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Rencontre autour du livre Jargon libre : Hellyette Bess, des archives, des récits, des gestes (Éditions Terres de Feu., 2026)
Présentation et discussion autour de l'ouvrage retraçant le parcours de la militante anarchiste Hellyette Bess et l'histoire de sa bibliothèque d'archives révolutionnaires « Le Jargon libre » samedi 26 septembre à 17h à la librairie Le Monte-en-l'air (Paris 20e), en présence d'Hellyette Bess.
Jargon libre retrace le parcours d'Hellyette Bess, militante anarchiste et l'histoire de sa bibliothèque de consultation de livres et d'archives révolutionnaires dans le quartier de Ménilmontant.
Aujourd'hui fermé, ce lieu a été un pilier de la mémoire des luttes et un espace unique de transmission. Plus qu'une simple bibliothèque, Le Jargon libre incarnait une pratique politique : celle de conserver et transmettre nos propres traces, sans dépendre des institutions.À travers le parcours d'Hellyette Bess, nous explorerons ce que signifie faire vivre la mémoire libertaire au quotidien — non pas comme un fétiche du passé, mais comme un outil pour nourrir les luttes d'aujourd'hui.
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Clôture de la rencontre Arts, Résistances et Rébellions au Caracol Jacinto Canek, Chiapas
Après 29 jours, et avec plus d'un millier de participants venus de presque 40 pays différents, vient de s'achever la série de présentations, d'ateliers et de performances que les camarades zapatistes ont convoqués et organisés sur leur territoire. Ils nous ont annoncé la présence de 1111 zapatistes à Mexico, 20 ans après leur dernière venue, pour se tenir aux côtés des Mères et Pères cherchant sans relâche leurs proches disparus* à travers tout le pays.
Textes et photos par : Alexis & Piankov
Traduction de l'espagnol : ClaudioAprès 29 jours, et avec plus d'un millier de participants venus de presque 40 pays différents, vient de s'achever la série de présentations, d'ateliers et de performances que les camarades zapatistes ont convoqués et organisés sur leur territoire. Ils nous ont annoncé la présence de 1111 zapatistes à Mexico, 20 ans après leur dernière venue, pour se tenir aux côtés des Mères et Pères cherchant sans relâche leurs proches disparus* à travers tout le pays.
Durant toute la rencontre, et jusqu'à sa clôture, ont eu lieu des performances musicales, de la poésie et de la prose, tant de la part des zapatistes eux-mêmes que des participants extérieurs. Les ateliers furent variés : impressions de sérigraphie sur t-shirt ou papier, auto-défense féminine, marches en territoire zapatiste pour explorer la biodiversité et les paysages volcaniques caractéristiques des montagnes du sud-est mexicain, entre autres.
Sur la scène centrale s'est tenue la représentation d'un groupe de jeunes zapatistes autour de la pièce « Le commun et le jour d'après », qui renoue avec les principes d'une vie harmonieuse entre les membres d'une communauté et la nature, à travers l'organisation. Avec une emphase sur l'abolition des violences patriarcales, de la propriété privée et des vieux travers de l'ancienne société. Se sont cultivés le partage, la solidarité et l'empathie en faveur d'une vie commune pour éliminer le système capitaliste.
Cette œuvre nous invite à réfléchir sur les jours à venir, sur la force et l'organisation que nous devons avoir pour ne pas permettre au capitalisme de ressurgir. Car nous savons que, comme une maladie, il sera latent pendant plusieurs années, à nous guetter ; et que sûrement les survivants qui n'auront pas commencé tout de suite à s'organiser autrement reproduiront les mêmes logiques qu'auparavant, simplement car il n'auront pas su faire autrement. Mais il nous faut etre plus fort et astucieux. D'où l'importance de réaliser de telles rencontres, qui nous permettent de continuer à nous confronter à d'autres réalités, d'échanger des connaissances et de maintenir vivant l'espoir.
En plus de la pièce et de la force d'organisation que nous ont démontrés nos camarades zapatistes lors de cette rencontre, ils nous ont laissé dans le cœur leur grande générosité et un exemple pour faire les choses différemment. Les soirées à danser, les journées radieuses avec les enfants jouant et illuminant tout sur leur passage. Des mères, des pères, et toute une communauté prenant soin collectivement les uns des autres. Femmes et hommes jouant au basket, aux échecs, échangeant des blagues avec les étrangers. Cette rencontre nous aura laissé la montagne et la pleine lune dans les bras, la nourriture, la nature, et au loin le Winikton (l'homme de pierre) observant nos pas.
Sans aucun doute, tout ceci a constitué un espace de formation à travers la culture. Des anciens combattants chantant sur la prise de San Cristobal jusqu'au jeunes poètes chantant à la liberté, les expressions artistiques ont appuyé le fait que les luttes en commun pour les communs sont des outils pour sauver ce qui nous reste d'humanité et arriver au jour d'après.
Finalement, lors de la clôture de l'évènement, le sous-commandant Moisés a insisté sur la nécessité de nous organiser chacun sur son territoire, de faire du « buen vivir » (du « bon vivre ** ») un art - que le système capitaliste nous a dénié -, de l'importance de partager les savoirs, de la convergence de nos actions, et surtout de la persévérance dans cette lutte qui avance lentement mais sûrement.
*Les personnes disparues au Mexique constituent un phénomène massif, en lien avec la violence du crime organisé.
https://basta.media/a-l-ombre-des-stades-de-foot-Mondial-2026-a-la-recherche-des-130-000-disparus-du-mexique** Le « Buen Vivir », ou « Lekil Kaltik » en maya Tseltal, est la pratique quotidienne de l'autonomie politique, communautaire et anticapitaliste chez les zapatistes.
Traduction du texte espagnol publié dans « Noticias de Abajo » par Alexis & Piankov :
https://noticias.deabajo.abyaya.la/2026/08/31/ezln-cierre-artes/Galerie photos :
https://archive.org/details/Fotos-ez-cierra/Discours de clôture du sous-commandant Moisés :
Lecture Cierre por el Subcomandante Insurgente Moises, Resignarte u Organizarte 30/08/2026
par Hijos de la Tierra https://www.youtube.com/watch?v=zcRXhZM1HhI -
Patrick Weil : « Il faut un ministère de l’Immigration de plein exercice pour en gérer toutes les dimensions »
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« Kroak, kroak » : comment déchiffrer le langage des oiseaux nocturnes
« Ti-di-di », « kroak, kroak »... Et si l'on profitait des nuits pour écouter les oiseaux ? Fermons les yeux, glissons l'oreille, branchons la parabole et épluchons les sonagrammes !
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Cet article est publié en partenariat avec la Revue Salamandre.
La première fois que j'ai pris conscience de la migration nocturne, cela remonte à l'adolescence. C'était lors d'une des innombrables nuits à la belle entre amis ou en famille. Un chant de caille qui se déplaçait parmi les étoiles ! « Plus (…) -
Ni eau, ni frigo, ni WC : le dur quotidien de ces bergers dans des cabanes insalubres
Dans les Alpes, des bergers se battent pour loger dans des cabanes décentes. Encore faut-il que les éleveurs qui les emploient et les propriétaires des lieux soient partants pour se lancer dans de coûteuses rénovations.
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Saint-Paul-sur-Ubaye et Thorame-Basse (Alpes-de-Haute-Provence), reportage
« J'ai hâte de déménager », glisse Gaston en ouvrant la porte de la cabane qu'il occupe depuis le début du mois de juillet. La fin du mois approche et de l'extérieur, le cadre est idyllique : la (…) -
Les échecs de la « démocratisation culturelle », un prétexte pour moins financer la culture
Au motif qu’elles ne bénéficieraient qu’à une élite, les subventions culturelles font l’objet de critiques et de coupes. Pourtant, les politiques culturelles ont un impact sur une large part de la population. -
«C’est frappant d’entendre si peu d’alouettes» : dans les jumelles d’un ornithologue à l’heure du déclin des oiseaux
Ornithologue et chercheur au Muséum national d’histoire naturelle, Grégoire Loïs compte depuis cinq ans les oiseaux sur un secteur des Yvelines. © Esteban Grépinet/Vert
Guiperreux (Yvelines), fin avril, quelques semaines avant que le pays bascule dans un été caniculaire. Il est sept heures du matin, le soleil est levé depuis moins d’une heure et dépose timidement ses rayons sur la cime des plus grands arbres. À la lisière d’un bosquet encore humide de rosée, le chant lancinant du merle noir réchauffe l’atmosphère. Il est rapidement rejoint par les notes saccadées du pouillot véloce, petit oiseau verdâtre qui passe sa vie dans les frondaisons. Soudain, le cri nasillard d’un faisan de Colchide retentit au loin.
Au milieu de ce concert matinal, Grégoire Loïs se tient debout, l’oreille alerte. Jumelles autour du cou et carnet en main, le cinquantenaire griffonne énergiquement le nom de chaque espèce vue ou entendue. Récoltées en suivant un protocole méticuleux, ses observations alimenteront – avec celles de centaines d’autres ornithologues dans toute la France – la précieuse base de données du Suivi temporel des oiseaux communs (le «Stoc»).
Réalisé chaque printemps depuis 1989, ce comptage permet aux scientifiques du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) d’estimer l’évolution de l’abondance des différentes espèces à plumes au cours du temps. Le dernier bilan en date, publié en 2021 avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), est sans appel : les oiseaux des villes et des campagnes françaises ont décliné de près de 30% en trente ans.
«Des gagnants et des perdants»
«La première fois que nous avons établi une tendance moyenne pour toutes les espèces, nous ne nous attendions pas à voir un tel déclin, se souvient Grégoire Loïs, lui-même chercheur au MNHN, en charge des sciences participatives. Il y a des gagnants et des perdants chez les oiseaux, mais nous ne pensions pas avoir autant de perdants.» Passionné d’ornithologie depuis sa plus tendre enfance, ce natif des Yvelines a vu de ses propres yeux la disparition de plusieurs espèces emblématiques de sa campagne. Vert a suivi le scientifique sur les dix points d’écoute qu’il couvre chaque printemps depuis cinq ans.
Le «Stoc», un comptage robuste pour suivre l’état des populations d’oiseaux en France
Le Suivi temporel des oiseaux communs (Stoc) est l’un des plus anciens comptages naturalistes en France. Plusieurs centaines d’ornithologues y participent chaque année depuis 1989. Chacun se voit attribuer un carré de deux kilomètres de côté tiré au sort à proximité d’un lieu de préférence. À l’intérieur, dix points de comptage sont répartis en tenant compte de la diversité des écosystèmes présents (villages, forêts, rivières…).
Trois passages doivent être effectués en mars, avril et mai. À chaque point d’écoute, les ornithologues notent la totalité des espèces entendues ou vues en l’espace de cinq minutes, chronomètre en main. Les comptages sont effectués chaque printemps, si possible aux mêmes jours et dans les mêmes conditions météorologiques que les années passées.
Les données remontées par chaque naturaliste sont ensuite collectées, vérifiées et analysées par des scientifiques du Muséum national d’histoire naturelle, qui établissent des tendances sur le temps long pour chaque espèce et groupe d’espèces.
Voir tout«Vu le milieu, il devrait y avoir au moins trois rossignols, s’étonne-t-il en pointant du doigt une friche. Quand j’étais gamin, il y en avait partout.» Difficile à observer dans les broussailles dans lesquelles il se terre, le rossignol philomèle est pourtant impossible à manquer lors d’un comptage : il passe ses journées (et même ses nuits !) à chanter, recouvrant même les gazouillis des autres espèces. Si ses populations restent stables ces deux dernières décennies à l’échelle nationale, l’oiseau a vraisemblablement disparu de la zone suivie par l’ornithologue.
Un peu plus loin, en se rapprochant des habitations, le comptage réserve des surprises plus réjouissantes. Le naturaliste observe de plus en plus de verdiers d’Europe. Une bonne nouvelle pour ce petit passereau habitué des mangeoires : ses populations s’effondrent ces dernières années à cause d’une épidémie de trichomonose, une maladie parasitaire qui touche les voies digestives. En vingt-cinq ans, l’oiseau a perdu près de 70% de ses effectifs au niveau national.
Le long du parcours, les chants d’alouettes se font timidement entendre. © Esteban Grépinet/Vert
Le long du chemin, mésanges, pinsons, grives et autres oiseaux très communs se font régulièrement entendre. Ces espèces dites «généralistes», qui peuvent aussi bien vivre en ville qu’à la campagne ou en montagne, sont les seules à connaître une dynamique positive. Le pigeon ramier, reconnaissable à son vol lourd et sa bande blanche sur le cou, en est un cas emblématique : sa population a plus que doublé en vingt-cinq ans.
Les alouettes ne sont plus à la fête
À l’inverse, la situation des oiseaux «spécialistes» est plus inquiétante : ceux des milieux agricoles (perdrix, bruants…) ont décliné de 30% en trente ans, et ceux des milieux forestiers (pics, troglodytes…) de 10%. Même les espèces des zones bâties sont en difficulté, avec une chute de 28% depuis 1989. Oiseaux emblématiques des campagnes, qui nichent dans les granges et les garages, les hirondelles rustiques ont vu leurs populations s’effondrer de trois quarts en Île-de-France (notre article).
«Il est très rare d’être surpris par une espèce. Chaque année, ce sont plutôt les absents qui m’étonnent.»
Les causes de ces déclins varient selon les espèces et leurs habitudes écologiques : disparition des friches ou des cavités dans les bâtiments rénovés pour certains oiseaux urbains, intensification de l’agriculture à la campagne… Pour les oiseaux insectivores, une récente étude française – basée sur l’analyse des données du Stoc – a mis en avant une «forte corrélation» sur le temps long entre les ventes de produits insecticides et le déclin de ces espèces (notre article).
Sur son circuit de comptage, qu’il couvre trois fois par an depuis 2021, Grégoire Loïs se remémore des moments marquants. Là, sur ce grand arbre étouffé de lierre, une chouette hulotte s’était envolée en plein jour à son approche. Plus loin, sur un vieux poirier planté au milieu d’un champ de céréales, une pie-grièche écorcheur était figée, tel un fantôme du passé. Typique des haies, où il empale ses proies, ce passereau au bec crochu se fait de plus en plus rare en Île-de-France. Proche cousine, la pie-grièche grise nichait encore dans la région il y a trente ans : elle n’y a plus été observée depuis 2005.
Un poirier au milieu d’un champ de céréales, sur le parcours du «carré Stoc» de Grégoire Loïs. © Esteban Grépinet/Vert
«Il est très rare d’être surpris par une espèce. Chaque année, ce sont plutôt les absents qui m’étonnent, témoigne Grégoire Loïs. Cela peut être lié à l’aléatoire, mais aussi à des populations plus faibles.» Le naturaliste s’aventure désormais au milieu des vastes étendues d’orge et de blé, typiques de plaines céréalières du centre de la France. «Vous voyez comme ça s’est calmé ?, chuchote-t-il. Pour l’instant, on entend juste deux espèces», contre une dizaine sur les précédents points d’écoute.
Symbole de ces campagnes silencieuses, le chant d’une alouette des champs s’étouffe au loin. «Normalement, c’est le bruit de fond omniprésent de ce type de milieu, souffle le chercheur. C’est frappant d’en entendre si peu.» Dès la fin de l’hiver, ce passereau couleur terre passe ses journées à faire résonner son indescriptible gazouillis métallique. Mais l’oiseau bien connu des comptines pour enfants n’est plus à la fête en France : en vingt-cinq ans, sa population a chuté de 32%.
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Les principes fondamentaux du marxisme écologique, et 3 autres conseils de lecture
En tête de notre sélection cette semaine, une synthèse sur l’écomarxisme qui revient sur l’émergence de ce courant mal connu, avant d’analyser ses développements contemporains. -
Céline Dion à Paris : peut-on encore se permettre une telle gabegie écologique ?
La série de concerts de Céline Dion à Nanterre draine des centaines de milliers de personnes, certaines traversant la planète pour y assister. Au point que cette résidence s'avère plus polluante que les tournées mondiales.
Lire la suite - Info / Culture
Encore seize soirs… Samedi 12 septembre commence la résidence de Céline Dion à la Plenitude Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine). Pas de tournée mondiale pour l'artiste québécoise, qui préfère se produire jusqu'au 17 octobre dans la plus grande salle de spectacle (…) -
Les mots croisés d'Alter Eco : « A réuni Le Maire et Piketty »
Gini, roi du pétrole, post GATT… Les mots de l'économie se déclinent aussi en cases blanches et noires. Croisez le fer avec Alter Eco ! Et envoyez-nous vos grilles. -
Ephéméride des luttes : 12 septembre
Le 12 septembre, l'éphéméride des luttes s'en prend aux fascistes et aux franquistes, tentant d'en finir avec leurs chefs et leurs représentants à travers le monde. Un sain hobby.
1880 : A Paris, parution du premier numéro du journal 'La Révolution Sociale'. Selon l'éphéméride anarchiste, "Comment un journal anarchiste hebdomadaire en vient à être créé de toutes pièces et financé avec les fonds secrets du Préfet de police de Paris, Louis Andrieux, pour mieux infiltrer le mouvement anarchiste et éventuellement jouer la provocation...
Utilisant pour cela un agent infiltré (Egide Spilleux), qui prétend que l'argent provient d'une riche anglaise sympathisante, il arrive à abuser Louise Michel qui donne sa caution morale au journal. Cinquante-six numéros paraissent jusqu'au 18 septembre 1881, avant que certain compagnons ne s'étonnent de la désinvolture avec laquelle le journal publie leurs noms et adresses."1927 : A Paris, l'anarchiste italien Sergio di Modugno abat le vice-consul fasciste italien à Paris d'une balle de revolver.
