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Comment trois chercheurs ont utilisé Claude pour exploiter une faille du forum d’OpenAI et accéder à ses dépôts internes en moins de trois jours
A la une
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Au procès de Rachida Dati, un bal de témoins presque parfaits
Pour appuyer sa défense, les avocats de l’ancienne eurodéputée ont fait citer sept témoins venus contredire les thèses des parties civiles et du Parquet national financier. S’ils rejetent les accusations de corruption, certains en ont trop dit et d’autres pas assez. -
Journalists from CNN, Politico, and MS Now belatedly regain access to White House after judge ruling – live
A federal judge had ruled Trump administration must immediately return the outlets’ press passes and said ban likely unconstitutional
Lawyers for the news outlets President Trump banned from the White House have requested an emergency hearing after several journalists were turned away from the building Thursday morning, in apparent defiance of a federal judge’s order to restore their access.
“This morning journalists from each of CNN, MS NOW, and POLITICO attempted to enter the White House and were turned away, and Secret Service agents confiscated the hard pass of journalists whose hard passes had not previously been confiscated,” a new court filing read.
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Elif Eralp : la « Zohran Mamdani allemande » qui promet d'être une maire pour tous les Berlinois (Anglais)
Source : The Guardian - Royaume-Uni
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Un mois après les expulsions à Nantes, l'errance des familles roms et l'appréhension des riverains
Source : Mediacités Nantes
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« La loi littoral a été pensée comme outil de protection face à l'urbanisation galopante, elle doit désormais être un outil de protection face au changement climatique »
Source : Guyaweb
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« La fabrique de l'ignorance » L'histoire oubliée de l'internement des Tsiganes en Loire-Atlantique
Source : Rural -
« Le chant du cygne » : le livre du frère de Diana, un nouveau doigt d'honneur à la famille royale (Anglais)
Source : The Conversation Global - Monde
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Les femmes et les jeunes sont en première ligne de la lutte pour la libération de la Palestine (Anglais)
Source : TruthOut - États-Unis
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Zidane, démons et merveilles
Source : AOC
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Taxer les riches : à New York, une bonne mesure se reconnaît à ceux qu'elle énerve
Source : Climax -
Au milieu du chaos régional, l’Arabie saoudite se révèle vulnérable et isolée
Les houthistes du Yémen frappent directement villes et infrastructures énergétiques du royaume saoudien. Déjà affaibli par la guerre des États-Unis et d’Israël contre Téhéran, Riyad peine à réunir des soutiens pour compenser l’apathie de Washington. -
Carburants: l’Europe paie le prix de la perte de contrôle de son raffinage
Depuis plus d’une décennie, l’UE a laissé liquider son appareil industriel de raffinage, devenant ainsi dépendante des approvisionnements étrangers. En position de force, les raffineurs jouent à plein la boucle prix-profit, au risque de provoquer un choc énergétique et inflationniste destructeur pour les économies du continent. -
Dans la Vienne, la disparition des services publics pèse lourd sur la facture de carburant
À Mazeuil, la fermeture d’une école oblige les parents à rouler plus pour emmener leurs enfants, éparpillés dans des classes à plus de 10 kilomètres. Alors que le prix du carburant n’a jamais été aussi élevé, la colère sourde prend, petit à petit, le pas sur l’amertume. -
Netanyahu condemns media and Mamdani while praising Trump at UN in New York – latest updates
Israeli prime minister hails IDF as ‘most moral army in the world’
The Russian foreign minister Sergei Lavrov has been spotted speaking to officials on the sidelines of the general assembly. He has already spoken to the US secretary of state Marco Rubio and is scheduled to address the general assembly on Saturday. Meanwhile his country has continued bombing Ukraine, where at least seven people were killed and a further 12 people injured in a Russian strike on a farm in the north-eastern region of Kharkiv. My colleague Jakub Krupa has the latest over on our Europe live blog here.
To follow Donald Trump’s movements today, including his talks with Chinese leader Xi Jinping, my colleague Chris Hippensteel has the latest over on our US politics live blog here:
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Avec Muse, Meta est en train de réussir sa remontada face à OpenAI et Anthropic

Lancé le 8 septembre 2026 aux États-Unis, Muse est un agent IA façon OpenClaw, mais en beaucoup plus simple à configurer. Muse n'est pas qu'un chatbot, il peut remplir des formulaires, surveiller des boîtes mail, commander des courses ou prendre des rendez-vous en téléphonant à la place de son utilisateur, le tout sans avoir à configurer un agent sur son ordinateur. Avec Muse, Meta espère rattraper son retard dans la course à l'intelligence artificielle.
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Google Beam arrive en France : la visioconférence en 3D livrée aux entreprises
Ce qu'il faut retenir :
- Google Beam est désormais livré à des entreprises clientes en France, ainsi qu'aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne et au Japon, avec l'appui de 18 partenaires de distribution.
- Le matériel est commercialisé par HP sous le nom HP Dimension with Google Beam et fonctionne avec Google Meet et Zoom.
- Selon une étude interne de huit semaines, les équipes de Google qui utilisent Beam se sentent 50 % plus connectées entre elles et organisent 21 % de réunions de suivi en moins.
- Un partenariat avec Industrious permettra de réserver une session Beam dans des espaces de travail flexibles dès octobre, mais uniquement aux États-Unis pour l'instant. Le
Le 23 septembre 2026, Aaron Luber, directeur du développement commercial de Google Beam, a détaillé une nouvelle étape pour ce service né dans les laboratoires de Google. Après une phase de tests auprès des premiers utilisateurs, notamment dans les bureaux du groupe, Beam passe au déploiement commercial à l'échelle internationale. La France figure parmi les pays concernés, aux côtés des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de l'Allemagne et du Japon.
Google Beam, comment ça marche ?
Google Beam est une plateforme de visioconférence qui cherche à reproduire la sensation d'une conversation en face à face, même lorsque les interlocuteurs se trouvent à des milliers de kilomètres. La personne à l'écran apparaît en relief, à taille réelle, avec une profondeur qui donne l'impression qu'elle est assise de l'autre côté de la table.
