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  • [Podcast] Les jours heureux - Déconnecté·es

    Pendant presque un an, un groupe de citoyen·nes du service d'insertion sociale du CPAS d'Amay, accompagné par Article 27 Wallonie et le Pac Huy-Waremme, s'est réuni pour transformer ces constats en paroles, en analyses et en revendications, au travers d'ateliers d'éducation populaire. Déconnecté·es est le fruit de ce travail collectif : un podcast qui donne à entendre des vécus trop souvent ignorés et questionne les choix de société qui fabriquent ces exclusions. Ce podcast est un appel à agir. Les inégalités numériques ne sont pas une fatalité ni une responsabilité individuelle : elles sont un enjeu de justice sociale qui doit être reconnu, débattu et placé au cœur de l'agenda politique. Illustration par François D'Alcamo
  • Bolivie : à la croisée des chemins entre insurrection et contre-révolution

    GUERRE SOCIALE SUR L'ALTIPLANO Les manifestations en Bolivie se sont intensifiées ces dernières semaines. La normalité et la paix sociale, tant convoitées par les capitalistes, ont volé en éclats. Des dizaines de barrages routiers sur les axes stratégiques reliant La Paz à Cochabamba, Oruro et aux postes-frontières avec le Chili et le Pérou ne cessent de se multiplier, malgré la répression atroce exercée par la police, des bandes militaires et des tueurs à gages à la solde du pouvoir, auxquels le prolétariat a répondu par une véritable violence de classe organisée. La société marchande, par la voix de ses porte-parole, aux allures de chacals, et de ses journalistes, véritables vautours, s'empresse de déverser ses idéologies et sa haine raciale contre les insurgés. Dans un premier temps, ils accusent les rebelles d'être tous, sans distinction, des partisans d'Evo Morales (manipulés par les vestiges de l'idéologie du MAS) et passent sous silence le fait que ces journées de lutte dans les rues ne sont pas menées par un personnage obsolète, mais constituent la réponse de la classe ouvrière aux conditions de vie misérables et aux politiques de famine des marionnettes au pouvoir qui cherchent à accélérer le pillage des ressources (eau, lithium, terres, minerais) et à imposer davantage de mesures d'austérité. Dans le même temps, les organisations gravitant autour de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), les secteurs miniers, les paysans et les groupes autochtones ont intensifié leurs manifestations et exigé la démission du président Rodrigo Paz. Les « dirigeants sociaux » (ou plutôt les bureaucrates chargés d'éteindre l'incendiesocial) ont dénoncé la « trahison du gouvernement envers la base populaire » et ont rejeté les appels officiels au dialogue. Mais pour nous, anarchistes-communistes, toutes ces plaintes ne sont qu'une supercherie : il n'y a pas de trahison en tant que telle, car il s'agit là de l'action naturelle de la bourgeoisie qui impose sa volonté pour assurer la pérennité de la domination du Capital. Les organisations syndicales ne constituent en aucun cas une arme dans la lutte contre le capital, mais elles sont un outil parfaitement intégré au système, qui sert de médiateur et de conciliateur entre la classe dirigeante et les exploités, afin de réguler le prix de la force de travail et d'empêcher la classe ouvrière de se constituer en force révolutionnaire. Une autre de leurs caractéristiques répugnantes est qu'elles ont pour fonction de canaliser la force massive de la classe vers des intérêts sectoriels, contribuant ainsi à la division et à la fragmentation de la lutte, et entretenant l'illusion selon laquelle chaque secteur professionnel, chaque race, chaque ethnie aurait des intérêts particuliers, déconnectés du reste. Tout comme cela s'est produit récemment en Équateur avec la CONAIE (Confédération des nationalités indigènes de l'Équateur), qui n'a servi qu'à épuiser, paralyser et anéantir les mobilisations, les grandes organisations bureaucratiques « d'avant-garde » chargées des négociations (y a-t-il d'ailleurs quelque chose à négocier avec nos ennemis de classe ?) tentent une nouvelle fois d'entraîner la classe ouvrière dans le piège des illusions démocratiques bourgeoises, afin que tout reste comme avant, voire empire. Le gouvernement de ce morveux de Rodrigo Paz s'est empressé de négocier des accords visant à diviser le mouvement, en accordant des concessions à certains secteurs mobilisés. Il a négocié avec les coopératives, il a annulé une dette de 95 millions de bolivianos auprès de la Caisse nationale de santé et a maintenu la subvention sur les carburants. Il a également négocié avec le corps enseignant et avec la COB d'El Alto, et a signé un accord avec les dirigeants des « ponchos rouges » de La Paz. Ces secteurs se sont peu à peu retirés du conflit. Il était évident qu'une partie de la base désapprouvait ses dirigeants pour avoir signé cet accord. Nous nous permettons de citer un extrait d'un texte qui circule sur le web, qui illustre et corrobore ce qui précède (même si nous ne partageons pas sa perspective de « démocratie ouvrière »), démontrant comment ces mafias de « professionnels des luttes et des mobilisations » sont les véritables fossoyeurs de tout projet révolutionnaire : « Pendant que ce 30 mai, les Assemblées générales d'auto-organisation comme celle de Patacamaya avec la participation des représentants des 77 communautés de la province Aroma, décident de leur côté comme partout dans tout le pays, de rejeter tout dialogue avec le gouvernement, d'exiger sa démission et de maintenir les blocages illimités tout en radicalisant la mobilisation avec aujourd'hui 93 barrages contre 60 il y a deux jours, de son côté la direction de la COB, la principale centrale syndicale ouvrière, se dérobe une fois de plus et repousse – sous des prétextes de sécurité – l'Assemblée générale nationale où devait être décidé aujourd'hui ou de négocier avec le gouvernement ou de continuer la lutte jusqu'à sa chute. Et pour bien tenter d'empêcher cette Assemblée, la direction de la COB ne donne aucune date pour la prochaine. L'attitude de la direction de la COB est claire pour tout le monde. Beaucoup de comités d'auto-organisation avaient appelé à participer à cette Assemblée pour décider de continuer la lutte afin de renverser le gouvernement, et c'était sûr qu'ils seraient majoritaires entraînant la base de la COB avec eux, ce qui aurait transformé de fait cette assemblée ouverte de la COB en direction nationale autoorganisée de la lutte pour renverser le pouvoir. La direction de la COB a montré aujourd'hui qu'elle ne veut pas renverser le pouvoir et qu'elle ne veut pas pour ça que le mouvement insurrectionnel en cours appartienne à ceux qui l'animent. Beaucoup parlent de trahison. En même temps, ça ne surprend pas grand monde, vu que la COB avait déjà trahi la première phase du mouvement en décembre/janvier 2026 et surtout ça ne décourage pas parce que les comités d'auto-organisation ont largement averti de ce qui risquait de se passer. Ça ne cassera pas le mouvement. Ça donnera juste envie aux comités d'auto-organisation de mettre en place par eux-mêmes cette direction démocratique nationale [SIC !] qui manque au mouvement et qui aurait pu se réunir aujourd'hui. » [Information provenant de Luttesinvisibles] Voilà comment fonctionnent la gauche, le syndicalisme et le citoyennisme. Aujourd'hui, ils nous entraînent dans la grève, mais avant ou pendant le processus, ils nous ont déjà vendu aux conglomérats d'entreprises voraces et à leurs clans politiques. Tant qu'on restera prisonnier du discours selon lequel cette lutte vise à défendre la démocratie et la souveraineté contre la montée de l'extrême droite et du fascisme, nous serons condamnés à mener ce combat sans ébranler les structures du système capitaliste, et à nous contenter de simples changements de gouvernement au cours desquels la bourgeoisie nationaliste prépare le terrain pour l'arrivée de bourgeoisies excentriques et encore moins scrupuleuses (les Milei, les Noboa, les Bukele, les Trump). La Bolivie possède une grande tradition de combativité dans le domaine de la lutte des classes (depuis le soulèvement ouvrier de 1952 jusqu'aux guerres de l'eau de 2000 et du gaz de 2003). Ces journées de lutte ont été rendues possible par l'existence d'une communauté de lutte (perspective collective, réseaux de soutien, assemblées, groupes de logistique) ; et il apparaît clairement que, même si l'ampleur d'un mouvement ne le rend pas invulnérable, sans une base sociale qui se lance dans la lutte et se soutienne mutuellement, la paix sociale du capitalisme s'imposera d'autant plus violemment, même si le prolétariat se trouve dans une situation d'extrême précarité et de misère (voir le cas de l'Argentine). ET APRÈS L'INSURRECTION ? D'autre part, il convient de préciser que la situation actuelle de l'insurrection prolétarienne en Bolivie ne s'inscrit pas dans le contexte d'une révolution mondiale, mais au contraire, elle se déroule dans un tourbillon de contre-révolution, où la bourgeoisie se montre désespérée dans sa quête d'accumulation du capital — en accélérant la guerre, l'écocide et le contrôle technologique. L'action des blocs bourgeois, qui incarnent les nouveaux fascismes et les nouvelles droites, tend à exacerber les contradictions de classe, mais cela ne signifie pas pour autant que notre classe réponde automatiquement avec éloquence et détermination aux attaques du capitalisme. Il est clair qu'on ne peut pas tout laisser à la spontanéité. Si le flambeau de la lutte est porté par la Centrale ouvrière bolivienne (COB) réformiste, suite au déclin du MAS, c'est parce que de fait les conditions ne sont pas encore suffisamment mûres pour faire contrepoids et mener une insurrection généralisée qui dépasse les limites d'une démocratie frileuse et du gauchisme. Cependant, surmonter cela ne dépend pas spécifiquement de la simple volonté de quelques individus ou d'une organisation, mais ne peut être que le résultat de bilans et de ruptures au cours de la lutte elle-même. Deux décennies de soulèvements à travers le monde confirment une fois de plus que lutter sous les bannières des secteurs de la gauche réformiste et progressiste revient à se condamner à la stagnation et à des revers cuisants qui brisent le moral collectif du prolétariat. Il n'est pas surprenant qu'en Bolivie, bien qu'il existe actuellement une communauté de lutte prolétarienne dotée d'une grande combativité, il y ait des limites dues à la confusion et à l'apathie, qui risquent de mener le soulèvement dans une impasse. Cela signifie-t-il qu'il faille rester les bras croisés« jusqu'à ce que les conditions soient réunies » ? Nous ne le pensons pas. Même si nous savons que nous ne sommes même pas encore dans une phase « prérévolutionnaire », ce n'est ni la fin du chemin, ni la fin de la lutte, et encore moins notre défaite définitive. Les faits concrets témoignent de la lutte prolétarienne, non pas telle qu'elle devrait être, mais telle qu'elle est : contradictoire au milieu du chaos et de la révolte, avec l'ingérence inévitable, dans sa phase initiale, de secteurs interclassistes et réformistes qui chercheront à tirer profit de la situation. Elle ne surgira jamais dans des conditions idéales et à notre convenance. C'est pourquoi il ne sert à rien de nous isoler au nom d'une pureté révolutionnaire. En tant qu'agitateurs et révolutionnaires, nous devons encourager le débordement des organisations mêmes qui se sont révélées obsolètes afin d'étendre la lutte, non pas pour « les améliorer ou les changer de l'intérieur », mais pour les briser, les dépasser et créer nos propres organes autonomes qui répondent à nos intérêts historiques de classe… et ainsi jusqu'à la révolution sociale. Il est absurde de penser qu'après des décennies durant lesquelles le prolétariat et ses structures de résistance et de lutte radicale ont été mis en pièces (que ce soit par la répression ou la cooptation), il va soudainement se mobiliser pour partir à l'assaut du ciel, un programme révolutionnaire à la main et en brandissant un drapeau avec l'inscription Omnia sunt communia. La lutte des classes ne fonctionne pas ainsi. Ce n'est pas que le prolétariat « prenne d'abord conscience, devienne révolutionnaire, puis se lance dans la lutte », mais c'est au cours du processus de lutte (toujours tumultueux, complexe, semé de contradictions et d'erreurs) qu'il développe sa conscience et révèle sa perspective révolutionnaire, ou du moins, c'est là que les limites ignominieuses du réformisme deviennent plus évidentes, ce qui l'oblige à repenser ses méthodes de lutte. Les secteurs qui sont déjà profondément ancrés dans les organisations de base, et qui ont pris conscience que le fait de déléguer la lutte à d'autres ne mènera qu'à une impasse, doivent se confronter à cette problématique et se réorganiser afin de surmonter cette contradiction. La réponse du gouvernement est claire : état d'urgence, loi de bâillonnement, répression brutale et recours immédiat à la force policière pour étouffer dans l'œuf le soulèvement au plus vite. Malgré les morts, il n'y est pas encore parvenu et son désespoir grandit. Mais qu'en est-il de l'autre côté de la barricade ? Allons-nous continuer à nourrir l'espoir stupide que d'autres gouvernements progressistes ou le bloc sino-russo-iranien interviendront de l'extérieur pour nous sauver ? Tous les États sont les ennemis du prolétariat et, tôt ou tard, ils nous écraseront ou nous livreront comme un trophée à leurs rivaux. Le prolétariat n'a pas d'amis parmi la bourgeoisie ; il ne peut compter que sur ses propres forces, sa mémoire historique et ses méthodes de lutte. La poudrière reste à deux doigts d'exploser, les mobilisations se poursuivent et les assemblées de quartier battent leur plein, mais nous ne devons pas baisser la garde. Nous savons que l'un des points faibles de toutsoulèvementréside dans le faitque plusil se prolonge, plus le poids de la fatigue et du désespoir pèse lourdement sur les insurgés. La pénurie de produits de première nécessité, de médicaments et de fournitures s'aggrave en raison des barrages et du manque de carburant, ce qui est crucial pour la poursuite de la résistance prolétarienne. Ce qui se passe en Bolivie doit apporter de précieux enseignements à notre arsenal dans cette guerre des classes. De deux choses l'une : soit nous avançons vers l'abolition du capital, de l'argent, du marché, de l'État et des classes… soit nous prolongerons notre misère sous ce système. Vive la révolte prolétarienne en Bolivie ! Vive ceux qui luttent ! Ni gauche, ni droite ! Mort à l'État et au capital ! Contre la Contra – juin 2026 Source en espagnol : https://materialesxlaemancipacion.espivblogs.net/2026/06/04/bolivia-en-la-encrucijada-de-la-insurreccion-y-la-contrarrevolucion/ Traduction française : Les Amis de la Guerre de Classes / Los Amigos de la Guerra de Clases
  • Geekom retire enfin un pilote que Windows Defender signalait comme vérolé depuis 2024

    Le constructeur Geekom a retiré de ses anciennes pages de support un installeur de pilote réseau que plusieurs moteurs d'analyse classent comme malveillant. Le fichier s'appelle Install_PCIE_Win11_11.10.0720.2022_11222022.exe et il dormait dans l'archive LAN partagée par six mini-PC de la marque : A7, A8, AE7, AE8, AX7 Pro et AX8 Pro.

    Le signalement part d'un utilisateur de r/MiniPCs sur Reddit, et du site VideoCardz qui a vérifié lui-même en téléchargeant l'archive directement chez Geekom le 15 août dernier. VirusTotal, FileScan.IO, MetaDefender et YARAify réagissent tous les quatre, ce dernier en remontant même des signatures ClamAV qui nomment la famille Asruex.

    Alors c'est déjà un peu chaud d'apprendre ça, surtout si vous avez un PC Geekom mais la problème c'est que ce n'est pas absolument pas une nouveauté !

    En effet, le 29 décembre 2024, le propriétaire d'un AE8 explique sur le forum ComputerBase qu'il vient de réinstaller Windows, qu'il a pris ses pilotes sur le site du fabricant, et que Defender lui a sorti Trojan:Win32/Asruex.A au décompactage. Il dit ensuite avoir écrit à Geekom pour les prévenir.

    20 mois plus tard, Tom's Hardware décrit sur les machines Geekom, des permissions administrateur, des frappes clavier interceptées et une connexion à un serveur de commande, et PCWorld raconte que des attaquants sont venus glisser une backdoor dans le paquet.

    Ce fichier est donc bien un paquet Realtek générique, que DriversCloud héberge et redistribue depuis le 25 novembre 2022 et qui s'est fait vérolé ensuite en 2024. Sur l'origine de l'exemplaire qui traînait chez elle, Geekom dit dans son communiqué du 18 août qu'il s'agit d'une ressource obsolète oubliée sur de vieilles pages, mais jamais d'une intrusion.

    Donc si vous avez téléchargé et lancé cet installeur LAN depuis une page support d'un de ces six modèles, vous êtes concerné !! Le Windows livré avec la machine n'est pas en cause, du moins d'après Geekom. Supprimez donc l'installeur, lancez un scan complet avec Windows Defender ou votre antivirus préféré, et récupèrez un pilote réseau faible chez Realtek ou directement via Windows Update.

    De son côté, Geekom a invoqué la déesse de l'effet Streisand en demandant à VideoCardz de retirer son article mais VideoCardz a dit non évidemment...

