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Créer une SASU en ligne : ce qu’il faut savoir
Choisir la forme juridique de son entreprise est une étape déterminante pour tout entrepreneur qui se lance seul dans une activité commerciale. Parmi les statuts disponibles, la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) séduit de plus en plus de porteurs de projet grâce à sa souplesse de fonctionnement et à la protection qu’elle offre au …
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Comment choisir une adresse professionnelle qui valorise son entreprise
L’adresse d’une entreprise n’est jamais un simple détail administratif. Elle apparaît sur les devis, les factures, le site internet et parfois même sur la carte de visite du dirigeant. Avant qu’un client ne rencontre l’équipe ou ne visite les locaux, c’est souvent cette adresse qui forge sa première impression, bien avant la qualité du service …
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«Le climat est devenu une épée de Damoclès» : après un été catastrophique, cet agriculteur du Poitou jette l’éponge
Les sécheresses ont eu raison du projet de Samuel Le Mercier. © Sylvain Lapoix/Vert
Au volant de son vieux tracteur Zetor rouge délavé, Samuel Le Mercier ramène sa dernière récolte de patates avant que l’humidité ne revienne sur les coteaux de Limalonges (Deux-Sèvres). Passées au tri, les trois quarts sont bonnes à jeter, «complètement bouffées par les taupins et les vers gris qui venaient chercher de la fraîcheur», souffle-t-il.
Son engin aurait bien besoin d’un passage au garage. D’un peu d’énergie, aussi. Mais Samuel Le Mercier ne refera pas le plein. À cause du prix du gasoil non routier qui a explosé, bien sûr. Mais aussi parce que, pendant cet été caniculaire, tout l’a lâché : «Le tracteur date des années 1980, il commence à fatiguer un peu… comme son propriétaire. Je pense que, dans mon cas, c’est réglé.» Après onze ans à cultiver sur la ferme familiale, Samuel Le Mercier arrête. Et il n’est pas le seul.
D’après un sondage de la chambre d’agriculture de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres, réalisé entre le 16 juillet et le 26 août, 64% des responsables d’exploitation interrogé·es envisagent l’arrêt de leur activité – dont 21% «sérieusement» et 5% «à court terme». Dans l’ordre des préoccupations : des charges trop élevées (67%), le manque d’eau (61%) et les problèmes de trésorerie (57%).
«La sécheresse agit comme un accélérateur d’une fragilité économique préexistante», analyse la chambre. Le plan d’aide à l’agriculture présenté par la ministre début septembre n’a rien changé : Samuel Le Mercier et beaucoup d’autres n’ont plus les moyens financiers ou physiques de faire une saison de plus.
«Tous les étés, j’ai une culture qui me lâche»
Fils de céréalier, BTS agricole en poche, Samuel Le Mercier aurait pu reprendre la ferme familiale de 34 hectares en blé et tournesol conventionnels. Mais, à l’occasion d’un voyage en Argentine, il découvre des microfermes autosuffisantes où tout pousse sans pesticide.
En 2015, il contracte un bail agricole auprès de son père, convertit les céréales en bio et développe le maraîchage sur un hectare. «De toute façon, la chambre d’agriculture n’aurait pas accepté mon dossier d’installation si je ne m’étais pas diversifié, se souvient le paysan. Et, en un sens, ça m’a créé une sécurité.»
Installé à une heure des premières villes (Angoulême, Niort et Poitiers), il s’est constitué un dense réseau de distribution : légumes fournis aux paniers en ligne du Clic paysan, céréales à prix garantis aux moulins de Chassagne, deux soirs de vente directe à la ferme… Avec un chiffre d’affaires réalisé à 50% en céréales et à 50% en maraîchage, le paysan dégage un salaire de 1 260 euros. Il le partage depuis peu avec sa compagne, Aurélie Baffou, qui a délaissé son job pour prêter main-forte à mi-temps.
Samuel Le Mercier et Aurélie Baffou partagent un salaire de 1 260 euros. © Sylvain Lapoix/Vert
Dès le début, le changement climatique a labouré le modèle économique de sa petite ferme : «Tous les étés, j’ai une culture qui me lâche : c’étaient les céréales qui sauvaient le maraîchage, ou réciproquement, récapitule Samuel Le Mercier. En 2025, tout ce qui était sous serre était magnifique et, en plein champ, c’était pas la fête : la sécheresse a tué mes poireaux.» Cette dernière saison, les galères n’ont pas attendu le mois de juin pour faire basculer l’exploitation.
50% de pertes sur les légumes
Dans les champs mal préparés à cause d’un hiver boueux (41% de pluie en excédent en Nouvelle-Aquitaine, selon Météo France), la chaleur a dépassé les 30 degrés Celsius (°C) dès avril. «Les blés ont pris un coup de chaud, ça a anéanti leur potentiel : j’ai récolté tout ce que j’ai pu», se désole le cultivateur. Un genou à terre, il ausculte les tournesols : teint grillé, tête basse, la plupart des tiges ne dépassent pas la ceinture.
Épuisés, les pieds de tomates qui donnaient auparavant jusqu’en décembre tendent leurs derniers fruits. Samuel Le Mercier a tout essayé : «Quand on a blanchi les serres à la chaux, les orages ont tout lavé en une après-midi sans faire tomber les températures…» Au lieu de sept à huit fleurs blanches au printemps, les plants d’aubergines n’ont tendu qu’un pistil.
Dans le sondage de la chambre d’agriculture, la moitié des répondant·es déclare prévoir des récoltes en baisse de 25 à 50%. «Je devrais être en train de semer mes cultures d’hiver, déplore Samuel Le Mercier. Mais, quand j’ai perdu 1 500 choux en juillet à cause des ravageurs et de la sécheresse, j’ai décidé d’abandonner.»
«Toutes les aides vont à l’agroindustrie !»
Fataliste, il constate : «Les seuls qui s’en sortent, ce sont ceux qui ont un accès sécurisé à l’eau, une bassine ou un bon puits.» L’agriculteur s’était pourtant équipé : «J’ai fait un forage à 40 mètres qui donne bien. Mais, quand l’arrosage est lancé dans les champs de maïs du coin, à la mi-juillet, je suis vite à sec.» Il branche alors sa citerne sur le réseau et change de tarif : de 50 centimes le mètre cube, il passe à deux ou trois euros. Malgré son goutte-à-goutte, le compteur affiche vite une facture à quatre chiffres.
Les canicules ont poussé le corps du paysan vers des fatigues inconnues : coup de pompe, douleurs articulaires… © Sylvain Lapoix/Vert
Un coût qui s’ajoute à une inflation généralisée : essence du tracteur, assurances, comptable… «Dès que j’ai un souci, il faut que je bricole : le mécano, c’est 70 euros de l’heure, sans les pièces», illustre-t-il.
Membres du syndicat agricole Confédération paysanne, qui demandait 5 000 euros de soutien par ferme, Samuel Le Mercier et sa compagne ont déchanté à l’annonce du plan d’urgence à un milliard d’euros de la ministre de l’agriculture, Annie Genevard. «Tout est orienté vers l’agroindustrie, désespère Aurélie Baffou. On cherche à nourrir nos enfants, préserver les écosystèmes… et la ministre ne donne pas un euro pour s’adapter. Et l’année prochaine, ils vont faire quoi ?»
Le climat, «une épée de Damoclès»
«Travailler pour pas grand-chose, j’ai l’habitude, ironise le paysan. Mais quand ton corps ne te répond plus, tu ne peux pas envisager l’avenir sereinement.» Après un hiver à cracher ses poumons à cause d’une infection résorbée à coups d’antibiotiques, les canicules ont poussé le corps de cet ancien footballeur amateur vers des fatigues inconnues : coup de pompe après une matinée sous la serre, douleurs articulaires pendant les récoltes… «Et je n’ai que 40 ans», rappelle-t-il.
L’été à peine passé, les prévisions météorologiques pour la prochaine saison se voient de nouveau bouleversées par le retour du phénomène El Niño. Perturbation naturelle liée à la hausse des températures à la surface des océans, cette anomalie augmente les précipitations et les températures. Une nouvelle source d’instabilité qui a achevé de convaincre Samuel Le Mercier : «Le climat, c’est une épée de Damoclès : tu as beau t’accrocher, tu n’es pas maître de ton destin.»
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Chez Xavier Bertrand, coup d'arrêt sur l'éolien : les écologistes « pris en étau »
Le Comité régional de l'énergie des Hauts-de-France s'est prononcé contre tout nouveau projet éolien terrestre d'ici 2035. Un vote non contraignant, qui a vu des écologistes s'abstenir, faute de garanties pour la faune.
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Victoire symbolique pour l'ordre du contrevent : le 9 septembre, le Comité régional de l'énergie (CRÉ) des Hauts-de-France a voté à une très courte majorité un maintien à l'identique de la puissance éolienne d'ici 2035. Une forme de moratoire, même si ce vote n'a pas de (…) -
Postes supprimés, moyens en baisse : l'écologie sacrifiée par le budget 2027
Agences de l'eau, OFB, parcs nationaux, Ademe : le projet de budget 2027 prévoit de nouvelles suppressions de postes dans l'écologie. Le 15 septembre devant Bercy, une quarantaine d'organisations réclameront des moyens « à la hauteur de l'urgence climatique ».
Lire la suite - Info / Climat , Politique , Incendies , Canicule
Le lieu est bien choisi. Mardi 15 septembre à 19 h 30, c'est devant Bercy qu'une quarantaine d'organisations, de France Nature Environnement à Greenpeace, de la Ligue des droits de l'Homme à Solidaires, en passant par des syndicats (…) -
Contre les violences économiques conjugales, des banques s’impliquent
Privation de carte bancaire, utilisation abusive du compte joint, emprise financière… face à ces violences conjugales, les banques forment leurs conseillers et proposent des solutions, comme les comptes d’urgence. -
Le drame de Ceuta provoque une grave crise politique en Espagne
L’arrivée soudaine de plus de 72 000 personnes, les 30 et 31 juillet derniers, dans la ville de Ceuta, enclave espagnole située en Afrique du Nord, a provoqué une crise politique très grave dans la péninsule. Cette crise a éclaté suite à la divulgation, le 1 er septembre, d’un rapport de la police… -
Take Action: Tell your Rep. to impeach!
November is the IMPEACHMENT MIDTERMS.
If we’re going to hold Trump and his cronies accountable, we need representatives who are willing to do it. That’s where our Courage Candidates come in! They have committed to bringing impeachment on their first day in Congress. Find your Courage Candidate today!
Rep. Al Green intends to force an impeachment vote on Tuesday!
Now is the time to email and call your rep, and demand impeachment. Ask them: Are you in favor of unjustified killings of Americans, or are you ready to impeach Donald Trump. Because that’s what’s at stake.Let’s let them know which side we’re on.
Select a Representative:SelectUse the following template to schedule an email to the appropriate office. Send the email as soon as possible.
DON’T FORGET TO ADD YOUR NAME AT THE BOTTOM OF THE EMAIL.
As a constituent of Rep. {{Rep Last Name}}, I demand that they vote to advance the impeachment proceeding, titled H.Res.1486, submitted by Rep. Al Green, to impeach President Donald Trump for flagrant abuses of power and high crimes and misdemeanors against the American people. Their vote to table or advance impeachment is a vote for or against the unjustified killings by ICE and CBP.
Want to grow your power?
We put out regular calls to action. Clear, simple ways that you can use your voice to fix our democracy. We’re here to empower you — because holding Trump and his ghouls accountable is going to take all of us. Sign up today.