1929 : Au Paraguay, le gouvernement décrète l'état de siège du fait de l'émergence d'un mouvement communiste dans le pays.
1948 : A Donostia (San Sebastian, Pays Basque), "une tentative d'attentat anarchiste aérien contre Franco a lieu. Après l'achat en France, par l'anarchiste espagnol Laureano Cerrada, d'un petit avion de tourisme qu'ils chargent de bombes, trois compagnons espagnols prennent place dans l'avion (le pilote Primitivo Gómez, José Pérez et Antonio Ortiz) dans le but de bombarder la tribune du Club nautique d'où Franco et les hauts dignitaires du régime doivent présider les régates. Mais le petit avion est rapidement intercepté par quatre avions de chasse espagnols. Son air inoffensif lui sauve la mise et lui évite d'être abattu. Il parvient à rejoindre la France.
Cela donnera lieu à un échange diplomatique entre la France et l'Espagne et à l'interrogatoire par la police française du pilote et du propriétaire (officiel) de l'avion, l'anarchiste français Georges Fontenis."
De nouveau extrait de l'éphéméride anarchiste
1970 : A la base de Dawson Field en Jordanie, le FPLP fait sauter trois avions vides détournés quelques jours plus tôt. C'est l'un des événements qui déclenchera 'Septembre Noir'.
1977 : A Johannesburg en Afrique du Sud, Steve Biko, un leader des mobilisations antiracistes et anti-apartheid, meurt en prison après avoir été battu et torturé.
2016 : A Lannion, dans les Côtes-D'Armor, un engin incendiaire explose contre la permanence du Parti Socialiste.
2017 : Lors de la première grande manifestation contre la Loi Travail numéro 2, des affrontements ont notamment lieu à Paris, où sortent quelques molotov, mais aussi à Nantes et dans une moindre mesure à Lyon, tandis que des centaines de milliers de personnes sont dans la rue partout dans le pays.
2018 : A Scorzé près de Venise, un hangar contenant le bureau et l'entrepôt d'un élevage de visons sont incendiés, faisant environ 300.000 euros de dégâts à l'industrie de la fourrure, sans qu'aucun animal ne soit blessé.
Voir aussi l'éphéméride anarchiste du 12 septembre.
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Washington Policy Review: September 11, 2026
Today’s Report
1. Overview
2. White House News
3. Truth Social Posts
4. Government Department News
5. Selected Democratic Officials
6. AI & Tech Company News
7. Congressional Watch
1. Overview
President Trump called on the Smithsonian Institution to exhibit a statue of George Washington by 2032 and requested the installation of an 11-foot Washington statue by September 17, 2026. He defended the proposed $5,000 “Trump Dividend” and highlighted support for himself and Vance at a recent convention.
The Department of State announced Deputy Secretary Christopher Landau visited Micronesia, the Solomon Islands, and Kiribati to advance economic and security priorities. The Department of War issued multiple contracts, including a $13.4 billion ceiling modification to The Boeing Co. The Treasury Department announced the release of a revised GloBE Information Return to implement an executive order by President Trump, which Secretary Scott Bessent stated rejects the previous administration’s global tax deal.
Governor Gavin Newsom proclaimed September 11, 2026, as “Patriot Day” in California and welcomed 39 new CAL FIRE Company Officers. Governor Wes Moore launched the fourth class of the Maryland Corps/Service Year Option. Governor Andy Beshear announced various appointments to state boards and commissions, and Governor JB Pritzker announced the appointment of Nathan Catt to the Eastern Illinois University Board of Trustees and scheduled attendance at 9/11 memorial and service events. U.S. Senator Jon Ossoff commemorated the 25th anniversary of the September 11 attacks, stating his intent to “honor and remember all of those who were killed.”
No news was found for the listed AI and tech companies.
On September 10, 2026, the Senate held a pro forma session with no business conducted. The House of Representatives met to introduce legislation and agreed to H. Res. 1520, which expresses the sense of the House regarding the 25th anniversary of the September 11, 2001, terrorist attacks. No committee hearings or markups were held.
2. White House News
No White House news found.
3. Truth Social Posts
President Trump called on the Smithsonian Institution to honor George Washington with a five-year exhibition at the National Museum of American History leading up to the 300th anniversary of his birth in 2032. He proposed that the museum replace the “Infinity” sculpture with a 30-foot “Colossus statue” of Washington, characterizing the existing modernist sculpture as something that “tells visitors nothing about America, inspires no one, and honors none of our Great American Heroes.” Trump further requested that the museum install an 11-foot Washington statue featured at the Freedom 250 Grand Prix Race in its Flag Hall by Constitution Day, September 17, 2026. He criticized the Smithsonian’s past leadership for focusing on “ideological activism” and a “Decolonization Plan,” arguing that the museum should instead establish a “Center for American Heroes” to tell the stories of those who “built great things” and “defended our Country.”
Regarding domestic policy and political events, Trump defended the proposed $5,000 “Trump Dividend” for U.S. adults, dismissing criticism from “Dumocrats” who he claimed are hoping the payment never occurs. He asserted that the dividend is supported by the country’s “Trillions of Dollars of Economic Development, Investment, and Pure SUCCESS,” and likened its prospects to his past legislative achievements, such as “THE GREAT BIG BEAUTIFUL BILL” and a $1,776 payment provided to military personnel, which he noted others had previously deemed impossible to enact.
Trump also highlighted media reports detailing a “Capacity Crowd” that “Goes Wild” for himself and Vance at a midterm convention. He shared additional coverage describing a “Sold-out crowd” in Dallas that was “energized for midterms” during his and Vance’s appearances at the Republican convention.
Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump
4. Government Department News
State Department (state.gov)
Deputy Secretary of State Christopher Landau traveled to the Federated States of Micronesia, Solomon Islands, and Kiribati to advance “America First economic and security priorities.” In FSM, he pledged over $100 million for disaster relief. In Solomon Islands, he announced the return of the Peace Corps, funding for battlefield preservation, and infrastructure assessments for Honiara Airport and Parliament. In Kiribati, he announced a study to expand the Kiritimati Island wharf to support maritime security and trade, aligning with the “Kiribati 20-Year Vision.”
Department of War (war.gov)
The Department of War announced multiple contract awards: The Boeing Co. received a $13.4 billion ceiling modification for Foreign Military Sales (FMS) to Japan, Israel, and future partners. Blue Halo LLC was awarded $99.8 million for the Leveraged Orbital Battlespace Optimization program. Olin Winchester LLC secured a $788.3 million contract for ammunition. Rolls-Royce Solutions America Inc. received a $39.1 million modification for Eitan power packs. Additional contracts were awarded to J & J Contractors Inc., Marinex Construction Inc., Orion Government Services LLC, and Onebrief Inc.
Treasury Department (home.treasury.gov)
The Treasury Department announced the release of a revised GloBE Information Return (GIR) to implement President Trump’s international tax agenda. Treasury Secretary Scott Bessent stated the move fulfills a “Day One Executive Order” to reject the previous administration’s OECD global tax deal. The revised GIR enables a “side-by-side safe harbor” that exempts U.S.-headquartered companies from Pillar Two cross-border taxes, such as the Income Inclusion Rule and Undertaxed Profits Rule, while establishing standardized reporting for local minimum taxes to reduce compliance burdens.
5. Selected Democratic Officials
Gavin Newsom (gov.ca.gov)
Governor Newsom welcomes CAL FIRE’s newest leaders as they answer the call to serve
On September 11, 2026, Governor Newsom recognized the graduation of 39 new CAL FIRE Company Officers, the department’s 12th leadership academy of the year. Since 2019, the state has trained over 3,600 emergency response leaders. Fire Chief/Director Joe Tyler stated, “On this day of remembrance, as we honor the legacy of those who came before us, these graduates step forward as leaders.” The administration reports that the CAL FIRE workforce has grown from 5,829 to 11,436 positions over the past five years.
Governor Newsom proclaims Patriot Day
Governor Newsom issued a proclamation declaring September 11, 2026, as “Patriot Day” in California to honor the 3,000 victims of the September 11, 2001, terrorist attacks, including 36 Californians. The proclamation highlights the “extraordinary courage” of first responders and civilians during the attacks. To mark the 25th anniversary, Governor Newsom ordered all flags on state buildings to be flown at half-staff, emphasizing the need to ensure future generations understand the “courage, service, and sacrifice” shown in the aftermath of the tragedy.
Wes Moore (governor.maryland.gov)
Governor Wes Moore launched Class 4 of the Maryland Corps/Service Year Option on September 11, 2026. Administered by the Department of Service and Civic Innovation, the program places young adults in paid, full-time service roles. Since April 2023, over 1,200 members have participated. For Class 4, the program is expanding specialty corps to include technology, literacy, health, and the new Immigrant Opportunity Corps. Governor Moore stated, “On a day we will always remember, Maryland chooses to honor immeasurable loss with meaningful service.”
Andy Beshear (governor.ky.gov)
Gov. Beshear Makes Appointments to Kentucky Boards and Commissions
Gov. Andy Beshear announced several appointments to state boards and commissions. William Craig Miller was appointed Bracken County Judge/Executive. Other appointments include Andrew Carter to the Louisville/Jefferson County Tourism and Convention Commission, Ken Lewis to the Northern Kentucky Convention Center Corporation Board, John Garrity to the Equine Drug Research Council, Shena Link to the Kentucky Apprenticeship Council, and Eddie Campbell to the School Curriculum, Assessment and Accountability Council. Additionally, Beshear appointed or reappointed members to the Public Advocacy Commission, State Board of Medical Licensure, and Native American Heritage Commission.
JB Pritzker (gov.illinois.gov)
Gov. Pritzker Announces One Appointment to Boards and Commissions
Governor JB Pritzker announced the appointment of Nathan Catt as a member of the Eastern Illinois University Board of Trustees, effective September 11, 2026. Catt, currently a Senior Finance Director at Caterpillar, holds a Bachelor of Science in Accounting and an MBA from Eastern Illinois University. This appointment is subject to confirmation by the Illinois Senate.
Daily Public Schedule: Friday, September 11, 2026
On September 11, 2026, Governor Pritzker is scheduled to attend the Chicago Fire Department Engine 42’s annual 9/11 memorial ceremony at Navy Pier at 7:30 AM. At 9:00 AM, the Governor will deliver remarks and participate in a volunteer service event for the 25th anniversary of 9/11 at Union Station in Chicago. Both events have no additional press availability.
Jon Ossoff (ossoff.senate.gov)
Sen. Ossoff Commemorates 25th Anniversary of September 11th Terrorist Attacks
On September 11, 2026, U.S. Senator Jon Ossoff commemorated the 25th anniversary of the September 11 attacks. Senator Ossoff stated his intent to “honor and remember all of those who were killed” and “all of the extraordinary first responders.” He described the event as a “heinous terrorist attack on American soil” and affirmed that the nation will “never cease our vigilance in defending the United States.” Senator Ossoff characterized the service of those involved as an “example of American heroism and patriotism.”
6. AI & Tech Company News
No relevant AI & tech company updates found for this date.
7. Congressional Watch
Covers the 2026-09-10 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.
Senate
The Senate met briefly in a pro forma session. No business was conducted, and the chamber adjourned until September 14, 2026.
None — No floor activity occurred [None]
House of Representatives
The House of Representatives met for a short session to introduce new legislation and report on various committee filings. The House also agreed to a resolution regarding the 25th anniversary of the September 11, 2001, terrorist attacks.
H. Res. 1520 — Expresses the sense of the House regarding the September 11, 2001, terrorist attacks on their 25th anniversary [Agreed to]
Committee Highlights
None — No committee hearings or markups were held
Coming Up
The Senate will convene on September 14, 2026, for a period of morning business followed by a cloture vote on the nomination of Matthew R. Byrne. The House will convene on September 14, 2026, with a program to be announced.
Reference: Congressional Daily Digest — 2026-09-10
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Préférence nationale
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Aujourd'hui, la maison n'a pas brûlé
Fin juillet, la France crame. En Gironde, mais aussi dans le Var. Le 21 juillet un feu se déclare près du petit village de Cotignac. Des centaines d'habitants sont évacués en urgence. Dont un couple de nonagénaires prit dans les flammes, sous les yeux d'un petit-fils inquiet.
« Ils viennent d'être évacués en urgence, ma mère ne veut pas quitter sa voiture, c'est la merde. » Le message de mon père a beau être clair et limpide, je beugue. Ça fait drôle quand même, quand ça arrive pour de vrai à tes proches et pas juste à la télé. Mes grands-parents habitent une jolie maison avec un terrain rempli d'oliviers, proche de Cotignac, un petit village du Haut-Var, réputé pour sa beauté provençale. L'été, les touristes viennent s'y entasser par milliers. Des incendies, ça fait 40 ans qu'ils en voient passer dans cette région qui enregistre chaque année des records de sécheresse.
« J'ai attrapé le chat et on a filé en voiture vers le village sans fermer la maison »
Au départ, mon père ne paraît pas très inquiet : « Le feu passe au nord du village, ils ont quand même évacué le camping, mais c'est loin, papi et mamie sont tranquilles. »
À l'heure du dîner pourtant, mes grands-parents sont tirés de leur baraque par un pompier en panique : « Je n'ai même pas pu m'habiller ! Ils nous ont dit que le feu était tout proche ! Je n'ai pas pu prendre mes papiers ! J'ai attrapé le chat et on a filé en voiture vers le village sans fermer la maison », témoigne ma grand-mère. Ils sont pris dans l'épicentre d'un feu qui file à toute vitesse : 2 000 hectares ont déjà brûlé en dix heures. Une fois sur place, ils rejoignent la salle des fêtes où on leur donne à manger et à boire : « Tout le monde était très gentil, c'était bien organisé. Personne ne pouvait nous loger, vu que tous nos voisins avaient aussi été évacués ! On a donc été logés à l'hôtel d'à côté », raconte papi. Sur les réseaux sociaux, je vois ce village tant familier, attaqué par les flammes comme un exemple type de l'écocide en cours. Une vidéo courte qui nagera dans un flot continu d'images-catastrophes sur lesquelles la plupart des gens glisseront leur pouce, impuissants. Moi, je bloque, regarde dix fois. Le ventre serré, je croise les doigts.
« Alors, on regardait les flammes »Ils ont tous les deux plus de 90 ans. Quarante années de vie qui risquent de disparaître en fumée. Avec le reste de la famille, on discute par téléphone : « Si la baraque crame, ça va les anéantir, que va-t-il rester ? » On ne peut malheureusement rien faire. « Toutes les routes sont bloquées, il faut qu'on attende. T'inquiète, leur moral est bon. »
« Il n'y avait pas de télé car le patron de l'hôtel voulait que ses clients profitent de la vue par la baie vitrée. Mais la vue, c'était l'incendie ! »
Le lendemain, ils parviennent à convaincre les pompiers de faire un rapide aller-retour pour récupérer des médicaments. Une partie du terrain a cramé, mais la maison est intacte, les oliviers indemnes. Les pompiers sont parvenus à éteindre le feu avant qu'il n'atteigne la maison. Ils n'ont pas le droit d'y rester pour l'instant.
« On était logé dans une suite de riches ! Le matelas était tellement épais que je n'arrivais pas à monter dessus, puis il y avait des tas de boutons pour la lumière et la douche, raconte ma grand-mère, exaltée. Il n'y avait pas de télé car le patron de l'hôtel voulait que ses clients profitent de la vue par la baie vitrée. Mais la vue, c'était l'incendie ! Alors, on regardait les flammes... » L'hôtel accueillait aussi les frères et les sœurs du sanctuaire Notre-Dame de Grâces, situé à deux pas du village. À la télé, quand ils sont interrogés, les bigots ne remercient pas les pompiers qui sont parvenus à contenir les flammes devant la chapelle, mais le Tout-Puissant ! « Je retiens surtout qu'ils se goinfraient aux repas servis par l'hôtel », se marre mon grand-père.
Les arbres noirsDeux jours plus tard, mes grands-parents sont enfin autorisés à revenir chez eux. Je les rejoins rapidement à Cotignac. En zigzaguant sur les routes vallonnées qui traversent les forêts de pins et de chênes, on ne se douterait pas qu'un drame a eu lieu quelques jours plus tôt. Le ciel bleu, les cigales. Rien d'autre qu'une impression de vacances en Provence. Puis, le vol d'un canadair, le passage d'un camion-citerne. En s'enfonçant dans le chemin qui mène chez eux, les premiers bords de routes calcinés. Les arbres sont noirs, les poteaux électriques à plat. Les oliviers, dont l'huile est réputée dans le coin, sont explosés à la racine, fendus en deux. Pour la plupart, les habitations sont intactes, mais on voit souvent le tracé au sol du feu à quelques mètres d'elles.
Face caméra, toujours les mêmes têtes dégueulantes qui font mine de pleurer devant les sinistrés, mais s'extasient devant « cette guerre contre l'incendie » menée par des « soldats du feu »
D'autres habitants n'ont malheureusement pas eu cette chance : on croise des voitures brulées ou des maisons aux toits effondrés par les flammes. Par moment, le feu semble s'être brutalement arrêté pour rebondir quelques mètres plus loin. Étrange contraste entre Provence bucolique et ambiance de fin du monde.
