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  • Le terrible paradoxe des historiens universitaires

    Marc Bloch sur les murs, le courage disparu dans les couloirs :Il existe aujourd'hui une contradiction que le monde universitaire français refuse trop souvent de regarder en face.

    Jamais Marc Bloch n'a été autant célébré. Son nom est affiché sur les bâtiments, invoqué dans les discours officiels, étudié dans les amphithéâtres. Son œuvre est enseignée, commentée, admirée. Il est devenu une figure tutélaire de l'histoire française, un symbole de rigueur intellectuelle, d'esprit critique et d'engagement. Mais une question dérange. Que reste-t-il réellement de Marc Bloch lorsque l'heure n'est plus aux commémorations, mais aux responsabilités ? Car Marc Bloch n'était pas seulement un grand historien. Il n'était pas seulement un universitaire brillant qui a renouvelé la discipline historique. Il était aussi un homme qui considérait que l'intelligence imposait des devoirs. Il n'a jamais pensé que l'historien pouvait se réfugier éternellement derrière ses livres, ses archives ou son statut pour éviter les convulsions du monde.

    Lorsque la France s'effondre en 1940, Marc Bloch ne cherche pas simplement à expliquer une défaite militaire. Dans L'Étrange Défaite, il mène un examen de conscience impitoyable d'une société et de ses élites. Il dénonce les habitudes, les rigidités, les réflexes d'autoprotection, l'incapacité de certains responsables à comprendre une réalité nouvelle. Son message est terrible : une société ne disparaît pas seulement sous les coups de ses adversaires. Elle s'affaiblit aussi lorsque ceux qui ont la responsabilité de penser, d'analyser et d'alerter préfèrent le confort des habitudes à l'exigence de l'action.

    Cette leçon devrait être une interpellation permanente pour les historiens. Car il existe aujourd'hui un paradoxe troublant : une partie du monde universitaire passe son temps à étudier les résistances, les luttes, les engagements, les combats intellectuels du passé, mais semble parfois beaucoup plus hésitante lorsqu'il s'agit de faire vivre ces exigences dans le présent. L'université française n'a pourtant pas toujours été ce lieu de retrait et de prudence institutionnelle. Pendant plusieurs décennies, notamment dans les années 1960, 1970 et 1980, les campus furent des lieux de débats intenses, de mobilisations et de confrontations. L'université n'était pas seulement un espace où l'on produisait du savoir : elle était aussi un lieu où l'on discutait du monde, où enseignants et étudiants considéraient parfois qu'ils avaient une responsabilité collective face aux événements de leur époque. À Dijon comme ailleurs, cette tradition universitaire engagée a existé. Des enseignants ont participé aux assemblées générales, pris part aux débats publics, accompagné des mobilisations étudiantes et défendu une certaine conception de l'université : une institution vivante, ouverte sur la société, capable de prendre position lorsque des principes fondamentaux étaient en jeu. Dans certaines affaires touchant des étudiants étrangers, notamment dans le contexte des tensions politiques internationales de cette période, des universitaires ont choisi de ne pas rester de simples observateurs. Ils ont estimé que leur fonction ne consistait pas uniquement à transmettre des connaissances, mais aussi à défendre des libertés, à protéger un espace de débat et à faire vivre une certaine idée de l'engagement intellectuel.

    Cette génération n'était pas parfaite. Elle avait ses contradictions, ses débats, ses erreurs. Mais elle avait une conviction : un professeur d'université n'était pas seulement un spécialiste reconnu dans son domaine. Il était aussi un citoyen responsable. Aujourd'hui, beaucoup ressentent un changement profond. Une partie du monde universitaire semble avoir perdu cette capacité de réaction collective. Le professeur installé depuis des années, parfois depuis plusieurs décennies, semble parfois davantage protégé par son statut qu'interrogé par ses responsabilités. Le problème n'est pas que tous les universitaires doivent devenir des militants. Ce serait absurde, mais carrément impossible. La liberté académique exige l'indépendance, la distance critique et la pluralité. Mais il existe une différence fondamentale entre l'indépendance intellectuelle et l'indifférence. Il existe une différence entre prendre du recul et se tenir constamment à distance. Il existe une différence entre analyser les engagements du passé et ne jamais accepter d'être soi-même confronté aux exigences du présent.

    Le plus frappant est peut-être le fossé entre certains discours et certaines pratiques. Combien d'historiens enseignent les résistances, les mouvements sociaux, les combats démocratiques, les luttes contre les injustices ? Combien consacrent leurs recherches aux individus qui ont refusé la résignation ? Et pourtant, lorsque leur propre institution traverse des crises, lorsque des étudiants attendent une parole, lorsque des débats touchent directement la communauté universitaire, le silence peut parfois devenir assourdissant. Le paradoxe est encore plus grand lorsque certains de ces universitaires se revendiquent d'une « tradition progressiste », « sociale » ou de « gauche ». Comment expliquer cette contradiction entre une culture intellectuelle fondée sur la critique du pouvoir, l'émancipation et la contestation des injustices, et une pratique parfois marquée par une grande prudence dès lors que l'engagement implique un risque personnel ? Car le véritable danger qui menace l'université n'est pas seulement un manque de moyens ou une accumulation de contraintes administratives.

    Le danger est autre part ; il est intellectuel. C'est la transformation progressive d'une institution critique en institution de conservation. Le conservatisme intellectuel n'est pas forcément le refus du progrès ou l'attachement à des idées anciennes. Il peut prendre une forme beaucoup plus discrète : la peur du conflit, la volonté de préserver les équilibres existants, la protection des carrières, l'habitude de ne pas déranger. Une institution peut parler de changement tout en étant incapable de se changer elle-même. Elle peut enseigner l'esprit critique tout en devenant incapable d'accepter la critique venue de l'intérieur.

    Dans ses réflexions sur la réforme de l'enseignement, Marc Bloch rappelait que l'université ne devait pas seulement fabriquer des spécialistes. Elle devait former des esprits capables de jugement, de responsabilité et de compréhension du monde. Une élite intellectuelle ne se mesure pas uniquement au nombre de publications, de titres ou de distinctions. Elle se mesure aussi à sa capacité à répondre présent lorsque les circonstances l'exigent. C'est précisément là que se situe le malaise. À quoi sert d'étudier les résistants si l'on transforme leur courage en simple objet académique ? À quoi sert d'analyser les mécanismes du renoncement dans l'histoire si l'on refuse de s'interroger sur ses propres renoncements ? Marc Bloch n'est pas une statue destinée à décorer les universités. Il est une exigence. Il rappelle que le savoir sans courage peut devenir une forme d'impuissance, voire de lâcheté. Que l'analyse sans responsabilité peut devenir une manière élégante de rester spectateur. Que l'intelligence qui refuse toute prise de risque finit par perdre une partie de sa raison d'être.

    L'université aime célébrer Marc Bloch. Mais la véritable question est ailleurs : Est-elle encore prête à écouter ce qu'il exigeait ? Car honorer un historien résistant ne consiste pas seulement à transmettre sa mémoire. Cela consiste à accepter la question qu'il pose encore aujourd'hui : Quand vient le moment des responsabilités, que faisons-nous réellement de nos convictions ?

    À ce titre, la lecture du livre de Pascal Engel, Les Vices du savoir : essai d'éthique intellectuelle, mérite d'être recommandée

  • Google dévoile Gemini 3.7 Flash et casse les prix… mais le modèle Pro est porté disparu

    Trois semaines après Gemini 3.6 Flash, Google met de nouveau à jour son modèle pensé pour la rapidité et lance Gemini 3.7 Flash. Le tarif est divisé par deux avec de gros gains annoncés sur le code, alors que Gemini 3.5 Pro, promis pour juin, n'est toujours pas sorti.

  • Anthony Fauci a-t-il caché délibérément les risques induits par la vaccination contre le Covid-19 pour les femmes enceintes ?

    Source :Compte Facebook, le 11 août 2026

    Etiqe :Aucune preuve

    Contenu :

    Bien que retraité, le docteur étas-unien Anthony Fauci, figure centrale de la réponse sanitaire face au Covid-19 outre-Atlantique, reste l’objet de nombreuses critiques, notamment de la part des élus républicains.

    Après une récente audition houleuse au Sénat, le voilà désormais de nouveau au cœur de l’attention médiatique et des réseaux sociaux après la divulgation d’échanges de messages qu’il a eus, en 2021, avec d’autres responsables états-uniens chargés de la lutte contre le Covid-19.

    Ces messages ont été dévoilés par deux élus républicains, farouches opposants de longue date à Anthony Fauci, les sénateurs Ron Johnson et Rand Paul. Sans surprise, ils ont engendré de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux.

    Ainsi, un internaute écrit qu’Anthony Fauci « savait que les vaccins contre le Covid causaient des fausses couches au premier trimestre ». Un autre, recourant à un langage moins convenu, affirme que l’« on apprend par les textos de Fauci que la merde expérimentale injectable provoque des fausses couches ».

    Un message au conditionnel

    Ces SMS ont été publiés par Ron Johnson sur son site Internet. Or, que peut-on y lire précisément ? Quelques échanges, intervenus les 25 et 26 janvier 2021, entre le docteur Anthony Fauci, Rochelle Walensky, la directrice alors des Centres états-uniens de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et Vivek Murthy, ancien administrateur de la santé publique aux États-Unis. Et ce à propos donc de la vaccination des femmes enceintes.

    Pour comprendre ces échanges, il faut les replacer dans le calendrier de la campagne vaccinale. Aux États-Unis, la vaccination contre le Covid-19 a débuté le 14 décembre 2020, soit à peine un mois et demi avant les SMS cités. Lorsqu’ils sont envoyés, la campagne de vaccination n’en est donc encore qu’à ses débuts.

    Pour comprendre le contexte de ces échanges, il faut revenir au calendrier de la campagne vaccinale. La vaccination contre le Covid-19 a débuté le 14 décembre 2020 aux États-Unis, soit un mois et demi à peine avant les messages cités. Autrement dit, lorsque ces SMS sont envoyés, la campagne de vaccination n’en est encore qu’à ses débuts.

    Au centre des débats, on retrouve essentiellement un message envoyé par Anthony Fauci à ses interlocuteurs dans lequel il évoque d’éventuels risques de fausses couches liés à la vaccination : « Étant donné que de nombreuses personnes présentent une tempête cytokinique importante [une réaction inflammatoire excessive du système immunitaire, ndlr] et de la fièvre après la deuxième dose, cela pourrait théoriquement être associé à une fausse couche au cours du premier trimestre. »

    C’est donc sur ces seules quelques lignes que se basent les accusations à l’encontre d’Anthony Fauci. Pourtant, comme on peut le lire, celui-ci n’affirme jamais que la vaccination entraîne formellement des fausses couches. Il formule une hypothèse théorique, sans affirmer qu’un surrisque de fausse couche a été observé ni qu’un lien de causalité soit établi.

    Dans le reste des messages publiés, Fauci continue de souligner le manque de données disponibles chez les femmes enceintes, tout en faisant état d’éléments alors rassurants. Le 26 janvier, il indique ainsi qu’« un grand nombre (plus de 10 000) de femmes enceintes ont été vaccinées. Aucun problème n’a été signalé. »

    Aucune preuve formelle de dissimulation

    Comme l’ont relevé de nombreux détracteurs du docteur, Anthony Fauci a évoqué la problématique de la vaccination des femmes enceintes dans une interview publique, quelques jours après l’envoi de ses SMS, le 3 février 2021. L’immunologue y indique (à partir de dix-sept minutes trente) que « jusqu’à présent — et il faut rester prudent —, mais jusqu’à présent, aucun signal d’alerte n’a été relevé à ce sujet chez les femmes enceintes. »

    Ainsi, quelques semaines seulement après le début de la campagne de vaccination, les termes employés publiquement sont, pour une large part, identiques à ceux de son message du 26 janvier 2021 cité plus haut. Un constat qui fragilise, de fait, la thèse d’une divergence entre les positions publiques et privées de l’immunologue.

    Pour rappel, à l’époque, les autorités sanitaires fédérales américaines permettaient aux femmes enceintes de choisir de se faire vacciner, sans encore leur recommander systématiquement la vaccination. Ce n’est que le 11 août 2021, après la publication de nouvelles données de sécurité, que le CDC recommandera explicitement la vaccination contre le Covid-19 pendant la grossesse.

    Quelques jours avant l’éclosion de cette polémique, le sénateur Rand Paul, a rendu publique une partie du journal personnel du docteur Anthony Fauci. Or, une rapide recherche permet de constater que le mot « miscarriage » (fausse couche en anglais) n’ y apparaît pas sur les 1 100 pages qui composent le document.

    Enfin, puisque Anthony Fauci est accusé d’avoir caché des informations dont il est censé avoir eu connaissance au début de l’année 2021, qu’en est-il des faits plus de cinq ans plus tard ? La vaccination de femmes enceintes contre le Covid-19 a-t-elle finalement conduit à une hausse du taux de fausses couches ? Non, répondent les études disponibles, qui n’ont pas mis en évidence d’augmentation du risque de fausse couche chez les femmes vaccinées contre le Covid-19.

    Selon le CDC, « plus d’un million de femmes enceintes à travers le monde ont reçu un vaccin à ARNm contre le Covid-19, avant et pendant leur grossesse. Les études n’ont montré aucune augmentation du risque de complications telles que les fausses couches, les accouchements prématurés, les mort-nés ou les malformations congénitales. »

     

    « Plusieurs études ont démontré que les vaccins à ARN messager (ARNm) contre le Covid-19 ne provoquent pas de complications pendant la grossesse, ni pour les femmes enceintes ni pour leurs bébés. Au contraire, les vaccins contre le Covid-19 protègent les femmes enceintes et leurs bébés. », assure pour sa part l’Agence européenne du médicament (EMA).

     

    Auteurs :

    Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste

    Relecteur : Etienne Merle, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste

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  • Mehdi Black Wind: «La poésie n’est pas le domaine des flics ni des procureurs»

    Le rappeur marocain accorde à «Mediapart»" "son premier entretien depuis sa libération provisoire. Arrêté dans le royaume pour «outrage à institution constitutionnelle», l’artiste est rattrapé par le système qu’il critique depuis plus de dix ans.
  • Apple Intelligence : La firme à la pomme aurait développé avec Alibaba un modèle d’IA propriétaire spécifique pour plaire à la Chine

    La firme de Cupertino ne compte finalement pas confier entièrement l’intelligence artificielle de ses appareils chinois aux modèles d’Alibaba et de Baidu. Selon une enquête publiée le 14 août par Reuters, Apple a entraîné un grand modèle de langage spécifiquement destiné à l’empire du Milieu, avec le soutien d’Alibaba.

  • Contrairement aux déserts, la lutte contre la désertification avance peu

    Le bon état des sols est crucial pour la préservation des écosystèmes et la lutte contre le changement climatique. La convention sur la désertification, qui tient conférence en Mongolie, reste pourtant négligée.
  • En pleine sécheresse, des vignes alsaciennes résistent sans irrigation

    À Vœgtlinshoffen, au domaine Ginglinger-Fix, les premiers coups de sécateur ont détaché, mercredi 12 août, les premières grappes de chardonnay. Malgré les vagues de chaleur, les vignes matures n’ont pas souffert du manque d’eau. Un résultat que Hubert Ginglinger attribue notamment au travail mené depuis des années sur ses sols.
  • Elle a fabriqué un corps à l’IA Claude, puis l’a emmenée voir l’éclipse

    Pour observer l’éclipse solaire du 12 août 2026, Olivia Zhu n’est pas allée seule sur la plage. Elle a emporté le petit corps robotique qu’elle a conçu pour Claude, l’intelligence artificielle d’Anthropic. Une expérience étonnante, qui en dit surtout beaucoup sur cette tendance à transformer les chatbots en compagnons.

