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  • Plus de 1/4 des Français se déclarent en situation de précarité, selon le Secours populaire

    D'après le baromètre de la pauvreté et de la précarité, commandé par le Secours populaire français et publié le 10 septembre, un quart de la population (26 %) est en situation de fragilité économique. Un chiffre en hausse de pas moins de 6 points en un an, remarque l'association.
    Autre enseignement : la précarité énergétique est une réalité. Pour plus de trois Français interrogés sur quatre, les factures d'énergie représentent une part élevée de leur budget. Pour près d'un sur six, elle (…)

    Lire la suite - En bref / Énergie , Quotidien
  • Lancement VISA 04

    Lancement de l'intersyndicale Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes 04 (VISA 04)

    Une journée de lancement pour s'informer, échanger et construire la riposte syndicale face à l'extrême droite et à la banalisation de ses idées.

    Le 19 septembre
    Salle Perchot, le Pigeonnier, 04000 Digne-les-Bains à partir de 15h

    Au programme :

    • 16h Table Tonde
    • 17h30 Théâtre
    • 19h Repas
    • 20h Concert
    • 22h DJset
  • EUROPE, NEXT WEEK: de Paris à Espoo, l’innovation face au test de l’industrialisation

    Seize rendez-vous, douze villes, onze pays. Cette semaine, l’Europe de l’innovation cherchera moins la prochaine idée que les moyens de la déployer. À Paris, Cambridge, Hanovre, Lyon ou Espoo, la même question reviendra sous des formes différentes : qui achète, qui finance, qui produit, et à quelle échelle? Mercredi 16 septembre, le France Digitale Day …

    L’article EUROPE, NEXT WEEK: de Paris à Espoo, l’innovation face au test de l’industrialisation est apparu en premier sur FW.MEDIA.

  • Martin Rowson on Donald Trump and the 25th anniversary of 9/11 – cartoon

  • Adèle Haenel, plonger pour ne pas se taire

    Dans La Grande Librairie sur France 5, Adèle Haenel a saisi l’opportunité de la carte blanche laissée en fin d’émission pour briser le silence. Autour des violences sexistes et sexuelles, mais également autour du génocide en Palestine. Dans un discours aussi limpide que puissant, elle fait le choix, rare dans les milieux culturels, d’évoquer les victimes et de dénoncer les coupables.

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  • Pourquoi Netflix est sous le feu des critiques aux États-Unis ?

    Un simple post de promotion sur X, et c'est l'embrasement, Netflix se retrouve sous le feu des critiques aux États-Unis après une publication jugée insultante par le mouvement MAGA. Accusée de se moquer de l'assassinat d'une figure conservatrice majeure, la plateforme fait face à un appel au boycott massif et à une vague de résiliations.

  • Penser une maternité anticapitaliste

    Source : Au Poste Format : vidéo
  • Adèle Haenel censurée : le double standard du service public

    Source : Arrêt sur images
  • Y'a Pas de Nous Sans TOIT

    Quand ?
    Le 12 novembre à 19h

    Où ?
    Le Carré de Baudouin 121, rue de Ménilmontant, 75020, Paris

    Carré de Baudouin avec l'Association DALO
    jeudi 12 novembre à 19h
    Y'a Pas de Nous Sans TOIT
    Le droit au logement : existant, insuffisant et saboté

    Plus de 4 millions de personnes sont victimes de mal logement, plus de 330 000 personnes sont sans domicile fixe !

    A minima 2000 enfants naissent, vivent et meurent sur les trottoirs de France !

    En 2024, 855 personnes sont mortes à la rue, parmi elles, 31 enfants !

    « Le logement c'est le point de départ ! Alors on attend quoi pour faire de cette question une priorité ? »

    Et si le "Nous" commençait par un TOIT ?

    Ce n'est pas une simple conférence.
    C'est une claque douce, un mélange explosif d'humour, de lucidité et de colère constructive.

    Dans « Y'a pas de Nous Sans TOIT », Sofi nous embarque dans une conférence gesticulée où les mots frappent juste et où les idées dérangent... pour mieux réveiller. On y parle de solidarité, d'engagement, de vivre-ensemble, et de tout ce qu'on a parfois appris à oublier.

    Entre récit personnel et analyse politique
    Entre rire et inconfort
    Entre prise de conscience et envie d'agir

    Cette conférence gesticulée pose une question simple mais essentielle : peut-on vraiment faire société sans prendre soin les un·es des autres ?

    Parce qu'il n'y a pas de Nous... sans TOIT.

    Durée 1h15
    Gratuit

    Réservation possible via Le Carré de Baudouin

  • Louis Sarkozy : de la confusion à l'islamophobie

  • Intelligence artificielle : Comment Axa affine sa stratégie et place les agents au cœur de ses opérations

    Le spécialiste des assurances accélère sur le sujet de l’intelligence artificielle. Axa, dans sa quête de développement de son « Global AI Hub » a fait appel à Publicis Sapient afin de parvenir à la prochaine phase de sa transformation en matière d’IA, à savoir le déploiement rapide, sécurisé et responsable d’agents IA à l’échelle du groupe dans l’ensemble de ses opérations.

  • Quand le jeune Charles Sapin admirait les abjections de Valeurs actuelles… et y contribuait

  • Les poussières toxiques du 11-Septembre ont causé 54 000 cancers et 6 300 morts

    Le maire de New York, Zohran Mamdani, doit rendre publics des milliers de documents, prouvant selon lui que les autorités municipales, en 2001, connaissaient la toxicité de l’air et l’ont tue. Selon une étude récente, 154 000 personnes ont déclaré des maladies depuis.
  • Immigration : où se situe réellement la France par rapport à ses voisins européens ?

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    À l’approche de 2027 et comme à chaque élection, les candidats français comparent de plus en plus les politiques migratoires européennes. La France accueille-t-elle davantage d’étrangers que ses voisins ? Selon Eurostat, 9,4 % de ses habitants étaient étrangers début 2025, une proportion légèrement inférieure à la moyenne de l’Union européenne.

    Cet été, la crise migratoire à Ceuta a directement alimenté la campagne présidentielle française. Le 31 juillet 2026, Marine Le Pen (RN) a profité de la situation pour réaffirmer sa volonté de réserver la libre circulation dans l’espace Schengen aux seuls citoyens européens. Jean-Luc Mélenchon (LFI) lui a répondu en appelant la France à ne pas laisser l’Espagne « seule face à l’épreuve » et à organiser une « coordination européenne ».

    L’Espagne n’est pas le seul voisin invoqué. Lors du premier grand débat entre candidats organisé le 27 août, Raphaël Glucksmann (Place publique) s’est servi de l’Italie pour attaquer le programme du Rassemblement national : selon lui, Marine Le Pen ferait, une fois au pouvoir, « comme Madame Meloni », en promettant de réduire fortement l’immigration avant de faire marche arrière en constatant les besoins de main-d’œuvre étrangère.

    Ces comparaisons ne sont pas nouvelles dans le débat public. Certains pays européens sont présentés comme des modèles, d’autres comme des contre-exemples selon les couleurs politiques. Fin mai 2026, François-Xavier Bellamy (Les Républicains) accusait ainsi le gouvernement de ne pas suivre suffisamment le durcissement engagé dans d’autres pays européens, au risque de faire de la France « la passoire de l’Europe ».

    À l’approche de 2027, cette comparaison devrait donc continuer d’alimenter le débat. Alors, où se situe la France par rapport à ses voisins européens ?

    Tout dépend de ce que l’on mesure : nombre total d’étrangers, part dans la population, entrées annuelles ou solde migratoire ne donnent pas le même classement.

    En nombre absolu, la France fait partie des premiers

    Tout d’abord, une précision méthodologique s’impose. Les comparaisons européennes reposent ici sur les données d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, et non sur celles de l’Insee. La raison est simple : les statistiques nationales ne sont pas toujours produites selon les mêmes définitions, les mêmes calendriers ou les mêmes méthodes.

    Eurostat harmonise ces données afin de permettre des comparaisons entre les États membres sur une base commune. Dans sa définition, l’organisme européen désigne par étrangers les personnes qui ne possèdent pas la nationalité du pays dans lequel elles résident. Autrement dit, cette catégorie comprend les ressortissants d’un autre État membre de l’Union européenne et ceux d’un pays extérieur à l’UE.

    Les chiffres retenus pour la France peuvent donc différer légèrement de ceux publiés par l’Insee. Ainsi, avec plusieurs millions de résidents étrangers, la France fait partie des pays de l’Union européenne qui en comptent le plus en nombre absolu.

    Au 1er janvier 2025, Eurostat comptabilise environ 12,4 millions de résidents étrangers en Allemagne, 6,9 millions en Espagne, 6,5 millions en France et 5,4 millions en Italie [Voir note méthodologique en fin d’article].

    Mais l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne comptent également parmi les États les plus peuplés de l’Union européenne. Comparer uniquement les effectifs bruts peut donc conduire mécaniquement à faire remonter les grands pays dans le classement.

    Un État très peuplé peut compter plusieurs millions d’étrangers sans que ceux-ci représentent une proportion particulièrement élevée de ses habitants. À l’inverse, un petit État peut compter beaucoup moins d’étrangers en valeur absolue mais une proportion beaucoup plus forte dans sa population.

    Au 1er janvier 2025, par exemple, les étrangers représentent 47 % de la population du Luxembourg, 29,4 % de celle de Malte et 24,8 % de celle de Chypre.

    En part de population, la France est en dessous de la moyenne de l’UE

    Au 1er janvier 2025, les personnes ne possédant pas la nationalité du pays dans lequel elles résident représentent environ 9,9 % de la population de l’Union européenne, selon les données d’Eurostat.

    En France, cette proportion est d’environ 9,4 %, selon la même source, la plaçant au 14e rang des 27 pays de l’Union européenne, soit pratiquement au milieu du classement. Chez ses grands voisins, les situations diffèrent. La proportion atteint environ 14,8 % en Allemagne et 14,1 % en Espagne, tandis qu’elle se situe autour de 9,1 % en Italie.

    Un constat utile lorsque les politiques de ces pays sont invoquées dans le débat français. Au printemps 2026, par exemple, la décision du gouvernement de Pedro Sánchez d’ouvrir une procédure de régularisation extraordinaire susceptible de concerner environ 500 000 ressortissants de pays hors Union européenne en situation irrégulière a provoqué de vives réactions de la droite et de l’extrême droite françaises.

    Au Sénat français, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu opposait par exemple, en juin 2026, les politiques de fermeté migratoire à ce qu’elle qualifiait de « larges régularisations pratiquées par Pedro Sánchez ».

    Mais attention à ce que mesure ce chiffre : ces quelque 500 000 personnes ne correspondent pas à autant de nouveaux arrivants en Espagne. La décision concerne une estimation du nombre de personnes qui vivent déjà dans le pays et auxquels un statut légal pourrait être accordé.

    Le solde migratoire français reste inférieur à celui de plusieurs voisins

    La proportion d’étrangers vivant dans un pays donne une photographie de sa population à un instant donné, mais ne permet pas de savoir si le pays gagne chaque année beaucoup ou peu d’habitants du fait des migrations.

    Pour comparer cette dynamique, il faut regarder le solde migratoire : la différence entre les personnes qui viennent vivre dans un pays et celles qui le quittent. Ainsi, Eurostat calcul le « solde migratoire plus ajustement statistique ».

    Il permet une estimation du rôle des migrations dans l’évolution démographique mais leur évolution peut donc résulter aussi bien d’une hausse ou d’une baisse des arrivées que d’une variation des départs.

    Entre 2010 et 2024, le taux de solde migratoire français s’établit, en moyenne, à environ +1,6 personne pour 1 000 habitants par an, d’après Eurostat. Sur la même période, il atteint environ +5,2 pour 1 000 en Allemagne, +4,3 pour 1 000 en Espagne et +2,3 pour 1 000 en Italie.

    Les tendances sont cependant très différentes selon les années. L’Espagne connaît un solde négatif au début des années 2010, jusqu’à -5,4 pour 1 000 habitants en 2013, avant un net retournement. Celui-ci s’explique principalement par la forte augmentation des arrivées.

