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« Provision commune », kézako ?
Les Provisions communes (il y en a plusieurs en France) partent du postulat que tout le monde doit pouvoir participer à la subsistance = production de biens ou services nécessaires à la vie, et que ces biens et services autoproduits doivent être accessibles à toustes, en mode non-marchand.
T'as dit non-marchand ?
Non-marchand, ça veut dire sans la notion d'échange, ni monétaire, ni autre : temps, énergie, compétences… On s'oppose donc résolument à l'idée du mérite qui voudrait que « c'est parce que j'ai jardiné, cuisiné, écrit, réfléchi, tenu une permanence (ou autre…), que j'ai droit à des légumes, un repas, un bocal, une heure de garde d'enfants (ou autre…). On veut ainsi appliquer le principe du communisme radical : »Chacun.e selon ses possibilités, à chacun.e selon ses besoins".
Et concrètement ?
Tout ça a l'air bien théorique, mais c'est finalement simple à réaliser (voir une « recette » ici, p.29). La Provision commune (PC) de Lyon autoproduit sous différentes formes, toujours non-marchandes : fruits et légumes sur un terrain près de Lyon, produits d'hygiène, boissons à base de plantes, préparations fermentées, repas cuisinés, petit livre…, et concernant les services : bientôt entraide administrative, réparation de vélos, garde d'enfants…
À la PC de Lyon, nous voulons que la moitié des productions soit distribuée à l'extérieur de la PC, pour visibiliser et faire grandir ce mode de fonctionnement anticapitaliste et non-monétaire. On appelle ça la « PC ouverte » et ça se matérialise entre autres sous forme d'un non-marché, où les produits sont à exposés et proposés à toustes.De la PC au VC
Une autre forme de PC ouverte s'incarne dans des Vendredis communs (VC) qui se déroulent chaque 2e vendredi du mois dans un centre social, et quelquefois en plein air. C'est pendant ces VC que le matin, sont cuisinées les récoltes issues du maraîchage non-marchand, puis à midi, dégustées sous forme d'un déjeuner ouvert à toustes ! L'après-midi, il y a le non-marché et une réunion d'orga ou de réflexion. Parallèlement à tout ça, tu peux découvrir des groupes d'autoproduction ou carrément y participer.
C'est où et quand ?
Le prochain Vendredi commun, c'est le 11 septembre de 9 à 17h, dans la salle d'un centre social proche d'un métro ligne B.
Puis tous les 2e vendredis du mois : 9/10, 13/11, 11/12..., au même endroit.
Le maraîchage non-marchand, c'est généralement le vendredi après-midi (sauf Vendredi commun, dans ce cas, c'est décalé au dimanche suivant), agenda ici. Covoit à partir d'un métro ligne B (eh non, on n'est pas sponsorisé.es par la ligne B lol).
Ça te branche et tu veux en savoir plus : le plus simple, c'est de venir à un VC. Sans obligation d'horaire. Juste pour cuisiner, juste pour manger, juste pour jeter un œil ou prendre des infos, tout est possible, on est chô pour faire connaissance et partager notre enthousiasme \o/
Si impossible, eh ben, tu laisses un message là… A très vite alors ! -
All 56 Federal Broadband Plans Approved. Construction Comes Next
On August 25, the Trump administration Commerce Department finally approved Illinois's spending plan under the Broadband Equity, Access, and Deployment (BEAD) program. Illinois was the last straggler of the 56 states and territories to receive clearance under the $42.5 billion internet funding program. "With all 56 Final Proposals now approved, we are achieving Congress's vision of closing the digital divide once and for all," said Arielle Roth, head of the National Telecommunications and Information Administration (NTIA), which administers the program... -
Rassemblement Palestine
Rassemblement pour la Palestine tout les samedis à 18h30 -
Le socialisme sauvage : essai sur l'auto-organisation et la démocratie directe dans les luttes de 1789 à nos jours
chapitre II : Marx et la Commune de Paris
Nous reproduisons ici en brochures les différents chapitres du livre « le socialisme sauvage », de Charles Reeve. Il retrace l'histoire de diverses luttes depuis la Révolution Française, via un axe anarchiste, communiste antiautoritaire, ultragauchiste, autonome, etc..
Son but est de relire l'histoire révolutionnaire non depuis l'angle traditionnel et confus de « la révolution contre les bourgeois/les aristocrates » - qui fait comme si la révolution était un bloc - mais depuis un axe fondamental souvent oublié : celui des divers courants libertaires contre les tendances autoritaires du socialisme.
On regrettera certains défauts importants, qu'il est bon d'avoir en tête en parcourant le bouquin. Notamment le fait que les luttes abordées sont très majoritairement des luttes blanches. Ou que l'angle pris fait souvent la part belle aux figures et organisations militantes officielles - là où il serait intéressant de se concentrer un peu plus sur l'action et l'organisation directes du prolétariat.
Ces points étant dits, ce livre apporte de nombreuses informations historiques importantes, souvent effacées de l'histoire des luttes. Il permet ainsi, de façon méthodique et détaillée, de remettre plusieurs points sur les i concernant la question de l'autoritarisme. C'est une chose qui nous semble plus qu'utile à l'heure où la sociale-démocratie reprend du galon, sous ses divers avatars réformistes et léninistes, menaçant de récupérer les luttes à venir.
Bonne lecture !
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Café-Diplo Brest
Mardi 8 septembre, à 18 h 30, au bar Le Grabuge (26 rue de la Porte), « Café-Diplo » autour de deux articles du Monde diplomatique d'août :
- "Fascisme en France, le grand malentendu" par Benoît Bréville & Pierre Rimbert
- "Les assureurs fuient le risque climatique" par Florence Gaillard
Mardi 8 septembre, à 18 h 30, au bar Le Grabuge (26 rue de la Porte), pour un « Café-Diplo » autour de deux articles du Monde diplomatique d'août :
- "Fascisme en France, le grand malentendu" par Benoît Bréville & Pierre Rimbert
L'élection présidentielle de 2027 aura pour enjeu non pas l'alternance, mais une possible rupture. Laquelle ? Afin de conjurer celle que provoquerait la victoire du Rassemblement national, une partie de la gauche mobilise contre le risque du fascisme. Et néglige une autre hypothèse…
Un représentant de la Ligue des Droits Humains (LDH) viendra animer le débat. - "Les assureurs fuient le risque climatique" par Florence Gaillard
Canicules, sécheresses, tempêtes, inondations : les événements climatiques extrêmes voient leur fréquence et leur intensité redoublée faute de mesures ambitieuses pour limiter le réchauffement global. La vulnérabilité de nos sociétés face aux risques naturels fait fuir les assureurs privés. Alors que les progrès de la modélisation permettent de mieux évaluer les coûts, la solidarité nationale joue un rôle croissant.
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Que crève la gauche aussi (3) : autonomie et anti-électoralisme (tiré de « La flamme d'or : ouvrir des perspectives révolutionnaires »)
Pour ce troisième article contre la gauche sous toutes ses formes – réformiste ou « révolutionnaire », mais au final toujours capitaliste et autoritaire –, on partage ce texte trouvé sur internet. Il est tiré d'une brochure sortie en avril de cette année, qui parle de perspectives révolutionnaires et dont on recommande chaudement la lecture (on met le lien en intro). Les auteur-ices y parlent de la séquence politique actuelle, du rôle mystificateur de la gauche institutionnelle – et de son incapacité grandissante à pouvoir encore le jouer – , des problèmes liés aux organisations/comités/assemblées de « lutte » quand elles deviennent des organes de direction... Bref, réformisme et léninisme y sont attaqués en bonne et due forme, et des bouts de perspectives révolutionnaires énoncés clairement – deux choses qui valent le coup à l'heure où la gauche reprend du galon jusque dans les milieux anarchisants.
Pour ce troisième article contre la gauche sous toutes ses formes – réformiste ou « révolutionnaire », mais au final toujours capitaliste et autoritaire –, on partage ce texte trouvé sur internet. Il est tiré d'une brochure sortie en avril de cette année, qui parle de perspectives révolutionnaires et dont on recommande chaudement la lecture (on met le lien en intro). Les auteur-ices y parlent de la séquence politique actuelle, du rôle mystificateur de la gauche institutionnelle – et de son incapacité grandissante à pouvoir encore le jouer – , des problèmes liés aux organisations/comités/assemblées de « lutte » quand elles deviennent des organes de direction... Bref, réformisme et léninisme y sont attaqués en bonne et due forme, et des bouts de perspectives révolutionnaires énoncés clairement – deux choses qui valent le coup à l'heure où la gauche reprend du galon jusque dans les milieux anarchisants.
Pour l'ensemble de la brochure dont est tiré ce texte, c'est ici : https://www.infolibertaire.net/brochure-ouvrir-des-perspectives-revolutionnaires/
Autonomie et anti-électoralisme
Ce qui a fait partir l'expérience de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en nœud de boudin, c'est l'abandon du principe d'autonomie de la lutte. Autonomie vis-à-vis des organisations syndicales, partisanes, associatives, autonomie vis-à-vis de la gauche et de la politique en général. La perspective révolutionnaire ne s'inscrit pas dans le jeu politique habituel, elle est une rupture.
Cette autonomie est essentielle vis-à-vis des syndicats. Ces organisations sont depuis longtemps intégrées au système, financées par l'Etat, siégeant dans les comités d'entreprise auprès des patrons, perfusées à l'idéologie cogestionnaire. Etant dépendants de l'Etat et du capitalisme, notamment pour se financer, elles auront toujours tendance à reproduire le système plutôt qu'à l'abattre, à négocier la longueur des chaînes plutôt qu'en finir avec l'exploitation, à préférer leur conservation à la perspective révolutionnaire. Elles sont structurellement liées à l'Etat et au Capital et ne peuvent donc pas envisager leur disparition : celle-ci provoquerait aussi la leur.
Il y a bien sûr des nuances entre les différentes sections et il existe des syndiqué-es sincères et combattifs. Ils finissent toujours, quand la situation devient explosive, à déborder leur propre bureaucratie pour rejoindre les insurgé-es. Ce n'est pas pour rien. Les syndicats sont des organes d'encadrement des luttes. Il faut donc les dépasser. On ne combat pas l'aliénation par des moyens aliénés, comme dirait l'autre. Surtout, on ne poursuit pas la fin par tous les moyens, mais on cherche la concordance entre fins et moyens.
Le danger fasciste est quant à lui le dernier argument de vente de partis de gauche incapable de proposer quoi que ce soit. La gauche n'a jamais été qu'une gestionnaire du système en place, sous une forme un peu moins agressive. Et encore… Sauf que la parenthèse ‘'démocratique et sociale'' du capitalisme est derrière nous.
Rouvrir cette parenthèse exigerait des efforts intenses et un rapport de force considérable. Si une telle chose devait arriver – et il faut l'espérer – ce serait bien dommage de se contenter de petits aménagements tout juste capables de différer l'effondrement ou de redonner un peu d'air dans la lente agonie.
La forme démocratique n'a de toute façon jamais cessé d'être une forme de gouvernement comme les autres, prévoyant la suspension des quelques droits lâchés selon ses besoins et s'assurant toujours le pouvoir de quelques-uns et unes sur les autres. Après avoir démantelé les structures rigides de l'Ancien régime, la bourgeoisie s'est empressée de stopper les processus révolutionnaires et de rétablir l'ordre. Plus souple, les formes constitutionnelles, républicaines et démocratiques vont s'imposer. Elles permettent de faciliter l'accumulation du capital, de lâcher des droits et des garanties sans remise en cause de fond en période de troubles, ou au contraire d'avancer vers des formes plus arbitraires et despotiques. Leur plasticité assure une meilleure reproduction au Léviathan, quitte à ce que quelque chose change pour que rien ne change. A la base de ce nouveau pouvoir fraîchement conquis, il y a d'ailleurs la volonté de ne jamais laisser les individus ordinaires décider et agir librement.