  • «On peut parler de tropicalisation de certaines zones, comme la Méditerranée» : les canicules marines mettent les océans à rude épreuve

    De nombreuses espèces de poissons modifient leur aire de répartition sous l’effet des changements climatiques, comme le poisson-lapin. © GRID-Arendal/Flickr

    Au début du mois d’août, la mer Méditerranée atteignait 30 degrés Celsius (°C) sur certaines portions du littoral, soit trois à quatre degrés de plus que les normales de saison. La fréquence des vagues de chaleur marine a doublé depuis les années 1980, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

    Pour comprendre les conséquences de ce réchauffement des océans, Vert s’est entretenu avec Sabrina Speich, professeure au département de géosciences de l’École normale supérieure de Paris et chercheuse au Laboratoire de météorologie dynamique.

    Comment surviennent les canicules marines ?

    Les canicules marines, comme celles continentales, s’expliquent par un rayonnement solaire plus important en raison de la saison (en été, les journées sont plus longues) et de la présence d’anticyclones. Ces conditions météorologiques diminuent la couverture nuageuse et rendent le rayonnement plus efficace. Dans ces configurations, il y a aussi moins de vent, dont le mouvement est semblable à celui d’une cuillère qui mélange l’eau en surface des océans et celle en profondeur. Quand il y a du vent, la mer se réchauffe moins car l’eau plus fraîche des profondeurs marines vient se mélanger avec celle de la surface. Au contraire, en l’absence de vent, le réchauffement de l’eau en surface est plus important.

    Si les conditions météorologiques propices aux canicules marines existaient auparavant, elles surviennent maintenant dans un climat bien plus chaud qu’à la période pré-industrielle. Les anticyclones sont plus intenses, selon de premières données. Celui qui s’est installé cette semaine au-dessus de la France, de l’Espagne et d’une partie de l’Europe reste de manière plus permanente, par exemple. Des recherches sont toujours en cours pour quantifier ces changements de vents et de couverture nuageuse et pour enquêter sur leurs causes.

    Sabrina Speich est professeure d’océanographie à l’École normale supérieure de Paris. © Photo Novak

    Ce qui est sûr, c’est que dans ce contexte, les évènements caniculaires sont devenus exceptionnels, au sens où l’on atteint des températures qu’on n’avait jamais connues auparavant parce qu’on part déjà d’un état plus chaud du système planétaire.

    On parle de canicule marine quand la température de l’eau dépasse, pendant au moins cinq jours d’affilée, les valeurs les plus chaudes habituellement relevées à cet endroit et à cette période de l’année, c’est-à-dire celles qui ne se produisent normalement qu’une année sur dix. Ce n’est donc pas un seuil absolu : 18 °C peuvent constituer une canicule marine en Bretagne au printemps, alors que 25 °C restent une température ordinaire en Méditerranée en août. Sous l’effet du changement climatique, elles sont plus intenses, plus fréquentes et plus longues.

    Sans compter que la fin d’une canicule à terre n’est pas synonyme de la fin d’une vague de chaleur océanique. L’eau maintient la chaleur bien plus longtemps que l’air. Il faut lui retirer beaucoup d’énergie pour qu’elle perde 1°C. Résultat : à moins qu’il n’y ait de grandes tempêtes qui mélangent l’eau grâce au vent, les canicules marines se maintiennent sur de longues durées.

    Quel est l’impact des canicules marines sur les espèces qui vivent dans l’océan ?

    Depuis que nous observons le réchauffement progressif de l’océan sous l’effet du dérèglement climatique, nous constatons que les espèces marines, quand elles le peuvent, migrent. Elles quittent les régions où elles habitaient pour se déplacer en suivant les températures qui leurs sont adaptées. Autour du Groenland par exemple, sur le pourtour de l’Arctique, on peut trouver des espèces qui vivaient beaucoup plus au sud.

    «Les coquillages et les huîtres cultivés ne peuvent pas se déplacer. Ils ont moins d’oxygène quand l’eau est chaude, ce qui peut entraîner leur mort.»

    Mais le changement de température est plus rapide lors des canicules marines. Deux ou trois degrés supplémentaires, c’est énorme pour une espèce. En Méditerranée, on observe donc une surmortalité massive d’organismes fixés sous la surface de l’eau. Elle affecte les coraux rouges, les éponges ou encore les gorgones. Ces épisodes ne sont pas nouveaux : la Méditerranée en a connu en 1999, en 2003, puis de façon répétée entre 2015 et 2019. En 2024 et 2025, l’Ifremer [l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, NDLR] a même constaté une surmortalité de poissons et d’invertébrés aux abords de l’Espagne, de l’Italie et de la Grèce.

    Les canicules marines frappent aussi les secteurs de l’aquaculture. Les coquillages et les huîtres cultivés ne peuvent pas se déplacer. Ils ont moins d’oxygène quand l’eau est chaude, ce qui peut entraîner leur mort. Le réchauffement de leur environnement peut également déclencher des épidémies et des virus qui n’apparaissent qu’à partir de certains seuils de températures.

    Tous les ans, les températures sont plus hautes. On peut même parler de tropicalisation de certaines zones comme la Méditerranée. Là-bas, des espèces venues de la mer Rouge par le canal de Suez se sont installées dans le bassin oriental et progressent aujourd’hui vers l’ouest et vers le nord. Poissons-lapins, poissons-globes, poissons-flûtes, algues exotiques : ils migrent parce que les températures proches de nos côtes leur sont favorables.

    Avec le réchauffement des eaux, plusieurs espèces de barracudas (ici la bécune à bec jaune) remontent vers les nord-ouest de la mer Méditerranée. © Marte Terry L./Flickr

    Le front d’invasion se situe pour l’instant autour de la Sicile et de la Tunisie, mais il avance : le poisson-lion, déjà signalé en Sicile, pourrait atteindre la Côte d’Azur d’ici 2030. D’autres espèces arrivent par d’autres voies, comme le barracuda, qui a étendu son aire de répartition depuis l’Atlantique et le sud du bassin. Les nouvelles espèces risquent alors de prendre la place de celles qui vivent moins bien les températures actuelles. Le poisson-lapin, par exemple, est un herbivore vorace qui peut entrer en compétition avec des espèces locales.

    Les canicules marines sont-elles plus intenses en Méditerranée que dans l’océan Atlantique ?

    L’océan Atlantique n’atteint pas aussi rapidement les 30 ou 31°C que la Méditerranée. Toutefois, dès le début de cet été 2026, le golfe de Gascogne et la mer Celtique [au sud de l’Irlande, NDLR] ont aussi été touchés par les canicules marines. Habituellement, il y a davantage de vent dans ces zones, donc elles sont plus épargnées. Ce n’est plus le cas depuis 2023. Depuis cette date, chaque année, ces zones ont connu des canicules marines l’été.

    Les espèces marines ne vivent pas non plus les canicules marines de la même façon selon les milieux. La Méditerranée est un espace relativement clos, ce qui rend les déplacements des poissons difficiles pour fuir la chaleur. Dans l’Atlantique, ils peuvent davantage se déplacer, même si cette solution n’est pas aussi simple car l’équilibre grâce auquel ils se sont développés est très délicat à retrouver.

    Les poissons se trouvent au sommet de chaîne alimentaire dans les écosystèmes. Ils ont besoin de zooplancton et de phytoplancton [des animaux microscopiques qui fabriquent leur nourriture grâce à l’énergie solaire pour le premier, et des algues microscopiques pour le deuxième, NDLR]. Or, pour avoir du phytoplancton, il faut que l’environnement bénéficie d’éléments nutritifs, c’est-à-dire des sels nutritifs remontés des profondeurs par les courants marins. Les poissons ne peuvent donc fuir que là où il y a ces courants marins. Et puis, il ne faut pas que l’eau soit trop acide non plus…

    Au-delà de leur impact sur la biodiversité, les canicules marines réduisent-elles la capacité des océans à absorber les gaz à effet de serre ?

    Le phénomène y participe, effectivement. L’océan stocke du carbone en profondeur, là où il n’est plus du tout en contact avec l’atmosphère. Il est donc davantage capable d’absorber du dioxyde de carbone (CO2) si l’eau transportée en profondeur est froide et si le courant l’emmène bien profond. Dans le golfe de Gascogne, par exemple, quand il y a du vent, le CO2 est poussé vers les fonds marins. Sans vent, le CO2 reste en surface.

    En fonction de comment évoluent les courants marins qui mélangent les eaux de surface et de profondeur, si le réchauffement des océans se poursuit, on pourrait observer une stratification accrue, avec moins de brassage d’eaux aux températures différentes. L’océan pourrait alors stocker moins de CO2, mais ce sont des questions qui restent ouvertes.

    Pour l’instant, l’océan absorbe de plus en plus de CO2 en quantité absolue, parce que la concentration dans l’atmosphère continue d’augmenter. Mais la part des émissions qu’il capte, de l’ordre du quart, ne progresse pas. C’est cette efficacité-là qui pourrait se dégrader si la stratification s’accentue.

    Quelles politiques sont nécessaires pour lutter contre ce phénomène ?

    Que ce soit aux États-Unis, en France ou dans le reste de l’Europe, les budgets de la recherche publique sont sous forte contrainte. Or, pour mieux connaître les océans et améliorer les prévisions météorologiques, nous avons besoin de pouvoir financer des observations, des missions en navires océanographiques, des stations en mer et des bouées pour faire des mesures. Aujourd’hui, à cause de ce manque d’observations, nous connaissons encore peu de choses sur l’évolution des courants océaniques, par exemple.

    «C’est une non-assistance à des populations en danger.»

    Ensuite, les scientifiques sont clairs depuis des années : il faut arrêter d’émettre du CO2 et des gaz à effet de serre. Il est nécessaire de mener une transition énergétique et agricole ainsi que d’enrayer la déforestation, car les forêts aussi stockent du carbone. Les gouvernements doivent embrasser cette transition et cette diminution drastique des émissions.

    Ceux qui nous gouvernent sont trop dans la communication et le marketing, ils ne prennent pas leur responsabilité. C’est une non-assistance à des populations en danger. On parle souvent du changement climatique comme d’un phénomène progressif, mais ce sont les évènements extrêmes, tels que ces canicules, qui frappent la société et le vivant.

  • Nigel Farage réélu député face au candidat satirique Tête-de-Poubelle

    Lors d’une législative partielle qu’il avait lui-même provoquée, le chef du parti d’extrême droite Reform UK a recueilli 22 239 suffrages, contre 9 455 pour son adversaire. Ce dernier a fait un score plus important que prévu. L’élection a été boycottée par les autres grands partis.
  • Boeing 737 - 60 secondes pour hacker l'avion

    Six chercheurs d'UC San Diego et d'Oberlin College ont présenté le 13 août dernier à l'USENIX Security Symposium de Baltimore un implant assez petit qui se branche sur un port de maintenance de la baie électronique d'un Boeing 737 et s'intercale ainsi entre le calculateur de vol et l'écran par lequel les pilotes le programment.

    La trappe présente sur l'avion, qui y mène n'a ni serrure ni contrôle d'accès et est accessible depuis le sol, sans échelle. Les chercheurs estiment que ça peut se mettre en place en moins de 60 secondes, ouverture et refermeture comprises. Le boîtier, lui, disparaît sous le capuchon anti-poussière du connecteur.

    Hé oui c'est un simple capuchon en plastique qui "protège" l'accès aux commandes de navigation d'un avion de ligne. C'est beau non ?

    Ce connecteur donne un accès aux bus ARINC 429 qui transmette les échanges entre le calculateur, le FMC, et le clavier-écran du cockpit, le MCDU. La norme date de 1977 et ne prévoit aucune authentification et comme vous vous en doutez, c'est connu depuis longtemps, même si le plus souvent, les attaques envisagées sur les systèmes d'un avion visaient plutôt ses liaisons radio.

    Toutefois, se brancher sur le bus ne suffit pourtant pas à le contrôler, puisque les autres équipements continuent d'émettre par-dessus. Sauf que les émetteurs légitimes passent par des résistances de 37,5 ohms qui brident leur courant, alors que le connecteur de maintenance, lui, attaque le bus en direct.

    L'implant en profite alors pour pousser plus de courant que l'émetteur d'origine et écraser physiquement son signal. Les chercheurs appellent ça une attaque Bus Driver, et elle donne une interception complète du dialogue sans couper ni épisser le moindre fil.

    Une fois ce dialogue sous contrôle, le boîtier ajoute un point de passage à la route programmée. Normalement, sur un 737, cette modification doit être confirmée par le pilote, qui appuie sur le bouton EXEC. Mais l'implant, lui, appuie tout seul, l'autopilote change de cap, et comme le voyant du bouton passe par le même bus, il reste éteint. Et comme les pages affichées sont réécrites en live pour montrer encore l'ancienne route, rien à l'écran ne trahit le changement.

    Le même mécanisme peut servir aussi à fausser la masse de l'appareil saisie avant le départ, ou la température retenue pour calculer la poussée. Une masse sous-évaluée ou une température trop basse, et le calculateur commande alors une poussée insuffisante au décollage.

    Bref, c'est la cata assurée... Et cela vaut pour tous les 737 NG et MAX.

    Maintenant, reste à savoir dans quelles conditions cette attaque peut être réalisée. Car jusqu'à présent, tout a été validé mais uniquement sur un banc de vraies pièces de 737 câblées selon les schémas Boeing, et jamais sur un avion en service. Le Wi-Fi est bien intégré au boîtier, mais le papier précise que les auteurs n'ont pas pu tester si le signal de la cabine traverse le plancher de la baie.

    Boeing a bien sûr été prévenu en avril 2020, et les chercheurs ont rejoué l'attaque avec succès sur le banc d'essai du constructeur en décembre 2023. Ils proposent de boucher ce type de connecteur, ou d'y déplacer les résistances de limitation. Boeing, lui, estime que "les couches de protection en place sur l'avion" limitent déjà "significativement la faisabilité et le risque d'attaques en conditions réelles".

    Ouais les gars ont la flemme de sécuriser leur truc on dirait...

    Source

  • Incendiaire : Macron veut tailler massivement dans les APL et les dépenses sociales

    Les coûts du changement climatique sont infiniment plus élevés que les aides aux plus précaires : fin du monde, fin du mois, même combat.

    L’article Incendiaire : Macron veut tailler massivement dans les APL et les dépenses sociales est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • Siri AI : Apple confirme s’en remettre aux modèles et aux infrastructures de Google pour rattraper son retard en matière d’intelligence artificielle

    En janvier dernier, Google publiait un billet de blog dans lequel il expliquait avoir conclu un partenariat pluriannuel avec Apple, avec pour objectif que “la prochaine génération des Apple Foundation Models [repose] sur les modèles Gemini de Google ainsi que sur ses technologies cloud”. Ces modèles devaient alors servir de socle aux futures fonctionnalités d’Apple Intelligence, notamment à une version de Siri plus personnalisée, attendue en 2026.