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U.S. Health Officials Move Quickly to Deploy Medical A.I. Despite Concerns
The Trump administration is accelerating efforts to make artificial intelligence an integral part of medical care in the United States, throwing the resources and support of the federal government into projects that deploy A.I. agents to diagnose and prescribe treatments to patients. The multifront effort at the Department of Health and Human Services has raised concerns among some officials over the past few months that change is moving too quickly, with inadequate evidence of the technology's safety and effectiveness, according to people who have been involved the discussions. They also worry about outsized influence of Silicon Valley investors that have previously played little role in federal health policy. -
Inside House Republicans' plan to end run Dem opposition and pass Trump-backed voter ID
Congressional Republicans have a plan to pass key portions of the Safeguarding American Voter Eligibility (SAVE) America Act before the end of this year. The election integrity bill backed by President Donald Trump and fiercely opposed by Democrats has stalled in Congress, where Senate Majority Leader John Thune, R-S.D., has been reluctant to call it up for a vote, given that it's all but assured to fail. -
Trump wants to push tempo of AI race, countering tech leaders' call for slowdown
The leaders of three of the industry's most powerful artificial intelligence companies are calling for a pact to slow down their frenetic competition while privately discussing the creation of a new safety body, citing their fears that AI may spiral out of control. President Donald Trump, who has made AI a centerpiece of his economic agenda, is pushing in the opposite direction. -
E.P.A. Expected to Erase Limits on Climate Pollution From Power Plants
The Trump administration plans to announce Monday that the United States will no longer limit the planet-warming pollution that power plants pump into the air while burning coal and gas, according to two people familiar with the proposal. The shift by the Environmental Protection Agency would complete the administration's erasure of the most consequential climate policies of Presidents Joseph R. Biden Jr. and Barack Obama. If the move survives expected legal challenges, it could also prevent future administrations from regulating greenhouse gas emissions from power plants. -
EPA set to repeal Biden pollution rules for fossil fuel power plants
The Environmental Protection Agency is poised to roll back pollution standards for fossil fuel power plants, a measure the Trump administration argues will strengthen the power grid and lower customer costs. But environmentalists say it will worsen climate change. The EPA is expected to announce on Monday at the G20 Ministerial Meeting on Energy Abundance in Houston, Texas, a final rule repealing regulations on carbon and toxic emissions from fossil fuel plants, a source familiar with the EPA's plans told the Washington Examiner. The action would represent one of the Trump administration's biggest blows yet against emissions reductions regulations put in place by Democrats. -
«Son mobile, c’est la haine des personnes étrangères»: sept ans de prison pour une agression raciste au sabre
Principal suspect d’un triple assassinat de personnes kurdes en 2022, l’ancien militaire William Malet a été condamné à sept ans de prison ferme pour des violences à caractère raciste contre des migrants, commises un an plus tôt. -
Finance, IA, pétrole… L’administration Trump défiée sur tous les fronts
Ce pourrait être la semaine de tous les dangers pour la Maison-Blanche, qui voit tous les sujets – énergie, intelligence artificielle, politique monétaire – sur lesquels Donald Trump entend imposer ses vues se retrouver sous tension en même temps. -
Russian oligarch close to Putin paid for part of Donald Trump Jr’s lavish wedding
US president’s eldest child married Palm Beach socialite Bettina Anderson in three-day celebration across two exclusive private islands
Donald Trump Jr and his wife, Bettina, confirmed on Monday that a Russian oligarch close to Vladimir Putin partially paid for the couple’s wedding celebrations in May, following a ProPublica report revealing Umar Kremlev spent hundreds of thousands of dollars on the events.
Trump Jr, the US president’s eldest child, married the Palm Beach socialite in a lavish three-day celebration across two exclusive private islands in May.
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The Guardian view on the united Ireland debate: shifting dynamics need to be treated with caution | Editorial
Donald Trump’s blithe comments at the weekend were characteristically unhelpful. A careful and considered discussion on the subject has yet to begin
A decade ago, the Democratic Unionist party (DUP) viewed Brexit as a potential gamechanger in the struggle to resist future pressure for a united Ireland. As the author and journalist Fintan O’Toole wrote in an essay published last year, the DUP hoped that the 2016 referendum would deliver “a double exit. Brexit would not simply mean the UK’s departure from the EU. It would also be an act of separation from the Republic. It would reverse the slow drift towards integration.” That proved to be, to put it mildly, a deeply flawed judgment.
The direction of travel since 2016 has instead been the opposite. Rather than leading to a hard border between Northern Ireland and Ireland, which would have disastrously undermined the Good Friday agreement, the UK’s divorce agreement from Brussels eventually placed one in the Irish Sea. The logic of further economic integration between north and south within the EU’s single market was reinforced.
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[Lenvolée] « La lutte, c’est la vie, la soumission, c’est la mort » – Mitards et QLCO en France – Système carcéral
Émission de l’Envolée du vendredi 18 septembre 2026.
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Reflecting Pool Contractors: Alleged ‘Vandalism’ Was Just Our Own Botched Repair Job
The truth continues to come out, and not via Truth Social. Everything former Olympian David Hearn might need to pursue a malicious prosecution lawsuit against the Trump DOJ has been leaking more steadily than the botched Lincoln Reflecting Pool repair job itself.
This time, it’s the contractor admitting its repair job didn’t go as planned, which means most of the stuff Trump (and his toady at the Interior Department, Doug Burgum) claimed to be the work of anti-Trump vandals was just shoddy workmanship.
The contractor that renovated the Lincoln Memorial Reflecting Pool has told the Trump administration that errors in its own work and flaws in the repair plan, not vandalism, caused the pool’s new blue liner to peel and break loose, according to government documents reviewed by The New York Times.
[…]
[T]he documents, which have not previously been reported, make clear that the contractor, Atlantic Industrial Coatings, found problems in both the design and the execution of the renovation. The documents include Atlantic’s reports to the government as well as daily progress updates from the National Park Service over the past two months.
The time frame for these revelations is the “past two months.” That would jibe with the DOJ’s decision to (sort of) drop its prosecution of David Hearn. Those court filings made it pretty clear that any alleged “vandalism” was actually just the result of a mishandled resurfacing effort floating to the surface of the pool.
Still, the DOJ has refused to fullly dismiss charges against alleged vandals with prejudice, which would prevent it from re-filing charges should Trump still demand some (metaphorical) public hangings in response to his administration’s failure to ensure this job was handled competently, promptly, and under budget.
At this point, Atlantic Industrial Coatings is on its third attempt to produce an “American flag blue” undercoating that won’t immediately divorce itself from the application area and float to the surface, where it can be easily grabbed by visitors to the reflecting pool, like David Hearn and the handful of others who have been criminally charged for daring to handle physical manifestations of Trump’s hubris.
While there may have been a few people doing a bit more than grabbing pieces of reflecting pool flotsam, the documents delivered by the pool repair contractors make it clear no serious “vandalism” ever took place.
The documents also show that Atlantic did blame vandals for cuts in the caulking around the pool’s edge that National Park Service workers had previously reported to the police. But the company did not link those cuts to the peeling of the blue liner on the pool’s floor, which Mr. Trump repeatedly blamed on “sick people” wielding knives or razors.
Now, there are real and serious questions about who knew what and when. According to the dismissal documents filed by US Attorney Jeanine Pirro, the Department of Interior apparently deliberately withheld documents linking damage to the pool repair contractors, rather than “sick people” who were apparently able to slash 250′-350′ cuts into the pool lining undetected.
Since the DOI head (Doug Burgum) has done nothing but ape and amplify Trump’s lies about pool vandalism, the burden of proof (or proof of buried proof) falls back on the Interior Department. As for Trump himself, it’s hard to tell what exactly has happened here, but it’s easy to believe Trump wasn’t made aware of this evidence until long after he’d doubled-down and his “vandalism” claims.
After all, Burgum didn’t bring this evidence to Trump’s attention, preferring instead to fully engage with an obviously false Trump narrative. It took a visit to the Oval Office to fully apprise Trump of the situation, at which point Trump doubled down again, while trying to distance himself from the zero-bid contractor he previously referred to as the ultimate in patriotic pool repair surfaces.
It probably doesn’t matter how this all shakes out on the Trump side. Trump is going to continue to post his way through this, vocalizing whatever brief synapse flashes flicker through his lizard brain, hoping against hope to push completely through the facts and emerge victorious in yet another one of his Wars on Undeniable Facts.
As for David Hearn and those similarly situated, these documents will buttress claims of malicious prosecution. While the DOJ may be able to honestly claim it wasn’t aware of these facts until after it had secured indictments, it won’t change the malicious prosecution math because prosecutors are, at minimum, supposed to gather all relevant facts well before trying to pursue criminal charges. That the DOJ — under the direction of US Attorney Jeanine Pirro — decided its priority was assuaging Trump’s vindictive bloodlust rather than actually pursuing justice isn’t going to help it much when the people falsely accused of federal crimes start fighting back.
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Mamdani sues Trump administration over new immigration rule – video
Zohran Mamdani, the New York mayor, announced on 14 September that New York City, alongside several other major cities, will sue the Trump administration over a new rule that would make it more easy to deny green cards and visas to immigrants based on their need of public benefits
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Pesticides dans l’eau: le gouvernement cède aux demandes de l’agro-industrie
Selon un document obtenu par «Mediapart», le gouvernement préconise de ne déclarer «prioritaires» que les captages d’eau brute les plus pollués, soit environ 2 000 au lieu de 6 000 à 7 000 précédemment. La présence de molécules interdites ne sera plus prise en compte. -
«Avec notre accord ou non, les étudiants vont continuer à utiliser les outils d’IA»
Vice-président de l’université Paris-VIII, Mehdi Ammi constate l’avancée toujours plus rapide de l’intelligence artificielle auprès du corps étudiant. Il estime que s’y opposer frontalement est peu efficace et appelle à accompagner les élèves «pour leur en faire comprendre les limites et les biais». -
Stellantis esquisse ses ambitions pour la livraison autonome avec BOW, un prototype conçu avec le chinois UQI Robotics
À l’occasion du salon IAA Transportation, qui a lieu jusqu’au 20 septembre à Hanovre (Allemagne), Stellantis Pro One – la division du groupe automobile dédiée aux utilitaires – a présenté BOW (“Box-On-Wheels”), une plateforme électrique pensée pour le transport de marchandises sans conducteur. “Le projet vise à évaluer comment l’autonomie, l’électrification, la connectivité et les services peuvent être intégrés au sein d’une solution destinée aux opérations logistiques de demain”, détaille Stellantis dans un communiqué.
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Morts au travail : ceux qu'on ne compte même pas
Mourir de son travail ne veut pas toujours dire mourir sur son lieu de travail. Combien de morts liées au travail n'apparaissent dans aucune statistique ? -
La mort, un risque du métier ?
Combien de personnes meurent en France chaque année simplement parce qu'elles sont allées travailler ? Selon l'Assurance maladie, 1297 en 2024. Un chiffre sous-estimé, car ne prenant pas en compte certains corps de métier et en hausse depuis plusieurs… -
iOS 27 est disponible sur iPhone : les 10 meilleures nouveautés à essayer dès maintenant

Après trois mois de bêta, iOS 27 est disponible au téléchargement sur tous les iPhone à partir de l'iPhone 11. En France, en l'absence de Siri AI, il faut se contenter de plus petites nouveautés comme un appareil photo personnalisable, le retour de la photothèque et un éditeur de photos avec IA. Voici les 10 nouveautés à tester en premier.
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Ex-CIA director John Brennan subpoenaed in Trump ‘grand conspiracy’ investigation
Subpoena is among a flurry issued in recent weeks as part of DoJ inquiry into alleged conspiracy against Trump
The former CIA director John Brennan has been subpoenaed to testify next month before a Florida grand jury as part of a Department of Justice investigation into whether former law enforcement and intelligence officials conspired against Donald Trump, one of his lawyers said Monday.
Ken Wainstein, an attorney for Brennan, disclosed in a court filing that prosecutors last Thursday presented him with a subpoena for Brennan to appear before a grand jury in Fort Pierce, Florida, on 15 October.
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Trump Told Supporters To “Cheat Like Hell.” The NY Times Went With “A Bit Tired Of Politics.”
By now it’s old hat to point out that the mainstream media bends over backwards to pretend that Donald Trump is a “normal” president. The number of times you could point to the coverage and question how the media would cover things if a Democratic president did anything even remotely similar is impossible to keep track of.
But there were two separate things that happened at Trump’s fake GOP “midterm convention” (there was no convention, it was just a rally) and the way the media handled each tells you plenty about how stupid things have become. First up, Trump stated that if the Republicans win the midterms, every American would get a $5,000 check. This is both illegal and ridiculous.
It’s illegal because 18 USC 597 makes it a crime to offer an expenditure to induce someone to vote a particular way — which is precisely what dangling $5,000 checks in exchange for a Republican Congress is. It’s ridiculous because Trump promises this kind of bullshit all the time and never delivers. Here’s a compilation of him making unfulfilled promises of “dividend” checks over and over again:
@thebulwark.com did a supercut of all the prior times Trump said he was going to give Americans a $5000 check or whatever. It is glorious
— Catherine Rampell (@crampell.bsky.social) 2026-09-11T19:32:49.093Z
The proper way to cover this story is something along the lines of “President Trump, facing dismally low approval ratings, tries to illegally bribe voters to support the GOP.” The checks are never going to happen, and everyone (including Trump) knows it’s never going to happen. But, instead, the mainstream media pretended that this was a serious proposal worth taking seriously.
