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Montpellier : aux Beaux-Arts, des riverains en lutte contre la gentrification de leur quartier
Des habitants du quartier des Beaux-Arts ont tenu une conférence de presse ce mercredi 23 septembre pour faire le point sur deux combats urbanistiques : la sauvegarde de la cité bergère, dernière parcelle agricole du centre-ville menacée par un projet immobilier, et l’opposition à l’installation d’une grande surface dans les anciens studios du Lunaret. Un recours contre le permis de construire de la cité bergère doit être examiné d’ici quelques semaines
Deux dossiers, un même diagnostic. Réunis ce mercredi 23 septembre, des membres du collectif « Préservons la cité bergère » et de l’association de quartier Beaux-Arts dénoncent un urbanisme qui, selon eux, profite aux intérêts privés au détriment des habitants. « Il y a actuellement deux luttes dans le quartier, qui témoignent d’un aménagement au profit des intérêts privés, sans considérations sociales ou écologiques », résume Lucie Mendes, du collectif. « Le quartier est en train de se gentrifier, et on dénonce une absence de concertation avec les riverains. Ce qui se fait sans nous se fait contre nous. » Et de rappeler que « ce n’est pas qu’un quartier de gens riches, il y a aussi des logements sociaux. »
Cité bergère : la dernière terre agricole du centre-ville menacée
Située rue Saint-Lazare, la cité bergère est un terrain de maraîchage familial dont les légumes sont vendus aux habitants du quartier. En août 2025, la mairie a délivré deux permis de construire pour deux immeubles de plus de 15 mètres de haut sur la parcelle. La pétition lancée dans la foulée par les riverains rassemble aujourd’hui 25 000 signatures.
Pour Lucie Mendes, l’été caniculaire qui s’achève et les épisodes cévenols qui s’annoncent plaident pour la préservation du site : « Les sols non bétonnés de la cité bergère sont plus efficaces que le béton pour absorber l’eau et faire baisser la température. » Elle insiste aussi sur l’identité du quartier : « Il y a ici une ambiance de village, qui tient à son histoire, avec les abattoirs, des laitiers, des tanneurs et de la production agricole. »
Le collectif dit avoir soumis des contre-propositions pour la parcelle, « en cohérence avec les politiques publiques menées en matière de caisse alimentaire », en référence au dispositif montpelliérain inspiré de la sécurité sociale de l’alimentation, avec une ferme urbaine ou des jardins partagés.
Delafosse et les promesses de préservation
Les riverains visent directement Michaël Delafosse, réélu en mars dernier. « Il s’était pourtant engagé à préserver la cité bergère », affirme Lucie Mendes. En 2023, un élu écologiste de sa majorité écrivait déjà dans le magazine municipal que le site devait être sauvegardé. En conseil municipal d’octobre 2025, le maire jugeait un rachat de la parcelle par la Ville « envisageable ». Mais il faisait partie des candidats qui, pendant la campagne, n’avaient pas signé l’engagement proposé par le collectif.
Un permis de construire en zone inondable ?
Au-delà du principe, les opposants contestent la procédure. Tony Chavard, riverain et ancien président de l’association des Vrais amis du Père-Prévost, estime que le permis a été « signé à la va-vite », sans consultation des habitants. Il évoque un avis défavorable du pôle déchets et cycle de l’eau concernant les halls du futur immeuble, ainsi que les ascenseurs et escaliers desservant le parking souterrain, situés en zone inondable.
Greenwashing et recours au tribunal administratif
L’avocate du collectif, Tamaris Fürstenheim, dénonce « une opération de greenwashing » de la part de la Métropole, qui se présente volontiers à l’international comme une référence en matière d’agriculture urbaine. Le permis mentionne un « espace vert » sur la parcelle : « C’est une vision inaboutie de l’écologie. Un espace vert n’a rien à voir avec une terre agricole. »
Selon elle, plusieurs irrégularités entacheraient la légalité du permis : la localisation en zone inondable, la présence d’un pin situé en espace boisé classé, et l’avis de l’architecte des Bâtiments de France. Celui-ci estime que « la construction d’un tel immeuble serait de nature à porter atteinte à cet ensemble patrimonial qu’il convient de préserver », et proposerait à l’autorité compétente « de s’opposer à ce projet ». Un recours a été déposé ; l’audience devrait se tenir d’ici un à deux mois.
Anciens studios du Lunaret : une grande surface aux Beaux-Arts ?
Second front : les anciens studios du Lunaret, une ancienne salle de sport de la rue Lakanal, où les riverains redoutent l’arrivée d’une enseigne de la grande distribution, possiblement Monoprix. « Les habitants ne sont pas contre les supermarchés en soi, il y en a autour du quartier. Mais ici, il y a une trentaine de petits commerçants, qui descendent de l’histoire du quartier. Implanter une grande surface ici, c’est modifier cette dynamique », explique Thomas Champigny, de l’association de quartier Beaux-Arts.
Le bâtiment a déjà une histoire mouvementée. Un premier projet de Carrefour City s’était heurté à l’architecte des Bâtiments de France, qui pointait une « détérioration de l’espace public » liée à l’installation de l’enseigne. La mairie s’y était aussi opposée par courrier au PDG de Carrefour, le 20 janvier 2021, estimant qu’une supérette supplémentaire « ne ferait que fragiliser davantage nos commerces de proximité » et que ses contraintes logistiques n’étaient « pas compatibles avec notre volonté d’apaiser le quartier ». Un projet de tiers-lieu avec rooftop a ensuite été abandonné après une mobilisation de riverains. Entre-temps, le lieu a été brièvement occupé en mars 2025 par le squat social « La Thermite », expulsé deux jours après son ouverture publique.
Le précédent du stade du Père-Prévost
Les habitants des Beaux-Arts ont de la mémoire, et un précédent victorieux. En 2014, le stade du Père-Prévost, plus ancien terrain de football de la ville, était promis à un programme de 300 logements du promoteur Pragma. Après des années de mobilisation de l’association des Vrais amis du Père-Prévost, la municipalité de Philippe Saurel annonçait un accord pour sauver le stade dès les premières semaines de son mandat. La preuve, pour les riverains, qu’une mairie peut peser sur un terrain privé quand elle le veut.
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AI, trade, Taiwan and climate: what will and won’t be on agenda at Trump-Xi summit
Two leaders could discuss tech safety issues and US-China trade ties but may skip over climate emergency
The leaders of the world’s two superpowers are meeting in the US this week. It is Xi Jinping’s first state visit to the US in more than a decade. The last time the Chinese president was hosted in Washington (by Barack Obama in 2015), the issues on the agenda included cybercrime, technology, the climate crisis and human rights. The star of the day was Ne-Yo, who serenaded Xi and his wife, Peng Liyuan, with Peng reportedly singing along at the state dinner.
