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Valérie Pécresse privilégierait-elle vraiment Mélenchon en cas de second tour face au RN en 2027 ?

Source :Compte Facebook, le 3 septembre 2026
Etiqe :inventé
Contenu :
Le 2 mai 2027, pour le second tour de l’élection présidentielle, Valérie Pécresse votera pour Jean-Luc Mélenchon s’il est opposé à l’extrême droite. C’est du moins ce que des publications assurent sur les réseaux sociaux ces derniers jours, à l’aide d’un même visuel. « Face à l’extrême droite, je voterai Jean-Luc Mélenchon au second tour. Comme en 2022, je choisis la République et le barrage républicain », est-il écrit. La publication a été largement partagée par des comptes ou dans des groupes qui affichent leur soutien à l’extrême droite.
De quoi en choquer certains. « On savait qu’elle incarnait la fausse droite mais là au moins c’est clair », écrit un internaute en commentaire. Un autre relativise : « Vu le peu de monde qui la suit, c’est un coup d’épée dans l’eau mais il faudra s’en rappeler aux futures élections régionales. » Pourtant, c’est totalement bidon.
« Je me bats depuis des années sur le terrain contre LFI »
Valérie Pécresse n’a jamais annoncé qu’elle voterait pour Jean-Luc Mélenchon en cas de duel face au Rassemblement national au second tour de la présidentielle de 2027. L’ancienne candidate, qui n’avait cumulé que 4,78 % des voix en 2022, a eu vent de cette fausse information et l’a démentie sur ses réseaux sociaux.
« Depuis quelques heures, un visuel circule en m’attribuant des propos fabriqués que je n’ai jamais tenus. Ces méthodes sont grossières et détestables », déplore-t-elle. « Je me bats depuis des années sur le terrain contre LFI : un parti profondément dangereux qui mènerait la France à la faillite et au chaos », estime-t-elle.
Elle ajoute : « En Île-de-France, je suis un rempart contre la France Insoumise. Je me bats aussi pour les idées de la droite républicaine et pour éviter un deuxième tour Jean-Luc Mélenchon /Marine Le Pen qui serait dramatique pour notre pays. »
Elle met également en garde : « À tous, je tenais à dire de faire attention à ce que vous lisez sur les réseaux sociaux, ce type de manipulations grossières ne font que se multiplier. » Une précaution d’autant plus importante alors que la campagne pour l’élection présidentielle s’accélère et que les différentes primaires se profilent pour l’automne.
Auteurs :
Autrice : Maïwenn Furic, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
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Trump downplays warnings of AI risks, citing rivalry with China
US President Donald Trump has downplayed risks posed by artificial intelligence following days of dire warnings by experts. "You have a lot of very negative forces that are bringing it up that shouldn't be bringing it up and they're bringing up things that won't happen," Trump said during a visit to Ireland. One of the warnings came from a former Anthropic researcher who said "there is a strong chance that we could all die in the immediate future" if the current pace of development continued. -
Trump says $5K dividend checks to Americans will 'happen 100 percent'
President Trump on Sunday said $5,000 dividend checks will "happen 100 percent" if the GOP maintains its majority in Congress after the midterm elections. The president compared the potential payouts to the $1,776 checks that went out to U.S. service members, telling reporters outside Air Force One on Sunday that he's received the same type of pushback. -
Marketing cyber : comment générer des leads ?
Une bonne solution de cybersécurité ne fait pas nécessairement une bonne proposition commerciale. Entre une technologie parfois complexe à expliquer, des cycles de vente longs et des décideurs très sollicités, les entreprises cyber font face à une difficulté particulière : rendre leur expertise suffisamment lisible pour transformer leur visibilité en opportunités commerciales.
Pour Audrey Robory, fondatrice d’IT Marketing, collectif d’experts en marketing spécialisé en cybersécurité, le problème ne vient pas seulement des canaux utilisés. Il commence souvent bien avant : par le positionnement et le message.
Génération de leads en cybersécurité : un problème de maturité marketing
« On parle souvent de maturité cyber pour les clients de mes clients. Mais je pense que mes clients ont aussi un sujet avec la maturité marketing », explique Audrey Robory. Selon elle, de nombreuses PME de la cybersécurité associent encore largement le marketing aux actions de communication et à l’événementiel. Une stratégie qui n’est pas nécessairement mauvaise : les salons restent, souligne-t-elle, l’un des principaux leviers d’acquisition de nombreux acteurs du secteur. Le risque apparaît lorsque l’ensemble de la stratégie commerciale en dépend. Les cycles de vente dans la cybersécurité peuvent s’étendre sur neuf à douze mois. Concentrer l’acquisition sur quelques grands rendez-vous annuels peut donc rendre le pipeline commercial irrégulier et difficile à prévoir.
L’objectif de la génération de leads n’est dès lors pas de remplacer les salons ou les dispositifs qui fonctionnent déjà, mais de construire autour d’eux une acquisition plus régulière.
Avant de choisir ses canaux, clarifier son message
LinkedIn, emailing, SEO, publicité en ligne, webinars, livres blancs… Face à la multiplication des leviers disponibles, la tentation peut être de commencer par choisir un canal. Pour Audrey Robory, l’ordre devrait être exactement inverse. « Un mauvais message qui est bien diffusé, ça reste un mauvais message », résume-t-elle.
La première étape consiste donc à aligner équipes techniques, commerciales et marketing autour de quelques questions simples : que fait précisément l’entreprise ? À qui s’adresse-t-elle ? Quel problème résout-elle ? Pourquoi son approche est-elle différente ? Ce travail est particulièrement important en cybersécurité. Une même solution doit parfois convaincre des interlocuteurs très techniques, susceptibles de l’utiliser au quotidien, mais aussi des décideurs disposant d’une vision plus globale.
Investir dans une campagne LinkedIn ou Google avant d’avoir répondu clairement à ces questions risque surtout d’amplifier un problème de positionnement déjà existant.RSSI et DSI : des cibles particulièrement difficiles à atteindre
La génération de leads dans la cybersécurité présente une autre difficulté : les profils ciblés sont déjà fortement sollicités RSSI, DSI et responsables techniques reçoivent quotidiennement de nombreux messages commerciaux. Les approches génériques ont donc peu de chances de retenir leur attention.
Pour Audrey Robory, l’efficacité d’une stratégie d’acquisition dépend ainsi moins du canal choisi que de la capacité à atteindre le prospect au moment où son besoin devient concret.L’une des stratégies déployées pour un acteur de la gestion des vulnérabilités illustre cette logique. Lorsqu’une vulnérabilité critique ou fortement médiatisée apparaissait, l’entreprise publiait rapidement des contenus apportant des recommandations pratiques et des outils permettant aux organisations d’évaluer leur exposition.
L’objectif : profiter du pic de recherches associé à la vulnérabilité pour apparaître non pas comme un fournisseur cherchant immédiatement à vendre une solution, mais comme une source d’expertise.
SEO et actualité cyber : capter le besoin lorsqu’il apparaît
Cette stratégie reposait notamment sur le référencement naturel. Pour chaque vulnérabilité concernée, des contenus dédiés étaient publiés afin de répondre aux recherches des entreprises au moment où celles-ci cherchaient des informations. Articles consacrés aux CVE, recommandations techniques, outils d’évaluation, puis webinars et campagnes d’emailing : un même sujet pouvait alimenter plusieurs formats. L’intérêt du dispositif réside dans son timing. Plutôt que de chercher à provoquer artificiellement un besoin par la publicité, l’entreprise se positionne au moment où celui-ci existe déjà.
« Tu prouves ton expertise avant même de dire que tu as quoi que ce soit à vendre », résume Audrey Robory.Une logique particulièrement adaptée au SEO en cybersécurité, où une vulnérabilité, une nouvelle réglementation ou un incident majeur peuvent provoquer très rapidement une forte demande d’information.
Livres blancs et webinars fonctionnent-ils encore pour générer des leads ?
Les formats traditionnels du marketing B2B n’ont pas pour autant disparu. Livres blancs, webinars ou blogs peuvent toujours permettre de générer des leads, à condition de ne pas les transformer en brochures commerciales déguisées. Pour Audrey Robory, le format est finalement secondaire : c’est la valeur apportée qui détermine l’intérêt du contenu.
Un prospect donnera difficilement son adresse email pour découvrir les fonctionnalités d’une solution qu’il ne connaît pas encore. Il sera davantage susceptible de le faire pour comprendre une menace, anticiper un risque ou trouver une réponse à un problème précis.
La différence est importante : l’entreprise ne commence plus par présenter son produit. Elle construit d’abord sa légitimité sur un sujet, avant de créer progressivement un lien avec son offre.Marketing cyber : vulgariser sans appauvrir le message
Reste un obstacle majeur : comment rendre compréhensible une technologie cyber sans en dénaturer la complexité ?
Pour Audrey Robory, vulgariser ne signifie pas simplifier à l’excès. Il s’agit plutôt d’adapter le niveau de lecture à l’interlocuteur.
Elle prend l’exemple du Cyber Resilience Act (CRA). Une présentation réglementaire du texte peut rapidement devenir abstraite pour une audience non spécialiste. Une métaphore permet, au contraire, de fixer immédiatement l’idée : « Le Cyber Resilience Act, c’est un peu le Nutri-Score de la cyber. »
Au-delà de l’exemple, la logique vaut pour le marketing des solutions de cybersécurité : une technologie peut être techniquement sophistiquée tout en étant présentée à travers une promesse simple et compréhensible.
« En général, on achète quelque chose quand on comprend à quoi ça sert », rappelle Audrey Robory.Trois fondamentaux avant d’investir dans l’acquisition
Que devrait donc faire une entreprise de cybersécurité souhaitant générer davantage de leads ?
Audrey Robory identifie trois fondamentaux : un positionnement et un message clairs, une visibilité régulière et un parcours de conversion optimisé.Le dernier point est parfois négligé. Générer du trafic n’a que peu d’intérêt si le site Internet ou la landing page ne permet pas ensuite de transformer cette audience en prospects qualifiés.
Multiplier les campagnes et augmenter les budgets publicitaires sans disposer de ces fondamentaux peut même produire l’effet inverse de celui recherché : davantage de trafic, mais peu de leads qualifiés et un retour sur investissement décevant.L’IA peut automatiser le marketing… et surtout augmenter le bruit
L’intelligence artificielle générative facilite désormais la production de contenus, la création de campagnes ou l’automatisation des messages commerciaux.
Mais cette démocratisation a un revers. Audrey Robory établit un parallèle avec la cybersécurité : de la même manière que l’IA peut rendre certaines attaques plus accessibles et augmenter leur volume, elle permet à davantage d’entreprises de produire rapidement des contenus marketing considérés comme « corrects ».
Conséquence : le volume augmente, mais aussi le bruit. Pour des RSSI et DSI déjà très sollicités, l’automatisation devient alors contre-productive lorsqu’elle est perceptible. Un message générique produit à grande échelle risque moins d’attirer l’attention que de provoquer du rejet.
L’IA ne supprime donc pas la nécessité d’une stratégie marketing différenciante. Elle pourrait même la rendre plus importante : lorsque tout le monde peut produire davantage, la capacité à produire quelque chose de réellement utile devient plus rare.
En bref
Pour générer des leads dans la cybersécurité, le choix du canal n’est pas le premier sujet. Une stratégie efficace commence par un message compréhensible, une connaissance précise de sa cible et des contenus répondant à des problèmes réels.
SEO, webinars, livres blancs, LinkedIn ou emailing ne deviennent réellement efficaces qu’une fois ces fondamentaux posés. Face à des décideurs cyber sursollicités et à la multiplication des contenus générés par IA, l’enjeu n’est peut-être plus de parler davantage, mais d’être pertinent au moment exact où le prospect cherche une réponse.
Retranscription épisode marketing cyber
Mélissa Périé : Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode d’InCyber Voices. En cyber, les solutions techniques ne manquent pas. Ce qui manque, c’est plutôt la capacité à les rendre visibles et compréhensibles pour les bonnes personnes et au bon moment. Pour parler de cette problématique, j’ai le plaisir de recevoir Audrey Robory, fondatrice d’IT Marketing.
Au programme : pourquoi la plupart des campagnes de génération de leads ratent leurs cibles, comment vulgariser sans trahir la complexité et ce que l’IA peut réellement changer dans les stratégies d’acquisition.
Audrey, pour commencer, comment te présentes-tu et quel a été ton parcours ?
Audrey Robory : J’aime dire que je fais parler les équipes techniques, les commerciaux et les décideurs dans la même langue. En cyber, on a des solutions très complexes et des experts très pointus, mais tout le monde ne parle pas toujours la même langue. Quand le message circule mal, peu importe que la solution soit excellente : elle peut rester invisible.
J’ai commencé dans la cyber en 2020, un peu par hasard, en rejoignant une entreprise spécialisée dans le bug bounty. À ce moment-là, je n’y connaissais rien en cybersécurité. Je voulais surtout rejoindre une équipe à taille humaine au début d’une aventure entrepreneuriale.
C’est comme ça que j’ai fait mes premiers pas dans la cyber. J’ai notamment eu l’occasion de participer à plusieurs salons, dont le Forum InCyber, qui était encore le FIC à l’époque. Je me suis rendu compte que beaucoup d’entreprises de cybersécurité n’avaient pas réellement de fonction marketing structurée. C’est là que la réflexion autour de mon projet a commencé à se construire.
Mélissa Périé : Venons-en justement à IT Marketing. Quel est son positionnement ?
Audrey Robory : J’ai lancé IT Marketing en 2022. C’est un collectif d’experts en marketing spécialisé en cybersécurité. Concrètement, nous activons différents leviers pour structurer la génération de leads et accélérer la croissance de nos clients : contenu, SEO, publicité, branding… Mais toujours avec une approche fondée sur la compréhension du marché et des cibles.
En cyber, les audiences sont particulièrement exigeantes. L’idée est donc de proposer une offre au plus près des besoins des entreprises cyber et de devenir une extension de leurs équipes, avec des profils spécialisés et proches de la réalité du terrain.
Aujourd’hui, nous accompagnons aussi bien des PME que des startups ou des acteurs plus établis de la filière.
Mélissa Périé : En quoi consiste concrètement ton travail quotidien autour de la génération de leads ?
Audrey Robory : Mon quotidien consiste beaucoup à apprendre. Je travaille avec des profils techniques très solides sur des sujets parfois extrêmement pointus. Je passe donc beaucoup de temps à comprendre les solutions, leur logique et la vision qui se trouve derrière.
Mon rôle consiste ensuite à transformer cette expertise technique en levier business. Cela passe par le message, le positionnement, les contenus et les campagnes, avec un objectif : rendre l’offre compréhensible et visible au bon endroit et au bon moment.
En cyber, cela demande énormément de précision parce qu’on s’adresse notamment à des RSSI, des DSI et des profils très techniques. Ils ont tous un point commun : ils sont extrêmement sollicités. Une grosse partie du travail consiste donc à trouver la bonne manière de capter leur attention sans tomber dans des approches marketing génériques ou trop agressives.
Mélissa Périé : On voit pourtant de très bonnes solutions cyber qui ne se vendent pas. Le problème vient-il de la manière dont les entreprises présentent leurs offres ?
Audrey Robory : Souvent, on pense que le problème vient uniquement du message. C’est en partie vrai, mais il existe aussi un sujet de maturité marketing.Marketing cyber : comment générer des leads ?
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Le studio de professeur Layton admet avoir utilisé l’IA pour rendre ses jeux plus spectaculaires

Akihiro Hino, le CEO de Level-5, le studio derrière les jeux Professeur Layton et Yo-kai Watch, a confirmé que de l'IA générative avait été utilisée lors de la récente présentation du studio.
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Apple Configurator - Pour transformer votre iPhone en Dumbphone
Apple Configurator est un outil gratuit qu'Apple fournit aux écoles et aux entreprises pour préparer des iPhone par paquets de cent. Si ça vous dit quelque chose, c'est parce que c'est aussi l'outil que j'ai utilisé pour mon tuto sur le pair locking . Mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas l'utiliser pour votre propre plaisir ! En effet, rien n'empêche de le lancer sur le vôtre, et ce qu'il vous permet alors de faire est plutôt radical : faire disparaître l'App Store de l'écran d'accueil.
Vous branchez l'iPhone sur un Mac en USB, vous le passez en mode supervisé, puis vous vous fabriquez un profil de configuration que vous lui poussez. Cela permet par exemple de limiter la présence de certaines app pour ainsi transformer votre téléphone en dumbphone . Ça permet donc de lutter contre vos démons de la perte de temps que sont par exemple les réseaux sociaux.
La case à décocher dans Configurator s'appelle "Autoriser l'installation d'apps à l'aide de l'App Store". Une fois que c'est fait et que le profil est déployé sur le téléphone, l'icône de l'App Store n'apparaît plus sur l'écran d'accueil, et l'utilisateur ne peut plus installer ni mettre à jour ses apps (snif).
Les trois sous-cases de l'installation d'apps, toutes marquées "appareils supervisés"
Ensuite, reste à empêcher le propriétaire du téléphone (c'est-à-dire vous) de retirer ce profil 5 minutes plus tard. Ça se règle dans l'onglet Général du profil, avec un menu qui contrôle quand celui-ci peut être supprimé, et que vous basculez sur "Jamais".
Sauf que Jamais ne veut pas vraiment dire jamais. En effet, Apple documente lui-même la sortie de secours... Pour virer ce profil, il faut effacer l'intégralité du contenu et des réglages, ce qui arrête la supervision, et le profil s'en va avec. Ce n'est donc pas une vraie prison, mais plutôt une grosse friction, et son prix c'est le contenu entier de votre téléphone.
Les apps déjà installées, elles, ne bougeront pas d'un pixel. Elles gardent leurs notifications et leur compte connecté, parce que la restriction n'efface rien du tout... Elle vous retire seulement la possibilité d'en réinstaller une. Le ménage se fait donc avant, pas après. Et avant même ça, il y a un péage puisque la supervision ne s'active que sur un iPhone neuf ou entièrement effacé, avant que l'assistant de réglages n'apparaisse pour la première fois.
La première étape consiste donc à vider votre téléphone, sauvegarde comprise. Ensuite, tant que le profil tient, plus une seule app ne se met à jour, correctifs de sécurité compris. Et une app supprimée par mégarde (votre appli bancaire, votre générateur de codes à deux facteurs) ne reviendra pas avant que vous soyez rentré rebrancher le Mac. Ça peut être problématique en voyage, donc je vous conseille aussi de décocher la case "Autoriser la suppression d'apps (appareils supervisés)" pour justement empêcher aussi la désinstallation des apps.
