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  • Une association « gay et lesbienne » d'élus RN dissoute deux mois après sa création : « C'était une caution »

  • « C'est pas le trail qui fait fondre les glaciers » : chez les coureurs de l'Ultra trail du Mont-Blanc, la tentation du déni

    L'Ultra trail du Mont-Blanc et ses milliers de participants fait redouter un dérangement massif pour l'environnement alpin. L'organisation tente d'en alléger le poids environnemental, sans brusquer les traileurs ni son modèle économique.
    Chamonix (Haute-Savoie), reportage
    À Chamonix, la dernière semaine du mois d'août, une foule se divise en deux catégories. La première porte des baskets colorées aux pieds et un sac d'hydratation sur les épaules. Elle vient participer à l'UTMB, l'Ultra (…)

    Lire la suite - Reportage / Sports , Montagne
  • « L’ex-compagne de » : la journaliste sportive Estelle Denis épingle Le Figaro

    La journaliste Estelle Denis a déploré la composition 100% masculine du staff de Zinedine Zidane, le nouveau sélectionneur des Bleus. Ce qui lui a valu une vague de commentaires sexistes et un traitement médiatique la réduisant à sa relation passée avec Raymond Domenech.

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  • «Où irons-nous ?» : pour sauver le canal de Panama face à la sécheresse, 38 villages bientôt engloutis par un lac artificiel géant

    Une manifestation des communautés paysannes dans la ville de Colón, l’une des embouchures du canal de Panama, contre le projet de barrage sur le fleuve Río Indio, en juillet 2026. © Marie-Aimée Copleutre/Vert

    Encore un soir où les bananes plantains et les haricots rouges se dégustent à la lumière d’un feu de bois, au bord du grand fleuve Río Indio, le chant des criquets en toile de fond. En ce début de mois d’août, le générateur de la maison de Maricel a lâché à cause des fortes pluies tropicales. Il n’y aura pas d’électricité jusqu’au lendemain matin.

    Dans le petit village de Limón de Chagres, au cœur de la forêt panaméenne, l’eau courante et l’électricité ne sont pas tous les jours garanties. Cette communauté rurale isolée vit de la culture de haricots, de maïs et de la vente de quelques produits à base de lait de vache.

    «De l’autosubsistance, loin du bruit, avec nos traditions», présente Maricel Sanchez, porte-parole de son village et mère de deux petites filles. Pourtant, cette vie calme au bord du fleuve Río Indio va «bientôt disparaître, engloutie par les eaux d’un projet de réservoir», regrette-t-elle, assise devant sa petite maison construite il y a dix ans par son mari.

    Limón de Chagres, avec ses 62 maisons en bois, sa petite église coloniale, son cimetière, son centre de santé et son école, sera le premier village inondé en 2028 par la construction d’un lac artificiel appelé «réservoir du Río Indio». Au total, il submergera 4 600 hectares de terre et 38 villages à l’est du Panama.

    13 500 habitants affectés

    Ce mégaprojet chiffré à environ 1,3 milliard d’euros doit permettre au canal de Panama d’affronter la multiplication des sécheresses due au réchauffement climatique. Faute de précipitations, les deux lacs artificiels Gatún et Alhajuela, qui alimentent les écluses du canal, ne suffisent plus. En 2016, 2019 et 2023, le manque d’eau a contraint les autorités à réduire le nombre de passages de navires et à limiter leur chargement.

    Un scénario qui se répétera en septembre 2026 à cause du phénomène climatique El Niño. Cette anomalie climatique naturelle réchauffe l’atmosphère et modifie le régime des pluies. Les autorités ont déjà annoncé réduire le nombre de passages de navires de 36 à 32 par jour à partir du 15 septembre prochain.

    Une fois construit, ce troisième lac artificiel sécurisera cette route maritime où circulent 5% des marchandises mondiales et permettra au canal d’accueillir dix navires supplémentaires par jour.

    Août 2026, Panama. Au bord du fleuve Río Indio, dans la communauté de Limón de Charges, l’un des villages qui sera inondé par le projet de lac artificiel. © Marie-Aimée Copleutre/Vert

    Pour maintenir l’activité de ce haut-lieu du commerce international, qui rapporte environ 2,6 milliards d’euros par an à l’État panaméen, les autorités prévoient un barrage sur le Río Indio. Le fleuve parcourt l’est du pays sur 98 kilomètres avant de se jeter dans la mer des Caraïbes. Son bassin versant, ce territoire sur lequel toutes les eaux de pluie convergent vers le fleuve, abrite près de 15 000 habitant·es, qui vivent de pêche et d’agriculture.

    L’Autorité du canal de Panama (ACP), l’agence gouvernementale responsable de la gestion du couloir maritime, assure que 2 500 habitant·es seront déplacé·es. Un chiffre contesté par les communautés paysannes qui s’opposent au projet, selon qui au moins 13 500 Panaméen·nes seront affecté·es.

    «Les autorités du Panama ne prennent pas en compte les milliers de Panaméens qui vivent en aval du fleuve. Ils sont également en danger. Le jour où il pleuvra beaucoup, que le réservoir débordera, il faudra évidemment ouvrir les vannes et ils seront inondés», décrypte Alfonso Waterman, membre de la Coordination paysanne pour la vie contre les barrages, le principal mouvement d’opposition au lac artificiel.

    Partir… pour aller où ?

    Le déplacement est au cœur des inquiétudes. «Quand partirons-nous ? Où irons-nous ? Qui construira nos nouvelles maisons ? Et de quoi vivrons-nous une fois nos terres perdues ?» Des questions auxquelles les autorités ne répondent pas encore. Chapeau de paille et visage tanné par le soleil, Francisco Pérez, 68 ans, est assis sur le banc de l’église de Limón de Chagres. Ce dimanche 2 août, il vient discuter des terres promises par l’Autorité du canal en échange du déplacement.

    Août 2026, Panama. Maricel Sanchez, porte-parole de la communauté de Limón de Charges, devant sa maison qui sera inondée par le projet de lac artificiel du Río Indio. © Marie-Aimée Copleutre/Vert

    «Elles ne seront pas aussi productives que celles près du fleuve», explique cet agriculteur aux mains calleuses. Les communautés n’ont aucune confiance dans le projet. «Ils veulent que nous leur donnions nos terres, mais qu’allons-nous recevoir en échange ?, s’insurge Elizabeth Delgado, une habitante qui coud des vêtements pour le village sur une machine Singer à pédale des années 1950. Nous n’avons jamais eu d’aide de l’État. Pour ma fille, cette année, j’ai dû acheter moi-même une chaise en bois pour qu’elle étudie, car il n’y en avait plus dans l’école.»

    Moquette au sol, fauteuils moelleux et larges bureaux : c’est dans un tout autre décor que s’exprime Karina Vergara, la responsable socioenvironnementale du projet Río Indio pour l’ACP : «Nous entendons les inquiétudes, mais les habitants seront seulement déplacés à deux ou trois kilomètres, où les terres restent fertiles.»

    350 millions d’euros pour aider les familles déplacées

    Face aux critiques, elle assure que les communautés recevront des terres équivalentes à celles qu’elles possèdent ou une compensation financière. «350 millions d’euros sont consacrés à l’accompagnement des familles déplacées», précise-t-elle. Elle affirme par ailleurs que plus de 70% des familles appelées à quitter leurs terres ont accepté le projet.

    Août 2026, Panama. Ces terres seront inondées par le projet de lac artificiel du Río Indio. © Marie-Aimée Copleutre/Vert

    Un chiffre de nouveau contesté par la Coordination paysanne pour la vie contre les barrages. «C’est faux. L’Autorité du canal arrive dans les communautés, organise des réunions et peut payer les participants pour qu’ils se taisent, lance Iris Gallardo Bethancourt, enseignante et coordinatrice du mouvement. Ils entrent dans les maisons de personnes âgées, peu instruites, pour les tromper. Mais comme beaucoup ne se sont pas laissées faire, les autorités ont choisi de les ignorer.»

    Les conséquences ne s’arrêtent pas aux familles déplacées : les dégâts environnementaux pourraient être considérables.

    Pumas, jaguars, tapirs en danger

    «L’ensemble de la biodiversité autour du Rio Indio est en danger», tonne Lilian González, directrice de l’ONG panaméenne Ciam (Centre pour la défense de l’environnement). Cette militante alerte sur les conséquences du projet : une partie du futur lac s’étendra dans le «couloir biologique mésoaméricain», une vaste zone de forêts qui traverse l’Amérique centrale et abrite des milliers d’espèces. «Plus de 237 espèces d’oiseaux, 35 reptiles et 49 mammifères seront en danger», détaille-t-elle. Parmi celles-ci, des félins tels que le puma, le jaguar et l’ocelot… Ou encore le tapir de Baird, le plus grand mammifère d’Amérique centrale, qui peut mesurer jusqu’à 2,50 mètres et peser 300 kilos.

    Sur cet aspect, l’ACP reste vague. Elle finalise encore son étude d’impact environnemental, attendue pour décembre 2026. Pour l’instant, elle prévoit de reboiser une surface deux fois plus grande que celle qui sera submergée et s’engage à restaurer des zones pour maintenir les couloirs de passage des animaux, fragmentés par le lac artificiel.

    Des manifestations paysannes ignorées

    Face au projet, les communautés paysannes tentent de se faire entendre. Depuis plus d’un an et demi, elles manifestent régulièrement : rassemblements sous fumigènes dans le quartier d’affaires de Panama City, défilé de centaines de pirogues sur le Río Indio ou marches à cheval.

    Mais la mobilisation reste largement ignorée par les grands médias panaméens et par le gouvernement. «Il y a une sorte d’omerta. Les élites économiques, politiques, médiatiques ou intellectuelles ne s’engagent pas sur le sujet», analyse Raisa Banfield, ancienne vice-maire de Panama City, aujourd’hui directrice de Fundación Panamá Sostenible (PASOS), une organisation environnementale panaméenne.

    L’un des membres d’une communauté paysanne affectée par l’inondation, devant le canal de Panama, dans la ville de Colón, en août 2026. © Marie-Aimée Copleutre/Vert

    Elle souligne les importants enjeux économiques liés au canal : «Nous parlons d’une voie maritime qui a généré plus de 4,9 milliards d’euros de revenus l’année dernière. C’est tout un écosystème de fonds d’investissement, de compagnies maritimes et d’opérateurs portuaires internationaux qui ont intérêt à ce que ce projet se réalise.»

    L’enjeu dépasse largement les frontières du Panama. La rivalité des États-Unis et de la Chine autour de cette route stratégique le place au cœur des convoitises. Notamment celles des trois principaux armateurs du canal : l’Italo-suisse MSC, le Danois Maersk et le Français CMA CGM.

  • Besoin de solidarité urgent avec les communautés trans, homosexuelles et lesbiennes en Afghanistan

    Nous sommes un collectif de soutien aux personnes queers vivant en Afghanistan, nous lançons cet appel à la solidarité transnationale pour faire face à une situation extrêmement violente à laquelle sont confrontées nos ami-e-s queers pris.es pour cibles par l'État afghan.

    Avant de vous décrire la situation, voilà le lien de notre cagnotte pour aider financièrement :
    https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/soutien-aux-personnes-queers-en-afghanistan

    Depuis plusieurs années, les personnes que le régime afghan identifie comme non hétérosexuelles font la cible de violences, de nombreux meurtres et agressions ont eu lieu, des maisons ou des appartements de vie communautaires ont été pris d'assaut ou incendiés par les forces armées des talibans, nombre de personnes ont été incarcérées et torturées dans les prisons de l'État. Chacune de ces situations ont eu lieu très récemment, depuis le début de l'année 2026.
    Dans ce contexte, c'est la vie entière qui est rendue bien plus difficile, notamment le fait de répondre à des besoins basiques et nécessaires tels qu'accéder à un logement, à des soins, à un travail, à se déplacer... Mais également des besoins encore plus essentiels, tels que celui de ne pas subir de mal, ne pas être torturé.e, défiguré.e, tué.e ou celui de disposer de sa liberté.

    Nos actions se font selon nos moyens, qui dépendent principalement des tunes que l'on récolte via cette cagnotte, afin de répondre aux besoins directs des personnes sur place : payer des loyers, des taxis, des soins, des libérations, et répondre à des situations d'urgence. Nous avons donc besoin d'une aide importante en ce moment pour sortir nos ami-es d'une situation dramatique qui s'est produite il y a peu, mais également de contributions régulières pour participer à des frais de vie quotidiens, notamment des loyers, donc n'hésitez pas à revenir pour faire des dons mensuels, à hauteur de vos moyens.
    https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/soutien-aux-personnes-queers-en-afghanistan

    Nous sommes un collectif de 4 femmes trans d'origines Afghane, Française, et autre. Nous sommes déterminées à apporter tout le soutien et l'apaisement dont nous sommes capables à celles et ceux qui souffrent et avec qui nous sommes liées à différents degrés. Car nous savons que ce qui arrive à l'autre bout du monde nous arrive aussi à nous, ainsi qu'à l'humanité toute entière. C'est d'avoir une âme dont il est question, et c'est pour cela que nous parlons d'entraide. De plus notre action s'inscrit dans les luttes de solidarité internationale, de solidarité communautaire queer, ainsi que les luttes pour la liberté de circulation.

    Merci de nous avoir lues, on vous remercie pour tous les dons que vous pourrez apporter pour aider nos ami-es à faire face à cette situation des plus terribles.

    Vous pouvez aussi partager cet article ou le lien de la cagnotte sur vos réseaux personnels (https://www.we-solidaire.com/fr/collecte/soutien-aux-personnes-queers-en-afghanistan).
    Si vous n'avez pas de l'argent à donner, mais d'autres idées sur comment on peut en trouver ou comment nous aider, hésitez pas à nous contacter (en français, farsi, anglais, español) sur : solidarityqueerafgh@riseup.net

    Et notre Instagram ;) https://www.instagram.com/entraide_queer_afghanistan/?utm_source=ig_web_button_share_sheet

    Que vive la solidarité internationale, que vive la solidarité queer

  • [Nancy] Fête de soutien à Ancrage

    Cette année les adhérent.e.s ont choisit le thème de la kermesse pour célébrer ensemble une nouvelle année d'animation de l'immeuble rue Vayringe. Au programme : des visites du bâtiment, un jeu de piste à travers tout le quartier avec des ateliers (chamboule-tout, entre-sort sur le thème de l'éclipse, création de masques), un coin goûter, une pinata, une tombola et des concerts !

    Le samedi 29 août Ancrage organise sa fête de soutien annuelle !

