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  • Antigone des associations : la mairie va-t-elle encore écarter une association de solidarité avec la Palestine ?

    L’an dernier, la Ville avait « fait le choix de ne pas convier » la Campagne Civile Internationale de Protection du Peuple Palestinien à l’Antigone des associations, lui reprochant d’avoir affiché son soutien à la campagne BDS. À une dizaine de jours de l’édition 2026, l’association attend toujours son affectation de stand. Son mail du 19 juillet à la mairie est resté sans réponse

    Chaque année, début septembre, l’Antigone des associations réunit plusieurs centaines de structures montpelliéraines le long des allées du quartier. Pour y tenir un stand, il faut recevoir de la Maison de la démocratie, courant juillet ou août, un courrier avec le numéro et l’emplacement attribués. Sans ce papier, pas d’entrée dans le périmètre.

    Cette année, la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien de l’Hérault (CCIPPP34) n’a rien reçu. Elle a écrit à la mairie le 19 juillet pour s’en inquiéter. Pas de réponse à ce jour. Le scénario ressemble beaucoup à celui de 2025, et c’est ce qui inquiète l’association.

    2025 : une lettre recommandée arrivée trois jours après la foire

    L’an dernier, même absence de courrier. Selon le récit qu’a fait l’association aux structures de la Maison des territoires du monde et de la solidarité internationale (MTMSI), dont elle est membre, un premier appel au service des associations s’est soldé par une réponse rassurante : il y aurait eu des « problèmes de courrier », une invitation suivrait, au besoin par mail. Le mail n’est jamais arrivé. Aux relances téléphoniques, la même réponse : la cheffe de service allait « revenir vers » eux.

    Ce qui est finalement arrivé, c’est une lettre recommandée, datée du 3 septembre, reçue à la MTMSI le 4, et que l’association n’a pu retirer à La Poste que le 8. L’Antigone avait lieu entre-temps. Dans ce courrier, la Ville indique avoir « fait le choix de ne pas convier l’association CCIPPP34 à l’édition 2025 », au motif qu’elle n’aurait « pas respecté ses engagements lors de l’édition 2024 », à savoir « ne pas communiquer sur la campagne BDS » [Boycott désinvestissements sanctions, campagne internationale non-violente de soutien à la Palestine, ndlr].

    L’association conteste avoir jamais pris un tel engagement. Elle affirme qu’aucune demande en ce sens ne lui a été formulée en 2024, et que son stand affichait alors, comme les années précédentes, la double identité CCIPPP34 et BDS. Le comité BDS 34 lui prête d’ailleurs son chapiteau depuis une bonne dizaine d’années. Difficile, dans ces conditions, de parler d’une surprise pour les services municipaux.

    D’après le même récit, le stand de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), elle aussi partie prenante de la campagne BDS, avait été interrogé sur ce point lors de l’édition 2024 et photographié par les forces de sécurité.

    Faute d’avoir pu s’organiser, la CCIPPP34 n’a pas tenté de s’installer en 2025. Son communiqué interne parle de « censure » et pose une question que l’on peut reformuler sans trop la trahir : depuis quand une mairie a-t-elle son mot à dire sur les campagnes auxquelles une association adhère ? Le courrier de la Ville demanderait par ailleurs aux associations de « valoriser son action sur le territoire ». On ignore ce que la solidarité avec Gaza est censée valoriser sur le territoire de Montpellier.

    Une association qui n’a rien de clandestin

    La CCIPPP a été créée à Paris en juin 2001, après l’échec des accords d’Oslo, pour envoyer des délégations de la société civile en Cisjordanie et à Gaza, avec pour mission de témoigner au retour. José Bové avait participé aux premières missions. Trois Montpelliérains y prennent part dès décembre 2001, et l’antenne héraultaise se déclare en association loi 1901 en 2003.

    Elle est depuis membre de la MTMSI, au 27 boulevard Louis-Blanc, espace aujourd’hui géré directement par la mairie pour l’attribution des salles. Elle est à jour de ses cotisations et de son assurance. Elle figure dans l’annuaire municipal des associations, sur le site même de l’Antigone, où sa fiche mentionne noir sur blanc qu’elle est membre de la MTMSI et de BDS France. Cette mention date d’après 2009, année de création de BDS France. La mairie a donc eu une quinzaine d’années pour la lire.

    L’association raconte aussi qu’à plusieurs reprises ces dernières années, la police municipale est venue lui demander de plier son stand, et qu’il a fallu à chaque fois faire venir le président de la MTMSI avec les papiers pour prouver que tout était en règle. Elle soupçonne des interventions d’élus proches des organisations de soutien à Israël. Nous ne sommes pas en mesure de le vérifier. Ce type de contrôle n’est en tout cas pas nouveau : en 2018, sous la mandature de Philippe Saurel, BDS France dénonçait déjà une intervention de la municipalité contre son stand à l’Antigone.

    Un contexte municipal chargé

    L’affaire ne tombe pas dans le vide. Le maire Michaël Delafosse a fini par refuser le parc de Grammont au Centre culturel juif Simone Veil pour sa « journée de Jérusalem », tout en ouvrant l’hôtel de ville au même centre pour un colloque soutenu par l’ambassade d’Israël. Au printemps, la Ville avait décidé de faire appel, sans débat en conseil municipal, contre deux militants de BDS jugés pour avoir versé de la gouache rouge sur un drapeau américain et une plaque de jumelage devant la Maison des relations internationales. Le 12 juin, le parquet s’est désisté à l’ouverture de l’audience, ce qui a valu à tout le monde une remarque du président de séance sur la « débauche de moyens ».

    Reste à savoir si, cette année, la CCIPPP34 recevra son numéro de stand, une lettre recommandée, ou rien du tout. Contactée, la mairie de Montpellier n’a pas donné suite à nos sollicitations.

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  • Survol d'hélicopètre et contrôles systématiques : reportage aux Bure'lesques, le festival le plus surveillé de France

    D’apparence, les Bure’lesques est un petit festival militant à peu près comme les autres : des chapiteaux, des concerts, des buvettes, un camping, puis des conférences et des débats pour occuper les après-midis. Mais les autorités ne le voient pas de cet…
  • [Tapage] Elsa Marcel : renouer avec la défense politique

    Ce mois-ci, Tapage diffuse un entretien avec Elsa Marcel, avocate, venue à la librairie Terra Nova présenter son livre « État de droit », ordre bourgeois : renouer avec la défense politique, paru aux éditions La fabrique.
    Face aux gouvernements liberticides, aux violences policières, à la réaction coloniale en Kanaky ou au patronat radicalisé, plus il devient nécessaire de se défendre en justice, plus il est difficile de le faire. Pour conjurer l’impuissance, Elsa Marcel invite à (…)


    Tapage

    https://canalsud.net/spip.php?article6824

  • Caniculalypse

    étangs ports puent mort toute eau croupit chaleur moite
    soleil feu poubelle kebab krousty asticots
    chanel Belle s'asperge au mini ventilo
    danse en chantant : « vade retro vita nova »

    scrolleur avachi jardin gris monument morts
    Bill avatar chair sèche avariée pue crame
    mille une nuits traquant informé déformé
    sur écran fumée big pizza feu bois pour soir

    haies nues champs caramel Belle et Bill main dans main
    vont zombies sans ombre en cage en jadis bocage
    en apnée larme à l'oeil trébuchent sur carcasse
    chevreuil picoré par corbeaux fous affamés

    descendre cendres papa maman impératif
    débordée Belle out se sent coupable faute
    d'états d'âme et tombe rideau sur psycho scène
    no passé no futur présent fardeau obscène

    gazon jauni rat léchant sachets chips brownies
    Bill urine bière dans mini bassine
    compte cœur glacé quatre piafs momifiés
    dans nid squelettes frênes bouleaux fin de règne

    « pseudo fin » Belle médite en bikini bronze
    mer d'huile transpire coco sable irradie
    flics en quad patrouillent plage humains abrutis
    Bill scanne azur où soleil explose réel

    Emmanuel Thomazo
    Photo : S.Royer. Merville-Franceville, Juillet 2026

  • DEEL : quinze acquisitions pour transformer une roadmap produit en stratégie industrielle

    En sept ans, DEEL est passée de la gestion des freelances internationaux à une plateforme qui entend contrôler la paie, les contrats, les visas, la performance, les équipements, les logiciels, et désormais l’identité numérique des salariés. Ses quinze acquisitions n’ont pas seulement étoffé son catalogue, mais elles lui ont permis d’acheter des moteurs de paie, …

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  • UK officials prepare for potential Trump talks as Burnham plans New York trip

    PM known to be keen to attend UN general assembly after meeting Volodymyr Zelenskyy in Ukraine

    UK officials are making preparations for a potential meeting between Andy Burnham and Donald Trump after the prime minister said he hoped to attend next month’s UN general assembly in New York.

    Burnham is known to be particularly keen to attend the annual gathering after meeting Volodymyr Zelenskyy in Kyiv on Monday, when he pledged to help drum up more international support for Ukraine.

    Continue reading...
  • Google donne aux internautes plus de contrôle sur Search, Discover et News

    Ce qu'il faut retenir :

    • Un nouveau bouton "Preferred Sources", intégrable par les éditeurs sur leurs pages, permet aux lecteurs d'ajouter un site en source préférée sur Google d'un simple clic, avec plus de 600 000 sources déjà sélectionnées à ce jour.
    • Le flux Discover pourra bientôt être affiné en langage naturel, directement depuis le menu à trois points, pour préciser les sujets à voir davantage ou moins souvent.
    • Les briefings audio de l'application Google News sur Android deviennent personnalisables par thématique, avec attribution claire des sources et liens vers les articles complets.
    • Ces évolutions s'inscrivent dans un programme pilote d'IA appliqué aux actualités, associant un large panel d'éditeurs partenaires.

    Un bouton pour fidéliser les lecteurs directement depuis les pages des éditeurs

    La mesure phare de cette annonce est le bouton interactif "Preferred Sources". Les éditeurs peuvent désormais l'intégrer directement sur leurs pages. Lorsqu'un lecteur clique dessus, le site est automatiquement ajouté à ses sources préférées sur Google, et l'utilisateur est immédiatement redirigé vers l'endroit précis où il se trouvait sur la page de l'éditeur.

    Concrètement, cela signifie que les lecteurs retrouveront plus facilement leurs publications favorites dans les Top Stories, les AI Overviews et l'AI Mode. Pour les éditeurs, l'intérêt est de disposer d'un moyen plus direct de tisser un lien avec leur audience à travers les différents produits Google. Selon Google, plus de 600 000 sources uniques ont déjà été sélectionnées par les internautes depuis le lancement de cette fonctionnalité.

    Les éditeurs intéressés peuvent récupérer le code du bouton dans la documentation Google Search Central.

    Un flux Discover ajustable en langage naturel

    Deuxième nouveauté annoncée : la possibilité de personnaliser son flux Discover en formulant des requêtes en langage courant, un peu comme on enverrait un message à un ami. Google donne l'exemple d'un utilisateur souhaitant voir des idées de rénovation de cuisine, mais uniquement sur des approches écologiques, ou des vidéos sur les road trips du week-end, sans contenu lié au camping.

    Dans les jours à venir, dans l'application Google, il sera possible d'ouvrir le menu à trois points sur n'importe quel contenu du flux pour indiquer, avec ses propres mots, les sujets ou liens que l'on souhaite voir davantage ou moins souvent. Le flux s'ajustera alors en temps réel, et Google indique que ces préférences seront mémorisées pour les prochaines sessions.

    Des briefings audio personnalisables sur Google News Android

    Enfin, Google News propose désormais, sur Android, des briefings audio quotidiens personnalisables par thématique. Les utilisateurs peuvent choisir les sujets qu'ils souhaitent entendre, avec une attribution claire des sources et des liens permettant d'accéder à l'article complet en un clic.

