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Intoxication aux pesticides : « Parler de santé permet de dépasser les clivages politiques »
Promulguée en août 2025 en dépit d’une pétition demandant son abrogation et comptant deux millions de signataires, la loi Duplomb ré-autorise des pesticides cancérogènes auparavant interdits. À l’approche de l’élection présidentielle d’avril et mai 2027 et en vue du vote, en 2028, de la politique agricole commune (PAC) pour les six prochaines années, les collectifs qui appellent au rassemblement souhaitent remettre l’interdiction des pesticides au cœur de l’actualité.
Renda Belmallem, chercheur·euse et militant·e écologiste, prépare une thèse sur le racisme environnemental et sera présent⋅e au rassemblement de demain dans l’Eure. Dans cette newsletter, iel revient sur les convergences militantes qui ont permis cette mobilisation.
Pourquoi avoir choisi d’organiser la mobilisation du 3 octobre autour de l’usine Syngenta, à Saint-Pierre-la-Garenne ?
Il faut savoir que l’agrochimie mondiale est un marché de l’empoisonnement que quelques firmes seulement se partagent. L’usine de Saint-Pierre-la-Garenne [propriété du groupe chinois Syngenta] est l’un des plus gros fabricants de pesticides sur le territoire français. Organiser une action directement sur ce site permet de sortir cette firme de l’anonymat et de faire en sorte que le nom de Syngenta soit connu de toustes, comme c’est le cas pour Bayer-Monsanto depuis plusieurs années. Cette mobilisation s’inscrit aussi dans une campagne plus large de lutte contre l’agrochimie qui avait ciblé en novembre 2025 une usine appartenant à BASF, une autre de ces multinationales.
Quels sont les objectifs de cette coalition d’écologistes, de paysan⋅nes et de malades du cancer ?
L’une des priorités est de contredire le discours sur la responsabilité individuelle des consommateur⋅ices (qui « devraient acheter du bio ») et des travailleur⋅euses (qui « devraient porter des équipements qui les protègent mieux ») : cela fait peser la charge de l’intoxication sur les victimes et non pas sur les pollueurs. Envisager l’intoxication aux pesticides comme relevant de la responsabilité collective des industriels et des acteur⋅ices politiques qui les soutiennent – à travers la loi Duplomb, par exemple – permet de penser des actions politiques plus efficaces et des alliances plus larges.
Nos collectifs ont en commun de s’intéresser aux enjeux de la biodiversité et de l’agroécologie paysanne, bien connus des mobilisations écologistes. Mais ils intègrent aussi à leurs réflexions la question de la santé au travail des travailleur·euses agricoles et des salarié·es de l’agrochimie.
Ils dénoncent aussi le colonialisme chimique des firmes comme Syngenta, qui produisent en Europe des pesticides qui y sont interdits d’utilisation, pour les exporter dans des pays comme le Brésil. Ils rappellent que les travailleur·euses agricoles sont exposé⋅es à des degrés différents en fonction des territoires où ils vivent. Par exemple, en Martinique et en Guadeloupe, où, dans la continuité de l’esclavagisation, la majorité des habitant⋅es, subissent une intoxication au chlordécone.
« La mobilisation du 3 octobre contre les pesticides ne peut se penser en dehors de l’élection présidentielle à venir »
Stop pesticides dénonce enfin les liens entre les secteurs agrochimique et militaire, lequel utilise certains produits comme arme de guerre. Ce fut le cas pendant la guerre du Vietnam avec l’agent orange. C’est encore le cas aujourd’hui avec Adama, filiale israélienne de Syngenta, qui produit des pesticides ensuite épandus au Liban sud, en Cisjordanie et en Palestine pour faire avancer le front de la colonisation. C’est la raison de la présence demain, à Saint-Pierre-la-Garenne, d’un cortège anticolonialiste et antiraciste.
Justement, avec d’autres militant·es écologistes racisé·es, vous avez pris la parole en août 2025 pour dénoncer le racisme du camp écolo. Comment la situation a‑t-elle évolué depuis ?
Les milieux de gauche écologistes, féministes et queers, passent encore trop de temps à parler d’antifascisme sans se préoccuper d’antiracisme. Or, la mobilisation du 3 octobre ne peut se penser en dehors du contexte politique et de l’élection présidentielle à venir.
Saint-Pierre-la-Garenne est un territoire où le Rassemblement national (RN) est fortement implanté. L’accent mis sur la santé collective a permis, à l’échelle locale, de dépasser des clivages entre écologistes et agriculteur·ices. Certain·es professionnel⋅les syndiqué·es à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) ou aux Jeunes Agriculteurs (JA), syndicats marqués à droite, seront présent·es. Contrairement à ce qu’elles prétendent, la droite et l’extrême droite ne sont pas les alliées de la ruralité. La répartition des votes en faveur de la loi Duplomb l’avait déjà démontré. Les lignes bougent, et c’est en partie grâce à la présence de personnes racisées et antiracistes au sein des milieux écologistes.
Vous avez annoncé, dans le cadre de cette mobilisation, la présence d’une garderie et la mise à disposition de logements en dur en marge du rassemblement. Pourquoi ces dispositifs ?
L’histoire des mobilisations de masse, notamment quand elles appellent à l’action directe, soulève des questions d’accessibilité : comment la lutte peut-elle être efficace et offensive quand elle implique des personnes avec des vulnérabilités différentes ? Comment ne pas mettre certain⋅es participant⋅es en danger ? Quelles modalités choisir pour que tout le monde puisse participer ? Des malades venu⋅es de toute la France seront présent⋅es à la mobilisation : l’objectif est que tout le monde trouve sa place. Des plateaux vont être mis en place sur des tracteurs pour les personnes qui ne peuvent pas marcher, de nombreuses toilettes ont été installées et, dans le même ordre d’idée, des « bambineries » seront ouvertes. Il est capital que les enfants soient pris·es en compte et pris·es en charge dans nos espaces afin que leurs parents puissent prendre part à la lutte.
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[Nantes] Soutien aux lycéen.ne.s camarades en GAV
Rdv en soutien aux camarades interpellée et contre la repression vers 15h-16h
Tou-te-s ensemble devant waldeck !
Rdv après l’ag et jusqu’à ce que tout le monde soit dehors !
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Is Trump to blame for Americans getting explosive diarrhea? | Arwa Mahdawi
As the midterms approach, Americans’ digestive health has become a bizarre talking point
Donald Trump seems to spend an unusual amount of time thinking about toilets.
Back in 2019, he bizarrely claimed: “People are flushing toilets 10 times, 15 times as opposed to once.” He repeated this claim at a Michigan rally the following year. “Ten times, right, 10 times,” Trump complained. “Not me, of course not me, but you,” he added while pointing at an unfortunate audience member.
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Sécheresse : plus de 80 000 Français dépendent d'un camion-citerne ou de bouteilles d'eau
C'est un chiffre que l'on a du mal à croire réel dans un pays classé au 7e rang mondial des puissances économiques. En France, 81 300 personnes dépendent d'un approvisionnement en camion-citerne ou en bouteilles d'eau pour leurs besoins vitaux tels que boire, se laver ou faire la cuisine.
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Une information révélée par France Inter ce mercredi 30 septembre qui a eu accès au dernier bilan du ministère de la Transition écologique, du 23 septembre, à ce sujet. Au total, cette situation alarmante (…) -
Trump’s ‘Morally Binding’ New AI Guardrails Are Meaningless Pudding
Corporations have long enjoyed creating toothless “self-regulatory” regimes that exist primarily to pre-empt real government oversight. While the quality of these orgs can vary somewhat, generally they’re just a toothless pantomime designed to pretend that corporate power can effectively police itself for ethical and competitive breaches. U.S. history has a thing or two to say on their real-world effectiveness.
This week, Trump met with most of the major tech industry AI leaders, who once again demonstrated they’re enthusiastic supporters of the most corrupt and autocratic administration in U.S. history (they’ll then turn around with puzzlement at why the public might be hostile to their products).
They met, in part, to celebrate two very silly things. One, the president’s random decision to arbitrarily try to rename AI as “superintelligence” via executive order. And to announce they’d all struck a completely voluntary agreement to try and maybe do better when it comes to developing software automation responsibly, securely, and ethically.
Basically, our richest tech titans wanted to help Trump pretend he’s competent and powerful, and stall any real public interest accountability, whether it’s for the environmental impact of data center turbines on marginalized populations, the sloppy failure to secure their own automated hacking software, or their reckless and comical disregard for U.S. consumer privacy.
The 308-word “AI accord” is a load of bullshit and fluff. One, it’s worth noting it couldn’t even spell “United States” properly. Two, most of it is just vaguely urging AI companies to do things they were already doing (poorly), such as this recommendation:
“Empower an internal team to ensure all of the controls, monitoring, and detection are operating as intended, and that any issues are remediated.”
Why hadn’t anybody thought of that?
Or this one:
“Implement robust internal controls to monitor the capabilities and alignment of its models during training and deployment around areas like cybersecurity, biosecurity, and chemical threats, and to ensure that its models do not hack or access technical systems in unintended ways.”
To be clear, several of the high-profile agentic AI hacks in recent months attributed to doomsday sentience were in reality just big and unethical companies simply failing to do very basic things: like confirming third-party vendors had adequately isolated their automated hacking software from the internet, or failing to monitor their automatic hacking software in real time.
Of course they’re not doing a great job on this sort of thing because they’re all hungrily eyeing multi-trillion dollar IPOs based largely on fraudulent accounting and are in a mad dash toward the trough. They’re also not doing a better job because they know their support for a corrupt autocrat also involves him defanging corporate oversight and the regulatory state, ensuring no real penalties or liability.
Politely recommending that big corporations with more money than sense try to do a better job on quality control, privacy, and security isn’t actually accomplishing anything. None of the requests are actually real things, despite Trump comically trying to insist they were “morally binding.”
Down at the bottom of the document, it insists that “over time, it may make sense to codify these steps into laws or regulations.” That’s particularly amusing given that Congress is currently too corrupt to function, and the Trump administration has taken an absolute hatchet to already shaky U.S. consumer protection, corporate oversight, and regulatory independence.