    L'objectif en parallèle de celui de passer du bon temps, est de récolter des dons pour payer au maximum les charges annuelles du bâtiment. Un immeuble dont la propriété est séparée de l'usage, un espace d'émancipation collective dont la vocation associative est pérénisée sur le long terme.
    Le paiement des charges permet à la fois la viabilité du lieu et la gratuité de la grande majorité des activités et évènements.

    On vous donne ici le programme complet et toutes les infos.

    Tout d'abord, tout au long de l'après-midi, il y aura un point infos devant Ancrage, entre 14h et 18h au 48 rue Vayringe (ce point accueil sera déplacé à la MJC dès 18h). Plusieurs visites des espaces collectifs de l'immeuble seront possibles à ce moment là. Un espace goûter est prévu toute l'après-midi dans la cours de la MJC.

    Entre 15h et 17h, à la MJC des Trois Maisons et un peu partout dans le quartier on prévoit un jeu de piste avec des ateliers de confection de masques par le "Klub Gravure", un chamboul-pied par l'équipe du foot queer "City Stars" et un entre-sort sur le thème de l'éclipse par les enfants du groupe les "Petits Camarades". Pour participer au jeu de piste vous pourrez récupérer des informations au point accueil.
    Le groupe de santé sociale "Ressources et Vous" qui propose des permanences tous les mardi soirs à Ancrage tiendra lui aussi une table avec des informations.

    À 18h on vous donne rendez-vous sous le tilleul de la MC pour la pinata.

    À 18h30 aura lieu le tirage de la tombola, aussi dans la cour de la MJC.
    Il sera possible d'acheter des tickets de tombola au point accueil (prix libre en soutien à l'association).
    Pour réserver en amont les tickets vous pouvez écrire le nombre que vous voulez et votre nom au 06 78 54 89 79. Voici une liste non exhaustive des super lots : deux descentes en kayak sur la Moselle, plein de bons d'entrées escape game/jump park/cosmik kid, des pizzas, des images gravées, des livres, un bon cadeau pour un tatouage, un cours de clarinette, une bouée gonflable, une montre connectée, deux entrées à la Manufacture, et plein de choses encore !

    - La soirée débutera par l'ouverture de la buvette dès 18h dans une des galeries de la MJC. L'entrée de la soirée est à prix libre en soutien à l'association.
    La cantine elle, ouvrira dès 19h30. Au menu : sandwich végé et vegan à prix libre.

    Et enfin, les concerts !
    * 21h – 23h30 : Pédale (electro glamdark) + Plateforme (punk queer) + Jag (power trio post 90's) - dans une des galeries
    * 23h30-1h DJ set Logistique&Ludique et DJ Poulette - dans une des galeries

    Au plaisir de vous voir à cette fête !

    Ancrage c'est quoi ?

    Ancrage est une association qui s'est installée depuis 2022 dans un immeuble du quartier des Trois Maisons. De nombreuses activités fourmillent dans cet espace d'émancipation collective, parmi lesquelles on peut citer : des ateliers d'impressions en riso, en sérigraphie ou en gravure, des temps d'ateliers hebdomadaires avec les enfants du quartier, des permanences d'accès aux soins et aux droits, une zone de gratuité, des soirées pour comprendre les mouvements populaires dans d'autres géographies, l'hébergement de la maison d'édition Les Presses du Faubourg et de la revue Assemblage, une cuisine collective utilisée, entre autre, pour des repas solidaires et par un groupe de maraude, un espace de réunions, trois logements et bien plus encore ! C'est donc un lieu de vie et d'organisation pour divers collectifs, à l'écoute du quartier. N'hésitez pas à passer la porte !

    Histoire du lieu et sa propriété d'usage : L'immeuble situé au 48 rue Vayringe a été acheté par l'association en 2022 grâce à une conséquente campagne de levée de fonds qui a permis de réunir l'argent de l'acquisition grâce à des dons de particuliers, des bourses de fondations, des prêts privés et bancaire. Les choix de l'acquisition et de la séparation de la propriété et des usages ont été portés par l'importance de garantir la survie d'espaces associatifs sur le long terme. Aujourd'hui, après quelques années d'implantation dans le quartier, certains usages se pérennisent, d'autres émergent, la vocation sociale et solidaire du lieu se confirme et l'équipe d'organisation bénévole s'agrandit. Ce sont les participants à la vie du lieux qui décident ensemble des orientations de l'association. L'idée étant de garantir l'accès à des espaces d'organisation collective pour contribuer à garder le quartier vivant et à encourager les liens humains, au quotidien.

    Ancrage s'inscrit dans des réseaux militants plus larges comme le fond de dotation Antidote qui lutte contre la propriété privée, Un Toit pour les Migrants qui lutte pour l'accompagnement des personnes exilées, Mujawara et Les Peuples Veulent qui luttent pour la solidarité internationale et l'antiracisme.

    Comment participer ? Vous pouvez venir lors des temps ouverts au public, lors des permanences de la bibliothèque féministe "Nanara" chaque premier lundi du mois, lors des permanences du groupe de santé sociale "Ressources et vous" les mardis soirs, lors des ateliers des enfants le mercredi après-midi avec "Les Petits Camarades", ou lors des évènements publics ouvert à toutes et tous annoncés sur les réseaux sociaux ancrage_nancy (insta)

    Vous pouvez aussi recevoir les infos en vous abonnant à la newsletter.

    Ancrage fonctionne sur la base du bénévolat et des rapports non marchands. Pour soutenir l'existance du projet et sa vocation, vous pouvez faire un don sur Helloasso.

    contact@ancrage-nancy.org

  • Projection en plein air "LES REVES QUE NOUS PARTAGEONS"

    Les Assemblées du Buech et Soupes et Bobines présentent :

    Projection en plein air le dimanche 30 août à la Ferme de Champ Jouvent (875 chemin de Champ Jouvent, Garde-Colombe)

    "LES REVES QUE NOUS PARTAGEONS"
    DOCU-FICTION ZAPATISTE INTERGALACTIQUE

    A partir de 19h : pizzas, buvette

    Projection à la tombée de la nuit, suivie d'une discussion

    Apportez sièges ou coussins et vêtements chauds !

    PRIX LIBRE, EN SOUTIEN A LA CONSTRUCTION D'UN BLOC OPERATOIRE AU CHIAPAS (MEXIQUE)

    Synopsis : Dans une année 2050 utopique, l'humanité a pris conscience de l'importance de préserver la vie. Depuis ce futur rêvé, nous nous tournons vers les étapes qui l'ont rendu possible : des communautés qui se sont organisées, des résistances qui se sont unies et des visions communes qui ont traversé les frontières. Ce voyage nous emmène dans différents territoires du monde où des peuples divers ont défié le système et se sont unis autour d'un objectif commun : protéger la vie.

    Dir. Valentina Leduc / Mexique / 2025 / 102 min / VOST

    teaser : https://vimeo.com/1176292954

  • Burnham to take Zelenskyy’s pleas for Patriot missiles to Trump – as it happened

    UK PM to join delegation of leaders lobbying US president to step up supplies, as Kremlin accuses Burnham of wanting to continue war

    Vatican envoy Paul Gallagher met Russian foreign minister Sergei Lavrov in Moscow earlier today, and Reuters has some snap quotes from Pope Leo XIV’s representative following the meeting. He is quoted as saying that “The Ukrainian war must end” and that the pair discussed “avenues for pursuing lasting and just peace in Ukraine”.

    In relation to the post on a US military plane landing in Moscow (at 11:23), Reuters reported that the last time a US jet flew to Russia from Europe was in ​January, when special envoys Steve Witkoff and Jared Kushner travelled to Moscow to meet Vladimir Putin for peace talks.

    Continue reading...
  • Réseaux sociaux : la loi bannissant les moins de 15 ans est castrée, mais une interdiction a survécu pour la rentrée

    Publiée au Journal officiel ce 25 août 2026, la loi censée bannir les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans a été largement castrée. Le contrôle généralisé de l'âge n'aura pas lieu, du moins pour l'instant. Cependant, le texte conserve quelques dispositions qui s'appliqueront dès cette rentrée.

  • [Strasbourg] Des formes irrégulières de lignes

    Revendication d'action contre EQIOM (Lingolsheim, Strasbourg)

    Nous nous sommes rencontré.es, à nouveau, et nous avons tracé,
    Tracé des lignes,
    De toutes les formes de nos possibles,

    Des lignes d'échappées qui fleurent bon la joie,
    Aux silhouettes en promenade,
    Et qui explorent différemment nos paysages,

    Nous avons appris des précédentes, des séculaires et des mortes,
    Ainsi que de celles prescrites par nos dissemblables,
    Pour en tracer encore des nouvelles,

    Des lignes sensibles aux ruines qui nous entourent,
    Qui se dissimulent dans les ombrages des avenues,
    Longeant les réseaux de la métropole pour esquiver au mieux la capture
    de nos voyages,

    Des lignes qui se transforment à mesure qu'elles infiltrent le spectacle
    de pixels,
    Devenant bifurcation dans les artères où prolifère l'obsession scopique,
    Et esquive devant les foyers qui partagent la même pulsion,

    Jusqu'à atteindre un soir, non loin de Strasbourg, l'inévitable grille
    de la zone-cible,
    Opposant ses stries droites à nos lignes versatiles,
    Et face à laquelle seule une forme imprévisible peut produire une
    deuxième fente,

    Notre ligne-foudre,
    Engendrée par la combinaison de nos vérités intimes,
    Et alliant nos puissances en une brûlante attaque,

    *
    * *

    Détruisons ce qui nous détruit

  • Le mois de juin 2026 a-t-il été le plus froid jamais enregistré dans l’océan Arctique ?

    Source :Compte Facebook, le 15 août 2026

    Etiqe :à nuancer

    Contenu :

    L’Arctique serait-il à l’abri du réchauffement climatique ? Plusieurs publications massivement partagées cet été s’appuient sur une anomalie de température repérée au pôle Nord pour contester le consensus scientifique sur la fonte de la banquise.

    « Il fait vraiment froid en Arctique. Selon les données de l’Institut météorologique danois (DMI), le mois de juin 2026 a été le plus froid jamais enregistré au nord du 80e parallèle [la zone la plus au nord de l’Arctique et sa partie la plus froide, aussi appelée « Haut-Arctique », ndlr] depuis le début des mesures en 1958 », relève un internaute, qui accuse les « médias mensongers » d’exagérer le phénomène de fonte des glaces.

    Le mois de juin 2026 est bien le mois de juin le plus froid enregistré à l’extrême pôle Nord par le DMI depuis le début de sa série statistique en 1958. D’après les données mises à disposition par l’Institut, il aurait fait -2,2 degrés en moyenne dans cette région, soit environ deux degrés de moins que la valeur de référence pour le mois de juin. Mais ce chiffre est à prendre « avec des pincettes », tempère le chercheur au CNRS spécialiste de l’Arctique, Florent Domine.

    Différents modèles météo

    Dans ces zones vastes, compliquées d’accès et avec des conditions météorologiques extrêmes, avoir des instruments de mesure fiables est un défi. Les scientifiques se tournent donc vers d’autres méthodes. « Il faut bien comprendre qu’il y a peu de mesures dans l’Arctique et que pour avoir une valeur moyenne, on fait tourner des modèles météo », explique le climatologue.

    En l’occurrence, les chiffres publiés par le DMI sont calculés à partir de l’Integrated Forecasting System (IFS) du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT). L’IFS est un modèle météorologique prédictif, c’est-à-dire qu’il sert à déterminer à l’avance les propriétés futures de l’atmosphère afin, notamment, de préparer les bulletins météo.

    La courbe des températures de 2026 dans le Haut-Arctique (en orange) calculée par le modèle IFS et publiée sur le site de l’Institut météorologique danois. Photo : DMI / Capture d’écran

     

    Autrement dit, la courbe des températures affichée sur le site du DMI (en orange ci-dessus) répertorie les valeurs prévisionnelles estimées tout au long de l’année grâce à l’IFS. Or, pour examiner les conditions atmosphériques du passé comme le font les internautes pour le mois de juin 2026, les climatologues s’appuient sur un modèle encore plus fiable, lui aussi élaboré par le CEPMMT : le modèle ERA.

    Ce modèle est semblable à celui de l’IFS, mais, lui, n’anticipe pas les propriétés de l’atmosphère : il est utilisé pour « réanalyser » avec plus de finesse les conditions météorologiques des précédents mois ou années. « Les données issues des réanalyses [du modèle ERA] représentent les estimations les plus fiables des propriétés de l’atmosphère pour une période donnée », indique d’ailleurs l’Institut météorologique danois sur son site.

    Les données du modèle ERA sont disponibles en libre accès sur le site du service européen d’observation de l’environnement Copernicus. A partir de ces données, Les Surligneurs ont reconstitué la courbe des températures moyennes des mois de juin de 1958 à 2026 et l’ont comparée aux valeurs publiées par le DMI (ci-dessous). Conclusion : d’après le modèle ERA, le mois de juin 2026 n’est pas le plus froid enregistré au cœur de l’Arctique.

    La moyenne des températures dans le Haut-Arctique au mois de juin 2026 était de -0,645°C selon le modèle ERA5. Photo : Les Surligneurs

     

    Avec une moyenne de -0,645 degrés Celsius, il se classe à la huitième position des mois de juin les plus froids depuis 1958, derrière, notamment, les années 1966 (-1,176°C) et 1974 (-1,115°C). Comment expliquer un tel écart avec la mesure du DMI qui affichait -2,2°C ? « Comme il n’y a presque aucune [collecte de] données au cœur de l’Arctique, les modèles d’analyse doivent extrapoler les mesures jusque dans des zones dépourvues de données. C’est le principal facteur qui explique les différences entre les modèles. Généralement, comme le modèle ERA5 [la cinquième et actuelle version d’ERA, ndlr] est le plus récent, il est le plus fiable », explique aux Surligneurs Martin Stendel, chercheur au DMI.

    « Le mois de juin 2026 était donc un mois froid, mais pas de manière exceptionnelle », conclut le météorologue. Il rappelle qu’en été, au cœur de l’Arctique, la variance des températures d’une année sur l’autre « n’est pas si importante que ça ». Rapportée sur un graphique, une déviation de quelques dixièmes de degrés par rapport à la norme peut donc faire croire à de grandes anomalies statistiques, quand ce n’est pas toujours le cas.