This time, Xi is meeting Donald Trump, who has overhauled the world order and recalibrated the US-China relationship. Trump is contending with a China that is in a much stronger position than it was 10 years ago. Here are five things to look out for at this week’s US-China summit.
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Trump Set to Sign Deal on U.S. Presence in Greenland
The United States was set on Tuesday to sign an agreement about Greenland, the Arctic island that has been one of President Trump's obsessions. Mr. Trump said last week that after months of negotiations between the United States, Denmark and Greenland, a semiautonomous Danish territory, his administration had reached a deal to expand the U.S. security presence on the island. -
U.S. to build two military bases on Greenland as part of deal
U.S President Donald Trump has confirmed that the United States will build two military bases on Greenland as part of the deal he signed Tuesday with the leaders of the Arctic island and Denmark. During a signing ceremony at the United Nations, Mr. Trump had nothing but praise for Greenland and his two counterparts − Prime Minister Jens-Frederik Nielsen of Greenland and Danish Prime Minister Mette Frederiksen. -
Trump inks landmark Greenland deal at UNGA after months of tensions
The U.S., Denmark and Greenland formally signed President Donald Trump's new Greenland security agreement on the sidelines of the U.N. General Assembly Tuesday, cementing permanent U.S. military rights on the strategically vital Arctic island after months of negotiations over Trump's push for greater American control. Trump, Prime Minister Mette Frederiksen of Denmark and Prime Minister Jens-Frederick Nielsen of Greenland met Tuesday morning for a trilateral signing ceremony, where the three parties praised each other's defense cooperation over the past 75 years, through World War II and the Cold War. -
Besançon : une fresque contre les violences policières recouverte en noir par la mairie
Il ne s'agit plus seulement de garantir l'impunité pour les crimes policiers, mais aussi de faire disparaître les victimes des mémoires
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Quelle montre connectée choisir en 2026 ? Nos recommandations pour le quotidien et le sport

Consulter ses messages, suivre ses nuits ou préparer un marathon : on n’achète pas tous une montre connectée pour les mêmes raisons. Apple, Google, Samsung, Garmin ou Coros : voici notre sélection, avec les différences qui comptent à l’usage et les anciennes générations qui restent de bons achats.
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Burnham survived his first Trump meeting. His nice hair may have had something to do with it | Emma Brockes
The PM’s shiny newness could explain the easy ride he got this time. But who would dare predict the ever-shifting weather in the president’s head?
Watching footage of Andy Burnham at the UN general assembly on Tuesday was like watching your child from behind a tree in the playground. Are they making friends? How normal do they seem relative to the average? How will they react when they come into contact with that hulking great child who seems to be running things? Burnham’s first face-to-face with Donald Trump was billed as a knife-edge encounter that, due to the latter’s capriciousness, could go either way. In the event, it was drama-free, leaving observers to ask: was it Burnham’s brilliance or simply the weather in Trump’s head?
To viewers at home, Burnham’s performance at the press conference looked like that of a man who had worked out his best approach was to go for the sheepish, slightly cheeky air of the junior partner. Burnham is 24 years younger than Trump, on top of everything else – which can afford a certain licence to the less powerful person in any exchange. At the last minute, the meeting had been moved behind closed doors and afterwards, in a windowless room at the UN, the two men appeared side by side, mirroring each other’s body language: just two guys, legs akimbo, shoulders hunched, hanging on a bench in the locker room.
Emma Brockes is a Guardian columnist
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Intelligence artificielle : la bataille pour écrire les règles mondiales s’engage autour du contrôle des modèles les plus puissants
La bataille autour de l’intelligence artificielle ne se joue plus seulement dans les data centers et les laboratoires de recherche. Elle commence aussi à se jouer dans les institutions internationales. Le 21 septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, 22 dirigeants représentant 20 pays et la Commission européenne ont appelé à renforcer fortement la surveillance des modèles d’IA de pointe.
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Trump lawyers defend president banning journalists from White House ahead of court hearing – live
Trump lawyers say White House access is ‘a privilege, not a right’; CNN, Politico and MS Now to present case in court after president banned outlets from White House grounds
Rubio also briefly addressed Trump’s meeting with Delcy Rodriguez, the interim Venezuelan president, who last night posed for a friendly photo with Trump at a Manhattan hotel only miles from where her predecessor, Nicolás Maduro, was incarcerated.
“It was a short meeting, but it was a very important meeting,” Rubio said.
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La Poste veut rayer 441 bureaux de la carte
«Mediapart» révèle la liste des bureaux de poste dont la transformation en points relais ou en agences gérées par les mairies a été annoncée aux élus du personnel. Dans le même temps, le groupe prévient des maires de petites communes que leur agence va disparaître. -
Stung by Trump, machinists union campaigns for affordability in midterms
One of the largest labor unions in the US targets eight battleground states in ‘workers v billionaires’ campaign
The International Association of Machinists and Aerospace Workers (IAM), one of the largest labor unions in the US, has launched a “workers v billionaires” political campaign tour targeting members in eight battleground states and encouraging them to support pro-worker candidates in the midterms.
IAM has nearly 700,000 active and retired members in North America, covering workers at corporations that include Boeing, Lockheed Martin, United Airlines and Harley-Davidson. The union is targeting members and voters in Maine, Pennsylvania, Michigan, Texas, Ohio, Georgia, Arizona, Nevada and Illinois.
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Sortir de la sidération, faire face aux feux
Source : Terrestres
Et si notre sidération face aux incendies estivaux nous empêchait justement de nous y préparer ? C'est le postulat de départ de cet article de Terrestres, qui analyse nos réactions face aux mégafeux. Une éternelle stupéfaction qui revient été après été, et qui selon cet article, nous empêche de réfléchir à leurs causes et leur répétition. Terrestres propose cette solution : sortir du traitement médiatique centré sur l'urgence, les images et les records pour regarder les conséquences à long terme.
Chaque été, on entre de plein fouet dans la saison des feux et on se surprend à rester coincé·e dans la sidération de redécouvrir le phénomène. Puis l'automne arrive [...] on oublie le chaud, le feu, la peur. Le printemps nous réveille [...] et on fait comme si on ne savait pas ce qui nous attend avec le mois de juin.