    Source : PCWorld

  • Combien coûte vraiment un projet e-commerce B2B ? Ce qu’il faut budgéter en 2026

    Ce qu'il faut retenir :

    • Un projet e-commerce B2B coûte structurellement plus cher qu'un site B2C classique, en raison de la complexité métier et des intégrations obligatoires.
    • Les budgets observés vont de quelques milliers d'euros pour une solution simple à plus de 150 000 € pour un projet sur-mesure avec catalogue volumineux et intégration ERP poussée.
    • Des solutions modulaires pensées nativement pour le B2B, comme BaseCart développée par l'agence Vigicorp, permettent de réduire le temps de développement par rapport à un projet 100 % sur-mesure.
    • Le nombre de comptes clients, la taille du catalogue, la profondeur de l'intégration ERP et le niveau d'automatisation des workflows sont les principaux critères qui font varier la facture.
    • Anticiper les postes de migration de données et de formation des équipes évite les mauvaises surprises budgétaires après la mise en ligne.

    Pourquoi le e-commerce B2B coûte plus cher que le B2C

    Si un site B2C commercialise un produit au même prix pour tout le monde, un site B2B doit gérer des comptes entreprise avec des grilles tarifaires personnalisées, des catalogues parfois confidentiels selon le client, des commandes en gros et des cycles de validation impliquant plusieurs interlocuteurs (acheteur, décideur, utilisateur final). Cette complexité métier se traduit mécaniquement par plus de développement spécifique, donc un budget plus élevé.

    L'autre différence structurante est l'intégration aux systèmes existants. Un projet B2B part rarement d'une page blanche. Il doit se connecter à un ERP, parfois à un CRM et à un PIM, pour synchroniser stocks, tarifs et données produits. Cette brique technique est un facteur de coût supplémentaire que les projets B2C n'ont, la plupart du temps, pas besoin de budgéter avec la même ampleur.

    Une solution pensée nativement pour le B2B : l'exemple de Vigicorp

    Face à ce constat, certaines agences ont choisi de construire leur propre socle technique plutôt que d'adapter une plateforme généraliste à chaque nouveau projet. C'est le parti pris de l'agence nantaise Vigicorp, qui a développé BaseCart, sa solution ecommerce btob en interne.

    Concrètement, BaseCart combine la robustesse d'un développement sur Symfony avec la rapidité de déploiement d'un socle déjà configuré pour les besoins spécifiques du B2B : gestion des comptes entreprise, catalogues privés, grilles tarifaires personnalisées, validation des commandes et devis.

    L'architecture est modulaire, ce qui permet de n'activer que les fonctionnalités nécessaires au démarrage, puis d'ajouter des modules à mesure que l'activité évolue. L'intégration avec l'ERP, le CRM ou les outils comptables fait partie du socle, plutôt que d'être développée à chaque fois de zéro.

    L'intérêt budgétaire de cette approche : partir d'un socle déjà pensé pour les enjeux du B2B réduit le temps de développement et le time-to-market par rapport à un projet 100 % sur-mesure, sans sacrifier la possibilité de personnaliser la plateforme selon le secteur d'activité et le modèle commercial de l'entreprise. Pour les projets aux exigences techniques encore plus poussées, Vigicorp propose également un développement entièrement sur-mesure en Symfony, notamment pour les logiques de tarification très spécifiques ou la gestion logistique multi-entrepôts.

    Les grandes fourchettes de budget selon le type de projet

    Les budgets constatés sur le marché français varient fortement selon l'approche retenue. Une agence web française facture en moyenne entre 5 000 € et 12 000 € un site e-commerce simple, mais ce type de tarif correspond rarement aux besoins réels d'un projet B2B avec tarification personnalisée. Sur un échantillon de projets réels, le budget médian d'un développement e-commerce sur-mesure sans CMS no-code atteint environ 45 000 € et pour les gros catalogues B2B multi-sites, la médiane dépasse 75 000 €, avec un troisième quartile qui grimpe au-delà de 185 000 €

    D'autres retours de terrain vont dans le même sens. Un site B2B connecté à un ERP, gérant plusieurs milliers de références et une dimension multi-pays, n'a rien de comparable en termes de budget avec une boutique Shopify basique, avec des écarts qui peuvent aller de 1 à 50 selon le périmètre. On peut résumer ces ordres de grandeur en trois familles de projets :

    • Solution B2B « sur étagère » adaptée : quelques milliers à environ 20 000 €, pour un catalogue limité et des besoins d'intégration réduits.
    • Solution B2B modulaire pré-construite (à l'image de BaseCart) : généralement entre 20 000 € et 60 000 €, selon le niveau de personnalisation et le nombre de modules activés.
    • Développement 100 % sur-mesure : à partir de 45 000 € et souvent au-delà de 100 000 € pour les catalogues volumineux, le multi-sites ou les intégrations ERP complexes.

    Ces chiffres restent évidemment des ordres de grandeur : chaque agence fixe ses propres tarifs, et le périmètre exact du projet reste le facteur déterminant.

    Les postes de coûts à budgéter

    Un budget e-commerce B2B complet doit couvrir plusieurs postes, souvent sous-estimés au moment du premier devis :

    • Conception et UX : parcours d'achat professionnel, arborescence du catalogue, gestion des comptes multi-utilisateurs.
    • Développement front et back : l'essentiel de l'enveloppe pour un projet sur-mesure ou semi-sur-mesure.
    • Intégration ERP, CRM et PIM : synchronisation des stocks, des tarifs et des fiches produits.
    • Migration des données existantes : reprise du catalogue, des comptes clients et de l'historique de commandes.
    • Formation des équipes internes : back-office, gestion des tarifs, suivi des commandes.
    • Maintenance, hébergement et évolutions : un poste récurrent qui se prolonge après la mise en ligne.

    Cette liste rejoint un constat largement partagé sur le marché : les postes les plus souvent oubliés dans un budget e-commerce sont l'intégration aux outils de gestion existants, la préparation des données produits et la formation des équipes, alors même qu'un site techniquement abouti, mais mal pris en main en interne ne produira jamais les résultats attendus.

    Les critères qui font varier les budgets

    Plusieurs facteurs expliquent pourquoi deux projets B2B, en apparence similaires, peuvent afficher des devis très différents :

    • Le nombre de clients à gérer : plus les comptes nécessitent des grilles tarifaires ou des catalogues individualisés, plus le développement se complexifie.
    • La taille et la structure du catalogue : nombre de références, variantes, disponibilité différenciée selon les clients.
    • La profondeur de l'intégration ERP : une synchronisation en temps réel coûte nettement plus cher qu'un import périodique.
    • Le multilingue, le multi-devises et le multi-sites : chaque déclinaison ajoute de la complexité technique et de la maintenance.
    • Le niveau d'automatisation des workflows de commande : validation interne, devis automatisés, gestion des commandes en gros.

    L’article "Combien coûte vraiment un projet e-commerce B2B ? Ce qu’il faut budgéter en 2026" a été publié sur le site Abondance.

  • oMLX – Faites tourner vos agents IA en local sur votre Mac

    Faire tourner un modèle en local sur un Mac, c'est réglé depuis un moment. Ce qui l'est moins par contre, c'est de brancher un agent de code dessus, parce qu'à chaque reprise de session, le serveur doit malheureusement remouliner des dizaines de milliers de tokens de contexte avant de sortir le premier mot...

    Ce calcul, ça s'appelle le cache KV, et la plupart des serveurs le gardent en mémoire. Du coup, quand le modèle se décharge, le cache part avec dans le grand vide...

    C'est pourquoi oMLX a pris le parti d'écrire ce cache sur le disque, au format safetensors, car le contexte déjà envoyé une fois, prompt système et fichiers lus compris, se recharge depuis le SSD au lieu d'être recalculé, y compris après un redémarrage du serveur.

    De son côté, LM Studio conserve lui aussi son cache MLX sur disque , mais dans un fichier temporaire qu'il efface quand le modèle se décharge. Les deux outils écrivent sur le disque, mais un seul conserve réellement son cache.

    Côté raccordement, le serveur oMLX expose l'API OpenAI et l'API Anthropic ce qui permet par exemple à Claude Code de taper directement sur localhost. Et y'a même un tableau de bord qui nous dit quoi faire dans le terminal pour brancher Claude Code ou d'autres avec oMLX.

    Sur oMLX, le cache disque est donc actif d'office et son plafond par défaut, parce qu'il en faut bien un, se calcule à 10 % de la capacité du disque qui l'héberge. Sur un SSD d'un téraoctet par exemple, ça fait cent gigaoctets qui peuvent partir en cache sans que personne n'ait rien demandé. Donc prévoyez un peu de place... Après rassurez-vous, ça se vide d'un clic sur un bouton dans le tableau de bord et la taille peut se régler.

    Le deuxième piège est plus sournois puisqu'une installation par défaut via pip ne compile pas les kernels Metal, et les modèles GLM-5.2, MiniMax M3 et Qwen3.5 retombent alors sans prévenir sur un chemin générique... Donc je vous incite fortement à utiliser uniquement les DMG proposés qui contiennent déjà les kernels Metal compilés comme il faut.

    Reste à savoir ce que ça donne vraiment dans un usage quotidien... Le cache attaque l'attente avant le premier mot mais pas la vitesse à laquelle les mots sortent ensuite donc tout dépend du modèle et de la machine que vous avez. Mais en tout cas, pour un usage avec des agents (coding par exemple), ce sera plus efficace d'utiliser oMLX que Ollama ou LMStudio.

    Source : omlx.ai

  • Comment la philosophie contribue à l’idée de réparer l’«injustice historique» d’Haïti

    À partir d’une étude de la «double dette» imposée en 1825 par la France à Port-au-Prince en échange de la reconnaissance de son indépendance, Magali Bessone élabore les bases d’une justice «postcoloniale», dans un livre stimulant qui vient de paraître intitulé «Ce que nous devons à Haïti».
  • Yu le Grand, un mythe antique au service du barrage des Trois-Gorges

    La figure légendaire de Yu le Grand, qui a mis fin au déluge et fondé la toute première dynastie, celle des Xia, a été vénérée à la fois par les taoïstes et les confucéens. Aujourd’hui, le régime communiste l’a récupéré, Xi Jinping l’enrôlant dans sa lutte contre les inondations.
  • Trade Republic lance le Livret A dans son application et dépasse 400 000 PEA

    Trade Republic ajoute le Livret A à son application et franchit les 400 000 PEA. La néobanque allemande veut passer du statut de courtier à celui de banque principale des Français.

  • Surfshark lance une protection anti-scam SMS et enterre son moteur de recherche - La vie est faite de choix

    -- Article en partenariat avec Surfshark --

    Vous recevez combien de SMS pourris par jour ? Moi, j'en ai tellement que mon téléphone vibre plus pour des arnaques que pour mes potes. "Votre colis est bloqué, cliquez ici" ... j'ai rien commandé. "Urgent : votre compte bancaire va être suspendu" ... j'ai pas de compte chez eux. "Bravo, vous avez gagné un iPhone" ... oui, et moi je suis le pape (après ça veut dire que je pourrai renommer la papamobile en korbenmobile, ça claque).

    Aux USA, les gens se prenaient en moyenne 19,2 milliards de SMS spam par mois fin 2023. C'est près de trois fois plus qu'en 2021. Et ces conneries ne font qu'augmenter. Les escrocs ont compris une chose simple : on regarde nos SMS. On les ouvre. On clique. Et bim, votre compte est vide, votre identité est volée, et vous êtes bon pour passer trois jours au téléphone avec votre banque.

    Surfshark a visiblement eu la même révélation que nous, sauf qu'eux, ils ont décidé de faire quelque chose. Depuis quelques jours ils ont lancé la Scam Text Protection. Une fonctionnalité qui utilise l'IA pour analyser vos SMS entrants en temps réel et détecter les arnaques avant que nous ne cliquions comme des débiles sur le lien.

    Comment ça marche, cette magie ?

    En gros, l'outil scanne chaque SMS qui arrive sur votre téléphone. Il cherche les URLs dangereuses, les numéros d'expéditeurs suspects, et les patterns de social engineering. "Agissez vite", "votre colis est bloqué", "virement suspect détecté" & co, l'IA connaît le script.

    Sur iOS c'est efficace mais assez brutal (trop ?) : le message suspect est automatiquement déplacé dans le dossier Spam de l'app Messages. Vous ne recevez même pas de notification. C'est comme si le SMS n'avait jamais existé. Pas de tentation, pas de clic, pas de problème.

    Sur Android, c'est un peu plus transparent. Vous recevez une alerte de Surfshark qui vous prévient qu'un scam a été détecté. Vous cliquez sur la notif, et le message s'ouvre dans un environnement contrôlé, directement dans l'app Surfshark. Vous pouvez le lire sans risque, sans déclencher de lien malveillant par accident.

    Et pour les Américains, il y a même un dashboard in-app qui estime combien d'argent vous avez économisé en évitant chaque arnaque (qui apparaitra sûrement chez nous un jour). C'est un gros gadget inutile, mais ça fait plaisir de voir "1 250$ sauvés" à la place d'un virement frauduleux. Bon, après c'est juste pour se la raconter un peu parce que c'est pas comme si vous seriez tombé dans le panneau à chaque arnaque (enfin j'espère pas pour vous).

    Le smishing, c'est 35% du phishing mondial

    Oui, vous avez bien lu. 35% de toutes les tentatives de phishing passent maintenant par SMS. On appelle ça le smishing (contraction de SMS et phishing), parce que les cybercriminels adorent les mots à la con.

    Alors que la cybersécurité traditionnelle se concentre sur les malwares et le piratage, les arnaques modernes ciblent de plus en plus le comportement humain via des techniques d'ingénierie sociale qui exploitent la confiance, le sentiment d'urgence et les données personnelles exposées. Les arnaques sophistiquées par SMS sont très difficiles à repérer, surtout lorsqu'elles ne comportent aucune erreur facilement identifiable. L'outil est donc conçu pour détecter ces erreurs ou ces patterns suspects afin d'éviter toute interaction avec des acteurs malveillants.

    Et le truc rassurant, parce que je sais que vous allez me demander si Surfshark lit tous vos SMS pour les vendre à Facebook, c'est que Surfshark promet que la fonctionnalité ne conserve pas vos messages, ne surveille pas votre téléphone en général, et n'utilise pas vos données privées pour entraîner ses modèles d'IA. On attendra un audit indépendant pour valider ça bien sûr, mais jusqu'ici le requin a toujours montré patte nageoire blanche.

    Pour l'instant la Scam Text Protection est disponible pour les abonnés Surfshark One et Surfshark One+ . Si vous êtes sur le plan VPN de base, il va falloir upgrader, et ça tombe plutôt bien en ce moment, mais j'y reviens dans deux minutes.

    Et pendant ce temps, Surfshark Search passe à la trappe

    Mais dans la vie, quand une porte s'ouvre, une autre se ferme. Début août 2025, Surfshark a annoncé qu'il arrêtait Surfshark Search, son moteur de recherche privé intégré. La raison ? Personne ne s'en servait.

    Surfshark a été honnête dans son annonce : "Search adoption stayed limited to a very small share of our users". Bref, c'était le cancre de la classe. Alors ils ont décidé de couper l'herbe sous le pied de ce truc pour se concentrer sur ce que les gens utilisent vraiment : le VPN, l'antivirus, la protection contre les scams et la protection d'identité. Surfshark justifie ça par une philosophie simple qui est que chaque fonctionnalité doit mériter sa place en vous protégeant. Si personne ne l'utilise, elle dégage. C'est un peu cruel, mais c'est pragmatique.

    Le calendrier de disparition est assez simple puisque sur iOS et Android c'est déjà supprimé. Pour la version desktop et les extensions navigateur, vous avez jusqu'à la fin 2026 pour dire au revoir.

    R.I.P.

    Si vous utilisiez Surfshark Search comme moteur par défaut, il va falloir migrer. Les alternatives classiques sont DuckDuckGo , Brave Search ou Startpage . C'est dommage, parce qu'un moteur de recherche privé sans pubs et sans trackers, c'était une bonne idée. Mais face à l'hégémonie des moteurs grand public et des chatbots IA, un moteur de recherche intégré dans une app VPN, c'était un peu mission impossible.

    Ce que ça dit de la stratégie de Surfshark

    En vrai, ce double mouvement est très révélateur. Surfshark arrête un produit secondaire (Search) pour renforcer son cœur de métier et ajouter une fonctionnalité qui répond à un besoin immédiat et massif (la protection SMS). C'est de la consolidation intelligente et je trouve que l'échange est équitable (mais bon, j'utilisais pas trop leur search donc ...).

    Le VPN reste le cœur du business. Mais Surfshark se transforme progressivement en une plateforme de sécurité multi-produits. VPN, antivirus, protection d'identité (Alert), suppression de données (Incogni) et maintenant protection anti-scam par SMS. Ils ne veulent plus être "juste" un VPN. Ils veulent être votre bouclier numérique global.

    Et voilà les deux minutes que je vous avais promises, on va parler pognon. Du 17 août au 7 septembre, Surfshark lance son opération de fin d'été et le deal est simple : le plan One sur 24 mois passe au tarif du plan Starter, soit 2,49 € par mois au lieu de 2,79 €. Autrement dit, la suite complète (VPN, antivirus, bloqueur de pubs et le reste, Scam Text Protection comprise donc) vous coûte exactement le même prix que le VPN tout seul.

    C'est relayé chez eux un peu partout, sur la page Deals, la page d'accueil et la grille tarifaire, et même si vous partez sur un Starter, on vous proposera de basculer sur le One au moment de payer. Bref, à ce tarif-là, prendre le plan de base n'a plus vraiment de sens, et ça garde à Surfshark sa très bonne place dans mon classement des meilleurs VPN du moment .