    Météo et climat : une grande différence

    Reste une question : un mois de juin plus froid que d’habitude en Arctique suffirait-il à remettre en cause le réchauffement climatique ? « L’analyse du mois de juin 2026 dans l’Arctique n’a aucune représentativité statistique au niveau du climat planétaire : la durée est trop courte et l’étendue géographique bien trop petite. Il ne faut pas confondre météo (conditions à court terme) et climat (conditions à long terme, typiquement trente ans) », prévient Florent Domine.

    « Les modèles climatiques prévoient que les records de froid seront de plus en plus rares et les records de chaud de plus en plus fréquents, pas qu’il va faire chaque jour plus chaud que l’an dernier au même jour. Le climat planétaire est un système stochastique [qui relève en partie du hasard, ndlr] complexe qui ne se prête pas à une analyse simpliste. [Il] est régi par de nombreux oscillateurs climatiques dont les interactions peuvent produire des évènements froids dans un contexte de réchauffement », développe le climatologue.

    L’Arctique est justement l’une des régions du globe qui se réchauffe le plus vite, jusqu’à quatre fois plus rapidement que le reste de la planète, selon une étude parue dans Nature portant sur la période de 1979 à 2021. Onze des douze records de température mensuels enregistrés au-dessus du 70e parallèle nord l’ont été ces dix dernières années, selon les données du modèle ERA5.

    Le site du DMI documente lui aussi ce phénomène. Depuis 1995, toutes les anomalies annuelles de température (l’écart par rapport à la valeur de référence) enregistrées par l’institut sont positives, avec des pics en 2016 (+4,5°C) et 2025 (+4,1°C).

    Les courbes des anomalies de température calculées dans le Haut-Arctique, par année. En noir, la courbe des anomalies sur l’ensemble de l’année, en rouge, les anomalies d’été, et en bleu, les anomalies d’hiver. Photo : DMI / Capture d’écran

     

    De façon contre-intuitive, les anomalies sont plus fortes en hiver (+8°C en 2017 et 2018) qu’en été. En été, la présence de la banquise joue en effet un rôle de « thermostat » : tant qu’il reste de la glace à la surface, la température de l’atmosphère est contenue autour de zéro degré. L’énergie supplémentaire apportée par le soleil et par le réchauffement climatique ne se traduit pas directement par une hausse de la température de surface, car elle sert en grande partie à faire fondre la glace.

    Lors de cette fusion, la glace absorbe de l’énergie pour passer de l’état solide à l’état liquide, sans que sa température n’augmente au-delà de son point de fusion, qui est de zéro degré. L’énergie est ainsi en quelque sorte « consommée » par la fonte plutôt que par le réchauffement de la surface.

    La réduction de la banquise provoque alors une boucle de rétroaction : le manteau blanc qui renvoie d’ordinaire la lumière du soleil laisse sa place à l’océan, une surface sombre qui absorbe la chaleur et accentue le réchauffement de la planète. La surface de la banquise arctique d’été a ainsi diminué de 50 % en 40 ans selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. En 2050, elle pourrait avoir pratiquement disparu.

     

    Auteurs :

    Auteur : Nicolas Turcev, journaliste

    Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste

    L’article Le mois de juin 2026 a-t-il été le plus froid jamais enregistré dans l’océan Arctique ? est apparu en premier sur Les Surligneurs.

  • Piratage de Hugging Face : OpenAI visé par une enquête sur la supervision de ses modèles

    L’incident de cybersécurité provoqué par des modèles d’AI d’OpenAI chez Hugging Face connaît désormais des prolongements judiciaires. Le procureur général de l’Alabama, Steve Marshall, a annoncé le 24 août l’ouverture d’une enquête sur OpenAI. Son bureau a également adressé une assignation à l’entreprise afin d’obtenir des documents relatifs à l’incident.

  • Le tourisme en Afrique ne développe pas le continent

    Sur 100 euros dépensés par un touriste européen au Sénégal, une large portion repart vers l ’extérieur avant d ’avoir touché l ’économie nationale, sous forme de commissions aux agences, de rapatriements de bénéfices des chaînes hôtelières et d ’importations destinées à faire fonctionner les…
  • Les sociétés minières creusent leurs trous. Cet hiver, on se déterre, on les y enterre !

    Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
    Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres, vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
    La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans oppositions. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.

    Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
    Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !

    Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.

    Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.

  • [Nancy] Camp climat 2026

    Pendant 4 jours, du jeudi 27 août au dimanche 30 août, citoyen·nes, bénévoles, associations, militant·es et acteur·rices de l'ESS se retrouvent pour s'informer, se former, se rencontrer et surtout agir ensemble face aux enjeux climatiques, sociaux et solidaires de notre territoire.
    👉 Programme et Inscription aux ateliers : https://noe-app.io/camp-climat-nancy-2026/welcome

    Porté par Plan B Nancy et coconstruit avec de nombreuses structures locales, le Camp Climat est un temps fort fédérateur pour accélérer les transitions à l'échelle de la métropole nancéienne.

    Il a lieu au Musée Aquarium de Nancy et au Parc Godron.

    🎯 Au programme :
    ✅ Ateliers participatifs proposés par les structures de la communauté
    ✅ Conférences avec des intervenant·es locaux et nationaux
    ✅ Fresques et animations ludiques
    ✅ Temps d'échanges et de construction collective
    ✅ Espaces conviviaux : buvette, repas, rencontres informelles
    ✅ Forum ouvert de clôture

    🔥 Les temps forts :
    🚲 Une vélorution suivie d'une grande soirée d'inauguration
    🎤 Une conférence d'Arthur Keller
    🤝 Une soirée spéciale autour du modèle coopératif
    💬 Un forum ouvert participatif pour clôturer ensemble

    👉 Inscription aux ateliers : https://noe-app.io/camp-climat-nancy-2026/welcome

    Le Camp Climat Nancy, c'est aussi un espace pour :
    🌱 mieux comprendre les enjeux climatiques et sociaux
    🛠 monter en compétences pour agir concrètement
    🤝 renforcer les coopérations entre associations et structures locales
    ✨ découvrir et valoriser les alternatives déjà existantes
    💚 faciliter le passage à l'engagement citoyen

    Cette édition 2026 marque une nouvelle étape avec une volonté forte : renforcer les liens entre les structures de la communauté du Plan B, impliquer davantage les citoyen·nes et construire un événement pérenne pour le territoire.

    ⚠️ Et bonne nouvelle : même sans inscription aux ateliers, vous pouvez venir profiter du Camp Climat Nancy !
    Le site sera ouvert comme un véritable lieu de vie tout au long de l'événement avec :
    🍻 une buvette
    🍽 des repas
    🎪 des stands associatifs
    🎨 des animations
    🤝 des espaces de rencontres et d'échanges
    🌿 une ambiance conviviale et engagée

    Coorganisé par Plan B Nancy et de nombreuses structures engagées du territoire !

    Parce que les alternatives existent déjà.
    Parce qu'il est temps de les rendre visibles.
    Parce qu'ensemble, on va plus loin.

    On vous attend nombreuses et nombreux 💚

  • OpenAI remet la limite de 5 heures sur Codex

    Si vous codez avec Codex, l'agent d'OpenAI qui écrit du code à votre place, préparez-vous à devoir à nouveau regarder votre montre, puisque cette fameuse limite fait son retour pour les abonnés ChatGPT Plus à partir du 25 août.

    C'est un vrai retour en arrière, parce qu'OpenAI avait justement supprimé cette fenêtre de cinq heures le 12 juillet dernier, en ne gardant qu'un plafond hebdomadaire pour les formules Plus, Pro et Business.

    Concrètement, la limite des cinq heures fonctionne comme un compteur qui se recharge tout au long de la journée, en plus du quota hebdomadaire qui, lui, encadre votre consommation sur la semaine entière.

    Le responsable technique de Codex et ChatGPT chez OpenAI, Thibault Sottiaux, justifie ce choix en expliquant que cette fenêtre permet de lisser la charge sur les serveurs, et donc de préserver un quota hebdomadaire qui reste généreux.

    Surtout, sans elle, beaucoup de nouveaux abonnés Plus grillaient sans le vouloir toute leur allocation de la semaine en quelques heures, ce qui débouchait forcément sur une expérience frustrante.

    Bonne nouvelle pour les gros comptes, les abonnés Pro à 100 et 200 dollars par mois échappent encore à ce retour de la limite pendant quelques mois, alors que les formules Enterprise et Edu tournent sur un système de crédits à part.

    Et si vous tapez dans le mur de l'une des deux limites, il ne vous reste que deux options, patienter jusqu'à la prochaine remise à zéro ou sortir la carte bleue pour acheter des crédits supplémentaires.

    Retirer la fenêtre des cinq heures ne rendait de toute façon jamais GPT-5.6 Sol illimité, puisque le plafond hebdomadaire prenait simplement le relais comme nouvelle borne. Rien de gratuit, donc.

    Ce yo-yo permanent sur les limites finit par agacer, même si OpenAI galère visiblement à encaisser la demande. Les développeurs, eux, aimeraient surtout de la stabilité. Après chez Claude c'est pareil mais c'est 4h, même pour les abonnés Max, encore plus frustrant donc.

    Source : 9to5mac

  • [parution] Chem ka Rakiduam. Pensée et action de l’organisation de résistance mapuche Coordinadora Arauco-Malleco (CAM)

     

    Coordinadora Arauco-Malleco (CAM)

    CHEM KA RAKIDUAM

    Pensée et action de la CAM, organisation de résistance mapuche

    Au Wallmapu — les territoires mapuches occupés par les États chilien et argentin au sud du continent —, des luttes acharnées sont menées pour récupérer les terres accaparées par des investisseurs capitalistes, des entreprises forestières, des groupes énergétiques et de grands propriétaires terriens. Dans cette lutte tenace pour la libération, les communautés mapuches reconstruisent le monde mapuche en dépit de la répression, de la prison et de la militarisation. Leur cosmovision exprimant le lien profond entre tous les êtres vivants, la Terre animée et l’humain, s’oppose aux forces colonisatrices et prédatrices qui ravagent le monde.

    La Coordinadora Arauco-Malleco (CAM), une organisation mapuche autonomiste, révolutionnaire et anticapitaliste agissant dans les territoires sous l’emprise de l’État chilien, a publié cet ouvrage a􀃫n de partager leur pensée, ainsi que leurs propositions de lutte fondées sur l’autonomie, l’action directe et la libération nationale :

    « En tant qu’organisation – et en tant qu’expression du mouvement autonomiste mapuche –, nous ressentons aujourd’hui le besoin de publier ce recueil de documents internes sur notre projet d’émancipation, de textes analytiques sur les actions du mouvement mapuche et de divers communiqués qui, à nos yeux, contribuent au débat et à la diffusion d’une perspective qui promeut fermement la lutte en cours pour la libération nationale mapuche. Nous avons également inclus des témoignages relatant une série d’actions de résistance menées par nos weychafe, tels que racontées par les participants eux-mêmes. Ces témoignages, jusqu’alors inédits, sont rendus publics a􀃫n d’expliquer en quoi les sabotages et l’autodéfense jouent un rôle fondamental dans la mobilisation des forces visant, d’une part, à chasser le pouvoir capitaliste de notre territoire et, d’autre part, à jeter les bases matérielles et spirituelles de notre projet de libération nationale mapuche. »

     

    320 pages // 14 euros

    L’intégralité des ventes de ce livre seront reversées au soutien des prisonniers politiques mapuche.

    Pour toute commande : tumult_anarchie [a] riseup.net ou via le formulaire sur le site des éditions Tumult.

    ***

    Sommaire

    Une brève histoire de la CAM

    Notre rakiduam

    Notre pratique politique et les chems (actions)

    Les défis pour le mouvement autonomiste mapuche

    L’exacerbation coloniale du capitalisme néolibéral

    Communiqués de la CAM

    Entretiens et lettres

    ***

     

    Préface

    Dans le cadre du conflit historique entre le Peuple-Nation mapuche, le capitalisme et un État de type colonial, nous, en tant que weychafe mapuche, guerriers et guerrières mapuches, sommes conscients que des temps difficiles, sombres et confus s’annoncent, comme nos pu machi, guides spirituels et guérisseurs mapuches nous l’ont déjà annoncé. Si le modèle d’accumulation capitaliste dans le Wallmapu reste intact depuis des décennies, la lutte révolutionnaire mapuche est confrontée à un nouveau cycle du pouvoir marqué, cette fois, par une double condition inédite : d’une part, le déploiement massif de l’appareil colonial bourgeois contre les processus de résistance mapuche afin de préserver les intérêts du grand capital et du monde des affaires, dont la principale manifestation est l’état d’exception et la militarisation du territoire qui s’étend depuis plusieurs mois déjà. D’autre part, à contre-courant médiatique de ce qui précède, le début d’un contexte marqué par les prétendues avancées progressistes issues de la révolte populaire de 2019, du moins dans la réalité chilienne.1

    Cette première condition s’accompagne d’une longue histoire de spoliation et s’inscrit dans les structures de domination qui ont régné sur le Wallmapu depuis près de 500 ans. Dans l’histoire du Peuple-Nation mapuche, cette constante coloniale connaît un tournant décisif au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, avec l’impulsion donnée par l’occupation de l’Araucanie par l’aristocratie créole, les colons et les élites de l’armée chilienne. Ce qui, pendant des milliers d’années, était entre les mains souveraines de notre Peuple-Nation, a été arraché en moins de trois décennies par le sang, les balles et la tromperie. Ce processus a permis de jeter les bases fondamentales du développement d’un capitalisme avide de matières premières qui continue aujourd’hui encore à piller et à dépouiller le territoire ancestral, ainsi que du système de reducciónes qui a placé les mapuches dans une position de subordination et d’oppression, situation qui n’a commencé à s’inverser qu’au cours des trente dernières années. Les héritiers des anciennes classes dominantes persistent encore dans le Wallmapu, et l’état d’exception – avec la présence des militaires – en tant que nouveau mécanisme de contre-insurrection, témoigne de la crainte qu’ils éprouvent en voyant leurs intérêts menacés face à l’avancée substantielle du contrôle territorial et à la lutte révolutionnaire mapuche.

