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  • Ce que des décennies de données lunaires peuvent encore révéler avec le nouveau modèle d’IA open source d’IBM et de la NASA

    Des décennies d’observations lunaires dorment dans des pétaoctets de données produites par une armada d’instruments, que les scientifiques analysaient jusqu’ici cratère par cratère, image par image.

  • Soutien à Autistici/Inventati, hébergeur désigné comme « terroriste » par l'administration Trump

    En tant qu'organisation de défense des droits humains et numériques, La Quadrature du Net apporte tout son soutien au collectif Autistici/Inventati.

    La Quadrature du Net, comme d'autres organisations , est signataire d'une lettre ouverte publiée sur Sabot Media dénonçant la répression dont est victime Autistici/Inventati , hébergeur associatif italien, de la part du gouvernement états-unien. Nous republions cette lettre traduite en français par la communauté CHATONS.org .

    En tant qu'organisation de défense des droits humains et numériques, La Quadrature du Net apporte tout son soutien au collectif Autistici/Inventati. Vous pouvez retrouver la lettre originale sur le site de Sabot Media .

    Le 26 août 2026, les États-Unis ont désigné le collectif numérique italien Autistici/Inventati comme « Specially Designated Global Terrorist » (Terroristes internationaux) et l'ont ajouté à la liste d'organisations placées sous sanctions états-uniennes appelée « Specially Designated Nationals list », sous l'ordre exécutif 13224. Les organisations états-uniennes en lien avec Autistici/Inventati (banques, fournisseurs…) bénéficient d'une autorisation temporaire de mener à bien les transactions déjà engagées avec A/I avant cette classification. Cette autorisation prend fin le 25 septembre 2026 à 00h01 à l'heure de Washington. Après cette date limite, les relations devront être suspendues, sous peine de sanctions.

    Autistici/Inventati héberge depuis 2001 des services en ligne non marchands : email, sites web, listes d'email, la plateforme Noblogs, et autres moyens de communication. L'organisation émerge de hackerspaces italiens, de médias autonomes et de mouvements sociaux. Son infrastructure est construite en réponse à la censure, à la surveillance furtive et aux saisies de serveurs. Elle minimise les données personnelles, utilise des systèmes distribués et traite la confidentialité comme un bien commun nécessaire à la participation politique plutôt que comme un produit.

    L'annonce publique des États-Unis pointe des organisations qui sont censées avoir utilisé l'infrastructure d'A/I. Elle ne montre pas qu'A/I a planifié les actions citées, choisi des cibles, dirigé ses utilisateurs et utilisatrices ou créé le contenu hébergé. Cette annonce soulève une question qui va bien plus loin que la question du collectif A/I : est-ce que le fait de maintenir une infrastructure dédiée à des communications confidentielles de mouvements défavorisés, peut lui-même être traité comme du terrorisme ?

    Cette théorie met en danger les hébergeurs indépendants, les services de communication chiffrés, les librairies radicales, les archives des mouvements sociaux, les éditeurs et les petits projets bénévoles, partout dans le monde. Elle encourage les banques, les registraires de noms de domaine, les entreprises d'hébergement à couper tout accord immédiatement, et à poser les questions juridiques ensuite. Elle transforme la minimisation de la collecte des données en quelque chose de suspect, la confidentialité en dissimulation, et l'infrastructure en culpabilité par association.

    Les grandes plateformes numériques commerciales sont habituellement distinguées du discours et du comportement de leurs utilisateurs et utilisatrices par un principe de responsabilité limitée, en tant qu'intermédiaires. Ces protections ne sont pas absolues et ne permettent pas de déroger à la loi sur les sanctions. C'est précisément pour cela que cette annonce est si lourde de conséquences : le pouvoir de sanction de l'exécutif états-unien peut imposer une isolation économique sans qu'un tribunal ait jugé si un hébergeur est légalement responsable du contenu tiers.

    Autistici/Inventati n'est pas neutre politiquement, tout comme les bibliothèques, syndicats, hébergeurs et associations de défense des libertés individuelles qui pourraient signer cette lettre. Mais l'affinité politique est distincte d'un contrôle opérationnel. Fournir un compte d'email, une plateforme de publication ou un serveur n'est pas la même chose que de planifier tout ce qu'un utilisateur ou une utilisatrice pourrait ensuite faire ou dire.

    Nous appelons donc à :

    La révocation immédiate de cette classification, ou son réexamen rapide et transparent, accompagné de la publication de la base factuelle et légale sur laquelle s'appuie cette décision. Cette transparence doit être suffisante pour une analyse et une contestation publiques.

    Une distinction claire entre la fourniture d'infrastructure de communication et la direction des agissements de ses utilisateurs et utilisatrices.

    La confidentialité, le chiffrement, le pseudonymat et le refus de conserver des données identifiantes ne doivent pas être traités comme des preuves d'activité ou d'intention terroriste.

    Une protection pour l'investigation, la recherche, l'archivage et le plaidoyer indépendants.

    Les journalistes, les bibliothèques, les chercheurs et chercheuses et les archivistes communautaires devraient être en capacité de documenter cette affaire sans être traités comme des parties intégrantes de l'entité désignée.

    La résistance à la sur-conformité des institutions.

    Les banques, les registraires, les hébergeurs, les fournisseurs de certifications et les entreprises des NTIC devraient rendre publiques les restrictions auxquelles elles sont soumises, notifier leurs contraintes légales chaque fois que c'est permis, et éviter de détruire de l'information ou des relations au-delà de ce que la loi requiert réellement.

    Une réponse publique de la part des institutions qui défendent les libertés numériques, la liberté d'expression et les libertés individuelles.

    Garder le silence, ce serait permettre la création d'un précédent sur le ciblage des infrastructures autonomes.

    Nous n'attendons pas de chaque signataire qu'il ou elle cautionne toute publication ou position politique d'A/I, ou de ses utilisateurs et utilisatrices. Nous attendons des signataires qu'ils et elles défendent une distinction structurelle : l'infrastructure de communication n'est pas la même chose que les discours ou agissements qui transitent à travers elle.

    Le but de la classification économique, c'est l'isolation. Notre réponse est une solidarité indépendante, informée et disciplinée. Nous voulons préserver les archives publiques, analyser les allégations du gouvernement états-unien, résister à la sur-conformité et défendre la capacité des mouvements à communiquer sans se soumettre à la surveillance des entreprises ou des États.

  • Trump says every adult American will get $5,000 if Republicans win midterms

    US President Donald Trump says he would offer every adult American a $5,000 (£3,700) payout if Republicans win both chambers of Congress in November's midterm elections – a plan that would cost more than a trillion dollars.
  • Ed.ai lève 5 millions d’euros pour aider les professeurs à faire progresser chaque élève

    Ed.ai lève 5 millions d’euros auprès de Bpifrance, La Poste Ventures et 50 Partners. La startup lyonnaise ne cherche pas seulement à réduire le temps consacré à la correction : sa plateforme analyse les copies manuscrites, identifie les erreurs individuelles et collectives, puis propose des activités de remédiation que l’enseignant peut modifier. Passée, selon l’entreprise, …

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  • RistOS - L'Android sans applis dont le cerveau reste chez vous

    C'est l'histoire d'un smartphone Pixel de Google sur lequel il n'y a absolument rien... Vous l'allumez, pas une icône d'application, rien à faire défiler, pas de widget météo et ce genre de conneries... Non, vous avez juste l'heure, un gros bouton "micro" au milieu de l'écran et une ligne de saisie tout en bas pour ceux qui préfèrent taper.

    L'écran d'accueil au complet : l'heure, le bouton à maintenir pour parler, et la ligne de saisie pour ceux qui préfèrent taper.

    Ce truc ça s'appelle RistOS, et c'est un firmware pour Google Pixel 10a qui a pour objectif de remplacer le lanceur d'Android par un assistant vocal. Tout ce qui reste ensuite du téléphone tient dans un menu qui apparaît sur le côté : Téléphone, messages, appareil photo, galerie, cartes hors ligne (c'est Organic Maps, embarqué dans l'image), lampe torche et réglages.

    Sept accès, et c'est fini. Pas d'app store, pas de navigateur, pas de compte Google, et évidemment aucun moyen d'ajouter quoi que ce soit.

    Le menu sorti sur le côté, ses sept entrées, et rien d'autre à faire glisser.

    Le projet repose sur GrapheneOS, sans être affilié ni à celui-ci ni à Google, et il ne tourne que sur le Pixel 10a (lien affilié), que Google vend encore la "modique" somme de 389 €.

    Bref, par défaut, si vous appuyez sur ce gros bouton micro, absolument rien n'écoutera ce que vous avez dit, parce que l'image publique ne contient aucune adresse de serveur. Pour que cela fonctionne, vous devrez aller dans les réglages et remplir le champ dédié afin de lui indiquer l'URL de votre backend Rist. C'est donc le serveur, que vous devez installer comme ceci , qui récupèrera l'audio encodé et qui ensuite vous répondra au travers du téléphone.

    L'idée, c'est que comme ça, on peut changer de téléphone sans souci, puisque tout est centralisé sur le serveur. C'est donc assez tranché comme usage, surtout que l'install efface tout ce qui est sur l'appareil. Mais bon, c'est peut-être ça le futur... Une coquille vide qui discute avec un serveur IA personnel, qui se trouve chez vous.

    Par contre, n'espérez plus pouvoir utiliser votre téléphone pour appeler, par exemple, un service d'urgence, ça ne fonctionnera pas. Et si vous préférez simplement virer l'emprise de Google de votre téléphone sans avoir à vous monter un serveur entier derrière, /e/OS fera le travail .

    Source : RistOS sur GitHub

  • Energies renouvelables : Sur l'île de Sein, des résistants très rotor face à EDF…

    Source : Le Canard enchaîné Payant
  • Racisme de policiers municipaux de Carcassonne : la justice suspend les quatre fonctionnaires, le RN en opération sauvetage

    Source : L'Humanité
  • Violences dans le périscolaire : à Saint-Sébastien-sur-Loire, des alertes minorées depuis des années

    Source : Mediacités Nantes Payant
  • Violences dans le périscolaire : à Saint-Sébastien-sur-Loire, des alertes minorées depuis des années

    Source : Mediacités Nantes Payant

    À Saint-Sébastien-sur-Loire (28 500 habitants, dans les Pays de La Loire), les signalements auprès de la mairie des violences sexuelles au sein du périscolaire ne datent pas d'hier. Pourtant, selon cet article de Médiacités, ils restent sans suites, et ce depuis 2023. Cet été, trois signalements sont venus s'ajouter aux autres, sans que la municipalité ne réagisse.  « On alerte depuis des mois sur des comportements inappropriés de plusieurs animateurs  », insiste une maman d'élève. L'ancien maire de la commune, Laurent Turquois (centriste) avait pourtant promis la mise en place d'une charte encadrant les animateurs du périscolaire avant de finalement l'abandonner.

    Son successeur, Thomas Boucher (divers-droite) avait de son côté organisé une réunion en juin 2025 durant laquelle il « aurait au passage suggéré à plusieurs parents mécontents de "prendre une jeune fille au pair " au lieu de mettre leurs enfants au périscolaire. Des animateurs auraient, eux, estimé que leur "job " était notamment "d'apporter de l'affection aux enfants " ». Toutefois, la mairie a indiqué que « les animateurs et animatrices du périscolaire sont formés par des intervenants extérieurs aux VSS à raison d'une journée par an, depuis 2024. »

  • Face au nématode du pin, une nouvelle serre confinée en Gironde pour faire avancer la recherche

    Source : Rue89 Bordeaux
  • Faut-il abolir la minorité d'âge ?

    Source : Politis Payant
  • Les attaques de l'Iran contre des moyens navals américains témoignent d'une sophistication accrue des missiles. (Anglais)

    Source : Hankyoreh - Corée du Sud Lire la traduction automatique en français
  • Procès Aramburú : « Face aux trolls, plus que jamais besoin de médias indépendants »

    Source : Mediabask
  • Apple veut plier le marché avec l'iPhone Duo

    Source : Next
  • De nouvelles preuves indiquent que Netanyahou avait été averti de l'attaque du 7 octobre et n'a rien fait (Anglais)

    Source : TruthOut - États-Unis Lire la traduction automatique en français
  • Pensions impayées par Sébastien Delogu : une pétition demande son exclusion de LFI et dénonce les « violences économiques »

    Les agissements du député LFI sont contraires aux engagements affichés par le parti qui affirme lutter contre les violences sexistes et sexuelles. Embarras.

    L’article Pensions impayées par Sébastien Delogu : une pétition demande son exclusion de LFI et dénonce les « violences économiques » est apparu en premier sur Les Nouvelles News.

