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Timeline

  • « À plus de 4000 kilomètres du conflit » : l’impossible boycott culturel d’Israël

    « Vous avez le droit de vous apitoyer (brièvement) sur le sort des Palestinien·nes – c’est même un gage d’humanité incontournable à ce stade. Mais si vous prétendez manifester en leur faveur, alors vous devenez l’ennemi·e. » Dans ce texte, initialement…
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  • Conférence sur Allen Ginsberg par Nina Živančević - Beat Generation

    Quand ?
    Le 12 septembre à 15h30

    Où ?
    Librairie Publico 145 Rue Amelot 75011 Paris

    La librairie Publico reçoit Nina Zivancevic pour une conférence sur le poète de la Beat Generation Allen Ginsberg.

    Née à Belgrade et installée à Paris, Nina Zivancevic est poète, dramaturge, autrice de fiction et d'essais, traductrice, chercheuse, performeuse, commissaire d'exposition et critique d'art. Son travail s'inscrit notamment dans le champs des littératures expérimentales, underground et d'avant-garde. De 1980 à 1981, elle a été assistante d'enseignement et secrétaire d'Allen Ginsberg, auprès duquel elle a poursuivi son apprentissage poétique.

    Allen Ginsberg (1926-1997) était un poète et l'une des figures les plus importantes de la Beat Generation dans les années 1950. Il s'opposait fermement au militarisme, au matérialisme économique et à la répression sexuelle. Il est surtout connu pour son poème épique "Howl", dans lequel il dénonce ce qu'il considère comme les forces destructrices du capitalisme et du conformisme aux États-Unis.

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  • Permanence juridique et sociale du syndicat du Bâtiment (CNT)

    Quand ?
    Le 19 septembre de 10h à 12h

    Où ?
    CNT - nouveaux locaux 37 bis Rue des Trois Bornes, 75011, Paris, France

    Permanence hebdomadaire juridique et sociale pour les travailleurs et travailleuses du Bâtiment, des Travaux Public, du Bois, de l'Ameublement, des matériaux de construction, du Paysage, de l'Écologie et de l'Environnement, du Logement, de la Voirie et de l'Equipement.

    Notre permanence répond à toutes les questions qui peuvent se poser en termes de droit du travail, droit des étrangers, droit du logement, droit à la santé, droit à la formation et à l'éducation...

    Accès gratuit et sans rendez-vous initial.

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  • Balade du 'Chiffon' dans le Montmartre anarchiste

    Quand ?
    Le 26 septembre de 16h à 17h30

    Où ?
    Rue de Clignancourt Rue de Clignancourt, 75018, Paris, France

    Pour la publication du 'Chiffon' n°22, Anne Steiner, historienne des milieux anarchistes, propose à la rentrée une traversée commentée du Montmartre anarchiste ! Sièges de l'anarchie et du Libertaire, domicile des soeurs Mahé, imprimerie L'Espérance...

    Rendez-vous le samedi 26 septembre, à 16h à l'angle de la rue d'Orsel et de la rue de Clignancourt (une heure trente de déambulation maximum). Réservation conseillée (par mail ou courrier), places limitées.

    Nous écrire : redaction@lechiffon.fr

    Le Chiffon
    84, rue de Charenton
    75012 PARIS

    Extrait de l'article d'Anne Steiner ('Le Chiffon' n°22) : « AVEC LES SOEURS MAHÉ, UNE TRAVERSÉE DU MONTMARTRE ANARCHISTE »

    « Ici, les loyers sont peu élevés, les artisans nombreux, et la bohème artistique foisonnante. Dans les premières années du XXe siècle, nombre de jeunes provinciaux montés à Paris en quête de travail, trouvent refuge sur la butte Montmartre.

    Peintres désargentés, aspirants poètes, chansonniers contestataires, anarchistes de tout poil fréquentent les mêmes cabarets et cafés et logent dans les mêmes immeubles de guingois.

    Le Libertaire, journal anarchiste fondé en 1895, y a son siège, au bas de la butte. Éclectique, il ouvre ses colonnes aux anarchistes individualistes qui considèrent que toute transformation sociale passe d'abord par l'évolution des mentalités, la lutte contre les préjugés et les traditions, et l'invention de nouveaux modes de vie »

    [...]

    « Le mouvement des causeries populaires prend de l'ampleur, des groupes se créent à Paris, en banlieue et même en province : certains éphémères, d'autres durables. Pour leur permettre de communiquer entre eux et de rendre compte de leurs activités, un hebdomadaire est créé, l'anarchie, avec un « a » minuscule, selon la volonté d'Anna, qui milite pour une simplification et une rationalisation de l'orthographe. Il n'y a pas de place pour les majuscules dans le code qu'elle a élaboré.

    Son premier éditorial d'avril 1905 affirme que le journal se veut « le point de contact entre tous ceux qui, à travers le monde, vivent en anarchistes sous la seule autorité de l'expérience et du libre examen ». Hebdomadaire tiré à 6 000 exemplaires comme Le Libertaire et Le Père Peinard, il s'impose rapidement comme l'organe du courant anarchiste individualiste.

    En janvier 1906, toute la rédaction du journal emménage dans une grande maison, au 22 de la rue du Chevalier-de-La-Barre. Imprimerie au sous-sol, salles de réunion au rez-de-chaussée, chambres et pièces de vie au premier et au second. Ils sont une douzaine à y résider de façon permanente : Libertad, Anna et son fils, Armandine et le sien, né le 15 juin 1905, surnommé Diamant et déclaré à l'état-civil de parents non dénommés, comme son cousin et demi-frère Minus. »

    Reply source
  • Balade du 'Chiffon' dans le Montmartre anarchiste [COMPLET]

    Quand ?
    Le 26 septembre de 16h à 17h30

    Où ?
    Rue de Clignancourt Rue de Clignancourt, 75018, Paris, France

    Pour la publication du 'Chiffon' n°22, Anne Steiner, historienne des milieux anarchistes, propose à la rentrée une traversée commentée du Montmartre anarchiste ! Sièges de l'anarchie et du Libertaire, domicile des soeurs Mahé, imprimerie L'Espérance...

    Rendez-vous le samedi 26 septembre, à 16h à l'angle de la rue d'Orsel et de la rue de Clignancourt (une heure trente de déambulation maximum). Réservation conseillée (par mail ou courrier), places limitées.

    Nous écrire : redaction@lechiffon.fr

    Le Chiffon
    84, rue de Charenton
    75012 PARIS

    Extrait de l'article d'Anne Steiner ('Le Chiffon' n°22) : « AVEC LES SOEURS MAHÉ, UNE TRAVERSÉE DU MONTMARTRE ANARCHISTE »

    « Ici, les loyers sont peu élevés, les artisans nombreux, et la bohème artistique foisonnante. Dans les premières années du XXe siècle, nombre de jeunes provinciaux montés à Paris en quête de travail, trouvent refuge sur la butte Montmartre.

    Peintres désargentés, aspirants poètes, chansonniers contestataires, anarchistes de tout poil fréquentent les mêmes cabarets et cafés et logent dans les mêmes immeubles de guingois.

    Le Libertaire, journal anarchiste fondé en 1895, y a son siège, au bas de la butte. Éclectique, il ouvre ses colonnes aux anarchistes individualistes qui considèrent que toute transformation sociale passe d'abord par l'évolution des mentalités, la lutte contre les préjugés et les traditions, et l'invention de nouveaux modes de vie »

    [...]

    « Le mouvement des causeries populaires prend de l'ampleur, des groupes se créent à Paris, en banlieue et même en province : certains éphémères, d'autres durables. Pour leur permettre de communiquer entre eux et de rendre compte de leurs activités, un hebdomadaire est créé, l'anarchie, avec un « a » minuscule, selon la volonté d'Anna, qui milite pour une simplification et une rationalisation de l'orthographe. Il n'y a pas de place pour les majuscules dans le code qu'elle a élaboré.

    Son premier éditorial d'avril 1905 affirme que le journal se veut « le point de contact entre tous ceux qui, à travers le monde, vivent en anarchistes sous la seule autorité de l'expérience et du libre examen ». Hebdomadaire tiré à 6 000 exemplaires comme Le Libertaire et Le Père Peinard, il s'impose rapidement comme l'organe du courant anarchiste individualiste.

    En janvier 1906, toute la rédaction du journal emménage dans une grande maison, au 22 de la rue du Chevalier-de-La-Barre. Imprimerie au sous-sol, salles de réunion au rez-de-chaussée, chambres et pièces de vie au premier et au second. Ils sont une douzaine à y résider de façon permanente : Libertad, Anna et son fils, Armandine et le sien, né le 15 juin 1905, surnommé Diamant et déclaré à l'état-civil de parents non dénommés, comme son cousin et demi-frère Minus. »

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  • The fight over the 'Obama switch' shows how Trump weaponizes minor irritations

    The water pressure in your shower feels weaker than it used to. Your favorite restaurant hands you a flimsy paper straw. Your car's engine shuts off when you stop at a red light. They're small frustrations, the little changes in how things work that upset your daily routine. But the Trump administration has turned them into rhetorical gold, recasting minor irritations as part of a broader campaign by faceless bureaucrats, virtue-signaling environmentalists and power-hungry Democrats to dictate how Americans live...
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  • Militarisation : les polices municipales aussi tuent de plus en plus

    État des lieux d'un ensauvagement de la répression qui touche aussi les agents armés par les mairies.

    L’article Militarisation : les polices municipales aussi tuent de plus en plus est apparu en premier sur Contre Attaque.

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  • Concours : vos places pour le So good MAIF Festival à Marseille et Nantes

    Vert est partenaire du So good MAIF Festival. Pour ses prochaines éditions, le festival posera ses valises à Marseille le 26 septembre et à Nantes le 16 octobre. Au menu : des rencontres, des conférences, des expériences immersives, de l’humour et les concerts de Camélia Jordana et Danyl à Marseille et Miki à Nantes ! Le tout pour célébrer l’engagement sous toutes ses formes. Retrouvez toutes les infos ici.

     Nous avons le plaisir de vous faire gagner deux places pour chaque date. Pour participer, rien de plus simple : assurez-vous d’être disponible à Marseille le 26 septembre ou à Nantes le 16 octobre, et inscrivez-vous au tirage au sort ici jusqu’au dimanche 13 septembre. Nous contacterons par mail les gagnant·es.

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  • Amazon brade ce chauffage d’appoint Dreo avant l’arrivée des nouveaux modèles

    [Deal du jour] Dreo prépare une nouvelle génération de chauffages d'appoint connectés, et son Atom One en profite pour tomber en promotion. À l'occasion des French Days, on le trouve à 49,99 € au lieu de 79,99 € sur Amazon.

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  • « Je ne suis pas un robot » : GPT-6 Astra a validé les 48 niveaux d’un jeu de captchas conçus pour s’arracher les cheveux

    Un ingénieur d'OpenAI affirme que GPT-6 Astra a terminé « I'm Not a Robot », le jeu de captchas de neal.fun. Soit une machine qui réussit haut la main un test inventé pour démasquer les machines.

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  • Autoroute A412 : des opposants veulent « paralyser l'avancée des engins » en Haute-Savoie

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  • Autoroute A412 : des opposants veulent « paralyser l'avancée des engins » en Haute-Savoie

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  • Appel à soutien pour le procès de Sami

    Rendez-vous MERCREDI 9 SEPTEMBRE à 8h45
    Tribunal de Limoges salle 7

    Dans le cadre du mouvement du 10 septembre 2025, le 2 octobre une manifestation est organisée en soutien au peuple de Palestine occupée. En fin de manifestation, lors du retour au Champ de Juillet pour récupérer leur voiture, quatre manifestants.es voient quatre personnes menaçantes sortir d'une voiture noire et avancer dans leur direction. L'un d'elleux ayant pris peur s'éloigne, mais il est rattrapé et jeté au sol, t-shirt arraché, puis jeté en cellule de GAV pour 48h à regarder le plafond. Les personnes menaçantes était des policiers de la BAC en civil, sans brassard et qui ne se sont pas annoncés, venus interpeller les manifestant-es pour des faits imaginaires d'outrage sur des agents des renseignements territoriaux.
    Bien sûr l'interpellation a eu lieu dans les règles de l'art de la BAC : coups, insultes, vol des numéros d'avocat, prise de photo pour envoi sur des boucles Telegram fasciste, etc. Et bien évidemment aucune caméra ne fonctionnait sur le Champ de Juillet. Un des quatre manifestant-es, Sami, est convoqué au pénal pour outrage et rébellion.

