Timeline
Every post and feed across this instance
-
Saint-Pierre-des-Corps : nuit de révolte après l’écrasement d’un homme à scooter par une voiture de police
De la colère et des flammes à Saint-Pierre-des-Corps, commune populaire à côté de Tours, après un parechocage.
L’article Saint-Pierre-des-Corps : nuit de révolte après l’écrasement d’un homme à scooter par une voiture de police est apparu en premier sur Contre Attaque.
-
Vous avez trop de réunions ? Ce petit badge qui enregistre et résume vos réunions grâce à l’IA perd 51 € pour la rentrée

[Deal du jour] Le Plaud NotePin, un petit enregistreur vocal qui transcrit et résume vos conversations avec l'IA, tombe à 118,90 € au lieu de 169,90 € sur le site de la marque.
-
CNN, MS Now and Politico sue Trump after being blocked from White House
Three news outlets filed lawsuit in attempt to regain access to the White House after having badges disabled
In what will be one of the largest battles yet between the press and Donald Trump’s administration, three news organizations – CNN, MS Now (formerly MSNBC) and Politico – that have been denied access to the White House have sued to regain their ability to enter the building, accusing the president of violating the US constitution.
The suit was filed on Monday morning in the US district court for Washington DC.
Continue reading... -
Gemini a piraté trois entreprises mais Google ne parle pas de « désalignement »

Lors d'un test mené en mai, Gemini s'est introduit chez trois entreprises en devinant des identifiants. Google a confirmé l'incident, en insistant sur les défaillances du test plutôt que sur le comportement du modèle.
-
Les vaches piétinent-elles l'environnement ?
Source : Tikographie
Les vaches sont-elles des ennemies de l'environnement ? Loin des clichés qui collent à la peau de ces bovins, Tikographie tente une approche toute en nuance. Oui, les bovins émettent du méthane, peuvent dégrader les cours d'eau (par le piétinement ou les déjections) et fragiliser certains milieux lorsqu'ils pâturent trop longtemps. Cela dit, les élevages extensifs du territoire, souvent de petite taille, reposent largement sur les prairies et le pâturage, qui stockent du carbone et valorisent des terres peu adaptées aux cultures. Mais surtout, des solutions existent : « abreuvoirs pour protéger les rivières, [...] pâturages tournants pour préserver les prairies, [...] ou recherches pour réduire les émissions de méthane ». L'enjeu, selon Tikographie, n'est pas de trancher entre « élevage bon » ou « élevage mauvais », mais de différencier les pratiques et les territoires. Car derrière le débat sur la viande se joue aussi une question plus globale : comment faire évoluer l'élevage sans sacrifier les équilibres écologiques ?
-
Les stationnements illicites de gens du voyage explosent en Gironde, faute de places légales suffisantes
Source : Rue89 Bordeaux
Payant -
Les vaches piétinent-elles l'environnement ?
Source : Tikographie -
Trump et le Groenland : un pacte de sécurité et ses implications pour l'Arctique, la Russie, la Chine et les élections étasuniennes (Anglais)
Source : The Wire - Inde
Lire la traduction automatique en français -
Intégration de l'IA dans les systèmes de sécurité et de propagande de l'Iran (Anglais)
Source : IranWire - Iran
Comment traduire vous-même cet article -
Budget 2027 : Lecornu en équilibre sur un baril de pétrole
Source : Les Jours
Payant -
INDY, TIIME ou ABBY : quelle plateforme choisir pour sa facturation électronique quand on est indépendant ?
Si la facture électronique n’est que la porte d’entrée, derrière le choix d’une plateforme agréée se joue désormais une part croissante de la gestion de l’indépendant : devis, encaissements, relances, compte professionnel, déclarations sociales, comptabilité et transmission des données à l’administration. Nous avons sélectionné trois solutions destinées aux indépendants et comparé leurs offres : Indy, …
L’article INDY, TIIME ou ABBY : quelle plateforme choisir pour sa facturation électronique quand on est indépendant ? est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.
-
JD Vance says Trump’s White House media ban is ‘totally appropriate’ as networks halt TV pool coverage in response – live
NBC, ABC, CBS and Fox News, the fourth other networks that make up the White House TV pool, decided they would cease coverage in solidarity with banned CNN
The three news outlets President Trump banned from the White House last Friday have filed their anticipated lawsuit against his administration to restore their access.
In the new complaint filed in the U.S. District Court for the District of Columbia on Monday, CNN, MS Now and Politico alleged that Trump had violated the First Amendment and due process by stripping the outlets of their White House access in a blatant act of retaliation for coverage he disliked.
Continue reading... -
Le sacrifice du ciel
Le philosophe Mohamed Amer Meziane publie son troisième livre, Le Sacrifice du ciel. Une autre histoire de la raison, qui vient rouvrir, reprendre et poursuivre le cycle ouvert par Des empires sous la terre (2021) et Au bord des mondes (2023).
Le thème du « sacrifice du ciel » fait écho à ceux de la sécularisation, de la mort de Dieu et du « désenchantement du monde ». Ces lieux communs, au sein de l'attirail des pensées critiques, ressemblent à des enjeux à la fois familiers et méconnus.À voir lundi 21 septembre à partir de 20h
Les « statuaires de la pensée », expression du livre renvoyant au panthéon fatigué des « grands auteurs » européens, ne nous ont légué que peu d'outils pour y faire face. Il se pourrait, en plus, que ces thèmes « biens connus » (c'est-à-dire peut-être totalement impensés) aient obscurci la compréhension qu'on a de ces grands auteurs eux-mêmes. C'est la conséquence d'un des points principaux du livre : l'orientalisme, sous la forme de la critique historique des textes sacrés, a joué un rôle matriciel pour la production du savoir occidentalisé.
À partir de là, l'enquête donne lieu à une autre histoire de la philosophie : au prisme de l'orientalisme, Spinoza, Kant et Hegel apparaissent sous un autre jour. Leurs façons de penser la religion, ses rapports à la pensée et à la politique, est très loin cependant de s'être cantonnée au seul domaine de la philosophie. Elles participent de mouvements qui les précèdent et leur survivent, et qui constituent le sol sur lequel se sont déployées les sciences humaines et sociales « modernes ». Un ensemble de mythes vivaces s'ancrent dans cette histoire : le christianisme comme seule religion de la sortie de la religion, le protestantisme comme religion du monde moderne, le monothéisme comme origine de la violence, le fanatisme comme caractéristique des « religions de la Loi »…Le Sacrifice du ciel se présente comme une critique des savoirs, une « histoire souterraine » de la connaissance. Celle-ci ne se contente pas d'en exhumer les marges, mais entend ressaisir l'héritage d'un centre occulté en montrant que la raison n'est pas « occidentale ». Se pose alors une question simple, mais trop souvent ignorée (y compris par la critique décoloniale) : comment les « orientaux » ont-ils eux-mêmes pensé l'orientalisme ? La philosophie d'Afghāni et la « métaphysique insurrectionnelle » de l'émir Abdelkader ont été les lieux d'une résistance formulée au nom du savoir et d'une « critique traditionnelle de la tradition », et deviennent ici ceux de l'élaboration d'une « pensée-autre » (comme le disait Abdelkébir Khatibi, en partant de Fanon).
« La tâche de cet anti-impérialisme philosophique a surtout été de montrer la profonde irrationalité de tout ce système militaro-fossile qui, avec un fracas et une morgue confinant à la folie, s'est targué d'être la seule Raison qui soit. »
Pour aller plus loin (ou revenir quelques crans en arrière), nous renvoyons à nos deux précédents entretiens avec Mohamed Amer Meziane autour de Des empires sous la terre et après la publication de Au bord des mondes.
Version podcast
Pour vous y abonner, des liens vers tout un tas de plateformes plus ou moins crapuleuses (Apple Podcast, Amazon, Deezer, Spotify, Google podcast, etc.) sont accessibles par ici.
Vous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d'existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C'est par ici.