    Si vous êtes comme moi et que vous en avez marre de recevoir trois SMS de merde par jour vous demandant de "confirmer votre identité" pour un colis que vous n'avez jamais commandé, cette fonctionnalité est une bénédiction. Surtout que ça fonctionne en arrière-plan, sans que vous ayez à devenir un expert en cybersécurité pour distinguer un vrai SMS de votre banque d'une arnaque.

    Dans le doute, ne cliquez jamais sur un lien dans un SMS. Et si vous avez Surfshark One, laissez l'IA faire le tri à votre place.

    => Je profite de l'offre Surfshark avant la rentrée !

  • « Ça bouchonne dans les montées » : le Mont-Blanc face à la surfréquentation

    [Le renouveau de la rando 3/4] Le Tour du Mont-Blanc connaît une fréquentation record, avec 75 000 randonneurs l'été dernier. Les règles de bivouac ont donc été durcies et les maires réfléchissent à des mesures pour protéger les sentiers et la faune.
    Mont-Blanc (Haute-Savoie), reportage
    Le long du sentier, un troupeau de brebis broute paisiblement, encadré par plusieurs patous. Au loin, les sommets se découpent dans le ciel, baignés par la douce lumière de cette matinée de fin juillet. (…)

    Lire la suite - Reportage / Montagne
  • Incendies en Gironde : comment les écologistes se retrouvent accusés à tort

    En Gironde, l'élu et médiatique représentant des sylviculteurs Bruno Lafon juge les « normes environnementales » responsables des feux. Quid des propriétaires des forêts, qui ont intérêt à perpétuer les monocultures ? Et de l'État, qui ne compense pas suffisamment les pare-feux ?
    Les feux qui ont ravagé la Gironde sont-ils la faute des écologistes ? C'est la petite musique qui est montée au lendemain des incendies. « Dès que l'on veut créer un pare-feu [de larges tranchées déboisées pour (…)

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  • « Personne n'était au courant » : une bassine construite en catimini en Normandie

    Cinq associations se mobilisent contre le chantier d'une bassine agricole pouvant contenir 40 000 m3 d'eau en Normandie. L'agriculteur à l'origine de cette construction se trouve être aussi le maire de la commune.
    Pierrefitte-en-Cinglais (Calvados), reportage
    Depuis le 14 août, la petite commune de Pierrefitte-en-Cinglais a été placée par la préfecture du Calvados en crise sécheresse, comme tout l'ouest du département. Hasard du calendrier (ou non), Samuel Courvallet, un agriculteur du (…)

    Lire la suite - Reportage / Agriculture , Eau , Mégabassines
  • « Personne n'était au courant » : une bassine construite en catimini en Normandie

    Cinq associations se mobilisent contre le chantier d'une bassine agricole pouvant contenir 40 000 m3 d'eau en Normandie. L'agriculteur à l'origine de cette construction se trouve être aussi le maire de la commune.
    Pierrefitte-en-Cinglais (Calvados), reportage
    Depuis le 14 août, la petite commune de Pierrefitte-en-Cinglais a été placée par la préfecture du Calvados en crise sécheresse, comme tout l'ouest du département. Hasard du calendrier (ou non), Samuel Courvallet, un agriculteur du (…)

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  • Ephéméride des luttes : 20 août

    Le 20 août, l'éphéméride des luttes se révolte contre l'occupation, agit contre les fascistes de toutes les couleurs et lutte contre la destruction des terres pour le profit capitaliste.

    1858 : Charles Darwin présente sa Théorie de l'évolution au monde scientifique. Il s'agit de l'une des principales remises en question de la conception théologique sur l'apparition de la vie sur Terre.

    1904 : Dans le Colorado, des mineurs s'emparent de la mine de Cripple Creek et déportent les officiers du gouvernement.

    1927 : A Cordoba en Argentine, dans le cadre de la campagne de soutien aux anarchistes Italiens Sacco et Vanzetti, qui risquent la condamnation à mort aux Etats-Unis, une bombe détruit une partie de l'usine Ford, faisant de gros dommages aux installations.

    1940 : A Mexico, le militant communiste catalan Ramón Mercader assassine Léon Trotsky à coups de piolet pour le compte de Staline.

    1955 : En Algérie, le FLN déclenche une insurrection contre l'armée d'occupation française et les tortures qu'elle fait subir à la population. Si la révolte fait 123 morts, ce n'est rien en comparaison de la répression qui s'en suit : 12.000 personnes sont tuées par l'armée.

    1962 : A Madrid, le groupe Defensa Interior, lié aux résistant-e-s anarchistes contre la dictature franquiste, font sauter les locaux des journaux La Vanguardia et ABC.

    1967 : - Le groupe anarchiste Primero de Mayo mitraille l'ambassade des États-Unis à Londres pour protester contre les liens économiques qui lient les USA à l'Espagne franquiste.

    • Au Mexique, des tueurs payés par la Fédération des Producteurs de Cuivre du Guerrero attaquent un congrès de paysans a Acapulco, faisant officiellement 32 morts.

    1968 : Les troupes du Pacte de Varsovie envahissent la Tchécoslovaquie pour écraser un mouvement de contestation populaire, ce qui provoque de grosses ruptures entre la gauche radicale vis-à-vis du Parti Communiste.

    1981 : En Irlande du Nord, un dixième et dernier militant de l'IRA (plus précisément de l'INLA : Irish National Liberation Army) meurt des suites d'une grève de la faim, après 60 jours. Il s'agit de Michael Irvine, âgé de 27 ans.

    1985 : A Dublin, a Brigade Tyrone de l'IRA abat un prestataire de service de l'armée anglaise.

    1988 : A Ballygawley en Irlande du Nord, l'IRA fait sauter une mine au passage d'un bus de transport de l'armée anglaise : 8 soldats sont tués, 28 autres blessés.

    2015 : Sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, une fourgonnette de la gendarmerie venue réaliser une expulsion ne parvient pas à s'enfuir lors de la réaction immédiate des soutiens. Elle sera totalement détruite à coups de batte de base-ball.

  • Trump threatens Iran’s trade partners, as military strikes make way for economic pressure

    US president pivots towards ‘crushing’ economic operation against Iran and its trading partners as military strikes fail to bring Tehran to the table

    Donald Trump has announced a new campaign to isolate Iran’s economy, threatening “tremendous economic consequences” on any country that helps or does business with Tehran, a move that could set up a fresh confrontation with China if implemented.

    “Today, I am announcing the most crushing economic operation ever taken against any country!” Trump wrote on Truth Social. “Any country that allows its financial institutions, businesses, airports, or government entities to provide any type of lifeline to Iran will itself face tremendous economic consequences.”

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  • Larry David says former friend Alan Dershowitz ‘made a deal with the devil’ as Trump’s lawyer

    The Seinfeld and Curb Your Enthusiasm creator says Dershowitz, who also defended Jeffrey Epstein and Harvey Weinstein, ‘only has himself to blame’ for being ostracised

    Larry David has opened up about the collapse of his friendship with Alan Dershowitz, saying that Dershowitz “made a deal with the devil” when he became Donald Trump’s lawyer.

    Dershowitz, a former Harvard University law professor, has been a member of legal teams for Trump, Jeffrey Epstein, OJ Simpson and Harvey Weinstein at various points in his career, and served on Trump’s defense team during the president’s first impeachment trial in 2020.

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  • Les nouveaux visages de la criminalité environnementale

    [1 / 4] Trafic de fourmis : les dessous d'un business juteux en pleine explosion
    [Les nouveaux visages de la criminalité environnementale 1/4] Les fourmis sont au cœur d'un trafic qui peut rapporter gros aux vendeurs qui pullulent sur internet. Un business, en pleine explosion, qui peut causer d'importants dégâts écologiques.
    [2 / 4] « Cocaïne des mers » : dans les rouages du trafic de vessies de poissons
    [Les nouveaux visages de la criminalité environnementale 2/4] Depuis (…)

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  • Rivières : le grand plouf

    Baignades en Suisse ou en Seine-Saint-Denis, rencontre avec des silures, cohabitation avec les cyanobactéries dans le Tarn... Notre série sur les rivières, en cinq articles.
    [1 / 5] Nager dans le Rhin pour aller au travail : à Bâle, le fleuve est « ancré dans le quotidien »
    [Rivières : le grand plouf 1/5] Très encadrée en France, la baignade dans les fleuves et les rivières est beaucoup plus largement autorisée en Suisse. À Bâle, se laisser porter par le Rhin au cœur de la ville (…)

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  • L’Union européenne ouvre davantage son marché aux pays en développement mais durcit ses conditions d'accès

    Après des années de blocage, l'UE a révisé les règles d'accès à son marché pour les pays en développement, notamment en conditionnant des préférences tarifaires à la réadmission de migrants en situation irrégulière.
  • Assassinat de Sonia Bellina, agression transphobe à Montpellier : chronique morbide d’un patriarcat « ordinaire »

    Mercredi 12 août, le corps sans vie de l’influenceuse Sonia Bellina était retrouvé entre des rangs de vignes à Saint-Gilles dans le Gard. Le lendemain, à Montpellier, une femme transgenre était ciblée par une agression menée avec des tessons de bouteilles en verre, après une tentative de viol. Une semaine plus tard, les réactions aux deux affaires en disent long sur l’état d’esprit de certaines parties de la société française.

    Sinistre découverte mercredi 12 août près de la ville gardoise de Saint-Gilles. Le corps à moitié calciné et dénudé de l’influenceuse Sonia Bellina y a été découvert au milieu des vignes.

    « Les gens vont trop loin, c’est affreux et ils racontent n’importe quoi »

    La procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, confirmait ce mercredi 19 août que le corps était bien celui de la jeune femme, signalée disparue par des membres de sa famille quelques jours avant. « Les enquêteurs de la section de recherches de Nîmes viennent de procéder ce jour à l’interpellation de deux hommes, qui ont été placés en garde à vue en raison d’éléments laissant suspecter leur participation aux faits, directe ou indirecte », a annoncé la procureure.

    Une semaine après la découverte du corps, une proche se présentant comme la sœur de la victime a dénoncé le harcèlement subi par sa famille. « Les gens vont trop loin, c’est affreux et ils racontent n’importe quoi », déclarait-elle à Midi Libre le 17 août.

    Le lendemain, mardi 18 août, Maître Mourad Battikh, avocat de la famille, déclarait : « Depuis plusieurs jours, des publications diffusent en masse rumeurs, spéculations, propos outrageants et mises en cause, accompagnées d’images et d’éléments relevant de la vie privée. Ces agissements ajoutent une souffrance inutile à celle des proches et sont de nature à nuire au bon déroulement de l’enquête ». Avant d’annoncer que des plaintes et signalements viseront les contenus portant atteinte à la victime et à ses proches.

    Quelques un des commentaires en question, cités par Libération : « Ce n’est pas une heure où on va rejoindre un homme inconnu… et, franchement, son actif à s’exhiber sur les réseaux ??? Y’a plus de questions à se poser. » ; « La jeune femme aura consacré sa vie à montrer son buste laitier sur les réseaux sociaux » ; « Quand tu joues… ben, des fois, il arrive que tu perdes ».

    Tentative de viol et agression transphobe à Montpellier

    Nouveau drame, le lendemain de la découverte du corps de Sonia Bellina, à Montpellier cette fois-ci. Le jeudi 13 août, une jeune femme transgenre a été ciblée par une tentative de viol dans le tunnel du Verdanson. Les agresseurs l’ont ensuite tailladée avec des tessons de bouteilles en verre, lui infligeant une centaine d’entailles sur tout le corps.

    Ayant réussi à s’échapper, la jeune femme transgenre a été transportée aux urgences de l’hôpital Lapeyronie, où 50 points de suture lui ont été posés. L’enquête sur cette seconde affaire a été confiée au Service Local de Police Judiciaire, sous la supervision du procureur de la République.

    Dans un communiqué publié le 15 août, l’association Stop Homophobie a déclaré : “Quelles que soient les qualifications qui seront finalement retenues par la justice, l’ampleur des blessures constatées est considérable. […] Cette affaire rappelle la nécessité d’une protection et d’un accompagnement adaptés pour les personnes transgenres victimes de violences”.

    L’organisation montpelliéraine Cause Commune a par ailleurs réagi ce mercredi 19 août à la couverture de cette seconde agression proposée par le média Métropolitain. L’article y est pointé du doigt pour un mégenrage de la victime, y est accusé de « choix éditoriaux transphobes » et de minimiser les intentions des agresseurs, notamment par l’usage de l’expression « L’occasion faisant le larron ». Cause Commune demande des excuses et une modification de l’article.

    L’article nie effectivement l’identité de genre de la victime, en affirmant « qu’il s’agissait en réalité d’un homme ». Avant de se conclure sur une longue digression touristique sur les lieux de l’agression, plutôt déplacée.

    Droite et extrême-droite banalisent la transphobie

    Aucun motif directement politique n’a été pour le moment mis en valeur par l’enquête judiciaire sur ce second drame. Mais en France, la progression électorale et médiatique de l’extrême droite s’accompagne d’une normalisation de la rhétorique anti-trans. La question de la transidentité est transformée en enjeu de “guerre culturelle”, puis reprise dans le débat politique et médiatique.

    La campagne politique autour de la proposition de loi visant à restreindre la prise en charge médicale des mineurs trans, à l’initiative du groupe Les Républicains, déposée par Jacqueline Eustache-Brinio et appuyée par l’extrême droite au Sénat au printemps 2024, en est un exemple.

    Une étude de l’Ipsos menée en 2024, constatait certains reculs : « La part des Français favorables à l’hypothèse d’une prise en charge des opérations de transition de genre par l’Assurance maladie comme d’autres procédures médicales, baisse de 4 points entre 2023 et 2024 passant de 45% à 41%. » ou encore « Une majorité de Français (60%) considère que les personnes transgenres font l’objet de discriminations. Bien qu’ils soutiennent toujours largement la nécessité de les en protéger (75%), cette proportion diminue par rapport à 2023 (77%). »

    Le 9 octobre 2025, l’observatoire des inégalités faisait remarquer un triplement des crimes et délits homophobes et transphobes entre 2016 et 2024.

    L’article Assassinat de Sonia Bellina, agression transphobe à Montpellier : chronique morbide d’un patriarcat « ordinaire » est apparu en premier sur Le Poing.

  • Trump nominates abortion opponent Heidi Overton to be head of FDA

    Overton has said that Congress should strictly regulate abortion drug mifepristone 'to protect women and children'
  • Map Shows Forests in Potential Danger As Trump Admin Scraps Roadless Rule

    The Trump administration has taken a major step toward repealing one of the most significant federal forest conservation policies in the United States, arguing the decades-old rule has hindered efforts to reduce wildfire risk and manage national forests.
  • Trump moves to end protections for 44 million acres of U.S. forests

    The 2001 Roadless Area Conservation Rule protects the nation's forests from logging and other industry activities
  • Everything You Need To Know About The Clinton-Era Road Rule Trump's USDA Wants To Demolish

    The Trump administration paved the way for new roads Tuesday, moving to demolish a "roadless rule" with its origins in the waning days of the Clinton era.
  • Trump talks about grass as he shows off White House renovations – video

    The US president waxed lyrical about grass being added around the new White House helipad in front of the media. 'You know, grass has a life like humans have a life,' Trump said

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  • Trump shows off White House renovations and ornate new helipad

    Former real estate developer leads press corps on tour of grounds and says ‘one thing I know how to do is build’

    As the US national debt climbed past $40tn for the first time on Wednesday, and the war with Iran he started nearly six months ago dragged on, forcing Americans already struggling to pay the bills to spend more on fuel, Donald Trump led the press corps on a tour of the extensive remodeling of the White House grounds he is personally overseeing in his role as the self-styled “builder-in-chief”.

    The tour, during which Trump showed off upgrades such as a new granite driveway and refurbished columns, and expounded at length on newly laid grass, culminated in Trump autographing the back of a stone, inscribed with his name, to go in the center of the ornate new helipad he insists he needs.

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  • Inside Trump’s Failed Hunt For Noncitizen Voters

    This story was originally published by ProPublica. Republished under a CC BY-NC-ND 3.0 license.

    It was late March when Joe Teirab, the second-in-command at Minnesota’s U.S. attorney’s office, received an urgent email from Washington.

    The federal government was scrambling to find criminal cases to back up President Donald Trump’s claims that illegal voting by noncitizens was tipping the scales in American elections. Agents from Homeland Security Investigations, a massive federal law enforcement agency, had been dispatched to work leads across the country, including hundreds in Minnesota.

    Teirab was already under pressure. In an earlier missive, Nick Davis, a high-ranking Justice Department appointee helping to lead the election fraud crusade, had reminded him the cases were so high priority that Teirab and his staff couldn’t decline to move forward on them without express approval from agency higher-ups. On March 24, Davis demanded a status report — within hours.

    Teirab, a former Marine and a Harvard Law graduate who’d run unsuccessfully for Congress as a Republican, responded with a blunt reality check.

    “Bottom line up front,” he replied in an email reviewed by ProPublica. After subpoenaing records on about 130 people, only one had been referred for prosecution, his staff had told him. Agents had deluged local election offices with calls and demands for voting histories, demonstrating “a complete lack of understanding” of illegal voting investigations.

    “The HSI task force has been disjointed and disorganized,” Teirab wrote. The entire process, he said, had been “dysfunctional.”