– Elise Boutié, docteure en anthropologie politique de l'environnementL'article insiste également sur le fait que ces incendies ne sont pas uniquement liés au climat ; ils sont aussi liés à des choix historiques et politiques d'aménagement, d'exploitation des forêts et d'urbanisation.
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Sortir de la sidération, faire face aux feux
Source : Terrestres -
Marocains du monde : Les partis prudents sur la participation politique
Source : Enass - Maroc -
Derrière les prophéties d'apocalypse liées à l'IA, les États-Unis et la Chine se disputent la tête de la course technologique (Anglais)
Source : Hankyoreh - Corée du Sud
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Du solaire même la nuit
Source : Le Courrier - Suisse
Payant -
L'élevage local au défi des étés torrides
Source : Tikographie -
Actualité - Que valent les smartphones de la marque Nothing Phone, au look si singulier ?
Source : Que Choisir -
L'édition indépendante au bord du gouffre
Source : Au Poste
Format : vidéo -
Quand une enquête fait sortir un milliardaire d'extrême droite d'une université
Que révélait l'enquête de La Topette, Disclose et Reflets.info il y a un an ?
→ À la rentrée 2025-2026, Disclose, La Topette et Reflets.info révèlent que l'entourage de Pierre-Édouard Stérin participe depuis 2022 au financement de l'Université catholique de l'Ouest (UCO) à travers le Fonds John Henry Newman.
→ L'enquête documente aussi la présence, au sein de la faculté de droit et de science politique, de plusieurs enseignant·es lié·es à des organisations conservatrices ou d'extrême droite.
→ Cette enquête a bénéficié du soutien du Fonds pour une presse libre (FPL).💥 A-t-elle fait bouger les lignes ?
→ Près de 400 étudiant·es se mobilisent et signent une pétition en quelques heures. Un directeur du master démissionne la veille de la publication.
→ Cinq jours après l'enquête, l'UCO annonce rompre avec le fonds lié à l'entourage de Pierre-Édouard Stérin et engage un peu plus tard des démarches pour rembourser les sommes reçues.Et ce n'est pas tout !
Découvrez sur Rembobine les impacts en détails et quelques recommandations pour creuser le sujet. Pour les plus curieux·ses, abonnez-vous à notre newsletter. Toutes les deux semaines, on s'intéresse à une enquête d'il y a un an et on mesure son impact.
Et on lance un nouveau format ! Comment une enquête se lance d'une intuition ou d'une alerte ? Y-a-t-il des rebondissements heureux ou malheureux lors de l'investigation ? Qu'est-ce qui a fait exploser l'impact sans qu'on s'y attende ? Dans la nouvelle newsletter REC, les journalistes vous raconteront, à la première personne, leurs surprises, leurs révoltes, leurs fiertés tout au long de l'année.
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Iran denies dropping preconditions amid ‘very productive’ three-hour UN talks in New York
Trump says further talks possible as barrel of Brent crude falls to below $100 for first time in two weeks
Iran has pushed back on claims that it dropped former preconditions for reopening the strait of Hormuz in surprise talks held in New York under the mediation of Qatar between Tehran’s foreign minister, Abbas Araghchi, and Donald Trump’s envoys Steve Witkoff and Jared Kushner.
Trump said the three-hour talks held in a room at the UN headquarters had gone very well and been very productive. He suggested further talks were possible imminently, which led to the price of a barrel of Brent crude to fall to below $100 (£75) for the first time in two weeks. Witkoff said the talks had been “encouraging, constructive and successful”.
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Censure du budget, retour des Gilets jaunes… «Mediapart» a répondu à vos questions
Valentine Oberti, codirectrice éditoriale du journal, et Mathias Thépot, journaliste au service économie, social et travail, ont répondu à vos questions sur le climat social et le budget, mercredi 23 septembre, dans le cadre d’un chat. -
Discord classe dès à présent ses utilisateurs par âge, ce qui pourra changer sur votre compte

Discord annonce le lancement mondial de son contrôle de l’âge à partir de ce mercredi 23 septembre, après plusieurs mois de report. La plateforme promet que plus de 90 % des utilisateurs n’auront rien à faire et ajoute de nouvelles méthodes pour les autres.
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Procès Le Priol/Bouvier : de bien curieux témoins de moralité
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Musculation : la poudre protéinée, un business néfaste à l'écologie
La whey, une poudre issue du petit-lait, voit sa demande exploser, poussée par la tendance des régimes hyperprotéinés. Cet engouement nourri par un marketing intense interroge d'un point de vue environnemental.
Lire la suite - Info / Quotidien , Alimentation
Elle est dans les shakers de ThiboInshape, dans les recettes santé des influenceurs culinaires et même, outre-Atlantique, dans les chips. Désormais, plus besoin d'être un adepte de la prise de masse musculaire pour consommer de la whey : des réseaux sociaux aux rayons des (…) -
What the Senate Might Look Like
John Curtis, the junior Senator from Utah, sent a letter to Chuck Grassley yesterday asking him to hold a hearing on familial influence peddling.I therefore respectfully request that the Senate Judiciary Committee launch an investigation into the use of presidential family relationships for private financial benefit, preferential treatment, or access by domestic and foreign interests. As part of that investigation, I urge the Committee to subpoena Donald Trump Jr. and Hunter Biden to testify regarding their past business dealings, relationships with foreign individuals and entities, gifts, or other benefits they have received, and any instances in which their relationship to the President was invoked or understood to provide value.
The purpose of such an inquiry should be straightforward: establish the facts, determine whether existing ethics, disclosure, or anti-corruption laws apply, and identify reforms necessary to prevent the presidency from becoming a vehicle for private enrichment by those closest to it.
Curtis named Hunter Biden in the letter, but the real purpose would be to review Don Jr’s corruption.
More recently, questions have arisen about the relationships of President Trump’s eldest son, Donald Trump Jr., with foreign business figures and the acceptance of significant gifts. These include a lavish wedding afterparty, on a private island, provided by Russian oligarch Umar Kremlev, who reportedly traveled to China as part of a delegation accompanying Vladimir Putin shortly before giving the gift.5
These concerns are compounded by Donald Trump Jr.’s active promotion of family-backed cryptocurrency ventures,6 his continued pursuit of international real estate deals involving direct meetings with foreign heads of state, and his reported investments in defense contracting.7 This pattern extends to his significant financial and advisory ties to prediction-market platforms8 that depend on favorable federal regulatory decisions being considered by the Commodity Futures Trading Commission.