Most of the corporate media coverage of the AI announcement was negligently shallow (see: Reuters, Politico, Axios), not only failing to point out that the AI accord was meaningless, but that Trump has actively defanged all of the federal government oversight systems you might otherwise lean on to hold these companies accountable down the road.
You can wind your way through this whole Reuters story, for example, without the slightest hint that this proposal might not be a real boy. Or that Trump clearly, indisputably remains overtly hostile to corporate accountability or public interest guardrails of any meaningful kind. Most of our big news outlets simply put the lies right in the headline, completely unchallenged.
It’s “almost like a constitution,” guys!
Here in reality, Trump’s captured Supreme Court has actively ensured that any regulator that tries to hold companies accountable for literally anything will find themselves swatted on the nose for exceeding their regulatory authority. This administration has ensured that already shaky corporate oversight no longer functions — and our corporate press doesn’t think that’s useful context worth mentioning.
They’ve all adopted the Libertarian and corporate Republican framing that government regulation exists exclusively to “stifle innovation” and ruin everybody’s good time. And that corporate pinky swearing has real worth when it comes to environmental, labor, and consumer protection law, despite a generation of very ugly and indisputable evidence to the contrary.
If AI regulation does come in the new year, it will most likely be written by the biggest tech companies with an eye on legalizing all their worst impulses, banning Chinese AI (to “protect U.S. consumer privacy and national security), and box out open source, on-device, open-weighted, or other competitive threats to the biggest companies’ cloud-software walled-garden domination.
The corruption and regulatory capture are disgusting enough, but it’s positively grotesque that the U.S. lacks an establishment press that’s capable of explaining any of this to the public at large.
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David Metaxas, médiatique «avocat des voyous», poursuit sa carrière malgré les accusations de violences sexuelles
Depuis un an, l’avocat lyonnais fait l’objet d’une mise en examen pour viols et agressions sexuelles sur six femmes. Malgré ces accusations, celui qui a forgé sa réputation en défendant des figures du grand banditisme garde son aura dans les prétoires lyonnais. -
Ukraine persists with Russian oil refinery strikes in defiance of Trump
US president blames attacks for driving up fuel prices before midterms, though analysts say his Iran war is main cause
Ukraine is pressing on with strikes on Russian oil refineries, defying Donald Trump, who blames the attacks for exacerbating a global diesel shortage and pushing up fuel prices.
Kyiv struck an oil facility in Russia’s southern Samara region overnight, Volodymyr Zelenskyy said on Thursday in a statement on social media. The Ukrainian president added that a Russian vessel in the Black Sea was hit, as well as a launch and storage site for attack drones in the Oryol region.
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Hilton blames Democrats. Becerra blames Trump. Little was learned in governor's race debate
The first and probably only face-to-face debate between the two candidates for California governor Wednesday night established its pattern right off the bat. The two CNN anchors who conducted the event in Burbank, Jake Tapper and Dana Bush, would raise one of the state's most pressing issues and seek responses from Democrat Xavier Becerra and Republican Steve Hilton. -
Xavier Becerra gets battered by Steve Hilton in debate — then resorts to desperate tactic
Xavier Becerra may be ahead in the polls, but lost badly to Steve Hilton in Wednesday night's gubernatorial debate on CNN. Hilton, the Republican outsider, ran circles around Becerra, the Democrat, who seemed unable to answer basic questions about his record or his policies. Becerra wanted to debate President Donald Trump — deeply unpopular in California — but walked into one trap after another. -
Meca vélo en mixité choisie
Permanence en mixité choisie ( sans homme cis-genre) pour ciels qui ont besoin ou envie de réparer iels-mêmes leur vélo. As ou novice de la mécanique, tout le monde est lea bienvenu.e. L'idée c'est de rendre accessible l'auto-répartion de son vélo avec l'aide (si besoin) des bénévoles ou des autres adhérent.e.s. -
White House airs new taxpayer-funded ad praising Trump’s war on Iran
New ad features audio from Trump’s declaration of war and Pete Hegseth saying ‘if you kill Americans … we will kill you’
The latest in a series of pro-Trump television ads aired using taxpayer funds in the run-up to the the midterm elections is a one-minute spot that celebrates Donald Trump’s decision to go to war with Iran.
The ad aired during a commercial break on Fox News on Wednesday night, according video posted online by MeidasTouch, a leftwing outlet.
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‘Page one of repressive playbook’: critics warn of Trump’s conspiratorial attacks
President’s outlandish and extensive conspiracy theories endanger US freedoms, health and science, experts say
Since the start of his second presidency, Donald Trump has often launched outlandish conspiratorial attacks on critics and foes that mock them and label their views as hoaxes, prompting scholars and legal experts to say Trump’s attacks endanger US freedoms, public health and science.
Trump’s extensive use of conspiracy theories is the hallmark of an authoritarian leader that has weakened trust in the coming midterm elections, dangerously ignored scientific evidence, and often pushed for prosecutions of his political enemies in ways that seriously erode civil liberties, say critics.
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À Lyon, une bataille gagnée face à la finance immobilière
Cet été, des locataires d’un immeuble bouilloire, épaulés par l’association Locataires ensemble, sont arrivés à contraindre leur bailleur millionnaire d’installer des brasseurs d’air. Récit d’une lutte victorieuse.
Se regrouper entre locataires pour faire valoir ses droits face aux propriétaires : c’est le leitmotiv de l’association Locataires ensemble. Sa victoire la plus récente date de cet été. À Lyon, 73 locataires vivant dans un « immeuble bouilloire » ont obtenu la pose de brasseurs d’air, permettant de mieux évacuer la chaleur la nuit. Ils ont le même propriétaire, à savoir CFL, une filiale du Crédit agricole, possédant 1 800 logements dans l’agglomération et affichant un résultat net d’exploitation de 31 millions d’euros en 2025. Les 73 voisins habitent une immense barre de 14 étages, près de la gare Part-Dieu. La plupart des appartements y disposent de balcons. Ces derniers étaient initialement protégés par des toiles brise-soleil.
Devenues vétustes, CFL, au lieu de les remplacer, a préféré les enlever, considérant que les volets étaient suffisants. Résultat : « Cet été, on a mesuré jusqu’à 60°C sur notre balcon. » Et le stock de chaleur de rayonner jour et nuit par temps de canicule. Paola vit en colocation dans un de ces apparts, au 11e étage. Sa chambre de 9 m² donne plein ouest. Elle qui télétravaille, y passe beaucoup de temps … « L’été a été épuisant, mais l’appartement est traversant, c’est déjà ça. » Ce n’est pas le cas du petit appartement de sa voisine du dessus, Fanny, elle aussi plein ouest avec balcon. C’est elle qui a contacté Locataires ensemble au printemps.
Un million d’euros débloqués
Loïc Michel est salarié de l’association : « On connaissait bien CFL car on était déjà en conflit avec eux dans un autre quartier. On a fait le compte : sur les 1 800 appartements qu’ils possèdent, 1 441 disposent de fenêtres sans protection solaire. » Loïc rencontre Fanny et Paola, qui, après un rapide porte-à-porte, s’aper-çoivent que l’appartement bouilloire de Fanny n’est pas un cas isolé.
Un groupe WhatsApp dédié rassemble rapidement 80 membres. La colère est là, elle est transformée en revendication : l’installation de brise-soleil et de brasseurs d’air. Mais comment établir le rapport de forces pour tordre le bras de CFL ? En effet, même si les logements loués deviennent à la limite de l’habitable trois mois par an, il est très difficile, pour l’heure (lire encadré p. 8), de porter ce genre de revendication devant la justice, ce qui prendrait par ailleurs plusieurs années. Les demandes individuelles des locataires sont bien sûr restées lettres mortes. Menace de grève de loyer ? Tout le monde n’est pas prêt à s’engager car c’est illégal et certains locataires ont peur des représailles du bailleur. Pétitionner ? Manifester ? Certes, mais CFL a montré, lors du conflit dans l’autre quartier, qu’il était un expert dans le « Oui oui, on va étudier le dossier ». Les habitants, épaulés par Locataires ensemble, vont choisir la médiatisation : le Crédit agricole est sûrement soucieux de son image. Les locataires vont donc fabriquer leurs propres brise-soleil avec des draps … inscrivant chacun une lettre géante. Une fois les draps installés en toute sécurité par des artisans militants, et mis bout à bout à la manière des tifos* des stades de foot, le message apparaît en lettres capitales pour qui regarde la façade : « Insécurité climatique : mon droit d’rénov », faisant écho à la revendication portée par Locataires ensemble (voir page suivante). Nous sommes fin juin, en pleine canicule : l’action arrive comme du pain béni pour les journalistes qui relaient massivement. Ça marche : CFL fait rapidement son mea culpa et concède un million d’euros pour équiper ses logements bouilloires d’occultants, voire de brasseurs d’air. Rue du Lac, une soixantaine de logements ont déjà été équipés.
Fabien Ginisty
* Animation réalisée par les supporters dans les tribunes : drapeaux, banderoles, feuilles colorées formant un visuel.
Numéro 221 – Octobre 2026
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
Numéro 221 – Octobre 2026 – Version PDF
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
Cet article À Lyon, une bataille gagnée face à la finance immobilière est apparu en premier sur Le site du journal L'âge de faire.
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Budget 2027 : le gouvernement enferme la France dans une austérité sans issue
Croissance surestimée, austérité qui s’accélère, charge de la dette qui explose… Le budget 2027 promet de redresser les comptes, mais il risque surtout d’inscrire la France dans une spirale délétère. -
Blocages agricoles : 5500 euros d’amende proposés en composition pénale au coprésident de la Coordination Rurale de l’Aveyron
Ce mercredi 30 septembre, Éloi Nespoulous, co-président de la Coordination Rurale de l’Aveyron, était convoqué devant le tribunal de Rodez pour les blocages de l’hiver dernier. Une centaine d’agriculteurs-trices étaient venu-es le soutenir. 500 euros d’amende et 5000 de dommages et intérêts ont été proposés au terme d’une composition pénale. Devant les grilles du tribunal de Rodez, ce mercredi 30 septembre, une demi-douzaine de policiers-ères montaient la garde. Éloi Nespoulous, co-président de la Coordination Rurale* de l’Aveyron, y était convoqué en milieu d’après-midi pour une composition pénale. Les faits reprochés par la justice remontent à l’hiver dernier. Des dégradations avaient été constatées sur le blocage de l’A75 et de la RN88, dans le cadre du mouvement agricole contre la gestion de crise de la dermatose nodulaire. Pour plus d’infos sur ce mouvement, lire cet article :Vers une nouvelle explosion de colère chez les agriculteurs-trices ?