    La deuxième condition qui caractérise le paysage actuel reprend et synthétise, quant à elle, la pratique de la gauche néolibérale qui a gouverné le pays pendant trois décennies, mais avec un air pseudo-progressiste qui éblouit et séduit les secteurs indécis, les personnes âgées mélancoliques et les jeunes contestataires « sympas » ; en définitive, il s’agit d’une gauche sans lutte des classes qui ne dérange pas au-delà du discours. Dans l’imaginaire collectif, national et international, le Chili a connu une prétendue ouverture vers la gauche et Gabriel Boric, avec l’Assemblée constituante, serait le phénomène qui cristallise ce tournant. Cependant, Boric et la Constituante ne représentent pas la même chose pour le peuple mapuche en résistance. Ils incarnent plutôt la gestion institutionnelle du mécontentement populaire et communautaire qui a démobilisé la protestation sociale et territoriale, l’enfermant dans les limites de la démocratie bourgeoise et ignorant que l’usurpation de notre territoire ancestral reste la problématique centrale et constitue la lutte du mouvement mapuche autonomiste. En ce sens, les aspirations plurinationales portées par certains secteurs constituants ne sont que de faibles tentatives « venues d’en haut » pour « répondre » aux dimensions institutionnelles des « peuples autochtones du Chili », lesquelles finissent par ignorer les spécificités historiques, coloniales et capitalistes du problème territorial.

    Cependant, malgré leurs contradictions apparentes dans les médias, ces deux réalités coexistent et se renforcent mutuellement dans le contexte répressif actuel auquel est confronté le mouvement autonomiste mapuche. La condamnation générale de la violence politique, formulée tant par la droite que par le gouvernement entrant, ainsi que par des membres de l’Assemblée constituante, finit par stigmatiser et criminaliser le peuple mapuche en lutte, en particulier les secteurs qui s’inscrivent dans la tradition du weychan et de la libération nationale. Ainsi, en assimilant la résistance mapuche à des actes criminels ou terroristes, on fournit des arguments aux classes dominantes pour justifier le durcissement de l’appareil contre-insurrectionnel qui opère aujourd’hui dans le Wallmapu, en persécutant, harcelant, emprisonnant et assassinant les mapuches qui se rebellent. L’exécution extrajudiciaire du weychafe de la CAM, Pablo Marchant, par la police militarisée chilienne en est une illustration.

    Les formes actuelles – et probablement futures – de la contre-insurrection menée contre le mouvement autonomiste mapuche se caractérisent par un degré de sophistication sans précédent. Au-delà de l’aspect technologique, élément central pour analyser l’évolution contemporaine du conflit, les stratégies politiques mises en œuvre par les grandes entreprises pour conserver leur hégémonie sur le territoire sont frappantes et prennent tout leur sens dans le contexte social décrit précédemment. Les programmes de développement « interculturel » des multinationales, les initiatives de promotion de la production à visage autochtone et les prétendus soutiens aux secteurs mapuches vulnérables ne sont que quelques-uns des exemples par lesquels on cherche à coopter, diviser et démobiliser les mapuches, tout en profitant de l’occasion pour acculer les organisations qui restent fidèles au weychan. Cependant, lorsque cette voie ne fonctionne pas et que le contrôle territorial progresse du côté des lof en résistance, d’autres stratégies contre-insurrectionnelles sont réactivées, telles que le paramilitarisme forestier et latifundiste. De cette manière, l’État s’en lave les mains et externalise le conflit à d’autres acteurs difficiles à identifier clairement.

    Compte tenu de ce qui précède, il est plus que jamais nécessaire de porter un regard neuf sur de vieux problèmes, et ainsi de continuer à alimenter le débat et la discussion politique et idéologique indispensables. Cette nouvelle édition de Chem ka rakiduam constitue un exercice répondant à ce besoin. Il est important que le lecteur comprenne bien que les pages suivantes participent d’une réflexion organique du mouvement autonomiste mapuche, qui a mûri et s’est développée dans le feu de la lutte révolutionnaire que la Coordinadora Arauco-Malleco mène depuis plus de 24 ans. C’est la pensée et l’action de la CAM, écrites depuis le territoire et par ses véritables weychafe sous le feu, sous la pluie, et dans le combat constant, face à la répression et à la mort. Au milieu de tant de brume, et dans le contexte de la lutte permanente entre kai kai et txen txen… entre le weza et kume newen… c’est la praxis révolutionnaire mapuche mise en mots qui voit aujourd’hui le jour pour susciter la discussion, le débat et l’action sur les territoires, avec pour objectif clair d’attiser la volonté d’émancipation de la Nation mapuche et de tous les peuples opprimés du monde.

     

    Amulepe taiñ weychan.

    TERRITOIRE ET AUTONOMIE POUR LE PEUPLE-NATION MAPUCHE

    NOUS AVANÇONS VERS L’ÉMANCIPATION NATIONALE

    WEUWAIN – MARRICHIWEU

     

    Coordinadora Arauco-Malleco

    2023

     

    Notes

    (1) Trois ans après parution de ce livre, le candidat d’extrême droite Kast sort vainqueur des élections présidentielles. Il prend ses fonctions en mars 2026. Nous avons rajouté plusieurs documents et entretiens récents de la CAM sur ce nouveau gouvernement, et la continuité de colonialisme, spoliation et répression qu’elle représente pour le peuple mapuche (Note de l’éditeur).

     

  • Nantes : Nous recherchons des hébergeurs pour plusieurs garçons de 15/16 an…

    Nantes : Nous recherchons des hébergeurs pour plusieurs garçons de 15/16 ans et 1 fille :
    -Alpha , jeunes guinéen
    -Prosper, jeune camerounais
    -Omar, jeune somalien anglophone

    Sont recherchés: des hébergements de dépannage (minimum une semaine) et des hébergements en « garde partagée », c’est-à-dire qu’ils ont 1, 2 ou 3 familles qui alternent.

    En journée, ils sont pris en charge (écoles associatives, accueil de jour…).

    Pour la jeune fille de 19 ans, nous cherchons 1 hébergement relais pour des week-ends et des temps de vacances.

    N’hésitez pas à vous renseigner : hebergeurs.solidaires.nantes@gmail.com

  • Spiritualiser le genre. Masculin sacré : l’opium des « mecs bien »

    En France, la montée en puissance des mouvements masculinistes inquiète 
    jusqu’au Sénat. Misogynes, transphobes, suprématistes : 
    ces courants ne convainquent pourtant pas tous les hommes 
    qui se sentent menacés par les féminismes.
     
    Le « masculin sacré » ouvre une voie alternative pour trouver 
    la meilleure façon d’être un homme sain,  mais sans avoir à déconstruire ses privilèges.

     

    «Notre domination était là depuis le début et sera toujours là. L’égalité est impossible, car nous sommes tant différents sur tout un tas d’aspects. Les féministes, vous essayez de combattre la nature, c’est juste ridicule, professe Alex Hitchens. En tant qu’homme, lorsqu’on entend votre discours, on se demande si ce n’est pas une insulte pour nous, pour notre rôle au quotidien : devoir payer le restau à une femme, prendre soin d’elle, la défendre dans la rue et j’en passe. L’homme est nécessaire pour la survie de la femme. Vous savez quoi ? J’accepte mon rôle de macho.  »  Cet ancien sportif basketteur est l’influenceur masculiniste le plus suivi de France. Dans cette vidéo, il reste poli, mais donne le ton victimaire et suprémaciste de la « Manosphère » qui enfle depuis les années 1960 d’un côté et de l’autre de l’Atlantique. Des hommes qui rejettent l’égalité entre les sexes, souhaitent le retour à une société patriarcale traditionnelle – si tant est qu’elle ait disparu ! – et flirtent avec l’extrême droite.

    En France, c’est Éric Zemmour qui prophétise non seulement la guerre raciale, mais aussi celle des sexes. Le 5 juin dernier, le renseignement intérieur s’inquiétait de la radicalisation masculiniste et de son succès auprès des adolescents : appels au viol ou au meurtre, projets d’attentats et autres joyeusetés traînent sur les réseaux. L’idée, controversée, d’une « crise de la masculinité » se répand et séduit de plus en plus d’hommes. Pour autant, certains ne se retrouvent pas dans la violence mascu.

     

    Ils s’en remettent alors au « masculin sacré », inspiré par son pendant féminin, plus connu. Un courant encore confidentiel qui mêle syncrétisme spirituel, développement personnel et psychologie. Kinésiologues, praticiens de Tantra, énergéticiens ou encore astrologues le définissent sur les sites spécialisés comme « l’essence même de l’homme, ce qu’il est à sa naissance avant tout conditionnement ou impact de son environnement ». Alors alliés ou imposteurs ?

                  Maîtrise le guerrier en toi                   

    « Un jour, un homme a passé toute la séance à pleurer et il n’est plus jamais revenu. Il n’était pas prêt à faire bouger les lignes. » Stéphane* est déçu, mais l’anecdote prouverait que les cercles de paroles en non-mixité qu’il supervise, moyennant 40 euros, tapent juste. « Les hommes qui viennent me voir sont perdus, ils ont développé leur féminin, mais ils en ont oublié leur masculin. Très souvent, ils n’ont pas réussi à couper le cordon avec leurs mères. Ils risquent de se retrancher dans des caricatures ou de développer de la colère à l’encontre des femmes, interprète-t-il. Ils ont peur de leur puissance, moi le premier. Je me suis retrouvé à ne plus oser l’utiliser et à me faire bouffer sur tous les plans de ma vie. » Bun naissant, collier de perles, biceps avalé par le tatouage d’une divinité bouddhiste, le quarantenaire, ingénieur informaticien devenu coach, se présente sur son site comme « un homme gardien à l’énergie christique, prêt à vous guider vers votre alchimie intérieure ». Il s’est converti au masculin sacré il y a une petite dizaine d’années. Deux événements existentiels – devenir père et la mort du sien – ainsi qu’une initiation au chamanisme ont déclenché la remise en question. « Ma seule référence masculine, c’était mon père qui ramenait le salaire à la maison et mettait les pieds sous la table. Cette image du masculin ne me convenait pas. C’est le chemin de la spiritualité qui m’a permis de me rendre compte qu’il pouvait y avoir différentes manières d’incarner le masculin. J’ai senti le besoin que l’on se retrouve entre hommes, en dehors de ces pratiques-là.  »

    Depuis quatre ans, Stéphane* vend toutes sortes de stages, des week-ends de ressourcement, moyennant environ 600 euros, au voyage initiatique en Mongolie, à partir de 3 495 euros. L’idée ? Faire comprendre aux hommes qu’ils « ne sont pas obligés de taper du poing sur la table pour incarner leur puissance. Là où la construction sociale leur dit le contraire  ». Pour lui, tout est affaire de rééquilibrage des « énergies primordiales » à partir « d’archétypes » masculins et féminins. Une manière de synthétiser le concept d’inconscient collectif du psychiatre et psychologue Carl Gustav Jung, la cosmogonie animiste, le panthéon vaudou ou encore le tarot de Marseille. Les masculinistes obsédés par la virilité, la compétitivité et l’agressivité – « typiques du guerrier » – devraient bosser leur côté guérisseuse par exemple. Lors de ses séances de « constellations archétypales »1, le coach peut effleurer une matière potentiellement explosive : le viol ou l’inceste. « Depuis que je travaille avec les constellations, je suis effaré du nombre de traumas liés à la sexualité chez les femmes. » Sans blague. À terme, il envisage d’élargir le cercle à la mixité, « mais ça dépend, si elles sont toujours en train de ruminer “le masculin m’a blessée” et que leur seule attente c’est qu’on s’excuse, ce n’est pas équilibré  ». Pour lui, la difficulté immédiate, c’est l’absence de réglementation dans la nébuleuse du développement personnel. « Il y a à boire et à manger dans le milieu de la spiritualité. Certains tuteurs qui accompagnent n’ont pas conscience qu’ils ont eux-mêmes besoin d’être supervisés.  » Les constellations familiales sont dans le viseur de la Miviludes2, de même que le ManKind Project, qui rassemble plus de 4 000 Français. Cette branche du masculin sacré, née dans l’Amérique post guerre du Vietnam, organise des stages survivalistes pour « surmonter ses limites, acquérir une aptitude au leadership et explorer une masculinité saine et mature, en rejetant les stéréotypes machistes », d’après la page francophone officielle.

    •   Psychologie partout, politique nulle part

    « Pour moi, le masculin sacré ne peut pas être masculiniste parce qu’on n’a aucun dogme, il n’y a aucune injonction. » Yvan*, amateur de taoïsme et de développement personnel, est entré dans le milieu pour trouver des solutions à ses propres souffrances. « La santé mentale des hommes est très inquiétante aujourd’hui parce que, culturellement, ils n’ont pas le réflexe d’aller voir un thérapeute – c’est d’ailleurs une charge émotionnelle de plus pour les femmes. Il y a plein de raisons à ça, qu’elles soient économiques, politiques… Je ne suis pas victimaire, mais #MeToo en a créé aussi. Les hommes n’ont pas d’espace pour être entendus, ils n’ont pas accès à leurs émotions, donc ils ne savent pas les gérer.  »

    Le trentenaire, « facilitateur » de retraites masculines et animateur en communication non violente, place la parole en non-mixité au centre : « Pouvoir parler de ce qu’on ressent sans être raillé, c’est très rare pour un homme. La plupart de ceux qui viennent sont hétéros donc s’il y avait des femmes, ça créerait un enjeu de séduction. On est dans une société genrée donc forcément, on rencontre des problématiques similaires entre nous. Et puis il y a des énergies biologiques liées au sexe tout simplement. » Les spiritualités que ces hommes empruntent – en mettant en valeur les figures du chaman, du samouraï ou du moine combattant – ressemblent à un enrobage virilo-compatible qui anoblirait le fait d’exprimer une vulnérabilité. Mais « ça peut donner une image un peu perchée de nos pratiques », regrette Yvan qui nuance par ailleurs le procès fait aux masculinistes – des médias qui feraient du buzz –, même s’il reconnaît des dérives. Par contre, les clichés associés au féminisme ont la peau dure : « J’ai lu une phrase marquante dans un livre féministe :“la meilleure manière d’être un homme, c’est de ne pas être un homme”, c’est pas très inspirant pour nous. »

    Qu’importe, dans le milieu du masculin sacré, on évite soigneusement le terrain politique. La question trans leur brûle les mains – déso, pas déso, restez chez les queers. Le fameux « prends ta vie en main si tu veux que ça change » reste de mise. Mais à trop se voiler la face sur les ressorts politiques qui l’ont fait naître, le masculin sacré pourrait ressembler au serpent qui se mord la queue. Comme le rappelle le politiste Francis Dupuis-Déri dans son ouvrage La Crise de la masculinité : autopsie d’un mythe tenace3, « malgré les bonnes intentions du début des hommes proféministes, l’initiative de se regrouper entre hommes a ouvert la voie au développement de l’idéologie masculiniste […]. Des dominants qui se regroupent […] ont tendance à partager leurs inquiétudes face aux subalternes et à leurs revendications pour plus de liberté et l’égalité ». CQFD.