These reports raise legitimate questions about foreign access to members of a sitting president’s family and whether such relationships can create actual or perceived expectations of favorable treatment. They also may create expectations of a returned favor that would not be in the best interests of the American people or our allies, and could even create national security vulnerabilities.9
It was a cautious letter — a performative bid to make a request of Grassley rather than doing something himself in the Foreign Affairs Committee, on which he is a member. But it’s one of a number of things that lead me to believe Curtis might be persuadable for certain kinds of votes in a new Senate, if Democrats win the majority (and I think Curtis is one of the Republicans likely to vote to convict Whiskey Pete Hegseth when impeachment gets to the Senate).
That, in turn, led me to try to envision what the Senate will look like, especially if Dems win a majority, particularly given the certainty the Senate will get at least some impeachments sent their way.
Democrats are expected to start with 42 seats plus Fetterman (who will be a nuisance and who probably might flip if he made the difference in the Senate). If they win six or seven of the growing number of swing races, they will get the majority.
Once all is said and done, the number of batshit Republicans will be 25 or larger. If Dems get a majority, the big question will be what the remaining Republicans will do.
Update: This Politico review of the state of the race quotes a GOP pollster complaining, “The map is hilariously big right now,”
Update: Semafor describes issues — in addition to Curtis’ subpoena request and the war, Roger Wicker criticized Trump’s welcome for Xi Jiping — on which Republicans are trying to distance themselves from Trump.
Dems
- Angela Alsobrooks D-MD]
- Tammy Baldwin [D-WI]
- Michael Bennet [D-CO]
- Richard Blumenthal [D-CT]
- Lisa Blunt Rochester [D-DE]
- Maria Cantwell [D-WA]
- Catherine Cortez Masto [D-NV]
- Tammy Duckworth [D-IL]
- Ruben Gallego [D-AZ]
- Kirsten Gillibrand [D-NY]
- Maggie Hassan [D-NH]
- Martin Heinrich [D-NM]
- Mazie Hirono [D-HI]
- Tim Kaine [D-VA]
- Mark Kelly [D-AZ]
- Andy Kim [D-NJ]
- Angus King [I-ME]
- Christopher Murphy [D-CT]
- Patty Murray [D-WA] Appropriations
- Alex Padilla [D-CA]
- Jack Reed [D-RI] Armed Services
- Jacky Rosen [D-NV]
- Bernie Sanders [I-VT] HELP
- Brian Schatz [D-HI] Most likely to replace Schumer if a challenge is made
- Adam Schiff [D-CA]
- Chuck Schumer [D-NY] Leader
- Elissa Slotkin [D-MI]
- Chris Van Hollen [D-MD]
- Raphael Warnock [D-GA]
- Elizabeth Warren [D-MA]
- Peter Welch [D-VT]
- Sheldon Whitehouse [D-RI] Likely Judiciary
- Ron Wyden [D-OR]
Ugh
John Fetterman [D-PA]
Safe Dems
- Cory Booker [D-NJ]
- Chris Coons [D-DE]
- Juliana Stratton [D-IL] Don Tracy [R-IL] (Replaces Durbin)
- John Hickenlooper [D-CO]
- Ben Ray Luján [D-NM]
- Ed Markey [D-MA]
- Jeff Merkley [D-OR]
- Mark Warner [D-VA] Intelligence
Swing
As Trump drags his party down, this list is getting longer — for example, with two polls showing the megachurch minister challenging Roger Marshall in Kansas leading in the polls.
Democrats need to win six (or seven, given Fetterman’s unreliability) of these to win a majority.
- Jon Ossoff [D-GA] Mike Collins [Nazi-GA]
- Roy Cooper [D-NC] Michael Whatley [R-Trump]
- Chris Pappas [D-NH] John Sununu [R-NH]
- Peggy Flanagan [D-MN] Michele Tafoya [R-somewhere else]
- Mary Peltola [D-AK] Dan Sullivan [R-AK]
- James Talarico [D-TX] Ken Paxton [R-TX] (Replaces Cornyn)
- Abdul El-Sayed [D-MI] Mike Rogers [R-FL]
- Sherrod Brown [D-OH] Jon Husted [R-OH
- Troy Jackson [D-ME] Susan Collins [R-ME]
- Josh Turek [D-IA] Ashley Hinson [R-IA] (Replaces Ernst)
- Roger Marshall [R-KS] Adam Hamilton [D-KS]
- Pete Ricketts [R-NE] Dan Osborn [I-NE]
- Ashley Moody [R-FL] Angie Nixon [D-FL] (corrected)
- Darline Graham Nordone [R-SC] Annie Andrews [D-SC]
Who Knows
These are all considered safe GOP seats, but for one reason or another (chatter about closer poll numbers than they should be, a possible Callais swing, especially in MS), I’ve put them here. In a crazy year, one or another of these could turn into a surprise, and it looks to be a crazy year.
- Mike Rounds [R-SD] Brian Bengs [I-ND]
- Julia Letlow [R-LA] Jamie Davis
- Tom Cotton [R-AR] Hallie Shoffner Intelligence
- Kurt Alme [R-MT] Seth Bodnar [I-MT] Alani Bankhead [D-MT]
- Cindy Hyde-Smith [R-MS] Scott Colom [D-MS]
- Andy Barr [R-KY] Charles Booker [D-KY] (Replaces McConnell)
- James Risch [R-ID] Todd Achilles [I-ID]
Safe GOP
These are safe GOP seats about which I’ve seen no chatter to question that.
- Shelley Moore Capito [R-WV]
- Kevin Hern (OK) N’Kiyla Thomas (replaces Markwayne Mullin)
- Harriet Hageman [R-WY] James Byrd (replaces Cynthia Lummis)
- Bill Hagerty [R-TN]
- Barry Moore [R-AL] Everett Wess [D-AL] (replaces Tuberville)
Governor Gone
Both Blackburn and Klobuchar are expected to win their gubernatorial races. Both would appoint their successor.
- Marsha Blackburn [R-TN]
- Amy Klobuchar [D-MN]
Gettable
I consider gettable Senators those who, at least on some issues (war and civil liberties for Rand Paul, anti-trust for Josh Hawley), sometimes break with their party.
- John Curtis [R-UT]
- Josh Hawley [R-MO]
- John Neely Kennedy [R-LA]
- Lisa Murkowski [R-AK]
- Rand Paul [R-KY] Homeland Security
Workable
By “workable,” I mean those Senators who take their job seriously (except in the case of Jim Justice who rarely shows up to work), and so might cooperate with Democrats.
