Timeline
Every post and feed across this instance
-
« Ça a été un lieu de souffrance » : la mémoire ressuscitée des harkis forcés de reboiser la Provence
Après la guerre d'Algérie, nombre de harkis exilés en France ont été envoyés dans des hameaux reculés pour participer au reboisement des forêts. Un pan méconnu de l'histoire forestière mis à l'honneur à Ongles, dans les Alpes.
Lire la suite - Reportage / Forêts , Écologies populaires
Ongles (Alpes-de-Haute-Provence), reportage
Au pied de la montagne de Lure, les vestiges d'un hameau abandonné sommeillent sous la chaleur écrasante de midi. Ces ruines grignotées par la végétation ne ressemblent pas aux autres villages dépeuplés de Provence, avec (…) -
Micrurus (revue contre la médecine et son monde)
À travers Micrurus nous avons simplement souhaité penser et faire penser la médecine d'un point de vue libertaire. Notre but ici n'est pas de construire une nouvelle doctrine, mais de rassembler des textes qui peuvent nourrir la réflexion et amener à des actions.
SOMMAIRE
* ÉDITO
* Préfiguration d'un véritable système de soin universel – Alex BRADSHAW
* Hygiène publique, santé et sexualité : quelques concepts anarchistes – Richard CLEMINSON
* De l'isolement du ressenti dans la sphère politique – Sam DAICRUS
* Quelques questions relatives à la constitution de dispositifs de soin autonomes – Frédérique PASQUIER ET Josep RAFANELL I ORRA
* Maladie et Capital – Alfredo BONNANNO
* Cette sève qui nous unit – BabayagaMicrurus vol. II – janvier 2018
SOMMAIRE
* ÉDITO
* État et psychiatrie : une histoire d'intérêts communs (Romain Bonnel)
* Le conseil de l'ordre des médecins : l'incarnation du pouvoir médical (Léon Moriba)
* Négationnistes en congrès (Les sanctuaires de l'abîme, Nadine et Thierry Ribault)
* L'enfermement et la question de l'autorité médicale (Pierre & Kassandra)
* Clinique ou politique ? (Collectif La Petite Alternative de Santé)
* Silence, ici on lutte. La délégation du soin dans les milieux anars (Sam Daicrus)La revue est téléchargeable sur le site de Micrurus
-
Semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-es anarchistes 2026 // 23 – 30 août
Depuis août 2014, à l'initiative de différents groupes de l'Anarchist Black Cross, une semaine internationale de solidarité avec les prisonnier-es anarchistes est organisée.
depuis le site internet de Solidarity International
Appel pour la Semaine International de Solidarité avec les Prisonnier.es anarchistes – Du 23 au 30 août 2026
Marius Mason, un anarchiste antispéciste et écologiste, écrivain, artiste et militant trans était en prison pour la plus longue peine à l'heure actuelle pour des actes de sabotage en défense de l'environnement. Après 17 ans d'enfermement, nous célébrons son transfert suite à sa sortie de prison et son transfert dans une maison de semi-liberté, le 14 mai dernier.
À l'intérieur de la prison, il n'a jamais abandonné, mais s'est dressé pour les autres comme pour lui, défendant les droits des prisonnier.es trans et résistant au système carcéral. Toutes ces années, nous avons appelé à lui écrire lors de la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes.
Maintenant, nous sommes heureux de le retirer de notre liste et de lutter ensemble depuis l'extérieur.
Malgré cela, de nombreux compas restent en prison et sur notre liste d'adresses, de nouvelles personnes sont même ajoutées. La solidarité est nécessaire pour lutter contre ce système répressif. La solidarité peut nous porter à travers les moments les plus sombres – une carte postale ou une lettre, un rassemblement devant une prison, une visite, peuvent signifier énormément et donner des forces. L'histoire d'un.e compa en prison partagée lors d'un événement, se multiplie avec les personnes présentes. C'est notre responsabilité de transmettre leurs idées et avec elles, les personnes elles-mêmes voyagent au-delà des murs des prisons. En n'oubliant pas les enfermé.es, la solidarité peut croître.
C'est pour ces raisons que chaque année nous appelons à une semaine de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes.
Les temps sont de plus en plus durs, le fascisme s'élève, et les états, les fascistes et les conservateurs font de nous les cibles de leur violence – en tant que Queer, Antifas ou anarchistes.
Ils essayent de nous écraser comme le montre les condamnations dans l'affaire Prairieland, avec des condamnations allant jusqu'à 100 ans de prison. Ou la tentative de supprimer le mouvement anarchiste en Indonésie où, suite aux affrontements du premier mai, 10 anarchistes sont emprisonnées et risquent de lourdes condamnations.Face à l'adversité, nous devons rester ensemble et agir en solidarité. Renforcer nos communautés et supporter les plus vulnérables. N'oublions pas les enfermé.es et luttons côte à côte. Ce ne sont pas seulement des prisonnier.eres, ce sont nos compas. Marius a montré en long et en large comment nous pouvons faire appel les uns aux autres pour mener un combat commun.
Rejoins la semaine internationale de solidarité avec les prisonnier.es anarchistes !
Organise des séances d'écritures de lettres, un événement de solidarité, une projection de film, une action directe, un rassemblement, accroche une banderole ou n'importe quelle autre idée qui te vient et envoie-nous des photos et un court résumé !
Envoyez-nous vos événements et actions à tillallarefree [at] riseup.net
-
Microplastiques, molécules toxiques… Comment limiter la pollution des pneus de voiture
Les résidus des pneus se retrouvent dans l’environnement… et dans nos assiettes. © Adobe stock
Ce week-end marque le traditionnel chassé-croisé entre juillettistes et aoutien·nes durant lequel les routes s’encombrent de voitures. Au-delà de la pollution générée par les moteurs, ce trafic engendre une contamination plus large et moins connue : celle aux microparticules de pneus.
Un pneu perd en moyenne quatre kilogrammes (kg) de matière dans sa vie (environ quatre ans), dont des centaines de microplastiques et d’additifs chimiques. Auprès du Parisien, le président du syndicat du pneu, Dominique Stempfel, reconnaît le problème posé par cette dégradation du caoutchouc : «Ces particules sont ensuite lessivées par la pluie et entraînées vers les cours d’eau et le milieu marin.» Le frottement entre la roue et l’asphalte libère des centaines de composés dont certains sont toxiques pour la santé et l’environnement. Parmi eux : des hydrocarbures aromatiques comme le benzène, classé cancérogène, des polymères (de grosses molécules obtenues par assemblage de molécules plus petites) ou encore des micro voire nanoparticules de plastique.
40% de composés à risques dans nos pneus
En 2025, l’ONG Agir pour l’environnement avait identifié 1 954 composés différents dans les pneus de six marques qu’elle avait fait analyser par le laboratoire indépendant Emission analytics. Parmi ces substances, «40% présentent des risques aigus pour la santé et l’environnement aquatique», selon son rapport. «112 sont considérées comme cancérigènes, mutagènes [qui modifient l’ADN, NDLR] ou reprotoxiques [toxiques pour la reproduction], parfois les deux ou les trois à la fois», détaille Magali Leroy, chargée des enquêtes au sein de l’association. Il est encore difficile de caractériser précisément l’effet sur la santé de ce mélange qui se retrouve de manière diffuse dans l’environnement, pénétrant les sols, l’eau et l’air.
Ce qui est sûr, c’est que ce cocktail participe à accroître la pollution atmosphérique. «Les particules [rejetées par les pneus, NDLR] exposent l’ensemble de la population, en particulier les enfants, à des risques accrus de cancers, de troubles neurologiques, ainsi que de maladies respiratoires et cardiovasculaires», souligne encore le rapport de l’ONG.
Malgré ces effets néfastes, les industriels continuent d’utiliser ces composés. «Différents additifs sont ajoutés pour donner une certaine texture aux pneus, explique Florian Breider, chercheur en ingénierie environnementale à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse). D’autres servent pour des raisons de sécurité routière ou pour éviter le vieillissement lié à l’oxydation : sans certaines molécules, le caoutchouc se craquèle et se fissure quand il vieillit.»
Le 6PPD : une molécule toxique dans le viseur des associations
Parmi ces substances, on retrouve le 6PPD. Une molécule au nom compliqué pourtant bien connue de l’autre côté de l’Atlantique. En janvier dernier, des fabricants parmi lesquels Michelin, Pirelli ou encore Bridgestone ont été entendus par la cour fédérale de justice de San Francisco (États-Unis) après une plainte déposée par des associations de pêche et de conservation de la nature. Celles-ci les accusent d’avoir décimé des populations entières de saumons sauvages et d’autres espèces de poissons à cause de l’utilisation du 6PPD. «En se dégradant, la molécule devient du 6PPD-quinone, un composé emporté par la pluie vers les rivières qui impacte la fertilité des poissons», explique Magali Leroy.
Cette pollution inquiète aussi les pays européens : une quantité conséquente de résidus de pneus a été détectée dans le lac d’Annecy (Haute-Savoie) en janvier dernier et une équipe de chercheur·ses helvétiques en a retrouvé dans des fruits et légumes, y compris cultivés en agriculture biologique. Près d’un tiers de ceux consommés en Suisse en contenaient.
L’équipe de recherche de Florian Breider est à l’origine de cette découverte. «On a trouvé du 6PPD-quinone mais aussi de la DPG (1,3-diphénylguanidine), précise l’expert. Or on dispose de peu d’informations sur leur toxicité pour l’être humain, ça pose question.» La DPG, qui participe à rendre le caoutchouc plus rigide, est déjà considérée toxique pour l’environnement aquatique, selon l’Agence de sécurité sanitaire française (Anses).
«On retrouve certains additifs des pneus dans l’urine humaine, ce qui veut dire qu’ils pénètrent dans le sang. Leur impact sur la santé humaine est encore méconnu mais on sait que plusieurs sont neurotoxiques pour les poissons. On ne peut pas faire de raccourci entre les effets sur ces animaux et sur l’humain, mais ces premiers résultats invitent à la méfiance», souligne le scientifique.
«Il est difficile d’évaluer le niveau de toxicité du mélange contenu dans ces caoutchoucs, précise-t-il. Car tous les additifs forment un effet cocktail qui peut multiplier certains risques et en neutraliser d’autres.» Actuellement, son équipe de recherche met en place une méthodologie pour mieux évaluer cette multiexposition.
Pas de fabricant parfait mais des pistes de solutions
En attendant d’en savoir plus, Agir pour l’environnement réclame davantage de transparence de la part des industriels sur la composition des pneus. L’ONG revendique également la mise en place d’un nouvel étiquetage européen qui intègrerait un indicateur de toxicité.
«Au niveau européen, ça commence à bouger, espère Olivier Charles, coordinateur des campagnes climat, énergie et transports de l’association Agir pour l’environnement. L’Autriche et le Danemark ont demandé à l’Agence européenne des produits chimiques d’interdire le 6PPD. Nous avons rejoint leur commission car, tant qu’il n’y a pas de contrainte sur l’industriel, il ne changera pas sa recette de fabrication.»
Pour l’instant, le militant estime que, «s’agissant de la composition des pneus, il n’y a pas d’entreprise meilleure qu’une autre, aucune ne fait figure de bon élève».
L’association automobile allemande Adac, qui se donne pour mission de «sauvegarder et de promouvoir les intérêts de l’automobilisme, du sport motorisé», a jugé que Michelin était la marque qui réduisait le plus l’abrasion de ses pneus, après avoir réalisé des tests sur 160 produits différents en 2025. L’entreprise précise avoir noué un partenariat avec l’université de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) pour «développer des solutions techniques aux problématiques environnementales des particules d’usure issues du contact entre la route et le pneumatique».
Éviter la conduite sportive et choisir un véhicule léger
Atténuer l’émission de ces microparticules de caoutchouc peut aussi passer par «un autre design routier», suggère Magali Leroy. «Les ronds-points génèrent davantage de particules que les dos d’âne», illustre-t-elle. Éviter les zones de freinage intense contribue à diminuer la pollution atmosphérique.
Une autre solution, plus accessible à l’échelle individuelle, est de renoncer à une conduite sportive faite d’accélérations et de freinages brusques, car elle est responsable d’une abrasion plus rapide des pneus. Les véhicules plus légers sont aussi les moins émetteurs. «Tous les 150 kilomètres, une Tesla Y, qui pèse 464 kilos de plus qu’une Fiat 600e, rejette dans l’environnement l’équivalent [en microparticules, NDLR] d’une bouteille plastique d’un litre et demi», s’indigne Olivier Charles, d’Agir pour l’environnement. La meilleure solution reste d’éviter, autant que possible, d’utiliser sa voiture en solitaire si une alternative en transport en commun est disponible pour son trajet.
-
Expulsion du squat Langevin
Mardi 28 juillet vers 10h, la police nationale a procédé à l'expulsion du squat de la rue Paul Langevin, dans le quartier de la Grâce-de-Dieu.
Après l'expulsion du squat Duparge le mardi 16 juin et celle du squat du Chemin Vert le mardi 7 juillet, c'est un nouveau squat officialisé par l'Assemblée Générale de Lutte contre toutes les expulsions qui est expulsé à Caen, et de nouvelles personnes mises à la rue par l'Etat.
Le squat du 4 rue Paul Langevin, un grand immeuble de huit étages destiné à un projet de réhabilitation, était squatté depuis le 19 mars 2022. Une petite dizaine d'appartements étaient occupés par des familles en exil. Le propriétaire, le bailleur social Caen La Mer Habitat, avait entamé une procédure de justice, et deux ordonnances d'expulsion, datant de septembre et octobre 2022, avaient été émises par le tribunal judiciaire de Caen.
D'après la presse, la police a contrôlé la situation administrative de 10 habitant-es présent-es sur les lieux au moment de l'expulsion et une association de protection civile a conduit certain-es d'entre elles et eux vers des solutions temporaires d'hébergement d'urgence.
Pendant ce temps, les AirBNB se remplissent de touristes et les spéculateurs immobiliers s'enrichissent. Environ 10 000 logements sont vacants dans l'agglomération caennaise (10 197 exactement en 2022 selon les chiffres de l'INSEE), mais le nombre de personnes sans toit ou vivant dans des conditions merdiques ne cesse de grandir. Et pendant que la police passe son été à expulser des squats, la détresse de personnes sans domicile accablées par la chaleur dans la rue est quotidienne, tout comme celle de familles meurtries par l'instabilité et l'insécurité permanente, entre hébergement temporaire par-ci, chambre dans un squat par-là, chez des potes, dans une voiture ou parfois au 115, et celle de milliers d'individus qui peinent à trouver un logement décent. A qui profite le crime ? Aux grands propriétaires et autres marchands de sommeil qui peuvent augmenter les loyers tout en sachant qu'ils trouveront bien quelqu'un prêt à accepter ces conditions, aux agences immobilières qui peuvent se permettre de ne pas répondre à leurs obligations vis-à-vis des locataires et multiplient leurs magouilles, aux entreprises du BTP qui a grand renfort de lobbyisme font croire que le problème du logement n'est qu'une histoire de manque de bâtiments neufs, à l'Etat et aux politiques bien contents de pouvoir mettre en concurrence tous ces gueux dans l'accès au logement, en agitant bien souvent des idées racistes, fragilisant ainsi de potentielles solidarités subversives, ou encore aux gestionnaires de la misère, grandes associations et entreprises du travail social qui capitalisent sur la situation.
-
Samedi 29 et dimanche 30 août 2026 : WE Antifa !
Week-end antifasciste organisé à la Grange de Montabot, 2 impasse de la Bessardière à Montabot (50) par PaFaCaB 50 (Pas de Fascistes dans nos Campagnes Bocagères)
Sommaire
Pourquoi un WE Antifa ?
😡 Face aux offensives racistes et fascistes du gouvernement dont la dernière est l'ignoble loi RIPOST (Réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité, sic !).
😡 Face à l'augmentation du danger fasciste : du RN aux groupuscules identitaires en passant par les médias d'extrême droite.
