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  • L'AfD a gagné en Saxe-Anhalt : et maintenant ?

    Dans cette région de l'Est de l'Allemagne, l'extrême droite a atteint un score historique et pourrait se retrouver à diriger le Land. Les médias indépendants cherchent des explications, tandis que la société civile se mobilise.

    À l'issue du scrutin du 6 septembre, le parti d'extrême droite allemand AfD a récolté 43,8 % des voix dans un Land de l'est du pays. « L'AfD a remporté la victoire en Saxe-Anhalt dans toutes les tranches d'âge, avec les plus faibles marges chez les plus jeunes et les plus âgés, décrit Deník Referendum. Par ailleurs, plus de la moitié des électeurs masculins d'âge moyen ont voté pour ce parti. »

    Si la victoire avait été annoncée par les sondages, le haut taux de participation, à près de 80 %, lui, a surpris. « Le taux de participation record n'a pas nui à ce parti cette fois, mais l'a au contraire favorisé », lit-on dans le média tchèque. « L'AfD a désormais prouvé qu'il est possible de mobiliser les abstentionnistes. Il reste à la gauche d'obtenir des résultats encore meilleurs que la droite dans ce domaine, lit-on dans la version allemande de Jacobin. Cette société a besoin d'une vision d'avenir différente, qui transcende à la fois l'état actuel, délabré, et le retour à un passé fantasmé proposé par l'AfD. »

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    Les médias indépendants internationaux cherchent des explications à une telle victoire. « On pourrait certes évoquer l'Allemagne de l'Est, sa transformation, le sentiment d'humiliation après la Réunification, le désengagement des partis traditionnels et la méfiance envers les institutions. Tous ces éléments sont importants. Mais avec un score de 43,8 %, une telle explication ne suffit plus », argumente le site polonais Krytyka Polityczna.

    Depuis le Royaume-Uni, openDemocracy explique à son lectorat : « Pour un pays qui, à l'étranger, est encore associé à la stabilité politique, à une industrie solide et à un niveau de vie relativement élevé, un tel résultat peut paraître surprenant. Pourtant, ces dernières années ont profondément marqué l'économie allemande. La production économique réelle a à peine progressé, la production industrielle s'est affaiblie et les ménages ont subi une perte considérable de pouvoir d'achat. » Et complète : « Il n'est guère surprenant que ces événements aient entraîné des changements dans le climat politique. »

    Le nouveau gouvernement régional doit être constitué au plus tard le 6 octobre, rappelle Correctiv. L'AfD a annoncé, avant l'élection, ne vouloir gouverner qu'avec une majorité absolue. Or, le parti a obtenu 39 sièges, 3 de moins que les 42 nécessaires pour avoir la majorité au parlement régional. Par ailleurs, il a peu d'alliés.

    Le média indépendant allemand se penche sur les possibles scénarios, comme l'alliance avec un petit parti, l'Alliance Sahra Wagenknecht (BSW), du nom de sa fondatrice, une ancienne de Die Linke qui a quitté le parti de gauche en 2023. La BSW a cinq sièges. Sinon, de nouvelles élections pourraient être organisées. Si le parti d'extrême droite parvient à diriger le Land, sa capacité d'action sera en partie limitée par les lois fédérales. « L'AfD pourrait toutefois opérer des changements particulièrement importants dans les domaines relevant de la compétence des Länder, notamment l'éducation, la sécurité intérieure et la culture », décrypte le site d'enquête.

    « Plus que jamais, la solidarité est nécessaire »

    Cette victoire électorale a profondément choqué une partie du pays. Dans la capitale allemande, des milliers de personnes se sont mobilisées en réaction aux résultats de cette élection. « Des manifestants se sont rassemblés pacifiquement à la porte de Brandebourg, à Berlin, en faveur de la démocratie, pour dénoncer le parti AfD, anti-immigrés et pro-russe, qui a appelé à des expulsions massives de demandeurs d'asile et à un recul des aides publiques en faveur des énergies renouvelables et de l'audiovisuel public », détaille The Guardian.

    Le journal indépendant allemand Taz a parlé à des membres de la société civile après le scrutin. « Nous sommes en dialogue avec nos collègues d'autres pays, y compris ceux dirigés par des gouvernements de droite radicale. Nous apprenons les uns des autres à être plus résilients », témoigne par exemple la directrice du musée d'art de Magdebourg, la capitale du Land.

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    Elsa Deck Marsault : « Le féminisme a oublié son histoire anti-carcérale »

    Les personnes interrogées parlent au média du besoin de faire communauté. « Plus que jamais, la solidarité est nécessaire », dit une femme du Service mobile d'aide aux victimes, qui soutient les personnes victimes des violences d'extrême droite. Bettina Schlauraff, une responsable de l'Église protestante de la région, partage une lueur d'espoir : « Ce qui me donne du courage, c'est la formation, ces derniers mois, d'une société civile très stable sur laquelle nous pouvons désormais compter. Une société civile qui n'hésitera pas à s'exprimer. »

  • Carrefour brade de 350 € cette table d’arcade Pac-Man rétro à deux joueurs pour les French Days

    [Deal du jour] Carrefour propose la table d'arcade Head-to-Head Pac-Man d'Arcade1Up à 349,99 € au lieu de 699 €, soit 350 € d'économie sur ce meuble résolument rétro.

  • Le Deathray - Le shader WebGPU qui fait redémarrer votre Mac

    Auberon López vient de publier sur son blog un bouton qui freeze complètement les Mac à partir d'un simple clic dans un navigateur. Il a baptisé ça le Deathray (le rayon de la mort quoi...) et c'est un shader WebGPU diffusé via une page web des plus ordinaires, qu'il suffit d'ouvrir d'un simple clic sur un lien.

    Ce qui arrive ensuite change d'une fois sur l'autre : Vous aurez le doit à la roue multicolore, ou la souris qui se fige, ou encore parfois des saletés magenta sur une partie de l'écran. Le reste de l'ordinateur, lui, va très bien et vous pouvez vous y connecter en SSH depuis une autre machine sans souci. C'est juste l'affichage qui ne répond plus, et il ne reviendra pas sauf si vous rebootez.

    Le fait est que macOS surveille également son WindowServer, le processus qui dessine tout ce que vous voyez. S'il ne répond plus pendant deux minutes, le chien de garde déclenche un kernel panic et la machine redémarre ensuite toute seule. Mais vous pouvez aussi appuyer sur le bouton d'alimentation si vous êtes pressé, mais en croisant les doigts pour que votre navigateur ne rouvre pas l'onglet au redémarrage...

    Le truc tient dans un seul fichier HTML, et histoire de vous expliquer un peu plus, un compute shader part dans une boucle écrite sans incrément, donc elle ne se termine jamais, et recopie indéfiniment le même vecteur en mémoire. À côté, le vertex shader qui dessine l'image lit alors cette même zone, et comme le premier ne lâche jamais la main, le second ne peut pas avancer d'un pouce.

    Sauf que l'embouteillage ne reste pas cantonné au navigateur. Tous les processus qui veulent le GPU se retrouvent alors à patienter derrière, WindowServer compris, d'où l'écran figé. López dit avoir reproduit la chose dans Chrome, Firefox et Safari, sur des MacBook à puce M tournant sous macOS Tahoe. Après sur les autres systèmes testés, l'onglet rame un bon coup, puis tout rentre dans l'ordre dès qu'on ferme la page.

    Mais alors pourquoi eux et pas les autres OS comme Windows ?

    Hé bien parce que Windows embarque un mécanisme appelé TDR , qui repère qu'une carte graphique met plus longtemps que prévu à répondre et qui la réinitialise pour éviter que tout le système se bloque. Deux secondes par défaut, et le shader qui déconne se fait éjecter.

    Alors que sur Apple Silicon, c'est un coprocesseur maison, l'ASC, qui pilote le GPU avec un firmware Apple et qui s'occupe de tout : énergie, ordonnancement des commandes, préemption des tâches. Asahi Lina , qui a retourné la puce M1 pour écrire un pilote Linux , a d'ailleurs relevé que si ce firmware plante, il n'y a qu'un moyen de s'en sortir. La seule solution c'est de redémarrer complètement la machine.

    López a signalé le problème à Apple Security fin juillet. Apple a reproduit le bug, annoncé un correctif et donné un calendrier (confidentiel, donc on ne le connaîtra pas). Puis le 26 août, revirement complet d'Apple qui explique ne voir "aucune implication de sécurité dans ce rapport", lequel n'entraînera donc aucun changement dans ses produits. Le dossier est ensuite parti vers une autre équipe pour d'éventuelles "considérations d'amélioration".

    En 2023 pourtant, Ron Masas d'Imperva avait déjà fait planter des Mac, des iPhone et des iPad avec un shader, en WebGL cette fois. Apple avait alors sorti le CVE-2023-40441 , noté 6,5 sur 10, et l'avait bouché en renforçant la validation des entrées pour mieux repérer les boucles folles.

    Seulement voilà, sa boucle à lui était énorme mais finie, donc détectable, alors que celle du Deathray tourne pour toujours. Et une boucle infinie, la repérer à coup sûr, c'est le problème de l'arrêt ... donc personne ne sait faire.

    López l'écrit d'ailleurs sur son site, les chercheurs en sécurité avec qui la question a été discutée donnent plutôt raison à Apple. Pour la firme, le résultat n'est qu'un plantage, un gel ou une perte de données récupérable, et ça ne constitue pas un réel problème de sécurité. Et sur le principe, ça se défend. Sauf que dans la vraie vie, si vous avez oublié de sauvegarder vos fichiers et que vous cliquez sur ce lien, vous l'avez dans l'os (et pas dans le "MacOS"... roh roh roh).

    Donc non, il n'y a rien à installer pour empêcher ça et rien à attendre de Cupertino pour le moment. Voilà, sachez juste que n'importe quel couillon qui aura lu cet article pourra vous envoyer un petit lien par mail, façon rickroll des enfers, ce qui aura pour effet de freezer et faire redémarrer votre Mac.

    Désolé !! 🤷‍♂️

    Source : le billet d'Auberon López .

  • Risques existentiels : un ex-chercheur accuse OpenAI et Anthropic

    Le chercheur en IA Jacob Coxon a annoncé, le 9 septembre 2026, sa démission d’Anthropic pour protester contre les « risques existentiels » que feraient courir à l’humanité l’entreprise et son ancien employeur, OpenAI. Selon le spécialiste du pretraining, aucun des deux géants de l’IA n’agit de façon responsable : ils se dirigent tous deux vers une « superintelligence auto-améliorante » susceptible de mettre en jeu « l’avenir de l’humanité ».

    Jacob Coxon craint que les modèles d’IA à venir ne deviennent « surhumains », au point de pouvoir pirater n’importe quel système ou bouleverser la recherche scientifique mondiale. Il fait toutefois une distinction entre ses deux anciens employeurs : selon lui, OpenAI n’aurait pas mesuré l’ampleur de ces « enjeux civilisationnels ». Anthropic en aurait conscience, mais serait prise au piège d’une « course » à l’innovation qui l’empêcherait de ralentir, de peur qu’un concurrent moins prudent ne prenne un avantage décisif.

    Ces entreprises risquent de perdre leur capacité à comprendre le raisonnement interne de leurs modèles et, donc, à s’assurer que ceux-ci agissent conformément aux intentions humaines. Le 6 septembre 2026, Jakub Pachocki, chef scientifique d’OpenAI, a ainsi affirmé que l’outil utilisé pour surveiller ce raisonnement devenait « de moins en moins fiable ».

    Jacob Coxon appelle ses anciens collègues à s’interroger sur leur rôle dans cette dangereuse fuite en avant. En février 2026, Mrinank Sharma, chercheur de l’équipe sécurité d’Anthropic, a lui aussi démissionné, pour les mêmes raisons, évoquant un « monde en péril ».

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  • Calif a découvert une grave faille dans WeChat

    La société de cybersécurité Calif a annoncé, le 8 septembre 2026, avoir développé un ver informatique zero-click auto-propagateur ciblant WeChat, l’application de messagerie centrale dans le cyberespace chinois. Appeler un utilisateur suffit pour infecter son terminal s’il décroche ou laisse sonner suffisamment longtemps. Le ver exploite en effet une faille critique dans la pile VoIP de WeChat, utilisée pour les appels audio et vidéo de l’application.

    Après avoir pris le contrôle de l’appareil, le logiciel malveillant peut se propager à l’ensemble des contacts de l’usager. Un tel ver pourrait donc représenter une menace pour le milliard d’utilisateurs de WeChat. Calif a informé Tencent, société mère de l’application, de ses découvertes en juillet 2026. Le groupe a publié des correctifs le 21 août 2026, puis confirmé, fin août, avoir corrigé la faille côté serveur pour l’ensemble des utilisateurs.

    Calif souligne l’importance de l’IA dans ce travail d’investigation. « L’IA a permis à notre équipe de découvrir la faille et de mettre au point, en environ deux jours, le premier exploit d’exécution de code à distance (RCE). La création du ver a pris une semaine supplémentaire. Auparavant, le développement d’un ver de cette envergure aurait mobilisé une équipe importante pendant plusieurs mois », lit-on dans le rapport de Calif.

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  • Sensibilisation cyber pour les agents de Lille

    Hervé Fortin, RSSI de la Ville de Lille, est revenu, le 8 septembre 2026, sur la campagne de sensibilisation cyber menée par l’éditeur français Conscio Technologies auprès des agents de la collectivité. Ce programme fait suite à une cyberattaque de grande ampleur qui a touché la Ville de Lille en 2023. L’incident a conduit la Direction du Numérique et des Systèmes d’Information (DNSI), mutualisée pour Lille, Lomme et Hellemmes, à renforcer sa politique de cybersécurité.

    L’une des priorités identifiées était de sensibiliser durablement les personnels. L’éditeur français Conscio Technologies a remporté l’appel d’offres, notamment grâce à « une plateforme complète associant contenus pédagogiques, outils de pilotage et indicateurs de suivi », selon Hervé Fortin.

    « La qualité et la diversité des contenus proposés nous ont permis de lancer rapidement nos premières campagnes tout en conservant une capacité de personnalisation adaptée à notre organisation », complète-t-il. Après avoir évalué le niveau de maturité cyber des agents, la DNSI et son prestataire ont mis en place un programme combinant ressources en ligne et activités en présentiel. Les thématiques suivantes ont été abordées : phishing, gestion des mots de passe, mobilité, télétravail, ingénierie sociale et bonnes pratiques d’hygiène numérique.

    « L’un des principaux bénéfices réside dans la capacité à sensibiliser efficacement un très grand nombre d’agents avec un investissement limité en temps de préparation », indique Hervé Fortin. Les enquêtes menées auprès des personnels montrent qu’ils ont apprécié les formats, jugés accessibles, concrets et directement applicables à leur quotidien professionnel.

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  • Fermeture de Noblogs et des services d'Autistici/Inventati dans 10 jours : instructions pour sauvegarder ses données

    Dans un peu moins de 10 jours, les services fournis par Autistici/Inventati fermeront.
    Cela inclut : les adresses email, les listes mail, les services de visio/audioconférence, les sites web hébergés chez elleux, ainsi que le fameux noblogs.org. Cette page fournit des instructions pour exporter ses données depuis les services de l'infrastructure d'A/I.

    Que l'on utilise ou non ces services, cet article est à faire tourner largement afin que personne ne se retrouve en galère le jour venu.

    Dans 10 jours, les services fournis par Autistici/Inventati fermeront.
    Autistici/Inventati met fin à ses activités de services internet libres et autonomes | 10 septembre

    Cela inclut : les adresses email, les listes mail, les services de visio/audioconférence, les sites web hébergés chez elleux, ainsi que le fameux noblogs.org. Donc tous les blogs Noblogs s'éteindront dans 10 jours.

