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La ramasse aura lieu à partir de 9h30, mais c'est possible d'arriver tout au long de la journée. On ramassera des granny et des galas pour des jus de soutien aux luttes paysannes et aux personnes en exil. On a besoin d'être en nombre pour faire de cette récolte un moment réussi de rencontre, avec activité jonglage, estimation de poids, compote.
Repas partagé, apporte ta meilleure tarte ou recette maison.
Les Vergers du Turfu sont des vergers occupés depuis décembre 2022. Ils étaient destinés à devenir des terres compensatoires dans un projet d'extension d'une zone industrielle pétrochimique. Ils sont désormais des espaces de rencontres entre différentes luttes dans la Vallée du Rhône, de transmission de savoirs paysans, arboricoles et naturalistes et de production de jus de pomme !
Si besoin d'infos complémentaires ou de venir te/vous chercher à la gare, écrire à
lesvergersduturfu at riseup.net
À très vite !!
« Au lendemain du 7 octobre 2023, des Palestiniens en exil fondent Urgence Palestine à Paris. En avril 2025, le gouvernement français menace de dissoudre le collectif alors que l'offensive sur Rafah intensifie le génocide à Gaza. Portrait d'une année de résistance collective. »
Venez découvrir le film d'Urgence Palestine : Résister pour Exister !
Deux dates prévues à Saint-Étienne au Méliès Saint François :
• Mardi 08 septembre, à 20h
• Mercredi 09 septembre, à 14h avec l'intervention du réalisateur Yacine Helali. Un espace enfant sera mis à disposition pour cette date.
Nous, le collectif Urgence Palestine Saint-Étienne animerons les deux événements et vous proposerons tout un tas de goodies et de documentations :)
Synopsis :
Pour la première fois, Urgence Palestine accepte qu'une caméra documente ce qui se vit derrière les scènes : stratégies, doutes, épuisement, mais aussi une solidarité inébranlable.
Le film suit cette année de résistance. Manifestations massives, concerts, recours à l'ONU, pétitions signées par 250 000 personnes. Mais surtout les moments intimes : témoignages de Palestinien•nes qui ont perdu des proches à Gaza, militants qui racontent le prix à payer, réfugiés qui parlent de ce que signifie résister depuis l'exil français.
C'est un film sur des Palestinien·es en exil mais c'est surtout un film sur ce que la Palestine fait vibrer en nous toutes et tous, dans toute notre pluralité. Un mouvement du coeur qui réveille l'humanité en nous.
En septembre 2025, le gouvernement Bayrou tombe. Mais la lutte continue.
Plus qu'un document historique, Résister pour exister révèle ce qu'est vraiment la résistance : un effort collectif, une transformation intime, une force inébranlable puisée dans la mémoire ancestrale palestinienne.
Un film qui délivre de l'espoir, de la force, et interroge le vrai sens de la résistance.
L’occupation de la place de Milan : une protection, un espoir
Depuis le 6 mars, plus de 280 personnes du collectif « Solidarité entre femmes à la rue » : femmes, enfants de moins de 3 ans ou scolarisés, demandeuses d’asile, personnes malades, personnes âgées, occupent dans le 3eme arrondissement de Lyon, place de Milan, un immeuble de 40 appartements, laissé vide par la Métropole.
« Nous avons été contraintes d’occuper ce bâtiment parce que nous n’avons pas pu accéder à un logement, ni même à un abri. Rien n’est disponible et la Métropole et la préfecture ne créent pas les places d’hébergements suffisantes. Le besoin d’échapper aux violences auxquelles la rue nous expose avec nos enfants, nous y a conduites. »
La Métropole de Lyon a demandé l’expulsion du bâtiment.
La Métropole refuse le maintien de l’électricité et l’accès au bâtiment pour la maintenance quotidienne de l’immeuble. Pourquoi ? Pour pouvoir dire que l’immeuble n’est pas habitable et justifier leur propre demande d’expulsion ! Mais ça ne tient qu’à leur propre décision !
« Les élus de la Métropole ont-ils conscience des conséquences d’une telle décision : nos conditions de vie, la peur du retour à la rue, des violences … ?»
Qu’est-ce qui peut bien justifier une telle inhumanité ?
Grand cœur lyonnais ??? Cette Métropole a-t-elle un cœur ?
Des solutions existent pour mettre les gens à l’abri
Ces dernières années plusieurs centaines de personnes ont pu trouver une solution d’attente dans des bâtiments en convention entre des associations et le secteur privé, ou avec la Métropole.
La Métropole protège son droit à la propriété. Mais la loi prévoit que les collectivités publiques protègent aussi les enfants, les réfugié.es, la dignité humaine, le droit au logement, à la santé, à la scolarité, les droits des femmes.
Ce bâtiment de la Métropole est un bien public.
Tous les enfants sont nos enfants pour l’avenir. Ils doivent être protégés. C’est un devoir collectif.
Les élus doivent prendre leurs responsabilités.
Nous vous demandons de renoncer à la demande d’expulsion.
Oui la Métropole et les collectivités territoriales ne peuvent pas tout régler.
Mais on a un devoir commun : celui de rester humain.
Si on accepte cette indignité même pour une seule personne, alors ce sont les droits de tous qui sont menacés. La démocratie est menacée.
« La mort de l’empathie humaine est l’un des premiers signes et le plus révélateur d’une culture sur le point de sombrer dans la barbarie. » Anna Harendt
Pas d’expulsion sans relogement pour les 280 femmes et enfants de la place de Milan !
Parce que le logement est un facteur essentiel de stabilité, de sécurité et d’intégration, nous demandons qu’une solution humaine et durable soit recherchée avant toute mesure d’expulsion.
Une expulsion sans solution d’hébergement adaptée aurait des conséquences humaines extrêmement graves. Elle exposerait ces personnes au retour à la rue, avec tous les risques que cela implique.
Nous demandons respectueusement que toute décision tienne également compte de la vulnérabilité des occupants et de leur droit à être traités avec dignité.
Nous exigeons qu’aucune expulsion ne soit mise en œuvre sans qu’une solution d’hébergement ou de relogement adaptée soit proposée aux personnes concernées, afin d’éviter que des familles entières ne se retrouvent sans abri ou dispersées.
Nous faisons appel au sens des responsabilités, à la solidarité et au respect des principes fondamentaux de protection de la dignité humaine, qui constituent des valeurs essentielles du vivre ensemble.
Dans la Métropole de Lyon, il y a aussi les mineurs non accompagnés, regroupés au campement des Chartreux, des familles, des élèves sans abris réfugiés au parc Blandan, d’autres groupes et beaucoup de personnes isolées.
Droit au logement et à l’hébergement sans condition pour tous !
UN TOIT C’EST UN DROIT
Squat de la place de Milan
25 place de Milan, Lyon
https://radar.squat.net/fr/lyon/squat-de-la-place-de-milan
Collectif Solidarités entre femmes à la rue
solidaritefemmesrue [at] proton [point] me
https://radar.squat.net/fr/solidaritefemmesrue
Des squats à Lyon https://radar.squat.net/fr/groups/city/lyon/squated/squat
Des squats expulsés à Lyon https://radar.squat.net/fr/groups/city/lyon/field_active/1/squated/evicted
Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) à Lyon https://radar.squat.net/fr/groups/city/lyon
Des événements à Lyon https://radar.squat.net/fr/events/city/Lyon
Groupes liés aux sans-papiers https://radar.squat.net/fr/groups/topic/sans-papiers
Des squats en France https://radar.squat.net/fr/groups/country/FR/country/FR/squated/squat
Des groupes en France https://radar.squat.net/fr/groups/country/FR
Des événements en France https://radar.squat.net/fr/events/country/FR
Pour signer la pétition : https://www.change.org/p/pas-d-expulsion-sans-relogement-pour-les-280-femmes-et-enfants-de-la-place-de-milan-lyon
Japan’s collision with Donald Trump reveals the dilemma facing Britain: economic independence is becoming more necessary – and more tricky to achieve
“In the midst of every crisis lies great opportunity” is an aphorism attributed to Albert Einstein. It seems to be taken to heart by this White House. A global bond sell-off sparked by an inflationary shock emanating from the Gulf sees Donald Trump seeking to restrict plans by Japan – a longtime ally – to reduce dependence on an international system America dominates.
Japan, a successful exporter, has long done things its own way. For years Tokyo saw off the bond vigilantes despite running enormous deficits and a huge national debt. It demonstrated how a central bank could fund public spending and keep interest rates low if it wanted to. This economic model was refined by Shinzo Abe, Japan’s longest-serving prime minister. However, this week the US treasury secretary, Scott Bessent, called time on Abenomics as his price for US help in stabilising Japan’s currency. Japan’s Sanae Takaichi, he indicated, should shrink her $2tn spending plans and raise rates. Abenomics did not suddenly become financially impossible. It became inconvenient to the issuer of the world’s reserve currency.
Do you have an opinion on the issues raised in this article? If you would like to submit a response of up to 300 words by email to be considered for publication in our letters section, please click here.
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[Deal du jour] À mi-chemin entre le pot connecté et le Tamagotchi, l’Ivy Gen 2 surveille les besoins de votre plante et les traduit en expressions sur son écran. Joybuy le propose actuellement à 59,99 € au lieu de 69,99 €.