  • Course à l’IA : Alibaba promet de déployer ses data centers comme des Lego en 100 jours chrono, tout en réduisant ses coûts de construction de plus de 10%

    Cent jours pour livrer un data center dédié à l’intelligence artificielle : c’est la performance revendiquée par Alibaba Cloud pour sa nouvelle méthode de déploiement reposant sur Cube 5.0, son architecture développée en interne qui pousse beaucoup plus loin la préfabrication des infrastructures électriques et de refroidissement.

  • Microsoft Clarity : nouvel indicateur pour mesurer si le scraping des IA vous rapporte du trafic

    Ce qu'il faut retenir :

    • Clarity introduit une carte "AI Scrape-to-Referral Ratio" qui compare, en un seul indicateur, l'activité de scraping des IA et le trafic de référencement qu'elles génèrent réellement.
    • Un exemple partagé par Microsoft montre un outil IA ayant envoyé 41 visites référencées, pour un ratio d'environ 6 000 scrapes pour une seule visite renvoyée.
    • Le rapport Bot Analytics propose désormais un classement des opérateurs IA par source, des garde-fous sur la couverture des domaines mappés, et un accès direct aux enregistrements de session filtrés par source IA.
    • Il n'existe pas de ratio universel à viser : le seuil acceptable dépend du site, de son modèle économique et de ses objectifs.

    Beaucoup d'éditeurs de sites se posent la même question : vaut-il la peine de laisser les robots IA explorer et exploiter le contenu de leur site ? Jusqu'ici, il était difficile de répondre autrement que par intuition. Avec cette nouvelle fonctionnalité, Microsoft Clarity tente d'apporter une réponse chiffrée.

    Comme l'explique Microsoft, cette carte permet d'évaluer l'arbitrage entre extraction de contenu et retour de trafic, puis d'aller observer le comportement des visiteurs venus depuis une source IA une fois sur le site.

    Concrètement, le AI Scrape-to-Referral Ratio met en regard le volume de scraping effectué par une IA et le nombre de visites qu'elle a réellement générées vers le site. Un exemple diffusé par Microsoft illustre bien l'écart qui peut exister : un outil IA ayant envoyé 41 visites référencées affichait, une fois le calcul fait, un ratio d'environ 6 000 scrapes pour une seule visite retournée.

    Source : Microsoft Clarity

    Les nouvelles fonctionnalités du rapport Bot Analytics

    Au-delà de cette carte principale, le rapport Bot Analytics s'enrichit de plusieurs éléments complémentaires :

    • Classement par opérateur : une liste hiérarchisée des opérateurs qui renvoient du trafic, permettant d'identifier lesquels ont une activité de scraping élevée avec un retour de trafic limité.
    • Garde-fous sur les domaines mappés : les ratios ne sont calculés que sur les domaines correctement associés, afin d'éviter des agrégats trompeurs lorsque la couverture CDN et celle de Clarity ne coïncident pas totalement.
    • Gestion des écarts de couverture : quand les données de bots IA et les données de référencement ne couvrent pas les mêmes domaines, Clarity fournit du contexte pour comprendre l'impact sur le ratio.
    • Accès direct aux enregistrements de session : un clic depuis les insights de référencement ouvre l'onglet Recordings avec les filtres déjà appliqués pour la source IA sélectionnée.
    • Analyse qualitative du trafic : au delà du simple comptage de visites, il devient possible de voir si les visiteurs venus d'une IA font défiler la page, s'engagent, convertissent ou repartent rapidement.

    Comment accéder à cette donnée

    Microsoft a détaillé la marche à suivre pour consulter cette nouvelle métrique :

    1. Ouvrir Bot Analytics dans le AI Visibility Dashboard de Clarity.
    2. Consulter la carte AI Scrape-to-Referral Ratio pour comprendre le retour global et la performance par opérateur.
    3. Vérifier le contexte de couverture pour confirmer l'alignement des domaines mappés entre les sources de données connectées.
    4. Sélectionner une source de référencement depuis la carte pour ouvrir les enregistrements de session filtrés sur le trafic issu de cette IA.
    5. Regarder ces enregistrements pour évaluer la qualité des visites : engagement, actions significatives comme les achats, inscriptions ou remplissages de formulaires.
    6. Utiliser ces éléments pour comparer les sources IA entre elles et affiner sa propre définition de la valeur de la visibilité IA.

    Quel ratio viser ?

    C'est la question que tout le monde se pose logiquement après avoir découvert cet outil. Mais il n'existe pas de réponse unique : le seuil jugé acceptable dépend du site concerné, de son modèle économique et de l'objectif poursuivi par le site web. Un éditeur média n'aura pas la même tolérance qu'un site e-commerce ou qu'une plateforme B2B, par exemple.

    L’article "Microsoft Clarity : nouvel indicateur pour mesurer si le scraping des IA vous rapporte du trafic" a été publié sur le site Abondance.

  • Les mots croisés d'Alter Eco : « Qualité de chef permettant de cheffer »

    Capitalisme, management, controverses… Les mots de l'économie se déclinent aussi en cases blanches et noires. Croisez le fer avec Alter Eco ! Et envoyez-nous vos grilles.
  • ChatGPT enregistre tout ce que vous faites sur votre ordinateur, et c’est aussi pratique qu’inquiétant

    OpenAI annonce Computer History, une fonction de l'application ChatGPT sur Mac qui enregistre votre activité dans vos applications et sur les sites web pour la transformer en mémoire et en frise chronologique. Techniquement parlant, ChatGPT sait donc tout de ses utilisateurs.

  • Frédo Krumnow, le syndicalisme et la foi

    Chrétien et socialiste, syndicaliste et autogestionnaire, dans l’après-Mai-68 Frédo Krumnow fut un dirigeant de la CFDT qui frappa les esprits. Intellectuel «organique» autant que «militant ardent», il était aussi un membre actif du PSU.
  • Washington Policy Review: August 13, 2026

    Today’s Report

    1. Overview

    2. White House News

    3. Truth Social Posts

    4. Government Department News

    5. 2028 Democratic Presidential Candidates

    6. AI & Tech Company News

    7. Congressional Watch

    8. Policy Impact Analysis & Heatmap

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    1. Overview

    President Trump signed executive actions to revitalize the U.S. Navy and the broader maritime industrial base, mandating the adoption of a “Finland Model” for foreign partnerships and reforming procurement processes. He also issued a proclamation imposing 100 percent tariffs on heavy unmanned aircraft systems and 25 percent on smaller units to counter national security threats. These initiatives reflect the administration’s broader strategy to decouple from foreign supply chains and incentivize domestic manufacturing.

    On Truth Social, President Trump celebrated a legal victory at the U.S. Court of International Trade regarding the “de minimis” loophole, which he argued facilitated the movement of illicit goods. He also endorsed a slate of New York congressional candidates, labeling certain opponents as “Radical Left Lunatics” and accusing them of promoting harmful policies. Additionally, Trump announced the creation of “The Patriot Games,” a new athletic competition for young Americans.

    The State Department officially eliminated all diversity, equity, and inclusion (DEI) initiatives, asserting that the prior framework was “ideologically extreme and discriminatory.” Secretary of War Hegseth, during his visit to Panama, promoted the “Trump corollary to the Monroe Doctrine” and reaffirmed the U.S. commitment to securing the Panama Canal. HHS announced a $102 million investment in health centers and released a report alleging $61 million in fraudulent billing for “sex-rejecting procedures on minors.” Meanwhile, the Treasury Department highlighted manufacturing growth in Iowa, and the USTR successfully resolved a labor dispute at a Yazaki facility in Mexico.

    Governor Gavin Newsom announced that California has initiated enforcement actions against data brokers under the state’s privacy laws, criticizing companies that attempt to “intimidate” consumers. He further contrasted his launch of an Environmental Youth Advisory Council with the Trump administration’s decision to disband a similar federal body, which he called a “profound step backward.” In other actions, Governor Whitmer celebrated the completion of Flint’s lead service line project, while Representatives Ocasio-Cortez and Velázquez demanded $30 billion in federal aid for the ongoing water crisis in Puerto Rico, citing “federal neglect and mismanagement.”

    The administration’s shift toward protectionist supply chain policies creates a bifurcated landscape where localized manufacturers gain a competitive advantage while retail and consumer tech sectors face margin compression and logistical friction from the removal of low-duty import channels. Simultaneously, a strategic surge in defense and maritime industrial spending provides long-term revenue stability for contractors integrated into national security infrastructure, despite concerns regarding the “massive” fiscal burden this expansion imposes. Agency reforms prioritizing nationalistic and “practical” objectives further recalibrate the operational landscape for federal partners, though observers note that these rapid administrative pivots risk inducing systemic bureaucratic paralysis.

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    2. White House News

    Fact Sheet: President Donald J. Trump Rebuilds the U.S. Navy and America’s Shipbuilding Industrial Base

    President Trump signed a National Security Presidential Memorandum aimed at addressing “critical long-term issues in Navy shipbuilding and ship repair programs” while restoring capacity and competition to the maritime industrial base. The administration asserts this action will revitalize the industry, which is “essential to the national security and economic prosperity of the United States.” By expanding commercial shipbuilding capacity and strengthening alliances, President Trump intends to “decisively usher in a new Maritime Golden Age” that restores American maritime dominance and fosters a more resilient workforce.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/fact-sheets/2026/08/fact-sheet-president-donald-j-trump-rebuilds-the-u-s-navy-and-americas-shipbuilding-industrial-base/

    Fact Sheet: President Donald J. Trump Bolsters National Security and Strengthens U.S. Supply Chains by Imposing Tariffs on Drones and Their Parts and Components

    President Trump signed a proclamation addressing national security threats posed by imported drones and their components. This initiative aims to strengthen America’s drone industry and supply chain, which the administration claims will “protect the national security of the United States and its defense and defense-adjacent industrial base.” By implementing a drone tariff program, President Trump intends to support and create American jobs, continuing his established record of rebuilding key sectors of the industrial base to ensure the nation’s long-term economic and security strength.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/fact-sheets/2026/08/fact-sheet-president-donald-j-trump-bolsters-national-security-and-strengthens-u-s-supply-chains-by-imposing-tariffs-on-drones-and-their-parts-and-components/

    Adjusting Imports of Unmanned Aircraft Systems and Unmanned Aircraft Systems Components into the United States

    President Trump has issued a proclamation declaring that unmanned aircraft systems (UAS) and their components are being imported in quantities that “threaten to impair the national security of the United States.” Citing vulnerabilities from reliance on foreign supply chains and cybersecurity risks, the President is imposing 100 percent ad valorem duties on certain heavy UAS and docking stations, and 25 percent duties on smaller UAS and components. The order also establishes an onshoring incentive program, authorizing the Secretary of Commerce to grant tariff relief to companies expanding domestic production.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/08/adjusting-imports-of-unmanned-aircraft-systems-and-unmanned-aircraft-systems-components-into-the-united-states/

    Rebuilding the United States Navy and America’s Shipbuilding Industrial Base

    President Trump issued a memorandum to rebuild the U.S. Navy and shipbuilding industrial base by addressing “shipbuilding setbacks” caused by “overly complex designs” and an “atrophied shipbuilding industrial base.” The directive mandates replacing aircraft carrier launch and elevator systems with steam and hydraulic alternatives and adopts a “Finland Model” to encourage foreign partnerships in domestic shipyards. Key requirements include planning a fifth public Navy Yard, establishing a component repair center, and reforming Naval Sea Systems Command to ensure “results-based accountability” and reduced bureaucracy in maritime procurement.

    Reference: https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/08/rebuilding-the-united-states-navy-and-americas-shipbuilding-industrial-base/

    3. Truth Social Posts

    Trump celebrated a major legal victory at the U.S. Court of International Trade regarding the “de minimis” exemption, which he described as a “despicable loophole” that allowed foreign shippers to bypass tariffs and facilitate the flow of narcotics and counterfeit goods. By rescinding this privilege, Trump stated that he has ensured America is “safer” and that recovered tariff revenue will help fund the military and tax relief initiatives, including his proposals for “no tax on tips” and “no tax on social security.” Additionally, he highlighted an ethics complaint involving Senator Sheldon Whitehouse, noting that the senator allegedly backed laws to benefit his wife’s financial interests. Trump also announced he will be hosting “The Patriot Games,” an athletic competition featuring young Americans who participated in the nation’s 250th birthday celebration.

    Throughout the day, Trump issued a series of endorsements for congressional and state-level candidates, consistently emphasizing an “America First” agenda that includes securing the border, cutting taxes and regulations, unleashing American energy dominance, and defending the “always under siege Second Amendment.” He endorsed Catalina Lauf for Florida’s 19th District and re-endorsed State Representative “MAGA” Meg Weinberger for her Florida district. Regarding New York politics, Trump expressed his anticipation for a visit to the state to support Nassau County Executive Bruce Blakeman, whom he endorsed for Governor. He further endorsed Kailee Buller for New York’s 22nd District, contrasting her platform with that of her opponent, John Mannion, whom he warned would eliminate tax protections and promote policies like “transgender mutilation of your children.”

    Trump’s New York endorsements continued with support for Jeanine Driscoll in the 4th District, where he criticized opponent Laura Gillen, and backed Congresswoman Claudia Tenney for re-election. He also affirmed his support for Congressman Nick Langworthy and endorsed Peter Oberacker in the 19th District, calling his opponent, Josh Riley, a “Radical Left Extremist.” Rounding out his New York list, Trump endorsed Congressman Mike Lawler, supported Congresswoman Nicole Malliotakis, endorsed Mike LiPetri while describing opponent Tom Suozzi as a “Radical Left Lunatic,” backed Congressman Andrew Garbarino, endorsed Congressman Nick LaLota, and supported Anthony Constantino for the 21st District.

    Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump

    4. Government Department News

    State Department (state.gov)

    Pakistan Independence Day

    Secretary of State Marco Rubio extended congratulations to Pakistan on its Independence Day. He highlighted ongoing cooperation in areas including regional mediation, critical minerals, energy, counterterrorism, and trade. Rubio emphasized that these partnerships are “turning potential into progress and delivering real results” for both nations while commemorating the long-standing bonds of friendship between the American and Pakistani people.

    Joint Statement on the Sixth Meeting of the Joint Security Coordination Mechanism for the Peace Agreement Between the Democratic Republic of the Congo and the Republic of Rwanda

    Representatives from the DRC, Rwanda, the U.S., Qatar, Togo, and the African Union met in Geneva to advance the Washington Accords. The parties agreed to two new initiatives for monitoring and verification, with a trilateral planning conference scheduled for October 2026. The DRC presented its Disarmament, Demobilization, and Reintegration (DDR) plan for the FDLR, and members consulted with MONUSCO on regional DDR operations. The parties committed to reconvene in September to continue peace efforts.

    Second Session of the U.S.-Nigeria Joint Working Group to Address Nigeria’s Country of Particular Concern Designation

    Under Secretary Allison Hooker and Nigerian officials met to address Nigeria’s human rights and security challenges. The discussions focused on protecting Middle Belt Christian communities, strengthening judicial institutions, and counterterrorism cooperation. While the U.S. noted Nigeria’s efforts in police recruitment and extremist prosecutions, it highlighted ongoing concerns regarding civilian fatalities and humanitarian transparency. The delegation reaffirmed the U.S. commitment to helping Nigeria protect vulnerable populations and deepen security ties.