     

  • L’anarchisme révolutionnaire contre le renoncement. + La fin de l’insurrectionnalisme

    L’anarchisme révolutionnaire contre le renoncement

    Le texte rappelle que la perspective révolutionnaire est au cœur de l’anarchisme. Les anarchistes ne sont pas des communistes-libertaires, pas des gauchistes, pas l’extrême-gauche du capital…

    Pourtant, « aujourd’hui plus qu’hier encore, il y a des trompettes qui de tous les coins nous parlent du caractère impraticable de la lutte révolutionnaire, du fait qu’elle est hors du temps et hors limite de temps. On nous dit que nous devrions nous adapter. Et le faire impliquerait entre autres d’adopter, définitivement, cette logique de l’action pour l’action ».

    Il n’y aurait plus qu’à agir sans but, de manière atomisée et sans « aspirer à l’appel de l’utopie » ; il n’y aurait plus qu’à répondre au besoin intime de cohérence, ou à la sensibilisation, éventuellement par le geste, sans se jeter dans la lutte révolutionnaire avec méthode et stratégie.

    L’anarchisme révolutionnaire contre le
    renoncement – L’anarchismo rivoluzionario contro la desistenza,

     

     

    Cela peut même aller jusqu’à la reddition face au pouvoir, en s’adaptant au rabais, adaptation « qui au fur et à mesure, en l’espace de quelques décennies drapées d’une atmosphère de fin de l’histoire, a conduit en fin de compte au retrait d’une partie du mouvement vers ces thèses libérales indéfendables pour tout anarchiste et à repousser fermement car elles provoquent un désistentialisme totalement inoffensif pour le pouvoir » [désistentialisme, jeu de mot en italien entre renoncement/résignation et existentialisme].

     

    C’est ainsi qu’une partie du mouvement anarchiste, décomposé en logiques de milieux, peut se ranger du côté des nationalistes, étatistes et autoritaristes de l’Etat ukrainien contre l’Etat russe (ou l’inverse), « choix interventionniste qui n’a rien de révolutionnaire et encore moins d’internationaliste », ou de se transformer en extrême-gauche du programme du capital, comme n’importe quel gauchiste.

     

    Brochure complète à télécharger ici : https://distrohaokah.noblogs.org/files/2025/11/L-anarchisme-revolutionnaire-contre-le-renoncement.pdf

  • Manifestation à Nantes le 26/09 pour la réunification et le droit de décider en Bretagne !

    La Coordination démocratique de Bretagne organise, pour la quatrième année, la manifestation pour la réunification et le droit de décider en Bretagne, le samedi 26 septembre 2026 à Nantes. À quelques mois de l’élection présidentielle, cette manifestation revêt une importance toute particulière. Nous subissons depuis trop longtemps la politique néolibérale d’Emmanuel Macron, qui détruit nos services publics et livre notre territoire aux logiques spéculatives d’un capitalisme toujours plus dérégulé. En tant qu’habitantes et habitants de Loire-Atlantique, nous en subissons même une double peine : aux politiques gouvernementales s’ajoutent celles de la Région Pays de la Loire, qui ne correspondent en rien à nos choix démocratiques et qui est devenue, au fil des mandats, un véritable incubateur de l’extrême droite parlementaire. Pourtant, à ce jour, aucun des candidat·es déclaré·es à l’élection présidentielle ne s’est exprimé en faveur de la réunification de la Bretagne. La favorite des instituts de sondage, Marine Le Pen, est tout simplement favorable à la suppression de l’échelon régional en tant qu’institution démocratique. Malgré une atomisation des candidatures, aucun représentant du bloc central ne se saisit de la question. Quant à Jean-Luc Mélenchon, s’il est pour l’instant le seul à proposer un redécoupage des régions, son projet ne prend en compte ni le caractère démocratique de notre revendication ni les réalités hydro-écologiques sur lesquelles il est pourtant censé se fonder.Ces dernières années, tant le Conseil départemental de Loire-Atlantique que le Conseil régional de Bretagne ont adopté des vœux en faveur de la réunification ou de l’organisation, par l’État, d’une consultation citoyenne. Le Conseil régional de Bretagne n’a pas non plus attendu Jean-Luc Mélenchon pour réclamer une autonomie renforcée, notamment en demandant un renforcement de ses compétences en matière de gestion de l’eau et en s’engageant vers un partage de la compétence santé. L’État central fait la sourde oreille. La Bretagne réunifiée est soutenue depuis de nombreuses années par de larges secteurs de la population. Cette aspiration s’est notamment exprimée à travers une pétition ayant recueilli plus de 10 % du corps électoral, mais aussi par des consultations citoyennes auto-organisées. La Bretagne réunifiée constitue un espace civique, démocratique et politique cohérent, capable de reconstruire la démocratie sur des bases locales, en permettant l’élaboration de politiques publiques adaptées à notre territoire et de mener des politiques publiques favorables à la majorité sociale. Les Bretonnes et les Bretons, de Brest à Clisson, ont le droit de librement se déterminer pour un autre modèle territorial, social, culturel, linguistique et environnemental, comme tous les peuples qui subissent le centralisme français, facteur d’inégalités flagrantes. Nous avons le droit de décider en Bretagne. Nous avons besoin d’une Bretagne réunifiée pour faire gagner un projet de société fondé sur la justice sociale, la transformation écologique et les solidarités. Si de nombreux parlementaires de Bretagne (Loire-Atlantique incluse) se prononcent pour l’autonomie de la Corse, leurs formations respectives considèrent-elles que les Bretonnes et les Bretons n’ont pas de légitimité à demander l’unité de la Bretagne et davantage de souveraineté décisionnelle ? Rejoignez-nous dans cette lutte. Rejoignez-nous le 26 septembre à 15 h, place Bretagne à Nantes ! La Coordination Démocratique de Bretagne soutenue par Dispac’h, UDB, War-Sav Gauche Indépendantiste, Pour la Bretagne….

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  • UGREEN dégaine deux chargeurs Nexode Pro avec écran de contrôle et câble rétractable, jusqu'à 300 W

    - Contient des liens affiliés Amazon -

    UGREEN continue de muscler sa gamme de chargeurs GaN avec deux nouveaux Nexode Pro, un modèle nomade de 160 W et une grosse station de bureau de 300 W, qui misent autant sur la puissance brute que sur le contrôle de la recharge.

    Petit rappel au passage, le GaN, ou nitrure de gallium, est le matériau qui permet de faire des chargeurs bien plus compacts et moins chauds que le silicium classique.

    Leur point commun, c'est un petit écran posé sur le chargeur qui affiche en temps réel la puissance envoyée, la tension, l'intensité, la température ou encore la façon dont l'énergie se répartit entre les différents appareils branchés.

    On peut basculer entre cinq modes de charge directement depuis l'appareil, et UGREEN pousse même le bouchon avec une connexion Wi-Fi et une application mobile pour surveiller chaque port à distance, personnaliser certains protocoles et recevoir des mises à jour à distance, ce qu'on appelle l'OTA.

    Le Nexode Pro 160 W est clairement le plus sympa pour les nomades, avec son câble USB-C rétractable qui se rembobine tout seul comme le fil d'un aspirateur, histoire de ne plus avoir à glisser un câble volant dans le sac. Malin.

    Ses 160 W suffisent largement à alimenter plusieurs appareils en même temps, ordinateur portable compris.

    La station Nexode Pro 300 W joue dans une tout autre cour, pensée pour remplacer une véritable collection de chargeurs sur un bureau en alimentant jusqu'à sept appareils d'un coup, de quoi brancher un MacBook, un iPad, un iPhone, une enceinte, des écouteurs et une montre sur un seul et même bloc. Je l'ai reçue en test, je vous en reparlerai donc bientôt, elle est géniale.

    UGREEN en profite pour rappeler l'existence de son petit Nexode Pro 100 W à quatre ports , déjà commercialisé, qui reprend le même principe d'écran dans un joli format argent métallisé plus compact.

    Côté tarifs, les deux nouveautés arrivent dès aujourd'hui 25 août, avec le 160 W à câble rétractable affiché à 129,99 euros et la station 300 W à 169,99 euros, alors que le 100 W reste proposé à 59,99 euros. Mais le tout est déjà en promotion de lancement sur Amazon, comme souvent avec UGREEN, c'est par ici :

  • Présidentielle 2027 : et soudain, l'écologie est partout

    De Jean-Luc Mélenchon à Raphaël Glucksmann en passant par Marine Tondelier, en cette rentrée politique qui succède à un été terrible, l'écologie s'invite au cœur des discours. Avec, en ligne de mire, la présidentielle de 2027.
    Après une série de canicules, des incendies dévastateurs et une sécheresse historique, l'été 2026 restera donc celui où la réalité du changement climatique s'est imposée, brutalement, dans notre quotidien.
    Face à l'absence de réponse du gouvernement à la hauteur (…)

    Lire la suite - Info / Politique
  • Pour la rentrée, Jean-Luc Mélenchon veut aspirer la gauche et vite passer à la suite

    Source : Politis
  • Prostitution des mineurs : ça se passe sous nos yeux

    Source : Le Média Format : vidéo

    « Entre 7000 et 15 000 » mineur∙es seraient victimes d'exploitation sexuelle en France, évoque Le Média en préambule de cet entretien avec le sociologue Laurent Mélito. L'ancien éducateur spécialisé sur les questions de prostitution infantiles à Marseille explique cette cette estimation large par deux tendances récentes : des signalements en hausse, couplés à « un recrutement qui s'est industrialisé » sur les réseaux sociaux.

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    Source : Que Choisir Format : vidéo
  • Podcast -Reconversion en cybersécurité : oser la technique à 30 ans

    On imagine souvent la cybersécurité peuplée de profils qui codent depuis le collège, passés par une prépa puis une école d’ingénieurs. Sophie Baudin, aujourd’hui ingénieure chez Access Group, filiale numérique d’Eiffage Énergie Systèmes, vient prouver le contraire. Il y a six ans et demi, elle exerçait encore comme ostéopathe. Invitée de cet épisode d’INCYBER Voices, elle revient avec Mélissa Périé Betton sur ce basculement, sur ce que signifie réellement apprendre un métier technique quand on n’en vient pas, et sur la place qu’on se construit dans le secteur de la cyber, où les profils restent, malgré tout, très homogènes.

    https://smartlink.ausha.co/incyber-voices/reconversion-professionnelle-en-cybersecurite-oser-la-technique-a-30-ans

    Un secteur choisi avant même de savoir où il mènerait

    Sophie Baudin n’a pas quitté l’ostéopathie pour la cybersécurité : elle a d’abord voulu se réorienter vers l’informatique, sans même connaître l’existence des métiers cyber. Ce qui l’a attirée, c’est l’ampleur du domaine, cette sensation d’entrer dans un secteur vaste sans savoir où elle finirait par atterrir. Elle reprend alors ses études au niveau bac, en BTS SIO option SISR (services informatiques aux organisations, solutions d’infrastructure système et réseau), en alternance chez Access. Ce choix de l’alternance n’est pas anodin à 30 ans : il permet de se former tout en étant rémunérée, et surtout d’accumuler une expérience concrète avant même l’obtention du diplôme.

    Sa porte d’entrée dans l’entreprise se fait par la supervision : cette activité qui consiste à surveiller, via des capteurs, l’état de santé du système d’information d’un client — l’espace disque disponible, le bon fonctionnement des équipements, tout ce qui permettrait ou non à un utilisateur de travailler normalement. Une tour de contrôle, en somme, qui alerte dès qu’un dysfonctionnement survient.

    Sophie Baudin et Mélissa Périé Betton, lauréates du Prix du CEFCYS

    Le glissement naturel vers la cybersécurité

    C’est l’arrivée des EDR — les fameux Endpoint Detection and Response, ces antivirus nouvelle génération capables d’analyser le comportement d’un poste de travail plutôt que de simplement reconnaître des signatures connues — qui fait basculer Sophie Baudin vers la cyber. Elle raconte avoir identifié, avant même qu’on le lui demande, un problème structurel : ces outils étaient déployés chez les clients, mais personne, ni chez eux ni dans son entreprise, ne les exploitait vraiment. Un outil de détection, aussi performant soit-il, ne vaut que par l’organisation qui l’entoure. Cette observation, elle a osé la remonter à son manager — et c’est ainsi qu’elle a obtenu de piloter la construction de l’offre de gestion managée des alertes de sécurité chez Access, un poste qu’elle décrit elle-même comme construit « au fur et à mesure ».

    Enquêter, encore et toujours

    Un fil rouge traverse tout son parcours : le goût de l’enquête. Ostéopathe, elle diagnostiquait déjà une douleur en remontant à sa source. En supervision informatique, il s’agit de comprendre pourquoi un utilisateur ne parvient pas à se connecter ou à enregistrer un fichier. En cybersécurité, la logique s’inverse complètement : au lieu de partir d’un problème isolé et bien identifié, il faut trier une masse de faux positifs pour repérer l’alerte qui signale, elle, une attaque réelle. « Dérouler la pelote de laine », comme elle le formule, pour savoir d’où vient une menace et si elle en est vraiment une.

    La technique plutôt que la gouvernance, par choix

    Sophie Baudin aurait pu, comme beaucoup de profils en reconversion, s’orienter vers des fonctions de gouvernance ou de conformité. Elle a préféré la technique, moins par appétence pour le code que par besoin de comprendre concrètement ce sur quoi elle travaille. Elle insiste néanmoins sur une nuance importante : elle ne se revendique pas experte, mais généraliste à spectre large, capable de s’appuyer sur des experts pointus quand le besoin s’en fait sentir. Une position qu’elle juge précieuse en cybersécurité, un domaine où les surfaces d’attaque sont multiples et interagissent entre elles — une vision d’ensemble y devient un atout, pas un handicap.

    Ne jamais se sentir totalement légitime, et l’accepter

    Interrogée sur le sentiment de légitimité, Sophie Baudin est franche : elle ne s’est jamais sentie pleinement légitime, que ce soit en supervision au début ou en cybersécurité aujourd’hui. Chaque nouveau vocabulaire, chaque nouvel outil la replonge dans une forme d’inconfort. Mais elle a fait la paix avec cette instabilité : apprendre en continu, sortir régulièrement de sa zone de confort, c’est précisément ce qui rend le métier intéressant selon elle. Elle a d’ailleurs rédigé un livre blanc diffusé sur le Forum INCYBER — une reconnaissance concrète de son expertise, quand bien même le sentiment de légitimité, lui, reste toujours en construction.

