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Timeline

  • Manifestation commémorant les 30 ans de l'expulsion de Saint-Bernard

    Quand ?
    Le 22 août à 15h

    Où ?
    Place de la République (Paris) 75010 Paris

    Samedi 22 août, pour les 30 ans de la longue marche des sans-papiers pour la liberté, pour l'égalité des droits de toutes et tous, contre le racisme et le fascisme, on reprend le chemin de Saint-Bernard !

    Manifestation à l'initiative de la Marche des Solidarité

    Reply source
  • Le gouvernement en passe de réautoriser la chasse de la tourterelle des bois et du fuligule milouin

    Le gouvernement envisage d'autoriser le prélèvement (dit autrement, le tir) de deux espèces d'oiseaux pour la saison de chasse 2026-2027 : la tourterelle des bois et le fuligule milouin, un canard plongeur. Les projets d'arrêtés fixent un quota annuel de 12 000 prélèvements pour la première, et de 5 000 pour le second. La consultation a été ouverte le 31 juillet, en plein cœur de l'été.
    Interdite depuis 2022, la reprise de la chasse à la tourterelle des bois est prématurée, estime la Ligue (…)

    Lire la suite - En bref / Animaux , Chasse
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  • Rassemblement + grève nationale de l'intersyndical des Services d'Incendie et de Secours

    Quand ?
    Le 13 août de 14h à 15h

    Où ?
    Place Beauvau Place Beauvau 75008 Paris

    Comme annoncé le 7 août, les sapeurs-pompiers professionnels (SPP) et les personnels administratifs, techniques et spécialisés (PATS) des SDIS de France seront en grève ce jeudi 13 août.

    Cette mobilisation n'est pas un coup de tête. Elle est le cri d'alarme d'hommes et de femmes qui protègent la population au quotidien, mais que l'État abandonne face à la surcharge opérationnelle, au manque d'effectifs et au délabrement des moyens.

    Rendez-vous jeudi 13 août 2026, à 14h
    Devant le ministère de l'intérieur - Place Beauvau (M° Miromesnil)

    Reply source
  • Rassemblement + grève nationale de l'intersyndicale des Services d'Incendie et de Secours

    Quand ?
    Le 13 août de 14h à 15h

    Où ?
    Place Beauvau Place Beauvau 75008 Paris

    Comme annoncé le 7 août, les sapeurs-pompiers professionnels (SPP) et les personnels administratifs, techniques et spécialisés (PATS) des SDIS de France seront en grève ce jeudi 13 août.

    Cette mobilisation n'est pas un coup de tête. Elle est le cri d'alarme d'hommes et de femmes qui protègent la population au quotidien, mais que l'État abandonne face à la surcharge opérationnelle, au manque d'effectifs et au délabrement des moyens.

    Rendez-vous jeudi 13 août 2026, à 14h
    Devant le ministère de l'intérieur - Place Beauvau (M° Miromesnil)

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  • «Je ne serai pas la dernière»: Aminata Pouye, énième élue de gauche victime d’une agression raciste

    La conseillère municipale insoumise à la mairie de Talence, par ailleurs candidate aux élections sénatoriales de septembre 2026, a déposé plainte après avoir été victime d’une agression raciste dimanche 9 août. La liste des élus de gauche victimes d’attaques discriminatoires ne cesse de s’allonger.
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  • In Ohio, Haitians’ American dream shatters as ICE prepares to deport them

    US immigration has ramped up operations against Haitians, whose temporary protected status was removed by Trump

    When Monsanto Maler walked out of an Immigration and Customs Enforcement (ICE) facility in Blue Ash, Ohio, at 9.15am on Sunday with an ankle monitor freshly attached to his left leg, he put his hand over his face, burst into tears and fell to the ground.

    He had come to the US in June 2023, fleeing gangs in Cap-Haïtien, Haiti, where he had been hit over the right side of his head, leaving a large, visible scar.

    Continue reading...
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  • Sony et TSMC créent une coentreprise à 4,7 milliards de dollars au Japon pour produire les futurs capteurs d’image des smartphones

    Sony Semiconductor Solutions et TSMC ont officialisé la création d’une coentreprise baptisée « Advanced Vision Semiconductor Manufacturing Corporation », basée à Koshi, dans la préfecture de Kumamoto, au Japon.

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  • Appel à contre-rassemblement antiraciste et antifasciste contre l'extrême-droite dimanche 16 août à 18h

    Les identitaires européens de la campagne raciste Save Europe Act organisent une tournée européenne pour propager en toute impunité leur projet de durcissement des politiques migratoires et de « remigration » c'est-à dire littéralement la déportation des personnes immigrées. Ce projet ne surgit pas dans le vide. Partout en Europe, les politiques migratoires se durcissent, les discours racistes se banalisent, ce qui était hier porté par les marges de l'extrême droite est aujourd'hui repris dans les discours politiques et médiatiques et se traduit dans les politiques publiques. Le Parlement européen a adopté en mars un texte ouvrant la voie à un renforcement des procédures d'expulsion, à la possibilité de recourir à des « plate formes de retour » et à l'utilisation accrue des centres de rétention administratifs.

    La déshumanisation des personnes migrantes se banalise, entraînant une multiplication des agressions racistes, comme à Belfast où des milices d'extrême droite ont attaqué et incendié des maisons de familles immigrées. Pendant ce temps, les frontières européennes continuent de tuer. Quand les voies légales sont fermées, celles et ceux qui cherchent refuge sont contraintes de prendre des routes toujours plus dangereuses. À Ceuta comme en Méditerranée, les morts et les drames humains se succèdent. Et à chaque nouvelle tragédie, l'extrême droite réclame davantage de frontières alors que celles-ci sont déjà bien verrouillées.

    Nous refusons cette logique, d'autant plus si l'on tient compte de la responsabilité de l'Etat français dans ces mouvements migratoires, à travers son soutien aux projets coloniaux et impérialistes, sa complicité aux crimes de guerres et génocides et son inaction face à la crise climatique. L'internationalisme demeure la meilleure réponse au nationalisme et la libre circulation des personnes est la seule réponse désirable aux questions migratoires. Après Utrecht aux Pays-Bas où les fascistes ont pu parader, puis Lille où leur rassemblement a été annulé par la préfecture, et avant de passer en Espagne où ils vont continuer d'instrumentaliser le drame humanitaire de Ceuta à des fins racistes, les fascistes prévoient de venir déployer leur banderole « Remigration saves Europe » à Lyon ce dimanche 16 août à 18h place Saint-Jean.

    Nous appelons à un contre-rassemblement antiraciste et antifasciste contre l'extrême-droite ce dimanche à 18h devant la Cour d'Appel de Lyon. Soyons plus nombreuxses qu'eux ! Face à leur horizon mortifère, notre horizon sera toujours la solidarité, le respect de la dignité humaine, et l'anéantissement de tous les systèmes d'oppression !

    ! Antifascistes tant qu'il le faudra

    Signataires de l'appel :

    • Young Struggle Lyon
    • Nous Toutes Rhône
    • Soulèvement de la Terre Lyon
    • Union Etudiante Lyon
    • Lyon Antifa
    • Pacte Lyon Respirable
    • Handi-Social
    • On s'en Mêle
    • Extinction Rebellion Lyon
    • UNEF Lyon
    • Tsedek !
    • Victoires Populaires Rhône
    • NPA LAnticapitaliste 69
    • UCL Lyon
    • Waves of Freedom France
    • Agir pour la Paletsine
    • Attac Rhône
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  • Manifestation pour la paix à Gaza et en Cisjordanie

    À l'appel de différents collectifs pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, de partout en France, le vendredi 14 août doit monter l'exigence de l'application des arrêtés de l'ONU et de la Cour Pénale Internationale à l'encontre d'Israël et de ses dirigeants visés par ces arrêtés.
    Communiqué

    Le collectif Paix 21 rappelle que devant l'ampleur de la barbarie israélienne qui se déchaîne sans bruit à Gaza durant ces mois d'été, malgré ce prétendu « cessez-le-feu », les dirigeants de la France ne peuvent plus rester impassibles.
    En effet au moins 300 enfants ont été tués à Gaza pendant les 300 jours du cessez le feu : « Les familles sont désormais entassées sur environ un tiers du territoire de la bande de Gaza, où elles vivent dans des conditions dangereuses, au milieu de bâtiments détruits, de décombres et de déchets solides qui s'accumulent » (source : UNICEF, https://www.unicef.fr/article/au-moins-300-enfants-tues-a-gaza-au-cours-des-300-derniers-jours/ )
    Ce samedi 15 août, cela fera 1043 jours, soit 147 semaines, que Gaza subit des bombardements incessants, occasionnant un génocide, provoquant des milliers de morts d'enfants, d'hommes et femmes pacifistes qui ne demandent qu'un droit : celui de vivre en paix dans leur pays la Palestine, dans des frontières justes établies et reconnues par tous dans une paix juste et durable.
    En Cisjordanie l'annexion rampante est en marche, avec son lot de vol de terres, de bétail et d'assassinats de femmes, d'enfants et de vieillards, associé à une asphyxie économique.

    Le Collectif paix 21 dénonce la complicité du gouvernement français avec l'État d'apartheid israélien et demande l'application des sanctions au regard du droit international tant au niveau national qu'au niveau européen.
    La suspension de l'accord d'association entre l'Europe et Israël devient une urgence. Les états signataires du statut de Rome, ont obligation de respecter les décisions de la Cour Pénale Internationale.
    Tant que le génocide continue, le collectif appelle à maintenir le Boycott Désinvestissement Sanction contre Israël et ses produits.

    Nous invitons, les Dijonnaises et les Dijonnais, les personnes éprises de justice, éprises du respect des peuples, éprises du respect du Droit International à participer nombreuses et nombreux au rassemblement organisé par le Collectif Paix21 ce samedi 15 août à partir de 15h jusqu'à 17h place Darcy à Dijon.

    Nous rappelons que ces rassemblements sont hebdomadaires : tous les samedis de 15h à 17h place Darcy. Le 5 septembre nous appelons à une manifestation dans les rues de Dijon. Il faut maintenir la pression.

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  • Pas vu à la télé : crimes et agressions d’extrême droite en série, dont plusieurs commises par le RN

    Quand des membres du RN commettent littéralement des agressions, c'est le silence. Personne ne demande de comptes à Bardella ou Le Pen.

    L’article Pas vu à la télé : crimes et agressions d’extrême droite en série, dont plusieurs commises par le RN est apparu en premier sur Contre Attaque.

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  • Harmeet Dhillon’s Flunkies Move to Strike an Argument about the First Amendment


    Lawyers working for Harmeet Dhillon — whose office has stopped enforcing the FACE Act to protect abortion clinics and used it in the Cities Church case against ICE protestors and journalists — have asked a judge to strike journalist Georgia Fort’s motion to dismiss that indictment on First Amendment grounds.

    In a filing not signed by the local SAUSA brought in for the case, Civil Rights Division attorneys complain that, since they’ve indicted 38 people, it’ll take forever if Magistrate Judge Douglas Micko has to review long filings like this.

