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Timeline

  • Trump scelle un accord surprise avec Poutine sur le diesel, Zelensky s’indigne

    Donald Trump a annoncé vendredi avoir négocié la livraison de quantités massives de diesel russe aux marchés états-unien et mondial, levant pour ce faire des sanctions qui pèsent sur Moscou, au grand dam de Volodymyr Zelensky, qui a dénoncé une décision «indigne».
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  • Inégalités, discriminations, colonialité. Quels impacts sur la santé ? Semaine décoloniale d'Ivry

    Quand ?
    Le 14 octobre à 19h

    Où ?
    Espace Robespierre 2 Rue Robespierre, 94200, Ivry-sur-Seine, France

    Pour cette troisième rencontre de la Semaine décoloniale d'Ivry, professionnelles, spécialistes du monde de la médecine, militantes et actrices de terrain notamment à Ivry échangeront sur le thème : "Inégalités, discriminations, colonialité, quels impacts sur la santé ?"

    Annonce jointe !

    Retrouvez le programme complet et l'annonce de chacune des rencontres :

    – sur Instagram
    – sur Facebook

    Pour soutenir notre Semaine, indépendante et auto-financée, payer les frais de transport des intervenants, les impressions, l'organisation des rencontres...

    A bientôt !

    L'Intercollectif ivryen organisateur de la Semaine décoloniale d'Ivry - ivrydecolonial@gmail.com

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  • 6e Semaine décoloniale, Ivry-sur-Seine

    Quand ?
    Du 12 octobre à 19h au 18 octobre à 21h

    Où ?
    Espace Robespierre 2 Rue Robespierre, 94200, Ivry-sur-Seine, France

    Pour la 6e année, la Semaine décoloniale d'Ivry, revient, du 12 au 18 octobre prochains !️

    L'Intercollectif organisateur de la Semaine propose de nouveau une série de rencontres antiracistes, anti-colonialistes et anti-impérialistes.

    Indépendante et entièrement auto-financée, l'équipe organisatrice en appelle, comme les années précédentes, à la solidarité de toutes et tous.

    Merci pour votre participation, dans l'attente de vous rencontre à Ivry.

    A très bientôt !

    — L'intercollectif ivryen, organisateur de la Semaine décoloniale, ivrydecolonial@gmail.com

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  • Grandes écoles, universités catholiques, bastions conservateurs et écoles d’ingés ont rejoint le mouvement

    C'est toute une génération qui se lève, des banlieues aux quartiers chics. L'État est en train de se mettre à dos l'intégralité de la jeunesse.

    L’article Grandes écoles, universités catholiques, bastions conservateurs et écoles d’ingés ont rejoint le mouvement est apparu en premier sur Contre Attaque.

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  • 14/10 : Mario Club saison 2

    Présentation du séminaire et discussion autour de l'extrême droite en Lorraine, avec le programme de la saison 2026/2027

    - Initiatives / Nancy, Rencontres et débats
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  • Dominique Méda : « L’insatisfaction envers le travail ne cesse d’augmenter en France, surtout chez les jeunes »

    Des salariés qui doutent de tenir jusqu'à la retraite, une perte de sens largement ressentie, des jeunes désabusés… Selon la sociologue Dominique Méda, il faut redonner la parole et du pouvoir à celles et ceux qui travaillent.
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  • «Ils ont besoin de repreneurs, on a besoin de terres» : dans l’Essonne, des personnes exilées reprennent une ferme sans pesticides ni irrigation

    Julien Raymond, Agathe Le Galiot et Mahamadou Camara, alias Backo, récoltent des tomates cerises à la ferme de Marcoussis. © Natacha Marbot/Vert

    Des silhouettes s’affairent le long d’une rangée de plants de tomates cerises, en cette chaude après-midi de septembre. Au-dessus des têtes, des lignes à haute tension crépitent. La récolte est bonne, les légumes sucrés. Sur ces terres, la sécheresse estivale n’a pas été la catastrophe vécue par un bon nombre d’agriculteur·ices. Au milieu du plateau de Nozay, en majorité couvert de cultures céréalières, cette ferme de maraîchage à Marcoussis (Essonne) fait figure d’exception. Sur seize hectares de plantations, aucun recours à l’irrigation, aux pesticides ou aux engrais.

    Une camionnette bleue couverte de poussière se gare plus loin dans le champ. Arlette et Marc Mascetti descendent, chapeaux vissés sur la tête. «Voilà les patrons», lance Julien Raymond, l’un des maraîchers. Dans une poignée de mois, le couple d’agriculteur·ices partira à la retraite, déjà repoussée de quelques années. Elle et il laissent leur place à quatre maraîcher·es de l’association A4 : Julien Raymond, Agathe Le Galiot, Perside Djimpon Fotso et Mahamadou Camara, alias Backo. Pour l’instant, tout ce petit monde collabore, dans l’attente de la cession complète de l’exploitation, prévue au début de l’hiver.

    «Le monde agricole a besoin de reprises, nous avons besoin de terres», lance Backo, cofondateur d’A4. L’équation semble imparable. Pour cette association créée en 2022 par des personnes en situation d’exil dans les domaines de l’agriculture et de l’artisanat, cette acquisition est une première. Avec plus d’un agriculteur·ice sur deux qui partira à la retraite d’ici 2030, l’enjeu de la reprise des fermes touche de plein fouet le monde paysan. «Tout ce que nous voulions, assure Arlette Mascetti, c’étaient des jeunes maraîchers pour reprendre notre projet. On n’aurait pas pu trouver mieux.»

    «On ne veut pas seulement demander le boulot, on veut le créer»

    Backo égrène les tomates cerises d’un geste habile. Il raconte : «L’association est pensée par et pour les personnes concernées» – ce qui ne l’empêche pas d’être ouverte à des personnes qui ne sont pas exilées. Investi dans les luttes pour le logement et les papiers dans les années 2010, il remarque à l’époque que les associations et collectifs venus en soutien ont tendance à parler à leur place. «Nous pensons mieux savoir ce qui est bon pour nous. C’est pour cela que nous avons créé A4», explique-t-il.

    Après plusieurs mois d’enquête sur le terrain et de nombreuses rencontres, notamment sur la zone à défendre (ZAD) contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, l’association est créée. Elle est pensée comme un réseau d’entraide pour accompagner les différents projets des membres. «En plus de l’agriculture, nous avons des personnes intéressées par la plomberie, la soudure, la poterie et même la transformation du chocolat», liste Backo. Et d’insister sur le mot d’ordre : «On ne veut pas seulement demander du boulot, on veut le créer.»

    Marco Mascetti cultive cette terre depuis quarante ans. Il cherchait des repreneur·ses qui souhaitaient continuer son mode d’agriculture, sans pesticides et sans irrigation. © Natacha Marbot/Vert

    «Parmi les membres d’A4, beaucoup viennent d’Afrique de l’Ouest, et souvent de zones rurales. S’ils n’étaient pas agriculteurs eux-mêmes, c’était le cas de leur famille. Cela fait sens pour eux de travailler dans ce domaine», explique le cofondateur de l’association. Ainsi, l’association s’est lancée dans des tests agronomiques. Sur un terrain prêté par la mairie de Mitry-Mory (Seine-et-Marne), A4 cultive avec des semences d’Afrique de l’Ouest, de Syrie et du Liban.

    Agathe poursuit : «Cela fait partie des projets que nous continuerons à la reprise complète de la ferme. Nous plantons du sorgho, du mil, du sésame, du bissap, des variétés non françaises de tomates ou d’aubergines. Avec un terrain pérenne, nous pourrons planter les semences sur plusieurs années, pour les adapter et les stabiliser.»

    Si les envies ne manquent pas, elles sont largement empêchées par les contraintes administratives et logistiques qui pèsent sur les personnes en exil. «En situation irrégulière, on ne peut pas passer le permis, donc se déplacer en zone rurale est compliqué. Cela rend très dépendant des transports publics», explique Agathe Le Galiot, membre d’A4 depuis 2022. Derrière les rangées de pieds de tomate se dresse un bâtiment agricole en lambris de bois. Grand de 900 mètres carrés, il a dû être reconstruit après un incendie en 2022. «Nous espérons pouvoir à terme en aménager une partie pour en faire des logements», précise la maraîchère.

    Une ferme pour faire le lien entre ville et campagne

    Cette nouvelle ferme dans l’Essonne «ouvre la perspective à de nombreux projets», précise-t-elle encore. Le montage financier n’a pas été simple, car l’ensemble de l’exploitation revient à un million d’euros. «Nous avons récolté les fonds grâce à des dons de particuliers, quelques donations d’héritages, des fondations privées… Et nous commençons à demander des subventions publiques», détaille Agathe Le Galiot.

    Les communes alentour soutiennent le projet. La ferme a aussi pu organiser une journée portes ouvertes où se sont rencontré·es des client·es parisien·nes, des membres de l’association et quelques locaux et locales. «Faire le lien entre la ville et les zones rurales fait partie des valeurs d’A4», note Julien Raymond, qui a quitté ses études en statistiques pour devenir paysan.

    La reprise de la ferme des Mascetti présente le défi de perpétuer le système agronomique exceptionnel mis en œuvre depuis des années. Pour le néoagriculteur, «le secret est de bien connaître la terre et de savoir la travailler en conséquence». Marc Mascetti abonde : «Notre terre, qui est argileuse, est souvent mal-aimée. C’est pourtant la meilleure en rétention d’eau. Par contre, il faut savoir la travailler pile au bon moment car, trop sèche, elle devient du béton ; et, trop humide, de la glaise.»

    Cultiver sans eau, sans engrais et sans pesticides

    Le père de Marc Mascetti cultivait de la fraise en monoculture. En prenant sa suite dans les années 1980, il transforme l’exploitation en polyculture, avec une rotation lente et une grande diversité de légumes. «Si on perd une culture, il y en aura toujours une autre pour la sauver», détaille l’agriculteur. Cette année, les pommes de terre ont souffert de la canicule et ont été dévorées par les doryphores, de petits coléoptères.

    La terre argileuse capte l’eau et permet de garder les racines au frais lors des fortes chaleurs. © Natacha Marbot/Vert

    En revanche, pour les légumes dont les racines ont eu le temps de s’ancrer en profondeur et de rester au frais, les 40 degrés Celsius (°C) de l’été ont été supportables. D’un geste du bras, Marc Mascetti désigne une parcelle à une centaine de mètres : «Nos choux sont en train de végéter en attendant la pluie. Mais, le jour où elle arrivera, ce sera de toute beauté.»

    La transmission entre les Mascetti et l’association A4 se fait doucement depuis le début de l’année 2026. Sur les marchés des beaux quartiers parisiens, où la ferme a déjà bonne réputation, les client·es sont content·es de savoir que le stand et la qualité des légumes resteront. À partir de cet hiver, le domaine s’appellera «Ferme Sankara», en hommage au président burkinabé révolutionnaire, écologiste et féministe, assassiné en 1987.

    La coopérative agricole formée sera quant à elle nommée «Ciwara». En bambara, la langue principale du Mali, cela signifie «laborieux, qui aime à travailler la terre». Un terme cher à Backo : «Pour ceux qui en connaissent la signification, il porte l’espérance. Et, avec l’espoir, on peut travailler deux fois plus qu’avec sa force naturelle.»

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  • L'écologie contre-attaque : Reporterre lance sa grande tournée

    En amont de la présidentielle, Reporterre organise une série de rencontres en France pour mettre, enfin, l'écologie au centre. Parce que l'urgence climatique est plus forte que jamais. Et parce que l'extrême droite se trouve aux portes du pouvoir.
    Ce sera le dernier scrutin avant la fin du monde. Sans vouloir crier au loup (et pourquoi pas finalement ?), la prochaine élection présidentielle sera cruciale, sans commune mesure avec toutes les précédentes.
    D'abord parce que nous sommes au (…)

    Lire la suite - Édito / Luttes , Alternatives
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  • Oiseaux & Crocodiles - culture et politique de l'inceste

    Intro

    Ça commence par une soirée, un évènement politique, une
    rencontre quelconque. Je raconte ma vie :

    « Je suis militant anticarcéral, ça veut dire qu'on lutte pour l'abolition des flics, de l'institution judiciaire, et de la taule. Et qu"on cherche à développer des alternatives dans des approches communautaires, qui sont transformatrices et non punitives. »

    Ca ne manque jamais. Il, elle, iel, va me répondre, droit dans
    les yeux :

    « Ah, et qu'est-ce qu'on fait pour les pédophiles ? »

    Il va ensuite falloir argumenter sans imploser ou exploser.

    Je suis fatigué de cette hypocrisie. Le but de ce texte est de le
    refiler à toutes les personnes qui seraient intéressées
    d'entendre mon avis sur la pédophilie et l'inceste en tant que
    militant.anticarcéral qui a vécu des violences sexuelles dans
    l'enfance. Pour que je n'ai plus jamais à le faire au moment où
    on me l'impose.

    Je ne suis expert en rien, ni chercheur, ni historien, ni anthropologue, encore moins sur ces sujets en particulier. Mon but n'est pas d'informer en recopiant des statistiques, mais de politiser les questions de pédophilie et d'inceste (mais vous pouvez trouver toutes ces informations dans les sources à la fin).

    Avertissement

    En raison des conséquences traumatiques des violences sexuelles, la lecture de ce texte peut potentiellement déclencher tout un tas de symptomes du désagréable au franchement grave, voire provoquer des décompensation psys.

    Ne le lisez que si vous sentez que c'est le bons moments et assurez vous d'avoir des ressources pour vous aider autours de vous.

    Plusse ces ressources sont variées et de qualité
    (ami.es ; soignant.es qui font leur taf ; aide
    matérielle si besoin ; lieux et activités dans lesquels
    vous pouvez vous réfugier ; travailler à avoir une
    vie qui a du sens ; blablabla) plusse c'est le mieux.
    Si vous êtes largué.es mais que vous voulez lire
    quand même, y'a aussi des ressources écrites et en ligne à la fin.