Au fondement de la théorie politique de la délégation du pouvoir et du système représentatif, il y a une idéologie aristocratique : les individus ordinaires seraient incapables de savoir ce qui est bon pour elles et eux ; et ensemble, ils formeraient une foule, une masse, une populace forcément irrationnelle et emportée par ses passions. La rationalité serait l'apanage de celles et ceux qui courent après le pouvoir et l'argent en écrasant les autres.
L'abbé Sieyès, véritable guide de la contre-révolution française après 1789, est l'un des grands théoriciens de cette théorie. Il la résumait d'une phrase simple : « la confiance doit venir d'en bas, le pouvoir d'en haut ». Ce qui est attendu de tout un chacun, c'est seulement de faire confiance aux dirigeants qui, au besoin, ramèneront le troupeau dans le droit chemin par le bâton. La délégation du pouvoir, quelle que soit sa forme, est toujours d'abord un discours d'ordre pour soumettre au droit du plus fort et à l'Etat ; une mécanique bien huilée pour assurer la reproduction permanente du pouvoir. Les élections en sont un des moyens les plus aboutis, mettant en scène des oppositions superficielles permettant de désamorcer les conflits bien réels.
Partout dans le monde, les régimes politiques ont tendance à se durcir. Trump aux Etats-Unis est sur ce point un bon exemple. En France aussi, nous ne sommes plus tout à fait dans un régime de démocratie libérale. Non pas que c'était un régime émancipateur, loin s'en faut, mais ce n'est pas la même chose qu'une dictature. Nous ne sommes plus dans un régime de démocratie libérale, mais nous ne savons pas encore tout à fait dans quoi nous sommes embarqué-es. N'importe qui se confrontant au pouvoir par conviction ou de par sa condition, comme les exilé-es, en fait l'expérience quotidienne. Pour les autres, on peut certes très bien continuer sa vie et ne pas se rendre compte de ces changements rapides ; aller bosser comme si de rien n'était, consommer quand on le peut et fermer sa gueule. « On vit tranquille dans les cachots », comme disait le philosophe.
Comme d'habitude, la brutalité s'abat d'abord sur les personnes marginalisées. Qui se soucie réellement des exilé-es, des chômeur-euses, des gosses de banlieue, des anarchistes ? Peu de monde. On peut fermer les yeux et faire comme si de rien n'était. Cela s'étend ensuite aux mouvements sociaux, qu'on réprime avec vigueur. Et puis ça se déploie peu à peu toujours plus loin. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne pour réagir.Ce serrage de vis global prête le flanc à un antifascisme le plus plat, qui propose au fond de revenir en arrière, au temps d'un capitalisme un peu moins brutal, du moins dans les contrées les plus riches. La brutalité était pour l'essentiel exportée ailleurs, ce qui n'empêchait pas son existence partout où c'était jugé nécessaire. Le pouvoir tient, in fine, par la violence.
Une ombre rôde, donc. Celle du fascisme. C'est du moins ce qu'on entend chez des gens très divers, de sensibilité de gauche ou même qui se présentent comme radicaux ou radicales.
La gauche est souvent présentée comme le moindre mal pour nous sauver du pire. Il faudrait faire front avec elle et lui donner son vote. Pourtant, elle a directement participé au développement de ce serrage de vis global. Elle a même, en France, appuyé sur l'accélérateur (un classique) : cadeaux au patronat, exploitation renforcée des travailleur-euses, contrôle drastique des chômeur-euses, chasse aux sans-papiers, mais aussi répression débridée. La gauche de gouvernement en France, par exemple, c'est celle des grenades assourdissantes et des véhicules blindés à l'assaut de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes en 2012, de la charge de gardes-mobiles laissant Rémi Fraisse sur le carreau à Sivens en 2014, de l'état d'urgence de 2015 qui fait entrer les lois antiterroristes dans le droit pénal, des interdictions de manifester lors de la contestation de la loi Travail en 2016… Sans oublier la loi sur l'extension du droit de faire usage de son arme à feu pour la police, en 2017, ce qui a engendré une augmentation rapide du nombre de personnes tuées par des flics : 10 en 2010, 22 en 2016, 40 en 2020, 52 en 2024.
La porte est ouverte pour le gouvernement suivant. La concentration du pouvoir entre quelques mains y s'accélère avec la nomination des préfets, des directions des administrations et des cabinets ministériels directement par le président, le regroupement des administrations ministérielles dans les départements sous la tutelle de l'Intérieur, le gouvernement par décrets et conseils de défense, l'usage frénétique du 49.3 pour passer les lois rapidement sans débats ni vote des députés, la fragilisation de l'indépendance des représentants d'une bourgeoisie concurrente (journalisme, tribunaux), la limitation du droit de grève et la répression des oppositions, l'imposition de gouvernements malgré les résultats électoraux, etc.
Sans parler des petites choses très révélatrices : coller des affiches dans la rue expose de plus en plus à la garde-à-vue, diffuser des tracts dans une faculté à la répression des vigiles, obtenir une salle municipale pour se réunir au refus pur et simple. La liberté d'expression est une chimère pour qui souhaite en user. Sans parler de l'institutionnalisation des rafles de sans- papiers dans les gares ou même à la sortie des lieux d'aide humanitaire. Ou encore de la politique coloniale menée à Mayotte (opération Wuambushu) et en Kanaky à coups de flingues. Tout nous pousse en fait vers des régimes de plus en plus ouvertement despotiques. Pas besoin de l'extrême-droite pour ça.
Cette logique d'accélération de la répression n'est pas spécifique à la France. Elle traverse tous les pays. De fait, elle répond à une nécessité du capitalisme. L'accélération de la répression est nécessaire pour intensifier l'exploitation et continuer d'extraire de la valeur. La forme « démocratie libérale » et les quelques garanties sociales lâchées au cours du 20e siècle ont permis d'intégrer, dans les pays les plus riches, la quasi-totalité de la population à la course à la croissance. Ça a permis surtout de pacifier une situation agitée. Mais c'en est fini.
Plus le droit du travail est démantelé, plus les droits au chômage sont attaqués, plus les cadences sont accélérées, plus les richesses se concentrent entre quelques mains, et plus la répression est nécessaire pour l'Etat et le Capital. Ajoutez à cela les menaces liées à la pollution et au réchauffement climatique… C'est dans la poursuite de cette logique que le fascisme peut être une option pour une partie des classes dirigeantes. Et une option aujourd'hui pleinement assumée si le besoin s'en ferait sentir. Mais la seule manière d'empêcher le fascisme, c'est de s'en prendre à ce qui le nourrit : l'exploitation, la hiérarchie et l'ordre tels qu'ils existent.
Le succès de l'antifascisme le plus plat est aussi lié à l'incapacité de porter une autre perspective. De fait, il n'existe aujourd'hui plus vraiment de mouvement antiautoritaire et autonome capable de porter une perspective révolutionnaire. En France par exemple, le vaste mouvement autonome qui s'était fait une certaine réputation à la fin des années 90 et dans les années 2000 s'est dissous quand une partie de ses participant-es a choisi de rentrer dans le rang et de composer avec la gauche.
En 2016, la lutte contre la loi Travail et les attaques multiples des locaux du Parti Socialiste alors au pouvoir enterrent la gauche de gouvernement. Mais c'est un peu comme si une frange importante des antiautoritaires, autonomes, révolutionnaires se retrouvait effrayée par cette situation, orpheline d'une solution politique. Le choix de négocier avec le pouvoir à la ZAD de Notre-Dame- des-Landes a officialisé le virage réformiste de tout un pan de ce mouvement. Aujourd'hui, la gauche s'est de nouveau imposée comme le débouché naturel des luttes. Merci les gauchistes !
La Grèce avait sur ce point était un précurseur. Alors que les anarchistes et révolté-es avaient conquis la rue dès 2008, la reprennent avec force en 2011, c'est le débouché politique de Syriza qui est massivement choisi plutôt que la perspective autonome et révolutionnaire. Le parti de gauche radicale arrive au pouvoir en 2015, se fait remettre à sa place par le FMI et l'Union Européenne, et applique ensuite avec zèle les politiques néolibérales. La presse ne s'y trompe pas, le positionnant désormais au centre-gauche. Un recentrement très rapide.
Il y en a eu bien d'autres des exemples de la gauche, même soi-disant radicale, au pouvoir : outre celui de Syriza, on se remémorera avec intérêt le bilan de Podemos en Espagne ou de l'Unité de gauche au Chili – et pourquoi pas de la flambée de gouvernements de gauche en Amérique Latine au début des années 2000 (Morales en Bolivie, Correa en Equateur, Lula au Brésil, etc.). Que le miroir aux illusions fonctionne encore reste une énigme…
Les gauchistes qui aujourd'hui passent leur temps à assimiler les dynamiques les plus dégueulasses du pouvoir à la seule extrême-droite participent directement à l'invisibilisation de la dynamique globale à l'œuvre. Ils et elles sont les idiots utiles de toutes les macronies du monde et des classes dirigeantes dans leur ensemble. Ce n'est pas seulement l'extrême-droite le problème. Elle n'est qu'une option possible des gens de pouvoir, qui instaurent patiemment depuis de nombreuses années une nouvelle situation sociale capable de leur garantir de s'empiffrer le plus longtemps possible, jusqu'à épuisement de la planète s'il le faut. « Après nous le déluge » est leur mantra, le cynisme leur code de conduite.
Chercher à renforcer les logiques électorales et citoyennes relève non seulement de l'erreur, mais même d'un déni de réalité. Cela revient à ne surtout pas regarder la réalité en face et à favoriser les logiques à long terme qui favorisent l'extrême-droite. Mais à une époque où la mémoire fout le camp, les élections législatives de 2024 en France ont révélé où en étaient les illusions gauchistes. Nombreux et nombreuses pseudo-radicaux et radicales se sont ainsi empressé-es de courir avec la coalition de gauche aux côtés du funeste François Hollande, ancien président, entre autres crapules faussement repentis.
Courir avec la coalition de gauche pour faire barrage à l'extrême- droite, une énième fois, le plus souvent dans des circonscriptions où pourtant le vote extrême-droite reste faible. Il n'y avait donc aucune urgence dans ces zones là et c'est bien une adhésion idéologique qui s'est jouée. Et tout cela, malgré le petit succès électoral, avec pour résultat la mise en place d'un gouvernement conservateur. Le piège de la politique s'est encore une fois révélé. Mais cela n'a rien d'une surprise : voilà 150 ans que les anarchistes ont rappelé le rôle du système électoral, à savoir maintenir le pouvoir. Ce n'est pas par les urnes que l'on met un point d'arrêt à l'exploitation capitaliste, à la domination étatique, aux ravages industriels et aux oppressions racistes.
Si une fraction de cette énergie à danser avec la gauche et ses vieilles sirènes, à aller coller des affiches, diffuser des tracts, multiplier les réunions, s'indigner sur les réseaux sociaux, faire un petit tour dans la rue, était mis à des tâches révolutionnaires, la peur pourrait un tant soit peu changer de camp. Mais le rendu de toute cette énergie débordante a bien sûr été pathétique. Il ne pouvait pas en être autrement pour toutes les raisons décrites avant. Le système en place, pour se perpétuer, n'a plus le choix que de refermer la parenthèse du rallongement de la longueur des chaînes. Il lui faut revenir pas à pas à ses origines les plus brutales, quitte à accompagner ainsi l'effondrement. Le pouvoir pourra, bien sûr, lâcher prise ici ou là, par petites bouffées, pour mieux s'assurer l'acceptation. Mais la tendance générale ne changera pas.