Voir les lundisoir précédents :
L'antispécisme comme lutte sociale - Victor Duran-Le Peuch
« Il faut davantage s'inquiéter d'une classe qui se tient sage, que d'une émeute » - Lucile Novat
De la guerre en Amérique - Catherine Hass
Peut-on se sauver de la psychiatrie ? - Jonathan Boismard
Réflexions sur l'anarchie et la révolution - Maria Kakogianni
« Si l'école est gratuite, c'est que vous êtes le produit ! » - Vincent Legeay
Contrer le rire fasciste - Denis Saint-Amand
Astérix peut-il résister à l'empire Bolloré ? - Un court-bouillon, un lundisoir spécial BD
L'Êtrangère - Eugénie Mérieau en concert au bureau
Mondes postcapitalistes - Laurent Jeanpierre et Jérôm Baschet
Tempus - Laura Perrudin
Antitsiganisme, État-nation et éthique de la révolte - Ritchy Thibault
Féminisme, État punitif et figure de la victime - Elsa Deck Marsault
Cybernétique et techniques de gouvernement - Ivan Bouchardeau
Manuel de management décomplexé ou l'art capitaliste de discipliner le travail - Anthony Galluzzo
Comment nommer les nouvelles formes de pouvoir ? - Ian Alan Paul
Faire naître, ce que le capitalisme fait à la maternité - Clélia Gasquet-Blanchard
La répression de l'antifascisme à l'échelle européenne - Rexhino « Gino » Abazaj
Trump : les habits neufs de l'impérialisme - Michel Feher
Comprendre le soulèvement en Iran - Chowra Makaremi, le collectif Roja & Parham Shahrjerdi
Trump après Maduro - Benjamin Bürbaumer
Manger la Hess, une poétique culinaire - Yoann Thommerel
Du nazisme quantique - Christian Ingrao
(En attendant la diffusion, on a mis un petit extrait quand même)
Terres enchaînées, Israël-Palestine aujourd'hui - Catherine Hass
Penser en résistance dans la Chine aujourd'hui - Chloé Froissart & Eva Pils
Vivre sans police - Victor Collet
La fabrique de l'enfance - Sébastien Charbonnier
Ectoplasmes et flashs fascistes - Nathalie Quintane
Dix sports pour trouver l'ouverture - Fred Bozzi
Casus belli, la guerre avant l'État - Christophe Darmangeat
Remplacer nos députés par des rivières ou des autobus - Philippe Descola
Comment devenir fasciste ? la thérapie de conversion de Mark Fortier
Pouvoir et puissance, ou pourquoi refuser de parvenir - Sébastien Charbonnier
10 septembre : un débrief avec Ritchy Thibault et Cultures en lutte
Intelligence artificielle et Techno-fascisme - Frédéric Neyrat
De la résurrection à l'insurrection - Collectif Anastasis
Déborder Bolloré - Amzat Boukari-Yabara, Valentine Robert Gilabert & Théo Pall
Planifications fugitives et alternatives au capitalisme logistique - Stefano Harney
Pour une politique sauvage - Jean Tible
Le « problème musulman » en France - Hamza Esmili
Perspectives terrestres, Scénario pour une émancipation écologiste - Alessandro Pignocchi
Gripper la machine, réparer le monde - Gabriel Hagaï
La guerre globale contre les peuples - Mathieu Rigouste
Documenter le repli islamophobe en France - Joseph Paris
Les lois et les nombres, une archéologie de la domination - Fabien Graziani
Faut-il croire à l'IA ? - Mathieu Corteel
Banditisme, sabotages et théorie révolutionnaire - Alèssi Dell'Umbria
Universités : une cocotte-minute prête à exploser ? - Bruno Andreotti, Romain Huët et l'Union Pirate
Un film, l'exil, la palestine - Un vendredisoir autour de Vers un pays inconnu de Mahdi Fleifel
Barbares nihilistes ou révolutionnaires de canapé - Chuglu ou l'art du Zbeul
Livraisons à domicile et plateformisation du travail - Stéphane Le Lay
Le droit est-il toujours bourgeois ? - Les juristes anarchistes
Cuisine et révolutions - Darna une maison des peuples et de l'exil
Faut-il voler les vieux pour vivre heureux ? - Robert Guédiguian
La constitution : histoire d'un fétiche social - Lauréline Fontaine
Le capitalisme, c'est la guerre - Nils Andersson
Lundi Bon Sang de Bonsoir Cinéma - Épisode 2 : Frédéric Neyrat
Pour un spatio-féminisme - Nephtys Zwer
Chine/États-Unis, le capitalisme contre la mondialisation - Benjamin Bürbaumer
Avec les mineurs isolés qui occupent la Gaîté lyrique
La division politique - Bernard Aspe
Syrie : la chute du régime, enfin ! Dialogue avec des (ex)exilés syriens
Mayotte ou l'impossibilité d'une île - Rémi Cramayol
Producteurs et parasites, un fascisme est déjà là - Michel Feher
Clausewitz et la guerre populaire - T. Drebent
Faut-il boyotter les livres Bolloré - Un lundisoir avec des libraires
Contre-anthropologie du monde blanc - Jean-Christophe Goddard
10 questions sur l'élection de Trump - Eugénie Mérieau, Michalis Lianos & Pablo Stefanoni
Chlordécone : Défaire l'habiter colonial, s'aimer la terre - Malcom Ferdinand
Ukraine, guerre des classes et classes en guerre - Daria Saburova
Enrique Dussel, métaphysicien de la libération - Emmanuel Lévine
Des kibboutz en Bavière avec Tsedek
Le macronisme est-il une perversion narcissique - Marc Joly
Science-fiction, politique et utopies avec Vincent Gerber
Combattantes, quand les femmes font la guerre - Camillle Boutron
Communisme et consolation - Jacques Rancière
Tabou de l'inceste et Petit Chaperon rouge - Lucile Novat
L'école contre l'enfance - Bertrand Ogilvie
Une histoire politique de l'homophobie - Mickaël Tempête
Continuum espace-temps : Le colonialisme à l'épreuve de la physique - Léopold Lambert
« Les gardes-côtes de l'ordre racial » u le racisme ordinaire des électeurs du RN - Félicien Faury
Armer l'antifascisme, retour sur l'Espagne Révolutionnaire - Pierre Salmon
Les extraterrestres sont-ils communistes ? Wu Ming 2
De quoi l'antisémitisme n'est-il pas le nom ? Avec Ludivine Bantigny et Tsedek (Adam Mitelberg)
De la démocratie en dictature - Eugénie Mérieau
Inde : cent ans de solitude libérale fasciste - Alpa Shah
(Activez les sous-titre en français)50 nuances de fafs, enquête sur la jeunesse identitaire avec Marylou Magal & Nicolas Massol
Tétralemme révolutionnaire et tentation fasciste avec Michalis Lianos
Fascisme et bloc bourgeois avec Stefano Palombarini
Fissurer l'empire du béton avec Nelo Magalhães
La révolte est-elle un archaïsme ? avec Frédéric Rambeau
Le bizarre et l'omineux, Un lundisoir autour de Mark Fisher
Démanteler la catastrophe : tactiques et stratégies avec les Soulèvements de la terre
Crimes, extraterrestres et écritures fauves en liberté - Phœbe Hadjimarkos Clarke
Pétaouchnock(s) : Un atlas infini des fins du monde avec Riccardo Ciavolella
Le manifeste afro-décolonial avec Norman Ajari
Faire transer l'occident avec Jean-Louis Tornatore
Dissolutions, séparatisme et notes blanches avec Pierre Douillard-Lefèvre
De ce que l'on nous vole avec Catherine Malabou
La littérature working class d'Alberto Prunetti
Illuminatis et gnostiques contre l'Empire Bolloréen avec Pacôme Thiellement
La guerre en tête, sur le front de la Syrie à l'Ukraine avec Romain Huët
Abrégé de littérature-molotov avec Mačko Dràgàn
Le hold-up de la FNSEA sur le mouvement agricole
De nazisme zombie avec Johann Chapoutot
Comment les agriculteurs et étudiants Sri Lankais ont renversé le pouvoir en 2022
Le retour du monde magique avec la sociologue Fanny Charrasse
Nathalie Quintane & Leslie Kaplan contre la littérature politique
Contre histoire de d'internet du XVe siècle à nos jours avec Félix Tréguer
L'hypothèse écofasciste avec Pierre Madelin
oXni - « On fera de nous des nuées... » lundisoir live
Selim Derkaoui : Boxe et lutte des classes
Josep Rafanell i Orra : Commentaires (cosmo) anarchistes
Ludivine Bantigny, Eugenia Palieraki, Boris Gobille et Laurent Jeanpierre : Une histoire globale des révolutions
Ghislain Casas : Les anges de la réalité, de la dépolitisation du monde
Silvia Lippi et Patrice Maniglier : Tout le monde peut-il être soeur ? Pour une psychanalyse féministe
Pablo Stefanoni et Marc Saint-Upéry : La rébellion est-elle passée à droite ?
Olivier Lefebvre : Sortir les ingénieurs de leur cage
Du milieu antifa biélorusse au conflit russo-ukrainien
Yves Pagès : Une histoire illustrée du tapis roulant
Alexander Bikbov et Jean-Marc Royer : Radiographie de l'État russe
Un lundisoir à Kharkiv et Kramatorsk, clarifications stratégiques et perspectives politiques
Sur le front de Bakhmout avec des partisans biélorusses, un lundisoir dans le Donbass
Mohamed Amer Meziane : Vers une anthropologie Métaphysique->https://lundi.am/Vers-une-anthropologie-Metaphysique]
Jacques Deschamps : Éloge de l'émeute
Serge Quadruppani : Une histoire personnelle de l'ultra-gauche
Pour une esthétique de la révolte, entretient avec le mouvement Black Lines
Dévoiler le pouvoir, chiffrer l'avenir - entretien avec Chelsea Manning
Nouvelles conjurations sauvages, entretien avec Edouard Jourdain
La cartographie comme outil de luttes, entretien avec Nephtys Zwer
Pour un communisme des ténèbres - rencontre avec Annie Le Brun
Philosophie de la vie paysanne, rencontre avec Mathieu Yon
Défaire le mythe de l'entrepreneur, discussion avec Anthony Galluzzo
Parcoursup, conseils de désorientation avec avec Aïda N'Diaye, Johan Faerber et Camille
Une histoire du sabotage avec Victor Cachard
La fabrique du muscle avec Guillaume Vallet
Violences judiciaires, rencontre avec l'avocat Raphaël Kempf
L'aventure politique du livre jeunesse, entretien avec Christian Bruel
À quoi bon encore le monde ? Avec Catherine Coquio
Mohammed Kenzi, émigré de partoutPhilosophie des politiques terrestres, avec Patrice Maniglier
Politique des soulèvements terrestres, un entretien avec Léna Balaud & Antoine Chopot
Laisser être et rendre puissant, un entretien avec Tristan Garcia
La séparation du monde - Mathilde Girard, Frédéric D. Oberland, lundisoir
Ethnographies des mondes à venir - Philippe Descola & Alessandro Pignocchi
Enjamber la peur, Chowra Makaremi sur le soulèvement iranien
Le pouvoir des infrastructures, comprendre la mégamachine électrique avec Fanny Lopez
Comment les fantasmes de complots défendent le système, un entretien avec Wu Ming 1
Le pouvoir du son, entretien avec Juliette Volcler
Qu'est-ce que l'esprit de la terre ? Avec l'anthropologue Barbara Glowczewski
Retours d'Ukraine avec Romain Huët, Perrine Poupin et Nolig
Démissionner, bifurquer, déserter - Rencontre avec des ingénieurs
Anarchisme et philosophie, une discussion avec Catherine Malabou
La barbarie n'est jamais finie avec Louisa Yousfi
Virginia Woolf, le féminisme et la guerre avec Naomi Toth
Françafrique : l'empire qui ne veut pas mourir, avec Thomas Deltombe & Thomas Borrel
Guadeloupe : État des luttes avec Elie Domota
Ukraine, avec Anne Le Huérou, Perrine Poupin & Coline Maestracci->https://lundi.am/Ukraine]
Comment la pensée logistique gouverne le monde, avec Mathieu Quet
La psychiatrie et ses folies avec Mathieu Bellahsen
La vie en plastique, une anthropologie des déchets avec Mikaëla Le Meur
Anthropologie, littérature et bouts du monde, les états d'âme d'Éric Chauvier
La puissance du quotidien : féminisme, subsistance et « alternatives », avec Geneviève Pruvost
Afropessimisme, fin du monde et communisme noir, une discussion avec Norman Ajari
Puissance du féminisme, histoires et transmissions
Fondation Luma : l'art qui cache la forêt
L'animal et la mort, entretien avec l'anthropologue Charles Stépanoff
Rojava : y partir, combattre, revenir. Rencontre avec un internationaliste français
Une histoire écologique et raciale de la sécularisation, entretien avec Mohamad Amer Meziane
LaDettePubliqueCestMal et autres contes pour enfants, une discussion avec Sandra Lucbert.
Basculements, mondes émergents, possibles désirable, une discussion avec Jérôme Baschet.
Au cœur de l'industrie pharmaceutique, enquête et recherches avec Quentin Ravelli
Vanessa Codaccioni : La société de vigilance
Comme tout un chacune, notre rédaction passe beaucoup trop de temps à glaner des vidéos plus ou moins intelligentes sur les internets. Aussi c'est avec beaucoup d'enthousiasme que nous avons décidé de nous jeter dans cette nouvelle arène. D'exaltations de comptoirs en propos magistraux, fourbis des semaines à l'avance ou improvisés dans la joie et l'ivresse, en tête à tête ou en bande organisée, il sera facile pour ce nouveau show hebdomadaire de tenir toutes ses promesses : il en fait très peu. Sinon de vous proposer ce que nous aimerions regarder et ce qui nous semble manquer. Grâce à lundisoir, lundimatin vous suivra jusqu'au crépuscule. « Action ! », comme on dit dans le milieu.