Une centaine d’agriculteurs-trices, arborant dans leur grande majorité le bonnet jaune caractéristique de la Coordination Rurale, étaient venu-es soutenir le prévenu. « Ça a été grandiose » « Ça a été physiquement très dur avec le froid. Une grande épreuve mais aussi une grande expérience, riche, pour laquelle je voulais vous remercier tous-tes », s’est souvenu au micro du rassemblement de soutien un membre du syndicat, revenant sur des blocages aveyronnais tenus pendant un mois. « Sur Séverac d’Aveyron, [NDLR : c’est à ce niveau que l’A75 a été occupée] on a vu un monde fou passer sur les barrages, pour un moment de solidarité énorme. Des restaurateurs-trices de tout le département sont venu-es nous ravitailler. On a refait le monde sur cette autoroute pendant 30 jours. L’avenir va être compliqué, il va falloir se battre souvent, mais si il faut revenir 300 fois devant ce tribunal on reviendra. » La colère agricole est d’ailleurs à nouveau dans une phase montante, avec des actions menées dans de nombreux départements. Le 21 septembre, 300 personnes se retrouvaient sur la place d’Armes de Rodez à l’appel de la Coordination Rurale pour protester contre la hausse des prix du Gazole Non Routier (GNR). Une agricultrice à ensuite pris le relai au micro. « Des gens de toutes les filières agricoles, et même de tous les métiers, sont venu-es nous aider. », s’est-elle émue. « C’était grandiose, j’aurais jamais pensé qu’il pouvait y avoir autant de solidarité. On était 300 en permanence sur l’autoroute, et 200 sur la RN88. Beaucoup de gens qu’on a rencontré là-bas sont devenus des copains. » Mais pour elle, pas question d’en oublier les motivations du mouvement. « On est pas des branleurs-euses, on est pas des gens qui touchent le chômage ou je sais pas quoi. » Selon le « Portrait des professions en 2022 », publié par l’INSEE le 29 avril 2024, les agriculteurs-trices travaillaient en moyenne plus de 54 heures par semaine. La moitié d’entre eux-elles déclaraient travailler le soir, 1 sur 5 de nuit, et près de 9 sur 10 le week-end. Les exploitant-es agricoles sont particulièrement concerné-es par les accidents graves et mortels au travail et les maladies professionnelles, selon un dossier de presse publié en 2026 par le ministère du travail. Selon l’INSEE, en 2021, une personne sur cinq parmi les actifs-ves agricoles non-salarié-es étaient au régime du micro-bénéfice agricole, avec un revenu moyen de 670 euros par mois. Pour les 80% restant-es, 15% d’entre elleux déclaraient un revenu nul ou déficitaire en 2021, et le revenu agricole moyen non salarié était de 1 910 euros par mois. Conclusion de l’agricultrice : « On ne peut pas nous arracher ce qui fait toute notre vie. ». Le durcissement de la mobilisation contre la gestion de la crise de la dermatose par les autorités avait été déclenché par les évènements de Bordes-sur-Arize, en Ariège, le département où le revenu moyen des agriculteurs-trices est le plus bas du pays (765 euros en 2021 selon l’INSEE). Hiver 2025 : depuis plusieurs semaines déjà, les interventions sanitaires se multiplient dans des fermes bovines. Le gouvernement a décidé de faire systématiquement abattre les troupeaux dans lesquels au moins une tête malade a été repérée, sans considération pour les protocoles alternatifs mis en avant par les autres syndicats que la FNSEA**, et sans chercher une vaccination d’ampleur qui entraverait pour quelques semaines les capacités d’export des grandes exploitations de la filière avant que le rapport de force ne pèse dans la balance. Dans la nuit du 12 au 13 décembre, alors que des centaines de personnes ont convergé vers une ferme de Bordes-sur-Arize pour empêcher l’abattage d’un troupeau, à l’appel de la Coordination Rurale et de la Confédération Paysanne***, mais aussi des écologistes des Soulèvements de la Terre, la police intervient. Bilan : une nuit de face à face et d’affrontements, sans que la mobilisation ne parvienne à empêcher l’abattage, des blessé-es, des véhicules retournés par les forces de l’ordre. Un rapport du Sénat publié le 4 février 2026 évoquait 500 manifestant-es et 490 gendarmes présent-es au plus fort de la crise, des barricades enflammées et des abatis bloquant les accès à la ferme, et l’utilisation de cocktails Molotov contre les forces de l’ordre. « Ces jours-ci on a pu voir des scènes d’émeutes, et eux ont leur fait rien » « J’aimerais que tous-tes les policiers-ères et tous-tes les gens-tes dans le tribunal entendent », a enchaîné un autre syndicaliste de la CR, toujours à propos des évènements de Bordes-sur-Arize. « L’abattage du troupeau de vache s’est fait à grand renfort de blindés de la gendarmerie. Par ailleurs ces jours-ci on a pu voir des scènes d’émeutes menées par des maires, et eux ont leur fait rien. Est ce que vous trouvez ça normal ? Non. La justice doit être la même pour tout le monde. » Intervention applaudie par une bonne partie de la foule. Ces derniers jours, de nombreux médias et comptes d’extrême-droite ont diffusé la fausse information selon laquelle Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis en banlieue parisienne, aurait mis le feu à une poubelle devant les grilles du lycée Bartholdi, dans le cadre du mouvement lycéen en cours contre le manque de moyens pour les établissements scolaires. Cette fake news a depuis été démentie par de nombreux médias comme Libération, l’Humanité, TF1. Plus de 1000 arrestations de lycéen-nes révolté-es ont eu lieu depuis ce lundi 28 septembre. Lundi, à Saint-Ouen, un jeune de 14 ans qui venait de donner un coup de pied à un policier était grièvement blessé au visage par une cartouche lacrymogène, en tir tendu, pratique interdite en maintien de l’ordre, à quelques mètres de distance à peine. À Tours, un lycéen a été blessé à la tête lors d’un blocus ; la procureure a saisi l’IGPN et indiqué dans la soirée que les lésions étaient compatibles avec l’impact d’un LBD. Une crise profonde et multiple A ensuite été évoqué par un nouvel intervenant la nécessité de faire du lobbying auprès de député-es européens pour qu’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, ne soit pas réélue en 2029. Alors que l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur, combattu par les syndicats agricoles, a été signé le 17 janvier 2026. « Mais il y a aussi des victoires. Dans la dernière loi d’urgence agricole, il y avait des mesures sur l’accès à l’eau », a constaté le même homme. « On nous fait passer pour des accaparateurs-trices de l’eau. Attention aux fausses idées de l’escrologie parce que les vrais écolos c’est nous. Je vous invite à en débattre autour de vous. »Pesticides, guerre de l’eau : à Montpellier, la dure équation d’une agriculture sociale et écolo
Le plan d’indemnisation CASI, proposé pour pallier aux calamités agricoles de cet été, a aussi été abordé, et jugé insuffisant. En 2023, le régime public de gestion des risques a été profondément réformé, avec un nouveau système reposant sur un rôle accru des assureurs privés pour les aléas significatifs. Sauf qu’au vu des prix des assurances privées et de la faiblesse des revenus agricoles, toutes filières confondues, seules environ 22,5% des surfaces étaient assurées en 2025. « On n’a pas la possibilité de faire nos factures. Les prix devraient partir du bas, de nos besoins. », a conclut un dernier paysan. « Avec la facturation électronique on va nous dire de faire la facture avec les prix qu’on nous impose. Un jeune pour s’installer et vivre du métier a besoin d’une rémunération correcte, comme n’importe quel salarié. Là on est un paquet à chercher des boulots ailleurs, parce qu’on va vers une impasse. » L’association Solidarité Paysans, qui accompagne des exploitant-s en difficulté, publiait le 23 septembre son rapport annuel sur la base de plus de 3 600 agriculteurs-trices aidé-es en 2025, en alertant sur le risque d’une « vague de suicides » et d’exploitations qui périclitent après cet été caniculaire. Une unité syndicale difficile Le blocage de l’A75, et surtout celui de la RN 88, bien qu’initiés et plutôt portés par la CR, avaient aussi été fréquentés par la Confédération Paysanne. Aucun autre syndicat n’a pourtant signifié publiquement de soutien à la CR, ce qui a été relevé au micro devant le tribunal de Rodez. En juillet 2026 on pouvait lire dans un article d’Isma Le Dantec pour Streetpress consacré à l’antifascisme paysan, juste après un passage sur l’alliance CR-Conf pendant la crise de la dermatose, la chose suivante : « La « Conf’ », créée en 1987, a inscrit la résistance à l’extrême droite comme « sa priorité » dans le rapport d’orientation de l’année à venir. Une stratégie qui implique d’occuper le terrain, quitte à paraître trop proche de ses opposants. « Ce serait suicidaire de ne pas être là », assure Thomas Gibert. [NDLR : porte-parole de la Confédération Paysanne] Pour lui, il est crucial de distinguer la tête de la Coordination rurale, dont les accointances avec le RN sont documentées, de sa base militante, avec laquelle le dialogue est possible et nécessaire. Sur les barrages comme dans les chambres d’agriculture, la Confédération paysanne marche sur une ligne de crête. Elle doit faire la jonction entre, d’un côté, le camp progressiste,« qui n’aborde l’agriculture que par l’angle environnemental », sans réelle écoute des problématiques rurales. […] « L’approche de la gauche institutionnelle est cadrée sur la responsabilité individuelle de ceux qui utilisent des pesticides ou font de l’élevage industriel, comme si ça ne s’imbriquait pas dans un système économique qui les y contraint… », regrette le maraîcher syndicaliste, qui pointe cet abandon de la gauche comme une cause majeure de la montée de l’extrême droite en milieu rural. »Mais les motifs de tensions sont nombreux. Les problématiques autour de l’eau, et en particulier le mouvement anti méga-bassines, ont beaucoup mis à mal la capacité unitaire des syndicats agricoles. Symptôme fort : le 3 septembre dernier, Bertrand Venteau, passait en procès à Auch pour avoir dit qu’il faudrait « faire la peau aux écolos ». Une expression métaphorique, selon lui. Au lendemain du procès, la Confédération Paysanne communique son soutien à Sylvie Colas, porte-parole du syndicat dans le Gers, qui selon l’organisation aurait été menacée par des membres de la CR devant le tribunal.