    Les adresses email concernées sont celles terminant par @autistici.org, @anche.no, @autistiche.org, @autoproduzioni.net, @bastardi.net, @bruttocarattere.org, @canaglie.net, @canaglie.org, @cryptolab.net, @distruzione.org, @grrlz.net, @hacari.com, @hacari.net, @hacari.org, @insiberia.net, @insicuri.net, @inventati.org, @krutt.org, @logorroici.org, @mortemale.org, @onenetbeyond.org, @paranoici.org, @privacyrequired.com, @stronzi.org, @subvertising.org

    Si vous connaissez des personnes ou des collectifs gérant un blog chez Noblogs, un site web hébergé par A/I, ou ayant une adresse email comme citées plus haut, merci de leur envoyer cet article.

    Le collectif a publié hier (mardi 8) des instructions en italien et en anglais pour sauvegarder ses données : https://cavallette.noblogs.org/2026/09/10099
    Une traduction est disponible ci-dessous ou sur https://squ.at/ai-sauvegarde

    Si vous avez besoin d'aide, un groupe Signal a été créé pour s'entraider entre utilisateurices francophones : https://signal.group/#CjQKIB6IcJOchgdobOMkahFnlsKZJsDmgZx3_j1hJrNWs1pfEhAe2l98F6KZ9ewOG68ixnQs

    À faire tourner au maximum !

    Dans une dizaine de jours les services fournis par Autistici/Inventati s'éteindront.

    Cela signifie que les comptes email ne fonctionneront plus : si vous les avez utilisés pour vous enregistrer à des services tiers, il vous faudra y mettre à jour votre email pour une nouvelle adresse.

    Cette page fournit des instructions pour exporter les données des services de l'infrastructure d'A/I.

    1. NOBLOGS

    Les comptes « propriétaire » et « administrateur » des blogs vont recevoir un email contenant un lien de téléchargement de la sauvegarde du blog, incluant les articles, les pages, les médias, dans un format permettant de la réimporter dans une autre plateforme WordPress.

    Voici un guide pas-à-pas pour importer les données téléchargées dans un nouveau site WordPress :

    • Se connecter à l'interface d'administration du nouveau blog WordPress
    • Dans le menu « Outils » de la colonne de gauche, cliquer sur « Importer »
    • En bas de la liste, trouver « WordPress » et cliquer sur « Installer maintenant »
    • Une fois l'installation terminée, cliquer sur « Lancer l'outil d'importation »
    • Cliquer sur « Choisir un fichier » et sélectionner le fichier XML de la sauvegarde sur votre ordinateur
    • Cliquer sur « Téléverser et importer le fichier »
    • Dans l'écran suivant, assigner les articles à un compte existant ou créer un nouveau compte
    • Cocher la case « Téléverser et importer les fichiers joints » pour copier vos images et vos médias sur le nouveau site
    • Cliquer sur le bouton « Envoyer » pour lancer le processus d'import. Un message de succès apparaît lorsque l'opération est terminée.

    Si vous voyez une erreur durant le processus de téléversement (par exemple parce que des fichiers sont trop gros), envoyez un email à help@inventati.org. Nous pourrons vous envoyez des instructions sur comment augmenter les limites de téléversement ou comment découper le fichier XML en plus petits morceaux. (Vous pouvez aussi trouver des solutions en ligne.)

    Important  : importer les fichiers joints n'est possible que si noblogs.org est encore accessible. Quand Noblogs aura cessé de fonctionner, vous devrez installer une extension sur votre nouveau blog afin de changer les liens des fichiers sauvegardés.

    Notez aussi que, une fois notre infrastructure éteinte, il ne sera plus possible de nous contacter. Si vous pensez avoir besoin d'aide pour la migration, merci d'importer votre sauvegarde sur votre nouveau site WordPress avant cette date.

    2. EMAILS

    Lorsqu'ils sont stockés sur nos serveurs, vos emails sont chiffrés : nous ne pouvons pas accéder à leur contenu, et vous seul·e pouvez les déchiffrer avec votre mot de passe. Il est donc crucial que vous téléchargiez votre boîte mail avant la fermeture des services d'A/I, car il sera ensuite impossible de récupérer vos messages.

    Il n'est pas possible de télécharger les emails depuis le webmail. Dans l'interface web, vous pouvez uniquement sélectionner tous vos emails et les effacer afin de vider votre boîte mail. Si vous voulez télécharger vos messages, vous devez installer un client mail sur votre ordinateur. Nous recommandons d'utiliser Thunderbird. Vous pouvez trouver un tutoriel ici :

    https://www.inventati.org/docs/mail/thunderbird

    Nous ne fournirons pas d'instructions sur comment synchroniser ou exporter vos emails vers des hébergeurs de mails tiers et/ou commerciaux.

    Vous pouvez télécharger votre liste de contacts depuis le webmail, via l'option « Exporter » dans le menu « Contacts ».

    Paramètres de connexion pour Thunderbird :

    • Protocole : IMAP
    • Courrier entrant :
      • serveur : mail.inventati.org
      • port 993 (SSL/TLS) ou 143 (STARTTLS)
    • Courrier sortant :
      • serveur : smtp.inventati.org
      • port 465 (SSL/TLS) ou 587 (STARTTLS)
    • Nom d'utilisateurice : votre adresse mail

    3. SITES WEB

    Nous recommandons de télécharger le contenu des sites hébergés sur les serveurs d'A/I via le protocole WebDAV à l'aide d'un client compatible. Les paramètres d'accès sont disponibles ici : https://www.inventati.org/docs/web/webdav#how-to-download-your-website

    Vous trouverez un « dump » (une archive) des bases de données SQL de votre (ou vos) site(s) dans le dossier principal de votre compte WebDAV.

    Logiciels recommandés :

    • Rclone
    • Cyberduck (MacOS)
    • WinSCP (Windows)

    4. LISTES MAIL et NEWSLETTERS

    Les administrateurices de listes mail et de newsletters ont déjà reçu un email avec la liste des utilisateurices inscrit·es. Si vous ne l'avez pas reçu, vérifiez dans votre dossier Spam ou envoyez un email à help@inventati.org, en prenant soin de bien mettre le nom de votre liste dans votre message. (Notez que ces informations ne seront envoyées qu'à l'adresse mail de lx ou des administrateurice(s) de la liste.)

    Si vous avez activé l'archivage des messages de votre liste mail et voudriez télécharger l'archive, envoyez un email à help@inventati.org et nous essaierons de trouver un moyen de vous aider.

  • Fin du monde, fin du mois : même combat

    Le climat flambe, le coût de la vie aussi : il est temps de se révolter

    L’article Fin du monde, fin du mois : même combat est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • DOCAPOSTE, MEDIAWAN, MONACO TECH: les mouvements clés de la semaine

    Fatima Berral succédera à Olivier Vallet à la tête de Docaposte Fatima Berral deviendra, le 1er novembre 2026, présidente-directrice générale de Docaposte et directrice générale adjointe de la branche Grand Public et Numérique du Groupe La Poste. L’ancienne dirigeante de Sogelink apporte une expérience de la croissance par le SaaS, les acquisitions et l’expansion internationale. …

    L’article DOCAPOSTE, MEDIAWAN, MONACO TECH: les mouvements clés de la semaine est apparu en premier sur FW.MEDIA.

  • Distillation illicite, trafic détourné, missile yéménite : ce qu’il faut retenir du rapport de menace d’Anthropic

    Le 10 septembre 2026, Anthropic, l'entreprise à l'origine de Claude, a publié son rapport sur la menace. Un document de 154 pages où l'on peut lire les différents usages détournés de Claude à travers le monde, interceptés par les équipes en interne.

  • «Nous sommes les métiers oubliés»: les agents de sécurité se mobilisent pour leurs salaires

    Avant l’été, le patronat a refusé toute augmentation de salaires pour les agents et agentes de sécurité. À l’occasion d’une mobilisation en intersyndicale mercredi 9 septembre, ils et elles réclament une hausse de 10% de leur rémunération, qui peine à dépasser le smic.
  • Mistral AI s’allie à Cloudera au nom de l’IA souveraine : les dessous d’un contrat de taille

    Mistral AI poursuit sa stratégie de conquête des entreprises avec un nouveau partenariat présenté comme « stratégique » avec Cloudera. L’éditeur américain de plateformes de données va intégrer les modèles et outils du Français à son environnement hybride, donnant à ses clients la possibilité d’exécuter des modèles Mistral sur leurs propres infrastructures, dans le cloud, sur site ou dans des environnements totalement isolés.

  • Affaire Joël Guerriau : l’ancien sénateur perçoit-il toujours des indemnités parlementaires ?

    Source :Compte Facebook, le 2 septembre 2026

    Etiqe :Daté

    Contenu :

    En novembre 2023, le sénateur Joël Guerriau est accusé par la députée Sandrine Josso d’avoir tenté de la soumettre chimiquement dans le but de l’agresser sexuellement ou de la violer. Deux ans plus tard, il a été condamné en première instance. Il a, depuis, fait appel de cette décision et bénéficie toujours de la présomption d’innocence.

    Malgré ces accusations et cette condamnation, certains internautes ont récemment affirmé que Joël Guerriau serait toujours « en poste » et « payé par le Sénat ».

    Il n’occupe en réalité plus de mandat de sénateur et aucun élément ne permet d’affirmer qu’il toucherait toujours des indemnités parlementaires.

    Des indemnités touchées malgré une mise en retrait

    Après avoir d’abord accepté de se mettre en retrait en septembre 2024, Joël Guerriau a finalement démissionné de son mandat de sénateur à l’automne 2025, comme en témoignent de nombreux articles de l’époque (comme ici ou là). L’ancien parlementaire avait alors prétexté qu’il démissionnait en raison d’un précédent engagement et non des accusations à son encontre. La plaignante, Sandrine Josso, avait parlé d’un « repli stratégique, à quelques mois de son procès et après avoir largement profité des privilèges attachés à sa fonction », comme le rapportait à l’époque France Info.

    Sur le site du Sénat, il est ainsi possible de voir qu’il n’occupe plus ces fonctions depuis le 5 octobre 2025. Contrairement aux publications relayées sur les réseaux sociaux, il n’est donc plus sénateur et n’est donc logiquement plus payé par le Sénat.

    Une fiche de Sénat Infox, la plateforme du Sénat visant à lutter contre les fausses informations relatives à cette dernière, précise d’ailleurs que, depuis sa démission, Joël Guerriau « n’est plus sénateur », « n’est plus rémunéré par le Sénat” et “ne peut plus participer aux travaux du Sénat ».

    S’il n’est, aujourd’hui, plus rémunéré par le palais du Luxembourg, il l’a été pendant une longue période entre le moment où il a été accusé et celui où il a démissionné. En effet, si en septembre 2024, Joël Guerriau avait accepté de se mettre en retrait de ses fonctions, il avait continué à se voir verser ses indemnités parlementaires. N’ayant pas démissionné, il avait toujours le droit de les toucher, comme l’expliquait à 20 Minutes Benjamin Morel, constitutionnaliste et maître de conférences à l’université Paris Panthéon-Assas, en juin 2025.

     

    Auteurs :

    Autrice : Maylis Ygrand, journaliste

    Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste

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  • Time Runs Out on the Grandest Conspirator


    As ABC first reported, Joe DiGenova quit his job yesterday as the chief enforcer of Trump’s grievances.

    Joe diGenova submitted his resignation to Attorney General Todd Blanche amid what sources described as growing frustrations from Trump and senior DOJ officials regarding his work on the so-called “grand conspiracy” investigation based out of the U.S. Attorney’s Office in the Southern District of Florida.

    NYPost had the most detailed explanation of the departure: People at DOJ claimed he was slow-rolling his task, and had sidelined people Main DOJ sent down to help — though DiGenova has tried to claim his “no evidence” comment was taken (by the NYPost!) out of context.

    Sources said diGenova had lost support from Department of Justice leaders and the White House amid his “grand conspiracy” investigation, with one source suggesting that the 81-year-old prosecutor and former Trump defense lawyer was “slow-rolling” indictments and getting lost down “rabbit holes.”

    Asked whether he had lost focus, diGenova dismissed the accusation and shot back: “If you want indictments where there’s no evidence, you have an ethical problem.”

    Another source added that the diGenova had been sharing “unrealistic expectations” for the probe with the president about what was possible and not possible, leading to a confrontation with Attorney General Todd Blanche.

    John Solomon, who has been laundering false claims for use in this conspiracy theory, insists the investigation is still ongoing, with what he calls “Senior DOJ prosecutors” still working on it.

    With a tiny handful of exceptions, there are no senior prosecutors left at DOJ. There are mediocre lawyers who’ve been promoted for the fealty and willingness to commit crimes in the service of Trump’s demands.

    The move came a week after Aakash Singh — who played a key role in Todd Blanche’s most egregious abuses and who has made stupid demands about the timing of other investigative steps — was promoted to Principal Associate Deputy Attorney General.

    The Justice Department promoted Aakash Singh, an aide responsible for the aggressive overhaul of US attorneys’ offices to meet Trump priorities, to a top leadership role, said two people familiar with the move.

    Singh, 34, is now principal associate deputy attorney general, overseeing operations at DOJ field offices and the litigating divisions within department headquarters.

    Singh, in his prior role as associate DAG, became known for a brash style during signature weekly meetings in which he once directed leaders of all 93 US attorneys offices that President Donald Trump is their “chief client.”

    Attorney General Todd Blanche, in one of his first major personnel changes since being sworn in last month, is now handing Singh a more sprawling portfolio. Past PADAGs, including Trump’s initial pick in this administration, Emil Bove, have wielded significant law enforcement power behind the scenes by applying tough tactics — at times making unpopular decisions affecting the career workforce.

    Thus far, Singh has always found some lackey to do his dirty work for him, with increasing effects on those lackey’s ethical profile. Curiously, Mike Davis, the powerful blowhard and Singh associate who often orders up investigative steps from Xitter, was silent about DiGenova’s departure.

    We’ll soon see whether Singh finds another lackey to destroy their legal career in service of Trump’s grievances.

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  • Il signait son site Internet « Sieg, Segen und Heil », il tient aujourd'hui un musée dans le Jura.

    Un souverainiste aux propos négationnistes tient un musée à Saint-Ursanne, dans le Jura. Cet article est une enquête sur son passé et son présent dans le Jura.

    Un musée sur rendez-vous

    Le musée s'appelle « Musée Georges Lakhovsky ». Il occupe les anciens bureaux administratifs de l'usine Thécla, à Saint-Ursanne, sur une friche industrielle en reconversion.

    On y trouve des dizaines d'oscillateurs à bobines de cuivre, des trousses d'électrothérapie anciennes et des panneaux documentaires. Ce n'est pas une petite collection privée : c'est une grande aire d'exposition.

    La visite se fait sur rendez-vous par email, à partir de quatre personnes, contre une contribution financière. Pour les grands groupes, l'épouse du fondateur du musée donne même des concerts de bols chantants.

    L'homme s'appelle Heinz Christian Tobler. Son site ne le dit pas. Il ne mentionne d'ailleurs jamais Saint-Ursanne, ni aucune adresse, ni raison sociale, ni numéro d'entreprise. Les seules localités citées sont Tecknau et Mümliswil, c'est-à-dire les anciens domiciles de Tobler.

    Tobler dans son musée.