    « Ah, et qu'est-ce qu'on fait des pédophiles » (ou pourquoi cette question me saoule)

    Je me demande souvent si c'est une interrogation sincère. J'ai
    longtemps interprété cette phrase, venant d'inconnu.es,
    comme au choix : un coup de baton narquois dans les côtes ;
    de la simple maltraitance ; du je-m'en-foutisme absolu ; de la
    naïveté totale ; de la provocation.

    Une chose est sûre, ça ne relève jamais de l'inquiètude réelle.
    Ce n'est pas une question qui appelle à la recherche de
    solution. Et surtout, ça n'a aucune trace d'empathie. Ni pour
    les enfants qui subissent ces violences. Ni pour les adultes que
    nous sommes devenus.

    Il y aurait une personne sur dix qui aurait subi des violences
    sexuelles avant sa majorité.

    Si on prend en compte la variété de ces agressions, par
    exemple : conversations explicites, faire voir des contenus
    pornographiques, blagues ou remarques sexualisantes,
    exhibitionnisme/voyeurisme, attouchements, viols...

    Si on prend en compte la varité des mécanismes qui les
    entourent : silenciation, manipulation, chantage, abus de
    pouvoir, contrainte, inversion des responsabilités, insultes,
    coups...

    Si on prend en compte la variété des lieux dans lesquelles
    elles sont susceptibles de se produire : famille, école, clubs
    sportifs et autres, lieux de culte, couple, dans la rue ou
    n'importe où...

    Si on prend en compte tout ça, on peut se dire qu'on a
    probablement soi-même subi des violences de cet ordre, ou
    alors nos potes, ou alors des gens qu'on croise, avec qui on
    travaille. Plein. Tout un tas de gens.

    Peut-être qu'on a même été témoins. Plusieurs fois. Peut-être qu'on ne s'en est pas rendu.e compte. Peut-être qu'on a rien dit. Ou alors qu'on a dit et que...

    ... ce que j'essaye d'expliquer, c'est qu'en me posant la
    question "Ah, et qu'est-ce qu'on fait des pédophiles ?", alors que je viens de me présenter comme militant anticarcéral, on ne se pose pas la question de savoir si je m'en suis coltiné. Des
    pédophiles. Alors que la probabilité que ce soit le cas est
    élevée. Il est sous entendu que mon engagement politique est
    idéaliste. Qu'il ne prendrait pas en compte le plus grave. Il me
    semble même parfois qu'on teste ma moralité : dans les cas
    les plus graves, est-ce que je serai prêt à défendre des
    monstres ?

    Demander "Ah, mais qu'est-ce qu'on fait des pédophiles ?" est
    toujours une manière de se laver les mains. De faire comme si
    le problème se situait ailleurs. Chez les autres. De se faire
    valoir en montrant qu'on trouve ça horrible. Qu'il y a des
    monstres. Et qu'on en est pas, nous.

    C'est une déresponsabilisation individuelle et collective bien
    pratique.

    C'est nier le poids des structures patriarcales, de la
    domination des adultes sur les enfants. C'est nier la culture du
    viol et de l'inceste.

    La pédophilie n'existe pas

    Evacuons les définitions juridiques. Je ne vais pas donner de
    définition de la pédophilie, ni de l'inceste. Mais on peut se
    poser quelques questions pour en cerner les contours, et
    tenter des pistes de reflexion :

    Est-ce que la pédophilie est une "orientation sexuelle", "un crime", une "déviance" ?

    C'est provocateur mais pas anodin. L'idée de l'orientation
    sexuelle a été portée dans les années 70, y compris à gauche.
    Elle crée un parallélisme avec l'homosexualité en naturalisant
    l'orientation sexuelle. On naitrait pédé. On naitrait hétéro. On
    naitrait pédophile. Ces discours ont été dévastateurs dans la
    banalisation des violences sexuelles diffusées partout, dans
    tous types de média. Cette période a nourri un imaginaire
    d'enfants consentants, et de désirs pédophiles naturels, innés
    et souhaitables.

    En créant un parallélisme entre orientation homosexuelle et
    orientation pédophile, le baton pour se faire battre est tendu
    aux réactionnaires qui pourront facilement stigmatiser les
    pratiques homosexuelles. Si il existe des orientations
    sexuelles, alors l'homosexualité et la pédophilie sont des
    déviances au même titre, et les deux doivent être combattues
    et éradiquées.

    Le concept d'orientation sexuelle a été complètement absorbé
    par les cultures LGBT+, au détriment d'une lecture politique
    de ces questions. C'est un abandon des luttes révolutionnaires
    pour se ranger du côté de l'acceptabilité, du patriarcat, de la
    famille traditionelle, de l'essentialisation des sexualités.

    On pourrait se dire que depuis, les choses ont changé. Il est
    vrai que l'inceste et la pédophilie ne sont plus défendables de
    la même manière. Ces actes ont été "re-diabolisés", ou du
    moins on aimerait le penser. Pourtant, l'hypothèse de
    l'orientation sexuelle pédophile n'a pas disparue, elle est
    même courante. Le truc, c'est qu'elle a plusieurs noms. Elle
    peut prendre la forme de l'hypothèse biomédicale (la
    pédophilie est une maladie, qu'on a de naissance ou qu'on
    attrappe, et il faut la soigner avec des médicaments ou de la
    thérapie). Elle peut aussi prendre la forme de la criminalité ou
    de la moralité (la pédophilie est un crime, une faute
    personnelle, et la personne doit en payer le prix par de la
    prison et des amendes, ce qui lui fera comprendre que ce
    qu'elle a fait est très mal).

    Renvoyer à la déviance, à la folie, est quelque chose
    d'intéressant à analyser. La pédophilie dans l'ensemble de ses
    mécanismes produit de la folie. Etre agressé sexuellement par
    un adulte (qu'on nous présente toujours comme soit "de
    confiance" soit comme "un inconnu à qui il ne faut pas
    parler") à des conséquences importantes sur la psyché des
    enfants...

    et des adultes qu'iels vont devenir.

    Ces conséquences vont souvent
    amener ces personnes à être
    psychiatrisées et médicalisées au cours
    de leur vie, parfois
    sans que cette cause ne soit évoquée. Ni même consciente. Si
    les pédophiles existent, et que leur cas relève de la déviance,
    de la maladie ou de la psychiatrie, on les met donc dans le
    même sac pathologique que les victimes et les anciennes
    victimes, dans un effet miroir étrange.

    L'angle de la criminalité et de la moralité peut être lu avec la
    même grille d'analyse que n'importe quelle thématique
    anticarcérale. En cas de violences sexuelles, pédophiles ou
    non, ce n'est pas la victime qui va être pris en compte en
    premier lieu dans ses besoin. Le premier réflexe n'est pas de
    lui venir en aide, ni même de la mettre en sécurité. Ce qui se
    passe réellement, c'est que la dénonciation est difficile, la
    version de la victime sera mise en doute tantis qu'on
    s'empressera de recueillir la version de l'agresseur, les proches
    prennent partie et s'entre-déchirent, la sanction (si elle existe)
    n'est satisfaisante pour personne. Et les violences ont toutes
    les chances de se reproduire, puisqu'elles n'ont pas été
    éradiquées à leur source. La responsabilité des proches ne
    sera pas mise en jeu, ni celle de la structure familiale (ou
    scolaire, ou religieuse, ou...).

    Le traitement pénal de la
    pédophilie est une fumisterie.

    (ce qui ne veut pas dire que vous ne devez pas porter plainte)
    (si c'est ce que vous souhaitez)

    Comment penser les choses autrement ? On peut par exemple
    faire le choix de plutôt considérer l'hétérosexualité comme
    une structure sociale et un rapport de pouvoir patriarcal, en y
    associant d'autres concepts (celui de "père de famille", celui
    de famille nucléaire, celui de couple, celui d'autorité parentale,
    celui d'exploitation du travail domestique/sexuel/reproductif/
    émotionnel, celui de viol conjugal...).
    De ce point de vue là, un couple homosexuel peut tout à fait
    reproduire des mécanismes issus des structures de
    l'hétérosexualité. Ca permet de mieux comprendre le cadre
    qui rend possible la pédophilie, en la recentrant sur son
    incarnation réelle : l'inceste, comme manifestation des rapport
    de domination au sein de la famille.

    Est-ce qu'avoir des pensées intrusives, des rêves, des cauchemars, des flashback voir des fantasmes mettant en scène des actes sexuels impliquant des enfants relève de la pédophilie ?

    C'est encore très provocateur. Et c'est fait exprès. Dans la continuité d'un mythe de la pédophilie, il est assez confortable de penser qu'il y aurait des Pédophiles, des personnes qui fantasmeraient sur des enfants (tandis que le reste du monde disposerait d'un espace mental totalement sain).

    Dans la même logique, les personnes qui vivent ces experiences (pensées intrusives, rêves, flashback...) ne pourront que se sentir extrement coupables de ne pas être en capacité de les repousser. Elles en sont en quelque sortes rendues responsables. Pourtant, on ne contrôle pas ses pensées : tout au plus peut-on avoir un recul critique dessus.

    Effectivement, la plupart des personnes qui ont vécu des agressions sexuelles enfant vont connaitre ce genre de choses. C'est déjà épuisant en soi. Ce qu'il l'est encore plus, c'est de croire que cela signifie qu'on a la pédophilie en soi, et que ces manifestations prédisent que l'on pourrait passer à l'acte.

    La peur panique à l'idée
    de se retrouver en
    présence d'enfant, ou
    pire, en responsabilité
    vis à vis d'elleux, de
    crainte d'être un danger
    pour elleux, est un
    phénomène récurrent
    chez les anciennes
    victimes.

    Attention quand même : dans les procès, les
    matraitances y compris sexuelles, sont souvent
    invoquées par la défense des personnes
    accusées. Le but est de dédouaner la personne
    de la responsabilité de ses actes. En tant que
    féministe, il m'est impossible de ne pas croire
    quelqu'un.e qui affirme avoir subit des
    agressions sexuelles, quand bien même iel en
    aurait ellui-même produit. Mais la théorie du
    cycle de la violence ne sert ici qu'à masquer le
    choix que chacun.e doit faire à un moment
    donné :

    Soit on valide les rapports de domination. On accepte de
    s'en servir au détriment des autres. On incorpore
    l'idéologie dominante et on participe à la répendre.
    Soit on s'oppose à ces rapports de domination. On refuse
    d'en tirer profit. On décide de les identifier et de les
    nommer, on réfléchit à d'autres modes de relations.

    Soit on fait le choix d'agresser des enfants, soit on
    ne le fait pas.

    Une fois que c'est clair pour tout le monde, on peut
    commencer à s'interroger sur la culture de l'inceste que
    nous partageons toustes.

    Est-ce que vous aimez des chansons qui valorisent
    l'inceste ? Gainsbourg ? Où plutôt, ses chansons vous ont
    écoeuré. ? Vous avez essayez d'en parler ? Qu'est-ce
    qu'on vous a répondu ?

    Combien de livre et de films, parmi les plus reconnus, les
    plus cités, parlent de relation de pouvoir érotisés entre
    des hommes et des filles plus jeunes/plus fragiles/plus
    soumises ? Connaissez-vous des couples où la différence
    d'âge, de ressources, de position sociale, est importante ?
    Comment sont-elles perçue par votre entourage ? Qui
    s'interroge ? Qui s'en fout ?

    Si vous consommez du porno, vous avez déjà constaté
    l'omniprésence de contenu,s à connotation incestueuse
    ou pédophile (il n'est pas nécessaire que des enfants
    soient réellement présents, mais la pédophilie et l'inceste
    peuvent être suggérées par la jeunesse des actrices, par
    l'épilation intégrale, par les expressions et les attitudes,
    par le titre des vidéos, par le style de dessin dans le cas
    des hentai...) ? Ou mettant en scène de la violence, de la
    contrainte, de l'objectification ? Est-ce que vous évitez ces
    contenus, ou est-ce qu'ils vous attirent ?

    Avez vous déjà subi, été témoin, ou formulé vous même
    des remarques sexualisantes à des enfants ou des
    adolescent.es ? A quel âge c'est arrivé ? Est-ce que ces
    remarques ont été remises en question, critiquées ?
    Quelles ont été leur impact sur vous, sur les personnes qui
    en étaient la cible ?

    La majorité sexuelle avant la majorité civile ça vous
    interroge ?

    Est-ce que vous croyez que les enfants doivent obéir à leur
    parents ? Aux adultes ? Pourquoi ?
    Quels sont les droits qu'on accorde aux parents, et aux
    adultes en général, vis-à-vis du corps des enfants ? Est-ce
    que les chirurgies de réassignation sexuelle sur les enfants
    intersexes vous paraissent légitimes ? Comment réagissez-
    vous quand vous voyez ou soupçonnez des maltraitances
    envers un enfant ? Est-ce que vous en parlez ? Quelles
    sont les réactions ?

    Ca vous parait normal qu'à chaque polémique
    islamophobe sur le voile, le burkini ou l'abaya, des
    hommes s'impliquent autant dans leur obsession de
    déshabiller des femmes et des gamines ?

    La liste des ces questions n'est pas du tout exhaustive. Elle
    n'a pas pour objectif le relativisme ("au fond, on est toustes un peupédophiles"), ni la minimisation des agressions. J'essaye juste de montrer que, qu'on ait vécu soi-même des violences sexuelles pendant l'enfance, ou non, nous sommes toustes à minima témoins de manifestations de la culture de l'inceste. Nous sommes également toustes susceptibles d'y participer, alors même que nous n'avons agressé personne.

    C'est quoi, à la fin, cette histoire de tabou ?

    Tabou est le mot qui est associé presque
    automatiquement à l'inceste. L'anthropologie
    traditionnelle place l'interdit de l'inceste comme passage
    de l'humain à l'état de culture. L'économie des relations
    sexuelles tournée vers l'extérieur du groupe est censée
    représenter l'échange primaire des ressources et la
    possibilité de faire société.

    Il existe pourtant un vaste champs critique et féministe de
    l'anthropologie qui conteste cette théorie depuis sa
    formulation, mais il a été effacé et oublié. Cette
    anthropologie critique nous apprend que le tabou n'est
    pas la pratique de l'inceste (puisqu'elle est universelle,
    omniprésente), mais le fait d'en parler.