Le projet ne date pas d'hier. Google l'a dévoilé pour la première fois lors de la conférence I/O 2021 sous le nom de Project Starline. Le prototype de l'époque occupait l'espace d'un coin repas de restaurant, avec un écran 8K de 65 pouces, des haut-parleurs, des micros, un éclairage dédié, un ordinateur et plusieurs ensembles de caméras. Depuis, Google a réussi à réduire l'ensemble à la taille d'un téléviseur à écran plat. Lors de l'I/O 2025, le service a été rebaptisé Google Beam et HP est devenu son premier partenaire matériel.
Côté technique, le dispositif repose sur plusieurs briques. Un écran « light field » 8K de 65 pouces intègre six caméras dans son cadre, qui filment l'utilisateur sous différents angles pour construire la vue en 3D. Un modèle d'IA de vidéo volumétrique transforme ensuite ces flux 2D en une image tridimensionnelle réaliste. Pour l'affichage, une couche optique composée de microlentilles, placée au-dessus de la dalle, oriente les rayons lumineux afin de produire une vue spatiale de l'interlocuteur. Résultat : le relief est perceptible sans lunettes ni casque.
Le son joue aussi un rôle important. L'appareil embarque quatre haut-parleurs, et la voix est positionnée dans l'espace de façon à donner l'impression que la personne est physiquement assise en face. Un éclairage adaptatif complète le tout pour rendre les visages plus naturels.
Deux limites sont à connaître. D'abord, l'effet 3D suppose que les deux interlocuteurs soient équipés : lors d'un appel passé depuis une autre plateforme, l'image en trois dimensions ne peut pas être transmise. Ensuite, le coût reste élevé. Lors de son annonce en 2025, HP Dimension with Google Beam était affiché à 24 999 dollars (prix public conseillé), auquel s'ajoute une licence Google Beam vendue séparément. Oui, c’est un petit budget !
La France parmi les six premiers pays livrés
L'annonce la plus concrète pour les entreprises françaises tient en une phrase : les terminaux Google Beam sont désormais expédiés à des clients dans six pays, et la France en fait partie. Google parle d'une expansion vers cinq nouveaux pays, les États-Unis ayant servi de premier terrain de déploiement.
Pour accompagner ce lancement, Google s'appuie sur un réseau de 18 partenaires de distribution, présentés comme capables de déployer et d'assurer le support de Beam dans les pays concernés. C'est donc par cet intermédiaire qu'une entreprise française pourra s'équiper. Google ne précise en revanche ni la liste de ces partenaires par pays, ni un tarif en euros.
Le matériel lui-même est fourni par HP, partenaire matériel principal, sous le nom HP Dimension with Google Beam. Google insiste sur un point pratique : Beam s'intègre à Google Meet et à Zoom. Les organisations n'ont donc pas à changer d'outil de visioconférence pour l'adopter, ce qui facilite son insertion dans un parc existant.
Des résultats mesurés en interne chez Google
Avant de pousser Beam auprès de ses clients, Google l'a largement testé en interne. L'entreprise cite trois domaines où l'outil s'est révélé particulièrement utile : le recrutement, le développement des talents et la collaboration entre équipes de métiers différents.
Une étude interne récente, menée sur huit semaines, apporte quelques chiffres. Les équipes de Google équipées de Beam :
- se sont senties 50 % plus connectées les unes aux autres ;
- ont trouvé 33 % plus facile de s'assurer que leurs retours étaient bien compris ;
- ont eu 21 % moins besoin d'organiser des réunions de suivi.
Ces résultats ont conforté Google dans sa décision d'étendre le déploiement de Beam auprès de ses propres collaborateurs, en parallèle de la commercialisation. À noter qu'il s'agit de données internes, produites par Google sur ses propres équipes. Elles prolongent des mesures plus anciennes : les tests de Google avaient déjà relevé une hausse de 28 % de la mémorisation, de 14 % de la concentration et de 39 % des signaux non verbaux.
Bain, Netflix et Capital Group parmi les premiers clients
Google met en avant plusieurs entreprises qui utilisent déjà Beam. Le cas le plus détaillé est celui du cabinet de conseil Bain & Company. Plus tôt dans l'année, Bain a testé HP Dimension with Google Beam pour ses recrutements sur les campus et ses entretiens avec des candidats. Le cabinet a pu créer des échanges en face à face avec des candidats situés n'importe où, sans multiplier les déplacements.
Keith Bevans, vice-président exécutif et associé chez Bain, explique que l'une des choses les plus difficiles à évaluer chez un candidat est son comportement face aux clients. Selon lui, les nuances du langage corporel et du contact visuel comptent énormément, et Beam permet d'avoir un aperçu de la façon dont une personne se comportera en réunion physique.
D'autres clients sont cités, dont Netflix et Capital Group, qui cherchent à mieux relier leurs équipes réparties dans le monde.
Industrious et le premier réseau étendu Beam
Au prix affiché, Beam reste difficilement accessible aux petites structures. Pour élargir sa base d'utilisateurs, Google s'associe à Industrious, un opérateur international d'espaces de travail flexibles haut de gamme. Ensemble, ils lancent ce que Google appelle le premier « réseau étendu » Beam.
Le principe : au lieu d'acheter le matériel, une entreprise peut réserver une session dans un espace Industrious équipé. Un pilote mené plus tôt cette année a montré des usages variés, comme des points entre managers et collaborateurs, des entretiens d'embauche ou des rendez-vous clients pour des équipes distribuées. Google y voit un moyen d'ouvrir Beam aux startups et aux entreprises de toutes tailles.
À partir d'octobre, il sera possible de réserver HP Dimension with Google Beam dans une sélection d'espaces Industrious aux États-Unis, notamment à Atlanta, Chicago, New York et Palo Alto. Aucune extension de ce réseau à la France ou à l'Europe n'est mentionnée pour le moment. En France, l'accès passera donc, dans un premier temps, par l'achat du matériel auprès des partenaires de distribution.
L’article "Google Beam arrive en France : la visioconférence en 3D livrée aux entreprises" a été publié sur le site Abondance.
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Une station au sol de Starlink servant de relais à l’Ukraine incendiée en Pologne, la piste d’un sabotage russe évoquée

Un incendie a endommagé ce mercredi 23 septembre au soir la station au sol de Starlink à Wola Krobowska. Cette installation relaie Internet par satellite vers l'Europe centrale et l'Ukraine. La piste d’un incendie volontaire se renforce, tandis que le vice-Premier ministre polonais évoque déjà le mode opératoire des services russes.