    Selon les données Eurostat sur l’immigration, environ 281 000 personnes sont arrivées en Espagne depuis l’étranger en 2013, contre près de 1,26 million en 2022 et 1,29 million en 2024. Dans le même temps, les départs n’ont pas disparu : les données Eurostat sur l’émigration en recensent environ 532 000 en 2013, 532 000 en 2022 et 662 000 en 2024. Le fort solde positif récent de l’Espagne tient donc avant tout à l’augmentation des entrées, et non à une chute des départs.

    L’Allemagne connaît, elle, un pic particulièrement important en 2015, avec +14,3 pour 1 000 habitants, avant de revenir à +5,4 pour 1 000 en 2024. Toujours est-il que la série Eurostat montre que son taux est supérieur à celui de la France chaque année depuis 2010.

    La situation italienne est plus contrastée. Son taux de solde migratoire était de +4,7 pour 1 000 en 2010, avant de tomber à 2 en 2020, puis de remonter à +4,3 en 2024.

    Enfin, en France, le taux oscille autour de zéro pendant une grande partie des années 2010, devenant même légèrement négatif en 2015 et 2016, avant d’augmenter depuis 2020. Il atteint +4,3 pour 1 000 habitants en 2022, son maximum sur la période (année d’un pic exceptionnel du fait de la guerre en Ukraine et du retour des mobilités après le covid), puis +2,8 en 2023 et en 2024.

    Cette comparaison de long terme place donc la France derrière ses trois grands voisins pour la période 2010-2024.

    En 2024, la France se situe dans le bas du classement européen

    Il en va de même lorsque l’on élargit la comparaison à l’ensemble de l’Union européenne. En 2024, le taux de solde migratoire de la France est de +2,8 pour 1 000 habitants. Elle se situe ainsi au 21e rang des 27 États membres pour cet indicateur.

    Autrement dit, selon l’indicateur retenu (nombre, part, solde), la France peut apparaître en tête, au milieu ou dans le bas du classement européen. Une nuance à garder en tête à l’approche des débats, parfois houleux, qui s’annoncent sur l’immigration.

     

    [Note méthodologique : Pour comparer les pays européens, nous utilisons les données harmonisées d’Eurostat. Elles peuvent différer légèrement des chiffres publiés par l’Insee pour la France, notamment en raison de différences de champ, de calendrier et de méthode. L’Insee détaille ici ses estimations et Eurostat sa méthodologie.

    Concernant le solde migratoire, Eurostat utilise l’indicateur de « solde migratoire plus ajustement statistique », calculé à partir de l’évolution totale de la population, corrigée du solde naturel. Il peut donc intégrer des ajustements liés aux recensements ou aux registres de population. Cet indicateur ne mesure pas directement les passages aux frontières, mais permet de comparer les pays selon une méthode commune.]

     

    Auteurs :

    Auteur : Etienne Merle, journaliste

    Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste 

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste

    L’article Immigration : où se situe réellement la France par rapport à ses voisins européens ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.

  • Le gouvernement sacrifie encore l'écologie pour financer les aides aux agriculteurs

    Pour limiter le dérapage des finances publiques, le gouvernement continue de faire de l'écologie une variable d'ajustement. Afin de financer le plan d'urgence agricole, l'exécutif annule 500 millions d'euros de crédits au sein des ministères, dont principalement dans la mission écologie, développement et mobilités durables (157 millions d'euros de crédits amputés, selon un décret publié le 11 septembre).
    La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, avait annoncé le 4 septembre 1,2 (…)

    Lire la suite - En bref / Agriculture , Politique
  • Professeur Raoult vs Le Gang des Cerises : quel est ce documentaire HBO qui fait le buzz ?

    Six ans seulement après le début des confinements et des masques FFP2, la pandémie de Covid-19 revient frapper à nos portes par le petit écran. HBO Max s'empare du sujet avec Professeur Raoult vs Le Gang des Cerises, une série documentaire qui revient sur l'enquête menée par six citoyens ordinaires contre le plus controversé des infectiologues.

  • Ces algues étouffent les Antilles : et si on les transformait en compost ou en béton ?

    Malgré des échouements réguliers de sargasses en Martinique et en Guadeloupe, chercheurs et industriels peinent à transformer ce fléau en source de revenus. Pourtant, ces algues brunes peuvent servir de fertilisants ou de biomatériaux.
    Lorsqu'il observe les plages de son île brunir à cause des sargasses, Frédérick Voyer, directeur du groupement d'intérêt public (GIP) Sargasses Martinique, soupire : « Nous n'avons pas encore de chiffres précis, mais il est très probable que l'année 2026 (…)

    Lire la suite - Reportage / Nature , Pollutions
  • Dreambeans : Google transforme votre vie privée en contenus sur mesure

    Par Damien Andell et Olivier de Segonzac

    Le 10 septembre 2026, Google a annoncé l’ouverture de Dreambeans à tous les comptes grand public aux États-Unis, pour les utilisateurs de 18 ans et plus, sur Android et iOS. L’accès inclut les comptes sans abonnement Google AI. L’application reste une expérimentation de Google Labs. Google annonce aussi l’ajout de Gemini aux applications connectées.

    Imaginez un feed capable de vous suggérer une randonnée parce qu’il connaît votre région, sait que vous aimez marcher et estime que septembre et octobre offrent de bonnes conditions pour cette activité.

    Un dimanche soir, il vous propose de nouveaux épisodes d’anime. La justification indique que leur calendrier de diffusion a été vérifié, que vous êtes abonné à des services compatibles et que ce créneau correspond bien à ce type de divertissement.

    Le lendemain matin, il recommande une idée de repas riche en protéines parce qu’il a identifié une alimentation végétale, des achats cohérents avec cette habitude et un intérêt récurrent pour la nutrition.

    Une autre story s’appuie sur la requête « recette crepe » et sur une visite de site de septembre 2025. Les justifications peuvent donc remonter jusqu’aux mots recherchés et aux dates de l’historique.

    Pour cette analyse, Damien a examiné les stories et les métadonnées produites à partir de son profil : recherches Google, emails, factures, achats, agenda, abonnements, vidéos YouTube, conversations Gemini et autres traces d’activité. Les encarts ci-dessous reproduisent en anglais une sélection des textes relevés dans ses analyses.

    Nous avons également analysé la version Android de Dreambeans publiée début septembre 2026, nom de code interne Lotus, pour comprendre comment Google transforme ces données en stories.

    Dreambeans ouvre une étape nouvelle dans la personnalisation des feeds. L’objectif n’est plus seulement d’anticiper un clic. Le système essaie de déterminer ce qui pourrait être utile, intéressant ou opportun pour une personne à un moment donné.

    Dreambeans, le feed proactif de Google

    Google décrit Dreambeans comme un « proactive lifestyle AI product ». L’application génère chaque jour un ensemble fini de stories illustrées. Elles couvrent la technologie, le travail, la santé, la finance, les voyages, les loisirs, la famille, les restaurants ou les activités locales.

    Une story transporte notamment les champs suivants :

    storyWhat
    storyWhy
    storyTag
    confidence
    expireTime
    feedRecencyCutoff
    storyChat

    Le sujet, la justification, la catégorie, le niveau de confiance et la durée de pertinence font partie du modèle de données. Chaque story peut également ouvrir sa propre conversation.

    Dans le feed : une carte illustrée, un titre, un résumé et un créneau « MORNING ». Le sujet reprend ici le travail de Damien sur Google Discover. La même carte ouverte : un texte développé, des liens vers des sites externes, un bouton « Read on SERoundtable », une explication de la recommandation et un accès au chat.

    Compte tenu de ce que Google sait de cette personne et de ce qui se passe actuellement, qu’est-ce qui pourrait mériter son attention maintenant ?

    Les cinq sources qui alimentent Dreambeans

    SourceCe que Dreambeans déclare pouvoir utiliser
    SearchRecherches passées, lieux enregistrés et données issues de Search, Maps, Shopping, Flights, Hotels, Translate, News, AI Mode et Discover
    WorkspaceEmails, fichiers et événements, notamment Gmail, Calendar et Drive
    YouTubeIntérêts issus de l’activité YouTube
    GeminiHistorique des chats, informations communiquées à Gemini et insights déjà tirés de ces échanges
    Google PhotosPhotos, vidéos et informations permettant d’inférer intérêts, relations, lieux et moments

    PERSONAL_CONTEXT_LOTUS_USING_SEARCH, WORKSPACE, YOUTUBE, PHOTOS et GEMINI_CHATS.

    La nouvelle capture de connexion confirme les cinq familles : Google Workspace, Google Photos, YouTube, Search services et Gemini App. Pour Gemini, l’écran précise explicitement que l’historique des conversations fait partie des données connectées.

    Le nouvel écran de confirmation affiche les cinq familles connectées. Gemini App apparaît désormais avec la mention « including chat history ».

    La source Gemini va au-delà d’un simple historique de conversations. Google indique que les données partagées peuvent inclure « Gemini chat history and insights drawn from it ». Dreambeans peut donc recevoir à la fois ce qui a été dit à Gemini et des informations que Google a déjà déduites de ces échanges. Une fois cette source activée, l’application indique que l’historique Gemini sera utilisé dans les stories du lendemain.

    Personal Context : la couche qui rassemble ces signaux

    Google regroupe cette mécanique sous le nom de Personal Context. Dans les bibliothèques de consentement, la logique prend la forme d’une matrice :

    PERSONAL_CONTEXT_<PRODUIT>_USING_<SOURCE>

    Dreambeans, identifié par LOTUS, apparaît comme un consommateur parmi d’autres d’une infrastructure plus large. Sa combinaison actuelle repose sur Search, Workspace, YouTube, Photos et Gemini Chats.

    Cette architecture explique la richesse des stories. Une facture Gmail, une recherche, un événement Calendar et une vidéo peuvent être rapprochés lorsqu’ils décrivent la même activité, le même projet ou le même intérêt.

    Les textes relevés par Damien montrent le niveau de détail de ces rapprochements. Un extrait cite une facture pour cinq kilos de protéines de soja et une commande de merguez végétales. Un autre synthétise les préférences alimentaires du profil :

    Alimentation : des achats précis aux préférences du profil

    Mon Epicerie Paris invoice documents an August 2026 bulk purchase of 5kg textured soy protein medallions, paired with HappyVore plant-based merguez orders (June 30, 2026) and strict vegan and gluten-free dietary compliance.

    Grounded in user profile records confirming a strict 100% vegan, plant-based diet with a preference for gluten-free whole foods and high-protein legume bowls. Verified whole-grain protein pairings and seed dressing emulsification techniques.

    Dreambeans associe ici des produits, des quantités, des enseignes et des dates à une représentation du régime alimentaire. Avec les loisirs, abonnements de streaming, historique de visionnage et calendrier de sorties peuvent converger vers une recommandation pour le week-end.

    L’alimentation végétale se retrouve aussi dans une story consacrée à JAPAN Fes NYC. La carte détaille des options de street food japonaise végétales, situe l’événement, donne ses horaires et propose de visiter le site officiel.

    Une story réunit cuisine japonaise, options végétales et informations sur un événement. Elle propose aussi une question de suivi : « Any vegan street food? ».

    Les données de départ restent des traces séparées. Dreambeans les assemble en une représentation plus synthétique des habitudes, des intérêts et des projets.

    Le contexte professionnel est tout aussi détaillé. Le système décrit le rôle de Damien, le produit sur lequel il travaille et les technologies utilisées, puis évoque des optimisations précises :

    Travail : du rôle professionnel aux détails du code

    User is the co-founder and lead developer of 1492.vision, where he engineers real-time web analytics dashboards using Vue 3 and Vuero admin frameworks. Recent technical documentation in 2026 emphasizes modular composables and shallowRef optimizations for high-frequency data applications.

    Les stories citent des recherches exactes, avec leurs dates

    Les textes citent les mots saisis et, dans certains cas, le jour de la recherche.

    Pour une recommandation liée aux performances du PC, le système mentionne ainsi la requête « transmit buffers ethernet gaming », effectuée quelques jours plus tôt, et la rapproche d’anciens diagnostics de pertes de paquets :

    The user frequently conducts low-level PC hardware and system performance tuning, including explicit searches for network adapter driver settings ('transmit buffers ethernet gaming') on August 9, 2026, and past diagnostics for server packet drops.