L'idée de mettre en place un profil comme ceci nous vient de Stepan Parunashvili, qui raconte sur son site être passé de 4 à 2 heures d'écran par jour en deux mois. Sa bidouille ne s'arrête d'ailleurs pas à l'App Store, puisqu'il y ajoute aussi un filtre de contenu réglé sur les sites autorisés uniquement, sans quoi les services dont on vient de retirer les applications resteraient accessibles par le web.
Si ça vous chauffe de mettre ça en place pour gagner du temps de vie, comptez deux heures d'installation environ, une remise à zéro complète de votre smartphone, et deux bonnes semaines avant que votre liste d'apps soit la bonne.
Maintenant, si ça vous semble disproportionné, ça l'est un peu. Dumb Phone , que je vous présentais en janvier, vise le même résultat avec les API de temps d'écran et sans rien effacer... mais il se désactive aussi super facilement.
Bref, c'est la méthode brutale, pour ceux que les méthodes douces n'aident pas.
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« Pour battre l’extrême droite, on doit s’inspirer de la force du féminisme et des Soulèvements de la Terre »
"Ce qui est plutôt rassurant et enthousiasmant, c'est l’auto-organisation, c'est-à-dire la prise en main par les gens directement concernés. Et on voit la force de ces luttes. Il faut arriver à la fois à inventer et revoir des moments révolutionnaires, comme la lutte républicaine contre le franquisme en 1936, ou les 90 ans du Front Populaire."
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Mineurs et réseaux sociaux : Emmanuel Macron porte en Europe la bataille de l’interdiction
Après la censure du dispositif français, Emmanuel Macron demande une interdiction européenne des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Plusieurs gouvernements soutiennent des restrictions, avec des seuils allant de 14 à 16 ans et des approches différentes des exceptions. L’Espagne et les Pays-Bas veulent également couvrir les jeux vidéo et les compagnons IA présentant …
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CanoFlash - Du Wi-Fi sur votre GBA (mais pas pour jouer, snif)
Un développeur espagnol, Emilio Cano Pérez, vient de publier le SDK de son CanoFlash, un petit boîtier monté sur un XIAO ESP32-S3 qui se branche sur le port Link d'une Game Boy Advance. Cela ne nécessite aucune modification de la console, ni de fer à souder (cool !), et une fois branché, ça permet à la console de récupérer la connexion Wi-Fi qu'elle n'a jamais eue !
Alors comment ça fonctionne ? Hé bien le truc démarre en mode Multiboot et pousse sa propre application dans la RAM de la console. Ensuite c'est lui qui se coltine la gestion de tout le réseau, pendant que la GBA se contente d'échanger avec lui des paquets de taille fixe. En clair, un jeu n'a pas à connaître l'existence du Wi-Fi. Il parle juste au boîtier à travers le SDK dispo sur GitHub, qui lui apporte le matchmaking public, les salons privés et des parties jusqu'à huit joueurs.
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Sauf qu'avant de sortir votre Game Boy du tiroir, il faut lire la FAQ du créateur parce qu'il y écrit que le jeu en ligne fonctionnera uniquement dans les jeux qui intègrent son SDK, et qu'il ne transforme pas automatiquement le multijoueur Link des jeux existants en multijoueur Internet. Roooh, c'est dommage quand même. Ça veut donc dire que votre cartouche collante de Pokémon Rubis ne fonctionnera pas via le Wi-Fi... Pour jouer, il vous faudra donc des homebrews compilés avec le kit, plus un boîtier et une console par joueur.
Maintenant, si c'est vraiment vos vieilles cartouches que vous voulez faire jouer à distance, l'appareil qui fait ça, c'est le GB-Link USB dont je vous ai parlé en juin . Lui se fait passer pour un câble Link, se relie en USB-C à un ordinateur ou à un smartphone Android, et un client web différent parle le protocole de chaque jeu : les échanges Pokémon des trois premières générations, les parties d'Advance Wars. Dans le même genre, ChisLink est un projet à monter soi-même dont le relais transporte les paquets des jeux compatibles avec l'adaptateur sans fil de Nintendo.
Cette limite du CanoFlash n'est d'ailleurs pas une bizarrerie de conception, parce que l'adaptateur sans fil sorti par Nintendo en 2004, c'était exactement pareil. Il était fonctionnel avec seulement à 46 jeux compatibles, tous sortis entre 2004 et 2006. Ça ne remplaçait pas non plus le câble Link.
Du coup, le CanoFlash, son vrai métier, c'est surtout de vous permettre de parcourir vos homebrews et vos sauvegardes personnelles via Wi-Fi, de flasher le jeu de votre choix sur votre cartouche réinscriptible et de synchroniser les sauvegardes, le tout sans PC.
Par contre, cette cartouche réinscriptible compatible dont je vous parle, à base de S29GL256, elle est indispensable et elle n'est ni incluse ni vendue dans la campagne Kickstarter CanoFlash. Même chose pour la batterie, même si le boîtier accepte de tourner sur USB-C. Donc comptez le prix de la cartouche en plus avant de vous emballer, et sachez aussi que la campagne Kickstarter n'est toujours pas lancée à l'heure où j'écris ces lignes.
Le SDK, lui, est déjà là , et il se compile sans avoir le moindre boîtier sous la main. Bref, de quoi préparer votre jeu tranquillement en attendant que le matériel existe...
Source : XDA Developers
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Médicaments : la bonne idée antigaspi qui irrite les labos
L'Agence du médicament française a lancé une phase de tests pour déterminer s'il est possible de prolonger la durée de conservation de 73 traitements. Une solution antigaspi : les médicaments sont souvent efficaces même après leur date de péremption.
Lire la suite - Info / Santé
Et si on continuait de consommer les traitements toujours efficaces et sûrs une fois la date de péremption passée ? L'idée, de bon sens, n'est pas nouvelle, mais encore faut-il que leur stabilité soit prouvée. L'Agence nationale de sécurité (…) -
Immigration : que disent réellement les chiffres sur les immigrés et les étrangers en France ?

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À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, les chiffres sur l’immigration devraient occuper une place importante dans le débat public. Selon les dernières estimations de l’Insee, près de 8 millions d’immigrés vivent en France en 2025. Mais tous ne sont pas étrangers et tous les étrangers ne sont pas immigrés. Explications.
À un peu plus de sept mois de l’élection présidentielle, l’immigration s’impose déjà comme l’un des terrains de confrontation de la campagne. À droite et à l’extrême droite, des acteurs comme Bruno Retailleau (Les Républicains) ou encore Jordan Bardella (Rassemblement national) continuent d’en faire un marqueur central, au point de proposer, chacun, une révision constitutionnelle pour traiter le sujet, mais qui pourrait s’annoncer périlleuse.
Le sujet gagne aussi les candidats de la majorité présidentielle : fin août, Édouard Philippe a choisi un déplacement à Mayotte pour promettre de « fermer les vannes de l’immigration », tandis que Gabriel Attal a notamment défendu des quotas migratoires – une proposition historiquement chère à la droite conservatrice et … hasardeuse, comme l’ont déjà montré Les Surligneurs.
Les propositions sont donc sur la table. Mais ces mesures s’accompagnent parfois d’imprécisions sur les chiffres et le vocabulaire mobilisés.
Combien d’immigrés vivent réellement en France ? Combien sont étrangers ? Que peut-on réellement déduire des dernières données disponibles ? Voici ce que permettent d’établir les chiffres de l’Insee, l’institut public de référence chargé de produire les statistiques officielles sur la population française.
Un immigré peut être français
Pour comprendre, il faut d’abord définir les termes employés. Pour l’Insee, un immigré est une personne née étrangère à l’étranger et vivant en France. Cette qualité est déterminée par le lieu de naissance et la nationalité à la naissance et ne disparaît pas si la personne acquiert la nationalité française dans un second temps.
Une personne née algérienne, italienne ou chinoise, puis devenue française après son installation en France, reste ainsi comptabilisée comme immigrée.
Le terme « étranger » renvoie, lui, à la nationalité actuelle. Dans les statistiques de l’Insee, un étranger est une personne résidant en France qui ne possède pas la nationalité française.
Cette définition rejoint celle du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda), qui considère comme étrangères les personnes qui n’ont pas la nationalité française, qu’elles possèdent une autre nationalité ou qu’elles n’en aient aucune. Les catégories « immigrés » et « étrangers » se chevauchent donc, mais ne se confondent pas.
8 millions d’immigrés, dont environ un tiers sont français
En 2025, l’Insee estime à 7,97 millions le nombre d’immigrés vivant en France, soit 11,6 % de la population totale. Il s’agit d’une estimation provisoire et les résultats définitifs du recensement pour cette année seront publiés en juin 2027.
Parmi eux, 5,345 millions sont de nationalité étrangère et 2,625 millions ont acquis la nationalité française. Environ 33 % des immigrés vivant en France sont donc français. Dans les statistiques de l’Insee, les personnes qui possèdent la nationalité française, même si elles ont également une autre nationalité, sont comptabilisées comme françaises et non comme étrangères.
La population étrangère dans son ensemble est, elle, estimée à 6,297 millions de personnes, soit 9,1 % de la population. Elle comprend 5,345 millions d’immigrés de nationalité étrangère, mais aussi environ 953 000 personnes étrangères nées en France, qui ne sont donc pas immigrées, dont une majorité de mineurs, nés en France de deux parents étrangers qui n’ont pas encore obtenu la nationalité française.
Ces catégories ne peuvent donc pas être additionnées comme si elles désignaient des populations distinctes : une grande partie des immigrés, 5,35 millions de personnes, sont également étrangères.
Attention : l’Insee a changé de méthode en 2024
Ces chiffres sont régulièrement présentés comme le signe d’une forte hausse de l’immigration. En janvier 2026, Jordan Bardella affirmait ainsi que « notre pays n’a jamais accueilli autant d’immigration », avant d’assurer, quelques mois plus tard, que « tous les records ont été franchis ».
Le nombre et la part des immigrés et des étrangers vivant en France ont augmenté ces dernières années, leur évolution doit être interprétée avec précaution. Pour le nombre d’immigrés vivant en France, notamment, l’Insee signale une rupture de série à partir de 2024, liée à une « amélioration du protocole de collecte du recensement ».
Les données de 2024 et 2025 ne sont donc pas directement comparables aux chiffres des années précédentes sans correction. En cause : le déploiement d’un nouveau dispositif de collecte, appelé Recens’Smart, censé faciliter la réponse au recensement par smartphone et améliorer le renseignement des questionnaires.
L’Insee estime que ce changement permet à la fois de recenser davantage de personnes et de mieux identifier certaines personnes comme immigrées.
Ainsi, on passe de 7,309 millions d’immigrés en 2023 à 7,749 millions en 2024, soit une hausse apparente de 440 000 personnes. Mais l’Insee estime qu’une partie importante de cette différence provient du changement de méthode.
Après correction de la rupture de série, l’institut estime que le nombre d’immigrés a augmenté de 198 000 personnes entre 2023 et 2024, soit une progression de 0,3 point de population.
Autrement dit, la population immigrée a bien augmenté entre 2023 et 2024 selon l’estimation corrigée de l’Insee, mais nettement moins que la simple comparaison des deux chiffres publiés. La prudence est donc de mise lorsque ces comparaisons sont utilisées dans le débat public.
Sur le temps long, la hausse est nette
Pour autant, cette rupture méthodologique ne remet pas en cause l’évolution observée sur plusieurs décennies. La tendance générale est claire : les immigrés représentaient 5 % de la population en 1946, 7,4 % en 1975, 7,3 % en 1999, puis 10 % en 2019 et 10,3 % en 2022.
En effectifs, leur nombre est passé d’environ 2 millions en 1946 à 4,4 millions en 1999, puis 7 millions en 2022. La population immigrée vivant en France a donc augmenté, en nombre comme en proportion, sur le temps long.
Pour les étrangers, la tendance est également à l’augmentation. Ils représentaient 4,4 % de la population en 1946, 6,5 % en 1975, puis 7,4 % en 2019 et 9,1 % en 2025 selon l’estimation. Leur nombre est passé de 1,74 million en 1946 à 3,32 millions en 1999, puis à 5,33 millions en 2022 et 6,30 millions en 2025.
Les statistiques permettent donc d’établir plusieurs faits : près de 8 millions d’immigrés vivent en France en 2025 selon les estimations provisoires de l’Insee. Ils représentent 11,6 % de la population. Environ un tiers ont acquis la nationalité française et la population immigrée a augmenté sur le temps long. Parallèlement, 6,3 millions d’étrangers vivent en France, soit 9,1 % de la population.
Déterminer si ces niveaux sont souhaitables, excessifs ou insuffisants relève ensuite d’une appréciation politique, et non d’un résultat statistique.
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Auteur : Etienne Merle, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
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Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
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Attelles, orthèses et Cie : enfin revalorisées grâce à Redeem Medical
Source : Marcelle
Payant -
À Marseille, des étrangers obligés d'acheter des rendez-vous pour être reçus en préfecture
Source : Marsactu
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Élections en Suède: l’opposition est en mesure de faire tomber l’union des droites
Les résultats définitifs des législatives ne seront connus que mercredi. Après une nuit haletante, la coalition sortante de la droite et de l’extrême droite est en retard de trois sièges sur les partis qui souhaitent sa chute. Parmi eux, les sociaux-démocrates réalisent une contre-performance. -
« Une guerre culturelle » : des livres censurés et des cours sur le climat menacés aux États-Unis
Du Texas à l'Oklahoma, les attaques contre l'enseignement du réchauffement climatique se multiplient, entre manuels censurés, pressions des partis politiques locaux et autocensure des professeurs.
Lire la suite - Info / Monde , Pédagogie Éducation
San Antonio (États-Unis), correspondance
Aux États-Unis, l'enseignement du réchauffement climatique reste l'objet de controverses. Depuis le prétendu « endoctrinement » dénoncé par Donald Trump en 2017, l'enseignement du climat s'est imposé comme un nouveau front de la « guerre culturelle », (…) -
« Une guerre culturelle » : des livres censurés et des cours sur le climat menacés aux États-Unis
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San Antonio (États-Unis), correspondance
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14e Rencontres Nationales du Travail Social en Lutte
Quand ?
Du 3 octobre à 9h30 au 4 octobre à 14h30Où ?
Lieu non défini Lieu non définiLes 14e Rencontres Nationales du Travail Social en Lutte (RNTSL) auront lieu le week-end des 3 et 4 octobre 2026 en région parisienne (lieu précis et ODJ arrivent d'ici peu), en pleine période de coupes budgétaires drastiques dans les services publics et assimilés, d'attaques sur nos droits sociaux, etc. A vos agendas !
Ainsi retrouvez dors et déjà l'appel à cet événement avec ces premiers signataires ici à télécharger en PDF N'hésitez pas le proposer à la signature de vos organisations si vous en avez et à revenir vers nous.
De plus, la tenue de ces rencontres repose sur la contribution financière des organisations syndicales du secteur, fédérales, locales ou de boîte (financement des frais de transport /hébergement / restauration / matériel, etc) afin de permettre la participation de tou.te.s (travailleurs et travailleuses, étudiant.es du secteur et toutes personnes concernées, dans des collectifs, organisations syndicales ou non) pour continuer à créer des liens, à discuter de la suite des mobilisations, à s'organiser collectivement et nationalement
après le 29 septembre !Une commission trésorerie pré-constituée lors des AG de préparation et demeurant ouverte (actuellement composée de syndiqué·es CGT, Sud santé sociaux) sera élue et mandatée pendant le week-end pour
garantir la transparence quant à l'utilisation des fonds récoltés. Des factures correspondant au montant de votre contribution ou des attestations sur l'honneur vous seront délivrées suite au versement par chèque / virement à l'un des membres de la commission trésorerie, mandaté pour cette tâche. Si votre réponse est favorable, nous vous communiquerons le RIB ou l'adresse à laquelle envoyer votre chèque.[En attendant ce grand week-end venez participer nombreux-ses à la prochaine AG des RNTSL ce lundi 14 septembre à partir de 18h30 sur l'application Discord. Pour cela connectez vous ici. Merci et à bientôt !
— La commission trésorerie des RNTSL
NB : Les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes par mail à RencontresTSenlutte@gmx.fr en indiquant vos besoins d'hébergement. Nous vous invitons très chaleureusement à y participer et à mandater des représentant·es de votre organisation !
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Noyer l’urgence dans l’urgence, intervenir pour que rien ne change
Comme le travail médical et humanitaire, l’action sociale est de plus en plus confrontée à l’ urgence, alors même que l’ essence de sa mission d’écoute ou de lien social demande du temps. L’urgence lui impose une réponse rapide face au mal-logement, à l’asile, aux VSS, aux problèmes de santé ou au chômage. Plutôt que de faire taire ces crises qui sont autant de signes de ses défaillances, l’Etat semble préférer les assumer et organiser leur prise en charge, en co-gestion avec le monde associatif. Que cache cette intervention humanitaire providentielle ? Il faut moins y voir une tentative de l’Etat de s’améliorer en continu que d’évacuer les problèmes sociaux structurels en les traitant comme des urgences.
Avec l’urgentisation du social, l’Etat a trouvé une manière de relativiser ses failles ; il les noie dans le spectacle du traitement de leurs effets. L’urgence apparaît domestiquée, acceptable et organisée par une gouvernementalité humanitaire s’étendant de l’Etat à l’associatif et alliant délicatement compassion et rationalisation, aide et condition, intégration et exclusion.
NOYER LES CAUSES DANS LES SYMPTÔMES
Pour l’Etat (et celleux qui souhaitent l’améliorer), reconnaître des urgences comme le sans-abrisme, le chômage, l’accueil des exilé-es, les violences faites aux femmes ou aux personnes LGBT+ permet de déplacer l’attention des causes vers les symptômes de l’urgence. Plusieurs tactiques de décentrage et donc de déresponsabilisation sont alors à l’oeuvre :
1.SPECTACULARISER
La mise en spectacle de la violence et de la prise en charge des inégalités et des crises sociales occultent leurs origines que sont le travail, le capitalisme, l’Etat ou ses frontières. Elle permet de répondre à quelques situations – souvent médiatisées comme le plan Grand froid à Paris ou l’accueil massif de migrant-es ukrainien-nes – plutôt qu’à toutes. Lâcher du lest par-çi par-là, pour mieux régner sur la totalité. Conjointement, la mise en urgence d’un sujet laisse induire qu’il est possible de sortir de l’impuissance : de la crise peuvent émerger des victoires. Il ne s’agira jamais d’augmenter réellement nos libertés mais d’insertions professionnelles, de régularisations ou d’indemnisations. L’aide d’urgence permet de digérer les revendications sociales, de légitimer l’intervention institutionnelle et de perpétuer l’illusion de la prise en charge de nos besoins. Une stratégie reprise souvent inconsciemment par les cadres associatifs et autres gestionnaires de l’urgence pour éviter la délicate perspective de la transformation radicale de la société, peu propice aux dons, aux subventions ou aux votes.
