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«Trop de Noirs, trop d’Arabes»: le patron de café accusé de propos racistes par ses employés sèche son procès
Le parquet de Bordeaux a requis la condamnation pour injures publiques racistes à l’égard de Daniel Marion, propriétaire du Régent, qui a reconnu les propos. Mais les salariés qui avaient porté plainte gardent un goût amer de son absence à l’audience. -
«Septentrionale», «Le Livre de la disparition»: et si les Palestiniens s’effaçaient?
L’auteur Karim Kattan et l’autrice Ibtisam Azem campent, dans leurs fictions respectives, une situation similaire, vertigineuse: la disparition littérale des Palestiniens et des Palestiniennes. -
Présidentielle 2027: affronter la possibilité du pire
«Les conditions sociales du fascisme continuent à exister», affirmait Theodor W. Adorno en 1967 dans une conférence prophétique sur «le nouvel extrémisme de droite». Sa réédition est une opportune invitation à prendre la mesure du péril, confirmé par le succès récent de l’AfD en Allemagne. -
GrapheneOS verrouillera bientôt le presse-papiers d'Android
Il y a 2 jours, GrapheneOS que vous connaissez tous parce que c'est l'Android que la police déteste, a détaillé une fonction baptisée secure paste, qui change la façon dont Android sert le contenu du presse-papiers aux applications. Le principe c'est qu'une application peut relire ce qu'elle a copié elle-même, mais rien de ce que les autres ont copié.
Android dans sa version de base n'est pas resté les bras croisés sur ce sujet, mais il s'est arrêté en chemin et depuis Android 10, seules l'application affichée à l'écran et le clavier par défaut peuvent lire le presse-papiers, ce qui a fermé la porte à celles qui tournent en arrière-plan. Puis Android 12 a ajouté une notification à la première lecture d'un contenu venu d'ailleurs, et enfin Android 13 vide le presse-papiers au bout d'un moment.
Mais depuis, plus rien...
Le trou qui reste, Microsoft l'a documenté en mars 2023. La version 7.9.2 de l'application SHEIN (oui, le site de fringues), téléchargée plus de cent millions de fois, lisait périodiquement le presse-papiers, et si elle y trouvait en même temps un signe dollar et un "://", elle expédiait le contenu vers un serveur distant.
Et la restriction d'Android 10 n'a rien empêché, tout simplement parce que l'application tournait au premier plan. Le comportement problématique de l'app SHEIN a ensuite disparu en mai 2022, après un signalement à Google, mais le problème de fond n'a jamais été réglé. Et j'imagine que d'autres apps actuellement sur le PlayStore appliquent la même technique sans que personne ne l'ait encore remarqué.
Secure paste de GrapheneOS s'attaque donc à ça en changeant la règle plutôt qu'en ajoutant un avertissement, et cette fois être affiché à l'écran ne donne plus droit à rien. Une application privée d'accès sait toujours qu'un élément est disponible, et peut en inspecter le type, l'horodatage de copie et la présence de mise en forme. Mais le contenu lui-même, son libellé et ses données annexes ne lui sont plus offerts sur un plateau d'argent.
Et le "collage" continue de marcher lui, parce que c'est vous qui l'autorisez. Que vous colliez depuis la barre de sélection de texte, depuis le clavier, depuis un service d'accessibilité ou avec un raccourci clavier, le système délivre une autorisation courte, liée à l'application qui reçoit et à l'élément en cours. Et pour les applications qui dessinent leur propre barre de sélection, comme celles codées en Flutter, un bouton "Coller" est visible dans le clavier par défaut.
Le plus vif d'esprit qui me lisent sont déjà debouts sur leur chaise et hurlent à travers leur écran : Et comment ça se passe pour "couper" ? Qui décide ?? Hé bien le réglage existe en version globale et par application, et il est autorisé par défaut, pour ne rien casser des applications déjà installées. Autrement dit, personne ne sera protégé sans l'avoir décidé et c'est à vous d'aller basculer en collage seulement celles à qui vous ne faites pas confiance.
Maintenant, calmez-vous les groupies de GrapheneOS parce que rien de tout ça n'est encore livré. Le code est visible dans une pull request ouverte depuis le 22 août dernier mais toujours pas fusionnée. GrapheneOS dit vouloir l'intégrer bientôt, sans donner de date et le mécanisme ne porte que sur la lecture, donc il ne dira rien des applications qui écrivent dans le presse-papiers pour y remplacer ce que vous venez de copier (coucou les détourneurs de transactions crypto)...
La même annonce parle aussi de l'application Messaging, dont l'interface vient d'être refaite en Compose, et le projet lâche au passage un chantier autrement plus lourd : faire du RCS directement dedans, chiffrement de bout en bout compris, pour ne plus avoir besoin de Google Messages. Héhé... Aujourd'hui, RCS marche très bien sur GrapheneOS, mais uniquement avec l'application de Google et sa couche Google Play isolée et c'est de ça dont ils veulent se passer.
Comme le RCS n'est pas une plateforme ouverte en pratique (pas autant que le SMS et le MMS quoi) et que tout cela repose sur l'infrastructure de Google et des opérateurs, le plan, c'est donc de refaire d'abord la partie que Google Messages assure, en gardant Google Play isolé pour l'activation, puis de s'en passer chez les opérateurs qui le permettent... à condition qu'ils acceptent le client de GrapheneOS, ce qui n'est pas gagné...
Quand je pense que Google, ces grands hypocrites qui ont passé des années à réclamer qu'Apple adopte RCS au nom de l'ouverture, coupe lui-même le service depuis 2024 sur les téléphones rootés et une partie des ROM alternatives. GrapheneOS y échappe mais ça donne quand même l'idée de l'accueil qu'un client maison pourrait espérer... On verra bien.
Mais bon, si vous êtes sur GrapheneOS, je serais vous, je surveillerais cette histoire de presse-papiers sécurisé parce que quand ça arrivera, vous serez encore plus béton face aux apps problématiques.
Source : le fil d'annonce de GrapheneOS et Android Authority
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« Fuck la planète » : comment les puissants ont fait le choix du réchauffement climatique
Depuis le milieu du XXe siècle, la nocivité des pollutions industrielles sur le climat est clairement établie. Mais les sociétés riches occidentales ont préféré passer outre, nous montre avec pertinence un documentaire Arte.
Lire la suite - À découvrir / Climat , Culture , Pollutions
C'est un titre bref, qui en dit long : Fuck la planète — Le choix du réchauffement (en français, Nique la planète ou J'emmerde la planète). Diffusé le 8 septembre à 21 heures sur Arte, en trois épisodes, ce documentaire incontournable raconte l'évolution du (…) -
Durcir le droit des étrangers, une politique aussi néfaste humainement qu'économiquement
À cause de services en préfecture quasiment à l’arrêt, près d’un million de personnes se retrouvent en rupture de droits, dans l’attente du renouvellement de leurs titres de séjour. Des retards dont l'économie pâtit aussi. -
Festival Habibi, du 25 au 27 septembre à Terreblanque
Le Habibi Fest a pour but de réunir des artistes et musicien-nes de différents horizons, avec une perspective anti-sioniste et anti-raciste commune.
Sur trois jours, du 25 au 27 septembre, de nombreux concerts live, DJ set, projections, peut-être aussi des pièces de théâtres interractives, ainsi qu'un marché de créateurices engagé-es, composeront ce festival.
Pour créer un lieu de rencontres, de célébration et de résistance.
Le festival recherche encore des contributions (artisan-es, musicien-nes, militant-es...).
L'entrée lors du premier jour sera à prix fixe, 10 euros. Et à prix libre les 26 et 27 septembre.
L'argent récolté, après remboursement, permettra de soutenir une famille Gazaouie.
Le festival se déroulera à Terreblanque, un lieu-dit alternatif situé au 5170 route de Muret 31470, Saint-Lys, à 30/40 minutes de voiture de Toulouse.Salut à toustes !
Festival Habibi est une initiative lancé par Jo, un Palestinien originaire d'Umm al-Fahm et habitant sur Toulouse. C'est une prolongement des valeurs portés par le magasin itinérant Bazar Habibi que tient Jo : visibiliser la Palestine en alliant son artisanat, sa culture et son histoire, dont une partie des bénéfices revient à une famille avec laquelle il est en contact à Gaza.
Notre volonté, à travers ce festival, est d'offrir un espace de solidarité, de rencontres et de créations artistiques en accueilllant des musicien-nes et artistes venant de différent-es horizons, afin de visibiliser leurs travaux et leurs talents, dans une perspective anti-sioniste et anti-raciste.
En ces temps sombres, où le génocide continue en Palestine, à Gaza, en Cisjordanie, où les vies et voix Palestiniennes et non-blanches sont déshumanisées et silenciées, nous avons plus que jamais besoin d'espace de rencontre et de solidarité.
Le mail du festival : festivalhabibi@atomicmail.io, et son instagram : @festival_habibi31.
Le festival aura le plaisir d'accueillir Simona Abdallah, une grande musicienne Palestino-danoise, pour un concert live de Darbouka, le vendredi 25 à 20h.
Le reste de la programmation est encore en préparation et sera annoncé fin août/début septembre.
Nous recherchons toujours des musicien-nes ainsi que des artistes, pour les concerts, performances, représentations ainsi que pour le marché de créateurices. Ci-dessous le formulaire pour s'incrire, avec davantage d'informations :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeBt3jo5XZuhqUfF1EzPlqsvR3OIMjCMUskB_2EyL2GoHIv0A/viewform
PS : Nous recherchons particulièrement des artistes pour le marché ;-)
Et nous avons bien sûr aussi besoin de bénévoles pour pouvoir faire vivre cet événement <3
N'hésitez donc pas à nous rejoindre et à diffuser le formulaire d'inscription en tant que bénévole, sur lequel figure un petit texte explicatif :https://my.liberaforms.org/inscription-benevoles---registration-volunteers
Informations à avoir :
* Le festival aura différents espaces de restauration à prix fixes, un bar à des prix accessibles (fixes et libres).
* Le festival sera accessible à prix fixe le premier jour seulement puis à prix libre afin de récolter de quoi rembourser les frais d'organisation (l'événement est indépendant et ne reçoit aucune aide ni subvention), 30 % des recettes sont reversées à une famille de Gaza.
* Plusieurs points d'eau sont accessibles sur le site. Ainsi qu'une douche, accessible PMR.
* Plus d'informations sur l'accessibilité PMR sont données dans les visuels disponibles à la fin de cet article. Si besoin d'un aménagement spécifique, n'hésitez à nous contacter via mail ou sur instagram.
* Il est de notre responsabilité collective de réagir face à des violences systémiques et des comportements oppressifs. Une team formée à la prévention et gestion des VSSS (violences sexistes, sexuelles et systémiques) sera présente et visibilisée sur place.
* Un stand de réduction des risques sera présent.
* Un espace pour enfant ouvert la journée permettra aux enfants de jouer.
* Un camping sera prévu pour poser hamacs et tentes. Et un vaste parking peut accueillir camions et voitures.
* Nos compagnon-nes animaux sont bienvenu-es mais merci de veiller au respect du lieu et des personnes. Chacun-e est responsable de ses compagnon-nes non-humains :^)
* Concernant le trajet, Terreblanque est facilement accessible en voiture, se situant à 30/40 minutes de Toulouse. C'est aussi possible de se rendre sur place en bus ou en stop. Via Saint-Lys, la ville la plus proche ou Muret. Et directement via Toulouse avec le bus LiO 365 qui dépose à 20 minutes à pieds.
Afin de donner vie à ce festival, rémunérer les artistes ainsi que le lieu, permettre les défrayements, anticiper les frais de location de matériels, les achats de produits alimentaires et tant d'autres détails logistiques... Nous avons créer une cagnotte :
https://www.papayoux.com/en/cagnotte/habibi-festival
Merci par avance de votre soutien et de votre intérêt <3
A très vite !
L'équipe du Festival Habibi
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Solidarités avec nos camarades arrêtés à Athènes et Thessalonique
Le texte ci-dessus est une traduction libre, mais en même temps largement basé sur le communiqué du 23-7-2026 de l'assemblée en solidarité avec les combattants prisonnier.es, en fuite ou persecuté.es à Athènes. Il concerne la dernière vague de répression contre le mouvement anarchiste en Grèce, avec les arrestations de camarades à Athènes et Thessalonique. On publie cette traduction afin de faire tourner l'information et organiser la solidarité avec nos camarades emprisonné.e.s et les compagnons qui subissent cette vague de répression et luttent dans un contexte social de plus en plus dystopique..