    Cette approche est cependant plus complexe, car en
    parler, tout le monde le fait. Que ce soit sur le mode de la
    romantisation ou de la monstruosité, l'inceste est sans
    cesse présent dans tous les médias, tous les discours. De
    très nombreuses personnes ont dit l'inceste qu'elles
    avaient subi, que des proches ont subi (il y a une liste dans
    les sources).

    Les enfants parlent, d'une manière ou d'une autre. Les
    signes de traumatismes sexuels sont détectables la
    plupart du temps.

    Le problème est plutôt de savoir qui est là pour écouter.
    Nous évoluons dans des structures sociales ou certaines
    personnes seront davantages entendues que d'autres. On
    privilégie le point de vue des hommes par rapport à celui
    des femmes. Des blanc.hes par rapport à celui des
    racisé.es. Des riches par rapport à celui des pauvres. Des
    adultes par rapport à celui des enfants.

    Admettons maintenant que les enfants parlent, et que
    quelqu'un.e écoute. Reste encore à les croire. La parole
    des enfants est sans doute celle dont on doute le plus. Il y
    a méfiance et inversion concernant la parole des enfants,
    lesquels sont perçus comme menteurs, trompeurs ou
    trompés, manipulateurs ou manipulés.

    Devenir adulte ne garanti pas de sortir des processus de
    silenciation. La silenciation ne peut être comprise que si
    on admet que les violences sexuelles sur les enfants
    puissent exister de manière "pure", sans autres violences,
    sans autres dysfonctionnement dans la relation.
    Le silence sera réactualisé à chaque fois que les
    mécanismes de l'inceste seront réactualisé.

    La silenciation opère dans la complaisance de la société,
    dans son déni. Mais aussi dans les réponses punitives et
    carcérales, car la crainte de briser le groupe social impliqué et de porter préjudice à l'agresseur est central
    dans le silence des victimes. C'est rendu possible par la
    priorité qui est donnée à la protection de l'institution
    (famille, collectif, entreprise, école, église...).

    Chaque fois qu'une parole sur l'inceste se libère et que la
    réaction en face est une explosion de colère, de dégoût,
    les sentiments de la personne qui témoignent sont
    balayés par ceux de la personne qui reçoit, et la renvoient
    au silence.

    L'inceste est-il une affaire de famille ?

    Les expert.es médiatiques (souvent des
    hommes) qui vont être invités à
    expliquer ce qu'est l'inceste passent en
    en général beaucoup de temps sur les liens de parentés et
    le cadre légal des unions dans différentes cultures. Il y a
    une sorte de confusion entre inceste et consanguinité, si
    l'on peut dire. Ainsi, il y aurait inceste en fonction de la
    proximité relative entre deux personnes dans l'arbre
    généalogique.

    Pourtant, l'inceste n'est "une affaire de famille" que dans
    la mesure où la famille nucléaire est une unité centrale
    dans nos sociétés.

    Une famille est un huis-clos, circonscrit à un lieu (le
    logement), dans lequel les enfants ont une place
    subordonnée, puisque légalement, si le père n'a plus
    aujourd'hui le droit de vie ou de mort sur sa femme et ses
    enfants, il n'en reste pas moins détenteurs de l'autorité
    parentale qui ouvre tout un tas de droits sur les autres
    membres de la famille. Cette domination potentielle des
    parents sur leur enfants est également symbolique
    (l'imaginaire des droits des parents sur leurs enfants
    dépasse le simple cadre légal).

    La famille est considérée comme lieu d'amour et de
    protection par défaut. On ne s'imagine jamais qu'elle
    puisse ne pas aimer, ou aimer mal. Alors que c'est là où se
    produisent la majorité des violences. Ces violences ne se
    comprennent que dans l'articulation entre le pouvoir de
    domination des un.es sur les autres au sein de la
    hiérarchie familiale / sociale, et les rapports d'amour et de
    dépendance essentiels aux enfants pour leur construction.

    Vu comme ça, on peut se dire que n'importe quelle relation à connotation érotique, amoureuse ou sexuelle entre un.e enfant et une personne que l'enfant va considérer comme un.e mentor, un.e parent.e, une référent.e, un.e prof... à une dimension incestueuse.

    C'est le sens qu'on des témoignages comme celui d'Adele
    Haenel lorsqu'elle parle des viols imposés par le
    réalisateur Christophe Ruggia alors qu'elle avait 13 ans :
    ce n'était pas son père, ce n'était pas une membre de sa
    famille. Mais elle l'admirait, et il avait, de fait, du pouvoir
    et une influence sur elle par son seul statut social.

    L'inceste est impossible à comprendre si on ne prend pas
    en compte la dimension d'amour, de reconnaissance,
    d'admiration, de loyauté, de dépendance, de confiance,
    de la part de la victime envers son agresseur.

    L'inceste est impossible à comprendre si l'on est pas
    capable de voir que la plupart des groupes sociaux
    auxquels nous appartenont ont une structure
    hiérarchique et patriarcale qui autorise les un.es à
    exploiter les autres.

    Cette lecture peut aussi s'appliquer a des violences
    sexuelles qui n'impliquent pas directement d'enfant. Si on
    considère l'inceste comme une rapport de domination
    sexuel patriarcal, la place à laquelle la personne violentée
    est réduite (souvent femmes ou minorités de genre,
    handicapés, racisé.es...), même lorsqu'elle est adulte, est
    celle d'un enfant. D'un.e mineure, sur laquelle on peut
    s'arroger des droits. Les mécanismes et cadres qui
    permettent ces violences sont semblables.

    Les enfants peuvent-ils être pédophiles ?

    Celle là est particulièrement douloureuse. Et
    probablement inaudible pour certain.es. Pourtant,
    beaucoup de violences sexuelles ont lieu entre enfants, et
    sont imposées par un.e ainé.e sur le plus jeune. Ce fait
    n'est pas révélateur de la perversité de l'ainé.e, mais des
    dysfonctionnement de son environnement. L'abus de
    pouvoir sexuel envers d'autres enfants plus jeunes relève
    de la reproduction des rapports hiérarchique érotisés
    produits par des adultes référents dans l'entourage.

    L'ainé.e n'a pas forcément besoin d'avoir été victime
    d'inceste. Simplement d'en avoir été témoin, ou d'avoir
    intégré que, ici, les un.es ont le droit d'utiliser les autres, y
    compris de cette manière là. Ce n'est donc que le
    révélateur d'un fonctionnement latent au sein de la
    famille (au sens large).

    Par exemple, il peut s'agir d'un fonctionnement où les plus
    grands parlent de sexualité devant les plus jeunes comme
    si iels parlaient à des pairs (les ainé.es vont regarder des
    contenus pornographiques en présence des plus jeunes).
    Il peut aussi s'agir d'un environnement où l'intimité de
    chacun.e n'est pas respectée ; où imposer sa nudité est
    naturel, ou entrer dans la chambre ou dans la salle de bain
    lorsque les autres y sont est rendu acceptable.

    L'impensé des agressions entre enfants repose sur les
    préjugés que nous avons sur les elleux :
    – Iels seraient par nature innocents, ce qui nous empêche
    de les penser comme victimes autant que comme
    agresseurs (dans les deux cas, parler de ce sujet est jugé
    comme pervers, et enfants victimes comme agresseurs
    seront aussi considérés avant tout comme pervers)
    – Iels seraient irrationnels, incapable de savoir ce qui est
    bon pour elleux, et n'auraient pas les capacités pour
    porter leurs propres intérêts politiques.
    – Iels sont considérés, de manière contradictoire, à la fois
    comme des sauvages à civiliser, à la fois comme des êtres
    inaptes à la violence.

    Il est dangereux de faire des agressions produites pas des
    enfants sur d'autres enfant un angle mort des réflexions
    sur l'inceste, en particulier parce que lorsqu'un enfant
    agresse, il est probable qu'iel soit lui même en danger.

    Toucher, c'est moins pire que violer ?

    Cette partie est sans doute la plus insupportable à écrire.
    Elle sera donc la plus courte possible. Plusieurs féministes
    ont théorisé la manière dont la hiérarchisation légale des
    atteintes sexuelle est patriarcale et centrée sur la
    personne qui produit l'agression (et non sur celle qui la
    reçoit).

    Dans cette hiérarchisation, proposer ou insinuer est moins
    grave que faire. Se faire toucher est moins grave que de
    toucher. Les attouchements sont moins grave que les
    viols. La fellation est moins grave que la pénétration
    vaginale, elle même moins grave que la sodomie, etc.

    Bien sûr, je ne cherche pas à dire que certains actes (ainsi
    que leur répétition, et les autres violences physiques ou
    psychologiques associées) n'ont pas des conséquences
    plus graves que d'autres sur les personnes qui les
    subissent. Statistiquement. Mais une personne qui a vécu
    l'inceste se demandera toujours si tout ça était
    suffisament que ça mérite qu'on en parle. Alors que ça
    mérité toujours qu'on en parle.

    On ne se demande donc pas ce qui est réellement
    important du point de vue d'un enfant agressé
    sexuellement. Je ne suis pas dans la tête d'un.e autre,
    donc je ne peux que dire ce qui était important pour moi :

    Ne pas me sentir en sécurité dans ma maison. Etre mis en
    position de responsabilité des actes et des émotions des
    adultes autour de moi. Ne pas faire confiance aux adultes
    autour de moi en cas de problème. Ne pas être cru quand
    j'ai tenté de parler de violences dans la famille, et à
    l'école, ou de la part de médecins. Avoir été entretenu
    dans l'idée que j'étais "mature", "en avance pour mon
    âge". Avoir constaté l'incapacité des adultes autour de moi
    à s'occuper de mes besoins élémentaires. Avoir constaté
    leur incapacité à me protéger. La négligence.

    L'acte en lui-même a eu finalement assez peu d'importance. Ce n'était pas sa gravité légale ou morale qui a determiné les conséquences que ça a eu sur moi. Par contre, ça a determiné mon incapacité à l'identifier comme agression sexuelle et inceste.

    Tout ça pour dire que la pédophilie n'existe pas. Si elle
    existe, c'est à la marge. L'inceste lui, est bien réel. Réduire
    la question de l'inceste à une question de monstres ne
    permet pas du tout de sortir de la culture de l'inceste, et
    encore moins de protéger les enfants. Se demander "ce
    qu'on fait des pédophiles" revient comme d'habitude à se
    concentrer sur l'acte et l'agresseur, pas sur les besoins des
    victimes et sur les conditions qui ont rendu ça possible.

    La banalisation et la dramatisation

    Ecarter un violeur d'enfant d'une famille ne réglera pas le
    problème de l'inceste dans cette famille. Et encore moins
    le problème de l'inceste dans sa globalité.

    Il y aurait milles choses supplémentaires à dire sur le sujet.
    De quoi parler pendant des heures, des jours. De quoi
    écrire des milliers et des milliers de page. Mais ce texte
    n'ira pas beaucoup plus loin que ça.
    Un dernier mort sur la banalisation et la dramatisation.

    L'inceste est banalisé, car il est autour de nous et
    personne ne le voit. L'inceste est dramatisé, car on fait
    semblant de ne pas le voir, et quand on est contraint de le
    voir, les réactions sont d'une telle intensité qu'elles
    feraient taire n'importe qui. L'inceste est banalisé, car on
    fait semblant de ne pas le voir, et quand on est contraint
    de le voir, les réaction peuvent (aussi) être le déni ou
    l'indifférence. Ce qui ferait taire n'importe qui. L'inceste
    est dramatisé, car on s'empresse d'en faire la
    caractéristique des monstres, des personnes qui seraient
    différentes de nous, qu'on devrait donc soigner de gré ou
    de force, isoler ou abattre. L'inceste et banalisé, car les
    dominants pensent avoir des droits, avant d'avoir des
    responsabilités, envers celleux qu'ils dominent.

    L'inceste
    est dramatisé, car dès qu'on parle d'enfants, l'émotion
    prend toute la place, l'analyse politique s'efface.
    Pour remettre l'inceste à sa place, on a besoin d'en faire
    une analyse politique. Admettre que le drame est banal.

    Ne plus accepter cette banalité. La solution est sans doute
    quelque part de ce côté là : nous avons une responsabilité
    collective à
    1) ne plus fermer les yeux sur l'inceste, sur son étendu, sur
    sa gravité
    2) détruire les rapports de domination et les lieux où ils
    s'incarnent. Détruire le système famille et le patriarcat.
    Opposer une autre culture à la culture de l'inceste.

    Merci d'avoir lu.

    SOURCES ET RESSOURCES

    LIVRES (essais)

    • Iris Brey, Juliet Drouar, La Culture de l'inceste, Seuil,
      2022
    • Dorothée Dussy, Le Berceaux des dominations, Pocket,
      2021
    • Dorothée Dussy, L'Inceste, bilan des savoirs, La
      Discussion
    • Françoise Héritier, Les Deux Sœurs et leur mère :
      anthropologie de l'inceste, Odile Jacob, 1994
    • George Viragello, Histoire du viol : 16 -20 siècle,
      Seuil, 1998.