-
KHEOPS lève 12 millions d’euros pour passer du workflow à l’intelligence de l’assortiment
Kheops lève 12 millions d’euros auprès d’ODYSSÉE Venture, ISAI et Elaia. Fondée en 2021 par Caroline Poinsignon et Thibault Boyeux, la société française s’est d’abord attaquée à la complexité des achats réalisés directement entre magasins et fournisseurs. Avec plus de 500 magasins, 3 000 fournisseurs et 200 000 produits référencés sur sa plateforme, elle veut …
L’article KHEOPS lève 12 millions d’euros pour passer du workflow à l’intelligence de l’assortiment est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.
-
Cancers et pesticides : « la santé des enfants est sacrifiée sur l’autel de la compétitivité »
Atteint de malformations congénitales de l’œsophage et du larynx, Théo Grataloup a subi une cinquantaine d’opérations depuis sa naissance. C’est grâce à sa détermination que sa mère est parvenue à faire le lien entre ses malformations et son usage du glyphosate pendant sa grossesse.
Cet article Cancers et pesticides : « la santé des enfants est sacrifiée sur l’autel de la compétitivité » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
-
«On a peur de ne plus avoir la même Camargue» : à Arles, 2 500 personnes réunies contre le projet de ligne à très haute tension
Une foule rose au théâtre antique d’Arles, samedi. © Samy Hage/Vert
Sacrée journée pour le théâtre antique d’Arles (Bouches-du-Rhône). Ce samedi, peu avant 18 heures, les visites des journées du patrimoine se terminent à peine quand une autre foule se presse pour entrer à son tour. Le cortège vient manifester contre un projet de ligne à très haute tension (THT) entre le Gard et les Bouches-du-Rhône. Celui-ci doit traverser le parc naturel de Camargue, le domaine AOC des vignobles des Costières de Nîmes et le site Natura 2000 de la plaine de la Crau. Les 2 500 places du théâtre se remplissent à vue d’œil pendant que l’organisation distribue des foulards couleur flamant rose, espèce emblématique qui vit sur le tracé. «On a peur de ne plus avoir la même Camargue», s’alarme Aurélie (elle n’a pas donné son nom), qui manifeste pour la première fois contre le projet avec quelques ami·es.
Ce moment se veut le point culminant de deux ans et demi d’une mobilisation transpartisane autour du collectif THT 13/30, qui réunit 36 associations. Les prises de parole sont très variées face aux gradins bondés. On retrouve des représentant·es d’organisations environnementales, d’exploitations agricoles locales ou d’organismes de préservation du patrimoine. «Le pouvoir macroniste aura au moins eu le mérite de nous unir», se réjouit Clément Lajoux, porte-parole des organisations professionnelles agricoles des Bouches-du-Rhône.
Au centre des gradins, l’union politique est encore plus surprenante, avec une centaine d’élu·es de tous bords. À quelques sièges de la députée écologiste Delphine Batho, on retrouve le maire Horizons d’Arles, Patrick de Carolis, et même le sénateur d’extrême droite (ex-Reconquête) Stéphane Ravier. Pas franchement des habitué·es des luttes écologistes. «Ils sont écolos quand ça se passe dans leur territoire», raille le député de Marseille, Hendrik Davi (L’Après). Face à la foule, le porte-parole du collectif THT 13/30, Jean-Luc Moya, introduit : «La règle d’or, ce soir, c’est que l’on ne parle que de THT.» Auprès de Vert, son collègue Jean-Laurent Lucchesi dénonce l’opportunisme de certain·es : «Les élus ont été pris de plein fouet par la colère de leurs électeurs. Ils n’ont pas vraiment le choix.»
Des pylônes au milieu d’espaces protégés
Cette colère est galvanisée par la possibilité de voir s’ériger près de 150 pylônes, pouvant mesurer 60 mètres de haut, en plein milieu d’espaces protégés. En plus de défigurer le paysage, l’infrastructure pourrait menacer l’activité agricole. La rizicultrice Carole Guintoli explique, les larmes aux yeux : «J’ai peur qu’on nous interdise de cultiver du riz, car des parcelles inondées ne seront pas compatibles avec les pylônes.»
Des représentant·es des 36 associations du collectif THT 13/30. © Samy Hage/Vert
L’avis de l’autorité environnementale, rendu le 27 août dernier, alimente ses craintes. Il pointe «des incidences sur les zones humides probablement supérieures aux seules fondations». Le gestionnaire du réseau électrique RTE promet une imperméabilisation des sols uniquement autour des 60 pylônes en zones humides, mais l’autorité craint une modification plus large de l’écosystème, ne serait-ce que pour l’accès à ces pylônes. L’avis confirme également l’alerte du collectif sur les dangers pour la riche faune de la région. Il parle de «risques de collision et d’effet barrière pour les oiseaux», notamment sur le Ganga cata, espèce protégée de perdrix, en danger critique d’extinction.
Dès lors, une solution est sur toutes les lèvres : l’enfouissement de la ligne. C’est la revendication principale du collectif, qui a mandaté une expertise tierce pour proposer un projet alternatif. «Nous ne proposons que des techniques que RTE sait faire», affirme Jean-Laurent Lucchesi. Mais RTE ne l’entend pas de cette oreille et affirme qu’enterrer la ligne serait trop coûteux. «La solution de ligne aérienne demeure la plus robuste», réaffirme l’entreprise auprès de Vert. Une option que l’autorité environnementale regrette dans son rapport : «Le dossier ne compare pas suffisamment les incidences sur l’environnement et la santé humaine des différentes stratégies, notamment [..] de celles examinées par la tierce expertise.»
La déconnexion de «l’État central»
Pour Clément Lajoux, la raison n’est ni technique, ni économique, mais bien politique : «RTE est le bras armé de l’État. Si l’État veut que ça aille vite, alors ils choisiront la solution la plus rapide, et c’est l’aérien.» La ligne est un projet important du plan de «réindustrialisation verte» voulu par Emmanuel Macron. Elle doit fournir la puissance nécessaire à la zone industrielle de Fos-sur-Mer, l’une des plus polluantes de France, pour réduire ses émissions en électrifiant autant que possible. Le gestionnaire des espaces naturels protégés de Camargue et de Crau, Jean Jalbert, déplore une politique du résultat à court terme : «Un aménagement du territoire qui oppose transition écologique et transition énergétique est un non-sens absolu.» Son intervention est largement applaudie.
Cette opposition entre des décisions centrales et des réalités locales est palpable au sein de la manifestation. «C’est un projet qu’on nous impose», peut-on entendre à de multiples reprises. Au micro, Carole Guintoli développe : «Sur les cartes, ce n’est qu’un trait. Or celui-ci traverse nos vies.» L’impression d’une indifférence de l’exécutif va grandissant, alors que le gouvernement enchaîne les déclarations en faveur d’une procédure accélérée. Au début de l’été, le ministre délégué à la transition écologique, Mathieu Lefèvre, parlait d’un projet éligible à «la méthode Notre-Dame». Comprendre : une simplification administrative qui réduit les possibilités de contentieux.
La signature du serment par les élu·es. © Samy Hage/Vert
C’est aussi ce qui explique le pari de réunir autant d’élu·es, y compris du camp gouvernemental. «Cette grande union a comme objectif de tendre la main à l’État central pour discuter du projet alternatif», veut croire Jean-Laurent Lucchesi. En fin de manifestation, les six maires des villes concernées par le tracé signent un serment «en faveur d’une solution alternative à la ligne aérienne», qui sera envoyé au président de la République.
Vers un durcissement du mouvement ?
Un plan B, en cas d’échec du dialogue, est cependant dans toutes les têtes, alors que la déclaration d’utilité publique devrait être annoncée dans les prochaines semaines. Chez les manifestant·es, on envisage des actions de blocage, voire une zone à défendre, comme dans la lutte contre le projet avorté d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Carole Guintoli achève son discours par un message fort en ce sens : «Si RTE et l’État s’entêtent, nous finirons morts ou en prison. Nous sommes désespérés et, le désespoir, c’est dangereux.»
Reste à savoir quel sera le positionnement des responsables politiques présent·es si la mobilisation passe à la vitesse supérieure. Interrogé par Vert, le maire Horizons d’Arles, Patrick de Carolis, botte en touche : «Ce soir, on ne parle pas de politique !» Quelques mètres plus loin, Jean Jalbert développe une vision un brin différente : «Si la déclaration d’utilité publique passe, ce sera une déclaration de guerre.»
-
From the ridicule of Trump to the rise of Jack Welch: how the 1980s shaped and changed America
In When America Roared, Pulitzer-winning reporter Jonathan Kaufman looks back to a decade of greed and excess, and uses it to explore where we are today
Donald Trump is “so much a creature of the 80s but even in the 80s, everyone made fun of him,” Jonathan Kaufman said. General Electric CEO Jack Welch, “the most prominent business figure in the country, maybe in the world, mocked him. No one took him seriously.
“Even today, if you look at the [White House] ballroom, you look at all the things he’s doing, it’s this 1980s aesthetic, right? You can just see the way he looks at the world: the glitz, the cheapness, the gold brocade everywhere. That screams 1980s. All he needs is big hair and leg warmers and listening to, I don’t know, synthetic pop, and he’d be right back in 1985.”
Continue reading... -
Les Cycles Lapierre, victimes d'une filière vélo en berne et d'un groupe endetté
En redressement judiciaire, les Cycles Lapierre cherchent un repreneur. L’entreprise pâtit de la faillite de sa maison mère Accell, plombée par la crise du vélo et par ses dettes. -
Anthropic appelle à ralentir la course à l’IA… mais envisagerait déjà un nouveau modèle face à OpenAI

Le 12 septembre 2026, le patron d’Anthropic appelait les géants de l’IA à ralentir le développement de leurs modèles. Une semaine plus tard, son entreprise envisagerait pourtant de bientôt en lancer un nouveau face au succès de GPT-6 Astra d’OpenAI, selon Reuters.
-
Au Maroc, les jeunes risquent de déserter les élections législatives
Les Marocains votent mercredi 23 septembre pour élire leurs représentants, après le mandat mouvementé d’une coalition qu’une partie de la jeunesse marocaine a vivement rejetée lors des manifestations du mouvement GenZ 212. Celle-ci ne devrait pourtant pas être au rendez-vous du scrutin. -
Bonjourr - La page de démarrage navigateur minimaliste
Je sais que vous êtes déjà tous passés sur la page d'accueil Korben pour votre navigateur, mais il existe une autre extension sympa qui s'appelle Bonjourr . Comme pour la mienne, cette dernière remplace la page de nouvel onglet de votre navigateur pour vous afficher des infos à la fois agréables et utiles.
En arrivant sur un nouvel onglet, vous verrez alors une grande photo, l'heure et la météo du jour, le tout dans un style qui lorgne vers iOS. Les photos viennent d'Unsplash en 4K, sélectionnées à la main, et les développeurs y tiennent : pas d'IA générative !! Elles changent ensuite selon l'heure du jour, du coup vous n'avez pas le même ciel à 8 h et à 22 h.
Par-dessus, vous placez ce que vous voulez en widgets comme vos liens favoris rangés sur une grille, l'import de vos marque-pages, et une barre de recherche qui accepte n'importe quel moteur, y compris un moteur maison dont vous collez l'URL vous-même.