Du mal à dormirJe les retrouve dans leur maison, volets fermés, à la fraîche. On parle de tout et rien, mais ils semblent quelque peu déboussolés, fatigués. Finalement, le sujet revient vite : « Apparemment, le feu n'est toujours pas fixé, ça brûle vers Barjols. » C'est au-dessus, à une dizaine de kilomètres. « On a du mal à dormir, on se dit qu'on va être réveillés en pleine nuit pour être de nouveau évacués ! » s'inquiète mon grand-père. Et difficile d'avoir des infos en temps réel puisqu'internet est coupé. « À la télé maintenant, ils ne parlent que de la Gironde, on n'existe déjà plus ! Priorité au direct ! s'exclame papi. C'est toujours pareil : d'abord c'est la catastrophe, et dans quinze jours, les médias auront tout oublié. Mais pas les gens qu'ont perdu leur maison ! »
On zappe d'une chaîne d'info en continu à l'autre pour essayer d'avoir des infos qui s'afficheront quelques secondes sur un bandeau en bas de l'écran. Face caméra, toujours les mêmes têtes dégueulantes qui font mine de pleurer devant les sinistrés, mais s'extasient devant « cette guerre contre l'incendie » menée par des « soldats du feu ». Pas un mot sur le fait que cette « guerre » ressemble plutôt à une débâcle1, tant les budgets pour la lutte contre les incendies sont malmenés ces dernières années. D'après Reporterre, si le gouvernement avait augmenté son budget à la sécurité civile après les forts incendies de 2022, le gouvernement Attal avait, lui, coupé dans les budgets en 2024, empêchant le rachat de deux canadairs. Aujourd'hui, le budget est plus bas qu'en 2022 et l'État dépense moins dans la sécurité civile que pour la police aux frontières...2
Les jours qui suivent, on coupe le bois mort sur le terrain et débroussaille les alentours de la maison, au cas où le feu s'approche. L'incendie n'est toujours pas fixé. Chaque fois qu'un canadair passe, on lève nos mines inquiètes. « Le voisin passe tous les jours sur le terrain pour vérifier si ça ne reprend pas par sous la terre », raconte mamie, heureuse de cette entraide. Mais, la fameuse solidarité-de-tout-instant vantée par les médias semble être à géométrie variable. Les voisins se renvoient la balle sur le débroussaillage non effectué – une obligation légale du propriétaire, mais qui coûte un bras. Et la tension fait parfois sortir les pulsions racistes les plus délirantes : « “C'est un coup des islamistes !” m'a dit une voisine. Et d'après un autre ça serait les Russes ! » se désole mamie.
On en oublierait presque que les premiers faiseurs de flammes sont les industries polluantes, les gros agriculteurs qui assèchent les sols et plus généralement une économie capitaliste qui fait exploser le CO2 dans l'atmosphère et multiplie les risques d'incendie. Le soir, on regarde un reportage sur la situation climatique en Sicile. En 2023 et 2024, il n'a quasiment pas plu. Cette période a connu d'immenses incendies qui ont ravagé l'île. Aujourd'hui, la maison n'a pas brûlé. Mais demain, qu'est-ce qui nous attend ?
Etienne Jallot1 . Voir « Y'a le feu au lac », CQFD n°244 (septembre 2025).
2 . « En infographie : 10 ans de sous-investissement dans la lutte contre les incendies » (30/07/2026).
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Une belle petite niche
Dé-fis-ca-li-sa-tion. Défiscalisation ! Défiscalisation !
Et là, tu te dis : iels ont craqué à CQFD ? Iels sont passé·es de l'autre côté ? Eh bien non, lecteur, lectrice, rassure-toi, personne n'a vendu le Chien rouge à Bercy. On a seulement réussi à mettre en place les dons défiscalisés. C'est important, alors on va tout t'expliquer. D'abord, si tu ne payes pas d'impôts, inutile de te lancer dans l'aventure, va directement au paragraphe suivant. Dans le cas contraire et si t'as envie de nous faire un beau cadeau, direction : https://donorbox.org/cqfd. Grâce à la plateforme J'aime l'info (association loi 1901, reconnue d'intérêt général), ton don peut être défiscalisé à hauteur de 66 %, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Nous demande pas de traduire ce charabia, on n'est pas inspecteur·ices des finances. Tout ce qu'on sait, c'est que le Chien rouge t'a bricolé une belle petite niche fiscale. En gros, tu nous files un peu de fric, l'État t'en rend une partie, et tout le monde peut continuer à prétendre qu'il maîtrise la situation. Deal ?
Bienvenu·e à toi qui a sauté le tunnel sur la fiscalité. On voulait juste te dire un petit truc… (Imagine-nous les yeux rivés au sol, les mains qui se tortillent et les joues cramoisies) Tu vois, en ce moment, la presse indépendante, c'est pas évident. Niveau fric, surtout. Donc si t'as quelques pièces qui traînent – un numéro vaut deux canettes –, on les veut bien ! Mais si t'as rien, pas de panique : il y a d'autre manière de nourrir le Chien rouge. Cet été, plusieurs journalistes ont quitté la rédac, alors on cherche de nouvelles plumes, de nouvelles pattes et quelques truffes bien affûtées. Donc si t'as un sujet qui te taraude, une gueulante à pousser ou une enquête à mener, écris-nous à : rédaction.cqfd@gmail.com. Bref : si t'as des sous, on prend. Si t'as des idées, on prend aussi. Et si t'as les deux, là, franchement, tu nous régales !
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Vous avez eu chaud ?
Luno intervient bénévolement en prison. Il livre ici un regard oblique sur la taule et ses rouages par quelqu'un qui y passe mais n'y dort pas. Ce mois-ci, plongée dans la fournaise.
22 personnes ! En ce début juillet, la salle d'activité est pleine à craquer et, à vrai dire, je suis le premier surpris. Même si je crois dur comme fer aux ateliers que nous proposons et aux espaces qu'ils ouvrent dans l'ordinaire de la détention – disons des zones de tranquillité, de divagation possible, à défaut d'évasion – on ne remporte pas souvent un tel succès. Je comprends vite pourquoi : en mon absence mes collègues ont obtenu deux ventilateurs que les détenus s'empressent de mettre à plein régime. Dehors, le soleil cuit les tuiles noires et un halo de chaleur molle s'en échappe.
« C'est là que vous êtes bande de flemmards ! s'exclame le dernier arrivé.
— Eh ouais, on va pas aller griller en promenade, Papy ! Y'a zéro ombre à cette heure-là. »
Papy se marre en agitant les bras. Jeune quadra tatoué dans le cou et sur le dos des mains, il est déjà « deux fois grand-père » comme il aime à le rappeler pour inciter les autres – codétenus comme surveillants – à faire preuve de respect. Papy rejoint la clique du ventilo numéro un et tire un éventail publicitaire de la poche de son survet'.
Dans un rapport publié en 2024, l'association écolo Notre affaire à tous qualifie le dérèglement climatique en prison de « double peine ». Ici, tout est immédiatement amplifié par la vétusté des locaux, la surpopulation, le manque d'investissement et de volonté politique. Il faut imaginer le pire bâti possible : des complexes entièrement minéraux, dépourvus de végétation ; des pièces petites où cohabitent plusieurs adultes avec une seule fenêtre, jamais de volets. Impossible de se déplacer, mais également de s'abriter du soleil le jour ou d'aérer correctement la nuit. Et dans beaucoup d'établissements, dont ceux que je fréquente, aucune cellule ne dispose encore de douche individuelle. Se laver, ce n'est pas quand on veut ou quand on en a besoin, c'est au mieux trois fois par semaine et toujours au bon vouloir des matons. Le reste du temps, il faut se contenter du lavabo... D'où l'eau sort parfois brûlante en été !
Et puis, en taule plus qu'ailleurs, les emmerdes s'enfilent comme des perles. Pendant la deuxième vague de chaleur cet été, les frigos ont pété les uns après les autres. Parce qu'ils sont vieux ? Parce qu'il fait 45 degrés en fin d'après-midi ? Allez savoir. Le « partenaire privé » a mis une plombe à réagir et, pendant ce temps, la nourriture cantinée à prix d'or s'est gâtée et a été jetée au pied des bâtiments. En quelques jours, les rez-de-chaussée étaient infestés de cafards.
Autour de Papy, on s'échange des bons plans, en mode survie : qui reste allongé sur le carrelage une bonne partie de la journée, qui accroche une serviette trempée à sa fenêtre avant d'aller dormir, qui n'achète plus de produits frais de peur qu'ils moisissent. L'association Notre affaire à tous considère que le risque caniculaire touche désormais 100 % des prisons françaises.
Le lundi suivant nos ventilateurs flambant neufs ont disparu. À la place, une tour en plastique jauni qui crache de l'air tiède en faisant un boucan d'enfer. C'est qu'il fait chaud aussi dans les bureaux de l'administration !
Luno -
Ceuta : une riposte populaire antiraciste
Des abris en feu et des silhouettes tentant de fuir paniquées : à Ceuta, des « manifestant·es » anti-migrant·es ont incendié des campements de fortune le 27 août dernier. Cette agression rappelle l'instrumentalisation de la frontière opérée par l'extrême droite quelques semaines plus tôt à laquelle des habitant·es ont riposté.
« C'était énorme, quelque chose de jamais vu auparavant. La peur, l'incertitude et le chaos sont devenus palpables rapidement », explique Halima Ahmed, éducatrice spécialisée et porte-parole de l'ONG d'aide aux plus démunis Luna Blanca. Le 30 juillet dernier, l'afflux soudain de 60 000 à 80 000 personnes à Ceuta depuis le Maroc a été brutal pour cette ville autonome espagnole de 83 000 habitant·es. D'autant plus que ce chiffre « dépasse les limites des infrastructures et des services de base pour s'occuper de tous ces gens de manière digne », rappelle Halima. Par conséquent, nombre d'entre elleux, épuisé·es par le trajet réalisé à pied ou à la nage, sont contraint·es d'errer dans les rues en esquivant les contrôles de la flicaille malgré le soutien d'associations et d'habitant·es. Tellement invivable que la grande majorité a fait demi-tour vers le Maroc quelques jours plus tard.
Rapidement, on évoque qu'une rumeur concernant l'ouverture de la frontière à Ceuta sur les réseaux sociaux serait l'explication d'un tel afflux en si peu de temps. Des médias nationalistes marocains crient à l'ingérence algérienne, tunisienne ou française, quand les ultranationalistes américain·es crient à un complot fomenté dans leur propre pays. Mais la très grande majorité des exilé·es étant marocain·es, comment ne pas pointer du doigt la politique sociale et économique du royaume laissant des centaines de milliers de jeunes sur le carreau, sans espoir si ce n'est de partir ailleurs (voir page 6) ? Les expert·es comme Catherine Wihtol de Wenden, chercheuse au CNRS spécialiste des migrations internationales, évoquent même une instrumentalisation de la carotte migratoire par l'État marocain pour mettre une pression diplomatique sur son voisin espagnol1. Dans la confusion, les extrêmes droites européenne et espagnole ont été les plus promptes à récupérer la situation en crachant sur les 96 morts formellement identifiés à ce jour. La réaction spontanée des Ceutien·nes les a ridiculisés.
Les réacs européens unis dans la haineFace à la détresse des exilé·es, la réponse européenne est unanime : repli sur soi et contrôle. Les expressions popularisées par l'extrême droite « submersion migratoire » ou « invasion migratoire » sont désormais employées à tout va sur le Vieux Continent pour parler de vies humaines. Dès le 31 juillet, les infâmes Bruno Retailleau et Jordan Bardella ont été pris d'une crise de tweets aiguë. Le premier dénonce la politique de régularisation des sans-papiers initiée par le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, laquelle créerait « un formidable appel d'air qui menace de déstabiliser l'Europe entière ». L'ancien ministre de l'Intérieur français oublie de préciser que ces régularisations ont été réalisées uniquement dans un but économique pour que l'Espagne puisse rester compétitive dans un système capitaliste à bout de souffle. Par ailleurs, la théorie de « l'appel d'air » selon laquelle les politiques d'accueil de réfugié·es pousseraient un nombre encore plus grand de personnes à tenter leur chance sur les chemins de l'exil n'a jamais été étayée par des études scientifiques. De son côté, le président du Rassemblement national appelle à des « expulsions automatiques des clandestins », au « contrôle de nos frontières nationales », à la « protection des frontières extérieures de l'Europe » et à l'« exclusion de l'Espagne de l'accord de Schengen », rejoignant ainsi la position de son homologue italienne Giorgia Meloni. Santiago Abascal, leader du parti d'extrême droite espagnol Vox, appelle quant à lui à une « militarisation permanente de la frontière ».
« Fascistes hors de notre ville »Les groupuscules néonazis, fascistes et identitaires espagnols et européens ont su quant à eux profiter de l'espace Schengen pour venir déverser leur haine directement sur place. Dès le 1er août, des militants de l'organisation néonazie espagnole Núcleo Nacional ont débarqué en ferry à Ceuta. Créée en 2024 à la suite des manifestions nationalistes contre les négociations pour l'amnistie des indépendantistes catalans, celle-ci se compose de membres issus d'autres groupes comme Bastión Frontal, les Ultras Sur du Real Madrid, les Cubos skins ou encore l'organisation fasciste de la Phalange fondée dans les années 1930, puis intégrée au régime franquiste.
L'influenceur et député européen d'extrême droite espagnol, Alvise Pérez est contraint de battre en retraite dans un café face à une foule qui s'égosille : « Ceuta unie, pas divisée ! »
À leur arrivée dans l'enclave espagnole, les militants, cagoulés pour certains, t-shirt avec le symbole nazi du soleil noir pour un autre, ont tenté de se rendre à la Plaza de los Reyes dans le centre-ville, escortés par les flics, pour « défendre Ceuta » et « défendre l'Espagne ». Ils ne sont jamais arrivés à destination. Grâce à qui ? Eh bien aux Ceutien·nes qui ont rapidement réagi pour aller sur les lieux en premier aux cris de « fascistes hors de notre ville ! ». « Un groupe de fascistes cagoulés n'avait rien à faire dans une ville dont le multiculturalisme est sa plus grande force », s'indigne Halima Ahmed. Demi-tour les nazis, vous prenez le bateau et vous rentrez chez vous ! Le même jour, l'influenceur et député européen d'extrême droite espagnol, amateur de fake news, Alvise Pérez subit le même sort. Protégé par la police durant toute la journée à essayer d'organiser des petits « happenings » avec ses partisan·es, le fondateur et dirigeant du parti politique Se Acabó La Fiesta (La fête est finie) est contraint une première fois de battre en retraite dans un café face à une foule qui s'égosille : « Ceuta unie, pas divisée ! » Plus tard, la police décide même de l'extrader à bord d'une fourgonnette qui file vers le port sous les déclarations des locaux : « Je suis Espagnol ! Espagnol ! Espagnol ! » En effet, quasiment 50 % de la population de l'enclave revendique à la fois son identité espagnole et musulmane.
Identitaires de France et d'ailleursLe lendemain, la tension monte d'un cran. Outre la venue de l'influenceur et attaché de presse d'Alvise Pérez, Vito Quiles, les membres de l'initiative « citoyenne » européenne réactionnaire Save Europe Act sont venu·es dégueuler leur rhétorique et leurs concepts racistes. Iels ont tout d'abord « bloqué » le poste-frontière d'Algesiras de l'autre côté du détroit de Gibraltar sur le territoire espagnol aux côtés de la Revuelta, une organisation de jeunesse qui fut proche de Vox. Iels ont ensuite débarqué à leur tour à Ceuta pour organiser une manifestation appelant à la « remigration ». Un concept qui incite à la déportation des immigré·es non européen·nes dans leurs pays d'origine, indissociable de la théorie raciste du « grand remplacement ». Très prisée par les identitaires et les suprémacistes blancs, celle-ci prophétise la destruction de la culture blanche et de l'identité européenne.
Si aujourd'hui Vox est la troisième force politique à Ceuta avec 20,64 % des voix obtenues lors des dernières législatives en 2023, l'extrême droite groupusculaire la plus radicale n'a jamais réussi à s'y implanter
Parmi ces « citoyen·nes », nous trouvons surtout des infréquentables de toute l'Europe comme l'influenceuse et militante identitaire néerlandaise Eva Vlaardingerbroek à l'origine de cette initiative. Parmi elleux se trouve également un fasciste de chez nous : Rafael Ferron alias Raphaël Ayma, membre du groupuscule néofasciste provençal Tenesoun.
Encore une fois, les Ceutien·nes réagissent, répétant inlassablement que « Ceuta [est] unie, pas divisée ». Si aujourd'hui Vox est la troisième force politique à Ceuta avec 20,64 % des voix obtenues lors des dernières législatives en 2023, l'extrême droite groupusculaire la plus radicale n'a jamais réussi à s'y implanter. « Leurs électeurs, principalement racistes, ne supportent pas le fait que l'autre moitié de la population, les Ceutien·nes musulman·es, n'acceptent plus les rôles qui avaient été attribués à leurs grands-parents, qui n'étaient rien d'autre que des domestiques, des livreurs... », analyse Halima. Au moment d'écrire ces lignes, la situation reste tendue entre habitant·es hostiles aux réfugié·es et les structures d'accueil débordées. Mais cette séquence rappelle que l'autodéfense populaire, antifasciste et spontanée fonctionne dans les moments de crise. À bon entendeur.