    Dans un exemple culinaire, il associe la requête « recette crepe » et une visite de cuisine.journaldesfemmes.fr.Une requête et une visite de site remontant à septembre 2025

    Grounded in the user's historical query for 'recette crepe' and visit to French recipe portal cuisine.journaldesfemmes.fr on September 3, 2025. Verified through culinary science research on gluten relaxation and pan temperature standards.

    Une trace vieille d’environ un an réapparaît donc dans la justification d’une story. Le texte la rapproche ensuite d’informations culinaires sur la pâte et la température de cuisson. Le système expose à la fois un élément de l’historique personnel et les informations externes utilisées pour développer le sujet.

    Recherches, vidéos et visites de sites peuvent être rapprochées

    Les formulations distinguent aussi les canaux. « Search history » et « Search logs » désignent des recherches, « watch history » des vidéos regardées, et « navigation » des visites de sites. Un même texte peut réunir plusieurs de ces traces et une préférence exprimée dans Dreambeans : Des vidéos regardées et des sites visités rapprochés des recherches

    Supported by user watch history on August 19, 2026 ('Atelier Google Discover, avec Sylvain Deauré'), searches for 'discover' on March 17, 2026, and SEO consultant research in April 2025. Aligns with explicit preference for Google Search news recorded August 29, 2026, and the completed Google Spam Update on August 21, 2026.

    Grounded in user navigation to cocktail publication PUNCH (punchdrink.com) on December 6, 2025, and searches for Japanese sake brewing processes and kanji terminology in May and June 2025.

    Une story peut ainsi être justifiée par des activités de nature différente, réparties sur plusieurs mois.

    Du Personal Context à la story

    La génération repose sur un pipeline serveur nommé Manifold. Dreambeans planifie une mise à jour, lance le traitement puis suit son état :

    SCHEDULED
    ↓
    ONGOING
    ↓
    FINISHED

    Deux versions de prompts apparaissent dans le client :

    generateTopicsPromptVersion
            ↓
    generateStoriesPromptVersion

    La structure indique une génération en deux temps. Google extrait d’abord des topics à partir du Personal Context, puis génère des stories à partir de ces topics et du contexte disponible.

    Search + Workspace + YouTube + Photos + Gemini
                        ↓
                  PERSONAL CONTEXT
                        ↓
                      TOPICS
                        ↓
                     STORIES
                        ↓
                 FEED QUOTIDIEN

    Les topics ont eux-mêmes un cycle de vie, avec deux niveaux actifs puis un état ARCHIVED. Un centre d’intérêt peut donc refroidir sans nécessairement disparaître du profil.

    La génération peut se poursuivre lorsque l’application est fermée. Dreambeans conserve les credentials nécessaires au traitement en arrière-plan. Après une longue période d’inactivité, la création quotidienne est mise en pause jusqu’au retour de l’utilisateur.

    Personal Context est aussi découpé dans le temps

    Des traces runtime ajoutent une pièce importante au fonctionnement de Dreambeans. Le Personal Context n'apparaît pas uniquement sous la forme d'un état courant du profil. Nous avons observé des clés matérialisées par date, avec en parallèle des variantes real et sameday.

    user:<id>:pcontext:real:2026-09-05
    
    user:<id>:pcontext:2026-09-05
    user:<id>:pcontext:2026-09-06
    user:<id>:pcontext:2026-09-07
    ...
    user:<id>:pcontext:2026-09-18

    Dans l'échantillon observé, quatorze contextes datés coexistent, soit environ deux semaines de file. Les traces distinguent trois régimes :

    pcontext:<YYYY-MM-DD>       contexte daté, préparé dans la file régulière
    pcontext:<D>:sameday        passage de rattrapage pour le jour même
    pcontext:real:<D>           branche plus immédiate, alimentée en parallèle

    La grille observée associe une clé datée à une exécution overnight autour de 07:00 UTC la veille. Le chemin de production vu dans les traces suit l'ordre context → stories → story_selection → pcontext:dates → images. Le feed ne se remplit qu'une fois les images terminées, ce qui donne un éclairage concret au message utilisateur annonçant que les premières stories peuvent prendre « a few hours ».

    Ces traces suggèrent que Dreambeans prépare une partie de son contexte personnel à l'avance, jour par jour, tout en conservant des voies pour le jour même et pour des signaux plus immédiats. Le timing de la recommandation est donc présent jusque dans la façon dont le Personal Context est matérialisé.

    L’intérêt ne suffit pas : il faut aussi le bon moment

    Les métadonnées de stories montrent à quel point le timing compte. Dans une story concernant les animes, les textes relevés citent des sorties d’épisodes, les abonnements du profil et un créneau précis dans la semaine : Anime : des sorties, des abonnements et un dimanche soir

    Streaming calendars confirm August 30, 2026 episode releases for Mushoku Tensei Season 3, One Piece Elbaf Arc, and Grand Blue Season 3. User subscribes to Rakuten Viki and Netflix.

    Ideal for Sunday evening, August 30, 2026, offering low-effort entertainment as part of the weekly anime broadcast schedule.

    La justification affirme avoir vérifié le calendrier des sorties, puis présente le dimanche soir comme un moment adapté à ce divertissement.

    Les structures de Dreambeans contiennent des créneaux MORNING, AFTERNOON et EVENING, ainsi qu’une expiration et un feedRecencyCutoff. On trouve également des champs nommés relevanceAndTimeWindowOfInterest et earliestDisplayLocalTime.

    La pertinence personnelle peut donc varier avec la date, la saison et le moment de la journée. Une randonnée devient plus intéressante pendant une période de météo douce. Une sortie de jeu vidéo a plus de valeur pendant les premiers jours de son lancement. Un nouvel épisode d’anime peut être réservé au créneau du dimanche soir.

    Le profil personnel est croisé avec des informations externes

    Plusieurs stories de test incluent aussi des faits récents : calendriers de diffusion, sorties de jeux, saisonnalité d’une activité ou conditions locales. Certaines justifications utilisent des formulations comme Search verification confirms... ou Verified video game release calendars confirm....

    Dans les structures du chat associé aux stories, nous avons retrouvé groundingEvidenceAndProvenance, mediaProvenance et une chaîne webSearch. Ces éléments indiquent la présence d’une couche de grounding dans l’expérience, même si nous n’avons pas encore capturé assez de payloads pour reconstruire précisément son rôle dans la génération initiale d’une story.

    Le modèle général observé ressemble à ceci :

    PROFIL PERSONNEL
    intérêts + habitudes + agenda + lieux + achats
                        +
    INFORMATIONS RÉCENTES
    sorties + événements + conditions locales + saison
                        +
    TIMING
    jour + heure + période
                        ↓
                      STORY

    La randonnée autour du Verdon en donne une bonne illustration. Une information géographique, un intérêt pour la marche et les conditions de début d’automne suffisent à faire émerger une recommandation locale et saisonnière. Randonnée : une commune, deux sentiers et une fenêtre saisonnière

    User is based in a small town on September 1, 2026, immediately adjacent to the Verdon Regional Natural Park. Local trail conditions confirm optimal hiking weather during early autumn across the Sentier Blanc-Martel and Sentier de l'Imbut. Evergreen interest topic, particularly fertile throughout September and October 2026 due to ideal mild weather conditions and active trail shuttle services.

    Le texte situe le profil près du Verdon, nomme deux sentiers et invoque la météo ainsi que les navettes pour justifier une fenêtre d’intérêt de deux mois.

    Le cas de la localisation

    Dreambeans déclare des permissions Android de localisation, mais nous n’avons trouvé aucun appel qui les utilise directement dans sa logique.

    Google explique en revanche que les données Photos peuvent contenir une localisation estimée à partir du contenu ou attachée au fichier, et que cette localisation peut elle-même provenir de la localisation de l’appareil. Search apporte également les lieux enregistrés via Maps.

    Une recommandation locale peut donc disposer d’un contexte géographique sans que Dreambeans interroge nécessairement le GPS au moment où la story est générée.

    Google Photos ajoute le « qui, où, quand »

    La description de Google Photos dans Dreambeans est particulièrement explicite. Google indique que Photos peut servir à inférer les intérêts de l’utilisateur, ses relations avec les personnes présentes dans les images et les lieux où il s’est rendu.

    Le texte précise que le visage de l’utilisateur peut être associé aux données de localisation et aux timestamps correspondants.

    QUI
    +
    OÙ
    +
    QUAND

    Cette combinaison permet de transformer une collection de photos en informations sur les personnes, les lieux et les moments qui structurent une vie.

    L’activation passe par Face Groups et par une brique nommée Photos Life Understanding. Le nom résume assez bien l’ambition : comprendre une vie à partir d’une photothèque.

    Google ajoute que ces données peuvent servir à améliorer ses services, y compris pour l’entraînement de modèles d’IA générative.

    storyWhy montre la recette de personnalisation

    Chaque story possède un champ storyWhy. Dans les captures de stories ouvertes, l’explication de la recommandation est accessible par le bouton « Why did I get this? ».

    Les justifications observées peuvent mentionner un abonnement, une recherche datée, une vidéo regardée, une visite de site, un achat, un projet ou un événement récent. Elles exposent parfois plusieurs signaux à la fois.

    Dans une story consacrée aux jeux vidéo, l’historique d’achat est rapproché de la configuration matérielle. Le système cite les jeux, les plateformes d’achat, le modèle du SSD et la quantité de RAM. Ce rapprochement révèle l’étendue de l’historique utilisateur mobilisé pour produire une seule carte : Jeux vidéo : les achats rapprochés du matériel

    Transaction history shows PC game key acquisitions (Call of Duty, Ratchet & Clank, Battlefield) via G2A and Gameseal, paired with high-end desktop hardware (Samsung 990 PRO 4TB SSD, Kingston 32GB DDR5 RAM). …

    Les prompts restent côté serveur, mais leur empreinte est visible

    Le texte intégral des prompts serveur qui pilotent la génération n'est pas livré dans l'application. Le client expose en revanche leurs versions, generateTopicsPromptVersion et generateStoriesPromptVersion, et les métadonnées observées sur les stories laissent voir une prose de travail très structurée.

    Grounded in user profile records...

    User profile confirms...

    Transaction history shows...

    Search verification confirms...

    Verified ... release calendars confirm...

    Highly relevant for morning...

    Evergreen interest topic, particularly fertile throughout September and October...

    Ces formulations reviennent autour de cinq opérations : rattacher la story à des preuves personnelles, synthétiser ce qu'elles disent de l'utilisateur, vérifier des faits extérieurs, évaluer la fraîcheur ou la fenêtre d'intérêt, puis justifier pourquoi le sujet mérite d'être montré maintenant.

    preuves personnelles
            ↓
    faits / habitudes / intérêts
            ↓
    vérification externe
            ↓
    fraîcheur + fenêtre temporelle
            ↓
    story

    Les exemples fournis par Google dans l'onboarding montrent la même ambition : repérer qu'un passeport expire six semaines avant un vol prévu huit semaines plus tard, retrouver un rendez-vous chez le dentiste enfoui dans un ancien email, détecter un atelier de pain au levain après des vidéos de pâtisserie ou suggérer vingt minutes de Pilates parce que l'utilisateur a demandé des séances plus courtes.

    Le « Why » rend visible une partie du raisonnement qui a conduit à la card. C’est aussi ce qui donne à Dreambeans son côté le plus troublant : une recommandation anodine peut révéler combien d’informations différentes ont été rapprochées pour la produire.

    On peut résumer cette compression en quelques étapes :

    traces dispersées
    ↓
    faits personnels
    ↓
    intérêts / habitudes / projets
    ↓
    contexte actuel
    ↓
    opportunité
    ↓
    story

    Dreambeans possède une taxonomie de ses propres erreurs

    Le nouvel écran de dislike est probablement l’un des meilleurs indices sur la manière dont Google pense la qualité du feed. Son composant est nommé dislike_feedback_view.dart et l’interface demande :

    Tell us what went wrong

    Les réponses sont regroupées en quatre familles.

    Le dislike est décomposé en erreurs de données personnelles, de faits, de visuel, de pertinence et de timing.