Il est d'autant plus important d'avoir ça en tête qu'il est fort probable que le durcissement des régimes partout va pousser des tas de citoyennistes et bureaucrates en herbe à une radicalisation de façade. Elle est déjà en cours par-ci par-là. Des modes d'action autrefois décriés pourront ainsi devenir légitimes, tant que la finalité reste l'aménagement du système en place et non de le foutre en l'air, la perspective de remanier le pouvoir et non de le détruire. Derrière les masques des émeutiers et émeutières peut parfois se cacher le piège de la politique.
La politique, c'est toujours l'art de gouverner. Une révolution ne peut que refuser ce jeu-là, à la manière dont le définissait quelqu'un comme Bakounine. Il a alors bien conscience que son activité révolutionnaire comporte une composante politique. Il critique d'ailleurs l'indifférence au jeu politique. Contrairement à ce que déclareront ses détracteurs à l'époque, il ne s'agit pas d'apolitisme, mais d'une position antipolitique.
Pour Bakounine, tout pouvoir contient une part maudite et pervertit même la personne la plus honorable. La question n'est pas de savoir si tel ou tel dirigeant est corrompu, manipulateur, violent. Le pouvoir en lui-même pervertit. Le fait de se retrouver en position de pouvoir transforme l'individu et le place en situation où il ne peut qu'exercer une domination sur les autres et abuser de sa position.
Ce n'est pas pour autant qu'il n'y aurait pas de décisions collectives à prendre, bien au contraire. Bakounine considère que c'est une nécessité. Ce qui est rejeté, c'est la séparation d'une instance décisionnelle du corps social, et son institutionnalisation qui finit par la consacrer théologiquement.
Suffrage universel ou censitaire, là n'est pas la question pour Bakounine. L'élargissement du suffrage ne supprime en rien le mensonge qu'est la représentation. Le pouvoir corrompt, et se trouver en position de représentant ou représentante ne peut que couper des aspirations populaires. La personne qui est élue finit forcément par être corrompue et par manipuler.Les assemblées centralisatrices favorisent quant à elles le passage des « palpitations vivantes de l'âme populaire » vers des abstractions. Ce n'est pas pour cela que Bakounine n'admet pas la représentation des sections au sein de l'Association Internationale des Travailleurs (AIT), via des mandats impératifs. Mais cette représentation n'intervient alors pas au sein d'un petit Etat en gestation, mais dans une confédération qui préfigure celle qu'il appelle de ses vœux, reposant sur l'autonomie des sections et avec pour principe d'aller de bas en haut, et non l'inverse.
Cette critique du pouvoir, il va jusqu'à la formuler à destination des organisations ouvrières risquant de se bureaucratiser. De son expérience au sein de l'A.I.T., entre 1868 et son éviction en 1872, il tire plusieurs leçons. Il note d'abord la tendance à la constitution d'une élite militante, qui se considère indispensable. Mécaniquement, elle s'habitue à décider à la place des autres, et les délégués se coupent de leur base. L'autonomie des sections et des individus doit justement venir empêcher cette dégénérescence, de même que les espaces de délibération à la base, sans oublier l'importance de l'individualité, y compris désobéissante. Et à côté, Bakounine passe son temps à développer des sociétés secrètes, peut- être de manière folklorique et rigide, mais surtout pour favoriser le libre rapprochement d'individus qui se font confiance dans le but d'agir collectivement, avec la discrétion que suppose la pratique révolutionnaire. Ce sont en quelque sorte des prémisses de groupes affinitaires.
La politique est toujours une sphère séparée, qui se traduit dans les faits par des gens se considérant comme plus compétents ou compétentes que les autres, devant prendre les décisions à leur place, y compris pour leur bien. Nous pouvons dire grossièrement que la politique est la sphère du pouvoir, tandis que le social correspond à la dynamique autonome des individu-es et des groupes.
On nous prétextera que l'assemblée, le comité de lutte ou le conseil ouvrier sont des institutions dans lesquelles se cristallisent le pouvoir, et sont quelque part séparés de la vie quotidienne. Certes. Si ce n'est que ce pouvoir peut bien plus facilement rester rigoureusement social, sans chefs ni représentants et sans entraver les initiatives individuelles, pris dans l'épaisseur de la réalité des tâches à mener. Davantage que d'y prendre des décisions, il importe d'y proposer des initiatives et des visions, ainsi que de répartir les tâches. Ce n'est finalement rien de plus qu'un outil, perfectible et critiquable, qui ne peut ni se substituer à un système de règles informelles reposant sur les discussions directes, ni venir étouffer les initiatives individuelles ou de cercles d'affinité. Les assemblées, nom pompeux qui signifie en fait prendre des décisions communes entre personnes qui se reconnaissent comme associées, font peut-être que le collectif tient ; les affinités et initiatives libres qui émanent des individu-es font qu'il vit.
Il faut donc encore que les assemblées et autres conseils rompent avec la fiction démocratique, où tout se lit en termes de droits et devoirs, et donc de juges et policiers. A coups de majorité ne se règlent ni les divergences, ni les contradictions.
Prendre des décisions collectives sans coercition ni sanction implique l'engagement de celles et ceux qui ont pris la décision pour la réaliser. Il n'y a d'autre sanction à une obligation que l'on s'est librement choisie que la perte de considération d'autrui. Cependant, dans un monde futur où la richesse résiderait dans la diversité et la profondeur des relations, la considération ne serait pas quelque chose pris à la légère.
En outre, tout n'a pas à se discuter et se décider dans ce genre d'instances, qui autrement se dégraderaient en bureaucratie diffuse, ou pis, en espace unanime niant les conflits intrinsèques à la vie sociale. C'est en cela que la position antipolitique n'est pas apolitique, puisqu'il s'agit bien d'une orientation consciente et déterminée : celle de circonscrire toute émergence de pouvoir sur les autres.
Tout ce qui vient occulter et réprimer l'épanouissement de la vie doit être détruit. La politique est un verrou à faire sauter, au même titre que la religion ou l'économie. Elle est toutefois largement valorisée, et nombre d'expressions contestataires reprennent irrémédiablement les habits de la politique, de la Commune de Paris aux bureaucrates anarchistes de l'Espagne de 36, en passant par les appels à la ‘'démocratie réelle'' sur les places occupées ou à de meilleurs représentants lors des insurrections de la soi-disant Génération Z en 2025. Il n'y aura sans doute pas d'anarchie tant que ce verrou n'aura pas été forcé. Forcer ce verrou implique non seulement de se défaire des logiques politiciennes les plus explicites, comme l'électoralisme, mais aussi de sortir des ghettos militants empreints de cet art de gouverner, pour privilégier les rencontres avec des révolté-es imperméables aux sirènes de la politique. Et il en existe pas mal…
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Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre
Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.
Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.
A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs.
Paranoia, la première machine de ce qui deviendra plus tard A/I, est née à Milan (Italie) en 2001, dans un contexte foisonnant de luttes sociales et d'expérimentations technologiques populaires entremêlées. Cette initiative antifasciste, anticapitaliste et antimilitariste, reposant sur des logiciels libres et maniant la cryptographie comme technique d'autodéfense numérique, s'est poursuivie par l'installation de toute une infrastructure visant à garantir le pseudonymat et la libre circulation des informations, de la connaissance et de la culture.
Là où les prestataires de services en ligne commerciaux utilisent l'argent comme barrière d'entrée, A/I fait partie de ces collectifs qui conditionnent l'utilisation de leurs services à un critère d'affinité politique. Sous cette condition, la liberté d'expression permise au travers de cette infrastructure n'a cependant jamais garanti de responsabilité collective à l'égard de toutes les publications ou communications qui y circulent. Et pourtant, l'administration états-unienne justifie aujourd'hui la censure de l'intégralité des services d'A/I dans un excès de zèle fasciste qu'on lui connaît particulièrement de nos jours.
Depuis 2001 et jusqu'à la catastrophe que représente cette dernière actualité, l'histoire d'A/I est émaillée de plusieurs événements parfois rocambolesques, mettant en lumière toute l'ironie et l'absurdité des institutions politiques et du capitalisme de surveillance. Lors de l'affaire Trenitalia, A/I avait créé un site web satirique pour dénoncer le transport d'équipements militaires pour l'invasion états-unienne de l'Irak en 2003. En 2005, une enquête contre une cellule italienne de l'Anarchist Black Cross, dont les emails étaient hébergés par A/I, a révélé l'installation clandestine d'un dispositif de surveillance du serveur.
À la suite de cette affaire, le collectif a initié un chantier titanesque de mesures anti-répression de l'infrastructure, le plan R*. Un plan qui permit en 2007 aux serveurs de résister aux tentatives de censure d'un jeu-vidéo dénonçant la pédocriminalité au sein de l'Église catholique. Puis en 2010, c'est face à la police norvégienne, en complicité avec une cour de Justice italienne, que le plan R* s'est montré efficace pour permettre la survie de l'infrastructure grâce à plusieurs relais à travers le monde.
Toutes ces attaques et perquisitions ayant exposé des milliers de boîtes mail, A/I a toujours insisté sur la nécessité d'une prudence à l'égard de sa propre confidentialité. Aucune infrastructure numérique ne sera jamais indemne de vulnérabilité, à l'instar des humains eux-mêmes. Pourtant, on peut retenir que la participation du collectif aux luttes sociales a notamment permis au mouvement Indymedia de naître, à partir des mobilisations contre le G8 de Gênes. Elle a également permis à d'innombrables mailing-lists d'émerger et à des dizaines d'ateliers et discussions à travers le monde de diffuser les savoir-faires d'autodéfense numérique et les expériences du collectif à d'autres communautés en lutte.
De fait, A/I fait aujourd'hui partie des collectifs de référence dans les communautés hacker anti-autoritaires et internationalistes, tant pour tout son historique et l'exigence technique acquise que pour son approche anti-élitiste qui permet à toustes d'utiliser ses services et d'apprendre à les répliquer ailleurs. Il est donc urgent de se mobiliser, avant le 25 septembre, en défense d'A/I, de plusieurs manières, dans la mesure de vos capacités :
- faire connaître cette affaire (en partageant cet article, en en parlant, en taggant ta ville, ...) ;
- rejoindre la coalition de défense d'A/I en te rapprochant d'organisations locales (hackerspaces, notamment ceux de https://interhacker.space et associations de défense des droits fondamentaux sur internet, notamment https://laquadrature.net, etc.)
- contribuer à l'archivage décentralisé de Noblogs ;
- préparer un soutien matériel légal à A/I en récoltant des fonds pour leur défense judiciaire et le renforcement de leur infratructure.
Par ailleurs, dans un contexte de répression débridée, à coups d'accusation de terrorisme, à l'encontre d'un nombre toujours croissant de collectifs anti-autoritaires, l'attaque contre Autistici/Inventati est une alerte pour toutes les initiatives d'infrastructures alternatives sur internet. Elle démontre l'extension des leviers utilisés par l'administration pour censurer des services (en l'occurence via l'organisme chargé des noms de domaine en « .org »).
Au-delà d'A/I, cette invitation à la solidarité est donc aussi un gros coup de pied au cul pour défendre notre liberté d'expression et l'intégrité de notre vie privée ainsi que l'autonomie nos moyens d'organisation en ligne. Il est urgent de réfléchir collectivement à la dépendance aux États-Unis de nos propres moyens de communication et des plateformes de publication de nos luttes ; et de renforcer leur indépendance autant que possible en documentant le travail effectué et en faisant circuler ces recherches. Ne croyons pas que ces questions sont simplement l'affaire d'expert·es. Apprenons de l'histoire des luttes et de ses leçons. La lutte continue et c'est l'affaire de toustes !
Pour aller plus loin
Pour en savoir plus sur l'histoire de A/I et l'attaque actuelle des États-Unis : un article qui reprends toute l'histoire plus en profondeur.
Le domaine autictici.org n'est plus accessible, mais vous pouvez accéder à leur site par inventati.org (et notamment lire (anglais) leur campagne, leur communiqué de presse et trouver les autres articles de solidarités qu'iels ont référencés)
Le blog de A/I ou iels publieront peut être de nouveaux articles.