Eliott Dognon -
9/11 Family Members Demand Trump Admin Release Docs 'Deep State Has Hidden' During Memorial
Two family members of 9/11 victims demanded during a 25th anniversary memorial Friday that the Trump administration release files that could potentially shed more light on Saudi Arabia's role in the terrorist attack. During a ceremony at the National 9/11 Memorial in New York City, family members of 9/11 victims called for the Trump administration to tell Saudi Arabia, home to Osama bin Laden and most of the hijackers, to "stop lying" about its alleged role in the attacks and demanded that the federal government release related documents. Saudi Arabia has long been accused of playing a part in the terrorist attacks, with allegations ranging from direct Saudi involvement, to theories that the CIA used Saudi assets as cover to obtain human intelligence from two of the hijackers... -
We Do Not Swear Unconditional Obedience

Leni Riefenstahl, the filmmaker of the Third Reich
I only saw brief clips of the Trumpapalooza, but one of the few I saw brought me up short. From Aaron Rupar on Bluesky (with video at the link), describing a point where Trump asked the crowd to stand:
Trump: “Please right your right hand. I pledge to the greatest president in the history of the United States. That loves us so much he can’t even breath. That I will go out with my family, my friends, I’ll do it any way – I don’t care if I’m registered or not, I’m going to try to cheat like hell…”
I physically shuddered as Trump began that pledge, because it reminded me so much of another pledge to another ruler. The photo below shows the pledge, as it appears in the Evangelisches Feldgesangbuch, the protestant field hymnal for the German Wehrmacht. The same pledge appears in the Katolisches Feldgesangbuch, which was the Roman Catholic military hymnal.

The German Soldier’s Oath, August 1939
The text translates like this:
I swear by God this holy oath, that I will render unconditional obedience to the Führer of the German Reich and people, Adolf Hitler, Supreme Commander of the Wehrmacht, and that, as a brave soldier, I will be prepared to risk my life at any time for this oath.
They were published in August 1939 by the Luftwaffe, and handed out to the soldiers of the German military. Right before they invaded Poland the following month.
It wasn’t always like this. During the Weimar Republic, members of the military swore an oath to the German constitution, but after the death in 1934 of President Paul von Hindenberg, the oath changed. It became a pledge to Adolf Hitler personally, the leader of the state and the leader of the people. Shortly thereafter, civilian members of the government were made to take a similar oath.
I lived in Germany for a time as an exchange student, right after they showed the NBC miniseries “The Holocaust” on national television. It was the first time there was such a public discussion of that subject, telling the story from Kristallnacht to the ghettos and finally to the death camps and gas chambers. I had conversations with old women whose husbands, fathers, uncles, brothers, and sons had gone off to war, with middle-aged folks who were kids at the time (including men who had been part of the Hilter youth as young boys – much the way that young American boys would join the Cub Scouts – “it’s what everyone did at that age”), and especially with my classmates at school. Beyond the horrors of the Holocaust itself, the stories of the cult of personality were gripping. “How could you have allowed that to happen?” said the folks my age to their grandparents, who mainly had little answer. A few talked about being connected with the “Confessing Church” which opposed the Deutsche Christen, the nationalistic Aryan folks who tried to take over German religious life. But for most, the older folks felt embarrassed at best, if not guilty and ashamed.
“I pledge to the greatest president in the history of the United States . . .”
So yeah, I shuddered when I heard those words. Shuddered, not in surprise but in pain. Trump has made it clear that he expects this kind of unconditional obedience from the attorneys of the DOJ, and Todd Blanche has done his best to clean out those who do not share that view of the DOJ’s attorneys. Pete Hegseth, the Secretary of Excursions, has the same mentality at the DOD, and has similarly worked hard to clean house of problematic generals and admirals. When Trump rails at the Supreme Court, it carries clear anger that the justices he nominated and got onto the court are not living up to an oath demanding unconditional obedience to him personally, even if they never actually took such an oath.
Or look at how Trump reacted to Senator Mark Kelly and his former military and intelligence community colleagues, when they pointed out that in our military, we not only do NOT demand unconditional obedience, but we demand exactly the opposite. Soldiers who are given illegal orders are not just given permission to disregard these orders but are REQUIRED not to obey them. Oh, the horror, says Trump, and he sicced DOJ and the DOD to go after Kelly et al., threatening not only their ranks and their pensions, but their very liberty.
That’s how Trump views being president. Everyone owes him — not the country or the constitution or the law, but him — unconditional obedience. And look at what he demanded his obedient minions do: cheat like hell.
Here in Missouri, we’ve seen what demands for unconditional obedience can do. We’ve been dealing with more than just the gerrymandering mess, but also anti-abortion zealots, some of the worst anti-trans laws in the country, and ballot measures that would have neutered the ability of the voters to use initiative petitions to overturn the most idiotic laws the legislature comes up with.
When a leader — any leader — demands unconditional obedience, be afraid. In a religious setting, that’s when you get to Jim Jones or pedophile priests. In an academic setting, this is when you get researchers who twist their data to fit the views of their superiors rather than letting it speak honestly. In a military setting, this is when you get My Lai. In a political setting, this is when you get Adolf Hitler.
We have less than 8 weeks before the elections in November. Many of the races are between candidates who act as if they have sworn unconditional obedience to Trump and candidates who have not. I envision my hypothetical grandkids asking me “How could you have allowed that to happen?”
I don’t want to shrug my shoulders in embarrassment, or bow my head in guilt and shame. And neither should you. It’s time to keep making good trouble.
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[Livre] Révolution et Contre-Révolution dans la Région Espagnole des Années Trente
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Présentation
La première partie de ce travail est initialement parue en espagnol dans la revue Comunismo 66 du Groupe Communiste Internationaliste (GCI) en février 2017. Bien que l'équipe qui a produit ce matériel ait préparé sa suite dans les numéros suivants de cette revue, une série de circonstances et de ruptures ultérieures ont interrompu le planning prévu. Plus de cinq ans après, une bonne partie des militants qui composaient l'équipe ont décidé de reprendre cette tâche importante, considérant qu'elle représente une contribution qualitative au bilan que notre classe a forgé de cet épisode historique extraordinaire. Cette seconde partie fut publiée par les Proletarios internacionalistas dans la revue Revolución 2 en septembre 2023.
Certains camarades s'interrogent sur l'utilité que peut avoir un tel matériel dans le présent : un bilan d'un processus qui s'est déroulé il y a presque un siècle et sur lequel on a écrit ad nauseam. Tout ce qui est important du point de vue du prolétariat révolutionnaire n'a-t-il pas déjà été dit ? N'y a-t-il pas des questions et des problèmes actuels beaucoup plus importants qui requièrent nos efforts et qui auront plus d'impact, ou du moins qui seront mieux accueillis dans notre communauté de lutte, par rapport à ce « mammouth » sur la lutte en Espagne dans les années 1930 ? Nous ne nions pas qu'il existe des questions actuelles d'une grande pertinence qui sont abordées aujourd'hui au sein des minorités révolutionnaires et d'autres sections de notre classe. Nous n'y sommes pas étrangers et y participons à différents niveaux.
L'antifascisme ne continue-t-il pas à avoir une force hégémonique partout, acquérant une nouvelle vigueur et renforçant la démocratie, le politicisme, la polarisation entre la gauche et la droite, en enrôlant même les prolétaires dans telle ou telle guerre ? Le gestionnisme n'est-il pas l'une des voies par excellence face à la crise de la valorisation du capital ? L'État du Rojava, la guerre Ukraine-Russie, l'utilisation constante d'un moindre mal, l'épouvantail du fascisme, le possibilisme, l'apologie de la prise des centres de production par les travailleurs comme objectif, l'anti-autoritarisme comme monopole du pouvoir dans les mains de l'État… Le bilan présenté ici ne fait qu'approfondir la critique de ces idéologies et d'autres qui restent aujourd'hui un pilier de l'ordre social. Leur pertinence et leur importance sont irréfutables.
Certes, la critique révolutionnaire a déjà passé en revue ces forces de l'ennemi au cours de ces neuf décennies. Mais il s'agit de poursuivre cette tâche en allant plus loin, de contribuer à donner à la critique historique du prolétariat un contenu plus profond et plus concret. En ce sens, nous ne pouvons pas permettre que ces matériaux continuent à circuler et à être discutés exclusivement « en interne » entre quelques camarades et groupes.
Au-delà de l'explication de notre méthodologie d'analyse, la présente contribution expose ce qui est pour nous l'ABC de la révolution et de la contre-révolution dans la région espagnole des années 30, accompagné d'un bref compte-rendu critique du développement de la lutte des classes dans cette période, en soulignant la force du prolétariat, de son associationnisme, de ses tentatives insurrectionnelles. En même temps, nous avons essayé de montrer comment ce processus riche et complexe de la montée de la révolution était parallèle à la constitution et à l'établissement de son contraire : la contre-révolution. En effet, nous avons montré comment, tandis que le prolétariat remettait en cause et attaquait l'ensemble de l'ordre social, tentant d'imposer ses besoins par sa force collective, essayant de faire un saut qualitatif par des tentatives insurrectionnelles, la contre-révolution prenait des formes alternatives pour neutraliser et phagocyter cette force qui menaçait son existence : république, partis de gauche, « alliances ouvrières »… jusqu'à ce qu'elle trouve dans le Front populaire et l'antifascisme la formule sur laquelle la contre-révolution s'est structurée et imposée.
Avec cette contribution, nous considérons que nous avons fait un pas en avant dans l'analyse des fondements de la contre-révolution dans la question espagnole. Il va sans dire que nous encourageons les camarades à nous envoyer toute critique de ce bilan, ainsi que toute information peu connue relative à ce formidable épisode de notre lutte de classe.
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Goûter de rentrée de l'anticra le 16/09 à 17h30
Les centres de rétention adminstrative (CRA) sont des prisons où l'Etat enferme les personne qu'il considère comme « sans papiers ». Les CRA sont un maillon clé de la politique coloniale et raciste menée contre les personnes étrangèr.e.s. S'ils doivent théoriquement servir à organiser l'expulsion des prisonnier.es, ils sont en réalité toujours davantage utilisés pour enfermer celleux que l'Etat considère comme indésirables. En témoigne la durée d'enfermement maximale qui n'a cessé d'augmenter, passant de 48h à leur création à 90 jours en 2018 et même 210 jours pour certain.e.s depuis la loi Rodwell adpotée l'été dernier. A Lyon, il y a deux CRA près de l'aéroport Saint Exupéry. Les conditions d'enfermement y sont ignobles (violences policères permanentes, nourriture insuffisante, ignoble et périmée, ...).
Nous nous donnons pour missions de relayer et soutenir les luttes des prisonnier.e.s des CRA, de dénoncer les entreprises qui collaborent avec les CRA, de lutter contre les nouvelles constructions et plus généralement de lutter pour la fermeture de tous les CRA.
Mercredi, on présentera un peu plus les CRA et le collectif et on parlera de l'actualité dans les CRA (luttes internes, loi Rodwell, pacte migratoire européen).
A bas les CRA, les frontières et les prisons !
Contactez nous sur signal : lyonanticra.69 ou sur insta @lyonanticra pour connaître la localisation exacte.
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FactChecking Day Two of the GOP Midterm Convention
Vice President JD Vance gave the keynote address on the second night of the Republican midterm convention, which also featured Health and Human Services Secretary Robert F. Kennedy Jr., House Speaker Mike Johnson and a final send-off from President Donald Trump. Here’s what we found in fact-checking their remarks:
- Several Republicans credited the Trump administration for a large drop in the violent crime rate in 2025 and a historically low murder rate. But the recent statistics continue a trend of declining crime in recent years, and criminologists say there are many possible reasons for the drop.
- Kennedy falsely claimed Democrats “closed every church in our country for a year” during the pandemic. Restrictions on religious gatherings were implemented by both parties and typically capped attendance, rather than prohibiting services altogether. Many of those restrictions ended or were made less strict within months.
- Trump vowed to end no cash bail, misleadingly saying that under the policy, “Somebody kills somebody and they’re out in the streets two hours later.” In states that have cashless bail policies, that almost never happens.
- Vance made the dubious claim that U.S. citizens account for all of the job growth during the current administration. Experts told us last year that the specific federal employment data supporting that claim are misleading.
- Johnson inaccurately claimed that Republicans inherited “record high” inflation from the Biden administration. They didn’t. The annualized inflation rate had declined to 3% when Trump entered office — a lower rate than it is now.
- Trump falsely claimed, “I built almost 2,000 miles of [border] wall.” The actual number is about a third of that, and only if including replacement wall rather than new wall in places where there was none before.
- Kennedy made the unsupported claim that Democrats “lost 360,000 children,” who he suggested went on to be trafficked. He’s distorting the findings of a 2024 report from the Department of Homeland Security inspector general.
- Kennedy misrepresented the available data to suggest that the Trump administration deserves credit for reversing decades of rising obesity rates and declining lifespans. Obesity was already falling before Trump took office, according to one survey, and life expectancy has generally been trending upwards for decades, with the exception of the COVID-19 pandemic.
- Kennedy falsely said that U.S. has the “sickest children in the history of the world.” Given that long ago it was common for as many as half of all children to die, this is not remotely true. Most countries today also have higher childhood mortality rates than the U.S.
The convention, the first for the Republican Party during the midterms, was held Sept. 9 and 10 in Dallas. For more on the convention, see our story on Trump’s keynote speech on the first night.
Claiming Credit for Crime Decline
Multiple speakers at the convention lauded a drop in violent crime in 2025 — the largest one-year decline in the violent crime and murder rates since the FBI began releasing the nationwide crime estimates in 1936. But they misleadingly framed it as a consequence of Trump taking office last year and wrongly cast it as a turnaround from Biden’s time in office.
Violent crime has been falling for several years, after a spike during the 2020 pandemic, which began in Trump’s first term. Criminologists also say there are many factors affecting the crime drop in 2025 and the exact reasons are unclear, as we’ve explained.
Vance speaks on stage on the second day of the 2026 Republican National Convention on Sept. 10 in Dallas. Photo by Brandon Bell/Getty Images.
“In America right now, because elections have consequences, you are enjoying the lowest violent crime rate in 126 years,” Johnson said. Vance raised the issue in his remarks, falsely claiming that under Biden’s time in office, the U.S. “became a country where violent crime exploded, unless of course you could afford private security,” and later adding that under Trump: “We’ve seen the largest drop of violent crime in the history of the United States of America because we back the police and throw the bad guys in prison. It’s not rocket science.” Trump similarly said, “And it was just announced, you saw that, that we achieved the lowest level of violent crime in 125 years since the year 1900.”
The violent crime rate, per local law enforcement data collected by the FBI, was 389.2 per 100,000 population in 2020, the last year of Trump’s first term. In Biden’s last year, 2024, it had dropped to 362.9 per 100,000. In 2025, it dropped further, to 327.6. (See Table 1 after downloading the FBI’s 2025 estimations for crime in the U.S.)
The murder rate declined from 5.1 per 100,000 in 2024 to 4.1 last year. It had been 6.6 in 2020.
Johnson’s and Trump’s references to the U.S. achieving the lowest violent crime rate in 126 or 125 years is actually a reference to the murder rate being the lowest since 1900, per a report by the Council on Criminal Justice, a nonprofit think tank, which used FBI statistics dating back to 1960 and public health data going back to 1900.
“The homicide drop is historic and crystal clear. But right now, what’s driving it is about as clear as a glass of milk,” Adam Gelb, the president and CEO of the Council on Criminal Justice, said in a statement. “Rates are falling in cities with very different public safety strategies, economic conditions, and political leadership.”
In an interview last month, Gelb told us that there could be some impact on crime from what the administration is doing, but we don’t know what that is yet. He cited many plausible factors affecting crime. “You know the movie ‘Everything Everywhere All at Once’?” Gelb asked. “That’s what we’ve got here. And when you have so many, so many things happening at once, it can be extremely hard to disentangle.”
Democrats Didn’t Close ‘Every’ Church ‘for a Year’
Kennedy claimed that Democrats “closed every church in our country for a year” during the COVID-19 pandemic.
This is false. In March and April 2020, states issued orders or guidelines limiting in-person interactions in an effort to slow the spread of COVID-19. Some states did prohibit religious gatherings — as they did with other kinds of mass gatherings — but most had exemptions allowing at least some in-person religious gatherings to continue. These restrictions applied not just to churches but to all places of worship.
According to a Pew Research Center analysis of state stay-at-home orders as of April 24, 2020, religious gatherings were barred entirely in just 10 states, while more than 20 states allowed religious services with size limitations and 15 states allowed religious gatherings of any size.
While most of those 15 states were led by Republicans, a few — including Pennsylvania and Michigan — had Democratic governors at the time. And three of the 10 states that barred religious gatherings of any size at that time had Republican governors — Idaho, Alaska and Vermont.
States also began relaxing those restrictions within months. For example, Alaska Gov. Mike Dunleavy announced that businesses and entities, including churches, could “fully reopen” in late May 2020. An archived version of a New York Times page that tracked state reopening plans shows that, as of July 1, 2020, houses of worship were allowed to be open in all 50 states.
Some states continued to enforce limits on attendance or implemented risk-based frameworks that tightened or loosened restrictions according to an area’s level of spread. California, for example, barred indoor worship in areas experiencing widespread transmission before the Supreme Court blocked that provision the measure in February 2021. But that doesn’t mean “every church in the country” was closed for an entire year.
We asked HHS about the basis for Kennedy’s claim and haven’t received a response.
Cashless Bail
As he has for years, Trump vowed to end no cash bail, misleadingly saying that under the policy, “Somebody kills somebody and they’re out in the streets two hours later.”
As we have written, some states that require cashless bail have exemptions for violent felonies and murder. And in the states where it is possible for a murder suspect to be freed pending trial without cash bail, per a judge’s discretion, it is exceedingly rare.
