Le chercheur en cybersécurité Chaz Schlarp a détaillé, le 23 août 2026, une expérience de rétro-ingénierie portant sur plusieurs périphériques connectés, menée avec un agent d’IA fondé sur Claude Opus 5. Il lui a confié les firmwares et les outils de mise à jour de cinq appareils présents sur son bureau : une webcam, un moniteur, un microphone, une carte d’acquisition vidéo et une lampe Wi-Fi.
Il lui a ensuite demandé d’examiner ces éléments, notamment leurs processus de sécurité, afin d’identifier les fonctions cachées, les interfaces de débogage et les surfaces d’attaque, puis, si possible, d’interagir directement avec les appareils. L’agent d’IA a réussi à manipuler les firmwares des cinq périphériques, mettant à jour des mécanismes de protection particulièrement faibles. « Au total, l’analyse des cinq appareils a représenté environ 13 heures de travail pour l’agent et 98 messages de ma part », indique Chaz Schlarp.
Cette expérience montre que l’IA pourrait considérablement accélérer la recherche de vulnérabilités affectant les périphériques connectés grand public. « Je partirais désormais du principe que n’importe quel périphérique connecté à un ordinateur peut être infecté par un logiciel malveillant. Auparavant, une telle opération aurait nécessité des ressources considérables et aurait semblé réservée aux acteurs étatiques », précise le chercheur.
Il se demande désormais « ce qu’un ver informatique doté d’une IA capable d’effectuer de manière autonome des opérations de rétro-ingénierie pourrait accomplir aujourd’hui ».
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