😡 Face à la répression des antifas, aux agressions fascistes et racistes récurrentes, face au boomerang masculiniste, transphobe et homophobe…
💪🏽💪🏽 Nous devons nous organiser, y compris dans nos campagnes !!
🔥🔥Ensemble faisons reculer le fascisme et toutes les formes d'oppression !Qui dit WE antifa, dit quelques petites installations et préparations en amont !
N'hésite pas à venir nous filer un coup de main du mercredi 26 août au samedi matin.
Si tu penses venir, tu peux indiquer ta présence sur ce formulaire .
Programme :
🍅 Samedi 12h : accueil et repas partagé
Chacun apporte un petit quelque chose !☀️ Samedi à partir de 14h :
📢 Combattre l'anti-tsiganisme : présentation du livre « Voleurs de poules » par son auteur
Ritchy Thibault, d'origine manouche et gitane, revient sur l'histoire des personnes romani et voyageuses en France, appelées nomades ou gens du voyage par le pouvoir.
Il s'attaque au racisme institutionnel qui perdure aujourd'hui, notamment à travers le droit à l'éducation, la santé, la citoyenneté, etc.
Dans la période de fascisation que nous traversons, faire reculer l'anti-tsiganisme, c'est aussi faire reculer l'extrême droite et son poison raciste.🤎 Cercle de parole en non-mixité raciale
Si tu es une personne non blanche, tu es bienvenue ! L'idée est de partager (ou simplement écouter) nos vécus en tant que personne non blanche. C'est un espace assez rare, d'autant plus en campagne. Il est possible que tu te sentes isolé.e avec ton vécu. Ensemble, c'est le moment de nous sentir connexté.es et de transformer nos récits individuels en expérience collective puissamment émancipatrice Atelier pochoirs & graphs
Tranformons nos cascades ratées en messages antifa à semer à tout bout de mur. Viens faire ton pochoir antifa avec des vieilles radio (les tiennes si tu veux) et ton visuel préféré. Échanges d'astuces pour bien grapher, et fresque collective de nos créations.🥊 Boxe populaire :
Plus que de la boxe, il s'agit d'échanger nos pratiques d'autodéfense pour se protéger et protèger les autres ! Avoir une tenue confortable n'est pas à négliger.📖 Arpentage de Face au fascisme, sortir de l'impasse démocrate
Lecture collective du texte publié par la Coordination autonome de Brest sur bourrasque-info.org en juin 2024.📢 Atelier Punchline : Répondre aux discours de haine
Conçu et animé par QueeRévolution, cet atelier prend la forme d'un jeu où notre mission sera de trouver des réponses aux paroles et idées fascistes, LGBT-phobes, racistes, validistes, classistes, sexistes, etc.
Cet exercice peut permettre de discuter de ce que peut être un propos de haine, et de s'armer contre ceux-ci par l'union et le sens de la répartie !🍅 20h : À table ! Repas vegan à prix libre.
🎵🎶 21h : concert puis DJ set !
📢 Dimanche a 11h : s'organiser contre le fascisme.
À l'occasion d'un brunch, temps d'échange d'expériences sur les luttes antifascistes pour s'organiser face à la montée des fascismes : créer un espace où on se donne de la force, où on échange des perspectives, du concret, et où on se (re)motive mais où on laisse aussi s'exprimer et vivre nos divergences dans nos manières de lutter contre le fascisme.🎠 Espace enfants
Un espace enfants avec des personnes pour s'en occuper est prévu afin de permettre aux parents de participer au week-end.
Afin de les accueillir aux mieux (qu'iels investissent cet espace ou non sur place), cela peut être bien de nous avertir à l'avance de leur présence.⛺ Camping sur place avec espace MINT (Meuf, intersexe, non binaire, trans)
🚗 Pour venir :
La Grange de Montabot, la Bossardière ou 2, la Bessardière à Montabot (50),
- route Percy-Montabot :
À gauche sur la route Percy-Montabot
1 km après le gros pylône ou,
- en venant de Tessy :
2e à droite après le bourg de Montabot
Montabot (50) se situe à 9 km de l'A84 (autoroute Rennes-Caen) & de la gare SNCF de Villedieu-les-Poëles
PaFaCaB 50, Pas de Fascistes dans nos Campagnes Bocagères, pafacab50 chez autistici.org
- route Percy-Montabot :
-
Ephéméride des luttes : 2 août
L'éphéméride des luttes du 2 août résonne du son des explosions. Celles des camarades, qui ciblent des objectifs précis, et malheureusement celles des fascistes, qui les font péter dans le tas sans distinction. On a toujours des bonnes raisons de détester les fascistes.
1900 : A Paris, l'anarchiste François Salsou tente de tuer le shah de Perse à l'aide d'un révolver lors d'une visite officielle, mais son arme s'enraye et le coup ne part pas.
1918 : A Vancouver au Canada, c'est la première grève générale de l'histoire du pays. Plus de 300 personnes tentent à deux reprises de défenestrer le représentant du patronat depuis ses propres bureaux. Des affrontements ont également lieu dans la ville. En image illustrant l'éphéméride d'aujourd'hui, un épisode de la journée.
1922 : A Paris, l'anarchiste illégaliste Mécislas Charrier est guillotiné à Paris, après avoir tenté une attaque de train pour en dépouiller les voyageurs de première classe. Il marche vers la fin en chantant L'Internationale.
1943 : Dans le camp d'extermination de Treblinka, une grande révolte des prisonniers a lieu : après qu'un prisonnier de 14 ans se soit introduit dans l'armurerie du camp, et ait commencé à passer des armes vers l'extérieur, c'est le début du soulèvement. De l'autre côté du camp, des ouvriers dont la corvée était de nettoyer les bâtiments remplacent secrètement leur désinfectant par de l'essence. Après qu'un coup d'envoi soit tiré, grenades et tirs ont commencés à pleuvoir sur les gardes non préparés, tandis que des cocktails molotov mettaient feu aux barraquements et que les prisonnier.e.s se précipitaient vers les grillages. Les estimation du nombre d'évadés vont de 150 à 600 et ceux du nombre de morts chez les SS et les gardes ukrainiens de 0 à 200. Au final, seulement 52 rebelles ont survécu jusqu'à la fin de la guerre.
1968 : En Espagne, ETA abat Melitón Manzanas, chef de la police de San Sebastian/Donostia et ancien collaborateur de la Gestapo, en représailles à la mort du militant de l'organisation Txabi Etxeberria sous les balles de la police le 7 juin.
1975 : A Madrid, les GRAPO (Groupes de Résistance Antifasciste du Premier Octobre) abattent deux membres de la Guardia Civil à Madrid. C'est la première action à être revendiquée par le groupe, qui restera actif jusqu'en 2000.
1976 : A Brest, l'Hôtel des Impôts est la cible d'un attentat à l'explosif du Front de Libération de la Bretagne/Armée Révolutionnaire Bretonne (FLB/ARB).
1977 : - A Paris, cocktails molotov et pavés contre EDF.
- A Toulouse, la direction régionale d'EDF du quai St-Pierre fait aussi les frais d'une attaque incendiaire. Le commando Vital Michalon revendiquera l'attaque en réponse à la répression des manifestations antinucléaires de Malville quelques jours plus tôt, lors desquelles est décédé Vital Michalon.
1979 : A Armagh en Irlande du Nord, l'IRA fait sauter des mines au passage de soldats britanniques, en tuant 2. Le nombre de soldats britanniques tués par l'IRA depuis 1969 passe alors la barre des 300.
1980 : A Bologne, une bombe posée par les néofascistes des NAR provoque la mort de 85 personnes et en blesse 200 autres. Il était 10.25 du matin, et l'une des horloges qui s'était stoppée à ce moment-là indique toujours cette heure, en mémoire des victimes.
1981 : - En Irlande du Nord, un huitième membre de l'IRA, Kieran Doherty, meurt suite à une grève de la faim, qui dura 73 jours en ce qui le concerne.
- Le même jour, l'IRA abat deux officiers britanniques à l'aide de mines à Loughmacrory, près d'Omagh.
1984 : Action Directe fait sauter le siège de l'European Space Agency.
2001 : A Londres, la rIRA ('real' Irish Republican Army) fait sauter une bombe dans la zone de Ealing, faisant de gros dégâts, après avoir averti la police d'un coup de téléphone.
Voir en plus de ça l'éphéméride anarchiste du 2 août, pleine d'autres choses encore !
-
Capital One says it closed Trump Organization’s accounts after anti-money-laundering review
Disclosure from 2021 investigation marks first time a bank has formally tied money-laundering concerns to Donald Trump
Capital One Financial hit back on Friday against a lawsuit over its decision to close the Trump Organization’s bank accounts years ago, stating that it did so after a review by anti-money-laundering experts.
The disclosure marks the first time a bank has formally tied money-laundering concerns to Donald Trump’s family business. Capital One is seeking to dismiss the case by casting doubt on claims of illegally debanking – or denying services on religious or political grounds – the Trump Organization.
Continue reading... -
France Travail déploie un outil de profilage algorithmique à des fins de contrôle
France Travail développe un algorithme de profilage des chômeur·euses à des fins de contrôle. Cet algorithme, encore en phase de test, manifeste la volonté de France Travail de massifier les contrôles via l'utilisation d'outils numériques. Nous appelons à la mobilisation contre cet algorithme illégal et à son abandon par la direction de France Travail.
La Quadrature du net publie en partenariat avec la cellule investigation de Radio France.
Le 10 décembre dernier, un nouvel outil numérique était présenté au comité d'éthique IA de France Travail. Intitulé « Ciblage du Contrôle de la Recherche d'Emploi », son objectif est de « recourir à l'IA » afin d'« identifier les dossiers nécessitant un examen approfondi » et d'« alimenter automatiquement l'outil de contrôle de la recherche d'emploi ». Lors de sa présentation, cet outil était en phase active de test, étape préalable à un déploiement plus large.
En d'autres termes, l'ancien Pôle Emploi cherche à se doter d'un outil similaire à ceux que nous dénonçons à la CNAF ou à l'Assurance maladie, visant à automatiser la sélection des personnes devant faire l'objet d'un contrôle.
6 millions de personnes concernées
Cet algorithme vise à « prédire » quel·les chômeur·euses manqueraient à leurs obligations de recherche d'emploi. Concrètement, il repose sur la construction de profils « suspects/non suspects » fondée sur l'analyse de dizaines de milliers de contrôles passés1. Chaque personne inscrite est ensuite assignée à l'un de ces profils sur la base des données personnelles que détient France Travail. Celles et ceux classifié·es comme « suspect·es » sont placé·es sur une liste de personnes prioritaires à contrôler.
Si cet algorithme est aujourd'hui testé sur les profils de personnes en situation de rupture conventionnelle2, France Travail souhaite « étendre l'utilisation du modèle à d'autres publics » afin d'« alimenter automatiquement l'outil de contrôle et transmettre chaque mois des listes de contrôle ciblés »3. En prenant en compte l'ensemble des personnes au RSA, dont l'inscription à France Travail est obligatoire depuis le 1er janvier 2026, ce sont plus de 6 millions de personnes qui pourraient se voir profiler chaque mois par l'algorithme4.
Un ciblage incertain
À ce jour, nous disposons seulement de la liste des 26 variables utilisées par l'algorithme, mais nous ne connaissons pas les règles utilisées dans la construction des profils5. Nous ne sommes donc pas en mesure de déterminer, via des simulations, quelles populations sont les plus ciblées par cet outil. Nous avons fait une demande d'accès au code source de l'algorithme mais, eu égard à l'opacité qu'entretient France Travail vis-à-vis de ses outils numériques, il est peu probable qu'elle aboutisse.
Parmi les catégories de variables retenues, notons notamment celles relatives aux « activités déclarées », à la « visibilité du demandeur d'emploi » (par exemple si le CV est en ligne sur le site de France Travail), à la recherche d'un travail dans un « métier en tension », au « niveau de formation », à « l'ancienneté d'inscription », ou encore à « l'historique des manquements » (absence à un rendez-vous par exemple). On retrouve également la présence d'une activité non salariée, critère par ailleurs utilisé par la CNAF dans son dernier algorithme de scoring pour dégrader la note des personnes en emploi précaire.
Mais l'absence de transparence quant aux règles de classification de l'algorithme ne doit pas masquer l'essentiel. Comme le montrent les exemples de la CNAF et de la CNAM, ces algorithmes sont dangereux en eux-mêmes, car ils sont des outils particulièrement efficaces pour organiser, en toute impunité, la répression de populations entières, et en particulier des plus vulnérables.
Déresponsabilisation et répression sociale
En premier lieu car, comme nous l'avions documenté en détail dans le cas de la CNAF, l'introduction d'algorithmes dopés à l'IA ou au « machine learning » dépolitise la question du contrôle social et des violences associées. France Travail ne fait pas exception : le document présenté à son comité d'éthique avance, dans un paragraphe intitulé « Pourquoi recourir à l'IA ? », que cette dernière permettrait une « suppression des a priori » en proposant « des dossiers à contrôler sur la base de critères objectifs ».
Ce que l'on observe ici c'est la transformation d'un problème politique – le choix des critères de sélection des personnes à contrôler – en un problème purement technique. Cette dépolitisation s'accompagne d'une délégitimation de la critique des politiques de contrôle, puisque ces dernières sont désormais censées être « neutres » et « objectives ». Elle procède également d'une déresponsabilisation des dirigeant·es qui n'ont plus à assumer, en leur nom, les politiques qui conduisent au ciblage de certaines catégories de personnes.
Ajoutons enfin que le profilage algorithmique est utilisé pour invisibiliser le caractère discriminatoire des politiques de contrôle à travers l'individualisation du processus de sélection. Nul·le n'est contrôlé·e parce qu'il ou elle fait partie de telle ou telle population, mais parce que son « score » individuel s'est détérioré.
Opacité et maltraitance
À cela s'ajoute l'opacité qui entoure le code des algorithmes de profilage. En permettant aux responsables des institutions sociales de taire la réalité du tri social organisé, elle complique considérablement la mise en lumière de leurs dérives.
On rappellera ici que, dans le cas de la CNAF, le code source de l'algorithme n'a été obtenu qu'après une longue bataille juridique et médiatique, tandis que celui de l'Assurance maladie ne l'a été qu'à la faveur d'une erreur de caviardage par l'administration. Pendant des années, l'absence de publication des paramètres de ces algorithmes a permis à ces institutions d'organiser le sur-contrôle de certaines populations (femmes isolées, personnes au RSA, personnes en situations de handicap…) sans jamais avoir à rendre de comptes. Pire, les dirigeant·es de ces institutions ont profité de cette opacité pour aller jusqu'à se vanter du recours à des outils de « modernisation » à la « pointe de la technologie ».
Ce risque est particulièrement fort concernant France Travail. Car, loin de la communication de sa direction vantant un recours à une IA « éthique » et « transparente »6, toutes nos demandes d'accès au code des IA utilisées par France Travail sont, à ce jour, restées lettres mortes. En violation flagrante de la loi, France Travail a notamment refusé de nous communiquer la moindre information sur des IA aussi sensibles que celles utilisées pour échanger par SMS afin de proposer des offres d'emplois à des usager·ères (MatchFt) ou celle que France Travail a généralisé auprès de ses conseillers afin de les aider dans leurs tâches quotidiennes (ChatFt)7. Pire, dans ces deux cas, l'institution n'a même pas pris la peine de motiver sa décision auprès de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) – l'institution chargée d'indiquer si ces refus sont légaux ou pas – lorsque nous l'avons saisie.
IA générative et massification des contrôles
Le développement de ce nouvel outil de profilage s'inscrit dans un contexte plus large de multiplication des outils numériques de contrôle au sein de France Travail. Rien que l'année dernière, nous alertions déjà sur le déploiement de « robots » visant à automatiser la décision de clore ou non un contrôle. Ces « robots » intervenaient lors du contrôle lui-même, alors que le nouvel algorithme intervient en amont, lors de la sélection des personnes à contrôler.