    Google précise que ces briefings intègrent aussi des approfondissements sur certaines actualités clés, rendus possibles grâce à la participation de nombreux éditeurs au programme pilote d'IA appliqué aux actualités.

    L’article "Google donne aux internautes plus de contrôle sur Search, Discover et News" a été publié sur le site Abondance.

  • Le code «123456», c’est terminé : WhatsApp change les règles de sécurité des comptes

    WhatsApp renforce la protection de ses utilisateurs avec plusieurs nouveautés : clés d'accès multiples, vérification en deux étapes plus robuste, et davantage de contexte sur les appels inconnus.

  • 1 milliard d'euros pour le Fonds vert : une hausse loin des besoins

    « Les moyens seront là. » Mathieu Lefèvre, ministre délégué en charge de la Transition écologique, a annoncé le 23 août sur Franceinfo que la somme allouée au Fonds vert allait augmenter, et être portée à 1 milliard d'euros, dans le projet de budget de l'État prévu pour l'année 2027. « C'est un effort extrêmement important », s'est félicité le ministre.
    Le Fonds vert est l'enveloppe destinée aux collectivités locales, pour les aider à investir dans la transition écologique — par exemple en (…)

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  • «Racisme anti-Blancs» à Crépol: ce que l’enquête révèle sur la nuit du meurtre

    Alors que l’enquête sur le meurtre d’un adolescent en 2023 se conclut, le parquet et les juges d’instruction s’opposent: faut-il ou non retenir la circonstance aggravante de «racisme anti-Blancs»? Le dossier judiciaire, que «Mediapart» a pu consulter, raconte une soirée traversée par les préjugés, les insultes et le souvenir de tensions plus anciennes.
  • Des vidéos TikTok contre une multinationale : deux frères boostent une lutte contre un projet gazier

    À Reichstett (Bas-Rhin), Colin et Brice Johner se battent contre un projet de stockage de gaz naturel liquéfié porté par Tepsa. Une lutte sur le terrain et en ligne, où leurs vidéos font plusieurs centaines de milliers de vues.
    « Le village qui résiste encore et toujours à l'envahisseur existe vraiment : il s'appelle Reichstett. » En février, une vidéo a rapidement fait le tour des fils Instagram alsaciens, relayée par des organisations locales et des militants écologistes. Face caméra, (…)

    Lire la suite - Info / Énergie , Luttes
  • Des vidéos TikTok contre une multinationale : deux frères boostent une lutte contre un projet gazier

    À Reichstett (Alsace), Colin et Brice Johner se battent contre un projet de stockage de gaz naturel liquéfié porté par Tepsa. Une lutte sur le terrain et en ligne, où leurs vidéos font plusieurs centaines de milliers de vues.
    « Le village qui résiste encore et toujours à l'envahisseur existe vraiment : il s'appelle Reichstett. » En février, une vidéo a rapidement fait le tour des fils Instagram alsaciens, relayée par des organisations locales et des militants écologistes. Face caméra, (…)

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  • Sondocratie : quand l’institut IPSOS efface toute la gauche

    Nous avons documenté à de nombreuses reprises les manipulations des instituts de sondages, des outils aux mains des libéraux.

    L’article Sondocratie : quand l’institut IPSOS efface toute la gauche est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • IA : Trump veut autoriser le plus grand projet gazier jamais réalisé aux États-Unis

    Toujours plus d'énergie fossile pour l'ogre IA : Donald Trump entend autoriser le plus grand projet gazier jamais réalisé aux États-Unis, selon le média nord-américain Heatmap News.
    Cette mégacentrale à gaz alimenterait un énorme data center dans l'Ohio, un projet porté principalement par le géant OpenAI et connu sous le nom de Ports-Pike. Pour rappel, une simple requête sur Chat GPT-4 consomme 40 % d'électricité en plus qu'une recherche Google.
    L'administration Trump entend ainsi mener (…)

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  • ChatGPT Plus : OpenAI réactive la limite des cinq heures d’usage pour deux outils avancés

    Quelques semaines après l'avoir levée, OpenAI réactive sa limite des cinq heures sur Codex et ChatGPT Work pour les abonnés Plus, qui doivent de nouveau composer avec deux plafonds au lieu d'un.

  • Rassemblement en soutien à Philippe Delhomme

    Rassemblement en soutien à Philippe Delhomme pour son appel. ✊MERCREDI 9 SEPTEMBRE à 13h à CHAMBERY ⚖
  • Petites Roches en Resistance

    Evènement festif pour les solidarités et l'antiracisme
  • Surprise : Apple dévoile la puce M6 avec de nouveaux Mac mini et Mac Studio pensés pour l’IA locale

    Deux semaines avant sa keynote de rentrée dédiée aux iPhone, Apple prend tout le monde par surprise en dévoilant deux nouveaux ordinateurs et deux nouvelles puces. Les Mac mini et Mac Studio seront disponibles le 22 septembre, probablement après les iPhone 18, avec des configurations inédites M6 et M5 Ultra.

  • La mutuelle Solimut frappée par une cyberattaque : des données personnelles compromises, une enquête en cours

    Solimut Mutuelle de France a confirmé avoir subi une cyberattaque ayant entraîné une violation de données personnelles. Selon le communiqué publié par l’organisme, ses équipes ont rapidement isolé et mis un terme à l’intrusion, avant de se mobiliser pour définir et inventorier précisément le périmètre touché.

  • L'Arabie saoudite va créer trois parcs d'attraction près de Paris, Emmanuel Macron ravi

    « Du jamais vu depuis Disneyland Paris. » C'est par ces mots postés sur le réseau social X qu'Emmanuel Macron s'est enorgueilli des contrats passés avec l'Arabie saoudite. En déplacement à Paris lundi 24 août, le prince héritier Mohammed Ben Salman, qui dirige le royaume saoudien, a signé un protocole d'accord avec la France pour créer trois parcs d'attraction près de Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise, dont l'un portera sur l'univers des mangas. Coût total de l'opération ? Un investissement (…)

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  • Stop Pesticides - Arrêtons Syngenta

    ⁨📷⁩ ⁨🚜🐝 STOP PESTICIDES - Arrêtons SYNGENTA
    MOBILISATION INTERNATIONALE le 3 OCTOBRE 2026 à Saint‑Pierre‑la‑Garenne (Eure)

    Les pesticides tuent, de plus en plus et depuis bien trop longtemps ! Le 3 octobre 2026, nous, paysan·nes, travailleurs et travailleuses agricoles, personnes malades et habitant·es de territoires contaminés convergeront vers le site de Syngenta à Saint-Pierre-la-Garenne, dans l'Eure. Nous y appelons à une manifestation massive pour dénoncer les ravages de l'industrie agrochimique et obtenir la mise à l'arrêt de ce site majeur, emblématique de l'impunité dont bénéficient les multinationales qui nous empoisonnent. Simultanément, des mobilisations auront lieux sur plusieurs autres continents pour dire « Pesticides, Syngenta, ni ici ni ailleurs ! »

    🎥 Le 1er teaser vidéo de la mobilisation : https://youtu.be/SRCp1qZ00ME

    Les pesticides sont à l'origine d'une véritable épidémie de cancers, en premier lieu chez les travailleurs et travailleuses agricoles. Les quelques multinationales qui en tirent profit intoxiquent toujours plus les terres et les populations. Depuis des années, nous accumulons pourtant les preuves, les alertes et les combats : dossiers de reconnaissance de maladies professionnelles, recours juridiques, enquêtes de terrain, rassemblements devant des points de captage d'eau pollués, manifestations, accompagnement des personnes contaminées... Pourtant, nous ne sommes toujours pas entendu.es. Alors que les scandales sanitaires à ce sujet se multiplient, les pouvoirs publics et les instances européennes continuent de favoriser un modèle agricole soumis aux pesticides et de légiférer en ce sens. Ils installent ainsi une insécurité chimique sur la population entière, C'est pourquoi nous avons engagé une campagne d'actions pour désarmer les infrastructures de production des pesticides sur nos territoires et promouvoir une autre agriculture.

    🧩🪃L'appel à mobilisation complet, les raisons de viser ce site et nos 10 exigences concrètes pour sortir des pesticides et défendre une agriculture paysanne : https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/stop-pesticides-mobilisation-internationale-le-3-octobre-2026

    🙏 Merci pour tout relais dans vos réseaux et autres initiatives pour faire du 3 octobre une mobilisation majeure pour en finir avec les pesticides.

    ⭐ À l'appel de la Confédération paysanne, Cancer Colère, le CSVPO (collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest), les Soulèvements de la terre.
    🥁 Avec le soutien d'organisations syndicales, paysannes, décoloniales, écologistes, culturelles...

    🚌 SOIRÉE D'INFOS, BUS, COVOITURAGE : Des soirées d'information afin de se regrouper localement pour la mobilisation, ainsi que des bus s'organisent depuis diverses villes en France. Si vous souhaitez organiser une soirée de mobilisation dans votre ville ou village nous pouvons vous envoyer un kit de présentation.

    ❤️‍🔥 MANIF' et FÊTE : Parce que face aux industrie de la mort, nous partageons une immense envie de vivre, notre mobilisation débordera de sons et de couleurs. Une grande fête paysanne aura lieu le samedi soir à l'issue de la manifestation

    🏕️ ACCUEIL : Il sera possible de camper dans des endroits dédiés la veille et le soir même de la manifestation

    ⚡ Pour plus d'infos : stop-syngenta3oct.com
    📬 Contact : stop-pesticides3oct chez riseup.net⁩

  • Interdiction des pubs pour les énergies fossiles : l'ambition du décret revue à la baisse

    Encore une proposition de la Convention citoyenne pour le climat qui risque de voir sa portée réduite. L'exécutif a ouvert une consultation publique sur un projet de décret qui prévoit l'interdiction des publicités en faveur des énergies fossiles, ouverte jusqu'au lundi 31 août.
    Ce décret mettrait en œuvre l'article 7 de la loi Climat et Résilience, promulguée en 2021. Il prévoit « une interdiction générale des publicités relatives à la commercialisation ou faisant la promotion des (…)

    Lire la suite - En bref / Énergie , Fossiles
  • Le socialisme sauvage - châpitre II : Marx et la Commune de Paris

    Nous reproduisons ici en brochures les différents chapitres du livre « le socialisme sauvage », de Charles Reeve. Il retrace l'histoire de diverses luttes depuis la Révolution Française, via un axe anarchiste, communiste antiautoritaire, ultragauchiste, autonome, etc.

    « Retrouver » l'intro et le chapitre I, La Révolution française (1789-1795) : la souveraineté contre la délégation, ici

    Le but de ce livre est de relire l'histoire révolutionnaire non depuis l'angle traditionnel et confus de « la révolution contre les bourgeois/les aristocrates » - qui fait comme si la révolution était un bloc - mais depuis un axe fondamental souvent oublié : celui des divers courants libertaires contre les tendances autoritaires du socialisme.

    On regrettera certains défauts importants, qu'il est bon d'avoir en tête en parcourant le bouquin. Notamment le fait que les luttes abordées sont très majoritairement des luttes blanches. Ou que l'angle pris fait souvent la part belle aux figures et organisations militantes officielles - là où il serait intéressant de se concentrer un peu plus sur l'action et l'organisation directes du prolétariat.

    Ces points étant dits, ce livre apporte de nombreuses informations historiques importantes, souvent effacées de l'histoire des luttes. Il permet ainsi, de façon méthodique et détaillée, de remettre plusieurs points sur les i concernant la question de l'autoritarisme. C'est une chose qui nous semble plus qu'utile à l'heure où la sociale-démocratie reprend du galon, sous ses divers avatars réformistes et léninistes, menaçant de récupérer les luttes à venir.

    Bonne lecture !