    Sur la page d'accueil du site, une photographie mise en ligne le 31 mars 2025. Au mur, une étrange décoration : anneau extérieur, moyeu central et douze bras coudés en forme d'éclair reliant l'un à l'autre. Douze runes Sig disposées en rayons dans un cercle ; c'est le motif de la mosaïque de la Wewelsburg, le château que Himmler avait fait aménager en centre idéologique de la SS. Ce que les milieux néonazis appellent depuis les années 1990 le Soleil Noir.

    Le nom est postérieur à 1945, le symbole est depuis les années 1990 une substitution à la croix gammée dans les milieux néonazis et ésotériques, précisément parce qu'il n'est pas interdit.

    Sur la page d'accueil du musée, le motif à douze runes Sig.

    Maintenant êtes-vous prêt·e ? Nous allons faire un bond d'un siècle dans le passé et remonter le fil de l'histoire jusqu'à aujourd'hui.

    Georges Lakhovsky ou l'invention supprimée

    Georges Lakhovsky (1869-1942) était un ingénieur français d'origine russe. Il a soutenu dans les années 1920-1930 une théorie dite de l'« oscillation cellulaire » : chaque cellule serait un circuit oscillant, la maladie résulterait d'un déséquilibre de cette oscillation et l'on guérirait en baignant la personne malade dans un très large spectre de fréquences dont son organisme choisirait celle dont il a besoin.

    « L'Oscillation cellulaire », l'ouvrage de Lakhovsky (édition Energeia).

    La théorie est évidemment classée comme charlatanisme.

    L'histoire de Lakhovsky telle que Tobler la raconte est structurellement conspirationniste : les recherches auraient été abandonnées en 1942 « après l'assassinat de Lakhovsky ».

    Et sur la page consacrée aux répliques des machines, cette phrase :

    « Peut-être qu'on découvrira un de ces appareils quelque part dans 30 à 40 ans […] et peut-être le monde aura-t-il alors tellement changé que cette technologie pourra retrouver la reconnaissance dont elle jouissait jusqu'au décès ciblé de l'inventeur en 1942. Et peut-être pourra-t-on alors de nouveau raconter tout ce qui est possible avec ces appareils, ce qui est aujourd'hui interdit. »

    C'est le schéma complotiste de l'invention supprimée : une technologie qui marchait, un inventeur éliminé, une vérité interdite qui attend son heure. Retenez la structure, elle va revenir plusieurs fois.

    Un grand-père conseiller national

    Heinz Christian Tobler est bourgeois de Lutzenberg, en Appenzell Rhodes-Extérieures. Son grand-père était Ernst Jakob Tobler (1889-1966).

    Sur son site actuel, Tobler raconte :

    « Mon grand-père, le Dr Jakob Tobler, pionnier et chercheur dans le domaine de la gazéification du bois, a été poussé par l'EMPA (Laboratoire fédéral d'essai des matériaux) après la Seconde Guerre mondiale à falsifier des résultats de recherche. Ceci afin que la gazéification du bois reçoive le coup de grâce au profit des automobiles à essence, c'est-à-dire de l'industrie pétrolière — ce qu'il a refusé. […] Il perdit de ce fait son emploi et fut ensuite, jusqu'à sa retraite, principalement professeur de chimie. »

    L'histoire du grand-père est en fait la suivante : Ernst Jakob Tobler était ingénieur agronome de l'EPFZ. Directeur de l'Emmental AG, la société suisse d'exportation du fromage, de 1926 à 1956. Député au Grand Conseil zurichois, puis conseiller d'État de 1919 à 1926 et président du gouvernement zurichois en 1922. Conseiller national PAI (Parti des paysans, artisans et indépendants, l'ancêtre de l'UDC) jusqu'en 1928. Vice-directeur de l'Office fédéral de guerre pour l'alimentation de 1939 à 1946. Administrateur de la Rentenanstalt. Colonel d'artillerie. Bourgeois d'honneur de Küsnacht. Un véritable pilier de l'establishment fédéral.

    L'histoire de la falsification, Tobler ne l'a pas inventée : il en a hérité. Car ce grand-père, il ne l'a pas ou pratiquement pas connu. Ernst Jakob meurt à Berne le 8 mai 1966. Son fils Hans-Ulrich, le père de Heinz Christian, était alors installé à Milan avec sa femme Verena. Et la naissance de Heinz Christian se situe justement autours de 1966. Ce qu'il sait de son grand-père, il le tient donc de son père.

    Et il y a peut-être une petite part de vérité. Ernst Jakob siégeait à la commission de surveillance des stations fédérales de recherches agricoles et dirigeait l'Office de guerre pour l'alimentation pendant les années où la Suisse roulait au gazogène. De « il surveillait un laboratoire fédéral » à « un laboratoire fédéral a voulu le faire mentir », il n'y a qu'un pas.

    Toujours est-il que Tobler a grandi avec cette histoire. Il l'a ensuite appliquée à Lakhovsky assassiné, à son maître spirituel, aux procès de Nuremberg, puis à la Shoah. Une histoire de famille devenue la méthode de récits complotistes.

    Jusqu'en 2011 : quatorze ans en Inde

    Avant 2011, Tobler a vécu en Inde dans un « monastère indien », un ashram. Il y aurait créé deux pépinières, rassemblé une collection de 20'000 plantes et se serait occupé de 500 à 1'000 enfants, « en partie orphelins, issus de familles difficiles et de milieux appauvris ». Il précise face caméra avoir passé quatorze ans au Tamil Nadu.

    Il nomme lui-même son maître : Swami Premananda.

    Heinz Christian Tobler et Swami Premananda.

    Prem Kumar Somasundaram (le vrai nom de Swami Premananda), né en 1951 à Matale (Ceylan), tenait un ashram doublé d'un orphelinat à Fatimanagar, au Tamil Nadu : 150 acres, plantations de fleurs, de fruits et de teck. Il est arrêté en 1994. L'accusation lui reproche, avec sept coaccusés, le viol de quinze jeunes filles, dont des mineures, et le meurtre d'un résident de l'ashram qui cherchait à le dénoncer. Cent-neuf témoins sont entendus. Il est condamné en 1997 à deux réclusions à perpétuité consécutives, verdict confirmé par la Haute Cour de Chennai en 2002, puis par la Cour suprême de l'Inde en 2005. Il meurt en détention en février 2011.

    Sur son site, Tobler écrit que son retour en Inde a été empêché par la mort, « en réalité l'assassinat », de son maître.

    Il quitte l'Inde pour son père mourant.

    2011-2016 : les appareils et le traitement des malades

    Tobler arrive en Suisse en 2011, « pratiquement sans ressources » selon son récit. Une année dans les soins aux personnes âgées, puis l'horticulture.

    En 2013, il découvre Lakhovsky, achète deux appareils du commerce et décide d'en construire.

    Le 16 février 2014, une page intitulée « Traitement par oscillateur à ondes multiples de Lakhovsky, aujourd'hui » affiche un tarif en toutes lettres : 70 francs pour 30 minutes. Séance de quinze minutes maximum entre les antennes, dix minutes de repos, puis un verre d'« eau de guérison » de la médecine siddha. Le contact indiqué est Nazneen Trimurti Tobler, son épouse. Le couple se dit domicilié à Binningen, près de Bâle. La page renvoie explicitement vers un forum dont l'adresse se traduit littéralement par « le cancer, rien qu'une maladie ».

    « Preis : 70 CHF.- Dauer : 30 Minuten ». La page du 16 février 2014, avec pour contact l'épouse de Tobler.

    Dix jours plus tard, le même texte est reposté sur ce forum de personnes atteintes de cancer, sous le pseudonyme « heinztobler », depuis un compte créé le jour même. Un passage y est ajouté : ils traitent leur première personne atteinte d'un cancer.

    Le dispositif de protection est déjà là, mot pour mot celui d'aujourd'hui : ils ne sont pas thérapeutes du cancer mais proposent une « séance wellness vitalisante », l'application se fait sous la responsabilité de chaque personne, aucune parole de guérison n'est prononcée.

    2014-2016 : « Souverän »

    En parallèle, une autre trajectoire se met en place.

    En octobre 2014, un site suisse consacré à l'OPPT (One People's Public Trust) le présente comme « militant pour la paix Heinz Christian Tobler ». L'OPPT est une construction pseudo-juridique américaine qui prétendait avoir dissous l'ensemble des gouvernements et des banques du monde au moyen de dépôts sans aucune portée juridique. Ce sont les thèses souverainistes, cousines suisses des Reichsbürger allemands : l'État n'existerait pas légalement.

    Au même moment, il écrit à la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf pour lui expliquer que la Confédération serait une « FIRME ». Il se désigne lui-même comme « Souverän Heinz Christian Tobler », titre qu'il portera pendant des années, jusque dans le nom de sa chaîne YouTube.

    Le 13 avril 2015, un texte paraît sous son nom sur un blog nommé Heimatlobby. On y lit que des Allemands ont été massacrés par dizaines de milliers dans des « camps de concentration polonais », que « Hitler ne pouvait plus attendre », que l'Angleterre refusait toute solution de paix, que des Russes sont tués en Ukraine et qu'il faut se demander si « Poutine a pitié de ses compatriotes comme jadis le chancelier du Reich Adolf Hitler ». Conclusion : les criminels ne sont ni des Allemands ni des Russes.

    Il faut préciser ce qu'est Heimatlobby. Son menu de navigation comporte les rubriques « Le Führer… élu par le peuple en 1933 », « La Waffen-SS », « Troisième Reich – la véritable histoire contemporaine », « La vérité interdite ? », et une rubrique entière consacrée à Germar Rudolf, figure du négationnisme allemand. En avril 2018, ses articles récents comprennent « ADOLF AVAIT RAISON SUR ÉNORMÉMENT DE CHOSES ». Tobler y a sa propre catégorie, à côté de « Suisse ».

    En 2016, il annonce le déclenchement de la Troisième Guerre mondiale pour le 18 août, sur la foi d'« informations crédibles de l'OTAN ».

    2016-2020 : les Stammtische

    À l'automne 2016, Tobler passe à l'image et prend la caméra. En septembre, il filme une conversation à l'Untersberg, en Autriche, avec un Allemand nommé Frank Willy Ludwig. Ce sera la première d'une série de huit vidéos tournées jusqu'en 2020, qu'ils intitulent Stamm-Tisch (en français "la table des habitués", celle du fond de la salle où l'on refait le monde).

    « Table des habitués : jeux des dieux ».

    Ludwig exploite un « domaine » appelé Urahnenerbe Germania, aujourd'hui à Liepe, dans le Brandebourg. Le nom renvoie à l'Ahnenerbe, l'institut de recherche pseudo-scientifique fondé en 1935 par Himmler au sein de la SS, dont les équipes ont pratiqué des expériences mortelles sur des personnes détenues. Ludwig le reconnaît lui-même, face caméra, dès cette première vidéo de septembre 2016 : « Ahnenerbe, la société Ahnenerbe, oui, la SS, et ainsi de suite… ». Son site affiche une croix gammée à peine modifiée. Il a participé à des rassemblements néonazis à Dresde, est intervenu dans un réseau négationniste et soutient que les Blancs seraient venus sur Terre il y a 600'000 ans, notamment de la Grande et de la Petite Ourse, tandis que les peaux noires, rouges et jaunes viendraient « de tout autres systèmes solaires ».

    Toutes les vidéos sont toujours en ligne sur la chaîne de Ludwig qui n'a jamais été supprimée.

    Trois choses méritent d'être soulignées sur cette collaboration.

    1. Tobler n'est pas l'invité, il est le réalisateur. Le film « Über 'Gutmenschen' & 'Lügenpresse' – Stamm Tisch – Switzaria 2017 » est présenté comme un film de Heinz Christian Tobler, sa réponse aux médias. La vidéo « Das Urahnenerbe » de janvier 2017 est un film de présentation du mouvement de Ludwig, qu'il a tourné.
    « Über "Gutmenschen" & "Lügenpresse" — Stamm Tisch — Switzaria 2017 », mis en ligne le 14 juillet 2017. La description dit : « Un film de Heinz Christian Tobler, en réponse à la campagne de haine de divers médias. »
    1. Ludwig lui a servi de plateforme de repli. La description de la vidéo ci-dessous indique : « Après que la chaîne YouTube de Heinz a été fermée, nous la mettons en ligne nous-mêmes ici. Merci à tous ceux qui l'ont fait circuler. Veuillez changer le lien sur vos pages. » Redondance organisée contre la déplateformisation, dès janvier 2017.
    « Das Urahnenerbe », mis en ligne le 24 janvier 2017 sur la chaîne de Ludwig. La description, visible sous la vidéo, commence par : « Après que la chaîne YouTube de Heinz a été fermée, nous la mettons en ligne nous-mêmes ici. »
    1. Ils cosignent. La description de la vidéo de juillet 2018 se termine par « Heinz Christian und Frank Willy ».

    Dans une autre de ces vidéos, il développe ceci :

    « Et c'est une pure bêtise de regarder de haut une autre race. Surtout ceux qui le font se sont eux-mêmes abaissés. […] car chez nous, autrefois, on pratiquait véritablement un élevage racial, il y avait les sorcières, qui veillaient, et dans les Wahlburgen on faisait une sélection […] afin que les plus nobles et les meilleurs puissent s'unir […] et les plus nobles avaient le droit de rester dans la mère-patrie, les autres sont partis errer […] c'étaient d'ailleurs les proto-Juifs, les errants. »

    Il ouvre sur le refus du mépris racial. Il referme, quatre minutes plus tard, sur les Juifs présentés comme le rebut d'une sélection eugénique germanique. C'est sa méthode entière dans un seul développement. Ce mythe d'origine n'apparaît dans aucune autre source de la mouvance ; il semble lui être propre.

    2017-2022 : le site web de Tobler

    Tout ce qui précède était un amuse-bouche. Voici le plat principal.

    Entre 2017 et 2022 au moins, Heinz Christian Tobler a exploité un site web sur un domaine à son propre nom : heinz-christian-tobler.ch. Le domaine a depuis expiré et le site n'existe plus.

    Ce qui suit vient des archives de la Wayback Machine. Tout est signé de son nom ou publié par lui sur son domaine.

    « Pourquoi la swastika, la croix gammée ? »

    C'est le titre de la première section de la page d'accueil. Elle s'ouvre sur une mosaïque de vingt-quatre vignettes, chacune légendée d'un nom de pays ou de culture.

    La vignette « Allemagne » est une décoration militaire nazie à croix gammée.

    Le texte : « Pourquoi la croix gammée ? Parce que c'est un symbole sacré dans toutes les cultures. […] Swasti signifie en sanskrit le bien-être. Ainsi ce signe était et demeure, depuis les temps immémoriaux, un signe de bien-être. Et il doit le redevenir ! »

    Le tour de passe-passe est le suivant : un objet du Troisième Reich glissé dans une série de symboles religieux et archéologiques millénaires.

    La grille des vingt-quatre svastikas, en tête de la page d'accueil. En troisième position pour l'Allemagne, une décoration militaire nazie.

    Ce qu'il écrit en son nom

    La page d'accueil se poursuit par un récit autobiographique, puis, sans transition, la doctrine.

    « Par ailleurs, le génocide des Allemands reste à ce jour un sujet tabou, ou bien il est relativisé et ramené à une bagatelle par rapport à Auschwitz, présenté comme nécessaire ou naturel. […] L'Holocauste contre le peuple allemand par les puissances victorieuses est un tabou garanti par l'État ! Les Allemands, semble-t-il, n'ont pas droit à la dignité de victime. Ils sont coupables pour l'éternité ! »

    La page « Troisième Reich »

    Une très longue page intitulée « Drittes Reich » s'ouvre sur la photographie d'un buste sculpté d'Adolf Hitler, de facture officielle nazie.

