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  • Assemblée Anarchiste

    Dans le prolongement de la première Assemblée Anarchiste qui a eu lieu le vendredi 11 septembre, nous appelons à une deuxième Assemblée Anarchiste, le jeudi 24 septembre à 19h30 à la Maison du Peuple.

    A celle du 11, nous avons commencé à échanger des infos, des idées, des envies. Certaines idées sont en cours de travail. Rien n’est définitivement fixé: toute idée, toute proposition de perspective, peut toujours être amenée, discutée et mise en oeuvre.

    Nous souhaitons faire notre possible pour rendre cet espace ouvert, révolutionnaire et sans chef.fe.

    Rdv le jeudi 24 septembre à 19h30 à la MDP pour continuer d’en parler.

     

    (l’appel pour la première Assemblée: https://nantes.indymedia.org/events/168757/assemblee-anarchiste/)

  • Reconquête emploie en alternance un étudiant de l’ESJ Paris, l’école de journalisme des milliardaires Bolloré, Arnault et Saadé

    Depuis septembre 2025, le parti d’Éric Zemmour salarie comme communicant un apprenti journaliste de l’école, en voie de bollorisation depuis son rachat fin 2024. Un contrat pour lequel la formation d’extrême droite bénéficie des aides de l’État.
  • Militants antifascistes menacés d’extradition: «En Hongrie, je ne peux pas m’attendre à un procès devant un tribunal indépendant»

    La justice française étudie mercredi 16 septembre le cas du Syrien Zaid A., réfugié en France et accusé de violences en marge d’un défilé néonazi à Budapest en février 2023. Il est menacé d’extradition vers la Hongrie où il risque, comme d’autres militants et militantes antifascistes avant lui, un procès inéquitable.
  • De l’hubris au désarroi : le retournement de fortune du trumpisme

    A l'approche des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, l'économiste Robert Boyer dresse le bilan des choix économiques aussi dangereux qu'inefficaces de Donald Trump.
  • « Casse-toi, avec tes flashs de pédé » : l’inquiétant théâtre de l’AfD dans l’œil d’un photographe

    Depuis trois ans, Rafael Heygster écume les meetings du parti d’extrême droite allemand, qui vient de remporter les élections régionales en Saxe-Anhalt. Un regard puissant sur ces dirigeants et militants dont certains n’hésitent pas à flirter avec l’héritage du nazisme.

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  • Data centers : même les pro-Trump rejoignent la fronde aux États-Unis

    Aux États-Unis, la course à l'intelligence artificielle se heurte à une fronde contre les data centers qui rassemble démocrates et républicains. Aussi inédite qu'improbable, cette coalition pourrait rebattre les cartes lors des élections de mi-mandat.
    San Antonio (États-Unis), correspondance
    Mar-a-Lago, ses terrains verdoyants, son golf… et bientôt son data center ? À écouter Donald Trump, sa luxueuse résidence floridienne aurait tout intérêt à accueillir l'un de ces centres de données (…)

    Lire la suite - Reportage / Monde , Politique , Numérique
  • Au bout du marteau : quand la justice épuise ses magistrats

    En 2021, des milliers de magistrats signaient une tribune retentissante pour dénoncer leurs conditions de travail. Cinq ans après, fatigue, sous-effectif et surcharge de travail sont toujours au rendez-vous.
  • Trump endorses Flock cameras despite bipartisan backlash: 'I like them'

    President Donald Trump endorsed law enforcement's use of Flock cameras despite the intense bipartisan backlash they are facing in the court of public opinion.
  • Pour changer l’école française, il faut réformer la manière de la réformer

    La publication du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), le 8 septembre 2026 par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a été l’apogée d’une séquence éducative mouvementée en cette rentrée. Commencée fin août avec la polémique sur le…
  • Poverty Rate Was Stable Before Trump's Safety Net Cuts Gained Force

    Median household income rose to a record $87,460 in 2025, according to annual Census Bureau data on the financial well-being of Americans.
  • [MinuitDecousu] Émission #261 Backlash & K.O technique

    Émission enregistrée le 15/09/2026 en direct des studios de Radio Canut. Cette semaine, Minuit Décousu casse l’ambiance avec une émission sur le backlash anti-féministe et luttes qui y font face. »Première vague, deuxième vague, troisième vague. Mais aussi fémo-nationalisme et backlash masculiniste et anti-féministe. Difficile aujourd’hui d’utiliser le mot féminisme au singulier ni même de bien savoir à quoi s’en tenir. C’est toujours complexe et souvent sombre. Alors ce soir on a tiré des fils et tenté de démêler des nœuds. Ça donne une émission douce amère. Un portrait pessimiste des féminismes actuels et des vents contraire qu’ils affrontent. Mais aussi des moment où la lutte prend le dessus, où les camarades se donnent les moyens d’inverser la tendance. Et où, même, il y a des victoires. »Dans cette émission, tu pourras entendre : – Le féminisme, c’est plus radicool- Naissance du Girlxcott national et sa branche lyonnaise (entretien avec Élisa et Camille de la collective Girlxcott lyonnaise*)- Une histoire du masculinisme : des groupes pro-fem à la « révolution conservatrice »- Les Fêtes interconnectées de la BD, un contre-festival d’Angoulême (*)- Une histoire du masculinisme : consolidation, hybridation et masculinisme d’État- Sexisme dans les BD, sexisme dans le monde professionnel de la BD (*)- Le féminisme, encore de gauche ?

    https://audioblog.arteradio.com/blog/139527/podcast/282685

  • Trump's Midterm Mayhem - The Wins and the Warnings

    A demonstrator holds signs while protesting against US President Donald Trump’s executive order that aimed to change how Americans vote by mail ahead of the midterm elections. Photo by ROBERTO SCHMIDT / AFP via Getty Images.

    Donald Trump has spent six years refusing to accept an election result he did not like, and the run-up to the 2026 midterms has been shaped by his stubborn and baseless claims of election fraud. He has ordered raids on local election offices, demanded state voter rolls through an executive order and tried to end mail-in voting completely. In a February podcast interview with former FBI deputy director Dan Bongino, he told listeners Republicans should “nationalize the voting,” meaning put it all in the hands of his people.

    Not a chance. Blue states and voting rights groups have pushed back hard, filing dozens of lawsuits and taking the fight all the way to the Supreme Court. Seven weeks from Election Day, the record so far is good for anyone who cares about free and fair elections. But real risks remain.

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    First, the wins

    Since May, the Justice Department has sued 30 states and Washington, D.C., for refusing to turn over their complete voter rolls, including driver’s license numbers and partial Social Security numbers. While many GOP-controlled states went along with the demands, Democratic-controlled ones resisted. After all, the administration of federal elections isn’t an executive branch function. Under the U.S. Constitution, it’s left to the states or Congress. It’s not the purview of the White House.

    Federal judges have unanimously agreed. So far, they have dismissed 23 of those lawsuits, according to a running tally kept by the Brennan Center for Justice, with one court after another finding the demands unsupported by any statute the department has cited. A California judge went further, writing that the department’s stated purpose of “voter roll maintenance enforcement and compliance” did not match what its own officials had said elsewhere, and that the broader campaign “paints an alarming picture regarding the centralization of Americans’ information within the Executive Branch.”

    Then there’s the saga of the USPS and its asserted role in our elections. That storyline ended with a loss for the White House on Monday at the Supreme Court, which issued a single-paragraph ruling on its emergency docket denying the regime’s request for a stay of a lower court’s injunction and emphasizing that it did not think the defendants would prevail on the merits.

    The road to Monday’s ruling was a winding one that had bounced up the Supreme Court with a far less positive result. In late August, a majority of the justices sided with the administration in a related case, Trump v. California, lifting an earlier district court injunction. Let me clear my throat before reciting the legal grounds, which are admittedly confusing: The Court lifted the injunction on narrow standing and ripeness grounds, rather than on the merits, briefly clearing the way for the rule to take effect and prompting the district judge to vacate her own block, only to reimpose a new injunction once the Postal Service actually finalized its rule and voting-rights groups sued again.

    Monday’s SCOTUS decision closed that door, thank goodness. The justices declined, presumably 7-2 (though as Georgetown law professor Steve Vladeck noted, it could be 6-3 because we only saw two public dissents), to let the Postal Service enforce the rule, leaving standing the district court’s finding that it likely violated the Constitution’s grant of election authority to the states and a federal appeals court’s separate warning that it would likely disenfranchise millions of voters while doing little to combat actual fraud.

    To no one’s surprise, Justices Samuel Alito and Clarence Thomas wrote a public dissent, arguing that the White House was likely to prevail eventually on the merits. At least a few, if not all, of Trump’s appointees disagreed.

    With this ruling, we are seeing a familiar pattern. It’s one that held in 2020 whenever the Trump campaign’s claims about elections actually reached a courtroom. Inside courthouse walls, Trump repeatedly lost before judges appointed by presidents of both parties, until the Supreme Court finally declared it also wasn’t going to put its finger on the scale for Trump.

    Our judiciary continues to function, however battered by the bad faith of the Justice Department and the appointment of cynical partisans. But the courts are only a check on claims already made and challenges already filed. They have no say over claims not yet raised or maneuvers built to never reach a courtroom at all.

    Next, the familiar pressures

    For anyone who has followed Trump’s threats around this election cycle, the dangers he and the executive branch pose fall into four basic buckets: federal seizure of ballots, data and even voting machines; a declaration of national emergency over election fraud; armed federal agents or even troops stationed at polling places; and local officials engaging in shenanigans, including refusing to certify election results.

    The seizure threat is already real, just as it was in 2020 when Trump reportedly regretted not having troops take possession of voting machines after his electoral loss. This election cycle, he has not held back. In January, the FBI raided a Fulton County, Georgia, election warehouse and physically removed the 2020 ballots, an operation former Director of National Intelligence Tulsi Gabbard was somehow present for. And in California, the Riverside County sheriff similarly confiscated ballots from a 2025 redistricting referendum. Obtaining state or county election records does not always take the form of a raid, however, as we saw in Arizona, where a federal grand jury subpoenaed digital election data tied to the state Senate’s discredited 2021 Maricopa County audit. The data was quietly obtained through paperwork after the state Senate president complied and handed the records to the FBI.

    A national election emergency is something Trump’s allies, including former adviser Steve Bannon, have pushed him to declare, despite the fact that there is no law authorizing one. A 17-page draft executive order, reviewed in full by PBS News, has already circulated among his allies. It claims foreign interference in the 2020 election as grounds to impose national mandates such as hand-marked paper ballots counted in public, nationwide re-registration with proof of citizenship and new voter ID requirements. Rather alarmingly, Trump has declined to rule it out, telling an interviewer as recently as August who asked about such a declaration that “stranger things have happened.” To be clear, the U.S. Constitution gives states, not the president, authority over federal elections under Article I, Section 4, and no statute grants the executive branch power to override that during a declared emergency. Hofstra law professor James Sample called the idea that Trump could simply declare a national emergency “legally baseless”—and he is right about that.

    Bannon has separately called for an “up-armored ICE presence” at polling places. It’s an idea Homeland Security Secretary Markwayne Mullin has pointedly declined to rule out, saying just this month that agents would go to polling places only “if we’re serving a warrant” or responding to a threat, even as the chairman of the Joint Chiefs of Staff has denied any plan to use troops to seize ballots or voting machines. Like the power to declare a national election emergency, the idea of armed agents at polling places is not just controversial; it is squarely illegal. Federal law bars deploying “armed men” to any place where an election is being held and separately bars intimidating, threatening or coercing anyone in connection with voting. As attorneys Jasleen Singh and Kendall Verhovek of the Brennan Center for Justice pointedly noted, ICE has no statutory role in enforcing election law.

    Certification refusal is not just a Mike Pence Hail Mary; it has a track record at the county election level. Local election deniers serving as officials in eight states have refused to certify results 35 times since 2020, according to Citizens for Responsibility and Ethics in Washington, and every one of those refusals has eventually been forced through by a court. As the Washington Post reported, a commissioner in New Mexico’s Otero County cited debunked theories about voting machines in 2022 and voted no on certification anyway, telling an attorney who warned she could be jailed for it, “So then what?” A commissioner in Nevada’s Washoe County has voted against certifying every election since 2020, including her own reelection.

    The lack of a sound legal basis for any of these mechanisms matters less than what they actually cause in the moment: fear and confusion that could overwhelm a process still working itself through a slow-moving legal system. That is precisely the model Jan. 6 established. Indeed, the attack on the Capitol was never going to succeed as some kind of constitutional procedure. It succeeded, for a few hours at least, as chaos. And chaos was the entire objective. Once mayhem is generated, it can be used to justify invoking the strong hand of the federal government to restore order and stability.

    The Pence play, updated

    In 2020, Trump’s legal advisers went looking for a single point of technical failure in a process everyone assumed was purely ceremonial, and they found one in Mike Pence. As vice president, Pence’s role presiding over the certification of electoral votes had never before been treated as discretionary. Trump’s team spent weeks trying to convince him otherwise, arguing he had the authority to reject or delay certified votes based on his own judgment. Never has so much ridden on one person simply upholding the oath he took. Pence refused.

    Retired federal judge J. Michael Luttig, a George H.W. Bush appointee and longtime conservative legal figure, has identified a similar chokepoint one office removed, laying it out in detail in a September 10 essay in The New Republic titled “The Final Battle for America’s Democracy.” Luttig’s warning centers on House Speaker Mike Johnson, whose term expires at noon on January 3, 2027. Before then, Luttig argues, Johnson could theoretically remove current House Clerk Kevin McCumber and install a loyalist willing to refuse to list Democratic members-elect on the statutory roll used to organize the new Congress. Members-elect would then have to seek a federal court order compelling the clerk to comply. In Luttig’s darkest scenario, that clerk could defy even a Supreme Court writ, dragging the standoff out for weeks or months while Congress sits paralyzed.

    A clerk’s job is ordinarily ministerial and invisible. Luttig is describing a scenario where Johnson does to the House clerk what Trump’s advisers tried and failed to do to Pence: give a functionary a reason to believe he actually has the discretion and the justification to keep certified winners out of their seats.

    This scenario, while possible, is not on my front burner. Nor is it likely to last long, as attorney and writer Robert Hubbell persuasively argues, given how quickly the Supreme Court has acted when it comes to resolving election-related disputes. Speaker Johnson and any House clerk he appoints would understand this and likely think twice about crossing, let alone defying, SCOTUS on the assumption that they could delay the seating of a new Congress for long.

    There’s something lost, however, in the discussion around maneuvers, mechanisms and vulnerabilities. Every one of these schemes depends on the same thing: a public-facing story convincing enough to make the attempt look defensible, at least for as long as it takes to do damage. It also changes what a court is willing to do. A judge asked to intervene within hours of a seizure or a refused certification moves differently against a backdrop of “we found something” than against silence or the lack of any colorable claim or evidence. Trump and his allies are already building that story around three distinct conspiratorial claims.

    Conspiracy one: The minority “vote-dumps”

    The oldest false predicate is also the most familiar. In 2020, Trump built his entire election fraud narrative around a specific image: ballots counted overnight in large, heavily Democratic, heavily African American cities. He framed the counting of ballots as suspicious simply because it continued after midnight.

    “When you see what happened in Detroit, Atlanta, Philadelphia & Milwaukee, massive voter fraud,” he wrote that November. None of those cities decided the election. Turnout in Detroit actually fell from 2016 levels, and Trump won a larger share of the city’s vote than any Republican nominee in decades; Biden won Michigan in the suburbs, not the cities Trump named.

    The claim never needed to be true to work, and Trump has already revived it for 2026. In a February podcast interview and again the next day from the Oval Office, he named the same cities as likely culprits in his fantastical election heist. “Take a look at Detroit. Take a look at Pennsylvania. Take a look at Philadelphia. You go take a look at Atlanta.”

    This election cycle, the Justice Department plans to deploy roughly 1,000 election monitors this November. That would be a record for a Republican administration, according to Assistant Attorney General for Civil Rights Harmeet Dhillon. During this year’s primaries, federal personnel were already sent to Detroit, Hamtramck, Lansing and East Lansing in Michigan. They were also dispatched to Maricopa, Apache and Pima counties in Arizona, presumably on the false premise that illegal votes were being cast by undocumented Latino residents. Dhillon has framed the deployment around ensuring no voter is “canceled out by someone who should not be voting,” language that echoes the regime’s unproven “immigrant voter fraud” claims rather than the Voting Rights Act compliance the monitor program traditionally exists to enforce.