    Since Trump regained the White House, his administration has launched a series of unprecedented initiatives to find and prosecute voting by noncitizens, which he’s long claimed, without evidence, is rampant.

    He’s stepped up this push in recent weeks, saying in a nationally televised speech that the American election system was “so vulnerable that no one can possibly defend it.” To support that assertion, the Department of Homeland Security, HSI’s parent agency, released documents asserting it had found more than 250,000 noncitizens on voter rolls in just four states, all led by Democrats. The documents included no explanation of how that number was calculated.

    It’s well known the administration has tasked HSI — a force established to combat drug cartels, terrorism and other cross-border criminal enterprises — with leading the campaign to find election fraud cases in the United States.

    But an investigation by ProPublica reveals for the first time how the Trump administration came to harness HSI’s personnel, technology and sweeping legal authority in service of its election agenda — and how meager the results have been, despite the prodigious resources sunk into the effort.

    According to interviews and internal emails reviewed by ProPublica, career staffers at the Justice Department warned that transferring voter rolls to HSI to enable it to search for noncitizen voters could violate federal privacy laws. Similarly, longtime HSI insiders cautioned that using the agency’s databases and tools to search these lists would yield mismatches and wildly inflated results.

    The administration plowed forward anyway.

    HSI’s involvement in the hunt for election fraud traces at least to summer 2025, when agency supervisors embraced a proposal from a midlevel agent who’d publicly echoed Trump’s claims about elections. He argued the agency’s powerful databases and tools could find noncitizens even on the voter lists that states make publicly available, from which the most confidential information has been redacted. Under Trump, the Justice Department had collected many public voter rolls as part of a controversial effort to compel states to turn over the unredacted versions.

    Those searches went forward, ProPublica’s reporting shows, helping to generate tens of thousands of leads regarding illegal voting across the country. But when HSI agents were sent to investigate them, the results were similar to what Teirab reported from Minnesota.

    Between January 2025 and May 2026, a ProPublica analysis of Justice Department data shows, fewer than 150 alleged noncitizen voters were referred for prosecution. Even fewer — 41 — were charged with voting illegally or other election-related crimes. (More than 150 million people voted in the most recent presidential election.)

    In response to questions from ProPublica, administration officials insisted the effort spearheaded by HSI was producing meaningful results.

    “President Trump is committed to ensuring that Americans have full confidence in the administration of elections, and that includes totally accurate and up-to-date voter rolls free of errors and unlawfully registered non-citizen voters,” Abigail Jackson, a White House spokesperson, said in response to ProPublica’s request for comment. “Noncitizens voting is a crime. Anyone breaking the law will be held accountable.”

    A DHS spokesperson didn’t answer questions about why so few prosecutions have resulted from HSI’s work. The agency wouldn’t specify what tools or techniques HSI had used, but confirmed it had cross-referenced “publicly available data” from state voter rolls with information on “known illegal aliens” in its systems. “It’s not rocket science,” the spokesperson wrote of this initiative in a response to ProPublica’s questions. “It’s an easy step to secure our elections.”

    Teirab and the U.S. attorney’s office in Minnesota declined to comment.

    There’s an array of reasons why Trump’s campaign to document claims of widespread voter fraud hasn’t succeeded. Most obviously, it’s exceedingly rare, as countless studies and state audits have found. Noncitizens often get on voter rolls by accident or when government officials make errors. Last month, New Jersey disclosed that a mistake involving its Motor Vehicle Commission caused 6,600 noncitizens to be registered (fewer than 400 voted).

    The administration’s critics say its hunt for noncitizen voters aligns with Trump’s attempts to seek more federal control over elections while stoking doubt and fear about the voting process. Since taking back the Oval Office, Trump has tried to impose new restrictions on voter registration, mail-in ballots and voting machines, though judges have shut down most of these efforts.

    Former officials at DHS and the Justice Department called the move to involve HSI a further escalation and questioned the propriety of aiming the agency’s muscle and technology at individual cases of illegal voting.

    “It’s one thing if you’re going after Pablo Escobar,” said Steve Bunnell, a former DHS general counsel and senior intelligence adviser who handled voting fraud prosecutions during more than a decade at the Justice Department. “It’s another thing if you’re going after some cleaning lady who’s been working in the United States for 20 years and taking care of her 80-year-old mother and taking her little kids to church.”

    “The Swiss Army Knife of Federal Law Enforcement”

    Trump’s enlistment of HSI in his election fight is no accident. Cobbled together in the aftermath of 9/11, the agency has 7,100 armed, highly trained agents and another 800 criminal analysts, as well as access to troves of confidential data about hundreds of millions of Americans.

    Though part of Immigration and Customs Enforcement, the agency has historically stayed out of immigration cases. During the first Trump administration, leaders of 19 HSI regional offices — virtually its entire top field hierarchy — signed a letter calling for HSI to become a standalone agency, arguing that ICE’s deportation work dissuaded people from cooperating with its investigations. But when Trump returned to the White House, it swiftly became clear that the agency would play a central role in investigations related to the president’s twin obsessions, illegal immigration and noncitizen voting.

    Trump picked his field general for repurposing HSI even before taking the oath of office. In December 2024, he named Anthony Salisbury, a 50-year-old career agent who’d run the agency’s Miami office, as a deputy homeland security adviser, reporting to White House policy chief Stephen Miller. He was also given a dual appointment as head of HSI.

    Salisbury was colorful: A mixed martial arts enthusiast, he once appeared at the agency’s headquarters with his face bruised and eye blackened from a recent bout. He’d sometimes entertain colleagues by pulling out a bridge that covers his missing front teeth.

    To agency veterans, however, he was forever linked to a 2011 operation he’d overseen in Mexico in which one agent was killed and another wounded in a highway ambush by a drug cartel. An agency review submitted to Trump in April 2020 concluded that errors by HSI supervisors, including Salisbury, contributed to the outcome; it urged the administration to consider disciplinary action. None was taken against Salisbury, however.

    Salisbury did not respond to requests for comment from ProPublica. A White House official called him “a critical member of the Trump administration” who was “cleared” in every review of the Mexico incident and was subsequently “promoted six times under multiple administrations.”

    Once elevated to his new posts, Salisbury took charge of carrying out the second Trump administration’s agenda for HSI, personally issuing staffing directives, reassignments and promotions, current and former agency officials told ProPublica. (A number of them spoke on condition of anonymity out of fear of retribution.) 

    Starting in early 2025, Salisbury oversaw the unprecedented reassignment of more than 6,000 agents to immigration enforcement, diverting most of the agency from its normal duties. He then also pointed HSI at noncitizen voting, presiding over multiple meetings with officials at DOJ and Homeland Security focused on election fraud, according to emails reviewed by ProPublica and agency supervisors who worked with him.

    “Stephen Miller has an HSI deputy for a reason,” said Eric Balliet, a high-level HSI manager who retired in 2024 after 23 years with the agency. (Like many HSI veterans, Balliet has remained in close contact with former colleagues.) “Salisbury is going to salute and execute, and he is going to make sure that from the HSI side, they fall in line, and there’s going to be no resistance or pushback. HSI has been turned into the Swiss Army knife of federal law enforcement.”

    In early July 2025, Frank Quiñones, an HSI special agent who’d worked under Salisbury in Florida, approached leaders at the HSI Innovation Lab with an idea for using the agency’s technology to find noncitizen voters on state voter rolls, sources at the agency told ProPublica. Quiñones had been transferred to Washington to oversee a unit that had previously handled cases involving the theft of government benefits but that had been enlisted into voting investigations.

    The lab, housed in an unmarked office in a D.C. suburb, had access to the government’s most sensitive databases, from suspicious activity reports to arrest records. Staffed by a combination of HSI experts and outside consultants, it developed software tools to comb the data for information that could help agents pursue criminal suspects.

    Quiñones was a true believer in Trump’s claims about election fraud: In multiple Facebook posts and reposts, ProPublica found, he promoted claims that the 2020 presidential vote had been stolen. At a meeting with the Innovation Lab’s overseers, according to sources who worked in the lab, he pitched using the lab’s technology to identify illegal voters — even though the agency lacked voter rolls that included identifiers such as partial Social Security numbers. (Quiñones did not respond to ProPublica requests for comment.)

    For proof of concept, Quiñones proposed using a February 2021 public voter list he’d obtained for New Jersey and running it through HSI’s databases. The lab staff viewed his idea as “a little insane,” one recalled — both unreliable and improper. Since the public rolls don’t include voters’ unique identifiers, people at the lab also knew linking them to HSI’s data would produce mismatches — what the staffer called an “ungodly” number of false positives. The lab team also worried about violating longstanding safeguards limiting use of private citizen data. They “didn’t want to touch this,” the staffer added. Quiñones defended his idea, repeatedly declaring: “The president wants this!”

    Tom Hodge, an HSI data analyst at the meeting, proposed running the voter information through the Athena Toolbox, an analytical platform developed by the Sandia National Laboratories that had access to all of HSI’s databases. (Hodge did not respond to ProPublica requests for comment. Sandia referred ProPublica’s questions to the facilities’ parent agencies, including the Department of Energy, which did not respond to our requests.)

    Hodge and the Sandia team spent the next six weeks on the project, reporting they’d found large numbers of noncitizens on Quiñones’ 2021 New Jersey list. According to one former HSI official, they said they’d found “5,000 high-confidence illegal voters” in just a single New Jersey county. (Officials at the New Jersey secretary of state’s office, which oversees the state’s voter rolls, declined to comment on the claim. Beth Thompson, head of a group for local New Jersey election officials, called the number impossibly high, even accounting for the mistake disclosed by the state.)

    The apparent breakthrough couldn’t have come at a better time.

    The Trump administration’s other efforts to identify noncitizens on state voter rolls were running into a variety of roadblocks.

    The administration had hoped to persuade states to check their voters’ citizenship status using a system called the Systematic Alien Verification for Entitlements, or SAVE, but many didn’t. Most states also refused the Justice Department’s demands to turn over their unredacted voter rolls, including partial Social Security numbers, which thwarted the agency’s plan to run them through SAVE. Courts have stymied the DOJ’s attempts to sue for the records, citing the Constitution, which gives primary control over elections to the states.

    In an Aug. 21 email to a half dozen administration officials, Quiñones touted the solution he’d brought to the HSI Innovation Lab: using HSI’s platform to search voter rolls. The results, Quiñones noted, could fuel both criminal and immigration investigations.

    By the end of the month, those in top election-related roles at DHS and the Justice Department were actively promoting what they dubbed the “HSI Tool” as a preferred alternative to SAVE, according to people familiar with the matter. Among them was Heather Honey, the prominent election denier appointed as a senior counselor at DHS, who is helping lead the government’s efforts to identify noncitizens on voter rolls. (Honey did not respond to ProPublica’s requests for comment. In an email responding to questions to her, DHS said Honey’s “expertise in election administration” was “invaluable to the Department’s efforts to protect critical infrastructure.”)

    The White House, too, got behind the idea. In a November email, J. Brian Sikma, special assistant to the president, excitedly noted that the New Jersey trial cross-checking voter rolls with DHS data appeared to have identified a “very significant number” of “potential non-citizens.” (Sikma didn’t respond to a request for comment.)

    The DOJ, Sikma reported, had already obtained public voter rolls for many other states. He included a list of them, adding: “It is of paramount importance that these also be reviewed expeditiously.”

    Running “Roughshod” Over Privacy

    As the push to use HSI’s tech to search voter information gained momentum, a new problem emerged.

    Career attorneys at the Justice Department, including specialists on privacy law, raised concerns that transferring voter rolls wholesale from the agency to DHS might not be legal, according to internal emails reviewed by ProPublica and interviews with several former officials.

    The voter rolls the DOJ had collected contained sensitive information on millions of Americans. Even the public versions, which political parties and candidates routinely obtain to target ads and messages, included voters’ addresses, birth dates and party affiliations. For the 16 states that have agreed to share their unredacted voter lists, the DOJ had citizens’ partial Social Security numbers or driver’s license information, too.

    Federal laws, particularly the Privacy Act, dictate what data government agencies can collect, what it can be used for, how it can be shared, and how it must be protected. Agencies have to disclose their plans in advance, gathering public comment. A person’s information can’t be released or shared without their consent, subject to limited exceptions.

    From the outset, the Trump administration’s effort to combine data across federal agencies has repeatedly drawn criticism from courts and whistleblowers for failing to adhere to restrictions meant to keep data private and secure. In June, for example, a judge prohibited the government from using SAVE for mass searches, ruling the administration had violated federal privacy laws by giving DHS access to Social Security data to enhance the tool. The administration has appealed that ruling.

    In July 2025, as word got around that the DOJ might hand over voter data to DHS, a half dozen career attorneys who had been reassigned into the voting section voiced their unease to supervisors, according to two former DOJ lawyers. Their concerns were disregarded, prompting most to resign.

    Instead, the DOJ’s office of legal counsel pushed forward with plans to share the public voter rolls, claiming a Privacy Act exception allowed HSI to receive such data without public notice as long as it was for law enforcement purposes. DHS just needed to submit a letter officially requesting the data for those purposes, an attorney in the legal counsel’s office explained, according to internal emails.

    But this exception was meant to be used to get information on individual criminal suspects, not to gain mass access to data on people suspected of no wrongdoing, according to Nikhel Sus, chief counsel for Citizens for Responsibility and Ethics in Washington, which has sued the Trump administration on behalf of voter and pro-privacy groups, filing the case that eventually limited SAVE’s use.

    Peter Winn, a 29-year Justice Department veteran who had served as the agency’s acting privacy chief for nearly a decade, drafted a letter to set out the data-sharing agreement between the DOJ and DHS, according to internal documents reviewed by ProPublica.

    In a Feb. 12 email to two top DOJ officials, he said he’d rewritten an initial draft memo to “make the information sharing arrangement far easier to defend, if and when it is challenged in court.”

    Rather than simply handing over the voter rolls, Winn proposed having DHS request “pertinent and relevant” information about specific people from the DOJ, then having technical staff at Justice and Homeland Security “coordinate” to fulfill the requests.

    “Having slept on it,” Winn wrote, “I ended up deciding that our initial idea of sending a huge amount of raw unprocessed voter registration data to DHS, involved taking far too much unnecessary legal risk, given that 99% of the data would implicate the privacy and civil liberties of United States Citizens, and would risk adding to the false narrative in the establishment press of DOJ and DHS being unconcerned with the privacy and civil liberties of Americans.”

    Winn attached his proposed letter, to be signed by Todd Lyons, then the acting director of ICE.

    Winn’s suggested restrictions were quickly abandoned, however. A second draft of the letter, dated March 4, contained altered language providing that the voter information would be “transferred” to HSI, with one exception: Voters’ party affiliation would be redacted, if possible, it said.

    The final letter, signed by Lyons and sent to the DOJ just two days later, abandoned even that limitation. Just three paragraphs long, it permitted HSI to use the voter rolls to pursue any “appropriate investigation of potential violations of federal election law.”

    In response to questions from ProPublica, Winn said “I can’t really comment on internal drafts of correspondence.”

    A Justice Department spokesperson defended the government’s actions, saying “no one should oppose intergovernmental data sharing and coordination that enable swift investigations and prosecution of illegal alien voting.” DHS echoed the DOJ’s view, calling such information sharing “essential to protecting America’s election process by keeping noncitizens off voter rolls” and “an easy step to secure our elections.”

    Sus said that by pooling voters’ sensitive personal identifiers, along with their party and voting histories, the administration has “run roughshod” over privacy laws and is creating a “1984-style database” that could be used to surveil political participation.

    CREW filed a lawsuit in April on behalf of the nonprofit advocacy group Common Cause that argues it’s illegal for the administration to use the law enforcement exception to justify mass sharing of voter information.

    Balliet, the former HSI agent, expressed similar concerns, saying that handing over voter rolls to run through DHS’ systems amounted to “a mass data-collection effort by the government against its own citizens in a non-criminal setting.” On a practical level, he added, the data sharing increased the risk of breaches that can open law-abiding citizens up to identity theft.

    “As a citizen, I want the government to take seriously the protection of my private data,” he said. “If it falls into the wrong hands, it’s not the government that suffers. It’s me.”

    Collapsing Claims

    By January 2026, scores of HSI agents were fanning out across the country to investigate thousands of leads about illegal voting.

    About 25,000 of them involved people SAVE had identified as potential noncitizens on state voter rolls. Another 15,000 were given to HSI’s cross-border financial crimes unit, which was told to prioritize them over money laundering and fraud cases, a former high-level HSI official said. Quiñones’ unit led a separate effort to find additional cases by reviewing whether people who’d recently become citizens had voted before they were naturalized, then lied about it in naturalization interviews.

    Still more leads came from running public voter rolls through the HSI lab’s databases, though it’s not clear how many. Agency sources told ProPublica that the rolls of New Jersey and Pennsylvania were searched using the Athena Toolbox. When DHS announced it had found more than 250,000 noncitizens on the registered voter lists of four Democrat-led states, it said that included “as many as” 35,152 in New Jersey and 14,576 in Pennsylvania. Both states have asked DHS to provide the source of the numbers.

    Once federal investigators started digging into these cases, however, they often fell apart.

    Through May, prosecutors had charged fewer than four dozen people with crimes related to noncitizen voting, ProPublica’s analysis of DOJ data and federal court filings shows, getting convictions or guilty pleas in 14 cases.

