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  • Bienvenue à Pédoland

    Qui protège les violences commises contre les enfants en France ? Une question que l'actualité ne cesse de renforcer.

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  • En Arabie saoudite, les exécutions capitales ne découragent pas les migrants éthiopiens

    Depuis le début de l’année, le royaume saoudien a exécuté vingt Éthiopiens. Malgré ces mises à mort, les divers conflits qui minent l’Éthiopie et le manque de perspectives professionnelles continuent d’encourager les départs.
  • Le prix de la Nintendo Switch 2 chute de 100 € avant la hausse de prix de septembre

    [Deal du jour] Nintendo a confirmé que le prix de la Switch 2 passera de 469,99 € à 499,99 € le 1ᵉʳ septembre 2026. Sur Aliexpress, un code promo fait descendre la console à 367,79 €, soit plus de 100 € d'économies par rapport au tarif actuel, et 130 € à son futur prix.

  • Sex doll with bruises is worse than creepy | Brief letters

    A disturbing find | World leaders in food containers | A spineless politician | Nigel Farage and Count Binface | Back-row smooching

    I find it disturbing that this sex doll “had hair, a nose piercing and markings that resembled bruises and grazes” (A ‘body’ found in a suitcase was actually a sex doll. How did NSW police get it so wrong?, 12 August). I suppose it could be said that at least these injuries weren’t inflicted on a real woman, but what does it say about the (presumed) man who owned it – or the manufacturer that created it? “Creepy” is too mild a word for this .
    Rosemary Fletcher-Jones
    New Milton, Hampshire

    • Boris Johnson once hid in a fridge and now Donald Trump hides in an airline meals container (Report, 11 August). I wonder who will be the next head of government to seek refuge in something designed to store food?
    William Ward
    London

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  • Le député brésilien Nikolas Ferreira et la transphobie comme tremplin politique

    Coqueluche et figure nationale de l’extrême droite, le jeune élu, entré dans l’arène politique par la persécution des personnes trans, est courtisé par ses alliés pour sa force de frappe sur les réseaux. Fidèle à son ADN, il radicalise tout ce qui peut enflammer le débat public et incarne un renouveau post-Bolsonaro.
  • Bulle IA: tant que l’orchestre joue

    Les chutes boursières du début de l’été et la crainte de l’éclatement de la bulle de l’IA ont vite été oubliées. La sphère financière ne parle plus que des prochaines introductions en Bourse d’Anthropic et d’OpenAI, censées être encore plus colossales que celle de SpaceX. Derrière le calme apparent en surface, de profonds remous agitent cependant les marchés financiers.
  • Être juge : les convictions à l'épreuve de la pratique

    La soif de justice est immense, mais l’ignorance de ce que font réellement les magistrat·es l’est tout autant. Ce documentaire leur donne le temps de nous raconter leur métier, la difficulté de juger, les coulisses de la justice. Dans une période où les…
  • Incendies: le gouvernement rattrapé par ses mensonges

    Alors que Sébastien Lecornu et Laurent Nuñez se rendent lundi en Gironde, le ministre de l’intérieur reconnaît dans un enregistrement consulté par «Mediapart» que les discours officiels sur les moyens suffisants face aux incendies relèvent de la «posture» politique. Des documents inédits révèlent l’ampleur de ces carences.
  • Ce logiciel gratuit fait ronronner le trackpad de votre MacBook comme un chat

    PurrPad détourne le retour haptique du trackpad des MacBook pour reproduire les vibrations d’un chat qui ronronne. Une expérience plutôt convaincante, mais qui peut devenir lassante.

  • Australian health experts fear US vaccine scepticism is catching on as ‘anything Trump says filters through’

    Australia records 3% fall in one-year-olds fully immunised against hepatitis B as downward trend continues, expert says

    Australian medical experts have warned a shift in child vaccination advice in the US is not grounded in science and could undo decades of public health advances.

    The US president, Donald Trump, signed an unprecedented executive order calling for American children to be vaccinated against fewer diseases, suggesting a link to autism despite no evidence. The official number of recommended immunisations for children would drop to 11, compared with 18 at the end of 2024.

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  • « On fait pas l’pont » : 33 heures de garde à vue et 3 jours de prison pour… une banderole

    Une action symbolique, une bâche tendue en travers d'un pont et un bref blocage de la circulation : de quoi vous envoyer en prison.

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  • Quel smartphone choisir pour son ado en 2026 ? Le guide d’achat pour un premier téléphone pour la rentrée

    Dès l’entrée au collège, la plupart des adolescentes et adolescents formulent le désir d’avoir leur propre smartphone. L’arrivée en sixième est en effet une étape charnière dans leur vie, mais c'est aussi à ce moment qu’ils commencent à gagner en indépendance, notamment pour leurs trajets jusqu’au collège, et un smartphone peut alors devenir un accessoire indispensable pour eux, comme pour les parents.

  • «Yugong Yishan», de la fable taoïste au slogan maoïste

    L’un des slogans maoïstes les plus courants pendant la révolution culturelle a été tiré d’un ouvrage taoïste ancien. Yugong est un vieil homme qui veut déplacer les montagnes. Mao en fait un modèle de ténacité et d’autosuffisance.
  • La Manufacture d’idées, un festival pour «replacer les sciences humaines dans le débat citoyen»

    La Manufacture d’idées, festival dont «Mediapart» est partenaire, organise cette année sa quinzième édition à Hurigny. Son directeur, Emmanuel Favre, détaille ce que signifie l’organisation d’une telle manifestation en ces temps de coupes budgétaires et d’offensive culturelle de l’extrême droite.
  • Les sociétés minières creusent leurs trous. Cet hiver, on se déterre, on les y enterre !

    Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
    Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
    La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.

    Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
    Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !

    Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.

    Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.

  • Les sociétés minières creusent leurs trous. Cet hiver, on se déterre, on les y enterre !

    Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.
    Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
    La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.

    Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
    Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !

    Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.

    Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.

  • Trump's DOJ allows Prohibition-era National Firearms Act to lapse

    It was 92 years ago when Congress, motivated by Prohibition-era gun violence and the attempted assassination of President-elect Franklin D. Roosevelt, passed the National Firearms Act, which, among other things, made it more difficult to buy silencers, short-barreled rifles and short-barreled shotguns. It remained intact — and wasn't especially controversial — for generations.
  • Repenser les héritages coloniaux: l’inconfort persistant des musées français

    La France vient de se doter au printemps d’une loi censée faciliter les restitutions d’œuvres spoliées aux pays d’Afrique et d’Asie. Mais, tandis qu’ailleurs en Europe de grandes institutions amorcent le chantier d’une transformation de fond, les musées français peinent, eux, à s’inscrire durablement dans cette démarche.
  • Judge drops Nevada case against electors accused of forging certificate in 2020 election

    The yearslong case against six Nevada Republicans who were accused of submitting a bogus certificate that falsely declared Donald Trump the winner of the state's 2020 presidential election has been dismissed, a judge ruled Thursday. The dismissal marks the latest setback in swing states' efforts to prosecute fake electors who tried to keep Trump in the White House after he lost to Joe Biden in 2020. Three other fake elector cases in Arizona, Michigan and Georgia have been dismissed. Arizona Attorney General Kris Mayes recently dismissed her office's criminal case but vowed to bring it back to a grand jury in hopes of securing another indictment. The dismissal was a legal maneuver aimed at getting around a deadline for starting new grand jury proceedings after Mayes lost an appeal earlier in June.
  • Among the First Things Attorney Matthew Skiba Did Was Target Democrats


    NYT has a story about the subpoena Chicago US Attorney Andrew Boutros’ office obtained to target a Democratic political consulting firm with a tie to Judge Juan Merchan, the judge who presided over Trump’s hush payment fraud case, Fifteen paragraphs into it, Glenn Thrush revealed who carried out that politicized investigation last August: William Hogan and Matthew Skiba, two of the prosecutors in the Broadview Six case.

    The career prosecutors who secured the subpoena, Matthew Skiba and William Hogan, both played roles in an ill-fated case against six protesters accused of assaulting federal agents during the White House-directed immigration crackdown in 2025 known as Midway Blitz.

    The U.S. attorney’s office in Chicago had to withdraw the charges in that case after defense lawyers raised concerns about the conduct of Mr. Boutros’s prosecutors before a grand jury. That prompted Mr. Boutros, who worked as a prosecutor in the office he now runs, to announce a review of internal procedures.

    Thrush bolloxed the details of the Broadview Six case a bit.

    Defense attorneys raised concerns about what happened in the grand jury, sure. More specifically, they pointed out how problematic it was to charge six people with a conspiracy because a large ICE SUV drove into them as they peacefully protested. Boutros’ office didn’t have to drop the charges. Prosecutors chose to do so, first, in an attempt to keep the events of the grand jury secret. Then Boutros dropped the case entirely when Judge April Perry revealed that prosecutors had engaged in taboo practices to obtain the indictment.

    And it’s not entirely clear why Boutros chose to conduct an investigation — whether it was legitimate concern or just an attempt to protect the other prosecutors on the case.

    Launching that showy review served to scapegoat Sheri Mecklenburg, the prosecutor who violated the taboos, and protect the other prosecutors.

    That is, to protect Hogan and Skiba.

    By pretending all the misconduct happened in that grand jury last October, Boutros is claiming that it doesn’t matter that Hogan redacted the transcript, hiding most of the misconduct, before handing grand jury transcripts to Judge Perry. Hogan claims and Boutros has parroted that claim that the redactions were an attempt to provide just what Perry ordered, the passages instructing on the law.