Le reste s'active ensuite à la carte selon vos besoin. Vous pouvez avoir des notes et des listes à cocher qui captent le format Markdown, pour garder votre to-do sous les yeux, un minuteur Pomodoro qui tourne pendant que vous bossez, et LA citation du jour. Le code CSS est également accessible donc si vous voulez tout déplacer et refaire le look c'est possible ! Dans le même esprit, je vous avais aussi présenté Tabliss il y a quelques années .
Bonjourr en version web, avec les liens rapides posés sous la barre de recherche
Notez que si vous gardez les suggestions de recherche actives, ce que vous tapez dans la barre passera par les serveurs de Bonjourr. Et pensez aussi à couper la synchronisation, si vous ne voulez pas que la config de Bonjourr soit transmise à votre compte Firefox ou Chrome,
Sinon, c'est gratuit, ça s'utilise sans compte, et c'est sous licence GPL v3.0. Ça tourne sur Chrome, Firefox et Edge, et Google !
Pour voir la tête que ça a sans rien installer, quel que soit votre navigateur, je vous invite à tester ça sur la version en ligne .
-
Les morts de Gaza, et la langue pour les dire
Sa langue maternelle est l’arabe, elle écrit ses poèmes en anglais: l’autrice gazaouie Nour Elassy revient, dans sa nouvelle chronique, sur l’importance de la langue, l’impossible expression en version originale. Et le prix à payer. -
Soigner son «bad trip», les nouvelles frontières de la psychiatrie
Anxiété envahissante, peur de plonger dans la folie, déréalisation: la psychiatrie a longtemps ignoré les séquelles psychiques des «bad trips». À Paris, une consultation pionnière tente de combler ce vide médical, aux premières loges d’usages en pleine mutation. -
«Nous nous sommes auto-saisis» : l’Assemblée citoyenne de Jean-Marc Jancovici est lancée et compte peser sur la présidentielle
Séance d’ouverture d’«Un commun accord», le 19 septembre dans le grand amphithéâtre du Conservatoire national des arts et métiers, à Paris. © Jacques Trentesaux/Vert
Elles et ils sont 156 à avoir répondu présent·e, ce samedi, pour le lancement d’«Un commun accord», l’assemblée citoyenne initiée par l’ingénieur Jean-Marc Jancovici. 156 citoyen·nes tiré·es au sort pour tenter de dénouer quelques-uns des grands blocages climatiques, économiques ou énergétiques de notre société. 156 citoyen·nes composant une sorte de «mini-France», selon les critères d’âge, de genre, de catégorie sociale, de niveau d’études ou d’origine géographique. Le plus jeune a 17 ans ; le plus éloigné vient de… Nouvelle-Calédonie ! Tous leurs frais sont pris en charge et chacun·e bénéficie d’un défraiement de 102,16 euros par jour. Coût de l’opération : 3 millions d’euros.
La motivation des tiré·es au sort, choisi·es parmi une liste téléphonique de 200 000 noms, semble très forte. Seules quelques mains se lèvent lorsque Sophie Guillain, directrice générale du cabinet spécialisé en concertation Res Publica, demande si certain·es hésitent à revenir demain. «J’ai accepté de participer parce que je crois à la démocratie, nous confie Dominique (dans l’assemblée, personne ne donne son nom, c’est l’une des règles), 75 ans, lors d’une pause. Bon, il n’y a pas de démocratie pure mais je suis écœurée par ce qu’on entend – sur l’immigration ou la sécurité – et surtout ce qu’on n’entend pas : ce qu’on va pouvoir mettre dans son assiette.»
Partir de ses rêves, de ses désirs
Réuni·es dans le grand amphithéâtre du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), au centre de Paris, les citoyen·nes écoutent sagement les organisateur·ices. Leur mandat ? Répondre à cette question centrale : «Au 21ème siècle, pouvons-nous encore espérer tout avoir ?» «Espérer est le mot clef, insiste Jean-Marc Jancovici. Il faudra partir de vos rêves, de vos désirs, et définir la direction qu’il nous faut prendre pour avoir une chance d’y arriver.»
«Un commun accord» dénote parmi les consultations citoyennes. Cette opération inédite est née dans l’esprit de Jean-Marc Jancovici. Enseignant, conférencier et auteur à succès, il est très médiatisé et adopte des positions tranchantes dans les médias, où il critique le traitement défaillant des journalistes sur le climat et défend bec et ongles le nucléaire. Il est contesté par nombre d’écologistes pour son manque de soutien aux énergies renouvelables. L’initiative a aussi été rendue possible par des «shifters», membre de l’association de Jean-Marc Jancovici, le Shift Project. Cette dernière n’est toutefois pas partie prenante.
La démarche est soutenue par une campagne de financement participatif qui bat tous les records pour un tel mode de financement : la barre des 200 000 contributeur·ices a presque été franchie ce week-end. Toutes et tous ont été sollicité·es pour soutenir la démarche à hauteur d’un euro symbolique. Certain·es ont donné plus et la collecte atteint déjà 2,6 millions d’euros. Deux millions supplémentaires avaient été réunis avant le lancement auprès d’une dizaine de proches du polytechnicien «aux poches profondes», à qui une charte de non-ingérence a été soumise.
«On s’engage juste à porter vos préconisations dans le débat public sous la forme que vous déciderez», insiste Audrey Cerdan, pilote du projet. Pas question de plaquer les idées défendues par Jean-Marc Jancovici. Ce dernier promet de ne plus intervenir après cette première session et assure qu’il se «mettra en retrait de la fréquentation de tout candidat pour éviter toute équivoque». Les conclusions de l’assemblée citoyenne seront rendues publiques les 6 et 7 février, soit un peu plus de deux mois avant la présidentielle – un pari qui semble audacieux. Le but : faire émerger des compromis qui s’imposeront aux candidat·es.
Discussions en mini-ateliers dans le salon d’honneur du Cnam, après l’intervention de la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte. © Jacques Trentesaux/Vert
«Un commun accord» n’est pas sans rappeler la Convention citoyenne pour le climat, lancée par le gouvernement en octobre 2019 après le mouvement des Gilets jaunes et le Grand Débat national. Cette convention, la première du genre en France, avait suscité d’abord du scepticisme, puis de la curiosité et enfin de la déception. La promesse non-tenue du président Emmanuel Macron d’une reprise «sans filtre» est encore dans toutes les têtes. Pourtant, le gouvernement avait validé 78 des 146 préconisations des citoyen·nes, d’après un décompte exhaustif du Monde – notamment via la loi Climat et Résilience de 2021… en grande partie détricotée depuis.
L’opération «Un commun accord» a-t-elle pour but de ressusciter la Convention citoyenne pour le climat ? Ses initiateur·ices insistent sur les différences entre les deux démarches. Le commanditaire, tout d’abord, qui n’est pas le gouvernement mais la société civile – d’où son nom «d’assemblée» et non de «convention». «Nous nous sommes en quelque sorte auto-saisis», précise Jean-Marc Jancovici. La méthode tranche aussi. Il ne s’agit pas de répondre à une question fermée («réduire d’au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre en France d’ici à 2030 dans un esprit de justice sociale», comme le demandait la convention citoyenne sur le climat) mais d’apporter des réponses à des dilemmes concrets.
Exemples de ces dilemmes ? Comment limiter la pollution en ville sans nuire à la liberté de circulation ? Comment répondre à la demande en logements sans artificialiser les sols ? Comment produire français en gardant des produits peu chers ? Comment se débarrasser du gaz russe sans devenir dépendant du gaz étasunien ? Autant de questions laissées au choix des citoyen·nes.
L’enjeu d’une large mobilisation populaire
Enfin, «Un commun accord» bénéficie du soutien du public et de personnalités très diverses (McFly et Carlito, Gaspard G., Alain Aspect, Françoise Combes, Albert Dupontel, le général Frédéric Chiffot, Amixem, Thierry Lhermitte…). La plateforme de financement participatif, qui héberge déjà plus de 50 000 commentaires, a vocation à accompagner et à nourrir les travaux des citoyen·nes tiré·es au sort. L’enjeu est énorme. Plus l’initiative bénéficiera de l’engouement du grand public, plus ses conclusions seront jugées légitimes. Or le nombre de 200 000 contributeur·ices est encore très insuffisant pour y parvenir.
Pour ce premier week-end de travail, les citoyen·nes ont bénéficié des éclairages d’expert·es en géopolitique (Pascal Ausseur), économie (Patrice Geoffron), finances (Selma Mahfouz) ou climat (Valérie Masson-Delmotte). Un vaste tour d’horizon pour poser les enjeux et comprendre les contraintes physiques et financières de notre pays.
Discussions entre quelques citoyen·nes tiré·es au sort et la presse à l’issue de la première journée de travail. © Jacques Trentesaux/Vert
À la fin de leur première journée de travail, les têtes des citoyen·nes tiré·es au sort étaient farcies de chiffres et de données en tout genre. «J’ai eu l’impression de retourner à l’école, indique Anna, 21 ans. On a eu des gens calés sur tous les sujets.» «Moi, je n’ai rien appris, fanfaronne un autre participant. J’suis sincère. C’était dans mon programme de seconde.» Abdel-Qâdir, lui, a tout trouvé intéressant : «Je ne connaissais pas Jancovici : j’ai vu hier sur Youtube qu’il était connu ; il a même déjà rencontré le président… C’est du high level ici !»
-
France-Canada : Macron et Carney veulent mutualiser des infrastructures spatiales
Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre canadien Mark Carney ont annoncé, le 20 septembre 2026, leur volonté d’approfondir la coopération franco-canadienne dans l’espace, la défense et les technologies émergentes. Les deux dirigeants se sont rencontrés à Saint-Pierre-et-Miquelon, à l’occasion de la première visite officielle d’un Premier ministre canadien dans l’archipel français.
Ils ont mandaté leurs agences spatiales, ministères de la Défense et industriels pour « développer et mutualiser » des infrastructures spatiales. Cette coopération pourrait notamment porter sur des systèmes de lancement ainsi que sur des infrastructures terrestres de réception et de contrôle. Paris et Ottawa entendent également favoriser les collaborations entre les industries canadiennes, françaises et européennes.
Cette initiative s’inscrit dans un rapprochement plus large entre le Canada et l’Union européenne autour de capacités stratégiques jugées complémentaires. Les deux dirigeants ont également convenu d’approfondir leur coopération dans la défense, l’aéronautique, la sécurité énergétique et la résilience.
L’intelligence artificielle figure aussi parmi les domaines concernés. Emmanuel Macron et Mark Carney ont estimé que la France et le Canada, qu’ils présentent comme deux pays à la pointe du développement de l’IA, devaient renforcer leur collaboration. Ottawa a notamment mis en avant le développement responsable des technologies émergentes.
The post France-Canada : Macron et Carney veulent mutualiser des infrastructures spatiales appeared first on INCYBER NEWS.