Ce qui se dessine, c'est la volonté d'automatiser l'ensemble de la chaîne de contrôle afin de répondre aux objectifs gouvernementaux de massification des contrôles, dont le nombre est passé de 200 000 en 2017 à 730 000 en 2025. En 2027, l'objectif fixé par le gouvernement est d'en réaliser 1,5 millions8.
Mais c'est du côté de l'IA générative que les risques les plus importants existent aujourd'hui. Alors que France Travail multiplie le développement d'IA (ChatfT, NeoFt, MatchFT…), on ne peut que s'attendre à ce qu'une IA générative soit déployée à des fins de contrôle. Connectée au dossier de la personne contrôlée, elle formulerait une « suggestion » quant à la décision à prendre par le ou la contrôleur·euse. Ce serait une étape décisive vers une automatisation totale du contrôle de la recherche d'emploi et la possibilité de massifier, à moindre coût, le contrôle et la surveillance des millions de personnes inscrites à France Travail.
Il est fondamental que France Travail change de politique. Celle qui se dessine, une automatisation toujours plus inhumaine du contrôle, doit être rejetée. Il est encore plus inquiétant de voir que les dirigeant·es de France Travail ne veulent pas voir la réalité sociale de leur politique de contrôle et préfèrent s'enfermer dans la douce mélodie du solutionnisme technologique. Alors pour nous aider à continuer la lutte, vous pouvez nous faire un don et retrouvez l'ensemble de nos publications sur l'utilisation par les organismes sociaux d'algorithmes à des fins de contrôle social sur notre page dédiée.
Retrouvez l'article initial sur La Quadrature du net
-
La vieillesse emmerde l’État colonial : Portrait d’un vieux poseur (de bombe)
Jour de mai, la rédac du Journal CQFD reçoit une lettre d’un mystérieux abonné. Il est fait prisonnier à Riom pour avoir tenté d’incendier un McDonald, en signe de protestation contre le génocide à Gaza. Il s’appelle Ghislain Bellorget et il a 85 ans.
Que deviennent les anarchistes quand ils vieillissent ? Beaucoup s’évanouissent dans la nature, se dispersent ou se fatiguent tout simplement. Peut-être sont-ils comme les moineaux de Pagnol qui « disparaissent, un jour, sans laisser de squelette ». Mais d’autres restent, éléments insolubles dans le capitalisme. Ghislain Bellorget fait partie de ceux-là.
Le 24 avril 2026, il nous écrivait depuis sa cellule de prison. Un mois plus tard, on reçoit une lettre sur papier fin, où court une écriture singulière : une sorte de tremblement qui donne à la prose un air de flamme. Il faut le dire, l’homme a un côté explosif : il a été arrêté le 30 juillet 2025, pour une affaire de tentative d’incendie d’un McDo, à Clermont-Ferrand, en 2024.
« Cher CQFD,
Je viens de recevoir votre journal, hélas je suis hébergé à la prison de Riom depuis le 1er août 2025. Quelques jours avant, je suis parti de chez moi à 4 heures du matin direction Clermont-Ferrand. J’ai déposé un bidon incendiaire derrière le McDo du centre-ville et j’ai signé avec un drapeau israélien coupé en deux. Le Raid est venu me réveiller quatre jours plus tard. J’ai commis cet acte pour les Palestiniens de la bande de Gaza !
Bien à vous, Ghislain.
PS : L’engin n’a pas fonctionné.
PS Bis : J’ai fêté mes 85 ans en prison ! »
Ghislain n’est pas le premier libertaire à nous écrire de sa prison : pendant des années, Jean-Marc Rouillan, membre d’Action directe avait tenu une chronique pour CQFD. Mais c’est vrai qu’à la rédac, on est un peu fleur bleue. Et les lettres d’amour (et de revendication politique), c’est d’un romantisme… Irrésistible !
L’introuvable Ghislain
Donc on se met en quête dudit poseur de bombe. Déjà, Ghislain est bien dans nos fichiers d’abonnés, mais personne à la rédac n’en a entendu parler. Les premières recherches ne dévoilent pas grand-chose, à part quelques articles sur une exposition de photos de voyage d’un photographe de presse à la retraite. Il pourrait être un obscur vieux monsieur mordu d’expéditions. Mais en creusant un peu, on tombe sur deux émissions d’une radio libertaire à propos de ses tribulations pendant la guerre du Vietnam. Puis un article de correspondant pendant la guerre soviéto-afghane dans la revue libertaire Agora. Le zigue a l’air d’avoir une vie diablement rythmée !
Mais pas facile de causer avec lui… Le standard du centre pénitentiaire de Riom nous envoie poliment nous faire cuire le cul, donc on harcèle le maire et les commerçants de son village pour avoir un proche. Sans succès : « Monsieur Bellorget ? Ça fait longtemps qu’on l’a pas vu par ici, je ne crois pas qu’il soit chez lui en ce moment. » Sans blague ! Et puis, un jour, alors que tout espoir commence à s’évanouir, un camarade en dilettante à la rédac me dit : « Un anar auvergnat en prison ? Mon coloc doit avoir son contact ! » La vie est subtilement malicieuse.
Allô CQFD ?
Je décroche le téléphone. Au bout du fil : une voix vive et rieuse. Ghislain m’apprend – je tombe de ma chaise – qu’il a obtenu sa remise en liberté provisoire le 22 mai. Désormais retranché dans sa petite maison de la montagne bourbonnaise, il se bat contre une végétation qui n’a pas attendu la fin de ses dix mois de taule pour reprendre ses droits. Et puis, il attend son procès. Il raconte volontiers ses aventures même si, sur les sujets plus sensibles, il m’oppose un élégant, mais non moins définitif : « Je ne peux pas répondre à ta question. »
Son arrestation ne semble pas l’avoir beaucoup ému. « Le Raid chez moi, ça a été assez violent. Mais pour tout te dire, je savais ce que je risquais. Ils sont arrivés en tirant des balles à blanc qui font le même bruit que des balles réelles. Ils sont entrés dans ma chambre sans arrêter de tirer, tout ça pour un type de presque 85 ans. Du cinéma. »Après quoi, la machine s’est mise en route : police judiciaire de Clermont, agents de déminage de Lyon, incarcération à la prison de Riom. Là-bas, il est envoyé, dans le « module de respect », nouvelle lubie de l’administration carcérale pour faire passer son activité comme un acte d’humanisme : « On est en cellule individuelle, on a des promenades le matin ET le soir. » Mazette, qui voudrait de la liberté après ça ? Ghislain ne semble pas avoir été davantage traumatisé par son séjour. « Les gens ne m’emmerdaient pas. Faut dire que j’étais le plus âgé. Enfin, il paraît qu’il y avait un monsieur de 86 ans, mais il était dans un autre quartier. Je faisais du yoga dans ma cellule et je lisais beaucoup. » Cet épisode ne semble pas l’intéresser plus que ça. Faut dire qu’il a vécu des moments marquants.
D’abord, son expérience en 1965 d’instit à Da Nang, une petite ville du sud Vietnam, où il fait tache dans la société d’expat’ aimablement colonialistes. Il sympathise avec des mouvements étudiants, s’oppose à la bigoterie de sa hiérarchie…
« Après plusieurs petits incidents diplomatiques, le proviseur et le vice-consul m’ont renvoyé en France. »
Chassé par la porte, il rentre par la fenêtre : il retourne au Vietnam comme photographe de presse pendant cinq ans, en pleine guerre entre le sud et le nord. Une de ses photos, rejetée par son agence de presse, aura d’ailleurs un destin glorieux. On y voit une main écorchée pendue dans des barbelés. Elle est récupérée, à son insu mais pour sa plus grande satisfaction, par le mouvement antimilitariste. Associée au slogan « L’armée recrute… elle te tend la main », elle devient un classique des tracts contre la conscription. Puis, en mai 1968, il hésite à rentrer : « Je me suis dit, si c’est une révolution, ça durera plus d’un an… » Hélas, l’histoire a tranché.
« Je n’ai jamais arrêté de voyager, j’ai visité plus de 80 pays grâce à mon travail de photographe. » Parmi ses péripéties, d’autres guerres civiles : Afghanistan, Irlande du Nord, puis Palestine (Cisjordanie) en 2003. Mais ce n’était pas son premier voyage là-bas : en 1962, il s’était déjà rendu dans un kibboutz tout au nord d’Israël. « À l’époque je ne connaissais rien des Palestiniens, je n’avais pas entendu parler de la Nakba et pour moi, la vie là-bas, c’était l’expérience de l’utopie communautaire. »
Le réveil est brutal : « J’ai vu leur quotidien. Le plus choquant, c’est que l’histoire n’a cessé d’empirer. Encore il y a quelques jours, un ami palestinien m’a envoyé des vidéos de blindés en train de déverser des produits toxiques sur des terres cultivables palestiniennes. » Il y retourne en 2009, puis en 2015. En 2013, il tente même d’entrer à Gaza par l’Égypte, sans succès. « Je suis militant libertaire depuis longtemps. Mais c’est l’internationalisme qui m’a toujours tenu le plus à cœur. Ma première manif, c’était contre le franquisme. On descendait la rue Mouffetard, il devait y avoir 60 personnes pour quatre organisations [rire]. On partait de loin à l’époque. » Sûrement une manière de rester optimiste face à nos maigres victoires depuis. En attendant Ghislain, le Chien rouge te souhaite de bien profiter de ta liberté. Compte sur nous pour continuer d’aboyer avec toi : « Palestine vaincra ! »
Malo Toquet
https://rebellyon.info/La-vieillesse-emmerde-l-Etat-colonial-40073
-
Les autoradios ont des oreilles
Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l’Auvergne-Rhône-Alpes.
Le dispositif a été découvert lors d’un changement d’autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l’autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l’alim de l’autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l’auto-radio.
La musique a bien dû leur casser la tête !

-
Nantes : Des barrières au champ de manoeuvres…
Indymedia Nantes / mercredi 29 juillet 2026
Dimanche dernier, le préfet s’est réveillé avec une douleur abdominale si vive qu’on aurait dit un tremblement de terre.
La cause ?Un cauchemar éveillé : le projet de Centre de Rétention d’eau Administrative s’était effondré sous le poids des protestations, et surtout, le souvenir brutal d’une décision idiote cruelle. La semaine précédente, dans un élan de zèle mal placé, il avait validé l’installation de grilles de sécurité le long de la route du projet de CRA dans la forêt. Vers 3 heures du matin, une vision hantait ses yeux : celle des images de la Gironde, où des incendies dévastateurs ravagaient des paysages entiers. Les animaux de la forêt étaient pris dans le brasier, les pompiers ne pouvaient pas intervenir faute d’accès.
La peur de voir son champ de manœuvres devenir un brasier l’avait saisi à point. « Mais pourquoi ai-je fait ça ? » se hurla-t-il à lui-même en se redressant dans son canapé « Mais quel con, c’est de la folie ! ». D’un bond, il sauta du lit, enchaîna ses charentaises et fonça vers la maison d’arrêt voisine du projet, décidé à corriger ses erreurs dans la nuit. Mais quelle ne fut pas sa surprise ! Il réalisa, une fois sur place, qu’il avait oublié ses outils. Et pour couronner le tout, il portait toujours ses charentaises et son pyjama à carreaux, totalement inadaptés à la marche dans les ronces épineuses.
« Bon sang, je suis un préfet, pas un clown ! »
grommela-t-il en rebroussant chemin en trombe.Il retourna chez lui, récupéra des clés et enfila des bottes robustes, prêtes à affronter les ronciers. Revenu sur les lieux, il se lança dans une tâche titanesque : déboulonner toutes les grilles, retirer des plots en béton et tout jeter dans les ronces. Pendant trois heures, il travailla comme un forcené, suant à grosses gouttes, les vêtements collés à la peau. Le lendemain, il n’irait pas à la salle de sport.
« C’est du sport, » se dit-il en essuyant son front dégoulinant,
« réparer ses propres conneries, c’est levrai workout ! »Quant aux moutons de Lidl et aux chevreuils du champ de manœuvres, ils ont bien rit de cette scène nocturne, voyant un préfet en charentaises, puis en bottes, se battre contre des plots de béton, des grilles en alu et les ronces. Le pire c’est quand il marcha sur les pattes d’un blaireau qui aussitôt lui croqua les guiboles.
Le lendemain, un journaliste local, intrigué par la disparition des grilles, tenta de percer le mystère. En arrivant sur place, il trouva le préfet, épuisé, en train de manger une baguette de pain rassis et du pâté Enaff, assis sur un plot de béton qu’il avait lui-même arraché.« Vous avez vu les moutons de Lidl ? » lui demanda-t-il, les yeux cernés.
« Ils m’ont jugé ! Ils ont ri de mes charentaises ! »Le préfet, le souffle court, ajouta : « Je pensais faire une œuvre utile, mais en réalité, je suis devenu le sujet d’une comédie animalière. »
Les moutons, de leur côté « rire de plus Bêle »,
tandis que le blaireau ne pouvait plus s’arrêter de rire du fond de son trou.Bon en vrai, c’est pas comme ça que ça s’est passé. Les animaux qui rigolent du préfet, passe encore, mais un préfet qui a des scrupules, on se doute que vous n’y avez pas vraiment cru. La vérité, c’est qu’à défaut de prise de conscience du préfet, on a du s’en charger nous même, et on peut vous dire qu’on s’est bien amusés. La prochaine fois, on vous invitera. Les risques juridiques sont très limités, le cadre est sympa et il y a dans l’air un délicieux parfum de subversion.
À bientôt !
Et, selon un commentaire à l’article ci-dessus, « Les barrières ont été remises en place mardi dernier. Des gens sont chauds pour y aller ? C’est rue de la Mainguais, au niveau de l’arrêt de bus « Nouveau Bêle ». […] Prévoir une clé à molette ou un jeu de clés plates.»
Une vidéo (on en trouvera d’autres sur Indymedia Nantes)
-
Les autoradios ont des oreilles
Indymedia Nantes / samedi 1er août 2026
Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l’Auvergne-Rhône-Alpes.Le dispositif a été découvert lors d’un changement d’autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cache plastique sous l’autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l’alim de l’autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l’auto-radio.
La musique a bien dû leur casser la tête ! -
Trump offering early access to online posts in move seen as corruption
Truth Social, where Trump’s account is by far the largest, to offer users early access for up to $100,000 per month
Donald Trump is now offering early access to his Truth Social posts in a move that has been seen as corruption benefitting a sitting president.
Trump Media and Technology Group officially rolled out its new subscription-based data service on Saturday, giving paying customers faster, real-time access to Truth Social posts from Trump and other high-profile accounts.
Continue reading... -
Post-scriptum à « La flamme d’or »
reçu par mail / jeudi 29 juillet 2026
Si la réception de la brochure a été assez largement positive – du moins dans les quelques retours reçus – elle a aussi suscité de vives attaques, principalement concernant la partie sur les « leurres identitaires ». Cela a même valu quelques mots doux lors d’une causerie dans des rencontres anarchistes, certaines personnes qualifiant le texte de « raciste » et « transphobe ». Au passage, à titre perso, quand je considère que quelqu’un porte une position raciste et/ou transphobe, surtout dans ce genre d’espace, j’essaie de faire en sorte de le virer, et si je n’y parviens pas, je me casse. Mais il semble que porter jusqu’au bout les conséquences de sa pensée exprimée ne soit pas un principe de base pour tout le monde.