    LIVRES (témoignages et fictions)

    • Delphine de Vigan, Rien ne s'oppose à la nuit, 2011
    • Delphine de Vigan, Les Loyautés, 2018
    • Claude Ponti, Les Pieds-bleus, 1998
    • Toni Morrisson, L'Oeil le plus bleu, 1970
    • Dimitri Rouchon-Borie, Le Démon de la colline aux
    • loups, 2021
    • Toute l'oeuvre de Christine Angot
    • Gabriel Tallent, My Absolut Darling, 2017


    Vidéos et audios (témoignages, conférences, podcasts)

    • Charlotte Pudlowski, Ou peut-être une nuit, Louie
      Media, 2020
    • Charlotte Bienaimé, Inceste et pédocriminalité, Arte
      radio, 2020
    • Victoire Tuaillon, La loi des pères, Binge audio, 2021
    • Victoire Tuaillon, Qui sont les incesteurs ?, Binge
      audio, 2021
    • Richard Gaitet, Bookmakers : Claude Ponti, Arte radio,
      2022


    Sites, associations et collectifs

    • CIIVISE (Commission Indépendante sur l'Inceste et les
      Violences Sexuelles faites aux Enfants)
    • Face à l'Inceste
    • AREVI (Association d'action/recherche et échange
      entre les victimes d'inceste)

    SUR RENNES

    • Groupe de parole mensuel au Bocal Féministe
    • Le CRI (Collectif Rennais contre l'Inceste)
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  • Les violences policières et leur déni, seule réponse de l’Etat à la crise sociale

    Des gilets jaunes au mouvement lycéen, les dix années de macronisme ont été marquées par une répression toujours plus brutale des mouvements sociaux. L'Etat, qui en refuse la responsabilité, a choisi la fuite en avant.
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  • Le métro ou les arbres : à Paris, le prolongement de la ligne 1 sème la discorde

    La prolongation prévue de la ligne 1 du métro parisien, qui doit rejoindre des quartiers mal desservis, passe par le bois de Vincennes. Des collectifs s'opposent aux travaux au nom de la défense des arbres qui risquent l'abattage.
    Bois de Vincennes (Paris), reportage
    Faut-il sacrifier des arbres pour prolonger une ligne de métro ? Faut-il désenclaver certains quartiers au risque de les gentrifier ? Telle sont les délicates questions posées par le prolongement de la ligne 1 du métro à (…)

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  • « On soutient les agriculteurs en cas de difficultés » : les Amap, un modèle de résilience face au chaos climatique

    Depuis plus de vingt ans, les Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne mettent en lien direct des consommateurs et des producteurs. Une façon efficace de sécuriser les revenus paysans, mais qui peine à se démocratiser.
    Montpellier (Hérault), reportage
    Cabas vert sur l'épaule, Lo déambule entre les cagettes de salades, d'aubergines et de patates douces. Elle décoche un sourire à Sébastien, le maraîcher, avant de saisir avec gourmandise un pain doré aux blés anciens. « Le (…)

    Lire la suite - Reportage / Agriculture , Alimentation , Alternatives
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  • Le sombre avenir de la démocratie dite « libérale », et 3 autres conseils de lecture

    En tête de notre sélection cette semaine, « Le vol de la démocratie » : la philosophe Fabienne Brugère et la politologue Agathe Cagé alertent sur la rapidité avec laquelle les libertés publiques peuvent reculer. Une lecture indispensable.
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  • A Gaza, l’IA sert à tuer et ce n’est pas un roman

    La république des lettres se déchire autour du cas Thélyson Orélien, auteur exclu de la course au prix Goncourt pour cause d’utilisation présumée de l’intelligence artificielle pour la rédaction de son roman C’était ça ou mourir. L’œuvre étant maintenue en lice pour le Renaudot, on se gardera bien…
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  • Preuve formelle

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  • Trump fumes over Nobel peace prize snub and criticizes Norway

    President complains about not winning prize in year he started war with Iran and says: ‘We will not forget, Norway’

    Donald Trump complained on Friday about not winning the Nobel peace prize for 2026, a year in which he started a war with Iran.

    At what was supposed to be a rally for other Republican candidates in Syracuse, New York, the US president devoted a long portion of his speech to airing his grievances with the Nobel committee.

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  • Australia does not ‘need or want Russian fuel’, Chris Bowen says, after Trump deal to buy diesel from Putin

    Energy and climate change minister says Russia should not be rewarded for ‘illegal and immoral invasion of Ukraine’

    Australia’s energy minister has said Russia “should not be rewarded for their illegal and immoral invasion of Ukraine” after the US president, Donald Trump, struck a deal with Vladimir Putin to buy diesel from the country.

    The energy and climate change minister, Chris Bowen, said on Saturday Australia did not “need or want Russian fuel” while updating reporters on the country’s fuel reserves.

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  • Ukraine war briefing: Kyiv blasts peace talks as just ‘smokescreen’ for Trump‘s Russian diesel deal

    Trump’s announcement a betrayal of Ukraine, Democrats say; Ukraine strikes major datacentre in Russia. What we know on day 1,690

    Ukrainian peace negotiators in Miami have been used as a “smokescreen” for a “weak” decision by Donald Trump to lift diesel sanctions on Russia, Volodymyr Zelenskyy said in a furious response to the US president’s backflip on Russian sanctions. In a move likely to create a fresh crisis with Washington’s Nato allies, Trump announced the deal with Putin on his Truth Social network, saying it was essential to reduce fuel prices in the US, which have soared as a result of his decision to go to war with Iran. The Ukrainian president, who flew to Washington last month to plead with US lawmakers to pass tougher sanctions on Russia, said in a statement on Friday that it was “unfortunately, a weak decision by strong partners”. “I believe our team is simply being used as a smokescreen. And that is certainly not fair. It is certainly not how partners should treat each other.”

    Negotiators for the ⁠US, Ukraine and Europe ⁠held ​six ‌hours ‌of talks ‌in Miami on Friday with the aim ‌of reaching agreement ​on ending ​the war ​in ​Ukraine, ​a ‌source ​briefed ​on the talks said. They discussed a postwar economic package for Ukraine and potential new security architecture between Europe and Russia, the source said. President Trump announced the diesel deal as his envoy Steve Witkoff and son-in-law Jared Kushner were meeting with Ukrainian officials in Florida to discuss a peace plan.

    Trump’s announcement was a betrayal of Ukraine, the European allies and US national security, said Senate Democratic leader Chuck Schumer, top Democrat on the Foreign Relations Committee Sen. Jeanne Shaheen, and senior Democrat senator, Elizabeth Warren. “Enough is enough,” the senators wrote. “The President must end his war with Iran instead of funding Russia’s war machine.”

    A number of prominent Republicans joined Democrats on Friday to condemn Trump for lifting the diesel sanctions, including congressman Don Bacon, who said the majority of Americans supported Ukraine. “The President’s policies towards Russia and Ukraine are failures. We need moral clarity not moral ambiguity.”

    Ukraine struck and partly disabled a major datacentre operated by Russian technology company Yandex on Friday in the second such action in successive days. Yandex, which is heavily involved in Russia’s ​AI development, said its data centre in the Kaluga region south-west of Moscow had been struck by Ukrainian drones and partly put out of action. Ukrainian arms maker Firepoint said Kyiv had used its FP-1 one-way attack drones to mount the ⁠strike.

    Four Ukrainians were arrested in Vienna this week on ⁠suspicion of spying, Austrian interior minister, Gerhard Karner, said on Friday, with Ukrainska ⁠Pravda newspaper saying two ⁠of ​its team were among those detained. Three remain in custody, Karner said, declining ⁠to provide further details because the investigation was ongoing. Austrian news agency APA quoted a ⁠spokeswoman for the Ukrainian embassy in Vienna as saying ​it was awaiting ‌an explanation from the ‌Austrian authorities on the circumstances of and legal grounds ‌for the arrests. The embassy did not immediately respond to a request for comment.

    Russian ⁠forces struck ​three cargo vessels in and ⁠around Ukraine’s Black Sea ports on ⁠Friday, Russia’s defence ministry ​said. The ‌ministry said ‌one vessel was ‌hit in the port of Mykolaiv, another in the port of Chornomorsk and ‌a third, bound for Odesa, in the ​Black Sea. According to the ministry, all three vessels ⁠were being used ​to supply ​the Ukrainian ​military. Reuters could ​not ‌independently verify ​the ​report or the claim.

    Russian strikes killed three people and wounded at least eight across Ukraine, officials said Friday, as Ukraine struggles to counter escalating Russian bombardments that have killed more than 50 people over the past three days.

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  • Bertolt Brecht : « On ne peut plus mener les affaires du capitalisme sans brutalité »

    Il y a 90 ans, Bertolt Brecht fuyait l'Allemagne nazie. Lors de son exil, l'auteur de théâtre ne cesse d'écrire sur le rôle des écrivains face aux systèmes réactionnaires. Dans Écrire contre le fascisme, Irène Bonnaud réunit des fragments de textes (poèmes, essais, discours…) dont le sujet principal est la lutte contre le fascisme et le capitalisme.

    Bien que presque centenaires, les mots de Bertolt Brecht résonnent aujourd'hui avec une triste justesse. Né en 1898 en Allemagne, cet artiste a dédié sa vie à transformer le théâtre en outil de réflexion politique. Banni par les nazis qui brûlent ses livres en place publique le 10 mai 1933, l'écrivain passe quinze ans en exil et continue de se battre contre le fascisme, le capitalisme et la guerre. Si le public retient surtout ses pièces, il est aussi l'auteur de nombreux poèmes, nouvelles et essais théoriques.

    Écrire contre le fascisme (Divergences, 2026), un recueil de textes rédigés par Brecht entre 1933 et 1939, traduits et préfacés par Irène Bonnaud, éclaire la responsabilité des écrivains. Pour le dramaturge, avant même de combattre le fascisme, il faut s'attaquer au capitalisme et à l'ordre bourgeois, seuls systèmes capables de l'engendrer. Marqué par la Première Guerre mondiale, il dénonce un conflit conçu comme une entreprise économique où les pauvres servent de chair à canon.

    Alors, face au fascisme, que doit-on écrire ? Et surtout, comment ? Celui qui n'a jamais eu de diplôme universitaire s'interroge sur la langue tandis que les nazis réinventent la vérité à travers leurs discours. « Brecht inspecte les mots avec une méfiance renouvelée », écrit Irène Bonnaud. Sa méthode est radicalement critique : « Supprimer toute formulation suspecte, ou, a minima, désinfecter les mots avant usage, une sorte d'asepsie nécessaire pour éviter de contaminer l'antifascisme avec les mots du fascisme. »

    Face à la volonté de réduire le peuple à une masse homogène et indifférenciée, l'écrivain doit au contraire diviser, d'après Brecht. « L'étonnement déclenche une activité critique, qui est la condition de l'art et d'une politique émancipatrice », indique la chercheuse. Plutôt que l'empathie passive et l'identification, le metteur en scène privilégie la distanciation. En brisant l'illusion théâtrale, il invite le spectateur à analyser activement ce qu'il voit dans une attitude résolument critique. Extraits.

    Thelma SusbielleDans de nombreux paysArchive – date incertaine

    « Dans de nombreux pays (leur nombre s'accroît), on ne peut plus mener les affaires du capitalisme sans brutalité. Quelques-uns croient encore que ça va aller ; mais jetant un œil sur leur compte en banque, ils se persuaderont tôt ou tard du contraire. Ce n'est qu'une question de temps.

    Un appel contre le fascisme ne peut être sincère ni honnête si on n'y mentionne pas les rapports sociaux qui l'engendrent comme par nécessité naturelle. Qui ne veut pas abandonner la propriété privée des moyens de production ne se débarrassera pas du fascisme ; au contraire, il en aura besoin. Bien sûr, je sais que des formulations comme propriété privée des moyens de production sont laides, peu romantiques, nullement poétiques. Mais personne ne songe à employer ces mots à cause de leur beauté. Ils sont simplement utiles, c'est-à-dire : dire ce qu'ils disent est utile. Et s'il faut choisir entre user de mots laids, secs, doctrinaires, parler de choses aussi basses que gagner sa vie, manger à sa faim, ou laisser vaincre le fascisme, on devrait se décider pour ces mots. »

    Enterrement du fouteur de merde dans un cercueil de zinc1Poème – 1933

    Ici, dans ce zinc Est couché un homme mort Ou ses jambes et sa tête Ou moins encore Ou rien du tout, vu que c'était Un fouteur de merde. Il a été repéré comme coupable. Enterrez-le. Mieux vaut Que sa femme l'accompagne seule à la fosse. Qui l'accompagne Sera repéré aussi. Ça là dans le zinc Vous a poussé à toutes sortes de choses À vouloir manger à votre faim Habiter au sec Faire bouffer les gosses Insister pour être payé Et à la solidarité avec tous Vos semblables et À penser. ça là dans le zinc a dit Que la production avait besoin d'être organisée autrement Et que vous, les millions qui travaillez, Deviez reprendre la direction. Pour vous, rien n'ira mieux avant. Et vu que ça là dans le zinc a dit ça Il a fini dans le zinc et il faut l'enterrer Comme un fouteur de merde qui vous a tourné la tête Et celui d'entre vous qui parlera de manger à sa faim Et d'habiter au sec Et celui qui insistera pour être payé Et faire bouffer ses gosses Celui qui pensera et se déclarera solidaire De tous les opprimés Celui-là À partir de maintenant et à jamais Doit finir dans le zinc comme lui Le fouteur de merde qu'on va enterrer.