    On connait la motivation réelle de ce procès : mettre les manifestant-es dans des procédures qui coûtent du temps et de l'argent pour les décourager et décourager les autres citoyens d'exercer leur droit fondamental de manifester contre un génocide en cours. D'où l'intérêt d'une présence nombreuse : leur montrer que leurs intimidations ne fonctionnent pas et qu'ils seront comptables face aux générations futurs de leurs décisions d'entraver la lutte contre un génocide reconnu par l'ONU.

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  • « Autistici/Inventati met fin à ses activités – Restez humain »

    Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.

    Pour nous, « Restez humain », ce n’est pas une phrase vide de sens.

    Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.

    Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d’autocrates, de fascistes et d’agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travaille puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches – ou qui ont seulement quelque chose à vois avec nous – ne nous laisse pas le choix.

    A/I met fin à ses activités.

    Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l’ensemble des services qu’il propose.

    Il n’y a pas de manière facile d’annoncer ou d’expliquer cela.

    Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.

    Aucun d’entre nous n’a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s’agit d’un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalités, on ne peut s’attendre qu’à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial – offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.

    Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».

    Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s’arrêtent pas. Restez humains.

    Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d’ordres plus techniques. Mais gardez à l’esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffirr des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.

    Autistici/Inventati Collective

    https://cavallette.noblogs.org/2026/09/10098
    https://keepitfree.ai/announcements/a/i-shuts-down-stay-human/

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  • Appel pour une manif autonome contre les frontières 10 octobre à 14h à Barbès RDV à l’angle du boulevard de la chapelle et de la rue caplat

    Appel pour une manif autonome contre les frontières 10 octobre à 14h à Barbès RDV à l’angle du boulevard de la chapelle et de la rue caplat

    Depuis plusieurs années, le gouvernement est dans une marche en avant de plus en plus répressive, enferme toujours plus pour contenir la contestation sociale. Création de 3000 nouvelles places de taule, de super-prisons contre les narco trafiquants, de 11 CRA supplémentaires (les prisons pour les personnes n’ayant pas les bons papiers), entrée en vigueur du pacte asile immigration et du réglement retour pour rafler et expulser toujours plus facilement.

    Tout ça dans un contexte global raciste et sécuritaire toujours plus étouffant, que ce soit à travers l’omniprésence des discours d’extrême droite dans l’espace public et médiatique, les meurtres policiers, les rafles, la surveillance généralisée et les politiques antisociales.

    A l’échelle mondiale, la vie des gens est rythmée par les guerres, les génocides, les déportations, l’écocide…

    Ces poussées et mouvements autoritaires et réactionnaires ne sont pas nouveaux et ne feront jamais taire la révolte des opprimé.es.s. Partout dans le monde, des gens se soulèvent et s’organisent. De La Paz à Tirana, en passant par les rues de Minneapolis contre ICE, les révoltés s’auto organisent pour lutter contre leurs oppresseurs.

    En France aussi, les gens ne se résignent pas, que ce soit de façon spontanée face aux flics, en s’organisant collectivement face à un meurtre policier, dans des ag pour lutter contre les CRA et les prisons, en attaquant et sabotant les infrastructures de ce monde de merde, ou encore en allant piller des magasins contre la vie chère. Cette liste est non exhaustive…

    On voudrait nous faire croire que les seules perspectives politiques sont tournées vers les élections de 2027 et un avenir électoraliste, mais pour nous ça ne sera jamais une option.

    Tant que les états existeront nous ne serons jamais libres et leurs frontières entraîneront leurs lots de morts, d’enfermé.es.s et de vies brisées. Et cela quelque soit la couleur politique du garde-frontières ou du trieur de bons ou mauvais migrants.

    N’en déplaise aux promoteurs de la France insoummise, les politiques racistes n’ont jamais attendu l’extrême droite pour être mises en place.

    Détruisons les états, les frontières, les partis et tout ce qui nous opprime.

    On a besoin de reprendre la rue sans attendre qu’on nous l’autorise pour se rencontrer, faire de l’agitation, crier nos rages et notre envie de détruire leur monde pourrave !

    Rdv le Samedi 10 octobre à 14 h à Barbès à l’angle du boulevard de la chapelle et de la rue caplat

    Des anarchistes contre les frontières

     

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  • [Rennes] Discussions s’organiser contre la répression

    Lancement d’une initiative contre la répression à Rennes

    CE MERCREDI À 18H – Hall L de Rennes 2 Villejean

    Un nouvel espace – ouvert et public – s’est créé à Rennes pour réfléchir à la lutte contre la répression. Plusieurs discussions et réunions se sont tenus depuis le printemps dernier pour élaborer collectivement et sereinement ce nouvel espace d’organisation, et il reste beaucoup à penser et à faire !

    Cet espace s’est toujours voulu ouvert et public. Toute personne, faisant partie d’un collectif ou non, étant venue aux réunions précédentes ou non, est hyper bien venue.

    Petit recap de ce qui a pu se passer précédemment :
    – Un temps d’historique de l’anti rep à Rennes, avec recul sur les pratiques préexistences, et notamment celles de la Défense Collective (DC).
    – Du partage d’informations quant aux violences permises au sein de la DC, et discussion autour de garanties pour palier à ces dérives.
    – Des retours sur les pratiques dans d’autres villes.
    – Des discussions sur les différentes formes que pourraient prendre la gestion de l’anti rep (assemblée, « legal team », groupe(s), …).

    [Des Comptes-Rendus sont disponibles et un recap sera fait en début de prochaine discussion.]

    Ce premier rendez-vous de septembre se veut proposer un espace décisionnaire pour le lancement d’une (de) nouvelles(s) initiative(s) contre la répression à Rennes !

    Il sera toujours temps et bienvenu de proposer des idées nouvelles et de rediscuter des propositions déjà formulées.

    Viens participer (et partage à ton collectif) pour que nous soyons nombreux-ses !

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  • Retour critique sur la partie « les leurres identitaires » de la flamme d’or && Réponse au Post-Scriptum à La flamme d’or

    Retour critique sur la partie « les leurres identitaires » de la flamme d’or

    Le texte qui suit a été écrit pour la discussion proposée aux rencontres anarchistes du Semeur autour du texte La flamme d’Or paru en 2026.

    On a trouvé ça trop bien de proposer une analyse globale de la situation actuelle, qui ne se limite pas à un sujet précis. Les perspectives sont diverses mais les bases politiques anti autoritaires sur lesquelles elles s’appuient sont claires. Bref, merci pour cette belle motiv’ !

    On voulait revenir et proposer quelques retours sur la partie « les leurres identitaires »1 qu’on doit malheureusement avouer avoir trouvé beaucoup moins fine que le reste. On ne sait pas si on peut dire que les politiques identitaires aient pris le pas sur la lutte des classes dans ce qu’il reste des milieux révolutionnaires aujourd’hui. On imagine que ça dépend de qui, de quoi, de où et de quand est ce qu’on parle. Par contre il est sûr que les axes de domination systémiques y sont nettement plus abordés, et que les luttes contre ces derniers sont d’avantage considérées comme participant à la tension anarchiste. Et ça on ne peut que s’en réjouir ! Parce que toutes les formes d’autorité sont à combattre. Toutefois, on partage complètement l’idée que si une lutte menée contre une forme de pouvoir ne s’inscrit pas dans une conflictualité générale avec toutes les autres formes qu’il pourrait prendre, elle court droit au réformisme (et donc intègre le pouvoir qu’elle clamait pourtant combattre). On s’oppose également à une vision libérale de la liberté qui ne vise pas à détruire la société mais à y être mieux représentée. On trouve aussi important de rappeler que toutes les violences ne se valent pas. Une insulte n’est pas une agression sexuelle et une collègue ne peut pas être autant une ennemie que le patron.

    On trouve ça étrange que le premier exemple qui soit donné de la politique identitaire qui viendrait nier les antagonismes de classe dans les milieux révolutionnaires soit une position portée par la plus grosse asso lgbt de france (se féliciter de la nomination de Gabriel Attal au pouvoir). On ne pense pas que qui que ce soit à la fois queer et révolutionnaire soit aligné avec les positions de cette asso. On ne viendrait jamais insinuer que des compagnons s’investissant dans une lutte contre un projet industriel partagent les positions d’Europe écologie les verts. D’ailleurs, on ne pense pas non plus qu’une telle asso ait un jour eu de prétentions révolutionnaires. Il serait temps d’arrêter de tenir les compas queers responsables de tout ce que font ou disent des connards lgteubé. Bien que minoritaires, nous sommes plein à ne pas vouloir de leur droits, mais à vouloir la destruction de l’état de droit, ou de n’importe quel autre forme qu’il pourrait prendre.

    Les milieux tpg (transpédégouines) existant depuis maintenant une quinzaine d’années se sont justement construit en rupture avec les positions portées par les grosses asso lgbt. Des contre prides, dites prides radicales ou prides de nuit, ont lieu chaque années dans plein de villes. On pouvait justement y entendre le slogan « les pédales détestent Attal » suite à sa nomination au pouvoir. Les critiques du « capitalisme gay friendly » y sont nombreuses. L’été dernier, des rencontres queer sur des bases anarchistes claires ont été organisées. De nombreux textes et brochures anarchistes portant une proposition à la fois queer et insurrectionnelle sont parus ces deux dernières années, une bibliothèque tpg et anarchiste a ouvert à Montreuil début 2025, une revue anarchiste contre à la fois le genre et la technologie est sortie début 2026. Et ces idées se sont à plusieurs reprises matérialisées par des attaques contre le pouvoir. On peut citer, par exemple, l’incendie en novembre dernier d’une vingtaine de teslas dans un concessionnaire des Bouches du Rhône revendiqué pour le tdor (trans day of revenge). Et encore, c’est une liste non exhaustive. Tout ça, et sur 80 pages parlant de perspectives révolutionnaires actuelles, la seule fois où il est fait mention de patriarcat et d’hétéronormativité on nous parle d’Hillary Clinton et de la plus grosse asso lgbt de france. C’est au mieux d’une ignorance gênante.

    La mention de séparatisme, ou encore le rappel que la liberté se trouve dans le fait de se mêler à autrui nous évoque des attaques contre l’outil de la mixité choisie. Si c’est bien le cas, on a envie de vous répondre qu’on expérimentera notre liberté aux côtés de qui bon nous semble, car nous croyons en la libre association. Pour nous, la mixité choisie peut être un outil pertinent ou pas selon nos objectifs. Elle peut aussi servir d’outil de réductions des risques face à certaines violences, notamment sexuelles, malheureusement aussi subies de la part de « compagnons », notamment dans des cadres de luttes.On a interprété la phrase « C’est même le plus souvent en se rebellant contre ses propres attachements, qui sont tout à la fois des fondations pour construire son individualité que des chaînes qui le retiennent et l’empêche d’agir. », comme un encouragement à se libérer des mots qu’on utilise pour se définir. Ça donne envie de réaffirmer l’importance d’avoir des mots pour décrire les formes de dominations que nous subissons afin de mieux les combattre. Il nous est parfois renvoyé que nommer un rapport de pouvoir reviendrait à le faire exister, voir même à le créer. Seulement, quand le silence est imposé, seul celui à qui ce rapport de pouvoir profite peut se permettre de l’ignorer. La personne qu’il écrase est toujours écrasée, elle n’aura juste pas la place de le nommer, et donc une arme précieuse, souvent nécessaire, en moins pour pouvoir riposter. Il est bien triste de constater que les critiques des politiques identitaires se résument bien souvent à la négation de rapports de pouvoir aux conséquences pourtant bien concrètes dans la vie de nombre d’individus, parmi lesquels nombre de compas. On a aussi du mal à comprendre pourquoi il serait si dangereux pour notre liberté de se définir comme « trans » ou «racisé », mais pas de se reconnaître comme précaire, pauvre ou prolétaire.