SOLIDARITÉ AVEC NOS CAMARADES ARRÊTÉS À ATHÈNES ET THESSALONIQUE
VENGEANCE POUR LE MEURTRE DE THODORIS ZAVRADINOS-KARAMPAMPAS, 20 ANS, PAR LES FLICS
JUSQU'À CE QUE LA PEUR CHANGE DE CAMP
Le 10 juillet, l'État a lancé une offensive de grande échelle contre le mouvement anarchiste, procédant à des perquisitions de domiciles et à des arrestations de militants à Athènes, Thessalonique et Chania. Comme on le verra par la suite, cette offensive répressive concerne deux affaires : les explosions de bombes de gaz à Thessalonique le 1er juillet 2026 et l'incendie criminel de la banque Marfin à Athènes le 5 mai... 2010 ! À ce jour, trois camarades ont été placés en détention provisoire dans le cadre de l'affaire de Thessalonique et deux dans celle d'Athènes, tandis que l'extradition d'une autre camarade, arrêtée en Angleterre, est attendue dans les prochains jours.
A Thessaloniki
Aux premières heures du 1er juillet, une triple attaque à la bombe a été perpétrée contre des domiciles où résident des responsables politiques du ND (Nea Dimokratia, le parti de droite au gouvernement actuellement en Grèce). L'une d'entre elles entraîne, dans des circonstances encore inexpliquées, la mort de Vagia Nestora, mère d'Aphrodite Nestora, femme politique du ND. Le gouvernement et les médias saisissent immédiatement l'occasion et instrumentalisent ce décès pour orienter l'agenda politique public vers le terrain de leur choix : la loi, l'ordre et la répression. Bien qu'aucune revendication de cette attaque n'ait été formulée, dès les premiers instants, le réservoir habituel de suspects pour l'État, le milieu anarchiste, est présenté comme étant de toute évidence responsable de l'incident. Les médias se livrent à leur triste travail, présentant chaque jour de nouvelles « informations » et de nouveaux scénarios sur ce qui s'est passé, traitant cet événement lui aussi comme un spectacle.
Finalement, neuf jours après les incidents, les autorités procèdent à l'arrestation d'un camarade, d'une camarade (qui se trouvait ce jour-là à Chania) et d'une autre personne. Le 16 juillet, la brigade antiterroriste arrête un autre camarade devant son domicile et interroge une camarade, qui est remise en liberté quelques heures plus tard. Le seul élément impliquant le camarade arrêté ce jour-là dans l'affaire, est le faux témoignage de la troisième personne arrêtée le premier jour de l'opération, qui l'a d'abord désigné devant la brigade antiterroriste, puis devant l'instructrice. Les fausses informations fournies par cette personne sous la pression et les menaces de la brigade antiterroriste sont venues corroborer le « récit nécessaire », selon lequel il existerait au moins trois personnes constituant une organisation, et de criminaliser l'identité politique ainsi que les relations amicales et de camaraderie de notre camarade. Malgré le démenti des quatre personnes arrêtées, le gouvernement et les chaînes de télévision les présentent comme manifestement coupables, la seule question qu'ils laissent en suspens étant de savoir combien d'autres personnes seront désignées comme responsables de ces attentats par la suite. Suivant comme à leur habitude la ligne de l'État et des services antiterroristes, le procureur et le juge d'instruction ont décidé de placer les quatre personnes en détention provisoire.
De toute évidence, nous ne nous attendions pas à ce que les policiers, les juges et les journalistes se préoccupent des notions juridiques telles que la « présomption d'innocence », ni à ce qu'ils fassent preuve de délicatesse face à la mort d'un des « leurs ». Les spectacles hypocrites et lamentables donnés par des responsables gouvernementaux devant les caméras lors des funérailles de V.N. s'inscrivaient tout naturellement dans le traitement médiatique vulgaire de l'affaire, dans le but évident de tenter un chantage émotionnel sur la société afin qu'elle se rallie aux projets du gouvernement.
L'Affaire de l'incendie de Marfin Egnatia Bank
Le jour même des arrestations à Thessalonique, l'État a choisi d'ouvrir une nouvelle enquête remontant à la lointaine année 2010 et aux immenses mobilisations qui avaient lieu à l'époque contre les mesures d'austérité. Une austérité qui découlait des mesures économiques brutales imposées par les institutions du FMI et de l'UE au détriment de larges couches de la population, afin de protéger et de renforcer la rentabilité des classes dominantes. Des mesures que, jusqu'à aujourd'hui, les gouvernements de toutes tendances idéologiques qui se sont succédé au pouvoir continuent d'appliquer avec la même intensité.
Le 5 mai 2010, donc, au milieu de mobilisations massives dans le cadre d'une grève générale et d'affrontements violents avec les forces de l'ordre au centre d'Athènes, l'agence de Marfin Egnatia bank, a été incendiée. Le propriétaire de la banque, Andreas Vgenopoulos, après avoir contraint ses employés à rompre la grève, a vu la journée se terminer sur le bilan tragique de trois employés morts, piégés dans le bâtiment. Le gouvernement, bien sûr, n'a pas hésité à exploiter cet événement pour contenir la colère sociale généralisée. Il a poussé les médias à parler de meurtriers sans scrupules et a traîné devant les tribunaux des militants de la gauche alternative, les ridiculisant et leur imposant des mesures restrictives, jusqu'à ce que ces affaires soient classées sans suite par les tribunaux quelques années plus tard.
Il est apparu clairement au cours des années suivantes que l'État, et en particulier ses représentants de droite, n'avaient pas dit leur dernier mot sur cette affaire. Malgré la condamnation de Vgenopoulos lui-même, ainsi que d'autres membres de la direction de la banque, en 2013 pour cet incident, l'affaire Marfin a été présentée dans les médias comme un « crime de la gauche ». Depuis lors, l'exigence d'une condamnation morale de cet événement revient sans cesse à l'encontre de tous les commentateurs de gauche, quel qu'en soit le courant, dans le but de les contraindre à faire des déclarations publiques de loyauté envers l'ordre établi. De plus, l'affaire Marfin a également servi à criminaliser et à discréditer moralement l'ensemble du milieu antiautoritaire, à une époque où son influence sociale était considérable, avec de nombreuses occupations, des espaces auto-organisés et des lieux de rencontre dans les universités et les quartiers, une présence dans les syndicats, les grèves et les manifestations, ainsi qu'une multitude d'actions qui allaient jusqu'à des moyens de lutte plus sophistiqués.C'est ainsi que, 16 ans plus tard ( !!!!!!!!!), le 10 juillet 2026, les flics – et plus précisément ce nouveau service au surnom ridicule de « FBI grec » – ont mené quatre perquisitions dans des logements de camarades à Athènes, saisissant du matériel informatique. Deux d'entre eux seront arrêtés et placés en détention provisoire, tandis qu'un mandat d'arrêt a également été émis à l'encontre d'une camarade résidant depuis des années à l'étranger et devrait être rapatriée dans les prochains jours en Grèce. La grossièreté dont font preuve l'État, les médias et les autorités judiciaires dans cette affaire atteint des sommets. Après leur deuxième tentative infructueuse de monter un dossier en 2021, et s'écartant des traditionnels « appels anonymes » que recevaient la police et les services antiterroristes lorsqu'ils voulaient impliquer quelqu'un dans une affaire, ils ont désormais présenté un e-mail anonyme... e-mail (!!), rédigé par un soi-disant type qui, depuis seize ans maintenant, ne dort plus la nuit à cause des remords de ne pas parler de ce qu'il sait. Un e-mail contenant une liste de noms de personnes qui auraient planifié cet incendie criminel et qui, une fois de plus, est si mal ficelé qu'il mentionne le nom d'une personne qui se trouvait alors en prison. La détermination avec laquelle l'État a voulu exploiter médiatiquement cette affaire transparaît également dans le fait qu'il a mobilisé Interpol pour arrêter la compagne en Angleterre, alors qu'elle se trouvait à l'aéroport en partance pour Athènes, après avoir déjà averti les autorités de son retour dans le pays en raison du mandat d'arrêt lancé contre elle, bloquant ainsi, pour des raisons bureaucratiques et spectatrices son retour volontiers à Athènes.
La camarade est arrive a Athènes et le 11/8 elle s'est présentée aux autorités judiciaires a été placée en détention provisoire avec l'accord du procureur et du juge d'instruction ; une décision ignorant l'analyse des photographies effectuée par la Direction des enquêtes criminelles ne permet pas une identification formelle, mais seulement de confirmer de manière limitée une ressemblance, tandis qu'aucun élément de preuve issu des analyses de laboratoire ne permet d'attester sa présence sur les lieux. Par ailleurs, il est souligné que ces mêmes éléments de preuve numériques avaient été examinés en 2022 et avaient conduit au classement de l'affaire par rapport a l'implication de la camarade.
Qu'est-ce qui relie ces deux affaires ?
Deux affaires apparemment sans lien entre elles, tant dans l'espace que dans le temps, dont le seul point commun est qu'il s'agit d'incendies criminels visant des infrastructures immobilières et ayant entraîné la mort de personnes, se transforment de manière méthodique en principale arme de communication du pouvoir étatique face à l'ennemi intérieur, et plus précisément au mouvement anti-autoritaire/anarchiste. Ils se retrouvent donc dans un récit commun véhiculé par la propagande d'État, qui prend corps soit à travers les déclarations politiques officielles des responsables gouvernementaux, soit par le biais de l'armée médiatique pro-gouvernementale, une propagande qui présente le mouvement anarchiste comme le foyer d'organisations criminelles et les anarchistes comme des meurtriers sans scrupules.
L'affaire de Thessalonique et l'affaire Marfin, ressortie pour la troisième fois des bas-fonds de la sécurité d'État, sont le reflet de la frénésie de vengeance de l'État contre un milieu qui, depuis le début de la transition démocratique jusqu'à aujourd'hui, se bat et lutte pour la liberté et l'égalité contre l'exploitation et à l'oppression exercées par l'État et le Capital. Ces deux affaires distinctes s'inscrivent dans la continuité d'une attaque acharnée que le pouvoir a lancée à plus grande échelle contre la société, mais aussi plus particulièrement contre le milieu anarchiste. Des expulsions répétées de squats, la tentative d'éradication des mouvements dans les universités par la criminalisation des camarades qui y agissent, en passant par les mises en détention provisoire de camarades dans l'affaire de l'expropriation de la banque à Kato Tithorea (Le 11-5-2026, une expropriation a lieu dans une agence bancaire a kato Tithorea. Quelques heures plus tard, huit camarades sont arrêtés à la suite d'une opération répressive simultanée menée par les flics dans les environs et de perquisitions à domicile à Athènes) et les peines écrasantes infligées aux camarades dans l'affaire d'Ampelokipoi (19 ans pour Marianna M. et 8 ans pour Dimitra Z. Les autres accusés Ν.Romanos, Dimitris P. et A.K ont été acquittés au bénéfice du doute . Pour en savoir plus : https://iaata.info/Suivi-de-l-affaire-Ampelokipi-communique-sur-la-manif-de-soutien-du-31-octobre-8260.html), l'ampleur de cette attaque n'est peut-être pas encore pleinement apparue. Et cela, en soi, est une raison suffisante pour exiger une vigilance et une prise de conscience collectives. Car cette tentative des autorités étatiques d'enlever nos camarades et de les plonger dans un long calvaire qui détruira leur vie doit être stoppée sur les barricades de la résistance et de la solidarité inconditionnelle.