    On y trouve, dans l'ordre : une longue discussion sur une prétendue ascendance juive de Hitler, appuyée sur deux ouvrages conspirationnistes, des livres audio des mémoires de son ami de jeunesse et d'un dialogue avec son mentor Dietrich Eckart, l'un des textes fondateurs de la théorie du judéo-bolchevisme, un entretien avec un ancien responsable des Jeunesses hitlériennes, une section « Si Adolf Hitler avait été un Rothschild, il n'en aurait pas fait arrêter un ! », une section « Warburg a-t-il financé Adolf Hitler et le NSDAP ? NON ! », un long développement sur l'assassinat supposé de Rudolf Hess et sur Hitler artisan de paix en 1940 et une section intitulée « Adolf Hitler dans le combat contre le Nouvel Ordre Mondial — Appel à la paix : Adolf Hitler voulait la paix ! ».

    Puis une section intitulée « Le véritable Holocauste ». Elle est consacrée aux camps de prisonniers de guerre allemands du Rheinwiesen, d'après un ouvrage dont les conclusions ont été réfutées par les historiens de la question. Les camps américains y sont désignés par le mot Todeslager (camps de la mort). Le mot « Holocauste » est retiré aux victimes juives et attribué à d'autres.

    « Le véritable Holocauste », au-dessus d'une vidéo tirée de « Other Losses », l'ouvrage de James Bacque sur les camps de prisonniers allemands de 1945.

    Himmler en téléchargement

    La dernière section s'intitule « La Schutzstaffel comme organisation de combat antibolchevique », est datée du 14 janvier 2017, signée « Deutscher Volksgenosse » (camarade de peuple allemand) et sourcée en fin d'article au National Journal, publication néonazie allemande. Tobler ne l'a pas écrite. Il la republie intégralement, sans un mot de distance, à la suite de ses propres textes.

    « La SS comme organisation de combat antibolchevique ». On y lit que « personne d'autre que Heinrich Himmler n'est parvenu à expliquer de façon aussi ramassée le programme mondial international de la juiverie de pouvoir ».

    Cette section est consacrée à un écrit de Heinrich Himmler de 1937. On y lit :

    « Jusqu'à présent, personne d'autre que Heinrich Himmler n'est parvenu à expliquer de façon aussi ramassée et pourtant aussi approfondie le programme mondial international de la juiverie de pouvoir. »

    « Le fait que les nationaux-socialistes aient créé un ordre digne de l'homme est aujourd'hui reconnu même par des chercheurs du Système… »

    « … car c'est cette voie de la raison et de l'humanité qui a été abandonnée au profit du système de pouvoir juif globaliste. »

    Et en bas de la section, deux liens : la brochure de Himmler Die Schutzstaffel als antibolschewistische Kampforganisation, dix-sept pages, en scan et en version texte, en téléchargement direct. Un compteur affiche 245.

    La bibliothèque

    Une autre page, intitulée « Leçon d'histoire pour les Allemands », héberge son propre film « Leçon d'histoire pour les Allemands 2018 » en quatre parties, près de quatre heures, signé « Souverän Heinz Christian Tobler ». Il précise que les versions de 2016 ont été « bloquées cinq fois dans le monde entier », que le film « est au service des Lumières populaires » (Volksaufklärung, la racine du nom du ministère de Goebbels) et demande : « Merci de télécharger, partager et sauvegarder. » C'est un appel à contourner les retraits.

    Elle propose enfin, en téléchargement gratuit, l'ouvrage négationniste de Gerard Menuhin, Wahrheit sagen, Teufel jagen. Tobler écrit remercier l'auteur de son « aimable autorisation » de le publier en feuilleton. Le traducteur crédité est Jürgen Graf, négationniste suisse condamné en 1998 à quinze mois de prison pour discrimination raciale. Le texte accompagne cette recommandation : « Nous recommandons à chaque lecteur de télécharger et de lire la version intégrale gratuite. Les connaissances qui en découlent sont inestimables ! »

    « Texte-source important ». Téléchargement de « Wahrheit sagen, Teufel jagen », traduit par Jürgen Graf.

    Sur une page qui lui est entièrement consacrée, le texte de Menuhin republié se termine par deux portraits en vis-à-vis. À gauche, Winston Churchill, légendé « un poivrot de clochard ». À droite, un portrait officiel d'Adolf Hitler, légendé « un Führer visionnaire ».

    Un portrait officiel de Hitler « un Führer visionnaire ».

    La signature

    La page d'accueil se termine ainsi, immédiatement au-dessus de son nom :

    « La vérité vaincra !
    Victoire, bénédiction et salut au Reich jamais disparu des Allemands ! Puisse la vérité vaincre et le traité de paix devenir réalité !
    Heinz Christian Tobler »

    En allemand : « Sieg, Segen und Heil dem nie untergegangenen Reich der Deutschen ! » La juxtaposition Sieg / Heil n'est pas fortuite et « le Reich jamais disparu » est le postulat central de la mouvance Reichsbürger.

    La formule de clôture de la page d'accueil.

    2018 : nommé dans la presse germanophone

    Tobler sera médiatisé par trois fois en 2018.

    1. t-online, en avril, enquête sur un appel à la « grève générale » en Allemagne partagé plus de 42'000 fois. Tobler en est le relais majeur : original et copies de sa vidéo totalisent 100'000 vues. Le résumé en tête d'article le qualifie d'« ésotériste suisse hostile aux Juifs ».
    1. Le Tages-Anzeiger (qui avait déjà consacré une première enquête à la scène souverainiste suisse en février 2017) publie en juin 2018 « Hauptsache, Hass », un reportage en immersion dans l'extrême droite romande. Tobler y est cité comme exemple de passerelle entre Reichsbürger et néonazis, avec les croix gammées de sa chaîne et de son site, et son amitié avec Frank Willy Ludwig. L'article note aussi que le Service de renseignement de la Confédération ne classe pas les Reichsbürger comme une menace pour la sécurité intérieure.
    1. La Schaffhauser AZ, en avril, dans un reportage en immersion sur Ludwig, « Les Aryens sont les meilleurs extraterrestres », ne le mentionne qu'une seule fois.

    Après quoi, plus rien à notre connaissance. Huit ans de silence, dans toutes les langues.

    C'est à partir de là que Tobler devient méthodiquement plus discret. Il faut décrire ce mouvement correctement, parce que la version simple « il a effacé son site » serait fausse : la vérité est plus accablante.

    Le site n'a pas été effacé. Il a été reformulé peu à peu. Le texte de la page d'accueil ne bouge pas dans les mois qui suivent les enquêtes ; ce sont les rubriques qui se réorganisent, certaines disparaissant du menu tout en restant accessibles par leur adresse.

    Ensuite le mouvement se poursuit, toujours dans le même sens, mais ailleurs : il annonce en 2020 qu'il veut arrêter, construit son dernier appareil, radie son entreprise individuelle, bascule vers le registre muséal sur lakhovsky.ch, supprime son compte Telegram fin 2024, laisse expirer le nom de domaine qui portait son nom. Ces gestes, mis bout à bout, dessinent une volonté de réduire son exposition.

    Il en est aujourd'hui à sa quatrième chaîne YouTube : « Kanal 4 ». Le suffixe dit tout : une chaîne bloquée, puis une autre, puis une autre.

    2021 : arrivée à Saint-Ursanne

    En novembre 2021, Tobler s'installe à Saint-Ursanne, une commune jurassienne de 1'300 habitant·es.

    Il habite une maison de 1938, construite par le directeur des usines Thécla et léguée à la commune en 1983. Le registre foncier confirme que la commune de Clos du Doubs (commune issue d'une fusion entre Saint-Ursanne et d'autres villages) en est toujours propriétaire. Le procès-verbal de l'assemblée communale du 9 décembre 2021 mentionne qu'« un changement de locataires est intervenu en novembre 2021 » ; la même assemblée vote ce soir-là 105'000 francs de travaux sur le bâtiment, approuvés sans avis contraire, l'amortissement devant être couvert par « le produit des locations ».

    Le musée est lui dans les anciens locaux de la même usine, sur la même route, dans des bâtiments commerciaux loués à un tiers. Il ne faut pas confondre les deux.

    L'entrée du musée, dans les anciens locaux de l'usine Thécla, telle que Tobler la présente sur sa quatrième chaîne YouTube.

    Il s'installe dans une région francophone où il est totalement inconnu de la presse et de la population. Les rédactions jurassiennes ont couvert le site Thécla en janvier 2020, puis l'incendie qui a touché une partie de l'ancienne usine en mars 2026. Elles connaissent le lieu. Elles ignorent qui y habite. Le Röstigraben fonctionne comme une couverture.

    2026 : les questions en suspens

    Ce dossier repose sur des pièces écrites, publiques et archivées. Il laisse volontairement de côté tout ce qui reposerait sur un témoignage isolé ou une observation de voisinage. Plusieurs pistes ont été suivies puis abandonnées faute de preuve.

    Restent des questions qui appellent des réponses. Espérons que cette enquête en appelle une autre, si possible de la part d'une rédaction professionnelle. Les pistes non explorées sont à disposition sur demande.

    Le Service de renseignement de la Confédération déclarait en 2018 ne pas considérer les Reichsbürger comme une menace pour la sécurité intérieure. Cette position a une conséquence : personne ne suit ces gens, personne ne les documente. En Allemagne, l'association Reichsbürger « Königreich Deutschland » a été interdite en mai 2025.

    Et une question qu'il vaut mieux poser trop tôt que trop tard. Le « domaine » de Ludwig à Liepe n'est pas isolé : il relève d'un phénomène documenté en Allemagne, l'achat de fermes et de maisons par des militant·es völkisch et Reichsbürger dans des régions rurales dépeuplées, jusqu'à peser sur la vie associative et politique d'un village. Rien n'indique aujourd'hui qu'il y ait à Saint-Ursanne autre chose qu'un homme, son épouse et un musée. Mais faut-il attendre qu'une implantation plus large de « citoyens souverains » s'y constitue pour se demander si l'on devrait laisser faire ?

    rebel.suisse@nopasaran.ch @nopasaran.ch_fr

    Cet article repose sur des documents publics et archivés :

    • Les captures du site heinz-christian-tobler.ch conservées par archive.today et la Wayback Machine entre mai 2017 et janvier 2023, sauvegardées hors ligne.
    • Le site actuel lakhovsky.ch.
    • Huit vidéos de la chaîne « Sigreich » (2016-2020).
    • Les articles de Profil (2.11.2015), de Stoppt die Rechten (9.5.2016), du NET-Journal (9-10/2016), de t-online (avril 2018), du Tages-Anzeiger (7.2.2017 et 23.6.2018) et de la Schaffhauser AZ (26.4.2018).
    • Les extraits du registre foncier jurassien et des registres du commerce, ainsi que les procès-verbaux des assemblées communales de Clos du Doubs 2021-2022.
    • Le Sonnenstaatland-Wiki, source militante utilisée uniquement comme piste et jamais comme preuve.

    Nous ne publions aucun lien vers les pages négationnistes elles-mêmes, ni vers les fichiers qu'elles proposaient en téléchargement. Mais ces liens, ainsi que l'ensemble des captures d'écran, sont à disposition.

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  • Vague de suicides à l’Université Paul-Valéry : Anne Fraïsse, la présidente qui ne voulait pas savoir ?


    En janvier 2026, la présidente de l’université Paul-Valéry alertait Emmanuel Macron sur les suicides et les morts qui frappent son établissement, qu’elle imputait au manque de moyens. Cinq mois plus tard, un rapport de l’Inspection générale renvoyait la balle : l’université n’a jamais cherché à connaître les causes de ces drames, et les signalements de harcèlement s’y perdent dans un dispositif que les syndicats jugent opaque. Entre un ministère et une présidence qui se renvoient la responsabilité, les agents en souffrance, eux, attendent toujours des réponses

    « Dans mon université, en 5 ans, il y a eu 4 suicides de personnels titulaires (le précédent remontait à 25 ans), 3 crises cardiaques au travail, 2 AVC sans compter les arrêts de travail longue maladie pour burn-out. » La lettre ouverte d’Anne Fraïsse, présidente de l’université de Montpellier Paul-Valéry, publiée dans Le Mondeen janvier 2026, avait fait grand bruit. La présidente y établissait un lien direct entre ces drames, les conditions de travail dans son établissement et le sous-financement de l’enseignement supérieur par l’État. En effet, l’université Paul-Valéry est l’une des universités les moins bien financées de France, avec un déficit structurel depuis plusieurs années, qui doit conduire à sa mise sous tutelle prochaine du rectorat pour un «contrat de retour à l’équilibre » (Comprendre : un nouveau plan de rigueur budgétaire).

    Un exercice auquel la présidente ne croit pas une seconde : « Il n’y a plus rien à gratter, on est déjà à 8 millions d’euros de déficit par an, on n’a aucun fonds de roulement, on ne peut pas faire plus d’économies. On ne peut pas rogner sur la masse salariale, on est déjà en sous-encadrement », nous répond-elle. Conséquence directe de ces politiques d’austérité mises en place par les gouvernements successifs : à quelques jours de la rentrée universitaire 2026, 77 unités de cours restaient sans enseignant au sein du seul département d’études anglophones. « Le ministère refuse de faire suivre les financements, et ce, alors que le nombre d’étudiants augmente », commentait alors Anne Fraïsse dans nos colonnes.

    C’est dans ce contexte que le ministère a saisi l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR). Son rapport, rendu en juin 2026 après une quarantaine d’auditions, confirme les faits : quatre agents se sont bien donné la mort depuis 2021, deux enseignants-chercheurs et deux personnels administratifs et techniques, et un agent a été victime d’une crise cardiaque sur son lieu de travail. Mais il révèle surtout autre chose : l’université n’a jamais mené la moindre enquête sur ces décès. Aucune analyse des causes n’a été engagée. Les représentants du personnel l’avaient pourtant réclamée.

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    Pas d’enquête administrative après des suicides

    La scène se passe le 14 novembre 2024, en formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT), l’instance qui a remplacé le CHSCT. Un syndicat demande explicitement qu’une enquête soit menée après les décès de plusieurs agents. D’après le procès-verbal cité par le rapport, la présidente répond que ces décès ont « de multiples causes dont l’aspect professionnel », mais qu’il n’y a « pas de lien direct avec l’exercice professionnel ». Il n’y aura donc pas d’enquête, ce n’est « pas du ressort de l’établissement ». La demande n’est même pas soumise au vote.