    Except Hogan didn’t do that. He covered up two passages instructing on the law, too, including one that directly addressed a concern previously raised by the defense. So by focusing on the grand jury, Boutros is attempting to shut down any investigation into whether, and what, Hogan was attempting to cover-up when he redacted those transcripts, because it could be more than just the taboo tactics.

    For his part, Skiba largely dodged accountability for the taboo behavior in the grand jury by — in the hearing where the case fell apart — pointing to his own inexperience. He just showed up, after all, on July 14 (after serving as a Clerk and a state prosecutor).

    MR. SKIBA: So in full candor, Your Honor, I started with this office on July 14th. I had been with the office for less than two months. This was the second time I was before a grand jury. The first time was a simple PSN case

    Of course, that means that one of the first things Skiba did when he believed he was protected by grand jury secrecy was to claim that being run into by a large ICE SUV was just like ambushing a Joe Biden campaign bus on the freeway, which — when exposed — was obviously an inapt precedent but also an expression of Skiba’s own raging MAGAt grievance.

    Until this story, it seemed this was the first thing Skiba did when he moved from his state prosecutor job to the US Attorney’s office, to hop on the Trump Train before a grand jury.

    Now we know that even before that, Andrew Boutros had entrusted Skiba, a brand new AUSA, to conduct an incredibly sensitive investigation, effectively retaliating against a judge’s family because he dared treat Trump as some subject to rule of law, like the rest of us.

    And that raises more questions about why Boutros is working so hard to protect Skiba, along with Hogan.

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  • Trump’s midterm malaise: endless war and high prices could spell doom for Republicans in November

    ‘Complete unraveling’ of Trump and Republican project reflects attitude of not caring at all about governance

    He was always one step ahead. Donald Trump won the US presidency as a wildly unlikely outsider in 2016 and staged an astonishing comeback to win it again in 2024. Even his foes grudgingly called him a political savant with an intuition for exploiting grievances that left so-called experts floundering.

    But now they are asking if the dark genius has lost his touch. Trump is trapped in the quagmire of an unpopular war, obsessing over monuments in Washington and looking for a new spokesperson after his White House press secretary quit. If the 80-year-old was deliberately trying to sabotage his Republican party in November’s midterm elections, it is not clear what he would do differently.

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  • Families of US sailors denounce Trump and Hegseth for ‘dismissing their experiences and calling them liars’

    One US sailor’s mother asks: ‘My son signed up to serve his country. But why isn’t his country serving him?’

    Naval families with loved ones deployed for months on US warships amid the Iran war have reacted with fury to Donald Trump and the defense secretary Pete Hegseth’s dismissal of their concerns about the extreme pressures and dire conditions they are enduring.

    The Guardian has talked to three naval families who have been following the physical and mental stresses bearing down on their relatives with mounting alarm. The families, with loved ones onboard the USS Abraham Lincoln and USS Tripoli, all spoke anonymously for fear of retribution against their active-duty relatives.

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  • En Italie, une affaire de vrai-faux attentat sur un journaliste défraie la chronique

    La résidence de Sigfrido Ranucci, un journaliste d’investigation, vedette de la Rai, a été l’objet d’un attentat à la bombe en octobre 2025. Mais le commanditaire de l’attentat serait finalement un de ses amis proches, au passé trouble. L’affaire prend une dimension politique.
  • Alexandria Ocasio-Cortez congèle ses ovocytes et façonne son profil de candidate à la présidentielle

    La députée new-yorkaise a rendu public son projet de congeler ses ovocytes sans raison médicale, transformant ce sujet privé en débat public. Dans le même temps, cette figure populaire de la gauche progressiste n’exclut pas de se présenter à la présidentielle en 2028.
  • Entretien avec le collectif Alarmphone

    Face aux aboiements réactionnaires de tous bords (y compris à gauche) suite au franchissement massif de la frontière espagnole à Ceuta, on propose la lecture d'un entretien du collectif Alarmphone-Toulouse réalisé fin 2024 par l'équipe de Minuit Décousu, à l'occasion des 10 ans d'existence du réseau méditerranéen d'aide aux personnes en mouvement. Un entretien qui rappelle le rôle central de Frontex dans la répression aux frontières, qui parle aussi des réseaux de solidarité qui permettent chaque jour de déjouer le système de frontières.
    Article de Rebellyon.info

    En septembre 2024, l'équipe de l'émission Minuit Décousu décide de programmer pour le mois d'octobre une émission qui aura pour thème les luttes et les solidarités contre le système de frontières. Elle tourne alors ses micros vers Toulouse où trois camarades du réseau Alarmphone répondent très gentiment à une longue liste de questions qui vont du fonctionnement du réseau d'Alarmphone aux transformations des routes migratoires en passant par le rôle de Frontex dans l'externalisation des frontières hors du sol européen. Un entretien dont l'émission avait soigneusement monté et gardé certains des éléments (heure de radio oblige) mais qui a depuis été retranscrit dans son intégralité. Il apparaissait important de proposer la publication de l'entretien dans le contexte actuel de boucle médiatique réactionnaire depuis que près de 60 000 personnes en mouvement ont franchi la frontière espagnole de l'enclave néo-coloniale de Ceuta au Maroc. Bonne lecture !

    Présentations

    Minuit Décousu : Est-ce que vous pourriez vous présenter ?

    Alarmphone :
    On est trois personnes qui faisont partie d'Alarmphone-Toulouse et qui habitons Toulouse ou alentours. C'est une équipe d'Alarmphone qui s'est montée localement en 2020.
    Le contexte de création d'Alarmphone et ses objectifs

    Minuit Décousu : Est-ce qu'on peut revenir sur comment ça s'est monté Alarm Phone de manière générale et puis ensuite la cellule Toulousaine plus précisément.

    Alarmphone : En fait Alarmphone ça arrive dans dans le contexte de montée des migrations et de la répression des migrations. Répression qui date quand même depuis longtemps, qui commence dans les années 1970 avec les visas, c'est ce qui va entraîner les passages de frontières de manière irrégulière, mais qui sont assez stables jusqu'en 2013. On compte un millier de passage de la Méditerranée en gros de ce qu'on peut compte jusque là, et à partir de 2014, ça va monter très fort du fait des contextes internationaux. Là on en compte 200 000 en 2014 et près d'un million en 2015. En 2013, il y a un gros naufrage qui fait 300 morts, et qui va entraîner l'opération Mare Nostrum. Cette opération, qui est largement menée par l'Italie à l'époque, va faire des opérations de sauvetage. Comme quoi c'est possible. Et il y a 150 000 personnes qui secourues dans cette opération assez massive, dont des personnes qui sont principalement orgiainaires de pays d'Afrique subsaharienne, mais aussi beaucoup de Syrie et de Libye qui sont en guerre civile à ce moment-là. Donc Alarmphone se monte en 2014, avec des activistes qui vivent au nord et au sud de la Méditerranée. Pour le dire rapidement, le principe c'est une ligne téléphonique d'urgence à destination des personnes se retrouvant en situation de détresse pendant une traversée de frontière, la mer Méditerranée notamment. Et ce numéro est joignable 24h/24 toute l'année. Ça c'est le principe de base.

    Mais l'histoire elle commence doucement, à la fois avec peu de personnes. C'est vraiment peu de gens qui font ça au départ, mais et aussi pas beaucoup d'appels. le numéro n'est pas n'est pas très connu et progressivement il y a des équipes qui vont se monter en Allemagne, en Espagne, en Suisse, en France, en Angleterre, en Hollande, en Sardaigne et bien entendu au sud de la Méditerranée au Maroc, en Tunisie, au Sénégal. Il y a des contacts forts aussi au Mali au Niger et certainement j'en oublie parce qu'il y a des équipes qui vont se monter qui vont ensuite disparaître d'autres arriver etc c'est un réseau qui est assez important qui compte plus de 200 000 personnes. Les appels aussi vont se multiplier. L'année dernière [2023], on a reçu, on a accompagné 2400 situations. C'est beaucoup plus d'appels, mais en tout cas 2400 situations de problématiques liées à la répression aux frontières. Et ce matin, on en était à ouvrir le 1358e cas, comme on dit dans le jargon, quoi.

    Je pense qu'il y a un truc qui est important dans dans la formation d'Alarm phone général, c'est que ce qu'on sait, ce qu'on fait, on le doit avant tout aux personnes en mouvement qui inventent des nouvelles routes, qui diffusent le savoir qu'elles ont collecté le long de celles-ci. Et depuis dix ans le réseau il apprend et grandit avec ça. Ça, c'est vraiment une une base importante à mon sens avant de développer. Et pour nous spécialement, je crois pas qu'il y ait pas grand chose à dire. C'est comme partout à plein d'endroits, des gens ont envie d'avoir une action directe contre le système des frontières, qui s'insèrent dans ce réseau, qui apprennent (c'est une formation qui est pas simple) et qui qui vont ensuite travailler à participer à cette ligne d'urgence. On a une amie qui disait qu'Alarm Phone c'était une sorte de legal team de la mer. Dans un contexte pourri où la répression fait rage, c'est s'accrocher à quelques droits pour tenter de s'en sortir au mieux. Et là, ici, c'est le droit de la mer, celui ancestral, un peu mythique, que les marins doivent porter secours aux autres marins. Bon, en vrai, c'est très relatif, surtout dans la réalité aujourd'hui du commerce maritime, etc. Et puis même, c'est des bateaux aujourd'hui où en fait tu vois rien, tu sais pas ce qu'il y a sur la mer, donc bon... Mais il y a ça, et puis il y a aussi une convention internationale sur la recherche et le sauvetage maritime qui est signée en 1979 et qui va finalement entrer en vigueur en 1985… Bon ça c'est un peu des détails mais mais c'est important et c'est ce qui oblige à ce qu'il y ait des des moyens de sauvetage et de coordination du sauvetage en mer dans ce qu'on appelle des zones SAR, de “search and rescue”, de recherche et de sauvetage en français, et c'est un espace maritime qui est pas de tout celui des des eaux territoriales qui est les eaux internationales mais dans lesquels les États ont des responsabilités morales et matérielles et légales de sauver les personnes qui sont en détresse et de les ramener à un port sûr. C'est comme ça que c'est c'est c'est noté dans la loi. Le port sûr, ça va être un endroit où les personnes en danger ne le sont plus, tout simplement. Mais ce qu'il faut ce qu'il faut bien te garder en tête, c'est que le port sûr, c'est en fait une définition politique. Et qui résulte d'un rapport de force. Demain, il pourrait être établi que Misrata en Libye, c'est un port sûr, alors que la Libye, c'est un bagne horrible pour les personnes en mouvement. Donc, vraiment ce droit, c'est un champ de bataille perpétuel pour que les ports sûrs, ça soit des ports réellement sûrs et qu'ils soient notamment au nord de la Méditerranée.