Numerous states and cities have passed laws limiting the use of cash bail, though each is a little different, and the laws are constantly being revised. Some states with cashless bail policies still allow cash bail for violent felonies and murder, such as New York. Most include some sort of risk assessment to determine whether someone can be held in jail pending trial.
The move in some states toward cashless bail was prompted by those who argued cash bail unfairly punishes those who can’t afford to pay it, leaving them to await trial in jail. Opponents have criticized the laws as soft-on-crime policies that worsens crime.
As we wrote last year, the balance of crime data doesn’t support the idea that crime has worsened as a result of the policies. Violent crime is dropping across the country, including in states that limit the use of cash bail.
When we looked into this issue in 2025, we found just one instance of a defendant facing murder charges being released without bail in any of the handful of states that have enacted some form of cashless bail. In 2024, a Rockford, Illinois, judge released from jail a man accused of first-degree murder pending his trial. The judge said she had concerns about the case and the evidence against the man.
“In Illinois, every case has the discretion of the judge on whether or not to release the accused,” David Stovall, a faculty member in the Department of Criminology, Law and Justice at the University of Illinois Chicago, told us in 2025. The idea that accused murders are routinely released without cash bail is “a misconception that’s rampant unfortunately.”
Kellen Funk, a legal historian and law professor at Columbia Law School, told us in 2024 that states that limit cash bail often “replace cash bail with judicial discretion,” which gives judges the option to detain defendants until trial, release them with “nonfinancial conditions” such as drug testing and a curfew, or release them without conditions except a requirement to appear in court.
For “felony homicide,” he said, “the law might recommend detention or set a presumption in favor of it, and in most cases in practice judges are inclined to order detention when the charges involve violent felonies.”
A Problematic Employment Comparison
Vance repeated a dubious Trump administration claim about American citizens — rather than “illegal aliens” — accounting for all of the job growth during Trump’s second term.
“Under Donald Trump’s leadership, we’ve created 1 million new jobs,” the vice president said. “And unlike the last administration, where most of the job growth went to illegal aliens, 100% of the job growth in the United States of America is going to American citizens, which is exactly where it belongs.”
Bureau of Labor Statistics data show that employment for the native-born population in the U.S. increased by more than 1.3 million from January 2025 to August 2026. In that same period, employment for the foreign-born population decreased by about 994,000.
To be clear, the foreign-born population is not just “illegal aliens.” It includes “legally-admitted immigrants,” some of whom may have since become citizens, “refugees, temporary residents such as students and temporary workers, and undocumented immigrants,” BLS says.
In addition, under the Biden administration, the latest BLS data show that native-born employment increased by about 7.5 million, more than the roughly 6.5 million increase in foreign-born employment.
But multiple economists and labor experts have said that particular BLS employment data – which is based in part on its Current Population Survey, or CPS, a monthly survey of 60,000 households conducted by the Census Bureau and BLS – should not be used for comparisons like the one Vance made.
Jed Kolko, a senior fellow at the Peterson Institute for International Economics and a former undersecretary for economic affairs at the Department of Commerce during the Biden administration, told us in a 2025 interview that with the CPS, the foreign-born and native-born population add up to a predetermined Census Bureau forecast that is done a year in advance. “So, a big decline in the reported foreign-born population” based on the survey “is going to be offset by a reported increase in the native-born population.” He wrote in an August 2025 piece that in the unlikely event that the entire foreign-born population in the U.S. disappeared, the CPS would automatically report that the native-born population increased by millions of people to equal the predetermined Census population estimate.
And, as another economist noted, when the estimated native-born population increases, so does the estimated number of U.S.-born workers. BLS data show that the native-born population has increased by almost 4.7 million since Trump took office, while the foreign-born population in that time has decreased by about 1.9 million. Kolko and other experts said the estimated increase in the native-born population is not realistic or plausible, and suggests the estimates are likely influenced by an increase in foreign-born residents not responding to the household survey or providing inaccurate information to administrators, meaning they said they were born in the U.S. instead of another country.
In his August 2025 piece, Kolko wrote that it’s best to check the unemployment rate for the native- and foreign-born populations. “Ignore the levels of population and employment: they mislead,” he said.
BLS data show that the unemployment rate for the native-born population has increased from 4.3% in January 2025 to 4.6% as of last month. On the other hand, the unemployment rate for the foreign-born population over that period went down from 4.6% to 3.4%.
Johnson’s Deceptive Inflation Tale
In spinning an economic narrative complimentary of Trump, House Speaker Johnson omitted key details, making it seem like Trump had inherited very high inflation when he hadn’t.
Accurately noting that inflation was just 1.4% at the end of Trump’s first term, Johnson proceeded to inaccurately claim that Biden handed Trump back a “total disaster.”
“Joe Biden came in and he reversed the policies and he brought us to a 40-year high of 9.1% inflation,” Johnson said. “So the very moment that Republicans were put back in charge, we started working around the clock to help you and your family — to make life more affordable, and to do everything within our power to bring down the cost of living for everyone in this country. And we’ve succeeded in so many ways. But it takes more than just 20 months to fix the total disaster that we were handed. And to turn the ship of state around.”
This distorts how inflation changed over time. Inflation did hit a high of 9.1% under Biden, but that was for the 12 months ending in June 2022. By the time Trump was back in office, inflation had cooled to a 3.0% annual rate, as measured by the Consumer Price Index. Under Trump, inflation has risen slightly. As of August, inflation for the past 12 months is at 3.4%, according to the Bureau of Labor Statistics.
It’s worth noting that Trump’s low inflation in 2020 and Biden’s very high inflation in the summer of 2022 were both partly due to the unique circumstances of the COVID-19 pandemic. Very low inflation in 2020 — below the Federal Reserve’s 2% benchmark — was driven by pandemic-related decreases in the prices of travel-related and in-person goods and services, such as gas, airline tickets and hotels. As we’ve reported previously, some of Biden’s high inflation could be ascribed to his stimulus policies, but the root of the problem was the unprecedented circumstances created by the pandemic. Russia’s invasion of Ukraine at the time also pushed up gas prices.
Experts have said not providing the stimulus could have hindered the post-pandemic recovery.
Just before his selective economic history, Johnson also made the false claim outright. “While Republicans inherited from the Biden administration record high inflation and prices,” he said, “we’ve been working every single day around the clock to bring policies to bring down those costs.”
Border Wall
On night one of the convention, Trump claimed his administration has “built over 1,400 miles of wall right on your Texas border.” On night two, Trump said, “I built almost 2,000 miles of wall.” Both numbers are wildly exaggerated.
A total of 458 miles of “border wall system” was built during the first Trump administration, according to a Customs and Border Protection status report on Jan. 22, 2021. Most of that, 373 miles of it, was replacement for primary or secondary fencing that was dilapidated or outdated. In addition, 52 miles of new primary wall and 33 miles of secondary wall were built in locations where there were no barriers before.
According to data from CBP as of Sept. 9, another 216 miles of wall have been constructed in Trump’s second term. About 72 miles of that is new primary wall in locations where there were no barriers before.
The construction is largely funded by the One Big Beautiful Bill Act signed by Trump in July 2025, which allocated $46.5 billion for border wall.
In any case, to date, combining Trump’s first term and second term so far, the Trump administration has built 124 miles of border wall where none existed before. And counting all border wall construction, including replacement wall and secondary walls, a total of 674 miles of wall has been built. As we have written, that is substantial, but it’s about a third of the number Trump claimed.
Another 299 miles of new primary wall are under construction, CBP reported, and 255 miles are in the design phase.
The land border itself is 1,954 miles long, according to the US-Mexico International Boundary and Water Commission. With the new fencing constructed under Trump, there are now about 778 miles of barriers, about 40% of the total southwest border.
Misleading Claim of ‘Lost’ Children
Kennedy, while criticizing Democrats, said, “They somehow lost 360,000 children, and they turned our federal government into the biggest child trafficking operation in world history.” But, as we’ve written, it’s a distortion to claim the children were “lost,” or that only Democrats were responsible for what actually happened.
In an August 2024 report, the Department of Homeland Security inspector general said about 323,000 unaccompanied minors who illegally entered the U.S. had not shown up for immigration court between fiscal years 2019 and 2023, or had not received a summons to appear in court. That time frame includes periods during the Biden administration and Trump’s first administration.
Furthermore, the report did not describe the minors as “lost.” The report said more than 32,000 children did not show up for their immigration court hearings in that period, and that, as of May 2024, Immigration and Customs Enforcement had not issued a Notice to Appear in court – which goes out at the start of removal proceedings – to more than 291,000 minors.
The report said not sending the notices makes it difficult for ICE to “monitor the location and status” of the minors and assure they “are safe from trafficking, exploitation, or forced labor.” But it did not say those things had happened to the children.
ICE responded to the inspector general’s assessment in a letter that was included in the report’s appendix. ICE said notices go out after a child has been released to a sponsor, and that notices can be delayed for several reasons, such as if the child has already applied for asylum or another legal status with U.S. Citizenship and Immigration Services.
Kennedy Distorts Stats on Obesity, Life Expectancy
Kennedy suggested the Trump administration deserves credit for reversing trends related to diet, obesity and lifespan. But he distorted the available data on obesity and life expectancy, and experts say there’s little evidence to suggest Americans are eating much healthier.
“Today, two years into this administration, Americans are eating more real food,” Kennedy said. “Real food sales were up 8% in 2025. Americans are eating less processed food. Since President Trump took office, obesity is down by 7% after 40 years of increasing. And this is best of all. Preliminary data that I received two days ago from CDC indicates that we have now reversed a 30-year decline in longevity.”
Kennedy has repeatedly boasted about a decline in obesity. On Aug. 13, he said obesity had “dropped, for the first time, 3% in the last year.” Eleven days later, he told an audience that the obesity rate had “dropped in this country, for the first time in 40 years, by about 3%.”
But as we wrote at the time, Kennedy’s numbers don’t hold up.
Surveys from the polling organization Gallup, which are based on self-reported height and weight data, do show obesity declining by about 3 percentage points. But that decline happened over several years, not one, and started around 2022. It has continued under Trump, but not on the scale Kennedy claims. The latest Gallup figures put the decline between 2024 and 2026 at 0.7 percentage points.
If Kennedy was referring to the percent change, rather than percentage point, the numbers are still off. Gallup’s latest figures show the obesity rate declining from 37.5% in 2024 to 36.8% in 2026, a difference of 1.9%. The total change from 2022 to 2026 would be 7.8% — but most of that decline happened before Trump took office.
It’s possible Kennedy has access to some early government data on obesity that haven’t yet been released, but we couldn’t find any publicly available source backing up this claim. We’ve asked HHS but have not received a response.
Kennedy is also wrong about a “30-year decline in longevity.” According to data from the Centers for Disease Control and Prevention, U.S. life expectancy rose from 75.4 years in 1990 to 78.8 years in 2019. It fell in 2020 and 2021 during the COVID-19 pandemic, but rebounded to an all-time high of 79 years in 2024.
We asked HHS about the source for this claim as well, but haven’t heard back.
As for Kennedy’s claim that “Americans are eating more real food,” he may be referring to a recent analysis by the bank BNP Paribas finding that, between June 2025 and June 2026, sales of unprocessed or minimally processed foods in certain categories grew 7% faster than sales of ultraprocessed foods in the same categories.
As we’ve explained before, the study measured whether consumers were shifting from more-processed to less-processed products in five specific categories — yogurt, nut butters, frozen meals/vegetables, fruit snacks/candy and cereal/granola. It doesn’t say anything about whether Americans are buying, say, more fresh produce, or spending more or less on ultraprocessed foods outside of those categories. Experts told us there’s little evidence to suggest that Americans are eating healthier diets overall.
Childhood Health
In repeating one of Kennedy’s favorite lines, but with an added twist, the Health and Human Services secretary claimed that “this country pays two to three times what every developing nation in the world pays, and yet we have the sickest children in the history of the world.”
Compared with peer nations, the U.S. does have poor childhood health outcomes and spends a lot on healthcare. But it is an exaggeration to say the U.S. has the sickest children in the world, much less the sickest children in history.
The U.S. has for decades had a relatively high rate of death before age 15 for a high-income nation. That’s according to the Peterson-KFF Health System Tracker, which is based on comparisons with 11 other high-income nations. Still, childhood deaths have fallen significantly over time in the U.S. and peer nations alike. KFF explained that “childhood deaths in the U.S. have declined since 1980 on a similar trajectory to comparable countries.”
In the global context, the U.S. has relatively low mortality in childhood. In 2024, 0.8% of U.S. children died before age 15, according to data from the United Nations compiled by Our World in Data. This is slightly higher than the rate of 0.6% among high-income nations overall, but lower than the rate of 1.6% for upper-middle-income countries, 5.2% for lower-middle-income countries or 7.7% for low-income countries.
Again, this is an improvement compared with the historical data. In 1950, 4.3% of children in the U.S. died before age 15. And long ago, of course, children died far more regularly. Historical estimates of child mortality, compiled by Our World in Data, show that roughly half of all children died in many societies across time, including as recently as several hundred years ago in Europe. Historically, many deaths were due to poor nutrition, infectious diseases or a lack of sanitation. Today, many of those infectious diseases are preventable with vaccines.
As for the claim that the U.S. pays “two to three times what every developing nation in the world pays” for healthcare, it is possible Kennedy meant to compare the U.S. to other developed countries. The U.S. does spend the most per capita on healthcare among high-income countries, according to the most recent data from the Organization for Economic Cooperation and Development. Americans pay around 2.5 times more per capita than the average. But it’s not the case that the U.S. pays that much more than each and every country. In the case of Switzerland, for example, the U.S. pays just 1.5 times more per capita.
Editor’s note: FactCheck.org does not accept advertising. We rely on grants and individual donations from people like you. Please consider a donation. Credit card donations may be made through our “Donate” page. If you prefer to give by check, send to: FactCheck.org, Annenberg Public Policy Center, P.O. Box 58100, Philadelphia, PA 19102.
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Company hired for Trump’s reflecting pool makeover reportedly admits flaws in plan
Atlantic Industrial Coatings was given $14.7m no-bid contract and its findings contradict president’s claims of vandalism
The company hired to renovate the Lincoln Memorial reflecting pool has acknowledged that “human oversight” and flaws in the repair plan caused the newly installed blue liner to peel and tear, according to documents reviewed by the New York Times that challenge Donald Trump’s repeated claims of vandalism.
The president has repeatedly said vandals armed with knives or box cutters were responsible for tearing apart the pool’s “American flag blue” liner. But documents reviewed by the Times show that Atlantic Industrial Coatings, the company awarded the renovation contract, blamed its own execution of the repair work and a flawed design plan.
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Un autre 11 septembre : 1973, le coup d’État au Chili
Souvenons-nous d’un autre 11 septembre : celui du coup d’État militaire d’extrême droite au Chili et ce qu’il dit de la férocité capitaliste.
L’article Un autre 11 septembre : 1973, le coup d’État au Chili est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Rencontres mensuelles du soin militant RACINES
Salut à tou·tes,
"Soin militant", "care", "inclusivité des luttes" et "dans les luttes"...
Le 30 de chaque mois, de 18h à 21h, les "rencontres du soin militant" de l'agglo grenobloise permettent à des personnes intéressées par le sujet de se retrouver pour se faire part de leurs besoins, idées, envie etc de projets divers et variés à ce sujet !
Concrètement ça peut être un espace pour se connaître, se coordonner entre les différents collectifs et groupes affinitaires qui proposent du soin dans les luttes à Grenoble, mais aussi pour que ce·lles qui ne font pas partie d'un groupe ou quoi, puisse participer aux discussions générales sur les besoins de nos milieux, ce qu'on pourrait imaginer, ce qui manque, ce qu'on fait bien ou qu'on peut améliorer...
On espère qu'il pourra aussi continuer à en naître des envies de monter des projets ! Dans la charte des rencontres, c'est écrit : "Les Rencontres Autonome du Care pour une INclusion Emancipatrice et Sociale (RACINES) espèrent être les racines de plein d'initiatives collectives qui tendraient à favoriser l'inclusivité réelle dans les luttes pour les massifier et les radicaliser."On aimerait que ces rencontres soient les plus inclusives possibles. L'idée est notamment que quiconque puisse formuler des besoins spécifiques (soit directement à la rencontre, soit via un document anonyme en ligne (https://nuage.gresille.org/index.php/s/5XxjGsstkd2jJY8) ou via un·e personne relai par exemple) et que le groupe de personne présentes réfléchisse à les mettre en œuvre.
On peut venir quand on veut, avec des choses à boire et à manger si on veut. L'ordre du jour est déterminé par les personnes présentes. Idéalement si on arrive tou·tes à l'heure (18h) ça permet de se présenter tou·tes, de poser le cadre et de se mettre d'accord ensemble sur ce dont on a envie de parler mais on fait comme on peut bien sûr. Pour avoir une idée des envies des autres personnes, il y a un document de proposition d'ordre du jour (en pagaille ^^) ici : https://nuage.gresille.org/index.php/s/idMZfxt6c5kKtin
On peut trouver la charte complète, qui précise les modalités de fonctionnement, ici : https://nuage.gresille.org/index.php/s/FLYYHf5F9kGz9Ft Les rencontres sont souveraines. Les décisions qui changeraient la charte doivent être prises à l'unanimité à deux rencontres de suite entre 19h et 20h.C'est ok que chacun·e apporte à boire et à manger. Espaces intérieurs non-fumeur. On demande aux personnes qui auraient besoin de boire de l'alcool de masquer les contenants et de ne pas en faire la promo. Si on ne peut pas aérer, on demandera si c'est possible de porter des masques (on essaye de les fournir).