Il est clair que le gouvernement a de nombreuses raisons de vouloir modifier son agenda, d'autant plus que, nous entrons dans une période préélectorale (les elections présidentielles auront lieu dans 2027). Il n'est pas facile d'amortir le tollé social provoqué par l'effondrement économique de larges couches de la population, alors que des scandales de corruption remettent en avant à quel point ceux d'en haut volent de manière effrénée et en toute impunité, bénéficiant ensuite de toutes les protections judiciaires et politiques. Il n'est pas facile de dissimuler les morts qui continuent de s'accumuler par indifférence et cupidité, comme dans le cas de Tembi (collision mortuaire de deux trains en 28-2-2023 qui a provoqué la mort des 57 personnes. Cet incident a démontré du manière brutale les failles de sécurité de leur réseau ferroviaire, miné par des années de gestion indigente et négligence de la partie de l'Etat grec. A noter aussi que après l'incident, des preuves précieuses ont par ailleurs été perdues quand, quelques jours seulement après la collision, le site a été rasé au bulldozer), qui a mis en évidence l'absence totale de mesures préventives en matière d'infrastructures, mais aussi dans la multitude de meurtres de travailleurs ces dernières années (à cause des conditions de travail dangereux), dont les plus récents à Aspropyrgos (le 14/7 À la suite d'une explosion sur un chantier à Aspropyrgos, trois ouvriers se trouvent dans un état critique, sous ventilation artificielle en soins intensifs, et huit autres sont transportés vers des hôpitaux. Ces dernières années, les attaques contre les acquis sociaux ont aggravé les conditions de travail, qui s'apparentent à celles d'un camp de travail forcé. Les horaires de travail flexibles, les embauches et licenciements par SMS, le non-respect des règles élémentaires de sécurité entraîne une augmentation des accidents mortels liés au capitalisme, des blessures et de l'exploitation ), qui montrent de la manière la plus brutale les conditions dans lesquelles le prolétariat tente de survivre. Il n'est pas non plus évident de comprendre comment on parvient à dissimuler les crimes des meurtriers et violeurs en uniforme, qui torturent des gens dans les commissariats, entassent les cadavres d'immigrés et d'immigrées anonymes aux frontières terrestres et maritimes, et exécutent des gens dans les rues des villes, le plus récent étant l'exécution de Thodoris Zavradinos Karabampas un jeune de 20 ans atteint de troubles neurologiques à Argos par des meurtriers en uniforme. Le mercredi 8 juillet, les policiers ont tiré au moins 13 balles sur lui parce qu'il ne s'était pas arrêté lors d'un contrôle, qu'il a quitté son véhicule et pris la fuite en panique. Une campagne de désinformation a immédiatement été lancée, évoquant des manœuvres dangereuses et une déviation de la balle. Thodoris a perdu la vie à l'hôpital, en état de mort cérébrale.
Une exécution qui a ajouté un nom de plus, celui de Thodoris, à la liste qui ne cesse de s'allonger : Alexis Grigoropoulos, Nikos Sampanis, Kostas Fragoulis, Christos Michalopoulos, Vasilis Maggos,Kostas Manioudakis...
Au-delà toutefois des intérêts de micropolitique et des avantages en termes de communication, nous devons reconnaître que la lutte de l'État contre son ennemi intérieur revêt une importance accrue en cette période de bouleversements économiques et géopolitiques mondiaux. Une période durant laquelle l'État grec participe activement aux opérations militaires de l'OTAN et d'Israël, tant au génocide en Palestine, que sur les fronts opposant l'Iran dans le détroit d'Ormuz et dans les pays de la région qui soutiennent plus ou moins les intérêts américains. Le message que l'État tente désespérément de faire passer est que les luttes du passé sont terminées. La paix sociale s'impose aujourd'hui, alors que les États se préparent à des temps et à des conflits encore plus durs. Des conflits dont le coût devra manifestement être supporté par les couches sociales et les classes les plus défavorisées, alors que l'argument de la voie politique sans issue a désormais perdu toute crédibilité et que les promesses de croissance résonnent comme des blagues de mauvais goût.
Au-delà de tout cela, cependant, avec cette double opération à Athènes et à Thessalonique, le pouvoir public tente quelque chose d'encore plus sournois. Elle tente de s'octroyer une sorte d'avantage moral qui la légitimerait à lancer cette nouvelle offensive répressive contre l'anarchie, contre nous toutes et tous. Un avantage moral grâce auquel elle cherche non seulement à affirmer sa supériorité matérielle sur nous et à nous écraser, mais aussi à remporter un triomphe moral parallèlement à notre anéantissement psychologique, économique et physique.
Mais tant nous que nos camarades qui se trouvent en ce moment entre les mains des flics connaissons très bien notre position face à tout ce qui précède. Nous n'oublions pas les luttes que nous avons menées ensemble dans la rue, sur les lieux de travail, dans les universités. Des luttes revendicatives, des luttes pour la défense des acquis des mouvements des périodes précédentes. Des luttes contre la misère économique et sociale, contre la bande des tueurs en uniforme. Des luttes conflictuelles, conscientes que le monopole d'État sur la violence ne peut être brisé que par l'action concrète. Des luttes qui non seulement rejettent la logique des « pertes collatérales », mais qui, au contraire, s'inspirent et sont animées par les notions de solidarité sociale et d'autodéfense collective.
Nous n'oublions pas que plus les conditions deviennent difficiles, plus il est nécessaire de retrouver notre force et de revendiquer l'espace vital dont on nous a considérablement restreint l'accès. Et nous n'oublions jamais que toutes celleux qui sont entre les mains des flics et des juges constituent un élément crucial de cet affrontement avec l'État.Une fois de plus, nous descendons donc dans la rue pour déclarer par tout moyen :
« C'EST VOUS LES ASSASSINS »
Qui torturez, violez, assassinez en toute impunité et de manière systématique.
Dans les rues, aux frontières, dans les commissariats, dans les prisons
Dans les chantiers, dans les hôpitaux publics en sous-effectif, dans les transports en commun
Dans les affaires et les alliances géopolitiques qui commettent des génocides.C'EST VOUS LES ASSASSINS
ET VOUS NOUS TROUVEREZ DEVANT VOUS MAINTENANT ET POUR TOUJOURS
JUSQU'À LA DESTRUCTION TOTALE DE L'ÉTAT CAPITALISTE
L'ANARCHIE VIVRA, L'ANARCHIE VAINCRA
SOLIDARITÉ AVEC TOUS LES CAMARADES PERSÉCUTÉS À ATHÈNES ET À THESSALONIQUE
LA SOLIDARITÉ EST NOTRE ARME
Le texte source de cette traduction peut se retrouver ici https://athens.indymedia.org/post/1642120/
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10/09 : Rassemblement antifasciste
L'AG antifasciste de Brest appelle à un rassemblement suite aux dernières agressions aux revendications fascistes.
- Initiatives / Brest, Violences, Manifs et rassemblements -
Futurs parcs d’attractions XXL près de Paris : pourquoi le projet voulu par Emmanuel Macron rappelle le fiasco d’EuropaCity
Paris, le 24 août 2026. Emmanuel Macron et Mohammed ben Salmane ont annoncé la création de trois parcs d’attractions XXL près de Paris. © Henrique Campos/Hans Lucas via AFP
Un complexe de loisirs «hors normes» qui doit «confirmer la place de la France en tant que première destination touristique au monde». C’est ainsi qu’Emmanuel Macron a présenté le projet saoudien de trois parcs d’attractions à Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), le 24 août, aux côtés du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane. Le tout pour la bagatelle de six milliards d’euros. Pour l’heure, aucun calendrier précis n’a été communiqué : tout juste sait-on que l’un des parcs aura pour thème les mangas.
Cette annonce rappelle à Bernard Loup, militant du Collectif pour le Triangle de Gonesse, engagé contre l’urbanisation des terres agricoles, un projet avorté à une vingtaine de kilomètres plus à l’est : EuropaCity.
«Tout le monde semble avoir oublié EuropaCity, mais je ne vois pas très bien en quoi cette nouvelle initiative est différente», souffle le militant octogénaire. En 2011, le groupe Auchan, deuxième distributeur français, annonce la création d’un vaste complexe de loisirs et de commerces de 80 hectares, pour un investissement de trois milliards d’euros. Il s’associe au groupe chinois Wanda, alors premier opérateur de parcs d’attractions en Chine. Un centre aquatique, une piste de ski, plus de 500 boutiques, une salle de concert et un complexe cinéma sont notamment prévus.
«Un projet d’une autre époque»
Le parc doit s’implanter sur les terres agricoles du Triangle de Gonesse (Val-d’Oise), au nord de Paris. «Des terres pourtant réputées comme exceptionnelles et parmi les plus fertiles d’Europe», souligne Stéphane Tonnelat, ethnographe au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et auteur de Sauver les terres agricoles (Seuil, 2026). Elles sont notamment précieuses dans un monde en proie au changement climatique puisqu’elles ne nécessitent pas d’arrosage. Grâce à leur grande profondeur, les sols peuvent stocker l’eau de pluie, qui remonte ensuite par capillarité lorsque les températures augmentent.
De 2016 à 2019, Bernard Loup, président du Collectif du Triangle de Gonesse, s’est mobilisé contre le projet EuropaCity. © Jérôme Fourcade/Hans Lucas via AFP
Pendant presque dix ans, Bernard Loup et son collectif se sont mobilisés pour faire annuler le projet et conserver ces terres agricoles. «On a fait de nombreux recours juridiques, on a occupé une partie du terrain, on a informé la presse et la population, on a même marché de Gonesse à Matignon… et ça a fini par payer», se remémore le militant. En 2018, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté de création de la zone d’aménagement.
Le gouvernement abandonne définitivement EuropaCity en novembre 2019, lors d’un conseil de défense écologique. Il s’agit d’un «projet d’une autre époque, fondé sur une consommation de masse d’objets et de loisirs. Nous souhaitons éviter autant que possible ce genre d’équipements, qui concentrent l’activité à l’écart des villes, dévitalisent les centres historiques et créent d’importants besoins de transports automobiles», avait déclaré Élisabeth Borne, alors ministre de la transition écologique.
145 hectares de terres agricoles urbanisées
«En quoi le parc à Cergy répond mieux à la situation actuelle ?», s’exaspère Bernard Loup. Pour Stéphane Tonnelat, ces nouveaux parcs prouvent que l’intérêt du gouvernement pour l’environnement n’existe plus. «On fait face aux mêmes problématiques qu’avec EuropaCity, mais avec un projet dont l’envergure est multipliée par deux», ajoute-t-il, exaspéré. Les parcs de Cergy doivent s’étendre sur 200 hectares, selon l’Élysée, dont 55 seront aménagés sur le site de l’ancien parc d’attractions Mirapolis, qui a fait faillite et est à l’abandon depuis 1991. Les 145 hectares restants doivent, eux, être pris sur des terres agricoles.
Sauf que celles-ci abritent des zones humides, nids de biodiversité. Si le complexe est construit, il se trouvera aussi à la lisière du parc naturel du Vexin, un plateau agricole classé dont les zones naturelles d’intérêt écologique couvrent près de 29% de la surface. «Le bruit et la lumière vont forcément perturber le quotidien de la quinzaine d’espèces protégées présentes», explique Tony Clavaud, cofondateur du collectif Mirapolis aux habitant·es, contre le projet. On y trouve notamment plusieurs chauves-souris et une libellule rare, l’agrion de Mercure.
Autre similitude avec EuropaCity, le gouvernement français collabore avec des investisseurs étrangers. Pour le nouveau parc, le président de la République a confirmé son financement par Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund dédiée au divertissement, au sport et à la culture. «Que ce soit la Chine ou l’Arabie saoudite, à chaque fois ce sont des rapprochements avec des gouvernements autoritaires, ce qui est hautement questionnable», pointe l’ethnographe Stéphane Tonnelat.
Les débuts d’une mobilisation
Avec ces nouveaux parcs d’attractions, Emmanuel Macron promet la création de 22 000 emplois directs, «du jamais-vu depuis Disneyland Paris», s’est-il félicité sur X. «C’est un projet qui pourrait vraiment conforter l’attractivité touristique de l’Île-de-France», a renchéri sur TF1 Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France. Des arguments qui sonnent comme un disque rayé quand on sait que les perspectives d’attractivité économique et touristique étaient déjà mises en avant pour EuropaCity. «Sauf que, ce qu’ils ne disent pas, c’est que les emplois seront pour la plupart saisonniers, et que les personnes recrutées ne seront pas forcément du coin car, comme à Disneyland, il faut embaucher du personnel qui parle toutes les langues d’Europe», constate Bernard Loup.