2. INDIVIDUALISER
Le décor une fois posé, le décentrage de la cause vers le symptôme s’opère ensuite en ignorant les origines structurelles et les rapports de domination pour préférer individualiser et moraliser leur responsabilité. Du côté des pouvoirs publics, c’est par exemple la critique de travailleurs sociaux maltraitants plutôt que celle d’un travail qui rend violent ou encore, d’hommes errants menaçants plutôt que l’abolition des frontières qui précarisent. Du côté des associations, une exclusion de certains individus violents de leurs dispositifs d’aide, une moralisation de la question politique avec des bons et mauvais points militants ou une concentration de la critique sur des “grands méchants” (Bardella, Bolloré, etc.), bien plus fédératrice qu’une critique de la démocratie et de son travail, de la gauche, de ses centres de rétention administrative (créés par Mitterand) et de ses frontières.
3.TRANSFORMER EN DÉRIVE… OU NORMALISER
Puis quand un rapport systémique de domination n’est plus ignorable ou que la défense se complique, la stratégie du pouvoir peut être d’en reconnaître la dimension structurelle tout en la traitant comme crise et dérive, donc en l’évacuant aussitôt comme un “dysfonctionnement” corrigeable. La diversion vers les “dérives” s’accompagne de nouvelles explications, bien loin de leur radicalité première, et de mesures dont l’objectif n’est pas un changement de structure, mais d’un retour à la normalité. La pirouette fait céder du terrain mais seulement pour un temps. Ainsi, les causes de la misère des SDFs sont souvent naturalisées comme une fatalité (quand elles ne sont pas attribuées à ces mêmes individus), comme une externalité négative malheureuse d’un système capitaliste imparfait mais “le moins pire qu’on ait”, ce qui permet alors d’évincer toute critique du travail ou du capital qui pourtant les met à la rue. Plutôt que de viser la transformation de la société ou la sortie du capitalisme, on cherchera à réduire et à contenir les violences familiales, les cercles vicieux de l’alcoolisme ou les imperfections du marché du travail, en renversant ces symptômes comme des causes premières de nos urgences. Quand l’Etat parle de problèmes managériaux, de plans d’investissements à mener, de santé mentale ou de perte de sens à corriger, le monde associatif peut lui revendiquer un manque de moyens à combler (pour continuer de faire plus ou moins la même chose, toujours en moins pire) ou pointer du doigt un manquement au droit, ce même droit qui structure et légitime par ailleurs les dominations de l’Etat et de sa justice. L’associatif cherchera souvent plus à en corriger les “abus” qu’à dépasser leurs structures. On chantera “un toit c’est un droit” et conclurons nos manifestations après des mises-à-l’abri ou des régularisations, aussi temporaires que cycliques. Comme si les rafles de personnes exilées, leurs encampements et leurs refoulements aux frontières de l’Europe n’étaient que des dérives. On scandera “Vérité et justice”, comme si les meurtres policiers n’étaient que des bavures à faire reconnaître par la Justice, que le droit était du côté de l’émancipation, que deux siècles de démocratie capitaliste étaient réformables.
4.NOYER LE TOUT DANS LE TOUT
Enfin, le décentrement de la cause vers le symptôme s’achève en noyant l’urgence dans l’urgence, en la multipliant de telle façon qu’il n’y en ai plus vraiment, ou que l’on s’y habitue. Pour bien laver son linge, il suffit de le mélanger et de laisser tourner la machine. Gérer l’urgence c’est en faire non plus une temporalité extraordinaire, mais la modalité normalisée de l’action, sociale ou humanitaire. Saturer l’espace public de crises concurrentes aux effets spectaculaires, les multiplier et les traiter avec la même énergie jusqu’à ce que cette importance de tout ne veuille plus rien dire. Une urgence de tout qui s’auto-institue, s’autonomise et s’annule dans un même geste.
L’urgence sidère par la gravité et le spectaculaire de ses symptômes : des violences s’exercent, des campements sont érigés, des situations dégénèrent, des gens meurent. La dramatisation et le lexique guerrier soutiennent alors leur gravité, que ce soit pour affronter le coronavirus, le chômage ou le terrorisme ou en parlant de “crises migratoires”. A la “War on drugs” américaine, Darmanin renchérit par la “Bataille de Stalingrad“. L’information nous vient par l’image qui clive ou qui fédère, toujours autour d’affects et d’indignations universelles comme la souffrance ou les Droits de l’Homme, inlassablement récupérés par les pouvoirs en place qui se placent en pompiers de leur propre incendie. Sidérante, l’urgence émeut et indigne autant qu’elle paralyse et immobilise ; elle pousse soit à la tétanie, soit à l’action immédiate de palliation, à la panique, aux pulsions conservatrices et aux réflexes humanitaires, pour le moins pire plutôt que contre le tout.
Tout comme la surinformation désinforme, l’empilement des crises produit une concurrence des urgences qui empêche toute politisation globale des problèmes. Ce que l’on attendait hier de l’avenir et des grands projets révolutionnaires semble davantage exigé dans le présent, heureuse nouvelle s’il était moins un présent de la résignation, du moins pire et de la réforme qu’un présent de l’expérimentation de la liberté et de la révolte. Irrémédiablement, la réponse à tous ces problèmes est un Etat plus fort et plus progressiste, appelé de nos voeux à chaque élection. Ou de nouvelles personnes providentielles comme a pu l’être Emmanuel Grégoire et tant d’autres, auto-proclamé pourfendeur des violences faites aux enfants et du sans-abrisme. C’est lui qui, lorsque le sujet des SDF reviendra chaque hiver comme une urgence, déclenchera des “plans Grand Froid” alors qu’iels seront expulsé-es et mourront dans la rue le reste de l’année.
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- SAUVER POUR NE RIEN CHANGER
Cette temporalité cyclique de l’urgence sociale traduit une politique de la pitié qui se déclenche surtout à l’approche du pire, donc généralement de la mort. Pour faire objet d’indignation consensuelle dans l’opinion publique, la mortalité doit être spectaculaire et imminente : noyade en Méditerranée, enfants dans les guerres, victimes du SIDA ou mort-es dans la rue. Contrairement aux rêves droit-de-l’hommistes, l’urgence n’est jamais universelle, traitée de manière inconditionnelle. Elle dépend d’une reconnaissance politique, en réaction à une situation dramatique ou par anticipation de son aggravation potentielle. Toujours a postériori, par calcul du nombre de morts acceptables. Comme si la mort n’était inacceptable que dans certaines situations d’injustice, celles où les victimes ne méritaient vraiment pas leur situation. Comme si la mort constituait l’ultime et unique garde-fou moral capable de contraindre à l’intervention, la seule chose contre laquelle l’opinion publique peut encore s’indigner, à ceci près que toutes les morts ne semblent pas se valoir. En outre, ce n’est même plus tant le décès d’une personne sans-abri qui émeut en tant que telle mais l’espace que son évènement occupe dans l’actualité, la politique se faisant plus que jamais celle de l’émotion.
À l’instrumentalisation de la compassion par les politiques publiques et caritatives qui invitent au secours plutôt qu’à la révolte s’ajoute un répertoire d’actions lié au sauvetage par l’intégration. La morale humanitaire semble indiquer de prendre soin des individus, suffisamment pour les sauver de la mort et maintenir leur capacité productive mais suffisamment peu afin d’éviter l’émergence d’autres possibles. Les mettre à l’abri aux quatre coins de la France dans des hébergements d’urgence éphémères pour les isoler et tuer leurs luttes. Atténuer la souffrance pour ne rien changer, parler d’exclusion pour ne pas parler d’inégalités, de racisme ou de pauvreté, parler d’inégalités, de racisme ou de pauvreté pour ne pas parler du capitalisme ou du travail. Individualiser les malheurs plutôt que les penser en termes de dominations, parler de traumas à soigner plutôt qu’interroger leurs origines, montrer de la compassion face aux souffrances plutôt que d’interroger la justice de l’Etat et des organisations qui s’y réfèrent. La lutte pour l’autonomie et la liberté s’effacent devant le langage humanitaire des pouvoirs publics.
Cette dépolitisation par l’urgence est entretenue en bout de chaîne par nos organisations militantes qui pour vivre ou se faire connaître jouent le jeu de la spécialisation des crises et des politiques publiques en investissant une “cause” comme l’enfance, les VSS ou le sans-abrisme. État, partis ou associations traitent chaque cause d’urgence au cas par cas, occultant leurs origines systémiques liées à l’organisation du travail, aux rapports de domination, à la captation des richesses ou l’organisation de la dépendance économique qui peuvent expliquer chacune de ces urgences. Puisqu’aller plus loin dans la critique signerait la fin de leurs financements, de leur légitimité voire de leur existence, les associations et organisations militantes se contentent généralement d’un plaidoyer de réforme et en appellent finalement toujours à un capitalisme plus inclusif plutôt qu’à son renversement.
La faim, le mal-logement et les différentes violences sociales sont pourtant les résultats du capitalisme. Ce qu’il y a derrière ces urgences, ce sont des écarts répétés et grandissants entre le revenu et le coût de la vie, du surendettement, des expulsions de plus en plus fréquentes et d’autres processus anti-sociaux et inégalitaires nourris par l’Etat, son monde économique, sa démocratie et ses organisations “gestionnaires malgré elles”.
NORMALISER L’URGENCE, LÉGITIMER L’INTERVENTION
En inscrivant les souffrances sociales comme dérives à soigner, l’Etat et les pouvoirs associatifs justifient ainsi mieux leur propre intervention. L’Etat efface non seulement sa responsabilité à la source mais s’auto-institue dans le même mouvement comme seul calmant légitime. En bon gestionnaire de sa propre crise, ses plans contre les VSS, ses aides sociales et autres fumisteries rejouées à chaque élection légitiment son existence ainsi que celle de ses différents acteurs de la gestion de l’urgence, qu’ils soient politiques, humanitaires, ingénieurs ou militaires. Normalisée, l’urgence est renversée et récupérée comme élément de pacification : il ne s’agit plus de lutter mais d’être solidaires, ensemble pour le moins pire.
C’est la nature même de l’Etat, qui quand il ne peut pas se trouver d’ennemis extérieurs pour fédérer autour de guerres, doit se tourner vers des ennemis intérieurs à expulser ou des urgences à pallier. La crise justifie la mise en place de moyens extraordinaires comme les camps, les statuts administratifs précaires, les centres de rétention ou de nouvelles formes de dépendance (plans de régularisation, aides sociales etc) qui sont autant d’outils de pacification sociale. Une intervention naturalisée, non questionnable et même souhaitée : il en va de la survie des gens !
Pendant l’état d’urgence sanitaire lié au Covid-19, la police a pu punir sans passer par un juge grâce à l’usage massif d’amendes forfaitaires, qui ont particulièrement été appliquées dans les quartiers pour les maintenir dociles. À Paris, des formations et des assermentations express ont été données aux services de sécurité des bailleurs sociaux (le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance) pour permettre aux gardiens de patrouiller dans les résidences HLM, dresser des procès-verbaux face aux “incivilités” et faire respecter les mesures de confinement. Les exceptions du droit d’un Etat d’urgence permanent. Dans le même mouvement, l’intervention associative prend tout son sens. Par la gestion des urgences, la question sociale cesse d’être pensée en termes de rapports de classe ou d’affinités révolutionnaires pour être fragmentée en bénévoles “soutiens”, salarié-es expert-es et “publics” bénéficiaires, selon le vocable symbole de cette aseptisation et victimisation des luttes. Là où émergeaient les idées d’entraide, de conflictualité ou d’autonomie populaire apparaissent subventions, expertise, prévention, accompagnement, évaluation et partenariats. Distribution alimentaire sans espace politique, atelier CV plutôt qu’organisation collective, participation symbolique des “premier-es concerné-es” ou communication humanitaire basée sur des témoignages plus que sur des ouvertures d’espaces autonomes…
On nous soutiendra que ces compromissions ou que l’aide à l’intégration (par le travail et les papiers) avant la révolution vient des “premier·es concerné·es”, alors que tout est fait dans la société et dans les organisations d’aide d’urgence pour que les plus précaires n’aient ni le temps ni l’espace de demander autre chose que l’aide humanitaire. Et que nous, “soutiens”, travaillions – potentiellement salaire à la clé – à réparer des symptômes qui donnent du sens à notre militance. C’est ainsi tout un système de représentation de nos besoins qui est validé sous couvert d’humanisme, occultant d’autres perspectives d’entraide, de questionnement, de collectivisation et d’autonomie. L’organisation de l’urgence agit ici comme extension de la démocratie représentative qui nous prive de nos moyens d’organisation et de subsistance. Ce sont nos cadres étatiques ou sociaux qui décrètent nos urgences et débloquent nos aides, ou nous-mêmes qui finissons par devenir nos propres cadres, que ce soit par quête de sens, par croyance de pouvoir faire mieux de l’intérieur ou par “nécessité”.
Ces renversements remplacent la défense conflictuelle de l’infinité de nos désirs par l’écoute, la médiation et la réparation de nos problèmes. Plutôt que de produire une critique de l’Etat, de nouvelles formes d’entraide ou de renoncement au travail, l’énergie militante est captée par le travail social, qui individualise et psychologise les problèmes. L’urgence substitue l’entraide qualitative par l’aide quantitative : les bon·nes gestionnaires évaluent, essayent de faire le plus avec le moins et rationnalisent les rapports sociaux dans ces espaces. Autrement dit : le conflit devient souffrance et la politique se dévoile pour ce qu’elle est : prise en charge. Il ne nous reste alors plus qu’à soigner les symptômes et à manifester quelques joyeux dimanches, pour dénoncer quelques dérives.
Adossée aux logiques de marchandisation à l’oeuvre dans le secteur associatif, l’urgence justifie la privatisation de la protection sociale : mutuelles et assurances privées pour les « inclu·es », associations caritatives pour les « exclu·es ». Cette confiscation de l’aide nous dépossède de notre responsabilité, l’aide est déléguée à des professionnel·les de l’urgence qui la cadrent et la régulent pendant que la solidarité devient un délit si l’on accueille des sans-papiers. C’est aussi l’urgence et ses aides qui justifient les interventions militaro-humanitaires à l’étranger, sous couvert de droit international, de neutralité ou du droit d’ingérence. L’expertise et l’aide d’urgence légitiment des “guerres justes” correctement menées ou des génocides encadrés par couloirs humanitaires. C’est l’urgence qui a justifié les plein pouvoirs accordés à Hugo Chavèz pour gérer les pluies et coulées de boue de 1999 et organiser la militarisation qui s’en est suivie. En France, c’est l’urgence terroriste de 2015 qui a pavé la voie des lois de surveillance et de répression policière ou des hausses de dépenses militaires. Le droit de l’état d’urgence et les dispositifs de surveillance anti-terroriste se sont depuis plus que jamais immiscés dans le droit des étrangers. A Mayotte comme en Guyane, l’état d’urgence a servi de prétexte pour intensifier les opérations de contrôle des frontières et de la régularité du séjour des individus. C’est aussi l’extension de l’Etat d’urgence anti-terroriste qui a permis de faciliter le démantèlement de la “jungle” de Calais, expulsée en trois jours début 2016. Avant de justifier l’expulsion, l’état d’urgence et la menace terroriste ont d’abord été utilisés pour sécuriser la frontière en érigeant une clôture de 4m de haut le long du port de Calais et différents dispositifs de clôtures, de vidéo-surveillance, de détection infrarouge et de lumières pour empêcher le passage par l’Eurotunnel. L’état d’urgence a ici servi à dissuader les tentatives de passage et s’est ensuite étendu à l’interdiction de différentes manifestations sous prétexte que les autorités ne disposaient pas des moyens nécessaires pour en assurer la sécurité. L’état d’urgence semble tendre vers sa permanence, il justifie l’exception au droit qui encadre sa gestion par ailleurs. Le droit n’a jamais limité l’Etat, il en est son langage le plus efficace. Dans le régime de l’urgence, le droit devient même performatif et se soumet au politique qui s’autonomise : quand Macron a annoncé le confinement et le pass sanitaire, la base légale était encore floue et le pays a immédiatement appliqué la mesure. La politique humanitaire prônera toujours l’exception comme méthode de gouvernement : le pouvoir agit au nom de l’urgence pour devancer le droit et préserver l’ordre existant.
- L’URGENCE EST LÀ, LA CRITIQUE ATTENDRA
Noyer l’urgence dans l’urgence ne consiste pas seulement à multiplier les crises et à brouiller les causes dans le traitement de leurs symptômes, mais aussi à organiser un régime d’action et d’instantanéité dans lequel tout doit être traité immédiatement, contre le temps de la critique. Tout comme la satisfaction immédiate de nos désirs par la consommation nous empêche d’accéder à d’autres désirs, le régime de l’urgence devient une forme de gouvernance. Il impose un tempo qui légitime la confiscation du pouvoir ou le maintien d’espaces politiques descendants qui brident les velléités subversives et dé-radicalisent les discussions. Les pouvoirs publics comme le milieu associatif se montrent particulièrement créatifs en la matière.
Le spectacle de la crise et de l’urgence provoque en effet souvent soit sidération et immobilisme face aux crises, soit un besoin irrépressible de résolution immédiate de ces symptômes, que ce soit pour trouver du sens dans l’absurde ou pour que la violence ne reste pas aux portes de notre confort. Réorientée vers la réaction immédiate — pétitions, indignations, bénévolat par ci par là, campagnes rapides — l’énergie critique s’attaque aux effets visibles et spectaculaires — la crise écologique, sociale ou le fachisme — ainsi qu’au pouvoir en place ou à venir et ne s’étend rarement à une critique plus large des structures qui rendent possibles et permanentes ces dominations, comme le pouvoir en tant que tel ou les formes acceptables du capitalisme, qu’elles soient démocratiques ou humanitaires. Car ces structures nous font vivre et sont désirées par beaucoup, ou constituent des repères moraux et militants d’où peuvent partir des luttes et des espoirs. Car toute critique d’un au-delà de l’immédiat à gérer devient idéologique et indécente lorsque des vies sont en jeu (et que des salaires dépendent des dons et de la popularité de l’association). La critique associative ne concerne peu les conditions de production de l’urgence elle-même, ni les dispositifs qui la rendent permanente, ni l’organisation politique d’une attention saturée, fragmentée, où chaque problème est immédiatement remplacé par un autre.