  • Trump doubles down on pledge of $5,000 payments if his party retains control of Congress as he address convention a second time – live

    President repeats much of his first night’s remarks and leads audience in personalized pledge of allegiance to ‘cheat like hell’ when voting in midterms

    The Supreme Court has blocked a federal judge’s ruling that would’ve restored Republican-drawn congressional districts in Missouri.

    The decision, issued by justice Brett Kavanaugh, appeared to sound a death knell for efforts by the Missouri GOP to extract an additional Republican-leaning congressional seat for their party ahead of the midterm elections.

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  • “Restaurer la souveraineté du peuple” : Bruno Retailleau veut défier le droit européen et international

    Source :Projet de loi constitutionnelle des Républicains

    Etiqe :Sanctions en vue

    Contenu :

    Fin 2024, et tout juste nommé ministre de l’Intérieur dans l’éphémère gouvernement de Michel Barnier, Bruno Retailleau avait déclaré que l’État de droit n’était « ni intangible, ni sacré », marquant le début de sa croisade contre ce qu’il juge être « un cadre idéologique pour ceux qui poussent un agenda progressiste ». Deux ans plus tard, le désormais candidat à l’élection présidentielle semble vouloir passer du discours à la pratique en dévoilant progressivement son programme dans lequel il promet « donner le dernier mot au peuple ».

    Dans un entretien pour Le Figaro, Bruno Retailleau a annoncé un projet de loi constitutionnelle, qu’il présentera s’il est élu, et qui bouleverse un grand nombre de principes existants, dans le but de « restaurer la souveraineté du peuple ».

    Bruno Retailleau entend rendre au peuple français le « dernier mot » face aux juges et aux normes extérieures. Le texte comporte quatre volets : étendre le référendum législatif à tout le domaine de la loi (article 11), permettre de soustraire certaines lois à l’autorité des traités internationaux (article 55) et affirmer la primauté de la Constitution sur le droit de l’Union européenne (article 88-1).

    Si l’ambition politique est bien présente, un tel projet est-il réalisable en l’état du droit ?

    L’obstacle n’est pas national mais européen

    Adoptée selon la procédure de l’article 89, une révision constitutionnelle échappe au contrôle du Conseil constitutionnel : celui-ci juge depuis 2003 qu’il n’est pas compétent pour se prononcer sur une révision. Rien, dans l’ordre juridique interne, ne s’opposerait donc à l’entrée en vigueur de ces dispositions : elles seraient valides, et incontrôlables.

    L’obstacle se trouve ailleurs, au niveau de l’Union européenne et de la Convention européenne des droits de l’Homme. Car une révision de la Constitution ne modifie ni les traités que la France a ratifiés et les obligations qui en découlent, ni la jurisprudence de la Cour de justice de l’UE.

    Proposition 1 : Une loi adoptée par référendum ne sera jamais jugée

    Le projet de Bruno Retailleau réécrit l’article 11 pour permettre de soumettre au référendum « tout projet de loi », dans l’ensemble du domaine de la loi. Surtout, il y ajoute une phrase lourde de conséquences : « La loi ainsi adoptée par le peuple ne peut faire l’objet d’aucun contrôle juridictionnel, ni par voie d’action ni par voie d’exception. »

    Une loi votée par référendum deviendrait ainsi impossible à contester devant quelque juge que ce soit, national ou européen.

    Sur une partie de ce terrain, la proposition ne fait que graver dans le marbre un état du droit déjà acquis. Le Conseil constitutionnel refuse depuis longtemps de contrôler une loi adoptée par le peuple : il s’est déclaré incompétent dès 1962, à propos de la loi référendaire sur l’élection du président de la République au suffrage universel, position confirmée en 1992 pour la loi autorisant la ratification du traité de Maastricht.

    Il a étendu cette solution au contrôle a posteriori en 2014, en jugeant qu’une question prioritaire de constitutionnalité ne pouvait pas davantage viser une disposition issue d’un référendum. Sur le contrôle de constitutionnalité, le projet consacre donc l’existant.

    La nouveauté est ailleurs, et le texte l’assume : en excluant « tout contrôle juridictionnel », il ferme aussi la porte au contrôle de conventionnalité, celui par lequel le juge ordinaire vérifie la conformité d’une loi aux traités. Or ce contrôle-là, le Conseil d’État et la Cour de cassation l’exercent sur toutes les lois, y compris les lois référendaires. En le neutralisant, le projet crée une catégorie de loi qu’aucun juge français ne pourrait écarter, quand bien même elle heurterait de plein fouet un engagement international ou une norme européenne.

    Problème : cette distinction n’existe pas pour la Cour de justice. Du point de vue du droit de l’Union, la primauté s’impose à toute loi nationale, quelle que soit son origine. Depuis un arrêt de 1978, le juge national a même l’obligation d’écarter lui-même toute règle interne contraire au droit de l’Union. Une loi adoptée par le peuple n’échappe donc pas à la primauté : en droit européen, le référendum n’est pas un bouclier.

    Proposition 2 : Un droit international à la carte

    Le projet complète l’article 55, celui qui reconnaît aux traités « une autorité supérieure à celle des lois », par une exception : une loi organique pourra « soustraire à cette autorité les dispositions législatives qu’elle détermine ». C’est une clause de sauvegarde, permettant à la France de neutraliser ponctuellement la supériorité d’un traité sur une loi.

    La cible, que l’exposé des motifs du projet vise explicitement, est la Convention européenne des droits de l’homme et la jurisprudence de sa Cour. Écarter une stipulation de la CEDH exposerait la France à une condamnation par la Cour de Strasbourg, assortie de l’obligation d’exécuter ses arrêts.

    De plus, cela irait à l’encontre de la tradition française de « se conformer aux règles du droit public international » que le préambule de la Constitution de 1946 prévoit.

    Proposition 3 : Le juge français pourra écarter des normes européennes

    Enfin, le projet complète l’article 88-1. Il reconnaît au droit de l’Union « une autorité supérieure à celle des lois », mais l’assortit d’une limite : cette primauté cèderait lorsque le droit de l’Union méconnaîtrait la répartition des compétences entre l’Union et les États. À charge, pour les juges, de « neutraliser » la norme européenne en cause.

    Autoriser les autorités françaises à écarter une norme européenne au motif que l’Union aurait outrepassé ses compétences, c’est instaurer un contrôle dit « ultra vires ». Or, depuis l’arrêt Foto-Frost de 1987, seule la Cour de justice peut constater l’invalidité d’un acte de l’Union, un juge national ne le peut pas.

    Que risquerait la France ?

    Un État ne peut pas invoquer son droit interne, même constitutionnel, pour se soustraire au droit de l’Union ou de la CEDH.

    Cette primauté est une condition d’appartenance à l’Union que les États membres ont eux-mêmes rappelée dans une déclaration annexée au traité de Lisbonne, en 2007. Si un État remet en cause la primauté du droit européen, c’est tout le projet d’intégration européenne qui dysfonctionne.

    Si le projet de Bruno Retailleau était adopté et appliqué, la Commission européenne pourrait engager un recours en manquement. En cas de persistance, la Cour de justice pourrait la condamner à une somme forfaitaire et à une astreinte, soit une amende par jour de retard.

    La Hongrie a ainsi été condamnée en juin 2024 à 200 millions d’euros, assortis d’un million d’euros par jour de retard, pour n’avoir pas respecté un arrêt sur le droit d’asile, la Pologne, à un million d’euros par jour, en octobre 2021, et l’Espagne en février 2021, à 15 millions d’euros et 89 000 euros par jour pour n’avoir pas transposé une directive.

    La seule adoption de la révision ne constituerait toutefois pas, en soi, un manquement : c’est son application qui déclencherait le contentieux.

    La France devrait donc choisir : assumer les condamnations à répétition, ou quitter l’Union. Car seule une révision des traités, à l’unanimité des vingt-sept États membres, pourrait donner corps à ce que le projet cherche à obtenir seul.

    Auteurs :

    Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

    Relecteurs : Bertrand-Léo Combrade, professeur de droit public à l’université de Poitiers

    Etienne Merle, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

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  • Autistici/Inventati met fin à ses activités de services internet libres et autonomes

    Fin de Autistici et de Noblogs : Le néofascisme américain et ses alliés détruisent des outils de libre expression

    article publié sur Ricochets

    Les solidarités et protestations semblent impuissantes quand le rouleau compresseur américain et ses menaces sur les entreprises qui fournissent des services au réseau internet autonome Autistici/Inventati mettent le paquet.
    Dans l'internet plus qu'ailleurs, l'autonomie semble bien relative, car elle dépend du bon vouloir d'Etats, d'infrastructures et de services (comme les noms de domaine, des banques...) liés directement ou indirectement au capitalisme mondialisé.

    On le sait, derrière leurs allégations récurrentes sur le respect de la liberté et de la vie privée, les coalitions libérales (qu'elles soient ouvertement néofascistes ou banalement de droite, et aussi parfois quand elles se disent de gauche) ne défendent que leur propre liberté, la liberté des entreprises capitalistes et des riches, mais pas les libertés des foules et des contestataires de gauche. Les foules sont scrutées par des dispositifs techno-numériques intrusifs de surveillance et matées par la force quand elles mouftent, tandis que les contestataires radicaux sont régulièrement traités de terroristes pour pouvoir les éliminer sans procès, avec le complément de moyens extra-légaux si nécessaire.
    Cette affaire de services internet autonomes attaqués par les libéraux permet de rappeler de manière éclatante cette réalité.

    -> Est-il possible de créer des services internet publiques pour activistes hors de portée du pouvoir de nuisance des Etats et des puissances capitalistes ?

    Le communiqué en français du 06 septembre qui annonce la fin de Autistici/Inventati :

    « Autistici/Inventati met fin à ses activités - Restez humain »

    Communiqué du collectif du 6 septembre 2026.

    Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.

    Pour nous, « Restez humain », ce n'est pas une phrase vide de sens.

    Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.

    Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d'autocrates, de fascistes et d'agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travaille puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches - ou qui ont seulement quelque chose à vois avec nous - ne nous laisse pas le choix.

    A/I met fin à ses activités.

    Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l'ensemble des services qu'il propose.

    Il n'y a pas de manière facile d'annoncer ou d'expliquer cela.

    Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.

    Aucun d'entre nous n'a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s'agit d'un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalités, on ne peut s'attendre qu'à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial - offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.

    Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».

    Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s'arrêtent pas. Restez humains.

    Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d'ordres plus techniques. Mais gardez à l'esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffirr des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.

    Autistici/Inventati Collective

    - Leurs communiqués sont à retrouver sur :

    https://keepitfree.ai/announcements/
    ou https://cavallette.noblogs.org/

    • Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Banca Etica met fin à ses fonds d'investissement

    Vendredi 4 septembre, Banca Etica a rencontré l'association AI ODV lors d'un appel vidéo et nous a annoncé qu'elle allait fermer unilatéralement notre compte bancaire, mettant ainsi définitivement fin à notre contrat, et que les fonds encore présents sur ce compte, que nous avions récoltés grâce aux dons de milliers de personnes, d'organisations et de collectifs, ne seraient plus à la disposition de l'association.

    Banca Etica n'a pas ménagé ses efforts pour justifier ses actions et prétendre qu'elle est de notre côté, mais ses actes contredisent toutes ses déclarations, montrant clairement qu'elle n'est qu'une fidèle servante de l'autocrate américain.

    Et cela s'est produit sans que nous en ayons été informés, ni que nous ayons pu utiliser nos fonds de manière adéquate, ni que nous ayons pu convenir d'une quelconque solution.

    La décision de Banca Etica nous a empêchés d'honorer nos engagements administratifs, de payer nos prestataires de services et de fournir à nos utilisateurs les services pour lesquels ils nous ont choisis.

    L'association AI ODV n'a d'autre choix que de recourir à tous les moyens juridiques à sa disposition pour contester cette décision, que nous jugeons illégitime et non motivée (du moins en l'état actuel des choses), afin de pouvoir accéder aux fonds que les gens nous ont versés.

    • Autre communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Présentation de keepitfree.ai

    Beaucoup de choses se sont passées depuis le 26 août 2026, date à laquelle le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du ministère américain des Finances nous a inscrits sur sa liste des « terroristes mondiaux spécialement désignés » (SDGT). Ce n'est qu'un début.

    Le 28 août, notre domaine autistici.org a été rayé de la surface de la Terre.

    Gardez bien à l'esprit que tout cela s'est produit sans qu'A/I n'ait commis le moindre crime, ni en Italie ni aux États-Unis, et sans qu'aucun procureur ne nous ait jamais inculpés, que ce soit pour des crimes ou pour des délits.

    Nous ne sommes pas une structure « neutre », et nous ne le serons jamais. Nous sommes un collectif antifasciste et anticapitaliste, nous utilisons la technologie pour permettre des communications indépendantes et nous considérons que la vie privée n'est pas un simple argument marketing, mais une véritable valeur.