Yes, some of those headlines express skepticism, but within the range of normal policy proposal skepticism. The NY Times coverage, for example, focuses on what “experts say” about the proposal, and how much it would cost (over $1 trillion) and that it would require Congressional approval. It gets quotes from people to argue both the pros and cons of the whole thing, and literally says “it’s complicated” after asking whether such payments “could face legal challenges.” It even tries to “both sides” it by comparing it to a totally distinguishable situation where — in the midst of COVID shutdowns — some Democrats expressed policy support for general stimulus checks.
Then, the next night, in his next speech, the President of the United States — who has spent years falsely accusing others of “rigging elections” and “cheating” despite the near total lack of evidence of any significant voter fraud in the US — had people pledge allegiance to him personally (not the flag, not the Constitution, not America, but to him personally). He then literally told them to cheat and commit voter fraud in the election, before adding that anyone who doesn’t vote (presumably for MAGA candidates) would go to hell.
“Please raise your right hand,” Trump told a stadium packed with his supporters as he was met with some laughter.
“I pledge to the greatest president in the history of the United States that loves us so much he can’t even breathe, that I will go out with my family, my friends,” he continued.
“I don’t care if I’m registered or not. I’m going to try and cheat like hell like they do. There’s never been bigger cheaters. I don’t care,” he said. “I am going to go out and I am going to get my friends, my family, and we are going to vote on Nov. 3rd or we are going to vote before that.”
Trump said it went without saying that people would vote Republican.
“OK. So help me God,” he concluded the pledge.
“You know what happens if you don’t vote? You go to hell,” he added. “You know that, OK? You go to hell, and I don’t want that to happen to you. So please go and vote, because together we will defeat the communists.”
Here’s video of the first part of that, with the pledge and telling everyone to cheat and commit voter fraud:
Trump: "Please right your right hand. I pledge to the greatest president in the history of the United States. That loves us so much he can't even breath. That I will go out with my family, my friends, I'll do it any way – I don't care if I'm registered or not, I'm going to try to cheat like hell…"
And yes, Trump defenders will claim that he was joking. And everyone is laughing. Or they will claim that he’s only saying this because (as he notes as he says it) he claims (falsely) that the Democrats are cheating. But this kind of facetiousness is the whole point: to anyone offended, he can claim he was joking and mock you for taking him literally, while the MAGA faithful hear it and know exactly what he means.
Frankly, if any Democratic president (or, hell, almost any other Democratic politician) did either thing — having supporters pledge loyalty to them personally, or telling them to cheat in the election — it would generate headlines for weeks. There would be all sorts of hand-wringing among the pundit class about how un-presidential it was, and how the president is expected to bring decorum and support election security and isn’t supposed to be part of a personality cult.
Hell, when Barack Obama accepted the Democratic nomination for president in 2008, the NY Post had a freakout that he would do so on a stage with Greek columns, attacking him for acting like a Greek god with the headline: “Temple of Dem on Mt. O-Lympus.”
But the mainstream media basically played the whole thing down. There were a few headlines about it, but mostly side stories, or just the video clip, not a story about the statement or what it means. But just look at the NYT’s “midterm” coverage the day after (this screenshot is from Friday morning):
Nothing in any headline or promo line gets at the pledge or the demand to cheat. The main article goes with the title that he’s “a bit tired of politics” (which is hardly newsworthy), and then the text totally plays down what Trump actually said:
In 2026, he closed out an unusual midterm convention organized in his honor by saying he was a little bored of politics. He seemed more interested in telling supporters to swear on something holy — which seemed to be himself — that they would go out and vote for Republican candidates in November.
“Please raise your right hand,” Mr. Trump instructed a rowdy crowd of thousands inside a Dallas arena on Thursday evening. Many of them complied. “I pledge to the greatest president in the history of the United States that loves us so much he can’t even breathe that I will go out with my family, my friends, I will do it any way — I don’t care if I’m registered or not, I’m going to try and cheat like hell, like they do.” (Mr. Trump usually frowns on election fraud.)
He added: “I am going to go out, and I’m going to get my friends, my family, and we are going to vote on November 3.”
And that’s basically it on the topic. Even the parenthetical “usually frowns on election fraud” is laughably misleading. All of this just seems like an attempt to sanewash the insane.
Yes, covering every crazy thing that Trump says or does makes you seem like you’re crazy too. But it’s incredible which stories the media focuses on and which they minimize. These two examples in quick succession make it clear that in an attempt to make the Trump presidency seem more “normal” than the out-of-control authoritarian cult-of-one-man that it actually is, they will treat an illegal and ridiculous bribe as a legitimate policy proposal, while burying the part where he has supporters swear fealty to him personally and then tells them to break the law.
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Washington Policy Review: September 13, 2026
Today’s Report
1. Overview
2. White House News
3. Truth Social Posts
4. Government Department News
5. Selected Democratic Officials
6. AI & Tech Company News
7. Congressional Watch
1. Overview
The White House released a Presidential Message on the Anniversary of the Battle of Fort McHenry, noting that 1,000 Americans “heroically defended our young Nation’s sovereignty” against a British naval assault in 1814. The White House characterized the event as a “critical turning point” and stated that Francis Scott Key wrote “The Star-Spangled Banner” after observing the flag “gallantly streaming high in defiance.”
On Truth Social, Trump asserted that a new ballroom project at the White House is “Massively expensive, but free of charge to the American Taxpayer” and a “Gift to the U.S.A. from me and other American Patriots.” He claimed the ballroom will be the “GREATEST of its kind anywhere in the World.” Trump also stated that the White House was a “dump” before his arrival and that his renovations with the Department of Interior have left the building in “better shape than when built in 1792.” Additionally, Trump congratulated Shane Lowry for a win at Trump International Golf Links and highlighted a report regarding the Iranian economy.
Governor JB Pritzker published his daily public schedule for September 13, 2026, stating that he has no public events scheduled.
2. White House News
Presidential Message on the Anniversary of the Battle of Fort McHenry
The White House marks the 1814 Battle of Fort McHenry, stating 1,000 Americans “heroically defended our young Nation’s sovereignty” against a British naval assault. The White House describes the event as a “critical turning point” where soldiers’ “unflinching resolve” saved the fort. According to the White House, Francis Scott Key witnessed the victory and wrote “The Star-Spangled Banner” after seeing the flag “gallantly streaming high in defiance.” The White House honors the forces’ “unwavering determination” and reflects on their sacrifice while “reclaiming our sovereignty, and restoring our national pride.”
Reference: Original White House release
3. Truth Social Posts
Trump shared interior renderings of a new ballroom being built at the White House, describing the project as “Massively expensive, but free of charge to the American Taxpayer.” He further characterized the construction as a “Gift to the U.S.A. from me and other American Patriots,” asserting that it will be the “GREATEST of its kind anywhere in the World” and confirming that no taxpayer funds will be used. Regarding the broader state of the residence, Trump stated that the White House was in “very bad condition” and a “dump” prior to his arrival. He noted that he has been renovating the structure with the help of the Department of Interior and various contractors, claiming the building is now in “better shape than when built in 1792” and that his actions saved the property from being “destroyed.”
Turning to sporting events, Trump congratulated Shane Lowry on a “GREAT Win” at Trump International Golf Links, Ireland, describing the golfer as a “Great Champion” and a “total WINNER.”
Regarding international affairs, Trump highlighted a report regarding the Iranian economy by sharing a link stating that Iranians are “Running Out of Gas as Economic Squeeze Takes Hold.”
Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump
4. Government Department News
No relevant government department updates found for this date.
5. Selected Democratic Officials
JB Pritzker (gov.illinois.gov)
Daily Public Schedule: Sunday, September 13, 2026
Governor JB Pritzker has no public events scheduled for Sunday, September 13, 2026.
6. AI & Tech Company News
No relevant AI & tech company updates found for this date.
7. Congressional Watch
Covers the 2026-09-12 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.
No Congressional Record found for 2026-09-12.
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SIAQ : à Paris, l’industrie des semi-conducteurs entre dans la course quantique
Le 23 septembre, Quobly, NVIDIA et TERATEC réuniront à Paris fabricants de semi-conducteurs, chercheurs et responsables publics. Derrière SIAQ, l’enjeu est moins de présenter une technologie quantique de plus que de résoudre la question qui déterminera les gagnants : qui saura fabriquer, contrôler et intégrer des millions de qubits ? Un ordinateur quantique tolérant aux …
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Ceuta : attention à ces allégations d’un chat démembré supposément tué par des « migrants » qui repose sur un seul témoignage

Source :Compte Facebook, le 11 septembre 2026
Etiqe :non corroboré
Contenu :
« Ils [les migrants toujours présents à Ceuta depuis le 30 et 31 juillet, ndlr] tuent parfois les chats par plaisir, nous avons trouvé des chats coupés en deux, démembrés », affirme une agente d’entretien devant les caméras de l’émission espagnole En boca de todos (Dans la bouche de tout le monde) sur la chaîne Cuatro, le 8 septembre 2026.
La séquence, visible notamment sur le site de l’émission, a été massivement reprise et diffusée sur les réseaux sociaux. « Des barbares ! Qu’ils retournent chez eux ! », écrit un internaute en commentaire d’une publication qui reprend l’information avec la photo d’un chat gisant au sol à l’appui. « Ces monstres ultra-dangereux doivent être renvoyés immédiatement dans leur pays », assène encore un autre en description de son post.
Malgré nos recherches nous n’avons pas été en mesure de trouver des photos ou vidéos corroborant les faits avancés ni d’autres déclarations reprenant les mêmes accusations.
La rumeur persistante de migrants « mangeurs de chats »
Depuis l’arrivée de 70 000 personnes sur le bout de terre espagnol, les 30 et 31 juillet, – dont l’immense majorité est retournée au Maroc dans les heures qui ont suivi leur arrivée – Ceuta connaît une crise importante. D’après les autorités de Ceuta, 13 000 personnes seraient toujours sur le territoire, en ce mois de septembre, dans l’espoir que leur demande d’asile soit enregistrée. Les conditions difficiles créent des tensions avec les résidents de la ville, comme en témoignent plusieurs reportages (ici, ici).
Au fil du temps, une rumeur s’est installée selon laquelle les migrants mangeraient des chats. De nombreux médias (EFE, Maldita, Newtral, France 24) ont ainsi démenti, ces dernières semaines, des informations selon lesquelles des chats avaient été tués ou mangés par des migrants. Ces fausses informations se basaient notamment sur le détournement d’images détournées.
C’est dans ce contexte que le témoignage de l’agente d’entretien est recueilli, le 8 septembre 2026. Du côté des associations locales qui agissent pour le bien-être animal, celui-ci ne fait pas l’unanimité. Dans un post, reprenant l’interview de l’agente d’entretien, l’association « Agrevice Ceuta » qui récupère des chats abandonnés dans l’enclave espagnole écrit que « les allégations concernant les chats sont incertaines et n’ont été corroborées par aucun service public de la ville ». « Il n’y a ni photos, ni plainte, personne n’a donné l’alerte », précise également l’association.
Contactées, deux autres entités locales (Protectora de animales y plantas de Ceuta et Comunidad Gatuna) n’ont pas répondu à nos sollicitations. Toutefois, aucune d’elles ne fait mention du sujet sur leurs sites Internet et réseaux sociaux.
Ce qui n’est pas le cas de Zeolandia, une structure basée à Almeria, qui indique aux Surligneurs avoir « déposé une plainte » auprès d’un tribunal de Ceuta, « concernant les reportages publics dans divers médias sur la disparition ou l’abandon de chats ».
Pas d’autres preuves
Cette plainte, nous précise l’association, sera bientôt « complétée par les témoignages de témoins directs », dont ceux « des employés du service de nettoyage de la ville de Ceuta qui ont publiquement signalé avoir trouvé des chats démembrés et mutilés ». Autrement dit, l’association ne dispose pas de nouveaux éléments pouvant corroborer les griefs à l’encontre des migrants.
Pas même que le parti animaliste espagnol PACMA qui affirmait lui aussi sur X que le témoignage des agents d’entretien lui avait permis de saisir « la Garde civile afin qu’elle mène une enquête permettant d’identifier les personnes qui doivent répondre de cette barbarie. »
Ainsi, hormis cette déclaration dans le reportage, aucun autre élément tangible ne permet pour le moment d’établir que des migrants présents à Ceuta tuent ou démembrent des chats « par plaisir ».
Auteurs :
Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
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Mon père, Macron et moi
Le père de Denis Robert adorait Macron et passait dix heures par jour devant les chaînes d'infos. Il était son envoyé spécial dans la télévision. C'est à lui qu'il dédie ce film, construit en dix étapes et autant de dates et d'événements, comme les… -
« Dario a raison » : ce que pourrait cacher l’étrange union sacrée des géants de l’IA

OpenAI, Anthropic et la quasi totalité de l'écosystème IA américain appellent désormais à ralentir le développement des modèles les plus avancés. Pourquoi une telle concorde, pourquoi maintenant ?