Sans finalité autre que la suspension de l’urgence pour un temps, nos actions de manifestation, de maraudes ou d’hébergement d’urgence deviennent alors des fins en soi, des objets de luttes qui se suffisent à eux-mêmes et reviennent en boucle. La réalisation de nos missions d’urgence étant déjà si difficile au vu des conditions allouées par l’Etat – et acceptées par les associations qui en vivent – que l’essentiel de notre temps va au soulagement de la crise plutôt qu’à son dépassement. Il n’y a ni temps ni moyen pour la création d’espaces nouveaux d’auto-détermination. Les espaces de solidarité associative et les luttes sociales pourraient pourtant être intéressants au vu des situations politiques qu’ils génèrent, peut-être s’ils étaient davantage chargés d’autonomie et d’horizons inconnus plutôt que d’être pilotés par la classe d’encadrement associative. Fatalement, nos revendications sont souvent défensives et s’arrêtent à la défense des droits, à l’intégration par le travail ou aux demandes de prises en charge, à l’optimisation des symptômes donc. La gauche sous ses formes partisanes ou associatives s’est spécialisée dans l’intégration de la critique sociale et révolutionnaire pour la rendre “réaliste” et donc réformiste et inaudible. Un fatalisme justifié par un “pragmatisme” stratégique qui commanderait d’avancer victoire par victoire, quitte à tourner en rond pendant des décennies. Opposant des catégories d’individus entre elles, nourrissant le capital en main d’oeuvre et suppliant l’intervention de l’Etat, ces luttes pour défendre nos droits nous condamnent à la réforme et au statu quo, gagne-pain de la gauche et terreau de l’extrême-droite pourtant combattue, quand elles ne sont pas rattachées à des critiques et perspectives révolutionnaires de transformation totale de la société.
Dans le travail médical, la crise du Covid a par exemple montré que les débats de lutte se concentraient sur la gestion quotidienne (hôpitaux, restrictions, chiffres) tandis que les questions structurelles — sous-financement chronique des systèmes de santé, dépendance industrielle, choix politiques antérieurs — passaient au second plan ou devenaient inaudibles, car “moins urgentes”. Pire, elles étaient liées à des défaillances de l’Etat plutôt qu’à son existence en tant que telle.
Dans le travail social ou humanitaire, la lutte pour les droits suspend souvent la critique de l’organisation et donc de la représentation de nos besoins. L’heure n’est jamais au débat sur nos pratiques, ni à la “grandiloquente révolution pour bourgeois idéalistes”, mais à la résolution de l’urgent par l’action. Entendons par là distribution alimentaire, envois de CV, cours de français et autres prestations d’accès aux droits. Entendons par là les droits de bien s’intégrer à la nation, au travail, à la langue française et de rentrer dans le rang. Les acteurs de l’urgence ont naturalisé le turnover de leurs salariés comme une évidence en temps contraint. Ce turnover entrave toute critique interne, comme au Samu Social, connu pour désespérer et changer d’opérateurs téléphoniques du 115 tous les trois mois.
Si la dimension intrinsèquement présentéiste de l’urgence bride la critique, elle organise de la même manière le deuil de nos idéaux. Autant survalorisée qu’humanitarisée, l’action est vidée de tout horizon libertaire et autonomisant. Antidote à l’incertitude, l’action sociale ou humanitaire ressemble à une fuite en avant. Elle répond à nos crises de sens avec des petites victoires concrètes du quotidien et emporte nos idéaux radicaux et autonomes dans ses prises en charge, ses régularisations et ses sourires. Chez les caritatifs co-gestionnaires de l’urgence, il apparaît vite vain de s’attaquer à ces causes de la boucle de l’urgence, trop multiples, profondes, aux responsabilités diluées et trop politiques, clivantes et par la même occasion peu propices aux dons. Et puis, on ne dévore pas la main de l’Etat qui nous nourrit, sinon on ne pourrait plus opérer, et si on existe plus qui s’occupera de la misère ?
DÉPASSER LE GOUVERNEMENT HUMANITAIRE
Quand le gouvernement s’humanitarise, l’humanitaire se gouvernementalise dans un même geste. Les années 80 ont marqué le passage d’un pouvoir disciplinaire brutal à une gouvernementalité plus thérapeutique, compassionnelle, humanitaire. La création du Secrétariat à l’action humanitaire par Chirac marquera la fusion humanitaire et sécuritaire d’un ensemble d’institutions étatiques et associatives que Didier Fassin qualifie de “gouvernement humanitaire”. Plus que jamais, la solidarité s’est professionnalisée et les politiques sociales et humanitaires sont devenues des technologies de gouvernement adaptées au capitalisme néolibéral. Comme Chirac et son Samu Social, les gouvernements de droite comme de gauche investissent le social et l’humanitaire avec le monde associatif. Gestion des camps, assistance médico-sociale, maraudes, hébergements d’urgence, insertion professionnelle… Ce qui relève de l’aide d’urgence est intégré à une normalité compressée et rationalisée pour coller au tempo de la crise permanente. La souffrance sociale hier ignorée est désormais un objet majeur des politiques publiques qui cherchent à réduire la “fracture sociale” pour réintégrer certain·es “exclu·es” dans la société et son travail. Une manière de contenir la colère en s’attaquant aux symptômes de l’urgence sociale plutôt qu’à ses racines. La souffrance des exclu-es indésirables sera elle invisibilisée et empêchée de se transformer en luttes, par précarisation organisée, répression sur leurs lieux de survie, éclatement des communautés de lutte ou récupérations gauchistes et prises en charge de pacification. Le politique administre les affects, les traumatismes, les comportements ; il abandonne pour de bon la transformation des structures sociales et légitime sa violence par la protection des vulnérables.
Par l’aide sociale et d’urgence, il ne s’est jamais agi que de donner une contrepartie sociale aux grandes dynamiques néolibérales de privatisation du pays. Défendre l’inclusion sociale pour diviser bons et mauvais-es immigré-es. Combattre la résistance des citoyen-nes à la nation et au travail. Combattre l’exclusion sociale jusqu’à en faire une fin en soi, coquille vide dépouillée de toute autre velléité, sans remonter à sa source. En témoignera le Pacte parisien de lutte contre l’exclusion et sa Nuit de la Solidarité, outil de communication solidaire de la ville de Paris pour continuer par ailleurs sa politique de spéculation immobilière, d’expulsion et de traque des sans-papiers. Promettre des avantages (aides, régularisations) à certain-es pour casser les luttes. Faire plonger les associations dans le piège subventionné de la défense des acquis sociaux et de l’intégration par la langue ou le travail.
Montrer patte blanche, digérer nos colères, agiter la peur de l’extrême-droite.
Faire oublier la critique de la démocratie et continuer plus sereinement notre exploitation.
L’urgence sociale est ainsi renversée comme délai supplémentaire que nos démocraties s’accordent pour oblitérer leurs failles fondamentales, nous occuper à traiter nos problèmes sociaux comme des dérives et repousser toujours plus nos révoltes. Par l’action et la victoire, l’aide d’urgence donne du sens à notre misère militante. Elle sépare nos luttes en causes spécialisées (climat, violences policières, inégalités, conflits internationaux), occulte ce qui les unit et nous pousse à formuler des revendications thématiques plutôt qu’à tout refuser.
Les associations humanitaires souvent en lutte contre les politiques de l’État tentent de tendre vers un au-delà du simple soulagement des urgences, en alliant pansement humanitaire nécessaire et plaidoyer structurel de long terme. Mais leur régime d’urgence, leur dépendance au financement et leurs horizons politiques étatistes bloquent leurs militant-es dans une charité désautonomisante et dans des rapports de luttes réformistes.
Certain-es préfèreront le moins pire à l’idéal et en feront une religion nommée «social-démocratie».
D’autres sortiront la tête de l’urgence humanitaire et de la réforme. Iels continueront peut-être de panser des plaies mais passeront de l’aide à l’entraide et s’essayeront à la création d’espaces d’auto-détermination.
Au-delà du symptôme et de l’humanitaire, iels chercheront plutôt à porter des coups matériels et discursifs à la racine, au capital, au travail, aux frontières, à la démocratie, aux prisons, aux solutions de l’État et à tout ce qui nous fait tourner en rond.
Par le bas, de tous les côtés, sans représentation, ni organisation qui définit nos urgences.
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[Nantes] Manifestation contre le CRA

Un centre de rétention administrative (CRA), est un lieu de privation de liberté. Le placement en rétention est une décision administrative, prise par le Préfet, permettant d’enfermer une personne de nationalité étrangère sans titre de séjour dans l’attente de son éloignement forcé du territoire. En réalité, c’est une prison qui ne dit pas son nom.Les personnes n’y sont pas maintenues pour avoir commis un crime ou un délit, mais du fait d’être “sans-papiers”. Les conditions d’enfermement dans les CRA sont largement décriées par tou.te.s : nourriture insuffisante, locaux insalubres et mal entretenus, violences, accès aux soins difficile.
D’ici 2027, le ministère de l’Intérieur souhaite doubler la capacité des centres de rétention administrative en France pour atteindre 3 000 places. Pour cela, la construction de CRA a été annoncée dans différentes villes, dont Nantes, à côté de la prison de Carquefou sur la zone du Champs de Manoeuvre. Budget estimé ? 40 millions d’euros !
Malgré les avis défavorables de la Commission locale de l’eau (CLE), de la Ville de Nantes, du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN), et ignorant les recommandations de sa propre commission d’enquête publique, la préfecture a commencé à abattre des centaines d’arbre depuis le 7 septembre sur le site du projet, alors même que des recours juridiques sont en cours !
Réunissant plus de 30 organisations syndicales, associatives et politiques, COLERE Nantes appelle à manifester nombreux et nombreuses contre la construction de ce projet raciste, indigne, inutile, couteux et destructeur. Rendez-vous samedi 19 septembre à 15h au Champ de manœuvre
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Semaine du Marxisme à Jussieu. Pourquoi avons nous besoin d'une philosophie révolutionnaire ?
Quand ?
Le 1 octobre à 18h30Où ?
Université Paris 7 Jussieu 4 place Jussieu 75005 ParisNotre génération vit la crise la plus grave du capitalisme depuis les années trente : crise écologique, guerres impérialistes et aggravation des oppressions. Face à cela, les gouvernements et la classe dirigeante nous font payer le coût de la crise : contre-réformes, coupes budgétaires, financement de guerres, destruction de la planète. Travailleurs, jeunes, femmes et immigrés sont les premières victimes de cette régression sociale.
La méthode marxiste permet de comprendre les causes profondes de la crise générale du capitalisme. Elle explique la base matérielle des oppressions et les raisons économiques des guerres. Elle montre comment la course aux profits, la propriété privée des moyens de production et la division du monde en États-nations freinent le développement harmonieux de la science, de la technologie et de la culture. Tant que ces obstacles subsistent, le capitalisme mène l'humanité vers la catastrophe !
"Sans théorie révolutionnaire pas de mouvement révolutionnaire" (Lénine)
- Voir aussi PCR
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Semaine du Marxisme à Jussieu. Qu'est ce que le marxisme ?
Quand ?
Le 29 septembre à 18h30Où ?
Université Paris 7 Jussieu 4 place Jussieu 75005 ParisNotre génération vit la crise la plus grave du capitalisme depuis les années trente : crise écologique, guerres impérialistes et aggravation des oppressions. Face à cela, les gouvernements et la classe dirigeante nous font payer le coût de la crise : contre-réformes, coupes budgétaires, financement de guerres, destruction de la planète. Travailleurs, jeunes, femmes et immigrés sont les premières victimes de cette régression sociale.
La méthode marxiste permet de comprendre les causes profondes de la crise générale du capitalisme. Elle explique la base matérielle des oppressions et les raisons économiques des guerres. Elle montre comment la course aux profits, la propriété privée des moyens de production et la division du monde en États-nations freinent le développement harmonieux de la science, de la technologie et de la culture. Tant que ces obstacles subsistent, le capitalisme mène l'humanité vers la catastrophe !
"Sans théorie révolutionnaire pas de mouvement révolutionnaire" (Lénine)
- Voir aussi PCR
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L’Ukraine et la Pologne dénoncent une frappe russe sur un train à la frontière
Un drone russe a frappé la locomotive d’un train de voyageurs à 2 kilomètres de la frontière avec la Pologne, pays membre de l’Otan. «La terreur de Poutine frappe littéralement à la porte de l’Union européenne et de l’Otan», affirme le ministre des affaires étrangères ukrainien. -
26 septembre. Marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale
Quand ?
Le 26 septembre à 14hOù ?
Place de la Nation 75012 Paris14h : Départ de la place de la Nation
17h : Assemblée (Place de la Bastille)
19h : Concerts (Place de la Bastille)Lettre ouverte au président de la République
Le 31 décembre 2022, vous demandiez dans vos voeux : « Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? ». La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt. Elle vient de brûler encore, plus fort qu'à aucun moment depuis cinquante ans, et la fumée est montée jusqu'aux villages du Cher.
Qui aurait pu prédire que plus de 7 300 personnes mourraient de la canicule cet été, sans que rien ne s'arrête ?
Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d'abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ?
Qui aurait pu prédire que les paysannes et les paysans perdraient entre 15 % et un tiers de leurs récoltes selon les productions ?
Qui aurait pu prédire que des millions d'animaux d'élevage mourraient de chaud en quelques jours, les poules d'abord, entassées sous des toits de tôle, et qu'il faudrait rouvrir les fosses d'enfouissement de 2003 ?
Qui aurait pu prédire que d'innombrables mammifères, oiseaux et insectes brûleraient vifs dans les incendies, sans qu'aucun décompte ne soit seulement tenté ?
Qui aurait pu prédire que les coupes dans les services publics laisseraient les enfants dans des écoles surchauffées, les pompiers sans moyens et les hôpitaux à découvert au moment précis où nous en avions le plus besoin ?
Qui aurait pu prédire que TotalEnergies encaisserait 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102 % de plus qu'il y a un an, sur la flambée du baril provoquée par les guerres pour l'accès aux ressources énergétiques et minières ?
Personne ne pouvait l'ignorer, parce que tout était écrit.
– Les compagnies pétrolières, elles, savaient dès 1971. Elles ont préféré payer pour qu'on en doute.
– Le GIEC (Groupe d'expertes et d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) avait prédit, depuis 1990.
– À de nombreuses reprises, par voie de presse, de pétitions et même de manifestations, des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d'alerter les dirigeant·es politiques. Ils et elles ont été ignoré·es.Nous nous sommes mobilisé·es
Depuis que vous avez été élu, nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat.
Sur les ronds-points, quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat, et que la nécessaire bifurcation écologique ne peut se faire au détriment des travailleurs et des travailleuses pauvres de notre pays.
Aux côtés des exilé·es et déplacé·es, notamment à cause des dérèglements climatiques et des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d'origine.
Contre les méga-bassines, pour que l'eau reste un commun et non le privilège de quelques exploitations. À deux millions de signatures contre le retour d'un insecticide interdit, parce que les sols, les rivières et celles et ceux qui les travaillent ne sont pas une variable d'ajustement.
Vous ne nous avez pas écouté·es. Vous avez dit que nous exagérions, puis que nous étions des radicaux, puis des écoterroristes. Pendant ce temps, vous avez ramené le Fonds vert de 2,5 milliards d'euros à 837 millions, quand il permet aux communes de se protéger. Vous avez ajouté 6,7 milliards au seul budget des armées en une année. Et toute notre sécurité civile tient sous le milliard, avec douze avions bombardiers d'eau.
Nous ne venons pas vous demander de nous plaindre. Nous venons vous demander des comptes.
Nous exigeons un plan d'urgence
Parce que l'été prochain sera plus chaud que celui-ci. Des lieux frais accessibles dans chaque bassin de vie, en commençant par les quartiers populaires et les communes rurales. Des écoles, des crèches, des hôpitaux et des EHPAD où l'on ne meure pas de chaud. La protection des travailleuses et des travailleurs de la chaleur inscrite dans la loi. Un toit pour chacune et chacun, parce qu'on ne s'adapte pas au climat quand on dort dehors. Des moyens humains et matériels réels pour les secours. Un fonds pour les paysannes et les paysans sinistrés, et le sauvetage de la faune inscrit dans les plans de catastrophe.
Nous exigeons un plan d'adaptation
Parce qu'aucune commune ne doit rester seule devant le feu et la soif. Le Fonds vert rétabli et l'ingénierie publique rendue aux territoires. La rénovation des logements engagée, des passoires thermiques et du parc social, pour que l'isolation cesse d'être un privilège. Des forêts protégées et restaurées, des sols restaurés, des haies replantées, des rivières et des nappes traitées comme des communs et non comme des stocks à privatiser.
Nous exigeons un plan d'atténuation
Parce qu'on ne s'adapte pas indéfiniment à une catastrophe qu'on continue d'alimenter. La fin de toutes les subventions aux énergies fossiles. L'interdiction pour toute entreprise française d'ouvrir de nouveaux projets fossiles, ici comme ailleurs. Des transports publics accessibles partout avant toute taxe qui pèserait sur les plus modestes. Une sortie du fossile qui soit aussi une sortie des guerres qu'il finance.
Pour payer ces trois plans :
Nous exigeons que contribuent celles et ceux qui ont fabriqué la catastrophe et qui en tirent profit.
– Les superprofits des énergies fossiles, taxés dès la loi de finances 2027.
– Les superprofits de l'armement, dont les carnets de commandes n'ont jamais été aussi pleins.
– Un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches, qui rapporterait entre quinze et vingt-cinq milliards d'euros par an.Trois Françaises et Français sur quatre veulent déjà que les entreprises fossiles paient davantage. Nous ne demandons rien d'autre que ce que ce pays réclame.
- Voir 26 septembre
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Avec 86,5 millions d’euros, TANDEM HEALTH veut passer du scribe médical au système d’exploitation clinique
La scale-up suédoise Tandem Health boucle une série B de 86,5 millions d’euros menée par le Scaleup Europe Fund d’EQT. Derrière le montant, l’opération traduit surtout un changement de catégorie : après avoir automatisé la documentation médicale, Tandem veut intervenir avant, pendant et après la consultation. En France, cette ambition la place face à Nabla …
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🗓️ Event – Exister au-delà du clic : Repenser la performance digitale à l’ère du zéro clic et de l’IA
Le trafic seul ne suffit plus à mesurer la performance d’une stratégie digitale. Avec l’essor des AI Overviews, des moteurs conversationnels et du Social Search, les marques doivent désormais être visibles, crédibles, citées… et capables de mieux convertir chaque visite obtenue. C’est le sujet central de la 6e édition des Marketing Digital Days, organisée par …
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AI Overviews en France : le replay, les slides et les réponses aux 187 questions du webinar
Article rédigé à trois voix par Victor Lerat (Abondance), Julien Bismuth, Consultant SEO chez Getfluence, et Thomas Casiez, Directeur Général Adjoint SEO/GEO chez Datashake.
Le 22 juillet 2026, la France a cessé d'être le village gaulois : les AI Overviews de Google sont arrivés sur les SERP françaises. Six semaines plus tard, le 10 septembre, nous avons ouvert le capot en direct avec deux experts qui ont de la data française, pas des études américaines recyclées. Vous avez été plus de 600 à vous inscrire, 242 à suivre le direct, et 88 d'entre vous avaient laissé 187 questions à l'inscription.