    The “volume, scope, and complexity” of this case reinforces the superfluousness of Defendant’s brief. Doc. 140 (order designating this case as complex). This case has 38 defendants. There are already eight pending motions to dismiss (Docs. 97, 547, 592, 593, 594, 609, 610, 611), and more are forthcoming. See Doc. 547 at 6 n.2. (“The defendants intend to file a separate motion…”). And there likely will be dozens, if not hundreds, of additional pretrial motions. Defendant alone filed three motions to dismiss (Doc. 592-594 and six other motions last week (Doc. 596-601). Allowing Defendant to file such a lengthy brief on a single issue accordingly threatens the parties’ ability to timely and concisely present arguments, needlessly consumes resources that are better devoted to other motions, and undermines the Court’s ability to expeditiously resolve this case.

    *“The term ‘brief’—derived from the Latin brevis—meaning short—seems inapt here.” McCurry v. Kenco Logistics Servs., 942 F.3d 783, 791 n.5 (7th Cir. 2019).

    These lawyers from DC go on to admit that there’s no local rule prohibiting this, the District case they rely on to claim there should be a limit is from another Circuit entirely, and Micko has not set any limit in his scheduling order.

    To be fair, they probably had the same response I had (as someone who is used to Districts that do have strict length limitations) as I read Fort’s motion: “Holy shit this is long!” But it matters that they’re trying to silence Fort’s MTD on First Amendment grounds and not her 48-page MTD for Selective and Vindictive prosecution.

    That’s true partly because Harmeet’s flunkies are dismissing as “factual background and procedural history, much of which is already familiar to the parties and the Court” language that actually provides details of the day of the Cities Church protest which prosecutors left out their bid to indict her, such as the interviews she and Don Lemon conducted and the inaction by local cops who were onsite; that takes up around 20 pages. Some of those details, such as a description of how DOJ insisted on trophy arrests of both Fort and Lemon, provide the foundation for her other, cross-referenced arguments. And some of it, such as Fort’s description of how this prosecution is silencing her ongoing reporting, is unique to and a critical part of this argument.

    It also matters that Dhillon is trying to limit Fort’s argument about the First Amendment because Fort is actually making four different arguments:

    • FACE Act explicitly precludes the prosecution of expressive content
    • The First Amendment protects a journalist for reporting on matters of public interest
    • Harmeet Dhillon is enforcing the FACE Act in a content-based manner
    • If the government denies these three things, then the prosecution is unconstitutionally vague

    It matters that Dhillon is trying to limit Fort’s argument, especially, because a 5-page section establishes the basis for the four different ways Harmeet Dhillon is exercising content-based discrimination in her enforcement of the FACE Act.

    The government is selectively enforcing Sections 241 and 248 to allow expression it favors while punishing speech it openly disfavors. First, the government is enforcing these laws against journalists who covered the protests, but not the parishioners or the Church, both of whom also captured and disseminated footage of the protest. Second, the government routinely allows federal law enforcement agents to interrupt church services and other church functions, and to have those raids covered by journalists, while prosecuting the journalists who covered the protest here. Third, the government is prosecuting journalists for supposedly amplifying the anti-ICE protesters’ message through their news reporting, while using their arrests and prosecution both to suppress that message and, through their own footage, to advance a pro-ICE viewpoint. Finally, the government is enforcing the section of the FACE Act protecting church services while expressly refusing to enforce the section protecting reproductive health facilities (except “crisis pregnancy centers”), or to punish journalists who cover conduct at such facilities.

    This includes a long section talking about the number of times ICE has intimidated people who were attending church.

    Second, although DHS long had a policy against immigration enforcement at “place[s] of worship” and other sensitive locations, Ex. 27 (citing similar policies dating back to 2011), the government rescinded that limitation on the day of President Trump’s second inauguration, Ex. 28. Since then, ICE has deliberately targeted churches and other houses of worship to conduct immigration raids. According to three DOJ attorneys briefed on the government’s strategy, ICE specifically “plan[ed] to target Spanish-speaking churches across the country.” Ex. 29.

    These were not just rumored plans. In June 2025, one Bishop in Los Angeles, California reported that his congregation “experienced at least one case of ICE agents entering a parish property and seizing several people.” Ex. 30.

    In Georgia, an individual was attending worship services with his wife and children, when ICE seemingly set off his “immigration GPS ankle monitor.” Ex. 31. When he stepped outside to check on the issue, “ICE officers were waiting to take him into custody” in the middle of observing mass. Id.

    The Christian Broadcasting Network reported that, during Operation Charlotte’s Web in North Carolina, ICE arrested a man at his church “during a service project” held “after a Saturday service.” Ex. 32. Video of the raid showed some parishioners fleeing into the nearby woods, others scrambling to get inside the church, one woman openly sobbing, and children huddling together.63

    In North Hills, California, ICE arrested a parishioner on the grounds of the North Hills United Methodist Church during a church-sponsored event.64 The pastor of the church reported that the arrest was so “terrorizing”—disrupting its food ministry, childcare services, and after-school programs—that it moved its services fully online going forward as a result.65 As was the case here, journalists were on scene when the raid occurred.66

    Meanwhile, here in Minnesota, ICE has staked out churches during Spanish mass hours, which one pastor characterized as “a real interference with our parishioners’ right to worship,” adding that it cut attendance at services “by half.” Ex. 33.

    Even assuming that the government could plausibly distinguish between disruptions at houses of worship by ICE agents (which it embraces) and disruptions by protesters (which it seeks to criminalize), it has no basis to treat the journalists covering each type of action differently. In that regard, the government has not charged the individual who recorded and published footage of the North Carolina raid, or the individual(s) who captured and published the North Hills raid, including the reporter who was on scene at the time and covered it. Similarly, as noted above, the government has directed its agents to be “camera-ready,” and invited journalists to “ride along” for some of the agency’s most high-profile raids. See Part II.A, supra. And the government has outfitted agents with body cameras to enable them to capture events from their own perspectives, but now seeks to criminalize journalists for obtaining their independently-captured footage. 67

    63 Christian Broad. Network (@ChristianBroadcastingNetwork), Ice Arrest at Church Sparks Outrage in Charlotte, YouTube (Dec. 22, 2025), https://perma.cc/94Z7-24SN.

    64 KTLA 5 (@KTLA), Community devastated after congregant arrested during immigration raid on L.A. church grounds, YouTube (Feb. 2, 2026), https://perma.cc/L45B-FHQ4.

    65 Id.

    66 NBCLA (@NBCLA), Church leaders to denounce ICE raids on property, YouTube (Feb. 2, 2026), https://perma.cc/9NT5-7MGY.

    67 Preston Mizell, DHS Secretary Noem stands by body camera requirement for federal agents following Trump comments, Fox News (Feb. 3, 2026), https://perma.cc/A7N4- H7JL (“DHS announced that federal law enforcement officers would be required to wear body cameras.”). [links added]

    And in a section pointing out that DOJ refuses to prosecute the FACE Act against abortion extremists, Fort notes that no one ever tried to prosecute journalists covering abortion clinic protests, once again focusing on how Harmeet is criminalizing the coverage of some protests but not others.

    Notably, in at least one of the pardoned FACE Act cases, local journalists covered the protest and arrests, including inside the clinics, but were never charged with anything. 69 Again, even if the government could plausibly distinguish between protests at abortion clinics (which it embraces) and protests at churches (which it seeks to criminalize), it has no basis to treat the journalists covering each type of action differently based on the topic and message of the underlying protest.

    This filing is more than I expected; I thought it would focus more on the abortion/church discrimination Harmeet has confessed to, though that is a part of it.

    But by laying out that Harmeet, whose job it is to protect Civil Rights, has done nothing as ICE has deprived Latinos and other immigrant communities of their right to worship without fear of invasion, Fort makes Harmeet’s inaction a central part of this prosecution.

    Among the imagined harms that Harmeet’s flunkies raise about the length of this filing is that other “Defendant[s] will have to read the brief and determine whether he or she wishes to join it in whole or part.” Laid out that way, this motion to strike would, in effect, serve as prior restraint preventing other defendants from reading this 85-page motion and realizing what an important argument it is. Lawyers who have joined Harmeet’s project of encouraging the intimidation of Latino church-goers worry that this case will be about the special protections Harmeet is enforcing for a right wing church led by an ICE goon, but not more mainstream churches around the country that serve Latino and other immigrant populations.

    This filing may well convince Judge Micko to ask Fort to cut this down a bit. But if that happens, it will serve to censor Fort’s speech about Harmeet’s own refusal to protect the rights of immigrant communities.

    Which may well create another legal fight entirely.

    Motions

    Georgia Fort

    Don Lemon

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  • ChatGPT arrive enfin sur Linux, avec Work et Codex

    OpenAI a annoncé, le 11 août 2026, lancer une version preview de son application ChatGPT pour Linux. Elle réunit au sein d’une même interface ChatGPT, l’agent professionnel Work et l’assistant de programmation Codex.

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  • Freenet-git - Le dépôt Git sans serveur

    Depuis ce printemps, sachez qu'un git clone ordinaire peut maintenant récupérer un dépôt qui n'existe sur aucun serveur spécifique. En fait, le code est stocké dans Freenet, le réseau pair-à-pair qu'Ian Clarke a relancé en mars. Et comme y'a plus d'hébergeur, bah y'a plus personne pour fermer un compte ou shooter le dépôt.

    Car Git est décentralisé depuis toujours et fonctionne très bien comme ça, puisque chaque clone contient l'historique complet, ce qui permet à 2 clones de se synchroniser directement. Ce qui lui manquait par contre, c'était l'hébergement, et c'est là-dessus que les forges que nous connaissons, Github en tête, sont venues capitaliser. Y'a bien des initiatives comme Grasp qui essaie d'en sortir grâce au protocole Nostr mais freenet-git lui range carrément le dépôt dans un contrat que les nœuds recopient, et se publie lui-même à l'adresse freenet::99TmCayXn6Tm/freenet-git.

    Cloner ou publier du code exige donc le paquet freenet-git et un nœud qui tourne sur votre machine, ce qui fait qu'on ne supprime pas vraiment le serveur, mais on le ramène juste chez soi.

    Charger la vidéo depuis YouTube Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

    Le socle compte plus que l'application dans cette présentation. Les contrats et les delegates forment la couche où une app tourne sans backend, et quatre tournent déjà dessus : River pour le chat de groupe, Delta pour les sites, Atlas pour la recherche, et freenet-git pour le code. Mail, Raven et Harvest existent aussi, à un stade plus jeune.

    L'adresse du dépôt sort des 12 premiers caractères de la clé publique de son propriétaire, et à ce stade expérimental, lui seul peut pousser dedans. Y'a pas non plus de pull requests, ni d'issues puisque c'est le modèle du noyau Linux d'avant les forges, où chacun publie son clone et le mainteneur vient y piocher ce qui l'intéresse.

    Reste le plus dur maintenant, retrouver un dépôt.

    Car sans annuaire, un nœud doit deviner lequel de ses voisins mettra le moins de temps à trouver ce qu'on lui demande. Le réseau traite ça comme un problème d'apprentissage et parie sur le bon voisin à partir des requêtes passées grâce à Renegade, une bibliothèque open source sortie en 2021, capable de faire ce calcul.