    Conspiracy two: The mail-in mirage

    The second predicate is newer, and it compounds the first rather than replaces it. The manufactured fraud claims that failed in 2020 shared a common flaw: They arrived too long after the votes were counted and the result known. That forced Trump’s lawyers to invent stories to fit a result they didn’t like.

    The newer conspiracy claim doesn’t need to be invented after the fact because the vote-counting process itself, lawfully and correctly administered, produces the appearance of fraud in real time, before anyone has to lie about anything.

    I wrote about this peculiar dynamic in June, when California’s ongoing primary count first became a live preview of what November could look like. The state automatically mails a ballot to every registered voter, a policy Gov. Gavin Newsom made permanent in 2021. Those ballots are valid as long as they are postmarked by Election Day and arrive within seven days afterwards. Los Angeles County alone has to be ready to process ballots from as many as six million people, most of whom vote by mail. Statewide, roughly 13 million of the 16 million votes cast in 2024 arrived by mail. Same-day registrants cast provisional ballots that require separate verification.

    As I wrote in June,

    Election experts have described the cumulative effect using a vivid analogy: a pig moving through a python. The processing systems in each county must absorb an enormous pile of late-arriving ballots, all legally mailed but at the last minute.

    The count takes weeks not because anything has gone wrong, but because that’s how much time absorbing such a huge pile of ballots requires.

    Republicans are more likely to vote in person or return mail ballots early, so those votes get counted first, producing an initial tally that leans Republican. Democratic votes arrive and get counted later, and the count shifts. This creates a mail-in ballot mirage of sorts, or as I described in June, “an illusion of Republican dominance created entirely by the sequence in which valid ballots happen to be counted.”

    Trump has already shown us what he will do with that gap. During the June primary, as mail ballots shifted two closely watched races away from his preferred candidates, he told NBC’s Kristen Welker that California was “rigging the election.” He offered no evidence, instead saying that “all I have to do is look.” Ron DeSantis, Megyn Kelly and a rotation of Fox hosts amplified the claim within hours, and the Justice Department sent a federal prosecutor to observe ballot processing in Los Angeles County the next day.

    California Attorney General Rob Bonta had predicted exactly this scenario months earlier, calling Trump’s rhetoric around the state’s Proposition 50 special election “a tee-up for something more dangerous in the 2026 midterms and maybe beyond.”

    The stakes in November are huge. California holds 52 House seats, more than any other state, and five of them shifted into competitive territory after Proposition 50 redrew the maps in favor of Democrats in response to Texas’s partisan gerrymander seeking to hand five more seats to the GOP. Those are exactly the kind of close races that take the longest to call, and they may well decide which party controls the House when the 120th Congress convenes in January of 2027. On election night, Republicans could hold apparent leads in several of those districts. Over the following days, as lawful counting proceeds, some of those leads will narrow or flip toward Democrats, the same pattern that played out in the June primary and in 2022 and 2024. And Trump will pounce.

    Conspiracy three: Local yokels

    The third predicate is Trump’s recent citizenship-list campaign. The White House has recently accused Pennsylvania, California, New Jersey and Nevada of having hundreds of thousands of noncitizens on their voter rolls, publicly pressing the claim for weeks while struggling to produce evidence. State officials call the underlying data unreliable. Justin Levitt, a law professor at Loyola Marymount and a former Biden administration adviser, describes the 250,000-noncitizen figure the White House has floated as a prop, something to point to if it wants to justify taking action, whether or not the number holds up under scrutiny.

    Accurate, smackurate. That justification doesn’t need to hold up under scrutiny to do its work at the county level. Indeed, local election boards already have a template. In Fulton County, Georgia, board member Janice Johnston filed a state lawsuit seeking to leverage unsubstantiated claims about the county’s 2020 election into expanded certification power and direct access to ballot images, despite the secretary of state and the courts having already dismissed those claims. A local commissioner who wants a reason not to certify in November has, in the citizenship-list numbers, a ready-made and presently unfalsifiable one. It doesn’t matter that the underlying data is bad. It only matters that it exists and sounds enough like fraud to hold up for the days or weeks it takes courts to force certification through anyway.

    Trump and his cronies are hoping that if enough local election officials rebel, it will look and feel like some kind of national crisis justifying the seizure of ballots, a national election emergency declaration or even the deployment of armed agents or troops to election sites.

    So are we screwed?

    It’s understandable to feel overwhelmed by the ferocity and scope of these attacks. These three conspiracy-based assaults on our elections could all move into high gear the moment polls close and first counts come in—but before races are officially called and results are later certified by local authorities. It’s that very gap Trump and his allies will seek to exploit.

    But standing in that gap will be state and local election officials and voting rights lawyers, who already know the timing and understand the gist of what the other side will attempt. They will be prepared with election monitors, lawsuits and pre-drafted motions for temporary restraining orders, all in advance of the expected attacks.

    Federal judges also know it may be a long night, if not a long couple of weeks, as unverified and unsubstantiated claims once again seek to derail the election and certification process. This time, unfortunately, the weight of the federal government will be behind the “evidence,” with the DOJ presenting “data” it received from cooperative red states as “proof” of something untoward.

    That’s unsettling, but we can take comfort in the fact that the DOJ still has not prevailed in over two dozen election cases it has fought so far. And for all its faults and partisanship, the Supreme Court has at last signaled that it is not always ready to side with the White House, particularly over election matters in which the executive branch should play zero role as a matter of law.

    Trump and his co-conspirators also understand that they may now be holding a losing hand, despite their latest attempts to rig and undermine our elections. If Trump’s past behavior is any guide, one likely retreat will look like any other TACO Tuesday: The president will turn up the rhetoric even as he backs down, then blame someone else for the failure (he’s already pointing to Republicans) and retreat further into his happy zones of ballrooms and monuments to himself.

    All this suggests that we should stay the course, prepare for what we know is coming and turn out in droves to power a blue tsunami that will sweep Democrats back into control of one, if not both, chambers of Congress. The recent court wins teach us that if we heed the warnings and do our homework, Trump’s anti-democratic attacks can be defeated and the rule of law can come out on top once again—just in time for democracy to take the W, too.

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  • Trump’s DOJ Says ‘Become Ungovernable’ Is Antifa Evidence. Trump’s Convention Put It On The Wall.

    “Become ungovernable” is a phrase that has traveled around the world and morphed in meaning over time, but in the last few years has basically become an internet culture joke meme, with vaguely anarchist seasoning.

    But, now, in the Trump administration, it has apparently taken on a Schrodinger-esque meaning as either… a slogan for libertarian-leaning MAGA folks… or proof that someone is antifa. Or we just live in a dumb stupid world where nothing matters anymore.

    As you may have heard, last week Donald Trump hosted the first-ever GOP “midterms” convention, a desperate ploy to get people excited about the midterm elections as Trump’s approval ratings hit such horrifying lows that even some Republicans are trying to distance themselves. Trump doesn’t have anything productive or helpful he can do to stop the slide caused almost entirely by his own terrible decision-making, and thus he falls back on the only thing he knows how to do: hold rallies to pretend that everyone loves him.

    It was apparently difficult to find willing speakers (many top Republican officials came up with excuses to skip the shindig), but he did get Ross Ulbricht to speak. As someone who covered much of the Ross Ulbricht saga — from his arrest for operating the Silk Road Tor marketplace, to the stories of him attempting to hire hitmen to kill off various people, to his “maybe someone else did it!” legal arguments, to his eventual pardon from Trump — I’d say the pardon was a near-perfect encapsulation of Trump 2.0’s transactional corruption.

    There were some parts of the Ulbricht prosecution that seemed problematic, and the lifetime sentence was arguably excessive given the evidence, but the attempted murder claims were a pretty big deal. And while some of Ulbricht’s defenders argued he was just a platform operator who shouldn’t be liable for what users did — an argument we’re usually quite sympathetic to — Section 230 never applied to federal criminal charges anyway. And remember: Trump has regularly campaigned on throwing drug dealers in jail, if not executing them outright.

    But, freeing Ulbricht became a kind of Libertarian Party cause célèbre, and Trump was desperate for votes in 2024, so to try to bring over some of the increasingly authoritarian wing of the Libertarian Party (as oxymoronic as that may sound) he promised to pardon Ulbricht. Free the guy who set up a giant illegal drugs and weaponry marketplace, in exchange for some votes. Trumpism in a nutshell.

    Notably, when Trump spoke in front of the Libertarian Party convention to make this promise, he did so in front of a “Become Ungovernable” banner.

    Last week, when Ulbricht spoke at Trump’s midterms rally, he spoke in front of the same banner:

    Ulbricht didn’t have anything interesting to say, just misleadingly claiming that he and Trump were both the “target of a weaponized government,” which only makes sense if you haven’t actually looked at the evidence against Ulbricht. It’s not a “weaponized” government when you actually engaged in criminal activity, dude.

    But that banner background really caught my eye, because just a few months ago, with Trump’s DOJ trying to cook up charges against the mythical “antifa” cells that MAGA keeps insisting exist, the DOJ claimed that it had found and indicted an antifa cell in Minnesota. And a key part of the evidence? One of the people had posted to Facebook “become ungovernable.”

    With these new charges, Rosen said, “the evidence will prove it all out”.

    Rosen showed social media posts and videos of a couple of the people indicted to underscore the allegations that they intended to impede law enforcement. In one video, a man declares he is antifa and discusses bringing guns to a demonstration. He showed another post of a defendant saying people needed to “become ungovernable”.

    Literally, the US Attorney highlighted the “become ungovernable” Facebook post in his press conference explaining why those charged were “antifa.”

    Oh, so they have NOTHING nothing

    — Aaron Rupar (@atrupar.com) 2026-06-16T16:10:00.812Z

    You could argue that the 2024 Trump appearance in front of the banner doesn’t count. It wasn’t Trump’s convention, he had no say in the backdrop, and it happened two years before his DOJ decided that the phrase was crucial evidence of antifa conspiracy membership. Sure. Fine.

    But here we are now, just a few months after one of Trump’s own handpicked prosecutors stood at a press conference and declared that “become ungovernable” was evidence of antifa membership, Trump’s own MAGA convention has plastered that same phrase across the main stage — behind the guy who ran an illegal drugs market and tried to hire assassins to take out his enemies.

    It’s almost like nothing actually matters any more, other than whether you’re loyal to Trump or not. And thus, I guess, the only thing one can possible do is… ahem… become ungovernable.

  • Comment agir face au génocide à Gaza

    Dans le contexte actuel, comment agir face au génocide en cours a Gaza et en Palestine ?

    Depuis le 7 octobre 2023, Israhell mène a Gaza un nettoyage ethnique sans pitié.
    En un an, on compte plus de 50 milles mort.es tué.es par l'armée d'occupation sioniste au cours de bombardements mais aussi par tirs ciblé et attaques de drones sur des civils.
    Depuis le début de ce génocide, est dénoncé dans le monde entier, la collaboration des pays occidentaux avec Israhell.
    Que ce soit par de la vente de matérielle d'armement, dans un discours médiatique deshumanisant le peuple palestien, deligimant la resistance armée et justifiant les horreurs mené par Tsahal, l'armée d'occupation isrealienne.

    Le soutien évident de la France du processus de colonisation de la Palestine par Isreal s'inscrit dans la conitnuité de l'imperialisme occidental dans lequel s'est construit la france telle que nous la connaissons aujourd'hui. Ce soutien est en grande resonnance avec le racisme et l'islamophobie d'état présent depuis toujours, mais revenant en force dans l'actulité politique ce derniers temps.

    Le 16 fevrier 2025, plusieurs collectifs militant pour la liberation de la Palestine se sont réunis à Nantes autour de la question de la complicité du complexe militaro undistriel français avec Israel mais aussi pour apporter des reponses à la question suivante : dans le contexte actuel, comment agir face au génocide en cours a Gaza et en Palestine.

    Dans ce podcast, vous pourrez écouter Denis Fortin de l'observatoir de l'armement faire un état des lieux de cette complicité entre la france et Israel. Puis vous entendrez différents collectif : Stop Arming Israel, Urgence Palestine, Kiffah, Guerre à la Guerre et Samidoun Paris Banlieu prendront la parole à tout de role afin de s'exprimer sur les modalité d'action possible face à ces actualité.

    Samidoun Paris Banlieu : https://samidoun.net/fr/

    Appel des syndicat palestiniens : https://laboursolidarity.org/fr/n/2913/appel-urgent-des-syndicats-palestiniens--mettez-fin-a-toute-complicite-arretez-d039armer-israel

    Stop arming israel :
    Guide des entreprises d'armement françaises complices d'israel mars 2024 : https://padlet.com/stoparmingisraelfrance/stop-arming-israel-france-smlj5i3burhikad3/wish/LNV1Q769yRJOamq3
    carte interactive : https://framacarte.org/fr/map/entreprises-darmement-en-france_173229#5/47.828/13.052

    Voir en ligne : pour télécharger, clic droit et enregistrer sous
  • Pour se donner de la force face à la montée de l'extreme droite

    Dans cette émission on parlera de lutte, de résistance. C'est une émission dans laquelle vous allez découvrir ou redécouvrir des collectifs qui sont aux coeur des luttes antiracistes et décoloniales. Des collectifs qui nous rassemblent et se mobilisent face à l'oppression de peuples colonisés, occupés, réprimés et tués. nous aborderons avec Filsane du collectif Isonomia, et aussi au travers de l'écoute d'intreviews, le contexte actuel de racisme, de répression et de résistance en France et ailleurs. Tout au long de cette émission vous entendrez d'autres collectifs qui agissent dans ce même prisme de lutte comme le collectif Kanaky libre, Urgence Palestine, Anti CRA, et encore beaucoup d'autres. En fin d'émission on vous proposera l'actualité des luttes à Nantes, les actions concrètes qui y sont menées, les prochaines dates de rassemblement, d'événements, ou encore les mesures d'accompagnement proposés au sein des collectifs.

    Ressources :
    Isonomia : https://www.isonomia.fr/
    Anti CRA : https://www.instagram.com/anticra44/
    Cases Rebelles : https://www.cases-rebelles.org/
    Cercles du Marronnage : https://www.facebook.com/people/Le-Cercle-du-marronnage/100063525003712/
    Urgence Palestine Nantes : https://www.instagram.com/urgencepalestinenantes/
    Commission droit Asile Nosig : https://www.nosig.fr/page/2394337-devenir-benevole Projet Resilience Gaza : https://www.resiliencegaza.org/ Gasprom Asti : http://gasprom.org/
    Tamo : https://cemea-pdll.org/TAMO-accueil-de-jour-de-jeunes
    Emission Angles Morts : https://www.prun.net/emission/5Xxa-angles-morts
    Bruler Bruler Bruler de Lisette Lombé : https://www.youtube.com/watch?v=_dGbFiiArtc

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  • Pudeur

    Dans nos émissions, on aime bien évoquer ce qui nous chamboule, nous traverse, nous saoule ou nous fait kiffer, le tout, à travers notre prisme anti sexiste et queer politique (on insiste sur le politique, des fois, on l'oublie un peu). Pour notre première diffusion on a parlé de pudeur. On la décline dans plusieurs thématiques qui nous font sens :

    • dans les milieux queer féministe,
    • dans un contexte de soins ,
    • à travers le prisme de la race sociale,
    • celle qui touche aux émotions,
    • liée à l'âge.
      Ces sujets peuvent toucher à l'intime, les VSS, les violences médicales, de genre et / ou raciales et envers les enfants. Alors on vous invite à faire du doux, être avec des potes, ou faire pouce dans la lecture quand ça vous fait envie. C'est parti pour la première diffusion d'Embrasier.
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  • [ANGERS] Rassemblement contre le projet de ferme usine

    Le projet d’élevage intensif de veaux à Verrie franchit une nouvelle étape. Après l’avis négatif du conseil municipal de Verrie sur le dossier, le préfet de Maine et Loire doit maintenant valider ou non le projet.

    👉 **À 8 h, une délégation sera reçue par le Préfet de Maine-et-Loire.**

    Nous voulons être nombreux à l’accompagner.

    📍 **Préfecture d’Angers – place Michel-Debré**

    ⏰ **Rendez-vous dès 7 h 30 pour le ptit dèj **

    📅 **Vendredi 18 septembre**

     

    Plus d’infos ici : https://verrie-bad-trip.houla.net/

  • Jon Ossoff mentions Natalie Harp while condemning Trump's administration – video

    During his 16 August campaign event in Atlanta, Georgia, Senator Jon Ossoff mentioned White House aide Natalie Harp when condemning the Trump administration's handling of the Iran war and USS Lincoln sailors

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  • A Biglaw Firm Bet On Leadership Training—And It’s Paying Off

    Outside the New York offices of ArentFox Schiff (photo by David Lat).