-
Méfiez-vous du mouchard de ChatGPT
Si vous utilisez ChatGPT gratuitement, il y a de bonnes chances que votre navigateur se balade avec un affreux cookie baptisé
__obi, posé là par OpenAI et avec une durée de vie de un an. Un chercheur qui publie sous le pseudonyme Buchodi a analysé son fonctionnement et publié un rapport très intéressant ce week-end dans lequel on apprend que ce cookie permet à OpenAI de choper des datas sur les sites marchands que vous visitez.
Le principe est celui du pixel publicitaire, exactement comme celui que Meta et Google vous font installer à l'insu de votre plein gré depuis des années. Une boutique qui achète de la pub dans ChatGPT colle un bout de code d'OpenAI sur ses pages, et ce code les prévient quand vous achetez un truc. Sauf qu'ici, comme
__obiest configuré enSameSite=None, votre navigateur l'attache tout seul à la requête qui charge le script, avant que la moindre ligne de code ne s'exécute.Et cet identifiant n'est pas anonyme ! En effet, sur chatgpt.com, il est généré aléatoirement puis signé par le serveur avec un jeton qui contient aussi l'identifiant de votre compte. Les deux voyagent ainsi collés-serrés l'un à l'autre, ce qui permet donc de vous identifier très précisément. Buchodi explique sur son site qu'il n'a cependant pas observé OpenAI faire le rapprochement côté serveur, mais que ces derniers ont tout ce qu'il faut pour le faire. Sur son mobile, un même
__obiest utilisé depuis 12 boutiques, dont Wayfair, HelloFresh ou encore Coursera.Et le plus rigolo dans tout ça, c'est qu'OpenAI documente absolument tout publiquement sur ce pixel. On lit par exemple dans la doc que le SDK considère que vous y avez consenti par défaut, et que l'annonceur doit écrire une ligne de code explicite pour dire le contraire. On y lit aussi ce que le pixel récupère tout seul depuis la page du marchand : il détecte ainsi votre email, votre téléphone et votre nom, les hash en SHA-256 dans le navigateur, et envoie aussi votre ville et votre code postal en clair. Woohoo \o/ !
Maintenant, le truc qui va faire bondir la secte des adorateurs du RGPD c'est que la politique de cookies d'OpenAI, classe
__obidans la catégorie des "Cookies analytiques". Hé oui, ce sont ces fameux cookies qui, je cite "les aident à comprendre comment leurs Services fonctionnent et sont utilisés". C'est même la seule entrée de cette section dans leurs cookie policy , alors que la catégorie marketing juste en dessous nous aligne du LinkedIn, du Google, du Reddit, du Meta, du Bing et du TikTok. Voilà, donc si vous avez accepté les statistiques en refusant le marketing, bah vous l'avez quand même. "Chè" comme dirait Sam Altman !Buchodi a donc posé la question à OpenAI et "bizarrement", le support a accusé réception mais n'a jamais répondu...
Alors est-ce que vous êtes concerné par cette saloperie ?
Eh bien ça dépend de votre navigateur. Safari, le bienheureux, bloque tous les cookies tiers par défaut depuis 2020, et comme tous les navigateurs iOS tournent sur ce moteur, aucun d'entre eux ne laisse passer le cookie d'OpenAI. Firefox, le vrai navigateur des champions, quant à lui, range les cookies dans un conteneur séparé par site depuis 2022, ce qui casse totalement le recoupement sans péter les sites. Et Chrome, le navigateur des gens qui ne tiennent pas à leur vie privée, a lui renoncé en avril 2025 à supprimer les cookies tiers, et c'est justement sur Chrome sous Android que ce mécanisme d'OpenAI a été observé.
Alors que faire ?
La bonne nouvelle, c'est que la parade la plus solide est sans doute déjà en place chez vous. EasyPrivacy, la liste antipistage activée par défaut dans uBlock Origin , contient déjà les règles
||bzr.openai.com^et||bzrcdn.openai.com^. Comme elles bloquent le domaine entier, elles coupent aussi la requête qui pose le cookie au départ, sur chatgpt.com. Et si vous filtrez avec un DNS grâce à un Pi-hole ou NextDNS , ajoutez ces deux domaines et vous couvrez toute la maison, téléphone sur Wifi compris.Par contre, ne comptez pas sur Safari ou Firefox pour tout régler par défaut car ils s'occupent du cookie, mais pas du reste. En effet, la requête vers OpenAI part quand même, avec votre adresse IP, votre code postal en clair et votre email hashé si le marchand a activé la détection automatique. Et le pixel a son grand frère côté serveur, une API appelée depuis les serveurs du marchand, qu'aucun réglage de navigateur n'atteindra malheureusement.
Et ne vous dites pas que c'est une histoire uniquement américaine puisque depuis fin août, ChatGPT Ads couvre la France et 30 autres pays européens. Les pubs ne s'affichent que sur les comptes Free et Go (moi j'ai pas de cookies __obi avec mon compte payant) et le cookie se synchronise aussi quand vous êtes déconnecté.
Bref, allez jeter un œil à vos filtres. Et si vous voulez voir votre cookie __obi, il traîne dans les cookies de
.openai.com.Source : l'enquête de Buchodi et la documentation du pixel OpenAI .
-
« Vous gagnez 5 ans de développement » : pourquoi l’opérateur français Etix mise sur les acquisitions pour consolider le marché des data centers régionaux
« Si vous faites l’acquisition d’un data center existant (...) vous gagnez jusqu’à 5 ans de développement », explique Thomas Hombert, directeur général France d’Etix, à L’Usine Digitale. C’est l’un des principaux moteurs de la stratégie de croissance de l’opérateur français qui revendique aujourd’hui 17 data centers répartis dans cinq régions.
-
Dive deeper : Google Discover teste un aperçu généré par IA, placé avant les articles des éditeurs
Ce qu'il faut retenir :
- « Dive deeper » mène vers un court aperçu du sujet généré par IA, et non vers l'article d'un éditeur.
- Des liens vers des articles, des réactions de la communauté et des contenus de reportage original figurent dans la version longue.
- Le test démarre sur les vidéos, avec plusieurs designs prévus dans les prochaines semaines.
- Le risque : un utilisateur qui obtient le contexte complet directement chez Google a moins de raisons de cliquer vers les sites.
Google teste une nouvelle fonctionnalité dans son flux Discover, baptisée « Dive deeper ». Le test a été repéré et relayé le 18 septembre 2026 par Barry Schwartz, après une annonce publiée en fin de journée par Robby Stein, de Google, sur X. Selon ce dernier, l'objectif est de proposer « une nouvelle façon » d'explorer un sujet et de découvrir plus facilement des contenus web liés dans Discover.
Today we're experimenting with a new way to make exploring a topic and discovering related web content easier in Discover.
— Robby Stein (@rmstein) September 18, 2026
By tapping “Dive deeper,” you’ll see a short topic overview with prominent links to related stories, community reactions & original reporting. We’ll test… pic.twitter.com/V9cyB1YgliComment fonctionne « Dive deeper » ?
Jusqu'ici, cliquer sur un contenu dans Discover vous amenait sur la page d'un éditeur. Avec « Dive deeper », le parcours change. Le bouton ouvre un aperçu synthétique du sujet, rédigé par l'IA de Google. Sur la capture d'écran partagée par Robby Stein, on voit à gauche le court résumé, accompagné d'une mention indiquant qu'il est « généré avec l'IA », précisant que celle-ci « peut faire des erreurs ».
Il existe une autre couche : en touchant à nouveau « Dive deeper », l'utilisateur accède à une version plus. C'est là que figurent les liens vers les articles d'éditeurs, ainsi que des réactions de la communauté. Ces liens, eux, mènent bien vers les sites concernés.
Les liens vers les éditeurs ne sont pas immédiatement visibles : Source : Robby Stein
Ce que Google met en avant
Dans son annonce, Robby Stein explique qu'en touchant « Dive deeper », l'utilisateur voit un aperçu du sujet avec des liens bien visibles vers des articles associés, des réactions de la communauté et des sources de reportage original. Google présente donc la fonction comme une aide pour explorer un thème et pour découvrir davantage de contenus web.
Un test qui commence par les vidéos
Google précise que l'expérience concernera d’abord les contenus vidéo. L'entreprise prévoit aussi d'essayer plusieurs designs dans les semaines à venir, dont un exemple a été partagé dans l'annonce. L'idée est d'itérer pour identifier la présentation qui fonctionne le mieux. Il s'agit donc d'une phase d'expérimentation, dont la forme finale reste ouverte.
Les éditeurs risquent de ne pas apprécier
Cette nouveauté ne devrait pas faire plaisir aux éditeurs, qui craignent déjà pour leur trafic. Discover représente pour beaucoup de médias une source d'audience importante, et toute modification qui place un intermédiaire entre le flux et leurs pages suscite de l'inquiétude.
Dans son article, Barry Schwartz ne cache pas son scepticisme. Selon lui, cette fonction pourrait réduire encore le trafic envoyé par Google vers les éditeurs. En effet, le contenu est généré par l'IA et donne à l'utilisateur tout le contexte nécessaire. Dans ces conditions, pourquoi cliquerait-il ensuite vers un article ?
Le point de friction tient surtout à la place des liens. Ils existent, mais ils arrivent après un résumé qui peut suffire à satisfaire la curiosité. Pour un éditeur, la différence est nette entre un clic direct depuis Discover et un clic qui doit passer par deux écrans d'abord.
L’article "Dive deeper : Google Discover teste un aperçu généré par IA, placé avant les articles des éditeurs" a été publié sur le site Abondance.
-
Ce détail étrange montre-t-il que Marvel’s Wolverine utilise de l’IA ? Le studio répond

Un panneau particulièrement étrange repéré dans Marvel’s Wolverine a poussé certains joueurs à soupçonner l’utilisation d’une IA générative. Insomniac Games assure qu’il s’agit d’un simple bug graphique.
-
Loi intégrale contre les violences sexuelles : « On se trouve là face à un féminisme qui a extrêmement confiance en l'État »

-
Cybersécurité : la France et l’Europe durcissent leurs exigences
Les fuites de données qui ont touché plusieurs administrations françaises cet été pourraient laisser une trace dans la loi. Philippe Latombe, député et président de la commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, souhaite profiter de la reprise des travaux pour renforcer la responsabilité du secteur public. Sa présidence de la commission est toujours confirmée par l’Assemblée nationale au 19 septembre.
Le député envisage notamment de compléter le texte avec de nouveaux indicateurs sur les intrusions, grâce à l’intelligence artificielle. Il entend également auditionner le directeur général de l’Anssi, Vincent Strubel, ainsi que plusieurs membres du gouvernement afin d’obtenir un retour d’expérience sur les incidents ayant frappé les administrations. La répartition des 200 millions d’euros consacrés à la cybersécurité dans France 2030 devrait aussi être abordée.
Le sujet dépasse désormais le Parlement. Début septembre, l’Anssi a lancé REACTIV, un dispositif permettant de mobiliser rapidement ses moyens auprès des ministères victimes de violations de données et de leur imposer, dans des délais contraints, certaines mesures de protection.