Cela a aussi valu d’assimiler les positions tenues dans la brochure à celles de Vanina, autrice du bouquin Les leurres postmodernes contre la réalité sociale des femmes, ainsi qu’à Tomjo, co-auteur de Mes vacances à Saint-Imier chez les agresseurs bienveillants et compagnon de route de PMO. Pour que les choses soient claires : je ne partage pas du tout les mêmes positions et suis en général en partie d’accord avec les critiques qui leur sont faites. Vanina, par exemple, me semble homogénéiser les mouvements queers et intersectionnels, pourtant traversés de tendances contradictoires, pour en faire une des causes principales de l’affaiblissement du féminisme révolutionnaire (ce qui n’en fait pas, comme j’ai pu l’entendre et le lire, une « facho » ou autre insulte de ce goût-là). Tomjo ne se contente pas de son côté d’homogénéiser queers, intersectionnel-les, wokes, postmodernes ou déconstruits, il reprend des clichés réacs certes avec style, mais surtout avec un ton méprisant.Je dois dire que j’ai été étonné, puisque la critique dans la brochure porte sur les logiques réformistes issues des politiques identitaires (et poursuit ainsi un travail critique des pièges réformistes entamé dans les parties précédentes sur l’autogestion, poursuivi sur les projets de retour à la terre, l’expérience de la ZAD de NDDL, l’antifascisme ou l’électoralisme). Le texte n’est en rien une critique des dynamiques anarchistes et révolutionnaires du mouvement queer, mouvement dont il n’est pas question dans la brochure, et encore moins des personnes s’engageant dans un processus de transition. Il s’agit en fait de critiquer des logiques réformistes, comme il y en a dans un certain antifascisme, féminisme, milieu alterno, etc. Et ces critiques sont d’ailleurs portées depuis l’intérieur même du mouvement queer. Critiquer les théories foucaldiennes sur le pouvoir me semble aussi très utile, tant elles se sont imposées jusque dans le mouvement anarchiste. De même, il me semble important de rappeler que l’individu-e, dans un sens anarchiste, est bien plus large que toutes les cases identitaires. D’ailleurs, le mouvement queer a participé à sa manière à faire éclater ces cases. L’étonnement passé, il faut bien avouer que le texte aurait gagné à rappeler qu’il existe des dynamiques plus intransigeantes et plus intéressantes. Je ne les ignore pas et essaie de participer à en diffuser les positions depuis bien des années (George Jackson Brigade, Queer ultraviolence, Ma randonnée sans balise, Trans n’est pas transhumanisme, etc.). Il aurait très certainement fallu les évoquer, d’autant que cette brochure circule en-dehors du mouvement anarchiste (et c’est une très bonne chose et un objectif). Il s’agit là effectivement d’une erreur.
Cela aurait en outre peut-être permis d’empêcher – ou du moins de limiter, tant le sujet semble sensible et propice aux vives réactions – les extrapolations faites sur le texte, comme par exemple concernant la mixité choisie. Il n’en est pas question dans le texte, mais certaines personnes ont curieusement cru y voir une critique de la mixité choisie. Je n’ai aucun souci avec ça, au contraire, je considère que cela peut être un outil utile (tant que ça ne devient pas une fin en soi). Et les gens sont de toute façon libres de s’autoorganiser comme ils et elles le souhaitent ! Il y a toutefois des critiques portées qui me semblent injustes, comme par exemple sur le fait que la brochure oublierait le patriarcat. Certes, ce n’est probablement pas assez développé (comme bien d’autres sujets, comme l’enfermement). Ce n’est qu’une brochure sur un sujet bien vaste… Il est tout de même fait référence à La Voix des Femmes et aux Mujeres Libres, par exemple et entre autres. Il y a surtout l’évocation du soulèvement en Iran aux cris de Femme ! Vie ! Liberté ! dès l’introduction, choix qui n’est évidemment pas fait au hasard, mais bien pour rendre explicite dès le départ l’idée que la lutte contre le patriarcat (et la religion) fait partie des fameuses perspectives révolutionnaires à ouvrir. Mais quand on ne veut pas voir…
Je rappelle donc la partie centrale de ce chapitre, qui me semble assez claire pour éliminer tout soupçon de racisme, de transphobie ou autre position nauséabonde :
« S’il existe une lutte centrale, c’est celle pour arracher des pans d’autonomie, pour la maîtrise de sa vie et de son propre corps, pour l’appropriation des finalités de ses activités, pour le contrôle de ses gestes et de ses décisions, pour la possibilité de rencontrer autrui dans un rapport égalitaire. L’individu-e fait donc bien ce qu’il veut de son cul et de sa vie. Automatic word wrap
Il y a il me semble une erreur sur ce qu’est et a toujours été la question sociale. La question sociale a toujours été plus large que la lutte des classes entre bourgeois et prolétaires, ou que le clivage entre riches et pauvres. Le système actuel a émergé du fait du mouvement des enclosures et de la mise en propriété des terres contre les paysans et paysannes, de la mise au travail sous la contrainte, de la radicalisation de la misogynie, de la traite ‘’négrière’’ et de la colonisation, de la famille nucléaire qui s’est imposée. Elle inclut dès le départ la domination masculine, le racisme, le contrôle de la sexualité et de la vie quotidienne. Il en découle que pas plus que de conflit central, il n‘existe de sujet révolutionnaire. La question sociale qui prévaut est probablement celle de la négativité ou non de la hiérarchie et du pouvoir ; de la lutte contre toute forme d’exploitation et de domination, donc ».Il n’y a pas de lutte prioritaire sur d’autres, et le patriarcat est un système de domination plus ancien que l’Etat et le Capital, complètement déployé chez des chasseurs-cueilleurs comme les Aborigènes australiens par exemple. Renverser l’Etat et détruire le capitalisme ne suffira pas à en finir avec l’inceste ou la culture du viol.
La fin de cette partie est peut-être un peu maladroite, lorsque le texte essaie de dégager des cibles qui seraient plus stratégiques. Pour certains et certaines, elles oublieraient le patriarcat et le colonialisme. Il me semble pourtant que l’industrie militaire ou les frontières, par exemple, sont des cibles assez explicites aussi contre le patriarcat et le colonialisme… et sont par ailleurs des piliers de l’ordre établi empêchant toute possibilité de changement réel dans la vie quotidienne, et donc de construction d’un monde nouveau plus désirable dans lequel pourraient s’épanouir des relations débarrassées du pouvoir – y compris sur les corps et la sexualité, et même dans le cercle intime.
La réception d’une brochure, y compris quand elle est positive, peut décidément réserver des surprises. Cela a été le cas du côté d’ « anarchistes » explicitement religieux et très complaisants avec des groupes autoritaires et antisémites comme le Hamas. Il y a pourtant une critique explicite des luttes de libération nationale et de ce genre de groupes dans la brochure, ainsi qu’une occurrence de l’expression « sans dieux ni maîtres ». Je rappelle toutefois, pour que les choses soient claires, que je suis convaincu que la perspective révolutionnaire contre tout pouvoir ne peut être que critique de la religion.
-
Trump’s reflecting pool saga: a timeline of failure and finger-pointing
As Jeanine Pirro moves to drop charges, flawed work by Trump-connected contractor emerges as culprit
Donald Trump’s Lincoln Memorial reflecting pool saga appears to be winding down after prosecutors dropped vandalism charges against former Olympian David Hearn – but not entirely.
On Friday, Trump appointee and US attorney Jeanine Pirro and assistant US attorney Michael Spence petitioned a judge to dissolve the justice department’s case against Hearn, 67, who had been accused of pool sabotage, and instead blamed the “botched installation” of pool liner materials that caused it peel, and “less than fulsome information” offered by the Department of Interior.
Continue reading... -
Du vibe coding au brain fry : la nouvelle fatigue qui terrasse les devs

Les développeurs les plus en pointe avec l’intelligence artificielle générative décrivent une fatigue d’un genre nouveau, la vibecoding fatigue ou l’AI brain fry. Des parades sont inventées pour ne pas se laisser soumettre par l’IA. Cette fatigue pourrait gagner tous les métiers du langage, des journalistes aux juristes en passant par les traducteurs.
-
À Grenoble, l’insoumis Allan Brunon contesté jusque dans ses propres rangs
Le comportement de l’élu isérois, coorganisateur du boycott de la DJ Barbara Butch, fait l’objet de plusieurs signalements internes. En cause: une attitude jugée «autoritaire» et des propos «sexistes et homophobes». Lui dénonce une «cabale» menée par des opposants de l’intérieur. -
The Flapping Holes in Jeanine Pirro’s Davey Hearn Juicebox Jam
In this post, I laughed at how liberally Jeanine Pirro’s prosecutors (the motion was signed by Michael Spence, the Chief of DC’s Superior Court Division, not the AUSAs who had been working the case) used the passive voice in the motion to dismiss the case against Davey Hearn.Even on its face, though, their excuse has some pretty obvious holes. After pretending to have seen none of the extensive reporting about problems with the reflecting pool in the months leading up to Hearn’s arrest, they claim they only first noticed the other damage to the reflecting pool on July 17, when accompanying Hearn’s expert for an inspection of the now-drained pool.
On July 17, 2026, as a defense expert inspected the now-drained Reflecting Pool, United States Attomey Pirro and senior USAO-DC employees once again visited the site and this time immediately noted extensive damage throughout the now-drained pool, It was at that time that USAO-DC first became aware of the significant damage throughout the pool and accordingly requested all documents from DOI concerning the how [sic] the pool was lined and all records regarding the installation of the lining.
Upon seeing the damage, they “accordingly requested all documents from DOI concerning the how [sic] the pool was lined.” DOJ doesn’t explain why that request was successful when the dozens and dozens of communications that prosecutors “made … were made” had not been successful.
Indeed, prosecutors specifically involved in the cases related to the Reflecting Pool made dozens and dozens of communications were made in an effort to identify and obtain the materials necessary to have all information to evaluate the case. After significant demands by USAO-DC, USPP provided the police reports and body-worn camera for roughly 10 individuals associated with the Reflecting Pool.
Nor do they explain why they hadn’t held off on indicting the case until DOI had made that material available in the first place.
That’s their excuse though: They didn’t have access to information on what happened to the pool until after Hearn’s attorney visit and so were helpless to know their case was shit.
And then, they claim, they got 695 megabytes of records which “took days to review,” which is the implicit excuse for letting the case fester two more weeks, from July 17 until July 31.
That visit may actually have been July 16; that’s when Emma Howard, an attorney working with Hearn’s team, describes being taken for a visit in her declaration accompanying a motion to dismiss of the same day, asking to throw out the case because the scene of the crime had been altered.
4. Immediately upon walking due west along the long edge of the pool, I observed that all of the pool liner appeared to be damaged in multiple spots throughout the entirety of the pool This included warping, cracking, peeling, areas where the entire liner was missing, and other forms of damage.
5. AUSA Kevin Reddington accompanied us and showed us the precise location where Mr. Heam allegedly touched the pool liner.
[snip]
7. As can be observed, there is a large oval shaped bald patch at this point running approximately 3.5 feet across.
DOJ discovered this damage (they claim) because Howard documented it — with pictures, which I’ll return to.
Yet during those two weeks and before, the case was already riddled with problems, problems entirely of DOJ’s doing.
The problem that got the most attention was the grand jury testimony from the witness addressing the amount of damage DOJ was trying to pawn off on Hearn.
The very same day this grand jury testimony happened, Pirro gave a big press conference. Ryan Reilly, who knows from covering a zillion January 6 cases that you can only charge a felony for damaging government property if you can prove $1,000 of damage, asked Pirro how she would prove that Hearn did that much damage.
Reilly: Was this part of the pool specifically, was the sealant already partially removed, did he rip it back, can you describe in detail because he maintains that it looks the same as it did…
Let me interrupt here and insist that you watch the video and pay particular attention to the shit going on with Pirro’s mouth while she gets this question.
Reilly: … before he arrived. That’s his —
Pirro: You know, I’m not gonna get into the evidence but what I told you is what our witnesses saw, and experienced, there was an effort — a violent effort! — to rip up the sealant from the bottom of the pool. And irrespective of whether or not, you know, we think that you know there is some situation that preceded it, we can state, and prove, beyond a reasonable doubt, that he caused damage, and that damage is over $1,000.
Reilly: Keying in on that, how do you prove that $1,000 —
Pirro: With an expert. Come to the trial.
Reilly: Does it have to be drained because —
Pirro: We’ll hear all that at the trial.
Reilly: Did he have tools or was it just his bare hands?
Pirro: Right now we believe it’s his bare hands. Both hands.
Reilly: So does that indicate it was probably damaged before or do you believe that he damaged it further.
Pirro: Oh, he damaged it.
Reilly: … Had already been damaged before —
Pirro: He damaged the pool.
Reilly: — before he touched it.
Pirro: He damaged this pool.
Reilly: But there had been all these videos out there —
Pirro: Well good, I’m glad you’ve got that evidence. Cmon in the grand jury you can testify.
That exchange took place at 2:58PM on July 2. Just three hours and one minute earlier, we know from the supplement to Hearn’s bid to get the grand jury testimony, prosecutors reporting to Pirro pulled their expert witness back into the grand jury for a second time.
According to the newly disclosed transcript, the government excused M.R. at 11:36 am Exhibit 3 at 29. Twenty-one minutes later, at 11:57 am, the government recalled MR. and presented the additional testimony that the damage attributable to Mr. Hearn was “definitely” more than $1,000. Id. at 29-30. But by that time, the government should have known that this additional testimony was likely false or misleading, Just minutes before he was excused by government counsel at 11:36 am, M.R. had given testimony establishing that no specific amount of damage was attributable to Mr. Hearn.
That’s what DOJ only decided to turn over belatedly — an oversight, prosecutors claimed. The original portion of the grand jury testimony, however, said this witness testified that you could not separate out the damage Hearn purportedly did from the preexisting damage.
[T]he government’s witness could not identify the repairs necessary to address damage allegedly caused by Mr. Hearn. The witness testified that the repairs at issue would have been necessary regardless of Mr. Hearn’s alleged conduct. Exhibit 1 at 26, 28. The ‘government’s estimated repair range—S6,000 to $15,000—was based on the size of an area, rather than on damage attributed to any particular act by Mr. Hearn. Exhibit 1 at 15, 28. And the government’s witness expressly confirmed that the same estimated range of repairs, $6,000 to $15,000, “would still [have been] necessary before the defendant interacted with the pool.” Exhibit 1 at 28.
Pirro’s witness first testified there was not discrete damage from Hearn to which you could place a $1,000 price tag. Then minutes later, the same witness said Hearn had “definitely” done more than $1,000 in damage. And three hours later, when asked about how DOJ could distinguish pre-existing damage from the damage Hearn purportedly did, Pirro contorted her mouth into a screw and blurted out that a witness — presumably the witness who had just equivocated on precisely this point — would prove that Hearn had done $1,000 in damage.
With all that in mind, check out how Pirro’s prosecutors described — in their attempt to claim they were justified in charging Hearn before they got all those documents from DOI — what must be this witness’ testimony:
W-4, an employee specializing in maintenance and repairs employed by the National Park Service, stated that repairing the additional damage caused to the reflecting pool based on the defendant’s conduct would cost over $1000.
Sure, this witness did state that, but only after they stated, minutes earlier, that there was a whole bunch of other damage and the repairs would have been “necessary before the defendant interacted with the pool.”
Which means the witness testified about all that other damage, the precise thing poor Jeanine Pirro describes being helpless to discover until the pool was drained (as Reilly presciently predicted).
Hearn insisted damage was done “before he arrived,” Reilly noted. The expert witness testified that the repairs were necessary “before” Hearn “interacted with the pool.”
There was also a bitter fight about precisely this chronology starting before July 16 (or 17, if you believe Pirro’s flunkies) and through last week.
On July 9, after Hearn had already publicly explained multiple times the damage was done before he arrived, DOJ seized his phone when he appeared at a status hearing. The next day, his attorneys filed a motion to get it back, based on several complaints. Partly, it was a dickish way to seize the phone (rather than getting his attorneys cooperation to get it), partly, several weeks worth of attorney-client communications were on that phone.