En partenariat avec des entreprises étasuniennes, le Kazakhstan construit un gigantesque parc de data centers alimenté par des centrales à charbon, au mépris de ses objectifs climatiques.
Ekibastouz (Kazakhstan), correspondance
À Ekibastouz, bassin minier au nord du Kazakhstan, les cheminées crachent des nuages noirs en hiver, et la neige est recouverte de suie. D'ici quelques années, le ciel de cette ville de 100 000 habitants, dans la région de Pavlodar, va encore s'assombrir.
Car (…)
En partenariat avec des entreprises étasuniennes, le Kazakhstan construit un gigantesque parc de data centers alimenté par des centrales à charbon, au mépris de ses objectifs climatiques.
À Ekibastouz, bassin minier au nord du Kazakhstan, les cheminées crachent des nuages noirs en hiver, et la neige est recouverte de suie. D'ici quelques années, le ciel de cette ville de 100 000 habitants, dans la région de Pavlodar, va encore s'assombrir.
Car c'est ici que sera implanté le plus grand (…)
La start-up de Sam Altman chercherait à rapprocher le prix de ses services de la valeur qu’ils produisent réellement. Depuis quelques mois, l’entreprise proposerait à certains grands clients de ne payer que lorsque son système d’intelligence artificielle accomplit la tâche qui lui a été confiée, rapporte The Information, citant une personne ayant une connaissance directe de ces accords.
Canadian PM is set to retaliate against tariffs levied by Donald Trump and criticized US officials over insults
Mark Carney has rebuked Donald Trump’s administration and urged officials in Washington to “start being serious” amid escalating trade tensions between the US and Canada.
Days before Canada is due to retaliate against Trump’s sweeping tariffs with its own duties on US goods, the Canadian prime minister criticized US officials for insulting his country. “It is beneath their office,” he said.
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Source :Compte Facebook, le 27 août 2026
Etiqe :Artificiel
Contenu :
Cinq jours après la crue dévastatrice survenue dans l’Himalaya, le nombre de victimes ne cesse d’augmenter. Alors que les secours sont toujours à la recherche des 4 462 personnes encore portées disparues, les inondations auraient entraîné, au 1er septembre 2026, 1 066 morts.
Si, d’après les premières estimations des scientifiques népalais, un effondrement de glacier serait à l’origine de cette crue, certains internautes affirment, à l’inverse, qu’il s’agirait d’un « acte de sabotage ». Ils en veulent pour preuve une vidéo [attention, ces images peuvent heurter la sensibilité du public] composée de deux séquences. Sur la première, il est possible d’observer un avion de chasse détruire un barrage. Puis, sur la deuxième, des personnes et des bâtiments sont engloutis par une immense coulée de boue.
Si les images de la deuxième séquence sont authentiques, les premières ont, en réalité, été générées par le biais d’une intelligence artificielle.
Des images datées
Grâce à une recherche d’image inversée, Les Surligneurs ont retrouvé plusieurs occurrences de la première séquence de la vidéo qui datent… de mai 2026. Autrement dit : ces images circulaient avant les inondations au Népal et ne peuvent donc en montrer la cause.
De plus, sur certaines de ces anciennes publications, apparaissent en filigrane les initiales « AI » – pour artificial intelligence, en anglais. L’auteur semblait donc avoir voulu indiquer au départ qu’il s’agissait d’un contenu créé au moyen d’une intelligence artificielle. Cependant, cet avertissement a disparu des publications qui sont aujourd’hui relayées sur les réseaux sociaux. En effet, ces dernières ont été rognées, les initiales prévenant de l’origine artificielle de ces images n’y apparaissent plus.
D’ailleurs, selon nos confrères de TF1 et DPA, cette vidéo d’avion de chasse serait apparue sur un compte relayant exclusivement de fausses vidéos générées au moyen d’une intelligence artificielle.
Aucune preuve d’un acte de sabotage
Ces images ne peuvent donc pas prouver que les inondations dans l’Himalaya ont été causées par un acte de sabotage. Les Surligneurs n’ont d’ailleurs trouvé aucun élément permettant d’affirmer que cette crue aurait été causée intentionnellement.
Mais, si la première séquence de la vidéo est artificielle, la deuxième est par contre authentique. En effet, de nombreux médias, français comme étrangers, ont relayé ces images pour montrer l’ampleur de la catastrophe.
La prudence demeure donc de mise concernant les images partagées sur ce drame. En effet, de nombreuses fausses informations circulent à ce propos, comme l’ont relevé nos confrères de France info ou de RFI.
Auteurs :
Autrice : Maylis Ygrand, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Maylis Ygrand, journaliste
L’article Attention à cette vidéo censée montrer la cause des inondations dans l’Himalaya est apparu en premier sur Les Surligneurs.
This weekend, Rodrigo raised millions for charities that benefit women and girls, and she has previously been vocal about Gaza and Ice. With free speech increasingly under threat, her peers should take note
Donald Trump, the 80-year-old president of the United States, spent his weekend whining about a lake and posting memes of Donald’s Ducks. While he was busy with his ducks, Olivia Rodrigo, a 23-year-old pop star, spent her weekend trying to Make America Somewhat Decent Again. On Saturday, Rodrigo hosted the inaugural Daisy Chain Fields festival, bringing together female artists to raise money for women-focused non-profits which have had their funding slashed by the Trump administration. The festival raised $10m (£7.4m) which Melinda French Gates matched, bringing the total to $20m.
In a perfect world a singer holding a benefit concert for feminist charities wouldn’t be radical stuff. But we don’t live in a perfect world, do we? We live in hell. Trump has successfully bullied US institutions into doing his bidding. Universities have defunded diversity, equity and inclusion programmes, many media outlets have kowtowed to the US’s self-styled king and tech CEOs have jumped into bed with him. Women’s rights are going backwards globally and our civil liberties are under attack.
Continue reading...SPACE CARGO entre au capital de NOVESPACE pour relier vols paraboliques et usines orbitales SPACE CARGO réalise un investissement stratégique, dont le montant n’est pas communiqué, dans NOVESPACE, filiale du CNES dirigée par Thomas Pesquet ; son CEO Nicolas Gaume rejoint le conseil d’administration. Les vols paraboliques de NOVESPACE offrent des séquences d’environ 22 secondes …
L’article FW DAILIES: SPACE CARGO & Thomas Pesquet, PHOTOROOM, FTC vs AMAZON… est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Au collège Sully de Rosny-sur-Seine (78), à quelques kilomètres de Mantes-la-Jolie, dans un contexte particulièrement dégradé, des événements violents ont déclenché un mouvement de 3 jours, qui, s'il n'a pas été une victoire franche en termes de moyens ni de remise en cause du fonctionnement de l'école, a au moins permis de renforcer le collectif enseignant et de tirer des enseignements sur les mobilisations locales actuelles dans l'Éducation Nationale.
- 362 été 2026 / Education , Luttes Dans l'Education , TravailUS senator says that project, a key part of Trump’s voting restrictions, is ‘perilously rushed and potentially unlawful’
A new system to screen millions of mail-in ballots for this November’s US midterm elections was thrown together so hastily, and tested so little, that a single scanning glitch could see entire batches of ballots turned away, a whistleblower has told Congress.
The project – a key part of Donald Trump’s new restrictions on voting – is “perilously rushed and potentially unlawful”, according to the US senator Richard Blumenthal, who disclosed the warning in a letter to David Steiner, the postmaster general, on Tuesday.
Continue reading...PLD SPACE porte sa Série C à 288 millions d’euros, avec une nouvelle tranche de 108 millions menée par MITSUBISHI ELECTRIC. Après quinze ans à développer ses technologies de lancement, l’entreprise espagnole finance désormais ses capacités de production, ses bancs d’essais et ses infrastructures de lancement. Avec 488 millions d’euros cumulés et un contrat de …
L’article Avec 488 millions d’euros de financement, PLD Space doit maintenant passer de la fusée à l’industrie est apparu en premier sur FW.MEDIA.
Il n'y aura bientôt plus de viande brésilienne dans les rayons. L'Union européenne a annoncé, lundi 31 août, qu'elle allait suspendre ses importations de volaille et de bœuf brésiliens à partir du 3 septembre. Bruxelles estime que le pays latino-américain n'a pas apporté suffisamment de garanties sur la conformité de ses produits avec les règles européennes, notamment sur l'utilisation abusive d'antibiotiques dans l'élevage.
« Le Brésil est un partenaire important de l'UE et nous (…)
Début juillet, Cerebras Systems annonçait vouloir mettre en service ses premiers data centers européens dès la fin de l’année 2026. Une montée en puissance qui doit se traduire par une implantation à la fois en France, en Norvège et en Finlande, trois pays choisis pour leur accès à une électricité abondante et décarbonée. D’ici fin 2027, l’entreprise ambitionne même d’atteindre une capacité cumulée de 200 mégawatts sur le continent.

Anthropic a déconnecté de force un compte Claude compromis, après avoir détecté une vague de détournements de sessions authentifiées. Objectif : couper l'herbe sous le pied à des acteurs malveillants qui exploitent gratuitement l'accès payant d'utilisateurs légitimes.
La directive-cadre sur l'eau, un texte majeur du droit européen, fait l'objet d'une attaque coordonnée des lobbies des mines, de la chimie et de l'agro-industrie. L'UE est prête à affaiblir ce « joyau des politiques environnementales ».