    Installer freenet-git

    Il faut une chaîne Rust, et ~/.cargo/bin doit être dans votre PATH. Les installeurs du nœud sont sur freenet.org/quickstart.

    curl --proto '=https' --tlsv1.2 -sSf https://sh.rustup.rs | sh
    

    Rust n'entre dans le PATH qu'au shell suivant, donc ouvrez un nouveau terminal avant la commande d'après. Elle dépose deux binaires, freenet-git et le remote helper que Git appellera tout seul.

    cargo install freenet-git
    

    Cloner un dépôt qui existe déjà

    Aucune identité n'est nécessaire pour lire. La bibliothèque standard de Freenet fait un bon test, elle porte son historique complet et ses tags.

    git clone freenet::96rknpy1GYhZ/freenet-stdlib
    

    Publier le vôtre

    C'est create qui publie réellement le contrat. Il affiche PUT confirmed by host et l'adresse du dépôt, dont le préfixe se recopie dans le remote. La phrase de passe voyage par une variable d'environnement parce que Git garde la main sur l'entrée standard durant le push.

    freenet-git init-identity --name "Votre Nom" --email vous@example.com
    cd ~/code/mon-projet
    freenet-git create --name mon-projet
    # -> URL: freenet:VOTRE_PREFIXE/mon-projet
    git remote add freenet freenet::VOTRE_PREFIXE/mon-projet
    export FREENET_GIT_PASSPHRASE='votre-phrase-de-passe'
    git push freenet main
    

    Et voilà ! Avec ça vous pouvez faire du vrai git décentralisé même si la vraie limite est ailleurs...

    En effet, les nœuds gardent en cache ce qu'on leur réclame et évacuent le reste, donc un dépôt que personne ne clone finit au bout d'un moment par ne plus être clonable. Et ça c'est dommage... C'est pourquoi une commande (rescue), le remet en circulation depuis une machine qui a encore les données. Le projet ne présente toutefois pas ça comme un bug, mais comme son modèle de durabilité actuel.

    Mais autant le savoir avant d'y déposer votre code.

    Source

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  • OneDrive Photos - Ce que vous pouvez vraiment virer aujourd'hui

    Vous rentrez de soirée à moitié bourré, vous ouvrez Paramètres, Applications, Applications installées, et vous cherchez OneDrive Photos pour le virer... Mais il n'y est pas ! Rassurez-vous, ce n'est pas à cause des effets de l'alcool car l'application est pourtant bien sur la machine, avec son icône moche dans le menu Démarrer et son interface photo qui s'ouvre très bien quand on clique dessus... ALORS POURQUOI NE PEUT ON PAS VIRER CETTE COCHONNERIE ???

    Hé bien Microsoft a reconnu avoir distribué cette nouvelle interface "photo" plus largement que prévu sur Windows 11 sans anticiper que des gens auraient envie de le virer. Le déploiement était involontaire, mais le résultat est quand même arrivé sur votre disque et vu la réputation de OneDrive côté dark patterns , l'envie de nettoyer tout de suite se comprend...

    Mais rassurez-vous, je vais vous aider !

    Étape 1 - Trouver ce qui est réellement installé

    OneDrive Photos n'est pas une application séparée, c'est le binaire OneDrive.App.exe livré à l'intérieur du client de synchronisation OneDrive.

    Voilà pourquoi Windows ne lui donne aucune entrée de désinstallation.

    Son emplacement dépend en réalité du mode d'installation du client. En installation par utilisateur, il atterrit dans votre profil. En installation pour toute la machine, il va dans Program Files. Cette commande ci-dessous teste donc les deux et affiche la version trouvée.

    Get-ChildItem "$env:LOCALAPPDATA\Microsoft\OneDrive","$env:ProgramFiles\Microsoft OneDrive","${env:ProgramFiles(x86)}\Microsoft OneDrive" -Filter OneDrive.App.exe -ErrorAction SilentlyContinue | Select-Object FullName,@{n='Version';e={$_.VersionInfo.FileVersion}}
    

    Étape 2 - Supprimer les raccourcis

    Ce que Windows vous laisse supprimer facilement par contre, ce sont les raccourcis. Ils se posent au niveau de la machine et dans votre profil, donc menu Démarrer et bureau. Par contre, ouvrez PowerShell en administrateur sinon, vous ne pourrez pas les virer.

    "$env:ProgramData\Microsoft\Windows\Start Menu\Programs","$env:APPDATA\Microsoft\Windows\Start Menu\Programs","$env:PUBLIC\Desktop","$env:USERPROFILE\Desktop" | ForEach-Object { Get-ChildItem $_ -Filter "OneDrive Photos.lnk" -ErrorAction SilentlyContinue } | Remove-Item -Verbose
    

    Le script affiche alors chaque raccourci retiré. Tapez ensuite "OneDrive Photos" dans le menu Démarrer, et vous verrez plus rien ne remonte.

    Pourquoi ça ne suffit pas ?

    Mais vous l'avez compris, le binaire, lui, n'a pas bougé. Vous avez nettoyé le point d'entrée, mais pas désinstallé l'application. Un double-clic sur OneDrive.App.exe rouvrira l'interface photo comme avant, et une mise à jour du client peut très bien rétablir le raccourci...

    Et non, il n'existe aucune clé de registre ni stratégie de groupe pour bloquer proprement cette application, même sur un parc géré. Pas d'interrupteur à débrancher comme avec RemoveWindowsAI face à Copilot . Les scripts qui circulent suppriment des .lnk, rien d'autre.

    Alors comment on fait ? Hé bien on passe à l'étape 3 !

    Étape 3 - Retirer OneDrive en entier

    Car la seule suppression réelle aujourd'hui, c'est de désinstaller le client OneDrive en entier, ce qui n'a de sens que si vous ne vous en servez pas. Le dossier d'installation part avec, donc le binaire photo aussi. Avant de lancer quoi que ce soit, si vous utilisez les fichiers à la demande, faites donc un clic droit sur les dossiers qui comptent et cochez "Toujours conserver sur cet appareil".

    winget uninstall --id Microsoft.OneDrive
    

    Le même résultat s'obtient depuis Paramètres > Applications installées > Microsoft OneDrive > Désinstaller. La synchronisation locale s'arrête là, mais vos données restent en ligne et rien n'est supprimé côté Microsoft.

    Pour vérifier le résultat, relancez alors la commande de l'étape 1. Plus aucun chemin affiché, le binaire a quitté les emplacements contrôlés. Si un chemin encore là, c'est qu'un client OneDrive traîne toujours, souvent dans un autre profil utilisateur.

    Ensuite, pour revenir en arrière, il faudra réinstaller OneDrive depuis le site officiel de Microsoft. Mais si la synchro de vos fichiers revient, sachez que l'interface photo aussi. Les deux voyagent ensemble comme des bro incels soudés à la vie à la mort.

    Alors que faire ?

    Hé bien faudra attendre septembre..

    Car oui, youpi, Microsoft annonce pour septembre 2026 un contrôle qui retirera OneDrive Photos seul, sans couper la synchronisation. Donc si vous tenez à OneDrive, attendre quelques semaines vous coûtera moins cher qu'une désinstallation complète.

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  • Nouvelle vague de chaleur : 92 millions d'Européens exposés à plus de 35 °C mercredi

    Une nouvelle vague de chaleur touche l'Europe en ce mois d'août, continent qui se réchauffe le plus vite à l'échelle planétaire. Selon les calculs de l'Agence France-Presse (AFP), croisant les prévisions du service météorologique allemand et les données de population du Joint Research Center, quelque 92 millions de personnes — notamment en France, Italie et Espagne — devraient connaître des températures supérieures à 35 °C à un moment de la journée mercredi 12 août. Plus de 300 millions (…)

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  • Les quatre défis de la « reconstruction » de la forêt française

    Alors que les pompiers sont toujours à pied d’œuvre sur le front des incendies, il est déjà possible d’imaginer des stratégies et des politiques publiques afin, au-delà de la gestion d’urgence, de réduire les risques.
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  • Le PS rétablit le suffrage censitaire, Bayrou confirme l’unité du bloc libéral-réactionnaire

    Ultra-minoritaire, ridiculisée, n'intéressant plus personne, la gauche de droite pourrait être sauvée par une proposition de François Bayrou

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  • Trump’s secret flight switch indicates severity of assassination threat by Iran

    Iran lost top leaders in the war and US ‘humiliation … a form of revenge’, say experts, after administration’s flight ruse

    Since the joint US-Israeli strikes in February that killed Iran’s supreme leader, Ayatollah Ali Khamenei, and scores of other senior Iranian officials on the first day of the war, a revenge plot to kill Donald Trump should not have appeared far-fetched.

    But the US administration’s elaborate ruse to spirit Trump off of Air Force One in Turkey last month indicates a credibility to the Iranian threat that has surprised many in Washington – including the Trump aides and journalists left on the jet that may have remained the target of an Iranian missile strike.

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  • Une carte SIM piégée et la borne de recharge exécute du code malveillant

    Je m'intéresse à la sécurité mobile depuis un paquet d'années, et cette attaque-là, je ne l'avais jamais vue. Le point de départ n'est ni le réseau, ni un SMS piégé, ni une appli vérolée. C'est la carte SIM elle-même ! En effet, des chercheurs de l'université de Birmingham et de Fuzzware lui ont fait donner des ordres au modem qui l'héberge.

    Le mécanisme s'appelle RUN AT et c'est une commande proactive puisque la carte ne se contente pas de répondre à l'appareil, mais elle lui demande aussi d'exécuter une commande AT. C'est ce même langage qui pilote les modems depuis le Hayes Smartmodem de 1981 donc autant dire qu'on a là, une vraie console générique dispo sur un bout de plastique.

    Et sur une borne de recharge Autel, ça donne tout simplement une exécution de code. Le module Quectel qui l'équipe, fait passer le texte reçu dans un appel shell, avec une liste noire de caractères censée bloquer les échappements. Mais un simple retour à la ligne passe au travers... Et voilà comment 2 étapes plus loin, les chercheurs sont parvenus à faire tourner leur propre code, piloté depuis la SIM. Décidément, les bornes de recharge collectionnent les mauvaises surprises .

    Autre exemple sur un smartphone OPPO Reno 14 F 5G, où une seule commande coince le téléphone en 2G... Son propriétaire ne peut alors plus revenir en arrière : ni le mode avion, ni la sélection manuelle du réseau, ni la désactivation de la SIM dans les réglages ne permet de restaurer de la 5G ou de la 4G. Or la 2G n'a pas d'authentification mutuelle, donc une fausse antenne redevient un facteur de risque sur ce genre de matos récent. Deux autres commandes éteignent même le téléphone ou tuent son modem.

    Reste la condition d'entrée, et elle est lourde : la carte doit déjà être hostile. Cela passe au choix par un échange physique, un interposeur glissé sous la puce, un opérateur compromis, ou du sabotage en usine... Mais surtout, rien là-dedans n'exploite de bug exotique. En fait, cette capacité est écrite dans les spécifications cellulaires, ce qui fait dire au chercheur Marius Muench que ces attaques sont conformes au standard.