On essaye de varier les lieux des rencontres. Les rencontres sont organisées par des personnes volontaires venues à une précédente rencontre et accompagnée de celleux qui ont en déjà organisées.C'est possible de poser toutes les questions que vous voulez à l'avance à racines@gresille.org aussi.
N'hésitez pas à en parler autour de vous si vous en avez envie et/ou sur vos réseaux, etc.À bientôt ! Et pis bin avec ou sans RACINES prenons soin les un·es des autres pour abattre ce système de merde !
Prochaines rencontres :
Le 30 septembre 2026, de 18h à 21h, au Collectif voisin (11 place André Charpin - 38000 Grenoble)
Le 30 octobre 2026, de 18h à 21h, à la BASE (17 rue du Dauphiné - 38000 Grenoble) -
Marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale
Le samedi 26 septembre 2026 à Grenoble, une marche partira de la place Victor Hugo à 14h30 jusqu'au Jardin de Ville, suivie d'une assemblée générale ouverte à tout le monde.
Elle s'inscrit dans une mobilisation nationale qui réunit plus de 31 000 signataires et plus de 540 organisations. La marche se tiendra partout en France, dans les métropoles comme dans les bourgs. Voir l'appel ici : https://26septembre.org/
Cet été, 5 764 personnes sont mortes de la canicule en quinze jours.
Les habitantes et les habitants des quartiers populaires, les familles précaires, les personnes âgées, celles et ceux qui travaillent dehors ont payé le prix le plus lourd.
Plusieurs milliers de mètres carré de forêt partis en fumée dans un incendie à la Bastille, le feu d'artifice du 14 juillet annulé… Grenoble aussi est touchée !
Nous exigeons trois plans : un plan d'urgence, un plan d'adaptation et un plan d'atténuation, financés par la taxation des superprofits des énergies fossiles et de l'armement, et par un impôt climatique sur les patrimoines des plus riches.
En lutte pour une planète habitable, stop à l'inaction gouvernementale !
Pour toute demande d'information : 26septembregrenoble (at) mailo (point) com
Pour rejoindre l'organisation : https://t.me/+JsmISwRqJS1kMjY8 -
Manifestation Gilets Jaunes contre la macronie
Quand ?
Le 12 septembre de 14h15 à 19h30Où ?
Place Jussieu Place Jussieu 75005 ParisSamedi 12 septembre PLACE JUSSIEU départ 15h. Manifestation des Gilets Jaunes
Paris 5e. Métro : 7, 10 Jussieu
Des prises de parole auront lieu à partir de 14h15Revendications :
– Mise en place d'un audit des finances publiques et d'un Grenelle de la fiscalité.
– Réécrire une constitution qui défende réellement les citoyens avec le Référendum d'Initiation Citoyenne (RIC), pour plus de démocratie directe.
– Augmenter les salaires et retraites en tenant compte de l'érosion monétaire.
– Mise en place d'un référendum sur la sortie de l'UE.Parcours :
Place Jussieu - rue Linné - rue Lacépède - place de la Contrescarpe - rue Mouffetard - place Georges Moustaki - rue Censier - rue Monge - rue Cardinal Lemoine - rue des Fossés Saint Bernard - quai de la Tournelle - pont de la Tournelle - quai de Béthune - rue Poulletier - rue Saint Louis en l'Île - rue Jean du Bellay - pont Louis Philippe - quai de l'Hôtel de Ville - arrivée place de l'Hôtel de Ville.
Collectifs :
– Unité Gilets Jaunes
– Association YellowsphereDéclarants :
Olivier G., Jack L., Martine D
Durant la manifestation nous ferons notre huitième Tombola Jaune (deux livres sur le mouvement des Gilets Jaunes seront offerts), les prénoms de tous les manifestants seront mis dans une grande enveloppe.
Unité Gilets Jaunes est un collectif apartisan.
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Semaine contre les frontières du 6 au 10 octobre 2026
L'Europe ne cesse de renforcer les murs de sa forteresse.
Ces dernières années ont vu l'accumulation des lois répressives envers les personnes exilées, qui se traduisent en actes :
Frontex poursuit les embarcations dans la méditerranée, la PAF traque les exilé-es sur les chemins des Alpes, de nouveaux CRA sont en construction, l'armée renvoie les personnes en camion par dizaine de milliers à Ceuta...Contre leur système de mort, on vous propose une semaine de discussions et de mobilisation, pour continuer de construire la résistance et la solidarité à Grenoble, où de nombreux collectifs se mobilisent.
Le programme de la semaine (il n'est pas encore définitif mais sera bientôt fixé, plus d'infos à venir !) :
Projection d'extraits du film "Those who burns borders" du collectif Cadre Cagoulé et Borders Resistance (mardi 6 ou samedi 10 octobre).
Le film documente à Ceuta ce que vivent les harragas : témoignages, blessures, expulsions, contrôles, violences policières et militaires, mais surtout leur résistance, leur organisation et leurs luttes pour la dignité et la liberté de circulation. Le tournage est encore en cours et vous pouvez les soutenir sur cette cagnotte, qui finance directement le transport, l'hébergement, la nourriture, le matériel audiovisuel, les déplacements, le stockage sécurisé, les communications, le soutien juridique et les urgences. https://www.leetchi.com/fr/c/ceuta-document-the-violence-support-the-resistance-2025200?u=fb752f37-c208-4e7d-a5d3-0196429300ca&utm_source=copylink&utm_medium=social_sharing
Projection du film "Soudan, souviens-toi" de Hind Meddeb, avec l'association soudanaise de Grenoble (mercredi 7 octobre, salle Monique Eleb, à la Villeneuve).
Après 30 ans de dictature, le portrait d'une jeunesse soudanaise, qui par ses mots, poèmes et créations défie la répression militaire et lutte pour ses rêves de démocratie. En croisant leurs itinéraires, Hind Meddeb articule les fragments d'une révolution impossible, de ses débuts prometteurs jusqu'à ce que la guerre détruise tout, mettant les Soudanais sur les routes de l'exil.
Tractage contre les frontières et pour la Palestine (probablement le jeudi 8 octobre).
Table ronde sur les stratégies de luttes des personnes sans papiers face au racisme d'Etat (discussion de 18h30 à 20h30 au Lîeu, suivi d'un repas).
Le durcissement des politiques migratoires à l'échelle nationale et européenne place de plus en plus de personnes en situation d'irrégularité et de précarité. Face à cette violence d'Etat, de nombreux collectifs et associations de personnes concernées s'organisent.
Soirée de soutien
Les sous seront reversés au CAAF pour soutenir les personnes exilées arrivant à Grenoble.N'hésitez pas à nous contacter si vous avez envie de participer à la construction et à la réalisation de cette semaine !
Le CAAF
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Brochure Guide pour former un duo d'écoute sauce RACINES
Des personnes s'étant rencontrées aux rencontres RACINES ont travaillé sur la brochure Guide pour former un duo d'écoute afin de proposer un support et un cadre aux personnes qui voudraient en former un :)
De quoi parle cette brochure ?
Un duo d'écoute, c'est deux personnes qui décident de former un duo et vont se retrouver à plusieurs reprises pour des temps d'écoute. Contrairement à une discussion entre ami·es, chaque temps d'écoute est dédié à une personne. Les personnes alternent entre écoutant·e et écouté·e. C'est une association volontaire qui peut être interrompue n'importe quand par n'importe laquelle des deux personnes.
Nous proposons dans ce guide un fonctionnement de base. N'importe qui peut choisir de s'en emparer et le proposer à une autre personne pour lui proposer de faire un duo avec elle. S'il convient tel quel aux deux personnes, le duo peut commencer dès maintenant.
D'autres personnes peuvent vouloir se l'approprier et adapter les modalités proposées. Elles peuvent réfléchir aux différents points évoqués dans ce document chacun·e de leur côté et ensuite en discuter ensemble pour se mettre d'accord. Les cases blanches des pages de droite sont prévues pour indiquer les préférences des deux personnes.
On invite toutes les personnes qui souhaitent s'engager dans un duo d'écoute à adopter un cadre, que ce soit ce guide tel quel, une version de ce guide modifiée par leurs soins ou encore un cadre oral et/ou complètement différent. On pense que le cadre permet d'éviter certaines dérives ou que ça devienne lourd pour une personne ou l'autre et qu'elle n'arrive pas à faire respecter ses limites.Ca vous intéresse ?
Vous trouverez les documents joints à cette publication, sinon :
le lien pour la brochure page par page :
https://nuage.gresille.org/index.php/s/sn9Edz8GbwHbQQM
le lien pour la brochure format brochure pour impression :
https://nuage.gresille.org/index.php/s/DfdGPzsDtwRBWcpN'hésitez pas à l'imprimer et/ou à la diffuser si vous trouvez ça pertinent !
Et si jamais l'envie vous vient d'organiser des temps pour que des personnes se rencontrent et puissent former des duos, foncez !Pour adapter ce qu'on dit aux rencontres RACINES : A bientôt, et pis bin avec ou sans ce guide prenons soin les un·es des autres pour abattre ce système de merde !
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Stratégie militante
Viens apprendre les arcanes de la stratégie militante avec un jeu de rôle.
- Infos Locales / Autogestion -
L'informatique à Grenoble et la Guerre
- Infos Locales / Anti colonialisme / Anti impérialisme
14h30 : Table ronde sur l'informatique grenobloise et la guerre avec L'Observatoire des armements, le Rami, deux chercheurs en informatique (à l'IMAG)
- 16h30 : Pot de l'amitié. Tables de presses de plusieurs collectifs (à l'IMAG)
- 18h30 : Lectures "Antimilitarisme et pacifisme hier et aujourd'hui" avec L'Association des Refusants et Refusantes à l'Armée et à la Guerre (ARRAG) vous présente des lectures engagés et pacifiste de texte de Jean Giono, et présentation de l'association. (à l'Université Autogérée) -
Atelier Circuit bending - partie 1/2
Atelier de détournement électronique de jouets et synthés pour produire des instruments vivants, bruitistes et hasardeux. Une musique electronique de fortune qui pourra être diffusé lors de la soirée de cloture. Viens fabriquer du son d'ordinateur sans ordinateur ! Aucune connaissance préalable requise. Prévoir un peu de monnaie pour les frais matériels.
Cet atelier est proposé dans le cadre de l'évènement de "l'Autre Rentrée" organisé par l'Université Autogérée.
- Infos Locales / Contre-cultures -
Atelier Santé sexuelle et communautaire (TPG)
Atelier d'information sur les risques, moyens et ressources de santé sexuelle pour les communautés TPG.
L'UA accueillant un public queer etc... Ce serait l'occasion d'échanger pendant quelques heures sur les ressources du paysage Grenoblois en terme de santé sexuelle (ou pas) propre aux personnes queers, (Prep, doxiprep, dépistage etc... ) en faisant un point sur les stats des vulnérabilités et risques précis auxquels font face les commus TPG.
Cet atelier est proposé dans le cadre de l'évènement de "l'Autre Rentrée" organisé par l'Université Autogérée.
- Infos Locales / Féminismes / Genres / Sexualités -
Soutenir nos camarades étudiant.e.s étranger.e.s
Après un petit historique sur les luttes locales grenobloises, on apprendra comment on peut soutenir les étranger.e.s face aux difficultés qu'iels subissent.
Cet atelier est proposé dans le cadre de l'évènement de "l'Autre Rentrée" organisé par l'Université Autogérée.
- Infos Locales / Exils / Sans papiers -
Lecture et débat : Faut-il Continuer la recherche Scientifique ?
Lecture d'un dialogue ironique sur la condescendance et l'aveuglement des scientifiques. Suivie d'une discussion avec le collectif "Faut-il Continuer".
Cet atelier est proposé dans le cadre de l'évènement de "l'Autre Rentrée" organisé par l'Université Autogérée.
- Infos Locales / Écologie / Anti-nucléaire -
Trump's mail-in ballot scheme blocked. Trump bribes Republican voters. Supreme Court rejects Missouri maps.
U.S. President Donald Trump speaks on stage on the first day of the 2026 Republican National Convention. Photo by Alex Wong/Getty Images.Trump Administration’s Mail-In Ballot Scheme Dealt Another Blow
On Sunday, the Trump administration once again appealed to the Supreme Court to intervene in its scheme to restrict the distribution of mail-in ballots through the United States Postal Service. This new appeal came days after Judge Indira Talwani issued a new preliminary injunction that “barred the Trump administration from requiring states to comply with provisions of the [USPS] rule indefinitely while the states’ challenge continues.” Trump’s Solicitor General, John Sauer on Sunday told the Court that Talwani’s order “nullif[ies] the Postal Service’s efforts to address the risk that the federal mails will be used to perpetrate voter fraud.” In his filing, Sauer warned, “Ballots have already begun to be mailed in North Carolina, and more States will begin the mailing process as the injunction remains in place — including Alabama on September 9 and at least five States the week of September 13.” He added, “Once those ballot envelopes enter the mailstream, there is no retrieving them.”
While the Supreme Court has yet to rule on the legality of the USPS mail-in ballot rule, on Thursday, the Boston-based First Circuit Court of Appeals issued the Trump administration a new blow by declining to put Talwani’s order blocking the rule on hold. In its nine-page opinion, the appeals court ruled that “the Final [USPS] Rule is likely a regulation of the manner of holding elections for members of Congress, which the Elections Clause of the Constitution assigns to the States and Congress, and not to an executive agency, such as the Postal Service, acting without congressional authorization.” The three-judge panel further ruled, “Appellants have not made a strong showing that the district court erred in determining that the Final Rule is likely unlawful.”
Trump Headlines “Trump-a-palooza” Convention, Issues $5k Voting Bribe
On Wednesday and Thursday this week, Donald Trump headlined a two-day “Trump-a-palooza” Republican convention purportedly designed to turn out Republican voters ahead of the November midterm elections. Despite Trump’s claim that the American Airlines Center in Dallas was “packed” with “lines out the door,” the convention hall reportedly had thousands of empty seats, including the entire upper section of the arena.
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«Félicitations» : l’intervention d’Adèle Haenel pour la Palestine éliminée par le service public
L'actrice fait coup double : dénoncer le génocide en direct et ridiculiser la censure des médias dominants
L’article «Félicitations» : l’intervention d’Adèle Haenel pour la Palestine éliminée par le service public est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Adèle Haenel censurée : à France Télévisions, la colère des salariés se heurte au silence de la direction
« L'État d'Israël commet un génocide en Palestine et la France est complice. » Il aura suffi qu'Adèle Haenel, comédienne et écrivaine, prononce ces mots lors de son passage dans l'émission La Grande Librairie pour que la direction de France Télévisions… -
Adèle Haenel et le génocide à Gaza: les coulisses d’une censure du service public
Le 9 septembre, la comédienne Adèle Haenel consacrait la fin de sa carte blanche, dans l’émission «La Grande Librairie» sur France 5, à la silenciation du génocide à Gaza. Le replay de l’émission a depuis été supprimé par France Télévisions, qui dit attendre un avis de l’Arcom. -
Contre la souveraineté numérique
Début juin, inquiet de la puissance de calcul développée par deux IA de l'entreprise Anthropic, le gouvernement américain a imposé à cette dernière de bloquer l'accès à certains de ses programmes pour les utilisateurs qui ne sont pas citoyens des États-Unis. C'est ainsi que vendredi 12 juin, Anthropic a coupé l'accès à ses deux IA Mythos 5 et Fable 5 pour le monde entier.
Inquiets à leur tour de cette situation nouvelle, dans laquelle un pays d'origine d'une IA peut décider à tout instant d'en couper l'accès, journalistes et politiques européens en arrivent tous à la même conclusion. Face à la dépendance des Européens aux technologies américaines, il faudrait développer une « souveraineté numérique », c'est-à-dire une industrie du numérique locale (semi-conducteurs, logiciels, hébergement de données). Or, cette proposition de « souveraineté numérique » qui fait consensus nous semble à la fois irréaliste – du fait de la nature mondialisée de l'industrie du numérique – et politiquement inconséquente – car elle ne remet pas en cause le modèle de développement technologique qui est précisément la cause de notre dépendance. Mieux : elle encourage la fuite en avant technologique et ses multiples nuisances. Nous refusons donc ce mot d'ordre illusoire.
Constat de dépendance
Commençons par le constat. C'est un fait, la France et l'Europe sont dépendantes du reste du monde pour leur accès au numérique. Dépendantes des États-Unis, bien sûr, car ceux-ci sont leaders dans le domaine des logiciels. Mais la dépendance va plus loin. En effet, le monde numérique se divise en plusieurs marchés : les logiciels, dont font partie les IA comme celles d'Anthropic ; l'hébergement de données, ces serveurs sur lesquels sont stockées les données et qui sont physiquement situés un peu partout (les données de Google sont stockées aux États-Unis, en Irlande, en Belgique, aux Pays-Bas, en Suisse, au brésil, au Chili, au Japon, en Chine…) ; la production matérielle de puces électroniques, matériau de base du numérique : pour ces semi-conducteurs, la recherche et développement (R&D) se fait principalement aux États-Unis, la production en Asie du Sud-Est (notamment à Taïwan où est concentrée 75 % de la production mondiale) ; il faudrait encore ajouter la fabrication des machines de gravure (aux Pays-Bas avec l'entreprise monopolistique ASML), le domaine du packaging des puces (en Asie essentiellement) [1] ; le tout fondé sur l'indigne supplice de l'extraction minière disséminée aux quatre coins du globe (Amériques, Afrique, Asie…) et nécessaire à la fabrication des puces et des batteries alimentant les petits, moyens et gros objets numériques [2] .