Une heure ne suffisait pas à toutes les traiter. Cet article fait donc trois choses : il vous donne le replay et les slides, il résume ce qui a été dit, et il répond aux questions que le direct n'a pas eu le temps de couvrir. Nous les avons regroupées en huit thèmes. Sur chacun, Julien et Thomas ont répondu là où ils sont les plus légitimes, et j'ajoute le regard d'Abondance.
Avant de plonger dans le replay, une demande. Ce webinar a montré à quel point les pratiques bougent vite face à l'IA, sans repères partagés : qui mesure déjà sa visibilité dans les IA, qui a fait évoluer ses contenus, qui a débloqué un budget, qui attend de voir ? Personne ne le sait encore pour le marché français. C'est ce que notre enquête veut établir, et votre regard d'expert nous manque.
Enquête Abondance x Getfluence
SEO & GEO : marques et agences face à la visibilité IA
Votre retour sur l'impact de l'IA sur votre activité, vos méthodes de suivi et vos leviers d'action, en moins de 4 minutes. Réponses strictement anonymes, traitées de manière agrégée. Les résultats seront publiés gratuitement et en intégralité pour toute la communauté Abondance.
Je réponds à l'enquête (4 min)Le replay et les slides
Le replay complet (1 h) :
Les slides du webinar (PDF) : AIO est arrivé en France : ce qui change, la récupération des signaux et la checklist IA
Télécharger les slides (PDF)Les chapitres du replay :
- 00:00 Introduction et présentation des intervenants
- 02:55 Le 22 juillet 2026 : ce qui a changé en France
- 07:30 De la position au clic, du clic à la citation : le changement de paradigme
- 10:56 Six semaines après : les chiffres du corpus Datashake
- 15:15 Comment se construit un AI Overview (brevets Google, fan-out, attributs)
- 21:23 Le poids de la position : 60 % de chances d'être cité en première place
- 22:31 « Mon trafic s'effondre, mon CA tient » : quel KPI demain ?
- 25:33 Convaincre sa direction quand le clic n'est plus roi
- 31:12 Les 6 points de contrôle pour être éligible à la citation
- 35:37 Cloudflare, AI Act, filigrane des contenus IA : l'actu de l'été
- 40:35 Ce qui fait la différence entre deux candidats à la mention
- 44:07 Cas concret : Marco Vasco
- 45:34 La méthode des 4C : Couverture, Clarté, Confiance, Contrôle
- 47:48 Quel outil pour piloter sa visibilité dans les IA ?
- 52:00 Comment construire ses prompts à suivre
- 59:47 Reddit, ChatGPT Ads et le mot de la fin
Ce qu'il faut retenir :
- 33 % des requêtes travaillées affichent un AI Overview.
- 15 à 30 % de clics en moins sur les requêtes où l'aperçu s'installe durablement. C'est une perte de CTR sur ces requêtes-là, pas une perte de trafic global.
- 66 % de déclenchement sur les requêtes d'évaluation (comment, pourquoi, quel choisir), 3 % sur les requêtes d'action. Google garde le shopping pour lui.
- 60 % de chances d'être cité quand on est en position 1, 41,5 % en positions 2-3, 19 % en positions 4-10. Corrélation n'est pas causalité, mais le classement reste le premier levier d'accès à la citation.
- 44 % des mentions viennent du premier tiers de l'article cité. Le passage concourt, pas la page.
- Source : corpus Datashake, 55 comptes clients, un jeu de requêtes figé début août 2026 et rejoué chaque semaine jusqu'en septembre, croisé avec les données Search Console.
Les réponses aux huit thèmes de vos questions
1. L'impact réel sur le trafic depuis le lancement en France
La question la plus posée, et la plus anxieuse : qui perd, qui gagne, et le trafic qui reste est-il plus qualifié ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Trop tôt pour un chiffre global, et surtout très inégal selon l'intention. Perdent les pages info de haut de funnel dont la réponse est déjà donnée dans l'aperçu. Gagnent les marques mentionnées dans la réponse, et les pages dont le clic apporte une valeur utile (transactionnel, outils, données propres). Le trafic restant est plus qualifié : on perd les clics de curiosité, on garde les visites à forte intention. Face à la baisse de clics, une question essentielle à se poser est « suis-je là quand l'IA répond, et sur quelles intentions ? ».
Thomas Casiez (Datashake) : Nous avons le chiffre, sur nos plus de 50 comptes clients. Étude avant/après le 22 juillet sur données Search Console : là où l'Aperçu IA s'installe durablement, le taux de clic baisse de plusieurs points. Cela recoupe ce que dit Julien sur les intentions, et nos relevés le chiffrent : 66 % d'Aperçu sur les requêtes d'évaluation contre 3 % sur celles d'action. Sur la qualification du trafic restant, je suis plus prudent tant que nous n'avons pas les données de conversion : dix ans côté annonceur m'ont appris qu'un trafic plus qualifié en taux peut produire moins de contrats en volume.
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : Le seul chiffre qui compte est le vôtre. Les moyennes du corpus masquent des écarts énormes entre thématiques : en santé, les aperçus se déclenchent massivement, à rebours de ce qu'on attendait sur un secteur YMYL ; en local, ils sont rares. Un média avec 80 % de trafic informationnel et un e-commerce dont les entrées se font sur des requêtes d'achat ne vivent pas le même 22 juillet.
Ce que je conseille de faire dès maintenant : analyser le taux de clic de vos mots-clés à position égale, avant et après le 22 juillet. C'est la seule comparaison qui isole l'effet de l'aperçu, puisqu'une perte de clics due à une perte de position n'a rien à voir avec l'AIO. En parallèle, commencez à mesurer la part d'affichage des AI Overviews sur un panel de mots-clés représentatifs de votre activité, ce que permet par exemple Monitorank.
Attention aux biais d'analyse : une baisse de clics ne doit pas toujours être imputée aux AI Overviews. L'été a été chargé en mises à jour Google, spam updates comprises, et plusieurs causes se superposent souvent sur la même courbe. Il faut rester prudent et mesurer les bonnes données. Sur les sites que nous avons analysés pour le moment, la baisse de trafic va de -5 à -40 % selon les cas. Un écart pareil prouve une fois de plus qu'il faut faire sa propre analyse, avec ses propres données et sur son propre écosystème.
2. Mesurer sa visibilité dans les AIO et les LLM
Quels outils sont fiables, que voit-on dans la Search Console, et quel KPI remplace le clic quand on est cité sans être cliqué ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Le clic laisse la place au taux de citation et de mention par moteur, sur un jeu de prompts stratégiques bien définis. C'est la base de la mesure, c'est pourquoi on aide nos clients à le faire. La Search Console ne sépare pas encore l'aperçu du reste (impressions et clics fondus). Pour le reste, on suit son propre set de prompts (citations, mentions, part de voix) et les mentions de marque hors site.
Thomas Casiez (Datashake) : Je confirme par la mesure que la Search Console fond tout : notre étude d'impact est construite sur ses données et elle détecte la chute, donc les impressions des AIO y sont bien, sans dimension pour les isoler. La seule sortie praticable est de constituer soi-même la liste des requêtes qui déclenchent un aperçu IA et de suivre le CTR de ce groupe à part. Sur les outils, une réserve de terrain : nous avons revérifié à la main et trouvé des « marque absente » sur des réponses où elle figurait bien. Ce qui compte davantage que l'outil, c'est un corpus figé rejoué à l'identique. Et pour débloquer un budget en comité, ne présentez pas une baisse de CTR, croisez-la avec la marge par ligne de métier : vous obtenez un montant, et c'est ce qui se décide.
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : Chez Abondance, nous recevons de nouveaux outils de suivi de visibilité IA presque chaque semaine, et nous tenons à jour une sélection des meilleurs outils pour suivre sa marque dans les LLM. Aucun ne s'est imposé comme standard, et ce n'est pas le sujet. Ce qui rend une mesure fiable, ce n'est pas l'outil, c'est la méthode : un panel de prompts construit à partir de vos données (Search Console, personas, questions des équipes métier), catégorisé par sujet, rejoué plusieurs fois pour lisser les variations, et surtout figé dans le temps. Un panel qu'on change tous les quatre matins ne mesure rien. Les gros modèles se mettent à jour sans prévenir, et le share of voice peut chuter en une nuit sans que votre travail ait changé : c'est la donnée qui a bougé, pas vous.
Un angle mort à garder en tête : tous ces outils ne suivent que le premier prompt d'une conversation, alors que c'est souvent la deuxième ou troisième question qui fait apparaître une marque.
Sur le KPI, un rappel qui change la lecture des chiffres : un clic qui n'a pas eu lieu dans une IA ne veut pas dire que la personne s'est arrêtée là. Elle a lu la réponse, retenu un nom, et il y a de bonnes chances qu'elle ait ensuite tapé ce nom dans Google, ou soit allée directement sur le site. On a donc moins de clics, c'est certain, mais pas forcément moins de business. Et c'est vraiment ça qu'il faut regarder et présenter : les leads, les ventes, les requêtes de marque, pas le seul trafic. Le GEO sert à afficher sa marque au moment où l'utilisateur évalue ses options, et à devenir la référence sur sa thématique. Il faut être honnête sur la contrepartie : le ROI du SEO et du GEO est aujourd'hui beaucoup plus difficile à mesurer qu'avant, donc beaucoup plus difficile à prouver. Ce n'est pas une raison pour ne pas mesurer, c'est une raison pour mesurer la bonne chose.
3. Être cité : les actions qui comptent vraiment
Les 3 à 5 actions au meilleur retour à 90 jours, et celle que tout le monde fait pour rien.
Thomas Casiez (Datashake) : Quelques actions à 90 jours, dans cet ordre. Vérifier l'accès des robots de recherche IA, une matinée de développeur. Servir le contenu dans le HTML brut, puisque aucun crawler IA majeur hors Google n'exécute le JavaScript. Placer une réponse directe de 40 à 60 mots en tête de page, autonome et citable telle quelle, car c'est le passage qui concourt désormais, pas la page. Mettre des faits structurés dans les 200 premiers mots (pour interconnecter les différentes entités nommées d'un site et donner du contexte aux bots), le multi-format affichant un taux de sélection supérieur de 156 % au texte seul. Et garder son référencement : la position 1 est citée dans 58,7 % des cas contre 19,3 % en positions 4 à 10 (la forte corrélation remontée sur l'AIO, moins valable pour les autres LLM).
« La mention ne s'obtient pas en publiant plus sur son site web, mais en répondant de manière structurée, en étant déjà mentionné ailleurs et avec des preuves de neutralité perçue. »
Julien Bismuth (Getfluence)
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : La liste de Thomas est la bonne, et son ordre aussi. Les six points de contrôle présentés dans le webinar (robots.txt, pare-feu, contenu servi en HTML, données structurées, sitemap accessible, temps de réponse serveur sous 500 ms) sont le préalable à tout le reste : tant que le bot ne passe pas, aucune optimisation éditoriale ne sert à rien. Datashake a testé neuf grands sites français à plusieurs millions de visites : six répondaient une erreur 403 à une simple requête curl. Ce n'est pas un problème de PME.
Un rappel d'actualité sur ce point : Cloudflare bloque par défaut certains robots IA sur les pages monétisées depuis le 15 septembre, pour les nouveaux comptes. Allez vérifier votre paramétrage, cela prend deux minutes.
J'ajoute une action que je considère comme la plus importante de toutes, parce qu'elle ne se fait pas sur votre site : construire sa notoriété partout où les internautes passent. Les plateformes sociales, qu'elles soient ouvertes aux IA ou à Google. Les forums, Reddit en tête mais pas seulement. Les comparatifs, les guides d'achat, les tests, et tout article qui parle de vos produits, de vos services ou de votre marque. Plus vous êtes cité ou mentionné, plus vous avez de chances d'apparaître dans les réponses des IA et dans les AI Overviews. C'est mécanique : les modèles construisent leur réponse à partir de ce qu'ils lisent ailleurs, et une marque qu'on ne croise nulle part n'existe pas pour eux, quelle que soit la qualité de son site.
4. SEO et GEO : une seule stratégie ou deux ?
Le GEO est-il autre chose que du bon SEO ? Ce qui marche pour Google marche-t-il pour ChatGPT et Perplexity ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Une seule base, plusieurs réglages. Le GEO n'est pas l'après-SEO, c'est le SEO qui retrouve ses trois piliers (technique, contenu, hors site) avec un objectif en plus : la mention. Le fond se recoupe, mais les écosystèmes divergent : à peine 12 % de recouvrement entre le top 10 Google et ce que citent ChatGPT, Gemini ou Copilot (Ahrefs, 15 000 prompts, 2025). De ce que nous dit la mesure des résultats, la stratégie qui compte repose sur un ciblage précis des sources et des formats structurés pour transmettre la bonne information aux IA, comme le fait AI-First
.« Les prompts doivent être identifiés par rapport au gap de visibilité par moteur IA. Par contre, les articles peuvent se travailler sur une base commune, à condition d'appliquer les éléments éditoriaux qui ont un impact sur tous les moteurs. Par exemple, on sait qu'aujourd'hui le lien n'est pas lu par ChatGPT, mais rien ne nous dit qu'à l'avenir il ne le sera pas, et on connaît son importance dans l'environnement Google, donc autant le mettre. C'est tout l'intérêt de la recherche que nous faisons pour garder systématiquement à jour notre format AI-First
Julien Bismuth (Getfluence)
, qui permet au moins 60 % de mentions de marques dans les réponses où elles étaient absentes avant ces contenus. »
Thomas Casiez (Datashake) : On nous demande souvent si le GEO est une option du SEO. Notre réponse tient en trois faits : les deux ne se mesurent pas au même endroit, l'un dans la Search Console sur des mots-clés, l'autre sur des prompts rejoués moteur par moteur. Ils n'actionnent pas les mêmes leviers, puisque près d'un cinquième des sources citées échappe déjà au Top 10. Et l'avantage du classement a fondu de moitié sur nos deux derniers relevés. Ce sont deux métiers avec un socle commun, et nous les pilotons séparément.
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : Les deux réponses sont compatibles, et la bonne dépend de votre taille. Ce que le webinar a montré, c'est que l'AI Overview de Google et ChatGPT ne fonctionnent pas pareil. Google s'appuie sur son propre index, sur des pages lues au moment de la requête et sur les signaux qu'il connaît depuis vingt-huit ans (liens, autorité, fraîcheur, auteur), et cite d'abord ce qu'il classe déjà. ChatGPT crawle le web aussi, et souvent, mais il ne part pas du même classement : sa recherche s'appuie sur des sources tierces et sur une connaissance en partie mise en cache, et les signaux qui font remonter une page chez Google (le lien, notamment) n'y ont pas le même poids que la mention et le contexte autour d'une entité. Les deux moteurs ne partent donc pas du même stock de pages ni des mêmes critères, et c'est ce que confirme la mesure : 12 % de recouvrement seulement entre le top 10 Google et les sources citées par ChatGPT, Gemini ou Copilot sur 15 000 prompts (Ahrefs, 2025), et près d'un cinquième des sources citées dans les AIO français hors du top 10 selon les relevés Datashake.
Pour une PME ou une équipe SEO d'une ou deux personnes : une seule stratégie, avec un objectif ajouté (la mention) et une mesure par moteur. Créer une « cellule GEO » à côté de l'équipe SEO revient à mettre deux personnes sur les mêmes pages avec des briefs contradictoires. Pour un grand compte multi-marques où l'off-site pèse lourd, le pilotage séparé de Thomas se justifie, parce que les leviers, les prestataires et les budgets ne sont plus les mêmes.
Ce qui ne change dans aucun des deux cas : la position 1 sur Google donne 60 % de chances d'être cité dans l'aperçu. Le SEO classique n'est pas un chantier parallèle au GEO, c'est son ticket d'entrée.
5. Netlinking, mentions, Reddit, avis clients : le poids du off-site
Netlinking classique, mentions sans lien, avis clients : que pèse chaque levier dans la citation ? Et Reddit, faut-il encore y aller en France ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Les mentions de marque prédisent le mieux la citation dans les Aperçus (Ahrefs, 75 000 marques). Le lien garde sa valeur pour Google, mais c'est la mention, la marque contextualisée dans un site ou média tiers, qui fait basculer la mention IA en volume. Pourquoi ? Parce que nous pouvons le contrôler et le répliquer avec méthode. Oui, les communautés comme Reddit pèsent dans les citations, mais l'activation de ce levier est plus difficile à contrôler aujourd'hui. Les deux sont très complémentaires.
« On sait que la construction des réponses IA combine position par requête, confiance perçue et fraîcheur. Or, en SEO, on sait que le lien fait ranker et attribue de l'autorité, et que la mention donne du contexte précis aux LLM. Avec la diversité des modèles, associer les deux est une bonne pratique. »
Julien Bismuth (Getfluence)
Thomas Casiez (Datashake) : C'est le pilier qui justifie une prestation GEO à part, puisque aucun levier on-site ne va le chercher : 18,4 % des sources citées dans les AIO français viennent déjà de l'extérieur du Top 10, et cette part est bien plus large sur les marchés matures. Notre parti pris est d'activer tout ce qui fait rayonner une marque auprès des moteurs, classiques comme génératifs : Reddit, pour lequel nous avons une offre dédiée, le netlinking de classement, les sites médias, et les avis clients qui apportent la réassurance. C'est la logique de multicanalité que nous appliquons déjà en SEO, et c'est ce qui rend aujourd'hui insuffisant un référencement limité à son propre site. Le SEO devient (enfin) un canal où le branding est central, et l'omnicanalité y est devenue une condition plutôt qu'une option.
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : L'arrivée des AI Overviews change une chose dans le netlinking, et c'est une bonne nouvelle pour le web : on ne peut plus se contenter d'acheter un lien sans se soucier de l'article qui le porte. Le LLM se méfie de la réponse unique forcée. Un article sponsorisé qui ne cite que votre marque et affirme qu'elle est la meilleure peut encore être utilisé par les IA, mais il l'est nettement moins qu'un article qui compare plusieurs acteurs, avec des chiffres et des sources, en mettant en avant vos valeurs.
La conséquence pratique est dans le brief. Le brief envoyé à un éditeur doit désormais être complet : les faits à vérifier, les sources à citer, des données fiables et datées, les concurrents qu'on accepte de voir nommés, les questions auxquelles l'article doit répondre. Un rédacteur qui reçoit un mot-clé, une ancre et une URL produit un contenu interchangeable que le modèle ne retiendra pas. Un rédacteur qui reçoit de la matière produit un article que les IA peuvent reprendre comme source, et qui sert votre marque bien au-delà du lien. Le brief compte désormais autant que le média qui le publie.