Avant la crise autour de la dermatose, certain-es agriculteurs-trices racontaient aussi avoir été poussé-es vers la sortie, voire purgé-es de la section aveyronnaise de la Coordination Rurale. Certain-es se sont tourné-es vers le Modef**** de l’Aveyron. « Le nettoyage a été fait pour éviter d’avoir des gens qui critiquent le RN. », témoignait Pierre Thomas, président national du syndicat en février 2025. Pendant la crise de la dermatose, dans le département voisin, certain-es membres de la Coordination Rurale présent-es sur le barrage du Séquestre à Albi disaient être soutenu-es uniquement par Manon Meunier, députée LFI de la Haute-Vienne, plutôt que par le Rassemblement National. 10 jours pour répondre à la proposition du procureur Devant le tribunal de Rodez, il est à peu près 17h quand Éloi Nespoulous sort de sa composition pénale. Le procureur lui propose 500 euros d’amende à verser au trésor public, et 2500 euros de dommages et intérêts pour chacun des deux points de blocage. Les dégâts ont été estimés à un demi-million d’euros. « Je trouve ça un peu fort parce qu’on travaille à moindre coût, ça aurait pas été cher de nous payer pour retaper. Et on est partis en blocage parce qu’on a vu Jérôme [NDLR : l’agriculteur dont le troupeau a été abattu à Bordes sur Arize], entre autres, en pleurs et traumatisé. On est un petit syndicat, il va falloir se relever de tout ça, on a pas beaucoup de fonds. », a réagit Éloi Nespoulous devant ses soutiens. La CR dispose de dix jours pour accepter ou refuser la proposition du procureur. En cas de refus, l’affaire pourra être renvoyée devant le tribunal correctionnel. Le 8 septembre 2026, la CR du Lot-et-Garonne était condamnée en appel à près de 170 000 euros d’amendes et de dommages et intérêts pour des dégradations de biens publics et privés, des dépôts illégaux de déchets et des menaces envers des agents de l’État. * La Coordination Rurale est le second syndicat d’agriculteurs-trices, regroupant des petit-es et moyen-nes exploitant-es en situation de fragilité sur le marché des filières de l’agro alimentaire. Elle est très critique du syndicat majoritaire, la FNSEA. Nombre de ses cadres affichent leur proximité avec l’extrême-droite. Le syndicat tient une ligne anti-écolo, ou plutôt hostile à une écologie imposée de l’extérieur du monde agricole, dans un contexte où le monde paysan se trouve de plus en plus pris en tenaille entre les aspirations écologiques de la société civile et la crise agricole. Non sans nuances. Serge Zaka, docteur et chercheur en agroclimatologie auquel le média écologiste Reporterre consacrait un portrait en mars 2023, est régulièrement l’invité de discussions organisées par des sections locales de la CR. La CR reste tout à fait ouverte aux agriculteurs-trices en bio. Elle est en pleine crise de croissance. L’organisation a énormément grossit d’un coup après la révolte agricole de l’hiver 2024, en agrégeant des publics variés (anciens gilets jaunes et personnes très hostiles aux gilets jaunes, partisans d’une union avec des salarié-es et corporatistes purs jus, agriculteurs-trices de différentes tailles, avec différents rapports à l’écologie ou à la politique, partisans d’une ligne contestataire dure ou adeptes d’une nouvelle cogestion) et peine aujourd’hui à produire une ligne commune et une organisation équilibrée. Dernière tension interne en date il y a à peine une semaine. Le comité directeur de la Coordination rurale (CR) annonçait le recrutement de Raphaël Ferretti, ex-collaborateur de l’eurodéputé socialiste François Kalfon et proche du candidat à la primaire du PS Raphaël Glucksmann, comme chargé d’affaires publiques. Certains cadres dénoncent un personnage trop proche de « l’écologie punitive » **La FNSEA est le principal syndicat agricole, et revendique 212 000 adhérents-es sur 400 000 exploitant-es. Plus 50 000 chez les Jeunes Agriculteurs, son « antichambre » qui regroupe les moins de 35 ans. Les Jeunes Agriculteurs peuvent suivre une ligne autonome. En 2019 ils remportaient la Chambre d’Agriculture de Guadeloupe avec le Modef, contre la FNSEA. En 2025 sa section corse avait envisagé une alliance avec la Coordination Rurale. La FNSEA syndique des exploitant-es de toutes tailles, inséré-es dans les filières agro-alimentaire, mais défend les intérêts des plus gros-ses. Ce qui est très visible dans sa défense d’une attribution des aides de la PAC à l’hectare plutôt qu’à l’exploitant-e. Elle est dirigée par Arnaud Rousseau, à la tête d’une immense exploitation agricole de plus de 700 hectares. L’homme est aussi président du groupe agro-industriel Avril, qui regroupe Lesieur, Puget. Il est actif dans l’alimentation des animaux d’élevage, les agrocarburants ou encore la chimie des huiles et protéines végétales, et président du Conseil d’Administration de Sofiprotéol, qui finance des crédits aux agriculteurs.trices. La FNSEA est une organisation tentaculaire sans équivalent en dehors de l’agriculture. Elle a un contrôle sur une bonne partie de la presse spécialisée. Elle fournit des services à ses adhérent-es, et est présente dans de nombreux organismes encadrant le monde agricole, comme le Crédit Agricole ou la Sécurité Sociale agricole, la MSA. Si bien qu’on peut y adhérer sur une logique d’un « il vaut mieux en être ». ***Troisième syndicat agricole, classé à gauche, qui organise des petit-es et moyen-nes exploitant-es, avec une bonne proportion d’exploitant-es en reconversion, souvent attiré-es par la très forte identité agro-écologique mise en avant par l’organisation. ****Le Mouvement de défense des exploitant-es familiaux, ou Modef, classé à gauche, syndique principalement des petit-es et moyen-nes agriculteurs-trices, quel que soit leur mode de production. Tout en défendant une transition écologique. Le syndicat est aujourd’hui affaibli, en dehors de quelques bastions comme les Landes, la Martinique ou la Guadeloupe.L’article Blocages agricoles : 5500 euros d’amende proposés en composition pénale au coprésident de la Coordination Rurale de l’Aveyron est apparu en premier sur Le Poing.
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Endetté, le magazine écologique Fracas relancé sur le web par StreetPress
Au bord de la liquidation du fait de son endettement, le trimestriel imprimé dédié aux luttes écologiques a finalement été cédé au media en ligne StreetPress, qui détaille la forme de cette nouvelle version plus axée numérique que papier.
Lancé fin 2024 par l'équipe historique de Socialter, le magazine des luttes écologiques Fracas avait disparu des kiosques et librairies depuis son dernier numéro trimestriel de l'hiver 2026. Mi-septembre, son ex-directeur de publication a finalement donné des nouvelles publiques du média : après avoir « évité le naufrage, […] Fracas bat donc désormais pavillon StreetPress », explique Clément Quintard, l'un de ses fondateurs, sur le réseau social Linkedin.
En mars dernier, informé du trépas imminent de la revue, Johan Weisz-Myara, fondateur et directeur de publication de StreetPress, contacte Clément Quintard. L'équipe du média en ligne « d'enquête et de culture urbaine » voit comme « un très mauvais signal » la fermeture d'un média indé « au moment où les titres d'extrême droite fleurissent », explique Johan Weisz-Myara. Et la ligne éditoriale radicale de Fracas sur l'écologie doit être préservée. Plutôt qu'un simple rachat, il s'agit donc plutôt d'une « relance » de la revue, avec plusieurs changements majeurs.
Interrogés par le Portail des médias indépendants, les responsables des deux médias révèlent les contours de ce nouveau Fracas estampillé StreetPress.
Moins de papier, mais des articles gratuits chaque mois
D'un commun accord, les équipes des deux rédactions ont convenu de conserver la forme du magazine imprimé pour cette prochaine version du média, tout en « réimprimant des numéros » déjà publiés. Autre héritage : le septième numéro de Fracas, « qu'on avait malgré tout bouclé, mais sans trésorerie pour l'imprimer », raconte Clément Quintard, a finalement été envoyé en numérique par e-mail le 30 septembre aux abonné·es.
En revanche, la revue ralentit son rythme de parution trimestriel, pour devenir, au mieux, biannuel : de « un à deux numéros papier par an », indique le patron de StreetPress. Le premier numéro du nouveau Fracas est prévu dès le « printemps 2027 ». Si certains articles y seront inédits, le reste sera diffusé via une nouvelle newsletter mensuelle, inaugurée dès ce 5 octobre. « Les gens pourront s'inscrire gratuitement pour recevoir des articles de Fracas », mis en ligne sur le site de StreetPress, « avec la logique de les diffuser le plus possible », complète Johan Weisz-Myara.
« La faiblesse, c'est que le journal papier seul, sur abonnement, […] fait que les sujets ne circulent pas beaucoup et qu'ils sont peu lus », argumente le directeur de StreetPress. Il annonce toutefois des projets de partenariats avec des maisons d'édition afin que les abonné·es au magazine « reçoivent des livres, dès publication, sur les thématiques traitées par Fracas ».
Une fin « à la fois douloureuse et dramatiquement banale »
En écho au succès de StreetPress sur les réseaux sociaux et via ses newsletters (son infolettre « Faf », contre l'extrême droite, revendique environ 105.000 abonné.es), Johan Weisz-Myara assume de s'éloigner un peu du papier pour miser sur les forces actuelles du média en ligne, afin d'élargir le public de Fracas. Non sans prévoir de « vendre et défendre » les prochains exemplaires imprimés de la revue. La publication en ligne gratuite vise aussi à rendre le média plus « accessible » que sa seule version papier vendue 17,5 euros. Cela devrait également passer par l'organisation « d'événements Fracas » en France, sous forme de tables rondes, afin de créer du lien avec les lecteur·ices. Une autre corde à l'arc de StreetPress, qui organise régulièrement des rencontres hors de Paris.