De tout cela, on déduit que la France et l'Europe ne sont pas indépendantes dans le domaine du numérique. La coupure du service par Anthropic, tout comme l'avait été en 2021 la pénurie de puces électronique pour l'industrie européenne, ne fait que révéler une situation installée depuis longtemps.
Face à la dépendance numérique : « relocaliser » ?
La réponse tiendrait en un mot : « relocaliser ». C'est ainsi que la majorité des politiques en appellent à mettre en œuvre la « souveraineté numérique », autrement dit à favoriser les centres de données hébergés localement (comme ceux projetés dans le nord de la France ou en Isère), des logiciels et des IA françaises (la plus connue étant MistralAI), et à produire des semi-conducteurs en France (en particulier à Crolles, avec le projet Liberty de « méga-fab » de STMicroelectronics).
Cette proposition autour de la « souveraineté numérique » est politiquement consensuelle. BFMTV décrivait ainsi « une sorte de moment de grâce politique, où tout le monde était d'accord » [3]. Anne Le Hénanff, ministre déléguée à l'IA, affirmait ainsi que « la souveraineté numérique européenne est une nécessité ». Mais des propos similaires ont été tenus par quasiment tous les politiques. Citons Bruno Retailleau, Jordan Bardella, Edouard Philippe, Gabriel Attal, Olivier Faure… Même chez les opposants déclarés au capitalisme, on se rengorge de « souveraineté numérique » : la France Insoumise défend dans son programme que puisque « la France ne doit pas dépendre d'autres pays et des multinationales comme les Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft (GAFAM) » et « doit pouvoir prendre ses propres décisions », il faut « créer une fonderie française pour microprocesseurs ». Le Monde diplomatique n'est pas en reste, réclamant la « souveraineté numérique » et enjoignant « les gouvernements européens [à] bâtir leur propre industrie en copiant le modèle américain [4] ». La CGT, quant à elle, demande « une politique d'investissement nationale et européenne » visant en particulier « les fondements [du numérique] » et précisément STMicroelectronics (car « le problème, c'est qu'aujourd'hui nos fabricants sont en retard- [5] »). Et tous ces appels politiques, médiatiques et syndicaux de ces dernières années semblent suivis – en partie au moins – d'effets. Pendant que l'État français a promis en 2022 un soutien de 2,9 milliards d'euros à la « méga-fab » de STMicroelectronics (la fameuse « fonderie française pour microprocesseurs » réclamée par LFI), la Commission européenne vient d'annoncer un paquet législatif pour « réduire sa dépendance face aux États-Unis et à la Chine » tandis qu'Emmanuel Macron a ajouté 1,55 milliard d'argent public « pour la filière quantique et les semi-conducteurs » lors du sommet Choose France début juin 2026.
De tout cela, le monde « souverainiste de gauche », anti-libéral, syndicaliste, écologiste, ne peut que se féliciter. Les uns parce que si c'est fait chez nous, c'est mieux qu'ailleurs ; les autres parce que tout cela est censé permettre de combattre les entreprises privées de la Tech et le fasciste Trump ; d'autres encore s'illusionnent sur le fait que les nuisances produites ici ne le seront pas ailleurs – c'est touchant de naïveté.
Car cette proposition de « relocalisation » qui semble relever du bon sens est en réalité une impasse. Pour deux raisons : l'une pratique, l'autre politique.
La souveraineté numérique : une proposition irréaliste
La raison pratique tient à la nature même de l'industrie des semi-conducteurs. Comprenons bien qu'il ne s'agit pas ici de relocaliser la production de tomates, de vêtements ou de chaussures, mais une technologie industrielle d'une complexité extrême. « La fabrication de semi-conducteurs est l'activité de fabrication la plus complexe que l'on connaisse actuellement », explique l'Association européenne des entreprises de semi-conducteurs (ESIA) [6].
Quand la CGT affirme qu'« il faut maîtriser la chaîne de production de bout en bout », il est nécessaire de rappeler que les puces électroniques sont un pur produit de la mondialisation capitaliste. À la différence des tomates par exemple, elles nécessitent une division du travail extrêmement poussée : extraction de minerais, purification, conception de machines, recherche logicielle, fonderie, assemblage, tests… à l'heure actuelle, une puce électronique « made in France » fait 2,5 fois le tour du monde et franchit 80 frontières [7]. Imaginons une reprise en main autogestionnaire, socialiste et écologiste du secteur, une « programmation », une « planification » comme le réclame la CGT : peut-être pourrait-on baisser ce nombre de tours du monde à 1,5 (?), mais quoiqu'il en soit, en aucun cas une puce électronique ne peut être un bien local, issu de ressources proches, traité en circuit court, dont la chaîne de production serait maîtrisée de bout en bout et qui serait commercialisé aux seules échelles nationale ou européenne.
D'une part, parce que les ressources nécessaires pour fabriquer ces matériaux aux propriétés électriques particulières que sont les semi-conducteurs ne sont pas également réparties sur la planète. Il n'y a pas besoin uniquement de silicium pour faire des puces, mais d'un nombre incalculable de minerais et métaux (cuivre, aluminium, or, étain, germanium, cobalt, mica, tungstène, indium… [8]). Les ressources indispensables à la fabrication de puces ne se cantonnent pas aux seuls minerais, on peut penser au cas de l'hélium, gaz essentiel à l'industrie microélectronique qui a été également mis en avant avec la fermeture du détroit d'Ormuz. La liste est presque infinie, on n'ira pas plus loin, mais on précisera néanmoins que ces ressources proviennent bien souvent des pays du Sud (il faut citer le cas paradigmatique du Congo, documenté par Fabien Lebrun dans Barbarie numérique [9]). Parler de « relocalisation », c'est occulter les rapports d'exploitation coloniaux nécessaires à la production du monde connecté. Que la gravure des puces ait lieu à Crolles ou à Taïwan, le coltan proviendra toujours du Congo – qui possède les deux tiers des réserves mondiales – et pas d'une carrière autogérée du Massif central.
La seconde raison qui fait qu'une puce électronique ne peut pas être un bien local tient aux nécessités capitalistiques des industries numériques. Contrairement au mythe propagé par la Silicon Vallée de deux-trois petits génies bricolant dans leur garage, les entreprises qui fabriquent des semi-conducteurs nécessitent des partenariats mondiaux afin de réunir les capitaux suffisants. Pléthores d'exemples démontrent ce point. Quand STMicroelectronics annonce son agrandissement à Crolles en 2022 pour la « souveraineté numérique européenne », le projet est monté en association avec l'entreprise états-unienne GlobalFoundries, qui est censée apporter près de 60 % des fonds privés. Précisons que GlobalFoundries, domiciliée aux Îles Caïman, est détenue à 82 % par les Émirats Arabes Unis. Quand le Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) de Grenoble inaugure sa ligne de production pilote Fames pour l'innovation dans les semi-conducteurs en mars 2025, afin de « renforcer l'écosystème des semi-conducteurs en Europe et réduire les dépendances », le projet est soutenu par des acteurs du monde entier comme Intel, Meta, GlobalFoundries, Nokia… et la directrice de la recherche technologique du CEA Julie Galland rappelle que « la microélectronique se construit avec des acteurs mondiaux ». Quand 75 milliards sont investis pour des data centers dans le nord de la France, c'est une entreprise japonaise qui est à la manœuvre. Idem en Isère, où le projet de « plus grand supercalculateur d'Europe » est à l'initiative d'une entreprise basée à Dubaï avec des capitaux émiratis. Et ainsi de suite.
Ces capitaux gigantesques ne sont pas optionnels. Pour l'industrie des puces électroniques, qui exige les machines-outils les plus chères de l'histoire industrielle, des centres de recherche avancés maîtrisant une technologie en complexification permanente, un complexe d'infrastructures de fabrication bien organisées et installées, etc., ces capitaux ont toujours été une nécessité vitale. Leurs montants ont depuis longtemps dépassé ce que peut investir une nation seule : il faut atteindre une masse critique. Et comme il est également nécessaire de les rentabiliser, une production de masse pour un marché d'export a toujours été une condition d'existence de l'industrie des puces électroniques. Les investissements massifs et réguliers sont d'autant plus nécessaires dans un marché en évolution très rapide qui exige de se tenir à la pointe pour ne pas être éliminé. [10]
Voilà pourquoi l'échelle multinationale, l'échelle de la production planétaire, de la compétition pour accumuler les plus grands capitaux mondiaux, est la véritable échelle de l'industrie du numérique et la seule possible.
Ainsi, si par « souveraineté » on entend la capacité à maîtriser la chaîne de production de bout en bout, alors « souveraineté numérique » est un oxymore. Le numérique est en effet une technologie impériale intimement liée au capitalisme mondialisé.
Dans les exemple cités plus haut – et en particulier dans celui de l'agrandissement de STMicro à Crolles – ce n'est pas d'une quelconque « relocalisation » dont il s'agit, tout au plus d'une modification dans les rapports de forces inégaux dus à la maîtrise de certains segments stratégiques de la production.
Parer des projets industriels de ce type d'atours anticapitalistes, vanter les progrès de l'électronique européenne comme nous émancipant des États-Unis ou de Taïwan tout en copiant leur modèle revient à propager une illusion, et à masquer le véritable problème : notre dépendance croissante à cette technologie impériale qu'est le numérique.
Combattre la fuite en avant numérique
Pour ne pas dépendre des puces produites par d'autres régions du monde, pour ne pas se mettre en situation de vassalité, le plus simple n'est pas de produire nos propres puces – on a d'ailleurs vu que c'était impossible – mais de sortir de la dépendance à l'infrastructure numérique. De faire d'autres choix politiques, qui rompent radicalement avec la fuite en avant technologique à l'œuvre.
Les puces électroniques sont qualifiées aujourd'hui de « pétrole du XXIème siècle » pour le rôle central qu'elles jouent dans l'économie mondiale, et la dépendance au numérique de nos sociétés ne fait que croître. Face à une addiction toujours plus ancrée, et entretenue par des choix politiques, l'essentiel n'est pas de changer de dealer, mais de décrocher. Non pas produire plus de puces chez nous, mais utiliser chez nous moins de puces. Non pas « dématérialiser » toujours plus (les services publics notamment), mais refuser d'œuvrer à cette accélération. Non pas copier l'industrie américaine, mais développer un autre modèle. La revendication d'une « souveraineté numérique » perpétue l'addiction en refusant de la nommer et de la combattre, se contentant de poser la question du fournisseur de la came.
La course à l'innovation n'est pas inexorable, pas plus que le fruit d'une prétendue évolution naturelle ou d'une « loi de l'Histoire ». Il s'agit d'un choix politique et d'un choix de société porté par des acteurs institutionnels. Les milliards qu'on investit dans ce domaine sont des milliards volés à d'autres secteurs : production de tomates, par exemple, ou de vêtements, de chaussures, ou autres activités agricoles, artisanales, ou relevant des services publics. Voilà des domaines où une autonomie territoriale est possible, à la différence de l'électronique.
Comme nous le disons depuis trois ans, le collectif STopMicro ne prône pas une illusoire « souveraineté », mais l'autonomie. Le premier terme perpétue le fantasme de puissance propre au capitalisme industriel, renvoyant à la conquête, à la prédation, à l'impérialisme, au choc des Titans, bref : à la domination que nécessite tout pouvoir pour se maintenir. Ce n'est pas par hasard que les apôtres de la « souveraineté numérique » ne semblent guère avoir de problème avec le colonialisme induit par le numérique : la souveraineté, c'est l'autre nom du nationalisme à l'ère de la mondialisation.
L'autonomie, quant à elle, nous semble esquisser une piste de sortie pour affronter les défis qui se posent à nous à l'heure de la catastrophe environnementale. Autonomie ne signifie pas autarcie, mais le fait de choisir ses dépendances et ses alliances, d'édicter ses propres normes. Elle n'implique pas non plus la dépendance à une autorité supérieure ou la conquête, c'est-à-dire qu'elle n'implique pas de rapports de domination. Elle revient à prendre en compte la limite de ce qui nous entoure, à penser l'autorégulation de nos besoins et de nos désirs, à prendre en compte la finitude des ressources [11].
C'est pourquoi nous prônons une économie de la subsistance qui laisse plus de place aux activités essentielles comme l'agriculture paysanne et l'artisanat, qui accroissent l'autonomie et la résilience des territoires. Il ne s'agit pas d'une utopie de baba cool, mais d'une nécessité vitale. C'est très concret et actuel : les exemples récents et locaux de Vencorex ou de Teisseire montrent qu'il n'est pas raisonnable de concentrer des centaines d'emplois dans des entreprises à la merci de la moindre fluctuation du marché mondial ou de décisions d'actionnaires [12]. Tout comme il n'est pas raisonnable de développer et de maintenir des industries qui sapent nos conditions d'existence en polluant les sols et les rivières ; là encore l'exemple de l'entreprise Vencorex – à présent qualifiée de « bombe à retardement chimique » par les élus – est éloquent.
Sobriété numérique vous dites ? Lutte contre la « life.augmented » nous répondons !
Si l'on partage ce constat, alors on doit lutter contre le projets de connexion généralisée, contre l'utopie de la « life.augmented » (le slogan de STMicroelectronics), et contre les agrandissements d'usines de puces iséroises ; et non prôner une illusoire « relocalisation » de cette vie prétendument « augmentée ». Contre cette utopie dystopique, nous voulons établir un rapport de force politique.
En effet, refuser l'accélération numérique ne peut pas se faire individuellement. S'il est louable de se passer de smartphone, de boycotter les réseaux sociaux, d'utiliser le moins possible internet, de refuser la dématérialisation des services publics, etc., rappelons que ce sont les choix politiques qui modifient les rapports sociaux et nous forcent à utiliser toutes ces nouvelles technologies. La technologie n'est pas un outil qui se greffe au monde existant : c'est le monde qui devient technologique : disparition des guichets, formations scolaires sur l'IA, imposition des compteurs Linky et des QR codes… Les plus vifs de nos lecteurs remarqueront ainsi – pour nous en faire critique – que ce texte par exemple, quoique critique du numérique, est rédigé sur un logiciel informatique et mis en circulation par Internet. Eh oui, vifs lecteurs ! Nous aussi nous vivons dans le monde numérique, dont les en-dehors ne cessent de s'amenuiser. Nous participons à cette société, à notre corps défendant. Et c'est avec les outils que nous connaissons et qui sont ceux de la majorité que nous cherchons à briser le consensus social. Au delà de l'éthique individuelle, ce que nous voulons en tant que collectif est d'influer sur les choix de société, sur une prise de conscience collective et de plaider pour un changement des rapports sociaux. Vaste programme !
En effet, refuser l'accélération numérique ne peut pas se contenter d'une « sobriété numérique », même collective. Après sa naissance militaro-industrielle, l'industrie moderne de l'informatique a été construite par le capitalisme avancé, et avant tout pour lui donner les moyens de son avancement. Le capitalisme développe en permanence les outils de production, afin de se reproduire et de croître, il ne peut pas faire de sur-place : il doit par essence innover, se développer, détruire et reconstruire, construire et re-détruire. C'est un système économique et politique maladif basé sur l'innovation permanente, la création de nouveaux marchés et de nouveaux outils de production, et de subjugation, de gestion et de contrôle de la population.
Or, la façon dont le capitalisme innove aujourd'hui, c'est par le développement de l'électronique et tous les projets futuristes d'« augmentation » numériquement assistée, enrobés d'un vocabulaire publicitaire écolo, social et éthique : dématérialisation transition, relocalisation, souveraineté, responsabilité, etc. La réalité est hélas plus crue : accélération, renforcement, concentration, exploitation, domination.
On l'a compris, l'innovation fait partie du capitalisme. Il n'existe pas et ne peut exister de capitalisme immobile, sobre ou décroissant, découplé de son impact matériel. Ainsi, imaginer se passer de l'électronique, en dépendre moins, faire preuve de « sobriété numérique », engager une « désescalade numérique », voire un « démantèlement numérique », tout cela sans mettre à terre le capitalisme, c'est une aberration.
C'est dans cette perspective que nous luttons contre les extensions d'usines de semi-conducteurs du Grésivaudan : la question d'une Europe souveraine en puces électroniques est une aporie. Le numérique est une technologie impériale intimement liée au capitalisme mondialisé et aux rapports coloniaux. Sortir du capitalisme implique de remettre en cause le développement du numérique, tout comme combattre la « life.augmented » implique de remettre en cause le capitalisme. Il n'y a pas de demi-mesure.
La lutte contre l'industrie numérique ne connaît pas de frontières.
Ne nous laissons pas avoir par les mots d'ordre des politiciens réformistes et idolâtres du Progrès !
No puçaran !
Buvez de l'eau !
Collectif STopMicro,
sous la canicule,
juillet 2026
Voir en ligne : Contre la "souveraineté numérique"[1] Nous avons détaillé ces deux sujets dans des chapitres de notre livre récemment paru : Anatomie d'une puce, Le monde à l'envers, 2026.
[2] Sur ce dernier point, lire Fabien Lebrun, Barbarie numérique, L'échappée, 2024 et Celia Izoard, La ruée minière au XXIe siècle, Seuil, 2024.