Se pencher sur les lois et institutions qui encadrent les usages de l'eau relève souvent de la gageure. Mais, derrière l'empilement de textes et de normes, une référence semble indépassable : la directive-cadre européenne sur l'eau (DCE), adoptée en 2000. (…)
Donald Trump a annoncé le « plus grand deal de l'histoire du pétrole » avec le Venezuela, un investissement de près de 100 milliards d'euros. En plus de constituer une bombe climatique, cet accord nourrit une politique impérialiste.
Le plan suit son cours. Près de neuf mois après l'arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis, Donald Trump poursuit son offensive pour s'emparer des réserves de pétrole du Venezuela, les plus importantes de la planète.
Vendredi 28 août, il a annoncé (…)

Dyson se lance dans l’hygiène bucco-dentaire avec un appareil qui réunit brosse électrique, caméra et hydropulseur. Vendue 479 euros, la CameraJet utilise une IA pour repérer les espaces entre les dents et y projeter automatiquement du bain de bouche. Numerama a pu assister à sa présentation.
Ex-Maga supporters unpack their role in bolstering Trump’s platform and share what brought them to the Leaving Maga non-profit support network
Since Donald Trump’s first presidential campaign a decade ago, “Make America Great Again” (Maga) has evolved from a slogan into an identity, one that claims to center conservative, “America first” values and relies on lies and conspiracy theories to stay afloat. And while Maga has survived impeachments, indictments and a lost election, some devotees are walking away – and doing so loudly.
Rich Logis, a former Trump campaign volunteer, left Maga in 2022, publishing a public apology to help others see that it was OK to challenge the movement. The overwhelming response led him to found the non-profit Leaving Maga, a network of support groups and meetups for people to unpack their role in bolstering Trump’s platform. Logis said he doesn’t persuade people to leave; he just gives them a place to land when they do. The group’s billboard campaign, now running in 27 states, is built around a simple message: “Having doubts? You are not alone.”
Continue reading...
La peine encourue : cinq ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
Cet article “Faire la peau” aux écolos : le président de la Coordination rurale devant la justice est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
Le géant américain des produits pharmaceutiques McKesson a indiqué, le 29 août 2026, qu’un « incident de sécurité » avait entraîné une exfiltration de données concernant les clients de ses divisions d’oncologie et de chirurgie. La veille, l’entreprise avait indiqué dans un communiqué qu’elle enquêtait sur le piratage d’une « application tierce » et qu’elle avait déposé des documents réglementaires à ce sujet auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur américain des marchés financiers.
Le 28 août 2026, le groupe cybercriminel anglophone Shiny Hunters a revendiqué l’attaque et menacé de publier des données sensibles si McKesson ne lui versait pas de rançon. Francisco Fraga, directeur technique de l’industriel, a déclaré que l’incident pouvait perturber l’accès à aux services de l’entreprise, mais que les équipes techniques n’avaient procédé à aucune déconnexion préventive des serveurs touchés.
McKesson a indiqué qu’elle dédommagerait les clients dont les données ont été dérobées. L’entreprise n’a en revanche pas confirmé l’attribution de l’attaque.
The post Pharmaceutique : McKesson ciblé par Shiny Hunters appeared first on INCYBER NEWS.
Navigating app surpasses Google and Apple Maps on top-downloaded US chart after posting ‘we’re not changing it’
A pioneering online mapping app that defied Donald Trump by refusing to rename Lake Ontario has become the most in-demand navigation tool in the US.
MapQuest, which was openly dismissive of the president’s 27 August executive order directing federal agencies to refer to the smallest of the Great Lakes as “Lake America” amid a trade spat with Canada, leapfrogged rivals Google Maps and Apple Maps to top the most-downloaded list, as first reported by TechCrunch.
Continue reading...Le maire de Berlin, Kai Wegner, a confirmé le 28 août 2026 que la ville avait été victime d’une cyberattaque ayant entraîné une fuite de données, mais qu’elle ne paierait pas la rançon réclamée. Le gang de rançongiciel Rhysida a revendiqué le piratage : il affirme détenir 5,79 To de données gouvernementales, dont 46 500 contrats, des e-mails, des numéros de téléphone, des mots de passe et des informations classifiées.
Rhysida a mis ces données aux enchères, avec une mise à prix de 30 bitcoins (2 millions d’euros) et un compte à rebours de sept jours. Selon les autorités berlinoises, l’incident s’est produit entre le 7 et le 12 août 2026 et a touché les SI de deux ministères : celui du Développement urbain, de la construction et du logement et celui de la Mobilité, des transports, de la protection du climat et de l’environnement. Berlin a déconnecté les systèmes concernés du réseau régional le 14 août, après avoir détecté l’intrusion.
L’attaque a perturbé le travail des salariés des deux ministères ainsi que le fonctionnement de certains services publics qui leur sont rattachés. Les autorités n’ont en revanche confirmé ni l’attribution de l’attaque ni le périmètre des données dérobées.
Les élections législatives du Land de Berlin sont prévues pour le 20 septembre 2026. Selon le gouvernement local, l’incident n’aurait pas affecté les processus électoraux.
The post Berlin ne versera pas de rançon à Rhysida appeared first on INCYBER NEWS.
Ce 1er septembre, Numspot et OVHcloud annoncent chacun avoir obtenu la qualification SecNumCloud. Derrière cette concomitance se cachent deux situations différentes : le premier fait entrer son infrastructure cloud dans le périmètre qualifié, tandis que le second complète son catalogue.
...
Pour lire la suite des 40 pages sur écran, télécharger le pdf A6 : https://infokiosques.net/IMG/pdf/totope_la_taupe-pageparpage_ecran-couleur-2018-40pa6.pdf' class=" spip_doc_lien" title='PDF - 7.6 Mio' type="application/pdf Totope la taupe - Version A6 page par page A lire sur écran.
Pour télécharger la version à imprimer : https://infokiosques.net/IMG/pdf/totope_la_tope-cahier-couleur-2018-20pa4.pdf' class=" spip_doc_lien" title='PDF - 7.7 Mio' type="application/pdf Totope la taupe - version cahier 20 planches A4 à imprimer en recto-verso et à couper en 2. Voir en ligne : EMDTDans notre travail de R&D chez Kalys, on voit de plus en plus d’e-commerçants s’en servir pour se démarquer dans les résultats. Et l’ajout des étoiles ne se limite pas aux fiches produit, comme on pourrait le croire :
Exemple de collection Made in France affichant étoiles, avis et fourchette de prix en SERP
Sur une fiche produit, c’est balisé et documenté par Google depuis des années : c’est ce qu’il appelle l’extrait d’avis, basé sur les données structurées Product et AggregateRating. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est comment, et surtout si, on peut obtenir ce même affichage sur une page de collection : une catégorie qui regroupe plusieurs dizaines ou centaines de produits, sans note propre à afficher.
C’est tout l’objet de cet article. On va voir :
Exemple d’extrait enrichi avec étoiles sur une fiche produit dans Google
Ces étoiles ne sont pas décidées à la main par Google. Elles viennent de données structurées ; du code JSON-LD injecté dans la page, invisible pour le visiteur, mais lisible par les moteurs de recherche.
Exemple, pour l’image au-dessus, il faudrait ajouter ceci :
<script type="application/ld+json">
{
"@context": "https://schema.org/",
"@type": "Product",
"name": "Ice Cream Matcha",
"aggregateRating": {
"@type": "AggregateRating",
"ratingValue": "4.9",
"reviewCount": "114"
},
"offers": {
"@type": "Offer",
"priceCurrency": "GBP",
"price": "22.00",
"availability": "https://schema.org/InStock"
}
}
</script>
Une fois ce balisage détecté, validé et jugé pertinent, Google peut décider de l’afficher sous forme de rich snippet en résultats de recherche. J’insiste sur le “peut” : le balisage est une condition nécessaire, jamais une garantie d’affichage.
Vous n’avez pas besoin d’un plugin, module ou application pour ajouter des données structurées à votre boutique, surtout si vous utilisez le format JSON-LD. Il suffit de coller du code dans la page directement, ou dans les fichiers du thème.
Voici comment procéder :
Ajouter à la description de page
Il est possible d’ajouter le script JSON-LD directement dans la description d’une page. Depuis l’éditeur, collez-le dans vos pages de type Collection (ou autres), en passant en mode HTML/Code :
Bouton “Show HTML” dans l’éditeur de description Shopify
Puis collez le script JSON-LD au début ou à la fin du contenu (peu importe l’ordre).
Cette solution est spécifique à une seule page. Pour l’appliquer à plusieurs, préférez la solution suivante.
Ajouter au thème
Pour que cela s’applique sur un même type de page, vous devrez l’ajouter à votre thème — bien qu’il soit probable qu’une version de base de code JSON-LD soit déjà présente par défaut.
Exemples pour Shopify :
Sur Shopify et Prestashop, dans l’immense majorité des cas, c’est déja intégré nativement par les développeurs de thème.
Et pour les données structurées liées aux produits, vous n’avez pas à écrire ce balisage à la main : une application d’avis (Loox, Judge.me, Yotpo, Stamped, Skeepers…) s’en charge, en stockant la note et le nombre d’avis dans un metafield produit. Votre travail consiste surtout à vérifier que ce metafield est bien repris dans le JSON-LD de la fiche produit, ce qui n’est pas toujours le cas par défaut.