Le tout, avec la bénédiction de l'équipe sortante. Clément Quintard, qui fait partie des trois cofondateur·ices de Fracas, se réjouit déjà que le projet ait une seconde vie alors qu'iels « allaient déposer la cessation de paiement qui actait que Fracas ne pouvait pas honorer toutes ses dettes ». Lancé avec assez de fonds « pour exister sur six numéros » trimestriels, le magazine imprimé est allé au bout de son objectif. Jusqu'au moment « où le nombre d'abonnés par prélèvement automatique et d'abonnés annuels », estimé à 1800 selon lui, « n'était pas suffisant pour subvenir aux besoins courants » d'une équipe en « sous-effectif ». « Si on avait eu 500 ou 600 abonnés de plus, on aurait pu tenir quelques mois supplémentaires. Il ne nous a pas manqué grand chose », regrette Clément Quintard, qui évoque une fin « à la fois douloureuse et dramatiquement banale ».
Fracas est mort, vive Fracas !
Après avoir annulé la liquidation du magazine et récupéré ses archives in extremis, les deux directeurs de publication s'accordent alors pour céder Fracas à StreetPress en contrepartie d'un montant inconnu qui aurait couvert notamment « les arriérés du média » et les frais d'avocats, mentionne Johan Weisz-Myara. Autres conditions de cette cession : les deux équipes se sont mises d'accord pour perpétuer la ligne éditoriale de Fracas, qui souhaite « ramener la question des luttes des classes dans l'écologie », rappelle Clément Quintard.
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Acrimed
CNews, La Baule et la fabrique de l'« insécurité »
Pour assurer la continuité du projet, StreetPress accepte aussi de réembaucher « la seule journaliste qui était salariée », Isma Le Dantec. Ce ne sera pas le cas des trois autres salarié·es, du fait d'un poste déjà occupé côté StreetPress et du choix des deux cofondateur·ices restant·es d'arrêter l'aventure. « Ça a été quand même hyper dur, surtout sur la fin, confie Clément Quintard.Mais pendant deux ans et demi, on a fait un peu le média de nos rêves. » L'ex-directeur de publication témoigne de « sa confiance en StreetPress pour la suite ». Fracas est mort, vive Fracas !
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L'Europe construit son propre ICE : retour sur le Pacte asile et migration et celleux qui s'y opposent
Source : STUP.MEDIA -
Explosions de laboratoires clandestins de cocaïne : la mort est tombée du ciel, et personne n'en assume la responsabilité (Espagnol)
Source : Verdad Abierta - Colombie
Lire la traduction automatique en français -
Octobre rose : « 40 % des cancers sont évitables », indique l'oncologue Floriane Minne
Source : Mediabask -
Polluants éternels : TFA un polluant qui s'infiltre partout, du sang aux nappes phréatiques
Source : altermidi -
Des troubles naissent les lois : à propos des nouveaux décrets sur le logement annoncés obtenus après la mobilisation de Madrid (Espagnol)
Source : lamarea - Espagne
Lire la traduction automatique en français -
Faux sondés, faux sondages ? Quand l'IA remplace l'opinion des citoyens
Source : Socialter -
LGV Bordeaux-Toulouse : la vallée du Ciron toujours en travers de la voie
Source : Politis
Payant
Dans la vallée du Ciron, en Gironde, le projet de ligne à grande vitesse entre Toulouse et Bordeaux n'est désormais plus un projet théorique ; les travaux ont débuté ce 1er octobre, après vingt années de mobilisations contre. Avec le début de ces travaux, Politis remet sur la table un combat vieux de vingt ans, porté par habitant·es, associations et élu·es. Pourquoi s'opposer à un tel projet ? Pour préserver cette vallée classée Natura 2000, décrite comme une véritable « arche de Noé » de la biodiversité. Cet article de Politis mêle descriptions imagées de la vallée et imagine sans peine les transformations et les conséquences auxquelles elle sera sujette une fois le projet terminé.
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Reporterre Par ailleurs, les opposant·es ne justifient pas leur mobilisation par la seule inquiétude pour les animaux. Non, la question de la ressource de l'eau et de la possible pollution engendrée par l'entretien des futures voies est posée.
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Un an après la GenZ212 : de la prison et de la rage
Source : Enass - Maroc -
Mobilisation lycéenne dans les matinales : caricaturée, stigmatisée, dépolitisée
Source : Arrêt sur images
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LGV Bordeaux-Toulouse : la vallée du Ciron toujours en travers de la voie
Source : Politis
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Trump the environmentalist? How his Iran war exposed the fragility of dirty energy
Gavin Newsom says Trump is a ‘gift’ to the climate cause for dispelling notions of fossil fuel energy security
Of all the epithets hurled at Donald Trump since he became US president, perhaps the most unusual was delivered last week – that he is, in fact, some sort of environmentalist.
Trump is the “greatest gift” to the environmental movement, argued Gavin Newsom, California’s governor, due to the fallout from the US-Israel war on Iran.
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Est-ce que les robots sentent mauvais ?
Un sommet sur l’IA dans des locaux chics, avec des écrans partout et pleins de gens bien habillés, rien de plus normal a priori. Mais si ça pue, au sens propre, alors l’événement prend une toute autre tournure…
Les 24 et 25 septembre se tenaient, au stade Vélodrome de Marseille, les rencontres AIM pour Artificial Intelligence Marseille (en anglais c’est toujours beaucoup mieux, et puis en français ça aurait donné IAM*, ce qui aurait fait grincer quelques dents du côté de la Canebière). Un envoyé spécial de L’âge de faire s’est donc rendu au cœur de ce raout organisé par la CMA-CGM de Rodolphe Saadé, avec les médias Brut et BFM-La Tribune, propriétés du même homme. L’idée étant notamment d’essayer de comprendre ce que pouvait bien dire le sous-titre de l’événement : THE BIG SHIFT – The Great Acceleration.e, pour aider les entreprises à adopter l’IA, rien que ça), une femme suppose que c’est l’un des robots se promenant dans les allées qui pue. Pauvre petite machine : une espèce de gros cylindre d’environ un mètre de haut, sur lequel sont posés des tracts qu’on a du mal à saisir car il bouge dans tous les sens et semble avoir peur des humains.
Pour lui donner un air vivant, deux yeux sont dessinés sur la tablette qui lui sert de tête. Un R2D2 du pauvre, quoi…
En côtoyant ces bidules, sensés être intelligents, qui déambulent dans le public, on peut tomber d’accord avec les analystes qui prétendent que la France et l’Europe sont en retard par rapport aux États-unis et à la Chine en matière d’IA : certaines « innovations » présentées lors de ce sommet font penser à un salon de la domotique qui se serait tenu à la fin des années 90. Notre reporter est donc reparti en étant pas plus emballé par l’IA qu’il ne l’était en arrivant. Et en se disant que, finalement, on a peut-être bien raison à L’âge de faire, de nous contenter de notre Intelligence Artisanale. Au moins, elle sent bon, elle !Texte et dessin : Fabien Plastre
* Comme le fameux groupe de rap marseillais.
Numéro 221 – Octobre 2026
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
Numéro 221 – Octobre 2026 – Version PDF
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
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Locataires unissez-vous
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
Au sommaire du numéro 221 – Octobre 2026
2 à 4 / Oiseaux sociaux : on cartographie nos lieux de diffusion
5 / LIEUtopies : 23 hectares pour habiter, travailler, accueillir
6 / TROUBADOURS : Une autre rentrée littéraire. Goguettes 5e journée
7-11 / DOSSIER : Locataires, unissez-vous !
12-13 / PORTFOLIO : Zone humide sous protection citoyenne
14-16 / ACTION : Pastasciutta antifascista
17 / FICHE PRATIQUE : Ne confondez pas ces plantes toxiques !
18 / LE COIN DES MINOTS : Les histoires du Journal des explorateurs
19 / ATELIER : Glutamate épisode 2, recette sans gluten…
20 -22 / ENQUÊTE : L’ANFR, agence publique au service du privé
23 / Sérieux !? Opposition THT en Camargue, B-gnet
24 / Série : écrire sur sa condition de noir·e et d’immigré·e épisode 2/3Numéro 221 – Octobre 2026
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
Numéro 221 – Octobre 2026 – Version PDF
Dossier 5 pages : Locataires, unissez-vous !
Face à des propriétaires privés près de leurs sous ou à des bailleurs sociaux qui ne les prennent pas au sérieux, que peuvent les locataires ? Nous sommes allés à la rencontre de collectifs qui luttent pour améliorer leurs « logements bouilloires », pour comprendre et faire diminuer leurs charges, pour changer la loi et donner plus de droits aux locataires… Et d’associations qui les aident à reprendre la main sur leur habitat.
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Main DOJ’s Bigfooting in Broadview 6
I made a mistake in this post, in which I described how DOJ breached its own privilege when it chose to respond to Sheri Mecklenburg pawning the decision to charge the Broadview 6 with a felony conspiracy charge off on US Attorney Boutros.I assumed that Chicago’s US Attorney’s office responded by debunking Mecklenburg — that Boutros was the one to breach those privilege claims. But as exonerees note in their notice of Mecklenburg’s retirement letter, the Chicago Tribune describes Chicago as staying mum.
A spokesman for the U.S. attorney’s office could not immediately be reached.
But Main DOJ blabbing about what Mecklenburg put into writing.
In a statement Friday, the Department of Justice said that claim was “false.”
“Mecklenburg’s recommendation in writing to the supervisory chain of the U.S. Attorney’s Office included the section 372 felony as the strongest charge,” a DOJ spokesman said in an email.
That makes things still worse for DOJ, as I’ll explain.
All of this may come to a head — or at least further unravel — today. At 1PM Chicago time, Judge April Perry will hold a hearing in the Broadview 6 case to consider both exonerees’ request for discovery, sanctions, and a special prosecutor, and Sheri Mecklenburg’s motion to intervene in the just latter two issues. I had a grand post planned to refocus on how Mecklenburg’s mic drop makes US Attorney Andrew Boutros’ earlier choices riskier for him, but I never got it done (though have pulled links over, below). A less weedy version follows as way of laying out what may happen today.