    MD : Sur votre site il est fait mention d'un réseau de collectif, d'associations auquel appartient Alarmphone. Est ce que vous pouvez en dire deux mots ?

    Alarmphone : En fait, je pense qu'il y a un truc important qui fait le lien, en fait, avec qui est-ce qu'on s'organise. C'est que même si on agit surtout pour le sauvetage et le droit des personnes qui traversent, on est avant tout convaincu que ce qui est urgent, c'est de détruire le système des frontières et des visas, pour que les drames de la mer soient évités. Le problème, c'est les frontières, et nous on se bat pour la libre circulation. Donc on s'accorde avec des gens qui partagent ces idées-là. Ce qu'on appelle les projets “soeurs” d'Alarmphone. C'est comme Alarmphone Sahara qui travaille sur la traversée du Sahara, notamment à partir du Niger. C'est aussi la maison de Laâyoune, qui accueille des personnes en mouvement à Laâyoune dans le Sahara occidental. Et ensuite, on a d'autres contacts plus larges sur des acteurs du sauvetage en mer, ce qui s'appelle la “civil fleet”, la flotte civile, qui remplace les États dans leur travail de sauvetage. Donc c'est les Geo Barrents, c'est les Humanity One, c'est tous ces bateaux.

    Il y a un autre élément sur lesquels on collabore beaucoup c'est les commémorations. Les commémorations, c'est des actions qui viennent de familles du sud, de familles de personnes qui ont disparu dans leur parcours de migration et qui veulent commémorer pour qu'aucun mort ne passe inaperçu. Une des dates assez importante, c'est notamment celle du 6 février. Par exemple, le 6 février dernier, c'est dans 54 villes de l'Afrique à l'Europe, de Tripoli au Liban à Brest en France, d'Amsterdam à Douala, qu'il y a eu des événements pour la tristesse et le souvenir et avec la rage de faire cesser le système des frontières. Et ça, c'est des éléments importants du travail d'Alarm Phone : regarder ce qui se passe aux frontières, le faire savoir, le faire sortir de l'oubli et le raconter le plus largement possible.

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    Capture d'écran Nitter du compte Twitter d'Alarmphone. On y voit l'image d'une carte marine qui indique la position de 49 personnes en détresse au large de la Tunisie.

    Le fonctionnement d'Alarmphone

    MD : Du coup si vous voulez on va passer au fonctionnement d'Alarmphone même on a déjà un peu commencé à amorcer un peu des éléments mais je pense que du coup ça permettra de compléter. Concrètement, comment on fait pour pour venir en aide aux personnes en exil ? Vous avez expliqué le principe de ligne téléphonique mais comment ça fonctionne si on prend le truc un peu dans l'ordre, on va dire, pour aider les personnes.

    Alarmphone : En gros, nous, ce qu'on fait, c'est relayer les appels de détresse aux gardes côtes et faire pression. C'est ça le principe. On est pas un numéro de sauvetage, on n'a pas de bateau. Et quand on nous appelle, on est dans nos salons avec nos ordis. Donc, c'est un numéro d'alerte pour appuyer les opérations de secours. Par rapport à ce que les gens directement sur les bateaux peuvent faire, nous on va peut-être apporter des meilleures capacités matérielles et des connaissances pour pouvoir mettre la pression aux autorités nationales et aux gardes côtes pour qu'ils viennent en aide aux personnes en mer. Donc ce qu'on va faire pendant les permanences, c'est envoyer des emails aux autorités des zones SAR concernées en fonction d'où se situent les personnes sur les bateaux, on les appelle et ensuite on les rappelle et ensuite on les rappelle. Comme ça, ils sont au courant des bateaux en détresse, ils sont au courant de leur localisation et de la progression des bateaux. Et aussi, surtout, ils savent qu'on est au courant et qu'on visibilisera leur inaction s'il y a des naufrages. Donc, on pense qu'une grosse partie du travail, c'est d'assister les personnes en mouvement, bien qu'on se sente souvent impuissant-es. En fait, quand on a les personnes au téléphone, bien sûr c'est pour relayer toutes les informations nécessaires pour un sauvetage mais c'est aussi du travail émotionnel. Enfin, il y a ce truc d'apporter autant d'éléments que possibles pour qu'ils puissent en sortir au mieux, leur donner des conseils et aussi être des soutiens s'il y a beaucoup d'angoisse de la panique, s'il y a des personnes qui ressentent le besoin d'avoir quelqu'un au téléphone. On va rester en contact avec les personnes et on va faire le maximum pour être présent-es tant qu'il y a besoin.

    Donc du coup, il y a ce travail de permanence. On est plein d'équipes locales dans plusieurs pays et on va se répartir les permanences pour qu'il y ait tous les jours, 24h/24, des camarades qui puissent répondre au téléphone. Pendant ces permanences, on va regarder la météo, on va suivre les parcours des personnes grâce à leurs positions GPS. On va archiver tout ce qui se passe pendant la permanence. On va répondre aux proches sur les réseaux sociaux. On va recharger les téléphones des personnes en mer quand ils ont plus de crédit. Et on peut aussi relayer les situations très dangereuses sur Twitter, par exemple. Comme ça, ça met davantage de pression aux garde-côtes. Et donc, en dehors du travail de permanence, il y a aussi tout le travail à côté. pour que cette permanence soit possible. En amont, il va y avoir le travail de prévention qui est mené au sud de la Méditerranée dans les communautés de départ par le biais par exemple de brochures qui vont expliquer les risques auxquels s'exposent les personnes qui veulent traverser et faire de la réduction des risques en distribuant le numéro d'Alarme Phone parmi d'autres choses et après on a aussi des groupes de travail, par exemple un groupe de travail technique pour résoudre les problèmes techniques du réseau. Il y a des groupes régionaux qui vont analyser les tendances dans telle ou telle région et mettre à jour les meilleures manières qu'on peut avoir d'aider les gens en fonction des parcours de migration.

    Après, il va y avoir un groupe de suivi des bateaux et des personnes disparues, qui va essayer de chercher ce qui est arrivé aux bateaux dont on a perdu la trace et aussi être en contact avec les familles des personnes disparues. Et après, j'ai l'impression que ce qui nous paraît très important, c'est l'archivage. Parce que l'intérêt de tout ça, c'est aussi que soit rendus visibles les luttes des personnes migrantes, les actes de solidarité et la violence des régimes frontaliers européens. On fait des rapports sur toutes les traversées qu'on assiste, on publie des articles. Après, il y a un podcast qui s'appelle Chroniques A Mer, qui est fait par des personnes d'Alamphone. Et après, pour finir, c'est essayer de faire fonctionner un réseau transnational avec les outils de l'auto-gestion. On a nos fonctionnements par ville, donc des tas de réunions en fonction des groupes de travail, et après des meetings deux fois par an qu'on fait au nord et au sud de la Méditerranée pour se rencontrer, se former ensemble, améliorer nos fonctionnements, prendre des décisions et prendre soin du réseau.

    MD : La question que j'avais par rapport à à tout ça, c'est la question de la langue. Comment est-ce que les gens qui vous appellent font pour se faire comprendre et en échange, comment vous vous pouvez vous faire comprendre des personnes qui vous appellent. Est-ce qu'il y a des interprètes, omment ça fonctionne au niveau linguistique ?

    Alarmphone : La plupart des personnes d'Alarmphone savent à peu près comprendre et se faire comprendre en anglais, donc on peut dire que c'est la langue qu'on utilise le plus, y compris avec les personnes sur le bateau. Aussi avec le français. Il y a souvent minimum une personne qui pourra prendre le téléphone et parler en anglais ou en français et si c'est pas le cas, surtout pour le français, on va avoir des sortes d'astreintes où par exemple, moi, je vais me rendre disponible au cas où personne n'arrive à communiquer en français avec des gens sur un bateau. Après, pour les gardes côtes, par exemple, ça peut être bien de pouvoir parler espagnol avec les autorités, les gardes côtes espagnols, de savoir parler grec pour parler avec les autorités grecques, et que ça peut être une bonne une excuse pour les gardes côtes de de nous envoyer chier parce que on parle pas assez bien leur langue donc ils vont dire qu'ils nous rappellent, qu'ils nous comprennent pas et ils vont raccrocher. Après, les équipes de permanence au nord de la Méditerranée sont en bonne partie majoritairement blanches et non arabophones donc ça peut être compliqué aussi quand personne ne parle arabe. Des fois on peut ne pas trouver de langues en commun avec les gens sur les bateaux Et quand ça arrive, on va demander au réseau si un ou une arabophone est disponible pour être en contact avec tel ou tel bateau. Et il y a presque tout le temps quelqu'un qui va être là pour pour s'en pour s'en charger.