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  • More Details Emerge On How Trump Cronyism Ruined The Attempt To Break Up Ticketmaster

    Last March it was revealed that the Trump DOJ stabbed its antitrust lawsuit state partners in the back and struck a terrible settlement with Ticketmaster, scuttling a generational opportunity to break up one of the more glaring examples of modern monopoly power. Quite a curious choice for a Trump-addled party that spent all last election season insisting it was now “serious about antitrust reform.”

    The states would go on to amazingly win their own lawsuit against Ticketmaster and LiveNation, though we’re still waiting to see if the remedies actually accomplish anything.

    A follow up Wall Street Journal report (paywalled) this week offers some additional insight into the process that let Ticketmaster of the hook. Not too surprisingly, the story details how Trump demanded the DOJ settle the investigation just days before it was set to go to trial, which seemingly surprised (however credible that is) DOJ people already use to such ham-fisted interventions:

    “White House involvement in law-enforcement matters, once taboo, is a regular feature of Trump’s second term. But many DOJ officials regarded the political interference in the Live Nation case as extreme even for an administration in which the president has openly pressured law-enforcement officials to pursue perceived enemies and pardoned allies.”

    The settlement comes despite oodles of Trump promises that he was going to meaningfully crack down on Ticketmaster. It was one of several 2024 election-season campaign promises designed to pretend that corrupt authoritarianism was a genuine populist movement interested in antitrust reform (I did my very best to warn people as frequently as I could how this was bullshit).

    From the story, it appears that Live Nation CEO Michael Rapino, leveraging a connection to former Sinclair Broadcasting weirdo Boris Epshteyn (you might recall him from Sinclair’s “must run” propaganda segments) simply asked for the favor, and received it shortly thereafter. In exchange for some help booking guests at the then-Trump-controlled Kennedy Center for the Performing Arts:

    “On Friday, Feb. 27, Live Nation CEO Michael Rapino met with Trump in the Oval Office. Trump had called the meeting to discuss how to improve bookings at the Kennedy Center for the Performing Arts, according to people familiar with the conversation. He also wanted to know why the company hadn’t reached a deal over its lawsuit, the people said.”

    Ticketmaster also simply had to hire Sullivan & Cromwell to take over settlement negotiations, because they knew the firm’s close ties to Trump would help.

    So basically, the backstory is every bit as corrupt and stupid as one would imagine, though perhaps slightly dumber. It’s consistent in some ways, such as Trump’s promises being meaningless, and his policies once again being easily influenced by whoever was last whispering in his hear and promising him personal favors.

    This was going on simultaneously alongside efforts to purge the folks in MAGA, like Gail Slater, that actually did occasionally seem semi-interested in antitrust reform. And even those folks weren’t really what you’d call consistent when it comes to standing up to consolidated corporate power.

    In reality MAGA was always about one thing: Donald Trump’s power and wealth. These sorts of egomaniacal autocrats exploit existing corruption and institutional failure to ride into office on the back of fake populism pretending they alone can fix it, then, once entrenched, introduce something far worse. The administration’s “anti-war,” “anti-corporate,” “anti-corruption” rhetoric are all part of the same lie.

    In the Ticketmaster case it’s worth repeating that the states were completely blindsided by this settlement, which involved a relatively tiny (compared to Ticketmaster revenues) $280 million payout, and some pinky swearing related to ending exclusive booking at around 13 amphitheaters.

    The states still managed to win their lawsuit last April, and we’re now simply left waiting to see if the finalized remedies actually accomplish anything, or include an actual physical breakup of the monopoly (fairly necessary when it comes to actually policing consolidated corporate power).

  • Test du UGREEN DXP4800 GT : le NAS 4 baies qui gère tout mon Plex, piloté par une IA

    - Contient des liens affiliés Amazon -

    Au départ, mon stockage était franchement bordélique. Ma bibliothèque Plex vivotait sur un vieux Synology, avec plusieurs SSD externes branchés au Mac mini, posés là au petit bonheur, avec les films rangés à plat et chaque disque qui traînait ses propres conventions et ses trous.

    Je vous en avais d'ailleurs déjà parlé, et ça marchait, mais c'était un peu le foutraque, et surtout impossible à automatiser proprement, parce qu'une chaîne d'acquisition sérieuse exige un rangement carré jusqu'au moindre fichier.

    D'où la grande décision de remettre tout ça à plat. L'objectif ? Consolider la médiathèque sur du matériel récent, séparer une bonne fois deux mondes qui n'ont rien à faire ensemble, les médias d'un côté et les sauvegardes de l'autre, et déléguer le plus gros de la configuration à Claude Code, l'assistant de codage d'Anthropic, piloté à distance depuis mon Mac mini.

    UGREEN m'avait proposé depuis quelque temps de tester les deux NAS de sa gamme GT, j'ai donc accepté. Puis j'ai acheté mes disques une fortune, on y reviendra. Pour Plex, mon choix s'est porté sur le plus costaud de la gamme, un DXP4800 GT quatre baies sous AMD Ryzen.

    Sa vraie raison d'être, c'est le débit. Ses deux ports réseau 10 Gbit confiés à des contrôleurs Aquantia ont craché 9,30 Gbit par seconde dès le premier flux en direct, soit le maximum théorique, sans une seule retransmission. Sur ce terrain, il est clairement irréprochable.

    Sous le capot, on trouve un Ryzen Embedded R2514 à quatre cœurs, 8 Go de DDR4 extensibles à 64 Go, quatre baies qui se manipulent sans outil dont deux acceptent des SSD U.2 NVMe, plus deux emplacements M.2, le tout jusqu'à 144 To. Il tourne sous UGOS Pro, un système bâti sur une base Debian très peu verrouillée, avec un vrai SSH administrateur, Docker, et une plateforme x86 ouverte où l'on peut installer à peu près tout ce qu'on veut.

    Le seul vrai bémol, c'est son moteur vidéo un peu daté, qui ne tient que deux flux Plex 4K transcodés en même temps et ignore l'AV1, donc pour une grosse médiathèque partagée à plusieurs, mieux vaut lui donner des fichiers déjà au bon format, ou transcoder sur une autre machine, ce qui est mon cas avec le Mac mini. Pour le stockage, j'ai récupéré 4 disques 28 To sur Amazon , à un prix que je n'ose même pas vous donner (660 euros pièce, et au moment où j'écris cet article leurs prix ont bondi à 780 euros).

    Le gros morceau, c'était la migration, faire passer 36 To et 22 000 fichiers du Synology vers ce nouveau NAS. Perso je n'ai pas fait grand-chose, Claude Code s'est occupé de tout ça en SSH, en passant par les API de Plex, Radarr et Sonarr.

    Derrière Plex tourne d'ailleurs toute une chaîne, Radarr et Sonarr, Prowlarr pour les sources, une seedbox Whatbox et Seerr.

    Pour l'anecdote, le plus gros problème ça a été de régler les problèmes posés par les fichiers avec des accents. Près de 17 000 fichiers (de vidéos de vacances bien sûr) au chemin accentué devenaient injouables sur l'Apple TV alors que l'iPhone les lisait sans broncher, parce que Plex sur Mac jongle entre deux façons de coder un accent en Unicode quand le partage NFS strict d'UGOS n'en accepte qu'une seule à l'octet près.

    Bon, maintenant on ne va pas se mentir, il y a eu des ratés avec l'IA, comme la disparition de près de 800 fichiers effacés par un bug des scripts, sans corbeille ni snapshot, mais comme le volume tourne en Btrfs et qu'il restait de la place, Claude a gelé le volume, remonté des centaines d'états internes du système de fichiers et rapatrié plus de 98 % des fichiers. Les pertes sont au final négligeables. C'était évitable, mais je n'ai pas été assez vigilant.

    Ce socle sauvegarde même le code de Selene Racer, mon jeu de course de rovers sur la Lune hébergé dans le cloud sur lequel je bosse en ce moment ( vous pouvez le tester ici , il se joue dans n'importe quel navigateur, sur ordi ou téléphone), et dont les sources atterrissent sur le NAS via Dropbox. Quant au NAS deux baies qui encaisse Time Machine, les archives et les sauvegardes, c'est son petit frère le DXP2800 GT, que je teste sur Mac4ever .

    Si comme moi vous n'êtes pas super fort en code et en réseau, et que vous avez suffisamment de sauvegardes de vos données, confier votre vie numérique à une IA et à un NAS de ce type est donc tout à fait envisageable, et c'est même assez chouette à mettre en place.

    Les DXP4800 GT et le DXP2800 GT sont disponibles sur Amazon, et je vous les recommande les yeux fermés.

  • Farm or die : festival itinérant des luttes paysannes

    POUR FINIR L'ÉTÉ AVEC LES LUTTES PAYSANNES - RDV Fin Août ! À la rencontre de paysannes et paysans engagé-es dans des modèles agricoles inspirants à l'encontre du capitalisme et de l'agro-industrie, un collectif éphémère en auto-gestion d'artistes et d'organisations militantes fera chemin sur les routes rurales en cette fin d'été . L'objectif : créer du réseau, renforcer des complicités et des lieux en soutien aux luttes paysannes, faire la fête et développer de l'entraide au travers d'une dynamique festive et revendicatrice ! En 2025, l'aventure a démarré à Vierves-sur-Viroin, est passée par la Bergerie de la Scayes, pour se rendre ensuite à L'Amagda à Macon et terminer en beauté à la Ferme de la Sarthe ! Plusieurs groupes musicaux, artistes et Dj's enchaîneront les étapes au rythme lent du chariot à foin transformé en scène pour l'occasion. Le convoi se déplacera en itinérance dans 4 fermes paysannes, du jeudi 27 au dimanche 30 août 2026 ! 🚜💥 𝗣𝗥𝗢𝗚𝗥𝗔𝗠𝗠𝗘 🚜💥 ▶️ 𝙅𝙀𝙐𝘿𝙄 27 // 𝙁𝙚𝙧𝙢𝙚 𝙙𝙪 𝙈𝙖𝙪𝙨𝙩𝙞𝙩𝙘𝙝𝙞 (𝙇𝙀𝙀𝙍𝙉𝙀𝙎) – Spagguetta Orghasmmond – Koval – Anton Levski – Taxxmen – Dropthedyle ▶️ 𝙑𝙀𝙉𝘿𝙍𝙀𝘿𝙄 28 // 𝙁𝙚𝙧𝙢𝙚 𝙙𝙪 𝙥𝙧é 𝙖𝙪𝙭 𝙘𝙝ê𝙣𝙚𝙨 (𝙈𝘼𝘾𝙊𝙉) – La Marmite – Spagguetta Orghasmmond – Curver vs Dropthedyle – O.M.S. – Garlic Nietschze – Cagna vs Barako Bahamas ▶️ 𝙎𝘼𝙈𝙀𝘿𝙄 29 // 𝘽𝙚𝙧𝙜𝙚𝙧𝙞𝙚 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙎𝙘𝙖𝙮𝙚𝙨 (𝙊𝙄𝙂𝙉𝙄𝙀𝙎) Event FB : https://www.facebook.com/events/1358286726489538 – La Marmite – Koval – Emeline tout court – David Stygmate – Bise Bleue – Dropthedyle – Anton Levski ▶️ 𝘿𝙄𝙈𝘼𝙉𝘾𝙃𝙀 30 // 𝙁𝙚𝙧𝙢𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙧𝙚𝙞𝙣𝙚𝙨 𝙙𝙚𝙨 𝙥𝙧é𝙨 (𝙁𝙀𝙎𝘾𝙃𝘼𝙐𝙓) – René Binamé – Camarade Bourgeois – Emeline tout court – Anton Levski + Tables de presse, prises de paroles, stands associatifs,... Avec le RESAP, TERRE EN VUE, Les BRIGADES D'ACTION PAYSANNES, FABRIEK PAYSANNE,... Et d'autres joyeustés ! Chaque escale sera l'occasion de rencontrer les paysannes et paysans dans leur cadre de vie, de mettre leurs pratiques en lumière, et d'entendre leurs engagements pour mieux les propager. Event FB : https://www.facebook.com/events/2843440549348322/ PARTICIPATION A PRIX LIBRE !
  • Identité numérique : le Kenya s’associe à IN Groupe

    Le gouvernement kényan a officialisé, le 20 août 2026, un partenariat avec l’entreprise française IN Groupe pour mettre en place une « plateforme nationale d’authentification interopérable ». Ce dispositif s’inscrit dans un projet destiné à créer une infrastructure d’identité numérique fiable, qui doit permettre aux citoyens kényans d’accéder en toute sécurité aux services publics et privés.