    On voulait aussi rebondir sur le bout du texte qui dit p.48 « Tout ne se vaut pas, cela signifie qu’il y a des aspects plus stratégiques que d’autres. S’attaquer non pas à ce qu’il y a de plus facile car plus à la mode, mais aux aspects les plus stratégiques du pouvoir, comme les prisons, l’industrie militaire, les frontières ou encore le nucléaire, c’est maintenir ouverte la question révolutionnaire. » S’attaquer à des systèmes de domination comme l’inceste ou la colonisation est loin d’être facile, en tous cas pas plus que de s’attaquer à la liste des aspects les « plus stratégiques » du pouvoir listés ci dessus. (Et si on veut parler de la mode, elle semble plutôt être du côté des discours réactionnaires s’attaquant à des groupes minoritaires… ). Par ailleurs, ce qui nous semble pertinent dans les propositions anarchistes est justement cette capacité qu’une attaque contre un aspect de la domination peut engendrer sur tous les autres. Selon nous, désigner des aspects plus stratégiques que d’autres va à l’encontre de ce qui a été écrit avec justesse dans le texte p.47 : « La question sociale a toujours été plus large que la lutte des classes entre bourgeois et prolétaires, ou que le clivage entre riches et pauvres. Le système actuel a émergé du fait du mouvement des enclosures et de la mise en propriété des terres contre les paysans et paysannes, de la mise au travail sous la contrainte, de la radicalisation de la misogynie, de la traite « négrière » et de la colonisation, de la famille nucléaire qui s’est imposée. Elle inclut dès le départ la domination masculine, le racisme, le contrôle de la sexualité et de la vie quotidienne. Il en découle que pas plus que de conflit central, il n’existe de sujet révolutionnaire. La question sociale qui prévaut est probablement celle de la négativité ou non de la hiérarchie et du pouvoir ; de la lutte contre toute forme d’exploitation et de domination, donc ».

    Le but de ce court texte n’est pas de centrer la discussion sur les sujets abordés dans cette partie de La flamme d’or. Mais on ne se voyait pas non plus ne pas y réagir. En vrai, on aimerait juste ne plus avoir à lire des trucs pareils dans des textes anarchistes et on a hâte de pouvoir discuter de tout le reste du texte. Bref, discuter de perspectives anarchistes !

    1 La référence aux « leurres » identitaires n’est pas sans rappeler les « leurres postmodernes » d’unerrrrévolutionnaire devenue réactionnaire. On peut lire à ce sujet « Les leurres pseudo-révolutionnaires deVanina CONTRE les luttes et réalités des queers. Tractage lors de la présentation de son livre à Toulouse » publié le 1er mai 2024 sur IAATA.

    Réponse au Post-Scriptum à La flamme d’or

    Le texte ci-dessus a été écrit pour la discussion proposée aux rencontres anarchistes du Semeur [qui a eu lieu le 17 juillet 2026] autour de la brochure La flamme d’Or, elle même paru en février 2026. Nous le diffusons ici tel qu’il a été diffusé en papier lors de ces rencontres et tel qu’il a été lu lors de la discussion, par d’autres que nous.

    Diffuser un texte sur internet est pour nous loin d’être une évidence mais nous avons fait ce choix car nous tenons à répondre au « Post-scriptum à La flamme d’or » paru le 30 juillet 2026 et relayé par les sites anarchistes sansnom et attaque. Le post-scriptum en question ne fait aucunement mention de notre texte qui a pourtant été lu lors de la discussion, ce qui nous paraît extrêmement dommage. Selon nous, cela appauvrit grandement la qualité du débat. Le ton condescendant n’aide pas non plus. En mélangeant une critique anarchiste (celle portée par notre texte et certaines personnes, dont nous, lors de la discussion) à une critique gauchiste (celle portée par d’autres personnes lors de la discussion) comme s’il s’agissait d’un même ensemble, le post-scriptum évite la discussion entre compas anarchistes. Il nous semble facile de se baser sur des faux critiques pour discréditer les intentions et les volontés de dialogue engagées par notre texte alors que les points de désaccord/mécompréhension auraient pu être éclaircis de vive voix lors de ces rencontres. Le texte a été écrit pour cette occasion et porté à la première personne.

    En tant que deux personnes ayant écrit ce texte, on aimerait clarifier que nous n’avons jamais ni pensé ni dit ni écrit que la Flamme d’or était transphobe ou raciste. A aucun moment ce n’est d’ailleurs le propos de notre texte. Ces positions ont par contre bien été exprimé par certaines personnes – réformistes – lors de cette discussion et nous sommes en désaccord avec elles. De manière générale, nous avons apprécié lire dans la flamme d’or une critique claire des pièges réformistes (légalisation de l’ex zad de nddl, l’électoralisme, l’antifascisme, la gauche, etc.)

    Par ailleurs, notre texte ne vise pas à assimiler les positions tenues dans la Flamme d’or à celles de Vanina et encore moins à celles de Tomjo ou de PMO. On trouve ça par contre extrêmement maladroit – foireux de reprendre le titre de « leurres identitaires » peu de temps après la sortie du bouquin de Vanina « les leurres postmodernes ». On partage plutôt l’idée que « Vanina (…) semble homogénéiser les mouvements queers et intersectionnels, pourtant traversés de tendances contradictoires, pour en faire une des causes principales de l’affaiblissement du féminisme révolutionnaire » et on est en tous cas a minima contente de lire une ligne de démarcation claire avec des positions réactionnaires.

    « (…) D’ailleurs, le mouvement queer a participé à sa manière à faire éclater ces cases. L’étonnement passé, il faut bien avouer que le texte aurait gagné à rappeler qu’il existe des dynamiques plus intransigeantes et plus intéressantes. Je ne les ignore pas et essaie de participer à en diffuser les positions depuis bien des années (George Jackson Brigade, Queer ultraviolence, Ma randonnée sans balise, Trans n’est pas transhumanisme, etc.). Il aurait très certainement fallu les évoquer, d’autant que cette brochure circule en-dehors du mouvement anarchiste (et c’est une très bonne chose et un objectif). Il s’agit là effectivement d’une erreur. » On est d’accord avec cet extrait et on remercie sincèrement la reconnaissance de cette erreur. C’est en grande partie ce qu’essayait de pointer notre texte.

    Dans notre texte, nous avons écrit : « la mention de séparatisme, ou encore le rappel que la liberté se trouve dans le fait de se mêler à autrui nous évoque des attaques contre l’outil de la mixité choisie. Si c’est bien le cas, on a envie de vous répondre qu’on expérimentera notre liberté aux côtés de qui bon nous semble, car nous croyons en la libre association. Pour nous, la mixité choisie peut être un outil pertinent ou pas selon nos objectifs. (…) ». Suite à la lecture du post-scriptum : « les extrapolations faites sur le texte, comme par exemple concernant la mixité choisie. Il n’en est pas question dans le texte, mais certaines personnes ont curieusement cru y voir une critique de la mixité choisie. Je n’ai aucun souci avec ça, au contraire, je considère que cela peut être un outil utile (tant que ça ne devient pas une fin en soi). Et les gens sont de toute façon libres de s’autoorganiser comme ils et elles le souhaitent ! » C’est à nous de reconnaître qu’il ne s’agissait pas dans ce cas d’une attaque contre la mixité choisie mais bien d’une extrapolation de notre part. De fait, l’erreur citée au paragraphe ci-dessus « aurait en outre (…) permis d’empêcher (…) les extrapolations faites sur le texte » comme cela est avancé dans le post-scriptum. A la page 46 de la flamme d’or, il est tout de même écrit que la liberté « se trouve dans le fait de se mêler à autrui. (…) N’est ce pas pour cela que l’on éprouve un sentiment de liberté lorsque nous nous tenons épaule contre épaule avec des compas de lutte, se dressant ainsi contre la domination ? ». A titre perso, ce n’est pas notre cas et cet imaginaire ne nous parle pas. C’est pour ça que nous précisions que la mixité choisie « peut aussi servir d’outil de réductions des risques face à certaines violences, notamment sexuelles, malheureusement aussi subies de la part de « compagnons », notamment dans des cadres de luttes. »

    Par ailleurs, nous ne pensons pas que la brochure oublie complètement le patriarcat mais que, comme bien souvent, l’analyse de cette structure de pouvoir et les perspectives anarchistes portées contre sont lacunaires et très peu présentes.

    On partage le fait que l’industrie militaire ou les frontières sont des cibles AUSSI contre le patriarcat et le colonialisme. Toutefois, on pense que ces liens, qui peuvent paraître évident pour certain.es, valent le coup d’être développés et explicités. Par ailleurs, on a pas l’impression que le fait qu’une cible soit « à la mode » (pour reprendre les mots de la flamme d’or) joue sur la facilité à l’attaquer. Par exemple, les attaques anarchistes contre l’industrie militaire sont plutôt nombreuses ces dernières années (et c’est tant mieux!), est ce donc une cible à la mode ? Il nous semble pourtant assez clair qu’il est loin d’être facile de s’y attaquer. Et on trouve ça hasardeux de désigner ce qui relève ou non de la « mode ».

    Cela dit, la destruction de l’industrie militaire ou des frontières – aussi nécessaire soit-elle – est loin d’être suffisante pour mettre fin au pouvoir sur les corps et les sexualités qui s’exerce aussi bien dans la rue que chez le médecin ou dans l’intime. Il nous paraît nécessaire de réfléchir à ces questions ici et maintenant sans attendre des lendemains qui chantent.

    Pour finir, on partage également la critique des luttes de libération nationale et la nécessité de lutter contre tous les états, tels qu’ils soient. Nous sommes en total désaccord avec les choix « « d’ « anarchistes » explicitement religieux et très complaisants avec des groupes autoritaires et antisémites comme le Hamas ». Tout comme nous sommes en total désaccord avec les logiques campistes et anti-impérialistes qui voudraient que des « anarchistes » se battent aux côtés de l’armée de l état ukrainien au nom du « moindre mal ». Nous sommes également convaincues que la perspective anarchiste ne peut être que critique de la religion.

     

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  • Sur la Russie, le RN est plus proche de l’extrême droite allemande qu’il ne veut bien l’admettre

    La victoire d’Alternative pour l’Allemagne en Saxe-Anhalt, dimanche 6 septembre, marque le triomphe d’une extrême droite aux liens assumés avec le Kremlin. En France, le RN tente de se défaire de son image de parti «pro-Poutine», mais conserve ses ambiguïtés.
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  • [Metz] Rentrée décoloniale du Sabot !

    Salut à toustes,

    Ne ratez pas la prochaine soirée du local libertaire Le Sabot, le vendredi 11 septembre à la MJC Sainte-Barbe (6 rue Rochambeau à Metz), en soutien aux prisonnier.e.s politiques du Congo, avec :

    > à 20h : une pièce de théâtre "Cette lettre que je ne t'écrirai peut-être jamais", avec Moïse Dikondo, mise en scène par Daniel Proïa et écrite par Jocelyn Danga

    > à 21h : un concert de rap militant, de Martial Pa'nucci

    Ouverture des portes à 19h30

    Prix au chapeau + adhésion obligatoire à la Vieille Chechette (asso) de 3 euros (pour l'année 2026/2027)

    BUVETTE SUR PLACE, avec ou sans alcool, PRENDS TON CASH AVEC TOI, pas de CB sur place !

    Si tu veux soutenir le Sabot, tu peux faire un don ponctuel ou mensuel via le bulletin de souscription ---> le-sabot@riseup.net

    Les horaires d'ouverture du Sabot (21 rue des Allemands à Metz) :

    Mercredi, de 17h00 à 20h30 (atelier linogravure à partir de 18h)

    Samedi, de 15h00 à 19h00

    Les permanences :

    Syndicats CNT : 2ème samedi du mois, de 11h00 à 14h00

    Collectif Transgressif : 1er dimanche du mois, de 14h00 à 17h00

    Collectif MadMetz : 1er jeudi du mois, de 16h30 à 20h00


    Salutations anarchistes !

    L'équipe du Sabot

    Photo d'illustration de l'article : représentation de la pièce "Cette lettre que je ne t'écrirai peut-être jamais" à Kinshasa le 11 février 2026, ici mise en scène par Aaron Lakamba et jouée par Jonathan Buba.

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  • Neo Geo Aes+ : la seule console épargnée par la crise de la RAM revient en promo pour les French Days

    [Deal du jour] Neo Geo et Plaion s’associent pour le 35e anniversaire de la console afin de sortir une nouvelle version de la machine mythique. La Neo Geo AES+ devrait taper dans l’œil des plus nostalgiques, d’autant qu’elle baisse son prix en précommande à l’occasion des French Days.