À Bruxelles, la certification cyber pourrait changer de statut
Le durcissement se joue aussi à l’échelle européenne. Dans son projet de rapport sur le Cybersecurity Act 2, l’eurodéputée Markéta Gregorová propose de renverser la logique actuelle : les certificats de cybersécurité, aujourd’hui volontaires, deviendraient obligatoires, sauf exception prévue par la législation. Le texte est toujours en cours d’examen au Parlement européen, où Markéta Gregorová est rapporteure pour la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE).
Les entités considérées comme « hautement critiques » au titre de NIS2 seraient notamment concernées. Leur posture globale de cybersécurité — infrastructures, processus et organisation — devrait être certifiée dans les douze mois suivant l’adoption d’un schéma correspondant. Les composants technologiques clés des chaînes de valeur à haut risque devraient, eux, être certifiés dans un délai de trois ans.
Le projet cherche toutefois à éviter que la certification ne devienne une barrière à l’entrée. Des mécanismes de simplification sont prévus et Markéta Gregorová propose de porter à deux ans, contre un dans la proposition de la Commission, le temps consacré à la préparation des nouveaux schémas.
La souveraineté numérique revient par la commande publique
Cette montée des exigences réglementaires croise un autre débat : celui de la dépendance technologique. Réunis le 18 septembre à Saint-Malo lors du colloque Souveraine Tech, plusieurs défenseurs de la souveraineté numérique ont reconnu une évolution de la doctrine française, tout en contestant certains choix récents de l’État. Le colloque était cette année consacré à la résilience des infrastructures et technologies critiques.
Parmi les sujets discutés figurent notamment SecNumCloud, le recours à des fournisseurs américains et la place accordée aux entreprises françaises dans la commande publique. Les cyberattaques ayant frappé l’État ont également nourri des appels, parfois virulents, à renforcer la responsabilité des dirigeants publics en cas de défaillance de cybersécurité.
Derrière ces trois séquences se dessine ainsi une évolution commune : la cybersécurité tend à sortir du registre de la recommandation. Certification obligatoire à Bruxelles, responsabilité accrue des administrations à Paris et critères de souveraineté dans les choix technologiques posent désormais une question plus concrète : qui doit répondre d’un niveau de protection insuffisant, et selon quelles exigences ?
The post <strong>Cybersécurité</strong> : la France et l’Europe durcissent leurs exigences appeared first on INCYBER NEWS.
-
« Pourquoi tous ces enfants tombent-ils malades ? » : à La Rochelle, des citoyens mobilisés face aux cancers pédiatriques
L'association Avenir Santé Environnement a manifesté le 19 septembre à La Rochelle contre les cancers pédiatriques, nombreux dans la région. Elle appelle à « une véritable transition agricole » avec la fin des pesticides de synthèse.
Lire la suite - Reportage / Pesticides , Luttes , Santé
La Rochelle (Charente-Maritime)
« Sept ans sans toi. » Les mots sont inscrits en noir sur une pancarte peinte en bleu ciel, à côté des photos de Pauline. Cette jeune fille est décédée en 2019, à l'âge de 15 ans. « Elle s'est battue vingt mois contre une (…) -
[BruitsDeToles] Bruits de tôles – Émission du 17 septembre 2026
Au sommaire de Bruits de tôles le 17 septembre 2026 Lecture par l’équipe de L’Envolée de l’introduction du livre Mange ta peine. Les recettes du prisonnier à l’isolement (Éditions du bout de la ville), qui a valu à son auteur d’être tranféré en QLCO Des mutilations dont on ne parle pas souvent, les mutilations génitales causées par la police et l’administration pénitentiaire
-
Un outil de l’Université de Toronto détourné par des IA
L’Université de Toronto a confirmé, le 18 septembre 2026, que des agents d’IA d’OpenAI avaient détourné un outil de raccourcissement de liens pour dialoguer entre eux, à l’insu de l’établissement. L’Université indique avoir « désactivé cette fonction » dès qu’elle a identifié cet usage, en juin 2026.
L’incident n’aurait entraîné ni atteinte à la sécurité ni compromission de données. Malgré son apparente banalité, il illustre les inquiétudes actuelles liées sur le comportement difficile à contrôler des agents d’IA.
« L’entraînement pousse les modèles d’IA à améliorer leurs performances dans certaines tâches, en explorant toutes les stratégies possibles. Lorsqu’ils n’y parviennent pas, ils ont tendance à élargir leur champ de recherche et à tenter des choses qui enfreignent progressivement les règles et les limites qui leur ont été fixées. Cela peut entraîner des comportements dangereux », a indiqué Jean-François Gagné, PDG de Nera et cofondateur d’Element AI, à Radio-Canada.
The post Un outil de l’Université de Toronto détourné par des IA appeared first on INCYBER NEWS.
-
Élections à Berlin et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale : une victoire de la gauche qui n'en a pas le goût (Allemand)
Source : taz - Allemagne
Lire la traduction automatique en français -
Éducation : quand la tech fait sa loi
Source : La Brèche
Le numérique investit de plus en plus les écoles. Depuis vingt ans, l'équipement en tablettes, tableaux interactifs et logiciels ont englouti des milliards d'euros publics. Mais ces outils sont-ils vraiment utiles et surtout efficaces, questionne La Brèche. En pratique, les enseignants signalent des équipements mal entretenus, vite obsolètes et parfois inutilisables. La Cour des comptes parlait déjà en 2019 d'un « concept sans stratégie à deux milliards d'euros ». Derrière cette fuite en avant, l'article pointe un marché colossal pour les géants du numérique, tandis que des classes ferment et que les moyens manquent. Côté élèves, le bilan est loin d'être probant : ces investissements n'ont pas amélioré les résultats scolaires et l'exposition accrue aux écrans soulève des inquiétudes sanitaires. La Brèche pose donc la question : l'école a-t-elle réellement besoin de tous ces écrans ?
-
Le GIEC sous influence de l'Arabie saoudite | ENQUÊTE
Source : L'Humanité
Format : vidéo -
Éducation : quand la tech fait sa loi
Source : La Brèche -
« Un passage en force » : la colère monte pour sauver le château d'eau du Finistère
Plus de 700 manifestants se sont rassemblés le 20 septembre dans le Finistère pour dénoncer le déclassement de plusieurs communes des zones vulnérables aux nitrates agricoles. Ils craignent notamment une pollution de l'eau.
Lire la suite - Reportage / Luttes , Pollutions , Eau
Monts d'Arrée (Finistère), reportage
« Ici commence la mer », « L'eau, notre bien commun »… Ni les nuages qui chatouillent le sommet des monts d'Arrée et obstruent l'horizon, ni la vingtaine de gendarmes qui encerclent le secteur et enregistrent les plaques (…) -
Le 25 novembre 2026 Évaluation et renégociation des contrats informatiques
Les inscriptions pour la Conférence Lexing 2026 Évaluation et renégociation des contrats informatiques sont ouvertes !
Cette conférence, présentée par Katharina Berbett, avocate, directrice du département Informatique contentieux complexe, et Alexandra Massaux, avocate, directrice du département Technologies émergentes Contentieux, aura lieu :
• Mercredi 25 novembre 2026
• De 9h30 à 11h30
• En distanciel (visioconférence)
Participation gratuite sur inscription obligatoire.Évaluation et renégociation des contrats informatiques
Cette formation, co-animée par Katharina Berbett et Alexandra Massaux, vise à donner une méthode pratique pour évaluer les contrats informatiques existants, identifier les évolutions nécessaires et préparer efficacement leur renégociation dans un contexte marqué par les évolutions technologiques, réglementaires et économiques.
Les contrats informatiques ont souvent été conclus dans un contexte technologique et économique qui a depuis profondément évolué. L’intégration de l’intelligence artificielle, l’évolution des solutions technologiques, la hausse des coûts, les nouvelles exigences réglementaires et les enjeux croissants de cybersécurité conduisent les entreprises à réexaminer leurs relations contractuelles avec leurs prestataires.
Au programme de la Conférence Lexing Évaluation et renégociation des contrats informatiques
Au programme de cette conférence :
• Auditer les contrats informatiques et confronter les engagements contractuels à l’usage réel des solutions et aux performances du prestataire ;
• Identifier les leviers liés aux nouvelles réglementations européennes ;
• Réévaluer les clauses contractuelles essentielles ;
• Préparer la stratégie de négociation et sécuriser la transition vers un nouveau périmètre contractuel.Participation gratuite – sur inscription uniquement
Inscrivez-vous dès maintenant !
▼ pour participer, remplissez le formulaire d’inscription au bas de cette page ▼
Katharina Berbett
Avocate, Directrice du département Informatique contentieux complexe
Alexandra Massaux
Avocate, Directrice du département Technologies émergentes ContentieuxPour y assister, enregistrez-vous en complétant les champs marqués d’un (*) :
Information Conférence Lexing :
Date : 25-11-2026
Thème : « Évaluation et renégociation des contrats informatiques »
Animée par : Katharina Berbett et Alexandra Massaux
Domaine technique : Informatique
Domaine juridique : Informatique
Format de conférence : Distanciel
Lexing collecte les données recueillies sur ce formulaire pour traiter vos demandes d'abonnement aux lettres d’information et aux événements publics et gratuits organisés par le cabinet dont les Conférences Lexing, pour gérer l’organisation, l’animation et le suivi de ces évènements, créer, gérer, suivre, enregistrer et exploiter les visioconférences et webinaires publics et gratuits organisés par le cabinet et pour gérer les demandes de désabonnement et les demandes d'exercice des droits Informatique & Libertés.Formulaire d'inscription
(*) Champs obligatoiresCivilité Nom* Prénom* Fonction* Organisme* Adresse Code postal Ville Tél mobile Tél fixe Mél* Domaine d'activité* Présentiel/Distanciel Présentiel/Distanciel : Distanciel S'abonner au programme des Conférences Lexing et à la Lettre d'information de Lexing Combien font 2 + 6 ? *
Conformément à la réglementation applicable en matière de protections des données à caractère personnel, vous pouvez accéder aux données vous concernant, les rectifier, demander leur effacement ou exercer votre droit à la limitation du traitement de vos données. Vous pouvez également exercer votre droit d’opposition au traitement de vos données, à moins qu’un motif impérieux ne prévale, sans limite. De plus, vous pouvez retirer votre consentement, à tout moment, le cas échéant. Enfin, vous disposez d’un droit à la portabilité et d’un droit de formuler des directives spécifiques concernant la conservation, l’effacement et la communication de vos données post-mortem. Ces droits peuvent être exercés directement auprès de Lexing à l’adresse suivante : dpo@lexing.law ou 58 boulevard Gouvion-Saint-Cyr 75017 Paris, en justifiant de votre identité par tout moyen. Au besoin, vous avez le droit d’introduire une réclamation auprès de la Commission nationale de l'informatique et des libertés.
Pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.
L’article Le 25 novembre 2026 Évaluation et renégociation des contrats informatiques est apparu en premier sur Lexing Avocats.