    MD : Vous disiez que c'est la Méditerranée que vous surveillez plus spécifiquement, mais est-ce que vous surveillez aussi d'autres zones maritimes ? Et plus largement aujourd'hui, quelles sont les zones les plus complexes à traverser quand on est en parcours d'exil autour de l'Europe ?

    Alarmphone : On surveille pas en fait de zones en particulier. C'est plus qu'au fur et à mesure de la militarisation des frontières européennes, les personnes en mouvement vont tester des nouvelles routes qui sont de plus en plus dangereuses et mortelles. Et nous, on est simplement témoin de ça. Par exemple, dans la Manche, parce qu'on a aussi des appels de la Manche, il n'y a jamais eu autant de personnes mortes que cette année [2024]. Là, à l'heure où on parle, il y a 37 personnes au moins qui sont décédées dans la Manche. Et la raison pour laquelle c'est le cas, c'est parce que les plages sont plus en plus militarisées et que les départs se font de plus en plus dans la précipitation, le stress, l'obscurité. On n'a pas le temps de bien gonfler les bateaux et les embarcations. Ils sont aussi de plus en plus éloignés des endroits historiques de départ comme Calais ou Grande Synthe. Et après, en Méditerranée, les zones de de départ, ça va être la Méditerranée centrale, beaucoup de départs de la Libye, de la Tunisie, de l'Égypte qui vont aller vers Lampedusa, vers la Sardaigne, la Sicile. La zone SAR libyenne, elle est très large. Donc sur toute cette zone-là, qui est énorme, il y a un gros danger de pushback et d'interception de la part des soi-disant garde-côtes libyens. La zone est extrêmement surveillée par les drones de Frontex et les soi-disant garde-côtes libyens, ils s'en foutent que les gens risquent de se noyer. Et par ailleurs, les interceptions dans cette zone-là ont pour conséquence l'emprisonnement en Libye dans des conditions inhumaines. Donc beaucoup de gens veulent continuer la route coûte que coûte, ce qui est extrêmement dangereux. Et ça fait que, toujours pareil, les bateaux partent de plus en plus loin. Maintenant, depuis cette année, il y a énormément de bateaux qui partent de l'Est de la Libye. Enfin, c'était déjà le cas, mais c'est de plus en plus courant, et ça représente une distance beaucoup plus grande pour arriver en Europe. Et c'est à cause de ça qu'en fait il y a des massacres en qui se passent en Méditerranée. Donc on peut reparler en juin dernier du massacre de Pilos où il y a six cents personnes qui ont qui ont été tuées en mer en empruntant cette route là. Et là, si on compte juste les six premiers mois de 2024, il y a 800 personnes répertoriées qui sont décédées en Méditerranée centrale. Il y a l'ordre qui est souvent donné de ramener les personnes en Tunisie, en Libye, en Égypte. Malgré les violations en droits humains documentées par les personnes en mouvement dans ces pays. Ça, c'est pour la Méditerranée centrale.

    Après, pour l'Espagne, les personnes partent d'Algérie, du Maroc, de Sahara occidental, de plus en plus fréquemment par l'Atlantique vers les îles Canaries, qui est une route moins surveillée, mais qui est aussi beaucoup plus longue et beaucoup plus dangereuse. Et pour l'est de la Méditerranée, les personnes vont partir de Turquie, de Syrie et du Liban. Il y a des traversées de l'Evros [ou Maritsa], le fleuve qui sépare la Turquie de la Grèce, avec énormément de pushbacks par la police aux frontières grecques. Les personnes peuvent attendre des jours ou des semaines sur des petites villes au milieu de l'Evros, parce qu'ils ont été pushbackés. Ou parce qu'ils ont peur de se faire tabasser par la police grecque. Et pour les traverser en bateau de la Turquie vers les îles grecques, il y a aussi beaucoup de pushbacks qui sont répertoriés, ainsi que beaucoup de violences des gardes-côtes grecs, qui a été répertoriée par énormément de personnes, telle que la violence physique : les gardes-côtes qui vont attendre que les gens arrivent sur les îles pour les taper, enlever le moteur et les laisser ensuite repartir à la dérive.

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  • Listening to the Monsters | Dmitry Grozoubinski

    A scream into the void about Professor Arday, and flawed institutions in a bad faith ecosystem. Source: Relevé sur le Net...
  • WinPodX - Un système Windows intégré dans votre Linux

    Ce serait trop cool non, si avec un double-clic sur un .docx dans votre gestionnaire de fichiers Linux, Word s'ouvrait directement ? Et je ne vous parle pas d'un bureau Windows complet en plein écran ou d'une session de bureau à distance. Juste une fenêtre Word tout ce qu'il y a de plus classique, avec son icône dans votre barre des tâches, épinglable et "alt-tabbable" comme le reste.

    Hé bien, c'est ce que fait WinPodX , qui fait tourner un conteneur Windows sous KVM en arrière-plan et découpe l'affichage application par application via FreeRDP RemoteApp. Comme ça, les liens mailto: partent vers Outlook ou les schémas slack: ou vnc: vers l'application qui les a déclarés.

    Tout ce qui est presse-papiers, son, imprimantes et votre dossier personnel sont partagés d'office, et le conteneur se met en pause tout seul quand personne ne s'en sert.

    Jusque-là, WinApps dont je vous ai déjà causé, qui fait tourner Office sous Linux , faisait déjà l'essentiel avec les fenêtres détachées, le dossier personnel partagé, le clic droit qui envoie un fichier vers une application Windows. Mais WinPodX se distingue aussi dans l'autre sens puisque vos applications Linux remontent également dans le menu "Ouvrir avec..." du Windows, et dans un dossier "Linux Apps" du menu Démarrer. Bref, l'accès aux apps et aux fichiers marche dans les 2 sens, pour plus de transparence dans vos usages.

    Si ça vous intéresse, sachez qu'il vous faut une licence Windows valide, car WinPodX ne la fournit pas (logique), que la virtualisation doit être activée dans le BIOS, avoir un accès à /dev/kvm, 8 Go de RAM et une trentaine de gigas de libre. La première installation prend cinq à dix minutes le temps de télécharger l'ISO, et les suivantes sont quasi instantanées.

    Pour l'installer :

    curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/kernalix7/winpodx/main/install.sh | bash
    

    Il y a également un paquet pour openSUSE, Fedora, Debian, Ubuntu, Arch et NixOS, un AppImage pour les autres. C'est sous licence MIT, et sans aucune télémétrie puisque celle de Windows a été elle-même coupée par défaut. Ah et l'interface du OuinOuin peut être configurée en français.

    Par contre, pas d'accélération GPU, ce qui exclut les jeux et la 3D à moins de monter un passthrough à la main. Préférez Wine pour ça...

  • Où ira la mémoire du vivant ? Les musées ruraux en sursis

    Charrues, métiers à tisser, pressoirs… Des écomusées et musées des traditions populaires et paysannes ferment dans tout le pays, privant les territoires ruraux d'un accès à la culture et à leur histoire. Un phénomène qui s'accélère.
    Cet été, plusieurs musées resteront fermés au public. Dans l'Aveyron, le département a cessé d'en exploiter deux dont il avait la gestion : le musée départemental des arts et métiers traditionnels de Salles-la-Source et le musée départemental des mœurs et (…)

    Lire la suite - Enquête / Culture
  • Grimper aux arbres, l'alternative écolo à l'accrobranche

    Loin des parcours d'accrobranche fondés sur la vitesse et invasifs pour les forêts, cette pratique en plein essor propose une autre forme d'aventure dans les arbres, où priment le ralentissement et le lien au vivant.
    Forêt d'Arbois (Jura), reportage
    « Pour vous, à quoi sert un arbre ? » À la question lancée par Benoît, les réponses fusent : « À nous permettre de respirer ! » lance Lorenzo. « À faire de l'ombre ! » ajoute Milo. « À se sentir bien, on peut tout leur confier ! » poursuit (…)

    Lire la suite - Reportage / Alternatives
  • Le Canard patauge en eaux troubles : un propagandiste pro-Israël et agresseur «pigiste de luxe»

    Confortablement assis sur une montagne d'argent et une histoire prestigieuse, le Canard patauge dans le sens du courant.

    L’article Le Canard patauge en eaux troubles : un propagandiste pro-Israël et agresseur «pigiste de luxe» est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • Les sociétés minières creusent leurs trous. Cet hiver, on se déterre, on les y enterre !

    Appel à actions contre l'industrie minière

    Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols.

    Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres, vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols.
    La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans oppositions. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective.

    Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible.
    Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace !

    Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles.

    Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.

    Affiche  Télécharger le fichier PDF
  • Dans le Doubs, l’alliance inattendue entre chasseurs, écolos et agriculteurs pour repenser le statut «nuisible» du renard

    Lancé dans le Doubs en 2021, le programme Careli explore les effets de la «chasse au renard» sur les attaques dans les poulaillers, les transmissions de maladies parasitaires, les évolutions des populations de campagnols… © Armandas Naudžius/Flickr

    Le hérisson rouge de France nature environnement (FNE), le macaron rayé du puissant syndicat agricole FNSEA, les macareux moines enlacés de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), ou encore la signature vert clair de la fédération départementale de chasse. Voilà une collection de logos que l’on a rarement vu unis autour d’un même projet, tant les tensions entre mondes de l’écologie, de la chasse et de l’agriculture sont exacerbées.