    Maintenant sur votre téléphone perso, le scénario d'une telle attaque reste assez serré. Mais sur un boîtier 4G oublié dans un local technique, beaucoup moins. Sur 26 appareils testés, 9 exposent l'interface, dont 6 modems IoT sur 8, contre 3 téléphones sur 18. Par contre, ni iPhone ni Pixel ne sont faillibles et Qualcomm a préparé une configuration durcie qui la coupe par défaut. De son côté, Quectel travaille encore dessus...

    Bref, si vous exploitez des équipements cellulaires sur le terrain, une seule question au fournisseur du module suffit : RUN AT est-il activé, et peut-on le couper ? Notez qu'aucune attaque de ce type n'a été signalée pour le moment.

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  • Trump’s press secretary Karoline Leavitt leaving role, president says – US politics live

    Donald Trump says Leavitt is leaving to spend more time with her family and would become one of his ‘top outside advisors’

    Core inflation, which measures price changes without volatile goods like food and gas, rose by 0.2% in July, after not really changing in June compared to the month prior.

    While the latest data shows there has been a 2.9% drop in gas prices from June to July, there has been a 25% hike compared to this time last year.

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  • Créer une centrale d’achat européenne de puissance de calcul : le plan de Mistral AI pour renforcer la souveraineté de ses clients

    Le secteur de l’intelligence artificielle ne connaît décidément pas de pause estivale. Alors que le marché prend le temps de digérer l’annonce faite par le géant des puces Nvidia et six géants de Wall Street plus tôt cette semaine, c’est au tour du français Mistral AI d’occuper l’espace médiatique avec une annonce de taille concernant la souveraineté numérique de ses clients.

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  • La Royal Navy et ses caméras de la Dynastie Ping

    Dans la série "les gens qui assurent notre sécurité n'ont pas fait leur job jusqu'au bout", voici une chouette histoire de caméras montées sur les drones navals de la Royal Navy qui, ÉVIDEMMENT, envoyaient des signaux vers une adresse IP située en Chine. Et cette découverte ne vient pas d'une opération de contre-espionnage mais d'une simple évaluation de vulnérabilité de routine, menée par le ministère de la Défense britannique sur son propre matériel.

    Ces caméras sont celles qui équipent les K3 Scout, des bateaux sans équipage que la Royal Navy et les Royal Marines utilisent pour la surveillance et la protection de force.

    Charger la vidéo depuis YouTube Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

    Et le signal en question porte un nom que tout le monde connaît en domotique : un heartbeat. C'est le ping le plus banal qui existe, celui qui dit "je suis en ligne, je fonctionne" et rien d'autre. C'est le même que crache votre caméra IP du salon, dont je vous parlais déjà avec OpenIPC .

    Le ministère britannique affirme qu'aucune donnée sensible, aucun système militaire et aucune donnée gouvernementale n'ont été consultés, compromis ou transmis hors des canaux autorisés et ajoute que ses procédures de test ont repéré le problème "tôt".

    La connectivité internet des caméras a quand même été coupée puisque même si ça n'a l'air de rien, un mouchard qui se contente de dire bonjour reste un mouchard qui connaît le chemin.

    Reste maintenant la question de comment ce composant est arrivé sur un engin de reconnaissance militaire. En fait, les caméras ne viennent pas de Kraken Technology Group, le constructeur britannique du K3 Scout, mais d'un sous-traitant tiers qui pourtant avait fourni des assurances sur le fait que ses caméras répondaient aux exigences de sécurité, y compris celles rattachées au National Defense Authorization Act américain.

    Bref, de la paperasse, des assurances, mais pas un démontage ni une capture de trafic... Kraken dit avoir mené un audit complet avec la Royal Navy une fois les communications découvertes. J'espère bien ^^ !

    Côté portée, ça concerne les 20 K3 Scout achetés dans le cadre du Project Beehive, un programme de 12,3 millions de livres, en service chez les Royal Marines depuis mars. Le Telegraph , qui a sorti l'affaire, écrit que du matériel lié à la préparation d'une éventuelle mission britannique dans le détroit d'Ormuz avait été enregistré sur ces appareils.

    Par contre, ce qu'on ne sait toujours pas, c'est la marque de la caméra et la nature exacte du composant chinois car aucun rapport ne les nomme pour le moment... Mais j'espère que ça n'a pas été aussi intégré sur du matos français...

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  • En Europe, un effondrement tranquille

    La catastrophe est sous nos yeux, mais toujours aucune réaction politique ni soulèvement collectif.

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  • Xodus - Vos jeux Xbox PC tourneront bientôt sur Linux / macOS

    Vous jouez sous Linux et votre bibliothèque Steam, GOG ou Epic tourne à peu près entièrement grâce à Proton ? Cela signifie que, malheureusement, vos jeux Xbox PC et ceux du Game Pass, eux, restent à la porte... C'est con d'avoir un catalogue entier, payé tous les mois rubis sur l'ongle et de ne pas pouvoir y toucher ailleurs que sous Windows, via le streaming cloud.

    Mais cette époque est révolue puisque Xodus est un projet open source qui rétro-ingénierie la chaîne Xbox PC pour faire tourner ces jeux directement sur Linux. Son dépôt coche déjà la connexion de l'appareil, celle du compte, l'autorisation Xbox, la récupération des licences, le téléchargement des paquets de jeu et le déchiffrement des exécutables à la demande. Bref, la douane est passée (non pas Hamza, celle de Microsoft).

    Ce qui bloquait n'a jamais été Proton puisqu'en fait un jeu Xbox PC moderne repose sur le GDK de Microsoft et arrive emballé dans un conteneur MSIXVC chiffré, dont les clés dépendent de la licence attachée au compte.

    Rien à voir donc avec un .exe posé dans un dossier.

    L'équipe, emmenée par Paweł Lidwin qui contribue aussi à Heroic , a donc dû fabriquer ses propres briques, une bibliothèque d'authentification Xbox, un lecteur capable de parcourir ces conteneurs, et surtout une réimplémentation libre de xgameruntime.dll, le composant par lequel les jeux réclament les services Xbox (Celle-là est toujours en chantier). Le projet entretient même ses propres versions modifiées de Wine et de Proton.

    Sauf qu'on ne joue toujours pas... Aucun binaire n'est distribué, il faut tout compiler soi-même, et les fameux services Xbox doivent encore être servis aux jeux à travers Wine. Le lancement, c'est donc le gros morceau restant même si un jeu auquel vous avez droit se récupère et se déchiffre.

    Côté catalogue, il faut du GDK et du MSIXVC. Le MSIXVC2 n'est pas géré, Gears of War 4 reste sur le carreau, et les titres rétrocompatibles se récupèrent mais réclameront peut-être des correctifs dans wine ou dxvk. Quant au déchiffrement, il s'appuie sur les instructions AES du processeur. Cela signifie que sur une machine trop vieille pour les avoir, ça ne ramera même pas... ça s'arrête juste net sur une instruction "illegal".

    Et puis, vous vous en doutez, il y a Microsoft... Le projet n'est ni affilié ni approuvé par Redmond, donc c'est à utiliser à vos risques et périls, car rien n'empêche l'éditeur de changer une clé ou de modifier un bout du protocole et de refermer la porte du jour au lendemain. Avec Xodus, personne n'a rien promis, et c'est un pari sur un avenir incertain... Toutefois le dépôt avance bien quand même, sans binaire à la clé pour le moment.

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  • Les journalistes de TV5 Monde résistent à l’influence marocaine

    Huit millions d'euros de subventions marocaines. Bientôt un siège au conseil d’administration. Et déjà, à l’antenne, les premiers signes d'un JT aux petits soins pour Rabat. Depuis que le Maroc négocie son entrée au capital de TV5 Monde, la chaîne de la…
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  • Cloudflare Computer - Un ordinateur dans le cloud pour votre agent IA

    Cloudflare Computer est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite.

    Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossier, lister, supprimer, et un grep intégré pour fouiller dans le tas. Pour tout le reste, il n'y a qu'une fonction à retenir, exec(). Vous lui passez une commande, et elle vous rend la sortie et le code de retour.

    Ce qui change par contre, c'est l'endroit où la commande tourne. 3 environnements sont disponibles et interchangeables sur les mêmes fichiers. Il y a d'abord un conteneur Linux complet, avec npm, node et de vrais binaires. Ou un shell léger pour les commandes simples. Et enfin, un dernier qui exécute directement votre code, sur une base neuve à chaque appel.

    Comme ça, vous passez de l'un à l'autre sans réécrire une ligne de votre agent.

    Les 9 exemples fournis montrent bien ce qu'on peut en tirer quand on aime bidouiller. Le plus parlant fait par exemple tourner un agent de discussion qui prendra l'espace de travail comme répertoire courant, donc qui travaillera dans de vrais fichiers au lieu de tout garder en mémoire.

    Un autre colle pandoc dans le conteneur et laisse l'agent transformer une fiche markdown en PDF. Il y en a aussi un qui fabrique des images avec Workers AI, un quatrième joue sur les politiques de sortie réseau pour décider ce que l'agent a le droit de joindre, et enfin, un dernier génère un projet Worker complet, puis le publie.

    Il y a même une interface web qui balance la même tâche dans le conteneur et dans un environnement léger, côte à côte.

    Reste à savoir ce qui est gratuit là-dedans... Le code est sous licence MIT, et le système de fichiers seul, sans aucune exécution, tourne sans souci dans le plan Workers gratuit puisque les Durable Objects qui portent ce stockage y sont inclus, avec 100 000 requêtes par jour et 5 Go d'espace.

    Il faut un compte Cloudflare, évidemment...

    Puis si vous voulez faire tourner des vraies commandes ou avoir un shell, faudra payer puisque le conteneur comme les environnements légers réclament le plan Workers payant, facturé 5 dollars par mois au minimum.

    Après j'ai quelques réserves quand même parce que le projet est très récent, encore en preview et clairement inadapté à de la production. Ensuite, la limite technique d'un espace de travail tourne autour de 10 Go, et les accès disque lourds restent plus lents que sur un vrai disque. Puis surtout, tout vit chez Cloudflare, et pas chez vous (si vous préférez l'inverse, je vous avais montré workerd , le moteur des Workers en local).

    Mais bon, c'est à garder à l'œil si vous êtes client Cloudflare.

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  • Pour se conformer à l’AI Act, Anthropic va laisser une trace invisible dans les contenus générés par Claude : à quoi va-t-elle servir ?

    Anthropic va désormais intégrer un filigrane invisible aux textes générés par les nouveaux modèles de Claude. Cette évolution répond aux nouvelles obligations de transparence prévues par l’Artificial Intelligence (AI) Act, le règlement européen encadrant l’IA, entrées en application le 2 août dernier.

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  • Chrome sécurise votre session dans une puce, Firefox dit non

    Voici une bonne nouvelle du côté de Chrome puisque ce dernier a commencé à enfermer la clé qui signe votre session dans la puce de sécurité de votre machine, c'est-à-dire le TPM sous Windows, ou la Secure Enclave sous macOS. Le serveur envoie un défi, le navigateur le signe, et la clé privée ne sort jamais du silicium. Ainsi, un cookie de session recopié ailleurs ne suffit donc plus à entrer dans votre compte.

