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Trump cancels nearly $1bn in funding approved by Congress
President using rare power to revoke expenditure with bipartisan approval to aid immigrant services
Donald Trump is canceling nearly $1bn in spending approved by Congress, the White House announced on Friday, using a rare and contested power to axe funding for immigrant services and diversity-focused initiatives.
Trump’s office of management and budget described the funding cut as focused on “the most harmful government spending”.
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US Military reportedly preparing for possible action in Cuba
The U.S. Army Reserve is reportedly assessing what resources could be made available to Southern Command over the next four months. First reported by CBS News, the request is said to be connected to planning aimed at Cuba, a country that President Donald Trump has repeatedly railed against, demanding political reforms from the country that has been under a U.S. embargo since the 1960s... -
Pope Leo XIV Warns AI Could Become an 'Instrument of Domination'
Pope Leo XIV warned Friday that AI could threaten human dignity and become an "instrument of domination," a message in sharp contrast with President Donald Trump's embrace of the technology and push to keep the U.S. ahead in the AI race. During his visit to France on Friday, Leo repeatedly returned to the question of what it means to be human in an age of increasingly powerful machines. At UNESCO in Paris, he said technological advances must remain directed toward the human person rather than becoming tools of control... -
« Ils se croient tout permis ! »
En comparution immédiate, on traite à la chaîne la petite délinquance urbaine, on entend souvent les mots « vol » et « stupéfiants », on ne parle pas toujours français et on finit la plupart du temps en prison. Une justice expéditive dont cette chronique livre un instantané.
Toulouse, chambre des comparutions immédiates, septembre 2025Les deux prévenus dans le box sont accusés d'avoir utilisé un scooter volé quelques jours auparavant. Le propriétaire, qui a reconnu son véhicule dans la rue, voit deux hommes, clé sur le contact, prêts à partir. Il fait une vidéo et appelle la police municipale, qui les retrouve et les arrête.
À l'audience – comme en garde à vue –, les deux prévenus disent ignorer que le scooter était volé. Le président s'impatiente : « On ne va pas discuter des heures. À part agacer le tribunal, ils ne vont pas gagner grand-chose. » Et il passe à la personnalité des prévenus, censée permettre l'individualisation des peines : « Lamine C. est SDF. Arrivé en France depuis deux mois, il est sous OQTF. Il n'a pas de casier judiciaire. Il consomme du cannabis.
— Pas tous les jours !
— Pas tous les jours, d'accord. »
Quant à Youssouf N., il a huit mentions sur son casier, dont trois pour vol. « Il est sorti en mars 2025 de la prison de Seysses. Il est maçon non déclaré et veut ouvrir un commerce… Eh ben, c'est mal parti ! »
Des gens rient dans la salle.
Le procureur : « Ils se croient tout permis ! Même s'ils savent que c'est un scooter volé, ils continuent de rouler avec et n'essaient même pas de le camoufler. »
Pour celui qui n'a pas de casier, il demande quatre mois avec sursis. Pour l'autre, il demande un an de prison avec mandat de dépôt.
En défense, chaque avocate rejette la faute sur l'autre prévenu.
La première défend Lamine C., qui avait les clés du scooter en main. Elle commence par se plaindre : « C'est un dossier difficile à défendre pour nous autres, avocats, car les faits ne sont pas reconnus. »
Revenant à son client : « Il m'a dit : “Je ne savais pas que Youssouf avait été condamné par la justice.” Il ignorait que traîner avec lui allait l'amener à des situations répréhensibles. Ce n'est pas parce que Lamine C. est un étranger en situation irrégulière qu'il mentirait forcément. Il est en France parce que ses parents sont décédés. Il travaille sur les marchés. Il essaie de s'en sortir. »
L'avocate de Youssouf N. contre-attaque : « C'est l'autre qui a les clés du scooter, ainsi qu'un casque ! Youssouf N. sait qu'il a un gros casier et que cette situation est problématique pour lui. Il l'a toujours dit : “Ce n'est pas moi, ce n'est absolument pas moi !” Mais comme l'autre ment, on va considérer que lui ment également ! »
Elle indique que son client a une compagne de nationalité française enceinte. Elle a fourni une attestation d'hébergement qui permettrait une peine de bracelet.
Les juges se retirent pour délibérer. Dans le public, deux habituées commentent l'audience de l'après-midi : « Ce n'est pas très passionnant pour le moment. »
Le tribunal revient et condamne Youssouf N. à 8 mois de prison avec mandat de dépôt et Lamine C. à 4 mois avec sursis. Le président précise qu'il s'agit là d'une peine extrêmement bienveillante :
« Vous êtes sous le coup d'une OQTF. Vous devez partir le plus vite possible. »
La Sellette -
Être ou ne pas être social-traître
Un monde envoûté par le technofascisme où les pouvoirs économique, politique et médiatique s'entrecroisent dans un jeu de billard où tous les coups sont au moins à deux ou trois bandes ? Nous ne sommes pas dans la réalité, mais dans le dernier jeu vidéo du studio estonien ZA/UM qui, en dépit de son rachat controversé, n'a pas perdu sa pertinence.
Un détective en gueule de bois, qui ne sait plus qui il est ni ce qu'il fout là, doit enquêter sur un meurtre lié à une grève de dockers. L'écriture ciselée, drôle et ambiguë de Disco Elysium lui avait valu sa place au panthéon des jeux vidéo. Fort de ce succès de 2019, ZA/UM était attendu au tournant après que deux hommes d'affaires aux méthodes douteuses se sont emparés du studio, éjectant au passage les têtes pensantes Robert Kurvitz et Aleksander Rostov. Pour les gens conséquents, sa dernière création a donc tout l'air d'un concentré de social-traîtrise. Toujours est-il que Zero Parades : For Dead Spies a manifestement été conçu par des artistes (les salarié·es) qui comprennent ce qui a fait le génie de Disco Elysium. Peut-être un peu trop d'ailleurs, tant il applique la même structure.
Vous – Hershel, nom de code CASCADE, enfance bourgeoise, radicalisée à la fac, persécutée par les réactionnaires monothéistes, a fui en République démocratique du Kohila et adopté le matérialisme historique – émergez à l'étage d'un studio de développement photographique, dans la petite ville de Portofiro. Vous êtes une espionne de l'« Operant Bureau », mais n'avez aucune idée de la mission qui vous est confiée. Accessoirement, votre associé – nom de code PSEUDOPOD – est avachi en caleçon sur un fauteuil, dans une espèce de coma incurable où il aurait plongé après avoir écouté un disque : You But From a Dream d'Ultra Violeta, star planétaire de la L-Pop.
En fouinant un peu, vous apprendrez que ce monde raffole de ces productions culturelles venues de La Luz, un empire techno-fasciste qui avait autrefois colonisé Portofiro et d'autres régions, mais qui préfère aujourd'hui s'adonner au soft power. Portofiro étant sous blocus culturel depuis son indépendance, la plupart des disques de L-Pop et autres opiums du peuple y circulent sous forme de contrefaçons. Mais un rendez-vous se prépare en secret : le ministre de la Culture luzien devrait se pointer dans les prochains jours afin de négocier une levée du blocus avec EMTERR (l'Empire sans territoire, alias la Banque, alias le Capital transnational).
En cherchant plus loin, vous découvrirez que votre mission consiste à intervenir dans ces négociations pour le compte du Superbloc, ou Union suprême des Républiques prolétariennes. On retrouve dans cette enquête les instants de grâce un peu suspendus qui faisaient la grandeur de Disco Elysium. Genre : aider une petite fille à démêler un fil de pêche sur la plage après avoir subi une séance de torture dans les sous-sols d'une revue de poésie contemporaine.
Les ramifications qu'il vous reste encore à élucider sont immenses, géopolitiques, mais aussi intimes, sentimentales, et prendront même un tour métaphysique si vous choisissez de plonger Hershel dans l'épineux « problème de la Réalité ». Autre problème : acheter ce jeu vous rendra un peu complice des nouveaux patrons véreux de ZA/UM. C'est un premier dilemme à trancher.
Clément Amézieux -
Démoraliser l'armée
« Réfractaires : contre le service militaire, contre la guerre » donne la parole à ceux qui ont refusé de marcher au pas. Un podcast salutaire à l'heure où les vieux clairons recommencent à sonner – et avec, en prime, un casting d'enfer.
« Tu sais que y'a des mecs qui ont fait de la prison pour pas tenir une arme ? » Celle qui pose cette question, c'est Léna, une jeune vieille amie de CQFD. Son coloc est en train de jouer à Call of Duty, un jeu vidéo où globalement « tu tires sur les gens ou tu te fais tirer dessus », et au milieu des fusillades en pixels, la journaliste chemine : « Est-ce que, moi, j'irais à la guerre ? Est-ce que j'accepterais de tuer, de tenir une arme ? » De ce vertige naît un podcast : « Réfractaires : contre le service militaire, contre la guerre ».
Insoumis qui ne se sont jamais présentés à la caserne, déserteurs qui s'en sont enfuis, objecteurs de conscience refusant les armes au nom de leurs convictions… Léna remonte la piste de ceux qui, face à la conscription, au service militaire, à la guerre, ont un jour décidé de dire non. Elle rappelle que la Première Guerre mondiale ne fut pas seulement gavée de « morts pour la France », mais aussi de soldats exécutés par leur propre armée : les fameux « fusillés pour l'exemple ». Elle se demande ce qu'il fallait de courage pour résister lorsque tout, autour de soi, poussait à partir au front, les discours d'héroïsme, le devoir envers la nation, le regard des autres. Et plus encore, peut-être, une fois plongé dans la guerre, une arme à la main. Mais ceux à qui elle voudrait poser la question ne sont plus là. Les hommes de 14-18 ont disparu.