    William Kabogo, secrétaire d’État chargé des TIC et de l’économie numérique, a présenté cette initiative aux côtés de Céline Gouveia, vice-présidente des programmes gouvernementaux d’IN Groupe. Le dispositif a notamment pour objectif de réduire les contrôles répétés et d’éviter aux usagers de fournir plusieurs fois les mêmes informations. Il doit ainsi faciliter l’utilisation d’eCitizen, une plateforme donnant accès à plus de 20 000 services publics.

    « Nous avons souligné l’importance d’une gouvernance coordonnée de l’infrastructure publique numérique du Kenya. (…) Le ministère des TIC et de l’Économie numérique devrait en assurer la coordination afin de garantir l’interopérabilité des systèmes, d’éviter les doublons et d’optimiser les investissements technologiques. Renforcer la confiance du public envers l’identité numérique et les services publics numériques est une priorité », a déclaré William Kabogo.

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  • L’Iran paralyse une centrale électrique britannique

    Le gouvernement britannique a confirmé, le 23 août 2026, qu’une cyberattaque liée à l’Iran avait frappé une centrale électrique « de petite taille », provoquant son arrêt pendant quatre jours. Pour des raisons de sécurité, l’exécutif n’a fourni aucun détail sur le site concerné, mais a indiqué que l’incident n’avait « à aucun moment » menacé l’ensemble du système énergétique britannique.

    Le ministère de la Sécurité énergétique a averti les compagnies d’électricité d’un risque accru de cyberattaques. L’Iran met régulièrement en garde les pays qui soutiennent les États-Unis dans la guerre qui les oppose à Téhéran. Depuis mars 2026, le Royaume-Uni autorise les forces américaines à utiliser ses bases militaires au Moyen-Orient.

    Fin juillet 2026, une vague de cyberattaques liées à l’Iran a frappé des infrastructures de distribution d’eau aux États-Unis.

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  • L’IA accélère la rétro-ingénierie des périphériques

    Le chercheur en cybersécurité Chaz Schlarp a détaillé, le 23 août 2026, une expérience de rétro-ingénierie portant sur plusieurs périphériques connectés, menée avec un agent d’IA fondé sur Claude Opus 5. Il lui a confié les firmwares et les outils de mise à jour de cinq appareils présents sur son bureau : une webcam, un moniteur, un microphone, une carte d’acquisition vidéo et une lampe Wi-Fi.

    Il lui a ensuite demandé d’examiner ces éléments, notamment leurs processus de sécurité, afin d’identifier les fonctions cachées, les interfaces de débogage et les surfaces d’attaque, puis, si possible, d’interagir directement avec les appareils. L’agent d’IA a réussi à manipuler les firmwares des cinq périphériques, mettant à jour des mécanismes de protection particulièrement faibles. « Au total, l’analyse des cinq appareils a représenté environ 13 heures de travail pour l’agent et 98 messages de ma part », indique Chaz Schlarp.

    Cette expérience montre que l’IA pourrait considérablement accélérer la recherche de vulnérabilités affectant les périphériques connectés grand public. « Je partirais désormais du principe que n’importe quel périphérique connecté à un ordinateur peut être infecté par un logiciel malveillant. Auparavant, une telle opération aurait nécessité des ressources considérables et aurait semblé réservée aux acteurs étatiques », précise le chercheur.

    Il se demande désormais « ce qu’un ver informatique doté d’une IA capable d’effectuer de manière autonome des opérations de rétro-ingénierie pourrait accomplir aujourd’hui ».

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  • Adrien Abecassis nommé ambassadeur au numérique

    Un décret a officialisé, le 25 août 2026, la nomination d’Adrien Abecassis au poste d’ambassadeur au numérique et à l’IA au sein du ministère des Affaires étrangères. Il remplace Clara Chappaz, nommée conseillère « attractivité, IA et numérique » à l’Élysée auprès d’Emmanuel Macron. Elle avait succédé le 10 décembre 2025 à Henri Verdier, qui avait occupé le poste pendant sept ans. L’équipe de Clara Chappaz devrait rester en place.

    Contrairement à sa prédécesseure, Adrien Abecassis possède une solide expérience diplomatique. Depuis 2020, il était directeur des initiatives politiques au Forum de Paris sur la Paix, où les enjeux liés à l’IA sont régulièrement abordés. Entre 2012 et 2017, sous la présidence de François Hollande, il a travaillé à l’Élysée, successivement comme chargé de mission, conseiller « affaires bilatérales et européennes », puis conseiller « études ».

    En 2023, il a également été l’envoyé spécial adjoint d’Emmanuel Macron au Sommet de Paris sur le nouveau pacte financier mondial. En octobre 2025, Adrien Abecassis plaidait, dans Le Monde, pour une « troisième voie » en matière d’IA, afin d’offrir une alternative aux modèles chinois et américain.

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  • Trump won't budge on Canada, beef despite Republican pushback

    President Donald Trump isn't budging in the face of Republican pushback over his Canada tariffs and beef import plan, even as the two key issues threaten to impact races for his party in the midterms. The US president is instead threatening more tariffs on Canada, and those close to him see no off-ramp yet.
  • Une centrale électrique britannique paralysée quatre jours par une cyberattaque attribuée à des hackers liés à l’Iran

    C’est un incident inédit au Royaume-Uni. Selon les informations du Telegraph, une petite centrale électrique a été contrainte à l’arrêt pendant quatre jours en juillet, à la suite d’une cyberattaque attribuée à des hackers liés à l’Iran. Pour des impératifs de sécurité, les autorités n’ont pas révélé l’identité du site touché.

  • Poll Shows Shapiro With a Wide Lead in Pennsylvania

    Gov. Josh Shapiro of Pennsylvania, a moderate Democrat, is in the driver's seat for re-election in a battleground state, according to a New York Times/Philadelphia Inquirer/Siena University poll. Mr. Shapiro leads Stacy Garrity, the Republican state treasurer, by 16 percentage points among likely voters, according to the poll. He leads in nearly every demographic group and is winning 11 percent of President Trump's 2024 supporters.
  • Le souffle de l'éphémère et le vent du boulet

    « Le milliardaire ne cache pas qu'il mène un 'projet civilisationnel' réactionnaire d'extrême droite, à travers ses chaînes de télé comme CNews et ses maisons d'édition. […] La concentration inédite de la chaîne de financement entre les mains de Vincent Bolloré lui donne toute liberté d'agir le moment venu. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas » [1].

    Au début du mois de mai 2026, c'est par ces mots que le monde du cinéma alertait sur le « danger civilisationnel » à venir. Mis à part les auteurs de Grasset, on ne sache pas qu'il se soit produit dans le monde de l'édition [2], un mouvement identique à celui qui a secoué le festival de Cannes en 2026.

    En fait, cela dépasse largement les sphères du cinéma ou de l'édition ; il s'agit d'un phénomène plus profond et plus étendu dont la clarification se dérobe à cause de son caractère totalement inédit, de l'effondrement des contre-pouvoirs organisés, de la déconfiture de la théorie politique et de quelques autres obstacles de nature idéologique. L'objet de ce texte est d'aborder certains de ces blocages à la lumière d'expériences récemment vécues.

    La réception d'un manuscrit sur la guerre coloniale russe en Ukraine a suscité la réaction suivante d'un éditeur dont voici la seule phrase in extenso : « Nous vous remercions pour cette proposition, mais nous ne souhaitons pas publier de livre sur ce type de sujet. Nous avons réorienté notre ligne éditoriale vers des sujets plus incarnés depuis l'année dernière ». Cette réponse a été uniquement prise comme point de départ des réflexions qui suivent.

    À chacun de choisir son mode d'incarnation

    « Des sujets plus incarnés » est-il écrit. C'est justement dans la chair, dans le corps des Ukrainiens et des Ukrainiennes que la guerre de Poutine s'est douloureusement et massivement incarnée depuis plus de quatre années. Et faute de mieux à la place où nous sommes, qu'y a-t-il de plus « incarné » que de soutenir la mémoire des deux millions de morts et de blessés provoqués par cette guerre totale à nos portes [3], une guerre qui dépasse en durée celle de 1914-1918 [4] et dont les crimes de génocide, les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre (ces derniers se comptant par dizaines de milliers) n'ont pas d'équivalent sur le continent européen depuis 1945 ?

    « Incarné » est-il dit. Il s'agit bien de cela en effet : cette guerre restera vraisemblablement incarnée dans la mémoire de beaucoup d'entre-nous et dans l'inconscient de ceux qui auront détourné leurs regards devant cette tragédie [5]. D'autant que, selon de nombreuses sources, Poutine prépare une nouvelle mobilisation après les élections du 20 septembre 2026 : en effet, toutes les frontières en direction de l'ouest ou du sud sont fermées depuis le mois de juillet 2026 (à l'exception d'un point de passage vers la Géorgie), cela dans le but d'éviter un exode massif identique à celui qui a suivi l'ordre de mobilisation partielle de septembre 2022. Il y a là une volonté manifeste de poursuivre cette guerre et sa probable extension [6] puisque le maître du Kremlin a depuis longtemps désigné à sa population et à son premier cercle l'Occident (assimilé à l'OTAN) comme ennemi existentiel ; d'ailleurs, il lui fallait a minima échafauder une construction idéologique comme celle-ci pour entreprendre une telle aventure coloniale [7]. Mais pour la première fois il faut le noter, son porte-parole Dmitri Peskov a déclaré le 5 juillet 2026 : « Il y a une guerre en cours, une vraie guerre » alors que l'usage de ce terme était jusqu'alors totalement interdit sous peine de poursuites. Il a expressément justifié l'emploi de ce terme en expliquant que « l'opération militaire spéciale avait évolué en guerre en raison du soutien apporté à Kiev par l'Occident, notamment par Berlin, Paris et Washington [8] ». Comme du temps de l'URSS, il faut savoir interpréter les moindres évolutions du vocabulaire utilisé au sommet de la nomenklatura : l'état de guerre est ainsi officialisé et il permettra de décréter une mobilisation (quelle qu'en soit le périmètre) et peut-être même la loi martiale.

    Au-delà des mots et de la formulation employés par l'éditeur, ce qui est donné à entendre pourrait approximativement s'énoncer comme suit : « Loin de nous les analyses et encore plus la théorie ; nous souhaitons être au plus près des préoccupations personnelles et quotidiennes de tout un chacun », ce qui est légitime dans l'absolu, à une exception près, à savoir lorsque ces préoccupations viennent renforcer un déni ou entériner de fait un recul, une reddition ou une collaboration. Cette orientation éditoriale actuelle qui se veut « incarnée », se retrouve dans les médias classiques qui mettent désormais en avant l'émotion [9] au détriment de l'analyse. C'est ainsi qu'ils pensent endiguer la fuite de leurs jeunes publics vers les facilités d'Internet. Cela ressort d'une courte vue qui n'a aucune chance de juguler cette déshérence.