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Trump says he will consider releasing more 9/11 records after families’ request
Families have asked Trump to declassify records that could shed light on Saudi Arabia’s alleged role in the 2001 attacks
Donald Trump said on Sunday that he will look into requests from families of 9/11 victims to release records that could shed light on Saudi Arabia’s alleged role in the attacks 25 years ago.
Several families have long alleged that a group of extremist religious leaders in Saudi Arabia gained influence in the kingdom’s government and aided the hijackers. Fifteen of the 19 hijackers were Saudis, but the Saudi government has long denied any involvement in the attacks.
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The Grand Conspiracy … Adrift on a Skiff
Those of you who followed the stolen documents case surely appreciate the irony that one reason Joe DiGenova quit his position leading the Grand Conspiracy conspiracy last week had to do with DOJ’s refusal to give him his own SCIF.Among the disputes that added to tensions between diGenova and his bosses in Washington was diGenova’s request for a high-security room known as a SCIF to be built at the Fort Pierce office, to make it easier for the prosecution team to store highly classified materials, two people familiar with the investigation told CNN. The team worked in an office with a special room where sensitive, but not the highest-classified, evidence could be handled. Justice Department officials told diGenova he and his team should use a SCIF at an FBI office miles away, two people familiar with the investigation told CNN.
As part of then Defense Attorney now Attorney General Todd Blanche’s successful 2023 attempt to delay Trump’s stolen documents prosecution, he demanded that the FBI build Trump a new SCIF at Mar-a-Lago so Trump could store the documents he stole and once stored there in a ballroom back in his beach resort again. Then, months later, then Defense Attorney now Attorney General Todd Blanche complained that Trump needed more time to prepare because some of the documents Trump stole were so sensitive, his defense attorneys needed special read-ins for the documents to be left in the SCIF they were using, at all.
Effectively, then, one-time Defense Attorney and current Attorney General Todd Blanche told Joe DiGenova he should make do, just as prosecutors told Todd Blanche to make do (among other things, with the SCIF in DC that would be available while they were defending against the January 6 charges).
I guess one-time Defense Attorney and current Attorney General Todd Blanche now concedes that the documents his current and former client stole were far too sensitive to store in a ballroom, which really raises the question what the fuck are we doing here? You’ve just conceded it was wise to investigate Trump!
CNN’s report on the dispute describes what a busy day it was last Thursday, the day DiGenova quit.
DiGenova resigned Thursday on what was a busy day for the inquiry, as investigators were presenting a witness for testimony to a grand jury in the probe, one of President Trump’s top priorities, a person familiar with the matter told CNN. DiGenova’s abrupt departure could mean more delays in an investigation that has stumbled past internal expectations of charges earlier this year. More recently, officials at Justice Department headquarters had anticipated possibly seeing the first charges to come as soon as this month, CNN previously reported.
With diGenova gone, Justice Department officials feel confident in the team and expect to see momentum pick up, a US law enforcement official said.
DiGenova declined comment beyond what he told CNN last week, calling it a privilege to serve the president and the Justice Department and adding: “As an old prosecutor of more than 50 years, I make cases the old fashioned way: witnesses, evidence, etc. That takes time.”
But a declaration from Ken Wainstein, representing John Brennan in his bid to require DOJ to retain evidence of Trump’s malice targeting Brennan, reveals that’s just the half of it.
That same day — Thursday — DiGenova also served a subpoena, dated the day before, on Brennan himself.
6. On Thursday, September 10, 2026, I accepted service on behalf of Plaintiff for a subpoena to testify on October 15, 2026, before a federal grand jury sitting in Fort Pierce. The subpoena was signed by Joseph E. diGenova on September 9, 2026. The accompanying email directed me to contact Mr. diGenova with any questions regarding the subpoena. The morning of September 10, I, along with co-counsel, reached out to Mr. diGenova by text message, to coordinate a conversation to discuss the subpoena. He responded that he would “arrange counsel” to speak with us.
And while DiGenova is corrupt, he’s not dumb.
With DiGenova gone, that left dumb and corrupt Kurt Olsen to provide this explanation for the subpoena, probably an explanation of why they were subpoenaing a guy who was given a target letter months ago.
9. On September 11, 2026, I along with co-counsel, participated in a conference call with Kurt Olsen and three other members of the prosecution team to discuss the grand jury subpoena served on my client. In that call, Mr. Olsen fielded our inquiries and indicated there are multiple “viable” grand jury investigations, including a “far-reaching” investigation in Fort Pierce that includes “issues at Mar-a-Lago and beyond” into whether President Trump had his civil rights violated. Mr. Olsen also confirmed there continued to be an additional investigation relating only to Director Brennan’s statements before Congress in the District of Columbia. Mr. Olsen explained that Director Brennan was a “target” of the narrower investigation, and the investigation for which he was now being subpoenaed was the “more wide-ranging conspiracy,” as to which our client was a “subject.” However, he explained that the narrower investigation was “still viable,” and that the issues in the narrower investigation might also be part of the larger investigation, such as being overt acts.
10. Mr. Olsen also indicated that he was reporting to the U.S. Attorney in the Southern District of Florida, Jason Reding Quiñones, and then to the Deputy Attorney General and Attorney General Todd Blanche.
That is, Olsen (who was no prosecutorial experience) explained that Brennan was just a subject for the Grand Conspiracy conspiracy, whereas he was a target of the investigation — the one that still has venue in DC, where Brennan is trying to push everything — into whether he lied to Congress, which he did not. None of this makes sense from a prosecutorial perspective. But these people are dumb and corrupt and insane, so they don’t care.
Olsen, the day after Joe DiGenova quit, insisted everything was still “viable,” perhaps in an attempt to explain why a guy being targeted could be coerced to testify before a grand jury. That’s an opinion that will show up in a slew of filings from everyone involved.
And remember, this is all an attempt to deny that it was right to investigate Trump’s secret pursuit of a Trump Tower offered by a Georgian oligarch, but he’s now building a Trump Tower in Georgia. It is all an attempt to deny that Kirill Dmitriev was trying to recruit Jared Kushner so he could be enticed to trade riches for sanctions relief, but there Jared is on TV demanding that Ukraine cede lands Russia has never succeeded in seizing so Jared can cash in. It is all an attempt to deny it was right to investigate Don Jr for accepting secret gifts from Russian oligarchs, but the secret gifts Don Jr keeps accepting get bigger and bigger, now to include his wedding party.
All this investigation has succeeded in doing is prove that Russia was attempting to recruit Trump and his family, with great success, and that the documents Trump stole were too sensitive to be stoled in a gaudy bathroom.
Guilty as charged! Trump’s defense Attorney General has now conceded.
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Sécheresse : 64 000 personnes encore privées d’eau au robinet
90 % des 36 000 points de captage d’eau potable sont des forages et la diminution des niveaux « conditionne très largement notre capacité à traverser les prochains mois ».
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Haenel, Dibondo, Chennevière: écrire, «sans demander la permission»
Trois écrivaines féministes françaises s’engagent en mode combat. «Viser juste», «Faire la peau», «Le Mouvement»: leurs titres sont des plans de bataille et incitent à passer à l’action. -
Face aux menaces d’apocalypse économique, l’Iran ne cède rien
Ni les bombes ni les missiles n’ayant fait plier la République islamique, l’administration Trump s’emploie à l’étouffer avec «la plus grande offensive financière jamais mobilisée». Une opération qui promet de rendre le quotidien encore plus difficile, à défaut de faire chuter le régime. -
Test Thermal Master P3 : voir ce qui chauffe avec son smartphone
- Contient des liens affiliés Amazon -Vous savez ce que c'est une caméra thermique ? Oui, probablement, mais au cas où, c'est un appareil qui affiche les écarts de température sous forme de couleurs, pour chercher un défaut d'isolation autour d'une fenêtre par exemple ou repérer un composant qui chauffe trop. Avec la Thermal Master P3, cette image apparaît sur votre téléphone, grâce à un petit module branché à sa prise USB-C.
Il faut d'abord installer l'application du fabricant, puis connecter la caméra à un smartphone Android ou à un iPhone compatible. L'adaptateur Lightning est dans la boîte pour les anciens iPhone, et l'alimentation passe par le téléphone : la P3 n'a aucune batterie à recharger avant de s'en servir. C'est franchement pratique.
Son boîtier en métal mesure environ six centimètres de long, avec un étui de protection pour le rangement. J'aime bien la présence d'une rallonge USB-C de 50 cm dans le paquet, parce qu'on peut tourner la caméra vers un coin difficile d'accès tout en gardant le téléphone dans une position confortable.
La bague dorée autour de l'objectif règle la netteté. Vous la tournez jusqu'à distinguer correctement ce que vous regardez, avec la possibilité d'approcher la caméra très près de n'importe quel appareil, pour observer ses petits composants. C'est clairement intuitif, même si vous n'avez jamais utilisé ce genre de truc avant.
Le capteur de 256 x 192 pixels fournit 25 images par seconde. L'image permet de localiser les zones chaudes sans trop de difficulté, et vous pouvez afficher la température d'un point ou rechercher les valeurs les plus chaudes et les plus froides dans une zone sélectionnée.
Il y a aussi un mode X3 qui agrandit l'image à 512 x 384 pixels par traitement logiciel, sans augmenter la résolution du capteur, et peut ralentir l'affichage selon le téléphone utilisé. C'est moins indispensable mais ça peut dépanner.
La plage de mesure annoncée s'étend de -20 à 600 °C, mais attention, la caméra mesure la température des surfaces, elle ne voit pas à travers les murs.
Une zone froide est donc une bonne piste pour rechercher un problème d'isolation, mais il faut comprendre son origine avant de décider de travaux, en comparant les différentes zones du logement plutôt qu'en interprétant une seule image.
En ce moment le produit est à 299 euros sur Amazon , contre 349 euros en général, si vous avez déjà considéré de vous équiper, c'est le bon moment. C'est par ici .
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Le Priol : l’armée appelée à la barre
Depuis le 7 septembre, Loïk Le Priol et Romain Bouvier comparaissent devant la cour d'assises de Paris pour le meurtre de Federico Martín Aramburú. Pour expliquer les six coups de feu tirés par Le Priol, la défense met en cause l'armée et le stress… -
AI-linked stocks slide after tech bosses call for slowdown in ‘reckless’ development
Donald Trump dismisses attempts to increase controls on artificial intelligence as ‘sick conspiracy’
AI-linked stocks tumbled on Monday after the bosses of Anthropic, OpenAI and SpaceX called for a slowdown in AI “reckless” development, citing fears the technology could soon run out of control.
Shares in the semiconductor designer Nvidia – the world’s most valuable company – were down 3.3% by market closing in New York City, while Advanced Micro Devices (AMD) slid 4% and Micron Technology and Sandisk shares slumped by 5%. The tech-heavy Nasdaq index fund was down 0.5% by the end of the day.
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US ends limits on coal and gas plant emissions, removing key tool to battle climate crisis
Trump’s EPA strips itself of regulation ability, gutting Clean Air Act in what experts say is a gift to planet polluters
On the heels of the hottest summer ever recorded in the US, the Trump administration has said it will erase any limits on emissions from coal and gas plants that are dangerously heating up our planet.
The US Environmental Protection Agency said it will strip itself of its ability to regulate greenhouse gas emissions coming from power plants under the Clean Air Act, removing a key tool to address the climate crisis.
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Un été marseillais : de la ville-fête à la ville qui brûle
Il y a quelques mois, Laury Garcia Haouji publiait dans nos page une analyse du Fast habitat, cette nouvelle variante nomade et enchanté de la gentrification qui déferle sur Marseille. Cet semaine, elle revient sur l'été qui vient de s'écouler dans la cité phocéenne et dont les deux bornes pourraient être le procès contre les multipropriétaires de l'immobilier qui s'est tenu début juillet [1] et l'incendie du Marché du Soleil cette semaine. Entre les deux, le récit introspectif d'une ville qui disparaît à mesure qu'elle devient un décor pour posts instagram.
L'été 2026 aura définitivement montré que nul n'est égal face aux saisons. Quand la ville devient une passoire climatique, que la chaleur épouvante et que partir en vacances relève pour beaucoup de l'impossible, le moment n'a évidemment pas le même goût pour tout le monde. À Marseille, cette réalité accompagne l'explosion d'un tourisme qui, lui non plus, n'est pas soutenable. Pourtant, la municipalité continue de célébrer son « été marseillais », concept devenu label d'une ville toujours plus attractive, toujours plus touristique. Un été qui semble surtout parler avec l'accent des visiteurs et des nouveaux arrivants.