Pour vérifier que vos données structurées “Produits” sont valides, plusieurs possibilités rapides et gratuites :
Jusque-là, rien de très différent de ce que vous avez peut-être déjà lu ailleurs. La vraie question, celle qui m’a été posée, et qui revient régulièrement en clientèle, c’est celle des collections.
Consigne officielle Google sur les avis de catégorie ou de liste
La documentation Google est sans ambiguïté :
« Veillez à ne fournir un avis que sur un élément spécifique, et non sur une catégorie ou une liste d’éléments. »
Une page de collection n’est pas un produit. Elle n’a pas de note propre; elle contient des dizaines de produits qui, eux, en ont potentiellement une. En toute rigueur, une collection n’est donc pas éligible aux étoiles en SERP.
Et pourtant, dans les faits, la plupart des e-commerçants utilisent cette technique depuis très longtemps, peut-être même depuis le début des extraits enrichis pour les sites marchands en novembre 2010.
Regardez : les plus gros acteurs du web utilisent eux aussi cette méthode.
Capture SERP réelle (août 2026) : étoiles, avis et fourchette de prix affichés sur une page de collection Le Site du Made in France
Et ce n’est pas un cas isolé : Décathlon, Lidl, Norauto, Manomano, Speedway.fr... tous secteurs confondus, sur des pages qui sont bien des collections, pas des fiches produit.
Collection vélos électriques Norauto avec étoiles et 124 138 avis en SERP
On voit qu’ils basent leur notation sur les avis global de la boutique.
Note présente dans le footer de la page d’accueil base sur les données google et partenaires.
Collection Decathlon “New era” avec 2602 étoiles, basé sur le total des avis de chaque produit.
Collection équipement moto Speedway.fr avec étoiles et fourchette de prix en SERP
Collection jouets pas chers Lidl avec étoiles et 43 avis en SERP qui sont liés au 1er produit de la liste.
Et un dernier pour la route,
Collection piscines ManoMano avec étoiles et 7989 avis, basé sur le total des avis de chaque produit.
Il s’agit bien de pages de collection (“New era”, “Vélo électrique, vélo pliant, trottinette électrique pas cher”), pas de fiches produit. Et pourtant, elles affichent une fourchette de prix, une note moyenne et un nombre d’avis. Vous en croiserez régulièrement dans les SERP e-commerce, tous secteurs confondus.
La technique consiste à baliser la page de collection non pas comme une liste (CollectionPage, ItemList), mais comme si elle était elle-même un Product, une sorte de produit fictif qui représente l’ensemble de la catégorie. Et à afficher :
Par exemple, voici ce qu’a écrit Décathlon sur sa collection “New era casquette” :
Code source JSON-LD réel de la page collection Décathlon, type Product avec aggregateRating et AggregateOffer
Tout simplement.
Google, de son côté, ne fait pas de distinction sémantique entre “un vrai produit unique” et “une collection déguisée en produit” : il lit un Product valide avec une note et une fourchette de prix, et l’affiche comme n’importe quel autre résultat enrichi. Ça marche, jusqu’à ce que ça ne marche plus.
Google est explicite sur la conséquence :
« Si votre site ne respecte pas une ou plusieurs de ces consignes, Google peut appliquer une action manuelle à son encontre. »
Une action manuelle sur les données structurées ne fait pas disparaître votre page des résultats de recherche, elle fait disparaître les extraits enrichis. Concrètement : plus d’étoiles, plus de prix, plus de rien de ce qui distingue visuellement votre résultat des dix autres liens bleus autour de lui. Et cette pénalité s’applique généralement à l’échelle du site, pas seulement à la page fautive : c’est le vrai risque à mettre en balance avant de généraliser la technique des collections.
Une fois le problème identifié et corrigé, il est possible d’envoyer une demande de réexamen, mais aucun délai n’est garanti, et le site reste sans rich snippets pendant toute la durée du traitement.
Voici une façon de plus, pour les SEO, de manipuler les résultats de Google.
Attention : “ça marche” n’est pas “c’est sûr”. Le fait que ce soit répandu et toléré aujourd’hui ne l’engage pas à le rester ad vitam æternam. Mais maintenant, vous êtes informé, et vous savez faire. À vous de choisir 
L’article "Comment obtenir l’affichage des étoiles en SERP sur des collections de produits ?" a été publié sur le site Abondance.
Sur 250 propositions déposées, seules sept ont été sélectionnées par la Commission européenne dans le cadre de l’appel HORIZON-CL4-2026-05, qui finance plusieurs projets dans les technologies numériques et les matériaux avancés.

Treize ans après ses premières déclarations, Andrew Garfield réitère son souhait de voir un homme-araignée ouvertement queer sur grand écran. L'ex-interprète de Peter Parker milite pour une représentation inclusive, libérée des dogmes d'Hollywood.
Our full-diapered mad king is at it again, this time urging FCC boss Brendan Carr to go after media companies for the crime of….simply pointing out his terrible, crashing polling numbers:
Trump last week also posted a long, rambling screed on his personal propaganda website, vowing that NBC News‘ Meet the Press moderator Kristen Welker would be “reported to the FCC for rebuke or punishment” for the crime of accurately pointing out Trump’s political endorsements don’t carry the weight they used to.
The comment Welker actually made, as is par for the course for corporate media shows like Meet the Press, was just about as timid as you can get, simply stating Trump endorsements have seen “mixed results”:
“He’s going to loom large over these midterms. There’s no doubt about that. He, of course, has endorsed a slate of candidates in the primaries. He’s had some mixed results, but most recently, his pick of Senator Darline Graham, of course, the sister of the late Senator Lindsey Graham, was successful in her primary battle, so now she takes on Dr. Annie Andrews in South Carolina.”
The irony is that these are simply timid corporate media outlets that can often barely muster the courage to tell the truth (which, in this case, is that Trump’s endorsements will likely be toxic during the whole midterms). If Meet the Press offends Trump so deeply, it would be interesting to see his response to a healthy and vibrant media (if we had such a thing) firm in its conviction to the truth.
It goes without saying that the FCC has no authority to police accurate polling, journalism, or analysis of factual reality. Though overconfident Brendan Carr may certainly try.
As we’ve explored at length, the Trump FCC has been engaged in multiple overlapping manufactured investigations into ABC for a variety of “offenses,” ranging from comedian Jimmy Kimmel making fun of the president’s wife, to the morning talk show The View hosting politicians that Trumpism is clearly worried could erode Republican control of the Senate.
In the latter case, the Carr FCC appears to have colluded with right-wing local broadcast companies to falsely make it appear that a local ABC affiliate violated dated FCC “equal opportunity” rules by hosting Texas Senate hopeful James Talarico last February. Carr used this to try and justify an unprecedented early review of ABC’s eight local affiliate broadcast licenses.
ABC, in response, recently filed suit against the FCC for broad First Amendment violations, suggesting that as Trump’s health, political power, and influence wanes, the empty threats designed to chill media outlets’ desire to accurately criticize the president simply don’t carry the same weight.
Sommaire Présentations Le contexte de création d'Alarmphone et ses objectifs Le fonctionnement d'Alarmphone Frontex et l'externalisation des frontières européennes Retour sur 10 ans de traversées de la Méditerranée
En septembre 2024, l'équipe de l'émission Minuit Décousu décide de programmer pour le mois d'octobre une émission qui aura pour thème les luttes et les solidarités contre le système de frontières. Elle tourne alors ses micros vers Toulouse où trois camarades du réseau Alarmphone répondent très gentiment à une longue liste de questions qui vont du fonctionnement du réseau d'Alarmphone aux transformations des routes migratoires en passant par le rôle de Frontex dans l'externalisation des frontières hors du sol européen.
Un entretien dont l'émission avait soigneusement monté et gardé certains des éléments (heure de radio oblige) mais qui a depuis été retranscrit dans son intégralité. Il apparaissait important de proposer la publication de l'entretien dans le contexte actuel de boucle médiatique réactionnaire depuis que près de 60 000 personnes en mouvement ont franchi la frontière espagnole de l'enclave néo-coloniale de Ceuta au Maroc. Bonne lecture !
Présentations
Minuit Décousu : Est-ce que vous pourriez vous présenter ?
Alarmphone : On est trois personnes qui faisont partie d'Alarmphone-Toulouse et qui habitons Toulouse ou alentours. C'est une équipe d'Alarmphone qui s'est montée localement en 2020.
Le contexte de création d'Alarmphone et ses objectifs
Minuit Décousu : Est-ce qu'on peut revenir sur comment ça s'est monté Alarm Phone de manière générale et puis ensuite la cellule Toulousaine plus précisément.