    De l'abstraction érigée en système désincarné

    Néanmoins, il est vrai que la désincarnation de la réflexion théorique a sévi depuis des lustres, faute de références historiques, anthropologiques ou sociologiques concrètes. Un des derniers exemples en date en est le courant néo-marxien d'origine allemande connu sous le nom de « Critique de la Valeur » dont nous avions suivi le séminaire parisien en 2015 et 2016, moins désincarné il est vrai, à ce moment-là. La Wertkritik a partagé avec Louis Althusser l'idée que le capitalisme est un « procès sans sujet » [10] mais a poussé ce concept plus loin, en affirmant que les humains eux-mêmes sont dominés par les abstractions réelles (l'argent, la valeur) qui les agissent. Quelles sont les racines de cette élaboration ?

    À travers une problématisation structurale héritée de Claude Lévi-Strauss [11] et via son concept de « rupture épistémologique », Althusser avait érigé les écrits de Marx postérieurs à 1845 en une œuvre ainsi devenue « scientifique » ; double exclusion du sensible dont nous allions apprendre plus tard en quoi elle structurait avec excès l'inconscient de l'auteur. L'arrière plan politique de cette théorisation était tributaire d'une époque dominée par un stalinisme manichéen par essence : les êtres humains (et surtout les paysans qui étaient assimilés à un groupe social rétrograde) étaient considérés comme les jouets d'une marche grandiose vers le « socialisme » et cette horreur était justifiée en stipendiant tout humanisme comme une valeur bourgeoise à combattre [12]. En conséquence, toute anthropologie politique fut ostracisée et avec elle la capacité des êtres humains organisés à devenir précisément des sujets de l'histoire. Or, la spécificité de la civilisation capitaliste pouvait tout à fait être prise en compte, tout en avançant que, comme toute civilisation, elle se soutient d'un Imaginaire qui lui est propre, en l'occurrence structuré par la rationalité calculatrice, une rationalité transgressive par essence [13]. Certes, les individus qui la composent y participent et en sont le plus souvent les jouets, mais il appert de l'histoire moderne ou contemporaine que l'emprise de cet Imaginaire peut être défait dans certaines circonstances [14]. Encore faut-il soutenir une vision dynamique non linéaire et non réifiée de cette histoire.

    Il reste que la démarche initiale de la Wertkritik – en partie inspirée de Georg Lukács [15] et de l'École de Francfort [16] – fut bienvenue dans cette traversée du désert et que nous partageons toujours son pronostic d'effondrement inéluctablement cataclysmique du capital.

    Mais au-delà de ce courant, la complaisance pérenne dans l'abstraction absconse a des origines très largement refoulées qui se situent en particulier dans la dévastation intellectuelle profonde qui a suivi la guerre de Trente ans (1914-1945) [17].

    Jean-Paul Sartre, qui n'a jamais caché sa soif de notoriété, a connu les écrits de Heidegger lors de son séjour à l'Institut français de Berlin en 1933-1934, puis s'est attelé à la rédaction de L'Être et le néant, publié en 1943, c'est-à-dire en pleine Occupation [18], tandis que d'autres s'organisaient dans la Résistance. Comprenant que tout était à rebâtir et qu'il y avait-là une opportunité de reconnaissance sociale ou académique à saisir, beaucoup, comme lui, se sont alors mis à emprunter ou imiter le verbiage du nazi Heidegger.

    Plus près de nous, la perdition des intellectuels français en quête de notoriété vers l'eldorado états-unien [19] à la fin des années 1960, l'effondrement programmé des facultés des lettres et sciences humaines dès 1969 au travers de la réforme d'Edgar Faure [20], l'externalisation des classes ouvrières (en Asie in fine) et la disparition de contre-pouvoirs dignes de ce nom, n'ont pas favorisé l'indispensable travail de refondation d'une problématique totalisante à hauteur humaine.

    Mais cette déperdition de l'intellectualité critique est actuellement en train d'atteindre des niveaux inédits : la terrible acculturation numérique des êtres humains sur l'ensemble de la planète éradique même la possibilité neuro-physiologique de penser, laquelle exige la capacité de mobiliser une « mémoire longue dans le cortex, pour simplifier [21].

    Les dégâts pérennes d'une triple rupture de mémoire

    Encore largement invisibilisée, précisément à cause des fractures socio-politiques concomitantes qui les spécifient, nous avons déjà attiré l'attention sur les « trois ruptures de mémoire » qui manifestent leurs effets délétères depuis 1945 et obèrent de manière durable la conscience politique. Ces effets sont d'autant plus destructeurs lorsqu'aucun travail de mémoire n'a été tenté. Il n'est qu'à constater les dégâts pérennes qui résultent d'un totalitarisme soviéto-stalinien non reconnu et non critiqué comme tel par les populations de la fédération de Russie depuis un siècle : c'est ce qui a produit une décérébration politique profonde de ces foules et laisse le champ libre à la dictature mafieuse du Kremlin. A contrario, mais dans une autre situation historique évidemment, le gouvernement sud-africain avait mis en place la commission Vérité et Réconciliation en 1994, avec pour but de remédier au lourd héritage de l'apartheid. Les quatre mesures centrales de cette justice transitionnelle et restauratrice (procès, publication de la vérité, réparations et réformes administratives) étaient destinées à garantir la reconnaissance des faits et la commémoration des violations passées, l'État de droit et, à terme, l'apaisement voire la réconciliation, afin de multiplier les chances de revenir à un fonctionnement pacifié et démocratique [22].

    Outre l'attitude des gouvernements, l'enseignement de l'histoire tient une place importante lorsqu'il s'agit d'évaluer les épreuves du passé. C'est également une discipline indispensable à toute élaboration politique. Malheureusement, elle a été notablement marquée au début du XXe siècle en France par la cécité initiale de l'école des Annales. À sa décharge, on ne peut s'empêcher de penser que les puissants partis staliniens de l'époque en avaient fait leur domaine réservé [23]. Il n'empêche, Shlomo Sand pointe le fait, dans Crépuscule de l'histoire [24], que la revue des Annales n'ait publié aucun article sur la Première Guerre mondiale dans les années 1920 et 1930, et que des décennies plus tard, Pierre Nora et Jacques Le Goff aient fait l'impasse sur la guerre d'Algérie. Ainsi, l'histoire socio-politique fut en grande partie reléguée au second plan pour finir par se perdre dans une série intitulée « la vie quotidienne au temps de… », ce qui nous a même valu, à la fin du XXe siècle, toute une « histoire des couleurs ».

    Marc Bloch, en tant que Résistant, avait en quelque sorte dépassé dans sa pratique les limites initiales de l'école des Annales dont il était un des fondateurs avec Lucien Febvre. Il eut en outre des démêlés majeurs avec ce dernier car il refusait de se soumettre aux lois antisémites de Vichy. Quant à Braudel, il a rédigé l'essentiel de sa thèse en captivité. Si, à l'évidence, une œuvre ne peut se réduire aux circonstances de son élaboration, cela n'empêche pas d'examiner quelle fut l'attitude de l'auteur vis-à-vis de celles-ci, surtout lorsqu'elles étaient exceptionnelles. C'est pourquoi il est important de ne pas les passer sous silence. Il est même des accélérations de l'histoire qui fonctionnent comme un révélateur des attitudes politiques. Faut-il rappeler la longue impasse de l'historiographie française quant à la collaboration dans ce pays, sans parler de son amnésie persistante concernant les exactions coloniales parfois commises en métropole même [25] ? C'est dans ce contexte historiographique que se sont produites les ruptures de mémoire précédemment citées, ruptures qui ont accompagné des effondrements politiques majeurs.

    Le premier d'entre-eux a suivi la guerre de Trente ans [26] mais fut recouvert par la mythification gaullo-communiste de la Résistance [27], par le capitalisme de reconstruction, la célébration du progressisme, du productivisme et de la science, le modernisme technologique états-unien et in fine, par la guerre froide.

    Le second, qui débute en 1973 avec le coup d'État de Pinochet au Chili (aussitôt suivi des économistes néolibéraux formés par Milton Friedman à Chicago), s'achève avec l'effondrement de l'URSS en 1991 [28]. La question du rapport de force socio-politique avec les classes ouvrières organisées était devenue obsédante pour le capital à la suite des révoltes de 1968 de par le monde. Les délocalisations industrielles se sont alors succédées et le néolibéralisme s'est imposé avec sa contre-révolution culturelle : destruction des services et libertés publiques, des protections et relations sociales, marchandisation des relations humaines et du vivant, remise en cause de l'État de droit, toutes choses qui visaient à instituer les individus comme des entrepreneurs d'eux-mêmes, après avoir été des « self made men ».

    L'effondrement actuel, beaucoup plus profond que les précédents, ressort d'une régression anthropologique inédite dans l'histoire de l'humanité. L'informatique, Internet et les intelligences artificielles sont en passe de générer une colonisation barbare et foudroyante, entretenue par de puissantes entreprises états-uniennes [29] et chinoises (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi).

    Dans ces conditions, l'orientation éditoriale ou intellectuelle qui consisterait à en rester à l'écume des jours ou à la surface des choses n'est qu'un symptôme parmi d'autres, de la fuite devant l'élaboration politique, ce qui a contribué de longue date à la défaite radicale à venir en 2027 ici, [30] et possiblement ailleurs en Europe (Allemagne, Espagne, Pologne et Italie). En effet, comment lutter lorsque l'analyse de la situation et de ses causes fait largement défaut ou qu'elle est délégitimée ou encore lorsqu'elle est reléguée, consciemment ou pas, à l'arrière-plan.

    Ainsi en est-il d'une certaine « contre-culture écologique ». Mais évitons immédiatement les malentendus : la légitimité de cet axe de lutte n'est pas en cause. Ce qui nous occupera plus loin, c'est d'en faire une analyse interne et de voir la place sociale qu'elle occupe. Notons toutefois au passage qu'un courant institutionnalisé de l'écologie œuvre depuis des années à donner un statut de personne juridique à des entités naturelles. Non seulement cela ne les préservera pas de l'atteinte à la biodiversité, mais c'est en outre verser dans le judiciarisation de tous les rapports sociaux, comme c'est le cas aux États-unis depuis longtemps. Or, faire appel au droit dans n'importe quelle circonstance privée ou publique, c'est le symptôme d'un effondrement majeur des liens sociaux et d'une vaine tentative de contournement de ces rapports socio-politiques déliquescents.

    Les racines d'une « contre-culture » écologique

    Plus fondamentalement, revenons à la place acquise par les mouvements écologiques depuis cinq décennies, une place qui est venue recouvrir et masquer de facto le manque abyssal d'élaboration théorico-politique, tandis que, depuis les années 2000, les algorithmes expulsent radicalement de la conscience ce type de préoccupation.

    Après la naissance des mouvements de préservation et de conservation états-uniens au XIXe siècle [31], après les contributions d'Henry David Thoreau ou d'Elisée Reclus et alors qu'elle fut longtemps cantonnée aux cercles naturalistes et scientifiques, l'écologie n'est devenue un mouvement social – très divers, dans ses attendus et dans ses objectifs – que tardivement [32]. En 1971 est fondée Greenpeace et en 1972, le rapport Meadows, toujours cité comme précurseur, fut le résultat d'une commande passée au Massachusetts Institute of Technology qui utilisait déjà la modélisation World3 pour simuler par informatique les interactions entre système Terre et activités humaines. En 1974 en France, René Dumont fut le premier écologiste à pouvoir se présenter à l'élection présidentielle. Le pacifisme non violent et anti-nucléaire, la désobéissance civile et l'objection de conscience, le tiers-mondisme et la critique de la croissance infinie sont autant de thèmes qui ont marqué ses débuts en Europe occidentale, dans le reflux de mai 1968. Ces fondements épars donneront naissance à des courants hétérogènes, voire opposés. Par ailleurs, les paradigmes de la croissance et du progrès sans fin, alors partagés par les tenants du capital et des partis qui se réclamaient du socialisme, n'auront pas clarifier les débats, ni contribué à une unification théorico-politique de ces mouvements. Toujours est-il que c'est cette diversité originelle qui sera précisément fondatrice d'une sorte de « contre-culture » appelée à combler le vide laissé par les effondrements politiques pointés plus haut.