- Katie Britt [R-AL]
- Kevin Cramer [R-ND]
- Deb Fischer [R-NE]
- John Hoeven [R-ND]
- Jim Justice [R-WV]
- James Lankford [R-OK]
- Jerry Moran [R-KS]
- John Thune [R-SD] Leader
- Roger Wicker [R-MS] Armed Services
- Todd Young [R-IN]
Nutjobs
These are returning Senators who are stark-raving nutjobs. A number of the likely incoming Senators, like Hagerman and whoever Blackburn appoints to replace herself, will join this list. With other expected GOP wins and people like Hawley who are normally nutjobs, this list will end up being over 25 Senators.
- Jim Banks [R-IN]
- John Barrasso [R-WY]
- John Boozman [R-AR]
- Ted Budd [R-NC]
- Mike Crapo [R-ID]
- Ted Cruz [R-TX] Running for President
- Chuck Grassley [R-IA]
- Ron Johnson [R-WI]
- Mike Lee [R-UT] Judiciary
- Dave McCormick [R-PA]
- Bernie Moreno [R-OH]
- Eric Schmitt [R-MO]
- Rick Scott [R-FL]
- Tim Scott [R-SC]
- Tim Sheehy [R-MT]
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Republican jitters grow as unpopular Trump fuels midterm ‘bloodbath’ fears
Iran war, rising prices and president’s low ratings give Democrats advantage, but Republicans have poured cash into key races – could it be decisive?
Donald Trump pulled out all the stops at the Republican party’s midterm convention two weeks ago. In speeches aimed at the voters who will soon decide whether to keep Republicans in control of Congress for the final phase of his presidency, the president dangled $5,000 checks, and warned the United States would turn into a “communist country” if Democrats are elected.
The unprecedented political gathering amounted to a hail-mary pass at retaining control of Congress, which history indicated Trump’s Republican allies had always been likely to lose in the 3 November vote. Two weeks later, with election administrators in several states already sending out mail ballots, there is no indication the gambit has worked.
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Gretchen Carlson on press under Trump: ‘It’s my hope journalists will start speaking up’
In an interview before the White House’s media ban, Carlson called on reporters to push back against Trump’s misogyny
Donald Trump has achieved something rarely seen in Washington: uniting rival television networks against him. When he banned CNN and MS Now – along with Politico – from the White House, their competitors suspended shared coverage of the US president’s events.
Gretchen Carlson, a journalist, author and former Fox News host, hopes this will not be the only example of solidarity from a White House press corps facing what she describes as an “outright onslaught” from the administration.
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Agriculture biologique : la consommation et la production en hausse… mais encore loin des objectifs
Les ventes ont augmenté de 9,3% en magasins spécialisés durant le premier semestre. © Jérome Chabanne/AFP
Après plusieurs années difficiles, la consommation de produits issus de l’agriculture biologique a confirmé son rebond au premier semestre. Ces achats en hausse représentent «des signes encourageants» pour la production, selon l’Agence bio, organisme étatique chargé de promouvoir ce mode de production sans engrais ni pesticides de synthèse.
Les ventes ont continué de croître les six premiers mois de 2026, de 4,8% en valeur et sur toutes les filières, a indiqué l’Agence ce mercredi. Toutefois, cette bonne nouvelle est encore loin de combler le retard sur les objectifs de production fixés par la loi. L’agriculture biologique représente environ 10% des surfaces agricoles, quand la France cible 21% en 2030.
Quant aux produits bio, ils composent toujours moins de 6% de la consommation à domicile, 6% des achats des 85 000 cantines (20% visés en 2030) et 1% des approvisionnements des restaurants.
9,3% de ventes supplémentaires en magasins bio
La hausse de la consommation depuis 2025 redonne l’espoir d’améliorer la trajectoire française. «Encore une année comme ça et on aura rattrapé complètement les 15% de baisse qu’on a pu avoir» avec la crise inflationniste de 2022, s’est félicité le président de l’Agence, Bruno Martel. Ce premier semestre, les ventes ont crû de 9,3% en magasins spécialisés et de 2% en grande distribution (où la moitié des achats se font).
Depuis un an, les prix des produits conventionnels se sont «beaucoup rapprochés» de ceux du bio, et «les transformateurs et les distributeurs ont remis en évidence les produits bio qu’ils avaient parfois délaissés des rayons», explique le spécialiste. Il voit dans la grande distribution un levier majeur : «Il faut qu’on ait au moins 10% [de l’espace, NDLR] des rayons en magasin pour laisser le choix au consommateur.»
Du côté de la production, la «dynamique est positive», ce qui met fin à trois ans de reculs des surfaces (moins 130 000 hectares fin 2025). L’an dernier le nombre de fermes en bio avait reculé pour la première fois. Entre le 1er janvier et le 31 août 2026, le nombre de nouvelles fermes en production bio a progressé de 14%, tandis que les arrêts d’activité ont reculé de 13%, par rapport à la même période en 2025. Bilan à ce stade : un solde positif de 687 producteur·ices, dans l’élevage de brebis, le maraîchage, la production de fruits…
Un balbutiement plutôt qu’un nouvel élan
Selon Bruno Martel, «il y a une reprise du nombre de producteurs, c’est significatif, et effectivement il y a une aspiration nouvelle», même si «c’est un balbutiement, pas non plus l’euphorie».
Il rapporte que «le retour de la consommation remet du baume au cœur» des agriculteur·ices. Elles et ils peuvent «croire en un modèle qui leur permet de gagner leur vie et qui fait partie des solutions sur pas mal de sujets dans un contexte climatique tendu : la souveraineté alimentaire, le captage du carbone, moins d’énergies fossiles consommées…», liste-t-il.
Il est cependant trop tôt pour dire que la production bio augmente de nouveau en France : l’Agence bio attend les chiffres annuels, notamment des surfaces et des cessations, en particulier après cet été catastrophique pour le secteur agricole.
Les agriculteur·ices bio aussi ont vu leur activité affectée. La diversité de leurs cultures a pu un peu les protéger, explique le président de l’Agence bio, «mais les maraîchers ont énormément souffert cet été du manque d’offre et de fréquentation des marchés, avec parfois des baisses de 50% du chiffre d’affaires».
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Le gouvernement peut-il bloquer le prix du carburant comme le demande Manuel Bompard ?

Source :LCI, 18 septembre 2026
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Le 18 septembre 2026, Emmanuel Macron réunit à l’Élysée les chefs des principaux partis. Au menu, deux crises : la menace « hybride » russe, et la flambée des prix du carburant provoquée par le conflit au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz.