Alarmphone : En fait Alarmphone ça arrive dans dans le contexte de montée des migrations et de la répression des migrations. Répression qui date quand même depuis longtemps, qui commence dans les années 1970 avec les visas, c'est ce qui va entraîner les passages de frontières de manière irrégulière, mais qui sont assez stables jusqu'en 2013. On compte un millier de passage de la Méditerranée en gros de ce qu'on peut compte jusque là, et à partir de 2014, ça va monter très fort du fait des contextes internationaux. Là on en compte 200 000 en 2014 et près d'un million en 2015. En 2013, il y a un gros naufrage qui fait 300 morts, et qui va entraîner l'opération Mare Nostrum. Cette opération, qui est largement menée par l'Italie à l'époque, va faire des opérations de sauvetage. Comme quoi c'est possible. Et il y a 150 000 personnes qui secourues dans cette opération assez massive, dont des personnes qui sont principalement orgiainaires de pays d'Afrique subsaharienne, mais aussi beaucoup de Syrie et de Libye qui sont en guerre civile à ce moment-là. Donc Alarmphone se monte en 2014, avec des activistes qui vivent au nord et au sud de la Méditerranée. Pour le dire rapidement, le principe c'est une ligne téléphonique d'urgence à destination des personnes se retrouvant en situation de détresse pendant une traversée de frontière, la mer Méditerranée notamment. Et ce numéro est joignable 24h/24 toute l'année. Ça c'est le principe de base.
Mais l'histoire elle commence doucement, à la fois avec peu de personnes. C'est vraiment peu de gens qui font ça au départ, mais et aussi pas beaucoup d'appels. le numéro n'est pas n'est pas très connu et progressivement il y a des équipes qui vont se monter en Allemagne, en Espagne, en Suisse, en France, en Angleterre, en Hollande, en Sardaigne et bien entendu au sud de la Méditerranée au Maroc, en Tunisie, au Sénégal. Il y a des contacts forts aussi au Mali au Niger et certainement j'en oublie parce qu'il y a des équipes qui vont se monter qui vont ensuite disparaître d'autres arriver etc c'est un réseau qui est assez important qui compte plus de 200 000 personnes. Les appels aussi vont se multiplier. L'année dernière [2023], on a reçu, on a accompagné 2400 situations. C'est beaucoup plus d'appels, mais en tout cas 2400 situations de problématiques liées à la répression aux frontières. Et ce matin, on en était à ouvrir le 1358e cas, comme on dit dans le jargon, quoi.
Je pense qu'il y a un truc qui est important dans dans la formation d'Alarm phone général, c'est que ce qu'on sait, ce qu'on fait, on le doit avant tout aux personnes en mouvement qui inventent des nouvelles routes, qui diffusent le savoir qu'elles ont collecté le long de celles-ci. Et depuis dix ans le réseau il apprend et grandit avec ça. Ça, c'est vraiment une une base importante à mon sens avant de développer. Et pour nous spécialement, je crois pas qu'il y ait pas grand chose à dire. C'est comme partout à plein d'endroits, des gens ont envie d'avoir une action directe contre le système des frontières, qui s'insèrent dans ce réseau, qui apprennent (c'est une formation qui est pas simple) et qui qui vont ensuite travailler à participer à cette ligne d'urgence. On a une amie qui disait qu'Alarm Phone c'était une sorte de legal team de la mer. Dans un contexte pourri où la répression fait rage, c'est s'accrocher à quelques droits pour tenter de s'en sortir au mieux. Et là, ici, c'est le droit de la mer, celui ancestral, un peu mythique, que les marins doivent porter secours aux autres marins. Bon, en vrai, c'est très relatif, surtout dans la réalité aujourd'hui du commerce maritime, etc. Et puis même, c'est des bateaux aujourd'hui où en fait tu vois rien, tu sais pas ce qu'il y a sur la mer, donc bon... Mais il y a ça, et puis il y a aussi une convention internationale sur la recherche et le sauvetage maritime qui est signée en 1979 et qui va finalement entrer en vigueur en 1985… Bon ça c'est un peu des détails mais mais c'est important et c'est ce qui oblige à ce qu'il y ait des des moyens de sauvetage et de coordination du sauvetage en mer dans ce qu'on appelle des zones SAR, de “search and rescue”, de recherche et de sauvetage en français, et c'est un espace maritime qui est pas de tout celui des des eaux territoriales qui est les eaux internationales mais dans lesquels les États ont des responsabilités morales et matérielles et légales de sauver les personnes qui sont en détresse et de les ramener à un port sûr. C'est comme ça que c'est c'est c'est noté dans la loi. Le port sûr, ça va être un endroit où les personnes en danger ne le sont plus, tout simplement. Mais ce qu'il faut ce qu'il faut bien te garder en tête, c'est que le port sûr, c'est en fait une définition politique. Et qui résulte d'un rapport de force. Demain, il pourrait être établi que Misrata en Libye, c'est un port sûr, alors que la Libye, c'est un bagne horrible pour les personnes en mouvement. Donc, vraiment ce droit, c'est un champ de bataille perpétuel pour que les ports sûrs, ça soit des ports réellement sûrs et qu'ils soient notamment au nord de la Méditerranée.
MD : Sur votre site il est fait mention d'un réseau de collectif, d'associations auquel appartient Alarmphone. Est ce que vous pouvez en dire deux mots ?
Alarmphone : En fait, je pense qu'il y a un truc important qui fait le lien, en fait, avec qui est-ce qu'on s'organise. C'est que même si on agit surtout pour le sauvetage et le droit des personnes qui traversent, on est avant tout convaincu que ce qui est urgent, c'est de détruire le système des frontières et des visas, pour que les drames de la mer soient évités. Le problème, c'est les frontières, et nous on se bat pour la libre circulation. Donc on s'accorde avec des gens qui partagent ces idées-là. Ce qu'on appelle les projets “soeurs” d'Alarmphone. C'est comme Alarmphone Sahara qui travaille sur la traversée du Sahara, notamment à partir du Niger. C'est aussi la maison de Laâyoune, qui accueille des personnes en mouvement à Laâyoune dans le Sahara occidental. Et ensuite, on a d'autres contacts plus larges sur des acteurs du sauvetage en mer, ce qui s'appelle la “civil fleet”, la flotte civile, qui remplace les États dans leur travail de sauvetage. Donc c'est les Geo Barrents, c'est les Humanity One, c'est tous ces bateaux.
Il y a un autre élément sur lesquels on collabore beaucoup c'est les commémorations. Les commémorations, c'est des actions qui viennent de familles du sud, de familles de personnes qui ont disparu dans leur parcours de migration et qui veulent commémorer pour qu'aucun mort ne passe inaperçu. Une des dates assez importante, c'est notamment celle du 6 février. Par exemple, le 6 février dernier, c'est dans 54 villes de l'Afrique à l'Europe, de Tripoli au Liban à Brest en France, d'Amsterdam à Douala, qu'il y a eu des événements pour la tristesse et le souvenir et avec la rage de faire cesser le système des frontières. Et ça, c'est des éléments importants du travail d'Alarm Phone : regarder ce qui se passe aux frontières, le faire savoir, le faire sortir de l'oubli et le raconter le plus largement possible.
Le fonctionnement d'Alarmphone
MD : Du coup si vous voulez on va passer au fonctionnement d'Alarmphone même on a déjà un peu commencé à amorcer un peu des éléments mais je pense que du coup ça permettra de compléter. Concrètement, comment on fait pour pour venir en aide aux personnes en exil ? Vous avez expliqué le principe de ligne téléphonique mais comment ça fonctionne si on prend le truc un peu dans l'ordre, on va dire, pour aider les personnes.
Alarmphone : En gros, nous, ce qu'on fait, c'est relayer les appels de détresse aux gardes côtes et faire pression. C'est ça le principe. On est pas un numéro de sauvetage, on n'a pas de bateau. Et quand on nous appelle, on est dans nos salons avec nos ordis. Donc, c'est un numéro d'alerte pour appuyer les opérations de secours. Par rapport à ce que les gens directement sur les bateaux peuvent faire, nous on va peut-être apporter des meilleures capacités matérielles et des connaissances pour pouvoir mettre la pression aux autorités nationales et aux gardes côtes pour qu'ils viennent en aide aux personnes en mer. Donc ce qu'on va faire pendant les permanences, c'est envoyer des emails aux autorités des zones SAR concernées en fonction d'où se situent les personnes sur les bateaux, on les appelle et ensuite on les rappelle et ensuite on les rappelle. Comme ça, ils sont au courant des bateaux en détresse, ils sont au courant de leur localisation et de la progression des bateaux. Et aussi, surtout, ils savent qu'on est au courant et qu'on visibilisera leur inaction s'il y a des naufrages. Donc, on pense qu'une grosse partie du travail, c'est d'assister les personnes en mouvement, bien qu'on se sente souvent impuissant-es. En fait, quand on a les personnes au téléphone, bien sûr c'est pour relayer toutes les informations nécessaires pour un sauvetage mais c'est aussi du travail émotionnel. Enfin, il y a ce truc d'apporter autant d'éléments que possibles pour qu'ils puissent en sortir au mieux, leur donner des conseils et aussi être des soutiens s'il y a beaucoup d'angoisse de la panique, s'il y a des personnes qui ressentent le besoin d'avoir quelqu'un au téléphone. On va rester en contact avec les personnes et on va faire le maximum pour être présent-es tant qu'il y a besoin.