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Un agent IA utilisé par OpenAI s’est introduit dans le système Medicare sans autorisation, le gouvernement australien informé trois mois plus tard
C’est une affaire qui risque fort d’entacher la réputation d’OpenAI, une nouvelle fois. Le 18 juin 2026, un agent d’IA développé par OpenAI, utilisé dans le cadre d’une recherche interne sur les dépenses publiques de médicaments, a accédé sans autorisation au Medicare Statistics Reporting Service, un portail public administré par Services Australia.
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Après l’annonce des AirPods 5 par Apple, Cdiscount déstocke les AirPods 4 avec ANC

[Deal du jour] À peine les AirPods 5 annoncés, les AirPods 4 avec réduction active du bruit voient leur prix fondre chez Cdiscount. Avec un code promo, les écouteurs sans fil d’Apple passent sous les 125 €, contre 199 € à leur lancement en 2024.
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Le chancelier allemand Friedrich Merz ne souhaite pas « restreindre massivement les réseaux sociaux »

Source :Florian Philippot, le 15 septembre 2026
Etiqe :exagéré
Contenu :
En Europe, que ce soit à l’échelle continentale ou nationale, comme en France, l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs est devenu un sujet d’actualité majeur. De nombreuses personnalités politiques se sont récemment prononcées pour un contrôle plus strict de l’utilisation des plateformes. Le cas de l’Allemagne agite tout particulièrement la toile ces derniers jours.
Plusieurs publications affirment que le chancelier allemand, Friedrich Merz, se serait positionné pour « restreindre massivement les réseaux sociaux ». « [Et] que personne ne me parle de liberté d’expression ! » aurait ajouté le chef d’Etat allemand, anticipant d’éventuelles critiques. Des déclarations qui passent mal auprès d’internautes qui y voient une tentative de restreindre une liberté fondamentale.
L’information a notamment été relayée par Florian Philippot, président des Patriotes et ancien bras droit de Marine Le Pen, partisan de la sortie de la France de l’Union européenne et plusieurs fois épinglé par Les Surligneurs pour ses approximations informationnelles.
Une mauvaise habitude qui se répète une fois de plus ici. En effet, malgré nos recherches, nous n’avons trouvé aucun élément attestant de la volonté de Friedrich Merz de « restreindre massivement les réseaux sociaux ».
Ce dernier s’est néanmoins bel et bien positionné en faveur de la fin du pseudonymat sur Internet, lors d’un échange organisé avec de jeunes participants à un concours scientifique, le 15 septembre dernier.
« Les affirmations selon lesquelles le Chancelier aurait déclaré vouloir “restreindre massivement les réseaux sociaux”, sont totalement infondées. Elles visent manifestement à semer la confusion et l’inquiétude en se basant sur de fausses déclarations », assure aux Surligneurs un porte-parole du gouvernement allemand.
Les internautes fondent leurs allégations sur un extrait vidéo de l’échange publié par le média Nius. Ce dernier, indique Le Monde dans un article publié en 2025, « veut devenir le Fox News germanophone d’Europe centrale ». Un an plus tôt, Le Figaro, le présentait davantage comme « un CNews made in Germany ».
L’anonymat en ligne dans le viseur de Merz
Sur son site Internet, Nius a consacré un article à l’intervention de Friedrich Merz évoquée plus tôt. Or, celui-ci ne mentionne jamais un désir de la part du chef d’Etat de vouloir « restreindre massivement les réseaux sociaux ».
On peut y lire en revanche, dès les premières lignes, que le chancelier « s’est prononcé en faveur de l’obligation d’utiliser son vrai nom sur Internet ». Friedrich Merz a « établi un lien entre les publications anonymes et les informations générées automatiquement et la menace qui pèse sur les libertés individuelles et la démocratie », précise également l’article.
Pour écrire son article, Nius indique s’être appuyé sur les informations d’un autre média allemand, Apollo News. Or, une nouvelle fois, l’article consacré à cette actualité par Apollo News ne rapporte jamais, comme le font les publications, une intention de restreindre les réseaux sociaux.
Interpellé par un jeune « sur la question de l’obligation d’utiliser de vrais noms sur Internet », détaille Apollo News, « Friedrich Merz a ensuite fait une longue déclaration dans laquelle il a regroupé les pseudonymes sur Internet, le droit à l’anonymat, les informations générées par les robots et la protection de la démocratie ».
Même l’Afd – parti d’extrême droite qui vient d’enregistrer des victoires électorales locales importantes et opposant à la coalition gouvernementale menée par Friedrich Merz – a commenté les déclarations du chancelier sur le compte Facebook de son antenne régionale de La Sarre. « Friedrich Merz réclame une fois de plus l’obligation d’utiliser son vrai nom en ligne », critique notamment le parti, sans jamais mentionner une quelconque limitation des réseaux sociaux.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relecteur : Nicolas Turcev, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
L’article Le chancelier allemand Friedrich Merz ne souhaite pas « restreindre massivement les réseaux sociaux » est apparu en premier sur Les Surligneurs.
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Trump administration faces fresh scrutiny after DoJ drops bribery case against Indian billionaire
Warren and Blumenthal raise concerns about case against Gautam Adani, who promised to invest $10bn in US
The Trump administration is facing growing questions over its decision to abandon a fraud and bribery case against the Indian billionaire Gautam Adani after he promised to invest $10bn in the US.
For the second time this year, two Democratic senators have demanded attorney general Todd Blanche answer questions about the US Department of Justice department’s handling of the case – and raised concerns over its judgment under Donald Trump.
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ShinyHunters revendique une attaque contre le FBI et le vol de données d’employés
D’après ESET, ShinyHunters affirme avoir piraté le FBI et dérobé des données personnelles concernant des employés actuels et anciens de l’agence ainsi que des candidats au recrutement. Le groupe revendique le vol de 2 à 3 To de données, une quantité qui n’a pas été confirmée indépendamment.
L’existence d’un incident est toutefois prise au sérieux par l’agence américaine. Le FBI a indiqué être au courant d’allégations concernant une « activité non autorisée » affectant FBIJobs.gov et enquêter sur l’incident avec les prestataires tiers qui participent au fonctionnement du portail de recrutement. Le point d’entrée exact de l’attaque n’est donc pas encore établi.