Les appelés d'Algérie, eux, peuvent encore raconter. Tel Denis Langlois, objecteur de conscience. En 1965, au camp de Montlhéry, il refuse d'enfiler l'uniforme qu'un capitaine lui tend. Aussitôt, ses camarades de chambrée le questionnent : on peut refuser ? Depuis 1963, le statut d'objecteur existe, mais il est soigneusement entravé. L'obtenir relève du parcours d'obstacles : en 1965, seules 28 personnes y parviennent (et Denis n'en fera pas partie). Mais surtout, la loi interdit d'en faire la promotion. Jusqu'en 1981, des militants seront poursuivis pour « provocation à l'insoumission », « injure à l'armée » ou « incitation de militaires à la désobéissance ». On leur reproche de « démoraliser l'armée ».
Puis, une voix familière surgit. Phrasé chantant, petit rire nerveux, les deux pieds bien plantés dans la gauche de la gauche… Ne serait-ce pas Vé, bien connu des services de CQFD, venu dévoiler sa stratégie maison pour échapper au service militaire ? Paraît qu'il a tenté de se faire réformer en se faisant passer pour un asocial patenté. Personne n'a cru à son numéro et il a fini, lui aussi, par prendre le chemin de l'objection de conscience. Il revient sur une date marquante : 1996, l'année où Chirac annonce la suspension du service militaire. Suspension, insiste-t-il – pas suppression. Car le Code du service national prévoit que l'appel sous les drapeaux puisse être rétabli si les nécessités de défense nationale l'exigent. Qu'adviendrait-il alors du statut d'objecteur de conscience ? Nul ne sait. C'est bien pour ça que des podcasts comme celui de Léna comptent. Parce qu'en matière d'antimilitarisme, la mémoire n'est pas un supplément d'âme : c'est une caisse à outils.
Gaëlle Desnos -
Mais où est passé Schengen ?
Trente-six ans après la promesse d'une Europe sans frontières, les contrôles intérieurs se sont durablement réinstallés. Au nom de la sécurité, puis de la lutte contre l'immigration, l'exception est devenue la règle.
On les croyait presque disparues, reléguées à de vieux postes de douane rouillant au bord des routes. Mais les frontières intra Union européenne (UE) n'ont jamais cessé d'exister. Cet été, dans la foulée des actualités à Ceuta, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, à la demande du Président, a annoncé une nouvelle fois le renforcement des contrôles entre la France et l'Espagne. Le principe fondamental de liberté de circulation de l'espace Schengen, ratifié en 1990 dans la ville éponyme, est piétiné sans vergogne depuis des années. En France, le contrôle aux frontières italiennes et espagnoles n'a pas cessé depuis 2015, en toute illégalité. Laure Palun, directrice de l'Anafé, l'association nationale d'assistance aux frontières pour les personnes étrangères revient sur les mécanismes qui se sont déployés depuis la création de l'espace Schengen. L'association assiste les personnes en difficulté aux frontières et milite pour la fin de l'enfermement administratif des personnes étrangères et de la criminalisation de la migration.
Depuis quand et en vertu de quoi a-t-on rétabli en France le contrôle aux frontières à l'intérieur de l'Union européenne – italiennes et espagnoles notamment ?
« En novembre 2015, le ministre de l'Intérieur de l'époque Bernard Cazeneuve avait annoncé le rétablissement des contrôles pour un mois dans le cadre de la COP21, globalement pour empêcher la venue des militants écolos. Puis il y a eu les attentats de Paris, et la décision a changé de motif : les contrôles ont été maintenus au nom de la lutte contre le terrorisme.
On voit clairement le détournement des procédures de lutte contre le terrorisme vers le contrôle migratoire.
Depuis cette date, leur rétablissement aux frontières n'a pas cessé une seule journée. Or, il était prévu par le Code frontières Schengen pour six mois renouvelables et sur une durée de deux ans maximum. Par ailleurs, depuis 2022, le motif utilisé par la France de “déplacement secondaire de population” était exclu de ce Code frontières. C'était donc tout à fait illégal au regard du droit européen.
En novembre, on sera à onze ans de rétablissement de contrôles aux frontières sans discontinuer. On voit clairement le détournement des procédures de lutte contre le terrorisme vers le contrôle migratoire. D'ailleurs, quelques mois après les attentats, l'administration s'est rapidement concentrée sur certaines frontières en délaissant les points d'entrée belges ou allemands. »
Vous avez mené une bataille juridique pour contester la légalité de ces contrôles. Quelles ont été les réactions des différentes instances ?
« Nous avons contesté trois fois la décision de l'administration française auprès du Conseil d'État, en 2017, 2019 et 2022. Celui-ci a validé les décisions des autorités françaises, qui contrevenaient pourtant au Code frontières Schengen. On a donc déposé une plainte en manquement devant la Commission européenne, qui a elle aussi été rejetée en 2024, au prétexte que le Code frontières allait être révisé.
« D'un côté, on brandit ce principe de libre circulation pour légitimer les opérations de contrôles aux frontières extérieures, de l'autre, les États ne respectent pas non plus l'espace Schengen »
En 2024, cette réforme a allongé la durée possible des contrôles jusqu'à trois ans, en intégrant en plus ce fameux motif de “mouvement secondaire de population”. Le nouveau Code inclut aussi la possibilité de continuer à faire des vérifications, même en dehors des périodes de rétablissement des contrôles. L'UE est ainsi venue valider les pratiques illégales de la France et des autres États en matière de rétablissement des contrôles aux frontières intérieures, et préparer la suite... »
Ce qui est paradoxal, puisqu'au moment de la création de l'espace Schengen en 1990, c'est la préservation de la libre circulation intérieure qui avait été mise en avant pour justifier l'augmentation des contrôles aux frontières extérieures.
« Tout à fait. D'un côté, on brandit ce principe de libre circulation pour légitimer les opérations de contrôles aux frontières extérieures. Mais de l'autre, les États ne respectent pas non plus l'espace Schengen, qui a même été révisé par l'UE. Et en France, depuis 2017, on a eu une succession de loi dans le sens de la privation de liberté de mouvement : la modification du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en 2018, la loi sécurité globale et la loi séparatisme de 2021, la loi Darmanin sur la migration de 2024… C'est la triple forteresse Europe, intérieure, extérieure et institutionnelle au niveau européen et national. »
Quelles sont les implications sur le terrain de ces contrôles en continu et des périodes de « renforcement » comme celle annoncée cet été ?
« Comme à chaque situation particulière, le ministère de l'Intérieur a annoncé cet été une volonté de renforcer les contrôles déjà en place, gérée par la police aux frontières. Il y a un renfort de CRS, de gendarmerie mobile, et le déploiement de l'opération sentinelle [une opération militaire de lutte contre le terrorisme, ndlr] – alors que les militaires n'ont pas le droit de faire des contrôles d'identité.
Ces contrôles, que l'on dénonce depuis 2015, sont bien souvent discriminatoires, au faciès, donc illégaux. Les procédures appliquées ne sont pas les bonnes : les refus d'entrée, par exemple jusqu'en 2024, sont normalement applicables en principe aux frontières extérieures. Les procédures de réadmission ou d'OQTF sont irrégulières, expéditives, pas individuellement étudiées, et concernent parfois des mineurs. Il y a aussi des conditions d'enfermement dans les postes de police très problématiques, dans des conteneurs, sans endroit pour dormir, sans douches, parfois sans nourriture. Et sur le nombre de personnes concernées, on n'arrive pas à avoir les chiffres de l'administration, c'est extrêmement opaque.
« À chaque effet d'annonce politique, il y a un énorme arsenal en termes humains et matériels, déployé aux frontières »
Le résultat, c'est que les gens vont prendre des chemins toujours plus dangereux. Par exemple, en 2015, les personnes passaient d'abord par Vintimille, puis par la Roya et aujourd'hui par Montgenèvre, dans la montagne. Des chemins mortels. Ça contraint aussi les gens qui vivent ici, notamment les personnes racisées, qui vont être contrôlées aux frontières. Et certains mécanismes de surveillance viennent porter atteinte aux libertés individuelles, par exemple avec le déploiement des drones de surveillance. »
En plus d'être illégales et hautement politiques, ces procédures sont très coûteuses…
« Il y a en effet un énorme arsenal en termes humains et matériels, déployé aux frontières à chaque effet d'annonce politique. Il faut lire le livre de Claire Rodier, Xénophobie business, publié à la Découverte en 2013, ou le rapport de 2016 de Lydie Arbogast pour Migreurop, La détention des migrants dans l'Union européenne : un business florissant. Elles y mettent en lumière le business lié à la privatisation de l'enfermement des personnes exilées, de la construction, à la gestion et la maintenance des lieux de privation de liberté aux frontières. C'est colossal et hyper opaque. Il y a une vraie surenchère et depuis les années 1980, les sociétés privées de sécurité autant que celles de l'industrie de l'armement se sont engouffrées dans les circuits de lutte contre l'immigration. »
Avec les entrées en vigueur de nouvelles lois et les présidentielles qui arrivent, quels sont vos enjeux pour cette année ?
« Il y a effectivement la mise en œuvre depuis cet été du Pacte européen sur la migration et l'asile, qui modifie en profondeur toutes les procédures applicables aux frontières extérieures. Du fait de l'impréparation du gouvernement, du manque d'échange et de transparence, tout ce qui a été fait jusqu'à maintenant est problématique, catastrophique et ne respecte pas les droits fondamentaux. L'Anafé va continuer de travailler pour la défense des droits des personnes étrangères et de dénoncer la mise en œuvre du Pacte. Il y a également la mise en application de la réforme du Code frontières Schengen pour les frontières intérieures, qui va renforcer les contrôles.
Le contexte politique global est très délétère, avec une augmentation de la pression sur les militants et les associations, avec à la fois des restrictions financières et des possibilités d'actions. Depuis des années, de nouvelles lois restreignent les libertés associatives et c'est extrêmement inquiétant. Ça fait partie des enjeux sur lesquels on va être obligés de travailler en 2027 et après… »
Propos recueillis par Sophie Bourlet -
Israël surveille secrètement ses professeurs.