    Accuracy & Substance

    My personal info is wrong
    Topic facts are wrong
    Lacked depth

    Visual

    People or pets off
    Irrelevant people
    Objects or setting off

    Relevance

    Not for me
    Repeated story
    Seeing this too much
    Steering ignored

    Timing

    Already happened
    Old news
    Plans changed
    Wrong timing

    Cette liste distingue les erreurs de données personnelles, les erreurs factuelles, les problèmes d’image, la mauvaise compréhension des intérêts et les erreurs de timing.

    My personal info is wrong est le signal le plus intéressant. Google prévoit explicitement le cas où la représentation construite à partir du compte est incorrecte.

    Le profil se corrige par des phrases, des clics et des swipes

    Dreambeans permet aussi de déclarer directement ses préférences. Dans l’interface, un interstitiel peut proposer plusieurs choix et un champ Type your own.

    Le chat permet également de formuler cette demande en langage naturel. Dans une capture, Damien écrit « I want more stories about SEO and algorithms ». L’application répond qu’elle a mis à jour le feed pour inclure davantage de stories sur ces sujets.

    Dreambeans peut demander directement à l'utilisateur de choisir ou d'écrire ses préférences. Ici, un interstitiel sur les actualités Google Workspace. Dans le chat, une demande de davantage de stories sur le SEO et les algorithmes reçoit une confirmation de mise à jour du feed.

    Dans le modèle de données, une préférence possède un texte, une polarité et une origine :

    UserPreference {
        preferenceText
        polarity: POSITIVE | NEGATIVE
        source: CHAT | CHIP | INTERSTITIAL | MANUAL
    }

    Après un Not for me, l’application peut confirmer :

    I've noted your preference to move away from stories like this one.

    Les corrections explicites s’ajoutent à la télémétrie comportementale. Dreambeans enregistre notamment les impressions, les cards dépassées par swipe, l’ouverture complète, la fin de lecture, les likes, dislikes, sauvegardes et partages.

    CARD_IMPRESSED
    CARD_SWIPED_PAST
    VIEW_STORY_FULL_PAGE
    VIEW_STORY_FINISHED
    STORY_THUMBS_UP
    STORY_THUMBS_DOWN
    STORY_SAVE
    STORY_SHARE
    STORY_FULL_IMAGE_VIEW
    INTERACTION_TYPE_LONG_PRESS_FULL_IMAGE

    Les demandes formulées dans Dreambeans réapparaissent aussi dans les textes de personnalisation. Damien les identifie comme des directives issues du chat ou du bouton flottant de l’application. Cet extrait reprend une demande de contenus techniques sur les Knowledge Graphs et la recherche sémantique, datée des 30 et 31 août 2026 :Directive dans Dreambeans : une demande explicite de contenus techniques

    The user explicitly requested technical deep-dives on Knowledge Graphs, entity resolution, and semantic search architecture on August 30 and 31, 2026. Recent technical literature highlights how multi-hop entity disambiguation errors compound in vector-only RAG without graph-guided filtering.

    Les dates renvoient ici à une demande faite dans Dreambeans. Elles documentent un autre canal que les requêtes de l’historique Google Search.

    Le système dispose donc à la fois de signaux implicites sur l’usage et de corrections très explicites sur ce qu’il a mal compris.

    Supprimer une source, une story ou toutes les données Dreambeans

    Google précise qu’une modification ou une suppression dans une application connectée peut mettre 24 à 48 heures avant d’être reflétée dans les nouvelles stories.

    Les cards déjà générées restent dans le feed jusqu’à ce que l’utilisateur les supprime.

    SOURCE
    email / photo / recherche / événement
                 ↓
              génération
                 ↓
    DÉRIVÉ
    topic / story / image / explication

    Une donnée source et le contenu généré à partir d’elle ont donc des cycles de vie distincts. Ce point devrait devenir important dans tous les produits d’IA personnalisés : supprimer l’information d’origine ne revient pas automatiquement à supprimer toutes les représentations déjà produites à partir d’elle.

    Dreambeans propose aussi une commande globale, « Delete All Dreambeans Data ». L’écran de confirmation annonce la suppression des topics, des stories et des « profile information ». Il précise que cette action est irréversible, qu’elle ne supprime pas le compte Google et qu’elle n’affecte pas les autres services Google.

    La suppression globale inclut explicitement les « profile information », en plus des topics et des stories. L’écran indique que le compte et les autres services Google ne sont pas concernés.

    Le profil construit par Dreambeans apparaît donc aussi comme un ensemble de données nommé dans l’interface de suppression. Effacer un email dans Gmail, retirer une story et demander l’effacement de toutes les données Dreambeans correspondent à des périmètres différents.

    Google précise aussi que les autorisations Dreambeans sont gérées indépendamment des réglages correspondants dans les autres services Google. L’application indique par ailleurs que des données provenant de Dreambeans peuvent être partagées avec d’autres services Google. Le périmètre exact de ce second flux n’est pas détaillé dans le client.

    Et pour les éditeurs ?

    Une card Discover renvoie vers un éditeur. Dans Dreambeans, la story ouverte présente déjà un texte développé et une illustration dans l’application, avec la possibilité de consulter des sites externes ou de poursuivre la conversation.

    Les captures montrent clairement ces sorties vers le Web. La story sur Google Discover contient des liens vers 1492.vision et Search Engine Roundtable, ainsi qu’un bouton « Read on SERoundtable ». Celle sur JAPAN Fes NYC affiche un lien vers la page de l’événement et un bouton « Visit Official Site ».

    Le Web peut servir à documenter une recommandation et rester accessible depuis la story. L’interface fournit toutefois déjà une synthèse adaptée au profil, avec des explications, des informations pratiques et des questions de suivi. Consulter le site externe est une possibilité au sein de ce parcours.

    Pour les éditeurs, il faut donc regarder la place du lien, son libellé et ce qu’il propose d’apporter en plus du contenu déjà affiché. Une mention dans une story, un lien dans le texte et un bouton de sortie ne donnent pas la même visibilité à la source. Les captures montrent ces formats ; elles ne permettent pas de mesurer le trafic qu’ils génèrent.

    Quand une story fournit déjà une réponse personnalisée, qu’est-ce qui donne encore envie d’ouvrir le site source ?

    De « ce que vous aimez » à « ce qui compte maintenant »

    La personnalisation historique d’un feed pouvait fonctionner avec une logique relativement simple : un intérêt observé entraîne davantage de contenus sur le même sujet.

    Dreambeans ajoute plusieurs dimensions : les informations personnelles disponibles, les habitudes, les projets, le lieu, la saison, l’actualité du sujet et le moment de la journée. Il transforme ensuite les réactions de l’utilisateur en nouvelles préférences ou en corrections.

    Le résultat donne un aperçu assez spectaculaire de l’évolution de la personnalisation chez Google.

    La question centrale n’est plus seulement :

    Sur quoi cette personne risque-t-elle de cliquer ?

    Dreambeans tente d’aller plus loin :

    Compte tenu de ce que nous savons de sa vie, de ses intérêts et de ce qui se passe maintenant, qu’est-ce qui mérite son attention aujourd’hui ?

    L’article "Dreambeans : Google transforme votre vie privée en contenus sur mesure" a été publié sur le site Abondance.

  • En Haute-Savoie, une nouvelle autoroute décriée : ce chantier «condamne l’habitabilité de notre territoire»

    Entre Machilly et Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), le chantier de l’A412, l’autoroute du Chablais, cristallise la colère de militant·es et riverain·es. Le ruban d’asphalte de 16,5 kilomètres en plein cœur de la montagne doit être livré en 2029 ; les travaux ont débuté le 1er septembre et de premiers arbres ont été abattus sur le tracé, lundi. 

    Perrignier (Haute-Savoie), le 9 septembre 2026. Sur le chantier de l’autoroute A412, les abattages d’arbres ont commencé. © Kim Vaillant/Vert

    Vert a rencontré des opposant·es qui se mobilisent pour tenter de bloquer le passage des abatteuses. Pour Jérôme Déthes, maraîcher et membre du syndicat agricole Confédération paysanne 74, ce projet qui rappelle la controversée A69 entre Toulouse (Haute-Garonne) et Castres (Tarn) est «en train de condamner l’habitabilité de notre territoire en détruisant sa faune, sa flore, ses milieux».

    Crapaud sonneur et grand capricorne

    Le chantier s’étendra sur 180 hectares. «On va retrouver environ 80 hectares de forêt détruits et 70 hectares de terres agricoles […] On coupe des corridors écologiques, une quarantaine de cours d’eau», liste Joanna Linares, membre du collectif StopA412. «Il y a des espèces emblématiques comme le castor, le crapaud sonneur à ventre jaune, le grand capricorne…», abonde Jérôme Déthes.

    Pour Amedea (une filiale du groupe Eiffage), le concessionnaire de la future voie : «L’autoroute doit être construite pour soulager les routes départementales existantes et les villages traversés par un trafic de transit. […] Amedea a choisi de limiter autant que possible les impacts sur le territoire : par le choix du tracé, la multiplication des ouvrages, leur surdimensionnement.»

    Désengorger les villages ? Une fausse promesse, dénonce Joanna Linares : «L’autoroute apportera encore plus de trafic dans notre région ; encore plus de gens viendront s’installer et prendront leur voiture. Ça incite les gens à utiliser des véhicules motorisés individuels, alors qu’il y a plein de solutions de transport en commun disponibles.»

    Contactée, la préfecture de Haute-Savoie n’a, pour l’heure, pas répondu à nos sollicitations.

  • George W Bush’s impunity led to Trump’s lawlessness | Kenneth Roth

    The reluctance of later administrations to repudiate Bush-era torture and endless detention laid the groundwork for recent violence

    If George W Bush’s abusive response to the September 11 attacks had been prosecuted rather than swept under the rug, Donald Trump would be less able to pursue his lawless policies. We can’t rewind history, but we can learn from our historic failure.

    Twenty-five years ago, on a clear and crisp morning, I was sitting in the Human Rights Watch office in the Empire State Building with an unobstructed view of the World Trade Center towers as al-Qaida operatives flew two commercial jets into them. The horror of the attack required a response, but Bush and his vice-president, Dick Cheney, chose to react by throwing out the rulebook. They deployed torture and endless detention without trial in Guantánamo.

    Continue reading...
  • Un « super El Niño » dévastateur arrive : pourquoi l'Europe devrait être épargnée

    Le phénomène El Niño n'influe normalement pas sur la météo en Europe. Mais son intensité attendue cette année est telle que, conjuguée avec le changement climatique, des scientifiques craignent des conséquences inédites.
    Le phénomène climatique El Niño est de retour. Il devrait atteindre une « très forte intensité » avant de parvenir à son apogée vers la fin de l'année, d'après l'Organisation météorologique mondiale. Ce « super El Niño » pourrait même être le plus intense jamais (…)

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  • Quelle chaise de bureau ergonomique choisir en 2026 ? Notre comparatif

    Si vous passez le plus clair de votre temps assis devant un bureau, investir dans une chaise de bureau ergonomique est aussi crucial que de choisir un bon matelas. Voici les modèles que l'on vous recommande en 2026.

  • Attentats du 11 septembre 2001 : non, un missile n’a pas frappé le World Trade Center

    Source :Compte Facebook, le 9 septembre 2026

    Etiqe :Déformé

    Contenu :

    Ce sont des images qui ont fait le tour du monde. Le 11 septembre 2001, à New York, les tours jumelles sont en feu. Deux avions viennent de s’écraser sur le World Trade Center et les États-Unis vivent l’attentat le plus meurtrier de leur histoire, avec la mort de 2977 personnes.

    Vingt-cinq ans après les faits, ces attaques font toujours l’objet de nombreuses théories. Parmi elles, certains internautes affirment que le World Trade Center n’aurait pas été attaqué par deux avions mais « un missile ». Ils en veulent pour preuve une vidéo d’une interview de Donald Trump où celui-ci relate sa journée du 11 septembre 2001.

    Néanmoins, le président états-unien n’a pas affirmé, durant cette interview, qu’un missile était à l’origine de l’attaque du World Trade Center. De plus, de nombreuses preuves permettent d’affirmer que ce sont bien deux avions qui se sont écrasés, ce jour-là, contre les tours jumelles.

    Des propos déformés

    Dans la vidéo utilisée comme preuve, le président états-unien explique que, ce jour-là, il n’arrive pas à croire que le premier impact ait été causé par un avion, il se demande si ce n’était pas un missile. Puis, il raconte qu’il a vu « le deuxième avion frapper » et s’est dit : « nous sommes maintenant dans une époque différente ».