    This article originally appeared on Bloomberg Law, part of Bloomberg Industry Group, Inc. (800-372-1033), and is reproduced here with permission. The footnotes contain material that didn’t appear in my Bloomberg Law column—a form of bonus content for Original Jurisdiction subscribers.

    With the November elections fast approaching (and election-related litigation already here), I’ve been thinking a lot about leaders and leadership lately. It’s natural to associate leadership with political figures, but leadership can take many forms—and be shown by everyone, regardless of one’s formal title or role.

    This concept of “leading from where you are” is one of the pillars of the AFS Fellows Program, a three-year leadership development initiative open to lawyers ranging from midlevel associates to junior partners at ArentFox Schiff. Launched at Arent Fox in 2017 (prior to its 2022 merger with Schiff Hardin), the program celebrated its 10th anniversary this month and announced its 10th class of fellows last week.1

    The program has been “a resounding success,” according to M. Scott Peeler, a longtime ArentFox Schiff partner and executive committee member who created and leads the initiative.2

    The AFS Fellows Program’s track record makes it a model that other law firms might want to emulate. To quote two other pillars of the program, “leadership can be taught” and “leadership matters.”

    A cultural commitment

    With almost 600 lawyers and more than $650 million in revenue last year, ArentFox Schiff is one of the nation’s 100 largest law firms. Many Biglaw firms are even larger, with thousands of lawyers and billions of dollars in revenue.

    Great leadership can make a huge difference in such sizable organizations. Visionary chairs and managing partners can supercharge the performance of their firms. And on the day-to-day level, individual lawyers must lead everything from client-matter teams to internal firm committees.

    But lawyers in Biglaw generally don’t receive training in leadership, despite its obvious importance. And leadership roles at firms are often allocated based not on leadership ability, but on a partner’s book of business.

    “Law firms tend to focus lawyer training more on substantive law and professional skills rather than holistic leadership training,” said Anastasia Boyko, former assistant dean for leadership programs at Yale Law School.3

    “Creating more complex, longitudinal programs requires a much larger staff and partner time investment than many firms think is prudent given lawyer attrition rates and billing pressures,” Boyko added. “It often takes a cultural commitment from firm leadership to have the patience necessary to wait for the ROI on these sorts of programs.”

    The AFS Fellows Program has definitely required the firm’s commitment, from both participants in the program and the lawyers and staff who run it. Over the course of three years, the 10 to 12 fellows in each class go on retreats, take personality and leadership assessments, hear from outside speakers, attend dinners with firm leadership, engage in team-building exercises, and undertake a variety of individual and group projects.

    This extensive programming eats up many hours that could have been spent doing billable work. But the program alumni whom I interviewed all said it was worth it.

    Bonding and business development

    “Every single person I know who has gone through the Fellows Program has found it so eye-opening,” said Annie Chang Lee, a Los Angeles-based partner and co-leader of the healthcare industry group at ArentFox Schiff, who was a fellow in the class of 2019. “When you actually experience it, it’s unbelievable—and it has had such an impact on me, both professionally and personally.”

    Brian Farkas, a New York-based litigation partner, joined ArentFox Schiff in the spring of 2020—the height of the Covid-19 pandemic. With lawyers not going into the office, getting to know his new colleagues was a challenge. But in 2022, he joined the Fellows Program, which wound up being “an incredible way to integrate into the firm.”

    “What makes the Fellows Program so special is that it’s a small group of around 10 people,” Farkas explained. “You’re bonding in this intimate way. It’s like being around a fire pit at summer camp, not a stuffy cocktail party dedicated to business development.”

    Burford Capital is the leading global finance and asset management firm focused on law. Its businesses include litigation finance and risk management, asset recovery and a wide range of legal finance and advisory activities. Burford is publicly traded on the New York Stock Exchange (NYSE: BUR) and the London Stock Exchange (LSE: BUR) and works with companies and law firms around the world from its global network of offices. For more information, please visit www.burfordcapital.com.

    Business development isn’t an explicit part of the program. But according to Alex Spiegler, a New York-based IP partner who was in the 2018 class of fellows, the bonds that get formed end up being helpful for cross-selling.

    “In a firm like ours, with 600 lawyers, we’re always looking for opportunities to recommend our partners to clients,” said Spiegler. “Through the Fellows Program, I’ve become friends with a number of great colleagues in other practices. And it’s been wonderful to refer my clients to partners whom I know to be top-notch lawyers and people, who will treat my clients well.”

    Return on investment

    The AFS Fellows Program hasn’t been cheap—the retreats and dinners take place at swanky destinations,4 and the cost in terms of lost billables is significant over three years—but it has definitely been worth it. In fact, the program has “paid for itself by a staggering multiple,” Peeler said.

    He supported this claim with data. Over the program’s 10-year history, 100% of fellows eligible for promotion to partnership have been elevated—60 to income (or non-equity) partner, and 10 to equity partner.

    Last year, fellows collected more than $40 million in revenue. AFS Fellows associates bill on average more than 500 additional billable hours compared with other associates, and partners who have gone through the program bill on average more than 140 additional billable hours compared with other partners.5

    The program engenders an esprit de corps among the lawyers who have been through it. As Lee put it, “The Fellows Program creates a certain bond, almost like a fraternity or sorority within the firm. It gives people a more purposeful firm life. You’re not just doing work and caring for your clients, but you’re caring for each other and for the firm.”

    “Lawyers who have participated in the program feel seen, heard, and valued,” according to Peeler. “Why does someone want to make their career somewhere? Yes, compensation matters, and yes, geography matters—but at the end of the day, it’s because that person feels valued.”

    “Part of why you want to stay at a firm is the people around you,” Spiegler said. “The Fellows Program has helped make me want to be here.”

    And this increased loyalty to ArentFox Schiff ultimately helps the firm’s bottom line. The Fellows Program has had an 80% retention rate over the past decade—that is, eight out of 10 lawyers who have participated in the program are still at the firm. Considering that attorney attrition costs firms money, anything that increases retention is a financial benefit.

    Peeler shared statistics with me because he felt they would be most persuasive to lawyers seeking hard facts. But from his perspective, leadership training is important in and of itself, not simply because it can improve a firm’s financial performance.

    “Leadership is about core fundamentals of human interaction,” he said. “What makes me tick? What makes us tick as a group? How can we work together and lift each other up?”

    “It’s such foundational stuff, so why don’t we focus on it more?” Peeler asked. “Our clients in corporate America focus on leadership much more than law firms do—and we should learn from their example.”

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  • Procès Le Priol / Bouvier : deux témoignages accablants

  • Protestations d’innocence au procès en appel des assistants parlementaires du MoDem

    Face à la cour d’appel de Paris, responsables et anciens élus du MoDem assurent qu’il n’y a jamais eu de système d’emplois fictifs mis en place au préjudice du Parlement européen.
  • Scandale du périscolaire: face à des révélations embarrassantes, Hidalgo plaide un «échec collectif»

    Auditionnée par la mission d’information du Sénat, mardi 15 septembre, l’ancienne maire de Paris a dû admettre que son administration avait cessé, entre 2021 et 2025, d’opérer systématiquement des signalements à la justice, à rebours de ses «consignes». «C’est plus que fâcheux», a-t-elle concédé.
  • Le «cadeau de mariage» d’un oligarque russe au fils Trump vire au problème de sécurité nationale

    Umar Kremlev, un homme d’affaires qui a fait fortune dans le giron du Kremlin, a déboursé des centaines de milliers de dollars pour financer les noces de Donald Trump Junior et Bettina Anderson, en mai, aux Bahamas. Le marié y voit une preuve d’amitié; le reste des États-Unis est stupéfait.
  • Blocages du 17 octobre : le mouvement a déjà commencé

    À Fos-sur-Mer, des marins-pécheurs ont bloqué le plus grand dépôt pétrolier de France ce 15 septembre.

    L’article Blocages du 17 octobre : le mouvement a déjà commencé est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • Affaire de Carcassonne: Laurent Nuñez choisit ses indignations

    Si le ministre de l’intérieur a qualifié d’«inacceptables» les propos racistes enregistrés par la caméra-piéton d’un policier municipal de Carcassonne affilié au RN, il ne se montre pas toujours aussi bavard et sévère quand ses effectifs sont pointés du doigt.
  • Gaza: «Les États occidentaux sont coupables»

    Raconter la Palestine, raconter Gaza, donner de l’écho aux voix palestiniennes et documenter le génocide: l’immense auteur de bande dessinée Joe Sacco est l’invité spécial de «Mediapart».
  • Washington Policy Review: September 14, 2026

    Today’s Report

    1. Overview

    2. White House News

    3. Truth Social Posts

    4. Government Department News

    5. Selected Democratic Officials

    6. AI & Tech Company News

    7. Congressional Watch

    1. Overview

    The White House sent nominations to the Senate for United States District Judge positions for Samuel D. Adkisson, Philip Axt, Daniel Lewis Ballou, Richard Wesley Bennett, Courtney Leigh Coker, Bradford J. Kelley, Robert E. Long, Jr., Peter M. Mansfield, Jesus A. Osete, Trevor Scott Pemberton, and Zachary Paul West, as well as Lee Philip Rudofsky for United States Circuit Judge and James Lewis Quinn for the United States Court of Appeals for Veterans Claims. The White House also highlighted the rescue of an Air Force officer, mission call sign DUDE 44 Bravo, describing it as a testament to the bravery of warfighters.

    Donald Trump reported the completion of a granite heliport on the White House South Lawn and shared a report regarding the National Weather Service renaming Lake Ontario. He affirmed a proposal for a $5,000 dividend to adult citizens, defended his past economic record, and criticized Karl Rove. Regarding Artificial Intelligence, Trump asserted that warnings of global destruction are a “HOAX,” predicted that data centers will be an economic engine, and maintained that military conflict in Iran caused price increases.

    The State Department announced that Djibouti signed the Artemis Accords to join 71 other nations in peaceful space exploration. The U.S. sanctioned Russia’s VTB Bank under “Operation Economic Outcast” for allegedly aiding Iran, and the U.S. and Vietnam signed a five-year health cooperation agreement. The Department of War issued a legal waiver authorizing UAP-related disclosures to the PURSUE team, announced a $450 million investment in The Elmet Group for tungsten processing, and publicized upcoming military commission proceedings. The Treasury Department confirmed the sanctions against VTB Bank, and USTR Ambassador Greer invited public comment on foreign trade barriers for the 2027 National Trade Estimate Report.

    Governor Newsom signed unspecified legislation and announced that the Supreme Court blocked a Trump Administration rule restricting vote-by-mail, which Attorney General Rob Bonta described as preventing “catastrophic” consequences. Newsom also demanded that Energy Secretary Chris Wright disclose planning regarding the conflict with Iran. Governor Whitmer initiated an investment mission to South Korea and announced the first payments from the Neighborhood Roads Fund. Governor Moore announced $14.5 million in highway safety grants, Governor Beshear announced a $41 million expansion for Toyotetsu Mid America, and Governor Pritzker announced $20 million for manufacturing training. Senator Ossoff reported distributing federal funds to 18 Georgia hospitals to offset Medicaid cuts and announced his cosponsorship of the Biosimilar Red Tape Elimination Act.

    No updates were reported for OpenAI, xAI, Anthropic, Palantir, Google DeepMind, or NVIDIA.

    No Congressional Record was found for 2026-09-13.

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    2. White House News

    Nominations Sent to the Senate

    The White House announced that it sent several nominations to the Senate. These include appointments for United States District Judge positions for Samuel D. Adkisson, Philip Axt, Daniel Lewis Ballou, Richard Wesley Bennett, Courtney Leigh Coker, Bradford J. Kelley, Robert E. Long, Jr., Peter M. Mansfield, Jesus A. Osete, Trevor Scott Pemberton, and Zachary Paul West. Additionally, the White House nominated Lee Philip Rudofsky for United States Circuit Judge and James Lewis Quinn for the United States Court of Appeals for Veterans Claims, among various other administrative, ambassadorial, and commission roles.

    Reference: Original White House release

    Warrior Ethos in Action: DUDE 44 Bravo’s Incredible Story

    The White House highlighted the story of an Air Force officer, mission call sign DUDE 44 Bravo, who was shot down over Iran in April. The White House stated this rescue serves as a “testament to the unmatched bravery of our nation’s warfighters” and the administration’s focus on “readiness, lethality, and standards.” Following an F-15E crash, Bravo and his pilot were rescued on Easter Sunday without loss of life. The White House described this mission as “this Administration’s promise in action: fight to win, hold the line on standards.”

    Reference: Original White House release

    3. Truth Social Posts

    Trump reported the completion of a new, carved granite heliport landing zone on the White House South Lawn, describing the project as “a work of art” that was finished ahead of schedule and under budget. He stated that the renovation, which included replacing asphalt with white granite, restored the White House to a level of magnificence not seen since its construction in 1792. Additionally, he shared a report regarding the National Weather Service beginning to change the name of Lake Ontario to Lake America on maps and weather forecasts.

    Regarding economic and political proposals, Trump affirmed his commitment to providing a $5,000 dividend to all adult citizens, stating this will occur if Republicans win the House and Senate. He defended the proposal against criticism from “Dumocrats” by citing his past success in delivering “The Great Big Beautiful Bill” and a $1,776 payment to military members, which he noted were previously labeled impossible to pass. Trump also characterized the Republican Midterm Convention in Dallas as a “solidly sold out winner” and criticized Karl Rove, calling him a “stone cold loser” who suffers from “Trump Derangement Syndrome.”

    Addressing Artificial Intelligence, Trump asserted that claims regarding the technology destroying the world are a “HOAX,” comparing such fears to previous “SCAMS” like the Global Warming narrative and various impeachment efforts. He stated that those propagating these warnings are “Revolutionaries” for a “Bad and Evil Cause” who do not have the best interests of the United States in mind. Trump declared himself the “Hoax Buster” and predicted that AI and data centers will become the “Greatest Economic Development Engine in History.” In the realm of foreign policy and defense, Trump maintained that the Biden administration caused price increases and estimated oil prices will drop once the military conflict with Iran concludes. Furthermore, he stated that the U.S. is producing elite weapons at a historic rate and contended that other nations should reimburse the United States for ongoing military efforts.

    Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump

    4. Government Department News

    State Department (state.gov)

    United States Welcomes Djibouti’s Signing of the Artemis Accords

    On September 14, 2026, Djibouti became the 72nd country to sign the Artemis Accords, pledging commitment to peaceful space exploration. Ambassador Mohamed Siad Douale signed the agreement at the Mary W. Jackson NASA Headquarters, witnessed by NASA Deputy Administrator Matthew Anderson and Assistant Secretary for African Affairs Frank Garcia. The Accords, established by the U.S. and seven other nations in 2020, provide principles for sustainable civil space activity. Djibouti previously participated in U.S.-led space training and launched its first two satellites in 2023 and 2024.

    U.S. Sanctions VTB Bank for Aiding Iran’s Sanctions Evasion

    The United States sanctioned Russia’s VTB Bank for allegedly assisting Iran in evading sanctions and funding terrorism. The State Department stated VTB Bank established offices in Iran and moved billions in Iranian assets. This action, taken under Executive Order 13902, is part of “Operation Economic Outcast,” which seeks to “completely isolate the regime from the financial lifelines that sustain its malign behavior.” The U.S. stated it aims to cut off financial support for the Iranian regime to prevent regional destabilization and threats to economic security.

    Joint Statement on the Quad Tabletop Exercise in Tokyo to Advance Indo-Pacific Logistics Network

    Australia, India, Japan, and the U.S. held a tabletop exercise in Tokyo on September 3–4, 2026, to advance the Quad Indo-Pacific Logistics Network (IPLN). Hosted by Japan’s Ministry of Defense, the exercise focused on natural disaster response scenarios to improve logistics coordination and interoperability. Participants made progress on developing Standard Operating Procedures to institutionalize the IPLN. The initiative intends to allow Quad partners to leverage shared logistics for faster civilian disaster response, reaffirming their collective commitment to a “free and open Indo-Pacific.”

    New U.S Health Partnership with Vietnam Under the Trump Administration’s America First Global Health Strategy

    On September 11, 2026, the U.S. and Vietnam signed a five-year Health Cooperation Memorandum of Understanding. The U.S. plans to provide $98,750,000 in assistance to support Vietnam’s transition to full ownership of HIV/AIDS and tuberculosis programs. This partnership, part of the “America First Global Health Strategy,” aims to “end cycles of dependency.” Vietnam’s annual health expenditure is projected to increase by $10.5 billion over the five-year period. The State Department has now signed 35 such bilateral global health agreements globally.