    Être une femme dans la cyber, et venir d’ailleurs

    Seule femme de son équipe aujourd’hui, Sophie Baudin nuance immédiatement : selon elle, ce n’est pas tant le fait d’être une femme qui a façonné son parcours que la double particularité d’être une femme et d’être passée par une reconversion. Elle s’implique par ailleurs auprès d’associations qui interviennent en collège et en lycée pour déconstruire, très tôt, l’autocensure des jeunes filles vis-à-vis des filières scientifiques — un travail qu’elle juge décisif, bien avant l’entrée dans la vie professionnelle. Son message aux femmes qui hésiteraient à se reconvertir : il n’est jamais trop tard, l’alternance permet de se reformer sans tout sacrifier, et la technique reste accessible sans diplôme d’expertise préalable.

    Le savoir-être avant tout

    À qui voudrait se reconvertir vers la cybersécurité, Sophie Baudin adresse un conseil qui dépasse largement le secteur technique : le savoir-être compte autant, sinon plus, que les compétences techniques, car c’est lui qui ouvre les portes des projets. La technique, elle, s’apprend — à condition d’oser s’y engager, sans se comparer à ceux qui codent depuis l’adolescence, et en acceptant que l’apprentissage ne s’arrête jamais vraiment. Son parcours, elle le résume simplement : chacun a sa place, à condition de choisir un métier qui donne envie de se lever le matin.

    Transcription de l’épisode sur la reconversion dans la cyber :

    Mélissa Périé Betton : Bonjour à tous et bienvenue dans INCYBER Voices. On parle beaucoup de pénurie de talents en cybersécurité, mais plus rarement de la manière dont on entre réellement dans la cyber, et surtout sur des postes techniques. Les parcours attendus sont connus : formation en informatique, spécialisation, premières expériences dans le domaine. Pourtant, certaines trajectoires échappent à ce schéma, sans forcément chercher à le remettre en cause. C’est le cas de Sophie Baudin. Après une première carrière d’ostéopathe, tu t’es reconvertie dans la cyber, et tu as fait un choix assez clair dès le départ : aller vers la technique. Un mot qui fait souvent peur — même à moi, parfois.

    On va revenir avec toi sur ton parcours, sur la réalité de l’apprentissage quand on veut aller dans la cyber, reconversion ou non, et sur ce qu’implique concrètement le fait d’entrer dans des fonctions techniques quand on ne vient pas du sérail. Est-ce que tu peux te présenter, nous parler de ton rôle aujourd’hui, de ce sur quoi tu travailles concrètement, et de ce que tu aimes le plus dans ton travail ?

    Sophie Baudin : J’ai un rôle assez transverse sur la supervision et la cybersécurité. J’ai le titre d’ingénieure, mais je fais aussi beaucoup d’avant-vente, du maintien en condition opérationnelle sur la supervision ou la cybersécurité, de l’amélioration continue, jusqu’à participer à la construction de nouvelles offres cyber. Côté technique, je délègue de plus en plus, mais j’ai une base qui me permet, en cas de besoin, de déployer un outil de supervision chez un client : l’installation, la configuration de serveurs, la configuration des différents protocoles pour remonter toutes les informations dont on a besoin.

    Je peux aussi gérer des alertes de sécurité qui proviennent de différentes sources — bases de données de l’entreprise, pare-feux, etc.

    Mélissa Périé Betton : Tu peux nous dire ce que fait ton entreprise ?

    Sophie Baudin : Je travaille chez Access Group, filiale d’Eiffage Énergie Systèmes. Nous sommes une ESN, nous gérons plusieurs clients, et nous sommes intégrateur de solutions, y compris de postes de travail. Nous avons aussi une entité qui fait de l’hébergement. Access, c’est le pôle numérique d’Eiffage Énergie Systèmes, pour accompagner les entreprises sur tout ce qui touche à l’informatique.

    Mélissa Périé Betton : Un univers très différent de ton début de carrière. Tu étais ostéopathe. Qu’est-ce qui t’a fait basculer vers la cyber ? Qu’est-ce qui t’a attirée ? Comment l’as-tu découvert, il y a sept ans à peu près ?

    Sophie Baudin : Ça fait six ans et demi, formation incluse. En fait, j’ai d’abord voulu me reformer dans l’informatique. Je n’imaginais même pas encore les métiers de la cyber il y a six ans et demi — c’est venu de fil en aiguille. Je savais que ce secteur était vaste, et c’est ça qui m’a plu : je savais que j’y entrais, sans savoir vers où j’allais aller ni où j’allais finir. Une de mes premières missions, sur laquelle je me suis spécialisée, a été la supervision.

    La supervision, dans une entreprise, ça consiste à remonter, via différents capteurs, ce qui se passe chez elle. Est-ce que les équipements répondent bien, sont fonctionnels ? Est-ce qu’il y a assez d’espace disque sur les serveurs pour que les utilisateurs puissent travailler, enregistrer leurs fichiers ? S’il n’y a pas assez de place, on ne peut pas enregistrer son fichier. C’est un peu tout ça : on est une tour d’observation de ce qui se passe chez le client, et si ça ne fonctionne pas, on reçoit une alerte et on intervient. Ça a été ma première spécialité.

    J’ai d’abord été formée pour installer ces outils. Ensuite, mon entreprise a décidé de concentrer cette installation sur un nombre restreint de personnes, parce qu’en fonction du profil — plus système, à travailler sur les serveurs, ou plus réseau, sur les pare-feux, sur la colonne vertébrale de l’information de l’entreprise — l’installation ne se fait pas de la même manière. Il y avait plus de capteurs d’un côté ou de l’autre. Le but a été de cadrer, d’uniformiser l’installation des supervisions pour qu’elle corresponde à chaque client.

    J’ai été cadrée là-dessus, et ensuite j’ai trouvé passionnante l’émergence des antivirus nouvelle génération, capables de remonter beaucoup d’informations et de travailler au niveau comportemental : ils analysent ton poste de travail, repèrent si un fichier subit des modifications qui laissent penser qu’il est en train d’être chiffré, ou toute autre action sur ton poste qui ne serait pas de ton fait. J’ai trouvé ça passionnant. Et justement, mon entreprise avait besoin de gestion des alertes de sécurité suite au déploiement de ces antivirus.

    J’ai donc naturellement glissé de la supervision vers la supervision des événements de sécurité. C’est comme ça que je suis arrivée dans le monde de la cyber.

    Mélissa Périé Betton : Tu disais, dans un autre podcast qu’on a enregistré avec Jules, que tu aimais bien l’aspect enquête. Est-ce que ce diagnostic, cette enquête, c’est ce qui t’a toujours plu ? Tu veux nous en dire plus ?

    Sophie Baudin : Déjà dans mon premier métier, c’était ça aussi : en tant qu’ostéopathe, quand une personne arrivait avec une douleur, il fallait enquêter, diagnostiquer pourquoi cette douleur était là. Dans le monde informatique, on retrouve beaucoup cette logique, que ce soit côté supervision ou côté centre de service : un utilisateur n’arrive pas à se connecter, n’arrive pas à ouvrir son fichier — l’enquête, on l’a déjà dans l’informatique de base, dès que quelque chose ne fonctionne pas. Et encore plus en cyber, parce qu’il faut vraiment dérouler la pelote de laine, savoir d’où vient une attaque, qui en est à l’origine, si c’est un faux positif ou non. C’est surtout ça, le plus intéressant : savoir s’il y a possiblement une attaque, ou si c’est juste un comportement normal.

    Mélissa Périé Betton : Et j’imagine qu’enquêter sur un corps, ça ne suffit pas pour enquêter sur des serveurs. Par quelle porte es-tu entrée concrètement dans le secteur ? Tu as refait une formation ? Tu as été formée sur le tas, en entreprise ? Tu avais quel âge quand tu as repris ?

    Sophie Baudin : J’avais 30 ans.

    Mélissa Périé Betton : Tu n’as pas recommencé en L1. Il y avait quand même des passerelles, non ?

    Sophie Baudin : Pas du tout, non. J’ai recommencé de zéro, au niveau bac. J’ai fait un BTS SIO, option SISR — ça fait peur dit comme ça, mais c’est service informatique aux organisations, option solutions d’infrastructure système et réseau. C’était vraiment ma porte d’entrée, mon sésame pour rentrer dans l’informatique et avoir des bases techniques. J’aime bien comprendre, que ce soit le corps humain ou l’informatique — je voulais vraiment comprendre et avoir une base technique, c’est pour ça que je me suis orientée là-dedans.

    Comme je me suis reformée à 30 ans, c’était compliqué de repartir en formation sans pouvoir travailler en parallèle. J’ai donc fait cette formation en alternance, ce qui a plusieurs avantages : une fois le diplôme obtenu, tu as déjà de l’expérience, et tu es formée par l’entreprise en même temps. Donc, pour répondre à ta question, j’ai fait les deux : la formation et l’apprentissage sur le tas.

    C’est aussi l’entreprise qui te paie ta formation et t’accompagne, en mode projet. J’avais bien conscience que ça me permettrait d’entrer dans le métier, et qu’ensuite, comme dans tous les métiers, c’est de la formation continue — c’est ça qui est intéressant, on continue d’apprendre, et petit à petit, on progresse vers là où on se dirige. J’ai eu la chance qu’Access me fasse confiance sur plusieurs projets, dont la mise en place de notre offre cybersécurité.

    Mélissa Périé Betton : Tu as commencé en alternance chez Access, et c’est eux qui t’ont offert ton premier poste ?

    Sophie Baudin : C’est ça — enfin, je ne parlerais pas encore de poste à ce moment-là, plutôt d’un projet. Mon manager m’avait parlé de ces nouveaux antivirus, les EDR, Endpoint Detection and Response.

    Mélissa Périé Betton : Un de ces fameux acronymes qui font si peur.

    Sophie Baudin : Alors qu’il ne faudrait pas. C’est un outil installé sur les postes de travail et les serveurs, qui détecte les comportements suspects. Il analyse ce qui se passe sur le poste de travail et distingue les actions légitimes des actions qui ne le sont pas. À l’origine, la supervision était installée chez nos clients, et c’était eux qui géraient les alertes.

    J’ai ensuite été mise sur l’outil de supervision, et on a vu un vrai avant-après avec la mise en place des alertes gérées directement, en mode automatique, par notre entreprise. Pour les EDR, on était en train de reproduire le même schéma : on les installait chez les clients, mais on ne les gérait pas. Or les entreprises n’ont pas forcément la compétence technique ni les personnes pour analyser et gérer ces alertes — par exemple en mairie. Et parfois, à l’inverse, elles ont un pôle informatique, mais qui n’a clairement pas le temps de s’en occuper.

    Le but a été de proposer notre offre de gestion managée de ces alertes de sécurité, pour libérer de la charge mentale des entreprises. C’est ce que nous remontent les clients chez qui c’est installé : ça leur libère la charge mentale d’être sûr de ne pas être passé à côté d’une alerte. Ils nous délèguent la gestion de leurs alertes de sécurité. C’est comme ça que j’en suis venue à alerter mon manager : l’outil est très bien, mais un outil, aussi performant soit-il, ne vaut que par la gestion et l’organisation qu’on met autour. Sans organisation, l’entreprise a l’impression que l’outil ne sert à rien, alors qu’en réalité, c’est juste un manque d’organisation. Le but a été d’oser demander à être mise sur ce projet.

    Mélissa Périé Betton : C’est toi qui as créé ton poste, en fait.

    Sophie Baudin : C’est ça, depuis le début. Je crée mon poste au fur et à mesure.

    Mélissa Périé Betton : Et la prochaine étape, tu penses que ce sera quoi ?

    Sophie Baudin : Je ne sais pas. Il y a un an, si on m’avait dit tout ce qui allait se passer cette année, et que je serais là avec toi à enregistrer ce podcast, je n’y aurais pas cru. Donc non, je ne sais pas où je serai l’année prochaine. On a déjà construit notre offre IT ; là, avec Eiffage, on est en train de construire une offre à destination de l’OT. Comme on en avait parlé avec Jules dans un épisode précédent, il y a vraiment un besoin sur ce sujet. Ça va déjà m’occuper cette année.

    Mélissa Périé Betton : Tu as choisi la trajectoire technique, et tu n’étais pas forcément attirée par les fonctions de gouvernance, de conformité ?

    Sophie Baudin : Pas au début, non, parce que j’aime vraiment comprendre, avoir une vue d’ensemble — ça vient de mon précédent métier. Je trouve que pour la gouvernance, ça aide d’avoir un minimum de base technique. Mais je suis quand même sur quelque chose d’assez large, avec une vision d’ensemble : je ne suis pas experte dans mon domaine, et ce n’est pas là que j’ai envie d’aller. C’est important d’avoir des experts, mais moi, j’ai voulu un spectre plus large.

    Je me suis orientée vers la technique parce que, de base, je ne connaissais rien du tout en technique, je ne connaissais même pas les métiers de la cyber. C’était vraiment ma porte d’entrée dans le secteur. Après, je verrai où j’irai. Que ce soit la supervision ou la cyber, ça me permet d’avoir une vue d’ensemble de ce qui se passe chez le client, et ça, j’aime bien. De plus en plus, je tends vers ce type de poste. Mais à la base, c’est toujours utile, même pour être conforté dans ce qu’on fait, d’avoir un peu de base technique sans être experte.

    Mélissa Périé Betton : Et l’apprentissage technique, ça t’a paru difficile ? Tu veux casser quelques idées reçues ?

    Sophie Baudin : C’est sûr que dans les métiers techniques, c’est dur au début, parce qu’il y a tout un vocabulaire à apprendre. Mais c’est vrai dans n’importe quel métier, que ce soit la médecine ou la cuisine : il y a toujours des mots techniques à apprendre. Au début, j’étais complètement perdue. Il faut s’accrocher — si c’est ce qu’on veut, il n’y a pas de raison de ne pas y arriver, à force d’apprentissage et de nouveaux vocabulaires. C’est comme dans n’importe quel domaine.

    Petit à petit, on commence à comprendre, de plus en plus. Mais c’est un monde tellement vaste qu’on ne pourra jamais tout savoir.

    Mélissa Périé Betton : Et en plus, il évolue en permanence.

    Sophie Baudin : C’est ça. Il faut déjà savoir si on veut être spécialiste ou expert dans un domaine, ou plutôt avoir une vue d’ensemble, comme sur des postes de gouvernance ou de management. Et être OK avec le fait qu’on ne sera jamais spécialiste, qu’on ne connaîtra jamais tout dans son domaine — mais qu’on aura des connaissances assez larges, et qu’on pourra s’appuyer sur des experts quand on en a besoin. Dans tous les cas, on sait qu’on ne peut jamais tout savoir sur un domaine.