Pour s’opposer à ce projet, lancé sans concertation avec les citoyen·nes concerné·es, le collectif Mirapolis aux habitant·es s’est rapidement constitué. Lors de sa première réunion, le 27 août dernier, une soixantaine d’habitant·es inquiet·es avaient fait le déplacement. Une pétition vient également d’être lancée. «Ce qu’on veut, c’est davantage d’informations et que les habitants soient consultés», réclame Tony Clavaud, cofondateur du collectif. «S’ils ont besoin d’aide pour lutter, les membres du Triangle de Gonesse viendront les soutenir. On est aussi passés par là», glisse amicalement Bernard Loup. Il est encore trop tôt pour savoir comment le projet évoluera. S’il suit son cours, un débat public devrait être organisé. Reste à voir si les parcs de Cergy connaîtront le même destin qu’EuropaCity.
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Judicial Notice (09.07.26): Split Decisions
The New York office of Skadden, at One Manhattan West (photo by David Lat).This week’s Judicial Notice is sponsored by

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I hope you had a fun and relaxing Labor Day weekend. Zach and I took our kids down to the Jersey Shore—specifically, Wildwood (don’t judge). It’s not the most upscale vacation destination. But our boys, ages 8 and 3, had a great time—and, to be honest, so did we.
Now, on to the news—which was busier than one might expect (or want) going into Labor Day weekend, so let’s get to it.
Lawyer of the Week: Kevin Reddington.
On January 24, 2023, Lindsay Clancy, now 36, fatally strangled her three children—Cora (5), Dawson (3), and Callan (8 months)—in the basement of the family home in Duxbury, Massachusetts. Clancy then attempted suicide by cutting her wrists and neck and jumping out of a second-story window. She survived but is now paralyzed from the waist down.
Plymouth County District Attorney Timothy Cruz charged Clancy with three counts of first-degree murder, and the case went to trial—with Clancy admitting that she killed her children, but did so while suffering from severe postpartum psychosis. After a monthlong trial and almost 40 hours of deliberations over seven days, the jury deadlocked, 11-1—apparently in favor of acquittal, according to notes the jury foreperson sent to Judge William Sullivan.
The jurors remained deadlocked even after Judge Sullivan gave them a Tuey-Rodriguez charge—the Massachusetts version of an Allen or “dynamite” charge, urging them to continue deliberating and to “consider that it is desirable that the case be decided.” And so last Friday, with a hung jury, Judge Sullivan had no choice but to declare a mistrial in Commonwealth of Massachusetts v. Clancy.
I analyze the case in greater detail below, as Litigation of the Week. For now, I’ll briefly discuss Clancy’s lawyer, Kevin Reddington—the subject of extensive media coverage and water-cooler discussion, and as such, the latest Lawyer of the Week. (Recall that Lawyer of the Week and my other Judicial Notice “awards” are based on who or what is most talked-about or in the news, not my personal opinions.)
Reddington, 75, “has spent 50 years litigating high-profile cases—arguing in many that his clients’ alleged crimes were the extreme result of mental illness,” per The New York Post. In 1989, for example, he won an acquittal for Therese Rogers, who was accused of killing her boyfriend, by arguing that she suffered from delusions and PTSD as a result of battered woman syndrome.
In the Clancy trial, Reddington passionately defended his client. He acknowledged the horrific tragedy before the jury, but argued that Clancy—a former labor and delivery nurse who desperately, but unsuccessfully, sought medical treatment for her postpartum psychosis—should not be held criminally liable for her actions. In doing so, Reddington “won the admiration of many women around the country who became engrossed in the trial and saw him as calling out a health care system that they believe failed her”—and in the process “became a hero” to Clancy’s supporters, in the words of The New York Times (gift link—I now have unlimited gift links to both The Times and The Wall Street Journal, so all NYT and WSJ links are gift links).
When the jury informed Judge Sullivan that they were deadlocked because one juror was refusing to follow the judge’s instructions as to reasonable doubt, Reddington moved to have the holdout juror removed. But Judge Sullivan denied the motion, Reddington’s emergency appeal of that ruling to the Massachusetts Supreme Judicial Court failed, and the case ended in a mistrial.
According to The Times, “for now, the mistrial must be considered a victory” for Reddington—because it “allows his client to return, for the time being at least, to a state-run psychiatric hospital rather than a prison cell.” And legal experts interviewed by The Times opined that Reddington “had masterfully pulled off an astonishingly difficult courtroom assignment, amid the most macabre of circumstances.”
Of course, the case has been extremely polarizing, and Reddington has his detractors. For example, Howie Carr of the Boston Herald wrote that Reddington acted “appallingly” in trying to have the holdout juror removed and in giving post-trial remarks to the press in which he “spew[ed] venom and contempt” at the prosecutors.
What comes next? DA Tim Cruz said he hasn’t reached a decision about whether to try Clancy again. Lindsay’s ex-husband Patrick, who had to testify at trial, appears to oppose a retrial, describing “[t]he prospect of reliving this tragedy through another trial” as “extraordinarily painful.” But Cruz, who declared that prosecuting Lindsay Clancy was “about getting justice for those three little babies,” might press on.
An 11-1 split for acquittal would seem to bode well for Clancy’s prospects at a retrial. It also raises the possibility of Clancy pleading guilty to lesser charges, like second-degree murder or manslaughter. And if you’re thinking—as I initially did—that it’s only a matter of time before Clancy gets convicted, you should be aware of how she benefits from certain unusual features of Massachusetts law (discussed below).
If Lindsay Clancy gets put on trial again, this much is clear: Kevin Reddington stands ready to defend her. As he told the media, “I don’t want a mistrial. Why would I want a mistrial? I kicked the s**t out of their case.”
Other lawyers in the news:
Speaking of attorneys tasked with navigating difficult situations, U.S. Solicitor General John Sauer, 51, has spent the past 16 months trying to maintain his credibility before the Supreme Court while not ticking off Donald Trump—and so far, Sauer “has largely appeared to pull off a tricky balancing act,” according to Amy Howe of SCOTUSblog.
Speaking of top Justice Department officials, Assistant Attorney General for Civil Rights Harmeet Dhillon, 57, was profiled by Glenn Thrush and Michael Bender of The Times. As I did with the recent NYT profile of White House Counsel Will Scharf, I asked my trusty AI assistants to rate the positivity of the Dhillon profile, on a scale of 1 to 10; ChatGPT gave it a 3.5/10, while Claude rated it a 2/10.
When Todd Blanche was promoted from deputy attorney general to attorney general, Trent McCotter was bumped up from principal associate deputy attorney general to acting deputy attorney general. Who replaced McCotter in the position known as “PADAG”? That would be Aakash Singh, 34, per Bloomberg Law’s Ben Penn—who described Singh as “an aide responsible for the aggressive overhaul of US attorneys’ offices to meet Trump priorities.”
Some lawyers are moving up at DOJ, and some are moving out—like Yaakov Roth, who stepped down as head of the Civil Division after a year and a half and returned to the D.C. office of Jones Day.
Roth left voluntarily. Elizabeth “Liz” Oyer was fired as U.S. pardon attorney—and last Thursday, she sued DOJ over her termination. In a statement to Reuters, she said, “If career officials like me can be fired for refusing to bend the rules to serve the president’s friends, then the message to every public servant is clear: loyalty to a politician matters more than loyalty to the Constitution.”
The Florida Bar declined to investigate an ethics complaint filed by 128 former judges against James Percival, general counsel of the Department of Homeland Security, based on Percival’s critical tweeting about four judges who ruled against DHS. In his letter announcing the decision, bar counsel Christopher Stephen Wackes explained that “[t]he Florida Bar does not investigate or prosecute sitting officers appointed under the U.S. Constitution while they are in office” (but the complaint can be refiled after Percival has left office).
In memoriam:
Prominent plaintiffs’ lawyer Joseph Rice—co-founder of Motley Rice, a major player in the mass-torts space—passed away at 72.
Peter Barton Hutt—a longtime partner at Covington & Burling and leading figure in the food and drug bar, who served as chief counsel of the Food and Drug Administration from 1971 to 1975—passed away at 91.
Erin Piacenti, a graduate of Fordham Law and former associate at Davis Polk, passed away at 32. She had just returned from parental leave, after giving birth to a daughter, and was commuting home from her job as a vice president at Bank of America when she was killed in a knife attack by a mentally ill woman (who was then fatally shot by NYPD officers).
May they rest in peace.
Judge of the Week: Chief Justice John Roberts.
Last Monday, the U.S. Supreme Court granted the Trump administration’s request to allow construction on the White House ballroom to continue. I wasn’t surprised by the bottom line, which I had predicted: “a narrow win for the administration, holding that the plaintiff, the National Trust for Historic Preservation, lacks standing.”
As stated in the Court’s eight-page, per curiam opinion in National Park Service v. National Trust for Historic Preservation, “Today, we do not pass upon the legality of the government’s East Wing project. We conclude only that, based on the submissions before us, the government is likely to prevail in showing that the Trust lacks Article III standing to challenge the project in federal court.”
When I predicted a “narrow” win, I was referring to the scope of the reasoning—expecting that the Court would rule based solely on standing, not touching the merits. I wasn’t thinking of narrowness in terms of the vote margin, but that was narrow too: 5-4, with Chief Justice John Roberts joining the three liberal justices in dissent.
And not only that, but Chief Justice Roberts wrote the six-page dissent himself. It was joined in full by Justices Sonia Sotomayor, Elena Kagan, and Ketanji Brown Jackson—and it was the one and only dissent, with no other justice feeling compelled to write an even more pointed dissent of her own (not even KBJ). The Chief argued that the ballroom project “is likely unlawful,” given Congress’s “plenary constitutional authority over the District of Columbia and federal property,” and based on precedents like Lujan v. Defenders of Wildlife (1992) and Friends of the Earth, Inc. v. Laidlaw Environmental Services, Inc. (2000), the National Trust has standing to sue.
The Roberts dissent was surprising for at least two reasons, as explained by Ann Marimow of The Times. First, Chief Justice Roberts rarely finds himself in the minority: since 2020, he’s been with the majority in argued, non-unanimous cases 91% of the time. Second, in the ballroom case he was arguing in favor of the plaintiff having standing—even though, per Marimow, he generally has “a reputation as a hawk when it came to the court’s gate-keeping role of deciding the procedural—but important—question of who gets to sue.”
What explains Roberts’s position here? There’s a doctrinal explanation, and a personal explanation. They’re not mutually exclusive—and might even be mutually reinforcing.
On a doctrinal level, the key issue is whether “aesthetic standing” is a thing—i.e., whether the Trust can sue over the ballroom project because one of its members, Alison Hoagland, claims that “having to view the finished ballroom the government is constructing would cause her to suffer ‘injuries’ to her ‘aesthetic, cultural, and historical interests.’” According to the majority, “This Court has not found standing in circumstances like these before. To the contrary, we have repeatedly held that mere offense, disagreement, or distaste does not qualify as a concrete and particularized injury under Article III.”
But according to (relatively conservative) law professors like Will Baude and Jonathan Adler, that assertion isn’t entirely convincing. There’s language in opinions like Lujan and Laidlaw suggesting that yes, Virginia, there is such a thing as aesthetic standing. So while there might be a tension between aesthetic standing and “some of the Court’s stricter views of standing in other lines of doctrine,” per Baude, cases like Lujan and Laidlaw remain on the books. In light of this, one can understand why Chief Justice Roberts—of the six Republican appointees, perhaps the most institutionalist and precedent-focused—might want to respect these opinions (at least until they’re explicitly overruled, with aesthetic standing joining Roe, Chevron, and Humphrey’s Executor in the graveyard of truly dead precedents).
On a personal level, I can’t help thinking: Chief Justice Roberts has a strong personal distaste for Donald Trump, and even if he’s not consciously “voting his disgust,” it might be subconsciously coloring his doctrinal views. As Jonathan Adler put it, “Given the choice between constraining standing and constraining Trump, the Chief chose the latter.” Or as Elie Mystal wrote, “it seems pretty clear to me that Roberts himself is offended by Trump’s garish White House extensions.”
In the end, Chief Justice Roberts couldn’t get a fifth vote, even if maybe he was working hard behind the scenes (perhaps to persuade Justice Amy Coney Barrett, as Professor Josh Blackman speculated). So the Chief’s dissent remained just that—a dissent. But it’s an important reminder, to both the Trump administration and litigants who challenge its actions before the Court, that the Chief is “gettable”—even on issues where you might expect his doctrinal views to line up with the administration’s.