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Besoin de solidarité urgent avec les communautés trans, homosexuelles et lesbiennes en Afghanistan
Nous sommes un collectif de soutien aux personnes queers vivant en Afghanistan, nous lançons cet appel à la solidarité transnationale pour faire face à une situation extrêmement violente à laquelle sont confrontées nos ami-e-s queers pris.es pour cibles par l'État afghan.
Avant de vous décrire la situation, voilà le lien de notre cagnotte pour aider financièrement :Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique
https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/soutien-aux-personnes-queers-en-afghanistanDepuis plusieurs années, les personnes que le régime afghan identifie comme non hétérosexuelles font la cible de violences, de nombreux meurtres et agressions ont eu lieu, des maisons ou des appartements de vie communautaires ont été pris d'assaut ou incendiés par les forces armées des talibans, nombre de personnes ont été incarcérées et torturées dans les prisons de l'État. Chacune de ces situations ont eu lieu très récemment, depuis le début de l'année 2026.Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique
Dans ce contexte, c'est la vie entière qui est rendue bien plus difficile, notamment le fait de répondre à des besoins basiques et nécessaires tels qu'accéder à un logement, à des soins, à un travail, à se déplacer... Mais également des besoins encore plus essentiels, tels que celui de ne pas subir de mal, ne pas être torturé.e, défiguré.e, tué.e ou celui de disposer de sa liberté.Nos actions se font selon nos moyens, qui dépendent principalement des tunes que l'on récolte via cette cagnotte, afin de répondre aux besoins directs des personnes sur place : payer des loyers, des taxis, des soins, des libérations, et répondre à des situations d'urgence. Nous avons donc besoin d'une aide importante en ce moment pour sortir nos ami-es d'une situation dramatique qui s'est produite il y a peu, mais également de contributions régulières pour participer à des frais de vie quotidiens, notamment des loyers, donc n'hésitez pas à revenir pour faire des dons mensuels, à hauteur de vos moyens.Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique
https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/soutien-aux-personnes-queers-en-afghanistanNous sommes un collectif de 4 femmes trans d'origines Afghane, Française, et autre. Nous sommes déterminées à apporter tout le soutien et l'apaisement dont nous sommes capables à celles et ceux qui souffrent et avec qui nous sommes liées à différents degrés. Car nous savons que ce qui arrive à l'autre bout du monde nous arrive aussi à nous, ainsi qu'à l'humanité toute entière. C'est d'avoir une âme dont il est question, et c'est pour cela que nous parlons d'entraide. De plus notre action s'inscrit dans les luttes de solidarité internationale, de solidarité communautaire queer, ainsi que les luttes pour la liberté de circulation.
Merci de nous avoir lues, on vous remercie pour tous les dons que vous pourrez apporter pour aider nos ami-es à faire face à cette situation des plus terribles.
Vous pouvez aussi partager cet article ou le lien de la cagnotte sur vos réseaux personnels (https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/soutien-aux-personnes-queers-en-afghanistan).Retour ligne automatiqueRetour ligne automatique
Si vous n'avez pas de l'argent à donner, mais d'autres idées sur comment on peut en trouver ou comment nous aider, hésitez pas à nous contacter (en français, farsi, anglais, español) sur : solidarityqueerafgh chez riseup.netEt notre Instagram ;) https://www.instagram.com/entraide_queer_afghanistan/?utm_source=ig_web_button_share_sheet
Que vive la solidarité internationale, que vive la solidarité queer
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Les sociétés minières creusent leurs trous. Cet hiver, on se déterre, on les y enterre !
Appel à actions contre l'industrie minière
Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.
Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.
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Les autoradios ont des oreilles
Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l'Auvergne-Rhône-Alpes.
Le dispositif a été découvert lors d'un changement d'autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l'autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l'alim de l'autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l'auto-radio.
La musique a bien dû leur casser la tête !
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Trump’s pique with UK could lead to favor to acolyte Milei over Falklands
US president suggests he might support his Argentinian ally’s drive to reclaim sovereignty of disputed islands
Donald Trump has long embraced vengeance. “I am your retribution,” he declared to an admiring audience at the 2023 Conservative Political Action Conference (CPAC) as he commenced his march back to the White House.
It is unlikely Argentina, and far-flung holdovers of the former British empire, were on the US president’s mind at the time.
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Trump appeals to SCOTUS to save USPS mail-in vote scheme. Democrats get redistricting wins. Ballroom construction can continue.
US President Donald Trump displays an executive order he signed. Photo by Brendan SMIALOWSKI / AFP via Getty Images.Trump Administration Appeals to Supreme Court in USPS Mail-In Voting Fight
Last week, U.S. District Court Judge Indira Talwani issued a 14-day temporary restraining order blocking mandatory enforcement of the USPS’s mail-in voting rule, which laid out how the agency would implement Donald Trump’s executive order restricting the use of mail-in ballots. Per PBS News, “[U]nder Trump’s executive order, the U.S. Postal Service could refuse to deliver ballots from states that do not follow a uniform envelope style and submit lists of eligible voters to an online portal.” At a hearing on Thursday, the government was unable to assure Judge Talwani that the USPS could actually implement Trump’s plan in time for November’s elections. Meanwhile, the Trump administration appealed to the Supreme Court to lift the restraining order. Justice Ketanji Brown Jackson set a Sept. 8 deadline for the administration to file its arguments in the new appeal, even as North Carolina is set to send out mail ballots to voters today.
The legal battle continued the same week Sen. Richard Blumenthal (D-CT) sent a letter to David Steiner, the USPS Postmaster, reporting an anonymous whistleblower complaint. It warned that the system the USPS had developed to implement the administration’s new mail-in voting system was, according to the federal official, “a rushed, chaotic, and fundamentally flawed process.” Blumenthal slammed Trump in a call with reporters on Monday, saying, “This administration seems hell-bent on changing the framework of casting ballots in this country, clearly for political reasons. It is unconstitutional, as is argued in the courts…but this disclosure indicates that it is also blatantly incompetent and incapable of actually delivering ballots that are lawful in this midterm election.” Lauren Bis, a White House spokesperson, fired back. “The process of building software to carry out this new verification check is neither complex nor unique for USPS since the Postal Service regularly uses bulk mailing and intelligent mail barcodes for a wide variety of large customers.”
Democrats Notch Wins in Redistricting Wars
On Thursday, The Missouri Supreme Court unanimously blocked the state’s new congressional maps from being used this November.
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Trump to take gifted Qatar jet to Ireland despite questions about its security
President was moved to a separate aircraft during a July trip after officials learned of a possible Iranian threat, leaving questions about the plane’s defenses unanswered
Donald Trump intends to use the Boeing jet gifted by Qatar for his trip to Ireland next week, marking the first time the aircraft will leave the US since concerns were raised over whether it can adequately protect the president from attack.
The decision, a senior administration official told the Washington Post, comes weeks after the president suggested the plane would be grounded for about a month while it underwent unspecified security upgrades.
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«Donnons un avenir aux enfants blancs»: le président du Parti de la France condamné pour provocation à la discrimination
Le dirigeant d’un petit mouvement pétainiste, Thomas Joly, a écopé de 2 400 euros d’amende vendredi 4 septembre. Le tribunal de Paris estime que les propos qui accompagnent ses visuels de campagne «relèvent du discours de haine». -
Conférence nationale sur le handicap: pour un véritable statut, les AESH repasseront
L’hypothèse d’un statut de fonctionnaires pour les 140 000 chevilles ouvrières de l’école inclusive semble s’éloigner chaque jour davantage. Emmanuel Macron, lors de la 7e conférence nationale du handicap, n’en a pas dit mot, alors que des négociations ont lieu depuis des mois sur le sujet. -
Vincent Bolloré entre au capital de «Frontières» et s’assure un statut de faiseur de rois à droite
Avec l’acquisition de 25% des parts du magazine identitaire, le milliardaire d’extrême droite franchit une étape supplémentaire dans sa mainmise sur le débat à droite en vue de la présidentielle. -
Rachida Dati va redevenir magistrate grâce à Darmanin
Ce retour surprise de Rachida Dati dans la magistrature survient alors que l’ancienne ministre doit être jugée dans quelques jours pour corruption et trafic d’influence. Une vraie provocation. -
Pasta Antifa
Le dimanche 6 septembre à Rostrenen à partir de 12h30 : pasta antifa : repas à prix libre suivi d'une discussion, infokiosque ...
La tradition des pâtes antifascistes est un chapitre très important dans l'histoire populaire italienne : le 25 Juillet 1943, jour de la destitution de Mussolini, la famille Cervi décide de fêter la fin de la dictature en cuisinant 380 kg de cet aliment traditionnel italien, pour ensuite les distribuer à tout leur voisinage.
Ce menu était loin d'être anodin, car les pâtes étaient décriées par les fascistes, par exemple par le voix du futuriste Marinetti affirmant que cet aliment freinait la combativité et engendrait « faiblesse, pessimisme, oisiveté, nostalgie et manque de passion » chez les italiens. Pour les fascistes d'alors, elles étaient considérées comme une nourriture peu nutritionnelle, passéiste et non-patriotique, notamment car dépendante des marchés étrangers, contrairement au riz dont la culture dans le nord du pays était soutenue par Mussolini. Le régime fasciste a ainsi mené un combat culturel et économique contre les pâtes qui ont été et sont toujours un symbole d'identité collective. Par ce chariot de pâtes, la famille Cervi a transformé un aliment interdit en un symbole de liberté, de partage et d'insurrection contre la répression du régime.
En pensant à ce geste politique fort, nous avons envie de nous rassembler à Rostrenen le 6 septembre autour d'une assiette de pâtes antifasciste pour reprendre nos libertés, parler d'antifascisme, de politique et des moyens de luttes collectives. Plusieurs stands, collectifs et infokiosques seront présents lors de cette journée.
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Cartographie de la vidéosurveillance : un an de de surenchère en Finistère
Pour vous faire patienter pendant l'été, le collectif Habiter & Lutter à Brest a produit une première cartographie des arrêtés « portant autorisation d'installer et exploiter un système de vidéoprotection » publiés par la préfecture du Finistère en une année.
Entre le 26 juin 2025 et le 25 juin 2026, 906 de ces arrêtés ont été recensés grâce à l'Automate de Traque de Termes et de Recherche dans les Arrêtés Préfectoraux développé par les camarades de la Quadrature du Net.
Que ces systèmes de vidéosurveillance soient publics ou privés, extérieurs ou intérieurs, sur voie publique ou non, chacun de ces arrêtés indique dans leur article 9 : « L'accès aux images et enregistrements du système de vidéoprotection est ouvert aux agents des services de la police nationale et de la gendarmerie nationale ».
Chaque point représente un arrêté autorisant un demandeur (état, collectivités, entreprises publiques ou privées) à installer et exploiter un système de vidéosurveillance sur un établissement - ou une zone dans certains cas - défini comme « un lieu ouvert au public particulièrement exposé à des risques »[sic].
Selon nos calculs - et sans rentrer dans les détails qui feront l'objet de publications futures - 7856 caméras ont été autorisées pendant cette période sur 151 communes.
Chaque point détaille l'établissement concerné, le nombre de caméras (quand cela est spécifié), le responsable du système (maire, président, directeur·rice de sécurité, patron...), l'adresse (aussi imprécise soit-elle), le délai maximal de conservation des images (de 5 à 30 jours) tels que décrits dans les arrêtés publiés par la préfecture.
Pourquoi cette carte et comment l'utiliser ?Le but initial de cette carte, qui est amenée à évoluer, c'est de faire prendre conscience de l'étendue géographique de la vidéosurveillance sur le territoire d'un département, que ce soit en zone urbaine, périphérique ou rurale.