    Nous avons désormais créé un espace dédié pour documenter ce qui se passe depuis le 26 août, afin de renforcer notre réseau de solidarité imprévisible, chaotique et magnifique en le tenant informé des conséquences de la désignation par le gouvernement américain et de nos réponses.

    Sur #KeepItFree, vous trouverez des communiqués de presse, des mises à jour techniques, des articles d'actualité, des messages de solidarité, des campagnes de soutien, des lettres ouvertes, des bannières, des pétitions et bien plus encore.

    La liberté d'expression n'est pas du terrorisme

    Ces derniers jours ont été mouvementés, et les prochains ne seront pas plus calmes. Nous vous demandons donc de continuer à nous soutenir et de vous joindre à nous pour construire une infrastructure de communication qui dise la vérité au pouvoir. La liberté d'expression n'est pas du terrorisme. Attendez-vous à de la résistance.

    GARDEZ INTERNET LIBRE !

    - Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Défendons Autistici/Inventati et le droit à une communication résiliente

    Le 26 août 2026, les États-Unis ont désigné le collectif technologique bénévole italien Autistici/Inventati comme « organisation terroriste mondiale spécialement désignée » et l'ont inscrit sur la liste des « ressortissants spécialement désignés » en vertu du décret présidentiel n° 13224. Une autorisation temporaire couvrant certaines opérations de liquidation prend fin le 25 septembre à 00 h 01, heure de l'Est.

    Depuis 2001, Autistici/Inventati fournit des services de messagerie électronique à but non commercial, des sites web, des listes de diffusion, des « Noblogs » et d'autres services de communication. Ce collectif est issu des hacklabs, des médias autonomes et des mouvements sociaux italiens. Son infrastructure a été mise en place en réponse à la censure, à la surveillance secrète et aux saisies de serveurs. Elle réduit au minimum les données d'identification, utilise des systèmes distribués et considère la vie privée comme une condition de la participation politique plutôt que comme un produit.

    le simple fait de maintenir une infrastructure de communication préservant la vie privée pour des mouvements mal vus peut-il en soi être considéré comme du terrorisme ?

    Les communiqués publics des États-Unis mettent en cause des contenus et des organisations qui auraient utilisé l'infrastructure d'A/I. Ils ne démontrent pas publiquement qu'A/I ait planifié les actions citées, sélectionné des cibles, dirigé des utilisateurs ou rédigé les contenus hébergés. Cette désignation soulève donc une question qui dépasse largement le cadre d'un seul collectif : le simple fait de maintenir une infrastructure de communication préservant la vie privée pour des mouvements mal vus peut-il en soi être considéré comme du terrorisme ?

    Cette théorie menace les hébergeurs indépendants, les services de communication cryptés, les bibliothèques radicales, les archives de mouvements, les éditeurs et les petits projets bénévoles partout dans le monde. Elle invite les banques, les registraires, les hébergeurs et les fournisseurs de technologies à rompre d'abord leurs relations, puis à se poser les questions juridiques par la suite. Elle transforme la minimisation des données en suspicion, la vie privée en dissimulation et l'infrastructure en culpabilité par association.

    Les grandes plateformes commerciales sont généralement dissociées des propos et des comportements de leurs utilisateurs grâce aux principes de responsabilité des intermédiaires, notamment la section 230 aux États-Unis. Ces protections ne sont pas absolues et ne prévalent pas sur le droit des sanctions. C'est précisément pour cette raison que cette désignation a tant d'importance : le pouvoir de sanction de l'exécutif peut imposer un isolement économique sans que la question classique de savoir si un fournisseur est légalement responsable du contenu tiers ait été tranchée par un tribunal.

    Autistici/Inventati n'est pas politiquement neutre ; toutefois, l'affinité politique n'équivaut pas à un contrôle opérationnel. Fournir un compte de messagerie, une plateforme de publication ou un serveur ne signifie pas partager tout ce qu'un utilisateur pourrait dire ou faire par la suite.

    C'est pourquoi nous vous demandons de lire cette lettre, de la signer et de la diffuser le plus largement possible au sein de tous vos groupes et communautés. Cette affaire nous concerne tous, elle touche à notre liberté d'expression et à la possibilité d'avoir accès à des réseaux d'information et de communication privés, antifascistes et libres.

    Nous demandons :

    La révocation immédiate ou la révision rapide et transparente de cette désignation, accompagnée de la publication d'une base juridique suffisante pour permettre un examen public approfondi et, le cas échéant, une contestation.
    Une distinction claire entre la fourniture d'une infrastructure de communication et les comportements de ses utilisateurs.
    Que la vie privée, le chiffrement, le pseudonymat et le refus de collecter et de traiter des données d'identification non nécessaires ne soient pas considérés comme des preuves de terrorisme.
    La protection des activités indépendantes de reportage, de recherche, d'archivage et de défense de l'intérêt public. Les journalistes, les bibliothèques, les chercheurs et les organisateurs communautaires doivent pouvoir documenter cette affaire sans être traités comme des « complices » du projet A/I.
    Les banques, les bureaux d'enregistrement et les entités similaires doivent déclarer ouvertement à quelles règles externes elles sont soumises (par exemple, les protocoles SWIFT pour les banques, les politiques PIR pour les bureaux d'enregistrement), et distinguer ces règles de leurs propres choix discrétionnaires. Ces obligations ne doivent pas être exploitées comme prétexte pour agir au-delà de ce qui est nécessaire, par exemple en suspendant des comptes ou des domaines « par mesure de précaution » lorsque la loi ne l'exige pas explicitement. Les limites de leurs mesures répressives doivent correspondre aux exigences légales effectives, sans les dépasser.
    Une réponse publique de la part des institutions de défense des droits numériques, de la liberté d'expression et des libertés civiles. Le ciblage d'infrastructures autonomes ne doit pas devenir un précédent par le silence.

    L'objectif de la désignation économique est l'isolement. Notre réponse, c'est une solidarité indépendante, éclairée et rigoureuse : préserver les archives publiques, examiner les arguments du gouvernement, résister à une conformité excessive et défendre la capacité des mouvements à communiquer sans se soumettre à la surveillance des entreprises ou de l'État.

    P.-S.

    - Précédemment, sur cette attaque étatiste :
    Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre : Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.
    Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.
    A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs. (...)

  • Fermeture de Noblogs et des services d'Autistici/Inventati dans 10 jours : instructions pour sauvegarder ses données

    Dans 10 jours, les services fournis par Autistici/Inventati fermeront.

    Cela inclut : les adresses email, les listes mail, les services de visio/audioconférence, les sites web hébergés chez elleux, ainsi que le fameux noblogs.org. Donc tous les blogs Noblogs s'éteindront dans 10 jours.

    Les adresses email concernées sont celles terminant par @autistici.org, @anche.no, @autistiche.org, @autoproduzioni.net, @bastardi.net, @bruttocarattere.org, @canaglie.net, @canaglie.org, @cryptolab.net, @distruzione.org, @grrlz.net, @hacari.com, @hacari.net, @hacari.org, @insiberia.net, @insicuri.net, @inventati.org, @krutt.org, @logorroici.org, @mortemale.org, @onenetbeyond.org, @paranoici.org, @privacyrequired.com, @stronzi.org, @subvertising.org

    Si vous connaissez des personnes ou des collectifs gérant un blog chez Noblogs, un site web hébergé par A/I, ou ayant une adresse email comme citées plus haut, merci de leur envoyer cet article.

    Le collectif a publié hier (mardi 8) des instructions en italien et en anglais pour sauvegarder ses données : https://cavallette.noblogs.org/2026/09/10099
    Une traduction est disponible ci-dessous ou sur https://squ.at/ai-sauvegarde

    Si vous avez besoin d'aide, un groupe Signal a été créé pour s'entraider entre utilisateurices francophones :
    https://signal.group/#CjQKIB6IcJOchgdobOMkahFnlsKZJsDmgZx3_j1hJrNWs1pfEhAe2l98F6KZ9ewOG68ixnQs

    À faire tourner au maximum !

    Dans une dizaine de jours les services fournis par Autistici/Inventati s'éteindront.

    Cela signifie que les comptes email ne fonctionneront plus : si vous les avez utilisés pour vous enregistrer à des services tiers, il vous faudra y mettre à jour votre email pour une nouvelle adresse.

    Cette page fournit des instructions pour exporter les données des services de l'infrastructure d'A/I.

    1. NOBLOGS

    Les comptes "propriétaire" et "administrateur" des blogs vont recevoir un email contenant un lien de téléchargement de la sauvegarde du blog, incluant les articles, les pages, les médias, dans un format permettant de la réimporter dans une autre plateforme WordPress.

    Voici un guide pas-à-pas pour importer les données téléchargées dans un nouveau site WordPress :

    • Se connecter à l'interface d'administration du nouveau blog WordPress
    • Dans le menu "Outils" de la colonne de gauche, cliquer sur "Importer"
    • En bas de la liste, trouver "WordPress" et cliquer sur "Installer maintenant"
    • Une fois l'installation terminée, cliquer sur "Lancer l'outil d'importation"
    • Cliquer sur "Choisir un fichier" et sélectionner le fichier XML de la sauvegarde sur votre ordinateur
    • Cliquer sur "Téléverser et importer le fichier"
    • Dans l'écran suivant, assigner les articles à un compte existant ou créer un nouveau compte
    • Cocher la case "Téléverser et importer les fichiers joints" pour copier vos images et vos médias sur le nouveau site
    • Cliquer sur le bouton "Envoyer" pour lancer le processus d'import. Un message de succès apparaît lorsque l'opération est terminée.

    Si vous voyez une erreur durant le processus de téléversement (par exemple parce que des fichiers sont trop gros), envoyez un email à help@inventati.org. Nous pourrons vous envoyez des instructions sur comment augmenter les limites de téléversement ou comment découper le fichier XML en plus petits morceaux. (Vous pouvez aussi trouver des solutions en ligne.)

    Important : importer les fichiers joints n'est possible que si noblogs.org est encore accessible. Quand Noblogs aura cessé de fonctionner, vous devrez installer une extension sur votre nouveau blog afin de changer les liens des fichiers sauvegardés.

    Notez aussi que, une fois notre infrastructure éteinte, il ne sera plus possible de nous contacter. Si vous pensez avoir besoin d'aide pour la migration, merci d'importer votre sauvegarde sur votre nouveau site WordPress avant cette date.

    2. EMAILS

    Lorsqu'ils sont stockés sur nos serveurs, vos emails sont chiffrés : nous ne pouvons pas accéder à leur contenu, et vous seul·e pouvez les déchiffrer avec votre mot de passe. Il est donc crucial que vous téléchargiez votre boîte mail avant la fermeture des services d'A/I, car il sera ensuite impossible de récupérer vos messages.

    Il n'est pas possible de télécharger les emails depuis le webmail. Dans l'interface web, vous pouvez uniquement sélectionner tous vos emails et les effacer afin de vider votre boîte mail. Si vous voulez télécharger vos messages, vous devez installer un client mail sur votre ordinateur. Nous recommandons d'utiliser Thunderbird. Vous pouvez trouver un tutoriel ici :

    https://www.inventati.org/docs/mail/thunderbird

    Nous ne fournirons pas d'instructions sur comment synchroniser ou exporter vos emails vers des hébergeurs de mails tiers et/ou commerciaux.

    Vous pouvez télécharger votre liste de contacts depuis le webmail, via l'option "Exporter" dans le menu "Contacts".

    Paramètres de connexion pour Thunderbird :

    • Protocole : IMAP
    • Courrier entrant :
      • serveur : mail.inventati.org
      • port 993 (SSL/TLS) ou 143 (STARTTLS)
    • Courrier sortant :
      • serveur : smtp.inventati.org
      • port 465 (SSL/TLS) ou 587 (STARTTLS)
    • Nom d'utilisateurice : votre adresse mail

    3. SITES WEB

    Nous recommandons de télécharger le contenu des sites hébergés sur les serveurs d'A/I via le protocole WebDAV à l'aide d'un client compatible. Les paramètres d'accès sont disponibles ici : https://www.inventati.org/docs/web/webdav#how-to-download-your-website

    Vous trouverez un "dump" (une archive) des bases de données SQL de votre (ou vos) site(s) dans le dossier principal de votre compte WebDAV.

    Logiciels recommandés :

    4. LISTES MAIL et NEWSLETTERS

    Les administrateurices de listes mail et de newsletters ont déjà reçu un email avec la liste des utilisateurices inscrit·es. Si vous ne l'avez pas reçu, vérifiez dans votre dossier Spam ou envoyez un email à help@inventati.org, en prenant soin de bien mettre le nom de votre liste dans votre message. (Notez que ces informations ne seront envoyées qu'à l'adresse mail de lx ou des administrateurice(s) de la liste.)

    Si vous avez activé l'archivage des messages de votre liste mail et voudriez télécharger l'archive, envoyez un email à help@inventati.org et nous essaierons de trouver un moyen de vous aider.