    « On s’inquiétait de la part de mal-être au travail qui aurait pu expliquer ces suicides. On a voulu une enquête pour connaître les causes, mais Anne Fraïsse a refusé au motif que les causes étaient d’ordre personnel et sans lien avec le travail », se souvient un représentant de la CGT des universités de Montpellier. Avant d’ajouter : « On n’a pas trop compris la posture d’Anne Fraïsse dans sa lettre ouverte. Elle dit l’inverse de ce qu’elle nous avait dit. »

    Contactée par Le Poing, la présidente ne s’en cache pas vraiment. Elle reconnaît « l’ambiguïté du message » envoyé au chef de l’État et « assume parfaitement que l’on puisse prendre cela pour un double discours » : « J’ai été une lanceuse d’alerte sur cette question. On ne peut pas faire de lien direct entre les conditions de travail et les accidents graves, mais j’ai quand même des statistiques inquiétantes dans mon université. Je suis la seule présidente de fac à avoir mis ce sujet sur la table. »

    Lors d’une assemblée générale des personnels qu’elle a convoquée le 7 septembre dernier, et dont nous avons obtenu un enregistrement, elle livrait déjà une explication inattendue : « Pour ce qui est d’ouvrir une enquête administrative en cas d’accident grave, j’avoue qu’on n’avait pas obligatoirement pensé à ça. Quand il y a un suicide, ma première pensée ce n’est pas de faire une enquête administrative pour dédouaner l’université. Peut-être qu’on a tort, je ne sais pas, ça ne ressuscitera pas les collègues. »

    On n’y avait « pas pensé » ? Les procès-verbaux montrent pourtant que la demande a été formulée, puis écartée. Auprès du Poing, la présidente développe une conception pour le moins personnelle de l’outil : « L’enquête administrative sert à ce que moi, je tranche en dernière instance. Si je ne fais pas d’enquête, c’est que je n’ai pas besoin d’autres éléments pour dire qu’il n’y a pas de lien avec le travail. L’État nous demande de faire des enquêtes administratives, on va les faire, mais elles diront qu’il n’y a pas de lien avec le travail. L’État nous demande de faire ça pour se protéger. »

    Une lecture que les syndicats ne partagent pas. « Le but d’une enquête administrative, c’est de chercher pourquoi il y a eu un problème et d’envisager des solutions. C’est pour ça qu’on vous a alerté », rétorquait en séance un représentant CGT lors de l’AG du 7 septembre.

    La présidente met aussi en avant des obstacles concrets : la difficulté d’établir qu’un décès hors les murs est un suicide (« Comment on sait que c’est un suicide ? Par les collègues du service »), et le manque de bras. « On a beaucoup de signalements et on n’a plus de volontaires pour faire des enquêtes administratives, surtout chez les enseignants-chercheurs, là où il y a le plus de problèmes. Il va falloir passer par des organismes extérieurs, ça coûte très cher. Pour la première année, on y a mis 100 000 euros. Ces coûts, les inspecteurs ne s’en préoccupent pas. »

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    Des alertes dans le vide

    Derrière les chiffres, il y a des trajectoires. Comme celle d’une enseignante-chercheuse que Le Poing a interrogée, et qui préfère rester anonyme. Elle décrit depuis sept ans une situation de harcèlement. « Je ne dors plus, j’ai des maux de tête, de ventre, et l’impression que rien ne peut bouger. Je n’ai fait que suivre les procédures et j’ai vu je ne sais combien de médecins. J’ai dépensé une fortune en soins non remboursés et traitement du stress. »

    Suivre les procédures, elle connaît : médecine du travail, cellule « stop violences », présidence de l’université, registre SST, plateforme RPS… Sans que la situation n’évolue pour autant. Contactées, d’autres personnes se disant victimes de harcèlement au sein de l’Université Paul-Valéry n’ont pas souhaité témoigner, certainement par peur de représailles.

    Son cas n’a rien d’isolé, à en croire le rapport de l’IGÉSR. Les signalements pour risques psychosociaux sont passés de 38 en 2021 à 63 en 2025, avec déjà 24 signalements sur les six premières semaines de 2026. Agressions, humiliations, harcèlement : le registre en recense dans presque toutes les composantes, avec des points chauds en psychologie (17 signalements), en histoire (10) ou en études arabes. Face à cela, l’établissement n’a engagé que trois procédures disciplinaires depuis 2021, dont aucune, relèvent les inspecteurs, en lien avec des incidents entre personnels.

    Interrogée sur ce décalage, Anne Fraïsse relativise la portée des signalements : « Il y a beaucoup de cas où les signalements de harcèlement déposés par des enseignants-chercheurs le sont pour des raisons de luttes internes entre collègues. Beaucoup de gens se vivent comme victimes, mais qui par leur comportement deviennent victimes de ceux qu’ils ont agressés, ce n’est jamais tout noir ou tout blanc. » Des victimes responsables de ce qui leur arrive : voilà qui devrait rassurer les agents qui hésitent encore à signaler.


    Un maquis de plateformes où les signalements s’égarent

    Que deviennent alors les signalements ? Depuis quelques mois, ils sont réorientés vers un « dispositif RPS » [risques psycho-sociaux] dont les représentants du personnel sont exclus. « Avant, c’était le registre SST [santé et sécurité au travail], et on le traitait en formation spécialisée. Depuis quelques mois, on dit aux gens qu’il faut parler à la cellule RPS, puis le signalement est fermé et ce n’est pas traité », décrit la CGT des Universités de Montpellier. « La cellule est constituée par l’administration ou des gens nommés par elle, il n’y a pas de suivi. On se demande si elle n’est pas là pour étouffer les affaires. On se sent dépossédé de cette question. »

    Pour SUD éducation, cette architecture n’a rien d’un accident local. « On travaille à partir du registre SST, connecté au ministère, où tout le monde peut déposer des avis. Ce registre est censé prendre en compte les RPS. Depuis quelques années, les universités segmentent ces registres en créant des cellules dédiées aux RPS où les syndicats sont absents. Elles sont faites pour contourner les organisations syndicales », analyse une militante du syndicat. Avec un effet pervers bien identifié : « Cette multiplication des dispositifs et des plateformes crée un élément de confusion pour un agent en souffrance, qui ne sait pas vraiment où s’orienter. Ça produit du découragement et beaucoup de gens renoncent à faire des signalements. »

    L’IGÉSR valide l’essentiel de ces critiques. Le rapport pointe une plateforme de signalement inaccessible aux témoins, un traitement des dossiers possible sans l’accord de la victime, l’absence de psychologue du travail dans le collège chargé d’examiner les situations, et des réponses limitées à des médiations « sans interrogation des facteurs organisationnels ». Il recommande une refonte complète du dispositif, et surtout le déclenchement systématique d’enquêtes administratives en cas de faits graves.« Nous, on demande juste à ce que la présidence suive la loi et fasse faire des enquêtes administratives quand il y en a besoin », résume un militant de SUD Education.


    Le dialogue social au point mort

    Le 25 juin 2026, du jamais vu : les quatre organisations syndicales de l’établissement, CGT, FSU, SUD et UNSA, refusent unanimement de siéger en F3SCT. Dans un message commun à toute la communauté universitaire, elles décrivent une instance « entravée » depuis plus d’un an : ordre du jour imposé par la présidence, documents transmis hors délais, refus de mise au vote, et des avis votés en séance qui appellent réglementairement une réponse de la présidence sous deux mois, réponses « qui n’arrivent presque jamais ».

    La réponse d’Anne Fraïsse, adressée quatre jours plus tard à l’ensemble des personnels, vaut le détour. Sous l’intitulé « Rupture du dialogue social à l’UMPV : vraiment ? », la présidente rappelle que la réglementation impose une réunion de F3SCT par an au minimum, puis aligne son bilan : dix réunions de comité social d’administration, six F3SCT ordinaires, cinq complémentaires, deux extraordinaires.

    « La qualité du dialogue social ne se mesure pas quantitativement par le nombre de réunions ! », s’étrangle SUD dans sa réplique de juillet. « Elle s’apprécie à l’aune de la prise en compte des demandes et préconisations des représentants des personnels. » Le syndicat y voit une contradiction de fond : « Il y a un paradoxe : Anne Fraïsse a porté sur la scène nationale la question de la souffrance au travail, mais en interne le dialogue social est rompu avec les syndicats. Sur les questions de RPS, on ne peut pas discuter de l’ordre du jour dans les instances, et quand on demande un point précis sur ces questions, on nous dit non. Anne Fraïsse fait un usage politique de cette situation. »

    Auprès du Poing, la présidente retourne l’accusation : « Les syndicats disent que le dialogue social est rompu, mais c’est eux qui refusent de siéger, ou alors ils asphyxient l’ordre du jour avec beaucoup de points, si bien qu’on est obligé de dédoubler les réunions pour tout traiter. Aucune université de France ne réunit la F3SCT une fois par mois… Sinon on peut revenir à ce que fixe la loi, c’est-à-dire une fois par an… »


    À qui la faute ? Chacun sa version


    Sur le fond, trois lectures s’affrontent désormais. Celle de la présidence : les drames s’expliquent par le sous-financement et le sous-encadrement, la responsabilité est d’abord celle de l’État. Celle du rapport : l’université est bien sous-dotée, mais les inspecteurs démontent la causalité simple en observant que les départements les plus en souffrance ne sont pas les moins bien dotés, et pointent des causes internes : organisation illisible, traitement des conflits « partiel et superficiel »… Et celle des syndicats, qui refusent de choisir.

    Car les organisations syndicales renvoient les deux camps dos à dos.« On est d’accord avec Anne Fraïsse quand elle dit que le rapport a été commandé pour dédouaner le ministère de toute responsabilité. Mais il y a quand même de sérieux dysfonctionnements en interne », tranche SUD. La CGT insiste de son côté : « Ce rapport dit que ce n’est pas une question d’argent, alors que si, c’est une question d’argent. La sous-dotation dégrade les conditions de travail. »

    Un universitaire de Paul-Valéry, qui préfère rester anonyme, pousse l’analyse un cran plus loin : « Le rapport souligne la question réelle du mandarinat, c’est-à-dire une domination exercée par un petit groupe d’enseignants-chercheurs, qui contrôlent les postes, les carrières, les nominations et les décisions, tout en pouvant harceler en toute impunité. Pour autant, il instrumentalise cette situation pour dédouaner de toute responsabilité la pénurie de moyens organisée par le ministère afin de préparer la voie à la fin de la quasi-gratuité des études en France, déjà remise en cause pour les étudiants étrangers. Le rapport est particulièrement malhonnête car il occulte totalement la dégradation systémique des conditions de travail induite par le manque de moyens et pave la voie à la mise sous tutelle de l’université pour une austérité encore plus violente. »

    Le syndicat SUD relève d’ailleurs une faille dans le raisonnement des inspecteurs eux-mêmes : « Le rapport dit qu’il n’y a pas de corrélation entre le manque de moyens et la souffrance au travail, car ce ne sont pas les services les plus sous-dotés où il y a le plus de violence. Mais s’il n’y a pas d’enquête en interne, on ne peut pas objectiver ça. » Autrement dit : l’absence d’enquêtes, reprochée à l’université, fragilise aussi les conclusions du rapport qui la lui reproche.

    Anne Fraïsse contre-attaque sur le même terrain, lors de l’AG du 7 septembre, avec une pointe d’amertume :« Qui peut écrire dans un rapport “vous ne pouvez pas lier les accidents de travail aux conditions de travail et au stress” parce que les collègues qui se sont suicidés n’appartenaient pas aux départements les plus sous-encadrés ? Ce n’est pas les bons qui se sont suicidés, quoi… Mince, on n’avait pas eu de suicides depuis 25 ans, on en a eu quatre en cinq ans. »

    Auprès du Poing, elle enfonce le clou : « Le rapport est fait pour dédouaner le ministère et l’État. » Et s’agace d’un front commun qu’elle ne comprend pas : « Il faut s’interroger sur la casse actuelle des services publics, regarder ce qu’il s’est passé dans les hôpitaux. Au lieu de ça, on dit que c’est la faute de la direction… Moi j’essaie de placer le combat au niveau national. Si le rapport et les syndicats disent que c’est de ma faute, soit, mais je suis étonnée qu’ils aient le même discours… » Et glisse au passage un grief de forme : « Le rapport est sorti avant que je ne puisse le lire, c’est inhabituel. »

    Un rapport « extrêmement bureaucratique », juge-t-elle, truffé selon elle d’« erreurs factuelles » : « Il nous demande de faire des enquêtes, des fiches… On va soulever beaucoup de papier mais je ne suis pas sûre que cela change grand-chose. » Elle s’engage néanmoins à appliquer les neuf recommandations : « On les fera, il n’y a aucun point problématique là-dessus. On a donné au rectorat un début de réponse, le calendrier sera décidé par le rectorat. » Tout en conditionnant toute réponse officielle au bras de fer budgétaire en cours : « Je ne répondrai pas tant que je ne saurai pas ce que l’État va mettre dans la balance pour notre établissement. »

    En attendant que l’État et la présidence soldent leurs comptes, les agents, eux, restent au milieu. Avec, en guise de réponse à leur souffrance, une « Semaine pour la qualité de vie et conditions de travail » organisée en juin 2025 sans donner la parole aux syndicats, mais avec coachs, sophrologues et ateliers de relaxation musicale intitulés « Se taire ensemble pour se relaxer au son du kigonki ». La sophrologie, rappelons-le, n’est validée ni par la science ni par les autorités de santé. «Ça dépolitise la question des conditions de travail », tacle-t-on chez SUD. L’enseignante-chercheuse interrogée par Le Poing propose une autre piste, plus terre à terre : « Il nous faudrait plus d’infos sur les procédures liées aux RPS, avec un livret qui explique comment faire. » Réponse de la présidente : « On va mettre en place plus d’informations sur les RPS, reste à savoir comment, on est déjà sous-dotés et en sur-travail. »

    Le prochain épisode se jouera dans la rue : l’université sera en grève le 29 septembre, dans le cadre de la journée de mobilisation appelée par l’intersyndicale pour défendre les services publics. Les syndicats espèrent sans doute y croiser Anne Fraïsse en tête de cortège.

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  • Contre l’exclusion des monts d’Arrée des zones vulnérables aux nitrates, des maires appellent à manifester le 20 septembre

    L'esprit de résistance souffle toujours sur les monts d'Arrée. Plusieurs maires appellent leurs administrés à les rejoindre au sommet du Roc'h Trédudon, dimanche 20 septembre, à 20 h, pour manifester contre le déclassement de leurs communes des zones vulnérables aux nitrates.

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  • [Brochure] Reflexions et ressources anarchistes à destination de nouveaux collectifs de lutte

    Cette brochure est à destination de collectifs existants ou de collectifs en cours de création afin d'offrir des pistes de reflexions et des ressources pour leur organisation et leurs luttes. Ce papier ne se veux pas du tout exhaustif, et n'apprendra pas grand chose au “militant professionel”, mais pourra être riche en ressources pour des nouvelles arrivées dans la lutte. Il y a ici uniquement des astuces, citations, quelques reflexions subjectives issues d'expériences passées suivies de propositons de lectures afin d'approfondir ces sujets.

    C'est une brochure commencée en 2025 et jamais vraiment terminée, le temps, l'énergie et la motivation n'étant plus là, elle est publiée telle quelle, dans un aspect incomplet et brouillon.

    Reflexions-et-ressources-anarchistes-à-destination-de-nouveaux-collectifs-de-lutte Reflexions-et-ressources-anarchistes-à-destination-de-nouveaux-collectifs-de-lutte-format-cahier
  • « La commune a voté contre le projet agrivoltaïque » : un débat public oppose des habitant·es aux panneaux solaires dans les champs

    Source : Télé Millevaches Format : vidéo
  • Élections législatives en Suède : un vote sur la normalisation de l'extrême droite ?

    Source : The Conversation France
  • Distinction Décideurs 2026 : Lexing fait son entrée au classement E-Santé

    Lexing au classement E-Santé 2026 de Décideurs Magazine

    Lexing est heureux d’annoncer son entrée dans le classement 2026 de Décideurs Magazine – Leaders League, dans la catégorie Santé, Pharmacie & Biotechnologies – E-Santé.

    Cette distinction met notamment en lumière l’expertise d’Isabelle Chivoret, directrice du département Santé numérique du cabinet Lexing, et vient saluer l’engagement de son équipe auprès des acteurs de la santé numérique.