    Joint Statement from the International Contact Group for the Great Lakes (ICG)

    The ICG, including the U.S. and several European nations, acknowledged a protocol signed by the DRC and a faction of the FDLR for disarmament and demobilization. The group urged the DRC to establish a clear operational timeline, emphasize accountability, and avoid operational collaboration with the FDLR, which it deemed contrary to the Washington Accords. The ICG also commended a recent prisoner exchange between the DRC and AFC/M23, calling for continued adherence to international humanitarian law and unimpeded aid access.

    Ending DEI Ideology in the Foreign Service

    The State Department has eliminated diversity, equity, and inclusion (DEI) initiatives, claiming the prior agenda was “ideologically extreme and discriminatory.” The Department asserts that previous DEI materials “shamefully denigrated the United States” and distracted from core diplomatic objectives. Under President Trump, the administration is refocusing Foreign Service training on merit and practical skills. The Department stated that these reforms ensure diplomats are better prepared to address threats like hostile powers, narcotics smuggling, and illegal immigration.

    Department of War (war.gov)

    Secretary of War Hegseth Reaffirms the Trump Corollary to the Monroe Doctrine, Calls on Regional Partners to Take Fight to the Cartels

    Secretary of War Pete Hegseth led the Americas Counter Cartel Coalition (A3C) Forum in Panama and participated in the PANAMAX 2026 military exercise. The Secretary emphasized operationalizing the coalition against narco-terrorism and reaffirmed the U.S.-Panama commitment to securing the Panama Canal. During the trip, Hegseth held bilateral meetings to strengthen defense ties, notably securing Colombia’s accession as the 19th A3C member and signing an Access, Basing, and Overflight agreement. He also visited U.S. forces participating in jungle operations training.

    Contracts for Aug. 13, 2026

    Integrity Technologies Corp. was awarded a multiple-award contract valued at up to $65 billion for global expeditionary support, including theater operations, logistics, and disaster relief. Additionally, 29 companies, including Accenture Federal Services and Booz Allen Hamilton, received a $278 million multiple-award contract for operational exercise design, technical documentation, and systems integration. These contracts support geographic Combatant Command operations. The primary contract includes a five-year base period with a five-year option, while the support contracts focus on enhancing force-level architecture and requirements verification.

    Secretary of War Pete Hegseth Holds a Press Availability at the USS Gridley

    Secretary Hegseth stated that the U.S. Navy is maintaining an “ironclad blockade” of the Strait of Hormuz to prevent Iran from acquiring nuclear weapons. He asserted that the U.S. can sustain this blockade indefinitely. Addressing concerns regarding deployment conditions, Hegseth dismissed reports of poor morale as “completely misrepresented,” expressing gratitude for the sailors’ dedication. He further noted that the U.S. is expanding its anti-cartel maritime efforts and applying similar interdiction strategies against Iranian vessels in the INDOPACOM region to project American power.

    Secretary of War Pete Hegseth Holds a Press Availability at the Jungle Operations Training Course in Panama

    Secretary Hegseth praised U.S. troops, calling them “the real 1 percent,” and stated that SOUTHCOM’s priorities have shifted from “gender issues and climate change” to military readiness under President Trump. He introduced the A3C motto, “we do bad things to bad people,” to describe the mission against drug cartels and terrorist organizations. Hegseth highlighted the importance of the Trump corollary to the Monroe Doctrine, asserting that the U.S. will not permit foreign influence to control regional terrain like the Panama Canal.

    Department of Health and Human Services (hhs.gov)

    HHS Announces Historic Investment to Expand Health Center Program, Bringing Primary Care to Nearly 1 Million More Americans

    HHS announced $102 million in New Access Points awards to 158 health centers, establishing 415 new sites. This initiative aims to provide primary care to nearly 1 million more Americans and represents the first major expansion of the program since 2019. HHS Secretary Robert F. Kennedy, Jr. stated the investment supports the goal to “Make America Healthy Again.” HRSA is also implementing President Trump’s America First agenda by helping health centers source American-made medical supplies and equipment.

    HHS Releases Report Exposing Fraudulent Insurance Coding For Sex-rejecting Procedures On Minors

    HHS released a report, “Wolves in White Coats,” alleging widespread insurance coding fraud involving sex-rejecting procedures for minors. The report identifies roughly $61 million in claims for puberty blockers billed under endocrine disorder codes. Vice President JD Vance and Secretary Kennedy have referred identified hospitals to the DOJ and HHS Office of Inspector General for investigation. Secretary Kennedy stated the administration is “restoring transparency and integrity to American medicine” and seeking to hold those responsible for potential illegal billing practices accountable.

    Treasury Department (home.treasury.gov)

    Treasury Secretary Scott Bessent Highlights America’s Main Street and Manufacturing Renaissance

    Treasury Secretary Scott Bessent visited Iowa to promote President Trump’s economic agenda, specifically citing the “Working Families Tax Cuts” and efforts to reduce regulatory burdens. During meetings with Vermeer Corporation and Iowa banking leaders, Bessent highlighted how these policies facilitate investment, job creation, and support for small businesses. Discussions also covered the new Trump Accounts and the permanent end to beneficial ownership reporting requirements. Officials emphasized the role of these measures in rewarding hard work and enabling direct employer contributions to child savings accounts.

    United States Trade Representative (ustr.gov)

    United States Announces Successful Resolution of Rapid Response Labor Mechanism Matter at Grupo Yazaki, S.A. de C.V.

    The United States has resolved a Rapid Response Labor Mechanism (RRM) case involving the Yazaki automotive facility in Leon, Mexico. Following allegations of union interference and retaliation against workers organized by the independent union SINTTIA, the U.S. requested a review in November 2025. Mexico conducted an investigation and worked with the company to implement corrective measures. Deeming the denial of rights remediated, USTR Ambassador Greer has directed the Treasury Secretary to resume the liquidation of goods imported from the facility.

    5. 2028 Democratic Presidential Candidates

    Gavin Newsom (gov.ca.gov)

    ICYMI: California takes historic action against data brokers

    California has launched its first enforcement actions under the Delete Act and the California Consumer Privacy Act against data brokers LocateSmarter LLC and Cybba, Inc. LocateSmarter was penalized for failing to register and for allegedly requiring partial Social Security numbers to process opt-out requests, a practice Governor Newsom labeled as something that could “intimidate” consumers. Over 475,000 Californians have used the state’s Delete Request and Opt-Out Platform (DROP) to manage their personal data, which simplifies the deletion process previously requiring individual requests.

    As Trump’s EPA silences youth voices, California launches new Environmental Youth Council to shape our climate future

    Governor Newsom announced that CalEPA is accepting applications for a new Environmental Youth Advisory Council for residents aged 14-20. The Governor characterized President Trump’s decision to disband the federal EPA’s National Environmental Youth Advisory Council as a “profound step backward.” The state council aims to integrate youth perspectives into environmental policy, addressing issues like climate action and air quality. Applications are open through September 21, 2026, and no prior leadership experience is required for those looking to “help shape and protect the environment they stand to inherit.”

    Mientras la EPA de Trump silencia las voces de los jóvenes, California lanza un nuevo Consejo Asesor Juvenil Ambiental para ayudar a definir nuestro futuro climático

    La Agencia de Protección Ambiental de California (CalEPA) ha abierto el periodo de solicitud para su primer Consejo Asesor Juvenil, dirigido a personas de 14 a 20 años. El Gobernador Newsom contrastó esta iniciativa con la administración del Presidente Trump, afirmando que “mientras Washington silencia a la misma generación que heredará este planeta, California está dando a los jóvenes un lugar en la mesa.” El consejo busca fomentar la participación juvenil en políticas climáticas estatales. Los interesados pueden postularse hasta el 21 de septiembre de 2026 sin necesidad de experiencia previa.

    Alexandria Ocasio-Cortez (ocasio-cortez.house.gov)

    Ocasio-Cortez and Velázquez Statement on Puerto Rico Water Crisis

    Representatives Ocasio-Cortez and Velázquez issued a statement addressing the ongoing water crisis in Puerto Rico, which has left over 180,000 households without consistent running water. The representatives described the situation as a result of “federal neglect and mismanagement” exacerbated by climate change. They challenged Governor González’s claim that the crisis is beyond local control, calling for the immediate disbursement of $30 billion in federal disaster aid and urging FEMA to stop requiring upfront payment for infrastructure repairs to ensure access to water.

    Gretchen Whitmer (michigan.gov)

    Governor Whitmer, Mayor Sheldon, and state officials mark milestone of completed lead service line replacement in Flint

    Governor Whitmer and Flint officials announced the completion of the city’s lead service line replacement project, with the final known lead line removed on July 31, 2026. The $140 million effort replaced approximately 11,600 lines. Additionally, Flint has achieved a decade of compliance with state and federal water safety standards, recording a 90th percentile lead level of 3 parts per billion in recent monitoring. Mayor Neeley credited the milestone to community resilience and a collaborative partnership with the state.

    Wes Moore (governor.maryland.gov)

    Governor Moore Delivers Keynote Address at Aviation Maintenance Technician Graduation, Touts Historic Investments in Our Regional Airports

    Governor Moore spoke at the University of Maryland Eastern Shore’s inaugural Aviation Maintenance Technician (AMT) graduation, highlighting the program’s role in workforce development. The administration has invested over $2.9 million in FY2026 for regional airport infrastructure, including runway and terminal improvements across Maryland. The governor emphasized these efforts as part of a broader strategy to support “lighthouse industries,” such as aerospace and defense, aiming to build “opportunities for work, wages and wealth” while strengthening the state’s economic infrastructure through targeted skills training and facility modernization.

    Andy Beshear (governor.ky.gov)

    Gov. Beshear Provides Team Kentucky Update

    Governor Beshear announced a 29% increase in July General Fund receipts, totaling over $1.4 billion. BOS Innovations opened a new $5.4 million robotic systems facility in Lexington, creating 111 jobs. The Kentucky National Guard upgraded to HH-60 Black Hawk helicopters, doubling mission range for rescue operations. Additionally, the state is launching the Team Kentucky Early Learning Center for executive branch employees and received regional recognition for the U.S. 460 highway project in Eastern Kentucky. The Governor also noted a recent uptick in highway fatalities.

    JB Pritzker (gov.illinois.gov)

    Governor Pritzker’s Public Schedule for August 13, 2026

    Governor Pritzker will officially open the 2026 Illinois State Fair with a ribbon-cutting ceremony at 10:00 AM. Throughout the day, the Governor will attend the opening of the fair’s tents, participate in the Conservation World ribbon-cutting, present the “County Fair Person of the Year” award at the County Fair Luncheon, and pose for photos with the 2026 County Fair Queens. Most events will be available via livestream at www.illinois.gov/livevideo.

    Tim Walz (mn.gov)

    Governor Walz Orders Flags at Half-Staff to Honor Leslie R. Washington

    Governor Walz has ordered all U.S. and Minnesota flags to fly at half-staff to honor wildland firefighter Leslie R. Washington. A member of the K-River 2 Tribal firefighting crew, Washington died on August 11, 2026, following a medical emergency while responding to the Bear Trap Fire near Ely, Minnesota. Governor Walz praised Washington’s “courage, bravery, and sacrifice,” noting his dedication to protecting natural resources and property across both Alaska and Minnesota.

    Commission on Judicial Selection Opens Application Process for Vacancy in the Fourth Judicial District

    The Commission on Judicial Selection is accepting applications for a judicial vacancy in the Fourth Judicial District, created by the upcoming retirement of the Honorable Matthew G. Frank. The position is based in Hennepin County. The commission seeks candidates who demonstrate integrity, legal knowledge, and a commitment to serving a diverse public. Completed applications must be submitted to chair Erin Sindberg Porter by 4:00 pm on September 3, with interviews anticipated for October.

    6. AI & Tech Company News

    No relevant AI & tech company updates found for this date.

    7. Congressional Watch

    Covers the 2026-08-12 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.

    No Congressional Record found for 2026-08-12.

    8. Policy Impact Analysis & Heatmap

    This analysis is provided for informational purposes only. It does not constitute investment advice or a recommendation to buy or sell any security.

    Impact on Market

    Based on today’s policy developments, our analysis identifies the following market impact themes:

    THEME 1. PROTECTIONIST SUPPLY CHAIN REALIGNMENT

    The administration is aggressively dismantling low-duty import channels to prioritize domestic production over global efficiency. By closing the de minimis loophole and imposing steep drone tariffs, the policy landscape now heavily favors firms with localized supply chains. Retailers and consumer tech companies face significant margin compression and logistical friction. Critics warn this strategy risks inflationary shocks and supply shortages for critical tech hardware.

    THEME 2. DEFENSE INDUSTRIAL BASE EXPANSION

    A surge in government spending is targeting the revitalization of the maritime and logistics industrial base. Large-scale defense contracts are moving beyond traditional weaponry into foundational theater sustainment and infrastructure. This ensures stable, multi-year demand for contractors integrated into the defense ecosystem. Opposition figures note that such “massive” spending increases elevate long-term fiscal burdens despite the stated goals of national security.

    THEME 3. RESTRUCTURING FEDERAL AGENCY PRIORITIES

    Internal agency reforms are stripping away previous diversity-oriented mandates to emphasize meritocratic and nationalist objectives. By refocusing the State Department and HHS on “practical” outcomes, the government is signaling a narrower interpretation of federal mission scope. These shifts introduce new operational requirements for federal contractors and partners. Observers worry that these sudden administrative pivots may induce temporary bureaucratic paralysis.

    Policy Impact Heatmap with Market Direction

    Each cell shows an estimated impact score on a fixed scale of -10 to +10, reflecting how today’s policy developments may affect each market sector. Positive scores (green, ▲) suggest bullish impact; negative scores (red, ▼) suggest bearish pressure. Rows and columns are sorted by impact strength, and sectors and policy events with no meaningful impact are omitted. The heatmap, the analysis below, and the Impact on Market themes above are produced from a single unified analysis: the heatmap visualizes the magnitudes, while the text explains the causal reasoning behind them.

    The administration’s shift toward industrial protectionism and defense-centric fiscal policy marks a significant realignment. The termination of the “de minimis” import exemption creates immediate margin pressure for e-commerce and retail firms relying on low-cost foreign sourcing. This pivot mandates higher compliance costs and supply chain reconfiguration for consumer-facing sectors. Concurrently, the 100 percent drone tariffs act as a protectionist barrier, punishing technology companies dependent on global component assembly while favoring domestic manufacturing.

    Defense and maritime industrial players benefit from a massive influx of capital. The $55 billion logistics contract provides long-term revenue visibility, while the Navy shipbuilding directive signals a shift away from complex procurement toward “results-based accountability.” Critics argue these protectionist measures invite retaliatory trade actions and may drive inflation, potentially harming consumer purchasing power. While the administration frames these actions as “reshoring” and “national security” imperatives, the underlying effect is a contraction of globalized supply chains. Capital flows will increasingly favor firms aligned with domestic production and government-contracted military theater support.

  • Les impôts se sont fait voler les données de 680 000 contribuables

    Un pirate qui se fait appeler ZeroBytes a revendiqué mercredi, sur un forum fréquenté par les cybercriminels, le vol de près de 680 000 lignes de données extraites d'un outil interne de la Direction générale des Finances publiques. Bercy a confirmé l'intrusion dès le lendemain.