Le média +972 révèle comment le ministère de l'Éducation israélien a mis sous surveillance plusieurs professeurs pour avoir critiqué l'État hébreu. Parmi eux, beaucoup sont arabes. Extraits1.
« […] Des responsables d'au moins deux départements différents du ministère surveillent et enquêtent secrètement sur les enseignants – cherchant non seulement des éléments pouvant constituer une “incitation au terrorisme”, mais aussi toute déclaration politique s'opposant au gouvernement israélien. Ces responsables collectent des informations sur les parcours professionnels des enseignants, recueillent des captures d'écran [...] sur les réseaux sociaux et compilent des informations obtenues auprès des forces de l'ordre. Ces informations sont conservées dans un “rapport de renseignement”, que les responsables du ministère interprètent et utilisent pour déterminer la suite à donner à chaque dossier. Tout cela se déroule en secret, sans que l'enseignant visé ne sache qu'une enquête est en cours […].
Le ministère de l'Éducation a reconnu qu'entre 2023 et 2025, 157 enseignants ont été examinés selon cette procédure. Parmi eux, 118 étaient arabes. […] Une enseignante arabe a notamment été suspendue de son poste à Netanya après avoir publié sur ses réseaux sociaux une vidéo sur les difficultés à soigner des civils blessés à Gaza – ce que la maire de Netanya, Miriam Fierberg-Ikar, a qualifié d'incitation “contre le peuple juif”. [...]
Un comité secret en entraîne un autreL'existence de comités chargés de la persécution politique au sein du ministère de l'Éducation, qui fonctionnent secrètement depuis au moins 2016, a été découverte complètement par hasard. […] En novembre 2024, la Knesset a adopté une loi accordant au ministère de l'Éducation une large compétence pour licencier sans préavis les enseignants qui “s'identifient publiquement à un acte terroriste” [...].
Deux recours contestant la loi ont été déposés auprès de la Cour suprême en décembre 2024. […] C'est grâce à ces pétitions que l'existence du premier comité a été révélée. Dans sa réponse, le bureau du procureur de l'État a cherché à rassurer la Cour en affirmant que le ministère de l'Éducation disposait d'une procédure standard pour surveiller et déterminer les actes d'“identification au terrorisme”, et que le traitement des plaintes contre les enseignants est encadré par un “Comité d'incitation”. […]
L'Association pour les droits civiques en Israël a alors exigé auprès du ministère de l'Éducation et du procureur général que le comité cesse ses travaux. Une demande qui a entraîné une nouvelle révélation accidentelle… Pour se justifier, le ministère de l'Éducation a déclaré que le Comité d'incitation n'était pas seul : un autre comité opère dans une branche différente du ministère, le « Département d'application de l'Administration pour l'accréditation et la supervision des établissements éducatifs ». [...] Selon lui, ce système d'enquête impliquant plusieurs départements serait nécessaire pour “garantir une application uniforme et équitable de la loi, tout en maintenant un équilibre approprié avec le droit constitutionnel à la liberté d'expression”. Le monde à l'envers : enquêter secrètement sur les opinions politiques des enseignants tout en prétendant protéger leur liberté de les exprimer. […] »
Gil Gertel1 . « Israel is secretly surveilling its teachers. No prizes for guessing which ones », +972 (21/08/2026).
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Flèche, le concierge saboteur des temps modernes
Avec sa BD Flèche, l'auteur jurassien Simon Beuret donne vie à une fable attachante et drôle qui raconte l'histoire d'un concierge excentrique autant adepte de la bricole et de la récup', que du sabotage des projets immobiliers menaçant la friche où il vit.
Homme à tout faire venu de Suisse allemande, Frantz – que sa jeune pote écolière Cécile appelle Flèche « parce qu'il a toujours des bonnes idées » – est concierge dans une université de Suisse romande1. « Il sait tout réparer. Le mec il a de l'or dans les pattes. C'est plus haut qu'il lui manque une case », peut-on entendre sur le campus alors qu'il rentre chez lui à bord de son tricycle à moteur en chantant du Henri Dès, cheveux en bataille et grosse moustache au vent. Il vit avec sa « Mütti » (« maman ») dans une ancienne friche où il a un grand atelier. Ses journées sont rythmées par la conciergerie, la récup' de matériaux en tout genre et les chantiers Rumex2 dans le jardin de sa maman, plus toute jeune, mais bien déter. D'origine italienne, Cécile – « Sicile » avec l'accent suisse-allemand – est souvent de la partie pour bricoler ou jouer au foot, et les générations, comme les cultures, se mélangent et s'enrichissent dans ce lieu si bordéliquement enchanteur.
Mais quand le bâtiment du cinéma désaffecté est détruit et qu'ils reçoivent une première visite d'un agent de la ville qui se demande comment on peut vivre comme ça au XXIe siècle, Flèche comprend que leur havre de paix est menacé et que le quartier se transforme. « Wesh c'est la guerre en ville ou quoi ? » lui demande Cécile alors qu'ils traversent une zone de bâtiments en cours de destruction. « Presque… c'est le foutur ! lui répond Flèche. Le foutur c'est ce qu'est pas encore là mais qui détruit ce qui est déjà là... » Flèche n'y voit pas une coïncidence quand sa mère tombe malade quelques jours plus tard. Il décide de passer à l'action contre ce « foutur » qui ne veut pas des vieux. De jour, les projets immobiliers poussent comme des champignons dans le voisinage, et la nuit, Flèche met ses talents de bricoleur au service d'un sabotage nocturne des immeubles en construction.
En lisant Flèche (Atrabile, mai 2026), onréalise rapidement qu'on a entre les mains un bel hommage à ces personnages pas comme les autres qui font des ponts entre les mondes, encouragent toujours à sortir des sentiers battus pour bricoler, s'entraider, en quête d'amusements, d'autonomie et de découvertes. Une richesse qu'on retrouve dans les dialogues, où la langue du quotidien mélange français et suisse allemand, et dans le dessin, dont le trait dynamique restitue l'énergie vitale contagieuse des personnages. Un style organique qui exacerbe d'autant plus le rendu aseptisé et lisse des projets de rénovation urbaine contre lesquelles la petite équipe décide de se battre. La question se pose alors de savoir si on peut vraiment retenir le temps et lutter contre ce « foutur » qui met en péril le présent. Quelle que soit la réponse qu'on imagine on peut, dans tous les cas, comme Flèche, essayer en incarnant d'autres manières d'être et de faire qui soient joyeuses et inspirantes.
Par Jonas Schnyder
1 . Partie francophone de la Suisse, dont plusieurs cantons sont bilingues.
2 . Mauvaise herbe à arracher à la main.
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Le baliste, ou « poisson mordeur »
Ah, la Côte d'Azur, ses plages magnifiques, ses eaux azur, son littoral de rêve... Le paradis. Enfin, si t'enlèves les humains. Donc je recommence. Ah, la Côte d'Azur, ses villes de merde à raser d'urgence (Nice, Monaco, Saint-Tropez...), ses relents racistes, ses infernales boutiques de luxe, ses touristes allemands, sa bétonisation forcenée... L'enfer. De fait, rares sont les endroits où l'on trouve un plus fort contraste entre splendide nature et surpopulation de pelles à merde bipèdes. Un constat tiré par le baliste commun, dit « poisson mordeur », dit, dans ma terminologie, « fougueux redresseur de torts aux dents acérées ». Cet été, il a multiplié les attaques sur les nageurs et nageuses pataugeant dans les flots, avec plusieurs déchiquetages de mollets au compteur. Deux cas particulièrement réjouissants édifiants ont ensanglanté la plage de Cannes, relate Nice Matin. Primo, un vacancier de 92 ans méchamment mordu par deux fois et dégoulinant d'hémoglobine en sortie de baignade. Secundo une femme de 84 ans, dont la fille a déclaré : « Elle pensait qu'on allait devoir lui couper la jambe tellement le trou est profond. » La croisette s'amuse, quoi. Notons par ailleurs l'âge élevé des victimes du poisson vengeur, sans doute décidé à inverser la courbe du vieillissement de l'Hexagone. Merci à lui, ça fera toujours ça de moins pour le Rassemblement national. Quant à la bourgeoise Côte d'Azur, elle ne l'a pas volé. Gloire au baliste anticapitaliste.
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Inside Trump's hunt for a new press secretary as clashes with media intensify
For nearly a month, the White House has been without a press secretary, the longest such gap in modern American history. There is little sign of urgency to fill the job. The stretch since Karoline Leavitt left her post in August has hardly been quiet. President Donald Trump's approval ratings have hit their lowest point to date, he has escalated a trade war with U.S. allies and the war with Iran is nearing its seventh month with no clear end in sight. That is more than enough to keep a chief spokesperson busy... -
Andrew Boutros’ Hot-and-Cold Privilege Claims
I will have more to say about why Andrew Boutros so aggressively denied the claim — in Sheri Mecklenburg’s retirement letter, which I first saw published by NYT and Chicago Tribune — that he directed her to pursue a felony charge after she recommended a misdemeanor.You recklessly agreed in court that I had committed misconduct without even asking for my account, fully reviewing the record or briefing the law. That evening, you sent an office-wide email laying responsibility at my feet for a felony prosecution that you personally directed over my objection that the case was better suited to misdemeanor charges.
For now, though, I want to note how selective Boutros’ office is being about its claim all this is privileged.
In the response brief signed by Boutros, he claimed exonerees’ requests would be covered by privilege in four different places. (Throughout, I’ve marked Boutros’ invocation of privilege in hot pink bc it’s Friday, and sometimes you gotta live a little.)
In a section arguing against contempt charges, Boutros said such proceedings would impinge on separation of powers.