  • En rupture presque partout, la Switch 2 Zelda est disponible sur Amazon avec une offre de reprise

    [Deal du jour] À peine annoncée, la Switch 2 édition Zelda est déjà en rupture chez la plupart des revendeurs. Amazon la propose encore en précommande, avec une bonne surprise.

  • Lyon: marche contre l’expulsion de 280 habitantes de la place de Milan

    Rendez-vous vendredi 11 septembre à 12h pour une nouvelle marche contre l’expulsion de 280 habitantes de la place de Milan. Vendredi 4 septembre, nous avons marché une première fois de la place de Milan à la Métropole, nous nous mobilisons à nouveau ce vendredi 11. Soyons en nombre pour contester cette décision honteuse!

    La Honte, la Métropole maintient l’expulsion sans délai!

    Énième chronique de l’indignité métropolitaine, le bâtiment occupé par les femmes du collectif Solidarités femmes à la rue place de Milan a été déclaré expulsable « sans délai » par le tribunal fin août.

    Depuis le 6 mars 2026, nous, les femmes du collectif Solidarités femmes à la rue, occupons un bâtiment place de Milan car nous n’avions pas d’autres solutions. Le bâtiment est vide et appartient à la métropole. Nous sommes 280 à y avoir trouvé refuge. La métropole nous a collé un procès car il lui était insupportable de voir que son bâtiment inoccupé servait à loger des personnes à la rue. Nous avons tenté de plusieurs fois de les rencontrer, sans succès.

    Lors de l’audience, le 12 juin, l’avocat de la métropole a dit que nous devions partir car le bâtiment doit être bientôt détruit pour poursuivre les travaux d’agrandissement de la gare et de rénovation urbaine du quartier.

    Et ça, c’est vraiment très urgent, vous comprenez !!!

    Héberger les personnes à la rue, ça c’est moins important.

    Fin août, le juge a donné raison à la Métropole et demande que le bâtiment de la place de Milan soit évacué « sans délai ». 280 personnes dont des femmes et des enfants en bas âge sont menacées d’expulsion dans les prochains jours. Pourtant la Métropole n’a même pas encore demandé le permis de démolir ! Cela signifie que cette demande d’expulsion immédiate va laisser le bâtiment vide pendant encore des mois avant sa démolition. La politique de cette métropole est indigne.

    C’est pourquoi nous continuerons de lutter contre notre expulsion.

    Squat de la place de Milan
    25 place de Milan, Lyon
    https://radar.squat.net/fr/lyon/squat-de-la-place-de-milan

    Collectif Solidarités entre femmes à la rue
    solidaritefemmesrue [at] proton [point] me
    https://radar.squat.net/fr/solidaritefemmesrue

    Des squats à Lyon https://radar.squat.net/fr/groups/city/lyon/squated/squat
    Des squats expulsés à Lyon https://radar.squat.net/fr/groups/city/lyon/field_active/1/squated/evicted
    Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) à Lyon https://radar.squat.net/fr/groups/city/lyon
    Des événements à Lyon https://radar.squat.net/fr/events/city/Lyon

    Groupes liés aux sans-papiers https://radar.squat.net/fr/groups/topic/sans-papiers
    Des squats en France https://radar.squat.net/fr/groups/country/FR/country/FR/squated/squat
    Des groupes en France https://radar.squat.net/fr/groups/country/FR
    Des événements en France https://radar.squat.net/fr/events/country/FR

  • Boulanger remet en stock la manette Xbox 25e anniversaire, mais pas pour longtemps

    [Deal du jour] La manette Xbox en édition limitée pour les 25 ans de la marque refait surface chez Boulanger, à 79,99 €. Une pièce de collection qui part vite : mieux vaut ne pas trop réfléchir.

  • Trump’s comments on the Falkland Islands reflect a fractured US-UK relationship

    President suggested US might not help UK if Argentina tried to seize Falklands – a new low for UK-US ‘special relationship’

    Last week, Donald Trump suggested in an interview with the British TV channel GB News that he might not help the UK if Argentina tried again to seize the Falkland Islands. It was a new low for UK-US relations.

    The “special relationship” (Winston Churchill’s phrase) was never perfect, but the UK helped the US on countless occasions, from Korea to Iraq to Afghanistan. The US often stood by the UK as well – although not during the Suez Crisis of 1956, but Ronald Reagan’s government provided significant intelligence and logistics support to Britain during the dust-up over the Falklands in 1982. That relationship is fading fast.

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  • Interdire les milliardaires ? « La population devrait décider démocratiquement de la limite acceptable de richesse »

  • Les Français face à l’amnésie climatique : combien de temps trouverons-nous ces étés caniculaires anormaux ?

    Arcachon (Gironde), le 24 juillet 2026. Le monde brûle et nous risquons de nous y habituer. © Maximilien Lamy/AFP

    L’été 2026 est le plus chaud que la France ait jamais connu et plusieurs records de température ont été battus en ce mois de septembre. Aujourd’hui, nous sommes sous le choc… mais pour combien de temps ? Cet été permettra-t-il une véritable prise de conscience des effets du changement climatique ou aurons-nous tout oublié demain ?

    «On ne perçoit pas l’augmentation inexorable de la température moyenne, seulement les extrêmes qui, eux, sont plus fréquents et marquent les esprits», assure Christine Berne, climatologue à Météo-France. Difficile de s’apercevoir que la température annuelle moyenne est passée de 11,82 degrés Celsius (°C) dans les années 1960-1990 en France hexagonale à 12,97°C entre 1990 et 2020. Les chaleurs des étés 1976 et 2003, elles, restent davantage en tête.

    «Les changements extrêmes de température modifient notre compréhension culturelle de ce qu’est le changement climatique, ce n’est plus abstrait», explique à Vert George Adamson, chercheur en représentations culturelles du climat à l’université King’s College London (Angleterre). C’est pour cette raison, que selon lui, «nous devons utiliser ce moment, là tout de suite, pour rendre la dureté de ce que nous avons vécu très claire : il faut rappeler que ces chaleurs provoquent des morts, avant que ce ne soit normalisé par la répétition d’étés similaires.»

    «Les changements de température liés au dérèglement climatique sont rapidement normalisés»

    En raison de la variabilité climatique, des canicules aussi intenses et aussi longues que celles de l’été 2026 ne surviendront peut-être pas l’année prochaine, ni celle d’après. Toutefois, le changement climatique rend les vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et plus longues. Elles s’étendent également à une plus large partie du territoire et peuvent survenir plus tôt (en mai cette année) ou plus tard (sept départements ont été placés en alerte canicule début septembre). «Les prochains épisodes de chaleur risquent de nous faire dire que ces extrêmes ne sont pas si bizarres», alerte le géographe.

    Ces dernières décennies, les températures grimpent de plus en plus haut l’été sous l’effet du changement climatique. © Météo-France

    «Les changements de température liés au dérèglement climatique sont rapidement normalisés par les populations», rappelle-t-il. Selon une étude publiée en 2019 dans la revue internationale Sustainability Science, environ cinq ans suffisent à banaliser des températures exceptionnelles. Les auteur·ices ont analysé des milliards de contenus publiés sur les réseaux sociaux portant sur la météo. Si, dans les cinq dernières années, les internautes avaient connu des chaleurs bien au-dessus des normales de saison, alors celles-ci ne représentaient plus une anomalie et n’étaient même plus un sujet de conversation.

    Les scientifiques font le parallèle avec le conte de la grenouille ébouillantée : si l’on plonge l’animal directement dans l’eau en ébullition, elle s’échappera d’un bond ; mais si on chauffe progressivement la casserole, elle ne se rendra pas compte de l’élévation de la température, jusqu’à en mourir.

    L’amnésie climatique n’est pas inévitable

    Un autre phénomène nous fait oublier l’évolution du climat : nous choisissons souvent un point de référence récent pour savoir si une température est normale.

    Ce réflexe nous empêche de prendre conscience des grands changements dans notre environnement, selon le biologiste franco-canadien Daniel Pauly. Le chercheur qui étudie l’évolution des stocks de pêche souligne le problème que pose le «changement de référence» ou «seuil de référence changeant» pour estimer la diminution du nombre de poissons prélevés. Il montre que pêcheur·ses et scientifiques comparent les stocks d’aujourd’hui à ceux d’il y a une vingtaine d’années. Or, à cette époque, les prises étaient déjà bien amoindries par rapport aux vingt années précédentes. Cette comparaison, qui ne prend pas en considération le temps long, empêche de réaliser la chute gigantesque du nombre de poissons.

    «Cette idée d’une amnésie écologique peut être appliquée au climat», selon George Adamson. Mais cet oubli n’est pas irréversible : pour maintenir une conscience du réchauffement climatique, il met en lumière le rôle clef de certaines périodes de l’année.

    Une étude à laquelle il a participé indique à quel point notre perception du climat est influencée par les changements dans notre paysage quotidien : un enneigement qui ne survient plus pour les vacances, des feuilles d’automne qui tombent plus tôt à l’endroit où l’on a grandi… Ces images affectent bien plus nos esprits que de savoir que les températures sont plus élevées à l’échelle nationale. «Il reste toujours quelques preuves de ces bouleversements climatiques dans la mémoire individuelle et collective», insiste George Adamson. Il est crucial, selon l’expert, d’entretenir ce souvenir.

    Entretenir la mémoire grâce à nos représentations culturelles

    «L’enjeu est de comprendre ce que l’on perd et ce que l’on a déjà perdu avec le changement climatique ; de savoir comment faire son deuil», explique-t-il. Et de recommander, pour entretenir cette mémoire, de poser des questions qui portent sur la météo aux personnes les plus âgées – sans mentionner le dérèglement du climat. «Les gens peuvent normaliser le changement climatique tout en reconnaissant, pour les plus vieux, que la météo d’avant était différente chez eux», appuie-t-il.

    En plus de notre quotidien, des évènements culturels nationaux peuvent aussi servir de repères. «Les gros festivals sont des moments particuliers dans la mémoire du climat, car nous avons des attentes pour ces évènements, nous savons reconnaître s’il est supposé y faire plus chaud ou plus froid.»

    Un site internet recense ainsi la météo du Hellfest, célèbre festival de musique hard-rock et métal à Clisson (Loire-Atlantique). Les éditions de 2007 à 2013 ont été marquées par des températures automnales, pluies et boue. À l’inverse, celle de 2017 était déjà qualifiée «d’enfer» par Ouest-France, lorsque la température atteignait 27°C. En 2022, 800 malaises ont été comptabilisés en deux jours. Les festivals de 2025 et 2026, eux, ont atteint les 37°C, voire les 40°C. Ces éditions sont toujours désignées dans les mêmes termes, alors que dix degrés se sont ajoutés au record préexistant.

    Les médias ont donc un rôle à jouer pour rappeler l’anormalité des températures extrêmes. Charge à eux de souligner que l’été 2026 aurait été quasiment impossible sans la combustion massive d’énergies fossiles et les émissions de gaz à effet de serre associées, qui alimentent le réchauffement climatique.

    L’oubli, «l’un des dangers les plus insidieux du changement climatique»

    Le chercheur et épidémiologiste Kévin Jean s’étonne que le bilan sanitaire exceptionnel des canicules de 2026, 7 300 morts, selon les chiffres provisoires de Santé publique France, ne suscite pas davantage de réactions dans le débat public. Il souligne qu’une autre catastrophe naturelle aurait entraîné une minute de silence ou un hommage plus marqué. Le maire écologiste du 11ème arrondissement de Paris, David Belliard, a proposé, au cœur de l’été, la création d’un mémorial et une journée de commémoration des mort·es des canicules.

    Pour la climatologue Christine Berne, «il est indispensable de garder cette mémoire du climat pour prendre conscience qu’on avait moins de problèmes de ressource en eau auparavant, que les canicules estivales n’entraînaient pas nécessairement des décès, et que la vie était un peu plus agréable».

    Et si on préférait tout oublier ? Un choix dangereux, selon l’agroclimatologue Serge Zaka. «La banalisation des extrêmes climatiques est peut-être l’un des dangers les plus insidieux du changement climatique, prévient-il sur le réseau social Linkedin. Notre perception du climat peut changer en quelques années. La physiologie d’un chêne, d’une vigne ou d’un écosystème, non.»

  • [Charleville-Mézières] Programme Chez Josette – Café-librairie associatif

    Il est là, il est beau, voici le programme de la rentrée de Chez Josette !!