Plusieurs éléments tendent par ailleurs à montrer que ShinyHunters a eu accès à de véritables données. 404 Media a examiné un échantillon d’environ 5 000 enregistrements présentés comme appartenant à des employés du FBI et constaté que certaines informations correspondaient à des personnes réelles. Reuters a également pu vérifier une partie des données transmises par les pirates. Ces vérifications ne permettent toutefois pas d’établir leur provenance ni l’ampleur de la compromission.
Une nouvelle faille PeopleSoft revendiquée
Selon ShinyHunters, l’accès initial aurait été obtenu grâce à une vulnérabilité zero-day permettant l’exécution de code à distance dans Oracle PeopleSoft, utilisé par le portail de recrutement du FBI. Le groupe affirme ensuite s’être déplacé latéralement vers des environnements gérés par le FBI, notamment sur AWS GovCloud, et avoir accédé à différents services liés aux ressources humaines.
À ce stade, l’existence de cette nouvelle vulnérabilité n’est pas confirmée par Oracle et aucun identifiant CVE n’a été publié. La prudence est d’autant plus nécessaire que ShinyHunters avait déjà exploité une autre vulnérabilité PeopleSoft en 2026.
L’opération revendiquée aurait par ailleurs une motivation inhabituelle. ShinyHunters assure ne pas rechercher de rançon mais vouloir obtenir du FBI la modification ou le retrait d’une alerte publiée en mai 2026. Celle-ci associait notamment les acteurs suivis sous ce nom à des pratiques de harcèlement et de swatting et mettait en garde les victimes contre leurs méthodes d’extorsion.
Pour Benoit Grunemwald, expert en cybersécurité chez ESET France, l’affaire illustre en particulier la sensibilité des systèmes RH et de gestion des identités. Ces environnements concentrent des informations susceptibles d’être exploitées pour mener des campagnes de phishing ciblé, des usurpations d’identité ou des opérations de renseignement.
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Le mouvement climat du 26 septembre appelle à rejoindre les gilets jaunes le 17 octobre

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Questionnaire sur l’Australie, site gouvernemental infiltré, mail générique : ce que l’on sait de la nouvelle dérive agentique d’OpenAI

Un agent d'IA d'OpenAI a accédé sans autorisation à un portail de statistiques lié à Medicare, l'assurance maladie australienne. Le Premier ministre Anthony Albanese vient de rendre l'affaire publique et dénonce la façon dont l'entreprise l'a prévenu.
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FamousSparrow cible les gouvernements d’Amérique latine avec une nouvelle porte dérobée
Les chercheurs d’ESET Research ont identifié une nouvelle porte dérobée dans l’arsenal de FamousSparrow. Baptisée SparroWocky, elle est utilisée depuis au moins août 2025 dans des opérations de cyberespionnage en Amérique latine. Entre mi-2025 et 2026, 90 % des cibles de FamousSparrow observées dans la télémétrie d’ESET se trouvaient dans cette région.
Des organismes gouvernementaux ont notamment été ciblés en Argentine, Équateur, Guatemala, Honduras, Panama, Pérou, Porto Rico et Venezuela. ESET estime que cette forte concentration géographique pourrait être liée au regain d’intérêt des États-Unis pour la région et aux rivalités avec Pékin, mais présente cette explication comme une hypothèse.
SparroWocky remplace progressivement SparrowDoor
Développée en C++, SparroWocky semble avoir remplacé SparrowDoor, précédente porte dérobée personnalisée de FamousSparrow. ESET attribue la nouvelle campagne au groupe avec un haut niveau de confiance : lors de certaines des premières compromissions observées, SparroWocky avait notamment été déployée par SparrowDoor, dont FamousSparrow est le seul utilisateur connu.
Le malware permet d’exécuter des commandes et des fichiers, d’utiliser la machine compromise comme proxy TCP, d’exfiltrer des fichiers ou encore de réaliser régulièrement des captures d’écran. Il collecte également différentes informations sur le système infecté, dont le nom de l’ordinateur et de l’utilisateur, le domaine, la version de Windows et les adresses IP des interfaces réseau.
SparroWocky intègre par ailleurs directement du code provenant de projets open source et peut charger des Beacon Object Files (BOF), utilisés notamment par des outils de red teaming. Pour compliquer son analyse et échapper aux mécanismes de sécurité, la porte dérobée recourt également à différentes techniques de manipulation de la mémoire et de modification du code pendant son exécution.
Actif depuis au moins 2019, FamousSparrow avait été documenté publiquement par ESET en 2021 après des campagnes exploitant les vulnérabilités ProxyLogon. Le groupe a notamment ciblé par le passé des hôtels, des gouvernements, des organisations internationales, des cabinets d’avocats et des entreprises d’ingénierie.
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Nomios rachète le portugais Orbcom et s’implante au Portugal
Nomios a annoncé, le 23 septembre 2026, l’acquisition du portugais Orbcom, spécialiste des services de cybersécurité, des infrastructures réseau et du conseil IT. Finalisée en septembre, l’opération permet au groupe français de s’implanter pour la première fois au Portugal. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué.
Fondé en 2002 et basé dans la région de Porto, Orbcom emploie environ 80 personnes et réalise quelque 15 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel. L’entreprise intervient notamment dans la cybersécurité, le cloud, les réseaux et le développement logiciel. Elle propose également des services de SOC et de réponse aux incidents.
L’acquisition permet surtout à Nomios de renforcer ses liens avec plusieurs grands éditeurs de cybersécurité. Orbcom bénéficie du statut Diamond Innovator dans le programme NextWave de Palo Alto Networks et dispose notamment de compétences autour de Prisma SASE, Cortex XDR et des pare-feu de l’éditeur. La société travaille également avec Netskope, Infoblox et Arista.
Les équipes d’Orbcom doivent être conservées et l’entreprise poursuivra ses activités sous la marque Orbcom by Nomios. Son fondateur et CEO, Hélder Costa, devient Managing Director Portugal de Nomios et rejoint l’équipe de direction du groupe. Lui-même et plusieurs dirigeants d’Orbcom deviennent également actionnaires de Nomios.
Fondé en 2004, Nomios fournit des services de cybersécurité et de sécurisation des réseaux, allant du conseil et de l’intégration aux services managés. Keensight Capital en est l’actionnaire majoritaire depuis novembre 2023.