-
02/10 : VISA fête ses 30 ans d'existence
Le collectif syndical antifasciste publie également une brochure qui retrace son histoire.
- Initiatives -
Night Eagle cible désormais aussi la Russie
La société de cybersécurité Kaspersky a indiqué, le 16 septembre 2026, que le groupe de cyber-espionnage Night Eagle, connu pour cibler le secteur des hautes technologies en Chine, avait étendu ses activités à la Russie. Les chercheurs ont enquêté sur plusieurs attaques menées par cette organisation contre des entreprises russes, sans préciser le nombre de victimes ni leur secteur d’activité.
Les pirates ont notamment compromis des serveurs de messagerie Microsoft Exchange pour dérober des informations stratégiques. Selon Kaspersky, Night Eagle aurait « fait évoluer ses méthodes et adopté de nouvelles techniques de persistance et de mouvement latéral », afin d’étendre sa portée géographique.
En juillet 2025, la société chinoise de cybersécurité QiAnXin a révélé l’existence de ce groupe de cyber-espionnage, actif depuis au moins 2023, qui a compromis de nombreux serveurs Microsoft Exchange. Les chercheurs ont repéré des attaques contre des organisations chinoises opérant dans des secteurs sensibles, notamment la défense, les semi-conducteurs, l’IA et la technologie quantique.
Bien que certains chercheurs aient évoqué une origine nord-américaine, l’attribution de Night Eagle reste incertaine.
The post Night Eagle cible désormais aussi la Russie appeared first on INCYBER NEWS.
-
MAGA : l’internationale fasciste tente de déclencher un « chaos européen »
D'après le rapport de BLOOM, les principaux think tanks de la galaxie MAGA ont investi près de 46 millions de dollars en Europe entre 2019 et 2024, sous forme de subventions, de soutien à diverses campagnes ou d'actions juridiques destinées à promouvoir leur agenda politique.
Cet article MAGA : l’internationale fasciste tente de déclencher un « chaos européen » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
-
Hausse des franchises médicales : haro sur les vieux et les malades !
Le gouvernement vient d'augmenter de 50 à 70 euros le plafond des franchises médicales et participations forfaitaires. Derrière cette mesure technique, une pénalisation des malades, surtout les plus âgés et en moins bonne santé. -
Outils pour produire des contenus GEO sélectionnés par les IA : publier dans les sources citées
La recherche d’informations en ligne traverse une phase de transition importante, qui modifie les méthodes de travail des professionnels du marketing numérique et des marques. L’optimisation pour les moteurs de recherche traditionnels (SEO) laisse peu à peu la place à une nouvelle discipline centrée sur l’intelligence artificielle : le Generative Engine Optimization (GEO). Pour rester …
L’article Outils pour produire des contenus GEO sélectionnés par les IA : publier dans les sources citées est apparu en premier sur FRENCHWEB.FR : innovation, tech, network.
-
IA responsable : un financement public pour LoiZéro
Le ministre canadien de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, a annoncé, le 16 septembre 2026, que les gouvernements canadien et allemand allaient investir respectivement 150 millions de dollars canadiens (93 millions d’euros) et 100 millions d’euros dans LoiZéro. Fondée en juin 2025 par le chercheur Yoshua Bengio, cette organisation canadienne à but non lucratif développe une approche de l’IA visant à la rendre plus fiable, transparente et sûre.
Son nom fait référence à la « loi zéro » de la robotique d’Isaac Asimov, selon laquelle un robot ne doit jamais nuire à l’humanité ni, par son inaction, permettre qu’un humain subisse un dommage. L’objectif de l’organisation est de développer des infrastructures permettant de garantir un fonctionnement sûr et contrôlable. L’annonce a eu lieu en marge de la conférence ALL IN, au Palais des congrès de Montréal.
Selon Yoshua Bengio, les modèles de LoiZéro donneront au Canada et à l’Allemagne de « précieuses cartes à jouer » pour « avoir une place à la table plutôt que de finir au menu ». Interrogé sur les incidents récents impliquant des agents d’IA dont les intérêts n’étaient pas alignés sur ceux de leurs concepteurs, il a rappelé qu’une « IA indépendante sans supervision humaine représente un risque assez grave ».
Il estime par ailleurs qu’il existe « suffisamment de preuves scientifiques » pour considérer qu’une extinction de l’humanité provoquée par l’IA au cours des dix prochaines années est possible, sans toutefois être en mesure d’en estimer la probabilité.
The post IA responsable : un financement public pour LoiZéro appeared first on INCYBER NEWS.
-
Retour sur le rassemblement anti-RN du 11/09
Une soixantaine d'opposant.e.s s'étaient donné.es rendez-vous devant la salle, pour faire du bruit
- Initiatives -
Réunion publique antimilitariste. Halte à l'embrigadement des élèves !
Quand ?
Le 4 octobre de 14h à 17hOù ?
EDMP 8, impasse Crozatier 75012 ParisAprès-midi projection-débat
Dimanche 4 octobre 2026, 14-17hLe ministre de l'Éducation nationale a décidé que, à l'occasion du 11 novembre, devaient avoir lieu des cérémonies dans tous les établissements scolaires pour célébrer les soldats morts « pour la France » : lors de la Première et Seconde Guerre mondiale, lors des guerres coloniales des années 60, lors des récentes opex... Ces cérémonies peuvent avoir lieu en présence de l'armée et d'élu.es politiques de tout bord. Il n'est prévu ni de rendre hommage à toutes celles et ceux qui sont mort.es À CAUSE de la France, ni à toutes celles et ceux qui se sont battu.es pour la paix et la fin des guerres impérialistes et coloniales. Ces cérémonies ne sont rien d'autre que du bourrage de crâne militariste !
Afin de comprendre, discuter, s'organiser, Émancipation tendance intersyndicale vous propose une après-midi en deux temps :
– 14h15-15h45 : Projection de "Mister Nobody contre Poutine".
Ce documentaire réalisé par un enseignant russe montre, au jour le jour, comment les établissements scolaires se militarisent à partir de l'envahissement de l'Ukraine.– 16h00-17h00 : Discussion sur la situation française
Circulaire sur la mise en place des cérémonies du 11 novembre, future loi Blanchet visant à « renforcer l'enseignement à la défense nationale », guide « Acculturer les jeunes à la défense »... Comment mettre un coup d'arrêt à l'embrigadement des élèves ?Rdv dès 14h00, dimanche 4 octobre 2026
à l'EDMP, 8 impasse Crozatier, Paris 12e
Accès : Gare de Lyon, Reuilly-Diderot, Ledru-RollinEntrée prix libre
- Voir aussi Émancipation
-
Rencontre-débat. Gestion de l'eau, F. Benoit et N. Celnik 'Les Assoiffeurs', S. Barone 'L'eau, une affaire d'État'
Quand ?
Le 24 septembre de 19h à 21hOù ?
Librairie Publico 145 Rue Amelot 75011 ParisLa Librairie Publico organise un débat autour de deux ouvrages :
– Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau
Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s'abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Fabien Benoit et Nicolas Celnik livrent ici les résultats d'une enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l'eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s'annonce, avec le soutien de l'État.
Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technologique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d'enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l'eau.– L'eau, une affaire d'État
Fin mars 2023, quelques mois après la sécheresse historique de 2022, le président de la république Emmanuel Macron annonce un « plan Eau », dont les mesures traduisent une timide prise de conscience des effets du changement climatique. Au cours des trente dernières années, la gestion de l'eau avait pourtant reçu des moyens importants pour préserver ou restaurer les cours d'eau, les zones humides et la biodiversité des milieux aquatiques. Ce processus d'écologisation fait désormais face à des régressions délibérées, actées au sommet de l'État : un véritable renoncement écologique.
Fabien Benoit est journaliste et auteur-réalisateur de films documentaires. Il a publié notamment "The Valley. Une histoire politique de la Silicon Valley" (Les Arènes, 2019) et réalisé "The Last Town, une ville contre la Silicon Valley" (Arte, 2023).
Nicolas Celnik est journaliste indépendant et travaille pour Libération, Fracas, Reporterre et Le Monde. Il est l'auteur, avec Fabien Benoit, de "Techno-luttes. Enquête sur ceux qui résistent à la technologie" (Seuil, 2022), et de la bande dessinée "Un grain de sable dans la machine" (Le Passager clandestin, 2026) avec Juliette Brigand.
Sylvain Barone est chercheur en sciences politiques à INRAE, au laboratoire G-Eau (Montpellier). Ses recherches portent sur l'action publique en matière d'environnement, notamment à travers la gestion de l'eau, l'adaptation aux risques littoraux, la politisation des questions climatiques et le traitement judiciaire des atteintes à la nature, en France et aux États-Unis.
- Voir aussi Librairie Publico
-
Facturation électronique - Ce qui vous concerne vraiment depuis le 1er septembre
-- Article en partenariat avec Freebe --J'espère que si vous avez une entreprise, vous êtes au courant de cette information, car depuis le 1er septembre, la facturation électronique a été mise en place. La communication autour de ça a été assez chaotique et j'ai vu circuler tout et son contraire sur le sujet. Par exemple, des indés persuadés qu'ils devaient tout basculer en urgence, d'autres convaincus que ça ne visait que les grosses boîtes... Du coup, ce que je vous propose aujourd'hui, c'est qu'on remette tout ça à plat.
En gros, il y a deux dates charnière à connaitre et elles n'ont pas les mêmes implications. En effet, depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises doivent pouvoir recevoir une facture électronique. Mais c'est seulement à partir du 1er septembre 2027 que les micro-entreprises, TPE et PME devront également savoir émettre les leurs par le circuit officiel.
Non, votre client ne peut pas vous forcer la main
Le premier point dont personne ne parle alors que POURTANT c'est dans le guide pratique publié par la DGFiP cet été : Un client n'a pas le pouvoir d'imposer une facture électronique à une entreprise dont l'échéance d'émission est fixée à septembre 2027. Mieux, il ne doit pas refuser de traiter ou de payer votre facture au seul motif qu'elle n'est pas électronique !
Heureusement !
Et bien sûr, inversement, si un fournisseur vous envoie encore un PDF par mail après le 1er septembre, la facture reste valable et votre droit à déduction de TVA est bien sûr conservé. Bref, on peut tous respirer. Sauf que "respirer" ne veut pas dire "ne rien faire", et c'est là que ça se corse...
Ce qui, par contre, vous concerne dès maintenant
Comme vous l'aurez compris parce que vous êtes supers malins, recevoir des factures électroniques, ça suppose donc d'avoir désigné une plateforme agréée pour les réceptionner. Sans ça, vous n'êtes pas dans l'annuaire, et une grande entreprise qui vous facture ne saura tout simplement pas où envoyer sa facture électronique.
Et là, malheureusement la sanction est un peu plus difficile que celle qu'agite les médias d'habitude. Car vous l'avez sûrement lu, par ci par là, tout le monde le répète, ça vous coutera 50 € par facture non conforme, plafonnés à 15 000 € par an. Sauf qu'en cas d'absence de plateforme de réception, le mécanisme est différent. Ça commence par une mise en demeure, ensuite, vous avez 3 mois pour vous mettre en règle, puis vous vous prendrez une amende de 500 €, puis 1 000 € si au bout de trois mois de plus vous n'êtes toujours pas en règle. Ce mécanisme-là n'a donc rien à voir avec le plafond de 15 000 € par an.