    Les écrivains doivent écrire la véritéTexte publié dans un numéro du quotidien Pariser Tageblatt – décembre 1934

    « Pour nous autres qui écrivons, il est important de savoir à qui nous disons la vérité et qui nous la dit. La grande vérité de notre temps [...] est que notre continent s'enfonce dans la barbarie parce qu'on veut maintenir tel qu'ils sont les rapports de propriété des moyens de production. Il est difficile d'écrire cette vérité, difficile de la reconnaître, difficile de faire en sorte qu'on puisse en faire quelque chose. À quoi sert d'écrire quelque chose dont il ressort que l'état dans lequel nous sombrons est barbare (ce qui est vrai), s'il n'est pas clairement dit pourquoi nous en sommes arrivés là ? Il nous faut dire qu'on torture parce que les rapports de propriété doivent demeurer. [...] En outre, il nous faut dire cela à ceux qui souffrent le plus de ces rapports de propriété, qui ont donc le plus grand intérêt à leur transformation : aux ouvriers et à ceux que nous pouvons convaincre de se faire leurs alliés, parce qu'eux-mêmes ne possèdent pas de moyens de production au sens strict, même s'ils touchent une part des profits. Quand on demande à l'écrivain d'écrire la vérité, on lui demande beaucoup. »

    Notes sur Courage d'Heinrich Mann Article jamais publié, écrit pour la revue Das Wort – mars 1939

    « Le fascisme n'est pas un épisode, il est la dernière phase. Il n'est pas le quatrième acte du grand spectacle Ascension et règne de la bourgeoisie, mais le cinquième. Et le spectacle n'aura pas de happy end. C'est justement la dépravation, la monstruosité et l'incompétence du régime qui empêchent beaucoup d'entre nous de reconnaître le malheur dans toute son étendue, de comprendre sa signification profonde. La prise de pouvoir est survenue comme quelque chose de tout à fait soudain, comme un choc, quelque chose qu'on ne pouvait pas prévoir. Étrangement, nous ne soumettons pas à la critique notre incapacité à prévoir, mais conférons à ce terrible événement quelque chose, pour ainsi dire, d'anhistorique, d'extérieur, d'étranger à l'évolution organique, quelque chose de momentané, comme s'il n'appartenait pas à la ligne normale des événements, nous représentant une ligne qui contiendrait une discontinuité plus ou moins imprévisible et qui pourrait ensuite reprendre son cours normal. On dénie aux fascistes leur caractère bourgeois [...]. En argumentant ainsi, on ne voit pas qu'il s'agit d'une bourgeoisie dépravée, devenue monstrueuse, incapable de remplir son rôle en tant que classe, et on ne comprend rien. [...] En réalité, ce qu'on a sous les yeux, c'est le passage d'une oppression et d'une exploitation non sanglante à une oppression et à une exploitation sanglante. La somme des années de vie arrachée en temps normal au peuple, piétiné, écrasé, pressuré est plus grande que la somme des années de vie qui lui est retirée à présent, et même plus grande que celle qui pourra lui être arrachée dans les guerres qui viendront. […]

    Ainsi, comme le capitalisme a besoin de crises cycliques de surproduction dont il ne peut se débarrasser d'autre manière [...] qu'en détruisant cette surproduction, il a aussi besoin de ses guerres : c'est un ordre économique qui ne fonctionne qu'avec des crises et des guerres. On peut dire que le capitalisme n'est vraiment devenu insupportable que dans sa dernière phase, sa phase fasciste, mais il est devenu fasciste en tant que capitalisme. [...]

    Ce que nous avons dans le mode de production bourgeois, c'est un mode de production sanglant et guerrier, aussi sanglant et guerrier qu'il doit (et peut) être pour que les forces productives puissent continuer à voguer sous le fouet du profit. »

    1 . Les militants de gauche torturés et tués par les nazis étaient rendus à leur famille dans des cercueils de zinc hermétiquement fermés.

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  • Le marteau de l'État

    Quand la colère descend dans la rue, la justice accélère. Déjà redoutable en temps normal (surtout pour les plus précaires), la comparution immédiate devient alors l'instrument d'une justice politique et répressive.

    Depuis cinq ans, La Sellette1 observe la justice rendue dans les audiences de comparutions immédiates (CI), une procédure brutale dans laquelle les prévenu·es passent directement du commissariat au palais de justice, et finissent le plus souvent en prison. Habituellement, leur profil est déterminant : le parquet – c'est-à-dire les services du procureur de la République – décide d'envoyer en CI les personnes qui ont un casier judiciaire, ou qui n'ont pas de travail, pas de foyer, ou pas de titre de séjour.

    La comparution immédiate est l'un des moyens utilisés par le gouvernement pour réprimer les mouvements sociaux

    En l'absence de ces « garanties de représentation », la justice estime que celles-ci risqueraient de disparaître dans la nature si elles étaient convoquées plusieurs mois plus tard.

    Outre cet usage habituel, la CI est aussi l'un des moyens utilisés par le gouvernement pour réprimer les mouvements sociaux. Soulèvement dans les quartiers populaires en 2005 après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, luttes contre le Contrat première embauche (CPE) en 2006 ou la loi Travail en 2016, mouvement d'occupation des places Nuit debout la même année, Gilets jaunes en 2018 et 2019, autant de moments où le ministre de la Justice a fait passer à tous les parquets – ses subordonnés hiérarchiques – des instructions par voie de circulaires, leur demandant de privilégier la CI aux procédures ordinaires. Plus récemment l'année 2023 a connu deux mouvements qui ont été l'occasion d'un recours massif à la CI.

    Au nom de la liberté

    Le 16 mars 2023, après deux mois d'importantes mobilisations et en l'absence de majorité au Parlement, le gouvernement recourt à l'article 49.3 de la Constitution pour passer en force sa réforme des retraites. Face aux manifestations de colère que cette décision suscite, le ministre de la Justice adresse deux jours plus tard une dépêche à ses procureur·es, les appelant à recourir à la CI pour « les faits les plus graves, en particulier les violences commises à l'encontre des élus ou des membres des forces de l'ordre ». Ces consignes sont cependant rarement évoquées en audience par les parquets, qui préfèrent se peindre en défenseurs des libertés constitutionnelles plutôt qu'en simples exécutants des volontés ministérielles.

    Samir D. est jugé pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre et avoir résisté pendant son interpellation. Face à une salle remplie de militant·es venu·es soutenir le prévenu, la procureure se lève et commence très fort : « Il faut protéger les forces de l'ordre, seules garantes de la liberté constitutionnelle de manifester ! » Prise dans son élan, elle va jusqu'à affirmer que « les forces de l'ordre sont là pour assurer la sécurité des manifestants ». La moitié de la salle éclate de rire2. Si les procureur·es se défendent habituellement d'instrumentaliser la justice au profit du gouvernement, certain·es utilisent explicitement la procédure de CI pour envoyer un message à tous·tes les manifestant·es.

    Juges comme procureur·es reprochent volontiers aux prévenu·es l'ensemble des dégâts commis pendant les manifestations

    Jonathan T. est jugé pour avoir jeté des cailloux en direction des policiers à la fin de la manifestation contre la réforme des retraites qui s'est déroulée deux jours plus tôt. Au début de ses réquisitions, la procureure tient à expliquer pourquoi le parquet a envoyé en CI un prévenu sans casier judiciaire, qui a reconnu les faits, pour des violences qui n'ont pas occasionné d'incapacité totale de travail : « Il ne faut pas oublier que les faits se déroulent dans un contexte de graves troubles à l'ordre public qui provoquent des dégâts importants, que nous allons devoir toutes et tous payer. Il y a des personnes qui ne sont là que pour saccager, elles s'en prennent aux habitants de la ville qui ne peuvent plus sortir de chez eux parce qu'ils ont peur. Alors oui, le parquet fait passer cette affaire en comparution immédiate ! Le passage dans cette procédure et la peine ont vocation à être exemplaires. »

    Les juges, contrairement aux procureur·es, ne sont pas soumis·es hiérarchiquement au ministre de la Justice. Cette indépendance n'est toutefois pas toujours perceptible en audience. Juges comme procureur·es reprochent volontiers aux prévenu·es l'ensemble des dégâts commis pendant les manifestations.

    Enzo, à peine 18 ans, comparaît pour avoir tenté de mettre le feu à une poubelle pendant une manifestation. Avant de résumer l'affaire, la présidente a une remarque : « Nous sommes là pour juger les faits qui se sont déroulés pendant la manifestation, pas pour juger les opinions politiques. Il ne s'agit pas de sanctionner le droit constitutionnel de manifester et la liberté d'expression. Ce n'est pas le tribunal de la pensée. » Elle cite le procès-verbal de contexte fourni par la police. Celui-ci donne, selon elle, les informations objectives sur la manifestation : « Les policiers ont noté très précisément l'heure où la manifestation commence à dégénérer : 16 heures 01. C'est là qu'il y a eu des dégradations filmées que les citoyens ont pu regarder depuis leur télévision. Les manifestants qui ne veulent pas cautionner ce qui se passe après se dispersent. Les premières interpellations ont eu lieu à 17 heures 30. Ce qui veut dire que les policiers ont laissé aux gens une heure et demie pour s'en aller tranquillement. » La présidente évoque longuement et avec émotion le saccage d'un abribus – que pourtant le prévenu n'est pas accusé d'avoir cassé : « Le citoyen qui n'a pas envie de prendre son véhicule ou même celui qui n'a pas les moyens d'avoir un véhicule ne peut plus prendre les transports ! La personne qui veut juste se mettre à l'abri du mauvais temps ne peut plus le faire. »

    Les manifestant·es toulousain·es contre la réforme des retraites ont été pour la plupart condamné·es à des peines avec sursis ou du travail d'intérêt général, souvent accompagnées d'interdictions de manifester et de dommages et intérêts à payer aux policiers. C'est une réponse judiciaire lourde, inscrite au casier judiciaire, et qui fait suite à une arrestation parfois brutale, une ou deux nuits au commissariat, voire de la détention provisoire. De quoi dissuader de continuer à participer au mouvement social, comme on l'entend dans la déclaration finale de l'un des prévenu·es : « Je suis vraiment désolé, vous ne me reverrez jamais dans cette situation. Je ne manifesterai plus jamais. »

    Pas des vrai·es manifestant·Es

    Les peines avec sursis et les alternatives à la détention auxquelles ont été condamné·es les manifestant·es contre la réforme des retraites tranchent toutefois avec le traitement subi par les prévenu·es arrêté·es pendant les soulèvements qui ont suivi la mort de Nahel Merzouk, 17 ans, tué par la police le 27 juin 2023 au cours d'un contrôle routier. Trois jours plus tard, Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, diffuse une circulaire aux services du parquet leur demandant de privilégier le recours à la CI et d'ouvrir quand c'est possible de nouvelles salles d'audience pour pouvoir juger les personnes arrêtées.

    Le message est passé. À Grenoble, par exemple, deux audiences de CI sont ouvertes le dimanche 2 juillet pour juger une trentaine de personnes jusqu'après minuit. Devant l'Assemblée nationale, Dupond-Moretti loue l'obéissance des procureur·es : « Je dois dire que l'encre de la circulaire était à peine sèche que déjà les procureurs la mettaient en œuvre. » Les juges aussi ont suivi. Et il tient à les féliciter : « De la même façon, je veux rendre hommage aux magistrats du siège et aux greffiers qui pendant des heures et des heures ont répondu à ces exactions insupportables. Naturellement, la justice a été au rendez-vous de la fermeté que j'appelais de mes vœux. » De fait, le 5 juillet, le ministère de la Justice annonce avoir incarcéré 448 personnes sur les 585 passées en CI.

    La plupart des personnes jugées après la mort de Nahel Merzouk ont un casier vierge, des « garanties de représentations » et comparaissent souvent pour des jets de projectiles en direction des forces de l'ordre.

    Il ne viendrait pas à l'esprit des magistrat·es de trouver une dimension politique aux manifestations de ces jeunes racisé·es issu·es des quartiers populaires

    Leur « profil judiciaire » n'est donc pas si éloigné de celui des manifestant·es contre la réforme des retraites. Mais la distance sociale qui les sépare des gens de justice est bien plus grande. Par ailleurs, là où les magistrat·es reconnaissent au moins aux personnes luttant contre une réforme le mérite de participer à un vrai mouvement social – quoique d'une mauvaise manière –, il ne leur viendrait pas à l'esprit de trouver une dimension politique aux manifestations de ces jeunes racisé·es issu·es des quartiers populaires. La comparution immédiate redevient alors ce qu'elle est par essence : une machine à emprisonner.

    La Sellette

    1 . à travers des chroniques d'audiences à retrouver sur leur blog lasellette.org et aussi chaque mois dans CQFD

    2 . Les extraits sont tous issus de chroniques d'audiences qui se sont tenues à la chambre des comparutions immédiates de Toulouse en mars 2023.

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  • La relève !

    Si le mois de septembre refuse toujours obstinément de ressembler à un début d'automne – avec des températures qui donnent davantage envie de boire un pastis à l'ombre que de sortir les pull-overs de Noël –, CQFD a bel et bien fait sa rentrée. Pour tout vous dire, le pavillon du Chien rouge, qui prend toujours un peu l'eau, a dû voguer avec un équipage très réduit cet été. Les dernier·es survivant·es des précédentes tempêtes ont vu leurs semblables être happé·es par un phénomène météorologique épouvantable, bien connu sous le nom de France travail : gigantesque dépression administrative poussant les individus vers le salariat, le grand Capital ou la caisse de l'épicerie paysanne du coin (courage Orianne). Mais alors qu'on croyait chavirer pour de bon, le Chien rouge a aboyé dans cette chronique et sur le monde numérique à la recherche de nouveaux copains et nouvelles copines de galère. Et quelle ne fut pas notre surprise d'entendre toquer à la porte de la rédac à plusieurs reprises ! Samy, Angèle, Pierre-Marie, Clément ou encore Orion ont répondu présent·es pour prendre leur quart. Vous tombez à pic moussaillon·nes ! Ces nouveaux bras ne sont pas de trop ! Souquez les artimuses maintenant ! Car le courant qui veut nous emmener à droite ne s'épuise jamais. Quant à vous, chers lecteurs, lectrices, rassurez-vous : le pavillon du Chien rouge n'a pas dit son dernier « ouaf ». Et sans vouloir faire dans le teasing, restez branché·es : ça arrive fort les frères (et les sœurs) !

    On en profite pour remercier tous·tes celles et ceux qui nous ont fait des dons défiscalisés sur donorbox.org. Vé, notre vigie vigilante, a rarement été si peu alarmiste face à la situation financière du journal. Mais chaque euro compte, et ce n'est pas une raison pour cesser de nous soutenir. Faites acte de piraterie : défendez la presse libre et continuez de nous couvrir d'or !

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  • Écologie en eaux tièdes

    Le film Glaciers d'Arctique, état des lieux montre un monde polaire qui fond à vue d'œil. Le diagnostic est connu, l'angoisse bien installée. Mais pour les quelques dizaines de têtes blanches venues en débattre par une chaude soirée d'été lyonnaise, changer la donne se résume encore à faire un effort de pédagogie. Plongée dans une écologie très informée, mais politiquement désarmée.

    Histoire de sortir des 32 degrés de mon appartement, je me suis rendu au cinéma indépendant art et essai et climatisation de mon quartier, à Lyon, pour assister à la projection d'un film documentaire intitulé Glaciers d'Arctique, état des lieux, en présence du réal, Pierre Dugowson, et du spéléo-glaciologue Léo Decaux. Les planètes semblaient donc alignées pour savourer une soirée entre solides camarades écoterroristes ; quelle ne fut pas ma déception.