Et quel média choisir ? Beaucoup d'entre vous ont posé la question sous la forme « une mention dans un gros média ou beaucoup dans des médias de niche ». Ce que cherche le modèle, c'est la source la plus reprise sur votre sujet, pas la plus grosse. Un média spécialisé que les IA citent régulièrement sur votre thématique vaut plus qu'un quotidien national qui ne parle jamais de votre marché. Les outils de suivi cités plus haut vous donnent cette liste : les domaines qui apparaissent dans les réponses sur vos prompts sont ceux où il faut être.
Sur Reddit en France : sa part dans les citations recule, mais il reste utilisé par les modèles comme base de connaissance pour juger d'une marque. Le vrai sujet n'est pas Reddit, c'est l'ensemble des espaces où vos clients parlent de vous sans vous : forums spécialisés, groupes LinkedIn, plateformes d'avis, commentaires sous les vidéos. Ce sont eux qui alimentent la « confiance perçue » du brevet Google. Les investir, c'est d'abord les lire, puis y répondre, avant d'y publier.
6. PME, sites locaux, petits budgets, secteurs spécifiques
Un artisan, un réseau de franchise, un cabinet de conseil, un site YMYL : ont-ils une chance face aux sites à forte autorité, et par quoi commencer ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Plus ouvert qu'en SEO, car la citation et la mention ne dépendent pas que de la taille du domaine, et le fan-out ouvre des sous-requêtes de niche et locales peu concurrentielles où une PME peut devenir la source. Par où commencer avec un petit budget : 5 à 10 prompts déterminés avec méthode par rapport aux recherches de l'audience, et des mentions bien contextualisées dans les sources les plus fréquemment citées par thématique. Ensuite, on mesure et on élargit.
« Le fan-out ouvre des sous-requêtes diversifiées, parfois de niche, que tous les acteurs ne connaissent pas. Une PME ou un site local a donc tout intérêt à travailler les attributs et caractéristiques des sous-requêtes sur un sujet, en documentant prix, données ou encore cas clients, pour augmenter sa probabilité d'être mentionné dans les réponses. »
Julien Bismuth (Getfluence)
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : Le jeu est ouvert, et pour un site local il l'est même plus qu'ailleurs : le 22 juillet a moins changé les choses pour lui que pour n'importe qui d'autre. Les aperçus se déclenchent peu sur les requêtes locales, Google y garde son Local Pack et Maps. La fiche Google Business Profile, les avis et leurs réponses restent le premier chantier, et c'est aussi ce que les modèles lisent quand on leur demande « un plombier fiable à Nantes ».
Pour une PME de services ou un cabinet de conseil, l'atout est la donnée que personne d'autre n'a. Le fan-out décompose « quel prestataire choisir pour X » en sous-questions sur le prix, les délais, les critères de choix, les cas d'usage. Un grand site généraliste ne répond pas à ces sous-questions avec vos chiffres. Une page par attribut, avec vos prix, vos délais réels, un cas client daté et chiffré, et une réponse directe en tête : c'est le programme des 90 premiers jours, et il ne coûte que du temps.
Sur les secteurs YMYL, la santé en particulier : les aperçus s'y déclenchent beaucoup, et les sources citées sont institutionnelles. Ne cherchez pas à concurrencer l'Assurance Maladie sur la définition d'une pathologie. Cherchez à être la source citée sur ce que vous seul savez : votre protocole, vos délais de prise en charge, vos résultats.
Et pour les sites multilingues : les modèles répondent dans la langue du prompt à partir de sources dans cette langue. Vos versions étrangères servent toujours, à condition d'être de vraies pages et non des traductions automatiques du site français.
7. SEA et arbitrage des budgets
Le paid est-il touché aussi ? Faut-il déjà déplacer du budget vers les ads dans ChatGPT ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Selon moi, SEA et présence IA n'agissent pas au même moment. Le SEA capte l'intention d'achat immédiate, la mention se construit avant, à l'évaluation. Ne coupez pas un SEA qui marche, réallouez plutôt une part du budget notoriété et haut de funnel vers les actions GEO, durables et à prix fixe.
Thomas Casiez (Datashake) : La question de l'arbitrage est dépassée par celle de la synergie, et nous avons pris ce virage en avance. Datashake a développé une expertise poussée sur ChatGPT Ads, et nous déployons déjà des synergies SEO et SEA auprès de nos partenaires et de nos prospects. Notre atout est ailleurs que dans l'achat lui-même : le corpus de prompts que nous montons pour piloter la visibilité générative d'un client devient directement son plan de ciblage publicitaire. Les prompts sur lesquels la marque est déjà citée n'ont pas besoin d'être achetés. Ceux sur lesquels elle est absente alors que ses concurrents y sont désignent exactement l'inventaire à couvrir, et le budget se place là plutôt qu'au jugé. C'est le grand virage du GEA, et il rejouera le scénario du search classique : les marques installées en organique achèteront leur visibilité moins cher que celles qui devront la créer de zéro. Construire sa présence générative maintenant, c'est préparer un coût d'acquisition plus bas le jour où ces inventaires s'ouvriront pleinement.
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : Le chiffre qui répond à la question est le 3 % de déclenchement sur les requêtes d'action. Google n'affiche pas d'aperçu là où il vend du Shopping et des annonces : votre SEA transactionnel n'est pas touché par les AIO, et c'est voulu. Là où les annonces souffrent, c'est sur les requêtes informationnelles, où l'aperçu les repousse plus bas dans la page. Si vous achetiez du haut de funnel en search, c'est ce budget-là qu'il faut réinterroger, pas le reste.
Sur ChatGPT Ads, il faut être honnête et dire les choses comme elles sont : à date, nous avons trop peu de recul pour donner une recommandation. Le canal vient d'ouvrir en France. Les premiers retours et échos que j'ai pu avoir ne sont pas très convaincants, mais ils portent sur quelques semaines et ça va bouger. Si vous disposez d'un peu de budget en supplément, cela peut valoir le coup de faire vos propres tests et d'étudier le ROI de ce nouveau levier, en partant par exemple des prompts où vos concurrents sont cités et pas vous, comme le propose Thomas. Sinon, restez ouvert et à l'écoute, et faites-vous votre propre avis avant de déplacer quoi que ce soit.
8. Quel avenir pour le SEO ?
Dans deux ans, à quoi ressemble le SEO ? Google a-t-il intérêt à couper les clics ? Un éditeur a-t-il raison de bloquer les bots IA ?
Julien Bismuth (Getfluence) : Le SEO s'élargit : on passe d'un objectif unique de classement au besoin d'être mentionné là où ça compte, c'est-à-dire dans les réponses aux questions de son audience. Difficile de faire une prévision, mais probablement que dans deux ans, SEO et GEO auront convergé, tout comme la création de contenus et les RP. Nous le faisons déjà depuis 2025 pour nos clients chez Getfluence. Le côté réplicable grâce à l'IA agentique prendra également beaucoup de place, je pense. Bloquer les bots IA ? Non. Se retirer ne protège aucun trafic, l'IA ira trouver l'information ailleurs et vous ne la maîtriserez pas. Pour être sélectionné et être une réponse de recherche, le bot de recherche IA doit être autorisé.
Le regard d'Abondance (Victor Lerat) : Sur le blocage des bots, la réponse dépend de quel bot. Il y a trois familles : les robots d'entraînement (ceux qui nourrissent les modèles), les robots de recherche (ceux qui vont chercher une page pour construire une réponse) et les robots déclenchés par un utilisateur. Un éditeur peut légitimement fermer la première porte, c'est un choix éditorial et économique. Fermer la deuxième, c'est renoncer à être cité, donc à exister dans la réponse. Et chez Google, la question ne se pose même pas : l'AI Overview est construit par Googlebot, pas par un robot séparé. Bloquer Gemini via Google-Extended ne retire rien de l'aperçu. La seule manière d'en sortir est
nosnippet, qui vous retire aussi des extraits classiques. Personne n'a intérêt à ça.Google a-t-il intérêt à couper les clics ? Il a intérêt à garder les utilisateurs chez lui, et il a besoin que le web continue de produire ce qu'il résume. Les deux se contredisent, et il le sait : c'est pour cela que le shopping et le local sont épargnés, et que les liens restent dans l'aperçu. L'étape suivante, c'est l'agent qui compare, choisit et paie sans jamais afficher votre site. Les protocoles sont déjà là (WebMCP, UCP), et le partenariat entre OpenAI et Stripe en est une première démonstration.
Dans deux ans, mon pari : le SEO est le métier de ceux qui savent rendre une marque et ses données lisibles par des machines qui décident à la place des gens. Le web de demain sera agentique, c'est certain. Un agent comparera, choisira et achètera pour vous, sans forcément passer par votre page d'accueil.
Dans ce monde-là, deux choses feront la différence. La première, c'est la donnée que vous seul possédez et que personne ne peut reproduire : vos prix, vos stocks, vos délais, vos retours clients, votre historique. Elle dort souvent dans votre ERP ou votre CRM. Sortez-la, structurez-la, exposez-la : c'est elle qui fera de vous une source plutôt qu'un site parmi d'autres. La seconde, c'est la créativité. Si les machines lisent les données, les humains, eux, continueront de visiter les sites qu'ils ont envie de visiter. Une expérience qui donne envie de revenir, une marque qu'on a plaisir à retrouver, c'est ce qui échappera toujours au résumé automatique.
Nous sommes tous dans le même bateau, et c'est avec des données partagées, des tests et des retours d'expérience comme ceux de ce webinar que nos actions deviennent plus justes. Vous aurez la suite sur Abondance.
Pour aller plus loin
- La méthode des 4C de Getfluence : rendre votre marque visible dans les moteurs de recherche IA (Couverture, Clarté, Confiance, Contrôle).
- La checklist d'éligibilité AIO et ChatGPT de Getfluence : les points à vérifier pour qu'un site puisse être cité.
- Le pôle SEO / GEO de Datashake : l'accompagnement et les ressources de l'équipe de Thomas, dont le livre blanc sur l'accès des robots IA aux sites.
- Julien Bismuth sur LinkedIn.
- Thomas Casiez sur LinkedIn.
Un webinar organisé par Abondance en partenariat avec Getfluence. Merci aux 600 inscrits, et aux 88 d'entre vous qui ont pris le temps d'écrire leurs questions : cet article est le vôtre.
L’article "AI Overviews en France : le replay, les slides et les réponses aux 187 questions du webinar" a été publié sur le site Abondance.
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Nicolas Offenstadt : « Entre l’Est et l’Ouest de l’Allemagne, deux histoires inégales »
L'historien revient sur le rôle joué par la réunification entre la RFA et la RDA dans la victoire de l'AfD en Saxe-Anhalt. Le parti d'extrême droite veut mener une révolution culturelle pour effacer la politique mémorielle allemande. -
Ecoles et canicules : face aux coupes budgétaires, des communes expérimentent des solutions low-tech et peu chères

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Répression policière sanglante lors d’une free party en Normandie
Trois semaines après la promulgation de la loi RIPOST, la répression d’État contre la fête libre atteint des sommets
L’article Répression policière sanglante lors d’une free party en Normandie est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Cherche démocratie désespérément : de Hongkong à Taïwan, la solitude d’un libraire dissident
Célèbre figure de la résistance hongkongaise à Xi Jinping dans les années 2010, Lam Wing-kee est devenu un vieil homme transi de paranoïa et de pauvreté. S’éteignant entre les murs d’une librairie désertée, en exil au cœur de la capitale taïwanaise – où survit une démocratie fragilisée par les coups de boutoir de Pékin et la résignation de la population.
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La deeptech se finance désormais selon plusieurs économies du capital
Les entreprises européennes de la deeptech ont levé 20,3 milliards de dollars en 2025, soit près du tiers de l’ensemble du capital-risque investi sur le continent. Ce total apparemment homogène rassemble pourtant des trajectoires qui le sont de moins en moins. Les financements des nouvelles technologies énergétiques ont reculé de 41 % quand ceux du …
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The desecration of DC: from a giant arch to a nuke-proof bunker, Trump’s legacy-building blingfest is an architectural atrocity
A bloated ballroom, a six-storey military HQ, a helipad-cum-cocktail patio, a gilded angel on a giant arch honouring himself … our architecture critic deplores the decorator-in-chief’s mutilation of Washington
When you have a developer as US president, you might expect some zhooshing up of the capital. A few buildings renovated, maybe some parks replanted. But when you have a megalomaniac builder in charge, things can get out of hand. A decade ago, when Donald Trump was first elected, I asked what it might mean for the US to be led by a real estate tycoon whose career had left a trail of broken promises, angry buyers and endless lawsuits, with rules flouted, heritage trampled and the world pockmarked by a fleet of aspirational towers clad with a flimsy veneer of luxury. The answer is worse than I could have imagined.
With the air of a nightmarish Hollywood sequel, Trump 2 has seen the president’s true architectural ambitions unleashed: The Blingpire Strikes Back. As America’s self-styled decorator-in-chief, Trump has not only overseen the gilded mutilation of the White House, but embarked on the Mar-a-Lagofication of Washington DC itself, applying his gold paintbrush to statuary, daubing ponds with flaking pool liner, and brewing plans for a colossal triumphal arch – all procured in a blizzard of no-bid contracts. And, in true dodgy salesman style, this programme of bauble-building is turning out to be a high-profile decoy for deeper damage being wrought elsewhere.
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Derrière l'IA et ses data centers, une industrie minière qui ravage la planète
Les centres de données indispensables à l'intelligence artificielle nécessitent l'extraction de toujours plus de métaux et terres rares. Une industrie qui détruit, assèche, tue et exploite sur tous les continents, rappelle notre chroniqueuse.
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Le nouveau cliché dans les conférences d'affaires, c'est de présenter les data centers comme « les usines de l'IA », comme le fait par exemple le vice-président du cloud de Microsoft, Scott Guthrie. Il y a quelque chose de rassurant et de banal dans (…) -
Canicules relativisées et débats sur la climatisation : 452 cas de mésinformation climatique à la télé et à la radio entre janvier et juin
CNews diffuse toujours plus d’un cas de mésinformation par heure d’information sur le climat. © Capture d’écran CNews
Avec les canicules de cet été, la «mésinformation climatique» a explosé sur les chaînes de télévision et à la radio. Ce terme désigne les séquences au cours desquelles une contre-vérité sur le climat est prononcée à l’antenne sans être corrigée par un journaliste dans les deux minutes qui suivent. Ces mésinformations sont récurrentes pendant les évènements climatiques extrêmes ou lorsque les questions environnementales s’imposent dans l’actualité. Du 5 janvier au 5 juillet 2026, l’Observatoire des médias sur l’écologie (OME) a recensé 17 cas de mésinformation climatique par semaine dans les programmes d’information des médias audiovisuels français.
L’OME, composé notamment de Quota Climat, Expertises Climat, Data for Good et Science Feedback, publie ce lundi son bilan du traitement médiatique des enjeux environnementaux au premier semestre 2026, que Vert révèle en exclusivité. L’Observatoire a passé au crible les programmes d’information liés au climat de 18 médias audiovisuels.
En six mois, 452 séquences problématiques ont été recensées à la télévision et la radio. C’est 28% de plus qu’au premier semestre 2025, lorsque 353 cas avaient été identifiés. Pour l’Observatoire, cette progression traduit une «ampleur inédite» de la mésinformation climatique dans les médias tricolores. Une évolution que la secrétaire générale de Quota Climat, Eva Morel, explique par «une polarisation de plus en plus forte autour des questions environnementales». Celles-ci se sont imposées dans le paysage médiatique en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, en particulier à cause du blocage du détroit d’Ormuz en mars, et des canicules de cet été.
La crise climatique est instrumentalisée par certains acteurs politiques
60 cas de mésinformation ont été recensés entre le 25 et le 31 mai, puis 80 entre le 22 et le 28 juin. Ces deux semaines figurent parmi les trois périodes ayant concentré le plus de cas depuis le lancement de l’Observatoire, en novembre 2024. Trois médias audiovisuels sont champions dans la production et la diffusion de ces contenus erronés : CNews, Europe 1 et Sud Radio, qui diffusent toujours plus d’un cas de mésinformation par heure d’information sur le climat.
«À mesure que la crise climatique progresse, elle est instrumentalisée par certains acteurs politiques, pointe Eva Morel. Ils tentent de se positionner sur les questions environnementales sans modifier le reste de leurs programmes. Mais comme on ne peut pas faire rentrer des carrés dans des ronds, ça ne fonctionne pas. Ils sont obligés d’utiliser des arguments infondés, sans contexte ou totalement faux.»
En parallèle, la couverture médiatique de l’environnement progresse légèrement dans l’audiovisuel. Entre janvier et juin, les sujets liés au climat ont représenté 5,3% des contenus d’information diffusés, contre 4,9% sur la même période en 2025. Une hausse largement portée par l’actualité.
«Les canicules sont traitées comme un fait divers»
Pendant les deux premières canicules, en mai et juin, on pouvait entendre ou lire des discours relativisant l’intensité ou la fréquence des épisodes de chaleur. Et ce malgré les données scientifiques à disposition. Le 27 mai, invité sur CNews, le journaliste du Journal du Dimanche (JDD) Raphaël Stainville a déclaré qu’«il ne faut pas non plus, sur la base de ces fortes chaleurs, qui sont des phénomènes météorologiques, en déduire des conclusions climatiques».
Une rhétorique reprise moins d’un mois plus tard par Luc Ferry, chroniqueur et éditorialiste sur LCI, qui s’est exclamé : «On ne va pas atteindre 44 à Paris ; à Paris, ça sera moins qu’en 2019. Donc on ne peut pas dire que c’est nouveau et qu’on n’a jamais vu ça, ce n’est pas vrai. Et n’oubliez pas qu’en 1976 c’était incroyable aussi.»
Le traitement médiatique des canicules peine aussi à s’éloigner d’un constat très alarmiste. «Les canicules sont traitées comme un fait divers qui attire l’attention médiatique», remarque Eva Morel. Elles ne font pas émerger les discours scientifiques qui amènent à des solutions.
La part des séquences qui mentionnent le changement climatique lors des fortes chaleurs a progressé, passant de 33% en 2023 à 42% cette année. Dans le même temps, la proportion de passages évoquant ses causes – notamment la combustion des énergies fossiles et les émissions de gaz à effet de serre associées – a été divisée par deux entre les épisodes de mai et de juin, passant de 14 à 7%.
Le même déséquilibre se retrouve dans le traitement de l’adaptation au changement climatique. Cette thématique occupe une place beaucoup plus importante dans les médias : elle représentait environ 20% des séquences consacrées aux canicules en 2023, contre près de 50% lors du deuxième épisode de 2026. Mais l’adaptation est avant tout racontée à travers des réponses immédiates et individuelles – ombre, climatisation, ventilateurs, hydratation –, tandis que les réponses structurelles restent marginales. On parle 24 fois moins de rénovation thermique et de végétalisation que de climatisation.