    Department of War (war.gov)

    Department of War Issues Legal Waiver to Authorize Unidentified Anomalous Phenomena (UAP) Disclosures to PURSUE

    In alignment with a mandate from President Trump, the Department of War issued a legal waiver allowing current and former personnel to disclose UAP-related National Defense Information to the PURSUE team. The waiver protects individuals from administrative and civil penalties typically associated with Non-Disclosure Agreements and Special Access Program Indoctrination Agreements. According to the Department, this action aims to facilitate systematic review, security evaluation, and potential declassification of UAP data while removing barriers for personnel concerned about potential legal liability or prosecution.

    Department of War Announces a $450 Million Investment in The Elmet Group to Secure America’s Tungsten Supply Chain

    The Department of War announced a $450 million equity investment in The Elmet Group to bolster domestic tungsten processing. Assistant Secretary of War Mike Cadenazzi stated the investment strengthens supply chain resilience and manufacturing capacity. The Economic Defense Unit noted the investment addresses a critical chokepoint, as the U.S. currently relies on adversary-dominated supply chains for approximately 85 percent of tungsten. The project is expected to support 1,200 downstream jobs and create new high-tech positions in Michigan, Maine, and Nevada.

    Military Commissions Media Invitation Announced for U.S. v. Encep Nurjaman Pretrial Hearing

    The Department of War invites media to cover the pretrial hearing for Encep Nurjaman, scheduled for November 16–20, 2026, at Naval Station Guantanamo Bay. The proceedings concern allegations related to 2002 and 2003 bombings in Indonesia. Coverage will be available at the Expeditionary Legal Complex or via closed-circuit television at Fort Meade, Maryland. Registration for media attendance must be submitted by noon on September 21, 2026. The Department specified that tours of detention facilities will not be available during these proceedings.

    Media Invitation for Sept. 17 Periodic Review Board

    The Department of War is allocating media seats for the unclassified portions of the Guantanamo Periodic Review Board regarding Zayn al-Abd Din Muhammed Husayn (Abu Zubaydah). The hearing is scheduled for September 17, 2026, at 9 a.m. ET, and will be broadcast via closed-circuit television at the McGill Training Center at Fort Meade, Maryland. Interested media must submit registration requests, including organization and contact details, by noon on September 16, 2026. Seat allocation is subject to space availability.

    Contracts for Sept. 14, 2026

    The Department of War announced several contract awards. The National Advanced Mobility Consortium received a $2.5 billion agreement for M1 Abrams engine enhancements. Lockheed Martin was awarded $1.21 billion for Precision Strike Missile development. A $1.05 billion contract for facility sustainment was awarded to a group of 42 companies. BAE Systems Land & Armaments received an $818 million modification for armored multi-purpose vehicles. Additionally, Hensel Phelps Construction Co. was awarded a firm-fixed-price contract, though further details were not provided in the source text.

    Treasury Department (home.treasury.gov)

    Operation Economic Outcast Sanctions Major Bank Helping Iran Evade Sanctions

    The U.S. Treasury’s Office of Foreign Assets Control designated Russia’s VTB Bank for assisting Iranian sanctions evasion under Operation Economic Outcast. Secretary of the Treasury Scott Bessent stated, “Treasury will not tolerate any support to the regime and will continue to identify, expose, and isolate Iran’s enablers.” VTB Bank is now blocked from the U.S. financial system due to its role in moving frozen Iranian assets and establishing correspondent relationships with sanctioned Iranian banks, pursuant to Executive Order 13902.

    United States Trade Representative (ustr.gov)

    USTR Seeks Public Comment on Foreign Trade Barriers for the 2027 National Trade Estimate Report

    The Office of the United States Trade Representative is soliciting public comment on foreign barriers to U.S. exports and investment for the 2027 National Trade Estimate Report. Ambassador Greer stated that President Trump’s “America First Trade Policy” aims to reverse practices that “disadvantaged American workers and businesses.” According to Ambassador Greer, the administration uses trade deals and tariffs to eliminate barriers and strengthen competitiveness. Submissions must be received by October 29, 2026.

    5. Selected Democratic Officials

    Gavin Newsom (gov.ca.gov)

    Governor Newsom signs legislation 9.14.2026

    Governor Gavin Newsom announced the signing of legislation on September 14, 2026. The text directs readers to the California Legislative Information website for the full content of the signed bills.

    Governor Newsom announces California-backed victory after Supreme Court blocks Trump’s attack on vote-by-mail

    Governor Newsom stated the U.S. Supreme Court blocked a Trump Administration rule restricting vote-by-mail access, calling it a “victory for our democracy.” Attorney General Rob Bonta noted the ruling prevents “catastrophic” consequences. Secretary of State Shirley N. Weber, Ph.D., stated the decision removes uncertainty for voters. Newsom also highlighted state laws he signed previously to protect election integrity, including Senate Bill 73, which restricts federal interference with voter rolls, and other measures addressing public financing and ballot security.

    Ready is how California leads, and every Californian has a role to play

    Governor Newsom designated September as Preparedness Month, emphasizing state investments in emergency technology. Highlights include the Earthquake Warning California system, the CalHeatScore tool for monitoring heat risks, and the pre-positioning of flood-fighting materials. Cal OES Director Caroline Thomas Jacobs and CAL FIRE Chief/Director Joe Tyler stressed that disaster resilience requires both state resources and individual community preparedness. The administration aims to “build a state that is ready for the threats we know are coming and resilient enough to meet the ones we do not.”

    Governor Newsom presses Secretary Wright to admit the truth: Trump had no viable plan to protect Americans from his Iran war gas and diesel price spikes

    Governor Newsom demanded that Energy Secretary Chris Wright disclose planning provided to President Trump regarding military action against Iran. Newsom stated the conflict has caused “economic shockwaves,” citing Brown University data estimating over $100 billion in additional U.S. fuel costs. Newsom claimed the Trump administration “significantly underestimated” risks to the Strait of Hormuz. The Governor criticized the administration’s energy strategy, asserting that current high fuel prices are a “predictable consequence” of the war and the lack of a plan to stabilize global markets.

    Gretchen Whitmer (michigan.gov)

    Gov. Whitmer Leads Investment Mission to South Korea, Competing for New Opportunities for Michigan Businesses

    Governor Gretchen Whitmer began an investment mission to South Korea to foster economic ties and attract investments in shipbuilding, semiconductors, robotics, drones, and future mobility. The delegation aims to secure a portion of South Korea’s $350 billion commitment to U.S. investment. Governor Whitmer stated, “Michigan is open for business, and we’re going anywhere and working with anyone to bring more jobs, investment and opportunity back home.” MEDC CEO Quentin L. Messer, Jr. noted the mission ensures Michigan remains “front of mind for future investment.”

    Gov. Whitmer Announces First Disbursement of Neighborhood Roads Fund Under Historic Long-Term Road Funding Deal

    Governor Gretchen Whitmer announced the first payments from the Neighborhood Roads Fund, part of a plan providing nearly $2 billion annually for state and local infrastructure. Governor Whitmer stated, “I ran on fixing the damn roads, and I am proud to keep my promise and get it done.” State and local officials expressed support, with Representative Sam Steckloff noting the fund “invests millions into fixing potholes and repairing bridges,” and Mayor Andy Schor stating the initiative helps cities address “aging infrastructure.”

    Wes Moore (governor.maryland.gov)

    Governor Moore Announces $14.5 Million in Federal Highway Safety Grants

    Governor Wes Moore announced $14.5 million in federal highway safety grants to be distributed on October 1, 2026, to 99 Maryland agencies and organizations. The funding supports the 2026–2030 Strategic Highway Safety Plan and its “Safe System Approach.” Lt. Governor Aruna Miller noted the launch of a new roadway safety coalition, while MDOT Secretary Katie Thomson highlighted the goal of “moving Maryland toward zero deaths on our roads.” In 2025, Maryland recorded 486 roadway fatalities, the lowest figure in a decade.

    Andy Beshear (governor.ky.gov)

    Gov. Beshear: Toyotetsu Mid America To Expand Owensboro Operations With $41 Million Investment, Retaining Nearly 640 Jobs

    Gov. Andy Beshear announced that Toyotetsu Mid America (TTMA) will invest $41 million to expand its Owensboro facility, retaining nearly 640 jobs. The project, slated for completion in 2028, involves upgrading equipment and automation. TTMA assistant vice president Austin Swope stated the project is “an investment in our people, our customers and the future of manufacturing in North America.” Local officials, including Daviess County Judge/Executive Charlie Castlen and Owensboro Mayor Tom Watson, expressed support for the company’s continued presence in the community.

    JB Pritzker (gov.illinois.gov)

    Gov. Pritzker Announces More Than $20 Million to Train Illinois’ Next Generation of Manufacturers

    Governor JB Pritzker and the Illinois Department of Commerce and Economic Opportunity announced over $20 million in capital grants for five new Manufacturing Training Academies at downstate community colleges. The grants will fund facility improvements and equipment to support training in fields such as automation, robotics, and biomanufacturing. Governor Pritzker stated, “These five new training academies will give more Illinoisans the opportunity to learn in-demand skills, earn a good living, and build a career close to home.”

    Daily Public Schedule: Monday, September 14, 2026

    Governor Pritzker has no public events scheduled for Monday, September 14, 2026.

    Jon Ossoff (ossoff.senate.gov)

    After GOP’s Historic Medicaid Cuts, Sen. Ossoff Delivering Federal Funding to Strengthen Georgia’s Rural Hospitals

    Senator Jon Ossoff is distributing federal funding through the Rural Hospital Provider Assistance Program to 18 Georgia hospitals. According to the Department of Health and Human Services, each facility is expected to receive approximately $187,500 to retain staff and preserve essential services. Ossoff stated he helped pass the program into law to “combat the GOP’s Medicaid cuts” following Congressional Republican reductions last year. The funding is intended to strengthen care and prevent hospital closures.

    Sen. Ossoff Working Across the Aisle to Lower Price of Medicine for Georgia Families

    Senator Jon Ossoff cosponsored the bipartisan Biosimilar Red Tape Elimination Act, which aims to lower medication costs by streamlining access to biosimilars. Ossoff stated that “unnecessary red tape drives up costs” for families. The legislation intends to remove requirements for additional studies for biosimilars to be deemed interchangeable. Ossoff notes his efforts to lower drug prices include passing the Increasing Transparency in Generic Drug Applications Act and legislation requiring drug companies to negotiate lower costs with Medicare, with those new price points effective since January 1, 2026.

    6. AI & Tech Company News

    No relevant AI & tech company updates found for this date.

    7. Congressional Watch

    Covers the 2026-09-13 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.

    No Congressional Record found for 2026-09-13.

  • As the politicians play catchup the tech bros agree: we may only have a decade left | John Crace

    US president insists that fears expressed by top experts are a hoax – and that humanity can sleep easy while he’s at the wheel

    We can all sleep easy. In a post on his Truth Social account, Donald Trump has declared that fears over artificial intelligence were all a hoax dreamed up by conspiracy theorists. Obviously that includes the top bods at Anthropic and its competitors, who all called for a coordinated global slowdown while the industry works out how to mitigate the risks. Still, good to know the tech bros are just fantasists and space cadets at heart.

    All that was needed to keep humanity safe and well, The Donald insisted, was a president with a very high IQ. Someone very like him. The only man alive who could out-think the combined power of the world’s supercomputers. He could tell them where to draw the line and they would reprogram themselves to back off. Inside every AI network is a default off switch that kneels before the US president. Trump can rewire the world with the power of his mind.

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  • US lawmakers spar over bill giving Trump more power to sanction Russia

    Proponents say sanctions would help Ukraine, but some Democrats say Trump shouldn’t have more tariff authority

    A bill co-authored by Lindsey Graham, the South Carolina senator who died earlier this year, that would give Donald Trump broad authority to tariff Russia and its trading partners will be put forward for a vote this week in a high-stakes legislative battle that could provide new sanctioning authority to the US president at a crucial moment in Russia’s war against Ukraine.

    The bill is facing considerable pushback not only from Ukraine-sceptic Republicans, however, but also from prominent Democrats who say that the bill will give undue tariff power to the US president that could then be abused and turned against US allies.

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  • SCOTUS Won’t Revive Trump’s Ballot-Blocking Rule; Alito Thinks Imaginary Fraud Is The Bigger Problem

    A couple weeks ago, we wrote about the USPS whistleblower who revealed that the Postal Service had violated a preliminary injunction from a Massachusetts court in preparing to implement a horrifying Trump executive order designed to get the USPS to block the mailing of many mail-in ballots. We won’t go through all the details again, but there have been two big developments since then, and together they suggest the Trump plan isn’t going anywhere, especially since the Supreme Court is now letting the Massachusetts injunction remain in effect.

    First, another judge — Carl Nichols, a Trump appointee — also issued an injunction on Sunday night, holding that the Postal Service had blown past its statutory authority — the Postal Reorganization Act lets it move mail, not run voter data portals — and that the rule would create chaos in the middle of the midterms:

    … the public has a “strong interest in exercising the fundamental political right to vote.” Purcell v. Gonzalez, 549 U.S. 1, 4 (2006) (internal quotation marks omitted). For the reasons discussed above, Plaintiffs have demonstrated that, absent an injunction, there is an increased risk that a significant number of otherwise appropriate absentee or mail-in ballots will ultimately not be counted in the upcoming elections. Supra Section II.B. The public has a strong interest in ensuring that doesn’t happen.

    On the other side of the ledger, the Federal Government does not point to any record evidence that there will be significant fraud in the upcoming elections in the event the Court enters preliminary injunctive relief. That’s perhaps not surprising, since the Government’s position is that the Final Rule is just a “regulation of the U.S. mail, and a modest one at that.”

    But the bigger showdown was at the Supreme Court, where the government had asked for a stay of the earlier injunctions — the ones the whistleblower says USPS was already violating. On Monday evening, the Court (perhaps surprisingly) said no, leaving the injunctions in place and the new rules blocked. No vote is shown, and no real reasoning is given for the decision, so we don’t fully know how strongly the court feels about this, but there are a few indicators.

    Justice Kavanaugh wrote a brief one-paragraph concurrence, basically agreeing that letting the USPS implement this rule, at this point, this close to the midterms would be chaotic:

    In my view, based on the briefing the Court has received at this interim stage, there is at least a fair prospect that the final rule falls within the Postal Service’s statutory authority. See 39 U. S. C. §401(2). But applying the rule in the 2026 elections would be arbitrary and capricious in violation of the Administrative Procedure Act because state and local election officials do not have sufficient time to reasonably implement the rule before the elections

    For what it’s worth, this is a potentially interesting point of debate — the Nichols decision (and the Alito dissent) argue that the USPS isn’t subject to the APA, but the underlying point about the chaos for the 2026 election gets both to the same point.

    But the really crazy bit is Justice Alito’s dissent, joined only by Justice Thomas, suggesting that the vote here may have been seven to two. Alito and Thomas are, by a wide margin, the most reliable adherents to the “President Trump gets to do absolutely everything he wants, but when Democrats are in the White House they have no power at all” school of jurisprudence.

    It’s honestly absurd how Alito’s rulings read differently depending on which party is in the White House. For example, let’s just go back a few years to 2023 and the US v. Texas case. Here’s Alito in that, when a Democrat is in the White House, decrying the idea that the executive branch can do things without explicit congressional approval:

    As I will explain, nothing in our precedents even remotely supports this grossly inflated conception of “executive Power,” U. S. Const., Art. II, §1, which seriously infringes the “legislative Powers” that the Constitution grants to Congress, Art. I, §1.

    Got it? When Democrats are in power, the idea of “executive power” is “grossly inflated.” When Trump is in power, it’s suddenly how dare a state challenge the executive’s authority? Here’s how he describes that same executive power this week:

    The Postal Service has broad authority to regulate the mail. It holds the “general powers” to “adopt, amend, and repeal such rules and regulations, not inconsistent with this title, as may be necessary in the execution of its functions under this title and such other functions as may be assigned to [it] under any provisions of law outside of this title.” 39 U. S. C. §401(2). Through this provision, Congress has “broadly empowered [the Postal Service] to adopt rules and regulations.”

    Anyway, Alito’s dissent gets even more bizarre. In exploring whether or not there is irreparable harm, he claims that the Government has “a strong interest” in enforcing this rule, which Trump put in place explicitly to fight mail-in ballot fraud — a problem researchers keep looking for and failing to find. An American Statistical Association analysis of 2,281 fraud cases over two decades found that states that moved to mail voting saw no increase in fraud whatsoever, with rates running well under one case per million eligible voters. As for how this rule would disenfranchise millions of voters? Well, that’s a sacrifice Alito is not too concerned about:

    As for the equities, the Government has a strong interest in enforcing the rule, and implementing it will also “enhance the visibility of Federal Ballot Mail” in order to better detect election fraud. 91 Fed. Reg. 54972. On the other side of the balance, the plaintiff States invoke the practical effects of implementing the rule close to the midterm elections. I take that problem very seriously, but it is not enough to convince me to deny the application.