Such proceedings undermine the Constitutional separation of powers “between executive and judicial roles” and can be expected to implicate “intra-office conversations and memoranda,” legal advice and work product, and inter-agency communications that are “covered by multiple privileges” such as the deliberative process and pre-decisional privilege, In re United States, 398 F.3d at 618, as well as inter-agency and attorney-client privileges, among others. United States v. Zingsheim, 384 F.3d 867, 871-72 (7th Cir. 2004) (discussing various Government privileges).
Immediately after discussing contempt law, Boutros launched into a claim that Judge April Perry didn’t have the authority to delve into privileged charging decisions.
This Court has inherent power to sanction for conduct that obstructs justice, but cannot conduct an investigation pursuant to its inherent authority into, for example, any deliberations or predecisional considerations within the United States Attorney’s Office. See, e.g., In re United States, 398 F.3d at 618 (“The intra-office conversations and memoranda that the judge wants to see are covered by multiple privileges” and as such, “federal judges may not insist that prosecutors reveal deliberative or pre-decisional materials”).
In a section arguing exonerees should get no discovery, Boutros says they can’t have it because it is all privileged.
To the extent former Defendants request this Court compel the Government to give them materials as part of a contempt proceeding, that should be denied since there is no prima facie showing of contempt. Furthermore, much of the discovery that former Defendants seek is protected from disclosure pursuant to various privileges, including privileges unique to the Government. See supra p. 19; Zingsheim, 384 F.3d at 871-72 (discussing various Government privileges).
Two paragraphs later, still discussing discovery, Boutros invoked Trump v. US and said the President can order up prosecutions but defendants can’t discover it, in part because of privilege (and in part because of separation of powers).
Separately, as the Supreme Court recently held, “[i]nvestigative and prosecutorial decisionmaking is ‘the special province of the Executive Branch,’” and so even the “President may discuss potential investigations and prosecutions with his Attorney General and other Justice Department officials to carry out his constitutional duty to ‘take Care that the Laws be faithfully executed.” Trump v. United States, 603 U.S. 593, 620 (2024) (quotations and citations omitted). Thus, members of the Executive Branch are constitutionally required to “take Care that the Laws be faithfully executed,” and it is entirely appropriate for them to “decide which crimes to investigate and prosecute.” Id. (quoting U.S. Const. Art. II, § 3). Although the Supreme Court in 2024 made clear that the law permits such interactions, as already noted and consistent with Department policy, in this matter, the United States Attorney reported the Office’s charging decision to Main Justice shortly before the first grand jury presentation in this case. R. 110 at 4, n.2.15 Former Defendants are not entitled to any communications relating to charging decisions or any other intra-agency or interagency communications, including those with other individuals in Main Justice or federal law enforcement, because the law disallows their access to such communications both as a matter of separation of powers and privilege.
LOLGOP and I did a whole video about that move.
Of absolutely critical importance, that Trump v. US passage cites to Footnote 15, now the subject of a heated discussion (as I wrote about here).
15 On July 15, 2026, counsel for one of the former Defendants sent an email to the U.S. Attorney’s Office asking whether the Office “still stands” behind its assertion that there were “no communications” “with anyone outside the USAO” regarding “who and what to charge” or its “investigatory or charging decisions.” R. 110 at 3 (bold in original, italics added). The Front Office is not aware of any communications in which it took direction from anyone outside the U.S. Attorney’s Office regarding its decisions as to what investigatory steps the local prosecution team would take or who the local prosecution team would charge when prosecutors went into the grand jury to indict this case. Out of an abundance of caution, the Office notes there was a virtual meeting on September 27, 2025, among Main Justice lawyers, the Chicago U.S. Attorney’s Office, lawyers from at least one other U.S. Attorney’s Office on the West Coast, and many federal law enforcement agencies where the September 26 “Broadview” incident was mentioned (and a public video played) as part of a broader discussion of incidents and conduct against ICE during that time. To the Front Office’s knowledge, the virtual meeting did not mention the identity or political affiliation of any person. It was only later when Chicago FBI agents assigned to the case began investigating the matter that the Office learned the identity of some of the people involved in the incident. Moreover, as would be expected in the normal course, there were discussions between the Office and Main Justice regarding such things as case updates, especially given the publicity the case generated after it had been charged. These privileged discussions are not only permitted but are contemplated. See supra 19; In re United States, 398 F.3d at 618 (“How the United States reaches its litigating positions, who said what to whom within the prosecutor’s office, and so on, are for the Attorney General and the President to evaluate. The Judicial Branch is limited to assessing counsel’s public deeds.”). [non-pink emphasis original]
Boutros is relying, a lot, on privilege claims. But privilege claims, of course, only work if you really adhere to that privilege. If you waive privilege by, say, blabbing to the press about those communications, you don’t get it back.
When First AUSA Jason Yonan submitted a filing earlier on Thursday, explaining that when Diane MacArthur told exonerees there were no discussions after the September 27 meeting at which a video was shown, she was relying on what Yonan told her, he still made the point that such communications — including MacArthur’s representations about what the Front Office said, made back in July — are privileged.
More specifically, as reflected in Exhibit A to former Defendants’ Reply (R. 255-1), on July 15 and July 27, 2026, counsel for former Defendants emailed an AUSA on this matter to identify communications (which the government maintains are privileged) between the United States Attorney’s Office and U.S. Department of Justice in Washington D.C. (“Main Justice”) related to this case. Because the AUSA was not involved in any such communications with Main Justice and had no personal knowledge of such communications, the AUSA presented counsel’s requests to the Front Office of the U.S. Attorney’s Office.
But after Sheri Mecklenburg’s resignation letter got published in multiple places and DOJ attempted to rebut her claim that Boutros had ordered her to pursue the felony, they appear to have made no such caveat.
That prompted a swift denial Friday from the Justice Department.
“The claim that AUSA Mecklenburg proposed a misdemeanor and was told instead to file a felony charge is false,” it said in a statement. “Mecklenburg’s recommendation in writing to the supervisory chain of the U.S. Attorney’s Office included the [conspiracy] felony as the strongest charge.”
They just blabbed to the press about (what they claim, but the claim is suspect) Mecklenburg’s written communications with Boutros say. About charging decisions! Dumbasses!
Boutros has just made it clear that his invocation of privilege only holds so long as his attempt to scapegoat others stands. When his own involvement becomes an issue, he’ll blab to the press about those purportedly sacrosanct deliberations about charging decisions.
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White House claims pro-Trump ad it paid Fox to air was ‘public service announcement’
Some Democrats say taxpayer-funded ad could be illegal government propaganda aimed at influencing voters
The White House on Friday defended its decision to use taxpayer funds to buy airtime on Fox News for a White House-produced, pro-Trump ad that some Democrats said could be illegal government propaganda aimed at influencing voters in the upcoming midterm elections.
In a lengthy statement sent to news outlets, the White House press office insisted that versions of the ad, which feature audio of Trump urging voters to help him “defeat communism” and a whirlwind video review of his second term, were simply routine “public service announcements” like those produced by previous administrations.
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Supreme court blocks Trump-backed Missouri congressional map from use in midterms
Court puts end to long-running legal dispute as it rules Republican-friendly map cannot be used in November
The supreme court on Friday turned away an attempt to use a new Missouri congressional map backed by Donald Trump, putting an end to a long-running legal dispute as absentee voting is under way in the midterm elections.
The justices halted a federal appeals court ruling that would have revived the Republican-friendly map for the November elections, which will determine control of Congress. There were no noted dissents.
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Michigan CEO loses job after posting AI-made image of her family in ‘Lake America’ sweaters
Jane Smith reportedly used ChatGPT to edit photo to show name Trump ordered US agencies to use for Lake Ontario amid trade war with Canada
The CEO of a Michigan credit union is no longer employed there, according to the organization, after she posted on social media what appeared to be an AI-generated image of her and her family wearing sweaters emblazoned with the Donald Trump-associated words “Lake America”.
In the statement recently announcing that Jane Smith would no longer be its CEO, Family First Credit Union also apologized “for the concern, disappointment and pain this situation has caused”.
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Trump and Chinese president Xi end summit without major agreement on AI
Xi’s state visit to the US emphasized personal rapport with the US president, rather than substantial agreements to pause their respective countries’ AI arms race
Donald Trump and Chinese president Xi Jinping wrapped up their Washington summit on Friday, facing criticism that they had squandered an opportunity to pause their countries’ artificial intelligence (AI) arms race.
The three-day state visit emphasised pageantry and personal rapport rather than substantial agreements. The US president and Xi discussed the wars in Iran and Ukraine and the status of Taiwan. Their biggest policy announcement was a modest two-month extension of a trade truce.
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Procès Le Priol / Bouvier : la préméditation écartée, mais des peines lourdes
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Meurtre d’Aramburú: 26 et 19 années de prison pour les tueurs d’extrême droite
La cour d’assises a condamné Loïk Le Priol et Romain Bouvier à respectivement vingt-six et dix-neuf années de réclusion criminelle pour avoir tué le rugbyman argentin Federico Martín Aramburú. La préméditation n’a pas été retenue. Conclusion d’un procès électrique. -
Trump media outlet ban reversed. Trump rolls out the red carpet for Xi. Susan Collins implicated in pay for play scheme.
U.S. President Donald Trump (R) walks on a red carpet after greeting Chinese President Xi Jinping (L) during an arrival ceremony. Photo by Chip Somodevilla via Getty Images.Trump’s Ban of CNN, MS NOW and Politico from White House News Coverage Overturned
In a Truth Social post last Friday, Trump declared, “Effective immediately, I am banning Fake News CNN, MS NOW... and Politico...from the White House as a result of their constant ‘reporting’ fake news!” Trump wrote, “Media Outlets shouldn’t be able to constantly write or report fiction and lies when they’re covering the President of the United States.” Then, on Saturday, according to CNN, reporters for the three outlets “tried to enter the White House grounds to cover news and were denied entry by the Secret Service, which seized their press passes.” Per The New Republic, in solidarity with the three news outlets, other broadcasters, “including NBC, ABC, CBS, and Fox News—had joined together to suspend coverage of the president and his actions until he reversed course.” It backfired immediately when, after the pool camera and microphone were pulled from White House coverage, Trump was completely inaudible during a South Lawn ribbon-cutting event.