In other news about judges and the judiciary:
When will journalists, historians, and the American people find out about how cases like the ballroom litigation got hashed out at SCOTUS? The papers of former justices can be incredibly revealing. But after Justice Scalia died suddenly in 2016, without having made arrangements for the handling of his papers, Chief Justice Roberts “led the surviving justices in discussions about imposing a more uniform seal for their own papers,” according to Jodi Kantor of The Times. Kantor’s article, which quotes legal historians like Professors Brad Snyder and Mary Ziegler, sounds critical notes about the justices protecting their papers from public disclosure for a longer period of time. For a counterpoint, check out Sarah Isgur on Advisory Opinions—who wonders if justices will commit less to paper if they know their papers will become public soon after they leave One First Street.
Justice Samuel Alito released his 2025 financial disclosure (a few months later than his colleagues, but pursuant to an extension he requested and received). His form contains no major surprises, unless you’re surprised by the modest size of his book advance: $33,333, which I’m guessing is the first of three equal payments. (His forthcoming book, So Ordered: An Originalist’s View of the Constitution, the Court, and Our Country, is based heavily on speeches he has previously delivered—so I understand why he didn’t get the sizable sums commanded by Justices Jackson and Barrett, who wrote memoirs.)
Judge Roy Altman (S.D. Fla.) was cleared of misconduct charges related to his bestselling book, Israel on Trial: Examining the History, the Evidence, and the Law, including his promotion of the book and his commentary on the Israel-Palestine conduct more generally. For the details, see Bloomberg Law and Chief Judge William “Bill” Pryor’s order dismissing the complaint (which contains both a detailed description of the allegations and Judge Altman’s responses).
Some of you might recall conservative criticism of the Federal Judicial Center’s fourth edition of its Reference Manual on Scientific Evidence—specifically, its chapter on climate change, which was removed from the Manual in the wake of the controversy. For an explanation of how the chapter was put together and a defense of the accuracy of its discussion of climate change, see the latest essay in The New York Review of Books by Judge Jed Rakoff (S.D.N.Y.), And Yet It Warms. According to Judge Rakoff, “The result [of the chapter removal] is that neither judges nor the public has access to a detailed chapter on climate science that was developed over two years in accordance with multiple checks and balances and whose scientific validity is not at issue.”
In memoriam: Judge N. Sanders Sauls—who served on Florida’s 2nd Judicial Circuit for more than 20 years, most famously ruling against Al Gore’s request for a manual recount of disputed ballots in the 2000 presidential election—passed away at 84. May he rest in peace.
Job of the Week: an opportunity for a capital-markets associate in San Francisco.
Lateral Link is working with a leading Am Law 20 firm looking to add a capital-markets associate to the growing team in its new San Francisco office. The role offers a strong mix of issuer- and underwriter-side capital-markets work, along with exposure to public-company counseling, SEC reporting, corporate governance, shareholder activism, executive compensation, and other sophisticated securities matters. This is a compelling opportunity to join an expanding platform at an early stage, take on meaningful responsibility, and help shape the office’s continued development. The firm is willing to provide full year-end bonus protection to attract the right candidate. If you might be interested, please contact Sean Hamrin at shamrin@laterallink.com to learn more.
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[Nantes] NON au permis de tuer
NON au permis de tuer
Grande marche nationale unitaire
À l’initiative de SAVE et Justice pour Adama, avec le Syndicat des Avocat·es de France, flagrant déni, Amnesty International et la Ligue des droits de l’Homme. La loi passe au Sénat en octobre : d’ici là, tout se joue dans la rue.
Partout en France, des villes se lèvent contre le « permis de tuer ». Chaque battement ci-dessous est une ville qui a rejoint la mobilisation du 20 septembre. La ligne s’allonge à chaque ralliement*.Nantes est annoncée… mais les détails ne sont pas encore connus.
source : https://stopauxviolencesdetat.fr/actions/permis-de-tuer/marches(*il manque la vôtre ? https://stopauxviolencesdetat.fr/actions/permis-de-tuer/marches#organiser )

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[Nantes] Rassemblement contre l’abattage des arbres sur le site du projet de CRA
7 jours seulement après la publication de l’autorisation environnementale, les pelleteuses ont abattu de nombreux arbres aujourd’hui sur le site du projet du projet de CRA. Ce passage en force est honteux !
Soyons nombreux et nombreuses le 8 septembre à 18h30 devant la Préfecture !
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En Europe, le fascisme est de retour
La fuite en avant vers le fascisme a lieu dans toute l'Europe depuis des années, mais elle s'accélère partout.
L’article En Europe, le fascisme est de retour est apparu en premier sur Contre Attaque.
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#Alerte #AntiCRA #Nantes Dix personnes ont été mises en garde à vue aujourd…
#Alerte #AntiCRA #Nantes Dix personnes ont été mises en garde à vue aujourd’hui pour des clous plantés dans des arbres du chantier du CRA.
source : https://www.franceinfo.fr/societe/justice/a-nantes-dix-personnes-en-garde-a-vue-soupconnees-d-avoir-degrade-le-chantier-d-un-futur-centre-de-retention-administrative_8180816.html
Y’a une tradition d’attendre devant Waldeck même s’il pleuviote pour le moment (pas de question incriminante svp!) -
ETRE CELLE QUI...
– Lecture d'un extrait du récit écopoético-politique Arbre Pleure de Thi Colas - publié en 2026 aux éditions WildProject - sur fond musical de Cannibal Dub & KYRR ( the wind elogy) ; Expérience sensorielle et spirituelle singulière, entre prose et poésie, mêlant la douceur et la rage.
Voir en ligne : ETRE CELLE QUI...
– Lecture par WAFA d'un texte de sa création Celle qui ; texte qui parle de toutes celles qui portent leur cœur entre leurs mains...
– Création sonore : confessions et réflexions partagées nées sous la plume humide et soulée de chaleur de notre camarade de longue date VAL– qui nous partage ses constats, ses rages et ses espoirs dans une Géographie réduite !
– Lecture performée par WAFA d'un texte issue de son expérience 17 ; parce que sous cette météo à 2 vitesses…et qu'il y a des travailleureuses –dont pour certain·es le droit de retrait n'existe pas parce qu' il faut un contrat – un bout de papier qui donne accès à ce "retrait" – qui donnent accès à la sécurité et à la parole – alors sous cette météo à 2 vitesses, il en existe une 3ème…
– Lecture par Françoise d'un texte de sa création pour nous parler d'amour ... J'aime ...!
– Création sonore sur la route des vagabondes avec Djena Tchéli – Au clair de Lune Beatch -
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Voir en ligne : ETRE CELLE QUI...
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En dépit de ses revenus, le député LFI Sébastien Delogu ne verse pas de pension alimentaire
L’élu des Bouches-du-Rhône ne subvient plus aux besoins de ses deux enfants depuis mars 2025. Son ex-compagne a porté plainte: l’ardoise s’élève à près de 20 000 euros. L’insoumis, qui gagne plus de 6 000 euros par mois, justifie ses manquements par des difficultés financières. -
Rachida Dati devra patienter avant de retrouver un poste au sein de la magistrature
Selon les informations de «Mediapart», le Conseil supérieur de la magistrature n’examinera la candidature de Rachida Dati à un poste au ministère de la justice qu’au mois d’octobre, c’est-à-dire après son procès pour corruption et trafic d’influence. -
POSITIVE se refinance pour poursuivre sa consolidation européenne / LIQUID NETWORK suspend ses transactions après le retrait de 4 000 bitcoins / H COMPANY n’a plus aucun de ses fondateurs
Positive refinance 106 millions d’euros pour poursuivre sa consolidation européenne Positive finalise un refinancement bancaire de 106 millions d’euros conduit par le CIC, avec quatre autres établissements, afin d’allonger la maturité de sa dette et de financer de nouvelles acquisitions. Après plus de dix opérations en cinq ans, l’éditeur lillois revendique 70 millions d’euros de …
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Rencontre-débat avec Jean-Paul Jean pour son ouvrage 'Les juges devant l'histoire. Savoir dire non, de Vichy à nos jours'
Quand ?
Le 11 septembre à 19hOù ?
Librairie Publico 145 Rue Amelot 75011 ParisPublico reçoit Jean-Paul Jean, président de chambre à la Cour de cassation (H), ancien professeur associé à l'université de Poitiers, expert du Conseil de l'Europe, intervenant à l'ENM et à Sciences Po, secrétaire général de l'Association des cours suprêmes judiciaires francophones (AHJUCAF) et vice-président de l'Association française pour l'histoire de la justice.
Dans son ouvrage, il pose les questions suivantes :
– Comment des juges, qui ont prêté serment de fidélité au maréchal Pétain et servi le régime de Vichy, ont-ils pu ensuite présider les tribunaux de l'Épuration ?
– Quel a été le rôle effectif de la justice dans l'application des lois sous l'Occupation, dans la persécution des Juifs et la répression des résistants ?
– Pourquoi Paul Didier a-t-il été le seul à refuser de prêter serment à Pétain ?
– Qu'ont réellement fait les magistrats résistants ? De quelle façon la magistrature a-t-elle contribué à l'exclusion des Juifs ?
– Quelle est la réalité du parcours controversé du vichysto-résistant André Mornet, procureur général qui a requis la peine de mort contre Pétain ?
– Comment ont été jugés après guerre les magistrats des sections spéciales ?
– Pourquoi les procès de l'Épuration n'ont-ils pu s'appuyer que sur des éléments très partiels ?La présentation de parcours de procureurs et de juges tout au long des années noires, attentistes, collaborateurs, résistants, ou vichysto-résistants, remet en contexte les situations concrètes auxquelles les magistrats ont été confrontés et les choix qu'ils ont effectués en conscience.
Nombre de documents inédits, provenant des archives publiques et privées, illustrent ces analyses. La remise en perspective de cette période sombre de l'histoire, qui s'éclaire aussi par les réformes de l'après-guerre, dont font partie l'accès des femmes à la magistrature et les prémices de la justice pénale internationale, ouvre au débat sur les enjeux contemporains de la justice, pilier de l'État de droit partout menacé par les dérives populistes et autoritaires.
- Voir aussi librairie Publico
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Rassemblement contre les violences sexistes et sexuelles
Quand ?
Le 7 septembre à 19hOù ?
Place Vendôme 75001 ParisLa Coalition féministe et enfantiste organise, lundi 7 septembre 2026, des mobilisations devant les mairies et les tribunaux partout en France, et devant le ministère de la Justice à Paris, afin de soutenir le projet de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles.
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« À plus de 4000 kilomètres du conflit » : l’impossible boycott culturel d’Israël
« Vous avez le droit de vous apitoyer (brièvement) sur le sort des Palestinien·nes – c’est même un gage d’humanité incontournable à ce stade. Mais si vous prétendez manifester en leur faveur, alors vous devenez l’ennemi·e. » Dans ce texte, initialement… -
Conférence sur Allen Ginsberg par Nina Živančević - Beat Generation
Quand ?
Le 12 septembre à 15h30Où ?
Librairie Publico 145 Rue Amelot 75011 ParisLa librairie Publico reçoit Nina Zivancevic pour une conférence sur le poète de la Beat Generation Allen Ginsberg.
Née à Belgrade et installée à Paris, Nina Zivancevic est poète, dramaturge, autrice de fiction et d'essais, traductrice, chercheuse, performeuse, commissaire d'exposition et critique d'art. Son travail s'inscrit notamment dans le champs des littératures expérimentales, underground et d'avant-garde. De 1980 à 1981, elle a été assistante d'enseignement et secrétaire d'Allen Ginsberg, auprès duquel elle a poursuivi son apprentissage poétique.
Allen Ginsberg (1926-1997) était un poète et l'une des figures les plus importantes de la Beat Generation dans les années 1950. Il s'opposait fermement au militarisme, au matérialisme économique et à la répression sexuelle. Il est surtout connu pour son poème épique "Howl", dans lequel il dénonce ce qu'il considère comme les forces destructrices du capitalisme et du conformisme aux États-Unis.
- Voir aussi librairie Publico
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Permanence juridique et sociale du syndicat du Bâtiment (CNT)
Quand ?