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  • Appel à la mobilsation : NON au « PERMIS DE TUER »

    Mafouta Family Corporation et le collectif Justice pour Dylan vous invitent à une Grande Marche Nationale Unitaire pour dire non à l'impunité et aux violences d'état, le 19 septembre à 14h00 Place Bouchard (Caen)

    Repris de resistances-caen.org

    A l'appel du collectif Justice pour Dylan :

    🚨 APPEL À LA MOBILISATION : NON AU « PERMIS DE TUER » 🚨

    Derrière les chiffres, il y a des prénoms. Il y a des vies, des familles et une exigence fondamentale : la justice et l'égalité devant la loi.
    NOUS NE LAISSERONS PAS FAIRE. CAEN SE MOBILISE.
    Le 19 septembre 2026, rejoignons la mobilisation nationale contre le « permis de tuer ».

    Mafouta Family Corporation et le collectif Justice pour Dylan vous invitent à une Grande Marche Nationale Unitaire pour dire non à l'impunité et aux violences d'état.

    ⏳ Un appel clair à rejoindre la mobilisation à Caen.
    J'invite les personnes qui souhaitent s'organiser sur cet événement à prendre contact avec moi.

    Parce que notre combat est celui de la dignité, de la vérité et de l'égalité de chaque vie, nous ne nous tairons pas, nous ne nous habituerons pas, nous ne céderons pas.

    Rejoignez-nous pacifiquement, avec votre voix et votre détermination. Partagez massivement ce post, taguez vos proches et venez nombreux.

    ⚖️ POUR DYLAN. POUR LES VICTIMES. POUR LES FAMILLES. ⚖️

    #JusticePourDylan #Caen #NonAuPermisDeTuer #ViolencesPolicières

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  • La «crise de la dette»: un récit conservateur à visée répressive

    Le début de la campagne présidentielle est marqué par le retour des récits catastrophistes concernant la dette française. Une narration qui n’arrive pas par hasard, mais qui a, au contraire, une fonction politique.
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  • Le point de bascule

    Ce texte, c'est à moitié un coup de gueule, à moitié né du déséspoir, et à une autre moitié d'un profond besoin d'une bascule, radicale, brutale et... violente.
    Publié à l'origine le 5 septembre sur Rebellyon.info

    Gino va très certainement être extradé en Allemagne. Et de là-bas, probablement ensuite en Hongrie. Et il lui arrivera des trucs... pas cool. Qu'est-ce que les dangereux mouvements d'extrème-gauche de cette région du monde font pour l'en empêcher ? Des rassemblements et des banderoles. Pas forcément que ça, mais on est sur cet ordre là, principalement. Qui ici pense que cela suffira ? Comme pour Maja. Comme pour toustes les autres. Fût une époque... on l'aurait libéré. Par une évasion de prison ou par une attaque de son convoi.

    De partout dans ce pays de merde, des squats sont sur le point d'être expulsés, remettant des dizaines voir des centaines de personnes à la rue, dans la misère, la chaleur, ou suivant la saison, dans le froid. La rue tue qu'on dit. Oui. La rue tue. Et on est toujours incapables d'empêcher cela. Incapables de défendre les squats. Pourtant, on a été capables de les défendre par le passé. De les faire reculer, de les faire partir. D'être suffisamment menaçant·es pour qu'ils ne viennent même pas nous en sortir. Ou à défaut, de les accueillir avec des... dispositifs, qui ne les laisseraient pas ressortir indemnes.

    Récemment un patron d'entreprise à foncé en camion sur des grévistes, et il est ressorti du poste de police quelques heures plus tard, fanfaronnant. Il n'y a pas si longtemps, on était tout à fait capables de leur faire peur aux patrons. On était capables de les exproprier. De leur faire accepter toutes nos demandes. On était même capables de les rendre hors d'état de nuire définitivement. N'est-ce pas monsieur le PDG de Renault ?

    Pendant qu'ils nous exploitent, nous humilient, nous brisent, nous empoisonnent, et nous tuent... Pendant ce temps-là, la peste brune se fait toujours plus pressante et visible. Eux, ils sont prêts pour la guerre civile. Nous pour l'instant, on est juste prêt·es à aller à l'abattoir faire nos 3x8, et ce jusqu'à ce que ça soit notre tour.

    Si c'est pas votre meilleur rêve d'avenir, va falloir, au moins, commencer à y réflechir.

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  • Accusé de harcèlement envers les allocataires du RSA, le président de département du Finistère relaxé

    Depuis son élection en 2021, Maël de Calan a vu le nombre d’allocataires du RSA baisser d’un quart dans son département. Pour la CGT, qui l’assignait en justice, c’est le résultat d’une politique marquée par des «contrôles intrusifs» et «humiliants». Le tribunal n’est pas allé dans le sens du syndicat.
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  • Parade pour une Richesse Maximale Autorisée / Parade voor een Maximale Toegestane Rijkdom

    Le dimanche 13 septembre prochain se tiendra une parade contre l'utra-richesse dans le quartier Prince d'Orange à Uccle, quartier le plus aisé de Bruxelles. Cette parade festive et radicale souhaite amener le concept de « Richesse Maximale Autorisée » dans le débat public. C'est à 14h pétante que le collectif « Stop the rich », à l'initiative de la parade, donnera rendez-vous aux citoyen.nes pour un programme haut en couleur : prise de parole, atelier de sérigraphie, musique, clowns… le ton joyeux sera donné pour aborder une thématique non moins sérieuse : l'accumulation de la richesse dans les poches de quelques-un.es (les 5% des Belges les plus riches possèdent 45%de la richesse totale du pays – cf. Banque nationale de Belgique) et les impacts néfastes et multiples que cela engendre dans la société. Tandis que le gouvernement s'attaque aux services publics, à la culture, à la santé, à l'éducation pour absorber la dette, les ultra-riches, eux, ne contribuent pas à l'effort collectif. Cette minorité de privilégiés, par leur influence politique, détériore la démocratie et rend le système caduque. C'est un véritable problème de société qui nous concerne toustes et que nous devons aborder collectivement. « Nous désirons une vie digne pour toutes et tous. ». Tel est l'objectif clamé par ce rassemblement qui a décidé de porter cette voix au coeur d'un des quartiers les plus riches de Belgique : le Quartier du Prince d'Orange. Inspiré d'une initiative similaire en Allemagne, le choix du lieu n'est pas anodin et veut renverser la tendance : les vrais assistés du système sont bien les ultra-riches qui bénéficient de tous les services de la communauté sans pour autant y contribuer équitablement. Rejoignez-nous pour une heureuse parade pour lutter contre l'ultra-richesse à la Montagne Saint-Job 131 à Uccle, le dimanche 13 septembre prochain à 14h.
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  • Le directeur scientifique d’OpenAI indique perdre le contrôle sur le raisonnement de ses IA

    Dans une tribune intitulée An Alien Mind, Jakub Pachocki, chef scientifique d'OpenAI, dévoile que l'outil sur lequel l'entreprise s'appuie pour surveiller le raisonnement interne de ses modèles devient de moins en moins fiable.

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  • Marche pour le climat du 26 septembre : la carte des manifestations près de chez vous

    À l’initiative de l’association Bio Consom’acteurs, près de 30 000 personnes ont signé une lettre ouverte au président de la République, Emmanuel Macron, pour exiger un plan d’urgence, d’adaptation et d’atténuation face au réchauffement climatique.

    Dans ce texte, elles et ils appellent à une mobilisation nationale le 26 septembre. Actuellement, on recense 138 manifestations dans tout l’Hexagone : cliquez sur l’image ci-dessous pour en savoir plus.

    Cliquez sur la carte pour savoir si une mobilisation est organisée près de chez vous. © 26 septembre

    Soutenues par de nombreuses organisations écologistes comme Greenpeace, les Amis de la Terre, Alternatiba ou le Réseau action climat, ces marches sont organisées directement par des citoyen·nes. Ces personnes forment des groupes locaux que vous pouvez rejoindre en amont du 26 septembre. Des assemblées se tiendront le même jour que les manifestations afin de planifier les prochains rendez-vous.

    Les canicules successives, les incendies et la sécheresse exceptionnelle ont alimenté l’indignation des associations environnementales, qui alertent depuis des années sur les conséquences du changement climatique. L’écoanxiété progresse au sein de la population française et a touché plus de 15 millions de personnes cet été. Face à cette tendance, scientifiques, thérapeutes et premier·es concerné·es soulignent les bienfaits de l’action collective. D’autres mobilisations sont prévues aux mois de septembre et d’octobre.

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  • Project Zenith : Microsoft cherche à définir ce que doit être le PC d’un développeur à l’ère des agents IA

    Cherchant à faire de son dernier système d’exploitation « la meilleure plateforme pour les développeurs », Microsoft a tenté ces derniers mois de répondre à cette problématique, notamment en associant les dernières innovations hardware à des logiciels optimisés.

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  • Nucléaire : la centrale de Belleville-sur-Loire totalement à l'arrêt suite à un incident technique

    La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire, dans le Cher, est totalement à l'arrêt. Le réacteur n° 1 était déjà indisponible depuis début août pour une maintenance programmée. Le n° 2 s'est à son tour arrêté automatiquement le 26 août à 10 h 48, à la suite d'un incident sur la partie non nucléaire de l'installation. EDF poursuit ses investigations et n'annonce aucune date de redémarrage.
    Ce coup d'arrêt intervient après un été où cette centrale, qui produit 75 % de l'électricité de la (…)

    Lire la suite - En bref / Nucléaire
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  • Gabriel Zucman : « La France est un paradis fiscal pour milliardaires »

    « ces sociétés-écrans font écran… à l’impôt. Les milliardaires touchent des revenus considérables, des centaines de millions parfois des milliards d’euros de dividendes chaque année, mais ces revenus sont versés à des sociétés holdings où ils ne sont pas fiscalisés », dénonce Gabriel Zucman.

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  • « Stérin, Bouygues... Stoppons ces milliardaires qui font sécession en Sologne »

    Le procès d'Olivier Bouygues pour braconnage d'espèces protégées devrait être celui de tous les ultrariches et de leurs complices qui font vivre l'industrie cynégétique mondiale, écrivent les auteurs de cette tribune. Ils appellent à refuser cette dérive nationaliste et autoritaire.
    Katherine Fauvin, Yvon Chéry et François Guerroué sont membres de la coopération Luttes locales en région Centre.
    Olivier Bouygues et ses hommes de main sont en procès à Orléans ces lundi 7 et mardi 8 (…)

    Lire la suite - Tribune / Libertés , Chasse
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  • Consigne pour plastique : nouveau rétropédalage du gouvernement

    « Aucun dispositif de consigne obligatoire ne sera mis en place. » Par ces quelques mots publiés dans un communiqué le 4 septembre, le gouvernement a acté qu'il n'imposerait pas le dispositif de consigne pour recyclage des bouteilles en plastique.
    Il a fini par écouter les collectivités territoriales qui dénoncent depuis des mois ce projet relancé par Emmanuel Macron le 19 mai. En instaurant cette consigne de quelques centimes par bouteille collectée, le président de la République espérait (…)

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  • Une saison en enfer : le dernier été de la macronie

    Nous venons de subir le dernier été de la macronie, et elle n'a pas ménagé ses efforts pour nous gâcher la vie.

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  • Montpellier : la colère monte face à la crise du logement étudiant

    Lundi 7 septembre, la Fédération syndicale étudiante (FSE) et le Réseau universités sans frontières (RUSF) se sont rassemblés devant le Crous de Boutonnet, cinq jours après une première conférence de presse sur les étudiants sans logement. Le nombre de cas signalés au syndicat a doublé en une semaine

    Nouveau rassemblement ce lundi 7 septembre devant le Crous de Boutonnet, après une conférence de presse la semaine dernière pour alerter sur le cas d’étudiants qui risquent de finir à la rue faute de logement. Les militants de la Fédération syndicale étudiante (FSE) et du Réseau Universités sans frontières (RUSF) entrent cette fois dans les locaux et échangent avec Fouad Boukalkoul, de la direction de la vie de l’étudiant (DVE) du Crous. « La semaine dernière, une dizaine d’étudiants sans logement nous avaient contactés. À ce jour, ils sont une vingtaine », affirme Gaël, membre de la FSE. Le syndicat dénonce un Crous qui a « failli à son rôle de service public » et s’inscrit désormais dans « une logique de rentabilité ». Face aux militants, Fouad Boukalkoul rappelle les chiffres de l’établissement, 8 300 logements pour 37 000 boursiers dans l’académie, reconnaît le manque de places et déclare le dialogue rompu.