Présent à cette réunion, Manuel Bompard, le coordinateur de La France insoumise, a réclamé un blocage des prix du carburant et veut s’attaquer aux marges des raffineurs, qu’il juge excessives. Mais le blocage des prix, à supposer qu’il soit dans les intentions du gouvernement, obéit à des règles strictes.
Le principe : les prix sont libres
Depuis l’ordonnance du 1er décembre 1986, les prix sont librement déterminés par le jeu de la concurrence. Ce principe est codifié à l’article L. 410-2 du code de commerce : l’État n’administre plus les prix, sauf dans les cas de dérogation que la loi elle-même énumère. Comme Les Surligneurs l’ont expliqué, il ne reste que quelques prix administrés : le livre, les médicaments remboursés, certains émoluments de notaires.
L’exception qui ouvre la porte
Le même article L. 410-2 prévoit que le gouvernement peut arrêter, « contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé ». Ce blocage ne peut intervenir que pour six mois.
Le carburant peut se prêter à cette exception, tant il constitue un « secteur déterminé ». Et le contexte s’y prête davantage qu’en temps d’inflation ordinaire : la flambée provoquée par la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz peut relever de la crise ou des circonstances exceptionnelles. Le dispositif a d’ailleurs déjà servi pour le carburant, par décret du 8 août 1990 pendant la première guerre du Golfe. Un précédent que Les Surligneurs détaillaient déjà en 2022.
Un décret de blocage des prix ne peut enfreindre la loi
La loi fixe donc le cadre et son exception, c’est ensuite au gouvernement de l’actionner, par décret, à l’intérieur de ce cadre. Mais seulement dans les limites tracées par la loi. Pour bloquer les prix de façon plus large et plus durable, il faudrait d’abord modifier la loi.
Un décret qui sortirait de ce cadre serait illégal, et le Conseil d’État l’annulerait. Le juge vérifiera si toutes les conditions prévues par la loi sont respectées, notamment le caractère exceptionnel de la situation.
Une loi de blocage des prix ne peut enfreindre la Constitution
L’hypothèse privilégiée reste celle du blocage par décret. Mais si le gouvernement voulait aller plus loin, il pourrait faire adopter par le Parlement une loi qui l’y autoriserait. Comme Les Surligneurs le soulignaient, si la loi autorisait à fixer un prix si bas que les opérateurs devraient vendre à perte, cela les pousserait à la faillite. Tout dépend de la rédaction de la loi et de la nuance qu’elle apporte, au risque de porter atteinte à la liberté d’entreprendre.
Une telle atteinte à cette liberté, protégée par l’article 4 de la Déclaration de 1789, serait disproportionnée, au point même qu’on pourrait y voir une atteinte au droit de propriété car des entrepreneurs perdraient leur bien. Le Conseil constitutionnel censurerait sans doute cette mesure.
Une loi de blocage des prix ne peut enfreindre le droit de l’Union
Un prix bloqué peut aussi heurter la libre circulation des marchandises au sein de l’Union européenne. Dans un arrêt de 1985 concernant précisément la réglementation française des prix du carburant, la Cour de justice a jugé qu’un prix fixé d’après les seuls coûts des raffineries françaises, sans tenir compte des prix à l’importation, est contraire à cette liberté.
En l’occurrence, c’est un prix plancher qui était imposé, et non pas un plafond bloqué comme ce que demande Manuel Bompard. En empêchant que des produits importés meilleur marché soient répercutés à la pompe, il défavorise les importations en provenance de l’Union. Autrement dit, un prix bloqué qui ne tiendrait pas compte des conditions du marché européen constituerait une entrave prohibée.
Si le gouvernement applique malgré tout cette mesure, il expose la France à un recours en manquement de la Commission devant la Cour de justice. En interne, il ouvre un risque de responsabilité de l’État : les opérateurs lésés peuvent réclamer une indemnisation du manque à gagner, comme l’industrie du tabac l’avait obtenue lorsque l’État avait — à l’époque — bloqué les prix du tabac (Conseil d’État, 28 février 1992).
L’exécutif devra alors négocier avec l’Union européenne pour assouplir les règles. Comme il y a peu de chances que l’Union accepte ce type d’exception qui tendrait à revenir sur le principe de libre circulation, Emmanuel Macron a demandé à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, de tenter d’autres pistes comme l’augmentation de la capacité réglementaire de production des raffineries, afin de réduire la pression sur les prix.
Auteurs :
Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
Relecteurs : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay
Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers
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8/12 Verdict de l’appel
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Hackuity lève 19 millions de dollars pour accélérer dans la gestion des vulnérabilités
Hackuity a annoncé, le 16 septembre 2026, une levée de fonds de 19 millions de dollars (environ 16 millions d’euros) en série B. L’opération porte à 38 millions de dollars le montant total levé par l’entreprise depuis sa création. Le tour de table est mené par Forgepoint Capital International, avec la participation des investisseurs historiques Bright Pixel, Bpifrance et Seventure Partners.
Fondée en 2020 et basée à Lyon, Hackuity développe une plateforme consacrée à la gestion des vulnérabilités. Elle agrège les données provenant de plus de 130 outils de sécurité afin de permettre aux entreprises de centraliser, hiérarchiser et suivre la remédiation des vulnérabilités détectées. Selon l’entreprise, sa plateforme traite aujourd’hui plus d’un milliard de résultats de sécurité sur plus de deux millions d’actifs et est utilisée par plus de 6 000 professionnels de la sécurité, de l’IT et de l’ingénierie. Parmi ses clients figurent notamment Engie et le groupe BPCE.
Hackuity entend utiliser cette nouvelle enveloppe pour poursuivre l’automatisation de sa plateforme, notamment grâce à l’intelligence artificielle. L’entreprise travaille sur l’automatisation du tri des vulnérabilités, leur priorisation en fonction du contexte de menace et des actifs concernés, ainsi que l’orchestration des opérations de correction. Elle veut également développer une approche dite de « closed-loop remediation », destinée à vérifier qu’une vulnérabilité a effectivement été corrigée avant de clôturer son traitement.
Cette levée doit également accompagner les ambitions internationales de la société. Hackuity dispose aujourd’hui de bureaux à Lyon et Paris ainsi que d’un hub régional à Singapour.
