Le bâtiment aux murs tagués est actuellement fermé.

    De g. à d., les représentant·es des collectifs et associations mobilisés : Tamaris Fürstenheim, avocate ; Thomas Champigny, de l’association Beaux-Arts Pierre Rouge ; Lucie Menes, du collectif Préservons la Cité bergère ; Tony Chavard, de l’association Les Vrais amis du Père Prévost ; Julia Mignacca, élue d’opposition. © Agathe Beaudouin/Vert

    «On nous parle d’un Monoprix ; nous nous interrogeons. Il y a des grandes surfaces et des supermarchés utiles – nous ne sommes pas contre systématiquement –, mais notre quartier s’organise autour de 30 petits commerces, explique Thomas Champigny, membre de l’association. Pourquoi venir casser cette dynamique ? La piétonnisation du quartier est en cours : si une grande surface s’installait, qu’en serait-il de l’approvisionnement ?»

    Une réflexion que partage l’élue d’opposition Julia Mignacca (groupe La France insoumise et Verts Populaires Montpellier) : «Ce bâtiment est emblématique du quartier. Il y a un enjeu à savoir ce que l’on en fait avec les habitants. Il y a une opportunité incroyable : la Métropole a des outils pour mener une médiation entre les propriétaires et les habitants.»

    Sollicitée, la municipalité souligne là encore «l’aspect privé» du projet et assure rester «vigilante quant à l’impact sur l’écosysteme commercial». «Cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir à un futur désirable, ensemble, relève Lucie Mendes qui, comme beaucoup, n’envisage pas de baisser les bras. Est-ce qu’on veut un quartier où les températures explosent ? Un quartier vendu à la spéculation immobilière ? Un quartier qui perd son âme méditerranéenne, avec sa place centrale et son ambiance de village ?»

    Le quartier des Beaux-Arts n’en est pas à sa première lutte citoyenne. Entre 2011 et 2014, le stade du Père Prévost a été au centre d’une forte protestation. Le plus ancien stade de la ville était alors voué à se transformer, avec la construction de 300 logements portée par le promoteur Pragma. «On a d’abord eu le sentiment de se battre contre plus gros que nous, c’était David contre Goliath mais, au final, nos actions ont porté leurs fruits», se souvient Tony Chavard, riverain et membre de l’association Les Vrais Amis du Père Prévost.

    Après trois années d’actions, l’association avait obtenu la sauvegarde du site par le maire Philippe Saurel (Parti socialiste), qui avait finalement renoncé au projet immobilier. Aujourd’hui, en semaine et les week-ends, le terrain est aussi bien utilisé par les clubs sportifs que par les associations du quartier.

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