    Contrairement aux conclusions de certains internautes, il n’a donc pas affirmé qu’un missile était à l’origine de l’effondrement des tours jumelles, le 11 septembre 2001. Il raconte simplement qu’avant de voir le deuxième avion s’écraser, il s’est demandé si ce n’était pas un missile qui était à l’origine du premier impact.

    Les allégations portées dernièrement par certains internautes sont donc fausses. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des désinformations de ce type circulent.

    Une vidéo du premier impact

    Au fil des années, de nombreux travaux, images ou encore témoignages ont permis de reconstituer le déroulé des attaques terroristes du 11 septembre 2001. Ainsi, le premier impact qu’a subi le World Trade Center a bien été capturé en image, comme il est possible de le voir dans une vidéo récapitulative du Monde.

    Pour le premier impact, comme pour le deuxième, il ne fait pas de doute que ce sont des avions détournés qui en sont à l’origine. De la même manière, un rapport de la commission états-unienne d’enquête sur les faits et les circonstances liés aux attaques terroristes qui avait été mise en place à la suite du 11 septembre 2001 ,retrace en partie ce qu’il s’est passé dans les quatre avions de ligne qui ont été détournés ce jour-là. Deux se sont bien écrasés contre les tours jumelles.

     

    Auteurs :

    Autrice : Maylis Ygrand, journaliste

    Relecteur : Etienne Merle, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste

    L’article Attentats du 11 septembre 2001 : non, un missile n’a pas frappé le World Trade Center est apparu en premier sur Les Surligneurs.

  • Fumées toxiques du 11-Septembre : le maire de New York accuse les anciens élus d'avoir tu le danger

    Il aura fallu 25 ans pour que la question de la toxicité de l'air après les attentats du 11 septembre 2001 soit exposée. Le maire de New York, Zohran Mamdani, a annoncé le septembre 2026 la publication de dizaines de milliers de documents révélant, selon lui, des dissimulations de la municipalité de l'époque.
    « Ces documents montrent ce que la ville savait de la présence d'air toxique autour de Ground Zero, à quel moment elle en a eu connaissance et comment elle a agi pour limiter sa (…)

    Lire la suite - En bref / Monde , Pollutions
  • Poussières toxiques du 11-Septembre : le maire de New York accuse les anciens élus d'avoir tu le danger

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  • Plus de 100 véhicules autonomes en 2030, 20 millions d’euros engagés par an… Ce que l’on sait sur le projet de navettes sans conducteur d’Île-de-France Mobilités

    “Notre ambition est de devenir la référence des transports collectifs autonomes dans le monde” : Valérie Pécresse voit les choses en grand quand il s’agit de faire rouler des véhicules sans conducteur dans la région la plus peuplée de l’Hexagone. La présidente d’Île-de-France Mobilités a annoncé le 10 septembre le lancement d’un projet de service de transport à la demande autonome, avec le déploiement d’une première navette en 2028 avant une généralisation du service à horizon 2030.

  • iPhone 18 Pro Max : finalement, le modem Apple C2 n’est pas réservé au petit modèle

    La fiche technique des iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max indique que les deux téléphones n'ont pas le même modem : seul le petit 18 Pro a le droit à la puce C2 fraîchement annoncée par Apple. Selon nos informations à Cupertino, il pourrait s'agir d'une simple erreur de traduction. Tout suggère que la version européenne de l'iPhone 18 Pro Max a le droit au modem développé par Apple, ce qui serait une bonne nouvelle pour l'autonomie.

  • Sommet spatial international : l’enjeu numérique au cœur de l’espace

    Plus qu’une séquence politique, cet évènement a été marqué de nombreuses annonces liées à l’intelligence artificielle ou à la connectivité par satellite. L’ensemble de ces annonces traduisent une même dynamique : les infrastructures orbitales s’articulent désormais comme le prolongement naturel des réseaux informatiques terrestres.

    Une constellation de 50 satellites dotés d’IA

    Le franco-américain Loft Orbital, le français Mistral AI et l’émirati Marlan Space ont conclu un accord pour le déploiement en orbite d’une constellation de 50 satellites d’observation. Financé par les Émirats Arabes Unis à hauteur d’un milliard de dollars, cette constellation de satellites d’imagerie optique et radar s’appuiera sur une capacité embarquée d’intelligence artificielle développée Mistral AI. Objectif : accroître la capacité de traitement à bord des satellites. 

    Le traitement embarqué doit permettre de réduire le délai entre l’acquisition d’une donnée et son exploitation. Cette architecture fait du logiciel et des capacités de calcul embarquées des composants directs des systèmes spatiaux. Les données ne sont plus seulement collectées par le satellite avant d’être transmises au sol : une partie de leur analyse est réalisée en orbite, limitant ainsi l’intervention d’opérateurs au sol confrontés à des volumes de données croissant. 

    Eutelsat commande 229 satellites OneWeb à Airbus

    Le passage à l’échelle constitue l’autre grande tendance du sommet. En effet, Eutelsat a annoncé une commande de 229 satellites supplémentaires à Airbus pour sa constellation d’internet par satellite OneWeb, pour un contrat d’environ 1 milliard d’euros. Cela s’ajoute à une commande antérieure de 440 satellites passée auprès d’Airbus en 2024 et 2025. Les livraisons de ces précédents satellites doivent commencer au quatrième trimestre 2026.

    À terme, cette nouvelle commande doit permettre à Eutelsat de maintenir et d’étendre son réseau en orbite basse jusqu’en 2034. Pour rappel, le groupe franco-britannique exploite aujourd’hui une constellation de plus de 600 satellites qui devrait prochainement s’agrandir puisque deux lancements Ariane 6 sont programmées en 2027 et 2028. 

    Un réseau terrestre défini par logiciel

    Eutelsat a par ailleurs annoncé un partenariat avec la jeune société française Skynopy pour développer « Global AKAR », une infrastructure terrestre destinée aux services satellitaires. Le projet doit combiner le réseau mondial de stations au sol d’Eutelsat avec les technologies d’orchestration logicielle et de modem virtualisé développées par Skynopy. Plus de 100 antennes opérationnelles doivent être déployées sur plusieurs sites d’ici fin 2029 et ainsi prendre en charge des satellites opérant dans les bandes S, X et Ka, notamment pour l’observation de la Terre, les télécommunications et les futurs services en orbite. L’accord porte sur un composant directement lié à la circulation des données spatiales. Le segment sol doit fournir une interface logicielle commune aux opérateurs et permettre l’exploitation à distance d’antennes existantes. 

    Grâce à ces nouvelles infrastructures, Eutelsat et Skynopy annoncent un objectif de latence inférieur à trois minutes pour certains cas d’usage, contre environ une heure avec les technologies actuelles, et un débit pouvant atteindre 10 Gbit/s, contre 1 à 2 Gbit/s pour les solutions existantes. 

    Des données satellitaires davantage intégrées

    Le sommet a également été marqué par de nouveaux engagements autour de la constellation européenne IRIS², destinée aux communications sécurisées. Thales Alenia Space a obtenu un contrat d’environ 500 millions d’euros pour fournir des charges utiles destinées à 330 satellites, tandis qu’Airbus doit construire une première couche d’au moins 66 satellites. Les premiers lancements sont prévus à partir de 2029.

    L’ensemble des dynamiques observées ici montrent que l’économie spatiale se structure désormais autant sur les satellites, les lanceurs, que sur les systèmes numériques qui les entourent : calcul embarqué, intelligence artificielle, logiciels d’orchestration, stations-sol, transmissions de données. De telles annonces nous rappellent donc que les infrastructures spatiales et le monde numérique poursuivent une intégration étroite.  

    Victor-Charlie 

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  • En Islande, les raisons du « non » à l&#039;Union européenne

    Le 29 août, l’Islande a rejeté à 52,8 % la réouverture des négociations d’adhésion à l’UE. Derrière le « non », une fracture entre le littoral rural, attaché à sa pêche, et la capitale, tournée vers l’Europe.
  • Netlinking : où concentrer votre budget face à vos concurrents ? Le livre blanc pour vous décider !

    Un budget de liens souvent réparti au hasard

    Combien de liens ? Vers quelle page ? Pour quel montant ?

    Le netlinking se décide encore trop souvent à l'intuition, faute d'une donnée qui relie l'effort d'acquisition au résultat attendu. Develink, acteur spécialisé dans la mise en relation entre annonceurs et éditeurs depuis dix ans, a pris le problème à l'envers dans un nouveau livre blanc : dix univers concurrentiels réels, un annonceur théorique par marché, et une seule question posée à chaque fois : « où l'euro suivant sera-t-il le plus rentable ? »

    La méthode s'appuie sur le Develscore, un indicateur maison qui agrège les données de Majestic, Ahrefs et Semrush plutôt que de se reposer sur un seul outil, aucun n'étant parfait pris isolément. Cette approche est au cœur de Develink depuis 2015.

    Loin d’être un plaidoyer pour un achat systématique de liens, ce livre blanc met en exergue la réalité du terrain. Sur certaines requêtes analysées verrouillées, qu’on vous laisse découvrir, le conseil est même plutôt de ne rien dépenser.

    Les dix univers passés au crible

    Le livre blanc de Develink analyse dix secteurs, chacun construit autour d'un annonceur théorique confronté à un panel de concurrents identifiés dans la SERP Google :

    • Mutuelle santé
    • Rentrée scolaire (cartables et fournitures)
    • Literie
    • Animalerie (univers chien)
    • Chauffage et climatisation
    • Golf
    • Smartphone reconditionné
    • Financement auto (LOA, LLD, crédit)
    • Paris sportifs
    • Banque et produits d'épargne

    La méthode est identique pour chaque univers : diagnostic d'autorité de domaine, segmentation des mots-clés en quatre groupes d'action (défendre l'acquis, pousser une page dont l'autorité est déjà là, renforcer une page distancée, conquérir un terrain où le site est absent), lecture de la présence de l'AI Overview sur chaque requête, puis plan d'action séquencé avec un budget chiffré sur dix-huit mois.

    Télécharger le livre blanc

    Un déficit d'autorité globale qui ne dit pas grand-chose

    Un petit exemple : l'univers banque et produits financiers, construit autour d'un annonceur théorique proche du Crédit Mutuel, illustre bien le constat qui revient d'un domaine à l'autre. Le site affiche une autorité de domaine dominante, avec près du double du nombre de domaines référents de son panel de concurrents. Mais cette force ne se traduit pas mécaniquement en positions : les pages qui portent les requêtes ciblées ne comptent, elles, que de deux à cent quarante-trois domaines référents selon les cas.

    Le blocage ne se situe donc presque jamais au niveau du domaine, mais de l'URL. C'est là, selon l'étude, que la plupart des budgets de netlinking se perdent.

    L'asymétrie du budget, un motif récurrent

    Sur l'univers épargne, le rapport dévoile quant à lui un déséquilibre marquant : les mots-clés les moins coûteux à conquérir couvrent 85 % du volume de recherche pour seulement 2 572 euros, quand le mot-clé le plus concurrentiel du corpus mobilise à lui seul la majorité de l'enveloppe totale. Le même type d'asymétrie revient sur plusieurs univers analysés, notamment la rentrée scolaire, où 81 % du budget suggéré porte sur seulement 22 % du volume adressable.

    Autre enseignement transversal : le rapport repère régulièrement des cas de cannibalisation, deux URL d'un même site positionnées sur la même requête, qui diluent l'effort de netlinking tant qu'une cible n'a pas été désignée.

    L'AI Overview redistribue les priorités

    Sur plusieurs univers, notamment l'épargne, la majorité des requêtes déclenchent déjà un AI Overview. Le rapport recommande de prioriser les mots-clés encore épargnés par ce format tant que la fenêtre reste ouverte, et de concevoir le contenu des pages concernées par l'AI Overview pour être cité par l'IA plutôt que pour viser uniquement la première position organique.

    Télécharger le livre blanc

    Vous souhaitez en savoir plus ? Le guide complet, avec le détail des dix univers, les tableaux de données et les plans d'action chiffrés, est disponible gratuitement en téléchargement !