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«Rien ne montre que le pouvoir russe va lâcher du lest»
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À Rennes, un pesticide toxique interdit depuis 20 ans détecté dans l’air : «Dans le centre-ville, on est autant exposé qu’à côté des parcelles»
La station d’Airbreizh dans le centre-ville de Rennes est installée à l’entrée du parc du Thabor. © Marion Durand/Vert
«Ici, nous mesurons l’air que vous respirez», peut-on lire sur une cabane en bois à l’entrée du parc du Thabor, le plus grand espace vert du centre-ville de Rennes (Ille-et-Vilaine). L’organisme de surveillance de la qualité de l’air Airbreizh s’y est installé en 2022, sur demande de la métropole, pour analyser l’air respiré par les Rennais·es.
Dans ce petit espace de quelques mètres carrés, plusieurs machines captent en continu les particules alentour. Olivier Cesbron, ingénieur d’études en qualité de l’air, traque les métaux lourds, les polluants réglementés (dioxyde d’azote, ozone et particules fines) et émergents. Parmi ces derniers, on retrouve les pesticides.
«Ce terme englobe les produits phytosanitaires, les insecticides et les produits antiparasitaires», résume Killian Guillaume, doctorant à l’École des hautes études en santé publique.
Le parc du Thabor fait office de petit poumon de la capitale bretonne : c’est ici qu’on se met au vert, qu’on fait quelques foulées le dimanche ou qu’on vient prendre un bol d’air frais. Pourtant, l’air ambiant n’est pas des plus sains. C’est ce que révèlent les derniers chiffres dévoilés par Airbreizh en ce mois de septembre.
Le lindane, une présence qui interroge
En 2025, les capteurs ont relevé de nombreux pesticides présents dans l’air. Parmi eux, trois sont préoccupants par leur fréquence ou leur concentration : la pendiméthaline, un herbicide utilisé pour bloquer la germination des mauvaises herbes ; le prosulfocarbe, l’un des herbicides les plus vendus en France pour la culture des céréales, pommes de terre ou oignons ; et le lindane, un insecticide toxique… interdit depuis vingt ans.
Si les deux premiers sont autorisés pour l’agriculture, la présence du troisième interroge. «Le lindane est en tête de liste : c’est le pesticide le plus détecté parmi la centaine de substances recherchées, il est présent dans l’intégralité des mesures», indique Olivier Cesbron. Cette substance est un insecticide nocif pour l’environnement et pour les humain·es, classé cancérogène par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ).
Killian Guillaume, doctorant à l’École des hautes études en santé publique, et Olivier Cesbron, responsable de l’unité air extérieur chez Airbreizh. © Marion Durand/Vert
«Le lindane est un polluant organique persistant ; il a été interdit pour sa dangerosité et sa persistance. Pourtant, dès qu’on le cherche, on le trouve», lâche Killian Guillaume, dont la thèse s’intéresse aux mécanismes de dispersion des pesticides.
Alors pourquoi retrouve-t-on dans l’air breton un produit toxique interdit depuis 1998 pour l’agriculture et depuis 2005 en usage biocide (pour tuer ou repousser les bactéries, insectes ou rongeurs) ? Après trois ans de recherche, le doctorant avance des pistes : «Le lindane pouvait être utilisé en usage préventif sur les massifs fleuris, mais son utilisation restait marginale et s’est arrêtée dès les années 1990.»
Un insecticide dans le lait maternel
Il était aussi employé pour l’entretien du bois ancien et des charpentes, et comme antiparasitaire pour traiter les infestations de poux ou de puces. «Et même pour la désinfection des bâtiments d’élevage, poursuit le doctorant. C’était vraiment un insecticide à large spectre. Il y a 50 ans, on ne se posait pas trop la question de la dangerosité.»
En clair, le lindane était partout, et c’est encore le cas aujourd’hui : dans l’eau, les sols, l’air et les poussières. On en détecte même dans le lait maternel, le sang et les urines, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).
Le capteur Airbreizh destiné aux pesticides. © Marion Durand/Vert
Le lindane n’est ni un problème rennais ni une particularité bretonne, ce pesticide est détecté sur tout le territoire. «Aujourd’hui, nous n’avons pas de moyens d’action pour lutter contre cette substance toxique, mais il faut en parler. Les stations comme la nôtre doivent documenter sa présence», estime Olivier Cesbron, qui rappelle que les pesticides dans l’air ne font l’objet d’aucune réglementation.
Une surveillance nationale est en place depuis 2018. Dix-sept stations semblables à celle d’Airbreizh, les AASQA (Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air), recherchent les produits phytosanitaires présents dans l’air.
Des pesticides qui se propagent loin et rapidement
La station de la commune de Mordelles, à 20 kilomètres de Rennes, fait partie de ce dispositif national. Située en zone périurbaine et proche des grandes cultures, elle est révélatrice de l’impact des pesticides épandus dans les champs sur la qualité de l’air. Ses résultats sont les mêmes que ceux relevés sur le site du Thabor… pourtant éloigné des exploitations agricoles. «Dans le centre-ville de Rennes, on est autant exposé aux pesticides qu’à côté des parcelles», résume Killian Guillaume.
Preuve que les pesticides voyagent, se propagent loin et rapidement. Comment ? Lorsque l’agriculteur·ice pulvérise un produit phytosanitaire, «entre 20 et 90% du pesticide n’atteint pas la cible et se retrouve en suspension dans l’air», décrit le doctorant. On appelle ça la dérive. «Ensuite, même lorsque le produit tombe juste, les gouttelettes peuvent se volatiliser selon les conditions météo, précise-t-il. C’est de nouveau une perte qui varie de quelques pour cent à 50%. Enfin, les pesticides au sol peuvent aussi être remis en suspension au passage d’un animal, d’une personne ou d’une machine.»
Le cas du lindane est particulier. Les teneurs détectées au centre-ville de Rennes sont dix fois plus élevées qu’en zone agricole (0,2 nanogramme par mètre cube au Thabor et 0,03 ng/m3 à Mordelles en 2024). «Ça, c’était une surprise», avoue l’expert en qualité de l’air extérieur. Pour comprendre, la métropole a lancé en début d’année une étude spécifique pour vérifier si d’autres quartiers de la ville sont concernés par cette pollution. Six capteurs ont été disséminés dans des parcs et des quartiers résidentiels. Les résultats seront connus début 2027.
Des effets sur la santé encore inconnus
Quels impacts ces pesticides dans l’air ont-ils sur la santé ? Killian Guillaume grimace : «On ne peut pas dire qu’ils sont problématiques car il n’existe aucune étude sur l’impact des pesticides présents dans l’air sur le corps humain. Mais les usages agricoles et la contamination de l’air par les produits phytosanitaires contribuent à l’exposition de la population aux pesticides.»