Le 19 septembre de 10h à 12hOù ?
CNT - nouveaux locaux 37 bis Rue des Trois Bornes, 75011, Paris, FrancePermanence hebdomadaire juridique et sociale pour les travailleurs et travailleuses du Bâtiment, des Travaux Public, du Bois, de l'Ameublement, des matériaux de construction, du Paysage, de l'Écologie et de l'Environnement, du Logement, de la Voirie et de l'Equipement.
Notre permanence répond à toutes les questions qui peuvent se poser en termes de droit du travail, droit des étrangers, droit du logement, droit à la santé, droit à la formation et à l'éducation...
Accès gratuit et sans rendez-vous initial.
- Voir la page Facebook
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Balade du 'Chiffon' dans le Montmartre anarchiste
Quand ?
Le 26 septembre de 16h à 17h30Où ?
Rue de Clignancourt Rue de Clignancourt, 75018, Paris, FrancePour la publication du 'Chiffon' n°22, Anne Steiner, historienne des milieux anarchistes, propose à la rentrée une traversée commentée du Montmartre anarchiste ! Sièges de l'anarchie et du Libertaire, domicile des soeurs Mahé, imprimerie L'Espérance...
Rendez-vous le samedi 26 septembre, à 16h à l'angle de la rue d'Orsel et de la rue de Clignancourt (une heure trente de déambulation maximum). Réservation conseillée (par mail ou courrier), places limitées.
Nous écrire : redaction@lechiffon.fr
Le Chiffon
84, rue de Charenton
75012 PARISExtrait de l'article d'Anne Steiner ('Le Chiffon' n°22) : « AVEC LES SOEURS MAHÉ, UNE TRAVERSÉE DU MONTMARTRE ANARCHISTE »
« Ici, les loyers sont peu élevés, les artisans nombreux, et la bohème artistique foisonnante. Dans les premières années du XXe siècle, nombre de jeunes provinciaux montés à Paris en quête de travail, trouvent refuge sur la butte Montmartre.
Peintres désargentés, aspirants poètes, chansonniers contestataires, anarchistes de tout poil fréquentent les mêmes cabarets et cafés et logent dans les mêmes immeubles de guingois.
Le Libertaire, journal anarchiste fondé en 1895, y a son siège, au bas de la butte. Éclectique, il ouvre ses colonnes aux anarchistes individualistes qui considèrent que toute transformation sociale passe d'abord par l'évolution des mentalités, la lutte contre les préjugés et les traditions, et l'invention de nouveaux modes de vie »
[...]
« Le mouvement des causeries populaires prend de l'ampleur, des groupes se créent à Paris, en banlieue et même en province : certains éphémères, d'autres durables. Pour leur permettre de communiquer entre eux et de rendre compte de leurs activités, un hebdomadaire est créé, l'anarchie, avec un « a » minuscule, selon la volonté d'Anna, qui milite pour une simplification et une rationalisation de l'orthographe. Il n'y a pas de place pour les majuscules dans le code qu'elle a élaboré.
Son premier éditorial d'avril 1905 affirme que le journal se veut « le point de contact entre tous ceux qui, à travers le monde, vivent en anarchistes sous la seule autorité de l'expérience et du libre examen ». Hebdomadaire tiré à 6 000 exemplaires comme Le Libertaire et Le Père Peinard, il s'impose rapidement comme l'organe du courant anarchiste individualiste.
En janvier 1906, toute la rédaction du journal emménage dans une grande maison, au 22 de la rue du Chevalier-de-La-Barre. Imprimerie au sous-sol, salles de réunion au rez-de-chaussée, chambres et pièces de vie au premier et au second. Ils sont une douzaine à y résider de façon permanente : Libertad, Anna et son fils, Armandine et le sien, né le 15 juin 1905, surnommé Diamant et déclaré à l'état-civil de parents non dénommés, comme son cousin et demi-frère Minus. »
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Balade du 'Chiffon' dans le Montmartre anarchiste [COMPLET]
Quand ?
Le 26 septembre de 16h à 17h30Où ?
Rue de Clignancourt Rue de Clignancourt, 75018, Paris, FrancePour la publication du 'Chiffon' n°22, Anne Steiner, historienne des milieux anarchistes, propose à la rentrée une traversée commentée du Montmartre anarchiste ! Sièges de l'anarchie et du Libertaire, domicile des soeurs Mahé, imprimerie L'Espérance...
Rendez-vous le samedi 26 septembre, à 16h à l'angle de la rue d'Orsel et de la rue de Clignancourt (une heure trente de déambulation maximum). Réservation conseillée (par mail ou courrier), places limitées.
Nous écrire : redaction@lechiffon.fr
Le Chiffon
84, rue de Charenton
75012 PARISExtrait de l'article d'Anne Steiner ('Le Chiffon' n°22) : « AVEC LES SOEURS MAHÉ, UNE TRAVERSÉE DU MONTMARTRE ANARCHISTE »
« Ici, les loyers sont peu élevés, les artisans nombreux, et la bohème artistique foisonnante. Dans les premières années du XXe siècle, nombre de jeunes provinciaux montés à Paris en quête de travail, trouvent refuge sur la butte Montmartre.
Peintres désargentés, aspirants poètes, chansonniers contestataires, anarchistes de tout poil fréquentent les mêmes cabarets et cafés et logent dans les mêmes immeubles de guingois.
Le Libertaire, journal anarchiste fondé en 1895, y a son siège, au bas de la butte. Éclectique, il ouvre ses colonnes aux anarchistes individualistes qui considèrent que toute transformation sociale passe d'abord par l'évolution des mentalités, la lutte contre les préjugés et les traditions, et l'invention de nouveaux modes de vie »
[...]
« Le mouvement des causeries populaires prend de l'ampleur, des groupes se créent à Paris, en banlieue et même en province : certains éphémères, d'autres durables. Pour leur permettre de communiquer entre eux et de rendre compte de leurs activités, un hebdomadaire est créé, l'anarchie, avec un « a » minuscule, selon la volonté d'Anna, qui milite pour une simplification et une rationalisation de l'orthographe. Il n'y a pas de place pour les majuscules dans le code qu'elle a élaboré.
Son premier éditorial d'avril 1905 affirme que le journal se veut « le point de contact entre tous ceux qui, à travers le monde, vivent en anarchistes sous la seule autorité de l'expérience et du libre examen ». Hebdomadaire tiré à 6 000 exemplaires comme Le Libertaire et Le Père Peinard, il s'impose rapidement comme l'organe du courant anarchiste individualiste.
En janvier 1906, toute la rédaction du journal emménage dans une grande maison, au 22 de la rue du Chevalier-de-La-Barre. Imprimerie au sous-sol, salles de réunion au rez-de-chaussée, chambres et pièces de vie au premier et au second. Ils sont une douzaine à y résider de façon permanente : Libertad, Anna et son fils, Armandine et le sien, né le 15 juin 1905, surnommé Diamant et déclaré à l'état-civil de parents non dénommés, comme son cousin et demi-frère Minus. »
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The fight over the 'Obama switch' shows how Trump weaponizes minor irritations
The water pressure in your shower feels weaker than it used to. Your favorite restaurant hands you a flimsy paper straw. Your car's engine shuts off when you stop at a red light. They're small frustrations, the little changes in how things work that upset your daily routine. But the Trump administration has turned them into rhetorical gold, recasting minor irritations as part of a broader campaign by faceless bureaucrats, virtue-signaling environmentalists and power-hungry Democrats to dictate how Americans live... -
Militarisation : les polices municipales aussi tuent de plus en plus
État des lieux d'un ensauvagement de la répression qui touche aussi les agents armés par les mairies.
L’article Militarisation : les polices municipales aussi tuent de plus en plus est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Concours : vos places pour le So good MAIF Festival à Marseille et Nantes
Vert est partenaire du So good MAIF Festival. Pour ses prochaines éditions, le festival posera ses valises à Marseille le 26 septembre et à Nantes le 16 octobre. Au menu : des rencontres, des conférences, des expériences immersives, de l’humour et les concerts de Camélia Jordana et Danyl à Marseille et Miki à Nantes ! Le tout pour célébrer l’engagement sous toutes ses formes. Retrouvez toutes les infos ici.
Nous avons le plaisir de vous faire gagner deux places pour chaque date. Pour participer, rien de plus simple : assurez-vous d’être disponible à Marseille le 26 septembre ou à Nantes le 16 octobre, et inscrivez-vous au tirage au sort ici jusqu’au dimanche 13 septembre. Nous contacterons par mail les gagnant·es. -
Amazon brade ce chauffage d’appoint Dreo avant l’arrivée des nouveaux modèles

[Deal du jour] Dreo prépare une nouvelle génération de chauffages d'appoint connectés, et son Atom One en profite pour tomber en promotion. À l'occasion des French Days, on le trouve à 49,99 € au lieu de 79,99 € sur Amazon.
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« Je ne suis pas un robot » : GPT-6 Astra a validé les 48 niveaux d’un jeu de captchas conçus pour s’arracher les cheveux

Un ingénieur d'OpenAI affirme que GPT-6 Astra a terminé « I'm Not a Robot », le jeu de captchas de neal.fun. Soit une machine qui réussit haut la main un test inventé pour démasquer les machines.
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Autoroute A412 : des opposants veulent « paralyser l'avancée des engins » en Haute-Savoie
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Autoroute A412 : des opposants veulent « paralyser l'avancée des engins » en Haute-Savoie
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Appel à soutien pour le procès de Sami
Rendez-vous MERCREDI 9 SEPTEMBRE à 8h45
Tribunal de Limoges salle 7Dans le cadre du mouvement du 10 septembre 2025, le 2 octobre une manifestation est organisée en soutien au peuple de Palestine occupée. En fin de manifestation, lors du retour au Champ de Juillet pour récupérer leur voiture, quatre manifestants.es voient quatre personnes menaçantes sortir d'une voiture noire et avancer dans leur direction. L'un d'elleux ayant pris peur s'éloigne, mais il est rattrapé et jeté au sol, t-shirt arraché, puis jeté en cellule de GAV pour 48h à regarder le plafond. Les personnes menaçantes était des policiers de la BAC en civil, sans brassard et qui ne se sont pas annoncés, venus interpeller les manifestant-es pour des faits imaginaires d'outrage sur des agents des renseignements territoriaux.
Bien sûr l'interpellation a eu lieu dans les règles de l'art de la BAC : coups, insultes, vol des numéros d'avocat, prise de photo pour envoi sur des boucles Telegram fasciste, etc. Et bien évidemment aucune caméra ne fonctionnait sur le Champ de Juillet. Un des quatre manifestant-es, Sami, est convoqué au pénal pour outrage et rébellion.On connait la motivation réelle de ce procès : mettre les manifestant-es dans des procédures qui coûtent du temps et de l'argent pour les décourager et décourager les autres citoyens d'exercer leur droit fondamental de manifester contre un génocide en cours. D'où l'intérêt d'une présence nombreuse : leur montrer que leurs intimidations ne fonctionnent pas et qu'ils seront comptables face aux générations futurs de leurs décisions d'entraver la lutte contre un génocide reconnu par l'ONU.
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« Autistici/Inventati met fin à ses activités – Restez humain »
Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.
Pour nous, « Restez humain », ce n’est pas une phrase vide de sens.
Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.
Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d’autocrates, de fascistes et d’agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travaille puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches – ou qui ont seulement quelque chose à vois avec nous – ne nous laisse pas le choix.
A/I met fin à ses activités.
Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l’ensemble des services qu’il propose.
Il n’y a pas de manière facile d’annoncer ou d’expliquer cela.
Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.
Aucun d’entre nous n’a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s’agit d’un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalités, on ne peut s’attendre qu’à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial – offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.
Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».
Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s’arrêtent pas. Restez humains.
Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d’ordres plus techniques. Mais gardez à l’esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffirr des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.