Je me rappellerai toute ma vie de cet été 2026. Un été à crever de chaud et de colère.
À Marseille, la saison qui vient de s'écouler aura connu deux bornes : le procès contre les multipropriétaires-crevards de l'immobilier en juillet, puis l'incendie du Marché du Soleil cette semaine. Deux moments qui, à eux seuls, racontent tout ce qu'il y a à comprendre de la ville. Deux façons de dire la même chose : à qui appartient Marseille, qui peut encore y vivre, et qui décide de ce qu'elle doit devenir.
Le Marché du Soleil, ce n'était pas seulement un marché. C'était un morceau de la ville populaire, un lieu de commerce et de vie né de l'histoire des migrations, où l'on venait chercher des robes de mariage, des vêtements, des bijoux, des tissus, des bonnes affaires. Un endroit où se croisaient les générations, les familles, les commerçants installés là depuis des décennies. Un de ces lieux qui racontent Marseille autrement que par ses cartes postales. Et c'est peut-être justement cette Marseille-là que l'on regarde de moins en moins.
Il aura fallu trente ans d'Euroméditerranée, trente ans de rénovations urbaines pour transformer Marseille en territoire « attractif ». Les grands travaux d'abord, l'image ensuite. La ville ne peut plus se contenter des projets d'aménagement : elle doit désormais être regardée.
Et pour être regardée, encore faut-il qu'elle soit racontée. Cet été, Marseille était sur toutes les bouches, sur tous les écrans. Marseille se vendait en réels sur Instagram, influenceurs mode tourisme et « art de vivre » incitant à visiter la ville ou à y investir. Un baiser de mort donné par le numérique, mais aux effets bien concrets.
Benoît Payan, lui, comme chaque année, s'est offert deux mois de son « été marseillais », sa trouvaille devenue marque lui autorisant deux mois d'une bringue indécente : des aïolis géants sur le parvis de la Mairie, des animations, des concerts chaque soir pour parachever le décor.
Mais « l'été marseillais », ce n'est pas seulement une programmation. C'est aussi une campagne d'affichage, des visuels, des slogans, une ville que l'on habille pendant deux mois pour mieux la raconter. Chaque été, Marseille se retrouve ainsi enfermée dans les mêmes images : le soleil, la mer, la fête, les apéros, la douceur de vivre. Une ville réduite à quelques clichés suffisamment efficaces pour être vus, partagés et consommés. Vaste fumisterie.
Voilà à l'œuvre un parfait outil de soft power sorti de grande école : faire de la ville un événement, la rendre désirable, donner envie d'y venir, d'y rester, d'y investir. Quand Marseille n'était pas encore une destination à la mode, personne ne semblait avoir besoin d'en faire une fête permanente. Et précisément parce qu'elle est devenue une destination, on apprend soudainement que Marseille mérite d'être festive, désirable, animée. Mais Marseille a toujours été une ville pleine de vie. Ce sont ses habitants qui l'ont faite vivre, bien avant qu'on ne lui invente un « été marseillais ». Et ces deux mois d'événementiel, dont on ignore au demeurant combien ils coûtent, pourraient être bien utiles ailleurs : dans nos quartiers, nos centres sociaux, nos lieux de convivialité, pour les faire vivre et les animer toute l'année.
Bien sûr, il y a eu de belles tranches de vie cet été. Des vadrouilles seule ou accompagnée, à faire la belle, le toit de ma Twingo jaune grand ouvert, celle que l'on a fini par appeler « Soleil du bitume » et qui a fait tout le bonheur de celles et ceux qui ne sont pas partis en congés. Des heures suspendues, des discussions, des corps qui roulent dans la ville et qui essaient simplement d'en être.
Mais l'intégrité de beaucoup de ces moments a été gâchée.
La ville était saturée, surréservée, impraticable, et nos conversations ne tournaient qu'autour de ça, en boucle. Nos esprits alourdis n'étaient capables de parler qu'en mots-clés : tourisme, Airbnb, les nouveaux habitants — que l'on surnomme « néo-rien » ou « mourègue », terme provençal ressuscité par l'humoriste Tibo Rugi. Même nos moments de liberté finissaient par être rattrapés par la question de savoir qui pouvait encore se permettre de vivre ici, par l'anxiété de ne plus trouver comment se loger ou du travail.
Autrefois, lorsque le surtourisme et la gentrification commençaient à gagner Barcelone, je me demandais comment faisaient les habitants pour ne pas craquer. Comment une ville pouvait continuer à être habitée quand elle était devenue à ce point regardée, commentée, visitée, investie par ceux qui n'y vivent pas. Nous l'ignorions encore, mais à ce moment, Marseille était en sursis, et donc déjà un peu condamnée.
Il faut savoir que le récit n'a pas toujours été le même. Marseille nous a toujours été présentée comme une ville sans avenir, a fortiori pour celles et ceux qui comme moi avaient grandi dans les quartiers nord. Pour celles et ceux qui le pouvaient, il fallait partir faire ses études ailleurs, trouver ailleurs les formations, les opportunités, les réseaux. Comme si rien de ce qui comptait vraiment ne pouvait se construire ici. Comme si tout ce qui avait de la valeur se trouvait forcément au-delà de la ville. Pire, Marseille nous a appris les relations toxiques : partir ou rester, aimer une ville qui vous rejette, lui en vouloir de ce qu'elle vous fait et ne pas pouvoir à la quitter.
Depuis, la ville a changé. Des projets sont sortis de terre, des investissements sont arrivés, des quartiers ont été transformés – voire défigurés. Mais pour celles et ceux qui ont grandi ici, il y a parfois le sentiment étrange d'être restés à quai. Comme si, après nous avoir répété pendant des années qu'il n'y avait rien à attendre de Marseille, le train était finalement parti sans nous.
Marseille n'est toujours pas un bassin d'emploi stabilisé. Et à mesure que le tourisme se développe, c'est aussi une économie précarisée qui se met en place : emplois saisonniers, contrats courts, activités dépendantes des flux de visiteurs.
Mais derrière cette nouvelle économie, il y a aussi ceux qui pensent et organisent la mutation de la ville : cadres de firmes transnationales, investisseurs, aménageurs, acteurs de l'immobilier et de la culture. Pendant que certains secteurs se développent avec cette transformation, les habitants permanents ne sont pas nécessairement ceux qui en récoltent les emplois.
C'est une autre forme de dépossession : voir se créer autour de soi une économie nouvelle sans parvenir à y trouver sa place. Dans la culture notamment, les postes clés semblent souvent revenir à ceux qui arrivent avec les nouveaux réseaux, les nouveaux projets, les nouveaux codes. Comme si ceux qui connaissaient la ville depuis toujours étaient condamnés à regarder leur ville se raconter par d'autres. On nous demande d'assister à notre propre transformation, et d'y adhérer.
Bien sûr, on a lutté. En collectifs, en groupes, par des actions qui avaient pour effet de rendre visibles ces tensions, de rassembler. Mais comme toujours, face à l'ampleur du bouleversement, l'usure interroge.
Doit-on poursuivre le combat quand on le mène sans espoir ?
Je ne sais pas quoi faire d'une époque administrée par la violence sociale, l'absolutisme des règles de l'offre et de la demande, la mise en compétition permanente de nos vies.
Tout s'accélère : les grands projets, les flux de personnes, les investissements, les infrastructures. C'est un grand big bang, une ville en expansion illimitée. La Mairie se dit très favorable à l'accueil croissant de touristes. Des vols relient désormais Marseille à New York. Le projet de réaménagement de la gare Saint-Charles permettra de doubler le nombre de voyageurs d'ici 2040.
À l'ère du capitalisme tardif, remettre en question l'industrie du tourisme n'est même plus un impensé, c'est une stratégie. Le tourisme fait partie de notre contrat social. Partir, voyager, consommer, pour se donner du courage à supporter ce que sont devenues nos vies sédentarisées et nos horizons troublés.Toujours plus de voyageurs. Toujours plus de flux. Toujours plus de raisons de venir.
Mais pour qui reste-t-il de la place ?
C'est peut-être ça, le paradoxe marseillais. On veut faire de la ville une métropole ouverte au monde, mais ceux qui l'habitent depuis toujours ont parfois le sentiment d'être de trop. Certains Marseillais ont quitté la ville. D'autres ne le font pas par choix : ils sont poussés vers la sortie. Le corps pauvre, c'est un corps qu'on épuise, qui souffre, qu'on mutile tous les jours au travail. Et qu'on déplace. Il y a là quelque chose de profondément marseillais : cette violence qui n'est jamais seulement économique. Elle est physique, constitutive pour beaucoup de l'expérience de la ville. Elle s'inscrit dans les immeubles, dans les rues, dans les corps. Elle décide de qui reste et de qui part.
Tout cela rappelle combien le temps n'est pas neutre, mais traversé de rapports de force. Nous sommes encore là, mais pour combien de temps ?
Ils sont venus pour la mer et l'immobilier, et nous sommes devenus des obstacles à leurs rêves d'évasion sous le soleil.Entre les procès des multipropriétaires et l'incendie du Marché du Soleil, deux immeubles se sont effondrés. Le premier, place Halle-Delacroix, aura coûté la vie à Mohamed El Khalfioui, 77 ans. L'autre, dans le quartier de Saint-André.
Une vie, ça ne tient pas à grand-chose ici.
Et il n'y a pas que l'immobilier qui tue. La consommation de crack explose, les associations d'aide aux usagers alertent, les services sont saturés. Une partie des personnes qui vivent aujourd'hui dans la rue à Marseille y ont été déplacées à la suite des mesures de sécurisation et des évictions menées pendant les Jeux olympiques de Paris 2024.
Et combien de nos minots ont encore disparu ? Le décompte est sombre. Des gamins à qui l'on reproche un peu trop de choses, mais sur lesquels on passe vite sur les déterminismes. On demande des comptes aux corps, beaucoup moins à la ville qui les a façonnés.
Quelque chose brûle.
Comme si la ville ne cessait de produire ses propres ruines, puis de les recouvrir d'un nouveau décor. Comme si l'on pouvait toujours construire par-dessus, mettre en scène, inaugurer, faire venir du monde, sans jamais vraiment regarder ce qui se trouve dessous. Marseille avance comme ça : sur ses morts, ses expulsés, ses immeubles effondrés, ses commerces disparus, ses quartiers transformés. Elle avance, mais on ne sait pas toujours pour qui.
Du reste, on la comprend à travers ses cicatrices. Les cicatrices, si on les observe bien, elles vous crachent toute la vérité du monde au visage. Des entailles laissées par des décennies de dirigeants qui l'ont sacrifiée, Gaudin en tête, certes, mais le reste ne vaut guère mieux. Des cicatrices qui racontent autre chose aussi : les rapports de classe, les quartiers relégués, les vies considérées comme secondaires.
C'était mon été marseillais. Indignée le matin, en colère le soir.
Être marseillaise en 2026 est un sport d'endurance, du genre pas pour les débutants. C'est faire l'expérience dissonante d'une ville-fête, une ville prisonnière de ses clichés, où il faudrait sans cesse avoir l'air heureux d'être là, sourire devant la mer, poster les couchers de soleil, profiter de la douceur de vivre — comme si un bonheur fabriqué, marketé, pouvait recouvrir tout le reste.
Mais je ne sais pas faire autrement que de l'aimer. Et je crois qu'on peut demander des comptes à une ville et continuer à lui appartenir. Parce qu'on n'a pas le choix de l'endroit où l'on pousse. Parce que c'est la ville-ancrage, celle où l'on a grandi, celle qui vous constitue, qui vous habite.
Marseille c'est peut-être ça : un arbre aux racines longues comme un réseau de veines, et de la sève qui s'épanche comme dans un cœur sanguinolent.
De la sève mêlée de pus et de sang.
Laury Garcia Haouji
[1] Voir notre reportage : [Procès Airbnb, coaching immobilier, chasse aux crevards... C'est l'été à Marseille !https://lundi.am/Proces-Airbnb-coaching-immobilier-chasse-aux-crevards-C-est-l-ete-a-Marseille]
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US airman recounts Iran rescue in 60 Minutes segment branded propaganda
Critics say segment about airman’s rescue was made to boost public perception of Trump’s unpopular war
A US airman has spoken of climbing a 7,000ft ridge with a broken back, arm and shoulder after he was shot down in Iran – and of being rescued by a team of American special forces as hostile locals closed in on him.