The following Monday, the three outlets sued the White House, saying the ban “could not be a more direct assault on the First Amendment nor a more blatant violation of our most fundamental constitutional principles.” Early Thursday morning, U.S. District Judge Timothy Kelly, a Trump appointee, sided with the news outlets.
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Antifa Goes to SCOTUS
Kyle Wagner, the performatively Antifa guy charged in Michigan on a ridiculous stalking charge and in Minnesota as the narrative hook for the MN-15 conspiracy prosecution, filed for cert at SCOTUS yesterday. He is appealing a decision in the Sixth Circuit to override the decision by Michigan Judge Denise Page Hood to release Wagner from pretrial detention.Days earlier, he successfully asked for a detention hearing in Minnesota.
The SCOTUS appeal aims to address a circuit split in the way the Bail Reform Act applies around the country.
The Bail Reform Act of 1984 authorizes the detention of a person charged with a criminal offense pending trial if a “judicial officer finds that no condition or combination of conditions will reasonably assure the appearance of the person” for trial “and the safety of any other person and the community.” 18 U.S.C. § 3142(e)(1), (f).
If the detainee or the government disagrees with the district court’s judgment on that issue, they may “appeal from a release or detention order,” and ask the court of appeals to review that decision. Id. § 3145(c). But “[t]he circuits have long been split on just how searching that review is.” United States v. Wilks, 15 F.4th 842, 847 (7th Cir. 2021). “Some courts” apply de novo review, others apply “the clearly erroneous or other highly deferential standard,” and still others occupy a middle ground, conducting “independent review” tempered by “deference” to the district court. United States v. O’Brien, 895 F.2d 810, 812-814 (1st Cir. 1990).
The question presented is:
Whether an appellate court should review a district court’s order granting or denying pretrial release de novo—as the Sixth, Eighth, Ninth, Tenth, and Eleventh Circuits have held—or whether the appellate court owes some deference to the district court’s determination, as the First, Second, Third, Fourth, Fifth, Seventh and D.C. Circuits have held?
Both the Sixth (where Michigan is) and the Eighth (where Minnesota is) Circuits, along with three other circuits, review detention appeals without given much consideration to the District Court Judge who reviewed the evidence closely said. When Sixth Circuit Trump appointee Whitney Hermandorfer overturned Judge Page Hood’s decision in August, Biden appointee Rachel Bloomekatz wrote at length about this circuit split when addressing the standard of review, which Wagner’s attorneys raise in the cert petition.
As Judge Bloomekatz explained in dissent, the majority’s approach placed the Sixth Circuit on the wrong side of the widely-acknowledged circuit split. App. 39a-43a (Bloomekatz, J., dissenting). In seven other circuits, the district court’s release determination would have been afforded some degree of deference. And the “outcome” of the appeal “depend[ed] upon” the standard of review, Dickinson v. Zurko, 527 U.S. 150, 162 (1999). As the dissent observed, under a deferential standard there was no “convincing reason to overturn the district court’s conclusion that the stringent conditions of Wagner’s release * * * are sufficient to protect the public and assure his appearance.” App. 28a-29a (Bloomekatz, J., dissenting).
The Sixth Circuit’s de novo weighing of the evidence is irreconcilable with this Court’s precedents, which hold that appellate courts must defer to trial courts when reviewing fact-bound and case-specific questions, as well as those the district court is better positioned to resolve. A district court conducting a detention hearing meets the defendant, hears from witnesses, and draws on its day-to-day experience with pretrial supervision in the district where the defendant will be released. The panel of judges on the court of appeals, by contrast, reviews a cold record and may sit hundreds of miles from the community whose safety is at issue.
How courts evaluate whether a defendant awaiting trial will be detained or released should not turn on the happenstance of geography. To ensure that this rare opportunity to resolve the split is not lost, the Court should expedite review and grant this petition.
Wagner’s cert petition also notes that the unique characteristics of the case means SCOTUS has a chance to weigh in on it before it is mooted by trial.
This case presents an ideal—and rare—vehicle to resolve the long-standing split and bring national uniformity to an important phase of pretrial criminal procedure. The issue has consistently evaded this Court’s review because of the temporary nature of pretrial detention orders. Those orders naturally expire when trial ends, so the matter of pretrial detention typically becomes moot before this Court can act. However, this petition comes to this Court on an expedited basis. There are currently at least seven weeks before the trial in this case is set to begin.
The reason why there’s time to appeal this is because, first, of delays partly of DOJ’s making (and what appears to be an attempt to coerce a plea deal by incarcerating Wagner), along with their willingness to delay for this appeal; Wagner’s trial is currently scheduled for November 3.
But the wacky posture of the case, with the bullshit case in MI and the more serious case in MN, also gives Wagner no reason to rush his bullshit MI case.
And that’s where things may get more interesting. As noted, last week Wagner’s attorney in MN, Lisa Lopez, asked for a detention hearing in that case, noting — in part — that he has already been detained on the bullshit MI charge as long as he might be sentenced if convicted.
Lastly, Mr. Wagner is not yet at, but will soon be approaching a fully served sentence. Since the Initial Appearance, the timeline in which this case will proceed to trial has drastically changed. For instance, in the interim, this case has been designated complex. Discovery issues have been raised that require a Court’s ruling and potentially significant, additional disclosures. The change in the timeline in which Mr. Wagner will be brought to trial could not have been known at the time of the Initial Appearance. The amount of time spent in custody (where it approaches a fully served sentence) certainly bears on whether there are conditions that will reasonably assure Mr. Wagner’s reappearance at future court dates.
She also noted that he has cause to ask for pretrial release in the MN case to avoid his detention mooting SCOTUS review. She described that with discovery and other delays in the MN case, he’s got additional bases on which to ask for release.
It goes without saying that discovery had not yet been provided to Mr. Wagner at the time of the Initial Appearance. Discovery is necessary to give an accurate presentation of the evidence to the Court. Without it, Mr. Wagner could not refute claims (however minimal) made by the government about the purported seriousness of the offense, Mr. Wagner’s role, and the need for detention. Discovery has since been provided to Mr. Wagner. Because seriousness of the offense and the weight of the evidence are factors to be considered at a detention hearing, information to refute those claims is material. The ability of the parties to present accurate evidence to the Court bears on whether the Court will find that there are appropriate conditions of release that can be fashioned.
Judge David Schultz, the Magistrate Judge in the MN case, scheduled that hearing for October 2.
I hope to nudge smart lawyers to look closely at this case, so will let them explain this circuit split and the way it deprives people of their presumptive freedom. I trust the Public Defenders and counsel at Hogan Lovells who have joined the case for this appeal expect this appeal, with this SCOTUS, might have a favorable result.
But I’m interested in the cultural clash that would come if SCOTUS does accept Wagner’s appeal. To be clear, it’s unlikely SCOTUS will, and if Schultz rules for Wagner’s detention in MN, it would seem that would moot it, for now, at least.
If it does get to SCOTUS, though, it would be the personification of the boogeyman Trump is trying to turn into a terrorist threat before Sammy Alito and his gang. It would bring that bullshit before SCOTUS years earlier than it’ll otherwise get there via appeals of the other prosecutions targeting Antifa.
And that could create an interesting discussion.
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Alarm at UN over sanctions threatened by US on international criminal court
Group calls for proper enforcement of ICC rulings as Trump administration widens attacks on court
The US threat to impose sanctions on the international criminal court (ICC) as an institution, not just its leading judges, could fundamentally disrupt its operation and needed to be resisted, a coalition of countries to defend international law heard at the United Nations on Friday.
Ronald Lamola, South Africa’s foreign minister, issued the warning at an event during the UN general assembly called to protect the system of international law from a growing array of threats, including open flouting of its tenets and rulings by Israel.
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Trump-Xi summit could hold key to lower gas prices, GOP chairman says
President Donald Trump has a prime opportunity to help lower costs for Americans in his meeting with Chinese President Xi Jinping, the top GOP lawmaker overseeing U.S. diplomacy told Fox News Digital. -
Arrivé en bout de course, inadapté face aux drones : l’Australie dit adieu à l’hélicoptère Tigre

L'armée australienne a annoncé la fin des vols de ses 22 hélicoptères de combat Tigre, conçus par Airbus, qui seront remplacés par l'Apache de Boeing.
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Martin Rowson on Donald Trump's meeting with Xi Jinping – cartoon
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Primaire PS : s'opposer mollement, se planter 100%
Le débat entre socialistes a eu lieu mercredi 23 septembre 2026. Entre une uniformité programmatique et des sorties assez infâmes, l’espace social-démocrate a surtout brillé par sa désorganisation et sa faiblesse politique. Les calculs des uns attaquent… -
En Haute-Savoie, le chantier de l’A412 avance à marche forcée
Le projet d’autoroute entre Machilly et Thonon-les-Bains est entré dans sa phase de travaux début septembre. Sur le terrain, riverains, agriculteurs et associations dénoncent les irrégularités du chantier et ont saisi la justice. -
Affaire Deranque : le gouvernement organise une chasse aux antifascistes
Nouvelle vague de répression contre les milieux qui résistent à l'extrême droite. Impunité totale pour les groupes néo-nazis.
L’article Affaire Deranque : le gouvernement organise une chasse aux antifascistes est apparu en premier sur Contre Attaque.