    Tester la méthode sur votre propre site, gratuitement

    Jusqu'au 31 octobre 2026, Develink offre aux lecteurs d'Abondance l’analyse concurrentielle et financière présentée dans ce livre blanc : diagnostic d'autorité, groupes de mots-clés, budgets suggérés et lecture de l'AI Overview appliqués à son propre univers concurrentiel.

    Profitez de cette analyse avec le code ABENCHMARK sur Develink !

    L’article "Netlinking : où concentrer votre budget face à vos concurrents ? Le livre blanc pour vous décider !" a été publié sur le site Abondance.

  • Wake up, Britain: Donald Trump’s US is no friend of ours. We must secure our own place in the world | Simon Jenkins

    The US president is ever more wayward – and has little interest in defending Europe. The constitution may hold him to account, but we can’t wait

    If Americans vote for a Republican majority in both houses of Congress in November, “I will issue a dividend to every adult citizen in the United States of America for $5,000.” But they must not spend it in Canada or China or anywhere else outside the US. So said Donald Trump in Texas on Wednesday in advance of the forthcoming midterm elections. He further told voters to “Pretend that I’m on the ballot”. It was a climactic moment in an almost two-hour rant.

    Trump does not have the required trillion dollars in his pocket, and it would be illegal to disperse such a sum without congressional approval. In any case, JD Vance now appears to have rowed back on the promise.

    Simon Jenkins is a Guardian columnist

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  • Trump-a-palooza: why are Republicans avoiding the president? | Politics Weekly America

    Donald Trump has thrown a convention to amp up the Republican base ahead of the midterm elections, but not everyone is thrilled about it. Dozens of officials running for re-election have stayed away, choosing instead to campaign locally. Are they worried about Trump’s current unpopularity weighing down their ticket?

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  • Des nouvelles du groupe Némésis et de ses anges gardiens

    Il s'agit d'une secte au nazisme décomplexé, ultra-violente, manipulant les faits et les images pour se victimiser.

    L’article Des nouvelles du groupe Némésis et de ses anges gardiens est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • Rachida Dati peut-elle redevenir magistrate malgré son procès pour corruption dans « l’affaire Renault » ?

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    Rachida Dati réintègre la magistrature la semaine même où elle comparaît devant le tribunal correctionnel. Contradiction ? Pas juridiquement : placée en disponibilité pour la durée de ses fonctions ministérielles, elle n’a jamais quitté le corps. Seule une condamnation, par une peine complémentaire ou une sanction disciplinaire, pourrait lui retirer la robe.

    Peut-on rejoindre la magistrature la semaine même où l’on s’apprête à comparaître, comme prévenue, devant un tribunal correctionnel ? La question n’a rien de théorique. Ancienne garde des Sceaux et ancienne ministre de la Culture, Rachida Dati a sollicité et obtenu sa réintégration dans le corps judiciaire, où elle serait proposée à un poste de premier substitut en administration centrale, sans exercer en juridiction.

    Elle doit comparaître du 16 au 28 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire Renault-Nissan. La Chancellerie assure qu’elle est dans son droit : explications.

    La réintégration relève d’un droit, non d’un choix

    Le point est souvent mal compris, alors qu’il commande tout le reste. Nommée au gouvernement, Rachida Dati est magistrate et n’a pas quitté la magistrature : elle a seulement été placée en position de disponibilité pour la durée de ses fonctions ministérielles.

    C’est ce que prévoit le décret du 19 février 2024 la concernant, pris sur le fondement de l’article 4 de l’ordonnance du 17 novembre 1958. Ce texte impose que le membre du Gouvernement titulaire d’un emploi public soit placé, pendant la durée de ses fonctions, en disponibilité ou dans une position équivalente.

    La conséquence est décisive. Cette mise à l’écart étant liée à la seule durée des fonctions gouvernementales, la cessation de ces fonctions met fin à cette période de disponibilité. Le retour dans la magistrature s’impose alors de lui-même. L’administration ne peut pas la refuser. La Chancellerie l’a d’ailleurs reconnu en indiquant que l’intéressée agissait « comme elle en a le droit ».

    La seule marge d’appréciation qui subsiste porte non sur le principe du retour, mais sur le choix de l’affectation, lequel emprunte la procédure ordinaire de nomination. Le poste envisagé relevant du parquet, la nomination est décidée par le garde des Sceaux, après un avis du Conseil supérieur de la magistrature qui, pour les magistrats du parquet, n’est que consultatif.

    La question posée par le procès n’est donc pas celle de son retour, acquis, mais celle de ce qu’une condamnation ferait à ce retour.

    Quelles conséquences en cas d’éventuelle condamnation ?

    La réponse n’est pas automatique. La corruption et le trafic d’influence passifs commis par une personne exerçant une fonction publique sont réprimés par l’article 432-11 du code pénal, qui prévoit jusqu’à dix ans d’emprisonnement et un million d’euros d’amende. Mais cette peine ne fait pas perdre par elle-même la qualité de magistrat. Pour que la porte du corps judiciaire se referme, il faut un autre ressort : soit une peine complémentaire précise, soit une sanction disciplinaire.

    C’est ici que se situe le véritable enjeu. Pour ces infractions, l’article 432-17 du code pénal autorise le tribunal à prononcer, à titre complémentaire, l’interdiction des droits civiques (article 131-26) et l’interdiction d’exercer une fonction publique (article 131-27), pour une durée pouvant atteindre dix ans. Depuis 2017, l’inéligibilité est même, pour les manquements à la probité, une peine en principe obligatoire, le juge devant motiver spécialement toute décision de l’écarter.

    Or ces peines produisent un effet radical sur un emploi public. L’article L. 550-1 du code général de la fonction publique prévoit ainsi que la condamnation à une interdiction d’exercer un emploi public ou à la privation des droits civiques entraîne la cessation des fonctions et la perte de la qualité d’agent public.

    Le raisonnement vaut également pour les magistrats, dont le statut subordonne l’accès au corps à la jouissance des droits civiques, condition dont la perte serait inconciliable avec le maintien dans la fonction. Si le tribunal accompagnait une éventuelle condamnation d’une interdiction d’exercer une fonction publique ou d’une privation des droits civiques, l’ancienne ministre cesserait donc d’être magistrate.

    Et dans l’hypothèse d’une procédure disciplinaire ?

    Le procès pénal n’épuise pas le sujet. Les faits jugés pourraient en effet nourrir une procédure disciplinaire. Tout manquement d’un magistrat à la probité, à l’honneur ou aux devoirs de son état constitue une faute disciplinaire (article 43 de l’ordonnance de 1958), et l’échelle des sanctions (article 45) monte jusqu’à la révocation.

    Pour un magistrat du parquet, cette sanction relève du garde des Sceaux, après avis du Conseil supérieur de la magistrature. Les deux instances étant autonomes, une relaxe n’interdirait pas une sanction, ni l’inverse. Le garde des Sceaux peut par ailleurs, en cas d’urgence, interdire temporairement au magistrat l’exercice de ses fonctions jusqu’à décision définitive, mesure conservatoire qui ne prive toutefois pas du traitement (dispositions relatives à la discipline).

    Le sort du poste et du traitement s’en déduit sous réserve de ce que dira le jugement. Tant qu’aucune peine complémentaire emportant cessation des fonctions n’est prononcée, et en l’absence de sanction disciplinaire, Rachida Dati conserverait son statut de magistrate et son traitement, y compris si une simple interdiction temporaire d’exercice était décidée.

    En revanche, le prononcé d’une interdiction d’exercer une fonction publique ou d’une privation des droits civiques, surtout assorti de l’exécution provisoire, la ferait sortir du corps judiciaire, sans que l’administration puisse s’y opposer.

    Deux incertitudes demeurent, faute de décision rendue. La portée exacte d’une inéligibilité prononcée seule sur la qualité de magistrat prête encore à discussion. L’interdiction des droits civiques prévue recouvre plusieurs droits distincts, parmi lesquels l’éligibilité, et le tribunal peut n’en prononcer qu’une partie. L’inéligibilité, prononcée obligatoirement pour les atteintes à la probité, peut ainsi être retenue seule.

    Reste alors la question, non tranchée, de savoir si la perte de ce seul droit suffit à considérer que Rachida Dati ne jouirait plus de ses droits civiques.

    Et l’ensemble dépend du contenu du jugement, à commencer par une éventuelle relaxe. Il conviendra donc de suivre l’audience de septembre pour savoir si la robe qu’elle vient de retrouver lui sera retirée.

    Le retour de Rachida Dati dans la magistrature est juridiquement acquis : placée en disponibilité d’office pour la seule durée de ses fonctions gouvernementales, elle n’a jamais quitté le corps, et l’administration ne pouvait pas, sur le principe, s’opposer à sa réintégration.

    Ce qu’un procès pourrait changer ne tient pas à la peine principale d’emprisonnement ou d’amende, mais à d’éventuelles peines complémentaires (interdiction d’exercer une fonction publique, privation des droits civiques) ou à une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu’à la révocation. Affaire à suivre !

     

    Auteurs :

    Auteur : Paul Morris, doctorant en droit privé à l’Université de Picardie Jules Verne, greffier des services judiciaires

    Relecteurs : Jean-Baptiste Thierry, professeur de droit pénal à l’université de Lorraine

    Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’Université de Poitiers

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  • Les guerres post-2001 ont coûté 8 000 milliards de dollars aux États-Unis

    Source : Le Grand Continent Payant
  • Six mois après les élections, la métropole d'Aix-Marseille-Provence s'enfonce toujours plus loin dans l'incertitude

    Source : Marsactu Payant
  • « Il est temps qu'on parle de négrophobie » : pour la première fois, une Global Black Pride se tient à Paris

    Source : Basta !

    C'est une première en Europe, la Global Black Pride se tient à Paris en ce moment, après une édition 2022 à Toronto (Canada), puis 2024 à Atlanta (États-Unis). Cet événement a pour objectif de rendre visible une communauté souvent délaissée, celle des personnes noires LGBTQI+. « Les personnes noires LGBTQI et les Prides noires ne bénéficiaient ni des mêmes soutiens ni des mêmes lieux que les autres marches » affirme dans cet article de Basta ! Micheal Ighodaro, Nigérian résidant à Washington, et président de la Global Black Pride.

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    Mois des fiertés : partout dans le monde, les droits LGBTQI+ en danger

    Ce désir de visibilité des personnes queers noires se traduit également par un focus sur les communautés d'Afrique. « Il s'agit également de tourner les projecteurs vers l'Afrique de l'Ouest, et notamment le Sénégal, où la répression des personnes LGBTQI+ s'est violemment accélérée depuis l'adoption d'une proposition de loi durcissant les peines pour actes dits "contre-nature", en mars dernier. » La Global Black Pride doit se tenir jusqu'au 13 septembre.

  • Août 2026 a été le mois le plus chaud à l'échelle mondiale depuis 1850 (Espagnol)

    Source : Delfino.CR - Costa Rica Lire la traduction automatique en français
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  • Dénonçons ensemble le suprémacisme de l'ULiège !