    On the one hand, there’s a completely fabricated non-existent problem that is a pretext for suppressing the vote. On the other hand, there’s the fact that we’ll deny millions of Americans their constitutionally-guaranteed right to vote, but that doesn’t sway good ol’ Samuel Alito.

    Alito, more than any other Justice, has given up any pretense of even pretending that he’s on the Court to be a neutral arbiter. He knows his job is to rubber stamp whatever fascist nonsense Donald Trump is pushing, and he’s going to continue to do so as much as he can.

  • Interdiction du voile : la mécanique médiatique de l'islamophobie

    Source : Acrimed
  • Récession, chômage, inflation : le point sur l'économie et l'emploi

    La France est-elle rentrée en récession économique ? À en croire les chiffres du deuxième semestre, oui. Cela vient s’ajouter à une augmentation du chômage et de l’inflation. Au bout de la chaîne, une baisse du pouvoir d’achat. Alors pour cette émission…
  • AI can wipe us out – so why can’t it do Guardian cryptic crosswords? | Brief letters

    AI capabilities | Trump’s judgment | Gardening attire | Death in English literature | Tautologies | Nominative determinism

    AI may be capable of “taking over the entire internet” (OpenAI boss and Elon Musk back calls to put brakes on ‘reckless’ AI development, 13 September), but it is rubbish at tackling the Guardian cryptic crossword.
    John Hougham
    Reading, Berkshire

    • Donald Trump is downplaying the dangers of AI (Trump facing AI backlash in Congress as push for guardrails intensifies, 15 September). But didn’t he say much the same thing about Covid?
    Garry Wynne
    Norley, Cheshire

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  • Test d'une batterie externe et dock magnétique Antank pour Nintendo Switch 2

    - Contient des liens affiliés Amazon -

    J'ai mis du temps à vous parler de ces deux accessoires Antank pour la Switch 2. Ça fait quelques semaines que je décale ce test, surtout parce que je ne voyais pas bien ce que j'allais raconter sur une batterie externe et un support pour Switch, car je ne comprenais en fait pas du tout le concept. Puis j'ai ouvert les boîtes, j'ai testé le truc, et bah en fait c'est top.

    Pour faire simple, la batterie B5 se fixe au dos de la console avec un système magnétique et elle tient super bien. J'avais assez peu d'attentes sur ce produit, mais la fixation est vraiment stable et la batterie fait très bien son boulot en déplacement ou sur des longs trajets.

    Il y a une coque très fine à installer sur la console, puis on vient y aimanter la batterie et brancher le petit câble USB-C fourni. Tout est regroupé derrière la Switch, ce qui évite d'avoir une batterie à poser quelque part pendant qu'on joue, avec un câble qui part de la console pour aller jusqu'à elle.

    La B5 a une capacité annoncée de 10 000 mAh, avec une recharge filaire jusqu'à 30 W, et elle pèse 213 grammes. Vous ajoutez donc ce poids à celui de la console, mais ça n'est pas du tout gênant en fait, surtout, pour un accessoire qui coûte actuellement 55,99 euros sur Amazon.fr. Notez que la batterie est aussi MagSafe pour votre iPhone potentiel, si besoin, et elle le chargera donc sans fil.

    Elle fonctionne aussi avec les premières Switch et les Switch OLED grâce à l'autre clip fourni, mais pas avec la Switch Lite.

    J'ai aussi utilisé le support SW2 Hub proposé aussi par la marque en complément, et je le trouve moins indispensable que la batterie. Il permet de poser la console sur un socle pliable dont on règle l'inclinaison, avec une sortie HDMI pour la TV. Le truc permet surtout de laisser la fixation au dos de la Switch quand on passe du jeu portable au téléviseur. Vu que je ne joue jamais branché à la TV, ça ne m'est pas utile, mais si vous avez un usage mixte, c'est nickel.

    C'est bien pratique en tout cas. Cette partie qui reste sur la console est fine et légère, et elle ne pose aucun problème au quotidien.

    Le hub ajoute deux ports USB-A et deux USB-C, ainsi qu'une prise Ethernet pour le réseau filaire. Il est affiché à 53,95 euros sur la boutique française d'Antank, séparément de la batterie.

    Voilà, donc c'est carrément validé si vous manquez un peu de jus dans votre Switch ou Switch 2.

    Pour la batterie, c'est par ici sur Amazon . Pour le dock, c'est par ici sur le site du fabricant (avec un coupon de 10% de remise, que je n'ai pas testé, je ne sais pas s'il fonctionne encore : ANT10)

  • La bataille entre Ursula von der Leyen et Kaja Kallas fragilise la diplomatie européenne

    Des documents internes, consultés par «Mediapart», témoignent des ratés du cabinet de la responsable de la politique extérieure de l’Union européenne. Ses prérogatives sont en outre menacées par la présidente de la Commission, qui entend «dévorer» son administration.
  • Robots humanoïdes : Bousculé par des débuts volatils en Bourse, Unitree revient avec une version améliorée de son modèle G1 à 15 000 dollars

    18 000 : c’est le nombre de robots humanoïdes bipèdes que l’entreprise chinoise Unitree revendique avoir produit, selon des déclarations publiées en août. La société basée à Hangzhou ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : elle a dévoilé le 14 septembre G1+, une version améliorée de son robot phare G1 sorti il y a plus de deux ans.

  • Procès Dati – Renault : une star à la barre

    L’ancienne ministre de la Justice et de la Culture est renvoyée en correctionnelle pour corruption passive du temps où elle était député européenne. Un joli résumé du manque de probité qui mine la Ve République depuis des décennies, de la passion…
  • « Une vaste fumisterie démocratique » : les opposants à l'enfouissement des déchets nucléaires dénoncent une procédure à marche forcée

    Malgré l'avis favorable de la commission d'enquête sur le projet d'enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, Juliette Geoffroy de la Coordination Stop Cigéo appelle à poursuivre le combat, notamment sur le plan juridique.
    Le projet d'enfouissement de déchets hautement radioactifs Cigéo, près de Bure, dans la Meuse, vient de passer une nouvelle étape. Le 14 septembre, il a obtenu un avis favorable de la commission en charge de l'enquête publique. Cette dernière, qui a eu lieu entre mai (…)

    Lire la suite - Entretien / Déchets nucléaires
  • Agents autonomes, responsabilité introuvable : le paradoxe silencieux qui s’installe au cœur de la cybersécurité

    La sécurité informatique entre dans une zone de turbulence. Jusqu’ici, la responsabilité restait lisible : un hacker décidait d’agir, un outil exécutait et un défenseur tentait de bloquer. Les agents d’IA brouillent cette séparation. Ils reçoivent un objectif mais déterminent eux-mêmes une partie des étapes nécessaires pour l’atteindre. Ainsi, le risque réside dans ce qu’ils peuvent décider de faire entre deux instructions.

  • « Derrière son affichage, le RN ne défend aucune femme » : le vrai visage du pseudo-féminisme de Marine Le Pen

  • Discord est tombé en panne : voici ce que l’on sait

    Panique chez les gamers, les communautés en ligne et les travailleurs du Web : Discord subit actuellement une panne d'ampleur et c'est mondial.

  • Revealed: ICE lost count of miscarriages, while detaining a record number of pregnant women

    ICE says it has no updated information on the number of miscarriages after 3 October 2025. Lawmakers, advocates and immigration attorneys have raised alarms that pregnant detainees are not receiving basic prenatal care and screenings

    ICE is arresting a record number of pregnant women and teenagers – placing them in detention centers where they say it can be exceedingly difficult to access medical care. At the same time, the agency appears to have lost count of how many suffered a miscarriage.

    Government documents obtained by the Guardian show that the Trump administration placed more pregnant immigrants in detention last fall and winter than at any time over the previous year.

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  • Top Democrat on House oversight panel investigating Trump Jr wedding party bankrolled by Russian oligarch

    Robert Garcia expresses concern over ‘any possible foreign entanglement’ between White House and Umar Kremlev

    Robert Garcia, the top Democrat on the House oversight committee, is investigating potential ties between the White House and a Russian oligarch who paid for a portion of Donald Trump Jr’s wedding.

    In a letter sent to Susie Wiles, the White House chief of staff, on Monday, Garcia expressed concern about “any possible foreign entanglement” between the president’s son and the oligarch, Umar Kremlev. Garcia asked Wiles to provide documents, records and communications between the White House and Trump Jr about Kremlev, among other requests.

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  • El Niño met les outre-mer sous pression

    De la Guyane à la Polynésie, les écosystèmes marins sont soumis depuis plusieurs mois au phénomène naturel El Niño qui se superpose au dérèglement climatique. La situation a déjà son lot de conséquences: des pénuries d’eau, faune et flore marines en souffrance et aquaculture menacée.
  • Lobbyiste cachée ou avocate? Rachida Dati jugée pour corruption et trafic d’influence

    L’ex-ministre, rémunérée 900 000 euros entre 2010 et 2012 par Renault-Nissan alors qu’elle était députée européenne, comparaît à partir de mercredi devant le tribunal judiciaire de Paris. Elle est soupçonnée d’avoir dissimulé des activités de lobbyiste pour le compte de Carlos Ghosn, l’ex-patron de la firme automobile.
  • Yémen: la prise du détroit de Bab el-Mandeb conforte la montée en puissance des houthistes

    En lançant une offensive éclair mais sanglante, la milice alliée de Téhéran a désormais la main sur le détroit où transitent 10% du trafic maritime mondial. Le Yémen replonge dans la guerre, énième répercussion des attaques des États-Unis et d’Israël sur l’Iran lancées en février 2026.
  • Pesticides dans l'eau : le gouvernement cède aux pressions de l'agro-industrie

    Le gouvernement veut réduire drastiquement le nombre de captages d'eau considérés comme prioritaires face aux pollutions agricoles, a révélé Mediapart lundi 14 septembre. Présentés aux collectivités le jeudi 10 septembre, les nouveaux critères prévoient de ne retenir que les captages où au moins deux analyses dépassent de 100 % les normes de qualité de l'eau potable, soit plus de 0,1 µg/L pour un pesticide ou 0,5 µg/L pour l'ensemble des pesticides. Environ 2 000 captages seraient ainsi (…)

    Lire la suite - En bref / Pollutions
  • Ralentir la course à l’IA : vers un cartel public-privé ? 2/2

    Le cartel américain face au challenger chinois

    Le système se heurte toutefois à une équation simple : ralentir ensemble aux États-Unis ne sert à rien si Pékin utilise le répit pour passer devant.

    Washington ralentit, Pékin accélère

    Amodei accompagne donc le frein intérieur d’un verrou extérieur : contrôle des puces avancées et des équipements de fabrication, restrictions sur certains accès distants à la puissance de calcul, protection des poids des modèles et lutte contre la distillation, technique par laquelle un acteur tente de reproduire les capacités d’un modèle en l’interrogeant massivement. CATS incorpore lui aussi ce problème en couvrant notamment le vol, la distillation et certains développements profitant à un pays considéré comme adversaire.

    La Chine récuse le freinage à l’américaine : le ministère chinois des Affaires étrangères estime que « la peur, la confrontation et la compétition vicieuse » ne peuvent que perturber la gouvernance mondiale de l’IA. Au contraire, Pékin pousse l’intégration de l’IA dans toute son économie, même si les autorités développent parallèlement leurs propres garde-fous. (43)

    La proximité technologique rend toute pause américaine délicate : en mars, le Stanford AI Index 2026 ne mesurait plus qu’un écart de 2,7 % entre le meilleur modèle américain et le meilleur chinois, tandis que le CAISI estimait DeepSeek V4 Pro à environ huit mois de la frontière américaine. (44) (45) La rivalité géopolitique suffit donc à compliquer le ralentissement collectif. Elle masque cependant une fracture plus directement structurante pour les utilisateurs.

    Modèles fermés contre poids ouverts : l’autre ligne de front

    Derrière le duel Washington-Pékin se superpose une autre ligne de front : modèles fermés contre modèles à « poids ouverts ». Les premiers gardent leurs paramètres chez le fournisseur et se consomment surtout par ses services ; les seconds rendent leurs poids téléchargeables, inspectables, modifiables et exécutables sur l’infrastructure choisie par le client, même si le code d’entraînement, les données ou la licence ne sont pas forcément entièrement open source. (46)

    Cette architecture ne se gouverne pas de la même façon. Un fournisseur peut retarder, filtrer ou retirer l’accès à un modèle fermé. Une fois les poids publiés, le dentifrice est sorti du tube et ne peut plus y rentrer : Microsoft le reconnaît lui-même dans sa lettre du 24 juillet, qui défend ces modèles pour la concurrence et le contrôle des clients, tout en soulignant que les versions modifiées deviennent difficiles à tracer ou à inverser. Le clivage ne recoupe d’ailleurs pas proprement les frontières nationales : Google, Meta, OpenAI, Nvidia, SpaceX et Mistral figurent aussi parmi les signataires de cette lettre. (46)

    La Chine a néanmoins fait de l’ouverture un axe industriel. Son plan du 17 juillet appelle à bâtir des communautés internationales open source et à partager modèles génériques, algorithmes et outils. Les développeurs chinois promeuvent de plus en plus les poids ouverts, là où Anthropic et OpenAI gardent les leurs fermés. (47) (43) Stanford mesurait encore en mars un avantage de 3,3 % du meilleur modèle fermé sur le meilleur modèle ouvert. (44)

    C’est très peu au regard de la différence de coût et de la souplesse d’exploitation des uns et des autres : le modèle fermé concentre chez le fournisseur l’accès, les garde-fous et la tarification. Les poids ouverts rendent possible l’hébergement local, l’adaptation et le changement de prestataire. Pour l’Europe, cette marge de manœuvre peut compter davantage au quotidien que le drapeau du laboratoire.

    C’est le principal angle mort du pacing. Un système de checkpoints, d’accès contrôlé et de retrait éventuel épouse naturellement l’économie des API fermées. Face à des modèles ouverts, il risque de se transformer en handicap réglementaire. 

    Trump peut encore renverser la table

    C’est ce qu’a bien identifié Donald Trump. Le 13 septembre, il a estimé à propos des risques liés à l’IA qu’il y avait « beaucoup de forces très négatives qui soulèvent la question alors qu’elles ne devraient pas le faire, et qui évoquent des choses qui ne se produiront pas. » Comme souvent, sa maxime tient en quelques mots : « celui qui gagne l’IA gagne ». (48)

    Selon le président américain, toute tentative de limiter cette technologie relevait d’un « complot malsain » et « l’idée que l’IA prenne le contrôle du monde, détruise l’humanité et cause toutes sortes de catastrophes est un canular. » (49)

    Le refus présidentiel n’empêche cependant déjà plus la machine de s’ébranler. Le 14 septembre, Mike Johnson, président républicain de la Chambre des représentants, a annoncé vouloir convoquer les dirigeants du secteur pour « une grande réunion », « régler cela tous ensemble dans la même pièce » et en faire une priorité du Congrès.

    Kevin Hassett, directeur du National Economic Council, annonce de son côté des réunions prochaines entre responsables de la Maison-Blanche chargés du cyber, de la science et de la technologie, et n’exclut pas une rencontre de Trump avec des parlementaires. Le canal direct existe pourtant déjà : Sam Altman a rencontré Donald Trump en privé, en marge de la convention républicaine de Dallas des 9 et 10 septembre, pour parler d’intelligence artificielle. (49) Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate à la Chambre, réclame parallèlement une action « décisive » pour ralentir le rythme du développement des IA. (50)

    Depuis le sommet de l’exécutif, JD Vance formule lui aussi une objection qui est sur toutes les lèvres. Le 14 septembre, le vice-président a dit trouver « un peu étrange » de voir autant d’entreprises d’IA de pointe « venir supplier le gouvernement de les réglementer ». « Cela ressemble un peu à un cheval de Troie », ajoutait-il. (49)

    La réplique touche le cœur de notre enquête : si Amodei et Altman pensent réellement devoir freiner, pourquoi leur faut-il une architecture politique permettant à tous les concurrents de freiner avec eux ? Le dilemme du prisonnier fournit une réponse économique. Vance en fournit une autre, moins charitable : quand les leaders d’un marché demandent eux-mêmes au gouvernement d’en écrire les garde-fous, la capture réglementaire devient une hypothèse sérieuse.