    L'écologie, une discipline aux pieds d'argile

    Au-delà de ces aspects socio-historiques, venons-en à ce qui la constitue à présent, c'est à dire aux études scientifiques, dont le premier rapport émanant du groupe inter-gouvernemental des experts sur l'evolution du climat (GIEC) fut rendu public en 1990. Il a depuis été notablement revu et complété [33]. Notons au passage qu'hormis les scientifiques de ce domaine, personne n'est en mesure de vérifier par soi-même ces approches, ces calculs, sans parler des modélisations statistiques ; les citoyens n'ont donc aucun contrôle sur ces travaux, au contraire de ceux émanant d'une délégation de pouvoir encadrée.

    Bien sûr, il ne s'agit pas de mettre en cause l'honnêteté des chercheurs, mais de souligner que le mode de connaissance scientifique moderne [34] dont ils se réclament ne s'autorise que de lui-même et de ses pairs et engendre, au mieux, une adhésion qui ressemble fort à une croyance, nous y reviendrons. Entendons-nous bien : ces travaux font consensus, nous croyons en leur pertinence et en la légitimité de ce champ de bataille, sauf lorsqu'elle s'enferme dans l'au-delà des cieux. Il n'empêche que, pour beaucoup, cela fonctionne comme les textes sacrés d'antan qui permettaient de se retrouver ensemble : Greta Thunberg est devenue une icône populaire à l'âge de 15 ans. Mais les communions se font à présent plutôt autour de la recherche d'un autre mode de vie. Or, les échecs de Notre-Dame-des-Landes et du Rojava ont clairement signifié que les États ne tolèreront ces expérimentations que jusqu'à un certain point. Pour parer à ces limites, les tentatives se sont alors faites plus locales, voire plus individuelles afin d'éviter cette question irrésolue : comment vivre autrement sans destituer l'ancien monde [35] ?

    Il reste que l'édifice écologique est également impacté par la remise en cause massive de la notion même de vérité au travers de l'acculturation numérique [36]. Cela se vérifie chaque jour de manière exemplaire aux États-Unis, que ce soit dans les mouvements MAGA ou QAnon, lesquels drainent environ un tiers de la population de ce pays comme « followers ». Il leur suffit simplement d'y opposer d'autres croyances avec le puissant relais des algorithmes. Mais il y a encore plus délicat ; l'écologie repose sur le mode de connaissance scientifique moderne dont il n'est toujours pas compris en quoi :

    i) il est intrinsèquement une des sources de l'inhumanité galopante en excluant le sensible,

    ii) le fondement d'une informatisation numérique universelle issue de l'algèbre de Boole,

    iii) et la puissante source d'une relativisation de la notion de vérité [37].

    Ces trois questions sont capitales, mais il y a un écueil supplémentaire. Lorsque l'origine de ces dérèglements climatiques n'est pas pointée – à savoir le règne du capitalisme thermo-industriel – alors cela fragilise encore un peu plus cette adhésion et peut amener à se compromettre gravement dans des publications de droite extrême comme la revue Limites, aujourd'hui disparue. De nombreux mouvements d'extrême droite ont d'ailleurs compris tout le profit qu'ils pouvaient tirer d'une profession de foi écologique, tandis que de grandes entreprises se sont repeintes en vert. Seule une écologie politique fermement anti-capitaliste survivra aux tempêtes à venir, ce que l'on ne peut demander au GIEC, qui est une organisation intergouvernementale.

    Il reste que même les « scientifiques du climat » ont leurs points aveugles : aucun n'a eu le courage de se lancer dans le calcul des émissions de gaz à effet de serre produites par le nucléaire depuis l'extraction minière de l'uranium jusqu'au recyclage des déchets en passant par la recherche et les 2 000 explosions atomiques qui ont eu lieu depuis huit décennies. Il faut dire que cela serait contradictoire avec une appartenance au Commissariat à l'Energie Atomique, par exemple. C'est pourquoi le nucléaire est maintenant classé dans les énergies décarbonnées. En d'autres termes, le gouvernement des scientifiques, comme le proposait Auguste Comte au XIXe siècle [38], ne serait pas plus souhaitable que les autres.

    Deux versions du politiquement correct, un même recul politique

    Autre question, qui malgré les apparences n'est pas sans lien avec les précédentes et qui a surgi à la suite d'une visite de l'exposition sur l'archéologie organisée dans les sous-sols du Collège de France [39]. Il aurait pu s'ensuivre l'envoi d'une lettre ouverte aux commissaires de cette exposition pour l'introduction d'un « Wokisme [40] avancé » dans l'enceinte de cette vénérable institution. En effet, outre des inexactitudes (la « vallée de Néander » n'existe pas [41]) plusieurs panneaux pointent la vision des « femmes préhistoriques » colportée à la fin du XIXe siècle, c'est-à-dire aux débuts de l'archéologie, avec pour illustration la reproduction de peintures de cette époque qui nous apparaissent à juste titre caricaturales aujourd'hui : les femmes préhistoriques allaitent ou balayent la grotte tandis que monsieur revient avec le gibier chassé, ce qui est une représentation tout aussi caricaturale. Pour ceux qui n'auraient éventuellement pas compris, cela se répète sur plusieurs panneaux. Cette critique est quelque peu anhistorique et facile comme dans de nombreuses attitudes « politiquement correctes ». Encore avons-nous échappé à une « Gender Archaeology » états-unienne qui soutiendrait l'existence d'un matriarcat perdu [42]. Mais cela n'empêche pas la diffusion d'une vidéo qui montre Yves Coppens et Donald Johanson comme les deux découvreurs de Lucy [43] en novembre 1974, en Ethiopie. Or non seulement cela fut également le fruit du travail de Tom Gray et Maurice Taïeb, mais surtout celui de Raymonde Bonnefille, la seule femme du groupe dont la présence et le nom sont passés sous silence mais qui eut un rôle important dans cette expédition ô combien difficile : elle a par exemple expliqué que l'Ethiopie était alors en pleine révolution, qu'il n'y avait ni téléphone, ni GPS, ni route d'accès et que la température avoisinait les quarante degrés [44]. En outre, il eût été à propos de rappeler qu'au moins jusqu'à la sédentarité des périodes Jōmon ou néolithique [45], les femmes étaient, encore plus qu'au XIXe siècle ou à présent, astreintes de facto à allaiter les nouveau-nés pendant plusieurs années afin que quelques-uns d'entre-eux puissent vivre. C'est ainsi que le rôle social de droits nouveaux chèrement acquis et la perspective historique longue passent à la trappe. Autrement dit, la défense d'une juste cause avec des arguments faibles ou faux entérine une confusion dommageable dont les échecs retentissants du parti démocrate aux États-unis sont un exemple achevé.

    Cela rappelle aussi le douloureux souvenir d'une manifestation place de la République lorsqu'il s'agissait de soutenir la mémoire de Mahsa Amini, kurde iranienne décédée en septembre 2022 qui se battait avec d'autres femmes contre le port du voile dans son pays [46]. Il y avait le mouvement des Femmes Kurdes en France (TJK-F), Femme Azadi, Filles d'Iran, mais peu de mouvements féministes français sur la place mis à part ses courants fondateurs des années 1970 (Alliance des Femmes pour la Démocratie, Planning familial) et encore moins de « gôches » par peur de contrarier certaines populations, fussent-elles adhérentes au salafisme. Plus dure sera la chute.

    Épilogue provisoire :

    Savoirs, connaissances et croyances modernes

    Depuis au moins trois millions d'années, les êtres humains se sont forgé des savoirs au contact de leur environnement animal, végétal et minéral, mais d'autres domaines, à savoir l'alternance des saisons, la rotation des étoiles, l'avènement de la mort, etc. furent à l'origine de croyances, étant donné – comme nous le dirions aujourd'hui – que ce Réel échappe, qu'il est hors de portée. Ces croyances se sont peu à peu étendues et structurées en animismes, puis ont été organisées dans des « récits d'origine » que nous appelons des mythes [47]. Lorsque les groupes semi-nomades de chasseurs-cueilleurs sont passés à des organisations sociales plus complexes liées à la sédentarisation [48], ces croyances ont, en écho, progressivement évolué vers une personnification déifiée qui s'est par la suite figée en ce que nous nommons des religions, d'abord polythéistes, portées à l'écrit à partir du milieu du quatrième millénaire avant notre ère.

    Ainsi, les quatre-vingt quinze pour cent d'agriculteurs et d'éleveurs qui composaient la population terrestre avant la révolution thermo-industrielle de la fin du XVIIIe siècle, évoluaient entre des savoirs liés à leur expérience ancestrale et des croyances religieuses. Mais lorsqu'au XIXe siècle l'urbanité s'est étendue [49] avec le capitalisme, alors, nous sommes majoritairement devenus des individus « hors sol ». Tandis que les savoirs avaient déjà largement cédé la place, le mode de connaissance scientifique moderne, via l'enseignement laïc, gratuit et obligatoire pour tous, faisait aussi reculer les croyances religieuses. Un nouveau rapport à la vérité allait s'imposer à tous.

    Mais qu'on le veuille ou non, il était demandé et l'on demande encore aux enfants ou aux adolescents de croire aux connaissances enseignées, fussent-elles « objectivement fondées ». C'est ainsi que nous sommes restés, mêmes adultes, des êtres de croyances, mais celles-ci sont d'un type nouveau, plus moderne. Elles reposent en grande partie sur un mode de connaissance qui prétend rendre compte du Réel – un impossible dont il se prévaut malgré tout – avec tous les problèmes que cela entraîne : le monde sensible et la réalité matérielle des rapports sociaux en sont intrinsèquement expulsés ; sans parler du fait qu'il a largement participé à la structuration de l'Imaginaire [50] de la civilisation instaurée à la fin du XIXe siècle.

    Qu'en conclure, au moins provisoirement ? D'une part que l'écologie est une contre-culture fragile de ce double point de vue : elle est tributaire de la croyance dans les résultats du mode de connaissance qui la fonde. C'est pourquoi viser les rapports sociaux de production qui sont à la base du réchauffement climatique, de l'extinction des espèces etc. garde tout son sens. Mais c'est surtout viser un mode de production qui est par essence attentatoire à la vie sur Terre.

    Jean-Marc Royer, Varsovie, 8 aout 2026

    [1] « Zapper Bolloré », tribune du monde du cinéma publiée par Libération le 11 mai 2026. Merci à Gary, Arnaud et Bernard pour leurs relectures attentives.

    [2] Mis à part une tribune parue le 3 juillet 2026 faisant suite aux difficultés du distributeur Makassar. On regrettera encore longtemps la disparition des éditions Maspero qui n'ont jamais eu d'équivalent.

    [3] Soutenir la mémoire des défunts fait même partie du lent processus d'hominisation depuis Néandertal. Ce nombre de victimes fait consensus ; cela dit, il ne peut prétendre en refléter la totalité, du fait que l'armée russe les a parfois ensevelies dans des fosses communes comme à Boutcha, Irpin et plus massivement encore à Marioupol.

    [4] Et celle de Staline contre le IIIe Reich, entre le 21 juin 1941 et le 9 mai 1945.

    [5] À ce propos on ne peut qu'être atterré par le « double standard », non seulement des gouvernements lorsqu'il s'agit de dénoncer la barbarie, mais aussi de ceux qui prétendent lutter contre celle-ci. En effet, pourquoi les Ukrainiens ne pourraient jouir des mêmes droits à exister que les Palestiniens ? Le gouvernement des uns serait-il plus contestable que celui des autres ? De plus, les mobilisations massives des ukrainiens contre certaines décisions gouvernementales en 2025 et 2026, c'est-à-dire en temps de guerre, n'ont pas d'équivalent connu en Europe contemporaine.