Autistici/Inventati Collective
https://cavallette.noblogs.org/2026/09/10098
https://keepitfree.ai/announcements/a/i-shuts-down-stay-human/ -
Appel pour une manif autonome contre les frontières 10 octobre à 14h à Barbès RDV à l’angle du boulevard de la chapelle et de la rue caplat
Appel pour une manif autonome contre les frontières 10 octobre à 14h à Barbès RDV à l’angle du boulevard de la chapelle et de la rue caplat
Depuis plusieurs années, le gouvernement est dans une marche en avant de plus en plus répressive, enferme toujours plus pour contenir la contestation sociale. Création de 3000 nouvelles places de taule, de super-prisons contre les narco trafiquants, de 11 CRA supplémentaires (les prisons pour les personnes n’ayant pas les bons papiers), entrée en vigueur du pacte asile immigration et du réglement retour pour rafler et expulser toujours plus facilement.
Tout ça dans un contexte global raciste et sécuritaire toujours plus étouffant, que ce soit à travers l’omniprésence des discours d’extrême droite dans l’espace public et médiatique, les meurtres policiers, les rafles, la surveillance généralisée et les politiques antisociales.
A l’échelle mondiale, la vie des gens est rythmée par les guerres, les génocides, les déportations, l’écocide…
Ces poussées et mouvements autoritaires et réactionnaires ne sont pas nouveaux et ne feront jamais taire la révolte des opprimé.es.s. Partout dans le monde, des gens se soulèvent et s’organisent. De La Paz à Tirana, en passant par les rues de Minneapolis contre ICE, les révoltés s’auto organisent pour lutter contre leurs oppresseurs.
En France aussi, les gens ne se résignent pas, que ce soit de façon spontanée face aux flics, en s’organisant collectivement face à un meurtre policier, dans des ag pour lutter contre les CRA et les prisons, en attaquant et sabotant les infrastructures de ce monde de merde, ou encore en allant piller des magasins contre la vie chère. Cette liste est non exhaustive…
On voudrait nous faire croire que les seules perspectives politiques sont tournées vers les élections de 2027 et un avenir électoraliste, mais pour nous ça ne sera jamais une option.
Tant que les états existeront nous ne serons jamais libres et leurs frontières entraîneront leurs lots de morts, d’enfermé.es.s et de vies brisées. Et cela quelque soit la couleur politique du garde-frontières ou du trieur de bons ou mauvais migrants.
N’en déplaise aux promoteurs de la France insoummise, les politiques racistes n’ont jamais attendu l’extrême droite pour être mises en place.
Détruisons les états, les frontières, les partis et tout ce qui nous opprime.
On a besoin de reprendre la rue sans attendre qu’on nous l’autorise pour se rencontrer, faire de l’agitation, crier nos rages et notre envie de détruire leur monde pourrave !
Rdv le Samedi 10 octobre à 14 h à Barbès à l’angle du boulevard de la chapelle et de la rue caplat
Des anarchistes contre les frontières
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[Rennes] Discussions s’organiser contre la répression
Lancement d’une initiative contre la répression à Rennes
CE MERCREDI À 18H – Hall L de Rennes 2 Villejean
Un nouvel espace – ouvert et public – s’est créé à Rennes pour réfléchir à la lutte contre la répression. Plusieurs discussions et réunions se sont tenus depuis le printemps dernier pour élaborer collectivement et sereinement ce nouvel espace d’organisation, et il reste beaucoup à penser et à faire !
Cet espace s’est toujours voulu ouvert et public. Toute personne, faisant partie d’un collectif ou non, étant venue aux réunions précédentes ou non, est hyper bien venue.
Petit recap de ce qui a pu se passer précédemment :
– Un temps d’historique de l’anti rep à Rennes, avec recul sur les pratiques préexistences, et notamment celles de la Défense Collective (DC).
– Du partage d’informations quant aux violences permises au sein de la DC, et discussion autour de garanties pour palier à ces dérives.
– Des retours sur les pratiques dans d’autres villes.
– Des discussions sur les différentes formes que pourraient prendre la gestion de l’anti rep (assemblée, « legal team », groupe(s), …).[Des Comptes-Rendus sont disponibles et un recap sera fait en début de prochaine discussion.]
Ce premier rendez-vous de septembre se veut proposer un espace décisionnaire pour le lancement d’une (de) nouvelles(s) initiative(s) contre la répression à Rennes !
Il sera toujours temps et bienvenu de proposer des idées nouvelles et de rediscuter des propositions déjà formulées.
Viens participer (et partage à ton collectif) pour que nous soyons nombreux-ses !
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Retour critique sur la partie « les leurres identitaires » de la flamme d’or && Réponse au Post-Scriptum à La flamme d’or
Retour critique sur la partie « les leurres identitaires » de la flamme d’or
Le texte qui suit a été écrit pour la discussion proposée aux rencontres anarchistes du Semeur autour du texte La flamme d’Or paru en 2026.
On a trouvé ça trop bien de proposer une analyse globale de la situation actuelle, qui ne se limite pas à un sujet précis. Les perspectives sont diverses mais les bases politiques anti autoritaires sur lesquelles elles s’appuient sont claires. Bref, merci pour cette belle motiv’ !
On voulait revenir et proposer quelques retours sur la partie « les leurres identitaires »1 qu’on doit malheureusement avouer avoir trouvé beaucoup moins fine que le reste. On ne sait pas si on peut dire que les politiques identitaires aient pris le pas sur la lutte des classes dans ce qu’il reste des milieux révolutionnaires aujourd’hui. On imagine que ça dépend de qui, de quoi, de où et de quand est ce qu’on parle. Par contre il est sûr que les axes de domination systémiques y sont nettement plus abordés, et que les luttes contre ces derniers sont d’avantage considérées comme participant à la tension anarchiste. Et ça on ne peut que s’en réjouir ! Parce que toutes les formes d’autorité sont à combattre. Toutefois, on partage complètement l’idée que si une lutte menée contre une forme de pouvoir ne s’inscrit pas dans une conflictualité générale avec toutes les autres formes qu’il pourrait prendre, elle court droit au réformisme (et donc intègre le pouvoir qu’elle clamait pourtant combattre). On s’oppose également à une vision libérale de la liberté qui ne vise pas à détruire la société mais à y être mieux représentée. On trouve aussi important de rappeler que toutes les violences ne se valent pas. Une insulte n’est pas une agression sexuelle et une collègue ne peut pas être autant une ennemie que le patron.
On trouve ça étrange que le premier exemple qui soit donné de la politique identitaire qui viendrait nier les antagonismes de classe dans les milieux révolutionnaires soit une position portée par la plus grosse asso lgbt de france (se féliciter de la nomination de Gabriel Attal au pouvoir). On ne pense pas que qui que ce soit à la fois queer et révolutionnaire soit aligné avec les positions de cette asso. On ne viendrait jamais insinuer que des compagnons s’investissant dans une lutte contre un projet industriel partagent les positions d’Europe écologie les verts. D’ailleurs, on ne pense pas non plus qu’une telle asso ait un jour eu de prétentions révolutionnaires. Il serait temps d’arrêter de tenir les compas queers responsables de tout ce que font ou disent des connards lgteubé. Bien que minoritaires, nous sommes plein à ne pas vouloir de leur droits, mais à vouloir la destruction de l’état de droit, ou de n’importe quel autre forme qu’il pourrait prendre.
Les milieux tpg (transpédégouines) existant depuis maintenant une quinzaine d’années se sont justement construit en rupture avec les positions portées par les grosses asso lgbt. Des contre prides, dites prides radicales ou prides de nuit, ont lieu chaque années dans plein de villes. On pouvait justement y entendre le slogan « les pédales détestent Attal » suite à sa nomination au pouvoir. Les critiques du « capitalisme gay friendly » y sont nombreuses. L’été dernier, des rencontres queer sur des bases anarchistes claires ont été organisées. De nombreux textes et brochures anarchistes portant une proposition à la fois queer et insurrectionnelle sont parus ces deux dernières années, une bibliothèque tpg et anarchiste a ouvert à Montreuil début 2025, une revue anarchiste contre à la fois le genre et la technologie est sortie début 2026. Et ces idées se sont à plusieurs reprises matérialisées par des attaques contre le pouvoir. On peut citer, par exemple, l’incendie en novembre dernier d’une vingtaine de teslas dans un concessionnaire des Bouches du Rhône revendiqué pour le tdor (trans day of revenge). Et encore, c’est une liste non exhaustive. Tout ça, et sur 80 pages parlant de perspectives révolutionnaires actuelles, la seule fois où il est fait mention de patriarcat et d’hétéronormativité on nous parle d’Hillary Clinton et de la plus grosse asso lgbt de france. C’est au mieux d’une ignorance gênante.
La mention de séparatisme, ou encore le rappel que la liberté se trouve dans le fait de se mêler à autrui nous évoque des attaques contre l’outil de la mixité choisie. Si c’est bien le cas, on a envie de vous répondre qu’on expérimentera notre liberté aux côtés de qui bon nous semble, car nous croyons en la libre association. Pour nous, la mixité choisie peut être un outil pertinent ou pas selon nos objectifs. Elle peut aussi servir d’outil de réductions des risques face à certaines violences, notamment sexuelles, malheureusement aussi subies de la part de « compagnons », notamment dans des cadres de luttes.On a interprété la phrase « C’est même le plus souvent en se rebellant contre ses propres attachements, qui sont tout à la fois des fondations pour construire son individualité que des chaînes qui le retiennent et l’empêche d’agir. », comme un encouragement à se libérer des mots qu’on utilise pour se définir. Ça donne envie de réaffirmer l’importance d’avoir des mots pour décrire les formes de dominations que nous subissons afin de mieux les combattre. Il nous est parfois renvoyé que nommer un rapport de pouvoir reviendrait à le faire exister, voir même à le créer. Seulement, quand le silence est imposé, seul celui à qui ce rapport de pouvoir profite peut se permettre de l’ignorer. La personne qu’il écrase est toujours écrasée, elle n’aura juste pas la place de le nommer, et donc une arme précieuse, souvent nécessaire, en moins pour pouvoir riposter. Il est bien triste de constater que les critiques des politiques identitaires se résument bien souvent à la négation de rapports de pouvoir aux conséquences pourtant bien concrètes dans la vie de nombre d’individus, parmi lesquels nombre de compas. On a aussi du mal à comprendre pourquoi il serait si dangereux pour notre liberté de se définir comme « trans » ou «racisé », mais pas de se reconnaître comme précaire, pauvre ou prolétaire.
On voulait aussi rebondir sur le bout du texte qui dit p.48 « Tout ne se vaut pas, cela signifie qu’il y a des aspects plus stratégiques que d’autres. S’attaquer non pas à ce qu’il y a de plus facile car plus à la mode, mais aux aspects les plus stratégiques du pouvoir, comme les prisons, l’industrie militaire, les frontières ou encore le nucléaire, c’est maintenir ouverte la question révolutionnaire. » S’attaquer à des systèmes de domination comme l’inceste ou la colonisation est loin d’être facile, en tous cas pas plus que de s’attaquer à la liste des aspects les « plus stratégiques » du pouvoir listés ci dessus. (Et si on veut parler de la mode, elle semble plutôt être du côté des discours réactionnaires s’attaquant à des groupes minoritaires… ). Par ailleurs, ce qui nous semble pertinent dans les propositions anarchistes est justement cette capacité qu’une attaque contre un aspect de la domination peut engendrer sur tous les autres. Selon nous, désigner des aspects plus stratégiques que d’autres va à l’encontre de ce qui a été écrit avec justesse dans le texte p.47 : « La question sociale a toujours été plus large que la lutte des classes entre bourgeois et prolétaires, ou que le clivage entre riches et pauvres. Le système actuel a émergé du fait du mouvement des enclosures et de la mise en propriété des terres contre les paysans et paysannes, de la mise au travail sous la contrainte, de la radicalisation de la misogynie, de la traite « négrière » et de la colonisation, de la famille nucléaire qui s’est imposée. Elle inclut dès le départ la domination masculine, le racisme, le contrôle de la sexualité et de la vie quotidienne. Il en découle que pas plus que de conflit central, il n’existe de sujet révolutionnaire. La question sociale qui prévaut est probablement celle de la négativité ou non de la hiérarchie et du pouvoir ; de la lutte contre toute forme d’exploitation et de domination, donc ».
Le but de ce court texte n’est pas de centrer la discussion sur les sujets abordés dans cette partie de La flamme d’or. Mais on ne se voyait pas non plus ne pas y réagir. En vrai, on aimerait juste ne plus avoir à lire des trucs pareils dans des textes anarchistes et on a hâte de pouvoir discuter de tout le reste du texte. Bref, discuter de perspectives anarchistes !