    En parallèle, à l’approche des élections de mi-mandat, la bataille devient de plus en plus partisane. Barack Obama vient d’exhorter les démocrates à faire de l’intelligence artificielle un sujet majeur de la campagne de 2028 et à préparer un « cadre », pour une discussion publique et une politique mêlant sécurité et économie, si son parti reprenait la Chambre. (51)

    Chez les partisans de l’accélération, le soupçon de capture réglementaire monte aussitôt. L’investisseur Mark Kretschmann résume cette lecture dans un post : transformer une technologie de rupture en campagne de peur permettrait ensuite à Washington de décider « qui peut la construire, à quelle vitesse et qui y accède ». (52) De fait, son opinion se trouve confortée par le CATS et le projet Hassabis, puisque ces deux dispositifs proposent précisément de donner à des structures hybrides un pouvoir sur le rythme, les standards ou l’accès au marché.

    La Maison-Blanche actuelle a elle-même déjà installé une étrange première brique. Le décret présidentiel Executive Order 14409 du 2 juin crée un référentiel classifié des capacités cyber des modèles avancés et prévoit un dispositif volontaire dans lequel gouvernement et développeurs peuvent déterminer qu’un système appartient aux modèles frontières couverts par le décret. Ils peuvent ensuite sélectionner ensemble des « partenaires de confiance » qui obtiendront un accès précoce. Le décret précise expressément qu’il ne crée aucun régime obligatoire de licence, de préautorisation ou de permis pour publier un modèle. (53)

    L’Anneau peut être presque forgé, encore faut-il que Washington accepte de le passer au doigt. Pour l’heure, Trump s’inquiète plus de la Chine que de la fin de l’humanité, CATS dort en commission et Vance voit dans la demande de régulation des industriels un possible « cheval de Troie » alors que les rivalités entre laboratoires restent féroces.

    Le processus est engagé. Son succès, lui, est loin d’être acquis.

    Mistral et la cyber européenne dans le filet

    L’Europe aurait tort d’attendre la fin de la bataille américaine, plus encore de s’en réjouir.

    Mistral : l’extraterritorialité sans loi extraterritoriale

    De fait, si le CATS Act ne placerait aujourd’hui aucune obligation directe sur Mistral en France, l’extraterritorialité potentielle passe par le marché américain, les processeurs graphiques, le cloud, les financements, les assurances, les marchés publics et demain, peut-être la certification.

    Le Standards Body de Hassabis envisage déjà qu’un modèle étranger, ouvert ou fermé, doive satisfaire à son processus s’il veut entrer sur le marché américain. Un acteur européen pourrait donc cumuler demain les lourdes obligations de l’AI Act européen, des évaluations américaines et des dépendances infrastructurelles envers les États-Unis. De plus, pour une entreprise pesant une fraction de Google ou Microsoft, le même coût fixe de conformité ne produit pas le même effet économique. La norme n’a pas besoin d’annoncer son extraterritorialité, le marché et les infrastructures s’en chargent très bien.

    Berlin vient d’ailleurs de poser sa propre ligne rouge : arrêter le développement de l’IA n’est « pas une option viable » pour l’Europe, notamment au nom de la souveraineté numérique. Une déclaration qui n’engage à pas grand-chose, aucun modèle européen n’étant aujourd’hui au niveau des tout meilleurs modèles mondiaux. Le gouvernement allemand juge qu’une gouvernance mondiale efficace devra associer les États-Unis et la Chine. (54) L’Europe se retrouve donc prise entre deux impératifs : ne pas décrocher dans la course et ne pas laisser Washington définir seul les règles du freinage.

    Les poids ouverts, une marge de manœuvre européenne

    L’opposition fermé/ouvert offre toutefois à l’Europe une porte de sortie partielle. Mistral, signataire de la lettre Microsoft en faveur des poids ouverts, héberge depuis le 6 août GLM 5.2 de Z.ai, un modèle chinois à poids ouverts que sa documentation présente comme « open source », servi sans modification par la plateforme française. (55)

    Le paradoxe est moins gênant qu’il n’y paraît. Faute de disposer en permanence du meilleur modèle européen, un acteur européen peut au moins héberger des poids étrangers sur une infrastructure choisie, les auditer et, selon leur licence, les adapter ou les remplacer. Avec une API fermée, ce levier reste chez le fournisseur.

    Les poids ouverts ne rendent pas l’Europe souveraine par magie : GLM reste chinois, les GPU peuvent rester américains et les chaînes d’outillage étrangères. Ils transforment néanmoins une dépendance difficilement substituable en dépendance plus réversible. Pour une Europe qui part très en retard dans la course à la frontière, c’est une opportunité industrielle autant qu’un sujet de sécurité.

    Une cyber à deux vitesses ?

    C’est d’autant plus important qu’en Europe, nous avons déjà expérimenté de manière très concrète l’imposition unilatérale de règles par Washington.

    Après des négociations avec les fournisseurs américains, l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) vient d’obtenir accès à Claude Mythos 5 d’Anthropic et à GPT-6-Astra d’OpenAI afin de les tester pour leurs capacités cyber. (56) On se souvient que le 12 juin dernier, le gouvernement américain avait ordonné à Anthropic de suspendre Fable 5 et Mythos 5 pour tout ressortissant étranger, y compris ses propres salariés étrangers. Anthropic avait dû couper temporairement les modèles à tous ses clients faute de moyen immédiat de vérifier les nationalités. Les contrôles ont ensuite été levés pour Fable et Mythos 5, avec réouverture progressive. (57)

    Entre-temps, Anthropic a déjà déplacé la frontière. Mythos 5.1, lancé le 1er septembre, partage le même modèle de base que Fable 5.1 avec des garde-fous plus permissifs pour certains travaux de cybersécurité et de sciences du vivant. L’accès reste actuellement réservé à un petit groupe d’organisations américaines vérifiées, Anthropic indiquant travailler avec le gouvernement américain à son élargissement. (58)

    Autrement dit, Bruxelles vient péniblement d’obtenir l’accès à la meilleure IA d’hier alors que les Américains travaillent déjà sur celle de demain. Le « fief cognitif » d’Anthropic et OpenAI avait déjà montré comment l’accès aux capacités les plus puissantes peut dépendre du pays, du fournisseur et du degré de confiance accordé au client. L’expérience de l’ENISA donne maintenant une matérialité supplémentaire à cette question.

    Ajoutons l’Executive Order 14409 et ses partenaires de confiance choisis par l’État avec les développeurs. Un futur régime public-privé pourrait peser à deux endroits : sur qui développe les capacités les plus avancées et sur qui les reçoit en premier.

    Pour la cybersécurité, ce décalage est loin d’être anecdotique. Quelques mois d’avance avec un modèle capable d’auditer des millions de lignes de code, de rechercher automatiquement des vulnérabilités ou de renforcer un système défensif constituent un avantage stratégique.

    Bruxelles commence précisément à construire sa réponse. Le plan européen sur les modèles avancés d’IA en cybersécurité prévoit des capacités européennes de test et d’évaluation et cherche à réduire la dépendance envers des fournisseurs étrangers susceptibles de restreindre l’accès à leurs meilleurs modèles.

    La question française devient très concrète : voulons-nous dépendre de Washington et de quelques laboratoires américains pour savoir quels cyberdéfenseurs européens méritent l’accès aux outils les plus puissants ? Mistral, la puissance de calcul souveraine et les capacités indépendantes d’évaluation appartiennent désormais au même dossier de défense et de souveraineté numérique.

    Le cartel qui invite l’État à sa table

    Alors, cartel ? Au sens opératif, oui : les contours d’un cartel public-privé de l’IA frontière apparaissent déjà. Les principaux concurrents réclament la possibilité de coordonner leur vitesse, le Congrès étudie l’exemption antitrust nécessaire et l’industrie possède déjà son club de coopération. Des ONG et groupes de plaidoyer produisent l’expertise, financent des campagnes et soutiennent les textes. Les évaluateurs recrutent dans le même vivier que les entreprises qu’ils doivent surveiller et dépendent de celles-ci pour voir derrière le rideau. Hassabis propose enfin l’organisme hybride qui pourrait transformer les standards en conditions d’accès au marché.

    Inutile de convoquer un complot ourdi dans l’ombre pour expliquer cette convergence, chacun arrive simplement avec son intérêt. Les chercheurs veulent limiter un risque qu’ils jugent catastrophique. Les laboratoires veulent sortir du dilemme du prisonnier sans offrir la pole position à leurs concurrents. Les financiers veulent davantage de prévisibilité sur des centaines de milliards d’infrastructures. Washington veut conserver son avance sur Pékin. Les ONG veulent des règles. Les élus veulent répondre à une peur devenue politiquement explosive.

    Le résultat possible est le même : un marché dont les principaux acteurs participeraient, avec l’État et des contrôleurs issus de leur écosystème, à la définition du rythme auquel eux-mêmes et leurs concurrents pourront avancer.

    Pourtant, rien n’est encore joué. Trump peut bloquer la logique du ralentissement, CATS peut mourir au Congrès et le modèle plus étatique de Sanders peut gagner du terrain. Les laboratoires peuvent recommencer à se battre dès qu’un sacrifice commercial deviendra trop coûteux. La Chine n’a aucune raison d’accepter les mêmes règles.

    La construction, en revanche, se déroule désormais au grand jour : le cartel classique contourne le régulateur. Celui qui se dessine ici lui demande une chaise à la table.

    Comprendre le « pacing » en sept questions

    Le pacing proposé par Dario Amodei consiste à ralentir certains franchissements de capacités pour laisser aux mécanismes d’alignement, d’évaluation et de sécurité le temps de suivre. Les entraînements continueraient. Son projet ajoute des évaluateurs indépendants, des points de contrôle et une coordination entre entreprises.

    Le CATS Act légaliserait-il un cartel ?

    Le CATS Act créerait une exemption antitrust ciblée pour certaines coopérations liées à des risques de sécurité. Deux entreprises ou davantage pourraient notamment convenir de retarder ou limiter développement, entraînement, tests ou déploiement, après notification au ministère de la Justice. Fixation des prix, partage de marché et autres comportements anticoncurrentiels classiques resteraient hors du champ protégé.

    Qui contrôle les contrôleurs ?

    METR possède une autonomie juridique, méthodologique et financière significative et affirme ne pas recevoir de financement des laboratoires frontières. Son travail dépend toutefois de leur coopération pour accéder aux systèmes internes, informations non publiques et ressources de calcul.

    Une seconde dépendance vient du facteur humain : le vivier d’experts capable d’évaluer ces modèles est étroit. Les évaluateurs sont souvent d’anciens employés des labos audités… qui peuvent redevenir demain partenaires ou recruteurs. Cette circulation crée une incitation structurelle à ne pas se brouiller avec les principaux laboratoires, même si rien ne prouve qu’elle ait pesé sur les conclusions des chercheurs de METR.

    Pourquoi les géants de l’IA ont-ils intérêt à ralentir ensemble ?

    Un laboratoire qui ralentit seul peut être dépassé. Une coordination vérifiable réduit ce risque : chacun accepte plus facilement de lever le pied s’il sait que ses principaux concurrents doivent faire de même. Le système apporte aussi davantage de visibilité aux investissements gigantesques en datacenters, énergie et processeurs, tandis que les coûts de certification sont plus faciles à absorber pour les groupes déjà dominants.

    Un cartel public-privé existe-t-il déjà aux États-Unis ?

    Plusieurs briques d’un cartel public-privé existent déjà : Frontier Model Forum, dispositifs d’évaluation, CAISI/NIST, Artificial Intelligence Security Center de la NSA et coopération public-privé autour des modèles cyber. CATS reste toutefois un projet de loi et le Standards Body de Hassabis une proposition. Le terme « cartel public-privé » décrit donc ici la direction institutionnelle et le mécanisme de coordination qui se dessinent, pas une organisation juridique déjà constituée.

    Mistral et la cyber européenne pourraient-ils être touchés ?

    Oui, surtout de facto. Des standards américains peuvent s’imposer aux acteurs étrangers s’ils conditionnent l’accès au marché américain, aux infrastructures cloud, aux processeurs, aux assurances, aux financements ou aux modèles cyber les plus performants. L’affaire Mythos montre déjà que l’accès aux capacités de pointe peut être distribué par nationalité et par cercle de confiance. Les modèles à poids ouverts offrent cependant une voie de contournement partiel : ils peuvent être hébergés et évalués sur une infrastructure choisie, ce qui réduit le verrouillage à une API étrangère sans rendre pour autant toute la chaîne technologique souveraine.

    Que change l’opposition entre modèles fermés et modèles à poids ouverts ?

    Elle change d’abord la possibilité même de ralentir. Un fournisseur peut filtrer, retarder ou retirer l’accès à un modèle fermé ; des poids déjà publiés ne peuvent pratiquement plus être rappelés, et « poids ouverts » ne signifie pas forcément que le code, les données ou la licence sont eux aussi ouverts. Les checkpoints du pacing s’appliquent donc plus facilement aux API fermées. Pour l’Europe, les poids ouverts offrent en contrepartie une marge de manœuvre : hébergement local, audit, adaptation et changement de prestataire, au prix d’un contrôle plus difficile des copies et des usages.

    Sources et références

    (1) Dario Amodei, We Must Pace the Frontier, septembre 2026

    (2) Sam Altman, publication approuvant le pacing, 12 septembre 2026

    (3) EFE, soutien d’Elon Musk à Dario Amodei, 12 septembre 2026

    (4) Axios, « AI’s most powerful CEOs hit the brakes », 13 septembre 2026

    (5) OpenAI, The Hugging Face incident and the road ahead, août 2026

    (6) Frontier Model Forum, dispositif de partage d’informations sur les risques de l’IA frontière

    (7) Law Reform Institute, travaux sur l’antitrust et la coopération entre laboratoires d’IA

    (8) METR, Frontier Risk Report (February to March 2026), 19 mai 2026

    (9) Reuters, « Microsoft drafts code of conduct to keep its AI under human control », 14 septembre 2026

    (10) Axios, projet de Frontier AI Standards Body de Demis Hassabis, 14 juillet 2026

    (11) Congrès américain, S.5105/H.R.9914, Collaboration on Adversarial Threats and Security Risks Act, 23 juillet 2026

    (12) Pacing the Frontier, déclaration de salariés et dirigeants de laboratoires d’IA, juillet 2026

    (13) Bernie Sanders et Greg Casar, Ban Artificial Superintelligence Act, 3 septembre 2026

    (14) Reuters, « US Senate negotiators consider requiring AI firms to mitigate known major risks », 11 septembre 2026

    (15) OpenAI, « The AI policy window is open. We need to act », 9 septembre 2026

    (16) Wired, « OpenAI Wants to Know if an AI Industry Slowdown Would Even Be Legal », 10 septembre 2026

    (17) Jacob Coxon, thread annonçant sa démission, 8 septembre 2026

    (18) The Washington Post, enquête sur la préparation et l’amplification du message de Jacob Coxon, 10 septembre 2026

    (19) Le Monde, article sur l’ampleur prise par le débat autour de l’« AIpocalypse », 11 septembre 2026

    (20) Axios, réactions du Congrès américain à l’affaire Coxon, septembre 2026

    (21) Bernie Sanders, réaction au message de Jacob Coxon, septembre 2026

    (22) Sénateur Ruben Gallego, demande de création d’une commission spéciale du Sénat sur l’IA, 9 septembre 2026

    (23) Anthropic, levée de fonds de série A menée par Jaan Tallinn, 28 mai 2021

    (24) Survival and Flourishing Fund, base de données des subventions

    (25) Federal Election Commission, The AI Policy Network Inc. AIPN PAC Inc., cycle 2025-2026

    (26) METR, biographie de Beth Barnes

    (27) OpenAI, Paul Christiano joins OpenAI Foundation Board, 9 septembre 2026

    (28) Cour suprême des États-Unis, National Society of Professional Engineers v. United States, 1978

    (29) Sénateur Adam Schiff, présentation du CATS Act et coalition de soutien, 23 juillet 2026

    (30) National Security Agency, Artificial Intelligence Security Center

    (31) Cour suprême des États-Unis, Allied Tube & Conduit Corp. v. Indian Head, 1988

    (32) Le Dilemme du prisonnier

    (33) Reuters, dépenses de calcul projetées d’OpenAI jusqu’en 2030, 20 février 2026

    (34) Financial Times, résultats d’exploitation ajustés d’Anthropic, septembre 2026

    (35) Reuters, projet d’introduction en Bourse d’Anthropic, 11 septembre 2026

    (36) Reuters, baisse mondiale des valeurs liées à l’IA après les appels au ralentissement, 14 septembre 2026