    Le film, pourtant, recèle bien des qualités. Il s'articule principalement autour de la célèbre glaciologue Heïdi Sevestre qui présente son travail au Svalbard, petit archipel septentrional norvégien qui se réchauffe sept fois plus vite que le reste du globe. Les plans sont longs et permettent une impeccable immersion dans cet extraordinaire environnement. La parole est offerte aux universitaires installés sur place, dont le constat est unanime : chaque année déjoue leurs projections les plus inquiétantes. Quelques instants saisissants clôturent en beauté le film : un plan fixe sur la banquise qui donne à entendre son souffle, un indescriptible craquement sourd. On y découvre des militants contre l'exploitation minière en eaux profondes qui constitue une pratique extractiviste dévastatrice de grande échelle. On sympathise avec les pingos, genre de petits volcans qui s'affaissent par le milieu et laissent s'échapper une eau couleur rouille. On nous rappelle que la fonte du permafrost va libérer des virus qui se sont endurcis sans lumière ni oxygène, ainsi qu'une quantité astronomique (équivalente aux émissions annuelles de l'Union européenne) de gaz à effet de serre que les gros bourgeois du capitalisme d'hier ont émis et qui ont été enfermés dans ce sol gelé. Heïdi Sevestre, entre deux visites du glacier Longyearbyen, exprime sa crainte face à l'explosion techno-solutionniste hallucinatoire qui fait florès aujourd'hui dans les grands groupes industriels.

    La critique de la géo-ingénierie par la glaciologue est claire, mais on aurait pu souhaiter qu'elle soit un peu plus offensive politiquement

    Une mauvaise idée, ce gigantesque rideau polaire sous-marin imaginé pour bloquer les méchants courants chauds qui attaquent les glaciers ? Pas top, ces pompes alimentées au pétrole qui arrosent le glacier afin de l'épaissir ? La critique de la géo-ingénierie par la glaciologue est claire, mais on aurait pu souhaiter qu'elle soit un peu plus offensive politiquement. Le techno-solutionnisme n'est-il pas simplement l'un des prétextes pour continuer le business as usual et légitimer, au nom de la prétendue transition énergétique, une nouvelle étape dans la ruée extractiviste qui nous précipite dans le chaos ?

    Les bons élèves

    La déception survient surtout lors de l'échange avec la salle. Ce qui frappe est l'unanimité autour de certains topoï dépolitisants. Le capitalisme est sans cesse naturalisé, et ce sont les affects qui sont pointés du doigt : les « décideurs » seraient mal informés, alors organisons une projection à l'Assemblée ! Les « gens » ne sont pas « au courant », alors parlons-en ! Cette vision individualisante rend le dépassement du capitalisme impossible, comme si les sociétés humaines ne s'étaient organisées de tout temps qu'avec ce mode de production. Lorsque le mot est enfin lâché – dernière intervention ! – il est entendu comme un synonyme de cupidité. Mais enfin, si même des profs blancs retraités qui se déplacent pour voir des films documentaires écolos un soir de semaine ne voient pas de lutte des classes et d'exploitation dans « la société », ne serait-ce pas le signe de quelque chose ?

    La bourse ou la vie ?

    Ma hot take, la voici : la classe moyenne blanche éduquée de gauche croit que « les choses » changeront lorsque « les gens » seront informés des conséquences de leur « mode de vie ». Eux, informés, ils le sont. Ainsi, en dépolitisant la relation qu'entretiennent productions scientifiques et diffusion auprès du grand public par le biais des industries culturelles, ils aboutissent à une aporie teintée de mépris de classe et d'autosatisfaction. Ils restent aveugles à l'évidence : il n'existe pas de solution au désastre écologique à l'intérieur du capitalisme puisque l'accumulation du capital consiste nécessairement en la destruction des conditions d'habitabilité de la planète dans l'intérêt de la bourgeoisie industrielle extractiviste.

    J'aurais pu deviner l'odeur de la soirée plus tôt. En effet, avant le film étaient diffusés trois courts spots à l'initiative d'une organisation lyonnaise nommée Odysseus 3.1, dont le but est de sensibiliser aux enjeux écologiques, mais dans une ambiance team building. L'un d'eux mettait en scène une équipe souriante, dynamique et motivée sur fond de musique épique et d'inscription de phrases comme : « Tout seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin ! » On les voit s'échiner à sortir les « vélo'v » (vélos mis en libre service par la métropole de Lyon) jetés dans le Rhône par d'impolis concitoyens. N'est-on pas en droit de se demander si la priorité est de porter un discours – certes nécessaire mais totalement insuffisant – sur l'incivilité des autres, quand l'entreprise qui commercialise ces vélos n'est autre que JCDecaux, leader mondial de la communication extérieure, c'est-à-dire du mobilier urbain publicitaire ? Mieux vaut sortir les vélos de l'eau ou brûler les panneaux de pub à LED ?

    Samuel Tudeh
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  • Zelenskyy furious as Trump announces deal to buy Russian diesel

    US president says agreement needed to lower fuel prices, but move likely to create fresh crisis with Ukraine and Nato allies

    Donald Trump is on a fresh collision course with Volodymyr Zelenskyy and European allies after his stunning agreement to buy Russian diesel upended years of US and western pressure on the Kremlin to end its war against Ukraine.

    Zelenskyy reacted furiously to Trump’s announcement of the deal with Vladimir Putin on Friday, calling it “absolutely terrible” and “not fair and not honest”.

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  • Le 24 octobre 1975, les Islandaises ont bloqué tout le pays par une grève générale

    « Ça a été le plus grand jour de ma vie après la naissance de mes enfants », confie Maria Sigurdardottir. « Être entourée d’autant de femmes qui partageaient le même objectif, c’était quelque chose ! Je n’ai jamais plus ressenti quelque chose de tel dans ma vie. »

    Cet article Le 24 octobre 1975, les Islandaises ont bloqué tout le pays par une grève générale est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

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  • Trump says Iran could take out CA cities. Pentagon to livestream execution. GOP abandons races as Democrats expand map.

    US President Donald Trump. Photo by Kent NISHIMURA / AFP via Getty Images.

    MAGA Crowd Cheers as Trump Suggests California Cities Could Get Nuked by Iran

    At a campaign rally in Grand Island, Nebraska on Monday, Donald Trump fantasized about the destruction of Los Angeles and San Diego by Iran. When speaking about the war he launched in February, Trump said, “It’s a small price to pay for keeping the world safe, keeping our country safe. They can take out a city, let ’em take out Los Angeles, let ’em take out San Diego. This is a very small price to pay.” At the mention of the destruction of two American cities, the Trump rally crowd cheered loudly.

    Governor Gavin Newsom fired back at Trump, posting, “After sending the National Guard and Marines to occupy California, Donald Trump is now saying our foreign enemies should ‘take out’ Los Angeles and San Diego. He is deranged and dangerous.” According to The Hill, Newsom said “Trump was ‘mentally ill’ and called for the 25th Amendment to be invoked.” San Diego Mayor Todd Gloria wrote, “San Diego is not collateral damage. We are not expendable. And we are never a ‘small price to pay.’ Keep our city out of your reckless war talk.” White House Communications Director Steven Cheung responded saying, “The media freakout over President Trump’s comments is not rooted in reality. He was clearly stating U.S. cities would have been threatened if a nuclear Iran hadn’t been stopped. America is safer because of the President. Iran has no nuclear, no navy, no air force, and no money.”

    On Wednesday, during a rally in San Antonio, Texas, Trump doubled down on the comments, saying, “You want to see trauma? You want to see problems? And I said it the other day, let them hit a missile into San Diego or Los Angeles on the way. You want to see a horror show? You wanna see problems? Let them hit San Diego. Let them hit Los Angeles. You want to see some bad things happen? You want see a country in free fall? We’re not going to let that happen, we protect our cities, we protect our country, we’re not letting that happen.”

    Pentagon Will Livestream Execution of Fort Hood Killer

    In the wake of Tennessee’s botched execution of Christa Pike by lethal injection last week, Defense Secretary Pete Hegseth announced on Wednesday that the execution of Nidal Hasan, who killed 13 people in a 2009 mass shooting at the Fort Hood Army base in Texas, would be livestreamed for the public to view.

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  • Grève dans les écoles et Manifestation

    💥 Mardi 13 octobre : GRÈVE DANS LES ÉCOLES ✊
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  • Federal judge rules against Trump DoJ’s policy of collecting state voter rolls

    Judge says justice department policy of checking state voter rolls against a federal immigration database is unlawful

    A federal judge ruled on Friday that the US justice department’s policy of collecting states’ unredacted voter rolls to check them against a federal immigration database is unlawful.

    The ruling, by the US district judge Sparkle Sooknanan, was a setback for Donald Trump, who has pushed his administration to ramp up investigations into non-citizen voting ahead of the November midterm elections, with control of Congress at stake.

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  • [Lenvolée] Conditions de parloirs : de pire en pire depuis le Covid – Gilets jaunes : retour sur un mouvement

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  • Projection du film "Yallah Gaza" de Roland Nurier

    Projection du film "Yallah Gaza" à Albertville
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  • AG du Queerclub

    Assemblée générale du Queerclub, venez nombreux·ses !
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  • Projection du film - "Jenine dans le viseur" de Ehab Ghafri

    Urgence Palestine Chambéry, Afps Chambery et @lesbatisseursdespoir73, vous invitent à une soirée de projection du documentaire « Jenine dans le viseur », en présence du réalisateur, metteur en scène et psychologue palestinien, Ehab Ghafri.
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  • Rassemblement Palestine- Albertville

    Rendez vous a 10h devant la mairie !
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  • Rassemblement pour la Palestine - Chambéry

    RASSEMBLEMENT 17H PL DE GENÈVE STOP GENOCIDE COLONISATION APARTHEID STOP à l’ IMPUNITE d ’ISRAEL IL EST URGENT DE PRENDRE DES SANCTIONS INTERNATIONALES CONTRE ISRAEL
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  • Procès Dati-Ghosn : au cœur d'une affaire sensible

    Source : Le Média Format : vidéo
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  • « Pourquoi faudrait-il du courage pour dire la vérité ? » : Navi Pillay, qui a dirigé le rapport de l'ONU sur le génocide à Gaza, remporte le prix Nobel de la paix (Anglais)

    Source : Common Dreams - États-Unis Lire la traduction automatique en français
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  • Petit papa mascu : les obsessions antiféministes des assos de défense des droits des pères séparés

    Source : Les Jours Payant
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  • Trump says he picked ‘devoted fan’ Katie Zacharia to be next press secretary

    Zacharia will replace Karoline Leavitt, who left the role at the end of August after giving birth to her second child

    Donald Trump on Friday announced that he had picked Katie Zacharia to be the next White House press secretary, lining up a conservative commentator he called a “devoted fan” to be his most prominent spokesperson.

    Zacharia will replace Karoline Leavitt, who left the role at the end of August after the birth to her second child.

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  • Trump Tyranny Tracker | Day 621: Oct. 6, 2026

    An American flag and citizenship packet sit on a chair before the start of a naturalization ceremony at the New York Public Library, July 3, 2018 in New York City. (Photo by Drew Angerer/Getty Images)

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    Welcome to today’s Trump Tyranny Tracker…

    Trump’s refusal to allow international election observers, the FBI targeting political opponents, and new revelations about his top advisers working for a Russian proxy are among today’s top stories.

    Today at a Glance

    • Trump refuses international election observers

    • Trump’s top midterm advisers received hundreds of thousands of dollars advising a pro-Russian government in Bosnia

    • The FBI released a video attacking Democratic politicians

    What We Need to Pay Attention To

    NAACP launches voter protection hub for midterm elections

    What Happened: The NAACP is organizing lawyers to investigate voter intimidation and suppression and seek emergency court orders during the midterms. The group is also challenging plans to deploy armed federal personnel near polling places as the Justice Department prepares to send more than 1,000 election monitors.

    Why It Matters: As Trump expands the federal government’s presence around elections, the NAACP is preparing to challenge voter intimidation and interference in court before voters are denied their rights.

    Source: The Washington Post

    Corruption

    Amid Midterm Crunch, Trump Advisers Took Time to Help Russia-Aligned Government

    What Happened: James Blair and Chris LaCivita, two of Trump’s top midterm advisers, traveled to Bosnia’s Republika Srpska to advise its government ahead of elections. The New York Times reported that each was paid hundreds of thousands of dollars through a D.C. law firm hired by the government run by Milorad Dodik’s Russia-aligned party.

    Why It Matters: Two of Trump’s top midterm advisers were paid hundreds of thousands of dollars to work for Putin’s allies in Bosnia. Trump has already lifted sanctions on Dodik and his associates. What else was happening behind the scenes between Trump, his cronies and Russia?

    Source: New York Times

    Elon Musk and Palmer Luckey’s new Pentagon roles raise ethics worries

    What Happened: Pete Hegseth appointed Elon Musk and Anduril co-founder Palmer Luckey to help lead a Pentagon study on AI, drones and autonomous weapons that will influence future military spending. SpaceX has received more than $8 billion in defense contracts this year, while Anduril also holds major Pentagon contracts.

    Source: NPR

    Power Consolidation

    Trump administration refuses international election monitors for first time in over 2 decades

    What Happened: Trump officials refused to invite observers from the Organization for Security and Co-operation in Europe (OSCE) to monitor the midterms, breaking with more than two decades of U.S. practice. Meanwhile, Trump’s Justice Department is preparing to deploy more than 1,000 federal election monitors.

    Source: MS NOW

    Trump Hints at ‘Some Big Surprises’ Coming In a ‘Few Weeks’ Before the Midterm Election

    What Happened: Trump said budget director Russell Vought has “some big surprises” planned for the coming weeks, shortly before the midterms. Trump offered no details but praised Vought as one of the most “important” figures in American history.

    Why It Matters: Vought controls the White House budget office and has been key to Trump’s efforts to dismantle federal agencies and redirect government spending. With the midterms approaching, what is Trump planning?