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The Guardian view on Trump and Xi: a show of friendship, but no real attempt to address the tensions | Editorial
The Chinese leader’s visit to Washington appears to have done nothing to shift the stalemate in bilateral relations
Within days, two high-profile Chinese visitors will arrive in the US – envoys of friendship, as Xi Jinping described them when he met Donald Trump at the White House this week. The giant pandas, Ping Ping and Fu Shuang, will be hosted at Atlanta zoo. Beijing dispatched the first panda pair to the US in 1972 following President Richard Nixon’s landmark visit to China. It uses the animals to indicate satisfaction or displeasure with other nations. But it also charges heftily for their lease: reportedly, around $1m a year per pair. Americans’ views of China have warmed from a pandemic nadir, but are unlikely to be shifted much by two animals, however charming. These days they are more of a token gesture than a striking symbol.
It is telling that the announcement was one of the main takeaways of Mr Xi’s visit to Washington. Expectations were low after May’s stalemate summit in Beijing, but this meeting still struggled to meet them. The US president gave Mr Xi a lavish welcome – unusually, travelling to meet the “strong, vibrant and fit” Chinese leader off the plane. He insisted that they had “never gotten along better”.
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Le climat sous Macron: dix ans d’occasions ratées
Les émissions de gaz à effet de serre de la France ont diminué depuis 2017 mais la baisse n’atteint pas les objectifs. Les secteurs des transports, de l’agriculture et des déchets sont les plus à la traîne. En cause: le manque de concrétisation politique et le détricotage de nombreux textes. À la veille de marches pour le climat partout en France, «Mediapart» fait l’inventaire. -
Entre le Maroc et Israël, une coopération aussi globale que décomplexée
Le royaume chérifien et l’État hébreu ont pris la décision d’ouvrir des ambassades dans leurs pays respectifs. À mesure que la relation entre les deux gouvernements se renforce et s’institutionnalise, la mobilisation au Maroc contre la normalisation semble s’étioler. -
Judge Blocks White House Press Ban; White House Spends Thursday Testing How Much Of The Court Order It Can Violate
On Monday we wrote about Donald Trump’s direct attack on the First Amendment and the free press by banning reporters from the White House. As we expected, a judge on Thursday morning issued a Temporary Restraining Order, blocking the White House from continuing this unconstitutional action, though (as happened the last time Trump tried this) the court relied on Fifth Amendment due process rather than reaching the First Amendment question.
Plaintiffs are also likely to succeed in showing that their hard passes were revoked without constitutionally adequate due process. The “general rule” is that “individuals must receive notice and an opportunity to be heard before the Government deprives them” of a constitutionally protected interest…. Indeed, the Supreme Court has “described the root requirement of the Due Process Clause as being that an individual be given an opportunity for a hearing before he is deprived of any significant property interest.” Cleveland Bd. of Educ. v. Loudermill, 470 U.S. 532, 542 (1985) (citation omitted). Karem also holds that, because of the substantial interests at stake, before the Government can revoke the White House-issued hard pass of a reporter it must promulgate rules or standards governing the conduct that would lead to such revocation. See 960 F.3d at 665. And the reporter must “receive fair notice not only of the conduct that would subject him to punishment, but also of the magnitude of the sanction that the White House might impose.”
Trump’s favorite trick of declaring “national security” as an excuse to do whatever the hell he wants doesn’t work here either:
Still, on this record, Defendants offer little to back up their asserted national security interest to justify revocation of Plaintiffs’ hard passes. So this interest does not tilt these factors in their favor, especially given that Plaintiffs have shown a likelihood of success on the merits.
For one thing, nothing in the record that predates this suit suggests that the revocation of Plaintiffs’ hard passes was motivated by national security concerns. Certainly, that is not what President Trump said when he announced that he was “banning” Plaintiffs from the White House—instead, he focused on the alleged lack of truthfulness and negativity of Plaintiffs’ reporting.3 And even the justifications provided to Plaintiffs after this case was filed are ambiguous about the true purpose of the revocations: while Defendants’ letters to Plaintiffs mention national security concerns, they purport to identify reporting that “threatened national security and/or spread falsehoods,” leaving open the possibility that all the stories fall into the later bucket, rather than the former.
Of course, it wouldn’t be the Trump presidency if his White House didn’t start out by ignoring the TRO. According to Politico (one of the banned outlets):
A POLITICO reporter was denied access to the White House Thursday and his press credentials confiscated after a judge ordered the Trump administration overnight to immediately restore access for news organizations that President Donald Trump banned from the complex last week.
MS NOW and CNN said their reporters were also denied entry. The three outlets have been barred from the White House since Saturday, following an order from Trump to do so “as a result of their constant ‘reporting’ FAKE NEWS!”
And so, the news orgs rushed back to court to point out that the White House was violating the TRO, which judges generally don’t take kindly to:
Early this morning the Court issued a Temporary Restraining Order directing “that Defendants (except for President Trump) and their agents, representatives, and all persons or entities acting in concert with them shall immediately return, reinstate, and restore the White House ‘hard pass’ press credentials held by employees of CNN, MS NOW, and POLITICO that were revoked on or about September 18, 2026.” Dkt. 24 (the “Order”). This morning journalists from each of CNN, MS NOW, and POLITICO attempted to enter the White House and were turned away. A Secret Service agent confiscated the hard pass of journalists from all three organizations. And when Plaintiff Betsy Klein, whose hard pass was confiscated on Saturday, September 19, requested to have her hard pass returned, her request was denied and she was refused access to the White House complex.
The judge ordered the White House to respond to the non-compliance notice by 12:30pm, and quickly received a declaration from Micah Stopperich, the Director of White House Press Operations, that the passes had been restored as of 9:07am, and that previously confiscated badges had been dropped at the entry gate to return to the journalists they had been taken from. Yet reporters say they were still being turned away until around noon, well after that supposed 9:07am restoration. They eventually regained some access to the White House.
But hours later, journalists from two of the same outlets were turned away from the arrival ceremony for Trump’s state dinner with Xi Jinping. As MS NOW itself reported:
Hours after regaining access, MS NOW White House reporter Laura Barrón-López was denied entry Thursday evening to the arrival ceremony on the portico ahead of the White House state dinner for Chinese President Xi Jinping. MS NOW had requested credentials for the event but never received a response. A CNN producer and correspondent were also denied access. When Barrón-López asked why she was being turned away, a White House staffer told her to “talk to Steven,” seemingly referring to White House communications director Steven Cheung.
According to CNN, the White House told them that CNN could not send a reporter to cover Xi’s arrival, only a photojournalist and an audio technician. The White House will surely argue that credentials for a specific event aren’t the same as the hard passes covered by the TRO. But blocking the reporters while allowing only CNN’s camera crew (a restriction not imposed on any other network) is exactly the kind of petty gamesmanship that the pending preliminary injunction briefing will have to deal with.
It’s unclear how the White House thinks any of this helps. It’s unconstitutional, and it makes the administration look petty: An administration that insists it’s the champion of free speech can’t even manage to let reporters in the door after a judge orders it to.
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La France, les femmes et le pouvoir, avec Éliane Viennot
L’historienne Éliane Viennot publie le cinquième et dernier volume de son enquête au long cours sur une durable exception française: l’exclusion des femmes du pouvoir. Entretien sous les auspices de la journaliste féministe Marguerite Durand. -
White House television pool resumes after banned news outlets regain access
Trump’s media ban resulted in an effective TV blackout of coverage of the president during the UN general assembly
The primary White House television pool has resumed filming administration events after a court ruling temporarily overturned a Trump administration ban on CNN a day earlier.
In an unprecedented move, the pool – which also includes NBC, ABC, CBS and Fox News – ceased recording and transmitting White House footage on Monday, in solidarity with CNN, MS Now and Politico, which had been banned by Trump from the building over what he said was “their constant ‘reporting’ FAKE NEWS.”
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Mobilisation anti-fasciste nationale les 24 et 25 octobre à Orléans contre le congrès et le meeting du RN !
✊ TEXTE D’APPEL POUR UN WEEK-END DE MOBILISATION ANTI-FASCISTE NATIONALE LES 24 ET 25 OCTOBRE À ORLÉANS CONTRE LE CONGRÈS ET LE MEETING DU RN ✊
Programme, argumentaires, cagnotte, formulaire pour s’inscrire au camp, kit de mobilisation… Construisons la défaite du premier parti fasciste français !
Ci-dessous la version française du texte d’appel. Des traductions en italien, espagnol, allemand et mandarin sont trouvables ici : https://ciaofachos.org/ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn
Déjà 85 organisations signataires ! Vous pouvez encore signer en tant qu’organisations (collectifs, syndicats, associations, partis, réseaux de solidarité, etc) :
https://cryptpad.fr/form/#/2/form/view/Ds3o74lN7Y3FoqfINKnRzypHkfrInr9aQwBB+Vglr6EVous pouvez aussi signer et participer à la préparation de ces actions en écrivant un mail à ciaofachos@systemli.org
Partageons cet appel tout autour de nous, parlons-en à nos connaissances, invitons des organisations à le signer. Et organisons-nous partout pour nous retrouver toustes à Orléans !
VIVE L’ANTI-FASCISME 🏴🚩
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NI CONGRÈS NI MEETING POUR LE RN !
Les 24 et 25 octobre, le RN prévoit son congrès à Orléans, avec son meeting de lancement de campagne présidentielle le 25. Des cars partiront de plusieurs villes en vue d’une démonstration de force du premier parti fasciste de France. ¹
À chaque fois que le FN/RN remporte des victoires médiatiques ou politiques, il se normalise comme force politique et ses idées oppressives gagnent du terrain, en témoigne l’actuel projet de loi « permis de tuer » pour la police et la gendarmerie. Le RN alimente surtout la violence raciste, comme en juin dernier, dans une discothèque à Rodez, où on a entendu : « Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir. ».