    L'attaque ne date pourtant pas d'hier. Elle remonte à la fin juin, au 26 très exactement selon le pirate, et l'administration l'avait détectée puis interrompue à l'époque, sans jamais en toucher un mot publiquement.

    Dans le lot, on trouve des noms, des dates de naissance, des adresses et des informations foncières et cadastrales, pour environ 390 000 particuliers et 285 000 professionnels. Les mots de passe et les coordonnées bancaires ne figurent pas parmi les données citées.

    ZeroBytes raconte s'être promené de serveur en serveur avant de décrocher un accès VPN, la porte d'entrée à distance du réseau, qui lui a ouvert plusieurs outils internes du fisc. La version officielle parle plus sobrement d'une usurpation d'identité ayant permis un accès illégitime.

    Une seconde fuite circule aussi sur les mêmes forums et toucherait environ 2 millions de propriétaires, mais celle-là n'a rien d'officiel pour le moment.

    L'ANSSI, le pompier informatique de l'État, enquête, et la CNIL a été prévenue comme la loi l'impose.

    Le fisc n'en est pourtant pas à son coup d'essai. Entre fin janvier et mi-février, des pirates avaient déjà consulté frauduleusement 1,2 million de comptes bancaires dans le fichier FICOBA, en utilisant les identifiants compromis d'un agent. Deux intrusions en un an, ça commence à faire beaucoup.

    Dans l'immédiat, méfiez-vous des mails, des SMS et des coups de fil qui se réclament des impôts, surtout s'ils alignent vos vraies informations personnelles pour vous mettre en confiance. Une adresse exacte et une date de naissance correcte ne prouvent plus rien du tout.

    Reste à savoir quand chacun des 680 000 concernés recevra le petit message l'informant que ses données se baladent dans la nature.

    Source : Cyberattaque.org

  • Liberté d’expression : au travail, le franc-parler a ses limites

    Une remarque déplacée au boulot relève-t-elle de l’insulte, de l’abus ou de la liberté d’expression ? Cela reste à l’appréciation du juge et il n’est pas facile de savoir de quel côté la pièce va retomber…
  • Bercy confirme le piratage d’Impots.gouv.fr

    Le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique a confirmé, le 13 août 2026, que la plateforme Impots.gouv.fr avait subi un piratage ayant entraîné une fuite de données. La veille, un cybercriminel avait affirmé avoir obtenu, fin juin 2026, « un accès illégitime » aux SI de la Direction générale des finances publiques (DGFiP).

    Selon le site French Breaches, l’attaquant aurait mis en vente, pour plusieurs milliers d’euros, un fichier contenant les données de 678 437 personnes, dont 392 867 particuliers et 285 570 professionnels. Le pirate affirme détenir des noms, dates de naissance, adresses, identifiants fonciers, parcelles cadastrales et informations sur les biens possédés. Il déclare par ailleurs avoir « toujours accès au compte DGFiP ».

    Selon Bercy, l’incident serait lié à une « usurpation d’identité ». Le ministère indique que « les usagers concernés recevront une information individuelle précisant les données susceptibles d’avoir été consultées ou extraites ». Le 13 août en fin d’après-midi, un responsable de French Breaches a affirmé à l’AFP qu’une « nouvelle fuite liée à la DGFiP », concernant « près de 2 millions de propriétaires de biens immobiliers et fonciers en France », avait été revendiquée.

    Sans évoquer ce nouvel incident, Bercy a indiqué mener « des investigations approfondies afin de déterminer précisément les données et le nombre d’usagers concernés ». La DGFiP collabore à cette fin avec l’Anssi et le service du haut fonctionnaire de défense et de sécurité (SHFDS). Le ministère va notifier la Cnil et déposer plainte.

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  • Plus d’un milliard d’utilisateurs mensuels : comment Google a réussi à faire de son application Gemini un incontournable dans sa palette de services d’IA

    Google a déroulé le tapis rouge ce 12 août pour Made, sa conférence annuelle consacrée à ses derniers appareils Pixel et aux fonctions logicielles qui les accompagnent. Parmi elles, l’assistant de la firme, Gemini, au cœur d’une grande nouvelle : l’application dédiée a officiellement dépassé le milliard d’utilisateurs mensuels, devenant le produit de Google « qui connaît la croissance la plus rapide à ce jour, et le quatorzième à atteindre le milliard d’utilisateurs », à en croire son CEO, Sundar Pichai.

  • 25 °C au robinet : les vagues de chaleur favorisent-elles la légionellose ?

    41 personnes ont contracté la légionellose en Savoie, au cours de l'été. La bactérie qui cause cette grave infection pourrait trouver des conditions plus favorables à son développement dans un environnement qui se réchauffe.
    Depuis le 1ᵉʳ juin, 41 personnes ont été infectées par la légionellose en Savoie, a annoncé l'Agence régionale de santé (ARS) dans un communiqué du 11 août. Deux en sont décédées. À Bâle, en Suisse, 26 patients ont été contaminés, ont révélé les autorités sanitaires (…)

    Lire la suite - Info / Santé , Canicule
  • 25 °C au robinet : les vagues de chaleur pourraient favoriser la légionellose

    41 personnes ont contracté la légionellose en Savoie, au cours de l'été. La bactérie qui cause cette grave infection pourrait trouver des conditions plus favorables à son développement dans un environnement qui se réchauffe.
    Depuis le 1ᵉʳ juin, 41 personnes ont été infectées par la légionellose en Savoie, a annoncé l'Agence régionale de santé (ARS) dans un communiqué du 11 août. Deux en sont décédées. À Bâle, en Suisse, 26 patients ont été contaminés, ont révélé les autorités sanitaires (…)

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  • 25 °C au robinet : les vagues de chaleur favorisent-elles la légionellose ?

    41 personnes ont contracté la légionellose en Savoie, au cours de l'été. La bactérie qui cause cette grave infection pourrait trouver des conditions plus favorables à son développement dans un environnement qui se réchauffe.
    Depuis le 1ᵉʳ juin, 41 personnes ont été infectées par la légionellose en Savoie, a annoncé l'Agence régionale de santé (ARS) dans un communiqué du 11 août. Deux en sont décédées. À Bâle, en Suisse, 26 patients ont été contaminés, ont révélé les autorités sanitaires (…)

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  • Poussés par l’ambition de se «démocratiser», des musées exposent l’étendue de leurs réserves

    De Londres à Rotterdam, des musées ont décidé, ces dernières années, d’offrir l’intégralité de leurs collections au regard du public en ouvrant des dépôts. L’expérience est spectaculaire, mais elle interroge aussi sur un renoncement à articuler un discours précis sur ces objets de la part d’institutions de plus en plus contestées.
  • Pourquoi cette star d’Hollywood n’a pas joué Joel dans The Last of Us

    Notamment connu pour ses rôles dans Interstellar et True Detective, Matthew McConaughey aurait pu être le Joel de la série The Last of Us. Il a préféré refuser le rôle.

  • Des surveillants de Moulins-Yzeure incitent au suicide

    Alors qu'il entame sa quinzième année de prison, Mickaël Gilgenmann continue à subir l'acharnement de l'administration pénitentiaire (AP) et des surveillants de la prison de Moulins-Yzeure. Après de nombreuses années en prison, et alors qu'il est aménageable depuis plus de cinq ans, aucune perspective de sortie n'est envisageable, tant que Mickaël reste enfermé en maison centrale plutôt qu'en centre de détention (prison aux mesures moins sécuritaires) et inscrit au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS).

    Dans la nuit du 3 au 4 août 2026, notre ami Mickaël a fait une tentative de suicide quelques heures après qu'un des surveillants de Moulins-Yzeure lui a dit : « vas-y fous toi en l'air, t'as plus que ça comme solution ».
    Mickaël n'est pas suicidaire et n'a pas envie de mourir. Les maltraitances et la violence qu'il subit au sein de la prison de Moulins-Yzeure l'ont amené à s'ouvrir les bras, le ventre et à faire une tentative de suicide. Il n'avait jamais attenté à sa vie jusqu'ici.

    La direction et les surveillants de Moulins-Yzeure lui refusent des soins décents en l'abandonnant dans sa cellule alors qu'il est blessé, ou en le recousant sans anesthésie.
    Ils l'empêchent de prendre des douches et d'aller en promenade.
    Ils l'isolent en coupant de façon intempestive ses appels sur la cabine.
    Ils l'infantilisent et le menottent à chaque mouvement.
    Ils l'humilient avec des propos racistes à l'encontre des Voyageurs.
    Ils lui refusent un transfert vers un centre de détention.
    Ils n'ont jamais demandé sa désinscription au registre des DPS, contrairement à ce qu'ils promettent depuis un an.
    Ils utilisent des motifs bidons tels qu'un dessin d'hélicoptère dans l'un de ses courriers pour prolonger de telles mesures.
    Ils donnent des coups de pied dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir la nuit.
    Ils ne lui délivrent pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance.
    Ils ne prennent aucun rendez-vous médical pour la pose de ses prothèses auditives, malgré une prescription médicale hospitalière urgente en ce sens.
    Ils veulent le laisser devenir sourd, alors que c'est le coup de pied d'un maton dans son tympan qui a provoqué sa surdité.
    Ils lui nient sa dignité.
    Et suite à tout ça, il a failli mourir.

    Nous tenons et tiendrons entièrement responsable la prison Moulins-Yzeure de toute éventuelle atteinte à la santé et à l'intégrité physique et mentale de Mickaël.

    Mickaël Gilgenmann exige :

    • la fin de toutes les brimades et humiliations que les surveillants de la prison de Moulins-Yzeure lui font subir, ainsi qu'aux autres prisonniers ;
    • que la direction de la prison de Moulins-Yzeure et l'administration pénitentiaire respectent leurs engagements ;
    • la levée de son statut DPS ;
    • son transfert vers un centre de détention.

    Des proches de Mickaël Gilgenmann

    P.-S. : Nous invitons toute personne à manifester son soutien auprès de Mickaël en envoyant un courrier à la direction de l'administration pénitentiaire. Ci-dessous leur adresse et, si besoin, un modèle de lettre à leur faire parvenir.

    Direction de l'administration pénitentiaire
    13, place Vendôme
    75042 Paris Cedex 1

    Objet : Alerter de toute urgence sur le risque vital encouru par M. Mickaël Gilgenmann

    Madame, Monsieur,

    Je vous écris car, en tant que proche ami de M. Mickaël Gilgenmann, je suis aujourd'hui particulièrement préoccupé par sa situation. Il est actuellement incarcéré à la prison de Moulins-Yzeure.

    M. Gilgenmann est incarcéré depuis 2012. Sa date de sortie est fixée à janvier 2032. Il entre dans sa quinzième année d'emprisonnement et, bien qu'il n'ait jamais été condamné par une cour d'assises, aucune réelle perspective de réinsertion ne lui a jamais été proposée. Cela fait plus de cinq ans qu'il pourrait en principe bénéficier d'un aménagement de peine.

    Pourtant, il y a un an, la direction du Centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure s'était formellement engagée auprès de M. Gilgenmann à envisager son transfert vers un centre de détention et sa désinscription du répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Ces deux promesses ne se sont jamais concrétisées ; or vous n'êtes pas sans savoir que le statut DPS et le maintien en maison centrale plutôt qu'en centre de détention ne peuvent que peser très défavorablement sur le parcours d'exécution de peine d'un prisonnier et sur ses démarches de réinsertion. M. Gilgenmann a déjà passé de très nombreuses années en maison centrale sous le statut DPS. Les faits qui lui sont reprochés à l'appui de ces mesures spécifiques à son encontre sont anciens, et M. Gilgenmann n'a aucune raison de récidiver.

    De plus, le personnel pénitentiaire du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure provoque systématiquement M. Gilgenmann. Les brimades, humiliations et vexations sont quotidiennes : l'accès à la douche lui est refusé, il fait l'objet de remarques discriminatoires à l'encontre des gens du voyage, la nuit les surveillants donnent des coups dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir, on ne lui remet pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance, ses communications depuis la cabine téléphonique sont interrompues par des coupures intempestives, aucun rendez-vous médical n'est prévu pour la pose de ses prothèses auditives malgré une prescription médicale hospitalière en ce sens, etc.

    M. Gilgenmann a alerté les chefs de détention et la direction du centre pénitentiaire, mais ses signalements n'ont été suivis d'aucun effet. À la fin du mois de juillet et au début du mois d'août 2026, M. Gilgenmann s'est automutilé, et ses blessures nécessitaient la pose de points de suture sur ses bras et son ventre ; ce qui n'a été fait que partiellement et sans anesthésie. Dans la nuit du 3 au 4 août, quelques heures après qu'un surveillant lui a dit : « Vas-y, fous-toi en l'air, t'as plus que ça comme solution », il a fait une tentative de suicide. Jusqu'à ce jour, il n'avait envisagé d'attenter à sa propre vie à aucun moment de son parcours en détention.

    Il convient de rappeler que M. Gilgenmann a entamé le 26 janvier 2026 une grève de la faim et de la soif qu'il n'a interrompue qu'après que la direction de Moulins-Yzeure a renouvelé sa promesse d'envisager la levée de sa gestion isolée et de son inscription au répertoire DPS, et un transfert en centre de détention. Vous ne pouvez ignorer ces faits que nous avons déjà porté à votre connaissance sur le moment.

    En tant que proche de M. Gilgenmann, je suis tout à fait conscient de l'impasse dans laquelle la direction et le personnel du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure le place en toute connaissance de cause ; il va donc sans dire que je considérerai l'administration pénitentiaire pleinement responsable de toute atteinte à sa dignité, à sa santé et à son intégrité physique et mentale.

    Par la présente, M. Gilgenmann et moi-même rappelons la direction du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure et, par voie de conséquence, la direction de l'administration pénitentiaire, à leurs propres engagements.

    En vous remerciant par avance pour l'attention que vous voudrez bien porter à ce sujet grave, et dans l'attente d'actes clairs et rapides de votre part,

    Cordialement,

  • Des surveillants de Moulins-Yzeure incitent au suicide

    Alors qu'il entame sa quinzième année de prison, Mickaël Gilgenmann continue à subir l'acharnement de l'administration pénitentiaire (AP) et des surveillants de la prison de Moulins-Yzeure. Après de nombreuses années en prison, et alors qu'il est aménageable depuis plus de cinq ans, aucune perspective de sortie n'est envisageable, tant que Mickaël reste enfermé en maison centrale plutôt qu'en centre de détention (prison aux mesures moins sécuritaires) et inscrit au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS).

    Depuis la publication d'un article à son sujet il y a à peine quelques jours, la situation a empiré.

    TW : tentative de suicide

    Dans la nuit du 3 au 4 août 2026, notre ami Mickaël a fait une tentative de suicide quelques heures après qu'un des surveillants de Moulins-Yzeure lui a dit : « vas-y fous toi en l'air, t'as plus que ça comme solution ».
    Mickaël n'est pas suicidaire et n'a pas envie de mourir. Les maltraitances et la violence qu'il subit au sein de la prison de Moulins-Yzeure l'ont amené à s'ouvrir les bras, le ventre et à faire une tentative de suicide. Il n'avait jamais attenté à sa vie jusqu'ici.