Limites de la carte / ce qu'elle n'est pas
Elle peut également servir de base de préparation pour des cartoparties afin d'alimenter les bases et cartographies existantes telles que le site international Surveillance under Surveillance.Le but de cette carte n'est pas de recenser avec exactitude les caméras présentes sur le territoire finistérien. Et cela pour plusieurs raisons :
Et après ?
- la géolocalisation est imprécise et basée sur les informations approximatives que la préfecture veut bien lâcher,
- autorisation d'installation ne signifie pas installation et exploitation effective et vice versa. Certaines caméras sont par exemple installées avant autorisation. D'autres caméras autorisées ne sont pas encore installées. Enfin certaines caméras sont et resteront installées sans aucune forme d'autorisation,
- la carte, dans sa version actuelle, ne recense que les arrêtées de l'année passée. Les autorisations étant accordées pour une période de 5 ans, il faudrait reprendre ce travail pour les 4 précédentes années.On vous invite à vous rapprocher des collectifs existants, des associations de quartier sur vos territoires ou à en créer, à enrichir les cartes existantes de manière individuelle ou collective en participant aux cartoparties proposées, à interroger vos élu·e·s...
Le collectif Habiter & Lutter à Brest
Nos publications sont à retrouver sur Bourrasque :
habiteretlutterabrest chez systemli.orgFévrier 2026 : Habiter & Lutter à Brest - Lutter contre la vidéosurveillance / Reprendre la ville
Nous joindre / rejoindre
Mars 2026 : Réponses aux candidat·es au sujet de la Police Municipale à Brest
Mai 2026 : Le premier flic, le sous-pref' et les racelards : vidéosurveillance à BrestLe collectif Habiter & Lutter à Brest n'a pas de site web mais annonce les évènements où vous pouvez nous rencontrer sur les 2 agendas locaux Bourrasque Info et Mon Petit Ponant.
Nous ne nous réunissons pas de manière régulière mais vous pouvez nous écrire à habiteretlutterabrest chez systemli.org. -
Wolfgang Kaleck, avocat: «La démocratie et les droits humains doivent être ramenés à la vie encore et encore»
Aux côtés des victimes de la junte argentine ou de la famille de Patrice Lumumba, Wolfgang Kaleck, spécialisé en droit pénal international, se bat contre les injustices. Face aux attaques dont le droit est l’objet, il plaide pour une justice internationale refondée. -
Les États-Unis s’acharnent contre la Cour pénale internationale, l’Union européenne tergiverse
Des magistrats internationaux sous sanctions, des États mis sous pression pour renier leurs engagements: l’offensive de Washington contre la CPI est extrêmement violente. Face à elle, l’Union européenne tarde à activer un mécanisme de protection pourtant à portée de main. -
Brûler la dette : Pourquoi ils vous mentent ?
Propaganda, épisode 1 ! Dans ce nouveau format pour Blast, on va suivre la campagne présidentielle pour mettre en lumière les effets de propagande, voir comment ça fonctionne et ce que ça produit. Cette semaine, on va se pencher sur le procès en… -
Violences sexuelles: la RATP condamnée pour manque de formation et de prévention
Le tribunal judiciaire de Paris a condamné l’entreprise publique de transports à verser 14 000 euros au syndicat Solidaires, à l’origine de la procédure. La RATP insiste plutôt sur le fait que le tribunal a écarté les accusations de «minimisation systématique des faits de harcèlement sexuel». -
Sécheresse: le plan d’urgence du gouvernement ne satisfait pas les agriculteurs
Les mesures d’aide d’un peu plus de 1 milliard d’euros annoncées par le gouvernement vendredi 4 septembre pour soutenir les agriculteurs après un été de sécheresse et de canicule sont jugées largement insuffisantes par les organisations syndicales. -
How much does Donald Trump care about winning the midterms? Apparently, not much at all | Jonathan Freedland
Such is the US president’s narcissism that he would see a Democratic victory as proof that he’s indispensable – meanwhile, his every decision spells calamity for voters
What is Donald Trump playing at? If it’s true that the best way of understanding the behaviour of an organisation is to assume it’s controlled by a secret cabal of its enemies, perhaps that same logic extends to the current conduct of the president of the United States. Maybe he secretly wants Republicans to lose the looming midterm elections that will decide the balance of power in the US for the next two years and for which the first postal ballots were sent out today.
That’s not as mad a theory as it sounds. Indeed, there are at least two reasons why Trump might either be unbothered by Republican defeat in November or even covertly desire it. We’ll come to those, but let’s start with a pattern of behaviour that is hard to explain as anything other than calculated self-sabotage.
Jonathan Freedland is a Guardian columnist
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Édouard Philippe, ou le cauchemar de nos enfants
Le candidat a mis l’avenir de nos gosses au cœur de son projet, où sont absents les mots : « égalité », « démocratie » et « République ». Et qui ne promet à la jeunesse qu’un interminable cauchemar. Un texte issu du blog de l'éditeur et écrivain Hugues… -
Des agents d’OpenAI ont piraté un vieux wiki allemand pour s’échanger des réponses et contourner leurs propres restrictions
Un nouveau précédent embarrassant pour OpenAI. Des milliers d’agents IA attribués à l’entreprise ont utilisé entre mai et juin dernier un vieux site collaboratif en allemand, de type Wikipédia, utilisé à l’origine par des développeurs pour documenter et échanger des informations, pour communiquer entre eux alors qu’ils réalisaient des tâches de recherche sur le web. L’information a été révélée par l’agence de presse Reuters ce 4 septembre, basée sur un rapport de chercheurs.
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Enquête citoyenne : Saint-Gilles face aux questions de drogues
Pour qui ? Toute personne curieuse d'enquêter collectivement sur cette question, que vous habitiez Saint-Gilles ou non. Aucune expérience en écriture ou en journalisme n'est nécessaire. * Que vivent les habitant·es de Saint-Gilles face aux questions de drogues ? * Comment ces réalités transforment-elles le quartier ? * Comment continuer à faire vivre un quartier solidaire, accueillant et où il fait bon vivre ? Le sujet des drogues occupe aujourd'hui une place importante dans les discussions à Saint-Gilles. Pourtant, les personnes qui vivent ces réalités au quotidien ont rarement l'occasion de prendre le temps de raconter leur expérience. Pendant trois mois, nous vous proposons de mener ensemble une enquête citoyenne. Nous prendrons le temps de nous informer, de partager des ressources (articles, podcasts, documentaires…), d'échanger nos points de vue, mais aussi d'aller à la rencontre des personnes concernées : habitant·es, commerçant·es, associations de terrain, usager·es, proches… afin de recueillir leurs récits, leurs expériences et leurs questions. L'objectif n'est pas de produire une expertise, mais de construire ensemble un regard citoyen sur une réalité qui traverse aujourd'hui la commune. Accompagné·es par une animatrice en éducation permanente et une professionnelle des ateliers d'écriture, nous réaliserons une production collective qui sera publiée dans le journal Village Mondial, distribué dans toutes les boîtes aux lettres de Saint-Gilles au printemps 2027. Aucune expérience en écriture ou en journalisme n'est nécessaire. Il suffit d'avoir envie de rencontrer des personnes, de poser des questions, de réfléchir ensemble… et d'écrire une histoire collective. *** Comment allons-nous travailler ? *** Le projet se construira avec le groupe. Ensemble, nous déciderons des questions que nous souhaitons approfondir, des rencontres que nous voulons faire et de la manière de raconter notre enquête. Notre envie est de mettre en lumière des expériences et des paroles que l'on entend peu dans les espaces publics et médiatiques, afin de nourrir le débat à partir du vécu des personnes concernées. Animatrices * Marie François, animatrice socioculturelle pour le Centre Librex mfrancois@centrelibrex.be * Les Ateliers du don de l'écriture et de la parole *** Infos pratiques *** * Quand : du 15/09 au 15/12/2026, Tous les mardis de 17h30 à 19h30 * Où : Centre librex, 66 rue Coenraets 1060 Bruxelles Pour qui : Toute personne curieuse d'enquêter collectivement sur cette question, que vous habitiez Saint-Gilles ou non. Aucune expérience en écriture ou en journalisme n'est nécessaire. Groupe de travail ouvert à toustes ! * PAF : gratuit * Infos : Marie François, animatrice/formatrice pour le Centre Librex mfrancois@centrelibrex.be * Inscription : via le formulaire que vous trouverez en suivant ce lien. * FRÉQUENCE : Ce groupe de travail se réunira tous les mardis, de 17h30 à 19h30, du 15 septembre au 15 décembre 2026 (hors vacances d'automne !) Soit les : 15/09 · 22/09 · 29/09 · 06/10 · 13/10 · 03/11 · 10/11 · 17/11 · 24/11 · 01/12 · 08/12 · 15/12. * NOTE : Afin de construire une véritable dynamique de groupe, nous souhaitons réunir entre 10 et 14 participant·es qui s'engagent à être présent·es le plus régulièrement possible tout au long du projet. *** Cet évènement est le fruit d'une collaboration entre L'ASBL Ensemble pour 1060 ! Le Centre Librex Les Ateliers du don de l'écriture et de la parole -
Le journaliste et le ventriloque
« Il y a quelque chose de dissonant au royaume des médias. Lesquels participent au chaos des relations humaines et à la destruction des symboles alors qu’il devrait travailler à la conciliation, à la compréhension claire d’une situation selon un point de… -
« Osez l’IA » : Quel est le véritable bilan du plan national un an après son lancement ?
Est-il vraiment bon de fêter tous les anniversaires ? Profitant du premier anniversaire du plan national « Osez l’IA », Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a réuni le 3 septembre à Bercy l’ensemble des acteurs mobilisés depuis un peu plus d’un an maintenant pour accélérer la diffusion de l’intelligence artificielle dans les entreprises.
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L'extrême droite agresse à Montpellier sous les yeux de la police

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« Les bullshit jobs sont souvent des moyens de contrôler les autres salariés »
"Quand on est très stressé, on a du mal à faire corps avec ses semblables, on est paranoïaque, on ne fait plus confiance à personne. Et ce salariat-là, c’est le salariat rêvé du grand patronat français", dénonce Nicolas Framont.
Cet article « Les bullshit jobs sont souvent des moyens de contrôler les autres salariés » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
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Pour le salut de la discipline, des problèmes de maths devraient être « exclus » de l’IA, juge le Mozart des mathématiques

Terence Tao, l'un des plus grands mathématiciens vivants, propose de déclarer certaines catégories de problèmes de maths « hors limites » pour les IA.
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Conquérir un million de professionnels du droit en Europe : LexisNexis met la main sur Doctrine pour accélérer dans l’IA juridique
Quatre mois après avoir annoncé son projet, RELX a finalisé le rachat de Doctrine pour un montant non communiqué. La start-up française rejoint ainsi LexisNexis Continental Europe, Middle East and Africa, la branche régionale de LexisNexis & Professional.
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OpenAI aurait su, et n’aurait rien dit : un autre essaim d’agents IA aurait détourné un vieux wiki allemand

Selon une étude menée par des chercheurs indépendants, des milliers d'agents IA d'OpenAI ont transformé pendant l'été un forum de développeurs allemand en salle de coordination clandestine.
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Non, le porc n’a jamais été exclu des menus des hôpitaux publics

Source :Compte Facebook, le 4 septembre 2026
Etiqe :baliverne
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Tout est bon dans le cochon… surtout sa propension à être manipulé pour créer de la discorde. Voilà plusieurs années que des personnalités de droite et d’extrême droite s’inquiètent d’une soi-disant disparition du porc dans les espaces de restauration collective, comme la cantine scolaire et l’hôpital. Certains ont bien compris le caractère explosif du sujet et n’hésitent pas à l’utiliser pour générer de l’engagement sur les réseaux sociaux.