    Au programme : anniversaire, solidarité, agricultrices, cause animal, corvée de sexe, marionnettes, droits des enfants, jeux de rôles, concerts de ouf, et plein d'autres choses 🎂✊👩🏼‍🌾🐥🎶🎸🎊

  • Attention à cette vidéo datée d’une mise en scène de rentrée chaotique à l’université

    Source :Compte Instagram, le 2 septembre 2026

    Etiqe :mise en scène

    Contenu :

    Un amphithéâtre bouillonnant, des étudiants qui quittent le cours en marchant sur les tables, une élève qui gifle un professeur… Ce qui est présenté comme « le jour de la rentrée à la fac de Grenoble » semble pour le moins chaotique. La vidéo diffusant cette scène compile des extraits filmés avec un smartphone. Elle est devenue virale sur Facebook (ici ou ici), Instagram, X ou encore TikTok.

    « Rare vidéo d’une rentrée chaotique à la fac juste pour vous rappeler ceux qui ont volé vos places sur Parcoursup », commente un internaute ayant publié la vidéo. Et un autre : « Rentrée scolaire à la fac, nos futurs espoirs pour la France. »

    Cependant, ces faits remontent à 2018 et sont en réalité le fruit d’une mise en scène, comme l’ont démontré 20 Minutes, en 2020, puis TF1, en 2025. À l’occasion de plusieurs rentrées universitaires, cette vidéo a ainsi refait surface sur les réseaux sociaux.

    Une blague pour les étudiants de première année en 2018

    « Bienvenue en Eco-G les 2000 ! », écrivait le bureau des étudiants du cursus en éco-gestion de Grenoble, sur Facebook le 17 septembre 2018 en partageant la vidéo de la même scène que la séquence encore partagée des années plus tard.

    On y reconnaît l’amphithéâtre, les inscriptions sur le tableau, l’horaire de l’horloge ainsi que le professeur qui apparaît complice avec les jeunes autour du bureau. Ces derniers portent un t-shirt bleu du BDE et tiennent un discours encourageant les nouveaux étudiants à participer aux étapes d’intégration. La vidéo qui circule en 2026 date donc bien d’il y a huit ans. On y dévoile le pot aux roses et on comprend que ce « faux cours » qui dérape n’est qu’une mise en scène.

    En 2017, un cours de première année de Licence en amphi avait aussi été le théâtre d’une mise en scène, comme l’ont retrouvé nos confrères de 20 Minutes. Un étudiant déguisé en chevalier attaquait alors un professeur et finissait par le mettre dehors. « Souriez vous avez été trollés par le BDE Eco-G ! », pouvait-on lire sur Facebook, le 14 septembre de cette année-là.

     

    Auteurs :

    Autrice : Mathilde Lafargue, journaliste

    Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste

    L’article Attention à cette vidéo datée d’une mise en scène de rentrée chaotique à l’université est apparu en premier sur Les Surligneurs.

  • Au procès Le Priol/Bouvier, « moi, un facho !? »

  • Intelligence artificielle : Qualcomm va développer des puces taillées pour les data centers d’Amazon

    Qualcomm vient de renouveler sa confiance envers Amazon et s’engage sur plusieurs années avec ce dernier afin de développer des puces personnalisées à grande échelle pour les data centers dédiés à l’IA, avec un travail commun portant notamment sur l’inférence IA.

  • [Alsace] StopTouTour – contre le renouveau minier & l'extractivisme

    Tournée dans l'hexagone contre le renouveau minier & l'extractivisme ici et ailleurs !

    Lundi 21 septembre : Au pain de la vigne, Sélestat à partir de 19h
    Mercredi 23 septembre : Ô bon jardinier, Ingersheim à partir de 18h30
    Jeudi 24 septembre : CAJ Molodoï, Strasbourg à partir de 18h30
    Dimanche 27 septembre : Natür'lich, Betschdorf à partir de 18h30

    Infokiosques, exposés et discussions, radio, cantines et expo photo !

  • Témoignage : amendes majorées à "Bloquons tout"

    Nous relayons ce témoignage reçu suite aux événements du mouvement "Bloquons tout" à Chambéry en septembre 2025.
  • Trump: we will pay every US citizen $5,000 if Republicans win midterms – video

    Donald Trump pledged to pay every adult citizen in the US a $5,000 dividend if the Republicans retain the House and Senate in the midterms, during a rambling speech at the party's midterm convention in Dallas.

    The US president claimed the payment was possible due to the country's 'tremendous economic success, like in history we've never had anything like what's happening'. The proposal, which would cost more than $1tn, immediately raised ethical concerns

    Continue reading...
  • Fortuneo fait sa rentrée en offrant jusqu’à 250 € [Sponso]

    Cet article a été réalisé en collaboration avec Fortuneo

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    Cet article a été réalisé en collaboration avec Fortuneo

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  • Trump’s repeated threats to ‘wipe out’ Iran are normalizing mass violence | Mohamad Bazzi

    The president’s latest warning barely registered, written off as typical behavior. But the threats have real-world consequences

    As the US and Iran fought around the strait of Hormuz last week, Donald Trump issued one of his typical threats. In an interview with a Fox News correspondent, Trump said Iran would be “totally wiped out as a country” if it retaliated for the latest wave of US airstrikes.

    That threat by the US president to wipe out another country generated few headlines, even during a relatively slow news week by Trump administration standards.

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  • Le réchauffement climatique à venir pourrait avoir été sous-estimé

    Pergélisol, feux de forêt... Des sources d'émission de carbone peu prises en compte dans les modèles actuels pourraient alourdir de 0,4 °C les projections du réchauffement climatique d'ici la fin du siècle.
    Alors que les politiques climatiques nous placent actuellement sur une trajectoire de réchauffement catastrophique de 2,7 °C environ d'ici la fin du siècle, cette projection pourrait être sous-estimée de près de 0,4 °C, d'après une étude parue le 10 septembre dans la revue (…)

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  • Où habiter en 2050 ? Les pistes du géographe Guillaume Faburel, des collines normandes aux Préalpes

    Guillaume Faburel est géographe et professeur à l’université Lyon 2. © Pierre-Antoine Pluquet

    Au cœur de cet été caniculaire, nombre d’habitant·es des grandes villes disaient étouffer dans leur logement et envisager de partir. Déménager, mais pour aller où ? Le géographe Guillaume Faburel répond à la question dans son nouveau livre, Où habiter ?, qui sort ce jeudi aux éditions Tana.

    L’ouvrage montre combien le dérèglement climatique constitue une raison suffisante de quitter les métropoles. Elles sont toutes désavantagées, en France, par rapport à leur arrière-pays. En période caniculaire, l’écart peut aller jusqu’à 12°C entre le cœur de Toulouse et une campagne arborée située à 40 ou 50 kilomètres, par exemple.

    Auprès de Vert, le chercheur plaide pour un rééquilibrage en faveur des campagnes et identifie sept ensembles géographiques où d’autres manières de vivre pourraient se développer – sans en faire pour autant des refuges à l’abri de toutes les crises.

    Vert : où faut-il aller, pour fuir les températures extrêmes ?

    Guillaume Faburel. Avec d’autres géographes, nous avons identifié sept territoires exemplaires par leur capacité d’adaptation et d’atténuation face au réchauffement climatique. Il ne s’agit pas de refuges où l’on serait protégé de tout. Ce sont des espaces qui offrent davantage de possibilités pour vivre de manière nourricière, dans la proximité et dans la solidarité.

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    Il y a d’abord trois espaces de collines : bretonnes, normandes et poitevines. Ce sont des territoires de faible altitude, caractérisés par leurs paysages bocagers et situés en retrait des littoraux. Les côtes sont exposées à la submersion et à la pression des résidences secondaires, qui exclut déjà une partie des habitants locaux. Nous parlons donc plutôt de territoires intérieurs, avec de petites parcelles, liées à la structure du bocage.

    Viennent ensuite quatre ensembles de moyenne montagne, qui se situent entre 500 et 1 200 mètres d’altitude : la partie centrale des Pyrénées, notamment l’Ariège ; mais pas les Pyrénées-Atlantiques, soumises à la pression de la côte basque. Ainsi que les plateaux du Massif central, le Morvan (jusqu’aux côtes de Meuse) et les Préalpes.

    Pour identifier ces espaces, une trentaine d’indicateurs ont été croisés par les géographes du mouvement post-urbain. © Alan Deleflie pour Tana éditions

    Sur quels critères les avez-vous identifiés ?

    Nous avons croisé une trentaine d’indicateurs. On a d’abord cherché les endroits où il reste une forêt diversifiée et non une plantation en monoculture exploitée par coupes rases… La forêt peut être nourricière, fournir du bois de chauffage et de charpente, servir de refuge à des écosystèmes remarquables et apporter de la fraîcheur.

    Nous avons aussi regardé si les zones abritaient des logements que l’on peut occuper de nouveau sans avoir à construire des zones résidentielles ; des terres agricoles à un prix accessible avec des parcelles qui ne s’étendent pas sur des centaines ou des milliers d’hectares ; ainsi que des ressources permettant de produire de la matière et de l’énergie.

    Concrètement, à quoi ressemblerait la vie dans ces territoires ?

    Cela suppose de retrouver davantage d’autonomie et de rapprocher les lieux de production des lieux de vie. Il existe encore, dans ces territoires, une petite paysannerie, mais aussi des «modestes économes» qui pratiquent déjà le réemploi, la réparation, la mise en bocaux, le potager ou le verger. Ce sont des savoir-faire et des manières de vivre dont nous allons avoir besoin.

    «Les nouveaux habitants peuvent contribuer à faire vivre certains territoires.»

    Le tissu social n’est pas nécessairement plus développé qu’en ville, mais il repose davantage sur la proximité et l’entraide. Il existe des chantiers participatifs, des échanges d’outils, des personnes que l’on peut appeler pour monter une serre, ainsi que des cultures festives, parfois traditionnelles.

    Les nouveaux habitants peuvent également contribuer à faire vivre certains territoires : leurs enfants peuvent aider à maintenir une classe ouverte et leurs achats soutenir une épicerie menacée de fermeture. À condition de ne pas arriver en voulant reproduire exactement leur mode de vie urbain, ils peuvent y retrouver des capacités d’action qu’ils n’avaient plus dans les métropoles.

    Dans votre livre, vous appelez à un rééquilibrage démographique entre villes et campagnes. Pourquoi ?

    Entre 1900 et 2015, la population mondiale a été multipliée par un peu plus de quatre et la population urbaine par plus de quinze. Or les consommations d’énergie et de bois, les émissions de polluants ou la production de déchets ont progressé dans des proportions proches de celles de l’urbanisation. La ville produit donc des effets écologiques néfastes très supérieurs à son poids démographique.

    La concentration urbaine pourrait, en théorie, permettre des économies d’énergie. Mais celles-ci sont compensées par des effets rebond : les grandes villes stimulent l’hyperconsommation, l’hypermobilité et l’hyperactivité.

    «Les ruralités ont longtemps été mises au ban, maltraitées, ignorées et invisibilisées par notre société orientée vers l’urbain.»

    Cette organisation a aussi profondément transformé les campagnes. Les exodes ruraux ont retiré des bras à l’agriculture pour alimenter les usines urbaines ; il a fallu les remplacer par des machines. Nous assistons aujourd’hui à un deuxième sacrifice des campagnes. Pour électrifier les usages urbains au nom de la transition, les ruralités sont sommées d’accueillir parcs agrivoltaïques, champs d’éoliennes et grands méthaniseurs.

    Il faut désormais rééquilibrer la population, les activités et les pouvoirs entre villes et campagnes : non plus vassaliser les ruralités, mais retrouver une forme de concorde et de respect.

    Faut-il pour autant que tous les citadins aillent investir ces espaces ?

    Non. Nous n’en avons pas tous les moyens et il ne s’agit pas de reproduire l’erreur du passé en inversant simplement le mouvement. Combien de personnes devraient partir, lesquelles, pour aller où et comment ? La question reste posée. Environ 100 000 personnes quittent aujourd’hui chaque année les espaces métropolitains en France. Le phénomène reste discret, mais il est installé depuis dix ou quinze ans et doublera certainement ces vingt-cinq prochaines années.

    Pour assurer l’approvisionnement en nourriture, il faudrait pouvoir compter sur dix millions d’actifs ruraux – paysans, artisans, mais aussi travailleurs du soin, de l’éducation et de la transmission. Nous parlons donc de cinq à dix millions de personnes qui pourraient changer d’espace ou d’activité.

    Il ne s’agit évidemment pas d’un exode urbain forcé, mais d’un rééquilibrage susceptible de ramener notre empreinte collective et individuelle sous les limites planétaires.

    Les habitants de ces territoires accueilleront-ils à bras ouverts des citadins venus s’y installer ?

    Oui et non. En tous cas, pas automatiquement. Les ruralités ont longtemps été mises au ban, maltraitées, ignorées et invisibilisées par notre société orientée vers l’urbain. On ne peut pas faire comme si cette histoire n’existait pas et décréter que tout le monde est désormais ami.

    Cependant, les recherches que nous menons montrent que les installations néorurales se passent généralement mieux que ne le laisse entendre le traditionnel «marronnier» médiatique sur les conflits de voisinage.