But the biggest complaint was that the affidavit to seize it didn’t mention a key bit of exculpatory evidence: a picture Hearn took before he touched the pool.
the affidavit never mentions a widely published photograph taken by Mr. Hearn before he touched the Reflecting Pool showing that the damage the government has falsely attributed to Mr, Hearn had already taken place. Exhibit A at 3; Exhibit B at 8. The photograph, publicly available since June 20, 2026, eviscerates any probable cause established by the affidavit—and presumably the evidence presented to the Superior Court grand jury that returned the indictment of Mr Hearn.
Before I show you that picture, let me review another point of contention, as reflected in a discovery letter Hearn’s lawyers docketed on Tuesday. In response to a question from attorneys on whether they were satisfied that DOJ had provided the metadata for pictures of the pool, Hearn’s attorneys said, no, they didn’t have acceptable metadata for the pictures of the pool. What they had was an evidentiary shitshow, including a photo obtained from someone else that had no reliable metadata.
In response to your July 27, 2026 email seeking to confirm whether we “received the pictures of the Reflecting Pool with metadata,” we note that the Government has not in fact produced the photographs of the Reflecting Pool with their underlying data.
At USAO-241 through USAO-246, the Government produced screenshots depicting portions of certain on-device application screens-—-namely, Google Photos “Details” panes, an iOS Messages thread, and photo-detail views—from what appear to be at least two different devices: a Google Pixel 7a and an Apple iPhone 14. But screenshots of an application display are not the images” underlying metadata and cannot, by themselves, be authenticated or independently verified. They contain no embedded EXIF or XMP data, file-system timestamps, hash values, or reliable identification of the device owner or user. Accordingly, although the Government has produced screenshots purporting to display metadata, it has not produced the relevant metadata itself.
Moreover, even assuming the accuracy of the dates and times displayed in the screenshots, the information they provide is insufficient to establish the information material to the defense. Several items—-for example, USAO-242 and USAO-246, which are labeled “image000” and reflect “No camera information” and “No lens information”—contain no apparent captured metadata. In addition, the Messages thread produced by the Government indicates that at least one image was For such images, the date and time displayed may reflect when the image was received, downloaded, saved, or otherwise added to the device, rather than when it was originally captured on the source device.
That dispute about metadata is one reason I’m interested in the confident discussion of the metadata of two pictures included in Pirro’s motion to dismiss. One photo was taken by a Parks employee not described to be involved in the confrontation with Hearn at 2:55PM on June 19 (though the motion says it was July because if you still work for Pirro you must be slovenly); the other was taken after Hearn’s arrest, at 4:48PM, by a Parks employee who claimed he yelled at her.
A third NPS employee, W-3, took a photograph of the area where the defendant was seen pulling the lining prior to the incident involving the defendant. Metadata associated with the photo indicates that it was captured at 2:55 PM on July [sic] 19, 2026, shortly before W-1 and W-2 observed the defendant aggressively pulling and further damaging this compromised are of the Reflecting Pool.
[page break then photo]
‘The photograph below was taken by NPS employee W-1 after the incident involving Hearn. Metadata associated with the photo indicates that it was captured on June 19, 2026, at 4:48 PM. A review of USPP body-worn camera shows the officers speaking with the defendant at 4:40 PM
[page break then photo]
As noted, the filing uses a trick my college freshmen might use: sizing the photos such that there was a page break between the description and the photo, meaning you couldn’t easily compare the two photos, before and after.
Here’s what those three photos — the uninvolved Parks employee, Hearn’s photo that didn’t get mentioned in the warrant affidavit, and the Parks employee who claimed he snapped at her — look like (these screen caps include just the damage shown in the pictures), as well as the one a lawyer for Hearn took on July 16:
June 19, 2:55PM, W-3:

June 19 Hearn photo as published by the Beeb on June 21, which was also published on June 20 in the WaPo (hot link).

June 19, 4:48PM, W-1:

Before, during, after. They also show the same goddamn flap of liner.
So does the picture taken by Emma Howard on July 16, though there is added shit visible in the since-drained pool.

DOJ always had in their possession — in the possession of their primary witnesses!! — two photos showing the before and after which, along with Hearn’s photo that had been publicly published, all showed the very same flap of pool liner.
They all showed that all the damage had already been done an hour or more before Hearn arrived at the scene of the crime.
Prosecutors weren’t helpless to know their case was shit before getting the DOI records.
They already had photographic proof that Hearn didn’t do the damage to the pool.
But they charged him anyway.
The post The Flapping Holes in Jeanine Pirro’s Davey Hearn Juicebox Jam appeared first on emptywheel.
-
À Ceuta, «nous faisons face à une double instrumentalisation: du Maroc et de l’extrême droite»
Pourquoi des dizaines de milliers de personnes ont tenté, en quelques heures, de traverser la frontière à Ceuta, entre le Maroc et l’Espagne? Cette frontière est un levier classique de pression diplomatique pour le Maroc, rappelle Marie-Laure Basilien Gainche, professeure de droit public. -
Pompiers: «On a le feu du siècle à notre porte et on est bloqués à la maison»
Alors que des centaines de renforts, parmi lesquels de nombreux volontaires, sont venus de toute la France pour combattre l’incendie en Gironde, des pompiers professionnels du département, réquisitionnés, sont bloqués chez eux, quand d’autres restent cantonnés dans les casernes. -
Cher Jean-Philippe Tanguy - Boxing Day #90
-
Post-scriptum à La flamme d'or
La brochure La flamme d'or. Ouvrir des perspectives révolutionnaires est dispo ici : https://trognon.info/Brochure-Ouvrir-des-perspectives-revolutionnaires-926
Si la réception de la brochure a été assez largement positive – du moins dans les quelques retours reçus – elle a aussi suscité de vives attaques, principalement concernant la partie sur les « leurres identitaires ». Cela a même valu quelques mots doux lors d'une causerie dans des rencontres anarchistes, certaines personnes qualifiant le texte de « raciste » et « transphobe ». Au passage, à titre perso, quand je considère que quelqu'un porte une position raciste et/ou transphobe, surtout dans ce genre d'espace, j'essaie de faire en sorte de le virer, et si je n'y parviens pas, je me casse. Mais il semble que porter jusqu'au bout les conséquences de sa pensée exprimée ne soit pas un principe de base pour tout le monde.
Cela a aussi valu d'assimiler les positions tenues dans la brochure à celles de Vanina, autrice du bouquin Les leurres postmodernes contre la réalité sociale des femmes, ainsi qu'à Tomjo, co-auteur de Mes vacances à Saint-Imier chez les agresseurs bienveillants et compagnon de route de PMO. Pour que les choses soient claires : je ne partage pas du tout les mêmes positions et suis en général en partie d'accord avec les critiques qui leur sont faites. Vanina, par exemple, me semble homogénéiser les mouvements queers et intersectionnels, pourtant traversés de tendances contradictoires, pour en faire une des causes principales de l'affaiblissement du féminisme révolutionnaire (ce qui n'en fait pas, comme j'ai pu l'entendre et le lire, une « facho » ou autre insulte de ce goût-là). Tomjo ne se contente pas de son côté d'homogénéiser queers, intersectionnel-les, wokes, postmodernes ou déconstruits, il reprend des clichés réacs certes avec style, mais surtout avec un ton méprisant.
Je dois dire que j'ai été étonné, puisque la critique dans la brochure porte sur les logiques réformistes issues des politiques identitaires (et poursuit ainsi un travail critique des pièges réformistes entamé dans les parties précédentes sur l'autogestion, poursuivi sur les projets de retour à la terre, l'expérience de la ZAD de NDDL, l'antifascisme ou l'électoralisme). Le texte n'est en rien une critique des dynamiques anarchistes et révolutionnaires du mouvement queer, mouvement dont il n'est pas question dans la brochure, et encore moins des personnes s'engageant dans un processus de transition. Il s'agit en fait de critiquer des logiques réformistes, comme il y en a dans un certain antifascisme, féminisme, milieu alterno, etc. Et ces critiques sont d'ailleurs portées depuis l'intérieur même du mouvement queer. Critiquer les théories foucaldiennes sur le pouvoir me semble aussi très utile, tant elles se sont imposées jusque dans le mouvement anarchiste. De même, il me semble important de rappeler que l'individu-e, dans un sens anarchiste, est bien plus large que toutes les cases identitaires. D'ailleurs, le mouvement queer a participé à sa manière à faire éclater ces cases. L'étonnement passé, il faut bien avouer que le texte aurait gagné à rappeler qu'il existe des dynamiques plus intransigeantes et plus intéressantes. Je ne les ignore pas et essaie de participer à en diffuser les positions depuis bien des années (George Jackson Brigade, Queer ultraviolence, Ma randonnée sans balise, Trans n'est pas transhumanisme, etc.). Il aurait très certainement fallu les évoquer, d'autant que cette brochure circule en-dehors du mouvement anarchiste (et c'est une très bonne chose et un objectif). Il s'agit là effectivement d'une erreur.
Cela aurait en outre peut-être permis d'empêcher – ou du moins de limiter, tant le sujet semble sensible et propice aux vives réactions – les extrapolations faites sur le texte, comme par exemple concernant la mixité choisie. Il n'en est pas question dans le texte, mais certaines personnes ont curieusement cru y voir une critique de la mixité choisie. Je n'ai aucun souci avec ça, au contraire, je considère que cela peut être un outil utile (tant que ça ne devient pas une fin en soi). Et les gens sont de toute façon libres de s'autoorganiser comme ils et elles le souhaitent ! Il y a toutefois des critiques portées qui me semblent injustes, comme par exemple sur le fait que la brochure oublierait le patriarcat. Certes, ce n'est probablement pas assez développé (comme bien d'autres sujets, comme l'enfermement). Ce n'est qu'une brochure sur un sujet bien vaste… Il est tout de même fait référence à La Voix des Femmes et aux Mujeres Libres, par exemple et entre autres. Il y a surtout l'évocation du soulèvement en Iran aux cris de Femme ! Vie ! Liberté ! dès l'introduction, choix qui n'est évidemment pas fait au hasard, mais bien pour rendre explicite dès le départ l'idée que la lutte contre le patriarcat (et la religion) fait partie des fameuses perspectives révolutionnaires à ouvrir. Mais quand on ne veut pas voir…
Je rappelle donc la partie centrale de ce chapitre, qui me semble assez claire pour éliminer tout soupçon de racisme, de transphobie ou autre position nauséabonde :
« S'il existe une lutte centrale, c'est celle pour arracher des pans d'autonomie, pour la maîtrise de sa vie et de son propre corps, pour l'appropriation des finalités de ses activités, pour le contrôle de ses gestes et de ses décisions, pour la possibilité de rencontrer autrui dans un rapport égalitaire. L'individu-e fait donc bien ce qu'il veut de son cul et de sa vie.
Il y a il me semble une erreur sur ce qu'est et a toujours été la question sociale. La question sociale a toujours été plus large que la lutte des classes entre bourgeois et prolétaires, ou que le clivage entre riches et pauvres. Le système actuel a émergé du fait du mouvement des enclosures et de la mise en propriété des terres contre les paysans et paysannes, de la mise au travail sous la contrainte, de la radicalisation de la misogynie, de la traite ‘'négrière'' et de la colonisation, de la famille nucléaire qui s'est imposée. Elle inclut dès le départ la domination masculine, le racisme, le contrôle de la sexualité et de la vie quotidienne. Il en découle que pas plus que de conflit central, il n‘existe de sujet révolutionnaire. La question sociale qui prévaut est probablement celle de la négativité ou non de la hiérarchie et du pouvoir ; de la lutte contre toute forme d'exploitation et de domination, donc ».Il n'y a pas de lutte prioritaire sur d'autres, et le patriarcat est un système de domination plus ancien que l'Etat et le Capital, complètement déployé chez des chasseurs-cueilleurs comme les Aborigènes australiens par exemple. Renverser l'Etat et détruire le capitalisme ne suffira pas à en finir avec l'inceste ou la culture du viol.
La fin de cette partie est peut-être un peu maladroite, lorsque le texte essaie de dégager des cibles qui seraient plus stratégiques. Pour certains et certaines, elles oublieraient le patriarcat et le colonialisme. Il me semble pourtant que l'industrie militaire ou les frontières, par exemple, sont des cibles assez explicites aussi contre le patriarcat et le colonialisme… et sont par ailleurs des piliers de l'ordre établi empêchant toute possibilité de changement réel dans la vie quotidienne, et donc de construction d'un monde nouveau plus désirable dans lequel pourraient s'épanouir des relations débarrassées du pouvoir – y compris sur les corps et la sexualité, et même dans le cercle intime.
La réception d'une brochure, y compris quand elle est positive, peut décidément réserver des surprises. Cela a été le cas du côté d' « anarchistes » explicitement religieux et très complaisants avec des groupes autoritaires et antisémites comme le Hamas. Il y a pourtant une critique explicite des luttes de libération nationale et de ce genre de groupes dans la brochure, ainsi qu'une occurrence de l'expression « sans dieux ni maîtres ». Je rappelle toutefois, pour que les choses soient claires, que je suis convaincu que la perspective révolutionnaire contre tout pouvoir ne peut être que critique de la religion.
-
Patrice Lumumba défie l’ordre colonial
Le 30 juin 1960, le Congo devient officiellement indépendant, après 75 ans d’un régime colonial belge violent et ségrégationniste. Alors que le nouveau premier ministre entend affirmer la souveraineté du nouvel État, Bruxelles est, quant à lui, prêt à tout pour préserver son emprise. -
Trump vows to push $1.8bn slush fund as Senate committee set to reconsider AG nomination
After declaring ‘anti-weaponization’ fund ‘dead’, Trump reverses and says he’ll revive it despite Senate opposition
The US Senate judiciary committee has scheduled a meeting early next week to consider Todd Blanche’s nomination for attorney general, as Donald Trump promised to revive the controversial $1.8bn “anti-weaponization” fund.
The meeting, set for Tuesday, comes as Blanche’s confirmation has stalled over a dispute between the president and outgoing Republican senators John Cornyn and Thom Tillis, who are seeking written confirmation that the justice department would not establish the proposed fund.
Continue reading... -
Bloctel tire sa révérence, Claude pirate trois entreprises par erreur et Google rebaptise ses hackers : on vous raconte la semaine Cyberguerre

Trois actualités à retenir cette semaine : Bloctel ferme ses portes le 11 août, Anthropic reconnaît à son tour des cas de piratage involontaire par Claude, et Google harmonise en interne le nom de ses groupes de hackers.
-
JUILLET 2026 A CALAIS
Locales | sans frontièreshttps://passeursdhospitalites.wordpress.com/2026/08/01/juillet-2026-a-calais/
AU MOINS SEPT PERSONNES MORTES EN JUIN Le 10/07/26, un homme soudanais a été retrouvé mort sur la plage du Touquet. Il tentait la traversée avec sa femme et ses enfants qui ignorant qi'il n'était pas à bord se retrouvent seul.es en UK. Impossible pour elleux de voir le corps et d'assister aux funérailles. Le 23/07/26, le corps d'un homme a été découvert sur la plage de Berck-sur-mer. Le 27/07/26, le corps d'un homme a été (...) -
Test du Galaxy Z Fold 8 : je crois que Samsung a trouvé le format parfait

Sept ans après son premier smartphone pliant, Samsung essaye un nouveau format avec le Galaxy Z Fold 8 qui prend la forme d'un passeport. Le bilan est sans appel : je n'ai jamais autant aimé un smartphone pliant. Le Galaxy Z Fold 8 a des défauts (son appareil photo et ses haut-parleurs, notamment), mais ce qu'il propose plié comme déplié n'a aucun équivalent sur le marché… pour l'instant.
-
Sans sulfite… du tout
Dans le nord du Gard, c’est en prenant soin de sa terre et de ses vignes qu’un Gaec familial parvient à proposer à petit prix un vin de qualité, qui ne contient absolument aucun sulfite.