    Le RUSF, qui accompagne les étudiants étrangers, décrit de son côté une rentrée sous forte tension. « Entre août et la rentrée, on a accompagné plus d’étudiants que dans toute l’année scolaire dernière. Environ 300 personnes nous ont contactés : 40 % pour des problèmes de hausses de frais d’inscription, 40 % pour des problèmes de logement et 20 % pour des problèmes de visa », détaille Sacha*, militant du réseau. « Pour les logements Crous, les étudiants étrangers doivent attendre la phase complémentaire, ce qui est en soi une préférence nationale. » La phase principale d’attribution est en effet réservée aux étudiants ayant constitué un dossier social étudiant, condition que la grande majorité des étudiants internationaux ne remplissent pas : ils ne peuvent candidater qu’à partir de la phase complémentaire, ouverte début juillet à tous les étudiants sur les logements restants.

    Mercredi dernier, la FSE alertait sur une dizaine d’étudiants boursiers sans solution, dont deux menacés de se retrouver à la rue en quelques jours. Le Crous invoquait alors une demande exceptionnelle et l’absence de toute disponibilité dans son parc depuis le 27 août.

    *Le prénom a été modifié.

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  • Non, France Télévisions n’a pas dépensé 1,2 million d’euros pour diffuser le spectacle de Léna Situations

    Source :Compte Instagram, le 2 septembre

    Etiqe :Faux

    Contenu :

    Plutôt deux fois qu’une pour les fans de Léna Mahfouf, plus connue sous le nom de Léna Situations. Après avoir réuni 20 000 personnes à l’Accor Arena de Paris pour Celui où ils disent au revoir !, qui marque la fin de dix saisons des Vlogs d’août, la créatrice de contenu verra son spectacle diffusé le 12 septembre sur les antennes de France Télévisions.

    Une programmation sur la chaîne publique qui a fait polémique, à la suite de prétendues révélations faites le 1er septembre par un chroniqueur de Tout beau, tout n9uf (TBT9), l’émission animée par Cyril Hanouna sur W9.

    Raymond Aabou affirme ce jour-là que France Télévisions avait déboursé « entre 1,2 et 1,4 million d’euros » pour diffuser le spectacle de Léna Situations. « C’est énorme », réagissent d’autres chroniqueurs comme on peut l’entendre sur cet extrait de l’émission diffusé sur X.

    Même son de cloche sur les réseaux sociaux, où les publications se sont multipliées dans la foulée pour dénoncer un tel montant. « Que cette jeune femme remplisse des salles avec ses vlogs d’été et que ses fans paient pour la voir, c’est le jeu du marché privé. Aucun problème avec ça. Mais que l’argent public finance ce cirque en pleine crise économique ? C’est une indécence absolue », s’indigne notamment un internaute dont la publication a été commentée et relayée plusieurs centaines de fois.

    Un montant réel très inférieur

    Face à la polémique, France Télévisions a notamment démenti cette information auprès des équipes de TBT9. « Ce chiffre n’était pas le bon », reconnaît l’émission TBT9 sur son compte Facebook le 2 septembre.

    Sollicitée par CGTV, un média consacré à l’actualité de la télévision, France TV précise le même jour que « la captation du concert de Léna Situations a coûté moins de 200 000 euros. »

    Des rectifications qui n’ont pas empêché des internautes de continuer à s’offusquer des premiers montants évoqués par l’émission de Cyril Hanouna, comme ici.

    Pourtant, France Télévisions a réitéré aux Surligneurs que le coût d’acquisition du spectacle de Léna Situations avoisinait 200 000 €. « Un coût équivalent à celui de droit de diffusion pour des concerts et spectacles », précise la chaîne qui assure également ne pas avoir « participé à la production de ce show ».

    La diffusion du spectacle avait été annoncée publiquement par France Télévisions dès le 25 août, comprend « la diffusion sur nos écrans digitaux et linéaires », détaille encore France Télévisions auprès des Surligneurs.

    Comme l’indique la chaîne sur son site internet, le spectacle de Léna Situations sera à la fois diffusé sur France 2, à 23h25, le 12 septembre et disponible en streaming sur France.tv.

    Sollicitée également par mail, Léna Mahfouf n’a pas répondu pour sa part à nos questions.

     

    Auteurs :

    Auteur : Nicolas Kirilowits, journaliste

    Relecteur : Etienne Merle, journaliste 

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste

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  • « Dictature climatique » et « idéologie arc-en-ciel » : l'extrême droite allemande aux portes du pouvoir local

    L'Alternative pour l'Allemagne (AfD) a obtenu le plus grand succès électoral de l'extrême droite allemande depuis 1945 dans le Land de Saxe-Anhalt. Ce parti xénophobe est aussi partisan de reculs massifs en matière d'écologie.
    Du jamais-vu en Allemagne depuis la fin du Troisième Reich. Dimanche 6 septembre, le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) a recueilli plus de 44 % des voix dans le Land de Saxe-Anhalt, lors d'un scrutin visant à renouveler le Parlement régional. (…)

    Lire la suite - Info / Monde , Politique
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  • 100 000 morts par an : les fumées des mégafeux menacent la santé mondiale

    Selon le dernier bulletin sur la qualité de l'air et le climat de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), les mégafeux — comme celui qui a touché la Gironde en juillet en détruisant 42 000 hectares de forêt et entraînant l'évacuation de 220 000 personnes — ont triplé à l'échelle de la planète depuis les années 1990 et seraient responsables de près de 100 000 morts supplémentaires chaque année, en moyenne, entre 2010 et 2018. Ces chiffres, les plus récents à avoir été publiés, ont (…)

    Lire la suite - En bref / Santé , Incendies
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  • Marchés publics à Perpignan : la procédure visant Louis Aliot (RN) classée sans suite

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  • Trois cyclones se suivent dans le Pacifique, dopés par un El Niño historique

    Un avis d'alerte cyclonique a été émis pour Kauai et Niihau, dans l'archipel d'Hawaï, alors que l'ouragan Lowell doit frôler ces deux îles à partir de lundi 7 septembre au soir, selon le Centre national américain des ouragans (NHC).
    Rétrogradé de la catégorie 5 à la catégorie 3 sur l'échelle de Saffir-Simpson, le phénomène génère encore des vents soutenus à 195 km/h. Le NHC prévoit jusqu'à 35 cm de pluies supplémentaires sur Kauai, avec des risques de fortes précipitations et de crues. (…)

    Lire la suite - En bref / Climat
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  • Un policier rouennais et son violent coup de matraque bientôt devant la justice

    Un policier comparaît le 21 septembre devant le tribunal correctionnel pour avoir violemment frappé une jeune femme avec sa matraque, en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions en mai. La circonstance aggravante de l’usage d’une arme n’a pas été retenue.
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  • «La justice est morte»: la déception de familles évacuées volontaires après Fukushima

    Le tribunal de grande instance d’Osaka a refusé de reconnaître la responsabilité de l’État dans le départ de familles de leur logement après l’accident nucléaire de 2011. Tepco, opérateur de la centrale, est en revanche condamné à indemniser une centaine de plaignants.
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  • Un syndicat pour les personnes MINT* qui travaillent dans les savoir-faire techniques

    La Goupille crée un syndicat pour les personnes MINT* qui travaillent dans les savoir-faire techniques. Soyons nombreux.ses à mener cette lutte.
    *meufs, Intersexe, non-binaire, trans

    Faut-il encore être un homme en 2026 pour travailler dans les milieux techniques ?
    A-t-on vraiment accès au salariat de la même façon ?
    Comment se fait-il que notre présence dérange au point de devoir arrêter un métier pourtant choisi par passion ?
    —
    Ce projet de syndicat est né d'une volonté de transformer notre colère, notre frustration en quelque chose de collectif.
    Car force est de constater les va-et-vient des personnes MINT dans nos métiers faute d'un environnement de travail sain.
    Pour que ce triste bilan ne reste pas au stade de la peine, pour qu'on ait l'espoir d'une évolution dans nos métiers, pour qu'on se sente avancer vers une inclusion toujours plus forte et pour arrêter de devoir composer avec l'intolérable / l'inacceptable
    De là l'envie de se dire : « on va pas rester là, notre parole confisquée à accepter cette condition pour nous et pour les autres ».
    Et de se demander : « y a t-il d'autres personnes qui se sentent comme nous ? ».

    C'est pour faire un état des lieux de ces questions et pour se rassembler qu'on a eu envie de créer cet événement.
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    La réunion s'adresse aux personnes MINT qui ont (ou veulent avoir) un métier/une activité technique entouré.es d'hommes cis.
    Parce qu'on ne veut plus que nos vêtements de travail nous donnent l'impression de faire de la couture avec des moufles,
    Parce qu'on ne veut plus s'adapter sans cesse en fournissant le double d'efforts pour prouver notre légitimité,
    Puisque on ne supporte plus que notre quotidien soit ponctué de remarques sexistes, racistes, LGBTQIA+phobes,
    Parce qu'on refuse de s'épuiser pour entendre "non mais le milieu a quand même bien évolué"
    Afin que tout cela change on te propose de se retrouver pour mettre nos vécus en commun, créer un réseau de soutien toulousain où déposer tout ça et lutter pour que ces milieux évoluent.

    —
    Dimanche 20 septembre 2026
    14h30 - 17h
    À Toulouse - lieu à confirmer

    Inscriptions sur : lagoupille-syndicat@proton.me

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  • Non à la criminalisation de la solidarité avec la Palestine !

    Avec l'intervention exceptionnelle de Prisoners For Palestine, une organisation qui soutient les prisonnier·es de Palestine Action au Royaume-Uni.

    📆 Mercredi 9 septembre à 19H
    📍 Au Chat Noir (270 avenue de Muret, Toulouse)
    🚊 Tram Avenue de Muret Marcel Cavaillé
    🍲 Auberge espagnole et boissons à prix libre

    Depuis maintenant près de trois ans, l'offensive génocidaire à Gaza se poursuit, entraînant la mort de dizaines de milliers de Palestinien·nes et la tentative de destruction de toute une société. Celle-ci est rendue possible grâce au soutien de l'impérialisme occidental, qui appuie économiquement et militairement l'État sioniste. Un des volets de cette coopération est la brutale répression qui s'abat dans le monde entier contre les Palestinien·nes et celles et ceux qui s'engagent en soutien à la résistance palestinienne.

    En France, des dizaines de procès pour « apologie du terrorisme » sont en cours, tandis que des dispositifs administratifs (comme le gel des avoirs, les expulsions ou les dissolutions) tentent de museler les militant·es. En Europe ou aux États-Unis, plusieurs militant·es (pro)palestinien·nes sont emprisonné·es.

    Face à cette répression, nous pensons qu'il est plus urgent que jamais d'en comprendre les mécanismes et de faire bloc pour y faire face ! C'est autour de ces objectifs que le Secours Rouge Toulouse et le Comité de soutien à la Palestine vous invitent à une soirée « Faisons Front », le mercredi 9 septembre dès 19 h au Chat Noir, afin d'échanger et de nous organiser sur ce thème. Nous aurons notamment le plaisir d'y écouter une intervention du groupe de soutien britannique Prisoners For Palestine et d'écrire des lettres à plusieurs prisonnier·es.

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  • Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre

    Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.

    Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.

    A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs.

    Paranoia, la première machine de ce qui deviendra plus tard A/I, est née à Milan (Italie) en 2001, dans un contexte foisonnant de luttes sociales et d'expérimentations technologiques populaires entremêlées. Cette initiative antifasciste, anticapitaliste et antimilitariste, reposant sur des logiciels libres et maniant la cryptographie comme technique d'autodéfense numérique, s'est poursuivie par l'installation de toute une infrastructure visant à garantir le pseudonymat et la libre circulation des informations, de la connaissance et de la culture.

    Là où les prestataires de services en ligne commerciaux utilisent l'argent comme barrière d'entrée, A/I fait partie de ces collectifs qui conditionnent l'utilisation de leurs services à un critère d'affinité politique. Sous cette condition, la liberté d'expression permise au travers de cette infrastructure n'a cependant jamais garanti de responsabilité collective à l'égard de toutes les publications ou communications qui y circulent. Et pourtant, l'administration états-unienne justifie aujourd'hui la censure de l'intégralité des services d'A/I dans un excès de zèle fasciste qu'on lui connaît particulièrement de nos jours.