    Le miracle s’est produit dans le Doubs, où les branches locales de chaque organisation se sont rassemblées depuis 2021 pour faire avancer un dossier brûlant : l’avenir du statut «nuisible» du renard roux. Comme dans de nombreux départements français, l’État considère le canidé comme une «espèce susceptible d’occasionner des dégâts» (Esod), notamment en raison de son goût prononcé pour les poules et autres volailles.

    Ce classement – qui concerne aussi la fouine, la corneille noire, le corbeau freux… – permet la capture et la destruction de l’animal tout au long de l’année, malgré les critiques de nombreuses associations écologistes qui dénoncent un «massacre injustifié». D’ici quelques jours, un arrêté très attendu du ministère de la transition écologique doit fixer la nouvelle liste de ces «nuisibles» pour chaque département sur les trois prochaines années.

    Noms d’oiseaux et «gloubi-boulga»

    La décision du gouvernement repose sur les propositions de chaque préfecture départementale, qui sollicite les avis des acteurs locaux concernés (agriculteur·ices, fédération de chasse, associations, scientifiques…). Dans le département comtois, «chacun se jetait des noms d’oiseaux», se souvient Patrick Giraudoux, professeur émérite d’écologie à l’université Marie-et-Louis-Pasteur de Besançon (Doubs) et chercheur mondialement reconnu.

    De ces réunions houleuses, il en retient un «gloubi-boulga argumentaire dans chaque camp». D’un côté, des chasseur·ses pointent aussi le rôle du renard dans la propagation de l’échinococcose alvéolaire, une grave maladie parasitaire très présente en Franche-Comté. De l’autre, les défenseur·ses du goupil vantent sa participation supposée dans la régulation des campagnols – responsables de gros dégâts dans les prairies comtoises – et des tiques que les rongeurs peuvent véhiculer.

    Les renards roux se nourrissent notamment de rongeurs : suffisamment pour contrer les pullulations de campagnols, qui se comptent en millions d’individus ? © Flickr

    «Et la profession agricole est coupée en deux, entre des éleveurs de volailles plutôt inquiets, et une autre partie qui estime que le renard a une utilité dans l’environnement», constate Geoffroy Couval, qui travaille à la Fédération régionale de lutte et de défense contre les organismes nuisibles (Fredon) de Bourgogne-Franche-Comté. «Chacun avait ses éléments de langage de son côté sans avoir de chiffres, c’était assez stérile», reconnaît Thibaut Powolny, directeur technique et scientifique de la Fédération des chasseurs du Doubs.

    Après une crise à la fin des années 2010, tout ce petit monde décide de mettre de côté ses différends pour unir ses forces autour d’un même projet scientifique : le programme Careli. «Nous avons proposé des protocoles communs pour répondre à la question posée : est-ce que le statut Esod permet d’atteindre les objectifs qu’on lui assigne ?», résume Patrick Giraudoux, qui encadre le projet. Deux territoires d’étude sont définis avec la préfecture, l’un en plaine et l’autre en moyenne montagne. Chacun est divisé en deux zones : une où Vulpes vulpes est protégé (du jamais vu en France), une autre où il reste classé Esod.

    L’objectif est alors de comparer sur le long terme ce que change ou non le piégeage et la chasse de l’animal : vis-à-vis des dégâts dans les poulaillers, des transmissions de maladies, des pullulations de campagnols, de l’état des populations de lièvres ou d’oiseaux nicheurs au sol… Chacun se répartit les tâches. FNE recense les prédations dans les 231 élevages de volailles des secteurs étudiés, Fredon estime l’évolution des populations de campagnols et de tiques, les chasseur·ses mènent des comptages nocturnes de renards, la LPO des comptages diurnes d’oiseaux, et la branche départementale de la FNSEA chapeaute la communication.

    Les secrets d’une alliance inédite

    Comment une telle «union sacrée» a-t-elle pu voir le jour ? «C’est d’abord lié à des pratiques de coopération très anciennes dans le Doubs, qui viennent de précédents conflits», expose Simon Calla, sociologue à l’université Marie-et-Louis-Pasteur de Besançon, qui a étudié de l’intérieur le programme Careli. À la fin des années 1990, chasseur·ses, agriculteur·ices, scientifiques et naturalistes du département avaient déjà travaillé ensemble pour limiter le recours à la bromadiolone, un poison utilisé par le monde paysan pour lutter contre les campagnols.

    «On n’importe pas les débats nationaux, on ne fait que de la science !»

    Dans son étude ethnographique, publiée fin juillet, Simon Calla pointe aussi l’ouverture d’une «fenêtre d’opportunité» au tournant des années 2020 : «Nous sommes dans une période où le monde de la chasse est particulièrement critiqué et cherche à se reconstruire une légitimité, notamment en embrassant les enjeux de protection de l’environnement.»

    Au même moment, les défenseur·ses du renard se mobilisent pour accumuler les preuves scientifiques en vue d’obtenir la sortie de l’animal de la liste des «nuisibles». Plus d’un millier et demi de lettres sont envoyées à la préfecture du Doubs. «Au début, j’étais contre Careli, je pensais que c’était une entourloupe, se rappelle Didier Pépin, bénévole à FNE Doubs et co-fondateur du collectif «Renard Doubs». Puis, je me suis dit qu’il valait mieux être autour de la table, que le renard ne pouvait qu’en sortir gagnant.»

    L’avenir du renard mobilise beaucoup dans le Doubs : 1 600 ont été envoyées au préfet pour demander son déclassement de la catégorie des «nuisibles» en 2019. © Nathalie Hausser/Flickr

    Les planètes s’alignent, les intérêts de chacun convergent et le programme de recherche démarre en 2021, bien aidé par la médiation des scientifiques. «La focale s’est déplacée non plus sur l’animal, mais sur le dispositif de politique publique qu’est la catégorie Esod, ce qui va permettre de décentrer l’attention de la question de la mort animale», analyse Simon Calla. Pour éviter les tensions, une charte de neutralité est même signée entre tous les acteurs, pour éviter les piques et les polémiques. «On n’importe pas les débats nationaux, on ne fait que de la science !», martèle Patrick Giraudoux.

    «On reste humain, ce n’est pas parce qu’on a une charte de bonne conduite qu’on s’interdit d’avoir des points de désaccords», sourit Thibaut Powolny, chasseur à l’arc de petit gibier. Naturaliste de terrain et anti-chasse convaincu, Didier Pépin juge lui aussi que ce travail en équipe «s’est très bien passé».

    «Le statut Esod n’a pas conduit à une réduction significative du nombre de renards»

    Malgré tout, le ton est parfois monté. Comme lors de la publication des premiers résultats sur les dégâts du renard dans les poulaillers, en juillet 2025 dans la revue Scientific reports. Les conclusions sont claires : «Dans le contexte local, le statut Esod n’a pas conduit à une réduction significative du nombre de renards ou à des différences dans les taux de dommages entre les zones». Un constat corroboré par celui du Muséum national d’histoire naturelle établi sur l’ensemble des espèces «nuisibles» à l’échelle du pays (notre article).

    Une protection haute et basse des clôtures de poulaillers «permet de réduire de manière significative la prédation des renards», selon les premiers résultats du programme Careli. © Peter Dean/Flickr

    La «chasse au renard» dans le Doubs n’est pas suffisante pour réduire significativement la population locale de goupils, ni donc pour limiter les attaques dans les élevages, synthétise Patrick Giraudoux : «Par contre, ce qui change, c’est si le poulailler est bien protégé, avec la partie haute et la partie basse de la clôture fermées.» Pour Didier Pépin, ces résultats «donnent évidemment tort aux chasseurs». Mais, de son côté, Thibaut Powolny n’a pas la même lecture : «Nous sommes en train de prouver que la chasse n’a pas d’impact sur la population, donc pourquoi l’arrêter ?»

    «Quand on aura tous les résultats du programme, chacun risque de revenir dans son camp et ce sera la guerre.»

    «Ne tirons pas de conclusions trop marquées sur un seul volet de la dizaine prévus et attendons d’analyser l’intégralité des données récoltées», plaide encore ce dernier. «On voit qu’on ne réduit pas les populations de renards, donc la question ne se pose plus», estime Didier Pépin qui, amer, regrette que le renard soit toujours considéré comme «nuisible» six ans plus tard. «Quand on aura tous les résultats du programme, chacun risque de revenir dans son camp et ce sera la guerre», craint Geoffroy Couval.

    En attendant, l’État va prolonger pour trois ans le statut Esod du renard dans le Doubs. Un drôle de «paradoxe», explique Patrick Giraudoux : «Nous demandons que le statut Esod soit maintenu pour pouvoir poursuivre les expérimentations, pour autant nous sommes tous d’accord sur le fait que ce statut tel qu’appliqué maintenant est totalement inadapté.» Une étude finale sur les autres enjeux du piégeage du renard (campagnols, tiques…) doit paraître l’an prochain. De quoi mettre tout le monde d’accord ?

  • Ephéméride des luttes : 16 août

    Le 16 août de l'éphéméride des luttes a un côté musical, et pas seulement du fait des boum boum qui résonnent de temps en temps. Aujourd'hui, on en a un peu marre de la police et de ses dérivés.

    1819 : A Manchester, la cavalerie charge un meeting public, faisant 17 morts et plus de 600 blessés. L'épisode est connu sous le nom de massacre de Peterloo.