Mais j'ai une bonne nouvelle quand même : la DGFiP a annoncé qu'elle n'appliquerait pas les sanctions de façon automatique et aveugle au lancement, si la difficulté d'inscription est réelle et que vous avez engagé une démarche. en gros si vous n'êtes pas de mauvaise foi et que vous essuyez les plâtres de cette nouveauté, l'Administration sera clémente. Mais attention, sa clémence n'est ni un report ni une suspension et le calendrier devra être respecté.
Les quatre mentions qui débarquent sur vos factures
Maintenant, je vous propose qu'on zoome un peu plus sur les détails concrets car ça, vous pouvez le mettre en place, même sans outil. Il s'agit de 4 nouvelles mentions qui deviennent obligatoires sur les factures B2B qui entrent dans le champ de la réforme :
- le numéro SIREN de votre client (9 chiffres, pas le SIRET)
- la catégorie de l'opération : vente de biens, prestation de services, ou les deux
- l'option TVA sur les débits, si vous l'avez prise
- l'adresse de livraison, quand elle diffère de l'adresse de facturation
Jusqu'ici aucun identifiant client n'était vraiment exigé, mais maintenant, vous allez devoir chercher le SIREN de chacun de vos clients pro.
Et il y a un troisième volet dont on parle beaucoup moins : l'e-reporting. En gros, tout ce qui ne passe pas par la facturation électronique doit quand même être déclaré à l'administration. C'est le cas de vos ventes à des particuliers, ou à des clients installés hors de France où c'est votre outil qui transmet ces données au fisc à votre place. Autant dire qu'à la main, dans un tableur, ça ne tiendra pas 3 mois.
Freebe, c'est quoi ?
C'est là qu'arrive le sponsor de cet article, et je vais vous dire à quoi ça sert avant de vous dire pourquoi ça vaut le coup.
Freebe est un logiciel de gestion français pour indépendants, lancé en 2018 par une petite boîte bretonne. Et ce n'est pas un simple générateur de factures comme on en voit parfois, mais plutôt l'endroit où vit toute votre activité : vos clients, vos devis, vos factures, votre trésorerie, votre livre des recettes, vos déclarations URSSAF et le temps passé sur chaque mission.
Le tableau de bord d'un compte micro-entreprise, avec le chiffre d'affaires encaissé, la répartition par client et les cotisations du mois
Historiquement c'était réservé aux micro-entrepreneurs mais depuis 2024, l'outil accepte aussi les EI, les SASU, les SAS, les EURL, les SARL, les GIE, les artistes-auteurs et les SCI depuis cette semaine, ce qui veut dire que si demain votre statut évolue, par exemple, si vous passez d'entreprise individuelle à SAS, vous pouvez continuer à utiliser l'outil au lieu de tout redéménager.
Ce que ça change concrètement
Freebe a donc également évolué par rapport à la facturation électronique. Ainsi, quand vous créez un client, vous tapez juste son nom et Freebe interroge les bases de l'INSEE et récupère le SIRET, dont les neuf premiers chiffres sont justement le SIREN, plus l'adresse. Vous ne saisissez rien, et surtout vous ne pouvez pas vous tromper ! De la charge mentale en moins, c'est ça que j'aime !
La fenêtre d'ajout d'un client : on cherche l'entreprise par son nom, et Freebe remplit le SIRET et l'adresse
Ensuite, vous pouvez y faire un devis en 3 clics depuis votre catalogue de prestations, le transformer en facture quand le client signe. Les factures sortent alors au format Factur-X, ce fameux PDF qui embarque en douce des données XML, comme ça, votre client voit une facture normale, mais la machine, elle, voit des données structurées qu'elle peut importer. Ça permet de tout ranger au même endroit avec l'état de chaque paiement en face.
La liste des factures de vente, avec le montant net, la TVA et l'état de chaque paiement
Et depuis peu, vous pouvez enfin personnaliser l'allure de vos factures avec votre logo, vos couleurs, la mise en page. C'est cosmétique dit comme ça, mais c'est ce qui fait qu'une facture ressemble à votre boîte et pas à un modèle sorti d'un moule.
La partie que je trouve la plus utile, c'est surtout la synchronisation bancaire. Freebe se branche sur plus de 450 banques, et rapproche automatiquement les virements reçus des factures correspondantes. C'est ce rapprochement qui tient votre trésorerie et votre livre des recettes à jour sans que vous ayez à saisir quoi que ce soit. Autrement dit, le truc chiant est fait dans la foulée sans que vous n'ayez à vous pencher dessus.
Un virement reçu qu'on associe à son client et à son justificatif, ce qui fait passer la facture en encaissée
Et pour les micro-entrepreneurs, il y a aussi la déclaration URSSAF automatisée avec chiffre d'affaires pré-rempli, cotisations calculées, déclaration envoyée depuis l'outil via un mandat. Rien que ça, ça évite un oubli à 22h le dernier jour de l'échéance...
Les déclarations mensuelles de chiffre d'affaires, avec le montant déclaré et les cotisations correspondantes
Concernant l'inscription à l'annuaire central, ça se fait aussi depuis l'interface, et sachez qu'on vous demandera une pièce d'identité. C'est une vérification KYC classique imposée par la réglementation, qui sert à éviter que n'importe qui s'inscrive à la place d'une entreprise dans le circuit des factures.
Le truc qu'il faut savoir avant de signer
Maintenant, je préfère le dire, parce que vous allez forcément le découvrir tout seuls : Freebe n'est pas une plateforme agréée par l'État. C'est ce que la réforme appelle une "solution compatible", c'est-à-dire un logiciel branché sur une plateforme agréée partenaire, en l'occurrence SUPER PDP, immatriculée par la DGFiP.
Alors est-ce que c'est un problème ?
Hé bien non, et c'est même le cas le plus courant chez les éditeurs qui visent les indépendants. La réforme prévoit ce statut, et pour vous le résultat est identique puisque vos factures partent dans le bon format, via le bon circuit.
La différence est ailleurs, et plutôt à l'avantage de Freebe puisqu'une plateforme agréée est conçue pour faire transiter des flux à grande échelle, et pas pour vous prévenir par exemple que vous approchez du plafond de la franchise de TVA. Vous trouverez par exemple des concurrents agréés en direct qui facturent gratuitement, et qui font ça bien mais ils ne vous permettront pas de faire votre déclaration URSSAF, votre livre des recettes et le suivi de rentabilité de vos missions. On n'est donc pas sur le même niveau de service, ni les mêmes fonctionnalités qui simplifient la vie.
Et la sécurité, alors ?
Si vous vous êtes intéressé à la facturation électronique, vous avez sûrement vu passer les mêmes trucs que moi cet été. Des tribunes qui expliquent qu'on va confier toutes les factures de France à des prestataires pas fiables. Fin août, un sénateur, le maire de Cannes, une députée européenne et le patron de Clever Cloud réclamaient même un moratoire sur le sujet et le gouvernement a dit "non".
Mais si vous regardez de plus près ce qui a déclenché cette colère, ce n'est pas parce qu'une plateforme privée s'est faite trouer. Non, c'est l'État. On a eu le fichier Ficoba d'abord, avec 1,2 million de comptes bancaires consultés illégitimement fin janvier. Puis une intrusion chez la DGFiP en juin-juillet, concernant 678 000 particuliers et professionnels, que les premiers contrôles n'avaient même pas détectée. Donc difficile de reprocher ça aux éditeurs de logiciels de facturation électronique, pour le moment, même si je ne doute pas que des incidents arriveront.
Du côté des plateformes agréées, à l'heure où j'écris ces lignes, sachez qu'aucune faille n'a été publiée, aucun avis du CERT-FR, aucune fuite. Ça ne veut pas dire que tout est parfait, mais que pour le moment, il n'y a rien à leur reprocher pour l'instant. N'oubliez pas aussi que pour être immatriculées, elles doivent être certifiées ISO 27001, qualifiées SecNumCloud en cas d'hébergement cloud, et garantir qu'aucune donnée ne sort de l'Union européenne.
Maintenant, le cas qui nous intéresse, c'est SUPER PDP qui porte cette casquette pour Freebe. Il s'agit d'une jeune boîte, montée fin 2024, par des gens qui ont déjà construit des trucs sérieux, l'un des cofondateurs de Capitaine Train (revendu à Trainline) et un cofondateur de Memo Bank.
Freebe, lui, est hébergé chez AWS et Scaleway, donc en Europe et bénéficient par rebond des certifications de sécurité de leur plateforme agréée.
Je précise aussi que l'exigence de ne pas sortir de l'Union repose sur la plateforme agréée, donc sur SUPER PDP. Côté Freebe, leur politique de confidentialité indique que certains sous-traitants, Stripe et Google par exemple, sont situés hors de l'UE. Sur la sécurité du compte, sachez également que la double authentification est en chantier. Ça devrait donc rapidement se bonifier avec le temps.
Dernier truc rassurant que peu de gens connaissent, si vous changez de plateforme, un décret de cette année oblige l'ancienne à maintenir vos services durant un an donc si vous n'êtes pas content, vous n'êtes pas coincé chez un prestataire dont vous ne voulez plus.
Le tarif
C'est le point où je vous conseille de bien regarder, parce que le prix dépend de votre statut :
Statut À l'année Au mois Micro-entreprise 150 € TTC 15 € TTC Entreprise individuelle 300 € TTC 30 € TTC GIE 180 € TTC 20 € TTC Société (SASU, SAS, EURL, SARL) 540 € TTC 54 € TTC Toutes les fonctionnalités sont bien sûr incluses quel que soit le statut, il n'y a pas de palier à débloquer ni d'option cachée. Et il y a 60 jours d'essai sans carte bancaire, ce qui est la bonne façon de se faire un avis solide.
Ce que j'en pense
Bref, si vous êtes en micro entreprise et que vous facturez 3 clients par an, honnêtement, vous pouvez tenir encore un moment avec vos PDF, jusqu'en septembre 2027 pour l'émission, tant que vous avez désigné une plateforme pour la réception.
Par contre, si vous facturez pour de vrai, si vous jonglez avec la TVA, les acomptes, les seuils et les déclarations URSSAF, la question n'est plus vraiment la conformité mais plutôt combien d'heures vous passez chaque mois à faire un boulot que personne ne vous paye. À 150 € par an pour une micro, la question elle est vite répondue comme disent les jeunes entrepreneurs.
Voilà... en tout cas, ce que j'aime bien dans Freebe, c'est que c'est fait par des gens qui ont manifestement compris que l'administratif d'un freelance ce n'est pas de la comptabilité d'entreprise en plus petit. C'est vraiment un taf différent, avec ses seuils débiles, ses déclarations et ses plafonds et l'outil est vraiment construit autour de ça.
Tester Freebe durant 60 jours