    Isabelle Chivoret,
    directrice du département Santé numérique

    Dans un secteur en pleine transformation, marqué par les progrès de la médecine, l’essor de l’intelligence artificielle, le développement de nouveaux usages numériques et l’évolution des parcours de soins, Isabelle accompagne ses clients dans la sécurisation juridique et réglementaire de leurs projets.

    Cette reconnaissance récompense le travail mené aux côtés des acteurs de la santé, de la pharmacie et des biotechnologies, et conforte la dynamique du cabinet dans ce secteur stratégique.

    Nous remercions nos clients de leur confiance et tenons à souligner tout particulièrement le travail accompli par Isabelle dans le développement de notre expertise en santé numérique.  

    Une nouvelle distinction qui nous encourage à poursuivre notre engagement au service d’une santé numérique innovante, responsable et sécurisée.

    Isabelle Chivoret

    Avocate

    Directrice du département
    Santé numérique

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    • Trynix - Testez des classiques Linux sans rien installer

      Vous voulez vérifier un truc dans une vieille version de Python, du genre celle de 2017, histoire de voir si le bug que vous traquez vient de là. Normalement ça veut dire chercher une image Docker ou un vieux binaire de python, pour faire vos tests. Mais avec trynix, vous cliquez un lien et hop, vous avez un shell avec votre outil.

      Ce site est signé Farid Zakaria, qui bricole autour de Nix depuis des années et appelle ça son "magnum opus". En gros, une machine Linux x86_64 démarre dans votre onglet, avec le paquet demandé déjà accessible dans le PATH. Rien à installer et pas de compte à se créer, ça marche direct dans le browser.

      J'ai essayé ce matin avec python3 en version 3.6.2 . Le navigateur va chercher les chemins du store, vérifie leurs signatures, et au bout d'une trentaine de secondes le prompt s'affiche. Je tape alors python3 --version, il me répond Python 3.6.2, avec la glibc 2.25 et l'OpenSSL 1.0.2l de l'époque livré avec. Et voilà comment je me retrouve avec un Python de 2017 dans un Chrome de 2026, sans rien toucher à ma machine.

      Le terminal de la machine virtuelle, dans l'onglet : Python 3.6.2 répond, et les seize chemins du store sont vérifiés juste au-dessus.

      Et ce ne sont pas trois démos préparées à l'avance puisque l'index recense les 310 000 et quelques versions que nixpkgs a livrées en treize ans. Toutes ne démarrent pas, attention, il n'y en a que 274 729 avec un binaire x86_64 dans le cache, et le reste est non libre, cassé, ou hors du lot.

      Ce qui rend la chose possible, c'est en fait une simple ligne d'en-tête HTTP. Le cache binaire de Nix sert un access-control-allow-origin: *, donc votre navigateur a le droit d'aller y piocher tout seul. Et le plus drôle, c'est que Zakaria avait lui-même réclamé cet en-tête en 2021, pour un tout autre projet. Et 5 ans plus tard, il s'en sert pour démarrer des machines virtuelles... Qui aurait pu prédire comme dirait l'autre !

      Pour l'émulation, après il n'a rien réinventé. Il a tout simplement repris prend qemu-wasm , le QEMU compilé en WebAssembly de ktock, et la machine virtuelle ne boote même pas vraiment, mais reprend un instantané figé à l'avance. En tout cas, c'est bien pensé et très pratique.

      Du Linux dans un navigateur, je vous avais d'ailleurs déjà montré ça ici avec cette machine virtuelle x86 . Sauf que ces trucs-là chargent une image figée à l'avance, alors qu'ici, on choisit vraiment son contenu en 1 clic.

      Niveau vitesse, le projet annonce un lancement en 3 secondes, mais c'est le temps d'obtenir le shell quand tout est déjà dans le cache du navigateur. Chez moi, lors de mes tests, au premier passage, il a fallu 30 secondes, puis 7,5 secondes au suivant. Et une fois dedans ça reste poussif, parce que chaque binaire est traduit du x86 vers le WebAssembly à son premier lancement, ce qui peut faire monter le chargement à deux minutes sur les gros binaires.

      Et il y a aussi un plafond puisque tout doit tenir dans la mémoire de l'onglet, soit environ 1,5 Go. Et c'est une console série, donc vous ne pourrez rien lancer de graphique, pas de fenêtre, pas de souris... Bref, que les outils en ligne de commande et rien d'autre ! Mais bon, vous êtes de vrais barbus qui n'ont peur de rien à part du déo, donc je ne suis pas inquiet ^^.

      Ce qui est vraiment cool avec Trynix surtout, c'est l'action GitHub que son dev a sortie dans la foulée. Si votre intégration continue pousse déjà ses compilations dans un cache, un bot colle un lien sous la pull request et le relecteur lance le code au lieu de le lire. Comme ça, fini le clone, la compilation et le "*ça marche chez moi pourtant *" invérifiable. Même topo pour faire essayer un truc à quelqu'un qui n'a ni Nix ni Docker... Suffit de lui envoyer le lien.

      Un petit point sécu quand même que je tiens à vous signaler : L'URL transporte à la fois les caches supplémentaires et les clés qui les valident, du coup la signature vous prouve bien que le binaire vient du cache annoncé... mais pas qu'il vient de quelqu'un de fiable. En effet, cliquer sur un lien trynix inconnu, ça revient à lancer le programme d'un inconnu, et même si ça se passe dans la sandbox de l'onglet du navigateur (ce qui limite les dégâts), c'est quand même mieux d'en avoir conscience !

      Bref, voilà encore un chouette projet sous licence MIT et si ça vous chauffe, ça se passe sur trynix.dev .

      Source : Simon Willison

    • Après de nombreux signalements, Dyson suspend la vente de sa brosse à dents CameraJet

    • Les pêcheurs français votent l’exclusion des grands chalutiers des côtes françaises

      Reste désormais à transformer le vote en règle. Pour cela, Catherine Chabaud doit activer l’article 20 de la Politique commune de la pêche.

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    • Pluton - Le backup chiffré qui se pilote depuis le navigateur

      Restic chiffre bien vos sauvegardes, rclone sait parler à 70 services de stockage, mais connecter les deux ensemble demande d'écrire des scripts et surtout de les surveiller. Eh bien bonne nouvelle, Pluton est l'interface web qui fait ce travail à votre place.

      Vous y décrivez un plan de sauvegarde via un formulaire, avec une source, une destination, une fréquence, une politique de rétention, et Pluton fabrique les commandes restic derrière. Les sauvegardes restent ainsi incrémentielles et chiffrées avant l'envoi. La destination peut être un disque local, un bucket S3, un Backblaze B2 ou un Google Drive, et le même plan peut se répliquer vers plusieurs stockages pour respecter la fameuse règle 3-2-1.

      L'installer

      Je vous ai préparé un petit kit IA pour ceux qui ne jurent que par leur agent :

      Un dossier, deux fichiers, et c'est parti. Le docker-compose.yml d'abord, dans lequel vous montez ce que vous voulez sauvegarder en lecture seule et le dossier qui recevra les sauvegardes en écriture. Si vous êtes sur Mac, lisez l'avertissement plus bas avant de monter quoi que ce soit, car ce montage-là m'a joué un tour :

      services:
       pluton:
       image: plutonhq/pluton:latest
       container_name: pluton
       restart: unless-stopped
       ports:
       - "5173:5173"
       volumes:
       - pluton-data:/data
       - ./mes-documents:/mnt/documents:ro
       - ./mes-sauvegardes:/mnt/backups
       environment:
       ENCRYPTION_KEY: ${ENCRYPTION_KEY}
       USER_NAME: ${USER_NAME}
       USER_PASSWORD: ${USER_PASSWORD}
       NODE_ENV: production
       IS_DOCKER: "true"
      
      volumes:
       pluton-data:
      

      Puis le .env à côté, avec vos trois secrets. Générez-les, ne les inventez pas :

      printf 'ENCRYPTION_KEY=%s\nUSER_NAME=korben\nUSER_PASSWORD=%s\n' \
       "$(openssl rand -hex 16)" "$(openssl rand -hex 10)" > .env
      

      Par contre, attention à cette ENCRYPTION_KEY, c'est le point à ne pas rater. Le compose officiel la documente comme la clé de chiffrement des snapshots restic et rclone, et c'est bien ça. Il s'agit du mot de passe de vos dépôts, c'est la même clé pour tous vos plans. Et donc la perdre, c'est perdre vos sauvegardes, et la changer rendra illisible tout ce qui a déjà été écrit. Bref, copiez-la dans votre gestionnaire de mots de passe avant d'aller plus loin, parce que le jour où vous en aurez besoin, personne ne pourra vous la redonner.

      Puis faites un :

      docker compose up -d
      

      L'interface répond alors sur le port 5173 et vous demande directement les identifiants du .env. Pas d'assistant de première configuration, pas de compte à créer... en fait quand les variables sont bien configurées, Pluton s'installe tout seul au démarrage. Chez moi, entre le up -d et l'écran de connexion, il s'est donc passé moins d'une minute.

      Créer le premier plan de backup

      Le bouton "+ New" de l'interface ouvre un assistant en quatre écrans. Vous nommez le plan, vous gardez la stratégie "Incremental Backup" (les trois autres sont grisées, elles appartiennent à l'offre Pro), vous pointez /mnt/documents comme source et /mnt/backups comme destination, puis vous réglez la fréquence et la rétention. Le dernier écran laisse le chiffrement et la compression activés et propose de lancer la sauvegarde tout de suite, ce que j'ai fait.

      Chez moi, trois fichiers de test de quelques octets sont partis en quelques secondes. Et c'est là qu'il faut regarder la bonne chose pour vérifier que ça fonctionne... Non, c'est pas la pastille verte, mais plutôt le nombre de fichiers et leur taille.

      Le plan Documents juste après sa première sauvegarde.

      En fait, si je vous dis ça, c'est parce que sur mon Mac, avec Docker Desktop, restic n'arrivait pas à lire les dossiers montés depuis l'hôte, et sort en erreur d'entrée/sortie sur chaque fichier. Et pourtant, Pluton affichait quand même la sauvegarde en vert avec le statut "Complete". Les colonnes disaient bien 0 fichier et 0 octet, mais le statut, lui, semblait correct... Donc si vous êtes sur Mac, prenez plutôt l'installeur de bureau, qui existe aussi pour Windows et Linux, et dans tous les cas vérifiez que les chiffres sont OK après votre première sauvegarde.

      Vérifier et répéter une restauration

      Votre dossier de destination contient maintenant un config, un data/, un index/, un keys/ et un snapshots/, tous illisibles en clair. C'est un dépôt restic standard, et ça se vérifie sans Pluton, avec le binaire embarqué dans le conteneur :

      docker exec -e RESTIC_PASSWORD=votre_cle -e RESTIC_REPOSITORY=/mnt/backups \
       pluton restic snapshots
      

      Vous obtenez la liste de vos snapshots avec leur taille, et avec une mauvaise clé, restic répondra "wrong password or no key found" et s'arrêtera là. Faites les deux essais car ça prouve en une fois que le chiffrement travaille, et que vos données restent récupérables même si Pluton disparaît demain.

      Le menu d'une sauvegarde propose ensuite "Browse", qui ouvre le snapshot comme un explorateur de fichiers, avec la taille de chacun et un bouton pour le télécharger ou le restaurer seul.

      Le contenu du snapshot, fichier par fichier, avec le téléchargement et la restauration à droite de chaque ligne

      Et le "Restore" lancera un assistant qui vaut le détour puisqu'il sait restaurer vers un chemin différent de l'original. Il vous laisse choisir quoi faire des fichiers déjà présents, et surtout il génère un aperçu en dry run (à blanc quoi...) avant de toucher au disque. J'ai restauré mes trois fichiers vers un dossier séparé, puis comparé avec les originaux, et c'était identique. Faites-le une fois, tranquillement, pendant que vous n'en avez pas besoin.

      Voilà, tout ça, c'est la version gratuite, pour la machine où elle tourne. Maintenant, si vous voulez piloter les sauvegardes de plusieurs machines depuis la même interface, ça passera par l'offre Pro à 59 dollars par an. Si vous voulez comparer avec un autre truc, sachez aussi que Zerobyte joue dans la même cour.

      Amusez-vous bien !

      Source : Pluton

    • En 2026, Manif'Est souffle ses dix bougies !

      Eh oui, dix ans déjà ont passé depuis la première réunion, les premiers échanges ayant mené à l'apparition de votre site préféré ; )

      À ses débuts, des individu·es de différents collectifs et des non‑encarté·es, qui relaient principalement les activités de Nancy, Commercy, et des environs proches. Puis, avec le temps, des renouvellements. Il y a eu des débats sur la ligne éditoriale à tenir, des mutations techniques, des ratés parfois, des arrivées, et des départs. Ce qui n'a pas laché pendant ces 10 années, c'est la publication, en continu, d'articles que vous nous proposez. Et il en a fallu des heures à s'abimer les yeux sur nos ordis pour relayer, sans arrêt, vos réflexions, vos évènements, la vie en ébullition de vos collectifs, les mille et un rendez-vous à publier en urgence pendant les mouvements sociaux. Et ça, c'est une de nos joies collectives, de celles qu'on a envie de partager. Et comme cet outil c'est le vôtre, que la petite équipe de modération est surtout là pour assurer des tâches techniques, et que le contenu est bien le vôtre, eh bien cette célébration et cette victoire sont aussi à vous !

      Oui oui, une victoire. Parce qu'exister en tant que média autonome dans un monde où les géants de l'information, nourris par les milliardaires fascistes, sont de plus en plus voraces et incontournables, c'est déjà une victoire.

      Et continuer de faire vivre la culture militante de l'automédia aussi ! Parce que Manif'Est, c'est aussi la poursuite – à notre échelle, hein – d'une histoire, celle des imprimeries anarchistes du XIXe, des maisons d'éditions indépendantes, des infokiosques, des radios pirates des années 1970 et même des expérimentations de télévision communautaire comme Primitivi à Marseille. Elle est faite d'autonomie technique des luttes sociales et révolutionnaires, pour participer à leur donner la résonance médiatique qu'elles méritent. Pour le site, ça se traduit par exemple par le choix d'un serveur autonome permettant, autant que possible, de préserver l'anonymat des personnes venant publier. Aucune donnée personnelle n'est demandée ni conservée, et encore moins monétisée.

      Une victoire aussi parce que l'outil qui a été échaffaudé il y a dix ans non seulement tient toujours debout, mais en plus s'élargit. Le territoire couvert est bien plus vaste, et on se réjouit de découvrir toujours plus d'articles et d'évènements en provenance de Metz, d'Alsace, ou encore de Reims ! Le nombre d'articles publiés par mois est en augmentation aussi – entre 50 et 100 –, tout comme le nombre de lecteur·ices – plusieurs dizaines de milliers chaque mois. On n'y voit pas qu'une victoire des chiffres, mais aussi et surtout de petits pas en avant dans notre capacité à rendre nos luttes pour l'émancipation visibles, accessibles, et à les faire tenir ensemble. Quand on laisse traîner nos oreilles dans les milieux militants, on comprend parfois que le site est une des portes d'accès aux actions réelles et concrètes pour faire advenir un monde de gauche, pour les néo-militant⋅es ou les nouvelleaux d'un territoire, et ça, on en est quand même un peu fièr·es :).

      Les 10 ans du site, c'est aussi les 10 ans des premières luttes qui y ont été publiées, comme la première occupation du bois Lejuc à Bure, ou le début de la lutte « Nos 3 Maisons » à Nancy. Manif'Est, c'est un outil pour les évènements ponctuels et les mouvements sociaux, ou encore pour développer nos pensées politiques, mais aussi pour se transmettre nos histoires, et nos victoires !