    Ça s'appelle DBSC, pour device-bound session credentials et comme le résume Scott Helme, qui vient de déployer le protocole chez Report URI : "*L'attaquant peut voler le cookie, mais il ne peut pas répondre à un défi DBSC en le signant avec la clé privée, qui reste en sécurité sur votre appareil *".

    Depuis que la double authentification et les passkeys se généralisent, voler un mot de passe ne rapporte plus grand-chose et c'est pour cela que les attaquants sont passés au cookie de session, un bout de texte qui prouve au site que vous êtes déjà bien connecté.

    Ils le récupèrent avec un infostealer, ou avec une page de phishing qui relaie votre vraie connexion, comme le faisait la plateforme Tycoon 2FA démantelée par Europol . Ensuite ils collent le cookie dans leur navigateur et héritent de votre session. Et votre bonne vieille 2FA n'y change rien, puisqu'elle est déjà passée.

    Donc ce DBSC c'est une bénédiction, surtout que côté utilisateur, il n'y a rien à activer.

    Google a basculé ses propres comptes dessus fin mai, sur Chrome pour Windows, et il n'existe ni réglage administrateur ni réglage utilisateur pour le couper. Pour le reste du web, il faut évidemment que le site ait implémenté le protocole de son côté, et Chrome ne l'ouvre encore qu'à une partie des utilisateurs (dispo à partir de la version 147 sous Windows et 150 sous macOS).

    Pour vérifier si c'est en place chez vous, ouvrez les outils de développement (F12) sur un site où vous êtes connecté, votre compte Google par exemple, onglet Application, et cherchez "device bound sessions". Si la ligne apparaît, c'est que c'est actif. Sinon, c'est que le site, votre version de Chrome ou votre machine ne suivent pas encore, et Chrome retombe alors sur la session classique sans rien casser.

    Sur Firefox, en revanche, il ne faudra pas l'attendre car Mozilla a acté début août une position officielle négative sur le sujet. Les deux reproches que fait Mozilla c'est que DBSC laisse une fenêtre ouverte pendant laquelle un cookie volé reste utilisable, et que son flux de réauthentification est un protocole ad hoc qui ne colle pas à la gestion normale des cookies.

    Mozilla craint aussi qu'on finisse par exiger des sites une attestation matérielle, ce qui limiterait le choix du matos... Google répond que rien de tel n'est prévu, et que faire signer chaque requête s'est révélé infaisable à grande échelle. Mais bon, cette position négative n'interdit pas une implémentation future... On verra bien. Apple, elle, n'a jamais tranché, mais a prévenu que DBSC risquait de compliquer la restauration d'un appareil depuis une sauvegarde.

    Bref, aujourd'hui, ça se joue donc sur Chrome, et seulement là où le site a implémenté DBSC, mais je pense que ça s'étendra de plus en plus à l'avenir.

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  • Cactus et succulentes : quand la passion mène à l'illégalité

    [Les nouveaux visages de la criminalité environnementale 3/4] La folie autour des plantes grasses est telle que certains n'hésitent plus payer des fortunes ou à se fournir auprès de revendeurs douteux. Quitte à enfreindre les lois protégeant ces plantes menacées.
    Connaissez-vous Echinocactus grusonii ? Il est plus connu sous le nom de « coussin de belle-mère » parce qu'en forme de boule hérissée d'épines. Et Crassula ovata ? Il est surnommé « arbre de jade » à cause de ses petites (…)

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  • Pénurie de lunettes pour l’éclipse : le symptôme d’un néolibéralisme à bout de souffle

    La France est bien en déclin, mais pas pour les raisons avancées habituellement : la preuve avec les lunettes pour regarder les éclipses.

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  • Millions of US tax dollars sent to rightwing European thinktanks. Did any Trump supporters vote for that? | Arwa Mahdawi

    It’s a great betrayal: poor communities neglected while multimillionaires peddle a global Maga agenda. How is that America first?

    “THE CORRUPTION IS AT LEVELS RARELY SEEN BEFORE,” Donald Trump posted on Truth Social in February 2025. He was not referring to his own administration, but to the US Agency for International Development (USAID). “CLOSE IT DOWN!” the president added.

    Just a few hours later USAID was in effect closed down, with most of the staff placed on indefinite administration leave. This was framed as part of Trump’s “America first” agenda. USAID, the Trump administration and his sycophants in the rightwing media had argued, was wasting taxpayers’ hard-earned money on ridiculous projects abroad instead of improving life at home. In the lead-up to the shuttering of USAID, for example, one of the most shameless lies about the agency, repeated without any evidence by the likes of Fox News, was that it was spending millions on condoms for Gaza.

    Arwa Mahdawi is a Guardian columnist

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  • Que crève la gauche aussi (4) : « Un sauce-dem pour les gouverner tous ... »

    A l'heure où les mouvements sociaux ont été écrasés par le capital, les roses et les rouges peuvent tranquillement rafler la mise de nos espoirs brisés. Oui, puisque nous avons perdu, la bourgeoisie avance : c'est comme ça que ça marche. Que cela nous pousse dans les bras des réformistes ou des léninistes, c'est une autre histoire qui devrait être interrogée . Mélenchon n'est pas notre ami, et les soi-disant révolutionnaires qui veulent diriger eux-mêmes le pays pour notre plus grand bien non plus.

    « ... et dans la réforme les lier »
    Les Insoumistari

    I. the G.A.U.C.H.E.

    Le premier point, ça devrait être acquis : on peut mettre un bulletin dans une urne pour défendre nos intérêts matériels sans se mettre à lécher les pieds d'un gars qui dit très clairement qu'il veut continuer le capitalisme. On peut aussi ne pas mettre ce bulletin, d'ailleurs. Posons une chose : l'extrême-droite n'est qu'une tête de l'hydre. Ce qui doit être combattu ce n'est pas elle en soi, mais toutes les formes du capital. Se battre corps et âme à gagner cinq ans pour qu'au final un gars continue de faire tenir les rouages qui mènent au fascisme n'a aucun putain de sens. Rappelons à cet égard que les mesures « de gauche » sont toujours des mesures qui servent les racines de ce système de merde que sont l'étatisme et le capitalisme. La sociale-démocratie ici, c'est toujours le fascisme quelque-part, tout simplement parce que le capitalisme et l'exploitation impliquent des éléments fascisants dans leur production et leur reproduction. Or les gouvernements de gauche ne tiennent pas magiquement sur des lois complètement différentes de ceux de droite.

    Ces éléments réactionnaires sont contenus dans les programmes de gauche : sous le vernis des améliorations, ce qui est proposé est de maintenir et reproduire les fondements de la violence capitaliste. Taxer les gros capitalistes par exemple, beaucoup de gens trouvent ça super : ça veut juste dire que l'argent qu'ils gagnent en exploitant des travailleurs dans d'autres pays nous reviendra un peu plus à nous qu'à eux, que ça tombera un peu plus dans la poche de l'Etat et un peu moins dans celles du patronat. En gros, au lieu que les patrons bouffent eux-mêmes les produits du néo-colonialisme, c'est nous qui allons les bouffer un peu. Merci mais si c'est ça la grande différence de la gauche avec les autres, on va laisser...

    Voici un post instagram qu'on traduit un peu comme on peut, qui développe ce point et qui parle de HITLER mesdames et messieurs on est comme ça, dans la nuance, allons-y tout de go : « Adolf Hitler était un social-démocrate. Le génocide et le racisme mis de côté, c'était toujours un petit politicien de merde. Les gens comme lui existent encore de nos jours. Kamala Harris, Tim Waltz, Gavin Newsome... ils partagent la philosophie économique d'Hitler. La seule différence est qu'ils ne sont pas ouvertement des suprémacistes blancs (c'est débattable). La social-démocratie c'est du capitalisme avec un visage humain, et donc pour pouvoir prodiguer un petit paradis à ta population aryenne tu dois ou bien être engagé dans un état de guerre constant (l'Allemagne d'Hitler) ou bien tu dois avoir le Tiers Monde qui construit toutes tes merdes pendant que tu restes avantageusement assis au sommet du monde à jouer aux innocents (l'Europe du Nord). En résumé : la social-démocratie a toujours besoin de l'impérialisme pour fonctionner ». [1]

    Soyons clairs : c'est vrai. On réfute le terme « social-démocrate » pour parler de Hitler car pour nous ça renvoie précisément au courant réformiste du socialisme, mais on comprend l'idée et on est d'accord avec : tout ça c'est du capitalisme. Les versions plus ou moins fascisantes, plus ou moins sociales-libérales ou libérales-autoritaires, plus ou moins néo-réformistes du capital ne proposent pas de ruptures fondamentales les unes par rapport aux autres. Ce sont des modes de gestion, qui ont plus en commun qu'ils n'ont de différences.

    La pensée de gauche n'est ainsi pas une négation de la pensée de droite, elle en est une variante. Elle est celle qui consiste à refouler de nos esprits les aspects intrinsèquement fascistes et impérialistes du capitalisme pour se faire croire que c'est une question de gouvernement, et qu'il existe des « bons gouvernements », pour peu que les gens votent bien. Le système, lui, n'est pas remis en question. En gros : « on voudrait que les symptômes du capitalisme disparaissent mais les causes ne nous gênent pas. » Et, fonctionnellement : « on veut les avantages que l'exploitation et les oppressions du capitalisme nous octroient, mais on ne veut pas voir les rouages, ni que ça se passe ici ».

    II. La nature du fascisme

    Il y a dans la vision même qu'on s'est forgée de l'extrême-droite, et dans la construction de la gauche comme son antithèse, quelque-chose d'absolument raciste et dégueulasse : Hitler – revenons à lui – est vu comme une anomalie dans la normalité paisible, une incarnation de l'horreur au-delà de tout... Alors que les pays qu'il a combattus étaient des empires coloniaux. Ainsi quand Césaire dit que le fascisme est un « choc en retour », un retour en Europe des logiques politiques que les bourgeoisies blanches appliquaient à l'extérieur, c'est vrai. La seule chose « inacceptable » qu'Hitler ait faite, c'est de porter la logique coloniale au sein de l'Europe même : les horreurs, elles, sont pour les bourgeoisies d'une banalité totale. Il suffit de se rappeler que le capitalisme s'est en partie construit sur l'enrichissement dû à la production de canne à sucre, donc précisément sur l'esclavage, et que les Etats-Unis ont fondé leur Etat sur un génocide, et sur l'esclavage aussi. Tous appliquent les mêmes logiques, car ce sont les logiques du capital.

    Si les bourgeoisies allemande et italienne ont tenté aux alentours de 1930 d'envahir une partie de l'Europe, ça n'est donc pas par un machiavélisme supérieur de beaucoup à l'esprit noble et distingué de leurs homologues , mais justement parce que les autres forces européennes et américaines avaient déjà bouffé le « gâteau » et apporté la violence comme système partout où c'était possible. Il ne restait donc pas tant d'autre possibilité pour augmenter la captation de plus-value, point sans lequel une bourgeoisie s'écroule, que tenter l'annexion de pays déjà eux-mêmes coloniaux. En fait, ce qu'on appelle fascisme, et qu'on oppose à la « gauche », pourrait très bien correspondre à ça : quand l'horreur capitaliste arrive là où elle ne « devrait pas », c'est-à-dire sur nous. Tandis que le Front Populaire, qui a maintenu le colonialisme, peut être dit « antifasciste » car il a relégué la violence maximale, fondamentale au capital, un peu plus loin de la vue pour se contenter de la violence « acceptable » - déjà hardcore sa mère on est d'accord. Aucun pays, aucun gouvernement n'était pas atrocement criminel dans la deuxième guerre mondiale, il faut le comprendre, et l'analyse qui tente de faire de Hitler une exception, en opposant artificiellement extrême-droite et gauche – ou plus généralement extrême-droite et « république » - dans leurs fonctionnements profonds, cause énormément de dommages à l'analyse politique.