Des centaines de faux comptes publient des images entièrement générées à l’aide de l’intelligence artificielle pour booster les clics, et leur dernier coup viral est celui-ci : « Le porc devrait-il à nouveau faire partie des menus proposés dans les hôpitaux publics en France ? » Les publications ont enregistré des millions de vues et de « j’aime », et les commentaires abondent.
« Le porc doit être présent dans tous les restaurants et cantines publiques en France c’est un aliment essentiel dans la nourriture des européens et si les musulmans ne sont pas d’accord, alors qu’ils prennent leurs dispositions pour se nourrir suivant leurs traditions et coutumes !! », s’énerve un internaute qui, si l’on suit son raisonnement, oublie sans doute que ce n’est pas la seule religion à interdire la consommation de porc.
Pourtant, c’est entièrement faux, le porc n’a jamais été exclu des menus des hôpitaux publics en France. Quant à la petite musique qui sous-entend qu’une telle mesure aurait été prise pour contenter la population musulmane française, elle est d’autant plus fausse que de nombreux hôpitaux ne proposent pas d’alternatives halal alors même qu’ils en ont la tâche.
Du porc présent dans les menus de l’hôpital
Contrairement à ce que sous-entendent les dizaines de publications, le porc est bien présent dans les menus d’hôpitaux publics en France, comme Les Surligneurs ont pu le vérifier auprès d’établissements. On retrouve donc « sauté de porc à l’ancienne », ou encore « saucisse grillée » sur les menus.
La direction générale de l’offre de soins, issue du ministère des Affaires sociales et de la Santé, nous a confirmé qu’il n’y a jamais eu aucune interdiction de ce type. « Il n’existe aucun texte réglementaire, aucune instruction ministérielle, aucune consigne nationale visant à interdire ou à supprimer le porc des repas servis dans les établissements de santé. »
Les différents textes qui réglementent les services de restauration des hôpitaux publics exigent que les établissements servent des plats variés (quatre à cinq plats proposés à chaque déjeuner ou dîner), et qui respectent, au mieux, les goûts et l’état de santé des patients.
Depuis la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, les établissements de santé doivent proposer un repas végétarien tous les jours : les patients ont donc la possibilité de se passer de viande – et donc de porc s’il est proposé au menu –, mais ce n’est qu’une alternative, pas une obligation.
La restauration collective, et donc dans les hôpitaux, doit aussi composer avec les objectifs de la loi Egalim qui fixe, elle, des objectifs de 50 % de produits durables dont 20 % de bio. D’après la dernière campagne de télédéclaration (à noter que seuls deux établissements sur cinq ont rempli cette déclaration), les hôpitaux en seraient encore loin : 4,1 % de bio et 16,8 % de produits dits « Egalim » pour les hôpitaux, rapporte un site professionnel des métiers de la restauration.
« Le patient hospitalisé n’est pas seulement un malade. Il est avant tout une personne avec des droits et devoirs »
Les hôpitaux doivent évidemment donner des repas en fonction des prescriptions alimentaires spécifiques établies par l’équipe médicale pour le patient, mais pas seulement. Une circulaire reconnaît dès 1995 que le « patient hospitalisé n’est pas seulement un malade. Il est avant tout une personne avec des droits et devoirs ».
Ainsi, l’hôpital doit respecter les croyances et convictions des personnes au sein de l’établissement. « Un patient doit pouvoir, dans la mesure du possible, suivre les préceptes de sa religion (recueillement, présence d’un ministre du culte de sa religion, nourriture, liberté d’action et d’expression … ) ».
Cependant, le Défenseur des Droits se penchait, en 2019, sur la difficulté pour un patient musulman à pouvoir recevoir une nourriture halal à l’hôpital alors même que ledit hôpital était en mesure de servir un repas confessionnel pour les personnes juives (casher).
Le Défenseur des droits avait estimé que cette « différence de traitement entre les patients de confession musulmane et les patients de confession judaïque est susceptible de constituer une discrimination fondée sur la religion ». Le même genre de scène a été décrit dans des articles de presse postérieurs, en 2024 sur le site de Mediacités, et en 2025 dans les colonnes de Mediapart.
L’hôpital cité par le Défenseur des droits (noté « Y ») ne niait pas la situation, mais arguait d’un problème financier non spécifique à l’établissement. « [Ce n’est] pas un problème que l’Y peut résoudre seule, et par ses propres moyens, sauf à employer deux mauvaises solutions : l’une consisterait à supprimer les plats casher au terme du marché, pour supprimer tout risque de discrimination des pratiquants d’une religion par rapport à une autre et donc n’offrir que des repas de substitution ; l’autre consisterait à augmenter ses coûts de restauration au détriment d’autres postes de coûts liés aux soins ».
Si la restauration collective à l’hôpital doit faire face à des défis, l’affirmation selon laquelle le porc aurait été interdit est complètement inventée et ne repose sur rien.
Auteurs :
Autrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Relecteur : Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
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Fraude fiscale: la justice saisit 65 millions d’euros sur les comptes du géant du conseil McKinsey
Après quatre ans d’enquête sur la fraude fiscale présumée de McKinsey en France, le Parquet national financier a obtenu la saisie en Belgique de 65,2 millions d’euros appartenant au géant états-unien du conseil. Une seconde enquête judiciaire est en cours sur les liens entre McKinsey et Emmanuel Macron. -
ACRIMED fête ses 30 ans !
Quand ?
Le 26 septembre de 15h à 22hOù ?
Salle Olympe de Gouges 15 rue Merlin, 75011, Paris, FranceL'association ACRIMED - Action Critique Médias fête ses 30 ans !
Avec Rima Hassan, Serge Halimi, Monique Pinçon-Charlot, Sandrine Rousseau, Lumi, Sophie Taillé-Polian, Ugo Palheta, Samuel Gontier, Sébastien Fontenelle, Sylvie Tissot...
Un village associatif et de médias indépendants avec Attac, Blast, Agone, AJAR, AMD, Arrêt sur images, Au Poste, Basta, Fred Sochard, Orient XXI, Profession Pigiste, SNJ, SNJ-CGT, Visa...
Rendez-vous le 26 septembre. Infos et programme complet à venir sur la Page Facebook
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Conférence gesticulée sur la Sécurité sociale de l'Alimentation
Quand ?
Le 17 septembre de 20h à 22h45Où ?
Salle François Molé Place Firmin Gémier - Patrick Devedjan, 92160, Antony, FrancePar Mathieu Dalmais, agronome, un des concepteurs de la Sécurité sociale alimentaire, pour l'accès à une alimentation saine et de qualité pour toustes, et le soutien à une agriculture durable.
Organisée par le Amis de la Terre du Val de Bièvre et Transition écologique Chatenay-Malabry.
inscription souhaitable ici- Voir aussi tinyurl
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Semaine de 20 h : utopie radicale ou nécessité ?
"J'ai vu des gens à 35 heures en énorme souffrance. Et des gens au forfait jour, le système un peu sans limite pour les cadres, qui allaient très, très bien. C’est pourquoi je dis souvent : « vous ne détestez pas le lundi, vous détestez la domination au travail »."
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Cloud souverain : Quand les impératifs de la défense européenne compliquent les plans de Bruxelles pour réduire la dépendance aux Etats-Unis
La volonté européenne de réduire sa dépendance aux géants américains du cloud - AWS, Google et Microsoft - rencontre un obstacle de taille : les besoins des armées. Plusieurs responsables européens de la défense s’opposent à certaines dispositions du futur « Cloud and AI Development Act » (CADA). Ils craignent que des exigences trop strictes en matière de souveraineté compliquent l’utilisation de technologies américaines indispensables à leurs opérations et à leur coopération avec l’Otan, rapporte le Financial Times.
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Victimes de pesticides : pour la première fois, le seuil des 1 000 demandes d'indemnisation a été franchi
Le Fonds d'indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) a enregistré 1 044 demandes d'indemnisation en 2025, soit 6,8 % de plus qu'en 2024, selon son rapport d'activité publié vendredi 4 septembre. C'est un record depuis la création du dispositif. Parmi ces dossiers, 1 024 concernent des professionnels exposés aux pesticides et 20 des enfants exposés pendant la période prénatale. Le taux d'accord atteint 81,5 % pour les dossiers adultes et 72,7 % pour ceux concernant les enfants.
Lire la suite - En bref / Pesticides , Santé
Les (…) -
Masquée ou à découvert, l’extrême droite se répand dans le Loiret
Les groupuscules radicaux s'installent
Avec la réélection d’un député et la conquête de deux villes du département la progression du RN inquiète de plus en plus dans le Loiret. Mais au-delà de l’étiquette officielle d’extrême droite des élus et des groupuscules propagent eux aussi les idées racistes et réactionnaires.
Drôle d'ambiance...
Orléans, préfecture du Loiret, a conservé la droite au pouvoir lors des dernières élections municipales. Serge Grouard, maire depuis 2001, n’a pas été inquiété par les partis d’extrême droite, aucun n’ayant accédé au second tour. Pourtant, il suffit de se pencher un peu plus sur les actions et déclarations du maire d’Orléans pour facilement se rendre compte que c’est aussi l’extrême droite qui l’a emporté à travers sa victoire.
En effet, l’islamophobie du maire d’Orléans est bien connue. Il y a déjà dix ans, en 2016, il écrit et partage publiquement une longue «lettre aux musulmans». Un texte dans lequel il déclare, à l’encontre de tout principe républicain, que nos concitoyens musulmans «ont plus de droits que de devoirs», et leur affirme que «Parce que vous êtes nouveaux sur la terre de France, c’est d’abord à vous de vous adapter à nous et non pas l’inverse».
Avant cela, en 2013, il refuse la création d’une école musulmane, au nom de la laïcité. Une valeur prétexte, qui ne lui importe plus lorsqu’il s’agit de participer ou de financer des évènements liés à la religion catholique. Serge Grouard a même fait voter une exception à la laïcité lui permettant de communier à la messe en écharpe républicaine à l’occasion des fêtes de Jeanne d’Arc.
Plus généralement, le maire d’Orléans est un adepte des sorties populistes et des plateaux de Cnews. Il déclare en 2024, lors de l’arrivée de sans-abris expulsés de Paris à l’occasion des JO, qu’ «Orléans n’a pas vocation à accueillir...
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SEO & GEO Summit prend la direction de Disneyland® Paris les 15 et 16 octobre 2026
Pourquoi le SEO ne suffit-il plus ?
Le constat posé par les organisateurs est direct : le SEO d'hier ne suffit plus, et exister sur Google non plus. Il faut désormais être visible là où les IA répondent, citent et recommandent. C'est tout l'enjeu du GEO (Generative Engine Optimization), qui vient s'ajouter aux problématiques classiques de référencement naturel.
Pour cette édition 2026, les meilleurs experts SEO et GEO du marché viendront présenter des stratégies concrètes, des travaux de R&D et des méthodes inédites pour s'adapter à cette nouvelle donne.
Un nouveau décor et un format élargi
Après deux éditions organisées au Parc des Princes, le Summit change de décor et prend ses quartiers à Disneyland Paris, pour une expérience présentée comme plus immersive.
Le programme évolue également. Le SEO seul ne suffisant plus à couvrir les besoins des professionnels de l'acquisition, l'événement s'élargit à l'ensemble des leviers : SEA, social ads, contenu, marketing automation et CRM, pour une vision plus complète de l'acquisition digitale.
Autre changement notable, le Summit passe d'une à deux journées complètes de conférences et de rencontres, l'ampleur des sujets à traiter ne tenant plus en une seule journée.