The air force colonel, identified only by his codename Bravo, appeared on camera Sunday night on CBS’s 60 Minutes in a segment some critics have labelled Pentagon propaganda to boost public perception of Donald Trump’s unpopular war.
Continue reading... -
Natalisme, eugénisme et technofascisme
Le couple Collins est, avec Elon Musk, la partie la plus visible du nouveau mouvement pronataliste aux Etats-Unis qui encourage les personnes les plus « intelligentes » de la planète à faire plus d'enfants. Les élucubrations du couple Collins sur leur projet reproductif et leur recours à des techniques douteuses de sélection d'embryons pour le réaliser ont déjà suscité un vif intérêt médiatique. [1] Leur lien avec l'extrême-droite internationale est par ailleurs révélé dans une enquête menée en 2024 par l'organisation britannique Hope not Hate. Ce premier billet des Chroniques du bio-technofascisme en cours pose la question : quel type de monde ces pronatalistes prônent-ils et construisent-ils ?
Un reportage de Vice en 2023 nous fournit les pistes principales. L'idée du couple est de faire une dizaine d'enfants aux caractéristiques sélectionnées génétiquement. Pour cela, il a recours a la fécondation in vitro (FIV), mais pas comme le font des milliers de personnes. Leur approche : eggmaxxing, c'est-à-dire la production et le stockage du plus grand nombre d'embryons possible. Simone est passée par un grand nombre de cycles de stimulation hormonale et de ponction ovarienne pour extraire un total spectaculaire de 247 ovocytes. Après fertilisation avec le sperme de Malcolm, le couple dispose maintenant de 41 embryons au congélateur, disponibles pour implantation. Pour faciliter leur sélection, les Collins ont créé un tableur excell avec, pour chacun de leurs embryons, les pourcentages prophétiques de dizaines de caractéristiques (risques de maladie, caractéristiques corporelles, capacités cognitives, QI...). Le couple a d'ores et déjà 5 enfants. Leur stratégie : convaincre toutes leurs progénitures de faire au moins autant d'enfants que leurs parents. Ainsi, la population Collins pourra croître exponentiellement.
Le tableur excel des Collins pour faciliter la gestion de leur projet de sélection d'embryons.
Les mauvaises personnes font trop d'enfants stupides
Le diagnostic des Collins sur les problèmes du monde occidental ainsi que leur plan pour y remédier sont bien expliqués dans leur réponse à l'enquête de Hope not Hate. Dans un podcast vidéo (appelé en français « On nous a eus ! un journaliste infiltré a enregistré nos conversations privées ») le couple explique que la civilisation occidentale est actuellement confrontée à une menace existentielle : « l'effondrement démographique » d'une certaine partie de la population, celle qui leur ressemble, c'est-à-dire les personnes les plus « intelligentes ». Dit autrement, la fécondité des personnes ayant un QI élevé serait en chute libre, tandis que celle des personnes ayant un QI faible resterait élevée. Il en résulte une baisse du QI moyen des populations occidentales, ou « dysgénie ». Comme l'explique Malcolm dans un autre podcast : « le problème, c'est que nous vivons dans des démocraties [...] les personnes les plus stupides vont devenir de plus en plus nombreuses au sein de la population au fil du temps. Elles éliront et mettront en place des bureaucraties qui rendront la tâche des génies de plus en plus difficile. » Simone, de son côté, résume succinctement la conviction fondamentale qui sous-tend leur projet pronataliste : « nous sommes élitistes et nous croyons aux pouvoir déterministe de la génétique. »
Le podcast video des Collins “L'idiocratie est-elle inévitable ?”
Selon les Collins, il n'y a que deux solutions à cette menace pour la civilisation : l'eugénisme ou la « polygénétique » [2]. Malcolm concède que les deux sont « choquants et mauvais », mais soutient que l'eugénisme est pire, car il s'agit d'une solution coercitive imposée d'en haut par une autorité ou un État. [3] Dans un passé radieux, explique le couple qui ne cache pas son admiration des sociétés féodales, les civilisations veillaient à éliminer certains traits de la population, principalement en tuant ou en laissant mourir bébés et enfants considérés comme des fardeaux pour la société. Mais la modernité aurait interrompu ce processus, ce qui nécessite désormais d'autres types de « traitements médicaux ».
C'est là qu'intervient ce que les Collins appellent la « polygénétique ». Malcolm explique que ce terme désigne la pratique consistant à sélectionner génétiquement les embryons les plus susceptibles de devenir les personnes les plus intelligentes. Leur stratégie comprend également la création d'une « communauté volontaire [...] pour pratiquer l'hygiène génétique » qui devra s'isoler reproductivement du reste de la population afin de contrer la baisse mondiale du QI.
Les meilleurs embryons pour les meilleures personnes
La technologie qui sous-tend ce projet de High IQ breeding [4] est appelée scores de risques polygéniques (d'où l'adoption du terme « polygénétique » par les Collins). Ces scores reflètent le risque qu'un individu possède ou développe un certain trait ou une certaine maladie. Il ne s'agit pas d'outils de diagnostic, mais d'estimations probabilistes basées sur des analyses génétiques. Pour clarifier, les scores de risques polygéniques s'appellent polygéniques parce qu'il concernent des maladies ou des caractéristiques qui seraient influencées par de nombreux gènes, à la différence de maladies monogéniques qui ne dépendraient elles de la mutation que d'un seul gène (ex, la mucoviscidose ou la chorée de Huntington). Parce que ces tests polygéniques ne sont que des calculs de risques potentiels, leur validité et leur utilité clinique sont largement remises en question, comme l'explique cet article du Monde.
Mais certaines entreprises aux États-Unis et en Chine proposent néanmoins, depuis au moins 2019, l'utilisation de scores de risque polygénique dans le cadre de la FIV. Leurs noms : Genomic Prediction, Nucleus Genomics, Herasight, Orchid. Ces start-ups de la biotech analysent les lots d'embryons issus de la FIV et les classent en fonction de leurs risques médicaux et autres caractéristiques. Les parents peuvent alors choisir le « meilleur » embryon à implanter. Cette application des scores de risque polygénique pour la sélection d'embryons est appelée le diagnostic préimplantatoire polygénique. [5]
La campagne de pub de Nucleus Genomics dans le métro New Yorkais l'hiver 2025 (“Le QI est 50% génétique”, “Offrez-vous votre meilleur bébé”).
Les pronatalistes se réclament bien évidemment de la science positiviste occidentale la plus avancée, la plus robuste et la plus factuelle (même si, comme ils s'en plaignent beaucoup, leur science fait souvent l'objet d'une censure woke et libérale). Mais ils n'ont pas bien lu toute la littérature scientifique sur le diagnostic préimplantatoire polygénique, qui est une technologie extrêmement contestée, non seulement au niveau scientifique mais aussi moral, éthique, social et politique. Pour faire court, le diagnostic préimplantatoire polygénique est une technologie scientifiquement douteuse, néolibérale et eugénique. [6]
Bien que la sélection génétique en fonction de l'intelligence soit un fantasme, le couple Collins n'hésite pas une seconde. Il affirme par ailleurs qu'un QI élevé chez une personne est généralement associé à d'autres caractéristiques désirables comme le niveau d'éducation, la réussite économique ou encore la santé générale, la bonne humeur, la sociabilité et le sens de l'humour. Ainsi, la sélection de QI élevé chez les embryons permettrait aussi, par corrélation, de sélectionner toutes ces autres caractéristiques. C'est aussi d'ailleurs à cause de cette corrélation que la dysgénie, ou la baisse du QI dans le monde occidental, conduirait à une baisse générale du niveau d'éducation et du succès économique.
Visions pronatalistes de l'avenir de l'humanité
Pour le couple Collins, il est crucial d'éviter ce destin dysgénique : le niveau moyen de QI de la population doit rester élevé. Premièrement parce que nous « devrons nous lancer dans l'exploration interplanétaire » (probablement parce que nous détruisons notre planète actuelle) et nous avons donc besoin des personnes les plus intelligentes pour y parvenir. Deuxièmement, parce qu'il faudra absolument être capable de mettre pleinement à profit l'intelligence artificielle (IA). D'une part, les Collins considèrent l'IA comme une menace que nous ne pourrons pas contrôler si nous devenons une espèce de moins en moins intelligente. D'autre part, l'IA multipliera la productivité et la créativité des personnes les plus intelligentes, accélérant ainsi une sorte de stratification de la société.
Parallèlement à l'utilisation du diagnostic préimplantatoire polygénique et à l'isolement reproductif des personnes à haut QI, cette stratification induite par l'IA entraînera très probablement, selon les Collins, une spéciation chez les humains. En d'autres termes, la « communauté volontaire » que le couple compte réunir autour de leur projet pronataliste deviendra une nouvelle espèce humaine.
Le projet de société des Collins, décrit dans un powerpoint hallucinant, comprend la création de « cités-États » pour remplacer les États-nations dysfonctionnels. Dans ces cités privées [7], les réglementations et les limites imposées à la recherche biomédicale seront extrêmement minimes afin de parvenir à une « production de masse d'êtres humains sélectionnés génétiquement ».
Extrait de la présentation des Collins The Next Empire : « Avant tout, le gouvernement doit promouvoir la création d'acteurs économiques hautement productifs. Notre modèle le garantit en : 1) créant de nouvelles technologies de procréation médicalement assistée - grâce à une protection de l'innovation médicale inscrite dans la loi sous certaines conditions - qui permettront la production de masse d'humains sélectionnés génétiquement 2) mettant en place des systèmes d'incitation qui accordent davantage de pouvoir de vote aux créateurs d'agents économiquement productifs. »
Le projet pronataliste s'inscrit donc dans cette nouvelle constellation technofasciste décrite par Norman Ajari. Une constellation allant des chrétiens fondamentalistes obsédés par l'Armageddon aux Tech bros de la Silicon Valley (ces hommes du monde des start-ups numériques et biotechnologiques) en passant par toute la mouvance transhumaniste (aussi appelée TESCREAL). Le technofascisme, et son projet de séparatisme reposant sur l'idéologie bunker, a été aussi particulièrement bien décrit par Naomi Klein et Astra Taylor dans leur essai The Rise of End Times Fascism. Le danger que constitue cette constellation est qu'elle n'est pas l'affaire d'un petit groupe d'extrémistes dans leur cave, il s'agit des hommes les plus riches et puissants de la planète : Peter Thiel, Sam Altman, Elon Musk, Donald Trump, etc.
Bien que les Collins aient défrayé la chronique a plusieurs reprises, il semble désormais futile de continuer à s'appesantir sur les similitudes entre le monde que le couple nous promet et les eugénismes passés et présents : hiérarchisation des êtres humains, naturalisation de ces hiérarchisations qui deviennent donc héréditaires, appel à la science et à la technologie pour contrôler la reproduction et maintenir ces hiérarchies. Le temps où l'on pouvait s'inquiéter d'une « pente glissante » vers l'eugénisme est révolu. Nous sommes déjà bien engagés sur cette pente [8] – nous ne l'avons d'ailleurs jamais quittée. Le choc, la surprise et l'indignation ne suffisent plus. La honte n'est plus un levier politique, les pronatalistes et autres transhumanistes répondent régulièrement aux critiques sans aucune vergogne, et sont entièrement transparents quant à leur raison d'être et leurs projets. La réponse se doit dorénavant d'être frontale.
Shrese
[1] Par exemple : Courrier international, Science et Vie, Le Parisien, Le Point et Le Monde.
[2] J'ai inventé ce terme, le couple utilise polygenics.
[3] L'eugénisme est un projet politique et scientifique créé, à la fin du 19e siècle, par certains des fondateurs de la génétique moderne qui s'inquiétaient de la « dégénérescence » biologique et cognitive de leurs nations occidentales. Il connaît alors un engouement massif et international au début du 20e siècle. Inventé en Angleterre, mis en pratique à grande échelle aux États-Unis (ségrégation, programmes de stérilisations massives forcées, contrôle des frontières, interdiction des mariages mixtes, etc.), puis mené à son apogée par le régime Nazi, l'eugénisme n'a plus très bonne réputation au sortir de la seconde guerre mondiale. Mais le projet de contrôler la reproduction des populations humaines selon des lignes racistes, coloniales, classistes, sexistes ou validistes n'a pas disparu, il a simplement pris d'autres formes, plus « libérales ».
[4] « Reproduction/Élevage à haut QI ».
[5] En anglais, cette technologie s'appelle Preimplantation genetic testing for polygenic disorders ou Polygenic embryo screening. Pour des articles universitaires sur cette technologie : voir en français et en anglais.