First, note that it’s not clear everyone will be focused on the same arguments today. Before she added Mecklenburg’s motion to the hearing, Judge Perry said the hearing would consider Dockets 226 (motion for sanctions), 227 (motion for special prosecutor), and three motions for Hyde Amendment payments (210, 206, 201); she wrote them in that order. That leaves off Docket 225, which addressed whether exonerees could still get discovery after DOJ agreed to pay their attorney fees but before they did so. But DOJ has largely blown off all those Hyde Amendment filings, addressing them in strictly procedural fashion separately. In spite of purporting to address Docket 225, the response to 225, 226, and 227 that Boutros put his name on almost entirely ignores the Hyde Amendment. So DOJ may not be prepared to address that today.
Instead of addressing the Hyde Amendment (for which the standard is whether a prosecution is “vexatious, frivolous, or bad faith”) Boutros dedicated a separate 5-page section of his response to addressing vindictive and selective prosecution. He did that even though he said right from the start of that section that any vindictive and selective claims were mooted when he dismissed the case. He did that even though he manufactured a focus, from exonerees, on the topic. They barely addressed it … except by chronicling that’s where all these discovery requests come from and citing Judge Perry raising it on May 21. Ultimately, Boutros finally gets around to admitting Perry’s the one who raised this, too.
[T]his Court brought up those allegations during the May 21, 2026, morning hearing—albeit before the charges were dismissed with prejudice—the Government addresses them here to allay any such potential concerns.
Which is to say, Boutros spends more than 10% of his brief addressing a topic that’s not technically among the three motions he planned to address or the three other motions he may not have, but which Judge Perry has placed before him. I get that decision, but not how he tried to address Perry’s concerns.
In that 5-page section, Boutros did not adopt DOJ’s favorite means of dismissing claims that Trump or someone else has ordered up prosecutions, which is to emphasize that so long as the prosecutor who made the prosecutorial decision had no animus, it doesn’t matter what Trump or other people at Main DOJ think (which I wrote about here). Instead, he gave a bullshit account of how he (not Sheri Mecklenburg) made the decision. To explain the (misdemeanor) assault charges, he laid out several pieces of evidence that he takes threats to cops seriously, without ever mentioning all the ICE invasion assault cases he had given up on without presenting them three times to a grand jury, nor mentioning any evidence that the exonerees had assaulted the ICE goon who drove into them. To explain the conspiracy charge, he claimed without evidence that all the exonerees had touched the car that most touched (if they did) because it drove into them. Nowhere does Boutros describe why he decided to criminalize getting hit by a car. Boutros also invoked the rationalization for the charges he offered at that May 21 hearing, a rationalization that pissed off Judge Perry when he made it the first time.
Particularly given that he claims this is all moot, Boutros’ approach to this question contrasts in interesting fashion with his office’s past attempts to rebut claims of vindictive or selective prosecution. The first time DOJ responded to that argument (in a discovery response written by Mecklenburg shortly before she left the case), DOJ only addressed selective prosecution, while arguing that defendants weren’t entitled to communications with anyone outside of prosecutors. The second time DOJ responded to that argument (in a response motion by William Hogan), DOJ again focused exclusively on selective prosecution, while replacing the argument about standards of discovery with bluster and invective.That second response then led to an exchange exonerees did harp on throughout all these filings: Hogan’s representation to Judge Perry that there were no communications of any nature from anyone outside Chicago about investigatory or charging decisions.
The decisions about who and what to charge were made by the USAO prosecutors and their supervisors based solely on positive identifications of the defendants and evaluations of their individual criminal conduct. Considerations such as defendants’ political affiliations, activities, views, or positions were not considered in any way as part of the investigation or charging decisions. Accordingly, there are no communications of any nature from, to, or with anyone outside the USAO (other than the local FBI investigators assigned to the case) regarding any investigatory or charging decisions. To be crystal clear, this specifically includes anyone in the White House and all components and offices of Main Justice. 2
2 The first time the USAO communicated with Main Justice about the identity of the defendants in this case only came after a draft indictment was approved internally and was for the limited purpose of complying with the letter and spirit of Justice Manual Section 9- 85.500.
And then Judge Perry’s reliance and misstatement of that categorical claim in ruling against discover on such issues in April.
The defendants have expressly predicated their theory of vindictive and selective prosecution on external forces having some type of impact on the Chicago-based prosecutors. They stated in writing repeatedly that they are not alleging any animus by the line AUSAs or the Chicago U.S. Attorney’s Office. To the end, the prosecutors agreed to provide evidence of external forces communicating with the Chicago U.S. Attorney’s Office about this case, and they have now said there is no such evidence. There are no White House communications, there are no main justice communications, and I quote, There are no communications of any nature from, to, or with anyone outside of the U.S. Attorney’s Office other than local FBI investigators assigned to the case regarding any investigatory or charging decisions.
Hogan limited his comment to investigative and charging decisions. Perry did not. Add that to the list of misimpressions Hogan left undisturbed.
Boutros’ own filing debunks that claim anyway, conceding there was a meeting on September 27 at which a video that is exceedingly likely to be the one that Kat Abughazaleh posted, to which far right extremists and far right Senators, including Aakash Singh buddy Mike Davis, responded by demanding she be prosecuted.
[T]here was a virtual meeting on September 27, 2025, among Main Justice lawyers, the Chicago U.S. Attorney’s Office, lawyers from at least one other U.S. Attorney’s Office on the West Coast, and many federal law enforcement agencies where the September 26 “Broadview” incident was mentioned (and a public video played) as part of a broader discussion of incidents and conduct against ICE during that time.
While all this briefing was going on, Boutros’ First AUSA, Jason Yonan, issued a correction that got far less notice that Mecklenburg’s mic drop. He described that the seemingly inconsistent answer Diane MacArthur offered exonerees about this precise question — the nature of conversations between Chicago and Main DOJ — was his fault.
On August 11, 2026, former Defendants’ counsel emailed again asking whether there were other communications between the Front Office and Department of Justice officials concerning this case that did not involve “direction.” R 255-1 at 3. The AUSA consulted with the First Assistant United States Attorney, who misunderstood this request as relating to communications that predated the charging decision made by the U.S. Attorney’s Office locally. Accordingly, after consulting with the United States Attorney, the First Assistant United States Attorney directed the AUSA to respond to former Defendants’ counsel by referencing a September 27, 2025, virtual meeting in which a video of the incident in question was played and the incident discussed but the identities of the individuals in the incident were unknown to the U.S. Attorney’s Office.
That response did not accurately answer former Defendants’ request because, as the government has previously stated, there were communications with Main Justice after the charging decision had been made by the U.S. Attorney’s Office locally. See R. 110 at 3, 4 n.2; R. 247 at 3, 40-41 n.15. There are no communications between the U.S. Attorney’s Office and the White House regarding this matter.
This correction is consistent with Footnote 15, the one that revealed Hogan misled Judge Perry. Someone at DOJ showed the video of the protest — again, almost certainly Abughazaleh’s video — amid a discussion of charging anyone who touched an ICE goon; folks in Chicago investigated it just as Mike Davis ordered them to solely by linking communications of Abughazaleh or, remarkably, knowing to Google “guitar girl Broadview ICE,” which would bring you to this Facebook post, describing how a rubber bullet went through Joselyn Walsh’s guitar and hit her in her leg, which is how she got charged. And based off that, if we are to believe DOJ’s account, they came to a decision to charge Abughazaleh and five others before even reviewing Broadview cops’ video of the event, which showed several of them walking away from the SUV that had just driven into them.
Which brings us to the conflict between Mecklenburg and DOJ. She says Boutros “sent an office-wide email laying responsibility at my feet for a felony prosecution that you personally directed over my objection that the case was better suited to misdemeanor charges.” DOJ breached its own privilege to say, “Mecklenburg’s recommendation in writing to the supervisory chain of the U.S. Attorney’s Office included the section 372 felony as the strongest charge.”
These are not remotely incompatible claims. DOJ doesn’t say what Mecklenburg meant by “strong.” Did she mean, the most draconian? Did she mean a 18 USC 372 felony conspiracy charge was stronger than a 18 USC 371 felony conspiracy charge, which is what Mike Davis ordered Boutros to charge. Did she mean 18 USC 372 was more likely to survive as a felony charge than assault, 18 USC 111, which Davis also ordered Boutros to charge?

More importantly, as we discuss the one felony charge Boutros kept trying to charge while he let a bunch of other felony charges go, no one has said when these conversations took place. DOJ’s pat answer has always been that they didn’t discuss any of this (aside from the video the day after the protest) with Main DOJ until after they first drafted the indictment in advance of the first October 9 grand jury presentation. But that pat answer is completely consistent with discussing it — and sharing the grand jury transcript that Boutros pinky swears he didn’t read — after the grand jury no-billed the first time and then reassessing whether to keep trying for a felony.
Perhaps that’s when Mecklenburg objected: when Boutros ordered her to go back and keep trying to charge that felony. That would be pretty interesting, because what happened that day — with at least two and probably more grand jurors getting kicked out — is precisely what Aakash Singh had ordered other people to do when a grand jury found their charges to be a “crock of shit.” Throw those people out until you have a grand jury that will indict.
But at some point — either in real time, when Mecklenburg was objecting, or as DOJ has tried to scapegoat her to protect the even more corrupt people — Main DOJ got her charging recommendation which is (and this is undoubtedly why exonerees distinguish in their notice between the mum spox in Chicago and the blabby one in DC) yet more proof of Main DOJ’s direct involvement in this case. When did they get her communications, and was it part of bigfooting a charging decision or scapegoating her?
Until a week ago, when Mecklenburg dropped her mic, DOJ might have gotten away with a discussion of standards: at what point can Judge Perry use her inherent authority to start sanctioning people, which she lists first among the issues before her? But now, particularly with Main DOJ’s decision to blab away, today’s hearing is likely to focus at least partly on these contested facts. Sheri Mecklenburg will be right there in the room, where Boutros tried to exclude her back in May.