    The largest cluster of cases was brought in the Southern District of Florida, headed by Jason Reding Quiñones (no relation to the HSI agent), a staunch Trump ally who has led investigations of the president’s political opponents. Voters have been sentenced in eight of the office’s cases; seven others are pending.

    Prosecutors have initiated a total of seven noncitizen voting cases as of May in the four states where DHS claimed to have found more than a quarter million noncitizens on the rolls. Collectively, these states have more than 40 million registered voters.

    Overall, the paltry numbers reflect the realities HSI investigators confronted on the ground as they tried to convert leads into cases, a ProPublica review of records obtained by voting-advocacy groups Campaign Legal Center and Democracy Forward shows.

    Emails between agents and local election officials in Texas and Ohio indicate much of the federal information on purported noncitizens was inaccurate, the consequence of flawed data matching. When agents demanded voting histories and registration forms, they often discovered people weren’t registered in the counties where HSI thought they were. When voters register, they must attest that they are U.S. citizens; agents found some, however, who’d been put on voter rolls in error after disclosing they weren’t citizens. Many had never voted.

    Most HSI agents, steeped in pursuing complex international crimes, had no experience in pursuing voting fraud. In his email to Nick Davis at the Justice Department, Teirab, the top deputy in Minnesota’s U.S. attorney’s office, described the chaos that ensued when the state and at least six counties got subpoenas for voters’ records. The demands “presented a host of issues,” Teirab wrote to Davis. (Davis did not respond to a request for comment.)

    “An unknown number of agents are constantly arriving in Minnesota without any knowledge of the investigation, the issues already discussed and decided, and the processes they need to follow,” Teirab complained. “Instead of getting up to speed and learning, they have demanded many calls and subpoenas, most of which demonstrate a complete lack of understanding of the investigation.”

    In Stearns County in central Minnesota, HSI agents subpoenaed voting histories on 13 people, county officials told ProPublica. Only six turned out to live there.

    Minnesota Secretary of State Steve Simon, a Democrat, said the effort revealed federal investigators’ ignorance about “the nuance of elections administration.” The rate of purposeful election crime is “microscopic,” he said. “The very human errors that can happen are not some sort of plot or scheme to dirty up the voting rolls, but are just everyday human beings making mistakes, not intending at all to violate any law.”

    As of May, only one illegal voting case has been referred for prosecution in Minnesota. The state has more than 3.8 million registered voters.

    Even Republican-led states like Ohio, which has shared its unredacted voter rolls with the DOJ and run them through the SAVE system, have struggled to meet Trump administration demands to deliver cases.

    In October, the Ohio secretary of state referred more than 1,000 voters identified as possible noncitizens to the federal government, claiming 167 had voted at least once since 2018. At least nine HSI agents in Cincinnati and Cleveland began to investigate, emails obtained by Campaign Legal Center and shared with ProPublica show.

    The agents bombarded local election officials with requests for voting histories and other records, some dating back decades. “Sorry again for piecemealing these to you,” one agent wrote to an official in Butler County, outside Cincinnati, after making five separate requests over two weeks. Mohamed Al-Hamdani, a Democratic member of Montgomery County’s Board of Elections, which received similar inquiries, said they amounted to “witch hunts” that ate up staff time.

    In February, Davis sent an email pressing Ohio’s two U.S. attorneys’ offices for an “election integrity” update, asking: “How close are we to complaints/indictments, how many subjects, what issues you’ve run into, how many referrals have been closed and why, how helpful HSI has been.”

    As of May, just two voting cases had been referred for prosecution in Ohio and no one had been charged, federal data shows. The state has nearly 8 million voters.

    In the past, it was uncommon for federal prosecutors to pursue charges against noncitizen voters who didn’t understand that it was against the law for them to vote. Without evidence of a coordinated effort or plot, it didn’t make sense to put resources into such prosecutions, a former DOJ official who oversaw election cases said.

    Now, however, U.S. attorneys’ offices are taking a different approach, pursuing prosecutions that could result in prison terms or deportation.

    In May 2025, federal prosecutors in Florida filed illegal voting charges against a mother and daughter, both Ukrainian citizens, who’d registered after becoming permanent U.S. residents, then voted in the 2024 presidential election. They’ve pleaded not guilty, with the mother saying in an interview with investigators that she thought having a green card meant she could vote. They and their attorneys didn’t respond to requests for comment from ProPublica. The prosecutor handling the case for the Southern District of Florida also didn’t respond to questions. The mother and daughter are scheduled to go to trial in September.

    “Far-Reaching Consequences”

    Experts on both elections and national security warn there may be profound longer-term costs to unleashing the federal government’s investigative and prosecutorial might to try to prove the president’s claims about noncitizen voting.

    Current and former HSI agents say critical investigations — including task forces aimed at drug rings, human trafficking and money laundering — have languished as the agency has pivoted to take on noncitizen voting and immigration enforcement.

    In February 2026, according to court files and emails reviewed by ProPublica, an HSI agent in Ohio who’d been leading a multistate child sex abuse investigation was abruptly assigned to pursue dozens of leads on suspected noncitizen voters, work that took months. It wasn’t until May that he made an arrest in the other case. Prosecutors have filed child exploitation and pornography charges against the man, 38, in connection with acts involving at least five 14-year-old girls.

    Cases like this “don’t just stop,” said Balliet, the 23-year HSI veteran. “When you pull people off them for an extended period of time, those criminal networks will adapt, and people get killed and kidnapped.”

    Federal data hints at a broader slowdown in what had been HSI’s most urgent work. According to an annual government report, the number of wiretaps obtained by DHS — often to investigate drug trafficking — plummeted to 23 in 2025, from 133 the previous year. In the report, DHS attributed the decline to several factors, including “changes in administration enforcement and prosecutorial priorities.”

    “It’s never been a better time to be involved in transnational organized crime,” said John Tobon, a high-ranking HSI official who retired in early 2025.

    In its statement, DHS denied HSI has neglected its core mission, saying the agency has increased its efforts to combat criminal cartels, gangs and drug traffickers in response to multiple Trump executive orders.

    Though HSI’s voting-related investigations have yielded only a small number of prosecutions, voter advocacy groups worry the Trump administration will use them to justify more extreme interventions.

    Its latest tactics include threatening to withhold funds from states it says are refusing to check their voter rolls for noncitizens and saying it will prosecute state election officials who “knowingly” fail to remove noncitizens. Trump has also continued to press Congress to enact the SAVE America Act, which would require people to provide proof of citizenship when registering to vote, a measure advocates have criticized as a barrier to voting. Democrats are preparing for the prospect of federal troops being sent to the polls to intimidate voters.

    “Those concerns are playing out in real time, with far-reaching consequences,” said Dax Goldstein, a director at the States United Democracy Center, a nonprofit group that works to build confidence in elections. “When federal agencies are misused and weaponized, people lose trust in government itself.”

  • Mike Lindell offers to fund recount in Minnesota Republican primary for governor

    MyPillow founder and Trump ally lost primary to Lisa Demuth by 11 points, but still refuses to concede defeat

    The pillow salesman, Donald Trump supporter and election denier Mike Lindell has offered to personally fund a recount and audit of every paper ballot cast in Minnesota’s Republican gubernatorial primary, which he lost last week.

    Lindell’s announcement on Wednesday escalates his bid to challenge the results of last week’s vote, after finishing a distant second to the Minnesota house speaker, Lisa Demuth.

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  • DOJ Attempts Another Head-Fake in Davey Hearn Case


    Since Friday, there have been four new filings in the Davey Hearn case. The most importantly, procedurally, is the government’s argument that the case against Hearn should be dismissed without prejudice. Hearn has a week to sur-reply.

    In its background paragraph, it implies that the case against Hearn should be dismissed without prejudice because there may be other instances of vandalism … presumably, meaning by others, and that, by itself warrants holding open the possibility of reindicting Hearn.

    At the outset it should be noted that the government sought this indictment in good faith after the Department of the Interior (“DOI”) provided evidence, albeit incomplete, that there was vandalism to the Reflecting Pool. However, based on newly received Brady materials from DOI, the government could not sustain its burden that the defendant’s actions caused further damage to the liner beyond the condition that Bay 4 was already in, Accordingly, consistent both with its evidence, its burden of proof, and its ethical obligations, the government was required to move to dismiss the case pursuant to Rule 48. This, however, does not suggest that there was no vandalism to other areas of the Reflecting Pool.

    All that sounds like a desperate attempt to avoid antagonizing Trump any more by contradicting his false claims about vandalism.

    The filing does a variety of things to deny the clear evidence that the original indictment involved various kinds of misconduct, virtually all of which are nonsensical. Perhaps the most cynical is a show of providing Judge Todd Edelman some grand jury transcripts (before it spends two paragraphs relitigating whether Hearn’s release of descriptions of grand jury transcripts violated the protective order or not).

    2 The defendant separately moved to dismiss the indictment in a publicly filed Motion and Supplement that cherry-picked references and direct quotations from grand jury transcripts. Defendant’s public filing sought to undermine the public’s confidence in the grand jury proceedings, while also capitalizing on the government’s limited ability to respond given the secrecy requirements imposed by Rule 6(e). The government is submitting its summation and instructions to the grand jury to the Court ex parte for its in camera review, which will confirm for the Court that there were no irregularities with the grand jury proceedings as the defendant claims.

    Except, that’s not what Hearn asked for when he asked for grand jury transcripts in July.

    He asked for for the complete transcript.

    Accordingly, Mr. Hearn respectfully moves, pursuant to Superior Court Rule of Criminal Procedure 6(e)(3)(E)(i, for disclosure of (1) the legal instructions provided to the ‘grand jury concerning the elements of the charged offense; and (2) the complete transcript or minutes of all grand-jury proceedings related to this matter.

    When he renewed his request a day later, after getting more transcripts showing impropriety, he asked for the complete grand jury minutes, which would include the summation and the introduction and any additional witness testimony.

    For the reasons set forth above and in his Motion for Disclosure of Grand Jury Minutes and Legal Instructions, Mr. Hearn respectfully requests that the Court order the government to disclose the complete grand jury minutes in this matter and the legal instructions given to the grand jury on the elements of D.C. Code § 22-303, or, alternatively, conduct an in camera review of the requested material.

    Hearn’s response to DOJ’s motion to dismiss renewed that request.

    Should the Court determine that additional factual development is needed to support dismissal with prejudice, the Court should grant Mr. Hearn’s pending request for disclosure of the grand jury materials or, in the alternative, conduct an in camera review before deciding whether dismissal with prejudice is appropriate.

    There’s one big reason to suspect providing just the summation would be inadequate.

    In yesterday’s filing, DOJ claimed that, given the testimony of two Parks Department witnesses (Hearn identified further inconsistencies in the primary witness’ testimony last week), the only thing left for the grand jury was to assess economic loss.

    The government’s investigation included interviews with two National Park Service (“NPS”) employees, W-1 and W-2, who were working at the Reflecting Pool when the defendant approached the area where they were working, W-I stated they observed the defendant using his cellular telephone to take what the NPS employee believed to be video or a photograph(s) of the damage to the reflecting pool. However, the United States Park Police never took possession of the defendants phone to verify if any additional damage was done. The NPS employee, W-1, stated that the defendant then knelt, placed both hands into the reflecting pool—below the surface of the water—and started to “violently” tug at a portion of the blue pool coating, At no time was the defendant seen removing anything from the pool. The NPS employee, W-1, asked the second NPS employee, W-2, to contact, police and requested that the defendant not touch or rip at the coating, The defendant told W-1 that the NPS personnel were “awfully sensitive about the pool.”

    The only question relevant to charges was the economic loss.

    Except it had just admitted that DOJ had no idea — and had not yet sought evidence — of whether “any additional damage was done.”

    That is, DOJ confessed they had no idea whether Hearn had done any damage to the pool, but nevertheless moved immediately to testing whether he did enough damage to charge with a felony.

    It’s not entirely clear what Hearn has received so far.

    But by description, DOJ is providing just a fraction of what Hearn has asked for which, in the Broadview 6 case, withheld the most damning parts of the grand jury transcript.

    New filings:

    280814 Discovery: Files a discovery letter sent the same day

    260814 Supplement: Points to Trump’s whining and inconsistencies with primary accuser; the filing submits three partially new exhibits

    260818 Dismiss Response: The government argues that Hearn is not entitled to dismissal with prejudice

    260818 Motion to Compel: Hearn lays out all the discovery he has not yet gotten, including what they seized from his phone

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  • «Fjord», une Palme d’or qui étrille la protection de l’enfance et séduit les réactionnaires

    À partir de l’affaire médiatisée d’un placement d’enfants en Norvège, «Fjord» du Roumain Cristian Mungiu, Palme d’or 2026, veut susciter un débat sur les angles morts des démocraties les plus progressistes. Sous couvert de pensée complexe, le film peine à décrire avec précision les rouages d’un système très délicat.
  • Sur les marchés obligataires, les taux mis sous pression par l’IA

    Les taux à long terme des grandes puissances économiques ont atteint, mardi 18 août, des niveaux jamais vus depuis quinze à vingt ans. Un phénomène qui traduit la concurrence croissante entre les géants de la tech et les États pour leurs financements.
  • Kim Jong-un’s sister casts doubt on Trump’s claims of secret US-North Korea talks

    President says he plans to meet dictator this year but Kim Yo-jong says Washington remains Pyongyang’s enemy

    Donald Trump has said he is planning to meet North Korea’s Kim Jong-un later this year, though the reclusive leader’s younger sister cast doubt on their communications and dampened hopes of a diplomatic breakthrough between them.

    Trump, who also claimed North Korea had 57 nuclear weapons, had suggested he and Kim were holding secret negotiations on Tuesday after announcing the US would downgrade its participation in military exercises held by South Korea, a US ally. Asked whether Kim had responded to his request for a conversation, Trump said: “Yeah, he has.”

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  • DSA member Angie Nixon upsets Trump impeachment witness Alex Vindman in Florida Democratic Senate race

    Far-left Florida state lawmaker Angie Nixon shocked retired Army Lt. Col. Alex Vindman in Tuesday night's special Democratic Senate primary. With most of the expected vote in, Nixon led Vindman, 56% to 44%, giving the far left a major success on an otherwise disappointing night in the Sunshine State. Nixon is a member of the Democratic Socialists of America, while Vindman served as a key witness in President Trump's first impeachment trial over his demand that Ukrainian President Volodymyr Zelensky investigate then-former Vice President Joe Biden's family business entanglements in exchange for the release of $400 million in military aid. Nixon will take on incumbent Sen. Ashley Moody (R-Fla.) in November. The winner of that race will serve the remainder of the six-year term that Secretary of State Marco Rubio won in 2022...
  • This Week In The Big Picture

    Stop me if you’ve heard this one before: Republican president wins the electoral college despite losing the popular vote; he then wins a second term with a narrow popular vote victory, which he misreads as a mandate, leading him to overreach with his second term agenda; his mismanagement of a costly and unpopular war in the Middle East helps drive his approval rating into the low 30s, fueling a blue wave midterm election in which Democrats win back both chambers of Congress.

    Twenty years ago, this was precisely the trajectory of George W. Bush’s rise and fall. And this year, history is repeating.

    In tomorrow’s piece, digs into the similarities between 2026 and 2006, and explores what lessons Democrats can take away from that cycle as they prepare not just to repeat Democrats’ 2006 midterm performance, but their 2008 result as well, when a massive presidential victory fueled the expansion of their congressional majorities.

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    And in case you missed it yesterday, broke down the growing bipartisan backlash to the rapid expansion of data centers, which are driving up electricity costs and causing ill health effects for those who live near them. As Trump remains firmly behind the expansion, can Democrats harness the populist anger against these data centers, even as many labor unions see them as a boon for jobs and wages?

  • DSA Goes for Florida

    Surprise victory for DSA candidate: In Florida's Democratic primary for a U.S. Senate seat, Angie Nixon—an underfunded, ultraprogressive, card-carrying Democratic Socialists of America member candidate—scored a victory against Alex Vindman, who had a fair bit of national name recognition as a witness in President Donald Trump's 2019 impeachment proceedings. Nixon will now go up against Republican incumbent Sen. Ashley Moody in November—a race in which Moody is favored. Nixon, a state representative from Jacksonville, joined the DSA earlier this summer. She promises Medicare for All, a $25-per-hour federal minimum wage, a billionaire tax, state-provided childcare (with "living wages" for those workers), and a national rent freeze...
  • Mélenchon et les biorégions : l'urgence de déjacobiniser LFI

    Dernièrement, Mélenchon a présenté son plan pour réorganiser l'hexagone sous forme d'« écorégions ». Pour le moins que l'on puisse dire, celui-ci nous laisse plus que perplexes. Présenté comme une mesure majeure de son programme dans le cadre de l'organisation de sa future planification écologique, il vise à redécouper les régions en se basant prioritairement sur l'eau et les bassins versants.

    Si, en soi, l'idée de rompre avec l'abominable découpage précédent de Hollande – uniquement pensé dans une logique néolibérale de compétition entre les territoires – pour le remplacer par un nouveau prenant mieux en compte les réalités naturelles et les écosystèmes locaux paraît louable, elle pose de nombreuses questions quant aux modalités de sa mise en œuvre, et au respect de la volonté des populations concernées.

    Une Bretagne toujours amputée du Pays Nantais

    Point positif pour commencer : la Bretagne n'étant pas structurée autour d'un seul bassin versant mais autour d'une « arborescence de rivières », Mélenchon nous explique qu'il ne serait pas prévu de disparition de la région Bretagne a ce stade. Il y a quelques semaines, la publication sur les réseaux sociaux d'une carte non validée par LFI avait en effet fait couler beaucoup d'encre.