      On aurait adoré fêter tout ça avec vous pour de vrai, organiser un week-end de rencontres, discussions, festivités, proposer des ateliers pour monter son émetteur radio, inviter « Les autres voix de la presse », faire un concert de soutien, ou encore vous inviter à proposer un petit évènement décentralisé pour les 10 ans du site. On avait plein d'idées. Mais comme toutes nos victoires dans ce monde, la vie du site reste fragile, et à défendre. En ce moment l'équipe est réduite et maintient tout juste la routine de relecture-publication des infos locales. Quant à eux, les articles d'analyses, plus fastidieux à traiter, s'entassent, et la nouvelle maquette du site qu'on aurait rêver sortir pour l'anniversaire, est dans les placards. Alors organiser un évènement, même humble, est malheureusement impensable pour le moment.

      Pour pouvoir continuer de faire vivre cet outil, l'améliorer et l'élargir, on a besoin que de nouvelles énergies viennent nous rejoindre. Si ça te parle de faire vivre l'automédia, et si tu aimes faire de la relecture, bienvenue ! On met plus d'infos sous cet article sur ce que ça veut dire de faire tourner le site, et comment nous contacter.

      Mais on reste fièr·es de ce qui a été – et est encore – accompli au quotidien par toutes les petites mains invisibles, aux tâches souvent ingrates, qui se sont relayées pour faire vivre cet outil fédérateur tout a long de ces 10 dernières années, et pour longtemps encore on l'espère. Et surtout, on vous remercie, vous, lecteur·ices et contributeur·ices, de vous être saisi·es de cet outil, de le nourrir, de donner du sens à ce travail, et de nous montrer qu'il demeure essentiel, surtout par les temps qui courent.

      À plus sur le site,
      Hâte de vous lire,
      L'équipe de modération de Manif'Est, site participatif d'infos locales et militantes.

      L'équipe de Manif'Est cherche du monde ! Comme dit plus haut, l'équipe de modération est un peu débordée et pas assez nombreuse pour bien faire tourner le site. On a besoin de nouvelles personnes pour nous rejoindre ! Faire tourner Manif'Est, ça comprend pas mal de tâches différentes, et toutes les personnes ne sont pas obligées de toucher à tout. Le boulot principal, c'est de relire les articles proposés, de veiller à ce qu'ils soient cohérents avec la charte du site, de refaire un peu de mise en page si besoin, de compléter les infos (mots-clés, évènements, logo, …), et d'échanger avec les auteur⋅ices. S'il y a le savoir-faire et la déter', ça peut aussi être faire du dev pour améliorer la fonctionalité ou l'esthétique du site. Mais pas besoin d'être un·e geek pour trouver sa place dans l'équipe ! Il y a aussi la possibilité d'aller chercher des articles à relayer, d'inciter les collectifs à publier, … et sûrement plein d'autres possibilités pour étoffer l'outil auxquelles on n'a pas encore pensé ! Faire partie du site, c'est aussi prendre place dans un réseau, le réseau Mutu, qui nous nourrit et qu'on nourrit en retour. Et c'est très stimulant de faire partie d'un ensemble plus large avec lequel échanger et travailler :) L'équipe cherche en particulier à intégrer des personnes sexisées ! Alors si t'es une meuf et/ou une personne queer, que t'aimes faire de la relecture, du travail éditorial ou des geekeries, bienvenue ! :) Si ça te dit de prendre part à tout ça, ou si t'as des questions pour pouvoir te décider, envoie nous un mail avec une adresse sécurisée – et pas d'adresse "nom.prénom@xxx.com" ! ; ) Dis-nous dans quel coin du territoire tu es, dans quel milieu politique tu as l'habitude de faire des trucs, … (juste pour qu'on puisse un peu te situer avant de te rencontrer). Au plaisir d'échanger ! L'équipe de modé contact@manif-est.info (Clé PGP ci-dessous)
    • ReProgman - L'interface de Windows 3.1 sur PC et Mac

      Le développeur Mayuki Sawatari vient de publier ReProgman , un clone du Program Manager de Windows 3.1.

      Ça ne vous dit rien ? C'est parce que vous êtes des bébés !

      En fait, progman.exe, c'est ce truc qui servait d'interface principale à Windows avant que le menu Démarrer ne débarque avec Windows 95. Et aujourd'hui, grâce au taf de Sawatari, ça tourne aussi bien sur Windows 11 que sur macOS.

      Pour ceux qui ont commencé l'informatique après 1995, faut savoir qu'avant ça, on n'avait pas de bureau, pas de barre des tâches, mais juste une grande fenêtre grise remplie de sous-fenêtres, et dans chaque sous-fenêtre y'avait des icônes de programmes alignées sur une grille. Vous double-cliquiez sur l'une d'elles, le programme se lançait, et voilà, vous aviez fait le tour de Windows !

      Le groupe Main ouvert sur Windows 11, et la rangée de groupes réduits en bas de la fenêtre

      Regardez bien les icônes sur cette capture : Docker, Edge et Claude rangés dans une ambiance de 1992...

      Car ReProgman ne se contente pas de reproduire la déco. Au premier lancement, il scanne votre menu Démarrer (ou vos dossiers Applications si vous êtes sur Mac), transforme chaque dossier en groupe et range le tout dans son propre fichier Groups.ini. Après ça, il n'y retourne plus tout seul, et ce que vous déplacez, renommez ou supprimez dedans ne redescend jamais vers vos vrais raccourcis. Un menu permet quand même de relancer l'import à la main, et il n'ajoute alors que ce qui manque.

      Du coup, vous récupérez les gestes de l'époque pour de vrai. Vous attrapez une icône, vous la lâchez dans une autre fenêtre et elle déménage, avec Ctrl enfoncé elle se copie, le menu Window vous range tout ça en cascade ou en mosaïque, et les fenêtres réduites redeviennent des icônes alignées en bas de la fenêtre principale. Même la boîte de dialogue de sortie a été refaite, à ceci près qu'elle annonce la fin de votre session ReProgman et non celle de Windows.

      Maintenant, d'où ça sort comme délire ?

      Hé bien, l'auteur raconte, dans un message relayé par Tom's Hardware, qu'il a simplement demandé à Claude de lui fabriquer ce clone, et que la première version obtenue en une heure était déjà plutôt correcte, même s'il a ensuite fallu rattraper les imperfections.

      Ce qui est intéressant, c'est que dans son dépôt git, on trouve un document de spécification de plusieurs centaines de lignes qui décrit l'interface au pixel près, relevée sur des captures 640x480 du Windows original. Le cadre d'une fenêtre y fait 1 pixel noir, 2 pixels gris et encore 1 pixel noir, et la petite barre du menu système mesure 13 pixels sur la fenêtre principale contre 7 sur une fenêtre enfant. C'est d'ailleurs comme ça qu'on les distinguait à l'époque.... Fallait avoir l'oeil !

      Si vous voulez l'essayer, ça se présente sous la forme d'un binaire autonome. Par contre sur Mac, la version distribuée n'est pas notarisée, il faudra donc lui passer un xattr -cr ReProgman.app ou utiliser Sentinel avant qu'elle accepte de démarrer. Ah et le code est sous licence MIT.

      Le périmètre annoncé par le projet est d'ailleurs plus étroit qu'il en a l'air, puisque c'est Windows 11 en x64 et en Arm, et macOS uniquement sur Apple Silicon. Donc si vous êtes resté sur Windows 10 parce que vous aimez le risque ou sur un Mac Intel parce que vous aimez prendre votre temps, il n'y a rien pour vous amuser... Il faudra alors retourner du côté de ce musée de vieux systèmes d'exploitation que je vous avais montré, qui lui passe par l'émulation.

      Après, je pense pas que vous y ferez votre vie mais ça vous donnera environ 30 secondes de nostalgie avant de refermer la fenêtre. C'est déjà ça de pris...

      Source : Tom's Hardware

    • Projection discussion . Aguirre, Le pouvoir est maudit

      Quand ?
      Le 20 septembre à 16h

      Où ?
      Librairie Le Monde libertaire - Publico 145 Rue Amelot 75011 Paris

      « Le pouvoir est maudit, c'est pour ça que je suis anarchiste. » (Louise Michel)
      Projection de « Aguirre. La colère de dieu » de Werner Herzog avec Klaus Kinski (1972, 1h30, VF)

      Pérou, 1560. Une troupe de conquistadores part à la recherche de l'Eldorado. Un des lieutenants, Lope de Aguirre, manoeuvre habilement pour prendre la tête de l'expédition. La descente du fleuve se change rapidement en descente aux enfers...

      Le chef-d'oeuvre de Werner Herzog pose de nombreuses questions essentielles à propos de toutes les formes de pouvoir. Aguirre est indéniablement une ordure assoiffée de pouvoir ; mais est-il vraiment plus cruel et plus « fou » que les autres conquistadores ? Est-ce qu'on ne juge pas Aguirre surtout sur les apparences : Klaus Kinski grimaçant, hurlant, gesticulant est-il réellement plus « fou » et plus cruel que, par exemple, le moine qui constate mollement que les Indiens « meurent les uns après les autres » et collabore sans broncher à toutes les violences ?

      Le film évoque également la situation des femmes, en particulier de la fille d'Aguirre, totalement passive et soumise, embarquée de force dans cette aventure mortifère.

      À l'invitation du Groupe libertaire d'Ivry
      Dimanche 20 septembre 2026 à partir de 16h
      Entrée libre (accueil dès 15 heures)

    • Rencontre avec Benedikte Zitouni autour de son livre 'Résister dans les milieux ravagés'

      Quand ?
      Le 2 octobre à 19h30

      Où ?
      Le Monte en l'air 2, rue de la Mare, 75020, Paris

      Vendredi 2 octobre à 19h30, Benedikte Zitouni sera à la librairie Le Monte en l'air pour présenter son livre "Résister dans les milieux ravagés. Une fabrication d'héritages", aux éditions Météores.

      Ce recueil de Benedikte Zitouni, sociologue, regroupe des textes à la fois militants et universitaires. Il propose des manières de pratiquer l'enquête "avec" des terrains, de façon située, visant à hériter des luttes des personnes concernées et à sortir du commentaire surplombant prétendument "neutre".

      Ces enquêtes s'intéressent aux archives des Young Lords, aux luttes écoféministes, ou encore au religieux dans l'activisme politique. Contre la destruction de nos modes d'habiter, en discussion avec Stengers, Latour, Starhawk, Federici ou Fanon, ces textes produisent une intelligence critique qui importe les luttes au présent, sans réduire les enjeux à de vagues concepts tout-terrain.

    • Manifestation en solidarité avec la Palestine ! Le boycott parlons-en !

      Quand ?
      Le 12 septembre à 14h30

      Où ?
      Place de la Bastille Place de la Bastille 75011 Paris

      APPEL À MANIFESTER CE SAMEDI À PARIS !

      À l'agenda de cette nouvelle manifestation de CAPJPO-EuroPalestine ce samedi 12 septembre à Paris, la suppression de l'accord d'association avec Israël, et non de soi-disant « restrictions » sur l'importation des produits colonies, que M. Barrot serait bien en mal de différencier, et un avertissement à Adidas, s'il ne retire pas sa campagne « chaussure unique » avec un soldat israélien comme choix d'amputé !

      — CAPJPO-Europalestine

    • En Tunisie, quatre militants propalestiniens croupissent en prison

      Activistes de la flottille pour Gaza, ils sont accusés depuis mars de blanchiment d’argent et de détournement de dons associatifs. Parmi eux, Wael Naouar, militant politique aguerri en Tunisie, a entamé une grève de la faim depuis le 16 août. Son état de santé s’est fortement dégradé.
    • Pourquoi la version physique de Final Fantasy VII Revelation est incomplète

      La version physique de Final Fantasy VII Revelation ne contiendra pas l'intégralité du jeu. Il faudra passer par la case téléchargement. Square Enix a expliqué ce choix, qui contraste avec les deux précédents opus.

    • Soirée de soutien à 'La Locale solidaire'

      Rentrée pour le Collectif Contre Culture avec le Syndicat CNT des travailleurs/travailleuses de l'Education 93 pour un nouveau lieu de vie, de rencontre et d'organisation solidaire et autogéré à Aubervilliers. RDV au CICP le 27 septembre à partir de 17h.

      La CNT STE-93 organise un événement de soutien à La Locale Solidaire, association basée à Aubervilliers, @local_autogere_auber sur Instagram, où auront lieu une discussion sur les lieux de rencontre, d'organisations et de vies solidaires alternatifs suivi de concerts des groupes King Kong Meuf, Glottes Control et Cydonia.

      La Locale vise à créer un lieu de vie solidaire et autogéré à Aubervilliers où chacun.e pourrait s'organiser, cuisiner, se rencontrer, faire vivre les luttes solidaires et antifascistes. L'association a déjà fait l'acquisition d'un lieu au 49, rue Moutier à Aubervilliers ; les fonds générées par l'événement permettront de poursuivre les travaux nécessaires à l'ouverture au public et à rembourser l'achat du local.

      Le STE-93 a interrogé des membres de La Locale en février, émission disponible ici https://cnt-education93.org/?Emission-radio-de-fevrier-2026 ou là https://radio-libertaire.org/podcast/z_commun/emission_aff.php?id_e=17&id_c=15&bout=alpha

      17h30 : discussion à propos des lieux de vie, de rencontre et d'organisation avec le collectif.

      Musiques avec :

      • KING KONG MEUF (punk meuf)
      • GLOTTES CONTROL (punk girlz)
      • CYDONIA (boyz band)

      Collectif Contre Culture
      au Centre International de Culture Populaire
      21 ter rue Voltaire
      75011 Paris
      METROS ALEXANDRE DUMAS - AVRON (L2) ou RUE DES BOULETS (L9)

      BLOG : https://collectifcontreculture.noblogs.org/
      ARCHIVES ANTERIEURES : https://collectifcontreculture.blogspot.com/
      RETRANSMISSION INTERVIEWS SOUTIEN ET GROUPES DE LA SOIREE EN DIRECT DANS L'EMISSION KONSTROY (http://konstroy.net/) TOUS LES DIMANCHES DE 18 A 20H SUR RADIO « CAUSE COMMUNE » - 93.1 Megateuf

      Prix libre - pas d'attitudes ou propos racistes, sexistes ou discriminatoires
      Pas de verre et laissez les animals tranquillous à la maison ou à des aminches

    • [Femme Vie Liberté] Marche de solidarité

      Appel pour une marche de solidarité avec le mouvement femme* vie liberté, contre la guerre impérialiste et la République islamique d'Iran le dimanche 27 septembre à Paris. À l'appel du collectif Roja. Heure et lieu à venir
      راهپیمایی همبستگى علیه جنگ اميریاليستی و جمرهوری اسلامی در ایران

      Marche de solidarité contre la guerre impérialiste et la République islamique d'Iran

      À l'occasion des 4 ans du féminicide de Jina Mahsa Amini, de la répression du mouvement « femme* vie liberté » et alors que la population iranienne est prise en tenaille entre la guerre impérialiste des États-Unis et d'Israël et les exécutions et les emprisonnements de la République islamique, soyons nombreux et nombreuses pour dire notre solidarité avec les iraniens en lutte pour leur autodétermination appeler à la libération des prisonnier-es politiques et rappeler que femmes vie liberté vaincra contre les oppresseurs et l'extrême droite mondiale.

      Marche intercollectif de solidarité pour Femmes Vie Liberté contre la guerre impérialiste et la République islamique en Iran

      • Liberté pour les prisonnier-es politiques !
      • Non à la peine de mort !
      • Non aux guerres des États-Unis et d'Israël !
      • Pour le droit des peuples à l'autodétermination !
      • Non à l'extrême droite mondiale !