Ce qu’il faut, c’est trouver un équilibre. » Cette quête, c’est à la fois le travail et la passion de Simon Julian, paysan-vigneron installé à Ribaute, dans le Gard. Lui et son frère Thibaut exploitent une petite centaine d’hectares en polyculture-élevage : céréales (sorgho, blé, orge, tournesol), légumineuses (lentilles, pois chiches), luzerne et fourrages, volailles, quelques cochons et moutons… Et sur 35 hectares, des vignes « cultivées sans produits de la chimie organique de synthèse (désherbants, engrais, pesticides) » et dont le raisin est vinifié et gardé « sans collage, filtration ni conservateurs », garanti sans sulfite. « On utilise un tout petit peu de levure, qui a été sélectionnée dans la nature et qui ne produit pas de sulfite. Pour avoir un ordre d’idée, on ensemence avec 5 kg de levure un volume d’environ…160 000 litres de vin ! Ne marque pas ça dans ton article, on te croira pas ! »
Des animaux dans les vignes
Dans leur ferme, les frangins expérimentent, inventent et fabriquent certains de leurs outils, cherchent les meilleurs rapports entre réalités économiques et respect de la nature, temps de travail et rendements, mécanisation et dépenses de fonctionnement… Et surtout, tout en les cultivant, ils prennent soin de ces terres, en partie héritées de leur père – l’un des fondateurs du label Nature et Progrès – et de leur grand-père – qui en son temps avait « refusé de faire le grand bond dans la chimie ».
Entre deux rangées de sauvignon, le descendant s’accroupit et plante son index dans cette terre. Elle est meuble, aérée, vivante. « Pas loin d’ici, tu peux voir une parcelle défoncée par les roues d’un tracteur, sur laquelle il n’y a pas un brin d’herbe. Les sillons sont pleins de flotte parce qu’elle ne peut plus s’infiltrer… Alors qu’ici il peut pleuvoir, le sol absorbera l’eau. » Entre les ceps, il laisse pousser de l’herbe et sème des engrais verts (1), qui seront par la suite fauchés puis répandus sous forme de broyat pour protéger et nourrir bactéries et vers de terre.
Sur une autre parcelle de vigne, ce sont les volailles de son frère qui font le boulot. Elles désherbent un peu et fertilisent beaucoup. « Remettre de l’animal dans les vignes, il faut le gérer, mais c’est fantastique !, s’enthousiasme-t-il. Je laboure encore un peu, juste en surface. La dernière fois que je suis passé sur une parcelle où on avait mis des poules, j’ai cru que j’avais oublié d’accrocher la charrue à l’arrière du tracteur : la terre était tellement meuble qu’il n’y avait aucune résistance ! »
Simon aimerait, à terme, ne plus du tout travailler le sol. Cela passe nécessairement par une période d’adaptation. « Une touffe d’herbe, ça boit ! Une vigne qui a été habituée à pousser sans concurrent doit s’y réadapter. Elle va notamment le faire en développant des racines plus profondes. » Le vigneron sait que, pendant cette période, les rendements des parcelles concernées baisseront. Aujourd’hui déjà, il récolte environ 10 tonnes de raisin à l’hectare, quand son voisin, en conventionnel, en fait le double. Mais la qualité obtenue et la commercialisation que celle-ci permet n’a rien à voir : l’un vend tout à une coopérative pour quelques dizaines de centimes le litre, l’autre vend tout sous forme de vin, dont 70 % en vente directe depuis le caveau.«Le vin ne produit pas de sulfite »
Moins de rendement, mais plus de qualité et des pieds en meilleure santé, plus autonomes, ne nécessitant quasiment aucun traitement. C’est grâce à cet équilibre global que les Julian peuvent, tout en proposant des prix extrêmement raisonnables (2), écrire sur leur étiquette qu’il s’agit d’un « vin sans sulfites », ces acides ajoutés comme conservateurs et reconnus nocifs pour la santé. Leurs confrères, encore peu nombreux quoiqu’en augmentation, préfèrent écrire « sans sulfites ajoutés » : ils n’en ajoutent pas directement, mais on peut en trouver des traces, même infimes, que le vin produirait naturellement. « Le vin ne produit pas de sulfites », réfute Simon. Les traces viendraient plutôt de l’activité de certaines levures, de la dégradation de molécules de soufre présentes sur le raisin suite à des traitements, ou encore d’apports de composés soufrés (3).
« Nous, vu qu’on n’utilise rien de tout ça, on sait qu’il n’y en a pas. Alors on l’écrit sur nos étiquettes… » Cette originalité leur a même valu une visite de la Répression des fraudes. Après avoir fait analyser le précieux liquide, les inspecteurs n’ont pas pu sanctionner les Julian : pas le moindre sulfite n’a été détecté ! « Ils reviendront sûrement, mais on n’est pas inquiets… »Nicolas Bérard
1- Mélange d’avoine, de seigle et de féverolles issus de ses propres semences.
2- Comptez moins de 6 euros en vente directe pour une bouteille d’1 litre.
3 -Par exemple du sulfate de thiamine.Cet article Sans sulfite… du tout est apparu en premier sur Le site du journal L'âge de faire.
-
Trump’s favorite cable news channel is pushing back against his war on Iran
Prominent Fox News hosts have expressed concern, bewilderment and frustration over US objectives in Iran
Throughout his two presidencies, Donald Trump has leaned on reliable support from the conservative opinion wing of his favorite cable news channel, Fox News.
But, like a broad swathe of the American public, several traditionally supportive commentators on the channel have recently expressed concerns about whether the war on Iran is succeeding, suggesting that Trump is on increasingly dicey footing in the conservative media world he relies on for backing.
Continue reading... -
Ceuta: la crise est surtout politique dans l’Union européenne
«La quasi-totalité» des dizaines de milliers de migrants entrés ces derniers jours dans l’enclave espagnole de Ceuta sont retournés au Maroc, selon le gouvernement espagnol. La France et l’Italie, entre autres, ont provoqué une crise dans l’UE. -
Quand les fêtes de village deviennent prétexte au racisme
Le 25 juillet à Marboz (Ain), un groupe de jeunes s’est filmé en train de chanter un slogan raciste, en marge de la fête du village. Sous couvert d’humour, le contexte alcoolisé peut déclencher ce type de parole, qui touche d’autant plus les jeunes racisés qui se sentent parfois davantage isolés en milieu rural. -
Laura Loomer, Lindsey Graham and the deepening Iran crisis: what’s behind Trump’s reset with Zelenskyy?
The US administration has struck a warmer tone of late as Ukraine has shown its value as an ally in the Middle East
As leadership pairings go, Donald Trump and Volodymyr Zelenskyy is not a match made in heaven.
It is a far cry from the warm rapport and kindred spiritedness that defined Ronald Reagan’s relationship with Margaret Thatcher, or even the guarded pragmatic friendliness Reagan forged with Mikhail Gorbachev to effectively end the cold war.
Continue reading... -
Une proposition de loi vise à faire reconnaître la Loire comme un sujet de droit
Dans le sillage du mouvement mondial de reconnaissance des entités naturelles comme des personnalités juridiques, le parti Les Écologistes a déposé fin juin une proposition de loi pour faire reconnaître le fleuve comme un sujet de droit, coécrite avec l’écrivain Camille de Toledo. -
Sécheresse, pollution: la Loire, le fleuve qui ne voulait pas mourir
Au cœur de l’été, le plus grand fleuve de France a atteint un étiage historique. Un écosystème de militants, de scientifiques et de responsables politiques s’attelle à faire reconnaître les droits d’un cours d’eau, surexploité depuis des décennies. -
The Democrats have one last chance to halt the erosion of US democracy – and it’s less than 100 days away | Timothy Garton Ash
American democrats need a Hungarian-style landslide to overwhelm Trump’s attempts to rig November’s midterm elections
In these days of extreme weather events, it seems odd to say that the US needs a big landslide. But a landslide defeat for President Donald Trump in November’s midterm elections is exactly what is required if the country is to start reversing his deliberate and rapid erosion of its democracy.
The respected Varieties of Democracy (V-Dem) Institute at Gothenburg University argues that in 2025 the US saw one of the most rapid declines in liberal democracy on record. “Democracy in the USA,” says its Democracy Report 2026, “is now at its worst in 60 years.” As the imperial republic marks the 250th anniversary of its founding, the danger seen at the very beginning of its constitutional order by anti-federalists such as Patrick Henry – that of an overmighty president abusing his executive power in an attempt to become a new king – has come closer than ever before.
Continue reading... -
The US war on Iran is spinning out of control | Mohamad Bazzi
Trump’s conflict keeps escalating, with Saudi Arabia joining airstrikes in Iraq and reportedly planning an attack on the Houthis. A recession could follow
The US war against Iran is spiraling out of control. Over the past week, the conflict has expanded across the Middle East, with attacks and counterattacks in at least five other countries. Instead of a quick war that sought to topple Iran’s regime, Donald Trump has started a regional conflict that risks severely disrupting energy supplies and prices – and triggering a global recession.
After a few days of relative calm, the conflict resumed with the Pentagon carrying out almost nightly strikes against Iran, and Tehran retaliating against US military bases in the region. The conflict also extended to attacks in Saudi Arabia, Iraq, Yemen, Jordan and Egypt. And there’s little sign that peace negotiations between the US and Iran, which are being brokered by Pakistan and Qatar, are making much progress.
Continue reading... -
Le projet de franchise de Basic-Fit inquiète les salariés
Recourir à ce modèle permettrait au géant européen du fitness de continuer sa politique d’expansion à moindre coût. Mais un rapport commandé par le CSE alerte sur «le manque de visibilité critique concernant la mise en œuvre opérationnelle du projet». -
"Race blanche et nation française” : ce que révèle la décision de Crépol
Le 20 juillet, la juge d’instruction chargée de l’affaire de Crépol a retenu que les victimes auraient été visées en raison de leur appartenance à la « race blanche et la nation française ». Une requalification qui intervient alors que le parquet, dans… -
Rapport sur les souffrances psychiques au travail enterré: le mécontentement s’accroît face à l’attitude du Sénat
Après cinq mois de travaux et d’auditions, la droite sénatoriale s’est mobilisée pour bloquer la publication d’un rapport sur la hausse de la souffrance psychique au travail. Oppositions et professionnels ne décolèrent pas face à cette décision. -
« Halal romance » : quand la fiction littéraire répare une absence de représentation
Longtemps absentes des romances, les femmes musulmanes trouvent désormais leur place dans un nouveau courant littéraire : la « halal romance ». Derrière ce phénomène éditorial, qui connaît un succès croissant auprès des jeunes lectrices, se joue une bataille plus large autour de la représentation, de l'islamophobie et des choix de l'industrie du livre.
The post « Halal romance » : quand la fiction littéraire répare une absence de représentation appeared first on Bondy Blog.
-
Crip Work | Jamie Hale
Next time you look at a disabled person and think we might be lazy or slow, stop and consider the unpaid labour in the background that we have to complete to survive. Source: Relevé sur le Net... -
À Bruxelles, on préfère la banane industrielle
Le futur cadre financier européen pour 2028 va-t-il demeurer favorable aux agro-industriels de la banane? Alors que les discussions s’ouvrent à Bruxelles, cette réforme pourrait être l’occasion de mieux répartir les aides dédiées aux outre-mer, historiquement captées par les cultures destinées à l’export. -
Hervé Joly : « Le patronat s’est bien arrangé des fascistes quand ils sont parvenus au pouvoir »
Si des capitaines d'industrie ont versé ou versent dans les idéologies d'extrême droite, ce n'est pas le cas du patronat dans son ensemble, juge l'historien Hervé Joly. Dernier volet de notre série sur les patrons d'extrême droite. -
EU relations, climate crisis and Gaza: why Ed Miliband is fired up by Foreign Office challenges
Labour veteran is said to relish role that requires careful negotiation of Trump and impending G20 leadership
Extraordinarily, given the importance of geopolitics, the office of foreign secretary has sometimes appeared a consolation prize in British politics, perhaps reflecting the transfer of responsibility to Downing Street or the Cabinet Office.
That is not how Ed Miliband views the job. His allies say suggestions that he nurses resentment after he was deprived of the chance to be chancellor misunderstand his grasp of the policy challenges ahead. “Ed has an immense appetite to get things done and is relishing being in this job,” one says. “Ed will be a policy-driven foreign secretary.”
Continue reading... -
Le jour où le licenciement économique est devenu moins protecteur
La sauvegarde de la compétitivité est un motif très prisé des entreprises pour licencier avant de subir des pertes. Certes, elles ne peuvent y recourir pour accroître leurs profits, mais la frontière est parfois ténue. -
Washington Policy Review: July 31, 2026
Today’s Report
1. Overview
2. White House News
3. Truth Social Posts
4. Government Department News
5. 2028 Democratic Presidential Candidates
6. AI & Tech Company News
7. Congressional Watch
8. Policy Impact Analysis & Heatmap
1. Overview
President Trump issued a proclamation establishing a four-year safeguard measure on quartz surface product imports to assist the domestic industry, with tariffs beginning August 15, 2026. Additionally, the President hosted a televised Cabinet meeting at Camp David to highlight his administration’s focus on national strength, security, and economic prosperity, featuring updates from various department heads. Furthermore, the President is calling on the Senate to confirm Todd Blanche as Attorney General, describing him as a “STAR” and a crucial “fighter” for the administration’s agenda.
On Truth Social, President Trump celebrated a federal appeals court ruling that upheld his administration’s mail-in voting restrictions. He also criticized Indiana State Senate leader Rodric Bray, calling him a “FOOL” and blaming him for election losses, while reiterating his support for a fund to compensate “victims of government abuse” from the Biden era. Regarding international affairs, Trump warned that the migration situation in Spain serves as a cautionary example for the United States, concluding with a call for citizens to “VOTE REPUBLICAN.”
Governor Gavin Newsom announced “Cal-Secure 2.0,” a new cybersecurity strategy aimed at protecting state infrastructure from AI-enabled threats. He also mobilized emergency resources across California to address extreme heat and elevated wildfire risks, deploying specialized fire crews and AI-enhanced detection technology. Additionally, Newsom announced that the state minimum wage will increase to $17.40 per hour on January 1, 2027, using the announcement to criticize federal leaders for having “blocked efforts to raise the federal minimum wage.” Senator Jon Ossoff launched a formal inquiry into Apple and Google regarding app store age ratings, expressing concern that self-rating systems fail to protect minors from “online predators and harmful content.”
OpenAI announced a “full-stack approach” to AI development intended to make advanced models more accessible and cost-effective across various sectors. The company also detailed its efforts to align with European regulatory standards as the EU AI Act progresses toward implementation. Additionally, OpenAI reported the successful implementation of its enterprise platform at the Dutch firm Univé and confirmed that it recently disrupted a Cambodia-based criminal network that was using its models for romance scams and fraudulent investment schemes.
The Senate engaged in floor business regarding nominations and several legislative resolutions on July 30. The body passed a resolution authorizing the en bloc consideration of nominations in a 50-47 vote but failed to proceed on a measure regarding child care funding flexibility. Senators also failed to discharge a resolution calling for the removal of U.S. forces from hostilities against Iran and initiated procedures to extend trade preferences for African nations. Various committees, including the Senate Finance and Commerce committees, held hearings and advanced legislation related to tax assistance and artificial intelligence infrastructure.
Heightened congressional scrutiny of app store transparency and safety protocols introduces significant bearish pressure on the technology sector, as potential mandates for third-party auditing threaten to disrupt established operational models and inflate legal overhead. Simultaneously, the implementation of new tariff-rate quotas aims to bolster domestic industrial production, yet these protectionist measures drive cost-push inflation within the construction industry by limiting access to affordable components. Furthermore, the escalation of regional minimum wages imposes margin compression on service-oriented firms, particularly as fragmented compliance requirements create what critics describe as a “widening gap” that complicates interstate business scaling. These policy shifts collectively force a recalibration of capital allocation as firms navigate the friction between shifting regulatory burdens and rising input costs.