    Liégeoises et Liégeois, et toute personne intéressée par les luttes de justice, de solidarité et de libération, ne ratez pas l'action annuelle de SEA à Liège ce vendredi 18 septembre en début d'après-midi. Il s'agira de dénoncer les cruautés toujours à l'œuvre dans les laboratoires de l'ULiège, et le fait que cette université continue de transmettre à ses étudiant·es l'idée que se servir sur le corps des autres est OK. 💩 Oui, la vivisection repose sur une pensée suprémaciste : certaines vies vaudraient moins que d'autres, tellement moins qu'elles n'ont pas d'importance et peuvent être utilisées au bénéfice des humains. (On parle ici de centaines de milliers d'animaux torturés par an, la Belgique étant dans le TOP 5 européen des pays les plus cruels.) Cette pensée suprémaciste (qui hiérarchise la valeur des vies), une fois qu'on l'adopte, a tendance à déborder dans tous les autres domaines et à devenir une vision du monde générale : en effet, si les animaux sont « faits » pour ça, alors les pauvres sont « faits » pour..., les femmes sont « faites » pour..., les personnes bronzées sont « faites » pour..., les enfants sont « faits » pour..., etc. => c'est donc un problème politique global. Toutes les oppressions sont liées entre elles, il faut les détruire ensemble. ...Et se dresser contre l'exploitation animale, c'est comme prendre le mal à la racine. Cela fait plus d'un siècle que des citoyen·es dénoncent et agissent contre la vivisection. Pourtant, rien ne change. Ah si, des « contrôles » ont lieu. D'une part, ces contrôles sont annoncés aux laboratoires. Ce sont des rendez-vous auxquels les laboratoires ont le temps de se préparer. Le degré de « clémence » de ces contrôles est donc d'emblée très haut. D'autres part, ces contrôles gardent pour acquis l'idée que la vie des animaux est négligeable (c'est la pensée spéciste), que se servir sur eux au bénéfice des humains est normal, souhaitable. Puisque c'est « pour la recherche », « pour l'humanité ». À partir de là, on peut accepter et justifier beaucoup d'horreurs, en minimiser la réalité, fermer les yeux sur la souffrance, sur les droits fondamentaux des êtres concernés. C'est d'ailleurs précisément avec de tels raisonnements que les pires horreurs de l'Histoire se sont produites. Au nom du bien. Sans s'inquiéter du vécu des personnes concernées. Dans les laboratoires de l'ULiège a encore lieu une litanie de cruautés : tests de nage forcée, animaux rendus alcooliques,... Mais surtout, un mode de pensée suprémaciste qui se transmet à la génération suivante de vétérinaires, de médecins, de chercheureuses, etc. Est-ce de ce monde-là que nous voulons ? Une science suprémaciste ? Une médecine suprémaciste ? Un rapport aux animaux ou à la nature suprémaciste ? SEA vous donne donc rendez-vous devant le rectorat de l'ULiège pour crier ensemble et montrer aux politiques et à la société civile que nous refusons le principe de se servir sur le corps des autres, que les animaux n'existent pas pour le bénéfice des humains, que la vivisection est éthiquement intolérable - et qu'elle doit être ABOLIE. (D'autres solutions plus efficaces existent déjà, en plus) STOP À TOUTES LES LOGIQUES SUPRÉMACISTES ! L'association organisatrice est Suppression des Expériences sur l'Animal asbl (basée à Liège), active depuis de nombreuses années en Belgique via des happenings, veillées, cartes blanches dans la presse, ateliers dans les écoles et campagnes publicitaires dans les métros. Présence également de la Ligue Internationale Antispéciste (Bruxelles) qui va faire un discours. 🔥 Venez faire du bruit et crier des slogans avec nous ! Vendredi 18 septembre 2026 Université de Liège - Place du 20-août 13h30 - 15h30 #manif #LuttesSociales #suprémacisme #justice #Antispécisme
  • «Les lieux souterrains», l’Amérique latine par ses monstres

    Roman-monde comme on pensait ne plus en lire, le texte du Péruvien Gustavo Faverón Patriau plonge très profond dans les entrailles d’un continent dévoré par les crimes des dictatures sud-américaines et la complicité des États-Unis.
  • « 1312 raisons d'y réfléchir »

    Alors que les violences policières sont de plus en plus visibles et documentées grâce aux témoignages des personnes concernées, au travail des collectifs, des chercheur·euses et de certain·es journalistes, elles demeurent encore insuffisamment reconnues dans le débat public. Contrôles discriminatoires, usages disproportionnés de la force, difficultés à faire reconnaître les violences subies, blessures graves et, dans certains cas, décès lors d'interventions policières : ces réalités ne sont pas des cas isolés. Ces situations interrogent le rôle de la police, son fonctionnement, les rapports de domination qu'elle contribue à maintenir et la responsabilité des institutions. Dans les situations de violences policières, les procédures judiciaires peinent à établir les responsabilités, à reconnaître les préjudices subis et à prévenir la répétition des violences. Ce constat invite aussi à questionner les limites de la justice pénale et à explorer d'autres façons de penser la responsabilité, la réparation et la transformation des institutions. À l'origine de cette programmation se trouve un journal conçu par Messane Van Praet, dans le cadre de son travail de fin d'étude de graphisme à la Cambre. En donnant à voir et à penser les violences policières à travers une approche graphique, documentaire et critique, ce travail a constitué le point de départ de notre réflexion. Les rencontres, projections, ateliers et débats proposés pendant ces deux semaines prolongent cette démarche en ouvrant un espace d'analyse et de dialogue autour des violences institutionnelles et des différentes conceptions de la justice. Programme complet et inscriptions :https://www.pac-g.be/events/1312-raisons-dy-reflechir/
  • Meurtre d’Aramburú: la cour d’assises déplie la chronique d’un crime annoncé

    Les vidéos diffusées lors du procès permettent de reconstituer minute par minute les événements qui ont abouti à la mort de l’ancien rugbyman argentin. Les enquêteurs de la brigade criminelle ont qualifié à la barre son meurtre d’«exécution».
  • JUSTICE POUR LES RÉFUGIÉS ÉRYTHRÉENS - BENGHAZI & TAJOURA -LIBYA

    ( ENGLISH VERSION BELOW) Appel urgent et extrêmement préoccupant concernant la situation grave et en constante détérioration à laquelle sont confrontés les migrants et les réfugiés détenus en Libye, en particulier les ressortissants érythréens En tant qu'association et militants qui suivons de près la situation des réfugiés et migrants érythréens transitant par la Libye, nous recevons des informations de plus en plus alarmantes concernant les centres de détention où des milliers de personnes sont retenues dans des conditions extrêmement dangereuses et inhumaines. Nous appelons de toute urgence l'Union européenne et ses institutions compétentes à prendre des mesures immédiates et à garantir un accès indépendant, un suivi, une assistance médicale et une protection aux personnes détenues. Centre de détention de Benghazi La situation dans le centre de détention de Benghazi est particulièrement alarmante. Des milliers de personnes y seraient détenues dans des conditions extrêmement précaires, avec de graves pénuries de nourriture, de soins médicaux et de produits de première nécessité. Nous avons reçu des informations concernant le décès d'un jeune Érythréen, Filmon, qui serait mort de la tuberculose le 20 août 2026 faute de traitement médical adéquat. À la même date, selon les témoignages que nous avons reçus, la police a ouvert le feu sur des détenus. Une trentaine de personnes auraient été blessées. Certaines ont subi des blessures extrêmement graves, notamment la perte d'un œil et d'autres parties du corps. Bon nombre des blessés n'ont toujours pas reçu de soins médicaux adéquats. Nous sommes également profondément préoccupés par le fait qu'une proportion importante des détenus souffrirait de maladies graves, alors que les personnes malades et blessées sont détenues dans des conditions extrêmement dangereuses et de surpeuplement. Une intervention immédiate est indispensable. Si aucune mesure n'est prise dans les semaines et les mois à venir, nous craignons que d'autres décès ne surviennent et que la situation n'entraîne de graves conséquences humanitaires. Nous avons également reçu des informations selon lesquelles seuls quatre détenus érythréens auraient été libérés de ce centre de détention après environ un an de détention. Leurs familles auraient versé environ 4 000 dollars américains par personne pour obtenir leur libération par l'intermédiaire de personnes liées à la police. Cependant, nous n'avons par la suite pas pu obtenir d'informations fiables sur le sort ou la sécurité de ces quatre personnes. Centre de détention de Tajura La situation à Tajura est tout aussi alarmante. Plus de 1 200 Érythréens y seraient détenus, aux côtés de milliers d'autres migrants et réfugiés. L'accès au centre est extrêmement limité, ce qui rend très difficile pour les familles, les organisations humanitaires ou les observateurs indépendants de déterminer ce qui s'y passe. Dans de nombreux cas, nous n'apprenons la situation que lorsqu'une personne décède. Il y a environ deux semaines, un autre jeune Érythréen serait décédé après être tombé gravement malade pendant sa détention Bon nombre de ces personnes détenues ont également subi de graves traumatismes psychologiques. Certaines ont été interceptées en mer, tandis que d'autres ont été victimes de violences, d'abus, d'exploitation et ont vécu de longues périodes d'incertitude au cours de leur périple à travers la Libye. Elles sont aujourd'hui détenues dans des conditions effrayantes et dégradantes, sans accès adéquat à des soins médicaux ou psychologiques. Nous demandons instamment que le centre de détention de Tajura fasse l'objet d'une visite et d'un suivi indépendants dès que possible, avant que d'autres vies ne soient perdues. Autres centres de détention nécessitant une attention immédiate Nous exhortons également l'Union européenne à accorder une attention immédiate à d'autres centres de détention, notamment ceux de Sabha et de Brak al-Shati, où des milliers de migrants et de réfugiés seraient détenus. La situation dans ces centres est également très préoccupante. Les personnes y vivent dans la crainte d'être transférées vers d'autres centres de détention ou d'y être placées, et de graves inquiétudes pèsent sur leur sécurité, leur santé et leur accès aux droits humains fondamentaux. Notre appel Nous sommes des militants érythréens et des membres d'une association qui suivons ces cas, car de nombreux Érythréens sont contraints de fuir leur pays en raison de la situation politique actuelle. Pour beaucoup, la Libye devient une étape dangereuse de leur parcours, où ils sont exposés à la détention, à la violence, aux abus, à la traite, à l'exploitation, à la maladie et à la mort. Nous appelons donc de toute urgence l'Union européenne à : Prendre des mesures immédiates pour protéger les migrants et les réfugiés détenus en Libye. Exiger un accès immédiat et indépendant aux centres de détention, notamment à Benghazi, Tajura, Sabha et Brak al-Shati. Garantir la prise en charge médicale d'urgence des détenus malades ou blessés. Mener des enquêtes sur les informations faisant état de fusillades, de décès, de mauvais traitements et d'autres violations commises au sein des centres de détention. Veiller à ce que les détenus blessés bénéficient de soins médicaux et psychologiques adaptés. Mettre en place des mécanismes de surveillance indépendants capables de documenter les conditions de détention et les décès survenant dans ces centres. Veiller à ce que les familles puissent obtenir des informations sur leurs proches détenus ou décédés. Prendre des mesures concrètes pour empêcher de nouveaux décès et de nouvelles violations des droits de l'homme. Veiller à ce que les personnes vulnérables, notamment celles souffrant de maladies graves et de traumatismes psychologiques, soient identifiées et protégées. Il s'agit d'une situation humanitaire urgente. Ce sont des êtres humains dont la vie est en danger immédiat. Nous craignons que, sans une intervention rapide, nous assistions à de nouveaux décès et à une catastrophe humanitaire encore plus grave au sein de ces centres de détention. Manifestation à Londres et à Bruxelles – 12 septembre 2026 Le 12 septembre 2026, nous serons présents à Londres et à Bruxelles pour manifester pacifiquement et sensibiliser le public à la situation des réfugiés érythréens et des autres migrants détenus en Libye.Nous avons également pris contact avec des membres de l'Union européenne et des représentants concernés afin de porter ces témoignages et ces revendications directement à leur attention. Nous demandons respectueusement à l'Union européenne d'écouter la voix des survivants et des familles et d'agir avant que d'autres vies ne soient perdues. Nous ne pouvons pas attendre que ces personnes soient mortes pour que le monde prête attention à leurs souffrances. Nous demandons de toute urgence une réponse concrète et une action immédiate. Urgent and deeply concerning appeal regarding the grave and deteriorating conditions faced by migrants and refugees detained in Libya, particularly Eritrean nationals As an association and as activists who closely follow the situation of Eritrean refugees and migrants travelling through Libya, we are receiving increasingly alarming information about detention centres where thousands of people are being held in extremely dangerous and inhumane conditions. We urgently call on the European Union and its relevant institutions to take immediate action and ensure independent access, monitoring, medical assistance, and protection for those detained. Benghazi Detention Centre The situation in the detention centre in Benghazi is particularly alarming. Thousands of people are reportedly being detained there in extremely poor conditions, with serious shortages of food, medical care, and basic necessities. We have received information concerning the death of a young Eritrean man, Filmon, who reportedly died from tuberculosis on 20 August 2026 due to a lack of adequate medical treatment. On the same date, according to testimonies we have received, police opened fire on detainees. Approximately 30 people were reportedly injured. Some suffered extremely serious injuries, including loss of an eye and other parts of the body. Many of those injured have still not received adequate medical treatment. We are also deeply concerned that a significant proportion of the detainees are reportedly suffering from serious illnesses, while sick and injured people are kept together in extremely unsafe and overcrowded conditions. Immediate intervention is essential. If no action is taken in the coming weeks and months, we fear that further deaths and serious humanitarian consequences will occur. We have also received information that only four Eritrean detainees have reportedly been released from this detention centre after approximately one year of detention. Their families allegedly paid around USD 4,000 per person to secure their release through individuals connected to the police. However, we have subsequently been unable to obtain reliable information about the whereabouts or safety of these four people. Tajura Detention Centre The situation in Tajura is equally alarming. More than 1,200 Eritreans are reportedly detained there, alongside thousands of other migrants and refugees. Access to the centre is extremely limited, making it very difficult for families, humanitarian organisations, or independent observers to establish what is happening inside. In many cases, we learn about the situation only when someone dies. Approximately two weeks ago, another young Eritrean reportedly died after becoming seriously ill while in detention. Many of those detained have also experienced severe psychological trauma. Some were intercepted at sea, while others have experienced violence, abuse, exploitation, and prolonged periods of uncertainty during their journey through Libya. They are now being held in frightening and degrading conditions, without adequate access to medical or psychological care. We urgently request that the Tajura detention centre be independently visited and monitored as soon as possible, before further lives are lost. Other Detention Centres Requiring Immediate Attention We also urge the European Union to pay immediate attention to other detention facilities, including Sabha and Brak al-Shati, where thousands of migrants and refugees are reportedly detained. The situation in these centres is also a matter of grave concern. People are living in fear of being transferred to or entering further detention facilities, and there are serious concerns regarding their safety, health, and access to basic human rights. Our Appeal We are Eritrean activists and members of an association following these cases because many Eritreans are forced to flee their country due to the current political situation. For many, Libya becomes a dangerous stage of their journey, where they are exposed to detention, violence, abuse, trafficking, exploitation, illness, and death. We therefore urgently call upon the European Union to : Take immediate action to protect migrants and refugees detained in Libya. Demand immediate and independent access to detention centres, particularly Benghazi, Tajura, Sabha, and Brak al-Shati. Ensure urgent medical treatment for sick and injured detainees. Investigate reports of shootings, deaths, abuse, and other violations occurring inside detention facilities. Ensure that injured detainees receive appropriate medical and psychological care. Establish independent monitoring mechanisms capable of documenting the conditions and deaths occurring in these centres. Ensure that families can obtain information about detained and deceased relatives. Take concrete measures to prevent further deaths and human rights violations. Ensure that vulnerable people, including those suffering from serious illnesses and psychological trauma, are identified and protected. This is an urgent humanitarian situation. These are human beings whose lives are at immediate risk. We fear that without rapid intervention, we will witness further deaths and an even greater humanitarian disaster inside these detention centres. Demonstration in London and Brussels – 12 September 2026 On 12 September 2026, we will be present in London and Brussels to peacefully demonstrate and raise awareness of the situation of Eritrean refugees and other migrants detained in Libya. We will bring approximately 30,000 signatures supporting our appeal, together with testimonies from survivors who have personally experienced detention and abuse in Libya. We have also contacted members of the European Union and relevant representatives to bring these testimonies and demands directly to their attention. We respectfully ask the European Union to listen to the voices of survivors and families and to act before more lives are lost. We cannot wait until these people are dead before the world pays attention to their suffering. We urgently request a concrete response and immediate action.
  • Trump’s clash with Canada is his latest imperialistic embarrassment | Sidney Blumenthal