    «Il faut considérer les ruralités pour ce qu’elles sont : d’autres formes de vie et de savoirs dont on doit aujourd’hui se nourrir.»

    Le point de friction principal porte sur la conception de l’écologie et le rapport au vivant. Pour caricaturer : les chasseurs d’un côté et les cyclistes ou les véganes de l’autre. Il faudra apprivoiser les désaccords et retrouver des alliances autour du vivant entre les nouveaux venus et ceux qui vivent là depuis longtemps.

    C’est aussi aux urbains de ne pas arriver avec un imaginaire misérabiliste, en pensant qu’ils vont «sauver» les ruralités. Il faut considérer les ruralités pour ce qu’elles sont : d’autres formes de vie et de savoirs dont on doit aujourd’hui se nourrir.

    Un afflux important d’urbains ne risquerait-il pas de transformer ces territoires ruraux en nouvelles villes et d’en chasser les habitants ?

    Si, complètement. Le risque est déjà à l’œuvre. Lorsqu’un appartement parisien a fortement pris de la valeur en vingt ans, sa vente permet d’acheter une très grande propriété dans certains de ces territoires. Le capital accumulé dans les métropoles s’exurbanise et le marché immobilier gentrifie déjà des espaces ruraux.

    «Des populations entières sont assignées à l’enfer du béton.»

    Il faut donc accompagner le rééquilibrage géographique d’un rééquilibrage politique. Les collectivités locales, les foyers ruraux ou les parcs naturels doivent retrouver la capacité d’agir selon la perspective qu’ils jugent bonne : surveiller les effets de seuil, éviter des arrivées trop massives, privilégier la réhabilitation des logements vacants plutôt que la construction. Il ne s’agit pas de trier les personnes entre celles qui auraient le droit d’entrer et les autres, mais de rendre aux territoires la maîtrise de leur évolution.

    Sans rééquilibrage politique, les collectivités resteront dépendantes de l’ingénierie des métropoles et d’urbanistes formés depuis et pour elles. Nous courrons alors le risque de recréer précisément ce que nous prétendons quitter.

    Tout le monde n’a pas les moyens de quitter la ville. Que dites-vous à celles et ceux qui voudraient partir mais ne le peuvent pas ?

    Des populations entières sont assignées à l’enfer du béton, alors qu’elles désirent elles aussi de plus en plus partir, notamment parmi les classes populaires.

    Dans ce cas, l’action est à envisager à l’échelle du quartier et de la communauté. La priorité est de libérer, là où elles vivent, du foncier, de désasphalter, de cultiver et de planter – notamment des arbres nourriciers. Cela rafraîchit, apporte des compléments alimentaires, recrée de la sociabilité et produit des effets bénéfiques sur la santé.

    Mais on ne pourra pas adapter suffisamment les grandes villes, et ce n’est pas le message principal du livre : celui-ci est de rappeler que des ressources existent ailleurs, loin, pour retrouver des capacités d’action.

  • Carcassonne : l’extrême droite est déjà là

    À Carcassonne, les propos racistes d’un policier municipal proche du Rassemblement national ont été rapidement réduits à ceux d’un « cas isolé ». Mais dans une ville désormais dirigée par l’extrême droite, l’affaire raconte autre chose : ce que ses idées autorisent lorsqu’elles deviennent des politiques publiques, et ce que l’exercice du pouvoir peut libérer chez ceux qui les partagent.

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  • Maroc le cabinet Roudane Law Firm rejoint le réseau Lexing

    Nous sommes fiers d’annoncer l’arrivée du cabinet marocain Roudane Law Firm au sein du réseau Lexing. Roudane Law Firm est un cabinet d’avocats indépendant reconnu pour son accompagnement stratégique des entreprises, investisseurs et institutions. Cette adhésion renforce la présence du réseau en Afrique et consolide sa capacité à accompagner les projets technologiques et les opérations transfrontalières au Maroc et dans la région.

    Roudane Law Firm 
    une expertise marocaine
    au service de l’innovation et des affaires internationales

    Fondé en 2008 et basé à Casablanca, au Maroc, Roudane Law Firm est un cabinet d’avocats d’affaires indépendant qui conseille une clientèle marocaine et internationale sur des dossiers complexes, sensibles et à forte dimension stratégique.
    Le cabinet intervient notamment dans les domaines suivants :
    • droit du numérique, protection des données, intelligence artificielle, cybersécurité, propriété intellectuelle et accompagnement des entreprises innovantes ;
    • droit des affaires, droit des sociétés, investissements, opérations transfrontalières, droit du travail, concurrence et règlement des litiges.

    Le cabinet sera représenté au sein du réseau par sa fondatrice et Managing Partner, Maître Nesrine Roudane.

    Maître Nesrine Roudane
    Fondatrice et Managing Partner
    de Roudane Law Firm

    Nesrine Roudane, sa pratique

    Maître Nesrine Roudane est la fondatrice et Managing Partner de Roudane Law Firm. Avocate au Barreau de Casablanca, habilitée à intervenir devant la Cour de cassation, elle conjugue depuis plus de deux décennies conseil stratégique, pratique transactionnelle et contentieux des affaires.
    Elle accompagne des groupes internationaux, investisseurs, dirigeants et institutions dans la structuration et la sécurisation de leurs activités au Maroc, ainsi que dans la gestion de situations complexes ou à forts enjeux.
    Son approche se distingue par une compréhension fine des environnements réglementaires, une forte culture internationale et la capacité à coordonner des équipes multidisciplinaires.

    Elle est également inscrite sur la liste officielle des arbitres agréés par le Ministère de la Justice marocain, et exerce en tant que médiatrice certifiée et experte en noms de domaine OMPI-OMPIC.

    Sa pratique couvre notamment :
    • la protection des données, la conformité numérique et les enjeux juridiques liés à l’intelligence artificielle ;
    • la propriété intellectuelle, l’innovation, les start-ups et le venture capital ;
    • le droit des sociétés, le droit commercial, les investissements et les transactions transfrontalières ;
    • les contentieux complexes, l’arbitrage, la médiation et les procédures collectives ;
    • le droit du travail, les restructurations et les enquêtes internes ;
    • le droit de la concurrence et la conformité réglementaire.
    Elle développe une pratique particulièrement orientée vers les enjeux des marchés émergents, avec une connaissance approfondie du Maroc et de l’Afrique francophone.

    Nesrine Roudane, ses implications

    Nesrine Roudane préside la Commission Start-ups & Venture Capital de l’UIA (Union Internationale des Avocats) et exerce les fonctions de senior vice-présidente de l’Arab Regional Forum de l’IBA (International Bar Association).
    Nesrine Roudane est présidente de la Commission juridique et fiscale de la CFCIM (Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc), elle a également été membre élue du Conseil de l’Ordre des avocats de Casablanca.
    Son expérience auprès d’acteurs de premier plan et son engagement dans les organisations juridiques internationales lui permettent d’apporter à ses clients une vision à la fois locale, régionale et globale.
    Trilingue en arabe, français et anglais, elle est reconnue pour son sens stratégique, sa rigueur et sa capacité à transformer des problématiques juridiques complexes en solutions concrètes et opérationnelles.

    Bienvenue à Roudane Law Firm au sein du réseau international Lexing® !

    À propos de Lexing®

    Le réseau Lexing® compte actuellement plus d’une quarantaine de membres sur les 5 continents. Créé à l’initiative d’Alain Bensoussan, il permet aux multinationales de bénéficier de l’assistance d’avocats chevronnés du monde entier ayant une compétence établie dans le domaine des nouvelles technologies dans leurs pays respectifs. Les avocats de Lexing® partagent une approche commune au sein du réseau qui leur permet de travailler ensemble de manière transparente afin d’offrir aux clients une solution globale, sur mesure et cohérente avec les règles juridiques de tous les pays.

    Frédéric Forster

    Avocat

    Directeur du pôle Télécommunications et Communications numériques

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    • ARLEQUIN AI lève 28 millions d’euros pour construire une alternative européenne à Palantir

      Arlequin AI lève 28 millions d’euros auprès de redalpine, OTB Ventures et du Fonds Innovation Défense de Bpifrance, un peu plus d’un an après un amorçage de 4,4 millions d’euros. Fondée par le chercheur en sciences politiques Hugo Micheron et l’ancien ingénieur du CNRS Antoine Jardin, la startup parisienne veut développer des réseaux neuronaux topologiques …

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    • Les manettes PS5 GTA 6 arrivent en précommande : voici où les trouver

      Sony a ouvert ce jeudi 10 septembre 2026, à 10 heures, les précommandes de ses deux manettes DualSense aux couleurs de GTA 6, vendues 84,99 € pièce.

    • Une faille cPanel distribue des accès root

      Si vous avez un site chez un hébergeur qui fait du mutualisé, il y a de bonnes chances que votre machine tourne sous cPanel. Et si je viens vous prendre la tête avec ça, c'est parce qu'il y a 2 jours, l'éditeur a publié un correctif pour une faille assez grave qui permet à un simple client du serveur d'en prendre le contrôle complet.

      Le problème c'est une injection SQL dans EmailTrack, la fonction qui suit les statistiques d'envoi de mail. Un titulaire de compte authentifié, à condition d'avoir des droits liés au mail, peut ainsi s'en servir pour écrire les fichiers qu'il veut sur le serveur. Et de là, vous l'aurez compris, exécuter du code en tant que root...

      Bref, le lendemain de cette alerte, la CVE-2026-67401 est sortie avec sa note : 9,9 sur 10 ! C'est quasiment un perfect et ce qui fait grimper le score aussi haut, ce n'est ni la difficulté de l'attaque, jugée faible, ni les privilèges nécessaires, faibles eux aussi mais c'est que les dégâts débordent largement du compte par lequel on est entré.

      Et c'est ça qui change tout par rapport à une faille web classique. L'attaquant n'a rien à forcer depuis Internet, il lui suffit de s'inscrire chez l'hébergeur et de demander une adresse mail comme tout le monde. Ensuite, il ne choisit pas vraiment sa victime, mais embarque juste tous les sites qui vivent sur le serveur où il a atterri.

      Bon, maintenant la partie moins drôle c'est que la CISA n'a encore relevé aucune exploitation, alors que pourtant, un chercheur a mis en ligne le même jour une preuve de concept en Python qui fait tout le taf d'exploitation de A à Z, du compte client jusqu'au root.

      Son auteur précise qu'il ne l'a pas essayée sur une vraie cible et qu'il l'a développée à partir des informations dispo publiquement. Mais reste que la marche à suivre est désormais publique.

      Rassurez-vous quand même, sur une configuration d'origine, il n'y a rien à faire puisque cPanel applique de lui-même, toutes les heures et via une tâche cron, les mises à jour de sécurité disponibles pour la version majeure en cours.

      Sauf si l'admin a figé la version lui-même et n'a pas fait la mise à jour. Dans ce cas-là, ça devient craignos.

      Donc si vous êtes chez un mutualisé, demandez vite à votre hébergeur le numéro de build exact de ses machines et comparez-le à la liste plus haut. S'il vous répond une version en 118 ou en 126, il n'y a malheureusement pas de build corrigé dispo pour lui. Il sera donc obligé de faire un upgrade rapidement !

      Source : l'advisory de cPanel , la fiche CVE-2026-67401 et The Hacker News .

    • Nucleon Security lance « ATOM AI », des agents capables d’analyser, décider et agir dans les SOC

      Nucleon Security veut faire passer l’intelligence artificielle d’un rôle d’assistant à celui d’opérateur dans les centres de sécurité (SOC). L’entreprise lance ce 10 septembre « ATOM AI », une plateforme destinée à automatiser une partie du travail réalisé dans les Security Operations Centers (SOC).

    • La Fnac et Darty font chuter le prix de l’iPhone 17 avant qu’il ne s’envole après la hausse d’Apple

      [Deal du jour] L’iPhone 17 vient de prendre 150 € sur l’Apple Store, sans amélioration en contrepartie. Chez Darty, les French Days permettent encore de l’acheter à 919 € avec un code promo, sous son prix de lancement.

    • Meta Muse : l’agent IA personnel qui veut travailler à votre place… mais peut-on vraiment lui faire confiance ?

      Meta vient de franchir une nouvelle étape dans la course à l’IA agentique avec Muse, un assistant personnel conçu non plus seulement pour répondre aux questions, mais pour agir à la place de l’utilisateur. Envoyer un e-mail, réserver un voyage, acheter un produit, remplir un formulaire, organiser un événement ou encore suivre une tâche dans le temps : l’ambition est de transformer l’assistant IA en véritable « bras droit numérique ».

    • « En cyber, nos exercices testent souvent le scénario. Pas nos hypothèses »

      Clémence Foufa — La méthode expérimentée dans le cadre de l’AID s’est-elle ensuite prolongée ?