[6] Pour un commentaire scientifique sur la technologie, voir cet article. Pour une approche plus politique, voir ma perspective dans ce texte, ou, pour une autre critique féroce en anglais, voir ici. Il existe une vaste littérature scientifique qui souligne les limites de cette technologie et les inquiétudes qu'elle provoque. Voir cet article de revue récent (en anglais).
[7] ne première mise en pratique de cette idée est la ville-état de Prospera, sur le territoire national de l'Honduras. Une espèce de lieu de villégiature pour Tech bros afin de s'auto-augmenter en se greffant la clef de leur Tesla sous la peau, en se rallongeant l'espérance de vie avec des traitements aux cellules souches, ou en se modifiant génétiquement pour accélérer la prise de masse musculaire...
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[LaCourteEchelle] LA COURTE ECHELLE DU 12 09 26
LA COURTE ECHELLE DU 12 09 26
https://radiogalere.org/emission/la-courte-echelle/la-courte-echelle-du-12-09-26
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Arrestations, abattage d'arbres : l'État enclenche la marche forcée pour un centre où enfermer les exilés
Des opposants à la construction d'un centre de rétention pour les exilés ont été arrêtés à Nantes. Dès le lendemain, les premiers arbres étaient abattus dans cette zone humide qui accueille des espèces protégées.
Lire la suite - Reportage / Libertés , Luttes , Migrations
Nantes (Loire-Atlantique), reportage
Des clous plantés dans des arbres, pour essayer de les protéger face aux machines. Devant une urgence de plus en plus manifeste, plusieurs dizaines de personnes ont mené une action contre le projet de centre de rétention administrative (CRA) (…) -
Poèmes bricolés
Pour S.
Vie est à nous
Un clou manque
Arrête ton cirque
Langue au chat
Le moindre mouvement le plus léger hasard
La peine d'essayer de comprendre on ne peut
Choses absentes passées ou futures
Art du puzzle
Merle distrait
Impatience et épluchures
Miettes le long des chemins
Éclipses
Chutes lyriques
Jours de guingois
Vie est à nous●
D'où viens-tu
Oh de loin de partout ?
Rues
Cités
Passages ou galeries
Ponts et quais
Boulevards et avenues
Au bout du chemin
Am stram gram
Flèche
Flamme
Un bout de scotch
Histoire
Nœuds
Bifurcations
Lubies
Valise à la main
Des cercles concentriques
Tableaux violents
Vol inverse
L'embarras du choix
Bref les noyaux d'olive
L'imprévisible ?●
La chose la plus simple
Toute sorte de mots confus
Ombres chéries
Flots immobiles
No man's land
Rock and roll
Ne comptez pas sur moi
La maison croulait un peu plus
Ça se goupille
La gueule à coups de poings
Neiges d'antan
Chômeurs partiels
Reines d'un jour
Humour noir
Colère intacte
Un clou manque
Verres faussés●
Graviers
Tessons
Parenthèses
Sacs troués
Comptines
Poussières
Caresses
Liste des oublis
Ascenseurs
Escaliers mécaniques
Portes automatiques
Chiffons pris dans des grilles rouillées●
Trois mots
À l'horizon
Tour de manège
Sous les sombres frondaisons
Plages
Terrasses balayées
Morales élémentaires
Pages en vrac
Bord de mer découpé
Abolis bibelots poussière écume
Ricochet cœur
One more time romance●
Au détour des graphes
Plus court chemin
Suivi de l'écharde
Elle danse concise
Gravier de la mémoire
Précise
Parée de peu
Les jours et les nuits
Jadis et naguère
Choses et autres●
Poème approximatif
Confort moderne
Bocard ventilateur
Valsez-vous ?
L'art de conjecturer
L'art de peindre
L'art de vérifier les dates
L'art de la fugue
Inconséquences
Ariette amorale
Ne pique pas les yeux●
Le poing dans la
Petit bonheur la chance
Pleine pâte
Affaire d'habitude
Piaffer
Pouffer
Riffer
Pas bancal
Vieux quartier vitrifié
Expression d'atelier
Comptine en miettes
Beauté est dans la rue●
La saison des autoportraits est passée
Bouche pleine de pointes
Perruque poudrée
Double méconnaissable
Relisant tes vieux carnets
Vaille que vaille
Théorie des graphes et agrafes
C'est tout ou rien
Bien mêler l'eau chaude et l'eau froide
Aux marches du palais
Y'a une tant belle fille
Quand je te lis je pleure
Entracte
Instants tangents ou chevauchants
Mots intervertis
Mots omis
Mots en trop
Mots écrits après coup en margeDaniel Pozner
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Nuisances élémentaires
« On y voit bien depuis un moment, que la Terre est flambée, qu'y aura bientôt guère le choix qu'entre les camps de concentration et les parcs de loisirs »
(René Fallet, La soupe aux choux, Denoël, 1980). ).Nuisances élémentaires
Tandis que s'éternise le triste business infini de l'édition (on dirait, de manière évidemment surplombante : tout a été dit, et bien dit, et il n'y a qu'à relire ce qui fut tel – et à agir en conséquence) ; que s'y bousculent les néo-concepts les plus à même de saisir de manière très originale et, affirme-t-on, définitive, le désastre persistant ;
« Et le sport qui consiste à décrire sans fin, avec une complaisance variable, le désastre présent, n'est qu'une autre façon de dire : “C'est ainsi” » (Appel). ).
que s'y expriment toutes les nuances de l'impuissance de la « société civile-subventionnée », de l'indignation la plus plate aux ratiocinations marxistes-léninistes les plus éventées et ennuyeuses ;
« Les personnes qui assument d'imposer au monde entier une logique bien spécifique ne renonceront pas à leur pouvoir par la seule déconstruction des catégories qui sont censées sous-tendre leurs actes » (Bernard Aspe, La division politique). ).
Tandis que par ailleurs tous les aéroports – points nodaux de l'extension infinie de l'Économie, qu'elle soit touristique de masse ou purement logistique – débordent ; tandis que le tourisme est devenu lui-même le stade suprême de l'impérialisme, et que s'y adonne avec joie (eh oui, car là-bas bien plus qu'ici ON s'y fait servir) la « classe moyenne planétaire » (comme dirait l'autre) ; tandis que « data centers partout » et, surtout, tandis que ce paragraphe participe lui-même, pas seulement par ses circonlocutions théoriques d'ailleurs, de ce qu'il tente péniblement de dénoncer (sans éviter non plus le ridicule, on le verra). Tandis que tout ça, donc, et parce que les « mégafeux » ont très récemment aussi gagné nos contrées (avouons-le d'emblée : nous sommes belges), nous avons pris laborieusement notre plume et tenté de simplifier les données du problème au maximum, de brévifier le propos, et, surtout, de partir du sensible le plus élémentaire pour établir le constat suivant. Il est clair, pour ceux qui ont lu l'Appel et ses suites (et d'autres choses, ne soyons pas dogmatiques), que ce constat est en lui-même assez peu original et de toute façon insuffisant, et que c'est dans la conséquence que les mondes s'élaborent.
« Or ce que Marx introduit dans l'étude des sens de l'homme est décisif : non seulement les cinq sens sont susceptibles de varier dans le temps, mais ils sont l'un des points de réalisation les plus profonds des dominations sociales » (Introduction à l'histoire des sensibilités, La Découverte, 2024).
CHALEUR
Il fait plus de 40 degrés en Belgique en juin. Il ne pleut pas. La chaleur se prolonge, jusqu'en août. Canicule interminable. Dont ON tente de relativiser les effets : « c'est l'été il fait chaud ha-ha-ha », « en 1976 déjà », etc. On met de l'argile sur les vitres des toits, et des glaçons dans le lit, on sue comme des porcs. Parfois envie d'en finir avec cette sensation insupportable.
Dont ON tente d'amortir l'impact : il faut boire, rechercher les pièces fraîches, bosser/taffer tôt le matin et tard le soir, arrêter de se plaindre et de dramatiser, s'adapter. Bientôt même ON dit qu'il ne fait pas si chaud que ça, que c'est une hallucination collective qui s'auto-renforce, qu'il suffit de se péter une canette au bord de sa piscine et de foutre la clim'. La « société civile-subventionnée » confisque encore plus fourbement cette expérience sensible en la modulant selon ses normes de recevabilité (des chiffres, une infographie, un rapport circonstancié, une commission appelée à grands cris, des experts sur le plateau du journal télévisé, des gémissements, des promesses). Et bientôt c'est comme si la chaleur avait disparu.
« L'incroyance dont il est question, c'est bel et bien l'incapacité à croire à ce que nous avons sous les yeux, au monde sensible lui-même », comme dirait l'autre.
BRUIT
La chaleur fait rage. Le travail bruyant. Pas une rue sans une baraque en rénovation par des esclaves polonais ou roumains, pas une rénovation sans les instruments de l'enfer que sont les disqueuses et les marteaux-démolisseurs (le marteau-piqueur à portée des caniches, mais disponible avec batterie lithium-ion). Le travail, cet enfer, et donc le bruit, sont autorisés jusqu'à 22 heures. La métropole qui est partout est un chantier permanent. 6h30 du matin ? Le moment idéal pour tondre sa pelouse aussi. Et quand le vent vient de l'est on entend l'autoroute. Les marchandises décollent à moins de 5 kilomètres d'ici, dans le grand bruit de leurs réacteurs. Les alarmes Verisure se déclenchent intempestivement (au milieu de la nuit, bien sûr) et hurlent des dix-quinze minutes leurs appels qui ne semblent remuer personne (ils sont partis en vacances). ON pourrait d'ailleurs nous surprendre sur internet (au milieu de la nuit) en train de comparer les différents modèles de boules Quies.
FATIGUE
Étant donné ce qui précède, la chaleur et le bruit, et le temps volé du capital, et l'anxiété dépressive qui nous saisit au milieu de la nuit : la privation de sommeil est une des formes les plus cruelles de torture. Cet état que nous disons affectif renforce encore les impuissances élémentaires.
Et désormais : FEU – Nous n'irons plus aux bois (ils sont cramés)
« La catastrophe présente est celle d'un monde rendu activement inhabitable. D'une espèce de ravage méthodique [de mise à feu, même, ndlr] de tout ce qui demeurait de vivable dans la relation des humains entre eux et à leurs mondes » (Appel)
Nous sommes faites comme des rats (ou Turner jaloux).
Un Rappel : « Oasis ou l'île de la tentation »
Il n'existe plus depuis longtemps d'oasis dans ce désert. Aucun refuge. Pas de dehors. Il faut comprendre, c'est-à-dire incorporer, cette évidence même pas fraîche (mais singulièrement réchauffée par les kilomètres carrés partis en fumée).
Nous savons pertinemment le sort qui nous attend / Le désastre n'est pas une métaphore.
Impuissances élémentaires
Indignation évidemment et colère aussi, en tant qu'il s'agit d'implorer les institutions de fournir plus de moyens, éventuellement des Canadair, et nos amis les pompiers (reprise du précédent tube « Nos amis les soignants ») et l'armée est super sympa aussi. « L'empire se donne partout pour l'agent du retour à la situation normale », comme dirait l'autre.
Le désespoir ou la révolte ? Non, il reste encore la dénonciation.
Pour les plus débiles, il s'agira d'appeler à « punir sévèrement » le fameux type-qui-a-jeté-son-mégot-par-la-fenêtre-de-sa-bagnole.
Pour d'autres encore d'imaginer un complot des éoliennes, ou d'un écolo radicalisé qui aura voulu rendre tangible et réel un hypothétique « réchauffement climatique. »
La joie, cette mauvaise blague. Confrontées à la vision de l'enfer de voir brûler le bon vieux bled de bouseux d'où l'on vient, et ces endroits dans lesquels nous jouâmes enfants, et dans lesquels nous conduisîmes le tracteur de notre grand-père, et aimâmes les odeurs de coumarine dégagées par les foins secs, etc. etc. (un peu de sensiblerie et de gnan-gnan pour finir), cet imaginaire de la « joie militante », qui est actuellement en passe d'acquérir le statut de mot de passe pour les sectateurs d'une sorte de « développement personnel de gauche » qui refuse tout d'un bloc la haine et les « passions tristes », est à vrai dire d'une assez grande tristesse.
Qui nous hait ? Qui détruit les mondes ?
Bombardements de la Marchandise dans un coin reculé de l'Ardenne.