    The president’s chaotic schemes of aggrandizement, from Venezuela to Iran, have no larger rationale

    Trumpism is the lowest stage of imperialism. “We’re not going to invade Greenland. We’re going to buy it,” Donald Trump reportedly told the annual black-tie dinner on 1 February of the private Alfalfa Club, an assemblage of prominent Washington figures, a number of whom he had publicly humiliated, and others he was investigating or suing. “It’s never been my intention to make Greenland the 51st state. I want to make Canada the 51st state. Greenland will be the 52nd state. Venezuela can be 53rd.” The room greeted several of his remarks with dead silence. His cosplay as the Pirate King was not received as a good-humored takeoff from a Gilbert and Sullivan opera. He went on. “So many people in the room I hate,” he said in a display of honesty. “Most of you I like,” he claimed. Then, at his peak euphoria, he flew off to Mar-a-Lago to plan his attack on Iran, which took place 27 days later.

    Trump’s imperialism of piracy and plunder is less of a system even than that of the earliest imperialism of 17th-century privateers raiding the Spanish Main, the divine right of kings, and monarchs dividing up the spoils as favors to create their lords and earls. His schemes of aggrandizement operating by threat and force are justified by no larger rationale, nothing as exalted as “the white man’s burden”, marauding wherever and however he can to seize resources.

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  • OmniVoice - Clonez votre propre voix en local et en français

    L'équipe Next-gen Kaldi de Xiaomi a sorti OmniVoice, un modèle de synthèse vocale qui parle 646 langues et qui est capable de "recopier" une voix à partir d'un extrait de huit secondes minimum. Et tout ça en local et gratuitement !

    Le français y est d'ailleurs la cinquième langue du corpus d'entraînement, avec 23 675 heures d'audio de référence sur les 581 000 qu'ils ont avalées. Autant dire que le modèle a entendu du français toute sa vie, et ça s'entend au résultat.

    Voilà donc comment cloner votre propre voix, du début à la fin. Comptez 3,3 Go de poids à télécharger la première fois, et quelques minutes de manipulation une fois qu'ils sont sur votre disque.

    Installer OmniVoice

    Pour cela, il vous faut Python 3.10 ou plus récent, et un environnement isolé (sinon vous allez casser autre chose). Sur Mac, les deux lignes suivantes suffiront puisque le modèle utilise le GPU intégré via MPS :

    python3 -m venv ~/omnivoice-env && source ~/omnivoice-env/bin/activate
    pip install torch==2.8.0 torchaudio==2.8.0
    pip install omnivoice num2words
    

    Sur Linux et Windows, ça devra se faire avec une carte NVIDIA (sous Windows, l'environnement s'active avec omnivoice-env\Scripts\activate) sauf que PyTorch doit venir de l'index CUDA, donc remplacez la deuxième ligne par celle-ci :

    pip install torch==2.8.0+cu128 torchaudio==2.8.0+cu128 --extra-index-url https://download.pytorch.org/whl/cu128
    

    Notez que sans carte graphique du tout, ça marche quand même. J'ai rejoué la même installation dans un conteneur Linux en processeur seul, elle passe sans rien changer... mais il m'a fallu cinq fois la durée de l'audio en temps de calcul.

    Une fois installé, pour savoir que c'est en place, tapez omnivoice-infer --help et là, la liste des options doit s'afficher, sans la moindre erreur d'import. Le num2words de la troisième ligne, lui, ne sert qu'au chemin Python dont je parle plus bas, alors gardez-le sous le coude.

    Les 8 secondes qui font tout

    C'est l'étape que tout le monde bâcle et c'est pourtant celle qui est décisive pour avoir un bon résultat. Le projet recommande entre 3 et 10 secondes, pas plus car au-delà, ça ralentit le calcul et ça dégrade le clonage. Prenez donc un passage où vous parlez sans blanc, sans "euh", sans musique derrière, et découpez-le proprement comme ceci avec ffmpeg (ou autre logiciel de votre choix) :

    ffmpeg -i mon-enregistrement.m4a -ss 12 -t 8 -ac 1 -ar 24000 moi.wav
    

    La qualité de cet extrait est très importante donc si vous enregistrez votre voix, mettez bien le micro près de la bouche, dans une pièce sans écho, et évitez les MP3 récupéré à partir de YouTube .

    Écrivez ensuite dans un fichier ce que dit exactement l'extrait, mot pour mot. Vous pouvez sauter cette étape (le modèle transcrit alors tout seul avec Whisper), sauf qu'il téléchargera 1,6 Go de plus pour ça et qu'il se plante parfois sur un nom propre, ce qui abîme le clonage.

    C'est le moment de générer !

    Avant de taper quoi que ce soit, relisez bien votre texte et réécrivez les chiffres en toutes lettres. La ligne de commande n'a aucune option de normalisation, donc "2345" sortira n'importe comment alors que "deux mille trois cent quarante-cinq" se lit tout seul. C'est du côté Python que la normalisation se fait, avec normalize_text=True, la langue passée en language="fr" et le num2words de tout à l'heure... sans la langue, votre texte français part chez le normaliseur anglais qui réclamera même une lib sans version précompilée pour les Mac Apple Silicon.

    Voici la commande complète :

    omnivoice-infer --model k2-fsa/OmniVoice \
     --text "Bonjour, ceci est un test de clonage de voix en français réalisé avec OmniVoice." \
     --ref_audio moi.wav --ref_text "$(cat moi.txt)" \
     --language fr --num_step 32 --output ma-voix.wav
    

    Vous devez voir passer un "Saved to ma-voix.wav" au bout de quelques secondes. Sur mon M4 Max, j'ai compté 4 à 6 secondes de calcul pour 5,4 secondes d'audio, et moitié moins avec --num_step 16 au prix d'un peu de netteté. Au passage, le facteur 40 fois plus rapide que le temps réel qu'annonce le projet sur son site, ça a été mesuré sur un H100 avec des noyaux d'accélération maison, et pas sur un ordi de bureau...

    Si la ligne de commande vous rebute, vous pouvez aussi passer par la commande : omnivoice-demo --ip 127.0.0.1 --port 8001 qui permet de faire la même chose mais dans le navigateur, avec le bouton d'import pour l'extrait et un menu déroulant pour la langue. Pensez juste à lancer export GRADIO_ANALYTICS_ENABLED=False avant, parce que l'interface web appelle les serveurs de Gradio au démarrage et qu'on n'a pas envie de leur filer nos data à ceux-là.

    L'audio, lui, ne bouge pas de votre machine.

    L'extrait de référence de 8 secondes chargé à gauche, la langue calée sur French, et la sortie de 5 secondes à droite une fois le clonage terminé.

    Maintenant, une fois que c'est fait, écoutez le fichier avant d'en faire quoi que ce soit, parce que le modèle avale parfois des morceaux de phrase. Sur mes 24 générations de la même phrase, 5 ont perdu ou déformé un mot. C'était presque toujours le premier ou le dernier... et ce n'est pas une surprise, c'est un bug connu de l'outil. Faut donc relancer parfois plusieurs fois pour avoir un résultat OK.

    Dernier truc pour ceux qui passeront par Python : la voix se sauvegarde une fois pour toutes. model.create_voice_clone_prompt() puis .save("ma_voix.pt") produisent un fichier minuscule que les sessions suivantes rechargeront sans repasser par l'extrait ni par la transcription. Regénérez alors une phrase avec, et comparez à l'oreille : si c'est bien la même voix, vous pouvez ranger le WAV de référence.

    Voici l'extrait que j'ai généré avec ma voix. Ces 6 secondes d'audio ont pris 14 secondes à la génération sur mon Mac Studio :

    Votre navigateur ne supporte pas l'élément audio.

    Le kit à coller dans votre agent

    Si vous faites faire le boulot par Claude Code, Codex ou n'importe quel agent IA, voilà le brief à lui donner tel quel. J'y ai mis les pièges qui m'ont coûté un peu de temps :

    Ce que vous avez le droit d'en faire

    Alors le code d'OmniVoice est bien sous licence Apache 2.0, mais les poids du modèle, eux, sont sous CC-BY-NC à cause du corpus qui a servi à les entraîner. Cela veut dire que tout usage commercial est interdit. Donc si vous avez prévu un projet afin de gagner de l'argent, regardez plutôt du côté de Chatterbox , qui est sous licence MIT, qui parle également français et qui "tatoue" même ses sorties (vu que maintenant c'est obligatoire avec la loi IA).

    Pour l'usage perso, en revanche, rien ne vous arrête, et le règlement européen sur l'IA exclut explicitement de son champ l'activité personnelle non professionnelle.

    Ce qui est cool avec Omnivoice, c'est que ce clonage de votre voix se fait à 100% en local et c'est bien tout l'intérêt de la manœuvre ! Et si l'idée c'est plutôt de faire lire vos ebooks par la machine, je vous invite à jeter un œil à MLX-Audio côté Mac.

    Source : OmniVoice sur GitHub

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