1 La référence aux « leurres » identitaires n’est pas sans rappeler les « leurres postmodernes » d’unerrrrévolutionnaire devenue réactionnaire. On peut lire à ce sujet « Les leurres pseudo-révolutionnaires deVanina CONTRE les luttes et réalités des queers. Tractage lors de la présentation de son livre à Toulouse » publié le 1er mai 2024 sur IAATA.
Réponse au Post-Scriptum à La flamme d’or
Le texte ci-dessus a été écrit pour la discussion proposée aux rencontres anarchistes du Semeur [qui a eu lieu le 17 juillet 2026] autour de la brochure La flamme d’Or, elle même paru en février 2026. Nous le diffusons ici tel qu’il a été diffusé en papier lors de ces rencontres et tel qu’il a été lu lors de la discussion, par d’autres que nous.
Diffuser un texte sur internet est pour nous loin d’être une évidence mais nous avons fait ce choix car nous tenons à répondre au « Post-scriptum à La flamme d’or » paru le 30 juillet 2026 et relayé par les sites anarchistes sansnom et attaque. Le post-scriptum en question ne fait aucunement mention de notre texte qui a pourtant été lu lors de la discussion, ce qui nous paraît extrêmement dommage. Selon nous, cela appauvrit grandement la qualité du débat. Le ton condescendant n’aide pas non plus. En mélangeant une critique anarchiste (celle portée par notre texte et certaines personnes, dont nous, lors de la discussion) à une critique gauchiste (celle portée par d’autres personnes lors de la discussion) comme s’il s’agissait d’un même ensemble, le post-scriptum évite la discussion entre compas anarchistes. Il nous semble facile de se baser sur des faux critiques pour discréditer les intentions et les volontés de dialogue engagées par notre texte alors que les points de désaccord/mécompréhension auraient pu être éclaircis de vive voix lors de ces rencontres. Le texte a été écrit pour cette occasion et porté à la première personne.
En tant que deux personnes ayant écrit ce texte, on aimerait clarifier que nous n’avons jamais ni pensé ni dit ni écrit que la Flamme d’or était transphobe ou raciste. A aucun moment ce n’est d’ailleurs le propos de notre texte. Ces positions ont par contre bien été exprimé par certaines personnes – réformistes – lors de cette discussion et nous sommes en désaccord avec elles. De manière générale, nous avons apprécié lire dans la flamme d’or une critique claire des pièges réformistes (légalisation de l’ex zad de nddl, l’électoralisme, l’antifascisme, la gauche, etc.)
Par ailleurs, notre texte ne vise pas à assimiler les positions tenues dans la Flamme d’or à celles de Vanina et encore moins à celles de Tomjo ou de PMO. On trouve ça par contre extrêmement maladroit – foireux de reprendre le titre de « leurres identitaires » peu de temps après la sortie du bouquin de Vanina « les leurres postmodernes ». On partage plutôt l’idée que « Vanina (…) semble homogénéiser les mouvements queers et intersectionnels, pourtant traversés de tendances contradictoires, pour en faire une des causes principales de l’affaiblissement du féminisme révolutionnaire » et on est en tous cas a minima contente de lire une ligne de démarcation claire avec des positions réactionnaires.
« (…) D’ailleurs, le mouvement queer a participé à sa manière à faire éclater ces cases. L’étonnement passé, il faut bien avouer que le texte aurait gagné à rappeler qu’il existe des dynamiques plus intransigeantes et plus intéressantes. Je ne les ignore pas et essaie de participer à en diffuser les positions depuis bien des années (George Jackson Brigade, Queer ultraviolence, Ma randonnée sans balise, Trans n’est pas transhumanisme, etc.). Il aurait très certainement fallu les évoquer, d’autant que cette brochure circule en-dehors du mouvement anarchiste (et c’est une très bonne chose et un objectif). Il s’agit là effectivement d’une erreur. » On est d’accord avec cet extrait et on remercie sincèrement la reconnaissance de cette erreur. C’est en grande partie ce qu’essayait de pointer notre texte.
Dans notre texte, nous avons écrit : « la mention de séparatisme, ou encore le rappel que la liberté se trouve dans le fait de se mêler à autrui nous évoque des attaques contre l’outil de la mixité choisie. Si c’est bien le cas, on a envie de vous répondre qu’on expérimentera notre liberté aux côtés de qui bon nous semble, car nous croyons en la libre association. Pour nous, la mixité choisie peut être un outil pertinent ou pas selon nos objectifs. (…) ». Suite à la lecture du post-scriptum : « les extrapolations faites sur le texte, comme par exemple concernant la mixité choisie. Il n’en est pas question dans le texte, mais certaines personnes ont curieusement cru y voir une critique de la mixité choisie. Je n’ai aucun souci avec ça, au contraire, je considère que cela peut être un outil utile (tant que ça ne devient pas une fin en soi). Et les gens sont de toute façon libres de s’autoorganiser comme ils et elles le souhaitent ! » C’est à nous de reconnaître qu’il ne s’agissait pas dans ce cas d’une attaque contre la mixité choisie mais bien d’une extrapolation de notre part. De fait, l’erreur citée au paragraphe ci-dessus « aurait en outre (…) permis d’empêcher (…) les extrapolations faites sur le texte » comme cela est avancé dans le post-scriptum. A la page 46 de la flamme d’or, il est tout de même écrit que la liberté « se trouve dans le fait de se mêler à autrui. (…) N’est ce pas pour cela que l’on éprouve un sentiment de liberté lorsque nous nous tenons épaule contre épaule avec des compas de lutte, se dressant ainsi contre la domination ? ». A titre perso, ce n’est pas notre cas et cet imaginaire ne nous parle pas. C’est pour ça que nous précisions que la mixité choisie « peut aussi servir d’outil de réductions des risques face à certaines violences, notamment sexuelles, malheureusement aussi subies de la part de « compagnons », notamment dans des cadres de luttes. »
Par ailleurs, nous ne pensons pas que la brochure oublie complètement le patriarcat mais que, comme bien souvent, l’analyse de cette structure de pouvoir et les perspectives anarchistes portées contre sont lacunaires et très peu présentes.
On partage le fait que l’industrie militaire ou les frontières sont des cibles AUSSI contre le patriarcat et le colonialisme. Toutefois, on pense que ces liens, qui peuvent paraître évident pour certain.es, valent le coup d’être développés et explicités. Par ailleurs, on a pas l’impression que le fait qu’une cible soit « à la mode » (pour reprendre les mots de la flamme d’or) joue sur la facilité à l’attaquer. Par exemple, les attaques anarchistes contre l’industrie militaire sont plutôt nombreuses ces dernières années (et c’est tant mieux!), est ce donc une cible à la mode ? Il nous semble pourtant assez clair qu’il est loin d’être facile de s’y attaquer. Et on trouve ça hasardeux de désigner ce qui relève ou non de la « mode ».
Cela dit, la destruction de l’industrie militaire ou des frontières – aussi nécessaire soit-elle – est loin d’être suffisante pour mettre fin au pouvoir sur les corps et les sexualités qui s’exerce aussi bien dans la rue que chez le médecin ou dans l’intime. Il nous paraît nécessaire de réfléchir à ces questions ici et maintenant sans attendre des lendemains qui chantent.
Pour finir, on partage également la critique des luttes de libération nationale et la nécessité de lutter contre tous les états, tels qu’ils soient. Nous sommes en total désaccord avec les choix « « d’ « anarchistes » explicitement religieux et très complaisants avec des groupes autoritaires et antisémites comme le Hamas ». Tout comme nous sommes en total désaccord avec les logiques campistes et anti-impérialistes qui voudraient que des « anarchistes » se battent aux côtés de l’armée de l état ukrainien au nom du « moindre mal ». Nous sommes également convaincues que la perspective anarchiste ne peut être que critique de la religion.
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Sur la Russie, le RN est plus proche de l’extrême droite allemande qu’il ne veut bien l’admettre
La victoire d’Alternative pour l’Allemagne en Saxe-Anhalt, dimanche 6 septembre, marque le triomphe d’une extrême droite aux liens assumés avec le Kremlin. En France, le RN tente de se défaire de son image de parti «pro-Poutine», mais conserve ses ambiguïtés. -
[Metz] Rentrée décoloniale du Sabot !
Salut à toustes,
Ne ratez pas la prochaine soirée du local libertaire Le Sabot, le vendredi 11 septembre à la MJC Sainte-Barbe (6 rue Rochambeau à Metz), en soutien aux prisonnier.e.s politiques du Congo, avec :
> à 20h : une pièce de théâtre "Cette lettre que je ne t'écrirai peut-être jamais", avec Moïse Dikondo, mise en scène par Daniel Proïa et écrite par Jocelyn Danga
> à 21h : un concert de rap militant, de Martial Pa'nucci
Ouverture des portes à 19h30
Prix au chapeau + adhésion obligatoire à la Vieille Chechette (asso) de 3 euros (pour l'année 2026/2027)
BUVETTE SUR PLACE, avec ou sans alcool, PRENDS TON CASH AVEC TOI, pas de CB sur place !
Si tu veux soutenir le Sabot, tu peux faire un don ponctuel ou mensuel via le bulletin de souscription ---> le-sabot@riseup.net
Les horaires d'ouverture du Sabot (21 rue des Allemands à Metz) :
Mercredi, de 17h00 à 20h30 (atelier linogravure à partir de 18h)
Samedi, de 15h00 à 19h00
Les permanences :
Syndicats CNT : 2ème samedi du mois, de 11h00 à 14h00
Collectif Transgressif : 1er dimanche du mois, de 14h00 à 17h00
Collectif MadMetz : 1er jeudi du mois, de 16h30 à 20h00
Salutations anarchistes !L'équipe du Sabot
Photo d'illustration de l'article : représentation de la pièce "Cette lettre que je ne t'écrirai peut-être jamais" à Kinshasa le 11 février 2026, ici mise en scène par Aaron Lakamba et jouée par Jonathan Buba.
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Neo Geo Aes+ : la seule console épargnée par la crise de la RAM revient en promo pour les French Days

[Deal du jour] Neo Geo et Plaion s’associent pour le 35e anniversaire de la console afin de sortir une nouvelle version de la machine mythique. La Neo Geo AES+ devrait taper dans l’œil des plus nostalgiques, d’autant qu’elle baisse son prix en précommande à l’occasion des French Days.
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Appel à la mobilsation : NON au « PERMIS DE TUER »
Mafouta Family Corporation et le collectif Justice pour Dylan vous invitent à une Grande Marche Nationale Unitaire pour dire non à l'impunité et aux violences d'état, le 19 septembre à 14h00 Place Bouchard (Caen)
Repris de resistances-caen.org
A l'appel du collectif Justice pour Dylan :
🚨 APPEL À LA MOBILISATION : NON AU « PERMIS DE TUER » 🚨
Derrière les chiffres, il y a des prénoms. Il y a des vies, des familles et une exigence fondamentale : la justice et l'égalité devant la loi.
NOUS NE LAISSERONS PAS FAIRE. CAEN SE MOBILISE.
Le 19 septembre 2026, rejoignons la mobilisation nationale contre le « permis de tuer ».Mafouta Family Corporation et le collectif Justice pour Dylan vous invitent à une Grande Marche Nationale Unitaire pour dire non à l'impunité et aux violences d'état.
⏳ Un appel clair à rejoindre la mobilisation à Caen.
J'invite les personnes qui souhaitent s'organiser sur cet événement à prendre contact avec moi.Parce que notre combat est celui de la dignité, de la vérité et de l'égalité de chaque vie, nous ne nous tairons pas, nous ne nous habituerons pas, nous ne céderons pas.
Rejoignez-nous pacifiquement, avec votre voix et votre détermination. Partagez massivement ce post, taguez vos proches et venez nombreux.
⚖️ POUR DYLAN. POUR LES VICTIMES. POUR LES FAMILLES. ⚖️
#JusticePourDylan #Caen #NonAuPermisDeTuer #ViolencesPolicières
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La «crise de la dette»: un récit conservateur à visée répressive
Le début de la campagne présidentielle est marqué par le retour des récits catastrophistes concernant la dette française. Une narration qui n’arrive pas par hasard, mais qui a, au contraire, une fonction politique.