    Source: Mediaite

    Weaponization of Institutions

    Whistleblower says Trump demanded FBI probe into protesters over a TikTok he saw

    What Happened: Former FBI supervisor Jill Fields alleges that Trump and other officials pressured the FBI to investigate anti-ICE protesters in Southern California despite concerns that their activities were constitutionally protected. One investigation reportedly began after Trump watched a TikTok video showing protesters warning residents about ICE raids and explaining their legal rights.

    Source: CNN

    Why the Hell Is Kash Patel’s FBI Making Campaign Ads?

    What Happened: The FBI released a government-produced video attacking “democratic socialist leaders,” featuring Michigan Democratic Senate candidate Abdul El-Sayed alongside Kamala Harris, Alexandria Ocasio-Cortez and other Democratic politicians. The video then promoted the FBI’s record under Kash Patel.

    Why It Matters: The FBI is using government resources to attack Democratic politicians, including a candidate running for Senate. This further undermines the FBI’s political independence and sets a dangerous precedent for using federal law enforcement to influence elections.

    Source: The New Republic

    US Senator Murphy says Pentagon denied him access to US base in Qatar

    What Happened: Sen. Chris Murphy said the Pentagon denied him access to Al Udeid Air Base in Qatar and refused to provide a briefing on the Iran war.

    Why It Matters: The Pentagon is restricting a senator’s access to military facilities and information about an ongoing war. Congress is responsible for overseeing military operations, including their costs, casualties, and conduct.

    Source: Reuters

    US justice department moves to strip citizenship of 40 naturalized citizens

    What Happened: The Justice Department filed cases to revoke the citizenship of 40 naturalized Americans between August 21 and October 2, its largest such initiative during Trump’s second term. DOJ had previously identified at least 384 people whose citizenship it wanted to revoke.

    Why It Matters: Trump is expanding efforts to strip naturalized Americans of their citizenship. The threat of losing citizenship can also be used to intimidate people into silence, making them afraid to speak out against the government.

    Source: The Guardian

    Subscribe now

    Media Suppression & Authoritarian Tactics

    School book bans hit record high with nearly 12,000 removals, study finds

    What Happened: PEN America recorded 11,982 book bans in public schools during the 2025–26 school year, up from 6,870 the previous year and the highest number since tracking began in 2021. Texas and Florida accounted for most of the bans, with state laws driving removals across the country.

    Source: The Hill

    ABC and Trump’s FCC battle in federal court over issues of free speech and jurisdiction

    What Happened: ABC asked a federal judge to block the FCC’s early review of its broadcast licenses, arguing that the move is retaliation for coverage Trump dislikes. ABC says the threat of losing its licenses is already affecting editorial decisions ahead of the midterms.

    Source: Associated Press

    Human & Civil Rights Abuses

    More Than 500 U.S. Citizens Have Been Detained, Including Handcuffed or Held at Gunpoint, in Trump’s Immigration Crackdown

    What Happened: ProPublica documented 506 U.S. citizens detained by federal immigration agents since Trump returned to office, including at least 70 children and teenagers. 36 were held for a day or longer without access to lawyers or family, 63 were detained while recording agents, and roughly a dozen citizens, mostly children, were deported.

    Why It Matters: Trump’s immigration crackdown is violating the rights of U.S. citizens. Americans are being detained, denied access to lawyers and even deported, exposing how far immigration enforcement has expanded beyond its legal boundaries.

    Source: ProPublica

    Emails show how ICE trimmed training for deputized officers

    What Happened: ICE reduced training for local police authorized to make immigration arrests from four weeks in person to just 40 hours online. Emails show the agency cut instruction on immigration law and eliminated practical training scenarios as participation expanded to more than 2,600 law enforcement agencies.

    Why It Matters: Trump is giving thousands of local officers federal immigration enforcement powers while cutting the training they need to understand legal limits on arrests and detention. This increases wrongful arrests, racial profiling and civil rights violations.

    Source: The Washington Post

    Army study found shock gloves purchased by ICE cause pain, compliance and fear

    What Happened: ICE signed a $16.7 million contract for 6,000 pairs of electric shock gloves despite an Army study documenting intense pain, immediate compliance, and fear among people subjected to the devices. Researchers found that even seeing the gloves afterward was enough to make participants comply.

    Why It Matters: ICE is purchasing devices that use pain and fear to force compliance, with potential use against detainees and protesters. The gloves leave no visible marks, making abuse harder to document and hold agents accountable for.

    Source: Associated Press

    Government Disruption

    Soldiers Wounded by Iranian Drone Strike Accuse Military Health Care System of Failing Them

    What Happened: Nine U.S. soldiers wounded in the March 1 Iranian drone attack in Kuwait say the military failed to provide adequate medical care, forcing some to arrange their own treatment. They reported delays in specialized care, medication, and test results despite suffering traumatic brain injuries, shrapnel wounds, and other serious injuries.

    Source: Military.com

    Veteran conservative lawyer quits Trump’s interior department and warns of ‘assault on the rule of law’

    What Happened: John Murdock, an 18-year Interior Department attorney and self-described conservative, resigned over what he said was “glaring legal flaws” and an “assault on the rule of law” under Trump. He cited efforts to expand offshore drilling while bypassing environmental protections.

    Why It Matters: Experienced government lawyers are leaving as Trump’s political priorities override legal safeguards. Murdock’s resignation adds to warnings from many career officials about the erosion of legal oversight inside federal agencies.

    Source: The Guardian

    Justice Dept. Turns to Partisans and Conspiracists to Fill Depleted Ranks

    What Happened: More than 300 career employees have left the Justice Department’s Civil Rights Division since 2025. DOJ has hired about 130 lawyers, including conservative activists and individuals with partisan or conspiratorial backgrounds, as the division shifts toward Trump’s extremist agenda.

    Source: New York Times

    New York declares first US measles disaster emergency since 2025 surge

    What Happened: New York declared a statewide disaster emergency after reporting 108 measles cases through October 3. Pennsylvania has recorded more than 1,000 cases and five deaths, while nationwide infections are close to 3,900.

    Source: Reuters

    Imperial & Geopolitical Watch

    How the Houthis Triumphed on the Red Sea and Sparked a New War in Yemen

    What Happened: Iran-backed Houthi forces seized Yemen’s Red Sea coast near the Bab al-Mandeb Strait in September, defeating Saudi-backed forces. Saudi Arabia has launched airstrikes to support Yemeni forces attempting to retake the territory, with the U.S. providing intelligence and targeting assistance.

    Source: New York Times

    Far-Right & Russian Influence Watch

    US, Israeli and European far-right figures to gather for conference in Israel

    What Happened: National Conservatism is organizing a conference in Jerusalem bringing together Israeli nationalist politicians, American Christian nationalists and European far-right figures. Trump counterterrorism official Sebastian Gorka was advertised as a speaker but later withdrew, according to the White House.

    Source: The Guardian

    Economic News

    The Iran war’s latest price shock could be your heating bill

    What Happened: Americans who rely on heating oil face higher bills this winter as the Iran war drives up global energy prices. Heating costs have already started rising before the winter season has begun.

    Why It Matters: The economic fallout from Trump’s war with Iran continues to hit American households. Families already paying more for gasoline and everyday essentials now face another major expense as winter approaches.

    Source: Axios

    Resistance

    Check out 50501 for local and nationwide events…

    Source: 50501

    By the Numbers

    • 506 — U.S. citizens detained by federal immigration agents since Trump returned to office, including at least 70 minors.

    • 11,982 — Public school book bans recorded during the 2025–26 school year

    • $16.7 million — ICE contract for 6,000 pairs of electric shock gloves

    • 40 — Naturalized Americans targeted in new Justice Department citizenship revocation cases between August 21 and October 2.

    • 300+ — Career employees who have left the Justice Department’s Civil Rights Division since 2025.

    • 1,000+ — Federal election monitors the DOJ is preparing to deploy to polling places.

    What to Watch Next

    Trump is blocking international election observers while expanding federal election monitoring — What is Trump planning to do with federal agents during the midterms?

    Trump’s top political advisers received hundreds of thousands of dollars from a Russian proxy government — What other financial relationships exist between Trump, his inner circle, and Russia?

    The FBI is using official government communications to attack Democratic politicians — Will other federal agencies become involved in propaganda as the midterms approach?

    Trump says Russell Vought has “big surprises” coming before the midterms — What are Trump and Vought planning?

    Key Takeaways

    Rising Costs — The Iran war is driving up energy prices, adding higher heating bills this winter on top of already expensive groceries, gasoline, and other everyday goods.

    Foreign Influence — Trump’s top campaign advisers received hundreds of thousands of dollars from a Russian proxy government, while major Pentagon contractors were appointed to advise the military on technologies their own companies sell.

    Federal Election Interference — Trump is blocking international election observers while preparing to send more than 1,000 federal election monitors to polling places, and the FBI is releasing videos attacking Democratic politicians ahead of the midterms.

    Civil Rights Under Attack — Immigration agents are detaining U.S. citizens, Trump is pursuing more cases to revoke naturalized Americans’ citizenship, and ICE is giving thousands of local officers immigration enforcement powers with less training.

    Institutional Capture — Career Justice Department lawyers are leaving as Trump fills positions with political allies, while federal agencies have been accused of targeting protesters and pressuring news organizations.

    Call to Action

    Document Everything: Document purges, corruption, and power grabs. Share credible information with journalists, watchdogs, and legal experts. Silence enables authoritarianism—see something, say something.

    Defend Press Freedom: Support independent journalism by subscribing to and sharing reporting that challenges Trump’s power grab.

    Contact Lawmakers: Demand accountability for Trump’s unchecked power and war on oversight.

    Mobilize for Action: Organize or join legal efforts and resistance movements to protect democracy and human and civil rights.

    Support Whistleblowers: Encourage legal defense funds for government workers facing retaliation for exposing corruption.

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    Putin’s Pawns takes you on a journey from the earliest days of the Cold War and Soviet KGB active measures through Russia’s attacks on Western elections, the rise of the far right, Trump and Russia, the genocidal war against Ukraine, influence operations across Europe, and the shadow war unfolding today.

    It is the story of how Moscow spent decades learning to exploit the weaknesses of democracies and how those tactics brought us to this moment.

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    https://us.macmillan.com/books/9781250796547/putinspawns/

    Thanks for reading the Trump Tyranny Tracker. Stay tuned for more updates.

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  • Des OQTF pour les victimes de violences sexuelles: la macronie offre une victoire au RN

    À l’Assemblée nationale, le RN et le bloc macroniste ont voté de concert pour faire sauter deux articles de la proposition de loi dite «intégrale» qui visaient à protéger un peu mieux les victimes étrangères. «Non, je n’ai pas honte», a revendiqué la ministre Aurore Bergé.
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  • «Tu ne dis plus “Allahu akbar” maintenant?»: des lycéens dénoncent violences et injures racistes lors de leur interpellation

    En plus des violences physiques, plusieurs adolescents et adolescentes racontent avoir essuyé des remarques sexistes et racistes de la part de policiers, avant et pendant leur garde à vue. Des plaintes ont été déposées.
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  • Pas de révolution sans les quartiers

    Depuis la mi-septembre, des centaines de lycées sont bloqués partout en France. Les lycéens réclament simplement le droit d’étudier dignement. Et l’épicentre de cette révolte, ce sont les quartiers populaires. Pour la première fois, les enfants des…
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  • « Sois jeune et ne te tais pas » : courrier des lecteurs de Blast

    Depuis les premiers jours de la mobilisation lycéenne, partie de Créteil le 17 septembre, Blast a reçu des dizaines de témoignages de lycéennes et de lycéens, d'étudiants, de personnels d'éducation… Manque de professeurs et de moyens, classes surchargées,…
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  • CinémaTec. Projection-débat ‘Qu'est-ce qu'on attend ?'

    Quand ?
    Le 15 octobre à 20h

    Où ?
    Centre Protestant 36 rue Jean Longuet, 92290, Châtenay-Malabry, France

    Qui aurait cru qu'une petite commune française deviendrait la championne des villes en transition ? C'est le sujet du film de Marie-Monique Robin, salué par Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition. Il raconte comment Ungersheim (2 200 habitants) a lancé « 21 actions pour le siècle » : autonomie alimentaire, énergies renouvelables, monnaie locale... Un hommage à des élus visionnaires.

    La projection sera suivie d'un débat.

    La suite de ce film (10 ans après, « De la résistance à la résilience », sortie en 2026 et de la même cinéaste) fera l'objet d'une séance CinémaTec le 10 décembre. Ces deux films projetés volontairement à 2 mois d'intervalle se concluront par un débat en présence de la réalisatrice.

    Marie-Monique Robin : Journaliste d'investigation, réalisatrice et écrivaine. Elle est reconnue pour ses documentaires et enquêtes sur des sujets comme les dérives des multinationales (notamment Monsanto), les menaces sur la biodiversité, les pandémies et les alternatives écologiques. Elle a reçu plusieurs distinctions, dont le prix Albert-Londres en 1995 et le prix norvégien Rachel Carson en 2009.

    TEC (Transition écologique Châtenay-Malabry) est une association de châtenaisiens d'horizons divers désireux d'agir ensemble pour favoriser et accompagner localement la transition écologique de manière non partisane.

    Entrée gratuite, participation libre

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  • Jénine dans le viseur. Projection en présence du réalisateur Ehab Ghafri, suivie d'un débat avec Salah Hamouri

    Quand ?
    Le 13 octobre à 19h

    Où ?
    Espace Robespierre 2 Rue Robespierre, 94200, Ivry-sur-Seine, France

    Pour cette deuxième rencontre de la 6e Semaine décoloniale d'Ivry, projection exceptionnelle et inédite du film "Jénine dans le viseur", en présence du réalisateur Ehab GHAFRI, suivie d'un débat avec Salah HAMOURI, avocat et membre d'Urgence Palestine.

    RDV à 19h le 13 octobre, à l'espace Robespierre, en face du métro Mairie d'Ivry.

    Annonce jointe !

    Retrouvez le programme complet et l'annonce de chacune des rencontres :

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    – sur Facebook

    Pour soutenir notre Semaine, indépendance et auto-financée, payer les frais de transport des intervenants, les impressions, l'organisation des rencontres...

    A bientôt !