    Depuis 2001 et jusqu'à la catastrophe que représente cette dernière actualité, l'histoire d'A/I est émaillée de plusieurs événements parfois rocambolesques, mettant en lumière toute l'ironie et l'absurdité des institutions politiques et du capitalisme de surveillance. Lors de l'affaire Trenitalia, A/I avait créé un site web satirique pour dénoncer le transport d'équipements militaires pour l'invasion états-unienne de l'Irak en 2003. En 2005, une enquête contre une cellule italienne de l'Anarchist Black Cross, dont les emails étaient hébergés par A/I, a révélé l'installation clandestine d'un dispositif de surveillance du serveur.

    À la suite de cette affaire, le collectif a initié un chantier titanesque de mesures anti-répression de l'infrastructure, le plan R*. Un plan qui permit en 2007 aux serveurs de résister aux tentatives de censure d'un jeu-vidéo dénonçant la pédocriminalité au sein de l'Église catholique. Puis en 2010, c'est face à la police norvégienne, en complicité avec une cour de Justice italienne, que le plan R* s'est montré efficace pour permettre la survie de l'infrastructure grâce à plusieurs relais à travers le monde.

    Toutes ces attaques et perquisitions ayant exposé des milliers de boîtes mail, A/I a toujours insisté sur la nécessité d'une prudence à l'égard de sa propre confidentialité. Aucune infrastructure numérique ne sera jamais indemne de vulnérabilité, à l'instar des humains eux-mêmes. Pourtant, on peut retenir que la participation du collectif aux luttes sociales a notamment permis au mouvement Indymedia de naître, à partir des mobilisations contre le G8 de Gênes. Elle a également permis à d'innombrables mailing-lists d'émerger et à des dizaines d'ateliers et discussions à travers le monde de diffuser les savoir-faires d'autodéfense numérique et les expériences du collectif à d'autres communautés en lutte.

    De fait, A/I fait aujourd'hui partie des collectifs de référence dans les communautés hacker anti-autoritaires et internationalistes, tant pour tout son historique et l'exigence technique acquise que pour son approche anti-élitiste qui permet à toustes d'utiliser ses services et d'apprendre à les répliquer ailleurs. Il est donc urgent de se mobiliser, avant le 25 septembre, en défense d'A/I, de plusieurs manières, dans la mesure de vos capacités :

    • faire connaître cette affaire (en partageant cet article, en en parlant, en taggant ta ville, ...) ;
    • rejoindre la coalition de défense d'A/I en te rapprochant d'organisations locales (hackerspaces, notamment ceux de https://interhacker.space et associations de défense des droits fondamentaux sur internet, notamment https://laquadrature.net, etc.)
    • contribuer à l'archivage décentralisé de Noblogs ;
    • préparer un soutien matériel légal à A/I en récoltant des fonds pour leur défense judiciaire et le renforcement de leur infratructure.

    Par ailleurs, dans un contexte de répression débridée, à coups d'accusation de terrorisme, à l'encontre d'un nombre toujours croissant de collectifs anti-autoritaires, l'attaque contre Autistici/Inventati est une alerte pour toutes les initiatives d'infrastructures alternatives sur internet. Elle démontre l'extension des leviers utilisés par l'administration pour censurer des services (en l'occurence via l'organisme chargé des noms de domaine en ".org").

    Au-delà d'A/I, cette invitation à la solidarité est donc aussi un gros coup de pied au cul pour défendre notre liberté d'expression et l'intégrité de notre vie privée ainsi que l'autonomie nos moyens d'organisation en ligne. Il est urgent de réfléchir collectivement à la dépendance aux États-Unis de nos propres moyens de communication et des plateformes de publication de nos luttes ; et de renforcer leur indépendance autant que possible en documentant le travail effectué et en faisant circuler ces recherches. Ne croyons pas que ces questions sont simplement l'affaire d'expert·es. Apprenons de l'histoire des luttes et de ses leçons. La lutte continue et c'est l'affaire de toustes !

    Pour aller plus loin

    Pour en savoir plus sur l'histoire de A/I et l'attaque actuelle des États-Unis : un article qui reprends toute l'histoire plus en profondeur.

    Le domaine autictici.org n'est plus accessible, mais vous pouvez accéder à leur site par inventati.org (et notamment lire (anglais) leur campagne, leur communiqué de presse et trouver les autres articles de solidarités qu'iels ont référencés)

    Le blog de A/I ou iels publieront peut être de nouveaux articles.

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  • Cybersécurité : le G7 veut faire de la migration post-quantique une priorité immédiate

    Dans un document intitulé Preparing for the Post-Quantum Era: A Call to Action, le groupe de travail cybersécurité du G7, auquel participent notamment la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency américaine (CISA) et les agences nationales de cybersécurité des pays membres, tire la sonnette d’alarme. Il demande aux organisations de commencer dès maintenant leur transition vers la cryptographie post-quantique, ou PQC.

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  • When Trump Calls for a Referendum—On Himself

    But all signs continue to point to Trump remaining front-and-center through the fall. The national Republican convention that he has orchestrated for this week will feature him on both nights, guaranteeing that he will overshadow candidates who might otherwise have benefited from the public exposure.
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  • Noyer l'urgence dans l'urgence, intervenir pour que rien ne change

    Comme le travail médical et humanitaire, l'action sociale est de plus en plus confrontée à l' urgence, alors même que l' essence de sa mission d'écoute ou de lien social demande du temps. L'urgence lui impose une réponse rapide face au mal-logement, à l'asile, aux VSS, aux problèmes de santé ou au chômage. Plutôt que de faire taire ces crises qui sont autant de signes de ses défaillances, l'Etat semble préférer les assumer et organiser leur prise en charge, en co-gestion avec le monde associatif. Que cache cette intervention humanitaire providentielle ? Il faut moins y voir une tentative de l'Etat de s'améliorer en continu que d'évacuer les problèmes sociaux structurels en les traitant comme des urgences. Avec l'urgentisation du social, l'Etat a trouvé une manière de relativiser ses failles ; il les noie dans le spectacle du traitement de leurs effets. L'urgence apparaît domestiquée, acceptable et organisée par une gouvernementalité humanitaire s'étendant de l'Etat à l'associatif et alliant délicatement compassion et rationalisation, aide et condition, intégration et exclusion.

    NOYER LES CAUSES DANS LES SYMPTÔMES

    Pour l'Etat (et celleux qui souhaitent l'améliorer), reconnaître des urgences comme le sans-abrisme, le chômage, l'accueil des exilé-es, les violences faites aux femmes ou aux personnes LGBT+ permet de déplacer l'attention des causes vers les symptômes de l'urgence. Plusieurs tactiques de décentrage et donc de déresponsabilisation sont alors à l'oeuvre :

    1.SPECTACULARISER

    La mise en spectacle de la violence et de la prise en charge des inégalités et des crises sociales occultent leurs origines que sont le travail, le capitalisme, l'Etat ou ses frontières. Elle permet de répondre à quelques situations - souvent médiatisées comme le plan Grand froid à Paris ou l'accueil massif de migrant-es ukrainien-nes - plutôt qu'à toutes. Lâcher du lest par-çi par-là, pour mieux régner sur la totalité. Conjointement, la mise en urgence d'un sujet laisse induire qu'il est possible de sortir de l'impuissance : de la crise peuvent émerger des victoires. Il ne s'agira jamais d'augmenter réellement nos libertés mais d'insertions professionnelles, de régularisations ou d'indemnisations. L'aide d'urgence permet de digérer les revendications sociales, de légitimer l'intervention institutionnelle et de perpétuer l'illusion de la prise en charge de nos besoins. Une stratégie reprise souvent inconsciemment par les cadres associatifs et autres gestionnaires de l'urgence pour éviter la délicate perspective de la transformation radicale de la société, peu propice aux dons, aux subventions ou aux votes.

    2. INDIVIDUALISER

    Le décor une fois posé, le décentrage de la cause vers le symptôme s'opère ensuite en ignorant les origines structurelles et les rapports de domination pour préférer individualiser et moraliser leur responsabilité. Du côté des pouvoirs publics, c'est par exemple la critique de travailleurs sociaux maltraitants plutôt que celle d'un travail qui rend violent ou encore, d'hommes errants menaçants plutôt que l'abolition des frontières qui précarisent. Du côté des associations, une exclusion de certains individus violents de leurs dispositifs d'aide, une moralisation de la question politique avec des bons et mauvais points militants ou une concentration de la critique sur des “grands méchants” (Bardella, Bolloré, etc.), bien plus fédératrice qu'une critique de la démocratie et de son travail, de la gauche, de ses centres de rétention administrative (créés par Mitterand) et de ses frontières.

    3.TRANSFORMER EN DÉRIVE... OU NORMALISER

    Puis quand un rapport systémique de domination n'est plus ignorable ou que la défense se complique, la stratégie du pouvoir peut être d'en reconnaître la dimension structurelle tout en la traitant comme crise et dérive, donc en l'évacuant aussitôt comme un “dysfonctionnement” corrigeable. La diversion vers les “dérives” s'accompagne de nouvelles explications, bien loin de leur radicalité première, et de mesures dont l'objectif n'est pas un changement de structure, mais d'un retour à la normalité. La pirouette fait céder du terrain mais seulement pour un temps. Ainsi, les causes de la misère des SDFs sont souvent naturalisées comme une fatalité (quand elles ne sont pas attribuées à ces mêmes individus), comme une externalité négative malheureuse d'un système capitaliste imparfait mais “le moins pire qu'on ait”, ce qui permet alors d'évincer toute critique du travail ou du capital qui pourtant les met à la rue. Plutôt que de viser la transformation de la société ou la sortie du capitalisme, on cherchera à réduire et à contenir les violences familiales, les cercles vicieux de l'alcoolisme ou les imperfections du marché du travail, en renversant ces symptômes comme des causes premières de nos urgences. Quand l'Etat parle de problèmes managériaux, de plans d'investissements à mener, de santé mentale ou de perte de sens à corriger, le monde associatif peut lui revendiquer un manque de moyens à combler (pour continuer de faire plus ou moins la même chose, toujours en moins pire) ou pointer du doigt un manquement au droit, ce même droit qui structure et légitime par ailleurs les dominations de l'Etat et de sa justice. L'associatif cherchera souvent plus à en corriger les “abus” qu'à dépasser leurs structures. On chantera “un toit c'est un droit” et conclurons nos manifestations après des mises-à-l'abri ou des régularisations, aussi temporaires que cycliques. Comme si les rafles de personnes exilées, leurs encampements et leurs refoulements aux frontières de l'Europe n'étaient que des dérives. On scandera “Vérité et justice”, comme si les meurtres policiers n'étaient que des bavures à faire reconnaître par la Justice, que le droit était du côté de l'émancipation, que deux siècles de démocratie capitaliste étaient réformables.

    4.NOYER LE TOUT DANS LE TOUT

    Enfin, le décentrement de la cause vers le symptôme s'achève en noyant l'urgence dans l'urgence, en la multipliant de telle façon qu'il n'y en ai plus vraiment, ou que l'on s'y habitue. Pour bien laver son linge, il suffit de le mélanger et de laisser tourner la machine. Gérer l'urgence c'est en faire non plus une temporalité extraordinaire, mais la modalité normalisée de l'action, sociale ou humanitaire. Saturer l'espace public de crises concurrentes aux effets spectaculaires, les multiplier et les traiter avec la même énergie jusqu'à ce que cette importance de tout ne veuille plus rien dire. Une urgence de tout qui s'auto-institue, s'autonomise et s'annule dans un même geste.

    L'urgence sidère par la gravité et le spectaculaire de ses symptômes : des violences s'exercent, des campements sont érigés, des situations dégénèrent, des gens meurent. La dramatisation et le lexique guerrier soutiennent alors leur gravité, que ce soit pour affronter le coronavirus, le chômage ou le terrorisme ou en parlant de “crises migratoires”. A la “War on drugs” américaine, Darmanin renchérit par la “Bataille de Stalingrad“. L'information nous vient par l'image qui clive ou qui fédère, toujours autour d'affects et d'indignations universelles comme la souffrance ou les Droits de l'Homme, inlassablement récupérés par les pouvoirs en place qui se placent en pompiers de leur propre incendie. Sidérante, l'urgence émeut et indigne autant qu'elle paralyse et immobilise ; elle pousse soit à la tétanie, soit à l'action immédiate de palliation, à la panique, aux pulsions conservatrices et aux réflexes humanitaires, pour le moins pire plutôt que contre le tout.