      Notez la date : 27 septembre. L'heure et le lieu de rendez-vous seront annoncés prochainement !

      راهپیمایی همبستگى علیه جنگ اميریاليستی و جمرهوری اسلامی در ایران

      به مناسبت چهارمین سالگرد قتل حکومتی ژینا مهسا امینی و سرکوب جنبش « ژن ژیان ئازادی »، و در شرایطی که مردم ایران از یک سو زیر فشار جنگ امپریالیستی آمریکا و اسرائیل و از سوی دیگر با اعدام‌ها و زندان‌های جمهوری اسلامی روبه‌رو هستند، گرد هم می‌آییم تا همبستگی خود را با مردم ایران در مبارزه برای حق تعیین سرنوشت اعلام کنیم؛ خواهان آزادی زندانیان سیاسی شویم و بار دیگر تأکید کنیم که « زن، زندگی، آزادی » در برابر سرکوبگران و راست افراطی جهانی پیروز خواهد شد.

      راهپیمایی مشترک جمعی در همبستگی با « زن، زندگی، آزادی »، علیه جنگ امپریالیستی و جمهوری اسلامی در ایران

      • آزادی برای زندانیان سیاسی !
      • نه به مجازات اعدام !
      • نه به جنگ‌های آمریکا و اسرائیل !
      • برای حق تعیین سرنوشت ملت‌ها !
      • نه به راست افراطی جهانی !

      تاریخ را به خاطر بسپارید :

      ۲۷ سپتامبر

      ساعت اعلام خواهد شد

    • Soirée « Pas d'égalité = pas de rentrée ! »

      Samedi 19 septembre aura lieu à la Parole Errante une soirée « Pas d'égalité = pas de rentrée ! » (16h30-minuit) avec au programme initiation à la boxe anglaise, table-ronde, magie, concert, drag show... !
      Organisés par la coordination RUSF (Réseau Université Sans Frontières) Ile-De-France, et en soutien aux collectifs qui se mobilisent contre une éducation libérale et raciste de la primaire à l'université, notamment suite au décret Baptiste sur les frais différenciés à l'université et à l'arrêt des APL pour les étudiant-es étranger-es. Venez nombreux-ses !

      Cher.e.s camarades,

      La coordination Île-de-France des RUSF (Réseau Universités Sans Frontières) organise une soirée « Pas d'égalité, pas de rentrée » le 19 septembre, de 16h30 à minuit à la Parole Errante (5-9, rue François Debergue 93100 MONTREUIL), en soutien aux différents collectifs en lutte contre l'éducation libérale et raciste imposée par notre gouvernement.

      Au programme :

      16h30 - 18h : BOXE ANGLAISE du Boxon ; ATELIER SÉRIGRAPHIE et STANDS INFOS (RUSF, RESF, Sud Educ, Marche des Solidarités, Jeunes de Belleville, AntiCRA, collectif CGT Doctorant.e.s, et d'autres à confirmer)
      18h - 19h30 : TABLE RONDE « Mobilisation Pas d'égalité, pas de rentrée », avec des membres de RUSF, RESF, Marche des Solidarités, Jeunes de Belleville, syndicalistes (secondaire et supérieur)
      19h30 - MAGIE (La Magie d'Emma) et FANFARE (Clé de Lutte)
      20h30 - CONCERT MLS (collectif jeunes de Belleville)
      21h30 - DRAG SHOW de Pire Anna
      22h30 - 23H45 - DJ de Mortelleadl

      Toute la soirée : CANTINE de soutien de Bogue ; BAR ; STANDS INFOS ; SÉRIGRAPHIE

      Pour faire face à « Bienvenue en France », à l'augmentation des frais d'inscriptions et la suppression des APL pour les étudiant.e.s étranger.e.s, aux politiques racistes du gouvernement et à la casse de l'enseignement public, rencontrons-nous dans la joie et la combativité !

      🔥 PAS D'EGALITE = PAS DE RENTREE 🔥

      L'entrée et la cantine sont à prix libre, le bar à prix fixe. Les cagnottes seront reversées à la coordination des RUSF et serviront au financement des hébergements d'urgence pour les étudiant-es étrangè-res en galère de logement.

      La coordination IDF RUSF

      Affiche  Télécharger le fichier PDF
    • Assemblée générale des travailleureuses du livre

      Travailleureuses du monde du livre, organisons-nous pour des collectifs de travail solidaires, antifascistes et sans IA !

      C'est la rentrée, au sortir de ces 3 mois éprouvants, rien de mieux qu'une nouvelle assemblée générale du livre pour se remettre dans le bain !

      📣 Travailleureuses du monde du livre, organisons-nous pour des collectifs de travail solidaires, antifascistes et sans IA !

      📍Le 22 septembre de 19h à 21h en salle Louise Michel à la Bourse du travail de Paris - 3 rue du Château d'eau - Métro République

      Et si tu as des questions, suggestions, que tu souhaites participer à l'organisation de ces AG, voici notre nouvelle adresse mail : ag-du-livre@proton.me

      ✊ Venez nombreux-ses échanger sur nos métiers et conditions de travail !

    • Techno-totalitarisme : l’entreprise Anthropic construit un système de police prédictive pour réprimer les opposants à l’IA

      La firme étasunienne Anthropic travaille sur des systèmes de surveillance s’apparentant à de la police prédictive.

      L’article Techno-totalitarisme : l’entreprise Anthropic construit un système de police prédictive pour réprimer les opposants à l’IA est apparu en premier sur Contre Attaque.

    • La surpopulation dans la bande de Gaza, une arme contre la cohésion sociale

      Les deux tiers de l’enclave côtière palestinienne sont occupés par l’armée israélienne: l’espace laissé aux 2 millions de Gazaouis se réduit de jour en jour. Une promiscuité qui a des conséquences sociales et sanitaires dramatiques.
    • Le parquet de Marseille enquête sur les accusations de violences sexuelles au Delta Festival

      Une enquête pour agressions sexuelles vient d’être ouverte contre l’ex-président de cet événement musical de premier plan à Marseille. En juillet, à la suite de la révélation d’accusations le visant, de nombreux artistes avaient annulé leur participation.
    • Le rachat de Marionnaud fait peser un «risque social élevé» sur l’entreprise

      Le projet de revente de l’enseigne de parfumerie inquiète les syndicats, qui ont appelé à trois débrayages en une semaine. Le plan de reprise par un homme d’affaires français est jugé trop flou et les salariées demandent des garanties.
    • « Il est temps qu'on parle de négrophobie » : pour la première fois, une Global Black Pride se tient à Paris

    • « C'est vivant ! » : en pleine sécheresse, ces paysans ont eu de l'eau grâce aux zones humides

      Les canicules et la sécheresse n'ont pas empêché ces agriculteurs d'avoir de l'eau pour leurs vaches. La raison : les zones humides qu'ils préservent sur leurs parcelles. Elles sont de véritables alliées face au chaos climatique.
      Montigny-Montfort (Côte-d'Or), reportage
      Le long de la départementale pour atteindre Montigny-Montfort (Côte-d'Or), le paysage défile en une suite de champs jaunis, grillés par le soleil et le manque de pluie. Mais sur les terres louées depuis cinq ans par (…)

      Lire la suite - Reportage / Agriculture , Eau , Canicule
    • Super Mario 64 tourne sur un processeur ARM (avec ReactOS)

      Une vidéo postée sur X montre Super Mario 64 qui tourne sur une machine ARM, sous un système qui n'est ni Windows ni Linux. Oui, c'est bien ReactOS, le clone libre de Windows, et le jeu est un exécutable x64 tout ce qu'il y a de plus banal !

      Et n'allez pas croire que c'est un émulateur qu'on aurait posé sur un OS libre. Que nenni ! Pour exécuter du x64 sur de l'ARM, il faut deux trucs qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre : un moteur qui traduit les instructions du processeur, et un système capable de faire cohabiter du code natif et du code traduit dans un même programme.

      Votre navigateur ne supporte pas la lecture de vidéos HTML5. Voici un lien vers la vidéo.

      La première moitié, c'est FEX, l'émulateur financé par Valve dont je vous parlais en décembre. Sauf que côté Windows, FEX se limite au processeur : sa propre documentation précise que la traduction des appels système revient soit à Wine, soit à l'ABI du système. Tout le reste est alors à la charge de l'hôte.

      Cette seconde moitié porte un nom, ARM64EC, et c'est une invention de Microsoft pour Windows 11 sur ARM (oui, la boîte que ReactOS passe justement son temps à recopier). Le principe consiste à compiler les bibliothèques du système en ARM64 avec une interface appelable depuis du code x64 recompilé. Du coup, un même programme mélange des morceaux natifs et des morceaux émulés, et seul ce qui doit vraiment l'être passe par l'émulateur. L'intérêt de faire comme ça, c'est surtout la vitesse !

      Jusqu'ici, deux entités avaient bâti cet "étage" : Microsoft dans Windows, et Wine depuis sa version 10 . ReactOS est donc la troisième. Son développeur Ahmed Arif a ainsi écrit son propre runtime hybride dans le ntdll du système, avec le chargeur d'images, les ponts qui rendent les fonctions natives appelables en x64, et le déroulement de pile.

      Ensuite, pour vérifier que tout se tient, il fait tourner le même binaire des deux côtés, sur son ReactOS et sur un vrai Windows 11 ARM64, puis il compare.

      Screenshot

      Alors, est-ce que vous pouvez l'installer ?

      Et bien malheureusement, non !

      Tout ce boulot n'existe que dans une branche d'un fork personnel, et le dépôt officiel de ReactOS n'en contient pas la moindre ligne. Et c'est mieux pour l'instant car, comme Ahmed le dit lui-même, son fork est encore plus expérimental que ReactOS lui-même ! C'est donc à réserver aux machines virtuelles, aux cartes de développement ou aux bécanes sans données sensibles. Bref, venant d'un projet qui se présente déjà lui-même comme un système de qualité alpha, ça vous situe l'ambiance...

      Bref, rien à télécharger mais pour un projet qui se battait encore il y a trois mois pour lancer Half-Life , voir un jeu x64 démarrer sur de l'ARM, ça envoie quand même du pâté.

      Source : Phoronix

    • L’Alberta, un Texas canadien convoité

      Du pétrole à foison, du blé et des animaux sauvages. La plus riche des provinces du Canada est un morceau de choix pour Donald Trump chez ce voisin qu’il voudrait annexer. Mais si les sécessionnistes, aiguillonnés par le mouvement Maga, veulent imposer un référendum sur la question en octobre 2026, les loyalistes n’ont pas dit leur dernier mot.

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    • Semaine de soutien à l'Amicale du Futur

      Une semaine de soirées, de transmissions et d'atelier en soutien à l'Amicale du Futur !

      L'Amicale, c'est un lieu associatif installé en plein cœur du quartier de la Guillotière, à Lyon. C'est aussi un collectif qui tient un bar et une cantine chaque semaine. C'est encore, un espace de vie commun pour les milliers de personnes qui adhèrent chaque année à l'association. C'est, enfin, un endroit où ont pu se tenir nos mille et une réunions et celles d'autres collectifs, une salle qui a également permis de célébrer mariage comme enterrement. Cet outil commun repose sur une organisation spécifique. L'Amicale ne salarie personne et c'est pourquoi elle est et restera pas cher. Notre idée est à la fois de résister à la chasse aux pauvres qui a cours dans le quartier et de venir, grâce aux petits sous qu'on récupère, en appui aux luttes et projets qui nous tiennent à cœur.

      Au programme :

      Mercredi 16 septembre :
      13h/16h : 🫚💆‍♀️ Soins prix libre (street cupping, fascia, massage tuina, réflexologie plantaire). + d'infos : dispensaire@riseup.net
      18h/23h : 🧷🔥 Soirée punk ( Zone Infinie / Faux départ)

      Jeudi 17 septembre :
      18h/23h : 📼📀 Soirée mix : High-a-go-go wax freaks / ballroom / wreckers / love jockeys / double spins / glorpitude
      Live / ratio / tapes // Jean Bender et F-man

      Vendredi 18 septembre :
      18h/19h30 : transmission du protocole nada
      19h30/23h : 🪡🍋 Soirée sobre - dj set

      Samedi 19 septembre :
      En extérieur :
      Toute l'après-midi : 📚distro de La Luttine
      15h30-17h30 : 🎛️ Girls to the front (mix vinyles)
      18h - 18h45 : 🎙️ Atelier ouvert de chant organisé par la Queerale Décoloniale
      19h :🪊🎷 Tartaraf (Fanfare)
      20h : 🎸 Les Remplaçants (Punk)
      20h45 : 💃🕺 Jam session (Une scène ouverte pour musicien·nes, danseur·ses, chanteur.ses ect.)
      Puis on rentre à l'intérieur :
      22h : 🎹 2016 (electro weird pop)
      23h : 😈💥 Disco Ruina (mix rap bass baile funk)
      00h : 🤸‍♂️🎆 Natiboomboom b2b King Doudou

    • Quitter Gmail, ils l'ont fait : les conseils pour le grand saut

      De nombreux internautes ne veulent plus confier leurs mails, leur agenda ou leurs photos à Google. Migrer vers un service indépendant et respectueux des données personnelles est une véritable transition. Voici notre tuto.
      Cette fois, c'est parti. Au mois d'août, Emmanuel a commencé à migrer sa boîte Gmail vers un autre service de messagerie. Cet ingénieur de 62 ans, domicilié en Gironde, l'envisageait depuis plusieurs années : « Les outils de Google sont géniaux, hyperperformants mais pas (…)

      Lire la suite - Info / Numérique
    • ‘I’m on the ticket’: Trump implores Republicans to vote in November at unusual midterm convention

      The president demonised Democrats in an attempt to wangle votes in midterms despite backlash over Iran war

      With his approval rating at a historic low, Donald Trump has brought down the curtain on the Republicans’ first ever midterm convention by pleading with supporters to do him “the biggest favour” and “pretend” they are voting for him in November’s US elections.

      The president is facing a growing backlash over rising prices and the war in Iran. Sweeping losses for the Republican party could effectively turn Trump into a lame duck for his final two years in the White House.

      Continue reading...
    • Trump-a-palooza: why are Republicans avoiding the president’s convention? – podcast

      Donald Trump has thrown a convention to amp up the Republican base ahead of the midterm elections, but not everyone is thrilled about it. Dozens of officials running for re-election have stayed away, choosing instead to campaign locally. Are they worried about Trump’s current unpopularity weighing down their ticket?

      This week Jenna Amatulli is in for Jonathan Freedland and speaks to Guardian US politics correspondent Rachel Leingang

      Watch Jonathan Freedland on our new Politics Weekly YouTube channel

      Send your questions and feedback to politicsweeklyamerica@theguardian.com

      Subscribe to The Guardian Investigates podcast and listen to season 2 of Black Box

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    • « C'est irresponsable » : à Strasbourg, les socialistes reviennent sur la végétalisation des cours d'école

      La végétalisation des cours d'écoles initiée par les Écologistes à Strasbourg est remise en question par la nouvelle mairie socialiste. Une décision « irresponsable » après un été de canicules, dit la maire sortante.
      Six mois après sa victoire aux élections municipales, la maire de Strasbourg, Catherine Trautmann (Parti socialiste), souhaite repenser la végétalisation des cours d'écoles, initiée par son ancienne rivale, Jeanne Barseghian (Les Écologistes). « L'idée n'est pas d'interrompre (…)

      Lire la suite - Info / Climat , Politique , Habitat et urbanisme
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