    Pour le reste, c'est le flou total. Si la Bretagne ne disparaît pas, elle reste toujours amputée de la Loire Atlantique sur la carte présentée jeudi 30 juillet par Mélenchon. Cela alors même que le réseau hydrographique du Pays nantais justifierait à lui seul la réunification : comme le rappelle la Coordination démocratique bretonne dans un communiqué récent : « près de 45 % du réseau hydrographique de la Loire-Atlantique ne relève pas du bassin versant de la Loire, tandis que les enjeux environnementaux de l'estuaire dépendent directement des politiques maritimes de la péninsule bretonne ».

    L'argument de l'eau ne permet donc en rien d'expliquer le maintien de la partition de la Bretagne dans le projet de LFI. Bien au contraire !

    Pire, lors de son discours de Paimpont à l'occasion du 14 juillet (no comment), Mélenchon a semblé, une nouvelle fois, fermer définitivement la porte à toute possibilité de réunification, alors qu'il était pourtant clairement attendu sur le sujet. Singulier quand on sait que se projet de redécoupage est présenté comme encore non définitif, perfectible, et qu'il sera censé prendre en compte l'avis des populations.

    Lors de son allocution destinée à présenter publiquement son projet de biorégions, il a expliqué, faussement étonné, que lorsqu'il a commencé à évoquer autour de lui l'idée de redécouper les régions, la première question qui lui était posée portait sur les frontières de la Bretagne. On a ainsi pu le voir s'exclamer avec dédain « Pourquoi la Bretagne ? Je ne sais pas… ».
    Doit-on rappeler qu'en 2018, une pétition demandant la tenue d'un referendum est parvenue à réunir plus de 105 000 signatures d'habitant-es du Pays-Nantais ?

    Soit plus de 10 % du corps électoral du département ? Que depuis des décennies, la quasi-totalité des études d'opinion montre qu'une large majorité des Breton-nes sont favorables à la réunification ? La dernière enquête en 2021 montrait qu'en cas de referendum, 63 % des habitant-es du département se prononcerait en faveur de la réunification… Ce taux montant même à 79 % chez les sympathisant-es insoumis-es ! Qu'en 2014, plus de 30 000 personnes défilaient dans les rues de Nantes en faveur du retour du Pays-Nantais en Bretagne administrative ? Tout ceci malgré des décennies de propagande de la région Pays de la Loire ? Que la partition de la Bretagne fut décidée arbitrairement sous Vichy sans aucune consultation populaire ? Que lors de la création des départements les députés bretons firent expressément en sorte que la Bretagne ne soit pas diluée comme les autres dites « provinces » ?

    Lors des dernières élections municipales, William Aucant, tête de liste insoumise à Nantes, s'était engagé à faire pression en faveur d'un referendum sur la réunification lors de la prochaine campagne présidentielle : « pour que le peuple décide. Le département est une terre de gauche qui doit le rester. Le rattachement à la Bretagne serait un signe politique en forme de résistance. » Mensonge purement électoraliste ? Ou paroles sincères recadrées depuis par la direction parisienne du parti ?

    Toujours est-il qu'encore une fois, Mélenchon semble avoir tranché seul et pour tout le monde, avec comme seule boussole ses lubies jacobines, quitte pour cela à occulter les réalités démocratiques, culturelles, historiques, et même écologiques qui convergent toutes en faveur de la réunification.

    Un projet sincère ? Ou juste un argument de comm bidon visant l'électorat écolo ?

    Sur le papier, le projet de biorégions a tout pour plaire. En décrivant des régions aux pouvoirs élargis et ayant la main sur l'agriculture, les agences de santé, les transports, et l'environnement, afin d'adapter au mieux les politiques de planification écologique aux réalités locales, LFI porte une idée très proche des revendications de notre collectif, et de la gauche autonomiste et indépendantiste bretonne en général. Mais derrière les belles paroles, quelles compétences auront en réalité ces régions ? Avec quel pouvoir législatif et quels moyens budgétaires ? Quelle autonomie réelle vis-à-vis de l'État et de Paris ?

    Pour l'instant, le projet ressemble surtout à un joli plan de comm pensé depuis Paris pour rafler les voix d'un électorat écolo et citadin.

    Lors de son allocution de présentation, Mélenchon, a ainsi dit tout et son contraire, déclarant : « Il faut changer en comprenant que la défense écologique ne peut pas simplement être le résultat de structures verticales et étatique (…) ne peut pas simplement être une addition de bureaucraties. »… pour nous vendre un projet décidé dans un bureau, par une commission présidée par deux député-es, sans aucune consultation des populations concernées. La différence avec la méthode employée par le gouvernement Hollande lors de sa réforme de 2014 n'est pas frappante !

    Du reste, la comparaison entre la carte pour l'instant proposée par LFI, et celle des bassins versants, fait plus que douter du sérieux et de la sincérité du projet.

    En plus du Pays Nantais dont le maintien de la séparation avec le reste de la Bretagne ne semble être motivé que par de pures raisons idéologiques, la Normandie se voit diluée dans une infâme région englobant Paris et s'étendant jusqu'à la Champagne, alors même qu'à l'instar de la Bretagne, elle possède essentiellement un réseau de petits fleuves côtiers qui justifierait largement son maintien en tant que région.

    Le Marais Poitevin se retrouve scindé en deux régions alors que son importance environnementale et patrimoniale majeure justifierait à elle seule la création d'une région unifiant le Poitou et la Saintonge (soit l'ancienne région Poitou-Charente plus la Vendée). L'hydrologie ne justifie non plus absolument en rien la séparation de Marseille du reste de la Provence…. Et la liste est encore longue !

    Dans les faits, ce découpage en bassins versants montre assez vite ses limites et ouvre la porte aux dérives technocratiques les plus arbitraires.

    Disons-le clairement, nous ne croyons absolument pas en la sincérité de la brusque mue fédéraliste de Mélenchon et de LFI. Celle-ci est en contradiction avec quasiment l'ensemble des positions tenues par le parti ces dernières années, du vote contre la loi Molac à l'opposition récente à l'Assemblée contre la re-création d'une région Alsace, pourtant souhaitée par 80 % des Alsacien-nes.

    Biorégions, 6e République, referendum d'initiative citoyenne, referendum révocatoire… LFI promet à tout va, sans pour autant jamais vraiment expliquer comment tout cela est censé finir par s'imbriquer.

    Lors des débats à l'Assemblée nationale portant sur l'Alsace, Emmanuel Fernandes, député LFI du Bas-Rhin, décrivait le projet porté par LFI une fois au pouvoir sous la forme d'un triptyque « Etat, département, commune ». Soit un projet évoquant furieusement la France d'avant Mitterrand et la création des régions, ainsi que celui du RN qui, lui, défend ouvertement la suppression de l'échelon régional.

    Jacobinisme et mépris de classe

    Pour nombre de Breton-nes, Mélenchon est une figure honnie, et il est difficile de leur donner tort.

    En 2007, dans une note de blog toujours lisible sur Internet, il qualifiait le breton enseigné de « pseudo langue-bretonne » créée sur demande des nazis : « J'écris « pseudo langue bretonne » car ce qui est nommé de cette façon n'est aucune des cinq langues parlées historiquement mais une « langue unifiée » dont le vocabulaire et la grammaire furent fixés à la demande de l'occupant nazi ».

    Outre qu'à notre connaissance, aucun linguiste sérieux ne découpe le breton en cinq dialectes différents – la langue bretonne formant, comme toute les langues non-unifiées par un Etat-nation, un continuum divisible en un nombre variable de dialectes sans frontière clairement définie – le nombres de néo-locuteurs parvenant à converser avec leur grands-parents, leurs voisins, ou encore qui mettent un point d'honneur à parler le breton propre à leur famille ou à leur lieu d'origine, prouve chaque jour à quel point cette affirmation est mensongère et absurde. Il suffit d'écouter les radios en langue bretonne pour savoir à quel point les dialectes restent pratiqués et enseignés. Ce qui n'empêche pas des militant-es de gauche, ne parlant (comme Mélenchon) pas un seul mot de breton, de régulièrement reprendre cette thèse d'un néo-breton qui serait à la fois totalement chimique et crypto-nazi.

    En 2008, il qualifiait les écoles Diwan de « secte » dans une prise de parole où il se qualifiait aussi « fier d'être un jacobin ». Position réitérée en 2021 par la consigne donnée aux parlementaires du groupe insoumis de voter contre la Loi Molac et l'enseignement immersif en langues dites régionales.

    En 2013, il traitait les Bonnets rouges d'« esclaves qui manifestent pour les droits de leurs maîtres », qualifiait le mouvement de « bêtise régionaliste », et appelait à un contre-rassemblement le même jour que la grande manifestation du mouvement à Quimper. Contre-rassemblement pathétique qui fut un échec cuisant puisque n'étant basé sur aucune assise populaire.

    Difficile, dans ces conditions, de voir la décision de maintenir la Loire-Atlantique séparée du reste de la Bretagne comme autre chose qu'un caprice parisianiste et personnel contre l'unité bretonne.
    Le mépris de Mélenchon ne semble pas viser que les Breton-nes.

    Récemment lors d'une conférence de l'Institut la Boétie où il cherchait à expliquer son concept de « créolisation », il qualifiait Bruno Retailleau de « sortant du fond de la Vendée là bas, ou ils ont jamais vus la mer » et immédiatement de poursuivre « Alors là c'est pas la peine de parler avec eux, par ce qu'ils comprennent même pas de quoi on parle ! ». Les positions racistes et xénophobes de Retailleau sont ainsi ramenées à ses seules origines vendéennes, et l'ensemble des Vendéen-nes sont essentialisé-es et condamné-es, par leur origine et leur situation sociale supposée, à ne pouvoir que partager ces mêmes positions.

    Enfin, le leader insoumis a visiblement fait passer la consigne en interne d'abandonner toute tentative de s'adresser à ceux qu'il nomme les « fâchés pas fachos », ses classes populaires blanches rurales et périphériques gagnées par le vote RN. Dans un auditorium on peut ainsi l'entendre s'exclamer « il n'y a pas de fâchés pas fachos. Ils sont fachos, qu'ils soient fâchés ou pas. Et d'abord racistes ! ». Difficile de faire plus beau cadeau à l'extrême droite que de condamner ainsi publiquement tout un pan des classes populaires à une bascule irrémédiable dans le fascisme.

    En fétichisant les individus sur la base de leur vote, réel ou supposé, Mélenchon élude les processus sociopolitiques lourds qui poussent toujours plus ces populations dans les bras de l'extrême droite.

    Etonnament, les belles idées de la gauche, qui pense en terme d'individus forgés d'abords malgré eux par leur environnement social, ne semblent pas concerner les populations en dehors des grandes villes. Pour celles-ci, il est autorisé de retomber dans le champ de l'affect, de l'essentialisation, et de la morale, propre à la droite.

    Dans son ouvrage « Ascendant beauf », l'autrice Rose Lamy explique pourtant clairement comment cette figure du prolo de droite, stupide et réac, est érigée en élément de distinction bien commode par toute une frange des classes moyennes et supérieures citadines pour camoufler son propre racisme – tout parallèle avec la sociologie d'une large frange de l'électorat blanc de LFI étant évidemment purement hasardeux et fortuit. Elle explique également comment cela permet d'invisibiliser, voir même de justifier, la violence vécue par toute une partie des classes populaires (inégalités d'accès aux soins, corps détruits par le travail, inégalités de santé et d'espérance de vie, suicides, accidents de travail mortel, alcoolisme, mortalité routière etc.).

    Aux législatives de 2024, le RN a doublé ses scores en Bretagne par rapports à celles de 2022. Cette même année, aux élections européennes, nous avons, la boule au ventre, vu le RN arriver pour la première fois en tête dans la quasi-totalité des communes bretonnes.

    Personne ne nous fera croire pour autant qu'en l'espace de deux ans, une part significative de nos proches, de nos voisin-nes, de nos collègues sont devenus nazis. La Bretagne fait partie des endroits où la digue face à l'extrême droite aura cédé en dernier. Pourtant, nous ne somme pas dupes sur le fait que, pour nombre de militant-es de gauche, cela ne fera que confirmer l'idée préconçue depuis des décennies que notre pays est, par essence, un pays de fachos en raison de sa forte identité.

    L'origine du jacobinisme

    Jacobinisme et mépris vis-à-vis des ruraux à gauche trouvent leur source dans la Révolution française, moment charnière qui a durablement ancré le clivage droite/gauche. A cette époque, la bourgeoisie, emprunte des idées des Lumières, cherche à substituer à la figure du roi, autrefois seule garante de la légitimité de l'État et de l'unité de la nation, celle du Peuple français souverain. Mais cette figure abstraite de peuple français va vite se heurter au réel : l'ancien royaume est un agrégat de populations aux langues, coutumes et mœurs variés, sans aucune cohérence réelle entre elles.

    Pire : dans nombre d'endroits, et particulièrement le Massif armoricain (Bretagne, Vendée, Anjou, Maine et Basse Normandie), l'euphorie collective retombe rapidement pour laisser place à l'hostilité sourde, puis à la révolte armée.

    Aujourd'hui encore, l'immense majorité de la gauche continue de présenter les chouans et les insurgé-es vendéen-es comme des arriéré-es réactionnaires.

    L'origine de la révolte trouve pourtant son origine dans des conceptions radicalement opposées du progrès humain auxquelles aurait dû aboutir l'abolition des privilèges, et opposant, d'un côté, une bourgeoisie citadine, nouvelle maîtresse du pouvoir et pleine de grandes idées philosophiques, et de l'autre, des populations rurales toujours empruntes de fort liens de solidarité communautaire, et totalement imperméables à des concepts abstraits tels que ceux de « nation » ou de « citoyens ».

    On ne peut que recommander la lecture de Michel Ragon, écrivain anarchiste d'origine vendéenne et auteur de La mémoire des vaincus. Dans son livre 1793 L'insurrection vendéenne et les malentendus de la liberté, il explique ainsi :
    « a-t-on réfléchi que, pour la population rurale d'alors, l'État disparaissait si le roi qui l'incarnait n'existait plus ? Le roi mort, la population rurale retrouve ses instincts d'autonomie, d'anarchisme fondamental. Elle se sent dégagée de la tutelle étatique, libre des ses choix, de son identité. ».

    « En Vendée, deux conceptions de la liberté s'affrontent en 1793. Les Vendéens s'insurgent sur une idée populaire de la liberté : la liberté communale (contre le pouvoir centralisateur), la liberté religieuse (contre la laïcisation obligatoire), la liberté de la langue (le patois contre le français administratif). Les républicains combattent l'insurrection au nom d'une idéologie de la liberté, donc d'une abstraction. Leur théorie philosophique de la liberté, héritée des philosophes encyclopédistes, est toute intellectuelle. C'est une théorie d'avocat. La certitude des révolutionnaires d'être dans la vérité les conduit à imposer cette perversion : une dictature de la liberté. ».

    Les guerres de l'Ouest engendrèrent un traumatisme qui a fixé pour longtemps le paysage politique.

    Encore aujourd'hui des pans entiers du Massif Armoricain sont de droite depuis cette époque. Mais elles ont aussi imprimé à gauche le cliché de populations rurales perçues comme par essence arriérées, stupides et réactionnaires. C'est là l'origine du jacobinisme : le progrès ne peut émaner que de centres instruits et éclairés, qui doivent l'imposer à des périphéries obscurantistes et réfractaires, par le sang s'il le faut.

    Cette vision a imprégné par la suite le marxisme, jusqu'au bolchevisme et au stalinisme, qui ont mené une véritable guerre contre la paysannerie et les minorités nationales de l'ancien empire russe, à coup de famines organisées, de massacres et de déportations. En France, elle a été aussi pendant longtemps à gauche une des principales justification de la colonisation.

    C'est aussi à la suite de cette histoire, et au nom de cette vision unilatéral du progrès, que le français fut imposé. Quitte pour cela à traumatiser deux ou trois générations d'enfants, et même si le seul effet en terme d'égalité fut d'accroître les privilèges de la bourgeoisie francophone et de Paris sur le reste de l'hexagone.

    Comme le disait Barère : « Le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton, l'émigration et la haine de la République parlent allemande ; la contre-révolution parle l'italien, et le fanatisme parle le basque. Cassons ces instruments de dommage et d'erreur. ».

    l'urgence de déjacobiniser la gauche (et LFI) !

    Le projet de biorégions porté par LFI s'inscrit clairement dans cette filiation jacobine. Dans une récente interview donné à la chaîne Le Média, la députée Claire Lejeune commence en se référant explicitement à la création des départements à la place des anciennes provinces au moment de la Révolution française. Dans les deux cas, l'idée est la même : faire table rase de tout en fonction du plan d'une petite élite éclairée est légitime et nécessaire pour réellement changer les choses en profondeur.

    Au cours de la discussion, elle oppose ainsi un « ancien monde », incarné par les régions de Hollande au découpage dicté par des raisons strictement économiques, au « nouveau monde » proposé par LFI dans lequel le découpage régional serait cette foi dicté par des critères strictement écologiques.
    Economie contre écologie, au final on ne fait que remplacer une vision purement technique du monde par une autre tout aussi purement technique.