    C'est un point fondamental. Les massacres et les génocides, les systèmes concentrationnaires, les logiques débordant l'exploitation salariale pour tendre vers des formes de servitude plus ou moins avancées voire extrêmes ne sont pas des exceptions ou des aberrations du capital. Au contraire, elles sont son indispensable corollaire, son pilier de fonctionnement, elles sont la logique fondamentale de l'accumulation de la plus-value sans laquelle il ne tient pas. La différence entre les différents types de régimes capitalistes – fascistes, droitisants, ou de gauche, même « radicale » - ne tient pas à autre chose qu'au niveau de visibilité assumé de ce fait, et à quel point la violence concerne aussi les travailleur.euse.s au sein du pays même.

    III. Le mélenchonisme qui vient

    Alors quand on nous parle de « l'extrême-droite aux portes du pouvoir », une extrême-droite face à laquelle il faudrait se mobiliser en votant « gauche radicale » comme on devait voter Macron ou Chirac auparavant, la seule chose qu'on comprend, c'est que le brouillage des pistes a gagné. Les différentes fractions du capital ont bien su utiliser la propagande pour créer un mythe des « bon bourgeois contre les mauvais », mythe qui les arrange tous. Une grosse partie de la militance tombe dedans, décidant que le réformisme de gauche est le bien pour lequel il faut lutter corps et âme, bec et ongles, tractage aux municipales et posts insta moralisateurs. La lutte des classes est morte, vive le front de gauche. Et tant pis pour la révolution : car en démocratie, tous les cinq ans, il faut se mobiliser pour éviter le pire (le pire étant différent selon les circonstances). Et entre temps le faire pour les législatives, et le faire pour les municipales, et le faire pour les européennes, etc... Il reste peu de temps et d'énergie pour autre chose, à la fin. Tant que ces échéances rythment notre vie, la récupération est constante, le surgissement de la révolte court-circuité sans arrêt.*

    Il se joue parallèlement à cette captation de l'énergie dans les processus institutionnels une confusion bizarre entre ligne politique et conscience des oppressions. A écouter beaucoup de monde, on dirait que « être anti-oppressif » signifie texto « être sauce-dem », voire léninisant (car anti-impérialiste, etc). On a envie de dire que de ce point de vue le « wokisme » existe bel et bien, en tant que signe égal mis entre ces deux points, comme une obligation morale. Ainsi depuis que Mélenchon monte, on voit se multiplier les take type « les abstentionnistes / anarchistes qui allez pas voter Mélenchon, vous êtes pas les alliés que vous croyez ». On répond sans sourciller, depuis le courageux anonymat de cette brochure : « les sauces-dem qui faites passer votre ligne politique pour la réalité objective, vous êtes des sauces-dem avant d'être des alliés ou des concernés ». [2]Pouf, ça c'est envoyé, dans les dents.

    Car pour adhérer autant à la gauche il faut croire sans questions ce qu'elle dit d'elle-même. On nous excusera de pas gober le truc. Plongeons nous dans le mandat Mélenchon deux secondes. Sous LFI, les CRA existeront toujours, et vous verrez bien comment ils traiteront les étrangers ou les militants contre les frontières. Sous Mélenchon, la police existera toujours, même si sûrement un peu plus bridée, or la police n'a qu'un seul rôle, et elle le tiendra. Sous Mélenchon, le travail existera toujours, or le travail EST l'institution de l'exploitation, indiscernable de ses composantes les plus fondamentales : exploitation racialisée et genrée... qui fondent le racisme et le sexisme systémiques. [3] D'une façon ou d'une autre, Mélenchon continuera de nourrir les racines mêmes de ce qui finit par s'incarner sous la forme de l'extrême-droite, tout simplement parce que le seul moyen de ne pas les nourrir est de démanteler le capitalisme [4], chose dont il n'a aucune envie et qui ne viendra pas de lui. Lui, au contraire, se propose magnanimement en continuateur.

    Affirmer, comme la gauche le fait, qu'il pourrait exister un capitalisme moins suprémaciste, moins patriarcal, un capitalisme dont l'exploitation serait un juste régime salarial pour tout le monde est un mensonge absolu. Ce mensonge a une fonction : faire dériver les désirs d'émancipation dans des théories moins radicales, moins difficiles, moins absolument demandantes que la révolution. Il suffit de voter et de pousser tout le monde à le faire et hop ! ça sera bon. Ça permet à une partie de la militance de se sentir investie d'une mission d'éveil des consciences bien surplombante typique des socialos autoritaires. Et si c'est pas bon, tkt, dans cinq ans on repart. Nous, on pense que ça pue la merde. Qu'on a autre chose à foutre que de se mobiliser pour ça. Qu'on préfère pas faire semblant qu'on fait quelque-chose si ce quelque-chose c'est : servir les récupérateurs de nos colères et de nos espoirs, ces connards qui, en jouant la carotte entre les coups de bâton, participent à la paix sociale tout autant que la droite et l'extrême-droite. [5]

    IV. Que faire ? (lol)

    Donc rappelons quelques points qui nous paraissent très importants.
    1. Les révolutionnaires ne sont pas responsables de l'arrivée de la droite au pouvoir, même quand ils ne votent pas.
    2. La gauche n'est qu'une des formes du capital. Et c'est par une vision raciste/sexiste, car occultant les réalités impérialistes, suprémacistes, structurellement sexisantes du capital, que cette gauche parvient à se rendre acceptable voire « désirable ». Elle est à cet égard une saloperie sans nom, car elle distord la réalité du capital dans nos têtes, brouille la lutte des classes en la transformant en « lutte de la droite contre la gauche ».
    3. Ce point n'exclut ni le fait que les fractions dominantes de la bourgeoisie ne veulent pas de Mélenchon à la tête de l'Etat, ni qu'un mandat sous son gouvernement serait moins violent qu'un mandat sous n'importe quel autre parti présidentiable. Pour autant, il faut bien comprendre ce que veut dire ce troc : un peu moins de violence localisée et spécifique contre le maintien et la continuation de la violence partout ailleurs, dans l'écrasante majorité des sphères de la société. Le maintien et la continuation de la violence comme modèle d'organisation de la société. Et la paix sociale voire le soutien des militants à un mandat qui sert l'exploitation et son fonctionnement patriarcal-racial-écocide. Ce n'est pas notre programme.
    4. Être révolutionnaire ne consiste pas à faire le plus confortable : en l'occurrence, se rallier derrière le premier parti sauce-dem venu, même si sans révolution en vue d'ici là évidemment qu'on espère que ce sera plus lui que les autres connards encore pire. On a peur comme tout le monde, et bien sûr qu'on veut le moins de violence possible, et bien sur que si c'en est d'autres le niveau de violence sera un voire plusieurs crans au-dessus. Et bien sur que ça retombera sur les personnes oppressées, puisque le capital fonctionne comme ça. On n'est pas dans le déni, et la situation nous plait pas.

    Mais c'est juste pas la question. Si la situation en est là c'est pas à cause des abstentionnistes mais des défaites dans les luttes concrètes, défaites que l'électoralisme alimente en nous mobilisant sur les enjeux des bourges. Et défaites qui seront tout autant provoquées par une police de gauche qu'elles le sont par la police actuelle. On est pas là pour dire « Mélenchon c'est plus gentil que Retailleau alors vote Mélenchon », on est là pour tendre vers la conflictualité avec ceux qui permettent à ce système de se perpétuer.
    Si une propagande est à faire, c'est donc aussi bien pour démonter le discours de la droite et de l'extrême-droite que pour montrer en quoi Mélenchon fait partie du système capitaliste bien plus qu'il ne le combat, et en quoi le capitalisme est fondamentalement une horreur sans nom, sous toutes ses formes, de droite comme de gauche. Seul ce type de discours peut nourrir les buts que l'on poursuit, à savoir donner de la force à tout ce qui peut aller vers le renversement de ce putain de système de merde pour mettre en place le communisme/l'anarchisme. Dans cette optique, passer son temps à soutenir Méluche/ à ne taper que sur l'extrême-droite nous parait complètement contre-productif. En fait, donner notre temps et notre énergie à investir les échéances électorales, autrement que pour en montrer ou en attaquer la nature bourgeoise, nous semble être une putain d'aberration. On est pas la gauche, on veut pas l'être, on la vomit. Même si ça n'empêche pas qu'en attendant, en effet, nos défaites nous poussent à espérer plutôt lui qu'un autre.

    5. Enfin, quand on dit tout ça sur « lui plutôt qu'un autre » et etc, on veut quand même poser qu'on le dit en négatif, par rapport au programme des autres : oui, si c'est lui, ça n'est pas Le Pen, Philippe ou Retailleau. Mais le concernant lui, on n ‘a pas beaucoup d'attentes. Une partie de la sphère militante semble avoir fait de lui son nouveau Jésus en partant du principe qu'il fera tout ce qu'il a promis. On veut rappeler que c'est un politicien qui veut avant tout être élu. Pour le reste, ce qu'il voudra réellement faire, ce qu'il pourra réellement faire, c'est une autre histoire, mais rappelez-vous bien que Mitterrand aussi s'est présenté plusieurs fois avant d'être élu et ça l'a pas rendu plus radical dans les actes. De même, le Front Populaire en 36 a aussi été élu sur le sujet de « la menace fasciste » et les seules avancées réelles qu'il a mises en place sont celles que le prolétariat a contraint le patronat à accepter ; autrement, c'était un parti sauce-dem basique qui comptait pas faire grand-chose. Et qui a, comme tout bon parti de « gauche radicale » qui se respecte, détricoté tout ce qu'il pouvait de droits de notre camp durant le reste de son mandat. Il nous parait évident que Mélenchon élu, après quelques-mesures démago, va beaucoup, beaucoup, décevoir. Je veux dire, incarner et récupérer nos espoirs face à la montée de l'horreur du capital, c'est littéralement son boulot. Ça nous paraitrait vraiment bien si les voix militantes autour de cette campagne proposaient autre chose que la collusion basique avec la bourgeoisie.