Face aux dangers du fascisme, notre réponse doit être déterminée et massive. ²
Les manifestations qui ont eu lieu en juillet contre le congrès de l’AfD, parti fasciste allemand, ont rassemblé 20 000 manifestant⸱es et doivent nous donner confiance : partout dans le monde, nous sommes la majorité ! Les fascistes n’ont pas gagné. Ensemble, nous pouvons infliger une lourde défaite au RN.
REJOIGNONS-NOUS LES 24 ET 25 OCTOBRE À ORLÉANS
Dans plusieurs actions antifascistes nationales :
24/10 – Manifestation en centre-ville à 10h30 Cathédrale, avec un cortège Ciao Fachos
Village dès 13h au Campo Santo (cantine, tables rondes l’après-midi et concerts le soir)
Cantine et hébergements le soir (chez des militant⸱es + camp dont le lieu sera indiqué plus tard ³)
25/10 – Manifestation en direction du CO’Met (lieu du meeting du RN) à 13h Tourelles-Dauphine
SOYONS DES MILLIERS À PERTURBER LE MEETING FASCISTE LE DIMANCHE 25 !!!
Nous appelons toutes les organisations à manifester le 25 octobre à Orléans contre le premier meeting de la campagne présidentielle de la raciste et corrompue Marine Le Pen. ⁴
Partout en France, dans nos quartiers, nos villes et nos villages, organisons cette mobilisation nationale !
Tractages, collages, réunions publiques, récoltes de fonds ⁵, transports collectifs : soyons partout, et profitons-en pour empêcher le RN de tracter sur nos marchés et de coller sur nos murs. ⁶
NI CAMPAGNE, NI CONGRÈS, NI MEETING POUR LES RACISTES !
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Notes de bas de page :
1. « C’est quoi le congrès du RN les 24 et 25 octobre ? » :
https://ciaofachos.org/ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn/#c-est-quoi-le-congres-du-rn-les-24-et-25-octobre2. « Pourquoi lutter contre le RN ? » :
https://ciaofachos.org/ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn/#pourquoi-lutter-contre-le-RN3. Formulaire d’inscription pour organiser au mieux le camp, la cantine et les hébergements :
https://cryptpad.fr/form/#/2/form/view/n9Efbj0MuThc4eQSXuj+hlbKG7CmY0H38UrvDdYLZYA4. « Pourquoi manifester dimanche 25 octobre à Orléans ? » :
https://ciaofachos.org/ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn/#Pourquoi-manifester-dimanche-25-octobre-a%CC%80-Orle%CC%81ans5. Cagnotte HelloAsso :
https://www.helloasso.com/associations/rassemblement-citoyen-de-beaucaire/collectes/ciao-fachos-ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn-16. Kit de mobilisation (tracts, affiche, visuel pour réunion publique et tuto organisation de transports collectifs) :
https://ciaofachos.org/ni-congres-ni-meeting-pour-le-rn/#kit-de-mobilisation—
85 premières organisations signataires (liste ouverte) :
AcaaB (Action citoyenne antiraciste antifasciste Beaucaire), Action Antifasciste Amiens & Alentours, Action antifasciste de l’Ain, Action Antifasciste Deux-Sèvres, AFA39 – Jura Antifasciste, AFA78, AFA Annemasse, AFA Dijon/Dijon antifa, AG anti-fasciste 72, AG Antifasciste de Brest, Alternatiba Orléans, AMAARS (Assemblée Morbihan (Est) Antifasciste Antiraciste Rurale et Solidaire), Antifa Paris 20ème, Association des Ami.e.s de Maurice Rajsfus, ATTAC 45, Caen Antifa Squad, CALE (Collectif Antifasciste Lorient et Environs), Cases Rebelles (Nantes), CGT Eure-et-Loir, Ciao Fachos, CNAQ – Collectif Nîmois Antifasciste et Queer, Collectif Antifasciste de Lutte Montrouge et Environs (CALME), Collectif Antifasciste du Bassin Minier, Collectif Antifasciste Orléans (CAO), Collectif de Vigilance Antifasciste (CVA) 22, Collectif féministe antifa 71, Contrevents (Côtes d’Armor), CRAAAME (Collectif Rêvolutionnaire Autonome Anarchiste Anti-fasciste du Mans et des Environs), Extinction Rebellion La Rochelle, Extinction Rebellion Tours, Garde Antifasciste 53, G.E.L 72 (Groupe Étudiant Libertaire Sarthe), Gentilly Antifasciste Antiraciste, Greenpeace Le Mans, GRIF (Groupe Radical Intersectionnel Féministe) Orléans, Gwened Antifa Crew (Vannes), Kreiz Breizh Antifasciste, La France Insoumise (LFI) 18, La Piraterie Antifasciste (Genève), Le Boucan des paillettes (La Rochelle), Les Voix Éclairées (Yonne), Lille Radiqueer, Lutte antifasciste forezienne, Mémoires En Marche Marseille, Morlaix Antifasciste, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) 66, Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) 93, Nissa Antifa, No pasaran 84, Nous Toutes 35 / Rennes, Oaï e Libertat (Nîmes), Observatoire de l’Extrême Droite 61, Observatoire du racisme en politique (Paris), ORA (Orléans Riposte Antifasciste), Organisation de Solidarité Trans (OST), OST Orléans, OWL afa Dijon, Rafahl43, Réseau pour les Alternatives Forestières (Limousin), Riposte Antifasciste Marseille, Riposte Antifasciste Nantaise, Riposte Populaire, Ripostes.org, Secours Palestinien (Tours), Solidaires étudiant-e-s France, Solidaires Étudiant-e-s Montpellier, Solidaires Laval, Solidarité antispéciste (Occitanie), Soulèvements de la terre Essonne 91, Soulèvements de la Terre IDF, Soulèvements de la Terre Indre, Soulèvements de la Terre Orléans, Sound of Sudan, SUD éducation 33, SUD éducation 36-37, SUD éducation 44, SUD éducation 85, Suresnes Antifa Antiraciste, TAF (Tours AntiFasciste), Union Communiste Libertaire (UCL) France, Union Syndicale Solidaires 44, Union syndicale Solidaires 61, Union syndicale Solidaires 87, Unité Rouge (07-26-38), Young Struggle

—CIAO FACHOS – PLATEFORME ANTI-FASCISTE
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[Nantes] Matrixage et Morgenstern, une conf-errance de -h-
Après une résidence de quatre mois à Hyperlien sur l’invitation de PiNG, le collectif -h- propose une exploration des recherches menées, aux croisements de réflexions sur la mémétique, l’extrême droite et le jeu de rôle :
Il était une fois des mèmes, des créatures magiques qui agissent sur le monde, un dieu égyptien, Barbara Streisand, des cybernéticiens et des gens qui complotent sur des forums internet, des pdf gigantesques de pages Wikipédia et des emojis de cerveaux qui explosent.
Matrixage et Morgenstern est une piste que nous vous proposons de suivre et de tracer à la fois, une conf-errance parce qu’on s’y perd mais qu’on s’y retrouve aussi. Une sorte de partie de Hero Quest – jeu de société d’aventure et de fantasy semi-coopératif – augmentée en PowerPoint pour se raconter des histoires et construire ensemble l’aventure à travers le dédale post-internet.
Entrée libre
Mardi 29 septembre, de 18h30 à 21h

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[Nantes] Rencontre avec le collectif RYBN autour du livre « Human computers »

À l’occasion de la venue en résidence du collectif d’artistes RYBN à Hyperlien, PiNG vous propose de venir les rencontrer pour une présentation et échange autour de leur dernier ouvrage Human computers : une histoire de l’informatique laborieuse. Six protocoles d’autodéfense permacomputationnelle, paru cette année aux éditions UV.
Qu’est-ce que l’Informatique Laborieuse ? C’est le nom que RYBN.ORG donne à l’Intelligence Artificielle et aux processus informatiques qui incorporent du travail humain, faisant de cette industrie le nouveau laboratoire du management. C’est l’une des conclusions de l’enquête Human Computers, que le collectif mène depuis 2013, et qui vise à démêler l’enchevêtrement qui s’est noué entre informatique et capitalisme, avec l’organisation du travail pour prisme d’analyse principale. L’hypothèse est la suivante : le travail humain n’est ni obsolète, ni même une béquille provisoire dans l’attente de cette autonomie, partielle ou totale, dont l’informatique nous fait la promesse, mais se trouve structurellement au coeur des processus automatisés, et ce, depuis la toute première manufacture de calcul de Gaspard de Prony en 1793 jusqu’aux grands modèles de langage actuels.
-> En contrepoint, les Six protocoles d’autodéfense permacomputationnelle contre l’Informatique Laborieuse proposent une boîte à outils d’expérimentations visant à rompre avec l’IA, en s’attaquant à sa géopolitique extractiviste, sa logique algorithmique, ses formes d’apprentissage réductionnistes et sa technovlangue.
Entrée libre
Mercredi 14 octobre, de 18h30 à 21h
Hyperlien, Halles 1&2, 5 allée Frida Kahlo, 44 200 Nantes
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[Nantes] Arpentage du livre « Tolkien contre les machines, Écologie et antifascisme en Terre du Milieu » de Sébastien Fontenelle

Née de l’horreur de la guerre de 1914, l’œuvre de Tolkien est « une implacable dénonciation du pouvoir, dont les formes les plus tyranniques sont explicitement accusées d’être responsables des violences qui dévastent la Terre du Milieu et ses habitants« . Cela n’empêche pourtant pas les extrêmes droites de tenter de s’en emparer. Ainsi, tel Peter Thiel, certains milliardaires « technofascistes » n’hésitent plus à braconner dans le lore du Seigneur des anneaux pour nommer leurs entreprises de surveillance, de capital-risque ou même d’armement : Palantir, Mithril Capital, Anduril… Avec cette lecture collective de l’ouvrage « Tolkien contre les machines, Écologie et antifascisme en Terre du Milieu » du journaliste Sébastien Fontenelle, nous verrons que les livres de Tolkien défendent « l’exact opposé de ce que prône leur idéologie » .