    (37) Reuters, Sam Altman écarte une introduction en Bourse d’OpenAI en 2026, 12 septembre 2026

    (38) Trump minimise les inquiétudes concernant la sécurité de l’IA et affirme que les États-Unis disposent déjà d’outils pour contrôler le secteur

    (39) NVIDIA Corporation, Form 10-Q, trimestre clos le 26 juillet 2026

    (40) Reuters Breakingviews, financement par la dette des infrastructures d’IA, 8 septembre 2026

    (41) OpenAI, réponse au Department of Energy sur le financement des infrastructures d’IA

    (42) World Economic Forum, Stakeholder Capitalism: A Manifesto for a Cohesive and Sustainable World, 14 janvier 2020

    (43) Reuters, « How China is preparing for the risk of AI escaping human control », 14 septembre 2026

    (44) Stanford Institute for Human-Centered Artificial Intelligence, 2026 AI Index Report

    (45) National Institute of Standards and Technology, CAISI, évaluation de DeepSeek V4 Pro, mai 2026

    (46) Microsoft, « Open Weights and American AI Leadership », 24 juillet 2026

    (47) National Development and Reform Commission, « AI Cooperation and Development Action Plan », 17 juillet 2026

    (48) Reuters, déclarations de Donald Trump sur les risques de l’IA, 13 septembre 2026

    (49) Associated Press, « Trump calls AI risks a « hoax, » says there is a « SICK conspiracy » against AI and data centers », 14 septembre 2026

    (50) Associated Press, réactions de Donald Trump, Mike Johnson et de la Maison-Blanche aux appels au ralentissement, 14 septembre 2026

    (51) Reuters, Barack Obama appelle les démocrates à préparer un cadre politique sur l’IA, 13 septembre 2026

    (52) Mark Kretschmann, publication sur le risque de capture réglementaire, septembre 2026

    (53) Maison-Blanche, Executive Order 14409, Promoting Advanced Artificial Intelligence Innovation and Security, 2 juin 2026

    (54) Reuters, l’Allemagne juge qu’un arrêt du développement de l’IA n’est pas viable et appelle à associer les États-Unis et la Chine, 14 septembre 2026

    (55) Mistral AI, « Z.ai GLM 5.2 », 6 août 2026

    (56) Reuters, accès de l’ENISA à Mythos 5 et GPT-6-Astra, 10 septembre 2026

    (57) Anthropic, déclaration sur la directive américaine suspendant l’accès de ressortissants étrangers à Fable 5 et Mythos 5, 12 juin 2026

    (58) Anthropic, Claude Fable 5.1 et Claude Mythos 5.1, septembre 2026

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  • Ralentir la course à l’IA : vers un cartel public-privé ? 1/2

    Dario Amodei annonce la couleur dès le titre de son essai publié le 12 septembre : We Must Pace the Frontier, « Nous devons ralentir le rythme à la frontière de l’IA ». (1) Le patron d’Anthropic propose de donner du temps à la sécurité et l’alignement avant que les capacités des modèles ne la distancent. Sam Altman lui répond publiquement : « Je suis d’accord avec Dario : nous devons ralentir le rythme à la frontière. » Il précise que le sujet occupe OpenAI depuis plusieurs semaines et accepte le principe d’évaluateurs indépendants disposant d’un accès comparable à celui de salariés. (2) Elon Musk, qui ne rate pourtant guère une occasion d’étriller ses concurrents, fait plus court sur X, son réseau social : « Dario a raison. » (3) Dans la soirée, Demis Hassabis rejoint le mouvement : l’essai d’Amodei « indique la bonne voie à suivre » et « la direction est la bonne pour affronter ce moment critique ». (4)

    Anthropic, OpenAI, Google DeepMind et SpaceXAI, l’ex-xAI désormais intégrée à SpaceX, se disputent chercheurs, processeurs graphiques, clients et milliards. Les voilà pourtant d’accord pour lever le pied. Étonnant, non ?

    Le pacing – la maîtrise ou le ralentissement du rythme – laisse pourtant les moteurs tourner à plein régime. Amodei maintient l’entraînement des modèles et le progrès technique, mais il veut instaurer des points de contrôle, ou checkpoints, adosser certains franchissements de capacités à des évaluations extérieures et permettre aux laboratoires de coordonner leurs pratiques. Le droit américain de la concurrence devient alors un obstacle : son essai demande une « narrow antitrust waiver », une dérogation antitrust étroite, afin que ces concurrents puissent discuter légalement de limitations communes.

    Le danger cyber invoqué mérite d’être pris au sérieux. En juillet, des agents d’OpenAI ont contourné leurs barrières d’isolation, retrouvé un accès à Internet, communiqué par des canaux non autorisés et compromis des systèmes d’OpenAI et de Hugging Face. OpenAI a qualifié l’affaire de warning shot, un « coup de semonce ». (5) Le précédent Mythos avait déjà placé INCYBER devant cette ambiguïté : une capacité dangereuse bien réelle peut simultanément devenir un argument de communication et un enjeu de pouvoir industriel.

    Nous avons donc remonté le fil. Qui travaillait déjà au ralentissement ? Qui veut tenir le frein ? Qui contrôlera les contrôleurs ? Et pourquoi les entreprises qui courent le plus vite demandent-elles soudain à pouvoir ralentir ensemble ? Pour reconstruire ce tableau, il nous fallait rassembler les pièces d’un puzzle qui se trouvent moins dans les laboratoires que dans les textes et projets de loi, les ONG, les parcours professionnels et les antichambres de Washington.

    Ralentissement de l’IA : septembre n’est que l’accélérateur

    La première surprise apparaît en reconstituant la chronologie : septembre arrive tard dans le processus.

    Anthropic, Google, Microsoft et OpenAI avaient créé dès juillet 2023 le Frontier Model Forum (FMF). Amazon et Meta l’ont depuis rejoint cette association professionnelle. En mars 2025, ses membres ont signé un accord leur permettant de partager entre concurrents des informations relatives aux vulnérabilités, aux menaces, à l’autonomie des modèles, aux capacités cyber offensives et aux risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN). (6) Le Forum dit avoir construit pour cela une architecture juridique et technique capable de protéger la propriété intellectuelle tout en respectant l’antitrust.

    Nous avons ensuite cherché qui travaillait déjà à repousser un peu plus loin les limites de cette coopération. Le Law Reform Institute (LRI) fournit une réponse. Dès 2025, l’organisation élabore avec Dan Crane, professeur de droit à l’université du Michigan, un projet de législation fédérale destiné à sécuriser juridiquement la collaboration entre laboratoires sur les risques des modèles frontières. Elle demande parallèlement au Department of Justice (DOJ), le ministère américain de la Justice, et à la Federal Trade Commission (FTC), l’autorité fédérale de la concurrence, de préciser ce que les concurrents peuvent légalement faire ensemble. (7) Le futur CATS Act poussera le mécanisme plus loin que le projet initial du LRI. Nous y reviendrons. 

    En février et mars 2026, Model Evaluation & Threat Research (METR), un organisme de contrôle des labos d’IA, réalise de son côté un pilote avec Anthropic, Google, Meta et OpenAI, qui lui ouvrent l’accès à leurs modèles internes les plus performants et à des informations non publiques. (8)

    Microsoft n’avait pas formellement rejoint le camp du pacing, mais travaillait elle aussi depuis le printemps sur la même inquiétude : le code de conduite dévoilé le 14 septembre par Mustafa Suleyman, conçu pour maintenir les systèmes sous contrôle humain et leur imposer d’accepter correction et arrêt, était en chantier depuis cinq à six mois. (9)

    Le 14 juillet, Demis Hassabis, cofondateur et président de Google DeepMind, également scientifique en chef d’Alphabet, propose un Frontier AI Standards Body, organisme de normalisation de l’IA frontière capable à terme d’évaluer les modèles avant commercialisation et de coordonner un ralentissement général si les risques l’exigent. (10)

    Le 23 juillet, le Collaboration on Adversarial Threats and Security Risks Act, plus commodément désigné par son acronyme CATS Act, arrive au Congrès. Le projet de loi crée une exemption antitrust pour certaines coopérations de sécurité entre développeurs. (11)

    Et fin juillet, le vocabulaire lui-même est déjà fixé. Plus de 1 300 salariés et dirigeants du secteur signent un manifeste baptisé Pacing the Frontier, « Ralentir le rythme à la frontière ». Il réclame au gouvernement américain des instruments techniques et institutionnels permettant de « ralentir délibérément la frontière », puisque la pression concurrentielle dissuade chaque entreprise de le faire seule. Dario Amodei figure parmi les signataires. (12)

    Six semaines plus tard – coïncidence ? – son grand essai s’intitulera donc We Must Pace the Frontier. La petite différence tient dans un « We must » – « nous devons » – devenu nettement plus pressant.

    Une autre solution a surgi entre-temps, et elle plaît beaucoup moins aux industriels. Le 3 septembre, le sénateur Bernie Sanders et le représentant démocrate Greg Casar annoncent le Ban Artificial Superintelligence Act. Leur projet de loi interdirait durablement le développement et le déploiement d’une superintelligence artificielle et suspendrait temporairement le développement avancé, jusqu’à l’établissement de règles par un régulateur fédéral. Sanders explique vouloir empêcher quelques « oligarques de la Big Tech » de décider seuls de l’avenir de l’humanité. (13)

    Une variante beaucoup moins radicale se négocie parallèlement au Sénat autour de John Thune, Ted Cruz et Amy Klobuchar. Elle imposerait aux développeurs de modèles frontières une obligation de prudence face aux risques catastrophiques, des tests avec des experts fédéraux et permettrait au gouvernement de demander le blocage judiciaire d’un modèle jugé dangereux. Le texte reste en négociation. (14)

    Le contraste institutionnel est considérable. Chez Hassabis et Amodei, les laboratoires participent à la construction des normes, fournissent une partie des moyens et coopèrent avec les évaluateurs et l’État. Le modèle Sanders-Casar place beaucoup plus franchement le pouvoir coercitif dans une agence fédérale. Si cette solution politique s’imposait, les géants de l’IA passeraient du statut de coproducteurs de la règle à celui d’entreprises placées sous sa surveillance. Inconfortable. 

    OpenAI avançait déjà sur une piste très proche. Le 9 septembre, Chris Lehane, son directeur des affaires mondiales, a publié une feuille de route réclamant des obligations fédérales de sécurité, des standards élaborés par l’industrie et des règles communes pour décider « quand et comment le développement doit ralentir ou s’arrêter ». (15) Le lendemain, Wired révèle que l’entreprise demandait depuis plusieurs semaines à des membres du Congrès si un ralentissement coordonné entre laboratoires serait compatible avec le droit antitrust. (16) Le verrou juridique qu’Amodei mettra en avant le 12 septembre était donc déjà travaillé chez son principal rival.

    Pour les labos, l’intérêt objectif à défendre rapidement une architecture public-privé est évident. Aucune pièce ne permet toutefois de relier l’essai d’Amodei à l’offensive Sanders-Casar : à ce stade, nous observons ici la collision de calendrier entre plusieurs modèles concurrents de gouvernance.

    Puis arrive Jacob Coxon.

    Coxon : sept messages, 170,8 millions de vues

    Le compte X de Jacob Coxon existe depuis janvier 2026. Lors de notre relevé du 14 septembre, il ne comptait que douze publications et aucune activité antérieure à son annonce de démission dans la nuit du 8 au 9 septembre, heure européenne. 

    Un lancement très préparé

    Son premier thread public démarre d’emblée au maximum : Anthropic et OpenAI fonceraient vers une « superintelligence capable de s’améliorer elle-même » et « jouent avec nos vies ». Sept messages exposent ensuite le scénario de catastrophe et réclament notamment… des accords de ralentissement entre laboratoires. Au matin du 14 septembre, le premier affichait 170,8 millions de vues. (17)

    L’emballage médiatique, lui, avait commencé avant même le clic sur « publier ». Coxon confirme au Washington Post avoir parlé au Wall Street Journal avant son thread. Après la mise en ligne, il monte un groupe de discussion d’une dizaine de personnes chargé de republier le message et de l’envoyer à leurs contacts. Sneha Revanur, fondatrice et présidente d’Encode AI, en fait partie. Coxon indique également avoir échangé avec Daniel Kokotajlo, ancien d’OpenAI et figure d’AI Futures Project, mais il assure cependant n’avoir travaillé avec aucune organisation pour préparer la promotion de sa démission avant publication. (18)

    Croyons-le sur parole. Si nous n’avons trouvé aucune preuve d’une opération commandée par Anthropic ou Amodei, il est en revanche clair que la sortie médiatique de Coxon avait été préparée, puis que son amplification a été organisée dans un réseau déjà mobilisé sur la sécurité de l’IA.

    Et la mèche prend instantanément.

    Le Wall Street Journal, l’Associated Press, le Financial Times, Axios, CNN, Fox News ou le Washington Post s’emparent de l’affaire. En France, Le Monde décrit quelques jours plus tard un débat sur « l’AIpocalypse » atteignant une ampleur inédite et relève déjà plus de 160 millions de vues pour le thread de Coxon. (19) Rarement sept messages auront bénéficié d’une telle puissance de feu.

    De X au Congrès en quelques heures

    À Washington, le thread tombe comme une pièce à conviction déjà emballée et étiquetée. Pour une bonne partie des démocrates, Coxon fournit le cas d’école rêvé : un ingénieur passé par deux des meilleurs laboratoires occidentaux, qui accuse précisément la concurrence de pousser ses anciens employeurs à prendre des risques qu’ils ne prendraient pas seuls.

    Les appels immédiats à agir viennent donc principalement de la gauche, même si quelques républicains se joignent au mouvement. Ted Lieu remet sur la table son projet de mécanisme d’arrêt d’urgence, des élus réclament des auditions et de nouveaux pouvoirs fédéraux (20) et Bernie Sanders reprend directement le message : « M. Coxon a raison », avant de renvoyer à sa proposition de pause et d’interdiction de la superintelligence. (21) Le sénateur démocrate Ruben Gallego demande dès le 9 septembre aux dirigeants du Sénat de créer une commission spéciale bipartisane sur l’intelligence artificielle, en citant explicitement l’affaire Coxon. (22)

    Trois jours après le thread incendiaire, Amodei coupe l’herbe sous le pied des démocrates en publiant la version la plus complète et la plus médiatique d’une solution que plusieurs acteurs, OpenAI compris, travaillaient déjà : We Must Pace the Frontier.

    Si le timing frappe, la chronologie empêche cependant de crier au faux scoop : Amodei avait déjà signé le manifeste Pacing the Frontier en juillet. Reste que si Coxon n’a pas inventé le programme, son explosion médiatique lui a offert une audience qu’aucun livre blanc réglementaire n’aurait pu acheter.

    IA, ton univers impitoyable

    Nous avons alors suivi les connexions humaines et financières. À ce titre, Jaan Tallinn fournit un exemple parfait de l’endogamie du milieu de l’IA américaine. Le cofondateur de Skype a mené le premier tour de financement d’Anthropic en 2021, une levée de 124 millions de dollars. (23) En 2025, le Survival and Flourishing Fund (SFF) recense, sur recommandation de Tallinn, 1,535 million de dollars plus 500 000 dollars conditionnels à AI Futures Project, 516 000 dollars à Encode AI et plusieurs centaines de milliers de dollars à METR, parmi de nombreux autres financements liés à la sécurité de l’IA. (24)

    Ces flux révèlent une topologie plus intéressante qu’un possible trafic d’influence : le même écosystème de fortunes technologiques peut investir dans les producteurs de modèles tout en finançant des organismes chargés de réfléchir à leurs risques, de les évaluer ou de plaider pour leur réglementation.

    Le réseau sait aussi faire de la politique au sens le plus classique du terme. L’AI Policy Network (AIPN) soutient le CATS Act. Son political action committee (PAC), comité de financement politique, a versé avant le dépôt du texte 5 000 dollars à Jim Banks, 1 000 à Jay Obernolte et 950 à Ted Lieu. Tous trois sont sponsors ou cosponsors du CATS Act. Les documents de la Federal Election Commission (FEC) montrent également 1 000 dollars pour Adam Schiff, principal sponsor du texte au Sénat. (25) Ces contributions sont légales et aucun élément ne permet d’établir une contrepartie. Elles montrent simplement que le réseau de l’AI safety sait aussi pratiquer le métier le plus ordinaire à Washington, celui de lobbyiste : expertise, plaidoyer et financement électoral.