    Mélissa Périé Betton : Une fois en poste, qu’est-ce qui a été le plus dur à appréhender en pratique ?

    Sophie Baudin : Au début, quand j’ai intégré Access, j’ai été mise au centre de service, avec des cas très concrets : un utilisateur qui avait tel problème précis. C’était ultra spécifique dès le départ, et ça, ça m’a un peu perturbée au début. Ensuite, le fait d’être mise sur l’outil de supervision m’a permis d’avoir une vue d’ensemble, et c’est ça qui m’a permis d’acquérir des connaissances. Petit à petit, c’est comme ça qu’on peut ensuite aller vers la spécificité.

    Le projet de supervision m’a bien aidée là-dessus. Côté cyber, en revanche, c’est une autre façon de fonctionner. En informatique, pour la supervision, il y a une panne, une problématique précise d’un utilisateur. Côté cyber, c’est l’inverse : plein de faux positifs, et il faut trouver l’alerte qui pourrait être responsable d’une attaque. Autant avant, c’était un problème très spécifique, autant là, il faut trouver l’alerte qui remonte l’information pertinente.

    Mélissa Périé Betton : Les fameuses enquêtes. Est-ce que tu te sens légitime aujourd’hui ? Est-ce que tu t’es toujours sentie légitime ?

    Sophie Baudin : Pas du tout. Comme beaucoup, en supervision, c’est au bout de deux, trois ans que j’ai commencé à me sentir à l’aise, plutôt légitime. Après, j’aime bien sortir de ma zone de confort, c’est pour ça que j’ai basculé sur la cyber. Pareil : nouveaux vocabulaires, nouveaux termes techniques, on se sent de nouveau perdue. Mais je suis en train d’apprendre, de découvrir plein de choses, et c’est ça qui est intéressant — je sais que ce n’est que le début. Comme tout change et bouge très vite, on est toujours obligé de se tenir au courant.

    J’aime bien apprendre au quotidien et sortir de ma zone de confort. Je pense que je ne me sentirai jamais totalement légitime, mais je suis OK avec ça, parce que c’est justement ça qui est intéressant : apprendre tous les jours de nouvelles choses.

    Mélissa Périé Betton : Et c’est ça qui est top. En même temps, tu as quand même rédigé un livre blanc diffusé sur le Forum — ce n’est pas rien. Je pense que tu peux gagner en légitimité. Comment as-tu réussi à trouver ta place en arrivant, avec des profils très homogènes, très techniques ? C’est facile de trouver sa place ?

    Sophie Baudin : Je pense que c’est comme partout. Même si les profils sont tous très techniques, chacun a ses forces, ses faiblesses, ce qu’il préfère faire dans certains domaines. Il y en a qui sont très système — serveurs, postes de travail, messagerie — et d’autres très réseau — pare-feu, switch, routeur. Il faut s’intéresser à tout, et voir pour quoi on a des facilités, dans la compréhension ou dans la préférence. Et parfois, ce n’est pas la même chose : on peut avoir des facilités pour quelque chose et finalement s’orienter vers autre chose.

    Il faut surtout être curieux, avoir envie d’apprendre. Généralement, l’intégration se passe bien, parce que les gens sont contents de partager ce sur quoi ils travaillent. La place se fait au fur et à mesure, à travers les collaborations, les projets avec les différents collègues.

    Mélissa Périé Betton : Et le fait d’être une femme, ça a changé quelque chose, tu penses ?

    Sophie Baudin : Je pense qu’il faudrait plutôt le demander à mes collègues.

    Mélissa Périé Betton : Tu es la seule femme dans ton équipe ?

    Sophie Baudin : Pour l’instant, oui, je suis la seule femme. Je ne suis pas beaucoup entourée de femmes à ce niveau-là. Il y en a quelques-unes, mais ce n’est pas la majorité. Je ne pense pas que ce soit vraiment le fait d’être une femme — je pense que j’ai la double casquette, femme et reconversion, donc je suis un peu particulière. J’ai eu une expérience professionnelle avant, je ne viens pas du cursus initial, des grandes études, comme tu dis.

    Il y a de plus en plus de femmes, même si ça manque encore — ça manque dès les options du bac, maths, etc.

    Mélissa Périé Betton : Qu’est-ce qu’elles apportent ? Pourquoi ça manque ? Tu penses qu’en tant que femme, on a une manière différente d’appréhender les choses, une autre vision ?

    Sophie Baudin : Je suis intervenue avec une association pour promouvoir les métiers techniques dans les collèges et les lycées. Dès le collège, et même le lycée, c’est vrai que c’est un peu terrible, mais les jeunes filles ne se sentent pas forcément capables d’aller vers des options maths, physique, etc., même si elles aiment ça — elles n’osent pas.

    Mélissa Périé Betton : C’est bien que ça se joue dès le lycée, qu’on puisse casser les préjugés à ce moment-là.

    Sophie Baudin : C’est ça. Dans les lycées, on travaille beaucoup sur les préjugés, pour montrer qu’elles en sont capables. C’est là que ça se joue.

    Ce qu’on a aussi mis en avant, avec des femmes formidables qui sont intervenues, c’est que ce n’est jamais trop tard — j’en suis la preuve. Ce n’est pas parce qu’on a fait une première carrière qu’on ne peut pas se réorienter. Avec l’alternance, on peut se reformer facilement. C’est un travail de vulgarisation, de sensibilisation auprès des femmes, pour leur dire : vous pouvez, que ce soit vers l’expertise ou non. Ça ne se fait pas immédiatement, ça prend du temps.

    Et je pense que, par rapport à ma reconversion, comme je ne suis pas issue du cursus initial, j’avais une vision un peu plus globale, plus holistique, du fait de ma première expérience. C’est peut-être ça qui a le plus changé dans ma façon de voir les choses — ne pas être formatée sur une seule façon de penser, ce qu’on peut apprendre à l’école, sans que ce soit mauvais en soi. Mais j’avais déjà un regard neuf à 30 ans, avec une première expérience derrière moi. C’est peut-être ça qui a le plus changé.

    Dans tous les cas, c’est un avantage en cybersécurité, parce qu’il faut avoir une vue d’ensemble pour voir toutes les surfaces d’attaque, qui sont multiples et qui interagissent entre elles. Mon expérience précédente a plutôt été une force là-dessus.

    Mélissa Périé Betton : Et si tu devais donner des conseils à des personnes qui souhaitent se reconvertir, ou aller vers la technique — ce sont deux choses différentes. Se reconvertir, je trouve ça même plus courageux que de commencer à 18 ans, bac en poche. Qu’est-ce que tu leur conseilles ? Qu’est-ce qui fait la différence ?

    Sophie Baudin : Je pense que, comme dans tous les secteurs, il y a le savoir-être, qui est hyper important dans tous les domaines, parce que c’est ce qui fait qu’on te propose des projets ensuite. La technique, ça s’apprend. Le savoir-être, même si ça s’apprend aussi, c’est un autre travail — et c’est hyper important. Après, il faut oser y aller. C’est un environnement tellement vaste : on sait où on commence, pas où on finit. Je le vois au quotidien. Il faut vraiment oser y aller, et surtout, tout ne se fait pas immédiatement.

    C’est un apprentissage qui dure toute la vie. La formation, ça aide, mais certains ont commencé dès 15 ans à faire du code, de l’informatique — je ne peux pas me comparer à eux, je suis arrivée plus tard. Mais chacun et chacune a sa place, il faut de tout dans tous les métiers. Il ne faut pas se comparer, parce qu’on apporte toujours quelque chose en plus. Il faut des profils hyper techniques, hyper experts, mais aussi des profils transverses, dans plein de domaines, pour enrichir tout ça et faire que ça fonctionne.

    Dans tous les cas, idéalement, il faut faire quelque chose qui vous plaît, qui vous donne envie dès le matin. Et ça, ce n’est déjà pas mal.

    Mélissa Périé Betton : Merci pour ce beau témoignage, Sophie.

    Sophie Baudin : Merci à toi.

    Mélissa Périé Betton : Merci d’avoir suivi cet épisode d’INCYBER Voices. Si ça vous a plu, abonnez-vous et laissez-nous 5 étoiles.

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  • 30/08 : Rassemblement contre l'extradition de Gino

    Pour s'opposer à l'extradition de Gino, rassemblement le dimanche 30 août à 14h place de la Bataille de Stalingrad

    - Solidarité / Solidarité antifasciste, Répression, Manifs et rassemblements, Gino
  • Aude: un village quasiment détruit par une tornade

    La tornade qui a touché l’Aude lundi après-midi a provoqué d’énormes dégâts dans le village de Pomas, où 41 personnes ont été blessées, dont 15 sont hospitalisées, et 300 maisons endommagées.
  • Goossips SEO : Déploiement des mises à jour

    Goossip #1

    Google ne déploie pas ses grosses mises à jour avant les annonces

    John Mueller a réaffirmé une position déjà répétée à de nombreuses reprises par le passé : Google n'annonce jamais une update avec du retard. L'annonce arrive quasiment en même temps que le déploiement réel.

    Pourquoi certains doutent ? Car on constate souvent de la volatilité en amont des updates, comme ce fut dernièrement le cas avant l’annonce officielle de la Spam Update d’août 2026. Google nous affirme que les deux événements sont indépendants, même s’il peut y avoir un léger décalage dû aux fuseaux horaires, qui n’excède pas quelques heures.

    Source : Search Engine Roundtable

    Taux de fiabilité : On a quelques doutes...

    En dehors des Core Update et des Spam Update, Google déploie également régulièrement des mises à jour mineures qui ne sont pas forcément annoncées. Cela pourrait éventuellement expliquer ces mouvements en amont de l’annonce des grosses mises à jour.

    L’article "Goossips SEO : Déploiement des mises à jour" a été publié sur le site Abondance.

  • Exposition d'affiches collectives, Propagation imprimée 4

    Quand ?
    Le 12 septembre à 14h

    Où ?
    La Parole Errante 9, rue François Debergue 93100 Montreuil

    La Parole Errante accueille une nouvelle fois l'exposition d'affiches collectives, Propagation imprimée. Les affiches réalisées cet été 2026, en typographie, linogravure, sérigraphie, monotypes, peinture et marbrure investiront la Grande salle. Et les notes de l'Orchestre symphonique Nobis voyageront dans cet espace redessiné.

    "Depuis que 2026 est le nouveau 1984, le permis de tuer pour les flics, la loi RIPOST, la loi d'orientation agricole et autres oppressions en tous genres au profit de la bourgeoisie et de ses intérêts, les canicules mortifères, les féminicides, les meurtres homophobes et racistes, s'enchaînent à toute vitesse.

    On trouve que tout ça constitue toujours plus de bonnes raisons d'écrire. Écrire sur du papier, sur les murs, sur les couverture des Closer de la salle d'attente de ton kiné, sur les abribus, les manches de caddies du Carrefour du coin de la rue, les affiches du Puy du Fou, les smartbox ; à l'aide d'un stylo, d'encre, de peinture, de la pointe de tes clefs, de javel, d'une craie, de blanco et tant d'autres. Écrire pour dire notre feu qu'on ravale trop souvent, la rage qu'on a au ventre et qui nous brûle de l'intérieur.

    Nous on a choisi l'encre et les presses pour faire des affiches à coller dans la rue, dans tes toilettes ou dans le salon de ta·on voisin·e. C'est donc pour ça que tu es invité·e le 12 septembre à la Parole Errante pour t'en inspirer et surtout reproduire chez toi et partout ailleurs, avec ou sans fautes, parce que toustes celleux qui ont la capacité d'agencer des lettres qui forment les sonorités d'un message sont invité·es à le faire.

    Si le contenu orthographique de ce mail te dérange, n'hésite pas à mettre du blanco, raturer ou bien tirer une balle dans l'écran de ton ordinateur de manière absolument nécessaire et strictement proportionée*.

    * extrait de la Proposition de loi, adoptée par l'Assemblée nationale, visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions le 7 juillet 2026, T.A. n° 328.

    Vive l'impression non numérique engagée et libre.

    — Violemment tienne,
    l'équipe des rêves"

    Ouverture à 14h - Fermeture 21h59
    Entrée libre.
    Petite restauration sur place. (Vous pouvez aussi amener de quoi grignoter )

    Orchestre Nobis

  • Réunion de la coordination contre la répression et les violences policières Paris - IDF

    Quand ?
    Le 1 septembre de 18h30 à 21h

    Où ?
    Bourse du travail Paris (Château d'eau) 3, rue du Château d'eau, 75010, Paris

    La coordination contre la répression et les violences policières s'est créée en 2016 au moment du mouvement contre la loi Travail. Cette coordination s'est donné pour but de combattre la répression systématique du gouvernement face aux mobilisations sociales (blocus, manifestations, occupations...).

    Aujourd'hui, la coordination soutient l'idée que c'est l'ensemble de la répression quotidienne qu'il faut combattre face à la multiplication des lois absurdes qui font tomber de plus en plus de comportements dans l'illégalité.

    Rdv tous les mardi soirs à 18h30 à la Bourse du Travail de Paris pour en discuter.

    22/09 salle Pelloutier
    29/09 et 06/10 salle Tollet
    13/10 salle Pelloutier
    du 3/11 au 22/12 salle Pelloutier

    Tous les autres mardis : salle Francisco Ferrer

  • Rencontre sur la montée de l'extrémisme hindou en Inde, en France et en Europe

    Quand ?
    Le 5 septembre de 16h à 19h

    Où ?
    ACTIT, Association culturelle des Travailleurs immigrés de Turquie 54, rue d'Hauteville, 75010, Paris

    Réunion publique consacrée à la montée de l'extrémisme hindou en Inde et à la diffusion de ses réseaux en France et en Europe.

    Cette rencontre permettra de mieux comprendre l'idéologie de l'Hindutva, devenue une doctrine d'État sous le gouvernement de Narendra Modi, ses liens avec les autres extrêmes droites à travers le monde, ainsi que l'implantation en Europe d'organisations liées au RSS.

    Les échanges porteront également sur les résistances communes à construire entre syndicats, mouvements sociaux et sociétés civiles.

    Samedi 5 septembre 2026, à partir de 16h
    ACTIT
    54, rue d'Hauteville, 75010 Paris

    Les discussions auront lieu en français et en anglais. Un snack indien sera proposé.