    La direction et les surveillants de Moulins-Yzeure lui refusent des soins décents en l'abandonnant dans sa cellule alors qu'il est blessé, ou en le recousant sans anesthésie.
    Ils l'empêchent de prendre des douches et d'aller en promenade.
    Ils l'isolent en coupant de façon intempestive ses appels sur la cabine.
    Ils l'infantilisent et le menottent à chaque mouvement.
    Ils l'humilient avec des propos racistes à l'encontre des Voyageurs.
    Ils lui refusent un transfert vers un centre de détention.
    Ils n'ont jamais demandé sa désinscription au registre des DPS, contrairement à ce qu'ils promettent depuis un an.
    Ils utilisent des motifs bidons tels qu'un dessin d'hélicoptère dans l'un de ses courriers pour prolonger de telles mesures.
    Ils donnent des coups de pied dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir la nuit.
    Ils ne lui délivrent pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance.
    Ils ne prennent aucun rendez-vous médical pour la pose de ses prothèses auditives, malgré une prescription médicale hospitalière urgente en ce sens.
    Ils veulent le laisser devenir sourd, alors que c'est le coup de pied d'un maton dans son tympan qui a provoqué sa surdité.
    Ils lui nient sa dignité.
    Et suite à tout ça, il a failli mourir.

    Nous tenons et tiendrons entièrement responsable la prison Moulins-Yzeure de toute éventuelle atteinte à la santé et à l'intégrité physique et mentale de Mickaël.

    Mickaël Gilgenmann exige :

    • la fin de toutes les brimades et humiliations que les surveillants de la prison de Moulins-Yzeure lui font subir, ainsi qu'aux autres prisonniers ;
    • que la direction de la prison de Moulins-Yzeure et l'administration pénitentiaire respectent leurs engagements ;
    • la levée de son statut DPS ;
    • son transfert vers un centre de détention.

    Des proches de Mickaël Gilgenmann

    P.-S. : Nous invitons toute personne à manifester son soutien auprès de Mickaël en envoyant un courrier à la direction de l'administration pénitentiaire. Ci-dessous leur adresse et, si besoin, un modèle de lettre à leur faire parvenir.

    “Direction de l'administration pénitentiaire
    13, place Vendôme
    75042 Paris Cedex 1

    Objet : Alerter de toute urgence sur le risque vital encouru par M. Mickaël Gilgenmann

    Madame, Monsieur,

    Je vous écris car, en tant que proche ami de M. Mickaël Gilgenmann, je suis aujourd'hui particulièrement préoccupé par sa situation. Il est actuellement incarcéré à la prison de Moulins-Yzeure.

    M. Gilgenmann est incarcéré depuis 2012. Sa date de sortie est fixée à janvier 2032. Il entre dans sa quinzième année d'emprisonnement et, bien qu'il n'ait jamais été condamné par une cour d'assises, aucune réelle perspective de réinsertion ne lui a jamais été proposée. Cela fait plus de cinq ans qu'il pourrait en principe bénéficier d'un aménagement de peine.

    Pourtant, il y a un an, la direction du Centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure s'était formellement engagée auprès de M. Gilgenmann à envisager son transfert vers un centre de détention et sa désinscription du répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Ces deux promesses ne se sont jamais concrétisées ; or vous n'êtes pas sans savoir que le statut DPS et le maintien en maison centrale plutôt qu'en centre de détention ne peuvent que peser très défavorablement sur le parcours d'exécution de peine d'un prisonnier et sur ses démarches de réinsertion. M. Gilgenmann a déjà passé de très nombreuses années en maison centrale sous le statut DPS. Les faits qui lui sont reprochés à l'appui de ces mesures spécifiques à son encontre sont anciens, et M. Gilgenmann n'a aucune raison de récidiver.

    De plus, le personnel pénitentiaire du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure provoque systématiquement M. Gilgenmann. Les brimades, humiliations et vexations sont quotidiennes : l'accès à la douche lui est refusé, il fait l'objet de remarques discriminatoires à l'encontre des gens du voyage, la nuit les surveillants donnent des coups dans la porte de sa cellule pour l'empêcher de dormir, on ne lui remet pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance, ses communications depuis la cabine téléphonique sont interrompues par des coupures intempestives, aucun rendez-vous médical n'est prévu pour la pose de ses prothèses auditives malgré une prescription médicale hospitalière en ce sens, etc.

    M. Gilgenmann a alerté les chefs de détention et la direction du centre pénitentiaire, mais ses signalements n'ont été suivis d'aucun effet. À la fin du mois de juillet et au début du mois d'août 2026, M. Gilgenmann s'est automutilé, et ses blessures nécessitaient la pose de points de suture sur ses bras et son ventre ; ce qui n'a été fait que partiellement et sans anesthésie. Dans la nuit du 3 au 4 août, quelques heures après qu'un surveillant lui a dit : « Vas-y, fous-toi en l'air, t'as plus que ça comme solution », il a fait une tentative de suicide. Jusqu'à ce jour, il n'avait envisagé d'attenter à sa propre vie à aucun moment de son parcours en détention.

    Il convient de rappeler que M. Gilgenmann a entamé le 26 janvier 2026 une grève de la faim et de la soif qu'il n'a interrompue qu'après que la direction de Moulins-Yzeure a renouvelé sa promesse d'envisager la levée de sa gestion isolée et de son inscription au répertoire DPS, et un transfert en centre de détention. Vous ne pouvez ignorer ces faits que nous avons déjà porté à votre connaissance sur le moment.

    En tant que proche de M. Gilgenmann, je suis tout à fait conscient de l'impasse dans laquelle la direction et le personnel du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure le place en toute connaissance de cause ; il va donc sans dire que je considérerai l'administration pénitentiaire pleinement responsable de toute atteinte à sa dignité, à sa santé et à son intégrité physique et mentale.

    Par la présente, M. Gilgenmann et moi-même rappelons la direction du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure et, par voie de conséquence, la direction de l'administration pénitentiaire, à leurs propres engagements.

    En vous remerciant par avance pour l'attention que vous voudrez bien porter à ce sujet grave, et dans l'attente d'actes clairs et rapides de votre part,

    Cordialement,”

  • Votre commune a-t-elle battu son record de chaleur cet été ?

    Cet été, 136 stations Météo-France ont vu leur record de température maximale battu, parfois de plus de 2 °C. Découvrez sur notre carte les villes et villages concernés par cette conséquence du changement climatique.
    Alors qu'une vague de chaleur s'éternise sur le pays, les données transmises à Reporterre par Météo-France permettent de mesurer l'ampleur d'un été qui a déjà fait tomber bien des records de chaleur. En tout, 136 stations réparties sur une bonne partie du territoire hexagonal (…)

    Lire la suite - Info / Climat , Canicule
  • Ephéméride des luttes : 14 août

    Ce que l'on peut dire de l'éphéméride des luttes du 14 août, c'est qu'elle est particulièrement chargée. Alors que cette charge historique résonne dans les luttes que nous avons à mener aujourd'hui et dans celles que nous aurons à mener demain.

    1791 : A Saint-Domingue, la révolte des esclaves débute, ce qui mènera à l'indépendance de Haïti 12 ans plus tard.

    1843 : En Floride, la révolte des indien-ne-s Séminoles est écrasée par le gouvernorat après plus de sept ans de résistance.

    1846 : Aux Etats-Unis, Henry-David Thoreau, auteur anarchiste, est incarcéré pour son refus de s'acquitter de ses impôts. Celui-ci refusait de financer l'Etat qui exploite et opprime grâce à l'argent collecté par ces taxes.

    1850 : En Californie, début d'une émeute liée à l'occupation des terres.

    1878 : A Benevento en Italie, ouverture du procès des internationalistes (Malatesta, Cafiero, etc.) pour "le délit de conspiration dans le but de changer et de détruire la forme de gouvernement, d'inciter les habitants à s'armer contre le pouvoir de l'Etat, de provoquer la guerre civile (...), d'attentat en bande armée, et de complicité dans les délits de : blessures volontaires par arme à feu sur la personne des carabiniers du roi ...". Ils seront tous acquittés.

    1903 : A Genève, parution du premier numéro de "Khleb i Volia" (Pain et Liberté), journal anarchiste en langue russe.

    1908 : A Springfield dans l'Illinois, des émeutes éclatent entre la communauté Noire et la police. Finalement, l'armée devra intervenir. Cet événement sera celui qui déclenchera le processus de création de la NAACP.

    1962 : Dans le Massachussets, deux hommes armés braquent un fourgon de la poste et repartent avec un butin de 1.5 millions de dollars.

    1968 : A Capetown en Afrique du Sud, des étudiant-e-s contre l'apartheid occupent l'université.

    1969 : A Belfast, en Irlande du Nord, le bilan est de dix civils tués lors de la répression d'une émeute de trois jours connue sous le nom de bataille du Bogside. Les troupes anglaises sont déployées en nombre dans tout le pays.

    1971 : A Belfast, un soldat de l'armée britannique est tué par l'IRA 'Officielle' (OIRA).

    1972 : - A Toulouse, rue de l'esquille dans la nuit, vol dans une imprimerie de matériel qui servira à imprimer les publications du MIL (Mouvement Ibérique de Libération).

    • A Belfast, deux soldats de l'armée d'Angleterre sont tués par une bombe de l'IRA.

    1974 : A Lourdes, fausse alerte à la bombe revendiquée par les Groupes d'Action Révolutionnaire Internationaliste (GARI).

    1979 : En Espagne, la police découvre et abat Pedro Tabanera Pérez, l'un des membres les plus activement recherchés du groupe armé des GRAPO (Groupe de Résistance Antifasciste du Premier Octobre).

    1980 : A Gdansk en Pologne, les 17.000 ouvriers des chantiers navals Lénine se mettent en grève générale, après plus de deux mois d'agitation.

    1983 : Sur un ferry au départ du Havre, les forces de sécurité françaises découvrent un stock d'armes, qui devait selon eux être livrées à l'IRA lors de l'arrivée au port de Rosslare en Irlande.

    1994 : Ilich Ramírez Sánchez, aussi dit Carlos (pas celui qui chante Papayou, celui qui faisait de la lutte armée), est capturé.

    1998 : En Argentine, sous la présidence de Carlos Menem, les juges décident de suspendre les enquêtes dirigées contre les anciens dignitaires de la dictature militaire. Ces enquêtes rouvriront dans les années 2000 sous Kirchner.

    Voir l'éphéméride anarchiste du 14 août.

  • 136 communes ont battu leur record de chaleur cet été : la vôtre en fait-elle partie ?

    Cet été, 136 stations Météo-France ont vu leur record de température maximale battu, parfois de plus de 2 °C. Découvrez sur notre carte les villes et villages concernés par cette conséquence du changement climatique.
    Alors qu'une nouvelle vague de chaleur s'abat sur le pays, les données transmises à Reporterre par Météo-France permettent de mesurer l'ampleur d'un été qui a déjà fait tomber bien des records de chaleur dans le pays. En tout, 136 stations réparties sur une bonne partie du (…)

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  • En quête de Woomera, entre missiles nucléaires et luttes aborigènes

    Dans l’outback australien se trouve le plus vaste champ de tir au monde. L’armée britannique y a testé sa bombe, répandant des brumes radioactives sur les peuples qui vivaient là. Puis la conquête spatiale européenne s’y est développée avant de s’exiler. Que reste-t-il de Woomera, à l’heure du nouvel essor des fusées et de la reprise des essais balistiques ? Revue21 a arpenté les marges de la zone interdite, sa ville fantôme et ses plaies vives.

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  • Après de nouveaux rejets acides dans un ruisseau cet été, des voix réclament la suspension des activités minières d’Imerys à Glomel

    La publication d’un arrêté préfectoral le 5 août a révélé qu’une pollution émanant de la mine de Glomel (22) avait été constatée début juillet. La capacité de la multinationale à maîtriser sa production d’andalousite est plus que jamais questionnée. Certains opposants réclament la suspension de ses activités.

    L’article Après de nouveaux rejets acides dans un ruisseau cet été, des voix réclament la suspension des activités minières d’Imerys à Glomel est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.

  • Trump’s great plane escape – podcast

    When Air Force One took off from Turkey after July’s Nato summit, almost everyone believed Donald Trump was on board … but he wasn’t. Jonathan Freedland talks with Tara Setmayer of the Seneca Project about why the White House felt the need to come up with such an elaborate lie to protect the president

    Archive: AP, Reuters

    Watch Jonathan Freedland on our new Politics Weekly YouTube channel

    Send your questions and feedback to politicsweeklyamerica@theguardian.com

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  • «C’est une ville de demain pensée hier» : La Grande-Motte, station balnéaire modèle face au réchauffement climatique ?

    Créée par l’architecte Jean Balladur à partir de 1963, La Grande-Motte se démarque par ses pyramides de béton sortant de terre entre mer et étangs. © Agathe Beaudouin/Vert

    La Grande-Motte, sur les bords de la Méditerranée, transformée en une immense forêt tropicale, où ses célèbres pyramides de béton sont englouties dans une végétation luxuriante. Ces images, diffusées dans un documentaire de France Télévisions au début de l’année 2026, ont suscité de nombreuses réactions sur le littoral méditerranéen. Inspiré des travaux de 43 spécialistes du climat, le film imagine le visage de quelques grands paysages de France d’ici à 2100, dont celui de la fameuse station balnéaire, où la montée des eaux et la chaleur auraient fait naître une vaste forêt lacustre. Unique en France !

    À La Grande-Motte, site touristique emblématique situé près de Montpellier (Hérault), personne ne balaie cette perspective d’un revers de la main. Ici, l’érosion du trait de côte est devenue un sujet permanent. Les projections du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) évoquent une élévation du niveau de la mer de 30 à 60 centimètres d’ici 2100 (dans un scénario de forte réduction des émissions de gaz à effet de serre), engendrant un recul progressif de nombreuses plages méditerranéennes, dont celles de La Grande-Motte. «Nous sommes tous concernés et nous y travaillons au quotidien», assure le directeur de la station balnéaire, Jérôme Arnaud.

    La Grande-Motte, 9 000 habitants à l’année et qui voit affluer 100 000 touristes l’été, a engagé depuis plusieurs décennies des travaux et des aménagements pour limiter l’érosion du trait de côte. Des épis de mer ralentissent les courants, les dunes sont remodelées, les ganivelles – ces clôtures fabriquées avec des lattes en bois – retiennent le sable, tandis que, de La Grande-Motte à la commune voisine de Carnon, la route départementale qui longeait autrefois la mer a été déviée. Entre 2014 et 2015, près de deux kilomètres d’asphalte ont été supprimés.

    Là où des milliers d’automobilistes roulaient, les dunes ont repris leurs droits pour permettre au cordon dunaire de se renforcer contre la montée des eaux. La commune participe aussi au programme national Adapto, qui expérimente une autre manière de protéger le littoral : laisser davantage de place aux dynamiques naturelles plutôt que multiplier les ouvrages de défense (tels que les épis de mer ou les digues).

    «Le recul du trait de côte, nous sommes tous concernés et nous y travaillons au quotidien», témoigne Jérôme Arnaud, directeur de la station balnéaire. © Agathe Beaudouin/Vert

    «La Grande-Motte en mangrove en 2100 ? Pourquoi pas, reprend Jérôme Arnaud. Mais pour le moment, nous nous concentrons sur l’habitabilité de la station pour les prochaines décennies. En s’inspirant de l’existant, en essayant aussi d’être anticipateurs.» La municipalité revendique un temps d’avance, qu’elle attribue aux choix urbanistiques de Jean Balladur, l’architecte qui a pensé La Grande-Motte. La ville s’est construite sur une langue de terre entre la Grande bleue et l’étang de l’Or dans le cadre de la Mission Racine, lancée dans les années 1960 pour développer le tourisme sur le littoral languedocien.