Donc du coup, il y a ce travail de permanence. On est plein d'équipes locales dans plusieurs pays et on va se répartir les permanences pour qu'il y ait tous les jours, 24h/24, des camarades qui puissent répondre au téléphone. Pendant ces permanences, on va regarder la météo, on va suivre les parcours des personnes grâce à leurs positions GPS. On va archiver tout ce qui se passe pendant la permanence. On va répondre aux proches sur les réseaux sociaux. On va recharger les téléphones des personnes en mer quand ils ont plus de crédit. Et on peut aussi relayer les situations très dangereuses sur Twitter, par exemple. Comme ça, ça met davantage de pression aux garde-côtes. Et donc, en dehors du travail de permanence, il y a aussi tout le travail à côté. pour que cette permanence soit possible. En amont, il va y avoir le travail de prévention qui est mené au sud de la Méditerranée dans les communautés de départ par le biais par exemple de brochures qui vont expliquer les risques auxquels s'exposent les personnes qui veulent traverser et faire de la réduction des risques en distribuant le numéro d'Alarme Phone parmi d'autres choses et après on a aussi des groupes de travail, par exemple un groupe de travail technique pour résoudre les problèmes techniques du réseau. Il y a des groupes régionaux qui vont analyser les tendances dans telle ou telle région et mettre à jour les meilleures manières qu'on peut avoir d'aider les gens en fonction des parcours de migration.
Après, il va y avoir un groupe de suivi des bateaux et des personnes disparues, qui va essayer de chercher ce qui est arrivé aux bateaux dont on a perdu la trace et aussi être en contact avec les familles des personnes disparues. Et après, j'ai l'impression que ce qui nous paraît très important, c'est l'archivage. Parce que l'intérêt de tout ça, c'est aussi que soit rendus visibles les luttes des personnes migrantes, les actes de solidarité et la violence des régimes frontaliers européens. On fait des rapports sur toutes les traversées qu'on assiste, on publie des articles. Après, il y a un podcast qui s'appelle Chroniques A Mer, qui est fait par des personnes d'Alamphone. Et après, pour finir, c'est essayer de faire fonctionner un réseau transnational avec les outils de l'auto-gestion. On a nos fonctionnements par ville, donc des tas de réunions en fonction des groupes de travail, et après des meetings deux fois par an qu'on fait au nord et au sud de la Méditerranée pour se rencontrer, se former ensemble, améliorer nos fonctionnements, prendre des décisions et prendre soin du réseau.
MD : La question que j'avais par rapport à à tout ça, c'est la question de la langue. Comment est-ce que les gens qui vous appellent font pour se faire comprendre et en échange, comment vous vous pouvez vous faire comprendre des personnes qui vous appellent. Est-ce qu'il y a des interprètes, omment ça fonctionne au niveau linguistique ?
Alarmphone : La plupart des personnes d'Alarmphone savent à peu près comprendre et se faire comprendre en anglais, donc on peut dire que c'est la langue qu'on utilise le plus, y compris avec les personnes sur le bateau. Aussi avec le français. Il y a souvent minimum une personne qui pourra prendre le téléphone et parler en anglais ou en français et si c'est pas le cas, surtout pour le français, on va avoir des sortes d'astreintes où par exemple, moi, je vais me rendre disponible au cas où personne n'arrive à communiquer en français avec des gens sur un bateau. Après, pour les gardes côtes, par exemple, ça peut être bien de pouvoir parler espagnol avec les autorités, les gardes côtes espagnols, de savoir parler grec pour parler avec les autorités grecques, et que ça peut être une bonne une excuse pour les gardes côtes de de nous envoyer chier parce que on parle pas assez bien leur langue donc ils vont dire qu'ils nous rappellent, qu'ils nous comprennent pas et ils vont raccrocher. Après, les équipes de permanence au nord de la Méditerranée sont en bonne partie majoritairement blanches et non arabophones donc ça peut être compliqué aussi quand personne ne parle arabe. Des fois on peut ne pas trouver de langues en commun avec les gens sur les bateaux Et quand ça arrive, on va demander au réseau si un ou une arabophone est disponible pour être en contact avec tel ou tel bateau. Et il y a presque tout le temps quelqu'un qui va être là pour pour s'en pour s'en charger.
MD : Vous disiez que c'est la Méditerranée que vous surveillez plus spécifiquement, mais est-ce que vous surveillez aussi d'autres zones maritimes ? Et plus largement aujourd'hui, quelles sont les zones les plus complexes à traverser quand on est en parcours d'exil autour de l'Europe ?
Alarmphone : On surveille pas en fait de zones en particulier. C'est plus qu'au fur et à mesure de la militarisation des frontières européennes, les personnes en mouvement vont tester des nouvelles routes qui sont de plus en plus dangereuses et mortelles. Et nous, on est simplement témoin de ça. Par exemple, dans la Manche, parce qu'on a aussi des appels de la Manche, il n'y a jamais eu autant de personnes mortes que cette année [2024]. Là, à l'heure où on parle, il y a 37 personnes au moins qui sont décédées dans la Manche. Et la raison pour laquelle c'est le cas, c'est parce que les plages sont plus en plus militarisées et que les départs se font de plus en plus dans la précipitation, le stress, l'obscurité. On n'a pas le temps de bien gonfler les bateaux et les embarcations. Ils sont aussi de plus en plus éloignés des endroits historiques de départ comme Calais ou Grande Synthe. Et après, en Méditerranée, les zones de de départ, ça va être la Méditerranée centrale, beaucoup de départs de la Libye, de la Tunisie, de l'Égypte qui vont aller vers Lampedusa, vers la Sardaigne, la Sicile. La zone SAR libyenne, elle est très large. Donc sur toute cette zone-là, qui est énorme, il y a un gros danger de pushback et d'interception de la part des soi-disant garde-côtes libyens. La zone est extrêmement surveillée par les drones de Frontex et les soi-disant garde-côtes libyens, ils s'en foutent que les gens risquent de se noyer. Et par ailleurs, les interceptions dans cette zone-là ont pour conséquence l'emprisonnement en Libye dans des conditions inhumaines. Donc beaucoup de gens veulent continuer la route coûte que coûte, ce qui est extrêmement dangereux. Et ça fait que, toujours pareil, les bateaux partent de plus en plus loin. Maintenant, depuis cette année, il y a énormément de bateaux qui partent de l'Est de la Libye. Enfin, c'était déjà le cas, mais c'est de plus en plus courant, et ça représente une distance beaucoup plus grande pour arriver en Europe. Et c'est à cause de ça qu'en fait il y a des massacres en qui se passent en Méditerranée. Donc on peut reparler en juin dernier du massacre de Pilos où il y a six cents personnes qui ont qui ont été tuées en mer en empruntant cette route là. Et là, si on compte juste les six premiers mois de 2024, il y a 800 personnes répertoriées qui sont décédées en Méditerranée centrale. Il y a l'ordre qui est souvent donné de ramener les personnes en Tunisie, en Libye, en Égypte. Malgré les violations en droits humains documentées par les personnes en mouvement dans ces pays. Ça, c'est pour la Méditerranée centrale.
Après, pour l'Espagne, les personnes partent d'Algérie, du Maroc, de Sahara occidental, de plus en plus fréquemment par l'Atlantique vers les îles Canaries, qui est une route moins surveillée, mais qui est aussi beaucoup plus longue et beaucoup plus dangereuse. Et pour l'est de la Méditerranée, les personnes vont partir de Turquie, de Syrie et du Liban. Il y a des traversées de l'Evros [ou Maritsa], le fleuve qui sépare la Turquie de la Grèce, avec énormément de pushbacks par la police aux frontières grecques. Les personnes peuvent attendre des jours ou des semaines sur des petites villes au milieu de l'Evros, parce qu'ils ont été pushbackés. Ou parce qu'ils ont peur de se faire tabasser par la police grecque. Et pour les traverser en bateau de la Turquie vers les îles grecques, il y a aussi beaucoup de pushbacks qui sont répertoriés, ainsi que beaucoup de violences des gardes-côtes grecs, qui a été répertoriée par énormément de personnes, telle que la violence physique : les gardes-côtes qui vont attendre que les gens arrivent sur les îles pour les taper, enlever le moteur et les laisser ensuite repartir à la dérive.
Alarmphone : Juste pour un rajout, il y avait un peu la partie plus spécifique sur ce qu'il se passe quand on a les gens au téléphone ? Qu'est-ce qu'on check comme information ?
Alarmphone : Ben oui, je peux en parler un peu. Donc, il y a le numéro de téléphone d'Alarmphone qui est distribué par les camarades du Sud. qui joue un rôle déterminant pour faire circuler le numéro dans les communautés de départ, ce qu'on a dit. Et après, nous, on va répondre à chaque appel téléphonique. On a plusieurs téléphones au cas où il y a plusieurs appels en même temps. Et après, une fois qu'on est en contact avec un bateau, on va se recontacter assez régulièrement avec les personnes sur le bateau pour savoir ce qui se passe, comment les gens vont, et on va demander les informations dont on a besoin. que ce soit le type de bateau, sa taille, le nombre de personnes à bord, la nationalité des gens, la présence de gilets de sauvetage, si elles ont de l'eau, de la nourriture, s'il y a des personnes malades... Et le truc le plus important, c'est le plus régulièrement possible de connaître leur position GPS. Après, s'il y a un sauvetage aussi, on va essayer de rester en contact vraiment jusqu'au bout. Parce que les moments de sauvetage, ça peut être des moments aussi très dangereux où il y a beaucoup de mouvement. À part par le téléphone, on peut aussi être contacté-es par d'autres biais, par exemple par des proches sur Facebook ou sur Twitter. Donc là, c'est plutôt eux qui vont nous donner les informations. Ça peut aussi arriver qu'Utopia 56 nous demande si on peut s'occuper de cas de bateaux dans la Manche parce qu'ils ont trop de travail. Et il y a aussi des endroits où il va y avoir de la connexion réseau, donc par exemple sur l'Evros ou sur les îles grecques. Donc on va pouvoir parler avec les gens sur WhatsApp dans ces moments-là, ce qui peut résoudre pas mal de problèmes de communication liés à la langue parce qu'on va utiliser des traducteurs automatiques.