    Conclusion

    Comme dans tous les moments d'élection, nos voix vont être plus inaudibles que d'habitude. C'est dans la révolte et les mouvements sociaux que nos aspirations existent et trouvent de l'écho : le terrain de l'Etat et des institutions est celui de la social-démocratie, depuis sa forme la plus légère et réformiste – Mélenchon – jusqu'au bout du spectre rouge qui tâche – léninistes, « radicaux », stals... Ils vont s'époumoner, ce moment est pour eux, mais au moins qu'on ne les laisse pas imposer leur vision autoritaire et la faire passer pour révolutionnaire là où on pourra l'empêcher [6]

    D'une façon ou d'une autre, une fois Mélenchon élu, c'est contre lui et sa police, et contre une partie des « militants » transformée en supplétifs informels – gauchistes syndicalistes et léninistes – , qu'on devra sortir dans la rue pour se battre. Non, la révolution ne sera pas plus avancée ni plus facile sous Mélenchon. De même qu'elle n'était pas plus « objectivement avancée » à l'époque de l'URSS ou du Front Populaire : ces gens-là ne sont tout simplement pas nos alliés. Si l'avancée de l'extrême-droite n'est pas une bonne nouvelle, le renouveau de la gauche et de « l'espoir » mystificateur qu'elle incarne ne le sont pas, et ne le seront jamais non plus.

    A5 A4

    [1] Le compte c'est commissar_howitzer après on fait pas la pub, c'est pas vraiment un anti-autoritaire

    [2] Oui c'est un peu un équivalent de « prout prout c'est celui qui dit qu'y est ». Mais des fois c'est un bon argument.

    [3] C'est pourquoi la gauche réformiste passe son temps à mettre le sexisme et le racisme du côté de la conscience, de l'éducation, de l'individu : ça permet d'effacer la réalité des oppressions, qui sont des composantes de l'exploitation, et qui ne peuvent qu'être reproduites si ces composantes ne sont pas démantelées.

    [4] A la fois en tant que structure, et en tant que rapport social

    [5] Et la paix sociale, on est d'accord, c'est la guerre sociale en train d'être perdue

    [6] Et ce, même s'ils utilisent pour ça tous les arguments les plus fallacieux – comme faire de leur ligne la seule envisageable si on « prend en compte le réel » ou mettre un signe égal entre « anti-autoritaire » et « privilégié ».

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  • En France, chaque entreprise du BTP doit reconstruire 3 fois plus de nids d’hirondelles que ceux détruits par des travaux

    Les nids artificiels représentent une réelle économie d’énergie pour ces oiseaux qui mettent dix jours pour construire un nid.

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  • Comment Novo Nordisk s’appuie sur l’intelligence artificielle et le cloud d’AWS pour accélérer les processus de découverte de médicaments

    Même le secteur pharmaceutique s’y met. La firme danoise Novo Nordisk a annoncé cette semaine renforcer sa collaboration avec Amazon Web Services (AWS) afin d’intégrer l’intelligence artificielle et le cloud dans les processus de découverte de médicaments.

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  • « Irresponsable et cynique » : le Canada brûle, son Premier ministre mise sur le pétrole

    Alors qu'une centaine d'incendies sont en cours dans l'ouest du Canada, le Premier ministre, Mark Carney, n'a jamais semblé aussi désintéressé par la question climatique. Au contraire, il pousse pour extraire toujours plus de pétrole.
    Montréal (Canada), correspondance
    En Colombie-Britannique, le feu de Bald Range a déjà ravagé plus de 150 km², l'équivalent de trois fois la superficie de Lyon, et emporté la vie d'une octogénaire qui tentait de fuir son domicile. Depuis samedi 8 août, la (…)

    Lire la suite - Info / Monde , Incendies
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  • Le Canada brûle, son Premier ministre mise sur le pétrole (et prend l'avion pour des vacances en Italie)

    Alors qu'une centaine d'incendies sont en cours dans l'ouest du Canada, le Premier ministre, Mark Carney, n'a jamais semblé aussi désintéressé par la question climatique. Au contraire, il pousse pour extraire toujours plus de pétrole.
    Montréal (Canada), correspondance
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  • Diagram-design - Des schémas à vos couleurs

    Diagram-design , c'est un skill pour Claude Code, Codex et Pi qui vous fabrique un schéma technique sous forme de fichier HTML autonome. Vous double-cliquez, ça s'ouvre dans le navigateur, et le diagramme est là, super clean et sans avoir à faire de build ou importer des images.

    27 types de diagrammes sont couverts, du schéma d'architecture au diagramme de séquence en passant par la machine à états, le Gantt et le quadrant, chacun en 3 variantes : claire, sombre et éditoriale. Bref, de quoi illustrer une doc ou un article de blog sans dessiner les boîboîtes vous-même, une par une comme dans un Excalidraw .

    Le type Loop, avec son moyeu de mémoire partagée. Les pointillés sont les écritures en retour.

    Il sait aussi partir de ce que vous avez déjà. Vous lui pointez un fichier draw.io ou un bloc Mermaid planqué dans un README, et il le reprend. Attention, ce n'est pas une conversion hein, mais un re-dessin (ça se dit ?? j'sais pas mais je m'en fous) complet. Il va même récupérer le diagramme embarqué dans un .drawio.png, vous savez, celui qui ressemble à du charabia quand vous ouvrez le fichier dans un éditeur.

    Ce qu'il jette au passage ce sont les coordonnées de la source, sa palette, ses polices, les connecteurs en diagonale de draw.io et la mise en page automatique de Mermaid. Ce qu'il garde par contre, ce sont les composants, les relations, les regroupements et le sens de lecture.

    À la fin de l'import, il rend même un genre de relevé de fidélité en vous indiquant les noeuds en entrée, les noeuds qu'il a dessinés et les noeuds orphelins qu'il a supprimé.

    Un fichier draw.io de 12 nœuds redessiné en niveau de détail équilibré, pour un billet de blog.

    La sortie se règle ensuite sur 4 critères. Le format d'abord, HTML, SVG ou PNG. Puis la taille, qui ne touche pas que le cadre. Une planche 16:9 destinée au vidéoprojecteur reçoit des libellés en 16px, une image de doc en reçoit des 12px.

    Le troisième critère élague votre dessin, avec 24 nœuds au maximum en mode fidèle, 12 en équilibré, 7 en simplifié, et la coupe suit toujours le même ordre : les décorations, puis les doublons, puis les grappes de feuilles, puis l'infrastructure.

    Le quatrième change le vocabulaire, mais pas le nombre de boîtes pour s'adapter au public à qui est destiné le diagramme. Pratique pour passer d'un diagramme hyper technique à quelque chose qui pourra être compris de la direction ou des commerciaux.

    Reste l'allure du diagramme... Vous lui donnez par exemple l'URL de votre site, il lit la page d'accueil, en tire la couleur de fond, celle du texte, celle des boutons et la pile de polices, puis range tout ça dans des rôles, et voilà vous avez le design de vos rêves.

    Mais surtout, avant d'écrire quoi que ce soit, il contrôle le contraste en AA. Si une de vos couleurs ne tient pas la route à la taille où vivent les libellés, entre 9 et 12px, il propose une valeur corrigée et explique pourquoi. Vous validez le diff, et le guide de style du skill est mis à jour pour tous les schémas suivants.

    Et au premier schéma dans un nouveau projet, il refusera même de partir sur le thème par défaut sans vous demander. Il vous proposera naturellement d'aller consulter votre site, de coller vos couleurs à la main, ou encore d'assumer le défaut en connaissance de cause.

    Côté installation, ça passe par les plugins pour Claude Code et Codex, par npx pour Codex, par une ligne pour Pi. C'est sous licence MIT et c'est gratuit. Tout est ensuite produit en local, et l'import Mermaid se contente de lire le texte, sans rendu ni appel réseau. Il n'y a que l'export PNG qui réclame un extra, à savoir Playwright, à installer à côté.

    Maintenant, c'est pas le même usage qu'un bloc Mermaid qui lui est destiné à évoluer en permanence. Là c'est vraiment pour faire des rendus sous la forme d'une image finie et jolie. Donc à vous de voir !

    À découvrir ici !

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  • L'antitsiganisme : un racisme d'État assumé !

    Les déclarations récentes de Gabriel Attal contre les « gens du voyage » sont indignes d'un responsable politique qui prétend incarner l'État de droit, en se portant candidat à la plus haute fonction de l'État. En présentant les installations de caravanes comme un « pur scandale », en affirmant que des terrains seraient « pris d'assaut » et en promettant des sanctions « fermes et exemplaires », Gabriel Attal ne répond pas à une difficulté administrative : il désigne une population entière à la vindicte publique.
    L'UJFP condamne cette rhétorique stigmatisante. Elle transforme une question réelle — l'insuffisance des aires d'accueil et le non-respect des obligations publiques — en procès collectif contre les personnes qui vivent en caravane. Cette rhétorique reprend ainsi les ressorts classiques de l'antitsiganisme : essentialisation, suspicion généralisée, criminalisation d'un mode de vie et appel à l'expulsion. Source: UJFP
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  • En train avec un vampire

    - Article rédigé par l'ami Remouk (DansTonChat) - Merci à lui -

    Il y a quelques années je vous ai parlé d'un gros coup de cœur dans le style puzzle / énigme : A Monster's Expedition , créé par l'équipe de chez Draknek & Friends . Ils ne se sont pas arrêtés en si bon chemin, et proposent un nouveau concept aussi farfelu qu'ingénieux : bienvenue à bord du Spooky Express ! 👻

    Le principe est plutôt simple : amener à bon port (ou plutôt, à bonne gare) les différents personnages disposés sur la map. Sauf qu'il faut remplir à chaque fois certaines conditions : amener les vampires dans leurs cercueils, les zombies dans leurs tombes, les humains à la sortie, sans qu'ils se fassent manger... Sauf quand c'est nécessaire. xD

    Charger la vidéo depuis YouTube Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

    À nous de créer le chemin avec des rails. Si le nombre de rails que l'on peut poser est infini, on ne peut pas faire le moindre croisement ! C'est là que ça commence à devenir compliqué, ou en tout cas, que ça nous demande une once de jugeote.

    Ça commence facilement, très facilement, puis chaque niveau apporte une nouvelle astuce, voire une nouvelle mécanique : la progression est vraiment très bien faite et le jeu se renouvelle régulièrement. On est poussés à avancer pour découvrir la suite. Ce n'est jamais trop frustrant car on a toujours le choix entre plusieurs niveaux, on avance à notre rythme.

    Bon ok, parfois c'est frustrant, on retourne un problème dans tous les sens en se disant que c'est impossible... Puis on y revient le lendemain et on trouve du premier coup... Un classique. Ou pire, on montre à un pote qui nous donne immédiatement la solution. :D Bref, un jeu de puzzle / énigme !

    Aucun bug à déplorer, une réalisation au poil, un univers cruel mais mignon, je recommande chaudement !

    Spooky Express est disponible sur Steam , Itch.io , Apple Store , Google Play

    P.S. C'est la suite spirituelle d'un de leurs jeux précédents : Cosmic Express, auquel je n'ai pas joué.

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  • Les pesticides peuvent voyager dans l’air sur des milliers de kilomètres

    Les pesticides ne sont pas présents dans l’atmosphère sous forme de gaz uniquement. Ils peuvent aussi se fixer à des poussières ou à des aérosols en suspension dans l’air et se dégrader beaucoup plus lentement.

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  • À peine lancés en France, les résumés générés par IA de Google déclenchent une nouvelle bataille avec les éditeurs de presse

    L’Alliance de la presse d’information générale (Apig), qui représente près de 300 titres, a annoncé ce 11 août avoir saisi l’Autorité de la concurrence au sujet des AI Overviews et AI Mode, deux services de Google lancés en France fin juillet dernier. Ces derniers transforment progressivement le fonctionnement du moteur de recherche.