    Les bases sont simplement différentes. Le sentiment d'appartenance des populations, leurs identités locales, l'attachement à une terre, les données culturelles et historiques, sont considérés comme des affects irrationnels et archaïques.

    Plogoff, Le Pellerin, Le Carnet, Notre Dame des Landes, marée noires, Paysans travailleurs, défense des marais salants, projets miniers, lutte contre le remembrement, contre l'agriculture intensive et les algues vertes… Si, depuis des décennies, la Bretagne est un modèle en terme de luttes écologistes, c'est pourtant bien par ce que celles-ci s'y incarne dans la défense d'une terre et d'un peuple, et non pas à travers une écologie simplement morale, technique ou abstraite. Une écologie qui refuse de prendre en compte les réalités identitaires, culturelles, historiques et spirituelles des populations – c'est-à-dire qui est construite malgré elles et contre elles – est une écologie vouée à l'échec.

    Le concept de Nouvelle France aurait pu être l'occasion d'une reconnaissance commune des populations issues de l'immigration post-coloniale et des particularismes et spécificités des autres populations de l'hexagone. Cela aurait été le meilleur moyen de couper l'herbe sous le pieds du RN et de l'extrême droite. Au lieu de ça, en prétendant tout reconstruire à partir de rien, le projet de biorégions nie encore une fois les identités populaires, laissant ce champ libre aux réactionnaires et à l'extrême droite.

    Qui croit sérieusement que supprimer la Normandie, l'Alsace ou l'Auvergne va aider en quoi que ce soit la transition écologique ? Que la création de nouvelles régions factices dans laquelle les populations ne se reconnaissent absolument pas va pousser les gens à se réapproprier les outils démocratiques comme LFI prétend vouloir le favoriser ? Si la Bretagne est dans la situation catastrophique sur plan agricole qu'elle connaît aujourd'hui, c'est bien parce qu'une poignée de décideurs à Paris a décidé d'en faire l'usine agro-industrielle de la France en promettant en échange monts et merveilles aux Bretons et aux Bretonnes. Merci, mais en terme de centralisme jacobin sous couvert de belles idées, on a déjà donné.

    En 2022, les sympathisant-es insoumis-es accusaient Roussel et ses 2,28 % d'avoir empêché Mélenchon d'accéder au second tour. Mais s'est-on demandé quel nombre de voix les positions ultra-jacobines de Mélenchon lui ont fait perdre ? Notamment dans les territoires à forte identité comme la Bretagne ou les Pays d'Oc ? Idem pour les prises de positions et les votes contre l'enseignement immersif en langues dites régionales. Aujourd'hui, on entend les zinzinsoumis faire la chasse aux abstentionnistes plus à gauche qu'eux, pendant que leur leader insulte les habitant-es d'une région entière, et que leur partie cherche à bloquer les aspirations démocratique de l'immense majorité des Alsacien-nes. Drôle de priorité pour gagner des voix !

    Dans son allocution de présentation du projet de biorégions, on pouvait entendre Mélenchon dire : « Les cartes qui tournent autour de l'eau sont souvent en même temps des cartes politiques de l'ancien régime et du temps long. » puis « Il y a donc un rapport immédiat entre les grands facteurs géographique structurants, la culture et la politique. Il n'est pas question pour nous tout d'un coup d'effacer la culture et la politique… Parce que tout simplement ça ne fonctionnerait pas… »

    Voilà au moins un constat que nous partagerons avec Mélenchon. Il est donc plus que temps pour une gauche qui espère vaincre de sortir de ses ornières et d'appliquer à la lettre ses prétentions démocratiques.
    Une fois ce constat posé, notre rôle n'est pas d'attendre une inflexion de la part du grand leader.
    Il est d'imposer nos thèmes et nos revendications dans la campagne, afin de s'engouffrer dans la brèche ouverte par la FI sur l'aberrant découpage régional de 2015. C'est pourquoi nous vous donnons rendez vous dans les rues de Nantes pour la défense de la réunification et de l'autonomie le 26 septembre prochain !
    Dispac'h, le 19 août 2026

  • Is the US actually too chicken to take on China for trade?

    A weak yuan guarantees Beijing massive trade surplus even as the White House tries tamp down on Chinese imports

    Since China offered a truce in the trade war last October following its threat to deprive the United States of rare-earth magnets, the Trump administration has been happy to stop escalating. After all, imports from China have been falling, down by 40% in the year to June, compared with the same period in 2024. Best to declare victory and call it a day.

    But the US hasn’t won this battle – and there’s strong evidence to show it’s too chicken to really try.

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  • Mignaloux-Beauvoir (Vienne) : « Moins de greens, plus de racines »

    La Nouvelle République / samedi 15 août 2026

    Ils ont également versé du ciment dans des trous et sur plusieurs buses d’arrosage, tout en semant des graines et en plantant des carottes sur les greens. « Il est urgent de repenser l’usage de l’eau, notamment l’été : quelles activités sont soutenables dans un monde en pleine urgence climatique ? Il faut prioriser ce qui est vital pour l’être humain et le vivant », avancent les activistes dans un message non signé, avant de proposer, avec un brin d’ironie, « que les greens des golfs et leur système d’arrosage soient mis au service de la population, en les transformant par exemple en jardins potagers partagés ».

    Les jardiniers du Domaine de Beauvoir ont pu remettre les trous en état dès vendredi et le parcours est accessible aux golfeurs, ce week-end.

    *****

    franceinfo / lundi 17 août 2026

    Lorsque les clients et les salariés sont arrivés, dans la matinée du vendredi 14 août, sur le green du golf de Mignaloux-Beauvoir (Vienne), ils s’attendaient à voir un terrain propre et vert, comme ils l’avaient laissé la veille. Mais ce n’est pas ce qu’ils ont vu. Loin de là. « C’est le travail d’une année, donc quand on a vu ça, cela nous a mis un sacré coup« , précise François Gauthier, intendant du parcours.

    Dans la nuit du 13 au 14 août, des activistes écologistes ont en effet dégradé le golf. Les greens des trous 3 et 1 ont été endommagés, notamment avec du béton. « Il y a eu une découpe de la surface en profondeur« , précise Édouard Guillaumet, le propriétaire des lieux. « Ils nous ont également laissé un message écologique. »

    « Moins de greens, plus de racines » : voilà ce qu’ont écrit ces activistes. Ils souhaitaient, en effet, alerter sur « la crise hydrique et son lot d’injustices sociales« . Ils dénoncent notamment l’hypocrisie de « gaspiller de jour comme de nuit pour un loisir de quelques privilégiés« . « Ce luxe est indécent« , assurent-ils dans un communiqué envoyé le 15 août.

    Au même moment, ils estiment que de nombreux pans de la société sont impactés par la sécheresse. « Les syndicats agricoles redoutent des pertes considérables dans la production de nourriture« , précisent-ils, indiquant également que « 40 000 personnes » doivent faire face à des coupures d’eau. « Il est urgent de repenser l’usage de l’eau, notamment l’été« , estiment-ils.

    Les activistes proposent de transformer les greens de golf et leur système d’arrosage « en jardins potagers partagés« , pour que l’endroit « soit mis au service de la population« . De son côté, Édouard Guillaumet précise que [on s’en fout ; NdAtt.]

    Le propriétaire comprend le message écologique de cette mobilisation, mais il s’oppose donc « à la forme » qu’a prise cette action. Il a décidé de porter plainte. […]


  • Paris : La cour d’appel ordonne l’extradition de Gino en Allemagne

    Le Monde / mercredi 19 août 2026

    La cour d’appel de Paris a ordonné, mercredi 19 août, la remise à l’Allemagne du militant antifasciste albanais surnommé « Gino », que la France avait refusé précédemment de remettre à la Hongrie par crainte pour ses droits fondamentaux.

    Rexhino Abazaj, alias « Gino », « se pourvoit en cassation », a annoncé à la sortie de l’audience Youri Krassoulia, son avocat, dénonçant une décision « scandaleuse ». Le trentenaire est accusé par la Hongrie de violences contre des néonazis qui défilaient à Budapest en février 2023. Il encourt une peine allant jusqu’à 24 ans de prison dans ce pays et jusqu’à 10 ans en Allemagne, des victimes présumées étant de nationalité allemande.

    En avril 2025, la France avait refusé de le remettre à Budapest, invoquant des « risques » d’un « traitement inhumain » en prison et l’incertitude de lui garantir un procès équitable dans ce pays membre de l’Union européenne.

    Le militant antifasciste était donc depuis au cœur d’une autre procédure, enclenchée depuis 2025, l’Allemagne le réclamant pour les mêmes faits. « Gino » est libre – il doit être remis à l’Allemagne dans dix jours et avait trois jours pour se pourvoir en cassation – et vit à Paris.

    Lors d’une précédente audience en juin, Laurent Pasquet-Marinacce, autre avocat de « Gino », avait soulevé un « risque » : « Nous n’avons pas les moyens de savoir si la Hongrie a condamné en son absence notre client : si la France le remet à l’Allemagne, est-ce que la Hongrie ne va pas le réclamer pour qu’il exécute sa peine là-bas ? »

  • Trump nominates abortion opponent Heidi Overton to be head of FDA

    Overton has said that Congress should strictly regulate abortion drug mifepristone ‘to protect women and children’

    Donald Trump nominated Dr Heidi Overton – an abortion opponent who stood next to the president as he made false claims about vaccines – to be commissioner of the US Food and Drug Administration (FDA).

    “Today I am honored to nominate the wonderful Dr. Heidi Overton, MD, PhD, as our next FDA Commissioner. Dr. Heidi has been a ROCKSTAR in my Administration, where she has worked directly with Secretary Kennedy, Dr. Oz, and team, to deliver on the MOST TRANSFORMATIVE Health Agenda in History. She is known to take on the HARDEST issues, and bring me solutions that work best for the Country,” the president wrote on Truth Social on Wednesday.

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  • Penmarc’h (Finistère) : « Non aux résidences secondaires »

    Le Télégramme / mardi 18 août 2026

    Un nouveau message a été découvert mardi 18 août près du port de Kérity, à Penmarc’h, sur le mur privé d’une propriété située à proximité de l’ancienne capitainerie. L’inscription « Non aux résidences secondaires » succède ainsi au tag anti-touristes – « Tourists go home » [le tag complet dit : « Tourists go home – Refugees welcome » ; NdAtt.] – signalé la veille dans la commune.

    Ce nouvel acte déplace le débat sur la question complexe de l’habitat et du logement en Pays bigouden. En ciblant la présence des résidences secondaires, il pointe du doigt une problématique bien réelle sur le territoire : la prolifération de logements fermés une grande partie de l’année et la difficulté croissante pour les actifs locaux d’accéder à la propriété ou à la location.
    Si la municipalité applique déjà une majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, la tension autour du foncier demeure vive. La création de logements sociaux et d’habitations accessibles à l’année figure d’ailleurs parmi les priorités affichées par la mairie pour répondre au manque de solutions de logement pour la population permanente.

  • Trump Tyranny Tracker | Day 570: Aug 12, 2026

    The seal of the U.S. Department of Homeland Security is displayed outside the headquarters of the Federal Emergency Management Agency, July 25, 2026 in Washington. Kevin Carter/Getty Images

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    Welcome to today’s Trump Tyranny Tracker…

    ICE threatening an American citizen, Trump expanding federal control over elections, government surveillance of political activists, and the growing costs of the Iran war were among today’s top stories.

    Today at a Glance

    •ICE agent points a gun at a U.S. citizen.

    • DHS deploys federal agents to advance Trump’s election lies ahead of the midterms.

    • Government intel centers monitor activists organizing against mass surveillance.

    What We Need to Pay Attention To

    ICE agent points gun at Virginia woman who shouted at them in video that conflicts with government’s narrative

    What Happened: An ICE agent pointed a gun at Virginia therapist Carolina Molina after she shouted insults at agents during an immigration operation. DHS accused Molina of trying to run agents over, but dashcam and cellphone footage disputes key parts of that account and shows agents blocking her vehicle as she tried to leave.

    Why It Matters: A federal agent pointed a gun at a U.S. citizen after she criticized ICE, and DHS then portrayed her as a dangerous “agitator” who tried to run agents over. Once again, the abuse was caught on video, exposing the lies used to justify it.

    Source: CNN

    Corruption

    Suit Challenges Plan to Sell Early Access to Trump’s Truth Social Posts

    What Happened: The Intercept and Freedom of the Press Foundation sued Trump over a Truth Social service selling faster access to his posts for up to $100,000 a month. More than 10 customers, mostly trading firms, have signed up, potentially giving them early access to presidential announcements capable of moving markets.

    Why It Matters: Trump controls policies that moves markets while his company profits from selling faster access to his announcements. The lawsuit is challenging one of the more blatant ways Trump is using the presidency to enrich himself and his family.

    Source: New York Times

    Trump administration finalizes ownership reporting exemption for US firms

    What Happened: Trump’s Treasury Department finalized a rule exempting U.S. companies and individuals from requirements to disclose their true owners to FinCEN, making permanent the rollback of a major anti-money laundering safeguard. Treasury will also delete beneficial ownership information previously submitted by Americans from the government database.

    Source: Reuters

    Power Consolidation

    Markwayne Mullin uses Homeland Security to further Trump’s voter fraud crusade

    What Happened: Homeland Security Secretary Markwayne Mullin has expanded DHS’s role in investigating “voter fraud,” deploying Homeland Security Investigations agents to pursue voter records and threatening election officials with penalties or even prison. DHS claimed more than 250,000 potential noncitizens were registered in four states but provided no names or methodology. Agents investigating individual cases repeatedly found false matches and people who had never registered or voted.

    Why It Matters: Trump is turning DHS into an election enforcement operation built around his election lies. Federal agents are now pursuing voters and election officials months before the midterms, with states threatened with funding cuts and election officials threatened with prosecution if they resist.

    Source: CNN

    A New Draft Rule for the Census Seeks Sweeping Changes to How Political Power Is Allocated

    What Happened: A draft Trump proposal would exclude undocumented immigrants and broad categories of other noncitizens from the population count used to allocate seats in Congress and eliminate the collection of race and ethnicity data from the Census. The changes would likely shift representation away from Democratic-leaning states while eliminating data used to challenge racial discrimination in voting.

    Source: Talking Points Memo

    DOJ legal office says Trump’s outside advisers can be shielded by executive privilege

    What Happened: Trump’s Justice Department issued a legal opinion saying executive privilege can extend to private advisers who do not work for the federal government, potentially shielding their communications with Trump from congressional and legal investigations. The opinion comes months before the midterms, when a Democratic takeover of Congress will trigger investigations into Trump and his advisers.

    Why It Matters: Trump’s DOJ is expanding executive privilege to people who don’t even work for the government, creating another shield around his inner circle just as he faces the possibility of congressional investigations.

    Source: CBS News

    Trump refuses to back down as Supreme Court blocks major policies

    What Happened: Trump is pursuing new ways to impose policies the Supreme Court recently blocked, including restrictions on birthright citizenship, efforts to fire Fed Governor Lisa Cook, and new tariffs. After the Court upheld birthright citizenship, Trump said, “We’re ending it a different way.”

    Why It Matters: Trump is treating Supreme Court rulings as obstacles to get around rather than decisions he has to follow. If a president simply finds another way to do what the courts ruled he cannot do, judicial checks on presidential power become meaningless.

    Source: The Washington Post

    Weaponization of Institutions

    Justice Department sends team to monitor Minnesota primary elections

    What Happened: Trump’s DOJ deployed about 20 staffers to monitor voting in Hennepin and Ramsey counties during Minnesota’s primary, despite Hennepin County rejecting its request to place monitors inside polling locations. State law required the federal monitors to remain at least 100 feet from polling sites.

    Why It Matters: Trump is pushing federal law enforcement deeper into state run elections months before the midterms. DOJ tried to put federal personnel inside polling places over the objections of local election officials.

    Source: The Hill

    Ex-Southern Poverty Law Center official faces federal fraud charges

    What Happened: The DOJ charged former Southern Poverty Law Center official Heidi Beirich with fraud, false statement, and money laundering conspiracies, expanding its criminal case against the civil rights organization. The indictment comes after whistleblowers alleged DOJ officials rushed the original case despite objections from career prosecutors.

    Source: MS NOW

    Subscribe now

    Media Suppression & Authoritarian Tactics

    The Government is Monitoring Anti-Flock TikTok and Instagram Accounts

    What Happened: State, local, and federal law enforcement fusion centers are monitoring social media accounts and planned events associated with opposition to Flock license plate surveillance cameras. Intelligence bulletins identified activists, listed cities participating in upcoming protests, and urged police to increase patrols around the cameras while linking the broader movement to separate acts of “vandalism.”

    Why It Matters: Government intelligence networks are tracking people organizing against mass surveillance and lumping lawful political activity together with criminal vandalism. Using government surveillance to track people protesting government surveillance is a great example of how a surveillance state operates.

    Source: 404 Media

    Human and Civil Rights Abuses

    DHS cites recent policy shift after not disclosing death of Guatemalan man who had been in custody

    What Happened: ICE did not publicly report the death of Guatemalan immigrant Jose Chajon-Raxon, who suffered an apparent seizure one day after entering Delaney Hall and was released from ICE custody while hospitalized. Under a policy adopted this year, ICE no longer investigates or reports deaths occurring within 30 days after someone leaves its custody.