Si les effets de certains d’entre eux sur la santé sont bien documentés en cas d’ingestion par l’alimentation, les conséquences liées à l’inhalation sont peu connues, confirme la chercheuse de l’Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), Laurence Payrastre. «Il pourrait y avoir des effets plus directs car les pesticides inhalés vont directement dans les alvéoles pulmonaires, alors que, pour l’alimentation, une partie des polluants passe par le foie, qui permet de détoxifier», explique-t-elle.
La meilleure voie reste celle de la diminution des pesticides dans l’agriculture et dans les produits d’usage quotidien (insecticides, biocides). Olivier Cesbron et Kilian Guillaume plaident aussi pour plus de transparence sur les pesticides épandus dans les champs. Si les exploitant·es sont tenu·es de déclarer les quantités utilisées, ces informations ne sont pas publiques. «Connaître précisément les dosages et les différents produits utilisés dans les parcelles nous permettrait d’analyser plus finement les teneurs dans l’air», justifie Killian Guillaume. Non pas pour pointer du doigt les usages individuels, mais pour faire avancer la recherche.
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Festival des Fourmilières : deux semaines pour apprendre à démonter l’extrême droite
Le festival antifasciste et solidaire essaime du 25 septembre au 11 octobre, de l’Hérault à l’Ardèche. Au menu : plus de 200 rendez-vous montés par une centaine de collectifs, entre conférences, débats et évènements festifs
Pendant plus de deux semaines, du 25 septembre au 11 octobre, le festival Les Fourmilières va essaimer sur l’Hérault, le Gard, l’Aveyron, l’Aude, la Lozère, et même jusqu’en Ardèche. L’ambition est assumée dans le communiqué de presse diffusé fin juillet : « affirmer la lutte contre l’extrême droite dans nos territoires », montrer que ses opposants sont nombreux et « proposer un autre projet de société face à la menace fasciste ».
Chaque collectif programme ce qu’il veut chez lui, dans le cadre d’une charte commune qui engage tout le monde sur la non-violence, la solidarité et l’inclusivité. Résultat : des conférences, des concerts, des banquets, des projections, des ateliers gosses et des bals, souvent le même jour à cent kilomètres d’écart.
StreetPress déplace ses formations à La Carmagnole
Le média parisien, qui documente les milieux d’extrême droite depuis seize ans, tient trois soirées publiques à Montpellier. Depuis décembre 2025, il anime des sessions en visio, diffusées en direct puis archivées sur sa chaîne YouTube Le Club StreetPress, et en revendique plus de 7 000 spectateurs. Le principe : décortiquer les réseaux, les méthodes et les codes de l’extrême droite pour donner des billes à celles et ceux qui la combattent. À huit mois de la présidentielle, la rédaction sort du studio et vient jouer l’exercice devant une salle. Entrée gratuite, sur inscription.
Jeudi 1er octobre. Une soirée consacrée à la logistique du contre-feu : comment on monte, concrètement, un événement face à l’extrême droite. Autour de la table, Nicolas Lebourg, historien et l’un des spécialistes les plus cités du sujet en France, également cofondateur du festival Nostre Mar à Perpignan ; Éloïse, engagée dans la riposte du Quartier Généreux et parmi les organisatrices des Fourmilières ; et Fef, qui anime les Ateliers de l’Espoir.
Mercredi 7 octobre. Mathieu Molard, rédacteur en chef de StreetPress, vient parler de son livre sorti récemment, Au nom des blancs, une histoire des identitaires aux éditions Divergences, et détaillera les méthodes employées par l’extrême droite pour imposer ses thèmes, ainsi que les façons d’inverser le rapport de force.
Jeudi 15 octobre. Place aux lieux qui durent, avec des membres de La Carmagnole, et du bar associatif Le Prolé à Alès. Comment ces espaces se sont montés, ce qu’ils y défendent, et ce qu’ils conseillent à qui voudrait en ouvrir ailleurs.
Habibitch et Planète Boum Boum à la Halle Tropisme
À Montpellier toujours, le Quartier Généreux et la Halle Tropisme s’associent pour une journée entière le mercredi 30 septembre, de 15h à 23h30. L’après-midi est en accès libre : ateliers jeunesse autour des droits des enfants et lectures engagées de 15h à 18h, puis rencontre avec Habibitch autour de son livre Décoloniser le dancefloor de 16h30 à 19h30. La soirée est payante, 14 ou 20 euros, avec le concert de Planète Boum Boum à 20h et le DJ set d’Habibitch à 21h30.
Sète : ultra droite, Bolloré et baléti
Le collectif de lutte contre l’extrême droite Sète / Bassin de Thau occupe le terrain du 29 septembre au 9 octobre. Ça commence au cinéma Comoedia le 29 septembre, avec un apéro à 19h animé par la chorale « à poils et à paillettes », puis à 20h la projection d’un documentaire sur le terrorisme de l’ultra droite, suivie d’un débat avec des militants montpelliérains confrontés à des groupes d’extrême droite violents.
Le 8 octobre à 18h, une rencontre-débat sur l’édition et l’emprise Bolloré, montée avec deux librairies locales. Et le 9 octobre de 18h à 22h, un baléti à la salle René Llense, à l’Île de Thau, histoire de finir en dansant.
À Lodève, ça se passera sans la mairie
Le Lodévois affiche l’un des programmes les plus fournis, étalé du 19 septembre au 11 octobre. C’est aussi le seul endroit où le festival a dû se replier. Comme l’avait révélé Midi Libre, la mairie a notifié son refus le 12 juin par mails aux associations porteuses d’événements, jugeant le festival trop politisé, et a fermé ses salles et ses espaces publics. Les collectifs lodévois financent leur quinzaine par une cagnotte portée par le ciné-club CinéVoies.
Où trouver le programme
Le programme complet, événement par événement, est publié sur l’agenda en ligne du festival, accessible depuis les-fourmilieres.org. Il continue de se remplir : des collectifs rejoignent le festival à mesure que les dates approchent, et certains rendez-vous n’apparaissent que quelques jours avant. Pour suivre les ajouts et soutenir les collectifs, le compte Instagram @lesfourmilieres reste le canal le plus à jour.
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Cybersécurité : Airbus remporte un contrat de 25 ans pour sécuriser les échanges de données du ministère des Armées
La Direction générale de l’armement (DGA) a annoncé ce 23 septembre avoir attribué à Airbus, via sa filiale Airbus Cybersecurity, le contrat « PARACOM ». Il prévoit la conception de plusieurs prototypes de passerelles de cybersécurité puis leur production et leur maintien en condition opérationnelle pendant 25 ans. Le montant du contrat n’est pas précisé.