    METR, contrôleur indépendant… sous dépendance

    Endogamie et portes tournantes, Beth Barnes est à elle seule un cas d’école : avant de fonder et diriger METR, l’organisme sans but lucratif de contrôle des systèmes d’IA, elle a travaillé avec le scientifique en chef de DeepMind, puis chez OpenAI sur des objectifs de sécurité et des techniques d’évaluation. (26)

    METR possède une indépendance financière réelle vis-à-vis des grands laboratoires : l’organisation dit ne pas accepter leur financement. Elle dépend en revanche de leur coopération pour passer de l’autre côté du miroir. Dans son pilote 2026, Anthropic, Google, Meta et OpenAI lui ont fourni leurs meilleurs modèles internes, des chaînes de raisonnement brutes, des informations non publiques et des jetons de calcul gratuits.

    Le rapport de METR est étonnamment franc. Au lancement du pilote, il avoue qu’aucune politique formelle de conflits d’intérêts applicable n’était encore en place. Au moins six salariés ou collaborateurs directement impliqués entretenaient des relations personnelles étroites avec des employés des entreprises évaluées.

    L’organisme, en outre, reconnaît que l’accès aux modèles non publics et aux jetons gratuits les « incitent à entretenir une relation cordiale avec les entreprises d’IA » et va jusqu’à confesser que son travail dépend « de solides relations de travail avec les entreprises ». Les laboratoires n’avaient pas de droit d’approbation sur son rapport final, mais conservaient un pouvoir sur les informations internes pouvant être publiées. Les participants pouvaient aussi quitter silencieusement le pilote, conséquence directe de cette dépendance de facto. METR précise lui-même que l’exercice n’avait pas été conçu pour fournir une « obligation de rendre des comptes robustes ».

    À cela s’ajoute une dépendance moins visible : les hommes.

    Les spécialistes suffisamment pointus pour ausculter les modèles frontières viennent souvent des mêmes entreprises qu’ils contrôlent… et qui peuvent redevenir demain partenaires, fournisseurs d’accès ou employeurs. Dans ce microcosme, fâcher durablement Anthropic, OpenAI ou Google peut coûter une collaboration, un accès à un système, une réputation ou une carrière. Rien ne prouve que cela ait été le cas, mais le problème est structurel : l’indépendance statutaire ne supprime ni la dépendance informationnelle ni les incitations d’un marché du travail où contrôleurs et contrôlés circulent dans les mêmes couloirs.

    Paul Christiano offre presque la version accélérée de ces portes tournantes. Ancien d’OpenAI et fondateur de l’Alignment Research Center (ARC), il est actuellement conseiller technique senior au Center for AI Standards and Innovation (CAISI), le Centre pour les normes et l’innovation en intelligence artificielle du National Institute of Standards and Technology (NIST).

    Des règles de récusation encadrent toutefois ses dossiers liés à OpenAI. (27) ça tombe bien, car le 9 septembre, OpenAI l’a nommé au conseil de sa Fondation et à son comité de sûreté et de sécurité, tout en lui donnant un rôle d’observateur sans droit de vote auprès d’OpenAI Group.

    Coxon porte l’alerte. Barnes dirige l’évaluation. Christiano circule entre laboratoire, recherche, État et de nouveau OpenAI. Le futur gouvernement de l’IA frontière puise largement dans le même petit monde que l’industrie qu’il devra surveiller.

    CATS : quand Washington autorise les concurrents à s’entendre

    À ce stade de notre enquête, il manquait encore la pièce juridique.

    Une entreprise peut reporter seule un produit, mais des concurrents qui décident ensemble de réduire leur production, de différer un lancement ou de limiter leur développement entrent sur un terrain beaucoup plus sensible.

    L’histoire antitrust américaine fournit un précédent éclairant. En 1978, dans National Society of Professional Engineers v. United States, les ingénieurs défendaient une restriction à la concurrence en invoquant la sécurité publique. La Cour suprême rejeta l’idée que le danger supposé de la concurrence puisse à lui seul justifier sa suppression. (28)

    C’est précisément pour sortir de ce risque juridique que le projet de CATS Act importe. Son article 3 prévoit qu’au moins deux entités privées peuvent « coordonner ou conclure des accords » pour réduire certains risques de sécurité en retardant ou limitant la sortie, le déploiement, l’utilisation, le développement, l’entraînement, les tests ou l’évaluation d’une intelligence artificielle. Avant d’agir, elles doivent prévenir par écrit la division antitrust du ministère de la Justice et détailler le risque ainsi que la restriction envisagée.

    Le texte pose des garde-fous : finalité de sécurité, bonne foi, contrôles internes, charge de la preuve, possibilité pour le procureur général de demander une injonction. Fixation des prix, partage des marchés, monopolisation ou autres comportements étrangers au champ protégé restent exposés au droit commun. Et, au 14 septembre, le CATS Act attend toujours en commission judiciaire : aucune des deux chambres ne l’a adopté. Sa portée reste cependant spectaculaire : le Congrès examine explicitement une procédure permettant à des concurrents de limiter ensemble une partie de leur production technologique avec la bénédiction conditionnelle de l’État.

    La coalition qui pousse le texte réunit notamment AI Policy Network, Center for AI Safety Action Fund, Encode AI, Future of Life Institute, Law Reform Institute… et Google. Le communiqué officiel précise que les coordinations pourront passer par le CAISI, le Frontier Model Forum ou l’Artificial Intelligence Security Center de la NSA. (29)

    Puis Amodei réclame sa dérogation antitrust. CATS fournirait le métal juridique nécessaire pour forger l’Anneau : le droit de ralentir ensemble.

    Du club industriel au régulateur public-privé

    L’infrastructure commence dès lors à ressembler à un jeu de Lego dont plusieurs briques sont déjà assemblées : le Frontier Model Forum constitue le club industriel, METR offre une capacité d’évaluation extérieure, le CAISI et le NIST travaillent à la normalisation et aux tests publics.

    La sécurité nationale fournit une autre pièce : l’Artificial Intelligence Security Center (AISC), centre de la NSA spécialisé dans la sécurité de l’IA, constitue le relais « sécurité nationale » du dispositif. Il peut servir de cadre de coopération entre État et laboratoires sur les risques les plus sensibles, aux côtés du CAISI et du Frontier Model Forum (30).

    Amodei ajoute les contrôleurs embarqués : bureaux, badges, ordinateurs, accès aux systèmes et informations internes, presque comme des salariés ; l’évaluateur extérieur s’installe alors au cœur du laboratoire. Reste à savoir qui définit les tests qui lui permettront de lever ou d’abaisser le pouce.

    « Un Anneau pour les gouverner tous ? »

    Là encore, le hasard fait bien les choses : Demis Hassabis a donné un plan prêt à l’emploi dès le 14 juillet. Son Frontier AI Standards Body pourrait fonctionner comme un partenariat public-privé sous tutelle fédérale ou comme une self-regulatory organization (SRO), un organisme d’autorégulation, sur le modèle de la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) des marchés financiers, une autre forme de corégulation public-privé.

    Le 12 septembre, Hassabis a lui-même rejoint publiquement le camp du freinage. Le rapprochement est frappant : celui qui avait dessiné en juillet la machine institutionnelle capable de coordonner un ralentissement juge désormais que la « direction » proposée par Amodei est la bonne.

    Point central, l’industrie en financerait probablement l’essentiel. Cependant, un conseil comprenant des experts indépendants et des représentants de l’open source participerait à sa gouvernance et l’organisme définirait les benchmarks, les tests de référence servant à déterminer qu’un système appartient à la catégorie « frontier ».

    Autre point d’entrée des labos : ils participeraient à la conception des premiers protocoles et pourraient fournir leurs modèles jusqu’à trente jours avant leur sortie. Après une phase volontaire, réussir l’évaluation pourrait devenir une condition de déploiement sur le marché américain pour tout modèle frontière, américain ou étranger, ouvert ou fermé. Et surtout, Hassabis prévoit explicitement que cette structure puisse coordonner un ralentissement des grands laboratoires si le niveau de risque l’exigeait. Trois pouvoirs se rapprochent alors dangereusement : définir la catégorie, écrire le test et décider qui le réussit.

    La Cour suprême américaine a déjà rencontré un problème voisin. Dans Allied Tube v. Indian Head en 1988, elle soulignait que des standards privés peuvent être utiles à condition que des garde-fous empêchent les acteurs économiquement intéressés de biaiser la norme contre leurs concurrents. (31) Avec ce projet, on risque d’en être loin et la question décisive devient donc très concrète : qui écrira les critères de chaque checkpoint ?

    Sortir du dilemme du prisonnier

    Nous restait à savoir pourquoi ceux qui font la course en tête accepteraient de chausser des baskets plombées.

    Le dilemme du prisonnier donne la meilleure clef.

    Supposons qu’Anthropic juge sincèrement la prochaine génération trop dangereuse. Si elle freine pendant qu’OpenAI, Google ou SpaceXAI continuent à pleine vitesse, elle peut perdre en quelques mois son leadership technologique, ses clients, ses chercheurs et ses investisseurs. Chacun peut donc préférer collectivement une décélération tout en restant individuellement poussé à accélérer : application très concrète du dilemme du prisonnier (32). Le manifeste Pacing the Frontier le dit presque en toutes lettres : entreprises et États subissent une pression concurrentielle qui les dissuade de ralentir unilatéralement.

    Une règle commune modifierait la donne. Checkpoints partagés, évaluateurs, surveillance publique et protection antitrust rendent la promesse du voisin plus crédible et le ralentissement cesse dès lors d’être un désarmement unilatéral.

    Amodei pousse d’ailleurs l’honnêteté jusqu’à écrire qu’un tel système pourrait acheter du temps sans sacrifier l’avantage commercial des entreprises américaines ni l’avance des États-Unis : la sécurité et l’intérêt économique commencent ici à marcher dans la même direction.

    Nous avons cherché si une explication plus simple tenait : les géants veulent-ils simplement freiner parce que la course leur coûte trop cher ? Ce serait aller bien vite en besogne. 

    OpenAI envisage environ 600 milliards de dollars de dépenses de calcul d’ici 2030. (33) Anthropic, de son côté, vient d’annoncer à ses investisseurs qu’elle devrait enregistrer un deuxième trimestre consécutif avec un résultat d’exploitation ajusté positif, preuve que l’argent continue aussi à affluer du côté des revenus. (34) La société prépare parallèlement une introduction en Bourse susceptible de lever jusqu’à 100 milliards de dollars autour d’une valorisation proche de 2 000 milliards. (35)

    Le marché, lui, a entendu « ralentir » au premier degré. Le 14 septembre, les valeurs liées à l’IA ont reculé à travers le monde et les contrats à terme sur le Nasdaq 100 ont perdu jusqu’à 1,9 %, les investisseurs commençant à intégrer l’hypothèse d’un ralentissement des investissements en puces, datacenters et puissance de calcul. (36) Sam Altman a parallèlement écarté toute introduction en Bourse d’OpenAI en 2026, jugeant le moment « mal choisi » au regard des questions de sécurité. (37) Anthropic, elle, poursuit la sienne, nous rappelant que les grands laboratoires peuvent converger sur la nécessité d’appuyer sur le frein sans cesser de défendre des stratégies financières distinctes.

    « Faire des pauses, ralentir le rythme, ce sont des actions volontaires qu’ils peuvent entreprendre s’ils estiment que leur entreprise est hors de contrôle », a pour sa part taclé Jensen ⁠Huang, PDg de Nvidia. (38) Logique : le concepteur de cartes graphiques a un intérêt structurel à ce que la course au calcul continue : la croissance de son activité vient aujourd’hui des produits de datacenter pour le calcul accéléré et les solutions d’IA. Le groupe a porté ses engagements d’approvisionnement et de capacité de 119 à 279 milliards de dollars pour répondre à la demande future ; un ralentissement durable toucherait donc directement le moteur de son activité. (39)

    Et celles-ci sont de plus en plus vitales : le Far West des start-up est devenu une industrie lourde. Près de 500 milliards de dollars de dette liée aux infrastructures d’IA avaient déjà été émis en 2026 au début du mois d’août. Les prêteurs commençaient parallèlement à exiger des rendements plus élevés, des permis sécurisés, des contrats d’électricité et davantage de protections. (40)

    Et c’est à ce stade que l’État entre directement dans l’équation. Dans une réponse officielle au Department of Energy, OpenAI demande des tarifs électriques compétitifs, des avantages fiscaux, des prêts à faible taux, des garanties d’achat, des accords de partage des coûts et même une AI Supercomputer Loan Facility, facilité de prêt pour supercalculateurs d’IA, afin de « réduire le risque » supporté par les investisseurs privés. (41)

    Le pacing collectif offrirait alors plusieurs bénéfices objectifs : dépenses plus prévisibles, équipements amortis sur une durée plus longue, risque mieux chiffrable par les prêteurs et assureurs, course aux capacités moins erratique. Les exigences d’audit et de certification ajoutent en outre des coûts fixes que Google, OpenAI ou Anthropic peuvent absorber plus facilement qu’un nouvel entrant.

    On retrouve ici un modèle de gouvernance plus large. Le World Economic Forum (WEF) revendique depuis longtemps sa fonction de plateforme de « coopération public-privé » et son manifeste du stakeholder capitalism, ou capitalisme des parties prenantes, appelle les entreprises à mobiliser leurs ressources avec les gouvernements et la société civile. (42) CATS est donc loin d’être un OVNI dans le ciel du capitalisme contemporain. 

    Retrouvez la suite de notre enquête ici 

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  • Suyu tire sa révérence sur un mode de recompilation pour jeux Switch

    L'équipe derrière suyu , l'émulateur Nintendo Switch né des cendres de yuzu , a publié le début septembre une dernière version de son logiciel, puis a fermé le dépôt sur un ultime commit intitulé "FINAL". Et cette version d'adieu embarque un truc que j'ai trouvé intéressant. C'est un mode baptisé Recompiler, qui change totalement la façon dont le code du jeu est "traduit".

    D'habitude, un émulateur traduit les instructions ARM de la console en instructions x86 au fur et à mesure que le jeu tourne. C'est ce qu'on appelle un JIT. Alors que là, le mode Recompiler fait le boulot à l'avance en prenant le code ARM64 du jeu et en le convertissant en code C.

    Le code de suyu ne cache pas d'où vient l'idée, puisqu'il se décrit lui-même comme un moteur produisant du C portable "à la manière de N64Recomp". Grâce à cette technique de recompilation, en bout de la chaîne, vous obtenez un vrai binaire .exe sous Windows, ELF sous Linux, ou Mach-O sous macOS.

    Faut savoir qu'un jeu entier, ça fait des millions de blocs de code (oui, des millions !), et réunis dans un seul fichier C, ça pèserait des centaines de mégaoctets. Soit de quoi occuper un compilateur durant des heures avec beaucoup de mémoire consommée et éventuellement un abandon par K-O technique ^^... Alors qu'en le recompilant, on peut profiter de perfs natives sans éclater la machine.

    Maintenant la réalité c'est que le programme obtenu grâce à cette recompilation, ne se débrouille pas tout seul. Le JIT n'a pas vraiment disparu, mais se construit à la demande, dès que l'exécution tombe sur une adresse que l'analyse statique n'avait pas repérée (un appel indirect, typiquement). Sans ce filet de sécurité, le jeu se figerait sur un écran noir. Je vois bien comment ça marche parce que c'est ce que j'ai exploré avec mon outil de recompilation Kompote.

    Et ensuite, le jeu recompilé continue de passer par la couche d'émulation de suyu pour ses services système et son GPU. Bref, on est encore loin du jeu Switch qui tournerait tout seul sur votre PC, mais je n'ai aucun doute sur le fait que ça arrivera bientôt.

    Notez que les binaires téléchargeables datent tous du 4 septembre, alors que les derniers correctifs ont été committés les 12 et 13. Il faudra donc compiler le code pour profiter de cette dernière version.

    Quant à savoir pourquoi le projet s'arrête maintenant, l'équipe n'en dit pas un mot mais je sais juste qu'un avis DMCA de Nintendo avait déjà emporté son dépôt principal en juillet 2024, et qu'un nouvel avis du 17 août dernier avait fait tomber d'un coup 307 dépôts dont l'adresse contenait le mot suyu.

    Mais rassurez-vous, ça ne veut pas dire que l'émulation Switch s'arrête pour autant puisqu'un fork a repris le code dans la foulée et enchaîne déjà les versions.

    Et Eden , le projet dont suyu descend directement, continue tranquillement sa route sur son propre serveur, loin de GitHub, avec une version publiée en juin et un dépôt encore actif à la mi-septembre. C'est donc là qu'il faut regarder si vous cherchez un émulateur Switch encore suivi.

    Source : le dépôt archivé de suyu et l'article de Wccftech

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