Dans la fumée qui remplissait les vallées, au milieu de la nuit encore, bières en mains pour noyer le feu qui nous rongeait, nous avons rencontré notre passé pourtant, comme dans un rêve : tandis que les bagnoles montaient « voir le feu », et que le bal du 14 août battait son plein de technodance de cambrousse et de culs-de-jeunes-filles (Prendre party), un autre temps s'est élaboré, sans les merdes médiatiques qui remplissaient aussi les vallées, et cette bledarde femme d'il y a 30 ans, ridée, maigre, alcoolisée, à moitié sourde, méconnaissable en somme, a remué ce qu'il fallait de vase pour savoir pourquoi nous nous battr/ions. Ceci rend très mal compte du choc émotionnel que cette rencontre nous aura procuré. « Mon Dieu, ne me laissez pas seul comme avant, à braire dans la nuit comme un âne blessé ! » (Marc Behm, Mortelle randonnée)
Retour aux sources : le terrain éthique
ON nous torture toujours plus désastreusement et intensément (la preuve est faite).
(Emmett Grogan, Ringolevio)querelle nous oppose à ceux qui sont prêts à nous faire crever par un travail imbécile ou des guerres insensées »
Quand les haïrons-nous assez ? Quand nous vengerons-nous enfin ? Quand les mettrons-nous hors d'état de nuire ? Ils doivent seulement savoir que nous les haïssons. Quand irons-nous sur le « terrain de la constitution des différents mondes sensibles » (comme dirait l'autre) ? Quand y donnerons-nous consistance ? « Entraver concrètement l'avancée du désert » ET « établir sans attendre des mondes habitables », comme dirait encore et toujours l'autre. Pourquoi cette décision tarde-elle encore ? Et qu'y a-t-il à ajouter verbeusement au désastre sensible ?
« Il fallait donc s'organiser ». (Endnotes, Histoire de la séparation. Vie et mort du mouvement ouvrier)
Et puis voilà, tout (et le désastre) appelle au communisme, en tant qu'il est une « disposition éthique », en tant que « le terme éthique désigne dans notre bouche tout ce qui a trait aux formes-de-vie », à leur jeu et aux « protocoles d'expérimentation qui en font localement la trame ». Une source un peu aigre a résumé proprement la fameuse conséquence dont nous parlions : désertion, départ, prise de parti, « constitution séparée pour une force singulière, qui assume sa sensibilité propre et tente de se la formuler. »
« Être camarades, c'est d'abord bien sûr ne pas repousser dans le futur l'expérience de l'épanouissement réciproque. » (Bernard Aspe, L'avenir ne dure pas longtemps)
Qu'en peu de mots ces choses ont été dites, au fond.
Louis Antonov-Massensko et Evgenia Fuchs, bledardes mortes depuis belle lurette.
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Ma6tévacraquer #1
Qui a dit qu'à la cité, on ne pouvait pas s'amuser ? Les cracks ont frappé fort ce dimanche 6 septembre sur la pelouse de la Maladrerie d'Aubervilliers. La semaine dernière, c'était la rentrée des classes. À la « Mala », c'était surtout celle de la Classe. L'association Parole Vulgaire, le média Oeil au beurre noir et le collectif M.O.C (dont les initiales sont la contraction de Mouvement Organisé des Cités) ont uni leurs forces pour donner naissance à cette journée. Les habitants n'ont rien payé, débarrassés pour quelques heures des galères quotidiennes, dévorant sans se soucier des quantités : saucisses, barbes à papa et crêpes au Nutella et pyrotechnie depuis le toit d'un immeuble du quartier. Comment ne pas craquer devant toutes les activités proposées ? Notre reportage.
Pour une fois, pas le temps de s'ennuyer. La piscine et les structures gonflables installées pour l'occasion ont attiré petits et grands, tandis que le tournoi FIFA, la création artistique et le cours de danse ont également régalé les participants. « Des fois, y'a des trucs dans la cité, mais ça reste vraiment petit. Ils font tournoi de foot un jour, barbecue l'autre jour. Alors qu'ici, on fait tout en même temps, c'est mieux ! Là, il y a de la peinture, là-bas, y'a des rings de boxe », savoure Bandjoujou, 10 ans, après avoir englouti trois sandwichs.
Ce genre d'événement n'est pas si courant, surtout dans les quartiers délaissés. C'est l'une des raisons pour lesquelles Wissal, fondatrice de Parole Vulgaire et porteuse du projet, a choisi ce lieu. L'idée était d'abord de faire vivre la cité de la « Mala » en proposant à ses habitants un événement en bas de chez eux. « Pas au fort d'Aubervilliers, à 15 minutes à pied, là où les parents ne vont pas envoyer leurs gosses, souligne la jeune femme à l'allure chaleureuse et à la voix déterminée. Nous, on s'est dit qu'il fallait faire quelque chose qui se fait partout, là où les gens vivent, parce qu'ils n'ont pas le temps, ni l'énergie de se déplacer pour des merguez. »
Impossible d'investir ce territoire sans évoquer les tensions autour du projet de rénovation et les craintes liées à la gentrification. « À la Mala, ça essaie de virer les gens en augmentant les loyers pour ensuite rénover et installer les gentrifieurs ici. Les gens sont un peu en train de combattre ça, parce que c'est notre cité, on ne va pas l'abandonner. On est chez nous. On veut que vous rénoviez, mais pour nous. Vous n'allez pas rénover pour nous délocaliser », martèle-t-elle.
La force du « Nous »
Tout était gratuit, à l'image des valeurs qui ont fédéré les trois entités : avant tout, la solidarité et la volonté de s'unir hors des institutions pour s'émanciper. « Si on enlève le côté humain entre nous, il n'y a rien, parce qu'on est abandonnés par le système. La seule chose qu'on a pour tenir, pour faire des choses, c'est la solidarité », précise Wissal.
Pendant la préparation comme le jour de l'événement, c'est la connexion humaine qui a primé. L'entraide entre les uns et les autres a été essentielle pour trouver des intervenants (danseurs, DJ), mais également pour que la journée démontre qu'on peut faire de la politique sans grands discours. « Nous, on veut se réapproprier l'espace, la vie en banlieue, en cité mais en restant dans le respect des habitants, pas en partant dans un truc totalement déconnecté des gens, à fond dans nos luttes, sans prendre en compte la réalité du terrain », insiste-t-elle.
Faire du commun
Lutter contre la précarité en offrant ce moment accessible et libre à tous était un pari. Réussi, à en croire la nuée d'enfants. Kounta, 10 ans, est ravie : « Hiba (son amie) m'a dit ce matin qu'il y avait ça. J'ai tout aimé ! » Nazifah, 9 ans, se présente volontiers comme une jeune Afghane très attachée à son pays natal. En pointant une grande feuille recouverte d'empreintes de mains, elle s'exclame : « Toutes les mains vertes, c'est moi. Le cœur bleu nuit là-bas, c'est le mien aussi ! » Heureusement qu'elle a vu une dame distribuer des affiches près de chez elle.
Bandjoujou est content, lui aussi, de ne pas être passé à côté de cet événement : « Parfois, ils mettent pas d'affiches et c'est le lendemain qu'on apprend qu'il y avait un événement. Des amis y vont, nous on est chez nous, on s'ennuie, et le lendemain ils nous disent : ‟pourquoi vous êtes pas venus ?” mais nous, on savait pas. » Il regrette le temps des sorties en bas de chez lui, quand ils étaient dix ou quinze à se retrouver à vélo : « En ce moment, y'a plus personne. Je comprends pas pourquoi. » À ses côtés, Archimed, 16 ans, confirmae qu'il passe le plus clair de son temps chez lui, entre révisions et parties de PlayStation. Par chance, lui, ne rate aucun des rendez-vous dédiés au football sur la pelouse de la « Mala ». L'ennui est omniprésent dans les échanges avec les enfants. Karelle, la figure d'Oeil au beurre noir, revient sur cette question : « On a eu toute une réflexion sur comment se rapprocher de l'espace public, parce qu'il ne se passe jamais rien, donc on n'y vient jamais. »
Impossible de ne pas remarquer la mixité intergénérationnelle. Des tout-petits, à peine âgés de cinq ans. Des adolescents d'une quinzaine d'années. Des adultes… Tous posés ensemble. Une scène inhabituelle dans les cités, les petits et les grands évoluant d'ordinaire séparément. « C'est un peu ce qui manque, observe Wissal. Il n'y a pas de connexion à part avec les grands frères ou grandes sœurs »
Pour aller plus loin qu'un simple mouvement localisé, l'objectif est d'interconnecter les initiatives dans chaque cité. Parce qu'en réalité, le M.O.C n'est pas unique. Partout, des groupes portent des actions similaires dans leurs quartiers. « Peu importe la cité où tu vas, les gens se bougent. Si on est plusieurs à porter le même projet, qu'on se met tous ensemble, ça va marcher. Mais si l'un lutte là-bas, l'autre ailleurs, on se divise trop. Il faut qu'on réussisse à tout centraliser pour qu'on ait plus de force », avance la représentante de Parole Vulgaire.
Quand la cité reprend le pouvoir
Bien que ce rassemblement ait été avant tout festif, il visait aussi, en filigrane, à proposer une alternative aux associations subventionnées, servant de calmant social. Ici, on parle de tout, on dénonce la police, on se demande comment la faire reculerla prochaine fois. Les banderoles, qui montrent les classes populaires en révolte, véhiculent elles aussi ce message, entre esprit de revanche, soif de liberté et esthétique de la résistance. « Il faut recréer notre conscience. Notre but, c'est de dire ‟venez, on recrée du lien et on se rend compte des violences qu'on vit tous ensemble” », lance Wissal. La cité de la « Mala » colle particulièrement à cette idée, de par sa configuration : fermée, elle ressemble à une sorte de « labyrinthe », où la police ne peut pas rentrer en voiture. Ce qui inverse quelque part les rapports de domination : la réticence de la police d'y rentrer à pied, face à des jeunes qui connaissent mieux le terrain, permet d'éviter les incursions policières à répétition.
Tous, au sein de cet écosystème sont exposés aux violences policières. Sans pour autant les nommer, Abdallah, 12 ans, présent dès le lancement de l'événement et investi dans le tractage, raconte qu'il s'est « juste » déjà fait contrôler à plusieurs reprises. Un réalité ancrée dans son quotidien : « Ils me demandent comment je m'appelle, si j'ai des trucs dangereux sur moi, ils me fouillent et des fois, ils parlent mal, surtout la BAC. C'est les plus méchants, ils insultent, ils font tout. » Lancé, il enchaîne sur ces contrôles de routine auxquels il est devenu coutumier : « La dernière fois, j'étais dehors vers 20h, ils m'ont attrapé » ; « Hier, j'étais au City. Les petits étaient en train de faire du feu, la police est arrivée donc on a couru parce que si on restait, on allait partir en garde vue » ; « Quand j'avais 11 ans, il y a une patrouille qui m'a amené au commissariat pour rien. Ils ont dit que j'avais agressé quelqu'un mais après, ils ont vu qu'ils s'étaient trompés de personne » ; « Parfois, pas parfois, tout le temps, en allant au collège (à La Courneuve) avec ma trottinette électrique, je me fais contrôler et j'arrive en retard. »
D'autres jeunes confient ne pas avoir directement été confrontés aux « keufs » mais s'en méfier au point de fuir dès qu'ils les aperçoivent, c'est le cas d'Archimed : « J'ai des amis qui ont été en garde à vue alors qu'ils avaient rien fait. Le soir de la finale de la LDC, ils ont dit qu'ils avaient cassé des trucs, alors que non. J'étais avec eux mais moi j'ai couru et je suis rentré chez moi. » Certains vont même jusqu'à employer le mot « peur » pour parler de leurs ressentis vis-à-vis des forces de l'ordre. Hiba et Coumba se souviennent d'un épisode « traumatisant » vécu dans un parc de jeux : « La dernière fois, les policiers ont mis quelqu'un sur une voiture, en le fouillant et en le menottant, alors qu'il y avait des petits de maternelle qui voyaient tout et qui pleuraient autour. » Pour tous, une seule solution : rentrer le plus vite possible chez soi. « À chaque fois qu'il y a des policiers, moi je rentre. Il y en a que j'aime et d'autres que j'aime pas. Ça dépend s'ils traitent mal ceux qui ont rien fait. Il y en a qui font ce qu'ils ont à faire, mais il y en a qui sont méchants. Par exemple, on a déjà accusé mon grand-frère, alors que c'était quelqu'un d'autre qui lui ressemblait. »
En tirant des coups de mortiers du haut d'un des bâtiments de la cité, une façon de célébrer la fin de cette journée, c'est autre chose qui saute aux yeux : l'ironie d'une jeunesse qui continue de défier un ordre absurde malgré sa brutalité. Ma6tévacraquer #1, c'est validé. Et ça ne fait que commencer.
SL