Un programme multi-thématiques
Le programme, encore en cours d'élaboration, réunit déjà de nombreux intervenants autour du SEO, du GEO et des autres canaux d'acquisition. Voici un aperçu des conférences annoncées à ce jour :
- 10 questions à se poser avant d'investir en GEO, par Mikaël Priol
- Les 7 canaux d'acquisition que toute entreprise devrait tester avant d'augmenter son budget média, par Maxence Rigottier
- Canva x IA : le combo gagnant pour créer mieux et plus vite, par Mounir Moustahlaf
- Comment manipuler facilement les LLMs (et générer plus de clients), par Alan CladX et Sylvain Montmory
- Les risques de l'IA dans la désinformation et les fake news, par Romane Maltnoy
- Exploiter Google Discover en tant que marque ou e-commerçant, par Sylvain Deauré
- Du SEO à la diffusion multicanal, l'art d'être présent partout, par Dimitri Ageon
- Comment et pourquoi déployer une stratégie de podcast, par Axel Thoreux
- Comment optimiser votre stratégie LinkedIn en tant que marque, par Léo Garret
- Google Ads et ChatGPT Ads pour la leadgen, par Alexandre Falck
- Le copywriting SEO à l'ère de l'IA générative : reprendre la main sur la création éditoriale, par Syphaïwong Bay
- Produire dix fois plus de créas : images et vidéos publicitaires par agents IA, par Maxence Tison
- Les synergies SEO et GEO, par Mikaël Priol
- Influence et génération de leads, par Jean-Baptiste Barat
- Ma stratégie de visibilité organique, par Bilkher Diakhate
- La prochaine évolution de l'AEO : façonner la manière dont l'IA parle de votre marque, par Louis Ktisti
- Pourquoi l'IA recommande vos concurrents et pas vous, enquête sur un cas réel, par Olivier Duffez
- Les relations presse et la brand, par Laurent Garrouste
- Le netlinking à l'ère des IA Overviews, par Jacky Giang
- La seule méthode SEO et GEO qui marche, prouvée par 14 ans de fausses révolutions, par Marvin Tranchant
- Utiliser Reddit pour augmenter la visibilité des marques dans les LLMs, par Zohra Belmahdi
- Les points d'entrée mémoriels : le KPI qui manque à votre reporting SEO pour peser auprès du CODIR, par Nelly Kempf
- Comment retrouver la visibilité de 2020 sur LinkedIn, par Hervé Hoint-Lecoq
- Analyse de la Spam Update Google du 21 août, par Mikaël Priol
D'autres conférences seront annoncées prochainement. Le programme, les jours et l'ordre de passage définitifs seront fixés quelques semaines avant l'événement.
Découvrez le programme completUn rendez-vous suivi depuis 2017
Depuis 2017, du Grand Rex au Parc des Princes, les organisateurs affirment que les participants repartent avec des techniques et compétences qui n'étaient pas encore diffusées dans l'écosystème digital au moment de l'événement.
Selon les organisateurs, 2026 marque un tournant pour le référencement, avec des règles du jeu et des algorithmes en pleine réinvention. Moteurs de recherche, IA générative, réseaux sociaux, publicité en ligne, contenu vidéo, influence marketing, emailing, data et automatisation : chaque canal d'acquisition traverse ses propres évolutions.
Les organisateurs de l'événement
Le SEO & GEO Summit 2026 est porté par trois organisateurs issus de l'écosystème SEO et digital français.
- Elliott Bobiet, expert SEO fort de 17 ans d'expérience, est spécialisé en SEO on-site, SEO off-site et optimisation des performances web. Il anime la newsletter, le podcast, les lives YouTube et le média L'Écosystème SEO, et intervient notamment à Masterclass SEO et au Séminaire SEO. Il est également ambassadeur de l'outil Yooda.
- Alexandre Machado est spécialisé en intelligence artificielle, automatisation et no-code. Développeur et ingénieur industriel de formation, il dirige la Content Factory Contenu.fr et a cofondé la plateforme ContentRank.
- Mikaël Priol, entrepreneur et expert SEO depuis plus de 15 ans, dirige le groupe Internet Factory, qui réunit notamment SEO.fr, Netlinking.fr, Netlinking.com et Yooda.
Les tarifs du SEO & GEO Summit 2026
Trois formules sont proposées pour assister au SEO & GEO Summit 2026, avec un tarif préférentiel jusqu'au 1er octobre.
- Le Pass 1 Jour est à 225 euros HT jusqu'au 1er octobre, puis 250 euros HT. Il donne accès au programme élargi à l'acquisition et à une journée de conférences exclusives.
- Le Pass 2 Jours est à 450 euros HT jusqu'au 1er octobre, puis 500 euros HT. Il permet de suivre l'intégralité des deux jours de conférences et donne accès à des tarifs d'hébergement exclusifs, avec une réduction de 50 %.
- Le Pass VIP est à 1900 euros HT jusqu'au 1er octobre, puis 2000 euros HT. Il inclut les repas, les soirées et des temps de mise en relation, ainsi qu'un accès backstage et au cercle des décideurs.
Informations pratiques
Le SEO & GEO Summit 2026 se déroule à Disneyland Paris. Toutes les informations sur l'événement sont disponibles sur seo-summit.com, où il est également possible de réserver sa place.
L’article "SEO & GEO Summit prend la direction de Disneyland® Paris les 15 et 16 octobre 2026" a été publié sur le site Abondance.
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Radio Rageuses experimentation webradio
On expérimente pendant les rencontres radiorageuses donc le flux n'est pas en continu, si tu n'entends rien quand tu passes, n'hésite pas à repasser plus tard ;) ! Parce qu'on bidouille à heures approximatives et on sera là de sûr pour la nuit de la radio le 6 septembre à partir de 16h jusqu'à pas dheure !
en experimentation pendant les rencontres à l'antenne 3-7 septembre 2026
ou bien dans ton player préféré, visitez :
https://tribidou.radioasso.net
Voir en ligne : écoutez parfois on émet !!! -
« On nous réveille pour nous dire de partir » : ces saisonniers des vignes chassés des villes
Les vendangeurs de Banyuls, dans les Pyrénées-Orientales, pour la plupart étrangers, n'arrivent plus à se loger dans la commune pour travailler. La faute à l'urgence climatique, aux incendies notamment, mais aussi à une mairie peu conciliante.
Lire la suite - Reportage / Agriculture , Social
Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), reportage
La récolte vient de se terminer, le 28 août, et une vingtaine de saisonniers reprennent des forces à l'ombre, à deux pas du centre-ville touristique de Banyuls-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales. (…) -
DNSforge - Le DNS qui coupe la pub et le tracking
Je ne sais pas si vous en avez déjà entendu parler, mais DNSforge est un résolveur DNS allemand qui a une particularité plutôt cool : il refuse de résoudre les noms de domaine qui sont liés à la publicité, au pistage et au malware. Cela veut dire que la pub n'est pas bloquée dans votre navigateur, elle n'arrive tout simplement jamais à lui.
En arrivant sur la home de DNSforge, vous pouvez voir quatre portes d'entrée, selon ce que vous voulez laisser passer. En mode normal, c'est le DNS par défaut, avec blocage des pubs, blocage des trackers et blocage des malwares. Cela représente environ 1,4 million de noms de domaine.
De son côté, le mode Hard vise les mêmes catégories, mais avec des listes de blocage bien plus agressives, ce qui couvre environ 2,8 millions de noms de domaine et surtout, aucune exception n'est tolérée. Et cela même si cela nécessite de péter des bouts de Facebook.
Clean, quant à lui, c'est une version identique au mode normal qui bloque en plus le contenu adulte et les jeux d'argent, ainsi que le mode SafeSearch forcé sur les moteurs de recherche et sur YouTube. C'est pour ça qu'il couvre 8 millions de noms de domaine. Mais ça ne veut pas forcément dire que ça protège mieux que le mode Hard.
Quant au mode Blank, c'est un DNS qui n'est pas filtrant, il laisse tout passer.
Pour ces listes de blocage, DNS Forge se repose sur des listes tierces rafraîchies chaque nuit, notamment celles de hagezi ou d'oisd. Mais en cas de faux positif, rassurez-vous, vous pouvez toujours signaler ça sur le forum.
Après, comme tout ce qui est gratuit, il y a un petit plafond : DNSForge accepte 100 requêtes par tranche de 10 secondes. Et si vous dépassez ce chiffre, c'est que vous bombardez trop le résolveur, et votre adresse IP sera bannie durant 900 secondes. Voilà, ça représente un quart d'heure durant lequel vous n'avez plus accès à aucun site web. Mais bon, si ça vous arrive, il suffit de rebasculer sur un autre DNS et vous êtes tranquille.
Après 100 requêtes par tranche de 10 secondes, moi je trouve ça plutôt large pour un utilisateur seul, mais c'est vrai que si vous avez toute votre maison qui sort derrière une seule IP, que ce soit vos ordinateurs, vos téléviseurs, vos applications, vos robots, etc., on peut y être très, très vite...
Reste la question qui compte quand on confie son DNS à un inconnu : peut-on faire confiance à DNSForge ? Est-ce qu'ils conservent nos requêtes ? Eh bien, leur site dit que non : "keine Aufzeichnung von Zugriffen". À voir maintenant si c'est vrai et pour cela, il n'y a qu'une réquisition judiciaire qui saura nous le dire un jour.
Je note quand même qu'en mai 2026, un utilisateur a réclamé un rapport de transparence sur le forum et la réponse qu'il a obtenue, raconte que la police et le BKA (Office fédéral de la police criminelle) ont envoyé quelques demandes, et que DNSforge n'a rien pu leur remettre, faute d'adresses IP et de logs.
Et surtout, DNSForge indique qu'aucune requête n'est censurée... Je pense par exemple à quand les ayants droit commencent à s'exciter un petit peu trop. Maintenant, si la zone grise vous gêne, allez voir DNS4EU , le résolveur public européen. Là, c'est clean, garanti sans logs et respectueux du droit européen.
Pour tester ce DNS allemand sponsorisé par les dons, vous collez dnsforge.de dans le DNS privé d'Android, ou son adresse DoH dans Firefox, Chrome ou Edge . Sur iOS par contre, il faudra installer un profil de configuration, ce qui est un peu plus contraignant. Sinon, vous pouvez opter pour les bonnes vieilles adresses IPv6 ou IPv4 mais là, tout passera en clair.
Et si ça coince, vous remettez vos anciens DNS et on n'en parle plus.
Source : dnsforge.de
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Amazon fait baisser le prix des Nothing Ear (3a), la nouvelle génération d’écouteurs abordable de la marque

[Deal du jour] Nothing continue de miser sur ses écouteurs abordables au design transparent reconnaissable. Les Nothing Ear (3a) passent à 92,68 € sur Amazon, contre 99 € habituellement.
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Analyse critique de la répression autour des fusillades et du trafic de drogue
Sommaire Une séquence politique instrumentalisée au service d'idéaux réactionnaires Plus de policiers, toujours plus de policiers Les quartiers sous surveillance permanente Qui sont les quartiers ciblés ? Un bouc émissaire commode Des exemples concrets montrant que la répression policière ne permet pas d'apaiser les tensions La précarisation de la société par notre gouvernement mène à cette crise
Le scénario souvent le même : une fusillade éclate, l'indignation médiatique s'emballe, les responsables politiques se succèdent au micro pour promettre fermeté et moyens supplémentaires, notamment pour la police, et le cycle recommence quelques semaines plus tard. Cette répétition devrait, à elle seule, alerter : quand une politique produit inlassablement les mêmes échecs, il devient difficile d'y voir autre chose qu'un choix idéologique plutôt que stratégique.
Bien que cette situation soit complexe et relève de différentes échelles, du narcotrafic au simple dealer de rue, tout en touchant directement les habitant·es de certains quartiers, l'augmentation des moyens policiers mérite un regard critique. Loin de répondre aux enjeux du trafic de drogue, elle s'apparente, dans certains cas, à une véritable mise en siège des quartiers populaires concernés. Cette réponse politique se veut spectaculaire, calibrée pour rassurer une opinion publique inquiète, bien plus que pour s'attaquer aux causes réelles du phénomène.