— Vous avez dit arpenter ? L’arpentage est une méthode de lecture issue de la culture ouvrière qui repose sur l’auto-émancipation et l’appropriation collective d’un texte et non sur la transmission descendante d’un savoir. Il s’agit de découper le livre – réellement – pour répartir une partie égale de texte à lire à chacun·e des participant·es dans l’objectif d’en faire un retour critique au groupe mais aussi d’en désacraliser l’approche.
Entrée libr, évènement proposé par l’association PiNG
Mardi 15 décembre 2026, de 18h30 à 21h
Hyperlien, Halles 1&2, 5 allée Frida Kahlo, 44 200 Nantes
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[Nantes] Communiquer sans 5G ni Internet ? Atelier de présentation des réseaux mesh(tastic|core)
Pour ne pas dépendre des infrastructures d’Internet ou de la 5G, les réseaux maillés, ou mesh networks utilisent les ondes radio. Ils connaissent un regain de popularité depuis début 2026, et notamment la publication d’une émission de Tracks sur le sujet. Pour les journalistes d’Arte, « dans des sociétés de plus en plus surveillées où des gouvernements peuvent couper les télécommunications du jour au lendemain, comme en Iran, ces réseaux décentralisés et accessibles ne sont pas qu’un délire de survivalistes. »
Depuis plusieurs mois, un groupe de Nantais⋅es réuni⋅es autour du Scrap café expérimente avec ces technologies et vient nous les présenter à Hyperlien.
Entrée libre
Mardi 17 novembre 2026, de 18h30 à 21h
Hyperlien, Halles 1&2, 5 allée Frida Kahlo, 44 200 Nantes
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US supreme court lifts restrictions on controversial voter database
Trump and officials claimed database combats noncitizen voting but critics said it could disenfranchise eligible voters
The US supreme court has lifted restrictions on a controversial federal database of voters as Donald Trump seeks to impose tougher restrictions on voting ahead of November’s midterm elections.
The ruling issued Friday by the chief justice, John Roberts, in the name of the court temporarily sets aside an injunction issued by US district judge Sparkle L Sooknanan, who ruled on 22 June against the Trump administration’s plan to use the Systematic Alien Verification for Entitlements – Save – database to vet voter registration eligibility. A federal appeals court later declined to pause that ruling.
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Des robots humanoïdes pour pallier le manque de personnel dans l’armée ? Le Japon y songe
Les militaires japonais pourraient bientôt réaliser leurs missions aux côtés de machines d’acier et d’aluminium. Le pays du Soleil levant va étudier l’utilisation de robots humanoïdes à des fins de défense, a rapporté le 23 septembre Japan Today citant des sources gouvernementales et du Parti libéral-démocrate actuellement au pouvoir.
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Trump faces tough choices as Iran dangles deal to reopen Hormuz before US midterms
Iran’s seven-day timetable would restart nuclear talks, but will the US be willing to deliver on terms that include reining in Israel in Lebanon?
Iran’s seven-day timetable to reopen the strait of Hormuz and start talks on its nuclear programme has been pitched as a deal that could rapidly extricate Donald Trump from a political crisis but requires the US president to make difficult concessions.
In the five days left before the proposed reopening of the strait, which is expected to relieve pressure on global energy markets, Trump would need to lift Iranian asset freezes, permit Iran to export its oil and, probably most difficult of all, order Benjamin Netanyahu to end Israel’s attacks on Hezbollah in Lebanon, thus achieving the “ceasefire on all fronts”.
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Yémen : pourquoi le retour de la guerre aggrave la crise au Moyen-Orient
Après quatre ans de trêve au Yémen, en guerre civile depuis 2014, les rebelles Houthis qui contrôlent l'ouest du pays ont pris possession d'un détroit crucial pour le commerce maritime régional. Un échec pour la coalition armée menée par l'Arabie saoudite, qui peine à mobiliser ses alliés occupés par le conflit en Iran.
Quatre ans après la trêve, les combats ont fini par reprendre au Yémen. Bien que la guerre civile n'ait jamais cessé depuis 2014, date à laquelle les rebelles Houthis issus du nord du pays ont étendu leur offensive jusqu'à prendre la capitale Sanaa, la trêve de 2022 avait calmé les violences entre ce groupe et l'Arabie saoudite, qui soutient militairement le pouvoir en exil, toujours reconnu comme légitime et qui contrôle l'est du pays.
Mais l'instabilité causée par le conflit entre les États-Unis et l'Iran (allié des Houthis) a eu raison de ce répit : le 10 septembre, les forces rebelles « se sont emparés du port de Mokha, jusqu'alors aux mains du gouvernement basé en Arabie saoudite, raconte Jacobin. Puis, le 11 septembre, ils se sont emparés de l'île de Périm, dans le détroit de Bab-el-Mandeb ». L'objectif, analyse le média étasunien : prendre le contrôle de ce détroit « large de 27 kilomètres, dont l'Arabie saoudite dépend de plus en plus pour ses exportations de pétrole depuis que l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz ».
Un levier de négociations pour la conquête du Yémen
Car la première cible de cette opération reste la coalition militaire menée par le royaume saoudien, qui soutient les forces loyalistes actives dans le reste du Yémen. Les Houthis affirment « que leur blocus [du détroit] ne concerne que la navigation saoudienne et qu'il n'existe aucune menace pour le transport maritime commercial en mer Rouge », rapporte The Guardian, qui évoque également plusieurs bombardements d'installations pétrolières nécessaires pour l'Arabie saoudite cette semaine.
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Le chercheur en sciences politiques Mahad D. Darar estime dans The Conversation que « les Houthis misent peut-être sur une escalade militaire au Yémen, où le coût pour l'Arabie saoudite est élevé, afin de contraindre Riyad à revenir à la table des négociations. Ils estiment peut-être disposer d'un moyen de pression pour obtenir la reconnaissance politique qu'ils ont toujours souhaitée », en plus de la levée des sanctions économiques imposées par le royaume saoudien et son allié étasunien.
L'Arabie saoudite et les Yéménites laissés pour compte
Les médias indépendants sont toutefois plus nombreux à souligner l'autre conséquence de cette capture de Bab-el-Mandeb : l'alliance Iran-Houthis a désormais la main sur les deux voies maritimes majeures de la région pour le commerce international, faisant planer la menace d'une déstabilisation encore plus importante du cours du pétrole et de l'économie mondiale. « Cela incite les ennemis des Houthis à réagir par la force, ce qui pourrait affaiblir les capacités du groupe », juge Mahad D. Darar.
Ceux-ci ne semblent pourtant pas pressés de répondre à l'affront, remarque la Taz : appelé deux fois à la rescousse cette semaine par le prince héritier saoudien, « Trump n'a publiquement pris aucun engagement à l'approche des élections de mi-mandat » aux États-Unis. De même, « aucune aide militaire concrète contre les Houthis ne s'est encore concrétisée dans le cadre de l'accord de défense de La Mecque », signé mi-août entre l'Arabie Saoudite, la Turquie et le Pakistan. C'est dans ce contexte que la France et le Royaume-Uni ont annoncé respectivement l'envoi de « moyen militaires » et de ravitaillements d'avions de chasse saoudiens afin de protéger des infrastructures pétrolières.
Tandis que les chefs États négocient leur aide dans l'espoir de faire baisser les cours mondiaux de l'énergie, les principales victimes du retour de la guerre civile restent les Yéménites. Selon une déclaration mardi du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), les combats « ont contraint plus de 130.000 personnes à quitter leurs foyers depuis début septembre », cite l'agence Bianet, tandis que « plus de 22 millions de personnes […] nécessite une aide humanitaire » dans le pays.
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Marche pour le climat
>Goûter partagé et Assemblée citoyenne à 16h -
‘What does money from a Super PAC actually buy?’: our reporters are answering your election questions now
Who are the groups backing candidates in the midterms – and why? In our second live discussion ahead of the elections, Joseph Gedeon, Dara Kerr and Chris Stein are live now
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nycreader2 asks: If someone donated millions of dollars to a political campaign, what would they realistically expect to get out of it? Are there things we can actually trace from political spending to policy decisions, or is that much harder to establish?
Dara: This is tricky because when we see big donations to political campaigns, we don’t usually hear politicians say they’re making policy decisions to benefit that donor. That said, I think we can infer cause-and-effect in some situations.
The biggest example that comes to mind is Elon Musk spending at least $250m to get Donald Trump elected in 2024. That was one of the largest individual donor contributions we’ve seen in a US presidential campaign. The day Trump was inaugurated, one of his first actions in office was to create the Department of Government Efficiency and put Musk in charge. In the following months, we saw Musk and his cohort dismantle many government agencies that were charged with regulating his network of companies.
Chris: Super Pacs tied to cryptocurrency spent millions in the primaries, though they didn’t always achieve the desired result. One of the major players is called Fairshake, which has made more than $13.3m in independent expenditures this year in Illinois, including nearly $2.5m against state lawmaker La Shawn Ford, who nonetheless won the Democratic primary for a US House district, and nearly $9.9m against lieutenant governor Juliana Stratton, who won the Democratic Senate nomination anyway. They also spent about $800,000 against state senator Robert Peters, who lost the primary for another US House district. That’s not the last we’ll hear of Fairshake this cycle — they are reportedly planning to spend $30m against Sherrod Brown, a Democrat and cryptocurrency foe who is running to return to the Senate in Ohio.
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Sécurité économique : l’État présente sa doctrine et détaille les garde-fous imposés aux investisseurs étrangers dans la tech
La protection des entreprises françaises considérées comme stratégiques ne s’arrête pas à leur capital. Lorsqu’un investisseur étranger entre au capital d’une société exerçant une activité sensible, l’Etat peut imposer des contraintes sur son organisation, sa propriété intellectuelle ou encore ses systèmes d’information.
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