  • Les feux de forêt, un puissant carburant pour les complotistes et l’extrême droite

    En parallèle des débats sur la responsabilité des autorités ou sur le lien avec le dérèglement climatique, les feux de forêt de cet été ont suscité de nombreuses théories complotistes. Entre discours antisystème et propos racistes, elles ont tout pour faire le jeu de l’extrême droite.
  • Donald Trump sabote l'éolien en mer et augmente les risques de coupure de courant à New York

    Président des énergies fossiles, Donald Trump mène une croisade contre les éoliennes en mer, au profit de l'industrie pétrogazière. Plusieurs régions côtières de l'Est pourraient en payer le prix fort.
    San Antonio (États-Unis), correspondance
    Dix-huit mois auront suffi pour briser les pales de l'éolien offshore aux États-Unis. En 2021, Joe Biden promettait qu'à l'horizon 2030, l'éolien en mer produirait assez d'électricité pour alimenter plus de 10 millions de foyers. Mais, dès le (…)

    Lire la suite - Info / Énergie , Monde
  • Des énergies fossiles ou rien : Donald Trump sabote l'éolien en mer

    Président des énergies fossiles, Donald Trump mène une croisade contre les éoliennes en mer, au profit de l'industrie pétrogazière. Plusieurs régions côtières de l'Est pourraient en payer le prix fort.
    San Antonio (États-Unis), correspondance
    Dix-huit mois auront suffi pour briser les pales de l'éolien offshore aux États-Unis. En 2021, Joe Biden promettait qu'à l'horizon 2030, l'éolien en mer produirait assez d'électricité pour alimenter plus de 10 millions de foyers. Mais, dès le (…)

    Lire la suite - Info / Énergie , Monde
  • SHEIN à Hong Kong : la bourse comme solde de tout compte

    À première vue, l’opération consacre l’un des plus grands groupes mondiaux de l’habillement : à près de 27 milliards de dollars, SHEIN se situerait juste derrière H&M en capitalisation. Mais cette comparaison masque le vrai chiffre de l’IPO, qui n’est pas celui qui sera levé, mais l’écart avec les 98,2 milliards auxquels le groupe avait …

    L’article SHEIN à Hong Kong : la bourse comme solde de tout compte est apparu en premier sur FW.MEDIA.

  • Leipzig (Allemagne): un petit feu contre une société immobilière et la mobilité électrique

    Dans la nuit du 12 août, nous avons incendié quatre voitures, sur un parking de la rue Erich-Köhn. Deux d’entre elles appartenaient à la société Grand City Property, les autres étaient une Tesla et une voiture électrique de marque Toyota.

    À Leipzig et dans beaucoup d’autres villes, les loyers augmentent depuis des années à un rythme vertigineux et des personnes sont chassées de leurs quartiers. Des entreprises comme GCP, connue pour harceler ses locataires, profitent de cette évolution. Nous vivons dans une société de classe, où d’un côté il y a quelques personnes qui se remplissent les poches, alors que, de l’autre côté, nous devons dépenser une grande partie de notre argent pour le loyer. Nous lançons un petit signal contre cette situation.

    On sait depuis des décennies que l’humanité est gravement menacée par la crise climatique. Mais les scientifiques et les politiciens veulent nous faire croire qu’il existe un capitalisme durable, que nous pouvons continuer comme avant, à condition de remplacer l’énergie sale issue du charbon, du pétrole et du gaz par de l’électricité propre. C’est un mensonge et nous n’y croyons pas. Pour les voitures électriques et d’autres technologies modernes, des matières premières sont extraites dans le Sud du monde, de manière coloniale, ce qui s’accompagne de la destruction des habitats humains et animaux.

    À bas la folie du progrès ! Expropriation des grands groupes immobiliers ! Solidarité avec tou.tes celles/ceux qui sont persécuté.es par l’État !

    [Publié le 20 août 2026 sur Attaque. Traduit de l’allemand depuis knack.news, le 13 août 2026.]

  • Rassemblement en hommage à Dylan

    Un an après la mort de Dylan à la suite de violences policières, rendez-vous le 5 septembre 2026 à 13h à Pontoise sur le parvis de la gare pour réclamer justice et vérité à l'appel de la famille.

    Le 5 septembre 2025, vers 11h30, Dylan est décédé après avoir été maîtrisé au sol à la sortie d'une bijouterie qu'il venait de braquer avec deux autres personnes, qui ont quant à elles réussi à prendre la fuite.

    Selon plusieurs témoins, un policier en civil, aidé par des passants, aurait plaqué Dylan au sol, sur la place Notre Dame (Pontoise, 95300). Le policier l'aurait maintenu par le cou avec son bras avant de l'amener au sol, puis se serait assis sur sa nuque. Le procureur évoque pour sa part un malaise soufait qui aurait provoqué l'effondrement de Dylan. Les circonstances de cette interpellation interrogent.

    Un an après sa mort, la famille reste dans l'attente de réponses et continue de se battre pour que la vérité soit établie et que justice soit faite

    Le 5 septembre prochain, nous nous retrouverons pour rendre hommage à Dylan et demander la vérité et la justice.

    Communiqué de presse de janvier 2026 des avocat-es de la famille de Dylan

     Télécharger le fichier PDF

    Appel à témoin

    Toute personne ayant assisté à l'interpellation, ou disposant d'images, de vidéos ou de tout élément permettant d'éclairer les faits, est invitée à contacter la famille de Dylan :

    Contact du collectif, notamment pour l'appel à témoins :
    mail : justicepourdylan [arobase] gmail.com
    Instagram : @justicepourdylan
  • Gino ne doit pas être extradé ! Rassemblement dimanche 30 août 14H place de Stalingrad à Paris

    Le 19 août dernier a eu lieu l'audience de notre camarade et ami Gino devant la cour d'appel de Paris, qui s'est prononcée favorablement à son extradition vers l'Allemagne sous 10 jours.
    Il est plus que nécessaire de se mobiliser massivement et de montrer votre soutien de toutes les manières possibles (communiqués de soutien, banderoles, affichages, rassemblements devant les ambassades, etc.) pour éviter à Gino une extradition imminente.
    Ne lâchons pas la pression et poursuivons notre travail de solidarité : Gino ne doit pas être extradé.

    Appel à Rassemblement antifasciste dimanche 30 août 14H place de Stalingrad à Paris.

    Le 19/08 la cour d'appel de Paris a émis un avis favorable à l'extradition vers l'Allemagne de notre camarade et ami Gino. Comme de nombreux.ses antifascistes à travers toute l'Europe, il est pourchassé par la Hongrie, accusé d'avoir participé à une action contre la manifestation néo-nazie du Jour de l'Honneur à Budapest en février 2023.

    Alors que la France avait refusé de le livrer à la Hongrie d'Orban, c'est l'Allemagne qui réclame à son tour une extradition. La même Allemagne qui a illégalement déporté Maja, retenu.e à Budapest depuis 2 ans dans des conditions indignes. En Allemagne, Gino encourt jusqu'à 10 ans de prison. Il risque surtout de suivre le même parcours que Maja.

    L'Affaire de Budapest est un procès politique dans un contexte politique où les organisations antifascistes sont considérées comme terroristes en Hongrie ou comme organisations criminelles en Allemagne. La justice française avec cette dernière décision, joue pleinement leur jeu. Derrière Gino, Zaid, Maja et tous les autres, c'est l'antifascisme tout entier qui est attaqué. Nous devons être à la hauteur.

    Nous avons peu de temps. Gino a fait appel devant la Cour de cassation. Jusqu'à ce jugement, saisissons chaque opportunité de faire vivre le soutien. Montrons que derrière nos camarades il y a un mouvement. Un mouvement large, un mouvement fort, un mouvement organisé et surtout un mouvement qui ne se laissera pas intimider.

    La répression est la meilleure arme des états bourgeois et des régimes fascistes. Ils veulent nous isoler, nous diviser. Tirons notre force de leurs attaques : mobilisons nous, organisons-nous.

    Pour s'opposer à l'extradition de Gino, retrouvons nous le dimanche 30 août à 14h place de la Bataille de Stalingrad pour un rassemblement unitaire contre la répression !

    Contre la répression : solidarité
    Liberté pour Gino, non aux extraditions, free all antifas

    Communiqué suite à la décision de la cour d'appel

    Le 19 août dernier a eu lieu l'audience de notre camarade et ami Gino devant la cour d'appel de Paris, qui s'est prononcée favorablement à son extradition vers l'Allemagne sous 10 jours.
    Pour celles et ceux qui ne connaissent pas l'affaire Budapest, Gino est accusé par la Hongrie – avec une dizaine d'autres personnes – d'avoir participé à des violences contre des néonazis en 2023, dans le cadre d'un défilé d'extrême droite organisé chaque année à Budapest en Hongrie : le « jour de l'honneur » qui réunit environ un demi-millier de nazis, commémore l'alliance entre soldats de la Waffen-SS et militaires hongrois lors du siège de l'armée rouge à l'hiver 1945, lorsque la dictature hongroise était l'alliée d'Hitler. Certaines prétendues victimes sont des militants d'extrême droit de nationalité allemande.
    Suite à un premier mandat d'arrêt européen émis par la Hongrie, Gino avait déjà été détenu en France plusieurs mois à partir de novembre 2024. Si Gino et d'autres camarades étaient extradés, ils risquaient jusqu'à 24 ans d'emprisonnement en Hongrie. Après une longue bataille, la cour d'appel de Paris avait refusé cette extradition estimant que les risques de jugement inéquitable et de mauvaises conditions de détention étaient trop importants. Notre camarade avait donc été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
    Le 16 décembre 2025, Gino a été arrêté par les agents de la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (Sdat) suite à l'émission par l'Allemagne d'un mandat d'arrêt européen à son encontre et placé en détention. Il ressortira deux semaines plus tard, mais s'en suit un acharnement judiciaire qui n'en finit pas. La cour décide de reporter sans cesse le délibéré concernant le mandat d'arrêt émis par l'Allemagne.
    Mais ce 19 août, les juges ont cédé aux pressions de l'Union Européenne et d'Europol, bafouant tous les principes de l'indépendance de l'institution judiciaire et des principes de liberté fondamentale.

    Avec l'aide de nos avocats, nous faisons appel de cette décision devant la Cour de cassation, qui aura 40 jours à compter du pourvoi pour se prononcer définitivement.
    Il est plus que nécessaire de se mobiliser massivement et de montrer votre soutien de toutes les manières possibles (communiqués de soutien, banderoles, affichages, rassemblements devant les ambassades, etc.) pour éviter à Gino une extradition imminente.
    Ne lâchons pas la pression et poursuivons notre travail de solidarité : Gino ne doit pas être extradé.

    Le comité Solidarité Budapest

    pour en savoir plus sur cette affaire, il y a, par exemple, cet article :

    Podcast : Gino. Toutes vos prisons ne suffiront pas.

    &nbsp|&nbsp14 janvier 2025

    Décryptage du mandat d'arrêt européen et de la question politique et juridique qui se joue dans l'affaire de Budapest. En défense de Gino qui risque l'extradition et seize ans de prison pour avoir manifesté contre (...)

  • La lutte finale ne sera pas improvisée

    Analyse de 15 luttes d'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs.

    En 2021, les Zapatistes sont venu·es en Europe pour marquer le 500e anniversaire de la chute de l'empire aztèque face aux troupes espagnoles. Et nous avons célébré le 150e anniversaire de la Commune de Paris.
    Mais en 2021 il y a eu bien plus d'anniversaires marquants. J'en ai trouvé 15 et fait une courte analyse de chacun d'eux.

     Télécharger le fichier PDF

    Noam Chomsky a dit : « Il y a une bonne raison pour laquelle personne n'étudie l'Histoire, elle enseigne beaucoup trop de choses ! »

    Il a raison alors étudions !

  • Yvette Roudy : l’égalité des sexes, affaire d’Etat

    Première ministre des Droits des femmes de plein exercice, Yvette Roudy a combattu les inégalités et – plus difficile encore ! – le mépris du féminisme.

    L’article Yvette Roudy : l’égalité des sexes, affaire d’Etat est apparu en premier sur Les Nouvelles News.

  • Canadians do not seek a trade war – but nor will we be bullied by Donald Trump | Jen Gerson

    A fundamental rupture in the values that have united North America is not a problem that can be wished away: this is a warning to the western alliance

    The Canadians are exceedingly angry. I realise this can sometimes be difficult for foreigners to deduce, given our national struggle to express the full range of human emotion outside ice hockey riots. However, let me assure you that the prime minister Canadians saw take the stage on Saturday morning in the wake of the collapse in trade negotiations with the US was a Mark Carney practically vibrating with fury.

    “You’re at war when you get attacked. We got attacked,” he said, in a rare press conference that was as candid and clear as he ever tends to be. “That’s fine … We’ve got the reserves, we’ve got the resilience, we’ve got the plan, we’ve got the focus. We’re gonna respond, we’re going to focus on what we can control and what we’re going to build.”

    Jen Gerson is a Canadian commentator and co-founder of The Line. She lives in Calgary, Alberta

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  • « Le réchauffement va trop vite » : l'appel d'un jeune paysan pour un grand plan agroécologique

  • AssurTech : comment la data et l’IA redessinent l’accès à l’assurance auto pour les profils à risque

    Pendant des décennies, un conducteur malussé payait le prix de sa catégorie statistique. La donnée et l’intelligence artificielle bousculent ce système, sans l’annuler. Sortir du jugement de groupe Un automobiliste au malus élevé n’a longtemps eu qu’une option : solliciter un assureur spécialisé comme SOS Malus, faute d’une alternative accessible. Son dossier reposait sur une …

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  • Spiderman antifa

    Une scène aussi insolite qu'héroïque le 22 août à Minneapolis, métropole du Nord des USA, haut lieu de contestation sociale et antiraciste.

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  • geo ET INFLUENCE : ce que L’histoire des réseaux sociaux peut (et devrait) nous enseigner

    Par Alban Renard, Head of Expertises & Innovation chez CyberCité. Les usages de recherche ne sont pas simplement en train de basculer de Google vers ChatGPT. Ils passent progressivement d’une logique de navigation entre plusieurs résultats à une logique de réponse, de synthèse et de recommandation. Pour les marques, cette évolution change moins les fondations …

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  • [Podcast] Enquêter sur l’extrême droite en Bretagne, avec Manon Boquen, Chloé Richard et Pierre-Yves Bulteau

    Enquêter sur l’extrême droite, c’est aussi enquêter sur ses méthodes, ses réseaux et ses stratégies d’influence. Dans cet échange public, trois de nos journalistes partagent leurs expériences de terrain en Bretagne : l’affaire de Callac, les groupuscules néonazis, les difficultés d’accès aux sources, les intimidations et les responsabilités des médias face à la montée de […]

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