    [6] Tous les services de renseignement occidentaux confirment une intensification des opérations de sabotage, de cyber-attaques et d'ingérences russes en Europe. Cf. le rapport « Menaces russes sur le flanc oriental de l'OTAN : scénarios, stratégie et enjeux pour la sécurité européenne », Harvard Kennedy School, Belfer center, février 2026.

    [7] Ce qui ne l'a pas empêché d'en utiliser de nombreuses autres depuis les débuts de cette guerre.

    [8] Interview accordée au journaliste Pavel Zaroubine et confirmée à Roger Köppel, journaliste et rédacteur en chef du magazine suisse alémanique pro-russe Die Weltwoche le 9 juillet 2026.

    [9] Par le choix de sujets à forte valeur émotionnelle ou par le fait de privilégier les « micros-trottoirs », y compris sur France Culture.

    [10] Dans Louis Althusser (1918-1990), Pour Marx, Maspero, 1965. Dans les années 1970, ce reproche fut également adressé à Marx jusqu'à ce que certains attirent l'attention sur ses écrits postérieurs à la Commune de Paris.

    [11] Claude Lévi-Strauss, Les Structures élémentaires de la parenté, PUF, 1re éd. 1949.

    [12] Pour le résumer à grands traits, Staline considérait les « masses » comme les rouages d'une machine à construire, subordonnant toute vie humaine à une collectivité abstraite, à la volonté du parti, de l'État et au grand architecte (ensuite devenu un « grand timonier »).

    [13] Cf. les articles « Capital et mode de connaissance scientifique moderne » ou « Métaphysique du capital », publiés sur Technologos, Sciences en bobines, Réseau sortir du nucléaire, Autre futur, Lundi matin…

    [14] Cf. l'article « L'Imaginaire du capitalisme comme civilisation » sur Internet ou Cycle 1968, Bibliothèque Associative de Malakoff, 2018.

    [15] L'œuvre de Georg Lukács fut appréciée en France lorsque Histoire et conscience de classe, fut publié par les éditions de Minuit, en 1960.

    [16] L'École de Francfort – dont la tentative de synthèse entre marxisme et psychanalyse fut connue à travers les écrits d'Herbert Marcuse ou d'Erich Fromm – a marqué l'histoire intellectuelle de la fin des années 1960.

    [17] Concept issu de la lecture des livres d'Enzo Traverso et Eric Hobsbawm. Cf. les articles publiés à ce sujet sur Technologos, Sciences en bobines, Réseau sortir du nucléaire, Autre futur, Lundi matin.

    [18] Il y aurait énormément à dire sur l'attitude de J-P. Sartre et S. de Beauvoir entre 1933 et 1945. Ainsi, à l'été 1943, il utilisera ses relations, notamment René Delange patron du journal Comœdia, collaborateur, intime du Sonderführer Gerhard Heller, pour obtenir un emploi à Simone de Beauvoir sur Radio Vichy, entre janvier et avril 1944. Cela ne l'empêchera pas d'édicter les critères par lesquels reconnaître une « œuvre résistante » dans le comité des écrivains d'obédience stalinienne après guerre. Cf. à ce propos l'œuvre de la germaniste Ingrid Galster : Sartre, Vichy et les intellectuels, L'Harmattan, 2001 ; La naissance du phénomène Sartre. Raisons d'un succès (1938-1945), Seuil, 2001 ; dir : Sartre et la question juive, La Découverte, 2005 ; Sartre devant la presse d'Occupation. Le Dossier critique des Mouches et Huis clos. Presses Universitaires de Rennes, 2005 ; Sartre sous l'occupation et après. Nouvelles mises au point, L'Harmattan, 2014.

    [19] Outre les émoluments afférents, être invité ou enseigner aux États-unis était regardé comme une promotion indépassable jusqu'à il y a peu. Quant à une première analyse des déboires de la pensée dans ce pays, cf. J-M Royer, « Les évangéliques autour de Trump », histoire et théorie critique #3. Jacques Derrida, participe au colloque sur le structuralisme de 1966 à l'université Johns Hopkins ; Jean Baudrillard fréquente l'école californienne de Palo-Alto dans les années 1970 ; au cours de ces mêmes années, Michel Foucault multiplie les séjours et séminaires à Buffalo et surtout à Berkeley et Claremont ; de la fin des années 1970 jusqu'à son décès, Jean-François Lyotard a occupé plusieurs postes de professeur invité et titulaire dans des universités prestigieuses ; René Girard a accompli toute sa carrière universitaire aux États-unis ; Jean-Pierre Dupuy, introducteur de Gunther Anders en France, enseigne à Stanford depuis plus de quarante ans. Cette liste ne prétend pas être exhaustive.

    [20] En instituant « l'autonomie des universités », cette réforme mettait en cause la validité nationale des diplômes universitaires, tout en ouvrant la porte à la privatisation des études supérieures. Cf. à ce sujet Yves Dupont, L'Université en miettes, L'Échappée 2014.

    [21] Cf. Michel Desmurget, La fabrique du crétin digital, Seuil, 2019. Cf. également la série des onze « Carnets de réclusion » publiés pendant le Covid-19 sur Autre Futur ou Lundi matin et « New generation, lost generation », Psychanalyse et théorie critique sur autre futur.

    [22] Même si son fonctionnement été à juste titre critiqué, la CVR été internationalement saluée pour avoir évité un bain de sang et tenté de fonder un récit national commun.

    [23] Un domaine triplement réservé en quelque sorte : ils se sont institués les héritiers de la révolution russe, les gardiens de l'Histoire, les représentants du prolétariat. Grâce à une domination syndicale, politique puis éditoriale largement soutenue par Moscou, ils ont bâti un rapport de forces qu'il ne faisait pas bon contester.

    [24] Shlomo Sand, Crépuscule de l'Histoire, Flammarion, 2015.

    [25] Ce fut Jean-Luc Einaudi, qui, en solitaire, passa près d'un quart de siècle à exhumer une tuerie unique dans l'histoire contemporaine de la France : le massacre des manifestants algériens le 17 octobre 1961 à Paris.

    [26] La périodisation de cet effondrement politique demanderait d'amples développements. Mais notons que les agissements et les guerres coloniales françaises n'ont officiellement pris fin qu'en 1962 et que jusqu'en 1969, le pays s'était doté d'un homme providentiel en la personne d'un général.

    [27] Le PCF qui ne s'est engagé dans la résistance qu'après la rupture du pacte Staline-Ribbentrop en juin 1941, s'est auto-proclamé le « parti des 100 000 fusillés » alors qu'au total il y en eu environ trois fois moins sur tout le territoire. Cf. Fontaine Thomas, « Chronologie : Répression et persécution en France occupée 1940-1944 », Sciences Po, 7 décembre 2009.

    [28] La désindexation du dollar par rapport à l'or en 1971, la crise pétrolière de 1973, l'Anschluss de la RDA en 1990, sont d'autres dates marquantes de cette période.

    [29] Meta, Alphabet, Microsoft, Amazon, Tesla, Apple, Nvidia dépassent la capitalisation de 1 000 milliards de dollars en bourse, soit ensembles 16500 milliards, c'est-à-dire cinquante fois le budget annuel de l'État français ou cinq fois le PIB national. Cf. à ce propos la série des onze « Carnets de réclusion » déjà mentionnés.

    [30] Marine Le Pen bénéficiera des expériences européennes en cours. Ses premières mesures viseront sûrement à consolider, élargir sa base sociale, notamment vers le Medef et les électeurs du marais centriste. Nous verrons d'un côté la radicalisation et la reconfiguration des groupes d'extrême droite et de l'autre des tentations de « faire le dos rond en attendant que ça passe », comme en Italie.

    [31] Les parcs de Yellowstone ou Yosemite représentaient « la création originelle », le lien privilégié des états-uniens avec « leur terre promise », une nature sauvage (wilderness) érigée en analogue de la pureté nationale, toutes choses qui contribuèrent, avec une religiosité omniprésente, à refouler profondément les soubassements esclavagistes, colonisateurs et violents de ce pays.

    [32] Il y eut des journaux comme La Gueule ouverte (fondé avec des animateurs de Harakiri), Survivre et vivre, Le Sauvage etc. En évitant de verser dans la critique anachronique, la relecture de ces journaux ou des positions du mouvement anti-nucléaire de l'époque nous a fait prendre conscience lors du séminaire donné à la bibliothèque associative de Malakoff en 2016 des impasses de l'époque, dont certaines perdurent encore. Par exemple, la qualification du nucléaire comme crime contre l'humanité, reste confidentielle. De même, la place de « la technique » dans les œuvres de Charbonnier et d'Ellul n'a pas été suffisamment critiquée ni rapportée à ce qui fonde toutes les techniques industrielles, à savoir le mode de connaissance scientifique moderne.

    [33] Le GIEC a notamment revu à la hausse la place du méthane (essentiellement émis par les ruminants et les rizières) lors de la publication de son Sixième Rapport d'évaluation paru en août 2021.

    [34] Cf. Jean-Marc Royer, La science, creuset de l'inhumanité, L'Harmattan, 2012 et les nombreux articles disponibles sur Internet à ce sujet.

    [35] À moins de s'illusionner sur la trilogie « préfiguration-essaimage-bifurcation » encore soutenue par quelques décroissants et collapsologues ? Cf. à ce sujet Michel Lepesant « Prendre les difficultés avec (la) Mesure », 4 novembre 2017, Blog du Monde : Décroissances.

    [36] On ne peut qu'être interloqué par la confondante similitude des réactions de détresse psychiques, ici aussi bien qu'en fédération de Russie, devant les coupures de réseaux.

    [37] Cf. à ce propos Jean-Marc Royer, « Capital et mode de connaissance scientifique moderne » sur Autre futur, Technologos ou lundi matin.

    [38] Et Geoffroy de Lagasnerie, le 7 juillet 2026 aux Rencontres de Pétrarque.

    [39] Exposition nommée « Préhistoire : entre utopie et réalité » et qui a fermé ses portes le 19 juillet 2026.

    [40] Le wokisme désigne la démarche d'origine essentiellement évangélique (être éveillé) moralisatrice et progressiste qui visait à l'égalité et à la justice à la manière états-unienne, c'est-à-dire dépolitisée, et dont on constate les résultats régressifs dans ce pays. Par ailleurs, la pratique de la dénonciation publique, d'où qu'elle vienne, ne peut être acceptée.

    [41] Il s'agit de celle de la Düssel, un affluent du Rhin dont la beauté fut chantée par le poète allemand Neumann (1650-1680) dont le nom fut grécisé en Neander suivant la mode de la Renaissance. Cf. Marcel Otte, « Néandertal, une histoire belge ? », Carbone 14, France Culture 16 mars 2024

    [42] Cf. Vincent Charpentier, « Le matriarcat ou l'archéologie du genre », Carbone 14, France Culture, 29 juin 2024.

    [43] Reconstitution du squelette de cet Australopithecus qui démontre l'existence de la bipédie il y a plus de trois millions d'années.

    [44] Cf. Vincent Charpentier, « Lucy, juste cinquante ans, mais plus de trois millions d'années », France Culture, L'entretien archéologique, 8 novembre 2024.

    [45] Au Japon, la période Jōmon se caractérise, entre autres choses, par une sédentarité bien plus précoce qu'en Eurasie.

    [46] Cf. « En images : le soulèvement des femmes iraniennes après la mort de Mahsa Amini soutenu partout dans le monde », Le Monde, 25 septembre 2022.

    [47] Cf. Jean-Loïc Le Quellec, « Préhistoire et Mythologie », France Culture, Le Salon noir, 23 avril 2016.