«Parler de climatisation acte le débat sur l’adaptation, ce qui n’est pas mauvais en soi. Mais ça masque la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre et ça ne permet pas de confronter les dirigeants à leurs responsabilités», estime Eva Morel.
Renforcer la vigilance à l’approche de l’élection présidentielle
Entre janvier et mars, alors que la campagne des élections municipales battait son plein, la couverture environnementale a chuté : de 24% dans l’audiovisuel par rapport à la moyenne de 2025 et de 33% sur les chaînes d’information en continu. En mars, elle ne représentait plus que 2,8% du temps d’antenne : la plus basse couverture depuis la création de l’Observatoire.
Pourtant, comme le souligne Eva Morel : «Ce sont des moments de construction des ambitions des candidats. Mais, lorsque le sujet est moins traité, en particulier dans les interviews, ça n’en fait pas un sujet stratégique.»
À quelques mois de l’élection présidentielle, l’Observatoire redoute que le phénomène se reproduise. Quota Climat espère que les médias tireront les leçons de cet été, en renforçant leur vigilance face à la mésinformation et en interrogeant davantage les candidat·es sur les causes du dérèglement climatique et sur leurs propositions pour y répondre.
Mercredi soir, un débat était organisé sur BFMTV avec le climat pour sujet central. «Un signal positif», pour Eva Morel. Elle nuance : «Il a duré plus de trois heures, avec des experts et des journalistes spécialisés qui posaient des questions. Est-ce que c’est suffisant ? Absolument pas. Mais, au moins, il semble y avoir un petit apprentissage de ce qui s’est passé pendant l’été.»
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692 000 tonnes de métaux : les ressources nécessaires à l'IA donnent le tournis
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Confronté à un soutien public incertain, le Planning familial de Gironde se tourne vers les financements privés
En Gironde, le Planning familial a tremblé quand l’Agence régionale de santé a voulu supprimer sa subvention. Depuis, l’association se lance dans une chronophage et épineuse recherche de soutiens alternatifs. -
Les dangers d’une « règle d’or » des finances publiques
Au printemps dernier, la proposition du Medef d’introduire dans notre Constitution un « frein à l’endettement » est passée presque inaperçue. Reprise aujourd’hui par plusieurs partis politiques, le RN notamment, elle prend une actualité nouvelle. A ce titre, elle mérite d’être débattue. L’idée est… -
Judicial Notice (09.13.26): Weak Sauce
On June 4, 2013, President Barack Obama announced the D.C. Circuit nominations of Robert L. Wilkins, Cornelia T.L. Pillard, and Patricia Ann Millett, at an event in the White House Rose Garden (photo by Mark Wilson via Getty Images).This week’s Judicial Notice is sponsored by

Chambers-ranked and Harvard-educated, Jeff is the trusted closer for high-stakes disputes. His battle-tested system of managed communications empowers clients to make clear, strong decisions in a calm, informed environment. It makes the right resolution obvious. If settlement seems impossible, call him.
Last Friday marked the 25th anniversary of the September 11 terrorist attacks. Many of us have our own stories from that fateful day (and I previously shared my own, which I won’t repeat here). I would just like to take this opportunity, a quarter century later, to honor the memory of the almost 3,000 people who were killed in the 9/11 attacks—and to urge everyone to never forget.
It’s also important for us to remain vigilant and take steps to prevent future terrorist attacks. For more on that subject, see pieces by former attorneys general Bill Barr and Michael Mukasey in The Free Press and by Professor Philip Bobbitt in The New York Times. While reasonable minds can disagree on which specific policy proposals should be adopted, we should at least be considering and discussing them.
On a happier note, Friday at sundown was the start of Rosh Hashanah, the two-day observance of the Jewish New Year. My husband Zach and I, along with our two boys, celebrated the holiday with a lovely dinner on Saturday night with Zach’s extended family. To all who celebrate, shana tova.
Now, on to the news.
Lawyer of the Week: Joseph diGenova.
Back in April, Joseph diGenova was tapped by the Trump administration to oversee the so-called “grand conspiracy” investigation. This sprawling, multifaceted probe, run out of the U.S. Attorney’s Office in the Southern District of Florida, is looking into a supposed conspiracy hatched by political enemies of Donald Trump to investigate and prosecute him.
At the time of diGenova’s appointment, most observers viewed him as an unorthodox pick. Yes, he had been the U.S. attorney for the District of Columbia—but that was back in the Reagan administration. Now 81, diGenova hasn’t worked as a prosecutor in decades; instead, he’s become a pro-Trump media personality, aggressively pushing conspiracy theories claiming that the 2020 election was stolen from Trump and that foes of the president have been out to get him for years.
Not much has happened in the investigation since diGenova took over in April—and then, last Thursday, diGenova abruptly resigned. First reported by ABC News, diGenova’s departure garnered widespread coverage (collected by Howard Bashman over at How Appealing).
When he first commented on his resignation, diGenova told ABC News, “I resigned by letter today at 3 o’clock. It was an honor and a privilege to serve the president and the department. I’m not going to say anything further.” As for the Trump administration, a U.S. Department of Justice spokesperson said, “We are grateful to Joe diGenova for his many years of service to the Department.”
Despite telling ABC News that this was all he had to say, diGenova wound up making a few more comments to other outlets. He told the Washington Examiner, “Conducting investigations is arduous work, and there are always differences of opinions.” Other sources told the Examiner that the “differences of opinion” weren’t minor—and that White House and DOJ officials had lost confidence in diGenova.
Along similar lines, the New York Post reported that diGenova had lost the Trump administration’s support, with at least some administration officials holding the view that diGenova was “slow-rolling” indictments and getting lost down “rabbit holes.” When asked to comment on this claim, diGenova retorted, “If you want indictments where there’s no evidence, you have an ethical problem”—which suggests that perhaps he found building cases against Trump enemies to be harder than expected.
There’s no indication that the investigation itself is going away—and, to the contrary, “a lot of people are being brought in” to testify before the grand jury, per the Post. But will the evidence being collected result in indictments and convictions, or is it totally weak sauce? Stay tuned.
In lawyer news of a very different sort, Business Insider published an article of the legal eagles it deemed to be New York’s 9 Best-Dressed Lawyers. It’s a fun piece that’s definitely worth a read (or at least a skim, for the pictures). But as one tweeter noted, the opening paragraph’s reference to a black suit being a safer choice than a navy one suggests that “the authors have no idea about traditional business fashion, at least for men.” (Back when I practiced, I generally stuck to navy and grey suits; although I own a black suit, I wear it almost exclusively to funerals.)
In memoriam: tax lawyer Linda Sherman, the first woman partner at Hale and Dorr (now part of WilmerHale), passed away at 76. May she rest in peace.
Judge of the Week: Judge Cornelia “Nina” Pillard.
I’m surprised that over the five-plus years I’ve been writing Judicial Notice (which will turn six this December), Judge Cornelia “Nina” Pillard has never been Judge of the Week. After all, she’s a leading liberal voice on the D.C. Circuit, generally regarded as the nation’s most important circuit court.
Judge Pillard’s formidable intellect is reflected in her estimable résumé. After graduating from Yale College and Harvard Law, she clerked for the legendary Judge Louis H. Pollak (E.D. Pa.), a district-court feeder judge to the Supreme Court (back when district-court feeders were extremely rare); worked for the NAACP Legal Defense and Educational Fund; served in the Office of the Solicitor General, arguing nine cases before SCOTUS; and advised on important issues of executive power, as a deputy assistant attorney general in the DOJ’s influential Office of Legal Counsel. After leaving OLC, she became a tenured professor at Georgetown Law.
In 2013, President Obama nominated Professor Nina Pillard to the powerful D.C. Circuit—and her nomination sent shivers up the spines of conservatives across the country. Writing in National Review, Ed Whelan cited sources who described her as “Reinhardt in a skirt”—referring to the late Judge Stephen Reinhardt of the Ninth Circuit, who was unabashedly liberal (and wouldn’t have looked good in a skirt).
After a political fight, which included the Democrats nuking the filibuster for federal appellate judges, Pillard was confirmed. During her dozen or so years on the bench, she has been, as predicted, a liberal lioness of the D.C. Circuit (as well as a top SCOTUS feeder judge).1
And last week, Judge Pillard penned a pair of important opinions. Let’s start with People of the State of Michigan v. U.S. Department of Energy, which has the more sweeping practical consequences. As Professor Jonathan Adler explained at the Volokh Conspiracy, “One of the more unusual, and controversial, elements of the Trump Administration's energy policy has been to force some coal plants slated for closure to remain open and operational.” Not surprisingly, “some have questioned whether the Department of Energy has the legal authority to issue such orders”—and on Friday, Judge Pillard wrote an opinion holding that it does not.
Given this issue’s importance, Adler predicted the administration will file a petition for rehearing en banc or a petition for certiorari. I agree, but predict that they’ll just go straight to SCOTUS (because, given the 7-4 split of Democratic to Republican appointees on the D.C. Circuit, rehearing en banc would be a waste of time).
Now let’s turn to Center for Taxpayer Rights v. Internal Revenue Service. Writing for another unanimous panel—coincidentally, Judges Millett, Pillard, and Wilkins, the trio of Obama nominees who were confirmed together post-filibuster—Judge Pillard wrote an opinion affirming a preliminary injunction blocking an IRS policy that disclosed thousands of taxpayers’ addresses to immigration authorities.
This opinion generated lots of controversy—not just for its substance, but its style. Here’s the relevant passage (citations omitted):
The IRS also asserts that the preliminary injunction is “highly unusual and harmful” because it requires the IRS to provide the district court with “prior notice of criminal investigatory activity.” That argument is weak sauce where the district court has permitted the IRS to file any necessary notifications “under seal,” thereby shielding any criminal investigative activity from disclosure.
Can you see what’s setting people off? Yes, that’s right: Judge Pillard using the term “weak sauce,” which you’ll see not in Black’s Law Dictionary, but Urban Dictionary (which defines the term as “weak,” “insignificant,” or “not living up to expectations”).
The criticism showed up mainly on social media—predictably, X (not Blue Sky). Here are some highlights, via Fox News:
“Why would anyone put that language in a professional document of any kind? That goes beyond legal decorum. It’s just unprofessional across the board.”
“I’m all for using accessible language, but the insertion of popular slang in judicial opinions is getting out of hand.”
“Make legal writing formal again.”
But is “weak sauce” really so objectionable? What if she had simply dismissed the argument as “weak”? And is it any worse than, oh, I don’t know… “swinging dicks”?
Readers, what do you think?
[UPDATE (11:16 p.m.): Readers drew my attention to the fact that “weak sauce” has been used in at least 14 judicial opinions before, including the majority opinion in Allen v. Louisiana—by Judge Kyle Duncan (5th Cir.), a prominent conservative jurist.]
In other news about judges and the judiciary:
The Massachusetts Supreme Judicial Court publicly reprimanded Judge Shelley Joseph, a state-court trial judge who was criminally charged during the first Trump administration for allegedly helping a defendant escape federal immigration authorities at her courthouse. The criminal case was dismissed, on the condition that Judge Joseph formally refer herself to a judicial-conduct commission (which ultimately led to this reprimand).
Judge Lawrence Wheeler, a state-court trial judge in Oklahoma, admitted that he issued a ruling containing AI hallucinations—specifically, two citations to cases that do not exist. Fortunately for Judge Wheeler, it appears that he won’t be sanctioned over this (perhaps the embarrassment is punishment enough).
Job of the Week: an opportunity for a real estate associate in Chicago.
Lateral Link is spearheading a search for an Am Law 100 firm in Chicago seeking a real estate attorney with 4+ years of experience representing corporations, private equity firms, developers, and family offices in complex transactions. This role focuses on the acquisition, disposition, financing, development, and leasing of commercial, industrial, and multi-family properties. Experience with joint ventures and the real estate aspects of mergers, acquisitions, and capital markets transactions is a plus. This hybrid role offers top of the market compensation, direct client contact, tremendous resources, and the opportunity to work on cutting edge deals for sophisticated blue-chip clients in a flexible, supportive working environment. Please email Zain Atassi at zatassi@laterallink.com for more information.
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New in SpyWeek: 9/11 Report Cards, New Threats, Agency Shakeups

Counterterrorism Cuts: “Reassigning seasoned counterterrorism investigators to immigration enforcement degrades post-9/11 threat coverage in ways that will only become visible after a missed plot,” concludes IC Brief, a public-facing independent intelligence analysis site founded by Anthropic founders Daniela and Dario Amodei. “Reallocating resources toward China, Russia and border/narco-trafficking priorities leaves counterterrorism capacity thinner than at any point since 2001, a vulnerability that becomes visible only after an attack.” IC Brief cites “a Democratic staff report from the Senate Homeland Security and Governmental Affairs Committee, released July 30, which “found the Trump administration has removed more than 1,300 DHS personnel from roles preventing, countering, and responding to terrorism, and cut 15,000 positions across the Department of Justice (DOJ) and the FBI.”
Misguided DHS: “Today, 25 years after 9/11, DHS’s core original mission of combating and responding to terrorism seems all-but forgotten in the public eye — and it seems particularly ill-poised to respond to the modern terrorism or national security threats as they currently exist,” 9/11 historian Garret M. Graff wrote at Politico on the eve of the anniversary. “It’s a threat that has grown even more serious in the years since — and yet still remains largely off the radar of DHS.” he added. “Most acts of terrorism now — by any objective measure — in this country are from within,” Obama’s DHS Secretary Jeh Johnson told him. “There are not a whole lot of DHS cops running around the interior looking for terrorists. That task has always been with the FBI.” Over at Lawfare, Paul Rosenzweig, a former deputy assistant secretary for policy at DHS, said the department had gone from hunting al-Qaeda to hunting immigrants. “The result of this organizational mismatch has become an all-too-obvious mission creep—as a department ill-poised to do the thing it was created to do instead became a politically useful and opportunistic cudgel for a president with authoritarian impulses.”
Deep State: “By most all accounts, the U.S. is safer at home. The country has not been hit on U.S. soil with anything remotely comparable to the 9/11 attack, which killed nearly 3,000 people. Yet 25 years later, the U.S. national security industry is undergoing another dramatic change,” NPR’s Greg Myrer reported. “President Trump is waging an ongoing campaign against the so-called ‘deep state,’ which he describes largely as national security officials trying to undermine him.” Former CIA senior executive John Sipher opined that “We have allowed our partisan anger, and specifically the Trump administration, to create this narrative that there’s a deep state and that the intelligence services work for one party or another. I think it’s a real danger.”
Trump Turns JTTFs Inward: “Trump has directed that Joint Terrorism Task Forces, which spread nationwide after 2001 to harness federal and local resources, investigate groups that challenge White House views on immigration, gender and religion,” Warren P. Strobel wrote Thursday at The Washington Post. “Another post-9/11 creation, U.S. Immigration and Customs Enforcement, has aggressively surveilled and rounded up immigrants on Trump’s watch, sometimes catching or killing U.S. citizens in its dragnet.”
NSA’s Musical Chairs: Yet another chart scramble is coming at the code-breaking, eavesdropping, cyber-snaking National Security Agency. Gen. Joshua M. Rudd’s “initiative calls for the creation…of five new organizations inside the agency, in artificial intelligence, China, cybersecurity, combat support or warfighting, and global intelligence,” reports The Washington Post. “Each will be led by a newly elevated ‘mission director,’ according to former officials.” A prior re-org initiated in 2016 under then-Director Mike Rogers, estimated to take two years, “still remains unfinished.”
Opportunity Missed: 9/11 mastermind Khalid Sheikh Mohammed could’ve and should’ve been tried in New York, former DOJ prosecutor David Raskin wrote at The Washington Post.
“Unlike the military commissions underway at Guantánamo Bay, Cuba — which had planned to use so-called clean team FBI interrogations that were conducted after years of abusive detention until a military judge recently suppressed them in Mohammed’s case — a civilian prosecution would have had no need to flirt with legal gray zones. The admissible evidence was overwhelming. It included financial records, communications, co-conspirator testimony, physical evidence, Mohammed’s own uncoerced admissions and some surprises that have never been made public.” Raskin, who specialized in terrorism and national security cases for more than 20 years, maintained “that trial would have ended in conviction long ago, as the evidence demanded.” A conservative backlash barring the transfer of Guantánamo detainees to the mainland for civilian trials aborted the chance of real justice for the perpetrators—and victims. President Obama should’ve rejected the pressure and backed civilian trials, Raskin says.
Snap Back: Pegged to the 25th anniversary of the 9/11 attacks, “the CIA released dozens of intelligence documents it had sent to Presidents Bill Clinton and George W. Bush, outlining what was known about Al Qaeda.” Tucked at the end of a Sept. 10, 1998 report, a CIA analyst wrote that AQ “may fly an explosive-packed airplane into a U.S. city,” but “Intelligence provides no conclusive information on Bin Laden’s future attacks.” Another report said CIA suspected that “several recent walk-ins to our embassies may be part of an effort by Bin Laden to case US facilities,” and, for sure, in August 1998, AQ attacked U.S. embassies in Kenya and Tanzania. But “bin Laden late last month said his preferred option is to attack the U.S. on its own soil in Washington.” (NYT)
In case you missed it: See “CIA Officers Recall the Shock of 9/11.” Only at SpyTalk.
Saudi Bedfellows: Despite new evidence of official Saudi ties to two of the 9/11 hijackers and the reported order of Crown Prince Mohammed Bin Salman’s to assassinate exile journalist Jamal Khashoggi, the Trump administration is forging closer intelligence ties with Riyadh, reports CNN. “More than 100 US military advisers are on the ground in Saudi Arabia providing intelligence and targeting support to the Kingdom in its military campaign against the Iran-backed Houthis in Yemen, multiple sources familiar with the effort say. The assistance comes as fighting on the peninsula intensifies and risks spilling into open war with the Houthis, threatening a second major shipping corridor out of the Middle East,” CNN said. Video released on Friday showed the Houthis’ capture of “U.S.-made Oshkosh M-ATV vehicles, technicals, armored vehicles, and artillery left intact” by retreating government forces. (Open Source Intel)
Don’t miss master CIA spy recruiter James Lawler with our Michael Isikoff on lessons of the game, on the SpyTalk podcast.
The Witkoff Deception: Trump envoy-at-large Steve Witkoff “hauled in more than $250 Million” while in government service last year, including millions from his stake in World Liberty, the Trump cryptocurrency firm with ties to the UAE, specifically Sheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan, the emirate’s spy chief, whose firm “bought nearly half of the company last year, a transaction that blurred the line between foreign policy and private enterprise and enriched Mr. Witkoff’s family and Mr. Trump’s,” as the New York Times’ Ben Protess and Andrea Fuller put it. White House spokeswoman Anna Kelly claimed Witkoff has “fully divested from World Liberty Financial” and that his business dealings are “completely unrelated” to his diplomacy.