    L'Intercollectif ivryen organisateur de la Semaine décoloniale d'Ivry - ivrydecolonial@gmail.com

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  • 17 octobre 1961. Comment commémorer 65 ans après ? Semaine décoloniale d'Ivry

    Quand ?
    Le 16 octobre à 19h

    Où ?
    Espace Robespierre 2 Rue Robespierre, 94200, Ivry-sur-Seine, France

    Cette soirée d'échanges, à la veille de la commémoration du 17 octobre 1961, réunit des acteurs de premier plan ayant oeuvré, à toutes les échelles, pour la reconnaissance de ce massacre d'État. Ensemble, nous reviendrons sur le sens et les objectifs de cette commémoration, 65 ans après.

    Affiche jointe !

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  • La Palestine en procès. Autour du livre de Rafik Chekrat

    Quand ?
    Le 18 octobre à 15h

    Où ?
    Espace Robespierre 2 Rue Robespierre, 94200, Ivry-sur-Seine, France

    Avec l'avocat, militant et auteur Rafik Chekrat, nous échangerons sur "La Palestine en procès", titre de son livre à paraître le 16 octobre.
    Ventes et dédicaces par l'auteur.
    Rencontre suivie, à 18h, d'un repas partagé !

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  • Netanyahu accusé par son ex-secrétaire d'avoir sacrifié des otages pour sauver sa coalition

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  • Mouvement lycéen: les élèves des lycées pro refusent d’être «la cinquième roue du carrosse»

    Depuis le début du mouvement, les élèves de lycées professionnels sont en première ligne. À Meaux comme à Lille, au-delà des revendications communes à tout le mouvement, ces jeunes dénoncent une orientation subie, des formations dévalorisées et le mépris dont leur filière fait l’objet depuis longtemps.
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  • Impérialisme, montée de l'extrême droite et résistances populaires dans les Amériques (Semaine décoloniale d'Ivry)

    Quand ?
    Le 12 octobre à 19h

    Où ?
    Espace Robespierre 2 Rue Robespierre, 94200, Ivry-sur-Seine, France

    Pour cette première rencontre de la Semaine décoloniale d'Ivry, les intervenants et l'équipe proposent de discuter des effets de l'impérialisme et de la montée de l'extrême droite dans divers pays du continent dit "américain", et de faire le point sur les résistants populaires, leurs luttes actuelles et à venir.

    Annonce jointe !

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    — L'Intercollectif ivryen organisateur de la Semaine décoloniale d'Ivry - ivrydecolonial@gmail.com

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  • Trump Tyranny Tracker | Day 620: Oct. 5, 2026

    The negotiations about the Lukoil deal show that personal business interests in President Trump’s inner circle are also in play. Lukoil is Russia’s biggest private oil company.Credit...Gianni Cipriano for The New York Times

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    Welcome to today’s Trump Tyranny Tracker…

    Trump’s plans to deploy 1,000 federal election monitors, new revelations about business deals tied to his Russia negotiators, and his threats to arrest journalists are among today’s top stories.

    Today at a Glance

    • The Justice Department faces a lawsuit on its plan to deploy 1,000 federal election monitors.

    • U.S.-Russia talks on Ukraine include a multibillion-dollar oil deal involving investors with ties to Jared Kushner and Steve Witkoff.

    • Trump calls for journalists to be arrested over reporting he dislikes.

    What We Need to Pay Attention To

    DOJ sued for records on ‘unprecedented’ plan to deploy 1,000 election monitors in midterms

    What Happened: The NAACP sued the Justice Department for records on its plan to deploy roughly 1,000 federal election monitors during the midterms, compared with 289 in 2022 and 714 in 2024. The lawsuit seeks information about where monitors will be deployed, their authority, and whether federal law enforcement will be involved.

    Why It Matters: Trump is planning a massive federal presence at polling places without disclosing where monitors will go or what powers they will have. His election lies and push to expand federal control are part of an effort to seize control of elections.

    Source: Democracy Docket

    Corruption News

    Kristi Noem’s Agency Gave Her Donor a Lucrative Contract Just Before She Left

    What Happened: On Kristi Noem’s final day as Homeland Security secretary, DHS agreed to purchase five aircraft for more than $300 million from a company owned by one of her political donors. Records show DHS paid substantially more than the company had recently paid for several of the planes.

    Why It Matters: Noem approved a deal that handed a political donor tens of millions in profits at taxpayers’ expense. This is more rampant corruption under Trump, with taxpayer money and political connections being used for personal profit.

    Source: New York Times

    U.S.-Russia Talks on Ukraine Now Involve an Oil Deal Tied to Trump Allies

    What Happened: U.S.-Russia talks over Ukraine now include a multibillion-dollar sale of sanctioned Lukoil assets to investors with business ties to Jared Kushner and Steve Witkoff. Putin discussed the deal directly with both in September, and Trump officials confirmed they helped negotiate terms for U.S. government investment.

    Why It Matters: Trump’s shady envoys are prioritizing business deals with Russia while it continues its genocidal war against Ukraine. A deal involving their business associates would ease sanctions on Russian assets and create opportunities to profit while Russia continues mass murdering Ukrainians.

    Source: New York Times

    Power Consolidation

    Inside Trump’s Plan to Fence Off a Historic Protest Site

    What Happened: Trump officials are planning a permanent fence around Lafayette Square, the historic protest site across from the White House. The fence would have gates that federal officials could close during “heightened conditions,” restricting public access.

    Why It Matters: The fence would give Trump officials greater power to restrict protests directly outside the White House. This is such an authoritarian tactic meant to limit public dissent and keep protesters away from the White House.

    Source: New York Times

    Weaponization of Institutions

    Agency Diverted $1.4 Billion in Science Funds Mandated by Congress

    What Happened: The National Science Foundation withheld $1.4 billion in research funding Congress approved, roughly one-fifth of its main research budget. Trump officials plan to redirect the money toward White House priorities

    Source: New York Times

    Trump Directed Use of Taxpayer Money for Ads Praising His Presidency

    What Happened: Trump personally directed budget director Russell Vought to find taxpayer money for television ads praising his presidency. DHS funded a $20 million advertising contract, with at least $5.5 million already spent airing the ads on major networks.

    Why It Matters: Trump is using taxpayer money to promote himself ahead of the midterms. Public funds meant for government operations are being spent on political propaganda praising the president, which is what happens in Russia.

    Source: New York Times

    Subscribe now

    Media Suppression & Authoritarian Tactics

    Trump says some journalists ‘should be arrested,’ escalating attack on free press

    What Happened: Trump said the New York Times and other news outlets “should be arrested” for reporting that his recent events had empty seats, accusing them of dishonesty and doing a “disservice to our Country.”

    Why It Matters: Trump is calling for journalists to be arrested over reporting he dislikes. Threatening the press with arrest is part of his broader attack on the press to intimidate journalists and suppress critical coverage.

    Source: MS NOW

    White House blocks Politico from Air Force One

    What Happened: The White House barred Politico from Air Force One, blocking its reporter from scheduled press pool duties and leaving the pool without a print reporter. Trump had previously banned Politico and other outlets from the White House, but a federal judge ruled that the restrictions violated their due process rights.

    Why It Matters: Trump continues to punish news organizations by restricting their access, even after a court ruled against earlier press bans. Blocking pool reporters also limits independent coverage that is available to the broader press corps.

    Source: The Hill

    Human & Civil Rights Abuses

    “You Kidnapped My Son”

    What Happened: ICE is separating children from parents arrested and transferring them to federal custody as “unaccompanied” minors, even when they were living with their parents before the arrests. Mother Jones found that hundreds of children have been sent to or returned to federal shelters under this practice.

    Why It Matters: ICE is forcibly separating children from their parents and then labeling them “unaccompanied” to place them in federal custody. Trump is reviving his cruel family separation policy, traumatizing children and tearing families apart.

    Source: Mother Jones

    Government Disruption

    Hegseth’s One Percent

    What Happened: Pete Hegseth told Air Force Academy cadets that military personnel are the “real one percent” of American society, with a perspective the other 99% lack. His speeches increasingly portray the military as superior to civilian society.

    Why It Matters: Civil-military scholar Eliot Cohen warns that Hegseth is encouraging military superiority over civilians while treating the press and intellectuals as adversaries. This threatens the principle of civilian control over the military.

    Source: The Atlantic

    RFK Jr’s Relentless Anti-Vax Push Will Disproportionately Hurt Children on Medicaid

    What Happened: RFK Jr. is pushing to remove vaccines from the federal childhood immunization schedule, threatening coverage for children on Medicaid and those without insurance. Roughly half of American children fall into these groups.

    Source: Talking Points Memo

    Measles cases surpass 1,000 in Pennsylvania amid the state’s largest outbreak in decades

    What Happened: Pennsylvania has reported 1,004 measles cases across 39 counties, including 198 hospitalizations and five associated deaths. Fewer than 1% of cases involve people fully vaccinated against measles.

    Source: ABC News

    Imperial & Geopolitical Watch

    Potential Iranian Drone Attack Led to Exit of U.S. Aircraft From British Air Base

    What Happened: The U.S. withdrew all 12 B-1 bombers from RAF Fairford after intelligence warned of a possible Iranian Revolutionary Guard drone attack targeting the aircraft and American personnel. U.S. and British officials said the suspected plot involved plans to attack the base and kill U.S. troops.

    Source: New York Times

    Battle for control of Red Sea, attacks on energy infrastructure temper news of rising oil flow

    What Happened: Brent crude remained near $100 a barrel as fighting intensified around the Bab el-Mandeb Strait and attacks further threatened Saudi energy infrastructure. Middle Eastern oil producers have relied on Red Sea shipping routes to avoid disruptions in the Strait of Hormuz.

    Why It Matters: Trump’s Iran war continues to threaten another major oil shipping route, putting additional pressure on global energy supplies and keeping gasoline and transportation costs high.

    Source: CBS News

    NATO Drafts Plan to Defeat Russian Attack With Drones and AI

    What Happened: NATO’s top military commander is developing a plan to defeat a Russian attack on the alliance’s eastern flank using conventional forces, drones and AI-assisted targeting. The strategy is scheduled to be presented in Poland in October.

    Source: Bloomberg

    Far-Right & Russian Influence Watch

    Suspected plague in Russia puts EU on alert

    What Happened: The European Commission is closely monitoring a suspected pneumonic plague case in Russia after a 28-year-old employee of the Irkutsk Anti-Plague Institute died. More than 200 people are under observation.

    Source: Politico EU

    Unmasking RussiaGermany Warns Russia’s “Shadow War” Could Escalate Into “Violent Conflict”Another week begins with another warning from Europe about Russia…Read more5 days ago · 170 likes · 22 comments · Olga Lautman

    Economic News

    US services sector cools in September, price pressures building

    What Happened: U.S. services activity slowed in September as the index measuring prices paid by businesses rose to 74.0, its highest level in more than four years. Businesses reported higher fuel, diesel, steel and shipping costs, along with worsening supply-chain delays.

    Source: Reuters

    Resistance

    Check out 50501 for local and nationwide events…

    Source: 50501

    By the Numbers

    • $300 million+ — DHS aircraft purchases from a company owned by a political donor to Kristi Noem

    • 5 — Aircraft included in the DHS deal

    • 1,000 — Federal election monitors the Justice Department plans to deploy for the midterms

    • $1.4 billion — Congressional research funding withheld by the National Science Foundation.

    • $20 million — Taxpayer-funded advertising promoting Trump, including at least $5.5 million already spent airing ads

    • 1,004 — Measles cases reported in Pennsylvania across 39 counties, including 198 hospitalizations and five associated deaths

    • 12 — U.S. B-1 bombers withdrawn from a British air base following intelligence about a possible Iranian attack

    • $100 — Approximate price per barrel of Brent crude amid threats to Middle Eastern oil shipping routes

    • 200+ — People under observation following the unexplained death of an employee at Russia’s Irkutsk Anti-Plague Institute

    • 74.0 — September’s U.S. services-sector prices-paid index, the highest reading in more than four years

    What to Watch Next

    The Justice Department plans to deploy 1,000 federal election monitors — Where will they be sent, and what powers will they have?

    Trump’s shady envoys are pursuing a multibillion-dollar oil deal with Russia involving their business associates — Will Trump approve the deal and ease sanctions on Russia?

    Trump is threatening journalists with arrest and restricting press access — What further action will he take against the media?

    ICE is separating children from their parents and placing them in federal custody — Will Congress or courts intervene?

    Trump’s Iran war is threatening American forces and major oil shipping routes — Will the war escalate and push oil prices higher?

    Key Takeaways

    Rampant Corruption — A Noem political donor received a lucrative DHS aircraft deal, while Trump’s Russia negotiators are involved in an oil transaction benefiting investors with ties to their business associates.

    Authoritarian Tactics — Trump is threatening journalists with arrest, restricting press access, and planning barriers around a historic protest site outside the White House.

    Abuse of Federal Power — Trump officials withheld $1.4 billion in congressionally approved research funding while using taxpayer money for propaganda praising the president.

    Human Rights & Public Health — ICE is separating children from their parents, while Kennedy’s proposed vaccine changes threaten coverage for millions of lower-income children.

    Call to Action

    Document Everything: Document purges, corruption, and power grabs. Share credible information with journalists, watchdogs, and legal experts. Silence enables authoritarianism—see something, say something.

    Defend Press Freedom: Support independent journalism by subscribing to and sharing reporting that challenges Trump’s power grab.

    Contact Lawmakers: Demand accountability for Trump’s unchecked power and war on oversight.

    Mobilize for Action: Organize or join legal efforts and resistance movements to protect democracy and human and civil rights.

    Support Whistleblowers: Encourage legal defense funds for government workers facing retaliation for exposing corruption.

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    Putin’s Pawns takes you on a journey from the earliest days of the Cold War and Soviet KGB active measures through Russia’s attacks on Western elections, the rise of the far right, Trump and Russia, the genocidal war against Ukraine, influence operations across Europe, and the shadow war unfolding today.

    It is the story of how Moscow spent decades learning to exploit the weaknesses of democracies and how those tactics brought us to this moment.

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    Thanks for reading the Trump Tyranny Tracker. Stay tuned for more updates.

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