      Didier Bazalgette — Oui. Jean Langlois-Berthelot a poursuivi ce travail dans plusieurs directions.

      Entre 2024 et 2026, la division « Sciences opérationnelles et Développement » du Centre de l’enseignement militaire supérieur Terre a tenté de donner une forme institutionnelle à cette continuité. Elle cherchait à associer trois opérations généralement séparées : partir de l’expérience des forces, construire une connaissance à partir de cette expérience et conduire cette connaissance vers un développement.

      L’opérationnel n’était plus uniquement considéré comme l’utilisateur final d’une technologie ou comme celui qui exprime un besoin. Il participait à la production de l’objet de recherche parce qu’il connaissait l’écart entre la description administrative d’une capacité et son fonctionnement effectif.

      La division ne devait donc pas devenir un laboratoire académique supplémentaire. Elle devait constituer une interface entre expérience opérationnelle, recherche et développement. Son rattachement ultérieur à une logique principalement académique a cependant déplacé sa fonction.

      Clémence Foufa — Pourquoi cette continuité est-elle si difficile à maintenir ?

      Didier Bazalgette — Parce que chaque milieu possède ses propres critères de réussite. L’opérationnel recherche un effet dans une situation donnée. Le chercheur doit construire un objet susceptible d’être discuté au-delà de cette situation. L’ingénieur doit produire un système stable, testable et maintenable. L’institution doit respecter des procédures, des responsabilités et des temporalités spécifiques.

      Aucun de ces critères n’est illégitime. Le problème apparaît lorsqu’on passe d’un milieu à l’autre sans conserver la structure du problème. L’opérationnel remet une expression de besoin. Le chercheur la transforme en question compatible avec son champ. L’ingénieur développe une solution conforme aux spécifications. À la fin, chacun peut avoir correctement rempli sa fonction alors que la continuité initiale a disparu.

      Une interface doit éviter ces ruptures successives de sens. Elle doit construire un objet que chacun puisse manipuler sans que le problème soit intégralement réécrit à chaque étape.

      Clémence Foufa — Le Net Assessment cognitif s’inscrit-il dans cette continuité ?

      Didier Bazalgette — Oui. Le Net Assessment cognitif, ou NAC, cherchait à traiter les capacités d’analyse, de compréhension et de décision comme des objets susceptibles d’être comparés. Il ne s’agissait pas de réduire la cognition à un indicateur unique, mais d’examiner des écarts, des configurations et des effets dans la durée.

      J’ai moi-même écrit plusieurs articles sur ce sujet avec le lieutenant-colonel Janin. Ces travaux montraient déjà que l’analyse cognitive ne pouvait pas reposer uniquement sur une appréciation intuitive des acteurs ou sur une série d’indicateurs isolés. Il fallait construire un cadre permettant de comparer des configurations, de rendre les hypothèses explicites et d’examiner leurs conséquences.

      Jean a ensuite contribué à prolonger cette logique en reliant davantage l’expérience opérationnelle, la formalisation et la construction d’objets susceptibles d’être mis à l’épreuve.

      Clémence Foufa — Et le Net Technological Assessment ?

      Didier Bazalgette — Le Net Technological Assessment, ou NTA, répondait à une difficulté comparable dans le domaine technologique. Les organisations disposent de nombreuses productions : veille, prospective, renseignement, expertise technique et appréciation opérationnelle. Mais ces informations restent souvent fragmentées et ne produisent pas nécessairement une analyse d’ensemble.

      Le premier objectif du NTA était donc de rendre l’analyse technologique plus systématique : expliciter les critères, structurer les comparaisons, examiner les dépendances et relier davantage l’évolution des technologies à leurs conséquences stratégiques et opérationnelles.

      Clémence Foufa — Le NTA permettait-il déjà de simuler les trajectoires technologiques ?

      Didier Bazalgette — Non, pas encore au sens complet. Il ne faut pas lui attribuer rétrospectivement des capacités qu’il n’avait pas.

      Le NTA constituait d’abord une architecture d’analyse plus systématique. Il ne simulait pas encore véritablement les trajectoires, leurs interactions, leurs dépendances et leurs conditions d’emploi. Mais il préparait cette évolution.

      Une analyse technologique atteint rapidement ses limites lorsqu’elle attribue à une technologie une valeur relativement fixe ou lorsqu’elle prolonge une tendance unique. Une technologie ne se développe jamais isolément. Sa trajectoire dépend des investissements, de l’accès aux composants, des compétences, des infrastructures, des normes, des usages, des décisions publiques et des réactions adverses.

      Le prolongement logique du NTA consiste donc à aller vers le stochastique : ne plus produire une seule trajectoire supposée, mais représenter plusieurs évolutions possibles, faire varier leurs conditions et observer la sensibilité des résultats aux hypothèses retenues.

      Clémence Foufa — Que permettrait cette évolution vers le stochastique ?

      Didier Bazalgette — Elle permettrait d’abord de distinguer l’anticipation de la prédiction. Nous ne pouvons généralement pas affirmer qu’une trajectoire technologique précise se réalisera. Nous pouvons en revanche représenter plusieurs évolutions compatibles avec les informations disponibles et identifier les facteurs qui modifient réellement les résultats.

      Une technologie peut sembler très prometteuse si l’on considère uniquement sa performance. Mais sa trajectoire peut être transformée par une pénurie de composants, une dépendance industrielle, une évolution réglementaire, une hausse des coûts énergétiques ou l’apparition d’un usage concurrent.

      Une approche stochastique permettrait de faire varier ces facteurs, de produire un grand nombre de configurations et d’observer les zones de fragilité, les seuils et les décisions qui restent robustes malgré l’incertitude. L’objectif n’est pas d’obtenir un chiffre prétendument exact. Il est de rendre l’incertitude manipulable.

      Clémence Foufa — Comment cette méthode générale rejoint-elle les enjeux cyber ?

      Didier Bazalgette — La cybersécurité est un domaine profondément dynamique. Une défense n’existe jamais indépendamment d’un adversaire, d’une architecture, d’une chaîne de dépendances et d’un environnement d’usage. Une mesure efficace dans une configuration peut déplacer l’attaque, produire une nouvelle vulnérabilité ou devenir obsolète lorsque l’adversaire adapte son comportement.

      Une organisation peut tester sa résilience à partir d’un scénario unique et obtenir un résultat rassurant. Mais ce résultat peut changer si l’attaquant utilise une autre technique, si la détection intervient plus tard, si une équipe n’est pas disponible ou si une dépendance non identifiée accélère la propagation.

      Une approche stochastique permettrait de faire varier ces éléments. On ne demanderait plus seulement si le dispositif résiste dans le scénario retenu, mais dans quelle proportion de configurations il échoue, selon quels mécanismes et à partir de quels seuils.

      La cyber constitue cependant une application d’une méthode plus large. La même logique peut servir à examiner une trajectoire industrielle, l’évolution d’une capacité, la diffusion d’une technologie, une organisation de commandement ou un système de décision.

      Clémence Foufa — Quel rôle la simulation joue-t-elle dans cette évolution ?

      Didier Bazalgette — Elle permet de distinguer quatre éléments : le cas, le mécanisme, le modèle et l’épreuve.

      Le cas est la situation réelle. Il comprend les acteurs, les systèmes, les données, les contraintes et les informations protégées. Dans une situation cyber, il peut s’agir de l’architecture exacte d’une organisation et d’une vulnérabilité effectivement observée.

      Le mécanisme est la relation que nous supposons déterminante. Nous pouvons, par exemple, faire l’hypothèse que certaines dépendances indirectes accélèrent la propagation d’une compromission ou qu’un délai particulier réduit fortement la capacité de réaction.

      Le modèle rend ce mécanisme manipulable. Il traduit certaines relations en règles, en variables et en paramètres.

      L’épreuve compare les conséquences du modèle, fait varier les hypothèses et recherche les conditions dans lesquelles le mécanisme supposé cesse d’expliquer les résultats.

      Une simulation qui ne permet pas cette dernière opération reste une illustration. Elle peut être utile pour former, communiquer ou préparer une décision, mais elle ne constitue pas encore une architecture de preuve.

      Clémence Foufa — Une simulation peut pourtant dissimuler les hypothèses de son concepteur dans son code.

      Didier Bazalgette — Absolument. Une simulation ne produit pas une preuve par nature. Elle peut même donner une apparence scientifique à une conviction déjà arrêtée.

      Pour devenir un instrument de R&D, elle doit rendre séparables les données, les règles, les paramètres, les résultats et leur interprétation. Si le résultat dépend d’une règle implicite enfouie dans le code, la contradiction devient presque impossible. Si le scénario, le mécanisme et les paramètres sont confondus, l’utilisateur ne peut pas déterminer ce qui produit réellement l’effet observé.

      Il faut donc documenter le modèle, permettre le rejeu, conserver les configurations et comparer plusieurs ensembles d’hypothèses. Dans certains cas, des équipes différentes devraient pouvoir proposer des mécanismes concurrents à partir d’un même problème abstrait.

      La simulation devient alors un espace de contradiction. Elle ne sert plus seulement à montrer ce qui pourrait se produire. Elle permet d’examiner pourquoi un résultat apparaît et dans quelles conditions il disparaît.

      Clémence Foufa — Peut-on garantir qu’un modèle abstrait ne révélera rien du problème initial ?

      Didier Bazalgette — Non. Aucune abstraction ne doit être considérée comme automatiquement inoffensive. Un modèle peut révéler indirectement les préoccupations d’une organisation, ses priorités, certaines caractéristiques de son système ou les scénarios qu’elle juge plausibles.

      Il faut donc évaluer non seulement les données contenues dans le modèle, mais aussi ce que sa structure permet d’inférer. La séparation entre cas et mécanisme doit faire l’objet d’une procédure, d’une revue et d’une responsabilité clairement identifiée.

      Toutes les couches ne doivent d’ailleurs pas nécessairement être publiques. Certaines règles peuvent circuler largement. D’autres peuvent être partagées avec un cercle sélectionné de chercheurs ou d’industriels. Certains paramètres doivent rester exclusivement dans le périmètre spécialisé.

      L’erreur serait d’opposer un monde ouvert à un monde fermé. Il faut construire plusieurs espaces de connaissance et définir précisément ce qui peut passer de l’un à l’autre.

      Clémence Foufa — Quelle place cette méthode accorde-t-elle à l’expérience opérationnelle ?

      Didier Bazalgette — Une place centrale. L’opérationnel ne doit pas seulement fournir un témoignage initial, valider un prototype à la fin ou choisir entre plusieurs solutions. Il doit participer à la construction du mécanisme étudié.

      Il connaît les écarts entre les procédures et les pratiques, entre les capacités annoncées et les capacités effectives, entre le fonctionnement nominal d’un système et son comportement en situation dégradée. Cette connaissance est indispensable pour éviter que le modèle ne reproduise uniquement la représentation administrative du problème.

      L’une des forces du travail de Jean a précisément été de considérer l’expérience opérationnelle comme une matière première de la R&D. Mais une matière première n’est pas encore une preuve. Elle doit être formalisée, comparée et soumise à l’épreuve.

      Clémence Foufa — Cette démarche transforme-t-elle le rôle du responsable cyber ?

      Didier Bazalgette — Profondément. Le responsable cyber ne se contente plus de décrire une menace, de commander un audit, de choisir une solution ou de participer à un exercice de crise. Il devient capable de construire un modèle du problème, d’expliciter ses hypothèses et d’organiser leur réfutation.

      Cela modifie également la relation entre l’organisation, les laboratoires et les industriels. Le commanditaire ne transmet plus seulement un cahier des charges expurgé. Il construit une interface intellectuelle permettant à des compétences extérieures de contribuer sans accéder à l’ensemble du cas protégé.

      Cette capacité devrait devenir une compétence professionnelle à part entière dans les directions cyber. Elle permettrait de travailler avec des écosystèmes plus larges sans transformer chaque coopération en diffusion incontrôlée d’informations sensibles.

      Clémence Foufa — Faut-il alors revoir la formation à la cybersécurité ?

      Didier Bazalgette — Oui. Une partie des formations se concentre sur les outils, les référentiels, les procédures ou la réponse à incident. D’autres utilisent des scénarios de crise dans lesquels les participants doivent prendre des décisions face à une situation préparée à l’avance. Ces approches sont utiles, mais elles ne suffisent pas.

      Il faut apprendre à distinguer une hypothèse d’un résultat, un scénario d’une expérimentation, une démonstration d’une preuve et une corrélation d’un mécanisme. Il faut également apprendre à identifier ce qui ferait échouer une solution.

      Dans un exercice traditionnel, les participants cherchent souvent la bonne réponse dans le cadre construit par les organisateurs. Dans une simulation conçue comme instrument de R&D, ils doivent aussi pouvoir contester le cadre, modifier les règles, tester d’autres mécanismes et déterminer si le scénario repose sur une représentation crédible de la menace.