China Spying: Senior U.S. officials accused China of providing Iran with satellite images that helped the regime in July target a U.S base in Jordan, but Beijing “pushed back and demanded proof,” U.S. officials told the Wall Street Journal. London’s iPaper, meanwhile, revealed that former Housing Minister Angela Rayner had “secretly” raised the espionage risk posed by China’s new London “mega embassy.” For its part, Beijing “urged the United States to “immediately stop all espionage activities targeting Chinese companies, warning that it had ‘firm resolve and abundant means’ to retaliate after a senior CIA official defended spying on China’s artificial intelligence (AI) and chip sectors.” (South China Morning Post)
Clumsy Russian Spy Ploy: A German journalist posed as a Putin fangirl online and Russian intelligence soon came calling. “Angelique Geray ran a fake channel for several months under the name ‘Katya’ — a Russia supporter,” the Eastern European news site Nexta reported. “She posted videos featuring the Russian flag and soon received assignments from people” who asked her “to photograph sites in Germany, monitor people from the CDU, arms companies and NGOs, as well as collect the personal data of their employees.” One of her dupes: German politician Jovica Jovitch, from the pro-Russian Sahra Wagenknecht Alliance. “He gave advice on developing the channel. For example, the politician suggested making a video of ‘Katya’ dancing on a NATO flag.” Achtung, baby! Postscript: “After Geray revealed her fake identity,” Nexta said, “unknown individuals threatened to kill her.”
Taking It to Russia: “Europe’s spies are finally taking off the gloves to face Putin,” claims a headline in the U.K. iPaper.
Goldfinger Deal: DOJ is quietly negotiating a plea deal with former senior CIA executive David Rush, who is accused of stashing $40 million worth of gold bars, cash and other valuables in his home (for purposes that remain unclear), according to a court filing Friday reported by CBS News. No doubt that’s one big can of worms the agency does not want opened in public.
Beirut Station: “The CIA station in Beirut was considered a plum assignment in the early Cold War, when the bar of the city’s St George’s Hotel was a centre of intrigue with ramifications across the Middle East,” writes Tom Griffin in a colorful brief history. Not so much anymore.
Strange Bedfellows: Espionage writer extraordinaire Ben McIntyre has yet another great-looking yarn out this week, Redwood: The Untold Story of the Cold War’s Most Extraordinary Spy. An excerpt in The Washington Post this week, set in Tehran in 1981, two years after the Islamic revolution, tells the story of how a desperate KGB agent in Iran offered to swap Moscow’s secret plan for a communist coup there in exchange for Viagra.
What’s in Your Garage? Fascinating story on how a Waterloo, N.Y. man rooting around in his garage discovered a box of classified World War Two files on the 1945 debriefings of U.S. prisoners of war in Germany. (Meryl Kornfield, The Washington Post)
People Get Ready: A Bob Woodward memoir is coming in November. “In Secrets, Woodward tells his story—from his Illinois youth to his Navy service during the Vietnam War to his tenure at The Washington Post, where his reporting with Carl Bernstein on Watergate captivated the world and became the book All the President’s Men,” plumps Simon & Schuster. “Like never before, Woodward takes readers inside his reporting on the White House, Supreme Court, CIA operations, and the Pentagon.”
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On a joué à Diablo IV sur la Nintendo Switch 2 à la BlizzCon 2026

À la BlizzCon 2026, Blizzard a laissé la presse jouer à Diablo IV sur Switch 2, uniquement en mode portable. Quarante minutes manette en main suffisent déjà à voir si un hack’n slash aussi gourmand tient vraiment dans les mains.
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[Nantes] Marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale.
Marchons partout en France pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale.
Lettre ouverte au dirigeant.e.s de tous les échelons dont le président de la République. Nous exigeons un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation — sans attendre un été caniculaire de plus.
https://26septembre.org/
Le 31 décembre 2022, vous demandiez dans vos vœux : « qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? ». La Gironde avait brûlé quatre mois plus tôt. Elle vient de brûler encore, plus fort qu’à aucun moment depuis cinquante ans, et la fumée est montée jusqu’aux villages du Cher.
Qui aurait pu prédire que plus de 7 300 personnes mourraient de la canicule cet été, sans que rien ne s’arrête ?
Qui aurait pu prédire que celles et ceux qui mourraient d’abord seraient les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires dans des logements sans isolation, les personnes âgées ou en situation de handicap restées seules, celles et ceux qui travaillent dehors et celles et ceux qui dorment dans la rue ?
Qui aurait pu prédire que les paysannes et les paysans perdraient entre 15 % et un tiers de leurs récoltes selon les productions ?
Qui aurait pu prédire que des millions d’animaux d’élevage mourraient de chaud en quelques jours, les poules d’abord, entassées sous des toits de tôle, et qu’il faudrait rouvrir les fosses d’enfouissement de 2003 ?
Qui aurait pu prédire que d’innombrables mammifères, oiseaux et insectes brûleraient vifs dans les incendies, sans qu’aucun décompte ne soit seulement tenté ?
Qui aurait pu prédire que les coupes dans les services publics laisseraient les enfants dans des écoles surchauffées, les pompiers sans moyens et les hôpitaux à découvert au moment précis où nous en avions le plus besoin ?
Qui aurait pu prédire que TotalEnergies encaisserait 5,4 milliards de dollars en un seul trimestre, 102 % de plus qu’il y a un an, sur la flambée du baril provoquée par les guerres pour l’accès aux ressources énergétiques et minières ?
Personne ne pouvait l’ignorer, parce que tout était écrit.
- Les compagnies pétrolières, elles, savaient dès 1971. Elles ont préféré payer pour qu’on en doute.
- Le GIEC (Groupe d’expertes et d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) avait prédit, depuis 1990.
- À de nombreuses reprises, par voie de presse, de pétitions et même de manifestations, des milliers de scientifiques du monde entier ont tenté d’alerter les dirigeant·es politiques. Ils et elles ont été ignoré·es.
Nous nous sommes mobilisé·es
Depuis que vous avez été élu, nous nous sommes mobilisé·es par centaines de milliers dans les grèves, marches et pétitions pour le climat.
Sur les ronds-points, quand la question du prix du carburant a rendu évident que la fin du mois et la fin du monde sont le même combat, et que la nécessaire bifurcation écologique ne peut se faire au détriment des travailleurs et des travailleuses pauvres de notre pays.
Aux côtés des exilé·es et déplacé·es, notamment à cause des dérèglements climatiques et des guerres économiques et militaires menées dans leur pays d’origine.
Contre les méga-bassines, pour que l’eau reste un commun et non le privilège de quelques exploitations. À deux millions de signatures contre le retour d’un insecticide interdit, parce que les sols, les rivières et celles et ceux qui les travaillent ne sont pas une variable d’ajustement.
Vous ne nous avez pas écouté·es. Vous avez dit que nous exagérions, puis que nous étions des radicaux, puis des écoterroristes. Pendant ce temps, vous avez ramené le Fonds vert de 2,5 milliards d’euros à 837 millions, quand il permet aux communes de se protéger. Vous avez ajouté 6,7 milliards au seul budget des armées en une année. Et toute notre sécurité civile tient sous le milliard, avec douze avions bombardiers d’eau.
Nous ne venons pas vous demander de nous plaindre. Nous venons vous demander des comptes.
Nous exigeons un plan d’urgence
Parce que l’été prochain sera plus chaud que celui-ci. Des lieux frais accessibles dans chaque bassin de vie, en commençant par les quartiers populaires et les communes rurales. Des écoles, des crèches, des hôpitaux et des EHPAD où l’on ne meure pas de chaud. La protection des travailleuses et des travailleurs de la chaleur inscrite dans la loi. Un toit pour chacune et chacun, parce qu’on ne s’adapte pas au climat quand on dort dehors. Des moyens humains et matériels réels pour les secours. Un fonds pour les paysannes et les paysans sinistrés, et le sauvetage de la faune inscrit dans les plans de catastrophe.
Nous exigeons un plan d’adaptation
Parce qu’aucune commune ne doit rester seule devant le feu et la soif. Le Fonds vert rétabli et l’ingénierie publique rendue aux territoires. La rénovation des logements engagée, des passoires thermiques et du parc social, pour que l’isolation cesse d’être un privilège. Des forêts protégées et restaurées, des sols restaurés, des haies replantées, des rivières et des nappes traitées comme des communs et non comme des stocks à privatiser.
Nous exigeons un plan d’atténuation
Parce qu’on ne s’adapte pas indéfiniment à une catastrophe qu’on continue d’alimenter. La fin de toutes les subventions aux énergies fossiles. L’interdiction pour toute entreprise française d’ouvrir de nouveaux projets fossiles, ici comme ailleurs. Des transports publics accessibles partout avant toute taxe qui pèserait sur les plus modestes. Une sortie du fossile qui soit aussi une sortie des guerres qu’il finance.
Pour payer ces trois plans
Nous exigeons que contribuent celles et ceux qui ont fabriqué la catastrophe et qui en tirent profit.
- Les superprofits des énergies fossiles, taxés dès la loi de finances 2027.
- Les superprofits de l’armement, dont les carnets de commandes n’ont jamais été aussi pleins.
- Un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches, qui rapporterait entre quinze et vingt-cinq milliards d’euros par an.
Trois Françaises et Français sur quatre veulent déjà que les entreprises fossiles paient davantage. Nous ne demandons rien d’autre que ce que ce pays réclame.
Le samedi 26 septembre 2026
Partout en France, dans les métropoles et dans les bourgs de mille habitants, dans les centres-villes et dans les quartiers, nous serons dans la rue.
Marchons pour le climat, pour le vivant, pour la paix, pour la justice sociale.Marchons pour la justice écologique et pour la justice sociale.Marchons pour les vivantes et les vivants, humains et non humains.
Marchons pour qu’on suive enfin les scientifiques, et qu’un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation soit engagé sans attendre un été de plus.
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The Iran Disaster Will Likely Be Job One
WaPo did a story about the investigations Democrats would like to do if they win the House. It’s a decent list:- Trump family looting and corruption (building on this running tracker House Oversight Dems have done), including contracts won by Trump’s failsons, his IRS “settlement,” and his conversion of Truth Social into an insider trading scam
- Giveaways to supporters, whether in the form of pardons or mining and gas deals
- His replacement of American landmarks with tributes to himself, including the no-bid contracts that have destroyed those landmarks
- ICE, including Lewanoemski’s corruption, the death rates in ICE concentrations camps, and goon misconduct
- Various abuse of power in the government, including politicizing intelligence
- Politicized prosecutions, including the weaponization fund
- Coercion on private companies like Apple and Google to pull ICE apps, law firms to do free work, and quid pro quo for propaganda for regulatory approval for the Warner deal
- Epstein Epstein Epstein
- Foreign policy issues, including the replacement of career diplomats with Trump’s son-in-law and his developer buddy and the role of crypto investment in that deal and Trump’s acceptance of the Flying Bribery Palace from Qatar
This is, admittedly, a list designed to gin up support in advance of the midterms; in two places, the WaPo notes that Trump obstruction may make it very hard to pursue some of these investigations (at least via traditional methods, I would add). I don’t expect Democrats to share how they plan to bypass Trump’s obstruction.
But there’s something that’s is barely mentioned that I think does deserve some focus: Iran. It is mentioned, three times, in these contexts:
The politicization of intelligence:
Rep. Jim Himes (Connecticut), the ranking Democrat on the House Intelligence Committee, said there has been a purge of intelligence officials who have contradicted the president, including the authors of an assessment that undercut Trump’s rationale for deporting alleged Venezuelan gang members without due process and a report that found limited damage from U.S. military strikes on Iranian nuclear sites last year.
The aforementioned use of conflicted family members in lieu of actual diplomats and then — in the same section on foreign policy — “other:”
Trump’s close adviser Steve Witkoff, and the president’s son-in-law Jared Kushner have served as leading peace negotiators with countries including Iran, Israel, Russia and Ukraine, even without formally joining his administration.
[snip]
Other Democratic targets include the Board of Peace, a multinational group meant to end conflicts; the new presidential plane gifted by Qatar; tariffs and trade deals; the Iran war; military intervention and strikes against alleged drug-trafficking boats in Venezuela; and the redevelopment of Gaza.
Again, I have no problem with this list, as a pre-election talking point. But I suspect Iran may be a far more urgent issue, if it doesn’t become one before then. That’s because Iran seems to be playing for strategic advantage, with the help of Russia and China.
Mid-week last week, Philips OBrien vocalized something I’ve been obsessed about: Iran can do great damage to the US, strategically, by forcing it to use PATRIOT interceptors even with relatively innocuous attacks on US partners in the region, effectively bleeding out the US.
Iran has no interest in just sitting back and letting the US strangle its trade with no response. The Iranians seem to want (quite sensibly from a strategic point of view) to both impose itself on shipping in the Strait of Hormuz and to bleed the USA of vital military equipment. They have one particularly vital area that they are clearly aiming for, to denude the USA of Patriot interceptors.
This is all part of an Iranian ability to opt for sideways escalation, a phrase I have been using for a while. That is by attacking facilities in US partner states in the region, which force the US to expend weapons such as Patriots, to defend them. In that way, even successful US interceptions end up weakening the US position.
On the evening of September 8 we had a prime example of this sideways escalation in operation. Jordan said that evening Iran had fired 20 ballistic missiles at it, 18 of which had been intercepted (and claimed that the other two failed to hit their target). If normal US protocol had been followed, and two patriots had been fired at each incoming missile, that means 36 more Patriots were used on just this one interception mission. That seems, unfortunately for the US, a gross underestimate. The skies over Jordan were full of Patriots, and different OSINT accounts are indicating that at least 60 patriots were fired in the operation (some say up to 100, but I would stay with the lower figure).
Presumably, both Russia and China would be happy to sustain Iran for some time if they can guarantee that the US will complete the process of shooting its wad. If that happens, the US will be left helpless against certain kinds of attacks, and Iran and Russia and possibly even China can launch offensive attacks on US targets.
Meanwhile, Iran’s clients in Yemen have succeeded in a two-fronted attack on the Saudis — hitting both their pipeline to the Red Sea and taking control of a key island in the Bam al-Mandeb — the very strait DOD shot its wad trying to reopen in early 2025, after discussing the “strategy” behind doing so on Signal.

Sal Mercogliano explains why this is important (and how expensive this has already made shipping).
And in his weekend post, OBrien returns to how suddenly things are going south for the US in the Middle East and speculates that the US refused Saudi Arabia’s request for help responding to the Houthis because the missile shortages make it impossible.
what we are seeing is a weakening US, having to abandon its key strategic and economic allies, as its flounders around running out of munitions and losing advanced equipment fighting Iran.
The US might (and arguably should) never recover from this disaster, at least in the eyes of its once allies and partners in the region. The idea of US military might has sustained the US for almost 80 years in this area. What states like Saudi Arabia did, was outsource much of their security to the USA based on the assumption that not only was the USA strong, but also that it was reliable.
The Saudis purchased such masses of weapons from the USA not out of the goodness of their hearts, but because they believed that this meant that if they were faced with real peril (like they are now) that the US would come to their aid.
Now, the USA is too weak to do so. What the Saudis are experiencing will also accelerate a move away from military dependence on America from other states in the Gulf. The US destroying its own strategic position was something I worried about in this August 2 piece in the Atlantic (Gift link). However, it has happened far more quickly than I imagined.

In its actions and military failures of the last six and a half months, the American Age in the Middle East seems to be unravelling at an accelerating rate.
Importantly, this will have increasingly urgent repercussions domestically. Diesel is already over $6, a record high, which puts pressure on truckers and therefore on all the goods they ship. Trump already significantly emptied the Strategic Petroleum Reserve, so he has fewer ways to intervene to insulate American consumers from rising prices. And all that’s before additional instability that Iran, at least, seems determined to attempt before the election.
Tomorrow, Iran and some countries (though not all) from the Gulf Cooperation Council will hold talks that could lead to a separate solution — or at least, add to the pressure on the US to capitulate to Iran.
Yes, underlying all this is the scandal that Jared and Witkoff didn’t understand the least little thing they were discussing in their last bid to forestall this war and likely hope to profit off any “deal” to end the war. Underlying this all is the corruption that drives every single thing Trump has done in his second term.
But the Iran War will not only provide a way to get to the corruption, it will present the kind of humiliation and — increasingly likely — not just short term economic pain but long term structural readjustment. It will also provide a way to demonstrate that white supremacists fuck everything up.
Most of all, it may create the kind of emergency that Democrats must prepare to exploit before the Disaster Capitalists get there first and before the white supremacists who got ass-handed move to scapegoat someone else.
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Our Wins Of The Week
We are now officially in the final post-Labor Day stretch of the midterm election campaign. And Democrats’ momentum is only building.
On the generic ballot, multiple polls this week have Democrats up 11 points, portending a possible massive blue wave coming this November.
Qunnipiac:
YouGov/The Economist:
Both of which follow last week’s Honest Poll, which found Dems with the same margin.
And as such, we are starting to see a consolidation of voters behind Democratic candidates.
A new poll out of Iowa shows Josh Turek ahead in the Senate race and Rob Sand up 10 for Governor.
A similar dynamic is playing out in Michigan.
And even more good news in Senate polling where those came from!
Just a reminder that our Tuesday and Thursday content is free for all readers.If you missed this week’s pieces, please check out How To Get Crushed In The Midterms and Where Democrats’ 2028 Hopefuls Stand On Core Threshold Issues. -
La biblio de la lessiveuse évolue : rendez-vous critique de l’actu critique
Le thème : Les vies derrière ce voile qu’ils agitent. -
Donald Trump doubles down on support for united Ireland
US president brushes off Andy Burnham’s opposition to referendum and says he will remove Irish whiskey tariff
Donald Trump has reiterated his support for Irish unification and brushed off Andy Burnham’s opposition to a referendum.
“Everybody says that. Then things happen,” the US president said on Sunday of the British prime minister’s response.
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Suite à des incidents graves de sécurité provoqués par la perte de contrôle d’agents d’intelligence artificielle en cours de test, plusieurs patrons des géants états-uniens du secteur se sont prononcés pour une pause dans les recherches et pour la création de garde-fous, alors que la régulation par les États demeure très insuffisante. -
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CNews, 100 % Frontières, 100 % Mabrouk, 100 % Benjamel... C'est la rentrée pour Usul et Lumi dans Rhinocéros ! Mais avant de s'atteler aux classiques, concentrons nous sur "l'affaire Charles Sapin" à France Inter !