That doesn’t change the standards, which are still quite high. But it does change what today’s hearing may look like.
Docket 201 (June 2): Hyde Amendment Motion for 4 exonerees. Includes timeline of misconduct and lays out standards for “vexatious, frivolous, or in bad faith”
- Exhibit A: 251203 Discovery Letter
- Exhibit B: 251218 DOJ Discovery Response
- Exhibit C: 260121 DOJ Discovery Response (initial Selective/Vindictive)
Docket 206 (June 4): Hyde Amendment Motion to conduct discovery. Includes discovery requests.
June 5: DOJ tells defendants they will not contest Hyde Act Motion
Docket 210 (June 5): Cat Sharp request to join.
June 9: Hearing on grand jury transcripts.
Docket 225 (June 16): Exonerees reiterate request for discovery.
Docket 226 (June 16): Motion for sanctions. Recalls that Judge Perry declined for information about searches relating to outside influence, rebuts presumption of regularity, raises new information about Aakash Singh, requests Perry order a search.
- Exhibit A: Kilmar Abrego opinion. Outlines Aakash Singh’s close involvement and uses that to find vindictive prosecution.
Docket 227 (June 16): Motion for special counsel. Lays out Boutros’ personal involvement.
- Exhibit A: Kilmar Abrego opinion. Outlines Aakash Singh’s close involvement and uses that to find vindictive prosecution.
Docket 238 (July 7): DOJ response to Hyde Amendment (201, 206, 210, 211 225). Purports to moot further discovery. Filed by Maxwell Lisy.
Docket 239 (July 14): Reply on Hyde Amendment discovery. Notes no offer of payment has been made.
July 15: Exonerees ask again about communications.
July 27: Exonerees follow up again on communications.
Docket 247 (August 4): DOJ Response (225, 226, 227).
August 11: Exonerees and Diane MacArthur exchange on communications.
August 14: MacArthur stands by footnote (DOJ would correct this answer on September 25).
August 17: Exonerees ask again for clarity.
Docket 255 (September 15): Exonerees Reply (225, 226, 227).
- Exhibit A: Emails
- Exhibit B: Excerpt October 16, 2025 grand jury
- Exhibit C: Excerpt October 23, 2025 grand jury
September 23: Judge Perry sets hearing for October 1, 1PM
Docket 261 (September 24): Mecklenburg moves to intervene
Docket 263 (September 24): Exonerees response to Mecklenburg motion to intervene. Corrects one of two claims Mecklenburg says was false, that she did nothing about grand jury redactions.
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Americans are paying millions for a batch of pro-Trump ads | Margaret Sullivan
The spots, including a recycled campaign ad, are funded by taxpayers and present the president as a hero
The US government is spending millions of taxpayer dollars to get a blatantly partisan message in front of voters as the midterm elections loom.
And while these TV ads aren’t explicitly campaign ads, they might as well be.
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Anika Wells, la ministre qui veut reprendre le contrôle des réseaux sociaux, distinguée par Le Time
Après l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, la ministre australienne des Communications, Anika Wells, s’attaque aux algorithmes qui hiérarchisent les fils d’actualité. Time l’inscrit parmi ses « 100 personnalités montantes les plus influentes ». Julia Gillard, ancienne Première ministre, salue son action pour façonner un autre monde.
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Trump doesn’t rule out sending ICE to polling sites; US supreme court to review policy to detain immigrants challenging deportation – live
Justices will consider whether immigrants have a right to a hearing to determine if they should remain detained while challenging their possible deportation
The White House has, again, blocked CNN from covering Donald Trump as part of the rotating press pool.
The outlet was scheduled to be a part of the group of media traveling to Texas and Oklahoma with the president today, but was removed from list of newsrooms in place for the trip, per the White House schedule.
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« Pas ça, Zinédine » : lettre à Zidane sur le déni climatique
En refusant de se positionner pour rendre le football moins polluant, alors que le monde brûle, Zinédine Zidane participe à un « immobilisme et un déni » qui condamnent notre planète, écrit notre journaliste dans cet éditorial.
Lire la suite - Édito / Climat , Sports
Cher Zinédine,
Sur la porte de ma chambre d'enfant, il y avait ton poster. Une affiche géante, en trois morceaux. Je renouvelais régulièrement la pâte adhésive, pour que ton buste ne bascule pas ou que tu ne perdes pas tes jambes — c'est déjà arrivé, je te (…) -
ICE got ‘quieter’ – then killed a father in Maine. Now watch groups are shifting their tactics too
ICE-watchers get creative after the killing of Johan Sebastián Durán Guerrero, as Trump’s immigration crackdown takes a more secretive approach
Most of the time, the scene outside the Immigration and Customs Enforcement (ICE) facility in the small, coastal town of Scarborough, Maine, could be confused for a nature watch in “Vacationland”, the slogan on state license plates.
People sitting in lawn chairs under a tent. Birds chirping. The sound of the breeze moving through the trees.
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Paris, Marseille, Lyon : des salons pour pousser des Juifs français à s'installer dans les colonies de Cisjordanie
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Le créateur de VLC avait menacé de quitter la France à cause de Darmanin : sa femme est finalement admise dans la magistrature

Ev février dernier, Jean-Baptiste Kempf avait menacé de quitter la France après le refus du ministère de la Justice de laisser son épouse accéder à la magistrature. Audrey Prévost figure désormais parmi les candidats définitivement admis au concours, dans un texte publié au Journal officiel le 30 septembre 2026.
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Cette startup prétend réinventer l’iPod… mais ne dit pas comment télécharger sa musique

Avec son baladeur Sudo, la startup New Matter veut relancer au quatrième trimestre 2027 le baladeur MP3 avec une molette cliquable (click wheel), comme l'iPod d'Apple. Le design du produit donne extrêmement envie… mais New Matter ne donne aucun détail sur la partie la plus intéressante : l'accès aux services de streaming.
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Au Caire, une table palestinienne au goût de l’amer
Célèbre famille de pêcheurs devenus restaurateurs, les Abou Hassira régalent les Gazaouis depuis cinq générations avec leur petit empire. Deux cousins font perdurer cet héritage dans la capitale égyptienne après avoir fui l’anéantissement de leur terre natale. Là, ils retrouvent une bourgeoisie palestinienne en exil, au futur incertain.
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Free parties : l'État s'attaque même aux festivals légaux
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« Ils disent qu'on met la forêt en danger alors qu'ils vont la couper » : la zad contre la LGV Bordeaux-Toulouse expulsée
Pour empêcher les premiers travaux de la LGV Bordeaux-Toulouse, des opposants avaient installé une zad dans un bois privé. Leur campement a été démonté par la gendarmerie.
Lire la suite - Reportage / Photographies , Luttes , Transports
Feugarolles (Lot-et-Garonne), reportage
Sur le chemin qui mène au campement de la « zad du milieu », un habitant venu garnir les rangs de la mobilisation s'amuse du « curé [qui] a mis la pelle en travers du chemin ». Il ne s'agit pas d'un message codé. Dos à des véhicules de gendarmerie, Jean-Jacques, 76 ans, curé à la (…) -
Temu, ce fossoyeur du commerce français que Bpifrance a contribué à faire grandir
«Mediapart» révèle qu’en 2016, la banque publique d’investissement a soutenu financièrement la start-up chinoise Pinduoduo qui, plus tard, a lancé Temu, sulfureux géant du e-commerce mondial auquel on reproche de détruire des commerces en France. -
Bayer, Syngenta : ces agro-industriels qui fabriquent pesticides et anticancéreux

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Montpellier : le mouvement lycéen s’étend, Paul-Valéry rejoint les blocages
Ce jeudi 1er octobre, plusieurs lycées montpelliérains étaient bloqués par leurs élèves. L’université Paul-Valéry était elle aussi bloquée. Au moins deux personnes ont été interpellées par la police
8 heures, devant le lycée Joffre. Il tombe une pluie fine, ce qui n’empêche pas une centaine d’élèves d’empiler des grilles devant l’entrée pour la deuxième fois de la semaine, après une première journée de mobilisation ce mardi 29 septembre, fortement réprimée par la police. Chloé, lycéenne, explique pourquoi elle est là : « Nous avons besoin de plus de moyens dans nos lycées. Nous, à Joffre, on sait qu’on est privilégiés, mais on est solidaires des élèves de Saint-Denis ou d’autres quartiers plus populaires. Il faut que les mêmes moyens soient attribués à tous. On n’a pas le droit de vote, donc le blocage, c’est le seul moyen de se faire entendre. » Elle évoque également un bâtiment mal isolé, « intenable » en période de canicule, et réclame un plan de rénovation thermique.
« On a souffert de la chaleur, on va souffrir du froid »
Au lycée Pompidou, déjà mobilisé mardi, c’est le deuxième blocus en trente ans d’histoire de l’établissement, selon Louis, un élève. Lui aussi décrit des locaux inadaptés au changement climatique : « On a beaucoup souffert de la chaleur, et on va souffrir du froid. »
Il détaille aussi le rythme imposé aux élèves : « Il y a trop de pression avec Parcoursup, il faut trouver une alternative. Nos emplois du temps sont trop chargés, on n’a qu’une heure pour manger le midi. » Les élèves réclament aussi la revalorisation du salaire des accompagnantes d’élèves en situation de handicap (AESH), « pas assez nombreuses et sous-payées » d’après Louis. « Dans notre établissement, il y en a une pour six élèves. »
Clemenceau : la direction écrit aux parents, les poubelles s’entassent quand même
Au lycée Clemenceau, la direction avait pris les devants. Après la journée de mardi, elle a envoyé un mail aux parents évoquant des « blocages, des intrusions et des actes de violence particulièrement préoccupants et inacceptables » dans de nombreux lycées en France. Elle demande aux familles de guetter « certains signes » chez leur enfant : « un départ beaucoup plus tôt que d’habitude, un changement inhabituel dans ses horaires ou encore des rassemblements organisés sur les réseaux sociaux ».
Les parents sont donc invités à rappeler à leurs enfants les « conséquences disciplinaires et pénales » auxquelles ils s’exposent, ainsi que leurs responsables légaux lorsqu’ils sont mineurs. La direction assure que « le droit d’expression des lycéens est pleinement reconnu et respecté », à condition qu’il passe par les délégués élus et le Conseil de la vie lycéenne, et précise que la liberté d’expression « ne saurait justifier des blocus ».