[3] Raphaël Legendre, éditorialiste, BFMTV, 15/06/2026 https://www.youtube.com/watch?v=AD_BDrwnYqs
[4] Robin Lambert, « Souveraineté numérique, le jour d'après », Le monde diplomatique, avril 2026, https://www.monde-diplomatique.fr/2026/04/LAMBERT/69457
[5] Sylvain Delaître, représentant CGT au comité stratégique de la filière sécurité (CSF) du Conseil national de l'industrie, La vie ouvrière, mai 2026, https://nvo.fr/sylvain-delaitre-les-cyberattaques-prolongent-les-conflits-qui-ont-lieu-dans-la-vraie-vie/
[6] https://www.eusemiconductors.eu/sites/default/files/Leaflet%20digital.pdf, cité par Celia Izoard, dans Anatomie d'une puce.
[7] https://www.eusemiconductors.eu/sites/default/files/Leaflet%20digital.pdf, cité par Celia Izoard, dans Anatomie d'une puce, op. cit.
[8] Nous détaillons la liste de minerais et métaux qu'utilise le site STMicroelectronics de Crolles dans Anatomie d'une puce, op. cit.
[9] Fabien Lebrun, Barbarie numérique, L'échappée, 2024.
[10] Voir à ce propos Chris Miller, La guerre des semi-conducteurs, 2022.
[11] Aurélien Berlan, Terre et Liberté. La quête d'autonomie contre le fantasme de délivrance, La lenteur, 2021.
[12] Pour rappel : Vencorex (propriété d'un groupe thaïlandais repris par la filiale hongroise d'un groupe chinois) a supprimé 400 emplois à Jarrie en 2024, Teisseire (racheté par un groupe danois) 200 cette année à Crolles, dans les deux cas pour des raisons boursières. Cela laisse songeur quand on pense aux 6 000 emplois pourvus par STMicroelectronics en Isère, qui se cumulent avec les 1600 de sa voisine Soitec.
A lire :
Anatomie d'une puce, livre collectif sous la direction de STopMicro.
Éditions Le monde à l'envers, 2026. -
L’artiste Claude Lévêque renvoyé devant un tribunal pour viols sur mineurs
Le célèbre plasticien doit être jugé par la cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis pour des faits commis sur de jeunes garçons pendant une vingtaine d’années. Les avocats de l’artiste ont fait appel. -
Trump and Hegseth use 9/11 memorial remarks at Pentagon to defend war on Iran
President and defense secretary try to link worst terrorist attack in US history to current unpopular war
Donald Trump and Pete Hegseth used remarks at the memorial ceremony marking the 25th anniversary of 9/11 to defend the US-Israel war on Iran – and suggest the controversial conflict was part of the legacy of the worst terrorist attack in US history.
While such ceremonies on September 11 typically focus on the victims of the 2001 attacks, the US president and his defense secretary each pointed to the war they launched on Iran more than six months ago, with no end in sight.
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Chroniques de la guerre sociale en Maine-et-Loire Extraits du site attaque.noblogs.org
Introduction
Certain.es d’entre nous ont été abreuvé.es aux chroniques quasi quotidiennes du site attaque.noblogs.org. Ce blog internet publie/publiait des actes de résistance piochés dans la presse ou sur des sites de média autonome. Du tag sur une banque à la voiture incendiée, du bris de vitre à l’antenne sabotée, il référence/référençait un partie de ces actes qui luttent contre l’ordre établi.
Le 26 août 2026, l’administration états-unienne a désigné comme terroriste l’association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d’outils des luttes sociales, d’autogestion numérique dont la plateforme Noblogs qui se voient attaquées.
L’arrêt brutale de leurs services nous rappelle le besoin d’archiver notre histoire.
Nous avons donc extrait les publications allant de 2015 à 2026 sur un petit territoire, celui du Maine-et-Loire. Nous aurions très bien pu choisir un autre territoire, ou un thème précis pour ce recueil. Mais c’est un territoire que nous connaissons et où nous voulons y faire vivre la culture de l’action directe et de la lutte offensive (qui sont souvent mal vu ou simplement invisibilisées).
En attendant de prochaines chroniques, bonne lecture et à l’attaque !
Septembre 2026.
Chroniques de la guerre sociale en Maine-et-Loire. Extraits du site attaque.noblogs.org
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Lübeck’s sweetest treat deserves a visit | Brief letters
Café Niederegger | Reading’s Bayeux tapestry | Trump’s renaming spree | The Amerigo Round
In her piece on Lübeck (‘Fabulous museums and no queues’: five of the best under-the-radar city breaks in Europe, 6 September), Rachel Dixon didn’t mention the German city’s sweetest treat, the Café Niederegger. Many will know the city’s name from Niederegger marzipan as much as Thomas Mann. Their museum on the floor above the cafe includes a lifesize marzipan statue of the writer, whom they claim was also a fan.
Elizabeth Card
Leeds• It is surprising that Reading Museum has not used the publicity surrounding the arrival of the Bayeux tapestry in the UK to blow its own trumpet more loudly. Its superb copy of the Bayeux tapestry, produced by 35 women in just over a year, finishing in 1886, is free to view.
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Joyce Quarrie
Leytonstone, London -
«Naza», le carnage de Gaza raconté par ceux qui le font
Le nouveau film, sidérant, de Yuval Abraham et Rachel Szor est un tournant. Il révèle, à travers les paroles de militaires israéliens en poste, les mécanismes de l’anéantissement de Gaza. Un désastre déjà connu à travers les récits palestiniens, désormais reconnu par ceux qui l’ont voulu. -
Élections en Israël: Nétanyahou rattrapé par le 7-Octobre
À moins de deux mois des législatives, le premier ministre israélien se trouve confronté à la question lancinante de sa défaillance du 7 octobre 2023. Il est accusé par une enquête journalistique d’avoir ignoré l’alerte de son allié le président des Émirats arabes unis. -
La stratégie sournoise d'Hollande pour 2027
François Hollande parcourt les plateaux pour dire qu’il n’est pas candidat. Derrière cette annonce de non-candidature se cache un fin stratège politique qui prépare un éventuel retour aux manettes. On va voir comment il se prépare, ce qu’il s’apprête à… -
Since 9/11, Fear Has Driven Our Politics. Don’t Let It Drive The Next 25 Years.
Twenty-five years ago today I was woken up by a phone call from a close friend, who, like me, grew up in New York and, like me, was now living in California. She told me that something horrible had happened in New York and to turn on the TV. She said something about a plane flying into the World Trade Center, and I assumed it was a small Cessna or something that went horribly off-course. It was only once I turned on the TV news (and started searching the internet) that I began to comprehend what was happening.
I’m guessing there aren’t many Techdirt readers from back then still reading today, but after a few hours of staring blankly at the TV — scared by what had happened and already uneasy about what the world would do in response — I put up a post saying that I had nothing else to say and wouldn’t be posting (other than to link to some resources). The next day, I was already expressing concern about how the world would respond, and calling out the people rushing to play the blame game. I pointed to a quote from a New Yorker saying “we aren’t in a state of war, we’re in a state of mourning.” But it wasn’t difficult to see where things were heading. Late that night I warned (in a poorly written, rambling post) about how people blindly reacting via ignorance was going to lead to bad outcomes, and how mass surveillance of the internet was likely coming.
A few days later, I pointed to a satirical piece on a now defunct website, entitled: “Why the Bombings Mean That We Must Support My Politics,” which can be found here in the Internet Archive. It does a great job of showing how basically everyone saw the attack as a chance to push forward their own existing political views:
Many people will use this terrible tragedy as an excuse to put through a political agenda other than my own. This tawdry abuse of human suffering for political gain sickens me to the core of my being. Those people who have different political views from me ought to be ashamed of themselves for thinking of cheap partisan point-scoring at a time like this. In any case, what this tragedy really shows us is that, so far from putting into practice political views other than my own, it is precisely my political agenda which ought to be advanced.
Not only are my political views vindicated by this terrible tragedy, but also the status of my profession. Furthermore, it is only in the context of a national and international tragedy like this that we are reminded of the very special status of my hobby, and its particular claim to legislative protection. My religious and spiritual views also have much to teach us about the appropriate reaction to these truly terrible events.
That satirical take turned out to have been pretty prescient, right? The politics that won out almost immediately was the pure politics of fear from power-hungry politicians, many of whom squeezed 9/11 for every political desire they had already wished for regarding surveillance, control, and expanded governmental powers. They had plans ready to go in a drawer, and pointed to 9/11 as the reason they had to be enacted. And quick. And much of that is still with us, leading to a much greater cynicism and distrust in government.
That alone helped the grievance politics of MAGA succeed — though, as I’ll get to below, the Mamdani administration in NYC is demonstrating something that’s been sorely lacking for years: a politics that doesn’t need you to be afraid of anything and is built on real love for the place and its inhabitants.
Still, it was obvious from the day it happened that the attacks were going to set in motion a bunch of horrible ideas from the political class. The always thoughtful Radley Balko has a piece in the NY Times looking back at the past 25 years, and noting that almost every prediction made by those warning about how the political reaction would erode our civil liberties turned out to be true.
Civil libertarians questioned these new powers’ connection to the 2001 attacks. Some provisions had long been on the wish lists of federal law enforcement agencies, and it was not clear that the new powers would have prevented the attacks. They also cautioned that if history was any indication, the government would use the new powers primarily for routine law enforcement. They urged Americans to imagine those powers in the hands not of an altruistic and conscientious president, but one with little respect for norms, institutions or democratic principles.
The civil libertarians were mostly ignored, and as one new threat followed another — Iraq, ISIS, “lone wolves” — the president’s reach continued to grow. Across the Bush and Obama administrations, the commander in chief was given, or simply took, new powers to prosecute, shut down and seize the assets of alleged terrorist groups and their supporters. With the arrival of armed drones, the president assumed the right to remotely assassinate anyone, anywhere outside U.S. borders, at any time, including American citizens.
And, as he notes, we’ve arrived at the worst-case scenario: a president handed every one of those powers by a frightened nation, abusing them at every opportunity. Many of us who warned about the PATRIOT Act and the surveillance apparatus it made possible were dismissed and ignored. When we pushed back on centralized monitor and control points of the internet, the “adults in charge” mocked us as “internet shut-ins.” But, as Balko points out, the internet shut-ins had a point. As he says, “welcome to the worst-case scenario” that lots of us were, in fact, worried about.
The piece is long and thorough, and we’re only scratching the surface here. But Balko draws a straight line from the entirely predictable overreaction of September 2001 to today: the media and the political class sold a narrative of fear, Congress handed over a sweeping set of powers without even the slightest concern for potential risks, and those powers have since curdled into one abuse after another.
If the ratcheting diminishment of our liberties came slowly and sometimes without much outcry under Presidents Bush, Obama and Joe Biden, the consequences of all those years of expanded presidential power are plainly visible now. Mr. Trump is using every authority we have given the president since Sept. 11, 2001, and some we haven’t, in ways the civil libertarians had tried to warn us about at the start.
Mr. Trump has used the president’s post-9/11 “national emergency” loopholes more than any other president. He claimed the country faced an emergency caused by crime to justify sending National Guard troops to Washington, and he used a 1903 law concerning “a rebellion or danger of a rebellion” to deploy them to Chicago, Portland, Ore., and Los Angeles. (He also sent active-duty Marines to Los Angeles.) It was the first time since the civil rights era that a president had sent troops over the objections of a state governor. When Mr. Trump tried to invoke the 1798 Alien Enemies Act to deport immigrants to a notoriously inhumane prison in El Salvador, a federal judge asked for information about deportation flights and Mr. Trump invoked the State Secrets Privilege.
Mr. Trump has tried to categorize leftist activists, as well as advocacy and funding groups, as terrorism supporters in an effort to use antiterror tools to shut them down, despite no evidence that those groups have any ties to terrorism. The administration has called Americans protesting against the deployment of militarized ICE officers “domestic terrorists.” It has claimed that activities protected by the First Amendment, including criticizing, naming and recording ICE officers, are acts of terrorism.
Mr. Trump and his team are taking full advantage of the immunity granted by the courts. The administration’s summary executions of suspected drug smugglers in the Caribbean have been denounced by legal scholars as illegal under both domestic and international law, and as likely crimes against humanity. The strikes have not only continued; the administration celebrates them. Mr. Trump’s deputy chief of staff, Stephen Miller, according to multiple reports, has openly encouraged immigration officers to use more violence and force more confrontation with protesters while regularly reminding them of their “immunity,” even after the killing of Renee Good in Minneapolis. After Ms. Good’s death the “border czar,” Tom Homan, went on Fox News to warn that “there’s still gonna be more bloodshed” unless ICE critics “shut their mouth,” a threat that’s likely a First Amendment violation in and of itself.
These are the abuses of post-9/11 powers we know about; there are almost certainly more that we don’t. The expanded surveillance authorities have such restrictive rules for disclosure that only a handful of people will know if they are being deployed against Americans. Mr. Trump’s handpicked prosecutors are going after the kinds of leaks that helped reveal abuses in prior administrations, which means more disclosure today is even less likely. And under Mr. Trump, the intelligence agencies have at times abandoned the post-Watergate practice of telling Congress what secret powers they are using.
The whole thing is worth reading, and it’s a good reminder of why we’ve spent so much of the last two and a half decades calling out these issues, and warning about further government control and intrusion into platforms and attacks on our privacy. It’s why we were concerned about draconian command-and-control copyright laws fifteen years ago just as much as we’re concerned about age verification laws today.
They’re all tools for control and surveillance, built to shrink what the public can do and expand what the government can get away with. And every single one of them was sold to the American public based on fear.
But there’s an important thing to understand about a ratchet built entirely out of fear: it only turns as long as people stay afraid. Which brings me back around to New York City. This past week there has been an entirely ridiculous and fabricated culture war-driven dispute regarding whether or not NYC mayor Zohran Mamdani should attend NYC’s commemorations of 9/11. There is no fathomable reason for him not to attend other than rank ignorance and bigotry against him for being Muslim.
For all the fuss and fear — much of it driven by a former NYC mayor who spent many years (including while mayor) leading by spreading fear across the city — the whole spectacle is the post-9/11 playbook running one more time, just scaled down: declare an out-group, never quite say that they did wrong, and insist that “they” are inherently opposed to “us.”
But also, Mamdani is running a fundamentally different kind of politics than the one 9/11 left us with. He has quite high approval ratings, in part because he is governing from a position of love for New York City and all its residents and visitors, rather than one of fear. This is what we saw during his campaign, when he did things like run a massive, fun, and educational scavenger hunt across NYC. But campaigning like that is one thing; carrying it into an actual administration is quite another — and somehow he’s done it.
Over and over again Mamdani has focused on what’s amazing about NYC and the ways he can and is improving it on a daily basis, from the little things to the big things. After years and years of expecting politicians to try to scare you into supporting them with “only I can protect you” rhetoric, it’s astounding to be reminded of what politics of love and community can actually be like. Sometimes it looks like this:
Parents, what would you do with four hours of child-free time? We launched a Parents’ Night Out program with NYC Parks to give NYC parents a little time back for themselves, because we’re committed to making it easier to raise a family in the greatest city in the world.
— Mayor Zohran Kwame Mamdani (@mayor.nyc.gov) 2026-08-19T16:27:02.142Z
Or this:
People come to New York City from all over the world to experience Broadway. The kids who grow up here should be able to do the same.We’re partnering with TDF to give away over 2,000 free Broadway tickets to NYC High School students at on.nyc.gov/broadway. Break a leg, high schoolers!
— Mayor Zohran Kwame Mamdani (@mayor.nyc.gov) 2026-08-13T14:52:53.743Z
You can argue Mamdani is a once-in-a-generation political talent, and that what works for him won’t work for everyone. Fine. But plenty of what he’s doing is entirely replicable, and the rest of the political class should be taking notes. He clearly loves New York City and the people there, and still believes in ways to make it better, not through fearmongering and hate, but through putting in the hard work of actually listening to people and helping them with real problems. It’s also a reminder of what good government can look like.
Twenty-five years ago this morning, I had two fears: what had just happened in NY and DC, and what the world was going to do about it. The second one was the one that stuck. Over the past twenty-five years, that fear has helped write dangerous laws, many of which are still on the books, and drive more and more division in our society. And where we’re at now is that a uniquely dangerous president has all those tools at his disposal, and is using them to anger and divide us further.
NYC’s mayor can’t repeal those laws. He can’t stop a president hell-bent on rancid politics of hate and fear. But that ratchet only ever turned because enough Americans were scared enough to let it, and because no one was offering them anything else as an alternative. This week, in the very city that was the primary target that morning, the guy running the city isn’t telling anyone to be afraid of anything. He’s showing up, doing the work, and reminding us of what’s good.
Twenty-five years is a long time to be told that’s naive.
May the next twenty-five years be more the politics of community building and hope, over the politics of fear and division.
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Nouveau départ au sein du SGPE, le Secrétariat général à la planification écologique. Augustin Augier quitte la tête de cette structure chargée d'assurer la cohérence des politiques écologistes du gouvernement. Il avait pris ce poste en juin 2025, à la suite d'Antoine Pellion. Il a été remplacé le 10 septembre par Vincent Tejedor, chef du pôle vert de Matignon.
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Ireland holds its breath as its leftwing president prepares to meet Trump
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Catherine Connolly, Ireland’s president, once said she abhorred Donald Trump’s policies. In his sole previous comment on Connolly, the US president seemed to think she was a man. Now that they are about to meet, Ireland is holding its breath.
Trump is to fly into Dublin on Saturday morning for a two-day visit centred on golf. But before making it to his beloved greens, protocol obliges him to meet a woman who has given every impression of loathing him.
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