    1872 : A Manresa en Catalogne, parution du premier numéro du journal anarchiste 'La Revista Social', peu de temps après les premiers congrès de constitution de l'AIT.

    1878 : A Berlin, Emil Heinrich Maximilian Hoedel est décapité pour avoir tenté, le 11 mai, de tuer l'empereur d'Allemagne Guillaume Ier.
    S'étant revendiqué anarchiste lors de son procès, il avait accueilli sa condamnation à mort au cri de "Vive la Commune".

    1890 : A Madrid, parution du premier numéro de ce petit journal :

    1895 : A Ancona en Italie, un an après la mort de l'anarchiste Sante Caserio (qui avait assassiné le président de la République française le 24 juin 1894), une bombe explose devant le consulat de France.

    1914 : A Buffalo, dans l'état de New York, 3000 personnes membres des socialistes contre la guerre manifestent contre la première guerre mondiale.

    1927 : - A Buenos Aires, des anarchistes placent une bombe au domicile d'Eduardo Santiago, commissaire fédéral de police qui enquêtait sur le mouvement anarchiste d'alors et dans le cadre de la campagne de soutien aux anarchistes Italiens Sacco et Vanzetti, qui risquent la condamnation à mort aux Etats-Unis.

    • A East Milton dans le Massachussets, la résidence de Lewis Mc hardy, juré du procès contre Sacco et Vanzetti, est détruite par une explosion.

    1949 : A Santiago du Chili, les carabineros répriment très durement une manifestation contre la hausse du prix des billets de transport en commun, faisant plusieurs morts.

    1969 : A Londres, le domicile du député conservateur Duncan Sandy est attaqué à la bombe incendiaire.

    1971 : - A Derry en Irlande du Nord, plus de 8.000 travailleurs se mettent en grève pour soutenir des membres de l'IRA en prison.

    • Dans la prison de San Quentin, les prisonniers entrent en grève pour protester contre l'usage de peine à longueur indéterminée.

    1973 : Deux militants de l'IRA meurent dans l'explosion prématurée d'une bombe qui devait servir contre des installations militaires britanniques.

    1977 : - Elvis Presley meurt d'une attaque cardiaque.

    • A Rome, une charge de dynamite est placée contre la caserne de carabinieri de Piazza del Popolo pour la troisième fois en cinq mois. L'attaque est revendiquée par la 'Brigade Vyborg'.

    1982 : A Salerno, en Italie, les Brigades Rouges – Parti de la Guérilla attaquent un convoi de l'armée pour leur voler les armes.

    • Le même jour, le premier CD (Compact Disk) est créé : il s'agit du disque The Visitors d'ABBA.

    1993 : A Strabane en Irlande du Nord, l'IRA mène une attaque à la bombe.

    2005 : Le Parlement chilien élimine la signature de Pinochet de la Constitution, quinze ans après la fin de la dictature.

    2008 : L'IRA 'Continuité' (CIRA) lance une grenade contre une patrouille de police à Lisnaskea.

    2017 : A Bar-le-Duc, plusieurs véhicules d'Enedis sont incendiés par des anarchistes sur un parking pour lutter contre la poubelle nucléaire de Bure.

    2018 : A Villorba di Treviso en Vénétie, une bombe explose devant le siège de la Ligue, le parti d'extrême-droite de Matteo Salvini. Un peu moins d'un an plus tard, deux anarchistes sont arrêtés, accusés d'être les poseurs de bombe.

    Voir aussi l'éphéméride anarchiste du 16 août.

  • Contre l'A412 et son monde, le Skibidi Chab'fest 2

    Dans la France à Macron, toutes les ZAD sont tombées... Toutes ?! Non ! La Chab'ZAD résiste encore et toujours contre le projet de l'A412.

    L'A412, c'est 16km d'autoroute inutiles relieraient Thonon-les-Bains à Machilly en Haute Savoie. L'intérêt, nul ; La répercussion environnementale, catastrophique.

    Pour mener à bien ce magnifique projet, l'État peut compter sur Eiffage, généreux constructeur de prisons (décrites comme des camps de vacances par les journaleux.reuses)¹ qui commence déjà à installer les bases vie² pour l'autoroute tout au long du tracé. En Septembre c'est l'obtention de l'Autorisation Environnementale pour Eiffage et ça signifie le début des coupes, le détournement des cours d'eau et les expulsions.

    Pour revenir à nos irréductibles zadistes, iels occupent depuis Septembre dernier 3ha du tracés de l'autoroute. À la Chab'ZAD, on construit des cabanes pour un monde meilleur³, on vit, on glande et on rit toustes ensemble sur le dos de l'État.

    Dans le contexte à venir de potentielle expulsion et de début des travaux, on a besoin de soutien et de thunes.

    C'EST POURQUOI NOUS VOUS INVITONS AU SKIBIDI CHAB'FEST 2 !? Une semaine de festivités, de chantiers co et de skibidi-bêtises ouverte à toutes du 26 Août au 3 Septembre.

    Au programme, des concerts, du son, des spectacles, et beaucoup de barricades ! Il y aura un campement pour t'installer, une cantine vegan prix libre tous les jours et un parking dédié.

    Plus d'info pratiques et sur le programme à venir sur https://chabzad.noblogs.org, sur Instagram (chab_zad) ou Telegram (t.me/chablazad).

    [1] - Eiffage a remporté récemment deux nouveaux projets de prisons et va construire le siège social polonais de Frontex. Honnêtement c'est dur de compter le nombre de projets de merde à leur actif.

    [2] - Lieu de vie des ouvrier.es pendant les travaux.

    [3] - Un monde un peu moins nul plus probablement.

  • Trump shows off article on lower drug prices that says Biden deserves credit, not him

    US president credits himself with lowest drug prices in 60 years, when article says drop is more likely due to Biden

    The White House flooded social media on Saturday with an image of Donald Trump showing off the recent Washington Post headline “Prescription drug prices record sharpest drop in more than 60 years”, but failed to mention that experts cited in the article actually attributed the price drop to Joe Biden, not Trump.

    On its official accounts, the White House triumphantly captioned the photograph of Trump: “POV: you bring the receipts.” Karoline Leavitt, the White House press secretary, also shared it.

    Continue reading...
  • Les sociétés minières creusent leurs trous. Cet hiver, on se déterre, on les y enterre !

    Nous écrivons cet appel à une période où la civilisation industrielle révèle l'importance de ses fondations : les sous-sols. Armée par la science et la technologie, la méga-machine extractive repousse les frontières cognitives et territoriales. Tout est désormais transformé en matières premières. De la France à la Chine, des États-Unis à la Russie, d'Imerys à Rio Tinto en passant par BHP Biliton ou Anglo American, états et entreprises passent le monde au peigne fin, brossant jusqu'aux fonds marins et l'Antarctique, à la recherche de minerais aux noms insolites (lithium, cobalt, tungstène, beryllium, etc). Des milliardaires, comme Elon Musk pour le plus connu, investissent dans l'aérospatial afin de prospecter des gisements cosmiques. Ici-bas, sur Terre, la démesure du pillage capitaliste et patriarcal approfondit ses ravages. Les mines entraînent guerres , vols, viols, maladies, pollutions et travail de forçat dans les espaces colonisés comme au Congo, en Indonésie ou en Amérique du Sud. À cet impérialisme s'ajoute l'exploitation intra-muros, alors que la vieille Europe recommence à accueillir la voracité minière à bras ouverts. Que ce soit à Jadar en Serbie ou au Portugal avec le site de Covas do Barosso, en passant par le très médiatisé projet Emili au cœur de la France métropolitaine, et… l'Ukraine, les mêmes logiques de sacrifice des territoires et des populations sont à l'œuvre. Ces dernières continuant de subir la dépossession, la répression et la mise au silence. Les pouvoirs d'états à travers l'USGS, le BRGM et autres centres de recherche et les financeurs (Union Européenne, BPI, actionnaires comme Glencore) provoquent ainsi de nouvelles guerres, de nouvelles dévastations, afin de siphonner les matières fossiles et minérales des sous-sols. La mondialisation de l'extractivisme est en cours mais ses horreurs ne se font pas sans opposition. Des luttes acharnées se mènent en Laponie, au Canada, en Kanaky, au Sahara, en France, en Grèce, en Allemagne, pour conserver l'eau, la terre. Pour survivre. Des projets sont contestés, retardés, certains sont abandonnés. Face à l'ampleur de la dévastation, n'oublions pas notre force collective. Nous croyons ce système faillible, que sa subversion est possible. Nous voulons le saper à sa base. Grâce à l'imagination, l'inspiration, l'audace ! Partout où ce message circulera, que ces deux mois (Février-Mars 2027) soient semés d'actions autonomes et diverses contre les entreprises minières et ceux qui collaborent avec elles. Bien appliquées, de petites forces peuvent devenir de grandes menaces.
  • [26/08-03/09] Contre l'A412 et son monde, le Skibidi Chab'fest 2