2. White House News
To Facilitate Positive Adjustment to Competition from Imports of Quartz Surface Products
Following an ITC investigation finding that increased quartz surface product (QSP) imports are a “substantial cause of serious injury to the domestic industry,” President Trump has proclaimed a four-year safeguard measure. Starting August 15, 2026, a tariff-rate quota will apply to QSP imports to facilitate domestic industry adjustment. Many trading partners, including Canada, Mexico, Australia, and various free-trade agreement participants, are excluded from this measure. The President authorized the U.S. Trade Representative to manage potential surges, circumvention, or negotiations regarding these import restrictions.
Reference: https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2026/07/to-facilitate-positive-adjustment-to-competition-from-imports-of-quartz-surface-products/
President Trump Hosts Historic Cabinet Meeting at Camp David
President Trump convened the first televised Cabinet meeting at Camp David to highlight his Administration’s efforts in restoring “American strength, security, prosperity, and common sense.” Cabinet members detailed various initiatives, including Vice President JD Vance’s anti-fraud campaign, Secretary of State Marco Rubio’s focus on sovereignty, and Secretary of War Pete Hegseth’s push to rebuild a “lethal, merit-based military.” Additionally, Secretary Scott Bessent touted economic gains, while Secretary Robert F. Kennedy, Jr. announced that “TrumpRx is already delivering huge savings” toward achieving the world’s lowest drug prices.
Reference: https://www.whitehouse.gov/releases/2026/07/president-trump-hosts-historic-cabinet-meeting-at-camp-david/
ICYMI: Confirm Todd Blanche as Attorney General
President Trump is urging the U.S. Senate to confirm Todd Blanche as Attorney General, stating, “Todd Blanche is a STAR, and everyone knows it!” A broad coalition of law enforcement agencies, state attorneys general, and legal officials supports his confirmation, citing his record as Acting Attorney General, integrity, and commitment to the rule of law. Supporters describe him as a “fighter” essential to the administration’s agenda, while critics are characterized by some supporters as engaging in “juvenile political theater” or “partisan tantrums.”
Reference: https://www.whitehouse.gov/releases/2026/07/icymi-confirm-todd-blanche-as-attorney-general/
3. Truth Social Posts
President Trump celebrated a federal appeals court ruling that rejected a challenge to his administration’s mail-in voting restrictions. Regarding domestic political personnel, he criticized Indiana State Senate leader Rodric Bray, calling him a “FOOL” and accusing him of causing election losses, while asserting that Bray would not have won reelection; he further signaled that he would face opposition at the polls. Additionally, Trump reiterated his support for compensating individuals he characterizes as “victims of government abuse” during the Biden administration, stating he has waived any personal benefit from such a fund. In the same post, he urged that Todd Blanche “should be immediately approved as U.S. Attorney General” and criticized Senator John Cornyn for changing his stance on the issue following an electoral defeat.
Turning to international concerns, Trump warned that the “tens of thousands of Illegal Immigrants invading” Spain mirrors the situation experienced during the Biden administration, cautioning that if Democrats regained power, the United States would face a similar, exacerbated fate. He concluded his remarks by urging citizens to “VOTE REPUBLICAN, AND BE PROUD OF THE U.S.A.”
Finally, Trump highlighted a Trafalgar Group tracking poll regarding the 2026 South Carolina special election for the United States Senate, which showed Darlene Graham leading the field of Republican candidates.
Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump
4. Government Department News
No relevant government department updates found for this date.
5. 2028 Democratic Presidential Candidates
Gavin Newsom (gov.ca.gov)
California launches next phase of state cybersecurity plan as AI changes threat landscape
Governor Newsom announced “Cal-Secure 2.0,” an updated cybersecurity strategy designed to protect state government systems from increasingly sophisticated threats, including AI-enabled cyberattacks. The roadmap prioritizes building a skilled cybersecurity workforce, improving cross-agency coordination, and modernizing technology through increased security investments. The strategy grants state agencies the flexibility to address specific operational risks while adhering to a unified statewide framework. This initiative expands upon California’s 2021 strategy to ensure the continued reliability of public services and data privacy.
Governor Newsom announced the mobilization of emergency resources to combat extreme heat and elevated wildfire risks across California. State agencies are coordinating with local officials to deploy fire engines, helicopters, and hand crews to high-risk counties, including Los Angeles and San Bernardino. The state is operating cooling centers and utilizing AI-enhanced detection technology to manage potential incidents. The Governor stated, “California sabe cómo prepararse para el calor, y les pedimos a todos que pongan de su parte para mantenerse seguros,” while emphasizing the increasing climate-driven risks.
California mobilizes to protect communities as summer heat builds across the West
Governor Newsom has mobilized state resources to address extreme heat and heightened wildfire risks, prepositioning fire crews, aircraft, and equipment in several high-risk counties through August 3. The state is operating cooling centers and utilizing AI-guided wildfire detection tools. Despite providing mutual aid to other states, California maintains local readiness, with CAL FIRE and the California National Guard actively engaged. The Governor remarked, “Extreme heat is a serious public health risk, especially for our seniors, young children, and outdoor workers, and it also increases the risk of wildfires.”
Governor Newsom announces California will raise statewide minimum wage
Governor Newsom announced that California’s minimum wage will rise to $17.40 per hour on January 1, 2027. This annual adjustment, mandated by state law to keep pace with inflation, results in a rate nearly two-and-a-half times higher than the federal minimum wage. Criticizing federal leadership, the Governor stated, “For years, President Trump and Republicans have blocked efforts to raise the federal minimum wage while handing tax breaks to billionaires and big corporations.” The administration highlighted this increase as part of an agenda to support working families and economic growth.
Jon Ossoff (ossoff.senate.gov)
Sen. Ossoff Launches Inquiry into App Store Age Ratings to Help Protect Children Online
Senator Jon Ossoff has initiated inquiries with Apple and Google regarding their app store age rating systems. Citing reports that developers often self-rate apps with minimal oversight, Ossoff warned that inaccurate ratings can expose minors to online predators and harmful content. He is urging the companies to enhance default protections for children and increase transparency regarding their enforcement metrics. This effort follows previous bipartisan legislative work by Ossoff to strengthen online safety, combat child trafficking, and restrict the use of children’s data for advertising.
6. AI & Tech Company News
OpenAI (openai.com)
Advancing responsible AI across Europe
OpenAI details its efforts to align with European AI governance through established practices in safety, security, transparency, and data provenance. The company intends to continue these initiatives as the EU AI Act progresses toward implementation, ensuring that their systems remain compliant with regional regulatory standards.
Building abundant intelligence
OpenAI outlines a “full-stack approach” to AI development aimed at creating models that are increasingly capable, accessible, and cost-effective. The strategy focuses on broadening the practical utility of artificial intelligence, ensuring that advanced technological capabilities become widely available to support diverse user needs and operational efficiencies across various sectors.
Univé builds an AI-ready workforce
Dutch insurance firm Univé successfully implemented ChatGPT Enterprise to enhance its operational workflow. By fostering employee-led innovation and integrating robust governance frameworks, the company transitioned to an AI-ready workforce, enabling staff to leverage advanced language models for large-scale organizational transformation and productivity gains.
Disrupting a Criminal Scam Operation
OpenAI identified and disabled accounts associated with a Cambodia-based criminal network that utilized ChatGPT to facilitate deceptive activities. The operation employed AI to support various illicit schemes, including fraudulent investment solicitations, online romance scams, gambling manipulation, and the impersonation of individuals. OpenAI continues to monitor and restrict the misuse of its platform for such malicious purposes.
7. Congressional Watch
Covers the 2026-07-30 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.
Senate
The Senate conducted floor business to process nominations and consider various resolutions. Senators also voted on procedural motions related to child care policy and military authorization, while initiating the process to extend trade preferences under the African Growth and Opportunity Act.
S. Res. 817 — Authorizes the en bloc consideration of certain nominations in Executive Session [Passed 50-47 (Vote No. 217)]
S.J. Res. 199 — Disapproval of the Department of Health and Human Services rule on child care funding flexibility [Failed to proceed 47-52 (Vote No. 215)]
S.J. Res. 181 — Directs the removal of U.S. Armed Forces from hostilities in or against Iran [Failed to discharge 49-50 (Vote No. 216)]
H.R. 6500 — Extends duty-free import treatment and customs user fees for African nations [Cloture motion entered]
House of Representatives
The House held a brief pro forma session on July 30, 2026. No legislative business or committee hearings were conducted during this time.
No significant legislative actions were taken on the floor.
Committee Highlights
Senate - Commerce, Science, and Transportation — Examined the role of intelligent networks in powering artificial intelligence
Senate - Finance — Ordered the Taxpayer Assistance and Service Act to be reported
Senate - Health, Education, Labor, and Pensions — Advanced multiple education and health-related bills and nominations
Senate - Foreign Relations — Conducted a hearing on nominations for the U.S. Agency for Global Media, the IMF, and an ambassadorship
Joint - Commission on Security and Cooperation in Europe — Received a briefing on Russian influence and engagement in Africa
Coming Up
The Senate will meet on Monday, August 3, 2026, at 3 p.m. The House will meet on Monday, August 3, 2026, at 4 p.m. for a pro forma session.
Reference: Congressional Record Archive
8. Policy Impact Analysis & Heatmap
This analysis is provided for informational purposes only. It does not constitute investment advice or a recommendation to buy or sell any security.
Impact on Market
Based on today’s policy developments, our analysis identifies the following market impact themes:
THEME 1. REGULATORY PRESSURE ON DIGITAL PLATFORMS
Congressional scrutiny of app stores marks a transition toward stricter operational oversight for technology firms. Lawmakers are focusing on transparency and child safety, mechanisms that could force fundamental changes to how platforms manage content and developer guidelines. Bearish risks include increased legal costs and potential mandates for third-party auditing, which could disrupt current business models.
THEME 2. PROTECTIONIST TRADE POLICIES AND MARGINS
New tariff-rate quotas on industrial components demonstrate the administration’s focus on shielding domestic production from import competition. While this benefits domestic manufacturers, it inevitably creates cost-push inflation for the residential and commercial construction sectors. Opposition concerns highlight that these barriers may simply result in higher prices for end-consumers without solving underlying industrial productivity deficits.
THEME 3. LABOR COST ESCALATION IN CONSUMER SECTORS
The rise in California’s minimum wage forces a regional recalibration of labor expense structures for service-oriented firms. Higher personnel costs threaten to compress operating margins unless firms can successfully pass costs to consumers in a tightening discretionary spending environment. Critics worry this widening gap between state and federal wage standards creates fragmented compliance regimes that hinder interstate business growth.
Policy Impact Heatmap with Market Direction

Each cell shows an estimated impact score on a fixed scale of -10 to +10, reflecting how today’s policy developments may affect each market sector. Positive scores (green, ▲) suggest bullish impact; negative scores (red, ▼) suggest bearish pressure. Rows and columns are sorted by impact strength, and sectors and policy events with no meaningful impact are omitted. The heatmap, the analysis below, and the Impact on Market themes above are produced from a single unified analysis: the heatmap visualizes the magnitudes, while the text explains the causal reasoning behind them.
Policy-driven supply chain interventions and labor cost escalations are currently the primary drivers of market volatility. The imposition of quartz surface tariffs shifts competitive advantages toward domestic manufacturers, though downstream retailers face elevated cost pressures. Simultaneously, the escalation of regulatory scrutiny toward app stores creates significant compliance risk for large platforms. By questioning the efficacy of existing age-rating systems, legislators are increasing the likelihood of stringent oversight that could necessitate costly modifications to digital distribution architectures.
Separately, labor-intensive sectors in California face margin compression as the mandated minimum wage increase signals continued wage inflation. This state-level policy diverges from the federal trajectory, increasing operational complexity for national entities. Meanwhile, the failure of the Senate to force an withdrawal from Iranian hostilities maintains the existing geopolitical risk premium, providing structural support for the defense sector while keeping energy markets sensitive to regional instability. While proponents view these measures as necessary for safety or industry protection, critics argue such interventions represent “market interference” that adds friction to corporate operations and elevates consumer prices.
-
Brochure « Les bon.nes allié.es nous cassent la tête - détruire les alliances, construire des complicités ».
La brochure est téléchargeable là
Page par page :
Cahier :
Et sinon voilà le texte :
Suis-je un.e bon.ne allié.e ?
La question se pose ces dernières années et on ressent souvent une peur de ne pas être quelqu'un.e de suffisamment déconstruit.e, de ne pas être suffisamment présent.e dans la lutte contre les oppressions et les dominations.
Mais c'est quoi être un.e allié.e au juste ? Et en quoi serait il/elle/iel bon.ne, mauvais.e, bof ? Et pourquoi l'utilisation de ce terme est-elle devenue omniprésente dans nos espaces de lutte, dans nos vies ?
Et allié.e de quoi ? de qui ? par rapport à quoi ? contre quoi / qui ?
Qu'est-ce qui est important dans mes rapports avec les autres ? Qu'est-ce qui fait que je vais avoir envie de rencontrer, ou pas, une personne, de m'organiser avec ?
Son identité ? Ses comportements ? Ses perspectives ? Ses pratiques et ses idées ?Par "nous" on entend les gens qui vivent sur cette foutue planète en 2026.
Cela dit, dans ce texte, le "nous" pourra aussi renvoyer à ses autrices, qui sont au nombre de deux. Quatre mains, quatre yeux, deux cerveaux, à essayer de décortiquer les processus que nous voyons dans nos milieux (queer-féministes-anarchistes...), qui ne nous satisfont pas, voire qui créent des situations problématiques. Nous tenterons aussi de poser des perspectives et des envies, inspirées par des discussions collectives hyper intéressantes et des situations de conflits plutôt déprimantes.
On espère que ce texte nourrira des discussions collectives et interinviduelles, inspirant elles-mêmes d'autres textes, et autres.De la nécessaire prise en compte des oppressions
Pour commencer on voudrait souligner en quoi la prise en compte des oppressions systémiques et leurs conséquences, on trouve ça nécessaire, logique et important.
Les oppressions sont des systèmes de hiérarchie, d'exploitation et de discrimination, de certains groupes par rapport à d'autres. Quand on subit une oppression, on le ressent dans beaucoup d'aspects de nos vies. Ça entraîne des conséquences sur comment on se construit, et donc sur notre personnalité, sur notre confiance en nous, sur ce qui nous semble normal ou pas, sur nos comportements. Mais aussi sur la thune qu'on a, sur nos codes sociaux, sur notre rapport aux administrations, au système judiciaire, sur les difficultés à avoir un taf, un logement, à se déplacer et à être dans les lieux. Ça joue dans nos relations avec les autres, aussi bien avec les gens dans la rue qu'avec nos proches. C'est impossible de faire une liste exhaustive de toutes les conséquences des oppressions dans nos vies parce que c'est omniprésent et complexe.
Pour donner quelques exemples, à un niveau individuel, les oppressions ça fait qu'il y a certaines personnes qui vont avoir plus tendance que d'autres à être valorisé.es, écouté.es, à être au centre, à parler beaucoup, à couper la parole, à se faire servir, à prendre des décisions. Alors que d'autres se retrouvent plus souvent dans des positions invisibles, ou de soin auprès des autres, à rendre des services, à ne pas être pris.es au sérieux, à s'adapter aux autres, à ne pas se sentir légitime, à être mal considéré.e.
Ces oppressions existent dans tous les espaces, y compris dans des milieux "militants".Les dominant.es peuvent avoir tendance à penser qu'iels savent mieux que les opprimé.es comment iels sont dominé.es, à quoi c'est dû, et comment il faudrait lutter pour transformer ça. Alors que les personnes qui subissent les oppressions, de manière + ou - violente, intense et quotidienne, ressentent directement les effets concrets de celles-ci. Ce sont ces personnes qui sont le plus à même d'analyser comment fonctionne cette oppression et de dire quand une personne privilégiée exerce sa domination.
Ça nous semble donc important d'écouter et de faire confiance à une personne qui parle de son vécu et qui explique en quoi tel ou tel comportement est oppressif. D'avoir un peu d'humilité, de ne pas penser tout comprendre, de remettre un peu en question ce qui nous semble évident ou "normal".