    [48] Jean Guilaine, Les Néolithiques et nous : sommes-nous si différents ?, Odile Jacob, 2025. « Le néolithique de Jean Guilaine », France Culture, le salon noir, 10 mars 2015.

    [49] « Rappelons que la population en ville n'était que de 6,4 % en 1850, 14 % en 1900 et inférieur à 30 % en 1950 et plus de la moitié de la population mondiale vit désormais en ville, 57 % exactement ». France Culture, Carbone 14, 28 janvier 2023.

    [50] Un Imaginaire structuré par « la rationalité calculatrice et transgressive ». Cf. les articles publiés à ce sujet su Technologos, Bibliothèque associative de Malakoff, Autre futur, Lundimatin, Internet Archive.

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  • Dark Taoism (suite)

    Une reprise d'un chapitre de Zhuangzi (traduit par Jean Lévi), un prolongement et un retour : un essai-vidéo de Dark Taoism (voir l'article précédent).

    I. La joie des poissons (Zhuangzi)

    « Lors d'une excursion, Houei et son ami Tchouang s'étaient retrouvés sur la jetée qui surplombait la rivière Hao. Tchouang s'était exclamé :
    — Les poissons ! Vois comme ils s'ébattent librement, comme ils doivent être heureux !
    — Comment sais-tu qu'ils sont heureux ? Tu n'es pas un poisson ! avait ergoté le rhéteur.
    — Tu n'es pas moi, comment sais-tu que je ne puis savoir si les poissons sont heureux ?
    Houei avait cru avoir le dessus par cette réponse :
    — Si n'étant pas toi, je ne puis savoir ce que tu sais, n'étant pas un poisson tu ne peux savoir si les poissons connaissent la joie.
    — Il a bien fallu que tu saches que je sais pour me poser la question, avait répondu Tchouang.
    Et avec un geste ample de la main, il avait conclu :
    — Je le sais parce que je me trouve là, sur la jetée de la Hao… »

    II. Le cri des poissons

    Après une longue promenade sur la jetée de la rivière Hao, Maître Tchouang revint frétillant en compagnie d'un jeune pêcheur croisé sur le chemin. Tous deux regardaient un bocal d'eau trouble. Un poisson flottait le ventre gonflé. Un autre apparaissait de temps à autre à la surface.
    — Maître, il est mort ? demanda l'enfant.
    — Lequel : le vivant ou le mort ? répondit Tchouang.
    — Celui qui flotte.
    — Lequel ? insista Tchouang.
    — Le plus gros.
    Tchouang ne répondit pas et demanda à l'enfant :
    — Entends-tu ?
    — Entendre quoi ?
    — Le cri des poissons. Le mort dit : Je suis plein. Le vivant dit : Je suis vide.
    — Je n'entends rien, Maître.
    — Tu es donc aussi vivant que celui qui tourne : s'il tourne, c'est parce qu'il n'entend rien.

    L'enfant resta un long moment sans parler. Puis demanda :
    — Mais alors, Maître, si le vivant n'entend rien, et que le mort ne parle pas, qui écoute ?
    — Celui qui écoute, dit Tchouang, est entre les deux, dans l'intervalle où se forme l'image d'un cri. L'image n'est ni vraie ni fausse. Elle est juste là, entre toi et le bocal.
    — Alors je ne sais pas s'il est mort ?
    — Tu sais qu'il flotte. Tu sais qu'il est gonflé. Tu sais que l'autre tourne. Mais le mort est-il mort et le vivant vivant… ? Ne seraient-ce pas là des images figées en mots qui font écran au cri ?
    — Je ne sais pas, dit l'enfant.
    — Alors tu as déjà entendu le cri, dit Tchouang en s'éloignant d'un pas léger.

    L'enfant resta seul devant le bocal. Il regarda le poisson mort, puis le vivant. Et l'eau se mit à vibrer.

    III. Les destinations irrévélées

    Si le Dao est dans la merde, il est aussi dans le poisson mort. Si la joie des poissons est une projection du regard, leur mort n'est qu'une image. Si la nasse des mots ne prend que le poisson vivant, que reste-t-il quand le poisson flotte, ventre gros d'air, dans le bocal enclos ?

    La grande illusion des hommes, c'est de prendre la mort pour la mort, la vie pour la vie, la pensée pour la pensée. Et de nous rendre sourds au cri des poissons.

    D'Héraclite à Deleuze, de Zhuangzi à Bruno jusqu'à Marx en passant par Béla Tarr, il s'est toujours agi de construire un sonar. D'entendre le bruit du temps, son cri, pour se faire une image de ses possibles. Prêter l'oreille à la rumeur de la matière, sa germination. Veiller à ce qui peut naître et ce qui peut mourir : les destinations irrévélées. Découvrir le monde qui fait son cinéma pour se quitter comme monde. Déplier les désirs de genèse et de damnation repliés en lui. La physique, la chimie et la poésie contre ta psychologie. Contre toutes les tendances du monde à faire de soi le cinéaste de son identité : sa misère personnelle.

    Le cri des poissons, c'est donc cela : faire l'expérience du monde qui se défait de lui-même pour devenir une vibration – et entendre, dans l'eau qui tremble, ce que les mots ne prennent pas.

    GD : « Si vous n'entendez pas le cri des poissons vous ne savez pas ce que c'est que la vie. […] Évidemment vous savez ce que c'est que le cri des poissons, et ce que c'est que le cri de la philosophie. »

    Atelier Oncléo

  • Et le monde tombe

    En finir avec les images ? En finir avec les mots ?
    En finir avec les représentations, toute représentation, tout témoignage ?

    Ou devrais-je dire plus précisément : en finir avec « nos » mots, « nos » images, « nos » représentations, « nos » témoignages ? Laisser aux pouvoirs, gouvernements et autres leviers de domination de toutes sortes, tous les écrans, tout format, toute échelle, toute diffusion, leur laisser toute la place, niches comprises, que leurs boniments, leur propagande et lobbying tous azimuts, s'étalent sans plus de perturbations sur leurs chaînes, leurs plateformes, leurs Unes, leurs applications, leur mondialisation, qu'ils occupent toutes les surfaces. Les laisser à leur cécité sans borne.
    Ne produisons plus d'images. Ne jouons plus sur leurs terrains.

    Les sons par contre, les arracher, les garder, les propager, qu'ils (s') échappent, qu'ils leur échappent. Qu'ils ne soient plus que cris sans fin, hurlements, partout, de partout, qu'ils soient sang qui coule et s'écoule dans les veines de cette sacrée foutue terre.

    Ghassan Salhab
    Peinture et titre d'une récente sidérante exposition à Beyrouth de Samir Khaddaj

  • Forum antifasciste à Lons-le-Saunier. On est là.

    Les temps qui viennent sont des temps de combat ! Génocides, fascismes, guerres, réchauffement, nous devons nous mobiliser.
    Venez prendre la rue et l'espace public dans le Jura, à Lons-le-Saunier, les 4/5/6 septembre, pour mener la bataille idéologique dans nos campagnes et ancrer la lutte antifasciste. Ce n'est que le début.

    Forum antifasciste, décoloniale, anti-impérialiste et contre la guerre
    Dates : Du 4 au 6 septembre 2026
    Lieux : Lons-le-Saunier (39) : Place de la Comédie / Le Local / Café du palais / La Comédie noire / Place de la Liberté

    Vendredi 4 septembre

    • 18h à la Comédie Noire : rencontre/discussion avec le collectif La Horde, présentation du jeu Fachorama et de l'action militante du collectif.
    • 19h30 au Local : jeu/discussion « Les mascus du wokistan » Jeu collectif du type loup-garou animé par le collectif Noustoutes 39
    • à partir de 20h30 au café du Palais : DJ Set Scrachin Beg, DJ Set Hip-Hop et groove.

    Samedi 5 septembre

    Place de la Comédie

    • 10h30 : table ronde avec des groupes antifascistes du grand-est : antifascisme et ruralité : porter un contre discours, construire la solidarité.
    • 12h : cantine populaire végan, préparée par l'afa39. Prix libre et solidaire.
    • 13h30 : conférence d'Urgence Palestine : présentation de l'action du collectif et de la situation en Palestine.
    • 15h : conférence discussion : Richard Monvoisin : écologie libérale, doctrines new age et idéologies réactionnaires.
    • 16h30 : table ronde animée par Mourad Guichard : avec des afa du grand est, Tsédek !, Youssef Boussoumah du QG décolonial : antifascisme et luttes anti-impérialiste : porter une voix internationaliste, décoloniale et contre la guerre dans un contexte de bataille informationnelle.
    • 19h : concerts : La Pinata / Baku / Charnoï / Mekuyanski / Scratchin Beb

    Dimanche 6 septembre

    • 10h place de la liberté : manifestation contre la guerre : pour faire entendre une voie internationaliste, pour la paix et contre la fascisation des discours et des actes. Cortège déter, festif et populaire.
    • 12h : cantine populaire végan préparée au Local. Prix libre et solidaire.
    • 14h : au local conférence discussion : collectif jeunes contre la guerre, présentation de l'action du collectif et de la campagne internationale « guerre à la guerre ».
    • 15h au local : conférence discussion : collectif Dijon anti-cra, discussion autour du projet de construction d'un nouveau centre de rétention administrative et des conséquences locales.
    • 17h : goûté de fin, on termine ce week-end de mobilisation autour d'un thé à la menthe et de gâteaux végan.

    Et bien évidemment tout le week-end on veille les un.e.s sur les autres, on fait collectivement attention aux discours et comportements, on auto-gère sa conso d'alcool ou autre, et on respecte les lieux et toutes les personnes présentes.

  • Intimider un collectif ne fera pas reculer la solidarité

    La mairesse de Décines nous fait un procès pour nous faire taire. Le collectif Hébergement en Danger est actuellement mis en examen depuis le 7 juillet 2026.

    Pour contexte, fin 2024, la Mairie de Décines s'est opposée à l'ouverture d'un projet de Centre de Mise à l'Abri et d'évaluation (CMAE) porté par l'ancienne Métropole sur le territoire de la commune. Laurence FAUTRA (mairesse de Décines) a justifié son refus en associant les “mineurs étrangers” à la “délinquance”.

    Dans notre lettre ouverte du 17 janvier 2025, nous dénoncions ces propos que nous qualifions de racistes. Ce courrier avait pour but de défendre le droit inconditionnel à l'hébergement pour toutes et tous et de rappeler les droits fondamentaux de l'enfance, engagements portés par la ville de Décines, alors reconnue “ville amie des enfants” par l'UNICEF. Notre mission en tant que travailleur-ses sociaux-ales mais aussi de la société étant de protéger les mineur-es.

    Laurence FAUTRA a porté plainte pour diffamation publique à notre encontre. Une membre du collectif est actuellement mise en examen.

    Nous revendiquons de nouveau ces propos et n'acceptons pas une mise au silence. Nous dénonçons une stratégie d'intimidation à notre encontre, nous souhaitons simplement agir en faveur de la protection de l'enfance et de la solidarité.

    Nous ne serons pas bâillonné-es et continuerons de défendre ce pourquoi nous luttons : un habitat décent, salubre et digne pour toutes et tous.

    Nous défendrons toujours la liberté d'expression des collectifs militants. Nous appelons toutes les organisations et collectifs à résister avec nous.

    Le collectif hébergement en danger, Lyon, 11 août 2026
    collectifhebergementendanger@gmail.com

  • Europe, encore un effort pour répliquer aux crimes d’Israël!

    À une semaine d’un sommet informel en Irlande, plusieurs capitales des Vingt-Sept ont haussé le ton face à la colonisation en Cisjordanie. Mais les actes ne suivent toujours pas, contrairement à ce que commanderaient l’éthique, le droit et même les intérêts des États européens.
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