    Tout comme la surinformation désinforme, l'empilement des crises produit une concurrence des urgences qui empêche toute politisation globale des problèmes. Ce que l'on attendait hier de l'avenir et des grands projets révolutionnaires semble davantage exigé dans le présent, heureuse nouvelle s'il était moins un présent de la résignation, du moins pire et de la réforme qu'un présent de l'expérimentation de la liberté et de la révolte. Irrémédiablement, la réponse à tous ces problèmes est un Etat plus fort et plus progressiste, appelé de nos voeux à chaque élection. Ou de nouvelles personnes providentielles comme a pu l'être Emmanuel Grégoire et tant d'autres, auto-proclamé pourfendeur des violences faites aux enfants et du sans-abrisme. C'est lui qui, lorsque le sujet des SDF reviendra chaque hiver comme une urgence, déclenchera des “plans Grand Froid” alors qu'iels seront expulsé-es et mourront dans la rue le reste de l'année.

    SAUVER POUR NE RIEN CHANGER

    Cette temporalité cyclique de l'urgence sociale traduit une politique de la pitié qui se déclenche surtout à l'approche du pire, donc généralement de la mort. Pour faire objet d'indignation consensuelle dans l'opinion publique, la mortalité doit être spectaculaire et imminente : noyade en Méditerranée, enfants à Gaza, victimes du SIDA ou mort-es dans la rue. Contrairement aux rêves droitsdel'hommistes, l'urgence n'est jamais universelle, traitée de manière inconditionnelle. Elle dépend d'une reconnaissance politique, en réaction à une situation dramatique ou par anticipation de son aggravation potentielle. Toujours a postériori, par calcul du nombre de morts acceptables. Comme si la mort n'était inacceptable que dans certaines situations d'injustice, celles où les victimes ne méritaient vraiment pas leur situation. Comme si la mort constituait l'ultime et unique garde-fou moral capable de contraindre à l'intervention, la seule chose contre laquelle l'opinion publique peut encore s'indigner, à ceci près que toutes les morts ne semblent pas se valoir. En outre, ce n'est même plus tant le décès d'une personne sans-abri qui émeut en tant que telle mais l'espace que son événement occupe dans l'actualité, la politique se faisant plus que jamais celle de l'émotion.

    À l'instrumentalisation de la compassion par les politiques publiques et caritatives qui invitent au secours plutôt qu'à la révolte s'ajoute un répertoire d'actions lié au sauvetage par l'intégration. La morale humanitaire semble indiquer de prendre soin des individus, sufisamment pour les sauver de la mort et maintenir leur capacité productive mais suffisamment peu afin d'éviter l'émergence d'autres possibles. Les mettre à l'abri aux quatres coins de la France dans des hébergements d'urgence éphémères pour les isoler et tuer leurs luttes. Atténuer la souffrance pour ne rien changer, parler d'exclusion pour ne pas parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté, parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté pour ne pas parler du capitalisme ou du travail. Individualiser les malheurs plutôt que les penser en termes de dominations, parler de traumas à soigner plutôt qu'interroger leurs origines, montrer de la compassion face aux souffrances plutôt que d'interroger la justice de l'Etat et des organisations qui s'y réfèrent. La lutte pour l'autonomie et la liberté s'effacent devant le langage humanitaire des pouvoirs publics.

    Cette dépolitisation par l'urgence est entretenue en bout de chaîne par nos organisations militantes qui pour vivre ou se faire connaître jouent le jeu de la spécialisation des crises et des politiques publiques en investissant une “cause” comme l'enfance, les VSS ou le sans-abrisme. Etat, partis ou associations traitent chaque cause d'urgence au cas par cas, occultant leurs origines systémiques liées à l'organisation du travail, aux rapports de domination, à la captation des richesses ou l'organisation de la dépendance économique qui peuvent expliquer chacune de ces urgences. Puisqu'aller plus loin dans la critique signerait la fin de leurs financements, de leur légitimité voire de leur existence, les associations et organisations militantes se contentent généralement d'un plaidoyer de réforme et en appellent finalement toujours à un capitalisme plus inclusif plutôt qu'à son renversement. Automatic word wrap
    La faim, le mal-logement et les différentes violences sociales sont pourtant les résultats du capitalisme. Ce qu'il y a derrière ces urgences, ce sont des écarts répétés et grandissants entre le revenu et le coût de la vie, du surendettement, des expulsions de plus en plus fréquentes et d'autres processus anti-sociaux et inégalitaires nourris par l'Etat, son monde économique, sa démocratie et ses organisations “gestionnaires malgré elles”.

    NORMALISER L'URGENCE, LÉGITIMER L'INTERVENTION

    En inscrivant les souffrances sociales comme dérives à soigner, l'Etat et les pouvoirs associatifs justifient ainsi mieux leur propre intervention. L'Etat efface non seulement sa responsabilité à la source mais s'auto-institue dans le même mouvement comme seul calmant légitime. En bon gestionnaire de sa propre crise, ses plans contre les VSS, ses aides sociales et autres fumisteries rejouées à chaque élection légitiment son existence ainsi que celle de ses différents acteurs de la gestion de l'urgence, qu'ils soient politiques, humanitaires, ingénieurs ou militaires. Normalisée, l'urgence est renversée et récupérée comme élément de pacification : il ne s'agit plus de lutter mais d'être solidaires, ensemble pour le moins pire.

    C'est la nature même de l'Etat, qui quand il ne peut pas se trouver d'ennemis extérieurs pour fédérer autour de guerres, doit se tourner vers des ennemis intérieurs à expulser ou des urgences à pallier. La crise justifie la mise en place de moyens extraordinaires comme les camps, les statuts administratifs précaires, les centres de rétention ou de nouvelles formes de dépendance (plans de régularisation, aides sociales etc) qui sont autant d'outils de pacification sociale. Une intervention naturalisée, non questionnable et même souhaitée : il en va de la survie des gens !

    Pendant l'état d'urgence sanitaire lié au Covid-19, la police a pu punir sans passer par un juge grâce à l'usage massif d'amendes forfaitaires, qui ont particulièrement été appliquées dans les quartiers pour les maintenir dociles. À Paris, des formations et des assermentations express ont été données aux services de sécurité des bailleurs sociaux (le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance) pour permettre aux gardiens de patrouiller dans les résidences HLM, dresser des procès-verbaux face aux “incivilités” et faire respecter les mesures de confinement. Les exceptions du droit d'un Etat d'urgence permanent. Dans le même mouvement, l'intervention associative prend tout son sens. Par la gestion des urgences, la question sociale cesse d'être pensée en termes de rapports de classe ou d'affinités révolutionnaires pour être fragmentée en bénévoles “soutiens”, salarié-es expert-es et “publics” bénéficiaires, selon le vocable symbole de cette asceptisation et victimisation des luttes. Là où émergeaient les idées d'entraide, de conflictualité ou d'autonomie populaire apparaissent subventions, expertise, prévention, accompagnement, évaluation et partenariats. Distribution alimentaire sans espace politique, atelier CV plutôt qu'organisation collective, participation symbolique des “premier-es concerné-es” ou communication humanitaire basée sur des témoignages plus que sur des ouvertures d'espaces autonomes…

    On nous soutiendra que ces compromissions ou que l'aide à l'intégration (par le travail et les papiers) avant la révolution vient des “premier·es concerné·es”, alors que tout est fait dans la société et dans les organisations d'aide d'urgence pour que les plus précaires n'aient ni le temps ni l'espace de demander autre chose que l'aide humanitaire. Et que nous, “soutiens”, travaillions - potentiellement salaire à la clé - à réparer des symptômes qui donnent du sens à notre militance. C'est ainsi tout un système de représentation de nos besoins qui est validé sous couvert d'humanisme, occultant d'autres perspectives d'entraide, de questionnement, de collectivisation et d'autonomie. L'organisation de l'urgence agit ici comme extension de la démocratie représentative qui nous prive de nos moyens d'organisation et de subsistance. Ce sont nos cadres étatiques ou sociaux qui décrètent nos urgences et débloquent nos aides, ou nous-mêmes qui finissons par devenir nos propres cadres, que ce soit par quête de sens, par croyance de pouvoir faire mieux de l'intérieur ou par “nécessité”.

    Ces renversements remplacent la défense conflictuelle de l'infinité de nos désirs par l'écoute, la médiation et la réparation de nos problèmes. Plutôt que de produire une critique de l'Etat, de nouvelles formes d'entraide ou de renoncement au travail, l'énergie militante est captée par le travail social, qui individualise et psychologise les problèmes. L'urgence substitue l'entraide qualitative par l'aide quantitative : les bon·nes gestionnaires évaluent, essayent de faire le plus avec le moins et rationnalisent les rapports sociaux dans ces espaces. Autrement dit : le conflit devient souffrance et la politique se dévoile pour ce qu'elle est : prise en charge. Il ne nous reste alors plus qu'à soigner les symptômes et à manifester quelques joyeux dimanches, pour dénoncer quelques dérives.

    Adossée aux logiques de marchandisation à l'oeuvre dans le secteur associatif, l'urgence justifie la privatisation de la protection sociale : mutuelles et assurances privées pour les « inclu·es », associations caritatives pour les « exclu·es ». Cette confiscation de l'aide nous dépossède de notre responsabilité, l'aide est déléguée à des professionnel·les de l'urgence qui la cadrent et la régulent pendant que la solidarité devient un délit si l'on accueille des sans-papiers. C'est aussi l'urgence et ses aides qui justifient les interventions militaro-humanitaires à l'étranger, sous couvert de droit international, de neutralité ou du droit d'ingérence. L'expertise et l'aide d'urgence légitiment des “guerres justes” correctement menées ou des génocides encadrés par couloirs humanitaires. C'est l'urgence qui a justifié les plein pouvoirs accordés à Hugo Chavèz pour gérer les pluies et coulées de boue de 1999 et organiser la militarisation qui s'en est suivie. En France, c'est l'urgence terroriste de 2015 qui a pavé la voie des lois de surveillance et de répression policière ou des hausses de dépenses militaires. Le droit de l'état d'urgence et les dispositifs de surveillance anti-terroriste se sont depuis plus que jamais immiscés dans le droit des étrangers. A Mayotte comme en Guyane, l'état d'urgence a servi de prétexte pour intensifier les opérations de contrôle des frontières et de la régularité du séjour des individus. C'est aussi l'extension de l'Etat d'urgence anti-terroriste qui a permis de faciliter le démantèlement de la “jungle” de Calais, expulsée en trois jours début 2016. Avant de justifier l'expulsion, l'état d'urgence et la menace terroriste ont d'abord été utilisés pour sécuriser la frontière en érigeant une clôture de 4m de haut le long du port de Calais et différents dispositifs de clôtures, de vidéo-surveillance, de détection infrarouge et de lumières pour empêcher le passage par l'Eurotunnel. L'état d'urgence a ici servi à dissuader les tentatives de passage et s'est ensuite étendu à l'interdiction de différentes manifestations sous prétexte que les autorités ne disposaient pas des moyens nécessaires pour en assurer la sécurité. L'état d'urgence semble tendre vers sa permanence, il justifie l'exception au droit qui encadre sa gestion par ailleurs. Le droit n'a jamais limité l'Etat, il en est son langage le plus efficace. Dans le régime de l'urgence, le droit devient même performatif et se soumet au politique qui s'autonomise : quand Macron a annoncé le confinement et le pass sanitaire, la base légale était encore floue et le pays a immédiatement appliqué la mesure. La politique humanitaire prônera toujours l'exception comme méthode de gouvernement : le pouvoir agit au nom de l'urgence pour devancer le droit et préserver l'ordre existant.

    L'URGENCE EST LÀ, LA CRITIQUE ATTENDRA

    Noyer l'urgence dans l'urgence ne consiste pas seulement à multiplier les crises et à brouiller les causes dans le traitement de leurs symptômes, mais aussi à organiser un régime d'action et d'instantanéité dans lequel tout doit être traité immédiatement, contre le temps de la critique. Tout comme la satisfaction immédiate de nos désirs par la consommation nous empêche d'accéder à d'autres désirs, le régime de l'urgence devient une forme de gouvernance. Il impose un tempo qui légitime la confiscation du pouvoir ou le maintien d'espaces politiques descendants qui brident les velléités subversives et dé-radicalisent les discussions. Les pouvoirs publics comme le milieu associatif se montrent particulièrement créatifs en la matière.