      Clémence Foufa — La simulation peut-elle aider à éliminer de mauvaises solutions avant qu’elles deviennent trop coûteuses ?

      Didier Bazalgette — C’est l’un de ses intérêts majeurs. Une solution peut fonctionner dans le scénario retenu et devenir très fragile lorsque deux ou trois paramètres changent. Une autre, moins spectaculaire, peut rester efficace dans une gamme beaucoup plus large de configurations.

      La question ne devrait donc plus être seulement : « Est-ce que cette solution fonctionne ? » Il faut demander : « Dans quelles conditions fonctionne-t-elle, dans quelles conditions échoue-t-elle et quelle confiance pouvons-nous accorder à cette conclusion ? »

      L’approche stochastique renforce cette capacité parce qu’elle ne dépend plus d’un scénario central unique. Elle permet d’évaluer la robustesse d’une solution face à une distribution de situations possibles.

      Clémence Foufa — Quelle application cyber pourrait démontrer rapidement la valeur de cette méthode ?

      Didier Bazalgette — Il faudrait choisir un problème rencontré par plusieurs organisations, mais dont aucune ne peut partager complètement le cas réel. Les chaînes d’approvisionnement logicielles, les dépendances cachées ou la propagation d’une compromission constitueraient de bons terrains.

      Chaque organisation conserverait son architecture, ses fournisseurs, ses vulnérabilités et ses journaux. Un modèle commun permettrait cependant d’étudier les mécanismes de dépendance, les délais de détection, les réactions organisationnelles et les conditions de résilience.

      Il faudrait surtout choisir une question comportant une véritable incertitude et plusieurs hypothèses concurrentes. Si la réponse est déjà connue, la simulation ne produira qu’une démonstration.

      L’objectif ne serait pas de réaliser une étude ponctuelle supplémentaire, mais de construire un environnement rejouable que plusieurs acteurs pourraient enrichir sans devoir accéder aux cas des autres.

      Clémence Foufa — Quel serait le changement par rapport aux exercices de crise cyber déjà pratiqués ?

      Didier Bazalgette — Un exercice de crise place généralement une organisation face à un scénario afin d’évaluer ses réactions. C’est utile pour la préparation et la formation. Mais le scénario lui-même est rarement soumis à la contradiction.

      Dans l’approche que nous proposons, il faudrait pouvoir modifier les mécanismes de propagation, les comportements adverses, la disponibilité des équipes, les délais, les dépendances et les règles de décision. Il ne s’agirait plus uniquement d’entraîner les participants à répondre à une histoire écrite à l’avance, mais d’éprouver les hypothèses sur lesquelles repose leur organisation de défense.

      La simulation passerait ainsi du statut d’exercice à celui d’instrument de R&D cyber.

      Clémence Foufa — Cette méthode est-elle suffisamment mûre pour être industrialisée ?

      Didier Bazalgette — Ses principes sont suffisamment solides pour passer à une autre échelle.

      Les premiers projets ont montré qu’une double production était possible : une partie destinée aux services opérationnels et une autre permettant de capitaliser la méthode. La division Sciences opérationnelles et Développement a montré l’intérêt d’une continuité entre expérience, connaissance et développement. Le NAC et le NTA ont étendu cette logique à de nouveaux objets. Le travail engagé autour de la simulation permet maintenant de construire un environnement dans lequel les hypothèses deviennent manipulables et comparables.

      L’industrialisation suppose de définir des formats communs, des protocoles d’épreuve, des règles de séparation entre informations protégées et modèles partageables, ainsi que des modalités de traçabilité et de rejeu.

      Il faut également constituer des bibliothèques de mécanismes. Plusieurs organisations peuvent rencontrer des manifestations différentes d’un même phénomène. Si le mécanisme a déjà été formalisé et éprouvé, elles ne devraient pas avoir à recommencer tout le travail depuis le début.

      Clémence Foufa — Quel bénéfice concret les organisations cyber pourraient-elles en retirer ?

      Didier Bazalgette — Elles pourraient d’abord élargir leur accès aux compétences sans élargir dans les mêmes proportions l’accès à leurs informations sensibles. Un laboratoire pourrait tester un mécanisme de propagation sans connaître l’organisation victime. Un industriel pourrait comparer plusieurs stratégies de résilience sans disposer de l’architecture réelle. Un centre de formation pourrait rejouer le modèle sans reproduire un incident identifiable.

      Elles pourraient ensuite comparer les solutions sur une base plus rigoureuse. Aujourd’hui, deux produits ou deux doctrines peuvent être évalués dans des scénarios différents, avec des paramètres différents et des critères qui ne sont pas toujours explicites. Un environnement commun permettrait de rejouer les mêmes mécanismes et de mesurer la sensibilité des résultats.

      Elles pourraient enfin capitaliser les retours d’expérience sans constituer une base centralisée de vulnérabilités réelles. Chaque cas enrichirait les mécanismes, les règles et les distributions du modèle, tandis que les informations permettant d’identifier les organisations resteraient dans leurs périmètres respectifs.

      Pour la cyber, l’apport est donc très concret : partager davantage de capacité d’analyse sans partager davantage de vulnérabilités.

      Clémence Foufa — Cette méthode peut-elle aussi améliorer la défense face à des adversaires adaptatifs ?

      Didier Bazalgette — Oui, parce qu’elle oblige à abandonner l’idée d’un scénario adverse unique. Un attaquant observe, apprend, modifie ses outils et exploite les réactions du défenseur. Une protection évaluée uniquement contre un comportement fixe risque d’être performante dans le modèle et fragile dans la réalité.

      La simulation permet d’introduire plusieurs comportements adverses, plusieurs rythmes d’adaptation et plusieurs objectifs. Une approche stochastique permet ensuite d’examiner la robustesse de la défense face à cette diversité.

      Elle peut également révéler des déplacements du risque. Une mesure peut réduire la probabilité d’une intrusion directe tout en augmentant la dépendance à un fournisseur. Une automatisation peut accélérer la détection tout en créant une nouvelle surface de compromission. Une segmentation peut limiter une propagation technique tout en ralentissant la réponse humaine. L’intérêt du modèle est précisément de rendre visibles ces interactions.

      Clémence Foufa — La méthode pourrait-elle contribuer à une véritable souveraineté cyber européenne ?

      Didier Bazalgette — Oui, à condition de ne pas réduire la souveraineté à la localisation d’un fournisseur ou à la propriété d’une technologie.

      Une souveraineté réelle suppose aussi de maîtriser les hypothèses sur lesquelles reposent nos choix, de pouvoir comparer des architectures, de comprendre les dépendances et de conserver la capacité de contredire nos propres décisions.

      Des partenaires européens pourraient partager des modèles de mécanismes sans centraliser leurs incidents, leurs vulnérabilités ou leurs architectures nationales. Ils pourraient construire des épreuves communes, comparer des solutions et accumuler une connaissance collective tout en maintenant la protection des cas opérationnels.

      Cette capacité serait particulièrement utile dans les domaines où aucun acteur ne possède seul toutes les compétences et toutes les données nécessaires.

      Clémence Foufa — Quelle formule résume le mieux cette proposition ?

      Didier Bazalgette — Le secret doit porter sur l’instanciation, pas nécessairement sur toute la structure du modèle.

      Une organisation doit protéger le cas réel : ses vulnérabilités, ses capacités, ses données, ses sources et ses intentions. Mais elle doit essayer d’extraire de ce cas un mécanisme suffisamment abstrait pour être partagé et suffisamment fidèle pour être utile.

      La simulation rend ce mécanisme manipulable. L’épreuve en recherche les limites. Le stochastique permet d’explorer plusieurs évolutions plutôt que de figer une trajectoire unique.

      Clémence Foufa — Le véritable enjeu n’est donc plus seulement de savoir qui peut entrer dans le secret ?

      Didier Bazalgette — Exactement. Pendant longtemps, la R&D confidentielle a principalement organisé l’entrée des personnes et des technologies dans un périmètre protégé. Cette logique reste nécessaire, mais elle ne suffit plus.

      Nous devons également apprendre à faire sortir des objets intellectuels contrôlés : des mécanismes, des modèles, des métriques et des protocoles d’épreuve qui puissent être discutés sans révéler le cas dont ils proviennent.

      Pour la cybersécurité, le changement serait considérable. Nous pourrions mutualiser des capacités de recherche sans mutualiser les vulnérabilités, comparer des solutions sans exposer les architectures, capitaliser des incidents sans constituer un inventaire exploitable par un adversaire et entraîner les responsables cyber à contester les hypothèses plutôt qu’à seulement réagir à des scénarios.

      Nous pourrions également passer d’exercices fondés sur une histoire unique à des environnements dans lesquels les attaques, les réactions, les dépendances et les délais varient. Une solution cyber ne serait plus jugée sur sa capacité à réussir une démonstration, mais sur sa robustesse dans un ensemble de configurations.

      Enfin, cette méthode permettrait de créer une connaissance cumulative. Chaque incident protégé pourrait enrichir un modèle commun sans être directement exposé. Les chercheurs, les industriels et les responsables opérationnels pourraient travailler sur les mêmes mécanismes sans devoir accéder aux mêmes informations.

      La R&D souveraine ne peut pas choisir entre la protection et la contradiction. Elle a besoin des deux. La confidentialité protège les capacités et les vulnérabilités. La contradiction protège la qualité des décisions. La simulation devient décisive lorsqu’elle parvient à maintenir simultanément ces deux exigences.

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    • La SEO Garden Party revient le 22 septembre 2026

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      À noter que cette édition du 22 septembre 2026 sera suivi d'une autre édition en novembre. On vous en reparle bientôt !

       

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      Le programme de la SEO Garden Party 22e édition

      Mardi 22 septembre 2026

      9h30 : Serge-Jérome Laverny : "SEO 2027 : La fin de la Position #1. Comment forcer Google et ChatGPT à recommander vos services." 10h30 : Guillaume Pracht : "Google Search et IA : quels leviers méritent vraiment votre budget ?" 11h30 : Thomas Casiez : "Le hold-up des AI Overviews : La réalité brutale des baisses de trafic (et qui va survivre)" 13h00 : Quentin Saboureau : "Google Maps : transformez votre fiche en machine à clients" 14h00 - Dorothée Raffray : "Gagner des clients grâce à Linkedin - La méthode qui fonctionne en 2026" 15h00 : Kate Herchuez et Marilou Rudel : "GEO & Reddit : comment émerger sur ces plateformes ?" 16h00 : La Provence : Titre annoncé prochainement

      Les détails du programme sont disponibles sur le site de la SEO Garden Party !

      Ce webinaire 100 % gratuit sera présenté par Alain Guisado.

      Infos pratiques de la SEO Garden Party 22

      • Quand : mardi 22 septembre 2026
      • Où : webinaire 100 % en ligne
      • Prix : gratuit
      • Inscription : obligatoire, l’inscription a lieu sur le site de la SEO Garden Party
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      Inscrivez-vous gratuitement

      Pourquoi participer ?

      Chaque édition de la SEO Garden Party est l'occasion d'écouter des experts partager leurs retours terrain, leurs méthodes et leurs visions sur l'évolution du Search. L'événement est reconnu pour la qualité de ses interventions, son accessibilité et la richesse des échanges.

      « La SEO Garden Party est un événement incontournable pour tous ceux qui veulent progresser en SEO. Les conférences offrent des retours d’expérience concrets et des conseils directement applicables. C’est rare de trouver un contenu aussi riche et gratuit. »
      - Victor Lerat, Directeur Abondance

      L’article "La SEO Garden Party revient le 22 septembre 2026" a été publié sur le site Abondance.

    • Pesticides : deux livres alertent sur les dangers pour les enfants

    • Évènement de soutien à un internet militant & autonome - 12 septembre 18h30 à la Kunda

      Retrouvons-nous samedi 12 septembre à 18h30 à la Kunda (46-48 rue Jules Lagaisse, Vitry-sur-Seine pour une discussion, une projection et une cantine en soutien à un internet militant & autonome.

      L'offensive de Trump contre Autistici/Inventati aura une seule conséquence : multiplier A/I partout.

      Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre

      &nbsp|&nbsp8 septembre

      Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.

      Autistici/Inventati met fin à ses activités de services internet libres et autonomes

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      Fin de Autistici et de Noblogs : Le néofascisme américain et ses alliés détruisent des outils de libre expression ajout de la modé : Pour les personnes qui utilisent le service mail austiciti.org pour (…)

      Nous organisons un évènement de rencontre, partage et discussion ce samedi 12 septembre à la Kunda pour réfléchir ensemble à quelle réponse apporter depuis où nous sommes

      Au programme : infokiosques, discussion, projection et cantine vegan.
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    • Cyril Sarlin, ex-chef de la police municipale de Limoges, rejoint la mairie RN de Carpentras

      Source : Facto !
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