Un mail qui n’a pas dissuadé les élèves. Ce jeudi matin, les poubelles s’entassent quand même devant la porte et la circulation de la ligne 5 du tramway est interrompue. Milo, lycéen, décrit l’état du bâtiment : « Un rideau sur deux n’est plus là, ils ont dû condamner un escalier faute de moyens pour tout réparer. À la rentrée, il n’y avait même pas assez de tables et de chaises, certains élèves ont dû faire cours par terre ou dans les couloirs. » Il ajoute : « On dénonce aussi les violences policières qu’il y a eu à l’encontre de lycéens ces derniers jours. Le message est fort : on demande des moyens, ils nous envoient la police. »
A quelques centaines de mètres de là, devant le lycée Mermoz, un départ de feu a été signalé devant l’établissement. La police a fait usage de gaz lacrymogène. Scène similaire devant le lycée Mendez-France, où, selon l’observatoire des libertés de Montpellier (OLM), la police a interpellé au moins deux personnes. Un incendie a également été signalé au lycée Jules-Guesde.
Le lycée Jules-Guesde a connu un incendie ce jeudi 1er octobre. (DR)
Paul-Valéry bloquée
À l’université Paul-Valéry, les étudiants mobilisés ont eux aussi bloqué le campus. Ils demandent la fin de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers et des moyens pour l’université et le Crous. Comme les lycéens, ils expriment leur solidarité avec les élèves victimes de violences policières.
L’université Paul-Valéry était bloquée ce jeudi 1er octobre. (DR)
Ce rapprochement répond à un appel national. Mercredi, l’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante, deuxième syndicat étudiant, ont tenu une conférence de presse commune à Paris pour appeler à un « acte deux » ce jeudi et à une journée « décisive » le mardi 6 octobre, avec assemblées générales, blocages d’universités et manifestations. Ils réclament un « financement massif des lycées et des universités ».
440 interpellations en France
Le mouvement, parti d’Île-de-France, touche désormais de nombreuses villes. Mardi, environ 10 % des lycées du pays étaient concernés par des blocages ou des mobilisations. Le ministre de l’Intérieur a fait état de 440 interpellations lors des blocages, en majorité des mineurs. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a jugé certaines revendications « légitimes » tout en condamnant les violences, et a recensé 76 blessés parmi les élèves et les personnels depuis le début du mouvement. Le président de l’USL, Ryad Rani, dénonce de son côté la « répression du gouvernement » et des lycéens plaqués au sol, « un genou sur la tête ».
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«La parole des scientifiques est bafouée» : le Conseil européen s’accorde sur le prolongement des autorisations de nombreux pesticides
Plus de 500 scientifiques et médecins demandaient la suspension des négociations sur l’Omnibus X. © Mary-Lou Mauricio/Vert
Voilà plusieurs mois que des scientifiques alertent sur les risques liés au paquet législatif «Omnibus X» sur les pesticides. Cette réforme prévoit notamment d’allonger la durée d’autorisation de nombreuses substances actives utilisées dans les pesticides, sans nouvelle évaluation de leur dangerosité. Elle a été présentée il y a près d’un an par la Commission européenne comme un moyen de «réduire les charges réglementaires inutiles» pesant sur les agences européennes.
La semaine dernière encore, 573 scientifiques et médecins demandaient la suspension des négociations, jusqu’à la réalisation d’une évaluation indépendante de ses conséquences sanitaires et environnementales.
Mais cette mise en garde n’a pas infléchi le cap des États européens. Réuni·es mercredi, leurs représentant·es au Conseil se sont accordé·es, après des mois de tergiversations, sur une version définitive du texte à défendre dans les débats à venir. Un vote qui donne un véritable coup d’accélérateur à l’Omnibus X, alors que les négociations patinaient depuis des mois et que plusieurs pays, dont la France, affichaient jusqu’ici une opposition au projet.
«Ce vote envoie un signal extrêmement préoccupant»
Vert a examiné en détail ce nouvel accord entre États : malgré quelques garde-fous supplémentaires par rapport à la proposition initiale de novembre 2025, il conserve les principaux bouleversements voulus par la Commission.
C’est un «compromis honteux», «la parole des scientifiques est bafouée», a réagi l’ONG Générations futures. «Ce vote envoie un signal extrêmement préoccupant quant à l’engagement de l’Union européenne en faveur de politiques publiques fondées sur les données scientifiques», a commenté Salomé Roynel, du réseau d’action contre les pesticides PAN Europe.
Dans le détail, le compromis soutenu par les États membres rompt avec la logique de réévaluation systématique de la toxicité des substances qui prévaut dans l’Union européenne. Il prévoit, à la place, des autorisations sans limite de durée pour les molécules considérées comme «à faible risque». Il est légèrement plus protecteur que la version initiale du texte, qui ambitionnait d’autoriser sans limite de temps la quasi-totalité des pesticides (hormis les plus dangereux).
Du glyphosate et de l’acétamipride à gogo
Les substances à risque «normal à élevé» resteraient soumises à un réexamen périodique, mais la durée d’approbation passerait à quinze ans à la première autorisation (contre dix actuellement) et à vingt-cinq ans lors des renouvellements (contre quinze aujourd’hui). L’argument avancé est avant tout administratif : l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est submergée par le volume de dossiers à traiter, ce qui entraîne engorgements et retards.
Ce n’est pas tout. L’Omnibus X prévoit un mécanisme d’extension automatique des approbations déjà en vigueur. Une cinquantaine de substances actives – parmi lesquelles l’acétamipride ou encore le captane – verraient leur autorisation prolongée. L’acétamipride ne serait ainsi pas réexaminé avant 2043, tandis que le captane pourrait rester sur le marché jusqu’en 2049, sans aucune réévaluation de sa dangerosité.
Avec cette mesure, «il y a un risque que les avancées de la science relatives à la toxicité des pesticides soient ignorées pendant de longues années», déplore auprès de Vert Andy Battentier, de Générations futures.
Ce risque est loin d’être théorique. Ces dernières années, de nombreux pesticides dangereux ont été interdits précisément à l’issue de ces réexamens. Générations futures en a recensé 31 depuis 2011, dont l’insecticide neurotoxique chlorpyrifos ou le fongicide mancozèbe, reconnu toxique pour la reproduction et perturbateur endocrinien.
La «production» comme mot d’ordre
Un garde-fou a tout de même été ajouté au texte : en cas de doute sur la toxicité d’une substance (lié à la publication d’une nouvelle étude, par exemple), les États pourront demander à la Commission européenne des évaluations «ciblées». Toutefois, ils ne pourront plus interdire directement des produits que leurs agences sanitaires nationales auraient préféré bannir.
Le détricotage ne s’arrête pas là. Le compromis conserve l’allongement jusqu’à trois ans des «délais de grâce» accordés aux industriels pour écouler leurs stocks après une éventuelle interdiction de produits jugés dangereux, alors qu’ils sont aujourd’hui limités à un an et demi. Il sera également plus facile pour les agriculteur·ices de bénéficier de dérogations pour user de pesticides interdits dans les cas où la «production» serait menacée.
«À l’heure où les données scientifiques suscitent des inquiétudes croissantes au sujet des pesticides, les États membres ne devraient pas soutenir l’ouverture de nouvelles voies permettant à des substances dangereuses de continuer d’être utilisées», déplore Salomé Roynel, de PAN Europe.
De son côté, Générations futures invite chacun·e à se mobiliser le weekend des 10 et 11 octobre dans plusieurs villes de France contre ce projet «politiquement indéfendable tant il va à l’encontre de la volonté générale». L’appel est soutenu par plus de 70 organisations, parmi lesquelles Cancer colère, France nature environnement, Greenpeace France ou encore Notre Affaire à tous.
Le compromis trouvé mercredi ne signifie pas que la réforme est adoptée. Mais elle fixe la ligne que défendra désormais le Conseil face au Parlement européen. Ce dernier doit encore arrêter sa propre position dans les prochaines semaines : les négociations reprendront le 5 octobre, selon le média Contexte. Les deux institutions devront ensuite négocier un texte commun avant une éventuelle adoption définitive.
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« À plus de 4000 kilomètres du conflit » | Mona Chollet
Vous avez le droit de vous apitoyer (brièvement) sur le sort des Palestinien·nes – c'est même un gage d'humanité incontournable à ce stade. Mais si vous prétendez manifester en leur faveur, alors vous devenez l'ennemi·e. Source: La méridienne -
Rangement de vêtements, arrosage de plantes… Le français Flourish présente un robot humanoïde domestique à 3500 dollars
L’Hexagone ne manque pas d’idées quand il s’agit de mettre au point des robots humanoïdes. Preuve en est avec Flourish (à ne pas confondre avec la start-up du même nom, spécialisée dans les neurosciences et soutenue par Jeff Bezos), qui a présenté le 29 septembre son premier robot domestique conçu pour les tâches ménagères. L’appareil est ouvert aux précommandes à 3555 dollars (3130 euros), avec un stock de 50 exemplaires numérotés. Les livraisons débuteront en décembre.
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Avec Arnold Schwarzenegger, Figure fait fondre ses robots humanoïdes comme dans Terminator 2

Pour mettre ses anciens robots à la retraite, Figure les a fait plonger dans de l’acier en fusion, avec la participation d’Arnold Schwarzenegger. Un clin d’œil à Terminator 2 qui n’a pas amusé tout le monde.
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ELIZA, the first chatbot · 1966
In 1966 Joseph Weizenbaum gave people their first conversation with a machine. In 2021 we found its lost source code. This is a close reading of ELIZA: its program, its DOCTOR script, its many versions, and what it still tells us about artificial intelligence. Source: En anglais -
Comment acheter un ticket de métro ou passe Navigo sur son iPhone ou smartphone Android ?

Depuis 2024, les propriétaires d’iPhone et de smartphones Android peuvent enfin utiliser leur téléphone pour prendre le métro, le tramway ou le bus en région Île-de-France. On peut aussi acheter un titre ou un forfait dématérialisé directement sur notre appareil. Voici comment faire.