    Le spectacle de la crise et de l'urgence provoque en effet souvent soit sidération et immobilisme face aux crises, soit un besoin irrépressible de résolution immédiate de ces symptômes, que ce soit pour trouver du sens dans l'absurde ou pour que la violence ne reste pas aux portes de notre confort. Réorientée vers la réaction immédiate — pétitions, indignations, bénévolat par ci par là, campagnes rapides — l'énergie critique s'attaque aux effets visibles et spectaculaires — la crise écologique, sociale ou le fachisme — ainsi qu'au pouvoir en place ou à venir et ne s'étend rarement à une critique plus large des structures qui rendent possibles et permanentes ces dominations, comme le pouvoir en tant que tel ou les formes acceptables du capitalisme, qu'elles soient démocratiques ou humanitaires. Car ces structures nous font vivre et sont désirées par beaucoup, ou constituent des repères moraux et militants d'où peuvent partir des luttes et des espoirs. Car toute critique d'un au-delà de l'immédiat à gérer devient idéologique et indécente lorsque des vies sont en jeu (et que des salaires dépendent des dons et de la popularité de l'association). La critique associative ne concerne peu les conditions de production de l'urgence elle-même, ni les dispositifs qui la rendent permanente, ni l'organisation politique d'une attention saturée, fragmentée, où chaque problème est immédiatement remplacé par un autre.

    Sans finalité autre que la suspension de l'urgence pour un temps, nos actions de manifestation, de maraudes ou d'hébergement d'urgence deviennent alors des fins en soi, des objets de luttes qui se suffisent à eux-mêmes et reviennent en boucle. La réalisation de nos missions d'urgence étant déjà si difficile au vu des conditions allouées par l'Etat - et acceptées par les associations qui en vivent - que l'essentiel de notre temps va au soulagement de la crise plutôt qu'à son dépassement. Il n'y a ni temps ni moyen pour la création d'espaces nouveaux d'auto-détermination. Les espaces de solidarité associative et les luttes sociales pourraient pourtant être intéressants au vu des situations politiques qu'ils génèrent, peut-être s'ils étaient davantage chargés d'autonomie et d'horizons inconnus plutôt que d'être pilotés par la classe d'encadrement associative. Fatalement, nos revendications sont souvent défensives et s'arrêtent à la défense des droits, à l'intégration par le travail ou aux demandes de prises en charge, à l'optimisation des symptômes donc. La gauche sous ses formes partisanes ou associatives s'est spécialisée dans l'intégration de la critique sociale et révolutionnaire pour la rendre “réaliste” et donc réformiste et inaudible. Un fatalisme justifié par un “pragmatisme” stratégique qui commanderait d'avancer victoire par victoire, quitte à tourner en rond pendant des décennies. Opposant des catégories d'individus entre elles, nourrissant le capital en main d'oeuvre et suppliant l'intervention de l'Etat, ces luttes pour défendre nos droits nous condamnent à la réforme et au statu quo, gagne-pain de la gauche et terreau de l'extrême-droite pourtant combattue, quand elles ne sont pas rattachées à des critiques et perspectives révolutionnaires de transformation totale de la société.

    Dans le travail médical, la crise du Covid a par exemple montré que les débats de lutte se concentraient sur la gestion quotidienne (hôpitaux, restrictions, chiffres) tandis que les questions structurelles — sous-financement chronique des systèmes de santé, dépendance industrielle, choix politiques antérieurs — passaient au second plan ou devenaient inaudibles, car “moins urgentes”. Pire, elles étaient liées à des défaillances de l'Etat plutôt qu'à son existence en tant que telle.

    Dans le travail social ou humanitaire, la lutte pour les droits suspend souvent la critique de l'organisation et donc de la représentation de nos besoins. L'heure n'est jamais au débat sur nos pratiques, ni à la “grandiloquente révolution pour bourgeois idéalistes”, mais à la résolution de l'urgent par l'action. Entendons par là distribution alimentaire, envois de CV, cours de français et autres prestations d'accès aux droits. Entendons par là les droits de bien s'intégrer à la nation, au travail, à la langue française et de rentrer dans le rang. Les acteurs de l'urgence ont naturalisé le turnover de leurs salariés comme une évidence en temps contraint. Ce turnover entrave toute critique interne, comme au Samu Social, connu pour désespérer et changer d'opérateurs téléphoniques du 115 tous les trois mois.

    Si la dimension intrinsèquement présentéiste de l'urgence bride la critique, elle organise de la même manière le deuil de nos idéaux. Autant survalorisée qu'humanitarisée, l'action est vidée de tout horizon libertaire et autonomisant. Antidote à l'incertitude, l'action sociale ou humanitaire ressemble à une fuite en avant. Elle répond à nos crises de sens avec des petites victoires concrètes du quotidien et emporte nos idéaux radicaux et autonomes dans ses prises en charge, ses régularisations et ses sourires. Chez les caritatifs co-gestionnaires de l'urgence, il apparaît vite vain de s'attaquer à ces causes de la boucle de l'urgence, trop multiples, profondes, aux responsabilités diluées et trop politiques, clivantes et par la même occasion peu propices aux dons. Et puis, on ne dévore pas la main de l'Etat qui nous nourrit, sinon on ne pourrait plus opérer, et si on existe plus qui s'occupera de la misère ?

    DÉPASSER LE GOUVERNEMENT HUMANITAIRE

    Quand le gouvernement s'humanitarise, l'humanitaire se gouvernementalise dans un même geste. Les années 80 ont marqué le passage d'un pouvoir disciplinaire brutal à une gouvernementalité plus thérapeutique, compassionnelle, humanitaire. La création du Secrétariat à l'action humanitaire par Chirac marquera la fusion humanitaire et sécuritaire d'un ensemble d'institutions étatiques et associatives que Didier Fassin qualifie de “gouvernement humanitaire”. Plus que jamais, la solidarité s'est professionnalisée et les politiques sociales et humanitaires sont devenues des technologies de gouvernement adaptées au capitalisme néolibéral. Comme Chirac et son Samu Social, les gouvernements de droite comme de gauche investissent le social et l'humanitaire avec le monde associatif. Gestion des camps, assistance médico-sociale, maraudes, hébergements d'urgence, insertion professionnelle… Ce qui relève de l'aide d'urgence est intégré à une normalité compressée et rationalisée pour coller au tempo de la crise permanente. La souffrance sociale hier ignorée est désormais un objet majeur des politiques publiques qui cherchent à réduire la “fracture sociale” pour réintégrer certain·es “exclu·es” dans la société et son travail. Une manière de contenir la colère en s'attaquant aux symptômes de l'urgence sociale plutôt qu'à ses racines. La souffrance des exclu-es indésirables sera elle invisibilisée et empêchée de se transformer en luttes, par précarisation organisée, répression sur leurs lieux de survie, éclatement des communautés de lutte ou récupérations gauchistes et prises en charge de pacification. Le politique administre les affects, les traumatismes, les comportements ; il abandonne pour de bon la transformation des structures sociales et légitime sa violence par la protection des vulnérables.

    Par l'aide sociale et d'urgence, il ne s'est jamais agi que de donner une contrepartie sociale aux grandes dynamiques néolibérales de privatisation du pays. Défendre l'inclusion sociale pour diviser bons et mauvais-es immigré-es. Combattre la résistance des citoyen-nes à la nation et au travail. Combattre l'exclusion sociale jusqu'à en faire une fin en soi, coquille vide dépouillée de toute autre velléité, sans remonter à sa source. En témoignera le Pacte parisien de lutte contre l'exclusion et sa Nuit de la Solidarité, outil de communication solidaire de la ville de Paris pour continuer par ailleurs sa politique de spéculation immobilière, d'expulsion et de traque des sans-papiers. Promettre des avantages (aides, régularisations) à certain-es pour casser les luttes. Faire plonger les associations dans le piège subventionné de la défense des acquis sociaux et de l'intégration par la langue ou le travail. Montrer patte blanche, digérer nos colères, agiter la peur de l'extrême-droite. Faire oublier la critique de la démocratie et continuer plus sereinement notre exploitation. L'urgence sociale est ainsi renversée comme délai supplémentaire que nos démocraties s'accordent pour oblitérer leurs failles fondamentales, nous occuper à traiter nos problèmes sociaux comme des dérives et repousser toujours plus nos révoltes. Par l'action et la victoire, l'aide d'urgence donne du sens à notre misère militante. Elle sépare nos luttes en causes spécialisées (climat, violences policières, inégalités, conflits internationaux), occulte ce qui les unit et nous pousse à formuler des revendications thématiques plutôt qu'à tout refuser.

    Les associations humanitaires souvent en lutte contre les politiques de l'Etat tentent de tendre vers un au-delà du simple soulagement des urgences, en alliant pansement humanitaire nécessaire et plaidoyer structurel de long terme. Mais leur régime d'urgence, leur dépendance au financement et leurs horizons politiques étatistes bloquent leurs militant-es dans une charité désautonomisante et dans des rapports de luttes réformistes. Certain-es préfèreront le moins pire à l'idéal et en feront une religion nommée social-démocratie. D'autres sortiront la tête de l'urgence humanitaire et de la réforme. Iels continueront peut-être de panser des plaies mais passeront de l'aide à l'entraide et s'essayeront à la création d'espaces d'auto-détermination. Au-delà du symptôme et de l'humanitaire, iels chercheront plutôt à porter des coups matériels et discursifs à la racine, au capital, au travail, aux frontières, à la démocratie, aux prisons, aux solutions de l'Etat et à tout ce qui nous fait tourner en rond. Par le bas, de tous les côtés, sans représentation ni organisation qui définit nos urgences.

    Wilden - TERRAIN VAGUE

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  • Bernie Sanders veut interdire l’IA « superintelligente »

    Le sénateur Bernie Sanders et le représentant Greg Casar ont présenté au congrès américain, le 4 septembre 2026, un projet de loi visant à interdire la « superintelligence artificielle ». Les deux élus démocrates définissent cette dernière comme tout système d’IA « dépassant les capacités cognitives humaines » et susceptible d’agir sans contrôle humain.

    Ils partent d’un constat : « presque toutes les grandes entreprises d’IA ont reconnu ne pas être en mesure de maîtriser pleinement cette technologie ni de savoir comment elle va évoluer ». Les deux élus s’appuient aussi sur une déclaration signée par plus de mille scientifiques du secteur, qui estiment qu’il « existe un risque réel que le développement des capacités s’accélère trop rapidement pour que nous puissions comprendre ou contrôler les systèmes qui en résultent ».

    Leur proposition de loi prévoit donc d’interdire catégoriquement tout développement de cette « superintelligence artificielle ». Les sanctions prévues sont similaires à celles applicables à la mise au point illégale d’armes nucléaires : dissolution de l’entreprise et jusqu’à 20 ans de prison pour ses dirigeants.

    Le texte propose aussi de suspendre le développement des IA avancées jusqu’à ce qu’une nouvelle autorité fédérale de régulation de l’IA soit opérationnelle. Devant l’ampleur du risque, Bernie Sanders et Greg Casar appellent enfin à une coopération internationale sur le sujet.

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  • Le G7 alerte sur les menaces quantiques

    Le groupe de travail sur la cybersécurité du G7 et la CISA, l’équivalent américain de l’Anssi, ont exhorté, le 3 septembre 2026, les organisations à adopter dès maintenant la cryptographie post-quantique. Les futurs ordinateurs quantiques pourront en effet probablement casser la majorité des systèmes de chiffrement actuellement utilisés, y compris dans les usages les plus critiques.

    Certes, aucune machine disposant de telles capacités ne sera disponible avant plusieurs années. Mais le G7 et la CISA rappellent que des cybercriminels pourraient dérober des données maintenant pour les déchiffrer plus tard, selon le principe du « harvest now, decrypt later ». Cette menace concerne particulièrement les informations qui doivent rester confidentielles pendant des années, comme les dossiers gouvernementaux, les données personnelles sensibles et les secrets commerciaux des entreprises.

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  • Legal veterans lead fightback against Trump’s ‘full-out assault on democracy’

    Advocacy groups expand legal challenges and condemn president’s ‘self-serving attempts to take over midterms’

    A cluster of advocacy groups that boast veteran lawyers, voting experts and ex-judges have expanded legal challenges to Donald Trump’s authoritarian executive orders on voting and other presidential actions they see as a “war” on the rule of law in the US.

    Heavy legal opposition to Trump’s two executive orders on elections to curb voting rights and supplant the authority of states on election matters has come from the Democracy Defenders Fund, the Campaign Legal Center, the American Civil Liberties Union and kindred groups.

    This article was updated on 7 September 2026 to reflect that members of the Democratic Attorneys General Association have filed suit, not the Daga itself.

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