MD : Du coup je voulais rebondir là-dessus. En mer, en Méditerranée comme dans la Manche, il y a pas de zone où il y a pas du tout de réseau, par exemple, pour appeler. Est-ce que enfin ça se pose comme problème les zones blanches en Méditerranée ?
Alarmphone : Oui il y a en mais en fait on utilise des des téléphones satellites.
MD : Ah d'accord oui.
Alarmphone : Peut-être pour faire un petit complément là-dessus. En fait les gens qui partent de Libye partent quasiment toujours avec un téléphone satellite parce qu'effectivement rapidement la couverture téléphonique qui est permise par des antennes terrestres s'arrête. Et c'est une des difficultés qu'il y a dans d'autres régions, par exemple en Tunisie les téléphones satellites sont considérés comme du matériel militaire et interdits ce qui fait que les gens partent sans téléphone satellite et très vite n'ont plus de réseau téléphonique et donc ça augmente vachement le danger et le risque de mourir en mer puisque les personnes ne sont pas en capacité de contacter des secours quand elles se retrouvent en détresse. C'est aussi un des enjeux sur la route vers les Canaries, la route atlantique, où en fonction des pays de départ c'est plus ou moins possible pour les personnes d'avoir accès à des téléphones satellites. Donc il y a des départs qui se font avec et des départs qui se font sans.
Frontex et l'externalisation des frontières européennes
MD : Si vous voulez, on peut passer au fait d'expliquer comment sont gérées les frontières européennes, expliquer un peu ce que c'est que Frontex, comme ça fonctionne etc. Et on verra ensuite si ça fait émerger d'autres trucs.
Alarmphone : Eh ben c'est pas une si petite question [rire]. Frontex, c'est une agence de l'Union européenne qui est basée à Varsovie. C'est la plus grosse agence de l'Union européenne en termes de budget et de nombre d'agents. Pour donner une idée de chiffres, son budget c'est environ 900 millions d'euros par an et le nombre d'agents actuellement, j'ai pas réussi à trouver d'info très claires, mais l'objectif c'est d'atteindre 10 000 agents d'ici 2027. Avec 3 000 agents fixes et 7 000 détachés dans différents pays. Le rôle de Frontex c'est de protéger les frontières européennes de l'immigration illégale. C'est assez explicite. Et ça, ça se fait principalement en contrôlant les frontières externes de l'Europe, donc en dehors de l'Europe. Ce que fait Frontex, c'est plusieurs choses. C'est une agence qui produit de l'analyse, cette analyse, elle sert à définir un niveau de risque et donc des stratégies de militarisation adaptées à ce niveau de risque tel qu'il a été évalué. Donc la militarisation, elle passe par la surveillance, le contrôle et les violences aux frontières. Frontex fait partie aussi de la coordination des expulsions de migrants et migrantes sans papiers vers leur pays d'origine, donc les charters quoi. Des gens qui sont en France, qui ont une OQTF et qui reçoivent une convocation pour un avion, par exemple. Et donc Frontex coordonne ces expulsions-là, les facilite notamment en finançant les vols. Et nous, la partie à laquelle on est la plus confrontée de l'action de Frontex, c'est l'intervention dans les États membres de l'Union européenne et dans des États en dehors de l'Union européenne par la mise à disposition de moyens humains, donc des gardes frontières, par la formation de ces gardes frontières et par la mise à disposition de matériel. Le matos, c'est des avions, des bateaux. les drones et les armes à feu. Il faut savoir que les gardes frontières de Frontex sont autorisés à porter des armes à feu. Et cette intervention, on remarque qu'elle e
st vraiment en expansion au-delà de l'Union européenne. Et du coup, il y a des agents et des gardes de côte formés par Frontex en Libye. mais aussi de plus en plus loin par exemple au Sénégal, en Mauritanie, au Nigeria.
L'action de Frontex, elle démarre bien avant les départs en mer, avec cette politique d'externalisation des frontières qui augmente d'année en année, avec des accords toujours plus nombreux entre des pays de l'Union européenne et des pays considérés comme de transit. Et donc ça passe par des contrôles accrus des routes migratoires terrestres et aussi des zones côtières d'où partent les bateaux. Une fois en mer, par exemple si on parle de la Méditerranée centrale, donc les départs de Libye comme on disait tout à l'heure, en fait Frontex ils ont vachement de matos de surveillance donc des drones et des avions qui leur permettent de repérer toute embarcation de “migrants illégaux” entre guillemets et à ce moment-là de les signaler aux autorités compétentes et parfois d'envoyer des signaux de détresse qui vont être relayés aux embarcations proches conformément au droit maritime international de porter assistance aux personnes en détresse en mer. Comme on l'expliquait tout à l'heure, Frontex signale les embarcations aux pays responsables du secours dans les zones en question. Or, depuis 2018, la Libye possède une zone SAR, donc une zone de responsabilité de recherche et de secours en mer qui est très grande, qui auparavant n'existait pas. Et donc à ce moment-là, en fait, les embarcations repérées par Frontex sont assez systématiquement interceptées par les soi-disant garde-côtes libyens, et les personnes sont donc abordées dans des conditions catastrophiques qui conduisent souvent à des morts. et ensuite sont ramenés et incarcérés en Libye.
C'est toute cette histoire de ports sûrs don't on parlait tout à l'heure en fait. Depuis 2024, le droit maritime oblige les bateaux qui recueillent des migrants en détresse à les débarquer dans un lieu sûr tel qu'il est défini par l'organisation maritime internationale c'est-à-dire quelque part où la vie des personnes n'est plus menacée. Or par rapport à ça, on remarque que Frontex n'a pas de souci à considérer que la Libye est un lieu sûr. Si on prend l'exemple d'une autre zone, dans la mer Égée, les routes de la Turquie vers la Grèce, comme le disait la camarade tout à l'heure, nous recevons beaucoup d'appels de personnes qui sont parties de la Turquie, qui sont refoulées par les gardes-côtes grecs. Parfois, les gardes-côtes ne sont pas identifiables, les personnes sont cagoulées, les bateaux n'ont pas vraiment d'insigne. Ils coulent les embarcations, noient les moteurs ou repoussent les embarcations dans les eaux turques et les abandonnent à la dérive. Parfois, et c'est arrivé fréquemment dernièrement, ils mettent les personnes sur des espèces de petits radeaux gonflables et ils les laisse à la dérive dans les eaux turque. Tout ça, c'est des pratiques de refoulement qui sont illégales selon les différents points du droit et qui du coup font partie des critiques un peu fortes qui sont faites sur Frontex. Ces pratiques sont aussi difficiles à documenter, et c'est un peu le taf qu'on essaie de faire.
MD : Est-ce que du coup les appareils répressifs des différents Etats viennent en appui à Frontex ? Je pense notamment à la police aux frontières en France ou à leurs équivalents européens. Et est-ce qu'il y a des partenariats qui existent entre les agences de répression européennes sur les questions migratoires ?
Alarmphone : J'ai l'impression que c'est l'inverse qui se passe : que c'est les appareils répressifs des États qui sont renforcés par Frontex. Les Libyens qui ont du coup des yeux dans le ciel avec des drones de Frontex, et ça peut être aussi à d'autres endroits, c'est-à-dire qu'ils viennent renforcer les frontières et les appareils répressifs existants, et que la violence aux frontières ça va être un mélange d'initiatives privées. Il y a beaucoup de milices en Grèce, mais on peut aussi considérer que les soi-disant gardes-côtes, on dit soi-disant gardes-côtes libyens, parce que ils ont aucune mission de sauvetage ni même de préparation au sauvetage. c'est des flics en fait, et dans un pays où c'est quand même un peu le bordel, c'est vraiment à la limite de la milice. Et aussi des d'actions étatiques menées par des agences internationales, donc Frontex. et des corps répressifs classiques, l'armée, la police, mais aussi les gardes-côtes, comme on voit en Grèce. C'est vraiment le cas paradigmatique où c'est la pratique de refoulement illégal, c'est le fait de la police, de l'armée, des gardes-côtes, ou même parfois d'obscurs milices mal identifiées, où on ne sait pas si effectivement c'est les corps répressifs sans insignes et en cagoule, ou si c'est des citoyens organisés. On peine à savoir, mais on sait que c'est de la violence étatique déléguée quoi. Et Frontex joue un rôle d'informateur et intervient finalement peu dans ces violences directes. Il les cautionne, les organise et les supporte, mais finalement les organise n'y participe pas forcément en première ligne.