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Surfshark ne vous rend pas invisible, mais il peut changer le décor
-- Article en partenariat avec Surfshark --Vous êtes chez vous, vous vous connectez au Wi-Fi du bureau, puis à celui d'un hôtel ou d'un café. Pour vous, ce sont simplement quatre réseaux différents. Pour les sites que vous consultez, c'est surtout plusieurs occasions de récupérer votre adresse IP, votre localisation approximative et quelques informations sur votre connexion.
Et si, au lieu de laisser toujours la même porte ouverte sur Internet, vous pouviez en choisir une autre ?
C'est exactement l'idée derrière un VPN comme Surfshark. Pas une cape d'invisibilité magique, pas un bouton "effacer mon existence numérique" (dommage, ça aurait été pratique) mais un moyen de modifier le point de départ de votre connexion.
Changer de décor
Sans VPN, les sites Internet voient généralement l'adresse IP attribuée par votre opérateur. Cette adresse ne permet pas forcément de connaître votre identité exacte, mais elle donne des indications sur votre réseau et votre zone géographique. Lorsque vous activez Surfshark, votre trafic passe d'abord par un serveur VPN. Les sites consultés voient alors l'adresse IP de ce serveur, et non celle fournie directement par votre opérateur.
C'est un peu comme entrer dans un immeuble par une autre porte. Vous êtes toujours la même personne, avec le même téléphone et le même navigateur, mais le point d'arrivée visible depuis l'extérieur a changé.
Et ça peut être utile dans plusieurs situations :
- éviter d'exposer directement son adresse IP sur un réseau public
- limiter certaines formes de suivi basées sur la connexion
- simuler une connexion depuis un autre pays
- accéder à des services qui ne proposent pas exactement le même contenu partout
- sécuriser le transport des données entre son appareil et le serveur VPN
Mais attention : changer de porte ne signifie pas changer de visage.
Une nouvelle adresse à intervalles réguliers
Surfshark propose également une fonction de rotation d'adresse IP. L'idée est assez simple : au lieu de conserver la même adresse visible pendant toute la session, celle-ci peut changer périodiquement. Pour les sites, la connexion ne vient donc pas toujours exactement du même point réseau. Pour vous, la transition doit rester suffisamment discrète pour éviter de couper complètement la session.
C'est pratique pour limiter les corrélations basées uniquement sur l'adresse IP. Mais il ne faut pas non plus imaginer les services en ligne assis devant leur écran en hurlant "Vite, l'IP a changé ! Nous avons perdu sa trace !". Si vous êtes connecté à votre compte Google, Amazon, Microsoft ou autre, le service sait toujours que vous êtes connecté à ce compte. Les cookies sont toujours là, votre navigateur possède toujours ses caractéristiques propres et votre comportement reste un excellent indice pour vous reconnaître.
La rotation d'IP modifie une information. Elle ne réinitialise pas l'intégralité de votre identité numérique.
L'un des intérêts d'un VPN est de pouvoir choisir quels usages passent par le tunnel et lesquels restent sur la connexion normale. Avec la fonction Bypasser de Surfshark, vous pouvez par exemple décider qu'une application ou qu'un site particulier ne doit pas utiliser le VPN. Une application bancaire peut rester sur votre connexion habituelle, tandis que votre navigateur passe par le serveur Surfshark.
Même chose pour certains services locaux : imprimante réseau, serveur domestique, périphérique connecté ou application qui n'apprécie pas les changements d'adresse IP. C'est un peu le principe du covoiturage sélectif. Tout le monde ne monte pas forcément dans le même véhicule, et c'est vous qui choisissez les passagers. Ce fonctionnement évite notamment de devoir désactiver complètement le VPN dès qu'une application pose problème. Au lieu de couper le courant dans toute la maison parce qu'une ampoule clignote, on règle simplement le circuit concerné.
Le cas du Wi-Fi public
Le café, l'hôtel, l'aéroport, le salon professionnel, etc. Les réseaux Wi-Fi publics sont devenus tellement banals qu'on finit par s'y connecter sans même y penser. Le problème, c'est qu'on ne sait pas toujours qui administre le réseau, comment il est configuré ni si le point d'accès auquel on se connecte est bien celui de l'établissement. Un faux réseau nommé "WiFi_Gare_Gratuit" peut être installé à quelques mètres du vrai sans que personne ne vienne distribuer un diplôme de vérification.
Avec Surfshark, le trafic est chiffré entre votre appareil et le serveur VPN. Cela limite ce qu'un observateur local peut déduire de vos communications, notamment sur un réseau auquel vous ne faites pas entièrement confiance. Mais là encore, il faut éviter le raccourci magique type "J'ai activé le VPN, je peux maintenant cliquer sur n'importe quel lien envoyé par un inconnu."
Non.
Un VPN ne vous empêchera pas de saisir vos identifiants sur un faux site bancaire. Il ne réparera pas un mot de passe réutilisé. Il ne supprimera pas les logiciels malveillants déjà installés sur votre ordinateur. Et il ne saura pas forcément faire la différence entre une page légitime et une page de phishing si vous lui demandez simplement de transporter votre connexion. Il protège un trajet réseau. Il ne remplace pas votre vigilance.
Moins de bruit dans le navigateur
Surfshark ne se limite pas au tunnel VPN. Quelle que soit la formule choisie, ses outils incluent CleanWeb, une fonction destinée à bloquer certaines publicités, certains traqueurs et des domaines associés à des menaces connues. L'objectif n'est pas de rendre Internet parfaitement propre. À ce stade, il faudrait probablement supprimer Internet et reconstruire le Web dans une cave, avec uniquement des pages HTML et un serveur Apache sous Debian.
Mais filtrer une partie du bruit peut rendre la navigation plus agréable. Moins de publicités agressives, moins de fenêtres surgissantes, moins de scripts de suivi connus, moins de domaines suspects et moins de chances de cliquer par accident sur le bouton "Votre téléphone a 17 virus".
Ce type de fonction est surtout utile lorsqu'il est présenté comme une première ligne de filtrage. Ce n'est ni un antivirus complet ni une garantie contre toutes les arnaques. Les campagnes malveillantes changent rapidement, et certains contenus dangereux peuvent passer entre les mailles du filet.
Ce que le VPN ne remet pas à zéro
Surfshark peut modifier votre adresse IP visible et chiffrer le trajet entre votre appareil et le serveur VPN. En revanche, il ne peut pas effacer ce que les services connaissent déjà de vous.