    70% d’espaces verts dans la ville

    Lorsque Jean Balladur imagine la ville, il surélève le terrain d’environ un mètre, multiplie les espaces piétons et plante des milliers d’arbres. Pour faire pousser cette végétation sur un sol salé, il fait également creuser l’étang du Ponant, une réserve d’eau douce qui permet aux racines des végétaux de se développer. Plus de soixante ans plus tard, plus de 36 000 arbres composent une canopée qui offre des îlots de fraicheur, et limite les effets des canicules, répétitives en cet été 2026.

    Aujourd’hui, plus de 70% de la superficie de la ville reste occupé par des espaces verts. «C’est une ville de demain pensée hier», aime répéter Charles Perrot-Durand, directeur de cabinet du maire Stephan Rossignol (union de la droite), élu pour la première fois en 2002. Cette végétalisation reste un axe fort du mandat du premier magistrat, réélu en 2026, avec un plan de plantations d’espèces adaptées aux climats chauds de 2 000 arbres par an.

    Entre La Grande-Motte et Carnon, la route a été déviée pour l’éloigner de la mer et permettre aux dunes de prendre l’espace. © Agathe Beaudouin/Vert

    La Grande-Motte est aussi l’une des rares villes de l’Hexagone à avoir développé un système de thalassothermie, à partir de l’eau du port pompée, valorisée en climatisation ou en chaleur pour décarboner les bâtiments publics. Et a mis en place un dispositif de retraitement des eaux usées pour arroser les pelouses du golf, système qui sera prochainement élargi aux espaces verts et à l’aire de carénage, espace où les bateaux sont sortis de l’eau pour permettre de nettoyer leur coque.

    La stratégie de l’équipe municipale vaut à La Grande-Motte d’avoir obtenu cette année le label Green Destinations (niveau Or), décerné aux destinations engagées dans un tourisme plus durable. «Nous sommes passés de la ‘’Grande Moche’’ à la ‘’Grande Mode’’, explique Jérôme Arnaud. Avant, les vacanciers ne venaient que pour la mer Méditerranée. Avant, personne ne parlait de mobilité douce, de végétalisation… Aujourd’hui, ils viennent autant pour profiter de la mer que pour l’expérience de vivre dans une ville verte adaptée aux canicules.»

    Des associations locales montent au créneau

    Mais les associations locales dénoncent le décalage entre les efforts d’adaptation affichés et certains projets d’aménagement. «Tout cela, c’est bien, mais ne suffira pas, estime Michel Renard, le président de l’association La Vigie citoyenne, qui revendique 400 adhérent·es. On sait que La Grande-Motte sera confrontée à la submersion marine, mais il n’y a toujours pas de vision à long terme.»

    Ces dernières années, La Vigie citoyenne s’est particulièrement mobilisée contre le nouveau projet de Ville-Port porté par la municipalité, en dénonçant une ambition contraire à la loi Littoral et aux préconisations du Giec. Le dossier a finalement été revu à la baisse et envisage la construction de 240 logements (au lieu de 480).

    Les prévisions du Giec annoncent une hausse du trait de côte d’au moins 30 centimètres d’ici 2100, d’un mètre pour le littoral méditerranéen. De quoi transformer la cité balnéaire en mangrove ? © Agathe Beaudouin/Vert

    Michel Renard s’interroge aussi sur l’avenir des habitations dans les Pyramides, «en train de devenir des passoires thermiques et qui deviendront invivables car l’isolation n’est plus adaptée à ces fortes chaleurs». Dans une même dynamique, l’association Grande-Motte Environnement se bat depuis des années contre la mise en place de paillottes (restaurants de bords de mer) sur les plages, pourtant désormais reconnues sites remarquables.

    De la sensibilisation des touristes

    Le sujet s’invite dans la programmation des activités touristiques. Les visites proposant une sensibilisation aux milieux maritimes et marins, à la faune et flore locales ou aux effets de la montée des eaux connaissent depuis deux ans un succès croissant, explique-t-on à l’Office de tourisme. Aurélien Zorzi, guide nature, observe «une montée en puissance de ces balades», format familial de deux heures, «avec des touristes qui veulent en savoir plus sur les espaces naturels».

    Aurélien Zorzi, guide nature, anime des sorties de découverte du littoral grand-mottois, pour sensibiliser les touristes à la compréhension de l’environnement. © Agathe Beaudouin/Vert

    Ce matin de fin juillet, il accompagne une dizaine de personnes à travers les dunes. L’occasion de découvrir le tamaris – «l’unique végétal capable de pousser dans le sel» –, de sentir le fenouil sauvage, d’expliquer le fonctionnement des cigales «et pourquoi on ne les entend plus au-dessus de 40 degrés», ou encore de dévoiler le seul bassin de réhabilitation en France pour les tortues marines blessés.

    Il pourrait aussi évoquer le sort de l’herbier de posidonie, indispensable à l’équilibre du littoral, mais qui disparait inexorablement des fonds marins, et pour lequel une campagne de préservation est lancée dans le golfe du Lion, dont la ville se porte en leader. «Il y a de plus en plus un engouement sur ces sujets. La préservation de l’environnement ne peut se faire que si les touristes, et plus largement le public, se reconnectent à cette nature», témoigne le guide.

    À l’autre bout de la station balnéaire, alors que le thermomètre dépasse les 38 degrés Celcius, les voitures affluent du côté de la plage du Grand Travers. Trouver une place de stationnement n’est pas une mission aisée. «On a beaucoup grogné quand ils ont dévié la route, reconnaît Évelyne Pajaud, une Montpelliéraine, fidèle des plages grand-mottoises. Mais, au final, tout le monde s’adapte. Le changement climatique, la montée des eaux, ce sont des sujets dont les habitants sont conscients. Pour venir ici, sur la route, vous avez d’un côté les étangs et de l’autre la mer. Parfois, je me dis qu’un jour tout cela se rejoindra

  • Doctors, Medical Associations Already Giving A Giant Middle Finger To Trump’s Vaccine EO

    As expected, this didn’t take very long. Earlier this week we pointed out that Donald Trump supplanted RFK Jr. as the world’s most infamous anti-vaxxer when he vomited out a bonkers executive order that reduced the recommended childhood vaccination schedule for American children, pared down which diseases were recommended for vaccination, and demanded that the MMR vaccine be split into three separate shots on a spaced out timeline. Combined with Trump outright lying in the ceremony about how the MMR shot was the size of a soda bottle and was “lethal”, the waters around inoculating children against truly horrifying diseases became much more muddy.

    The consequences for this will be the result of the actions of two different groups of people. The first are American parents. Because an EO is nothing like a federal mandate, parents will have the greatest influence on what shots their children receive, which is exactly how it should be. What shouldn’t be, however, is having an American population in which 30% proudly wear shirts and hats that say “Trump is right about everything!” and act upon that statement. Which means some not-insignificant percentage of American parents will take Trump’s EO and justifications as gospel and will refuse to get some of these shots for their children. That will endanger their own children, of course, but it will also endanger all the rest of us, too. Less vaccinations mean those that have health conditions so they can’t get vaccinated are put at risk as herd immunity disappears, while the rest of us get to sit around and wonder if the increased presence of these diseases will allow for them to evolve beyond our current immunity protections.

    The other group are medical professionals themselves. Fortunately, that group at least is already giving a giant middle finger to Trump and his toilet-paper EO. Here’s a local example from Florida.

    Pediatricians in Florida are pushing back on President Donald Trump’s executive order calling for changes to the childhood vaccination schedule.

    And the state’s leading pediatric medical association, the Florida Chapter of the American Academy of Pediatrics, said they’re not on board.

    “We don’t answer to this nonsense, we don’t recommend changing it,” said Dr. Rana Alissa, president of the FCAAP and an associate professor of pediatrics at the University of Florida. “We go by evidence-based science, we don’t go by politics and politicians.”

    This is helpful, but it won’t be enough. Still, it is a good thing that the actual medical professionals out there are informing their patients that Trump and Kennedy are medical morons and that they shouldn’t listen to them. Those doctors are going to have some heavy lifting on their hands, specifically because Trump decided to make it harder for those doctors to keep their patients healthy.

    In a statement, president of the American Academy of Pediatrics Dr. Andrew Racine called the executive order “dangerous.”

    The order “will do nothing to support families of children with autism or advance understanding of the condition,” Racine said in a released statement. “The only purpose of this announcement is to sow confusion so that more people doubt the importance of vaccines. Delaying or skipping shots is risky, especially as measles continues to spread and children go back to school.”

    This is where I think it’s worth reminding you all that the case count of measles for 2026 is already at least 2,465, compared with last year’s total of 2,289. And I’ll add on to that the fact that 68% of those cases occurred in children 19 years or younger and 93% of all cases occur in those that are unvaccinated or in which a vaccination status cannot be confirmed.

    In other words, the very group of people that are currently being the most harmed by measles are in the crosshairs of this executive order for things to get much, much worse for them. And, and I cannot stress this all, for the rest of us as well.

  • The Stink of Israeli Election Interference Has Entered the Operation Orange Chicken Chat

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    Introduction

    Read more

  • Kennedy Center board restores Trump's name, testing judge

    The Kennedy Center board voted Thursday to again add President Trump's name to the John F. Kennedy Center for the Performing Arts, two anonymous sources told Axios.
  • Iran just raised the price of Trump's waiting game

    A week ago, U.S. officials say President Trump was on the verge of ordering a return to major combat operations against Iran.
  • Trump orders Pentagon to redesign US aircraft carrier to use steam catapults to launch jets

    President has suggested steam catapults every year since 2017, saying digital systems are too ‘complicated’

    After nearly a decade of loudly complaining about the fact that modern US aircraft carriers use electromagnetic systems to launch fighter jets instead of steam-powered catapults, Donald Trump has directed the Pentagon to redesign a new aircraft carrier to replace the modern system with the old-fashioned catapults he prefers.

    Trump signed a national security memorandum on Thursday directing the defense secretary, Pete Hegseth, and the acting navy secretary, Hung Cao, to make the change he has had his heart set on since at least 2017, when he first described his idea to Time magazine.

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  • Projectionists Beam New Kennedy Center Makeover Version With Light Show Parody Of Trump

    John F. Kennedy Center for the Performing Arts name covered with a tarp as of August 13, 2026. Photo: J. Zangas/DCMG

    Washington DC—They rode up late at night along the silent driveway to the John F. Kennedy Center for the Performing Arts. Stopping just long enough to attach a few cables and turn on their projector, they beamed a light show from a car window. Security was caught totally flat-footed. The light show parodied Trump’s vanity project for shuttering the venerable monument and cloaking its name.

    The light show borrowed from another show the group displayed on the back of the Kennedy Center in February. But this time they updated it to make fun of the fact that U.S. District Court Judge Christopher Cooper ruled against every effort to take over, rename, and degrade services at the venerable arts center.

    The activists knew they shouldn’t be out late taking part in clandestine activity like that. Amidst the oppressive humidity of evaporating democracy, things could get out of hand. It could put them afoul of a law prohibiting defacement of buildings. Lampooning a presidential vanity project could get them into real deep State trouble. “Stranger things have happened.”

    A former Olympian was charged with felony vandalism for his arms length reach into the reflecting pool to touch algae sodden paint. That was no joke. He was forced to retain counsel and show up in court on bogus charges which were later dismissed…because they were knowingly bogus. Such fate could easily befall them.

    What a golden opportunity they thought. It felt good anyway to take a jab at a narcissist’s inflated vision of himself. Stick a bug in the eye of injustice, so to say. At this juncture what did the light runners have to lose? A little light here and there, speaking truth and power to darkness never hurt anyone. But apparently it had.

    A rent-a-cop wearing a heavily starched uniform credentialed with BTI Special Police patches and a good performance ribbon, bounded out of the shadows to stop them. He jumped in front of the light beam. But by then it was already too late. Some of the light show got through. The video was caught. And by the same time the next night, it would be going places.

    The video was a redux production of a previous light show on the back side of the Kennedy Center. The new show added a few updates including a show curtain opening to reveal Trump’s name falling off letter by letter from the Kennedy Center.

    “You can’t project something onto the building’” he said. “Because it’s a federal building you can’t project anything onto the building. I looked it up.” He called for backup. He wasn’t going to let anyone editorialize the noble white image on the Kennedy Center.

    The projectionists were cooperative and turned off the projector. Plausible deniability of the law won the day and they were free to go. They drove away.

    Back in February the team of rent-a-cops that night couldn’t stop the show because the projection was out of the Kennedy Center zone, beyond their reach. It was beamed from U.S. Park jurisdiction along the Potomac River. So the special police did the only thing they could and took pictures of the activists. The projectionists didn’t care. The kept the lights going right up until National Park Police came and ran them off. They got plenty of honks in support from passing motorists.

    Trump’s Kennedy Center Board, a group of insiders he appointed himself to do whatever he told them to do, had voted in December 2025 to authorize a name change of the Kennedy memorial. The White House announced the Board vote to change the name and the next day on December 19, 2025, workers altered its title by placing his own name over the top of John F. Kennedy’s name.

    A suit was filed over the change. Eventually U.S. District Judge Christopher Cooper ruled and ordered the Trump appointed board to remove it within 14 days by June 12. They took it down on June 13 in the early morning hours, late by several hours. The removal didn’t take long but rather than take it down in daylight construction workers waited until after nightfall to put up a tarp so as to conceal its removal.

    A narcissist hates public humiliation. But hundreds of DC residents thronged to the sleepy area outside of the Kennedy Center into the late night and early morning hours jeering and chanting as the name was take down. The tarp didn’t stop District residents from gloating and celebrating the Schadenfreude of the takedown.

    The shame of having to remove it was too much for someone who has been taught all their life and had grown to adulthood to do something other children have been taught not to do. That is to never admit wrong doing. So he concealed the removal of his name with a giant tarp. The tarp is still in place as of August 13, 2026, three months after the court ruling to remove Trump’s name.

    Judge Cooper also prohibited the Trump-appointed Board from closing down the Arts Center and cancelling events already scheduled.

    But in a late breaking update the Trump appointed Kennedy Center Board has voted to add Trump’s name as a credit for renovation, and to close the arts center for 2 years to renovate it. Both of these votes go against Judge Cooper’s previous ruling. This story is not going away quietly.

    But on this night the rabble-rousers succeeded in sneaking into the Arts Center complex in plain view. They drove right up to the front and acted boldly. They know they’re taking a calculated risk running their game of light shows. As of this, which is at least their 25th consecutive show, it is not doing any harm to or damaging any part of District architecture or memorials. It’s not that it is costing taxpayers anything. It’s that they are projecting light shows unexpectedly in prominent places and getting away with it. It’s that they’re doing something a ballooning authoritarian does not want them to do but hasn’t been able to stop them. And that’s what resistance is all about. It’s the kind of resistance that others see and laugh at the moment. They feel good at seeing something funny that others are doing. By resisting anyway, even though things are getting difficult they’re spreading the joy of good trouble. It’s the kind of resistance that makes others say to themselves: look at what they’re doing. I can do something like that too.