En tant que personne qui ne subit pas une oppression, on trouve nécessaire de voir comment ça nous apporte des privilèges, comment on fait (qu'on le veuille ou non) exister cette oppression dans nos rapports aux autres, et essayer de modifier nos comportements. Et par rapport à la lutte contre cette oppression, il nous semble logique de respecter les volontés de mixités choisies des personnes qui subissent l'oppression, accepter de ne pas être au centre, pouvoir à des moments faire les petites mains, ne pas être toujours dans les rôles les plus valorisés.Plusieurs trucs qui viennent d'être dit peuvent correspondre aux comportements d'un.e "bon.ne allié.e", mais on a aussi envie de dire en quoi cette notion-là ne nous parle pas.
Les dérives de la posture d'allié.es
- Les opprimé.e.s n'auraient jamais tort ?!
Prendre en compte les oppressions est donc nécessaire. Mais ce qui ne nous va pas c'est que parfois on se retrouve à analyser des situations uniquement sous ce prisme-là. Par exemple, pour se demander qui a raison ou tort on va juste regarder qui vit quelles oppressions et privilèges et se positionner du côté de la personne la plus opprimée. Parce que, pour certaines personnes, être "un.e bon.ne allié.e" c'est avoir une confiance totale en la parole des opprimé.e.s. Comme si les personnes qui vivent des oppressions ne pouvaient jamais se planter, ni avoir des comportements violents ou oppressifs. Partant du constat que les personnes qui vivent des oppressions sont bien souvent vues comme incapables, bêtes, pas dignes de confiance, violentes ou autres, on peut comprendre qu'il y ait une volonté de contrer ces stigmates, en leur donnant au contraire beaucoup de confiance et de valorisation. Ça nous paraît important d'y faire gaffe mais c'est quand même nécessaire de pouvoir se faire des critiques, parce que tout le monde peut avoir des comportements chiants ou dominants, même les opprimé.e.s. Et surtout, on peut encaisser des critiques et des retours à propos de nos comportements, même si on est opprimé.es, pour être ainsi plus en accord avec nos positions politiques et nos valeurs.- Les allié.es et l'immobilisme
Un autre truc qui ne nous parle pas c'est cette idée que les personnes qui ne subissent pas directement l'oppression ne pourraient pas lutter contre des aspects de cette oppression. Écouter les personnes qui vivent l'oppression, ne pas prendre toute la place, être un peu humble, ça nous semble bien, mais ça ne veut pas dire ne rien faire.
Les allié.es se reposent sur les concerné.es, les concerné.es savent. Il y a une peur généralisée de "mal faire", d'être critiqué.e parce qu'on n'a pas été un.e bon.ne allié.e, mais ça fait que plein de personnes se figent dans l'immobilisme. Et en plus on peut se rassurer en se disant "je ne suis pas concerné.e donc ce n'est pas ma place d'agir". Agir et se planter nous semble plus intéressant que de ne rien faire.- Quels sont les moteurs à vouloir être un.e "bon-ne allié-e" ?
Pourquoi est-ce qu'on a envie d'être vu-e comme un.e "bon-ne allié-e" ? Est-ce que c'est parce qu'on a intériorisé la culpabilité d'avoir des privilèges ? Est-ce que c'est par sens moral ? Est-ce que c'est parce que ça va faire de nous de meilleures personnes ? Parce qu'on va être valorisé.e ? Est-ce que c'est par empathie et qu'on veut essayer de participer à ce que les gens vivent mieux ? Est-ce qu'il y a un petit peu de "je suis la personne qui peut sauver ces gens" ?
On pense que ça n'existe pas réellement, ce n'est pas possible ni souhaitable d'agir juste pour les autres, de lutter contre une oppression qu'on ne subit pas, juste pour soutenir les personnes qui la vivent. Parce que même quand on croit agir par pur altruisme, il y a souvent des intêrets personnels cachés, comme le fait de se sentir mieux avec soi-même parce qu'on trouve qu'on a bien agi, ou être valorisé.e par les autres. Et on préfère l'idée qu'on a besoin de lutter contre toutes les oppressions, même celles qu'on ne vit pas, parce qu'elles sont toutes imbriquées, parce qu'elles permettent à ce monde de continuer et qu'on n'en peut plus de ce monde ! On veut lutter parce que notre problème c'est que ces dominations existent et qu'on ne pourra pas être libre tant que tout le monde ne sera pas libre (oui c'est une jolie phrase, mais ce n'est pas que théorique).- Un.e bon.ne allié-e c'est une personne safe ?
Tout le monde a intériorisé les oppressions, personne n'est "safe". Nous n'avons pas envie de viser cet idéal safe inatteignable, tout comme la perfection est ni atteignable, ni souhaitable.
Sortir de l'idéal safe aussi parce qu'une des conséquences est que si on me dit "t'as eu un comportement oppressif", je vis ça comme un échec horrible, comme si j'étais une mauvaise personne, et donc je redoute ça plus que tout. Et ça fait souvent qu'on réagit mal, sur la défensive, ou bien en mode culpa x10 000. Ce sentiment exacerbé de culpabilité fait qu'on est tourné.e vers soi parce qu'on est trop mal de ce qu'on a fait, plutôt que vers l'autre. Ou encore, ça fait qu'on va trouver des stratégies pour continuer à dominer en scred.- La centralité de la déconstruction individuelle
Un des buts des bon.nes allié.es est de "checker ses privilèges" et de se remettre en question, c'est ça qui devient principal dans la lutte contre les oppressions. Il est ainsi central de se déconstruire, d'enlever de nous toute trace de cette société, ne plus se comporter comme ci ou comme ça, adopter les codes du milieu. Bien évidement on ne remet pas en question le fait que des efforts sont nécessaires, que les dominant.es doivent comprendre comment iels oppriment et qu'iels arrêtent de le faire au maximum pour qu'on puisse s'organiser ensemble. Mais cet aspect, ce prérequis est devenu à la fois la seule chose demandée et la seule chose possible. La lutte contre les oppressions est devenue une lutte individuelle contre soi-même, dans la même temporalité des trucs vendeurs de "devenez la meilleure version de vous-même" et autre life coaching.Contre le déterminisme et le séparatisme
- Le déterminisme
Dans ce contexte, ce qu'on entend par déterminisme c'est l'idée que nos comportements, nos choix, nos façons d'être et de penser, bref qui on est, serait uniquement le résultat des oppressions et/ou des privilèges qui nous traversent.Nos comportements sont souvent liés à notre construction sociale et donc malheureusement il y a des façons de faire qui se retrouvent souvent chez les gens qui ne sont pas la cible de telle ou telle oppression. Schématiquement, les mecs cis hétéros, souvent parlent beaucoup et prennent peu soin des personnes qui les entourent. Et du coup, si on a été confronté.es 200 fois aux mêmes situations, c'est logique qu'on développe un certain rejet, qu'on ait un à priori négatif, un mécanisme de protection. Mais c'est enfermant de dire « tous les mecs cis hétéro sont comme ça ». Et donc même si on a une méfiance qui se comprend, ça nous paraît important de ne pas s'en satisfaire et encore moins de la politiser, dans des théories comme la misandrie.
Et on n'a pas non plus envie de dire "tou.te.s les opprimé.e.s sont comme ça". On entend parfois des phrases du style "tu dirais pas ça si t'étais queer", ou bien "quand t'es racisé.e tu penses d'une certaine façon"... C'est comme s'il n'y avait qu'une seule manière de vivre une oppression et qu'elle définissait entièrement les gens.
Chaque personne est un être complexe, on n'est jamais uniquement la somme de nos oppressions et de nos privilèges. On refuse l'idée qu'on n'aurait aucune aucune marge de manoeuvre, que tout serait déterminé d'avance.
- Non-mixité / séparatisme : outils ou perspectives ?
La non-mixité est pour nous un outil très important. Ça donne de la force, permet de s'organiser, etc. Aussi ça peut faire du bien à des moments de se retrouver avec des personnes avec qui on a des bouts de vécu en commun. Même si ça n'est que partiel et même si c'est parfois très limité : ce n'est pas parce qu'on vit une oppression qu'on la vit de la même manière, il y a plein d'autres aspects de nos vies à prendre en compte. Mais il y a une différence entre considérer la non-mixité comme un outil, et l'envisager comme une fin en soi. Dans ce cas c'est ce qu'on appelle le séparatisme : vivre, s'organiser, avoir des relations, uniquement entre personnes qui vivent une même oppression. Pour nous, la non-mixité est nécessaire à plein de moments, mais quand même, notre but c'est de les détruire ces cases identitaires.Sur quelles bases on s'organise avec des gens ?
- Quand les réalités vécues ça devient plus important que ce qu'on en fait
On pense que ce qu'on vit comme oppression ça entraîne des conséquences sur nos vies, sur qui on est. Mais on ne trouve pas ça suffisant, de s'organiser uniquement sur des bases identitaires, sans prendre en compte nos perspectives politiques, contre quoi on lutte et comment. Et on a l'impression que c'est souvent ça qui se passe dans des milieux notamment queer féministes. La seule chose qui importe ce sont les oppressions vécues, c'est sur ces bases-là qu'on se réunit, qu'on s'organise. Alors qu'on peut vivre des oppressions en commun et lutter contre celles-ci de manières très différentes.
Par exemple il y a pas mal de féministes qui sont ouvertement racistes.
Il y a aussi des gens dont le but c'est l'intégration dans la société, genre que la victoire ça serait qu'il y ait une personne noire, trans et handie présidente de la république. De notre côté on aurait plutôt envie qu'il n'y ait plus de république, plus d'état et donc plus de président.e.
On est d'accord que la lutte contre la transphobie, le racisme et le validisme est nécessaire, et que lutter contre certains effets des oppressions sauve littéralement des vies. On a donc certains points en commun avec celleux qui voudraient une personne noire, trans et handie président.e. Mais quand même, nos buts sont vraiment très différents, du coup comment lutter ensemble si dans le fond on ne veut pas du tout la même chose ? Ou alors peut-être qu'on peut partager des moments précis, tout en sachant les limites que ça a ?- Critique des luttes partielles
Un des points qui ne nous parle pas dans cette idée qu'il y aurait d'un côté les allié.es et de l'autre les personnes cibles d'une oppression, c'est que ça veut dire qu'on parle d'une lutte contre une seule oppression, tournée uniquement là-dessus. Si ce qu'on veut c'est détruire profondément ce système ça ne suffit pas de lutter contre une seule oppression, c'est nécessaire de s'attaquer à toutes en même temps. Et aussi aux autres structures de domination. Lutter contre toutes les oppressions évite de les hiérarchiser, d'en mettre une comme plus importante que les autres. Évidemment c'est difficile de tout faire en même temps et parfois il faut faire des choix. Mais même dans ces cas-là on peut l'exprimer, dire que là on a mis cette lutte au centre, que ça n'est pas satisfaisant, et continuer de se demander c'est quoi nos perspectives, c'est quoi qu'on vise.Se centrer sur une seule oppression, ou seulement quelques-unes, a souvent comme conséquence de ne lutter que pour l'obtention de droits ou de choses matérielles. Cela reste hyper important et nécessaire, évidemment, d'aider les plus opprimé.es à accéder à des choses qui leur permettront de ne pas juste mourir. Clairement.
Parfois quand on lutte pour des conditions matérielles, on se retrouve à demander des choses à des institutions (des papiers, des meilleures conditions d'enfermement ou de travail...). On peut considérer qu'il y a un côté illogique à ça parce que c'est demander de l'aide à la structure qui est la source du problème : par exemple demander des papiers à un état alors que s'il n'existait pas il n'y aurait pas besoin d'en avoir et que tout serait bien mieux ! Mais en même temps c'est parfois inévitable de se retrouver à demander des choses à des institutions qui par ailleurs nous écrasent, parce qu'elles ont un pouvoir énorme et qu'on dépend d'elles sur plein d'aspects de nos vies.
Malgré ça, on trouve ça dommage quand des gens disent que "c'est une lutte pour des personnes opprimées donc il ne faut pas être trop radical". Nous affirmons qu'il est possible de lutter pour des améliorations de condition de vie tout en gardant l'objectif de changer profondemment l'ensemble de ce système !De l'autre côté, il y a aussi d'autres manières de lutter qui ne nous conviennent pas non plus, car elles mettent l'accent uniquement sur les perspectives révolutionnaires, sans prendre en compte comment les oppressions sont omniprésentes et ont des conséquences importantes. Et c'est super chiant quand il y a des gens qui centrent tout sur le structurel, notamment avec cette idée que "on verra après la révolution" pour s'occuper du reste.
Nous pensons qu'il est indissociable de lutter contre les oppressions au niveau systémique et au niveau inter-individuel. Il est possible de lutter à la fois pour mettre la pression, être dans un rapport de force, tout en ayant des perspectives de destruction de la société, le tout sans dissocier les effets des oppressions et leurs causes.
- Pour des complicités et de la complexité dans nos liens
Nous avons envie que les liens qui se tissent entre les personnes d'un même milieu ou d'une même lutte reposent sur d'autres ressorts que la culpabilité ou la valorisation, les postures et les hiérarchies, les trucs de "plus radical.es que moi tu meurs" ni de "plus opprimé.es que moi tu meurs".Nous avons envie d'avoir confiance, de pouvoir faire confiance aux autres, sur leurs raisons de lutter, mais aussi une confiance ensemble, pouvoir compter sur les autres face aux dangers que cette société nous envoie à la gueule. De pouvoir se mettre en danger ensemble.
Nous voulons des complices et non pas des allié.es.
Parce que ce terme renferme les notions de réciprocité, que si t'es ma/mon complice, je le suis aussi, chose qui n'est pas présente derrière le terme "allié.e".
Parce que nous prenons au langage juridique sa notion de complicité.
Parce que complices veut dire aussi que les personnes sont impliquées dans la même histoire, dans une même aventure, ici dans une même lutte.
Parce qu'en étant complices, on peut se retrouver à s'organiser ensemble tout en étant des personnes qui subissons des oppressions différentes. Ces différences peuvent exister sans être invisibilisées et sans nous séparer.
Nous voulons des complices car nous avons besoin de partager des perspectives communes avec les gens avec qui nous luttons : la perspective de détruire ce monde, entre autres réjouissances.Conclusion
Voilà, c'était un coup de gueule parce que ça nous énerve ces dynamiques qu'on voit dans pas mal de réseaux queer/féministes.
On a aussi envie de dire qu'on galère toujours, parce que ce n'est pas facile de trouver un équilibre entre l'idéal qu'on voudrait atteindre et la réalité qui est souvent bien plus compliquée. À plein de moments on a des doutes. Parfois on croit qu'on arrive à créer des complicités entre personnes qui vivent des oppressions et privilèges très différents, et finalement on se retrouve trop frustrées et déçues. Mais il y a aussi des moments où ça nous fait trop de bien, où on arrive à en parler, où on sent qu'avec des gens on a vraiment des envies communes de détruire ce monde et les dominations qui vont avec, à tous les niveaux. Et rien que pour ça, ça vaut le coup ! -
Ces animaux qui peignent, dansent et construisent des cathédrales de sable
Un singe qui peint, un poisson capable de faire de magnifiques rosaces, des abeilles qui dansent et un oiseau qui construit des dômes bleus : les animaux aussi sont capables de faire de l'art.
Lire la suite - Chronique / Animaux
[Chronique « Animaux géniaux »] On nous le serine depuis l'Antiquité : la mémoire des poissons serait courte, la cervelle des moineaux minuscule, la cruauté des ours sans pareille… Pourtant, les études scientifiques démontrant que les non-humains rivalisent d'intelligence, de sensibilité et (…) -
Le genre de la dette, et 4 autres conseils de lecture
En tête de notre sélection cette semaine, une enquête de terrain menée par la socio-économiste Isabelle Guérin permet d’analyser les rapports genrés à l’argent et le fonctionnement du capitalisme financier.