Retour sur 10 ans de traversées de la Méditerranée
MD : Effectivement, j'avais pas vu les choses dans ce sens là mais ça paraît logique. La dernière question que j'avais sur cette partie là ce serait si vous pouviez revenir sur les évolutions que vous constatez à grande échelle sur la migration et la répression ces 10 dernières années. Parce que quand on pense à la question migratoire j'ai l'impression que tout le monde en parle un peu au passé, notamment avec cette fourchette 2013-2016 avec un moment politique et médiatique fort, alors que le phénomène s'est pas du tout arrêté. Comment ça a évolué cette dernière décennie ?
Alarmphone : Effectivement, peut-être contrairement à ce qu'on peut percevoir au niveau médiatique, le nombre de personnes en mouvement il ne diminue pas, et la répression à l'égard des personnes en mouvement elle ne diminue pas non plus. Pour le dire un peu simplement, c'est que les raisons de la migration ne diminuent pas. C'est-à-dire que les enjeux de crises économiques et politiques, de guerres civiles, de réchauffement climatique, etc., ne vont pas en s'améliorant. Donc il n'y a pas vraiment de raison que les gens n'aient plus besoin de se déplacer et du coup que la répression ne diminue pas du tout non plus.
Il y a toutes les pratiques de violation des droits humains dont on a parlé juste avant et également des phénomènes de criminalisation des personnes en mouvement qui est permise notamment par la surveillance exercée par Frontex. Quand on parle de criminalisation on parle des personnes migrantes qui sont criminalisées, inculpées quand elles arrivent en Europe pour différents motifs. Globalement, elles sont inculpées pour facilitation de l'entrée irrégulière sur le territoire. Ça, c'est la manière un peu, on va dire, juridique de dire passeur, en fait. Ou parfois des inculpations pour terrorisme dans certains cas. Pour donner un exemple, si on revient sur le naufrage de Pilos en juin 2023 au large de la Grèce, c'était un bateau qui transportait environ 700 personnes, parti de Libye qui a coulé durant une intervention bien trop tardive et extrêmement catastrophique des gardes-côtes grecs qui ont tenté de traquer le bateau et l'ont fait basculer. Dans ce naufrage, il y a 104 personnes qui ont survécu et 9 personnes survivantes ont été inculpées comme passeurs. Le procès, il a eu lieu en mai dernier, en 2024, et les neuf ont été acquittés. Alors ce procès, il a été très médiatique, ce qui peut-être a permis une relaxe. On ne peut pas trop le savoir. Par ailleurs, et de manière beaucoup plus invisible, en fait, il y a des milliers de personnes qui sont incarcérées à leur arrivée en Europe, accusées d'aide au passage ou d'être responsables de naufrage. Et cette accusation, en fait, elle se fonde sur le fait que les personnes conduisaient les bateaux ou étaient impliquées dans le fait de conduire le bateau, donc avoir une boussole, tenir la barre... Et une fois incarcérées, c'est beaucoup plus difficile pour ces personnes-là d'avoir accès à une demande d'asile, ce qui est leur droit. C'est également des situations qui augmentent le danger en mer puisque les personnes sont au courant de ces enjeux de criminalisation et ça peut faire que parfois, du coup, un bateau qui est su
rvolé par un drone de Frontex, tout d'un coup, les gens vont essayer de s'éloigner le plus possible du moteur du bateau. Ça peut entraîner des mouvements de foule, des déséquilibrages du bateau qui conduisent à des naufrages. Pour faire face à cette criminalisation, il y a une plateforme qui s'est créée qui s'appelle Captain Support qui possède un site internet qui soutient les personnes inculpées pour essayer de leur permettre d'avoir accès à leurs droits et les mettre en lien avec des avocats/avocates etc.
Sur une espèce d'évolution globale, quand on regarde un petit peu la comm' officielle de Frontex, ils se targuent de sauver des vies en Méditerranée, on imagine sous-entendu en empêchant les départs en mer. En réalité, ce qu'on constate, c'est que les personnes, comme on l'a expliqué tout à l'heure, elles continuent d'essayer de rejoindre l'Europe, et pour ça, vont faire des choix de route de plus en plus dangereux, parce que dans des conditions de merde, des routes plus longues et tout ça. Du coup, sans répéter tout ce qu'on a déjà dit, c'est des chiffres qui sont difficiles à avoir et c'est difficile de faire de l'analyse globale chiffrée. Par exemple, je reparle du naufrage de Pilos, mais dans les médias, quand on fait quelques recherches, on se rend compte que ce naufrage, il est qualifié du plus meurtrier depuis 2016 parce que 80 personnes sont mortes. En fait, il y avait 700 personnes sur ce bateau, il y a 104 survivants et il y a 80 morts. Donc il y a un petit problème mathématique. On se rend assez vite compte, c'est qu'en fait, souvent Les chiffres qu'on donne sur le nombre de morts, c'est les corps qui sont retrouvés. Et en fait, à toutes ces personnes mortes dont on a pu retrouver et identifier le corps, il faut rajouter le nombre immense de personnes qui sont disparues. Donc il faut avoir une forme de prudence avec ces chiffres qui souvent rendent très invisibles énormément de personnes mortes et disparues sur les routes migratoires, qui invisibilisent aussi tout ce que ça représente pour les proches, pour les familles qui parfois pendant des années cherchent des nouvelles, se battent et luttent pour rapatrier des corps, pour offrir des sépultures dignes, etc. Du coup, on avait envie aussi de rappeler un peu ces histoires-là pour qu'elles tombent pas dans l'oubli. Je dévie un peu de la question de base, mais ça me semblait important à rajouter.
MD : Tu fais bien, tu fais bien. J'arrive au bout de mes questions. Je sais pas si vous avez des choses que vous voulez rajouter, ou si vous vouliez compléter des trucs que vous avez déjà dit.
Alarmphone : Peut-être un truc qu'on voulait rajouter sur la fin. C'est que si on essaie de faire des bilans ou de conclure des choses sur ce qu'on observe en dix ans d'existence d'Alarmphone, c'est que les gens se déplaceront toujours, en fait. Et ça, c'est le fruit de nouvelles routes inventées, de coopération, de plein d'actes de solidarité et de lutte qui rendent en fait très, enfin, relativement, inopérant le système répressif de frontières. Et en tout cas, nous, en tant que réseau Alarmphone, c'est aussi ça qui nous donne de la force pour continuer à lutter.
Alarmphone : Peut-être juste aussi une précision sur quand on parle de frontière. À chaque fois on parle vraiment d'un objet politique et militaire et et pas du tout quelque chose de physique ou de géographique et que c'est vraiment une série d'obstacles qui sont dressés sur la route des personnes en mouvement et qui sont vraiment purement fictifs. C'est pas les frontières elles-mêmes qui tuent comme des objets, comme des lignes tracées, mais vraiment le système, l'organisation des entraves au mouvement et de l'abandon, parce qu'il y a vraiment une organisation de l'abandon des personnes en danger, mis en danger par ces entraves. Donc voilà, on parle de frontières, mais c'est ni la montagne ni la mer qui sont dangereuses. Même si évidemment on peut en parler, mais en vrai, c'est simplement que les gens peuvent pas prendre l'avion. Parce qu'en vrai il y a beaucoup plus de gens qui vont faire du tourisme au Maroc tous les ans. Et a priori, ils font des aller-retours et ça se passe très bien.
L'émission #191 No Borders de Minuit Décousu :
Our time's burning.
No need to open anybody's eyes.
No need to raise awarness.
Most of us is feeling it.
You either agree on destroying imperialism's concrete bases other you're a concrete part of imperialism.
Bats is 100% Israeli company, 100% owned by Israel Aerospace Industries.
Bats' technologies aim to control the people,to strengthen the borders and to equip the global warfare.
That alone justify to reduce Bats to ashes.
Our time's burning but we're decided to fire back.
To light up a new fire that cannot be stopped.
A fire coming from the ages to open the future.
A fire of deep revenge and dignity for all those struggling against imperialism.
A fire of what Pitbull and Chris Brown once named "International Love".
The Black Fire of the forthcoming revolutions.
Gaza in our heart, fire spreading from our arms. Traduction par logiciel
Ce lundi 31 août, pendant la nuit, nous avons incendié l'entreprise Bats, située à Liège (Allée des Noisetiers, 8, 4031 Angleur – Belgique). Le bâtiment principal et l'antenne de sécurité ont été détruits et gravement endommagés. Les lignes suivantes accompagnent cet acte politique :
Notre époque brûle. Pas besoin d'ouvrir les yeux de qui que ce soit. Pas besoin de sensibiliser qui que ce soit. La plupart d'entre nous le ressentent. Soit vous êtes d'accord pour détruire les fondements concrets de l'impérialisme, soit vous faites partie intégrante de l'impérialisme.
Bats est une entreprise 100 % israélienne, détenue à 100 % par Israel Aerospace Industries. Les technologies de Bats visent à contrôler les populations, à renforcer les frontières et à équiper la guerre mondiale. Cela suffit à justifier de réduire Bats en cendres.
Notre temps s'écoule à toute vitesse, mais nous sommes déterminés à riposter. Pour allumer un nouveau feu que rien ne pourra arrêter. Un feu venu des temps anciens pour ouvrir la voie à l'avenir. Un feu de vengeance profonde et de dignité pour tous ceux qui luttent contre l'impérialisme.
Un feu de ce que Pitbull et Chris Brown ont un jour appelé « International Love ».
Le Feu Noir des révolutions à venir.
Gaza dans nos cœurs, le feu se propage depuis nos bras.