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  • Tracking Trump’s Campaign Promises

    President Donald Trump made a lot of promises on the 2024 campaign trail. Which have been kept, and which are unfulfilled?
  • Rassemblement de solidarité avec la Palestine

    Quand ?
    Le 16 août à 17h

    Où ?
    Place Edmond Michelet Place Edmond Michelet 75004 Paris

    Même la radio a évoqué ce jeudi matin les atrocités commises par Israël en Palestine : une famille avec deux enfants de 2 et 4 ans, assiégée depuis 5 jours en Cisjordanie par des colons israéliens, appuyés par l'armée israélienne. Ces derniers ne laissent personne, ni bénévoles, ni ambulances, ni journalistes, venir leur apporter de la nourriture, de l'eau ou des soins.

    Toute la Cisjordanie est assaillie depuis des semaines, le régime israélien ayant annoncé vouloir faire la même chose qu'à Gaza dans ses villes, villages et camps, pour chasser les Palestiniens et prendre leurs terres. Et tous les moyens sont bons, meurtres, agressions, démolitions, détention en série, vol de terres, puits et bétail empoisonnés, oliviers arrachés, fermetures d'écoles palestiniennes, installation de nouvelles colonies...

    Emmanuel Macron, dans sa grande bonté, s'est fendu d'une « reconnaissance de la Palestine ». Mais c'est sans doute sans la présence des Palestiniens ?

    ET À GAZA, LE GÉNOCIDE CONTINUE

    Assassinats israéliens tous les jours, blocus continu, et les 3/4 de l'aide humanitaire bloqués par Israël. Pas d'abris sous la canicule, tentes surpeuplées, la famine qui réapparaît, de même que les files d'attente pour l'eau.

    Des milliers d'enfants amputés sans prothèses, explosion d'une épidémie de varicelle liée au manque d'hygiène, la puanteur des déchets partout, en l'absence de moyens d'assainissement, et de matériel pour déblayer tandis que les survivants continuent à enterrer leurs morts au fur et à mesure qu'on en découvre dans les décombres.

    OTAGES AUX MAINS DE L'OCCUPANT

    Et l'on est sans nouvelles de quelque 10 000 Palestiniens emprisonnés par Israël dans des conditions inimaginables (affamés, torturés), dont 17 médecins entre la vie et la mort, comme le Dr. Abu Safiya, pédiatre et directeur de l'hôpital Kamal Adwan à Gaza.

    Au total, 1700 soignants, secouristes, ambulanciers de Gaza incarcérés, près de 200 enfants détenus, « administrativement », comme plus de la moitié des otages palestiniens, c'est-à-dire sans inculpation ni jugement, et sans savoir s'ils sortiront un jour de cet enfer.

    LE SUD-LIBAN À FEU ET À SANG

    Et parallèlement Israël bombarde et rase les maisons des milliers de familles déplacées de force au sud-Liban, bombes au phosphore à l'appui pour détruire tout l'environnement !

    ON NE RESTE PAS LES BRAS CROISÉS ! MANIFESTONS CONTRE CES ASSASSINS PARTOUT OÙ CELA EST POSSIBLE !

    À PARIS CE DIMANCHE : PARIS 17H00 - PLACE EDMOND MICHELET (BEAUBOURG)

  • A Family Tragedy in the Age of Trump

    Once upon a time, it was practically de minimis for either political party to disavow a candidate facing allegations of domestic violence. But now is not that time.
  • The Rise Of The Anti-System Moderate

    LEFT: U.S. Sen. Elissa Slotkin (D-MI). Photo by Heather Diehl/Getty Images. CENTER: Pete Buttigieg. Photo by Kayla Wolf/Getty Images. RIGHT: Former U.S. Vice-President Kamala Harris. Photo by Joe Klamar / AFP via Getty Images.

    Beyond all else, the defining narrative of this Democratic primary cycle has been the emergence of progressive anti-establishment Davids running strongly against—and often defeating—more moderate establishment Goliaths. But as primary season approaches its end, is that narrative proving a false juxtaposition?

    Several Democratic 2028 hopefuls sure hope so.

    Whether it was Zohran Mamdani against Andrew Cuomo last year, Graham Platner against Janet Mills this Spring, or Abdul El-Sayed against Haley Stevens this summer, the story was the same: the progressive upstart rose from relative obscurity to massive grassroots popularity through creative campaigning and endorsements from progressive champions like Bernie Sanders and AOC. And despite being massively outspent by their more moderate opponents, who had both big establishment money and big name endorsements behind them, on election night the voters sent a message: The same old establishment playbook wasn’t going to fly this year.

    This dynamic between the center and the left, and between defenders of the status quo versus anti-system changemakers, had grown into a full-fledged factional dispute among Democratic base voters, with some even pledging not to support the ultimate Democratic nominee in November.

    But now that the establishment successfully struck back on Tuesday with a last minute hail Mary, locking in establishment pick David Crowley as the Democratic nominee for Governor of Wisconsin, that rift may be closing, even as the true narrative of the primary season comes more clearly into focus.

    As The AP put it yesterday,

    Forget left vs. center. Democratic voters are making clear they just want change.

    Several of the 2028 Democratic hopefuls have been taking notes and are betting that being the candidate railing against the status quo while being ideologically middle-of-the-road—and even a part of the dreaded establishment—are not mutually exclusive.

    As the 2028 presidential primary season draws ever nearer, several Democrats are already positioning themselves as Goldilocks candidates, merging both these qualities in the hope that 2028 is the year of the “anti-system moderate.”

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    Reformers Rising

    For much of the Trump 2.0 era, Democrats have been undergoing an identity crisis. After Trump’s second presidential victory—this time bolstered by a popular vote win—along with the U.S. House and Senate both in Republican hands, Democrats were officially in the wilderness. The vibes were against them, the power was against them, and the people seemed to be against them.

    When Trump was sworn in on January 20, 2025, his approval rating was actually above water, just above 50%. Democratic leadership and many Democrats in elected office simply did not know how to respond to Trump’s unconstrained corruption and authoritarianism. As a result, Democratic voters made them pay at the ballot box when they got the chance. For the past year and a half, Democratic voters everywhere have sent a very clear message to the Democratic Party establishment: no concessions, no business as usual, it’s time to step up and fight.

    Some Democrats were happy to oblige. Governor Gavin Newsom (D-CA) and Governor JB Pritzker (D-IL) in particular adopted combative stances against Trump’s policies, notably his deployment of National Guard troops to their states, and in Newsom’s case, Trump’s mid-decade redistricting scheme.

    But it wasn’t just opposition to Trump and Republicans that Democrats were craving. There was a palpable anger at the Democratic Party itself. As I wrote back in May of last year, Democratic presidential aspirants by then were already in the midst of their “path forward primary,” trying to best position themselves to respond to the mood of the Democratic primary electorate. Of the three buckets of leadership style I identified—the messengers, the fighters, and the reformers—in retrospect, it appears the reformers were the closest to truly understanding what the voters wanted.

    But could sitting elected Democrats, members of the very establishment the base was revolting against, credibly convey such an anti-system message? And perhaps more importantly, could candidates who were seen as well within the ideological mainstream, i.e., normie center-left Democrats, appeal to an electorate increasingly enamored by leftist candidates?

    After Tuesday’s Wisconsin results, it appears the answer is yes. As Democratic strategist Lis Smith put it to The AP,

    “The through line between these races isn’t ideology. It’s impatience with this political system that feels disconnected from the urgency voters feel. The demand for change is much broader than the demand for socialism.”

    Increasingly, it appears several top-tier Democratic hopefuls understand this, as they work to cast themselves as the change Democratic voters are looking for.

    The “Established Insurgents”

    Senator Elissa Slotkin (D-MI) was early to understand that deep reform of the party was needed to ensure Democrats continue to win presidential elections into the future. Last Spring, mere months into her first term as U.S. Senator, Slotkin launched her “war plan” to fight Trump and return Democrats to power. Slotkin sees herself very much as a Midwest whisperer for Democrats, diagnosing part of the problem that voters in the middle of the country see Democrats as “weak and woke.” Now, a year later, even Rep. Alexandria Ocasio-Cortez appears to agree, recently saying, “Woke 1.0 was crazy.”

    As of earlier this month, Politico caught back up with Slotkin to gauge her take on the 2026 primary cycle. And once again, her diagnosis appears on point:

    For Slotkin, the distinction between progressives and moderates isn’t as important as the distinction between Democrats with mealymouthed messages and those with big plans that will signal serious change to voters. “The messages coming out of people — Democrat, Republican, independent — are basically, ‘We want new leadership, period, and we want bold ideas,’” Slotkin said. “And I think there’s a vacuum of that, and what you see are people on the further left of the spectrum filling that. And I don’t begrudge them. They’re responding to an across-the-board general desire. Now, that’s not to say when I go to Kansas that any individual says, ‘I want to be a socialist.’” 

    Now other Democratic 2028 hopefuls are heeding that same message, trying to walk a fine line between being a part of the establishment yet still claiming the mantle of reform.

    As Gavin Newsom put it recently to reporters as he campaigned for Democrats in Michigan:

    “I think this notion of insurgency over incumbency is the real message here, and people just want fighters that want people with conviction, strength, clarity. People that get it, want to get things done, and they’re done with the status quo.”

    “I totally respect that,” Newsom added. “I long felt like I’ve been an established insurgent. I’ve always had that mindset.”

    Kamala Harris struck a similar chord in a recent speech, arguing Democrats need to change their style of leadership and get comfortable with a certain level of “uncompromising” “ruthlessness” to combat the “broken status quo.”

    Harris also recently came out explicitly for expanding the Supreme Court to 13 justices and has sought to portray herself as a commonsense reformer.

    “We’ll also need to look in the mirror and hold ourselves accountable. Government has to earn the trust of the people,” Harris will say. “And that means responding to the actual needs of the people—not with bureaucracy, but with speed and transparency. Not with process — but with progress.”

    That sounds an awful lot like another Democrat who has sparked presidential buzz, appearing near the top of any list of 2028 hopefuls: Pete Buttigieg.

    Buttigieg has lain relatively low since leaving the Biden administration last year, traveling the country holding town halls, largely in red states and districts. As someone with a reputation for being a middle-of-the-road institutionalist, Buttigieg has cultivated a reputation for going into spaces that are typically hostile to Democrats and making eloquent, often viral arguments for why the Democratic Party has the better set of values and agenda for moving the country forward.

    But listen to him lately and there is a distinct anti-establishment tenor to his remarks, recalling some of the candidates who have been winning primaries this year.

    In a June interview with NOTUS, Buttigieg said running the Department of Transportation “radicalized him.” Elaborating, Buttigieg explained,

    It showed me the need for institutional change. I’m an ideological moderate, but when it comes to our institutions, I think that what I saw was just how hard it was to get even common-sense things done. How many layers of bureaucracy delayed the delivery of a new bridge or airport?

    Additionally, Buttigieg is insistent that, unlike in 2020, Democrats not run on a “return to normalcy” agenda despite every instinct of Democratic Party institutions to want to return to some fictional previous ideal time in the past.

    I believe very strongly that there’s no going back. It is not possible, or even desirable, to try to restore a previous status quo. Obviously, a lot of the things that are going on right now are terrible, and in my view, some of them are criminal. That doesn’t mean the right answer is to just pick up the pieces and have what we used to have. Because the flaws of our economic and social and financial and political status quo from before, I think, helped to explain what got us into the mess we’re in right now.

    Buttigieg reiterated this during a recent sit-down with Jonathan Martin for Politico, and explicity addressed the notion of whether an ideological moderate could in fact also be the champion of bold reforms.

    But to me, the most important thing is — are we demonstrating a readiness to be focused on building what’s next or are we basically preaching some version of “return to normal”? “Return to normal,” in my view, won’t work. One way to say I’m not a “return to normal” is to present the idea that looks furthest left, because that makes you, in a certain way, seem bold. I don’t think it’s the only way to be bold. And so, I think it is really important to not let it lapse into a “left versus center” thing, when the most important question to me is, are we gonna try to sell some version of a previous status quo?

    There’s a risk that there’s an unspoken Democratic assumption that we’re trying to take us back to … I don’t know what, is it 2012, is it 1992, is it 2021? Whatever it is, we can’t go there. We shouldn’t try, we shouldn’t want to.

    All four of these Democratic hopefuls are banking that anti-status quo reform messaging will serve as a proxy for whatever ideological leftism Democratic voters may be craving. Because, as we saw in 2024, Kamala Harris was widely perceived by voters as more extreme than Donald Trump. Painful as it is to admit, Trump ran and won as the anti-system moderate of that cycle.

    And new data confirms Democrats would be correct to emulate that strategy.

    Reaching Anti-System Voters

    In last week’s Michigan Senate primary, the anti-establishment progressive, Dr. Abdul El-Sayed, eked out a narrow win over the establishment moderate, Rep. Haley Stevens. But pollster G. Elliott Morris, in a new piece this week, warned readers not to fall into a narrative trap, writing, “people are largely missing the real story in the Democratic Party today.”

    He went on:

    The strongest predictor of individual perception of politicians, including El-Sayed and Zohran Mamdani, is not whether someone identifies as a progressive or a moderate, but whether they think the American system needs to be torn down and rebuilt.

    These are the so-called “anti-system” voters I have written about before. The general gist is that there’s a group of voters out there who have very weak ideological attachments but very strong anti-system orientation. Donald Trump used this group to win the presidential elections of 2016 and 2024.

    For politicians, whether on the left or more in the center, that anti-system sentiment can do a lot of heavy lifting, and it may just hold the key for how candidates can appeal to the left and the center of the Democratic Party in 2028.

    As Morris explains:

    A lot of political pundits are interpreting the divide in the Democratic Party right now as a left-vs-right divide. But as this data shows, it’s better understood as a divide over whether you think things in this country are generally OK or just merely “poor,” or whether you think the system needs fundamental changes. Those are not the same question, and the second one is currently doing a lot of work driving voting behavior in both primaries and the general election.

    While Morris has found a direct correlation between anti-system candidates and their appeal among progressive voters, he notes that anti-system voters are not confined to the left.

    Moderates who say they want “major, disruptive changes” to the political system (54% of moderates) are backing Democrats 69% to 14% in their local House races, while moderates who don’t (46%) are backing Republicans 61% to 24%.

    These moderate voters are otherwise very similar — ideologically, demographically, and geographically. What’s driving their behavior is their anti-system orientation.

    This has significant ramifications for what will comprise mainstream Democratic policy heading into the next presidential cycle. It is anti-system, for example, to oppose more funding for Israel, to oppose the use of dark money in politics, to fight for Medicare For All, and to support a wealth tax to pay for it.

    Look at Peggy Flanagan’s massive victory over Angie Craig in Tuesday’s Minnesota U.S. Senate primary. Flanagan is the sitting Lieutenant Governor of the state, and very much a part of the establishment. Yet she was able to run and win on an economic populist message similar to El-Sayed in Michigan, focused on getting money out of politics and fighting for Medicare for All. These policies have the benefit of being both anti-system and broadly popular among leftists and moderates alike.

    And among the potential Democratic 2028 hopefuls, Rep. Alexandria Ocasio-Cortez has been singing this tune for years. Small wonder that she consistently polls at or near the top of any 2028 Democratic preference survey.

    The big question moving forward is this: How “anti-system” are these moderate politicians willing to go when it comes to setting the Democratic policy agenda for the 2028 presidential race and beyond?

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