Un VPN ne supprime pas : les cookies déjà enregistrés, les comptes auxquels vous êtes connecté, l'empreinte de votre navigateur, les données stockées par les plateformes, les informations publiées volontairement, les profils créés par les courtiers en données (pour ça il vous faudra Incogni ) ou encore les habitudes qui permettent de vous reconnaître.
Si vous lancez Surfshark, choisissez un serveur au Japon, puis ouvrez Gmail avec votre compte habituel, Google ne va pas forcément conclure qu'un mystérieux samouraï vient de découvrir le courrier électronique. Il verra surtout votre compte habituel depuis une adresse IP inhabituelle. C'est pour cette raison qu'il vaut mieux parler de réduction de l'exposition réseau plutôt que d'anonymat total.
L'idée du "bouton reset" reste néanmoins intéressante. Vous changez de Wi-Fi, vous activez le VPN, vous choisissez une autre localisation et vous disposez d'un nouveau point de sortie vers Internet. Ce changement peut être ponctuel ou permanent, selon vos besoins.
Vous pouvez l'utiliser pour protéger votre connexion sur un réseau public, séparer certains usages personnels et professionnels, éviter de faire apparaître partout la même adresse IP, tester un service comme si vous étiez dans une autre région et ajouter une couche de confidentialité à vos connexions quotidiennes. Le fonctionnement est particulièrement simple sur un appareil mobile : une pression suffit généralement à activer la connexion, puis l'application s'occupe du reste. Les utilisateurs plus avancés peuvent ensuite affiner le comportement avec la rotation d'IP, le MultiHop ou le Bypasser.
Le VPN ne transforme pas votre machine en fantôme. Il vous permet plutôt de choisir la route empruntée par une partie de votre trafic. Le VPN aura du sens si vous cherchez une solution simple pour plusieurs appareils (il supporte un nombre illimité), avec une application disponible sur les principales plateformes et des options qui vont au-delà du simple changement d'adresse IP.
Comme toujours avec un VPN, il faut aussi accepter de déplacer une partie de la confiance. Votre fournisseur d'accès ne voit plus directement l'ensemble du trafic qui passe dans le tunnel, mais le fournisseur VPN devient un nouvel intermédiaire technique. Le choix du service, sa politique de confidentialité et ses pratiques de conservation des données restent donc importants. Et à ce niveau Surfshark n'a encore jamais été pris en défaut.
Parfois, quand on passe déjà sa journée à être suivi par des dizaines de services, choisir au moins la route empruntée par sa connexion constitue un début plutôt appréciable.
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«On ne sera jamais 100% indépendants» : pourquoi la «souveraineté numérique» promise grâce aux data centers est un mirage
Paris, le 25 novembre 2025. Emmanuel Macron lors d’un sommet international sur l’IA. © Julien De Rosa/AFP
Partout en France, les centres de données poussent comme des champignons. Pour justifier cette prolifération, le gouvernement et les acteurs du numérique brandissent toujours le même argument, celui de la souveraineté. Un discours omniprésent depuis le Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle (IA), organisé à Paris en février 2025. Dernier exemple en date : le 24 août, avec le projet d’un data center Microsoft à Petit-Landau (Haut-Rhin). Celui-ci a reçu un avis favorable du commissaire enquêteur, qui considère qu’il «répond à un objectif de souveraineté numérique nationale».
Mais peut-on parler de souveraineté alors que le projet est lancé par une entreprise étasunienne ? Non, selon Alexandra Lutz, de l’association technocritique Data for Good. «Quand on parle de souveraineté numérique, on entend la capacité des États à contrôler les infrastructures, les données et les ressources, et à limiter leur dépendance vis-à-vis d’autres nations», explique-t-elle.
Le Paris Digital Park de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) est le plus grand data center de France. © Anne-Claire Poirier/Vert
Les sociétés étasuniennes sont pourtant derrière l’écrasante majorité des centres de données en Europe. Sur les 15 gigawatts (GW) d’électricité réservés à ces infrastructures, seulement 1,4 GW est utilisé par des entreprises européennes. Les nouveaux projets ne font pas exception. Google prévoit de s’implanter près de Châteauroux (Indre), tandis qu’Amazon Web Services (AWS) construit un centre à Wissous (Essonne). Selon la Commission européenne, d’ici 2028, AWS, Microsoft et Google devraient exploiter 65% des data centers en Europe. À cela s’ajoutent les nombreux projets d’opérateurs étatsuniens comme Digital Realty ou Equinix. Ces sociétés développent en France des centres de données qui sont par la suite loués à d’autres.
Des données pas si bien protégées
L’hébergement des données sur le territoire français, même si le data center est étranger, est présenté comme un moyen de renforcer leur protection face aux ingérences de pays tiers. En théorie, par sa localisation, le site est soumis au cadre juridique européen.
Sauf qu’en novembre 2025, la Commission européenne a présenté un paquet législatif «omnibus» afin de simplifier des lois européennes sur la régulation numérique et de faciliter l’utilisation des données personnelles par les entreprises. Cet omnibus doit encore être négocié et approuvé par le Parlement européen et les États membres. «Si on annonce relocaliser les structures pour avoir un plus grand contrôle dessus, pourquoi supprime-t-on les règlementations qui nous protègent ?», fait mine d’interroger Alexandra Lutz.
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Aux États-Unis, l’extraterritorialité du droit est particulièrement forte. Grâce au Cloud Act de 2018, «les autorités américaines peuvent exiger l’accès à des données contrôlées par une entreprise américaine, même lorsque celles-ci sont stockées dans un data center situé en France», détaille la membre de Data for Good.
«On ne peut pas produire du numérique local»
L’un des projets phares de la «souveraineté numérique» française est le Campus IA de Fouju (Seine-et-Marne). L’entreprise tricolore Mistral AI et la Banque publique d’investissement (BPI) le financent. Mais, comme l’a révélé l’Observatoire des multinationales, 70% du capital du futur plus grand data center d’Europe sera détenu par le fonds émirati MGX et l’éditeur de logiciels étasunien Nvidia.
«Le numérique ne peut pas exister en dehors d’un système mondialisé», estime Tom (il a souhaité rester anonyme), du collectif StopMicro, qui lutte contre l’accaparement des ressources et les nuisances causées par l’industrie des puces électroniques.