    Why It Matters: ICE can release critically ill detainees from custody and then avoid investigating or publicly reporting their deaths. The new policy creates a loophole that makes deaths connected to ICE detention easier to hide from Congress and the public.

    Source: Associated Press

    ‘Shoved the tube so hard it tore my nose’: Kurdish film-maker recounts ‘inhumane’ ICE force-feeding

    What Happened: ICE repeatedly force fed Kurdish asylum seeker and filmmaker Gabar Choli during a hunger strike, shackling and pinning him down while medical staff inserted a feeding tube through his nose and into his stomach. The practice continued intermittently for close to eight months, leaving him with injuries to his nose and esophagus, stomach problems, and psychological trauma.

    Source: The Guardian

    Government Disruption

    FEMA’s ‘Shadow Administrator’ Was Paid by a DOGE Member’s Startup for Months

    What Happened: Court filings show Kara Voorhies, an outside contractor described as FEMA’s “shadow administrator,” continued working inside DHS while being paid through a subcontracting chain involving a company owned by DOGE operative Kyle Schutt. Voorhies, who had no previous government experience, reviewed FEMA contracts and grants worth more than $100,000 while working alongside DOGE.

    Why It Matters: A DOGE operative had access to FEMA systems while his own company was being used to pay a contractor influencing FEMA spending. People with private financial interests were being given power over billions in government funds.

    Source: WIRED

    Doctors say Trump’s vaccine order will raise fears, cause confusion and endanger kids

    What Happened: Doctors and medical organizations warn Trump’s overhaul of the childhood vaccine schedule will create confusion, increase vaccine hesitancy, and leave children vulnerable to preventable diseases. Trump called for separating and spacing out vaccines while again promoting conspiracies that childhood vaccines are linked to autism. This comes as the U.S. faces its largest measles outbreak in more than 30 years.

    Source: Associated Press

    Head of US travel association sounds alarm on potential expansion of visa bond program

    What Happened: Trump made permanent a policy allowing the government to require visitors from 50 countries to post bonds of up to $20,000 for tourist or business visas. Visa issuances in those countries have fallen 83%, while overall overseas travel to the U.S. is down 4.3% this year and Canadian travel has fallen 25%.

    Source: Reuters

    Imperial & Geopolitical Watch

    U.S. and Ukrainian Forces Went Head-to-Head in an Exercise. Ukraine’s Drones Won.

    What Happened: Ukrainian drone operators defeated a U.S. armored brigade during a major Army exercise in Germany, locating vehicles and scoring simulated strikes so quickly that U.S. units had to be repeatedly returned to the exercise. The drill exposed U.S. vulnerabilities to the small drones that have transformed warfare in Ukraine.

    Why It Matters: Trump continues to attack Ukraine instead of taking advantage of the battlefield expertise it has offered to share. Now U.S. troops are facing the same drone attacks from Iran that Ukraine has spent years learning how to defeat.

    Source: Wall Street Journal

    Strait of Hormuz ship traffic near three-month low as U.S.-Iran deal in doubt

    What Happened: Ship traffic through the Strait of Hormuz is about 90% below prewar levels as Trump’s agreement with Iran to reopen the waterway remains stalled. Iran says it will not fully reopen the strait until the U.S. meets its demands, while an interim June agreement has collapsed.

    Source: CNBC

    Far-Right & Russian Influence Watch

    Sell Ukraine 10% of US Patriots and ‘we will destroy all the Russians’ ballistic missiles,’ Zelensky tells CNN

    What Happened: Zelensky said Ukraine has only about 1% of the U.S. Patriot interceptor stockpile and is receiving 2.5 times fewer interceptors than in 2025, even as Russia has doubled its monthly ballistic missile attacks. He said 5% of U.S. stocks would protect Ukraine through the winter, while 10% would allow it to intercept all Russian ballistic missiles.

    Source: CNN

    Unmasking RussiaSweden Disrupts Russian Spy OperationWhile Europe is still dealing with the fallout from last week’s Russian terrorist attack at Germany’s Leipzig/Halle Airport and revelations, literally on the same day, that Russian intelligence plotted to assassinate the head of a German drone manufacturer, Sweden announced Monday that it had disrupted yet another Russian intelligence operation…Read more7 days ago · 305 likes · 13 comments · Olga Lautman

    Economic News

    Workers’ Wage Gains Have Been Erased by Inflation

    What Happened: Workers’ inflation adjusted hourly earnings fell 0.1% in July as inflation wiped out wage gains. Annual inflation reached 3.4%, with fuel prices up 39.1% from a year ago as Trump’s Iran war and disruption in the Strait of Hormuz drives energy costs higher.

    Source: NOTUS

    US officials warn of higher oil and gas prices due to Strait of Hormuz shutdown

    What Happened: Trump’s Energy Information Administration raised its oil and gasoline price forecasts because of continued restrictions in the Strait of Hormuz. Gas is now projected to average $3.78 a gallon, up from $2.98 before the Iran war. Only eight vessels crossed the strait in a day compared with roughly 120 per day before the war.

    Why It Matters: Trump says the Strait of Hormuz is open, but his own government says restrictions are continuing and driving energy prices higher. Americans are paying the price for a war Trump claimed was over in March.

    Source: CNN

    Resistance

    Check out 50501 for local and nationwide events…

    Source: 50501

    By the Numbers

    • 250,000+ — Noncitizen voter registrations DHS claimed without providing names, evidence, or methodology

    • $100,000 a month — What trading firms can pay for faster access to Trump’s market-moving posts

    • 83% — Drop in visa issuances in countries subject to Trump’s visa bond program

    • 90% — Drop in ship traffic through the Strait of Hormuz from prewar levels

    • 1% — Share of the U.S. Patriot interceptor stockpile Zelensky says Ukraine currently has

    • 39.1% — Increase in fuel prices over the past year

    • $3.78 — Projected average gas price this year, up from $2.98 before Trump’s Iran war

    What to Watch Next

    DHS is deploying federal agents around Trump’s election lies — How far will the regime go in pressuring voters, election officials, and states before the midterms?

    DOJ is expanding its presence around elections — Will federal election monitoring expand into more states as the midterms approach?

    Trump is looking for ways around Supreme Court rulings — What happens if the courts say no and Trump continues to do it anyway?

    ICE changed how deaths after detention are reported — How many deaths connected to ICE custody will disappear from public reporting under the new policy?

    The government is surveilling political activists — Will Congress or courts step in as law enforcement networks are used to monitor Americans engaged in lawful political activity?

    Key Takeaways

    War Costs Rise — The Iran war is pushing fuel prices higher, disrupting nearly all traffic through Hormuz, and consuming military resources needed elsewher

    Election Power Grab — DHS and DOJ are expanding their roles in elections while Trump pushes his election lies and threatens officials who resist federal demands.

    Rule of Law — Trump is searching for ways around Supreme Court decisions while his DOJ builds new legal protections around his private advisers.

    Surveillance State — Government networks are monitoring activists organizing against surveillance while ICE abuses continue with no transparency and accountability.

    Vaccine Chaos — Trump is upending the childhood vaccine schedule and promoting conspiracies about autism as the U.S. faces its largest measles outbreak in more than 30 years.

    Call to Action

    Document Everything: Document purges, corruption, and power grabs. Share credible information with journalists, watchdogs, and legal experts. Silence enables authoritarianism—see something, say something.

    Defend Press Freedom: Support independent journalism by subscribing to and sharing reporting that challenges Trump’s power grab.

    Contact Lawmakers: Demand accountability for Trump’s unchecked power and war on oversight.

    Mobilize for Action: Organize or join legal efforts and resistance movements to protect democracy and human and civil rights.

    Thanks for reading the Trump Tyranny Tracker. Stay tuned for more updates.

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  • Donald Trump’s White House Declassified the Eric Swalwell File to Affect His Election


    The most important date you need to know about the Eric Swalwell files (Swalwell investigative file, Fang informant file) that John Solomon oversold, again, the other day, are not the ones that show that Eric Swalwell was probably fucking a Chinese spy in the same time frame that he reportedly had a “fling” with then Congressional Intern Katie Waldman around 2014, nor that the investigation into whether Swalwell knowingly accepted foreign donations from Christine Fang lasted into the time he served on the Intelligence Committee.

    The most important date is the date the White House declassified the files: March 23, several months in advance of the California gubernatorial primary on June 2, and several weeks before Swalwell dropped out of the race on April 12 in the face of allegations of sexual misconduct.

    The story the files tell is only damning to the extent it reveals Swalwell would fuck a young woman who showed up at his door uninvited, as he described doing with Fang, without thinking twice about it.

    But we learned far worse than that from the reporting leading up to his resignation.

    The files describe that FBI started testing whether Fang would make a worthwhile informant about the Chinese intelligence ties her family had in March 2013. But in June 2013, the FBI discovered she had solicited donations on behalf of Swalwell, and the FBI switched focus from Chinese spies to a Democratic Congressman (Fang seems to have had closer ties to then-Fremont Mayor Bill Harrison than Swalwell). The following spring, the FBI closed Fang as an informant and then laid out a plan, using an informant, to test whether Swalwell would accept donations from China. They formally opened the investigation targeting Swalwell in June 2014. In 2015, they tried to get Swalwell to accept a donation via Fang. On April 30, 2015, the FBI did a defensive briefing for Swalwell, and Swalwell offered up numerous details about Fang (and asked whether she may have surveilled his campaign). Days later (presumably having discovered he was neither hiding nor protecting her), on May 5, 2015, the FBI did a formal interview, where Swalwell admitted he had had sex with Fang. The FBI continued to interview others — the intern Fang placed in Swalwell’s office, the winery owner who had provided Fang assistance, and the Burger King owner who had also supported Fang — who had ties to Fang’s introduction to Swalwell.

    The latter interview is interesting for the observation that he “did recall FANG being upset in the past when SWALWELL had a girlfriend.” After all, the period when Fang was cultivating Swalwell squarely overlaps with the period when Stephen Miller’s future wife reportedly had a fling with Swalwell.

    In October 2015, FBI gave up its plan to try to get Swalwell to accept Chinese donations; it turns out Fang had figured out the FBI informant was an FBI informant.

    In March 2016, the FBI interviewed Swalwell again to obtain testimony to present to a grand jury. He told them about the time Fang showed up at his door and they had sex, in more detail (but he claims he couldn’t remember details because he had taken an Ambien). He also told them about the shit show fundraising event at the Wynn Casino in Las Vegas, where Fang hadn’t delivered the donations she promised but had tried to get him into her grand suite, that had originally raised concerns.

    In February 2017, the FBI closed down the part of the investigation targeting Swalwell. While Fang had tried to donate to him, he had returned the donations she attempted to give him. She had committed a crime, FBI had concluded; he had not, a clearer exoneration than the one Robert Mueller came to about Trump’s knowing acceptance of help from Russians in 2016.

    In May 2017, the FBI shut down the investigation. Not because Jack Smith was going easy on a Democrat, as frothy right wingers are claiming, but because Fang had fled the country and in any case, the Special Agent in Charge in San Francisco, “determined that prosecution is non-viable due to national security reasons.”

    When you publicly release details of the FBI’s counterintelligence operations, as Trump now has, you help foreign spies.

    In fact, some of this was aired in real time. On March 28, before Swalwell dropped out of the gubernatorial race, WaPo reported that Kash was planning on releasing the files.

    FBI Director Kash Patel is pressing to release a decade-old investigative file involving Rep. Eric Swalwell (D-California) and a suspected Chinese intelligence operative, recently dispatching agents in the bureau’s San Francisco office to quickly redact the files before they are released publicly despite no evidence of wrongdoing by Swalwell, according to three people familiar with the effort.

    Two days later, still before Swalwell dropped out of the gubernatorial race, WaPo reported that Norm Eisen and Sean Hecker sent a cease and desist letter to stave off the release.

    Swalwell’s attorneys, Sean Hecker and Norman L. Eisen, wrote in Monday’s letter that releasing the Swalwell documents would violate several laws, including the federal Privacy Act of 1974. It would also violate the First Amendment, they added, since it would amount to targeting Swalwell for his outspoken views about President Donald Trump.

    The cease-and-desist letter also warned against running afoul of the long-standing Justice Department norm that law enforcement agents should refrain from taking any public investigatory steps against a political candidate in the 60 days before an election, to prevent even the appearance of the department using its power to sway the vote.

    “For these reasons, we demand that you cease and desist from all efforts to publicly disclose any investigative files concerning Congressman Swalwell, including any effort to dispatch agents to gather, redact, and prepare such files for release,” the letter said.

    And now we find out that some unnamed person at the White House did declassify those files, all ready to go to affect an election.

    The day after Swalwell stepped down, Katie Miller complained that the timing of all this was suspect, complained about a “coordinated takedown” the likes of which the White House already had planned for Swalwell.

    Back in March, when the release of these files were only a potential future hit job, WaPo revealed that Kash was considering sending Agents to China to seek dirt on Swalwell.

    As FBI director, Patel has focused on trying to bring a criminal case against the outspoken Democrat, reassigning multiple agents in San Francisco to work on the matter, the current and former officials said. FBI leaders have even discussed sending agents to China to talk to the suspected intelligence operative, believing she could have damaging information about Swalwell, according to two of the people familiar with the investigation.

    [snip]

    The lengths that Patel’s circle is going to in the bid to pursue a political foe of the president have raised alarms within the bureau, where some officials fear that releasing the files — even with redactions — could compromise law enforcement sources and investigatory methods, making it harder for the FBI to gain trust with potential witnesses.

    They also said they feared the repercussions of sending agents to the territory of an adversarial nation to dig up information on a sitting congressman. Such an interview, legal experts said, would be impossible without Chinese interference, and Fang would be considered an unreliable witness.

    Since then, Kash’s favorite mouthpiece for propaganda, Jana Winter, revealed that Kash — who had at least used to own $5 million in Shein stock — had traveled to China himself in late July.

    Patel returned from a trip to Beijing in late July, and a similar trip to Russia has been ‌tentatively planned for October, according to FBI officials.

    In exclusive interviews with Reuters, Patel described the FBI’s initiatives with what he called “non-traditional partners” as selective and limited to specific types of transnational crimes such as global child pornography networks and cyber scam centers that prey on Americans.

    [snip]

    During his trip to Asia last month, Patel met with Chinese Minister of Public Security Wang Xiaohong and ​Vice Minister Xu Datong to deepen what Chinese state media described as “practical cooperation” on a range of criminal activities.

    Winter’s credulous piece also served to prep Kash’s trip to Russia in October.

    Kash Patel didn’t just redact the Fang files in March. The White House declassified them, in the middle of an election campaign.

    Which is a far more damning detail than anything in the actual files.

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  • Canicule en prison : de la torture institutionnalisée

    Peut-on vivre une canicule en prison comme n'importe où ailleurs ? Dans cet entretien, la chercheuse et autrice Hélène Nogues-Brunet revient sur son livre "Surveiller, punir et réinsérer en Anthropocène", qui relit le travail de Michel Foucault à l'aune…
  • Canicules : 7 300 morts en excès selon Santé publique France

    Le bilan provisoire de la surmortalité lors des vagues de chaleur de l'été 2026 s'élève désormais à 7 300 morts, a annoncé mercredi 19 août Santé publique France. Au moins 1 243 décès en excès, toutes causes confondues, ont été enregistrés rien que du 3 au 22 juillet, date à laquelle s'arrête ce bilan provisoire.
    Près des trois quarts de ces disparitions « concernent les personnes âgées de 75 ans et plus », plus vulnérables car elles souffrent souvent de comorbidités. Cet épisode (…)

    Lire la suite - En bref / Santé , Canicule
  • Unhinged White House response shows senator’s ‘Natalie’ barb struck a nerve

    Senator Jon Ossoff, who is up for re-election, came up with arguably the standout line of the midterm elections so far

    Jon Ossoff really struck a nerve. That much is clear.

    The US senator for Georgia, running for re-election in November, came up with arguably the standout line of the midterm elections campaign so far when discussing Donald Trump at a rally on Sunday.

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  • « Une des plus grandes maladies de nos rivières françaises, c’est l’incision »

    « Jusqu'à présent, le sport national c'était d'envoyer le plus vite possible l’eau à la mer. L’enjeu aujourd’hui, c'est de garder l'eau sur le bassin versant. »

    Cet article « Une des plus grandes maladies de nos rivières françaises, c’est l’incision » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

  • Les Américains disent non aux data centers d’IA : face à la fronde, les Big Tech sortent le carnet de chèques et les Etats serrent la vis

    La fronde continue de grossir aux Etats-Unis contre les projets de méga data centers. Les grandes entreprises technologiques doivent composer avec cette opposition des populations locales. Ce mouvement est suffisamment important pour commencer à peser sur les projets et pousser les responsables politiques à intervenir.

  • La justice française ordonne la remise à l’Allemagne du militant antifasciste «Gino»

    Le ressortissant albanais est accusé de violences commises en marge d’un défilé néonazi à Budapest en 2023. Libéré en avril après que Paris a refusé son extradition vers la Hongrie, il fait l’objet d’un nouveau mandat européen émis par Berlin.
  • Canicule: 1 243 morts «en excès» en juillet lors de la deuxième vague de chaleur

    Avec 1 243 décès excédentaires enregistrés du 3 au 22 juillet, la deuxième vague de chaleur de l’été 2026, moins meurtrière que celle de fin juin, porte à 7 300 morts le bilan encore provisoire des victimes des fortes températures cette année, a annoncé mercredi Santé publique France.
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