La séquence actuelle de fusillades en lien avec le trafic de drogue a débuté le vendredi 21 août, lorsque deux individus ont tirés sur le commissariat Démosthène à Anderlecht. Ensuite 5 fusillades ont eu lieu entre le samedi 22 août et le mardi 25 août, principalement dans la commune de Saint-Gilles. Celles-ci ont été traumatisantes pour les personnes qui se trouvaient à proximité et les habitant.es des quartiers concernés. Une séquence politique instrumentalisée au service d'idéaux réactionnaires Très vite, ces incidents ont fait réagir le monde politique belge, menant ainsi les différents bourgmestres, ministres ou encore chefs de corps de zone de police à se renvoyer la balle sur leurs responsabilités en lien avec cette séquence de fusillades. Les déclarations dans la presse successives ont cependant menées à un consensus sur un point, qu'importe le bord politique : l'augmentation des moyens policiers et répressifs serait la clé pour garantir la sécurité des citoyens contre la criminalité occasionnée par le trafic de drogue.
« Il faut, ce qu'on appelle dans le langage policier, noyer le terrain avec du bleu et avec du noir » Bernard Quintin
Au-delà des prises de position des responsables politiques, cette séquence a également donné du grain à moudre à la droite et à l'extrême droite, tant francophones que néerlandophones. Celles-ci ont profité de ces fusillades pour renforcer des discours racistes et sécuritaires, en assimilant les quartiers touchés à des espaces de criminalité généralisée et leurs habitant·es à une menace. Plutôt que de s'attaquer aux réseaux, aux logiques économiques du narcotrafic et aux inégalités qui traversent Bruxelles, ces discours légitiment une surveillance accrue, des contrôles ciblés et une criminalisation toujours plus forte des populations déjà marginalisées.
C'est par exemple le cas du ministre président de la Région Bruxelles capitale, Boris Dilliès (MR), qui déclarait notamment que la surveillance des « quartiers les plus sensibles » en permanence par des drones de police serait une solution crédible. Plus de policiers, toujours plus de policiers Pour contrer les fusillades, le Conseil régional de sécurité a présenté mercredi 26 août une série de mesure pour « contenir les effets du narcotrafic à Bruxelles ».
Ce conseil a permis l'envoi de 40 policiers fédéraux en Région de Bruxelles capitale ainsi que le déploiement de 20 caméras mobiles dans des quartiers jugés comme sensibles. Boris Dilliès a également déclaré que la mise en place de couvre-feu dans certains quartiers était une éventualité. Une mesure qui, en pratique, punit collectivement l'ensemble des habitant·es d'un quartier, et qui n'a jamais fait la preuve de son efficacité contre des réseaux de trafic de drogue structurés.
« On est clairement dans une guerre de territoire » Bernard Quintin
A ces moyens supplémentaires s'ajoute le renforcement de de brigades de police de différentes zones de police bruxelloises en soutien à la zone « Bruxelles-midi ».
Cette présence renforcée ne se limite pas à l'arrivée de nouveaux effectifs, elle se traduit aussi par une occupation toujours plus visible de l'espace public par les brigades policières déjà présentes, transformant les quartiers concernés en territoires placés sous surveillance permanente.
Cette logique s'est encore illustrée le 28 août dernier, lorsqu'une « vaste opération anti-drogue » a mobilisé pas moins de 550 policiers et militaires dans différentes stations bruxelloises, un déploiement qui illustre bien la fuite en avant sécuritaire à l'œuvre : plus de policiers, plus de contrôles, plus de caméras, mais toujours la même absence de remise en question du modèle lui-même. On ne compte plus les vagues d'opérations « exceptionnelles » qui, année après année, redeviennent la norme sans jamais endiguer réellemment le problème ni permettre la sécurité des habitant.es de ces quartiers. Les quartiers sous surveillance permanente L'augmentation de la présence policière dans les quartiers concernés ne permet pas uniquement de répondre aux fusillades, elle participe également à l'installation d'un climat de tension permanente. En renforçant la présence policière et militaire, la vidéosurveillance et en démultipliant les contrôles, les habitant·es de ces quartiers deviennent doublement victimes de cette situation. Ils et elles sont à la fois les premières victimes des fusillades, mais aussi de la tension produite par ces formes de mise en siège policière, qui augmentent inévitablement le risque de contrôles au faciès et de violence policière sur des populations qui très souvent ne se sentent pas en sécurité quand elles sont au contact direct de la police.
Plus largement, ces politiques répressives ciblent de manière disproportionnée des populations déjà vulnérables et des minorités, ce qui participe à la criminalisation de certaines communautés et renforce les discriminations. La couverture médiatique et politique des fusillades bruxelloises, qui insiste sur la « guerre des gangs » et la « montée de la violence urbaine », n interroge pas le rôle des politiques d'abandon, du désinvestissement chronique dans l'éducation et les infrastructures publiques, ou de la précarisation croissante des jeunes de ces quartiers, autant de facteurs qui rendent le trafic de drogue attractif. Qui sont les quartiers ciblés ? Pour illustrer ce phénomène de contrôle politique et policier sur différents quartiers populaires Bruxellois, il est intéressant d'observer la répartition du niveau de revenus en fonction de la localisation des zones privilégiées par les forces de l'ordre dans la lutte contre le trafic de drogue. Au moment où cette cartographie a été produite, les forces de police bruxelloises mettaient en avant 17 « hotspots prioritaires », ou, 17 quartiers privilégiés dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue.
Cette cartographie dont la teinte de couleur « jaune » augmente à mesure que le niveau de revenu annuel diminue, est particulièrement parlante : l'ensemble des quartiers concernés par ces mesures policières possèdent les niveaux de revenus les plus faibles de la Région Bruxelles capitale. Aucun hotspot prioritaire dans les quartiers les plus aisés de la capitale, alors même que la consommation de cocaïne, par exemple, y est loin d'être absente. Un bouc émissaire commode Un autre ressort, récurrent, structure le discours politique autour de cette crise : le lien systématiquement établi entre immigration, en particulier « irrégulière », et trafic de drogue. Le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, a par exemple attribué une partie du problème au fait que des personnes en situation irrégulière arrêtées pour trafic soient ensuite relâchées par l'Office des étrangers, y voyant la preuve que les réseaux criminels disposeraient ainsi d'une « main-d'œuvre gigantesque ». Le bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette (PS), a de son côté explicitement mis en cause la politique fédérale d'accueil des migrants dans ses prises de parole publiques. Plusieurs médias, dont certains ouvertement classés à l'extrême droite, ont même titré directement sur des « fusillades liées aux migrants ».
Cet argumentaire confond d'abord, deux catégories : le statut administratif d'une personne (avoir ou non un titre de séjour) et son implication, réelle ou supposée, dans un trafic. Que des personnes sans papiers se retrouvent surreprésentées dans les mailles les plus visibles et les plus exposées du trafic, n'a rien d'étonnant : ce sont les populations les plus précarisées, les plus exclues du marché du travail légal et les plus vulnérables à l'exploitation par des réseaux organisés qui occupent ces postes à haut risque et à faible profit.
Présenter cette surreprésentation comme la cause du trafic, plutôt que comme l'un de ses symptômes, revient à inverser la relation de causalité : ce n'est pas l'immigration qui produit le narcotrafic, c'est l'absence de statut légal, de droit au travail et de perspectives d'insertion qui rend certaines personnes plus disponibles pour occuper les échelons les plus exposés d'une économie criminelle qui, elle, préexiste largement à toute question migratoire.
Cet amalgame n'est du reste pas nouveau : il reprend une mécanique bien identifiée par la recherche sur les politiques de drogues, qui montre que les discours prohibitionnistes ont historiquement ciblé de façon disproportionnée des minorités et des populations déjà marginalisées, participant ainsi à la fois à leur criminalisation et au renforcement des discriminations à leur égard. Des exemples concrets montrant que la répression policière ne permet pas d'apaiser les tensions Cette instrumentalisation politique n'est pas propre à la Belgique. En France, le parallèle avec le plan « Place nette XXL » lancé dans les Bouches-du-Rhône, autour de Marseille, est particulièrement éclairant. Présenté comme une opération de « reconquête » des « quartiers de la drogue », il s'est traduit par des centaines d'arrestations et de saisies dans des cités comme la Castellane.
Pourtant, plusieurs habitant·es et élu·es locaux ont dénoncé une opération qui aurait fait plus de morts que le trafic lui-même, sans jamais parvenir à démanteler durablement les réseaux. Ce schéma se répète décennie après décennie à Marseille : des plans toujours plus violents et plus sécuritaires s'enchaînent, sans qu'aucun ne parvienne à résoudre les problématiques liées à la drogue.
Si la méthode échouait une fois, on pourrait y voir un accident de parcours. Qu'elle échoue inlassablement, plan après plan, gouvernement après gouvernement, relève d'autre chose : une politique qui n'est plus évaluée à l'aune de son efficacité, mais de sa seule visibilité médiatique.
Le constat vaut également pour la Belgique : la N-VA, très vocale sur le sujet ces dernières semaines, dirige la ville d'Anvers, l'un des points d'entrée majeurs de la cocaïne en Europe via son port, et depuis de nombreuses années, sans qu'aucune des mesures répressives mises en place n'ait réussi à enrayer le trafic.
Les mêmes partis qui, dans l'opposition ou depuis d'autres majorités, exigent toujours plus de fermeté, sont précisément ceux qui, là où ils exercent le pouvoir depuis le plus longtemps, n'ont rien pu, ou rien voulu, changer structurellement. La rhétorique sécuritaire semble ainsi moins destinée à résoudre le problème qu'à occuper le terrain politique. La précarisation de la société par notre gouvernement mène à cette crise Mise bout à bout, cette séquence dessine moins une politique de sécurité qu'un mécanisme qui s'auto-alimente. La progression continue de la violence liée au trafic, malgré des années d'intensification des moyens policiers, devrait suffire à elle seule à interroger sérieusement l'efficacité du tout-répressif. Elle sert au contraire, systématiquement, à justifier encore davantage de répression. C'est là tout le paradoxe d'une politique qui ne se corrige jamais : chaque échec devient l'argument pour redoubler d'efforts dans la même direction, plutôt que le signal qu'il faudrait en changer.
En parallèlle à cet investissement massif dans la machine répressive, le pouvoir régional bruxellois a décidé de supprimer les subsides d'aux moins 14 associations de prévention de risques liés à la consommation de drogue. C'est le cas de Modus Vivendi par exemple, qui a appris en juillet dernier que les services de drug checking et la centrale régionale d'achat de matériel stérile seraient supprimés dès janvier 2027.
« On ne peut pas prétendre améliorer la sécurité publique tout en supprimant les dispositifs qui permettent de prévenir les overdoses, les contaminations et les risques sanitaires. Cette décision est incompréhensible . » Catherine Van Huyck
Ce mécanisme ne fonctionne que parce qu'il s'accompagne, à chaque étape, d'un même tour de passe-passe : le déplacement de la responsabilité. Un déplacement vers les habitant·es des quartiers populaires, sommé·es d'accepter drones, couvre-feux et contrôles au faciès en échange d'une sécurité qui, année après année, ne vient jamais.
Un déplacement vers les personnes migrantes ou sans papiers, érigées en coupables d'un phénomène économique et social qui les précède largement.
Un déplacement, enfin, vers la « fermeté » comme horizon indépassable, qui dispense les responsables politiques d'avoir à rendre des comptes sur ce qu'ils n'ont, eux, jamais mis en œuvre : des moyens judiciaires à la hauteur, un investissement réel dans l'éducation et l'insertion des quartiers concernés, ou simplement l'examen honnête de ce que la recherche documente depuis des décennies sur l'inefficacité du tout-répressif. Ce sont des choix politiques, mis en place depuis des années, par des gouvernements successifs de tous bords qui cachent une soif de contrôle politique et policier sur certains quartiers bruxellois.
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