Image de synthèse du «Campus IA», à Fouju (Seine-et-Marne), présenté comme le futur plus grand data center d’Europe. © DR
«Pour financer un data center de cette envergure, il faut attirer des capitaux étrangers. C’est une illusion de croire qu’on pourrait produire du numérique à l’échelle locale», ajoute-t-il. Même le champion français de l’IA ne peut pas se passer de deniers étrangers. Mistral AI compte parmi ses actionnaires le géant sud-coréen Samsung, ainsi que plusieurs groupes et fonds étasuniens.
Sans compter que, pour faire tourner un centre de données, il faut utiliser des semi-conducteurs – des puces électroniques qui conduisent le flux de courant – qui reposent eux aussi sur une chaîne de production mondialisée. Les matières premières comme le cuivre, le cobalt, le tantale ou encore le silicium proviennent d’Asie, d’Afrique et des Amériques.
En outre, la fabrication des puces les plus avancées se concentre à Taïwan et en Corée du Sud, avec des étapes de conception, de production et d’assemblage réparties entre l’Europe, les États-Unis et l’Asie. «À l’heure actuelle, on estime que lors de sa fabrication, une puce électronique fait deux fois et demie le tour du monde et franchit 80 frontières, note Tom, qui s’appuie sur une étude de l’Association européenne des semi-conducteurs (Esia). Aucun pays ne peut maîtriser à lui seul l’ensemble de la chaîne.»
Des pistes pour plus de souveraineté
Dans la course mondiale à l’IA, la France veut sa part du gâteau. Parmi les leaders européens, elle entend devenir un adversaire de taille face aux États-Unis et à la Chine. C’est pour cette raison qu’elle veut accueillir des centres de données sur son territoire. «Le seul moyen de faire accepter ces projets, c’est d’utiliser la carte de la souveraineté numérique, mais on assiste à du “souveraineté-washing” : il s’agit d’un mensonge», déplore Cyrielle Châtelain, présidente du groupe Écologiste et social à l’Assemblée nationale et rapporteure d’une commission parlementaire sur les dépendances dans le secteur du numérique.
Des data centers qui permettent d’atteindre la «souveraineté numérique» sont-ils possibles ? Les conclusions du rapport rendues le 15 juillet énoncent plusieurs pistes. «On ne sera jamais 100% indépendants, mais si on s’éloigne du modèle américain et qu’on relocalise nos données dans des centres européens, bien plus petits et moins énergivores, ce serait déjà un premier pas», estime la députée écologiste. Certaines entreprises françaises, comme OVHcloud ou Scaleway, défendent une approche qui va dans ce sens.
Les auteur·ices du rapport proposent de mettre en pause l’installation de centres de données détenus par des entreprises extra-européennes. Elles et ils veulent aussi que les sociétés qui manipulent des données de santé soient immunisées face aux lois extraterritoriales étasuniennes. Doctolib ne pourrait ainsi plus continuer d’être hébergé par Amazon, par exemple. Cyrielle Châtelain de soulever : «Évidemment, pour que tout cela fonctionne, il faut revoir nos usages numériques et ne plus mettre de l’IA partout.»
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Le peuple pourra-t-il censurer une censure du Conseil constitutionnel comme le veut Bruno Retailleau ?

Source :Projet de loi constitutionnelle des Républicains
Etiqe :Oui mais…
Contenu :
Candidat à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau a dévoilé son projet de loi constitutionnelle visant à « restaurer la souveraineté du peuple ». Parmi les mesures phares : censurer la censure du Conseil constitutionnel.
Le projet veut compléter l’article 62 de la Constitution. Aujourd’hui, cet article dispose que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours et s’imposent à tous les pouvoirs publics. Bruno Retailleau y ajouterait un pouvoir présidentiel inédit : convoquer un référendum ou les parlementaires réunis en Congrès pour qu’une loi censurée par le Conseil puisse malgré tout entrer en vigueur. Une entreprise risquée.
Modifier la Constitution : rien ne s’y oppose
Sur le principe, une telle révision est possible. Le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent en 2003 pour contrôler une révision de la Constitution : il est donc possible de modifier l’article 62 sans que le Conseil puisse s’y opposer.
Un renversement de la hiérarchie des normes
C’est sur le fond que la réforme pose problème. Elle bouleverserait la hiérarchie des normes, pilier de l’État de droit. Aujourd’hui, une loi n’est valide que si elle respecte la Constitution : c’est ce qui marque la primauté du texte suprême dans l’ordre juridique interne et garantit aux droits et libertés qu’il contient une protection supérieure.
Si une loi jugée contraire à la Constitution pouvait entrer en vigueur, cette dernière perdrait toute force : ses dispositions, y compris les libertés fondamentales, deviendraient contournables. La France n’aurait plus de cadre juridique strict, soit l’inverse exact de l’objectif affiché par Bruno Retailleau, qui dit vouloir « réaffirmer l’autorité de l’État ».
Le risque de sanctions européennes
Au-delà du raisonnement interne, c’est aussi à des sanctions européennes que la France s’exposerait. Nombre des droits et libertés garantis par le bloc de constitutionnalité, en particulier par le préambule de la Constitution de 1946 et la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, sont également protégés par la Convention européenne des droits de l’Homme et par la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
C’est le cas de la liberté d’expression, du droit à un procès équitable, du droit à une vie privée, de la présomption d’innocence, de la liberté de conscience et de religion ou encore de la dignité de la personne humaine.
Y porter atteinte exposerait la France à des condamnations de la Cour de Justice de l’UE ou de la Cour européenne des droits de l’Homme. À moins d’assumer ses condamnations, la France devra se retirer de ses engagements internationaux.
Auteurs :
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteurs : Bertrand-Léo Combrade, professeur de droit public à l’université de Poitiers
Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
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Les chaînes FAST face aux obligations des chaînes classiques
Les chaînes FAST deviennent accessibles sans abonnement. Dès lors, leur réglementation soulève une question très légitime. En effet, ces acteurs créent une concurrence déloyale envers la télévision classique. La télévision traditionnelle subit en effet de lourdes contraintes. À l’inverse, le streaming gratuit profite d’un vide juridique.
L’acronyme FAST désigne la télévision en streaming gratuite financée par la publicité. Il ne faut pas confondre ce format avec l’IPTV.