    Dans la France à Macron, toutes les ZAD sont tombées... Toutes ?! Non ! La Chab'ZAD résiste encore et toujours contre le projet de l'A412. L'A412, c'est 16km d'autoroute inutiles relieraient Thonon-les-Bains à Machilly en Haute Savoie. L'intérêt, nul ; La répercussion environnementale, catastrophique. Pour mener à bien ce magnifique projet, l'État peut compter sur Eiffage, généreux constructeur de prisons (décrites comme des camps de vacances par les journaleux.reuses)¹ qui commence déjà à installer les bases vie² pour l'autoroute tout au long du tracé. En Septembre c'est l'obtention de l'Autorisation Environnementale pour Eiffage et ça signifie le début des coupes, le détournement des cours d'eau et les expulsions. Pour revenir à nos irréductibles zadistes, iels occupent depuis Septembre dernier 3ha du tracés de l'autoroute. À la Chab'ZAD, on construit des cabanes pour un monde meilleur³, on vit, on glande et on rit toustes ensemble sur le dos de l'État. Dans le contexte à venir de potentielle expulsion et de début des travaux, on a besoin de soutien et de thunes. C'EST POURQUOI NOUS VOUS INVITONS AU SKIBIDI CHAB'FEST 2 !? Une semaine de festivités, de chantiers co et de skibidi-bêtises ouverte à toutes du 26 Août au 3 Septembre. Au programme, des concerts, du son, des spectacles, et beaucoup de barricades ! Il y aura un campement pour t'installer, une cantine vegan prix libre tous les jours et un parking dédié. Plus d'info pratiques et sur le programme à venir sur chabzad.noblogs.org, sur Instagram (chab_zad) ou Telegram (t.me/chablazad). (big up à notre communauté belge sur Insta, 4% des vues) [1] - Eiffage a remporté récemment deux nouveaux projets de prisons et va construire le siège social polonais de Frontex. Honnêtement c'est dur de compter le nombre de projets de merde à leur actif. [2] - Lieu de vie des ouvrier.es pendant les travaux. [3] - Un monde un peu moins nul plus probablement.
  • Deux personnes mortes suite à l'intervention de la Police

    Ceci est un résumé des informations relayées par les journeaux belges francophones au sujet de la mort de deux personnes suite à l'intervention de la police. Comme à leur habitude, ces médias relayent uniquement la parole de la police ou de la justice, dans ce cas du parquet de Namur. Et il est tout aussi fréquent que les victimes (les personnes tuées ou blessées) soient immédiatement criminalisées par ce discours. Dans ce cas par exemple la DH tient à criminaliser la victime dans le titre même de l'article : « Deux morts après une course-poursuite à Namur : dans sa fuite, le conducteur a percuté une personne, indique le parquet de Namur » Pour rappel, dans la majorité des cas où une personne est morte suite à une intervention de la police, cette personne n'était pas armée, ni ne représentait de danger immédiat. C'est pourquoi la formulation « mort.e suite à l'intervention de la police » est importante, dans le sens où elle permet de prendre en compte toutes les personnes qui ne seraient pas mortes si la police n'était pas intervenue. Cette expression est revendiquée par les collectifs qui militent contre les violences policières. Sources consultées : La Libre L'Avenir Le Soir La DH RTBF Autre source concernant les violences policières : Basta Media
  • Technopolice et barbarie : des gants à impulsion électrique pour équiper la milice raciste de Trump

    Le nouveau gadget dont vont être équipés les agents de l’ICE s’apparente à un instrument de torture et pave la voie à un futur déploiement en France

    L’article Technopolice et barbarie : des gants à impulsion électrique pour équiper la milice raciste de Trump est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • Cynisme génocidaire : quand Israël brûle la Palestine et le Liban tout en proposant d’aider la France à lutter contre les incendies

    Un État pyromane propose son expertise à la France, le cynisme des sionistes est sûrement à ce jour inégalé.

    L’article Cynisme génocidaire : quand Israël brûle la Palestine et le Liban tout en proposant d’aider la France à lutter contre les incendies est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • [26/08 - 03/09] Contre l'A412 et son monde, le Skibidi Chab'fest 2

    Une semaine de festivités à la ZAD, de chantiers co et de skibidi-bêtises ouverte à toutes du 26 Août au 3 Septembre.

    Dans la France à Macron, toutes les ZAD sont tombées... Toutes ?! Non ! La Chab'ZAD résiste encore et toujours contre le projet de l'A412.

    L'A412, c'est 16km d'autoroute inutiles relieraient Thonon-les-Bains à Machilly en Haute Savoie. L'intérêt, nul ; La répercussion environnementale, catastrophique.

    Pour mener à bien ce magnifique projet, l'État peut compter sur Eiffage, généreux constructeur de prisons (décrites comme des camps de vacances par les journaleux.reuses)¹ qui commence déjà à installer les bases vie² pour l'autoroute tout au long du tracé. En Septembre c'est l'obtention de l'Autorisation Environnementale pour Eiffage et ça signifie le début des coupes, le détournement des cours d'eau et les expulsions.

    Pour revenir à nos irréductibles zadistes, iels occupent depuis Septembre dernier 3ha du tracés de l'autoroute. À la Chab'ZAD, on construit des cabanes pour un monde meilleur³, on vit, on glande et on rit toustes ensemble sur le dos de l'État.

    Dans le contexte à venir de potentielle expulsion et de début des travaux, on a besoin de soutien et de thunes.

    C'EST POURQUOI NOUS VOUS INVITONS AU SKIBIDI CHAB'FEST 2 !? Une semaine de festivités, de chantiers co et de skibidi-bêtises ouverte à toutes du 26 Août au 3 Septembre.

    Au programme, des concerts, du son, des spectacles, et beaucoup de barricades ! Il y aura un campement pour t'installer, une cantine vegan prix libre tous les jours et un parking dédié.

    Plus d'info pratiques et sur le programme à venir sur chabzad.noblogs.org, sur Instagram (chab_zad) ou Telegram (t.me/chablazad).

    [1] - Eiffage a remporté récemment deux nouveaux projets de prisons et va construire le siège social polonais de Frontex. Honnêtement c'est dur de compter le nombre de projets de merde à leur actif.

    [2] - Lieu de vie des ouvrier.es pendant les travaux.

    [3] - Un monde un peu moins nul plus probablement.

  • Coopération franco-italienne contre le mouvement NoTAV : 8 personnes arrêtées puis relâchées sous contrôle judiciaire

    La lutte contre le doublement de la ligne ferroviaire continue de faire les choux-gras estivaux de la presse nationale. Après une manifestation historique le 25 juillet 2026 en marge de la 10e édition du festival « Alta Felicita » à Venaus et du 15e anniversaire de « La République libre de la Maddalena » qui s'est terminée par un joli saccage de divers chantiers dans la vallée de Suza, la répression s'est mis en branle afin de rassurer la compagnie TELT (Tunnel Euralpin Lyon Turin) que les 1 millions d'euros de dégâts ne resteraient pas impunis.

    1 millions d'euros de dégâts et 4 camions de carabiniers en feu : une manif' contre le Lyon-Turin déterminée

    La marche annuelle contre le doublement du Lyon-Turin dans le Val de Suse ce week-end était particulièrement déterminée. En marge de la 10e édition du festival « Alta Felicita », 20 000 personnes se sont mobilisées contre la destruction en cours.

    29 juillet

    L'internationale de la surveillance

    En parcourant les journaux ce 13 août, on apprend en réalité que les ministères de l'Intérieur et les services de renseignement s'activaient en coulisse des deux côtés des Alpes bien en amont de la manifestation annoncée. La coopération franco-italienne s'est mise en place à partir du moment où les flics italiens ont alerté les services français de la forte probabilité que de nombreuses personnes traversent la frontières dans le but de participer à la manifestation. On apprend même plus précisément dans le Monde qu'un Français que les renseignements italiens ont placé dans leurs petites fiches comme proche des Soulèvements de la terre a été signalé par les Italiens aux Français qui ont mis en place une enquête administrative et une filature sur cette personne et son entourage. Sur la simple mention d'aller-retours à la frontière.

    Petit à petit, le filet de la surveillance s'élargit alors même qu'on ne comprend pas bien quel cadre légal permet cette surveillance, outre la suspicion d'un déplacement prochain vers l'Italie. Ainsi, un groupe d'une dizaine de personnes est activement surveillé par les services de renseignement de la Préfecture de Paris qui les prend en photo et les filme abondamment, notamment pour tenter de déclencher une interpellation préventive. Les flics prétendent avec leurs images que le groupe se serait entraîné à lancer "ce qui ressemble à des engins explosifs" dans les anciens tunnels ferroviaires de la petite couronnne. Assez pour que les services de renseignements de Paris soient effrayés par ces "entraînements" qui constituerait selon eux la preuve de la préparation d'une action violente contre la ligne Lyon-Turin.

    « On a été traités comme un groupe terroriste »

    Le 23 juillet, soit donc deux jours avant la manifestation au départ de Venaus, huit personnes sont interpellées préventivement sur simples éléments de notes de surveillance de l'enquête administrative. Des persquisitions sont réalisées chez chacun·es des interpelé·es, leurs matériel informatique ainsi que leurs moyens de communication saisis. Le 27 juillet, les huit interpelé·es sont mis en examen pour pour “association de malfaiteurs, détention et transport de produits incendiaires en bande organisée”. Le parquet de Paris leur reproche notamment la détention de mortiers d'artifices, mais également de téléphones dédiés à la mobilisation et au déplacement en Italie.

    Hier, mercredi 12 août, ils et elles ont toustes été relâchés après un passage à la chambre d'instruction de Paris, malgré l'insistance du parquet de les placer en détention provisoire, relatée par les journalistes présent·es. Iels sont placé·es sous contrôle judiciaire en attendant leur procès.