L’IPTV représente simplement la technologie de diffusion par Internet. Le modèle FAST utilise donc cette technologie pour concurrencer la télévision hertzienne classique. Son principe imite exactement la télévision linéaire. Toutefois, les coupures publicitaires y durent moins longtemps. La comparaison s’arrête à cette diffusion en continu.
Aujourd’hui, ces chaînes FAST connaissent une expansion rapide en France. Des applications comme Molotov TV ou Pluto TV les proposent au public. Ces plateformes capitalisent ainsi sur une audience déjà existante, par la rediffusion d’anciennes émissions. Elles attirent des annonceurs avec des publicités ultraciblées. En effet, elles exploitent directement les données personnelles des spectateurs connectés. Par exemple, les constructeurs d’écrans connectés vont récolter les données des utilisateurs. Ils vendent ensuite aux annonceurs des publicités ultraciblées et beaucoup plus chères.
En revanche les chaînes historiques diffusent des campagnes publicitaires massives. Elles touchent un public très large mais moins qualifié. La création d’une chaîne FAST est très rapide et ne prend que quelques jours. Une simple connexion internet suffit pour lancer la diffusion.
À l’inverse, une chaîne TNT nécessite de lourdes infrastructures techniques. Elle exige également une autorisation étatique complexe à obtenir. De plus, l’accès à la TNT est payant. Les utilisateurs de chaînes FAST ont un accès direct par leur intégration dans leurs téléviseurs connectés.Les chaînes FAST : un avantage concurrentiel sous la protection du droit du web
La loi du 30 septembre 1986 dite « loi Léotard » encadre la liberté de communication. Ce texte historique impose des lourdes charges financières aux diffuseurs traditionnels. Ces acteurs financement obligatoirement la création originale française. Cependant les chaînes FAST échappent à cette classification légale stricte. Par conséquent, elles évitent toutes ces dépenses culturelles massives. Le droit commun du web régit simplement ces canaux gratuits.
Dès lors, elles basculent sous la protection du droit commun du web. Elles relèvent notamment de la communication au public en ligne. Or, ce régime juridique reste beaucoup plus souple que la loi Léotard.
Il repose avant tout sur la liberté d’entreprise. Il évite toute lourde contrainte liée à l’exception culturelle française.
L’enjeu reste pourtant colossal pour le secteur. La perte liée au piratage des chaînes thématiques est impactante, non seulement pour les chaînes hertziennes mais aussi pour veiller à la richesse des contenus diffusés sur les écrans et soutenir activement les professionnels de la filière.Télévision classique : le coût financier des obligations culturelles
La loi Léotard et le décret du 17 janvier 1990 imposent des quotas de diffusion (1). Ils restreignent logiquement la liberté de programmation de la télévision.
Ainsi, les chaînes TNT respectent une répartition annuelle très précise. Elles consacrent 60 % de leur temps aux œuvres européennes. Au moins 40 % reviennent aux œuvres originales françaises. De plus, elles appliquent ces proportions aux heures de grande écoute. Néanmoins, les chaînes peuvent obtenir une dérogation. En contrepartie, elles financent des œuvres françaises inédites auprès de producteurs indépendants.
Par conséquent, ce financement des œuvres audiovisuelles représente un coût supplémentaire pour les chaînes hertziennes. Les chaînes FAST diffusent des séries américaines sans payer de telles contribution.
Ainsi, elles contournent ces obligations culturelles. Cette asymétrie de charges crée une véritable concurrence déloyale.Les enjeux concurrentiels : vers un rééquilibrage du marché audiovisuel
La direction générale des médias (2) a organisé une consultation publique. Le ministère de la Culture constate une véritable disruption majeure. Les chaînes FAST concurrencent directement la télévision payante traditionnelle. En outre, elles fragilisent massivement son modèle de financement historique.
Face à cette asymétrie, les acteurs classiques doivent impérativement réagir. Ils risquent de perdre une grande partie de leurs revenus publicitaires. Pour survivre, les diffuseurs traditionnels ripostent donc sur le même terrain. Par exemple, ils lancent leurs propres plateformes gratuites de BVoD. Ils monétisent ainsi leurs propres catalogues sans aucun coût de production supplémentaire. L’application TF1+ illustre parfaitement cette stratégie de reconquête des audiences. De plus, ils créent désormais leurs propres chaînes FAST thématiques. Ils rentabilisent ainsi leurs immenses catalogues de séries et d’émissions.
Toutefois, le marché ne pourra pas s’autoréguler indéfiniment. Le ministre de la Culture anticipe l’échéance de 2030 (3). Il prévoit une révision profonde du modèle de régulation télévisuelle. L’objectif principal sera de rétablir une équité concurrentielle absolue. Les mêmes obligations devront peser sur tous les acteurs du marché. Seule cette stricte égalité sauvera le modèle audiovisuel national.Notes de bas de page :
(1) Arcom, Les quotas à la télévision.
(2) Ministère de la Culture, communiqué de presse, 31 décembre 2021.
(3) Ministère de la Culture, Consultation publique sur les perspectives de diffusion et de distribution des services de télévision en France au-delà de 2030, février 2025.Avec la collaboration de Caroline Plomhause, stagiaire, étudiante en L2 Droit à l’Université Paris I.
Marie Soulez
AvocatDirectrice du département
Propriété intellectuelle
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« J'ai vraiment eu l'impression qu'ils avaient mon identité en otage. » Le témoignage d'Amy, recueilli par Problematik, illustre les obstacles auxquels peuvent encore être confrontées les personnes transgenres lors d'une demande de changement d'état civil. Pourtant, depuis 2016, la loi ne leur impose ni preuve médicale ni démonstration de leur transition. Malgré cela, certains tribunaux continuent de demander des certificats médicaux ou des éléments permettant de « prouver » leur identité de genre. Une expérience parfois vécue comme une véritable intrusion dans leur intimité.
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L'article met également en lumière les fortes disparités entre tribunaux. Une procédure censée être simple est ainsi, pour certaines personnes, marquée par des demandes « humiliantes ». Cette situation montre comment, malgré un cadre légal censé simplifier le changement d'état civil, les pratiques judiciaires peuvent continuer à mettre des bâtons dans les roues de certaines personnes trans et leur imposer des formes de contrôle qui ne sont plus prévus par la loi.
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Venue du pape à Lourdes : une visite « en catimini », déplorent des collectifs de victimes
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