    La lutte NoTAV face à la répression, une histoire ancienne

    Comme Notre Dame des Landes ou encore Bure, la lutte No TAV, de par sa pérennité et son intensité, a été et est encore un laboratoire de la répression policière comme juridique, par les Etats italien et français. Elle a fait l'objet de violentes opérations policières — pour n'en citer qu'une, l'évacuation de l'occupation en 2011, pour laquelle l'État italien déploie 2 500 policiers et soldats et lance 4 000 grenades ­lacrymogènes sur les manifestantEs, provoque des centaines de blessé·es et une cinquantaine d'arrestations. À la suite de ces nombreuses actions de sabotage, ce territoire est déclaré « zone militaire surveillée » par la police et l'armée.

    Comme le coup de filet du 23 juillet dont Laurent Nunez se félicite dans les médias, la lutte NoTAV a fait l'objet de poursuites judiciaires massives : environ 1 000 militant·es ont été inculpé·es dans la vallée de Suza pour des actes de sabotage ou de protestation civile depuis les années 2000. Et les militant·s NoTAV font aussi régulièrement l'objet de perquisitions avec confiscation de matériel et interdictions d'accès au territoire déclaré zone militaire surveillée.

    En dehors de la violence des flics, le mouvement contre le Lyon-Turin a été l'occasion de voir l'expérimentation en Italie de l'application du terrorisme contre inculpé·es accusé·es de sabotage des chantiers. Comme en France avec Tarnac, les inculpés du 8 décembre, l'affaire du Limousin ou encore celle d'usine Lafarge près de Marseille, l'Etat italien a utilisé la législation anti-terroriste pour alourdir les peines des militants et les contrôles judiciaires auxquels iels sont soumis·es. En 2013, a ainsi lieu le maxi-procès contre 53 militant·es accusé·es de terrorisme. Mille procédures judiciaires sont engagées. Un nouveau modèle de criminalisation des opposant·es politiques par le droit pénal est mis en place contre les « mauvais·es NoTAV » défini·es à travers la catégorie de l'« ­anarcho-insurrectionnaliste » et jugé·es non pas pour leurs actes mais pour leurs idées et leurs styles de vie. En 2014, la cours de Cassation de Rome annule finalement le jugement pour « terrorisme ».

    L'urgence de lutter contre l'antiterrorisme

    En Italie comme en France, à l'image de cette belle coopération répressive, les outils de l'antiterrorisme (notes blanches, surveillance sans enquête pénale préalable, incapacitation par des GAV préventives et prolongées, perquisitions et saisies de matériel, mise en détention provisoire...) sont de plus en plus utilisés hors du cadre soit-disant exceptionnel de l'antiterrorisme. Aux yeux de l'Etat, peu importe que les dossiers tournent à vide et que les preuves soient fabriqués de bric et de broc, il s'agit de remplir le triple objectif d'assujetir les personnes contestataires à des mesures individualisantes, de produire une confusion sémantique et une peur dans le grand public entre terroristes et militant·es et de construire des affaires sur mesures pour des jurisprudences futures.

    Il est plus qu'urgent de se mobiliser face à l'antiterrorisme et la criminalisation des luttes sociales et environnementales quelles qu'en soient les formes. L'accumulation d'outils dans l'arsenal répressif ne joue pas que sur le sol national mais fait l'objet de coopérations de plus en plus importantes entre les différents Etats européens, comme on pu le voir se déployer ces dernières années avec la véritable "chasse aux antifas" déployée par l'Union Européenne pour apporter justice aux nazis hongrois. Le montage policier franco-italien menant à l'interpellation de ces huit camarades n'est qu'une illustration supplémentaire, s'il en fallait, des moyens développés à l'international pour nous empêcher d'agir.

    Solidarité avec les huit inculpé·es et que crève le Lyon-Turin !

  • Apprendre à incendier un utilitaire Equans

    La nuit du 21 au 22 juillet, un véhicule utilitaire appartenant à la société Equans a été incendié à Grenoble, dans la rue de la Pasionaria

    Pour cela, il suffisait d'une simple plaque chimique allume-feu à base de kérosène blanc pour allumer le feu. Elle est placée sur le pneu avant de n'importe quel véhicule à roues, et allumée avec un briquet qui n'a pas peur du vent, puis le pneu commence à prendre feu après quelques minutes. Ce type d'incendie peut être facilement éteint avec un petit extincteur tant que le moteur n'a pas été touché.

    La plaque d'allume-feu doit rester dans son emballage plastique pour limiter les odeurs pendant le transport, puis elle est allumée dans son emballage car il brûle bien. Si l'emballage plastique porte des inscriptions, placez-les face vers le haut, ils brûleront mieux que face contre le bas. Ces plaques peuvent s'acheter dans tous les supermarchés, payez en espèces, portez au moins une casquette pour vous protéger des caméras.

    Pour consulter les sites ci-dessous, nous recommandons d'utiliser Tor et Tails (https://tails.net)
    Pour mieux éviter la répression : https://www.notrace.how
    Pour mieux utiliser les outils numériques : https://www.anarsec.guide
    Pour donner des idées : https://warriorup.noblogs.org

    Les cibles sont partout, repérez votre itinéraire, évitez les caméras, changez de tenue, attaquez puis disparaissez dans la nuit

    Ajout de la modération : Equans est une filiale du groupe Bouygues dont l'activité est centrée dans le domaine des énergies et des services.
    Bouygues participe activement à la destruction de l'environnement en plus de régulièrement construire des prisons et des centres de rétention.

  • Trump says he will declare Strait of Hormuz a US territory

    President Trump claimed during remarks on Long Island, N.Y., on Friday that he will make the Strait of Hormuz a U.S. territory, despite the fact that Oman and Iran share jurisdiction of the waterway. "Pretty soon, I will be declaring the Hormuz Strait a territory of the United States," Trump said during an address highlighting his administration's efforts to combat crime in the U.S.
  • Iran rejects 'delusions' after Trump says he wants the Strait of Hormuz to be a U.S. territory

    TEHRAN, Iran — A defiant Iran called on the U.S. to "accept the reality of defeat and stop indulging in delusions" after President Donald Trump suggested that he would soon declare the Strait of Hormuz a "territory of the United States." The crucial waterway that handled one-fifth of the world's oil before the war "cannot be seized with a tweet, nor with an aircraft carrier, nor by issuing an order, nor through an election speech," Iran's Deputy Foreign Minister Kazem Gharibabadi said in a post on X early Saturday.
  • Trump Says U.S. Will Declare Strait of Hormuz 'U.S. Territory' — 'After We Finish Defeating Iran'

    President Donald Trump said Friday that the United States will declare the Strait of Hormuz "U.S. territory" after it finishes defeating Iran, escalating his assertion of American control over the strategic waterway as Tehran vowed that the strait "has been Iranian, is Iranian, and will remain Iranian." "After we finish defeating Iran, which is being very badly defeated, pretty soon I'll be declaring the Hormuz Strait a territory of the United States," Trump told a crowd during an event in Nassau County, New York.
  • Holeberry - Le Pi-hole dans la barre de menus du Mac

    Si vous avez un serveur Pi-hole à la maison, il a dû vous arriver qu'un site déconne, qu'une image ne charge pas, ou qu'un simple bouton ne réponde plus. Alors pour remédier à ça, vous ouvrez un onglet vers l'admin Pi-hole, vous fouillez dans les requêtes bloquées, vous whitelistez au jugé, puis vous rechargez pour voir si ça marche. Ça prend 30 secondes à chaque fois, ça casse les couilles et ça arrive plus souvent que ce qu'on aimerait...

    Mais heureusement, Holeberry met tout ça dans la barre de menus de macOS pour vous faire gagner grave de temps

    L'app détecte l'onglet actif de Safari, Chrome ou Firefox et débloque le domaine correspondant en un clic. Comme ça, plus besoin de deviner lequel des quarante domaines bloqués casse la page. Elle affiche aussi les derniers blocages en direct, et permet de couper le filtrage pour une durée choisie, le temps de finir un achat en ligne qui n'aime pas les bloqueurs.

    Elle peut aussi gérer deux instances Pi-hole en parallèle avec synchronisation, pratique quand on a un Pi principal et un secondaire qui prend le relais. Les identifiants partent dans la Keychain macOS et pas dans un fichier de conf qui traîne comme ça c'est sécurisé. Et surtout, ça supporte Pi-hole v5 et v6 aussi bien en local qu'à distance.

    Si ça vous branche, notez que l'app n'est pas notarisée, donc Gatekeeper va faire la gueule. La commande pour passer outre est indiquée dans le README :

    xattr -cr /Applications/Holeberry.app
    

    Mais vous pouvez aussi utiliser Sentinel pour faire ça.

    À récupérer sur GitHub pour ceux qui veulent !

  • Dans l’espace public, l’inquiétante banalisation du salut nazi

    Le salut nazi n’est plus seulement l’apanage de militants néonazis revendiqués. De Besançon à Sarcelles, de Madrid à Mulhouse, le geste réapparaît dans des contextes de plus en plus variés. Souvent présenté comme une blague ou une provocation, il n’en reste pas moins un geste politique.
  • Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs: après la censure, le cul-de-sac

    Après la censure du Conseil constitutionnel de la loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de reprendre le texte au plus vite et d’aboutir avant la fin de son mandat. Mais est-il seulement possible de réécrire ce texte «mal ficelé»?
  • Stephen A Smith admits Byron Donalds could make him a Republican, calls him 'the real deal'

    ESPN host Stephen A. Smith said Thursday that Rep. Byron Donalds, R-Fla., could make him a Republican, praising the Trump-backed gubernatorial frontrunner days before Florida Republicans choose their nominee to succeed Gov. Ron DeSantis. "And I ain't no d--- Republican. But that mean if anybody could make me one, it would be him. I'm just going to keep it a buck. I'm just letting you know," Smith said.
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