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  • Comment suivre la conférence Google Pixel 11 avec Trevor Noah à l’animation

    L'ex-animateur du Daily Show, qui s'était notamment fait connaître ici en attaquant l'Équipe de France en 2018, succède à Jimmy Fallon dans l'animation de la conférence Google Pixel. Le géant américain devrait dévoiler 4 nouveaux téléphones dans la soirée du 12 août.

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  • Wayland-Wheeltani - L'autoscroll qui survit au débranchement

    Lucas, lecteur de Korben.info, m'a écrit pour me montrer Wayland-Wheeltani , son outil qui ramène l'autoscroll au clic molette sous Wayland, et qu'il met à jour depuis ce printemps. C'est un peu dans l'air du temps de ce genre d'outils puisque fin juillet, je vous parlais déjà de midscroll , qui règle le même manque sous Linux. Wayland-Wheeltani vise le même geste, mais avec une idée nouvelle que l'autre n'a pas.

    Le geste, donc... Vous le connaissez, on maintient le bouton du milieu, on éloigne la souris du point d'appui, et la page défile dans cette direction. Plus on s'éloigne, plus ça accélère et si on relâche, ça s'arrête net. Et si on repasse de l'autre côté du point de départ, hé bien le défilement s'inverse sur cet axe.

    Toutefois, un mouvement minuscule ne déclenche rien, ce qui fait que sous le seuil, le clic molette reste un clic molette, collage de la sélection compris. Et comme le programme déchiffre les mouvements de la souris au niveau du noyau pour réémettre un genre de molette virtuelle, les applications au-dessus n'en savent rien. Pour elles, c'est juste une molette de souris ordinaire.

    L'écart sur la méthode de fonctionnement avec Midscroll, c'est que Wayland-Wheeltani ne se lie pas à votre souris par son fichier dans /dev/input, dont le numéro bouge à chaque branchement, mais bien par son identifiant USB constructeur et produit. Le réglage survit ainsi aux redémarrages et aux changements de port, et le service la retrouve seul quand vous la rebranchez. C'est super si par exemple vous utilisez à certains moments un dock externe.

    Le filtre par application, lui, existe des deux côtés, mais ne fonctionne pas dans le même sens. Midscroll démarre avec FreeCAD, OrcaSlicer et Minecraft déjà blacklistés alors qu'avec Wayland-Wheeltani, rien n'est filtré au départ, et vous pouvez exclure des applications ou n'en autoriser que quelques-unes grâce à une commande donnant l'identifiant précis de la fenêtre active. Hyprland, Sway et i3 sont ainsi supportés en direct, GNOME avec une extension fournie, KDE avec kdotool. Et l'autoscroll, lui, marche sur toute session Wayland.

    Pour le reste, il faut une session Wayland, systemd en mode utilisateur et l'accès à /dev/uinput. L'installation dépose une règle udev visant votre souris, ce qui évite de faire tourner le service en root au quotidien.

    Après la limite, vous la connaissez puisqu'elle est dans le nom : Wayland-Wheeltani ne couvre que Wayland, là où midscroll gère aussi X11. Donc si votre session est encore en X11, vous n'aurez pas le choix. Par contre, si elle est en Wayland et que vous passez votre temps à débrancher / rebrancher votre souris et qu'elle change de port sans cesse, c'est celui-ci qu'il vous faut.

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  • Google suspend la génération d’images par IA dans Google Earth

    Google n’aura laissé fonctionner son nouvel outil qu’une journée. Présentée le 30 juillet 2026, la fonctionnalité permettait aux utilisateurs de Google Earth sur le web de sélectionner un lieu, puis de demander à Nano Banana 2, le modèle de génération d’images de Google, d’en produire une nouvelle représentation à partir des données satellites, aériennes ou 3D disponibles dans le service.

    L’expérience devait notamment permettre de visualiser des projets immobiliers, de recréer des environnements historiques ou d’imaginer la transformation d’un quartier. Mais la possibilité de partir d’un lieu bien réel pour produire une scène fictive a rapidement montré ses limites. Des chercheurs et journalistes sont parvenus à générer des représentations de situations qui n’avaient jamais existé, notamment dans des zones de conflit ou autour de sites sensibles. Dans les tests rapportés par BBC Verify, des images montraient par exemple des chars russes à Kiev, une centrale nucléaire fictive en Iran ou encore un hôpital à Gaza entouré de traces supposées de bombardement.

    Google a finalement retiré temporairement la fonction le 31 juillet. Le groupe a expliqué vouloir renforcer ses garde-fous après la diffusion de contenus susceptibles d’enfreindre ses règles. Les créations comportaient pourtant des mécanismes permettant d’indiquer leur origine artificielle et n’étaient pas intégrées aux images publiques de Google Earth. Elles pouvaient néanmoins être exportées et circuler hors de la plateforme, privées de leur contexte initial.

    L’épisode dépasse ainsi la seule question des deepfakes générés par IA. Google Earth constitue depuis longtemps une source utilisée pour observer, documenter ou vérifier un lieu. En permettant de produire une image artificielle directement à partir de cet environnement, l’outil brouillait la frontière entre représentation du territoire et génération de contenu.

    Les journalistes de BBC Verify ont également constaté que certains dispositifs de détection pouvaient échouer à identifier correctement ces images synthétiques. Pour les professionnels de l’OSINT, du fact-checking ou du renseignement, la vérification de la provenance d’une image devient donc aussi importante que sa géolocalisation. Google indique que la fonctionnalité restera suspendue le temps de mettre en place des protections supplémentaires.

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  • «On n’est plus en sécurité chez nous» : après un été caniculaire, ces Français cherchent activement à déménager

    «Plus les jours passaient, plus mon angoisse montait. J’ai fini par perdre l’appétit. J’ai même eu des idées très noires», raconte Aude, qui vit dans un logement mal isolé de la chaleur à Paris. © Aurore Chapon

    Les canicules qui se succèdent en France métropolitaine depuis le mois de mai mettent les corps, les esprits et toute la société à rude épreuve. À Albi (Tarn), Pauline Paredes étouffe depuis des semaines dans son logement social du centre-ville – une «bouilloire», selon ses mots. À bout, elle confie à Vert : «D’ici l’été prochain, il faut que j’aie quitté cet appartement.»

    Les pics de températures à 40 voire 41 degrés Celsius (°C) mesurés dans la ville en juin et juillet ont eu raison de la jeune mère de 36 ans. «Nous vivons dans un bâtiment qui emmagasine la chaleur. Une fois qu’elle est entrée, c’est très difficile de la faire sortir. Avec mon bébé de 10 mois, on vit un enfer depuis le début de l’été, rapporte-t-elle. On dit souvent que, pour un enfant de cet âge-là, la température ne doit pas dépasser 26°C. Chez nous, elle peut grimper jusqu’à 32, voire 34°C.»

    Depuis plusieurs semaines, le coucher s’est transformé en un rituel épuisant. «La climatisation mobile que j’ai installée fait trop de bruit. Elle empêche mon fils de dormir, déplore Pauline Paredes. Alors, j’ai commencé à descendre au sous-sol de l’immeuble, le seul endroit où il parvient à trouver le sommeil. Tous les soirs, je l’y endors, puis je le remonte chez nous en espérant qu’il ne se réveille pas. Et sinon, je recommence, en boucle.»

    «Cet été a marqué un tournant, confie-t-elle encore. Quand on m’a présenté l’appartement l’an dernier, j’étais très heureuse d’y emménager parce que c’est un immeuble récent qui donne sur la belle cathédrale, dans un appartement refait à neuf, tout propre, avec deux chambres…» Mais après deux étés à suffoquer, elle veut partir : «Je viens de refaire une demande de logement social, raconte-t-elle. Ce n’est plus tenable.»

    «Il faut partir dès cette année»

    À Paris, Aude* a, elle aussi, durement subi les canicules. «La température est montée jusqu’à 33°C : le carrelage et les robinets étaient chauds, tout l’intérieur était brûlant… Il était quasiment impossible d’échapper à la chaleur», raconte cette graphiste de 29 ans.

    Peu à peu, sa santé mentale vacille. «J’ai commencé à faire des crises d’angoisse et à me réveiller avec la boule au ventre. Je souffre d’éco-anxiété depuis longtemps, mais c’est devenu vingt fois pire. Plus les jours passaient, plus mon angoisse montait. J’ai fini par perdre l’appétit. J’ai même eu des idées très noires», confie Aude.

    Elle et Pauline en sont convaincues : leurs immeubles n’ont pas été conçus pour protéger leurs occupant·es des fortes températures. Isolation insuffisante, mauvaise ventilation, absence de volets… Près d’un Français sur trois juge d’ailleurs son logement insuffisamment isolé contre la chaleur, d’après une récente étude de la Fondation du logement. Parmi les plus vulnérables figurent les passoires énergétiques (classés F ou G au diagnostic de performance énergétique) : au 1er janvier 2025, la France en comptait encore 3,9 millions, selon le gouvernement.

    Pour Aude, ce début d’été 2026 «a vraiment été celui de la bascule. C’était la première fois que je vivais une telle catastrophe climatique. Même si, avec ma femme, nous adorons notre appartement, nous avons réalisé, pour la première fois de notre vie, que nous n’étions plus en sécurité chez nous.» Avant l’été, le couple envisageait déjà de quitter Paris d’ici 2 à 3 ans. «Mais après ce qu’on a traversé, on s’est dit qu’il allait falloir partir dès cette année», raconte-t-elle.

    «Je préfère encore devoir supporter la neige»

    Partir, oui, mais pour aller où ? Quels sont les territoires où il fera bon vivre dans les prochaines décennies sachant que l’Hexagone, d’après Météo France, pourrait connaître des pics de températures allant jusqu’à 50°C en 2050 ? Pour Aude et sa femme, le choix s’est arrêté sur la Bretagne. «Ce n’est pas une décision neutre. En plus de l’attachement que nous avons toutes les deux à cette région, on sait qu’il y fait plus frais», détaille Aude.

    Pour Sarah Blanc-Garin, professeure des écoles – qui envisage elle aussi de déménager –, pas question d’habiter plus au sud que Paris. Cette jeune femme de 30 ans qui vit dans l’Aisne s’apprêtait, il y a quelques semaines encore, à acquérir une maison à Nurret-le-Ferron, dans l’Indre. «Elle était parfaite, l’environnement était vraiment super. Mais quand j’ai vu qu’il faisait 40°C en période de canicule là-bas, je me suis rétractée. Je me suis dit que je ne supporterais pas d’y vivre. Que si c’était pour re-déménager ailleurs dans 15 ans, ça n’était pas la peine», expose-t-elle.

    Axelle* et sa famille misent, elles, sur le nord des États-Unis ou le Canada. Voilà deux mois que cette Perpignanaise et ses trois enfants vivent «enfermés dans le noir» pour se protéger du soleil. «On oscille entre 34 et 38°C dans l’appartement, même hors canicule. Je suis en train de péter un câble, rapporte-t-elle. Avec toutes ces chaleurs et ce ras-le-bol, je me suis dit que c’était maintenant qu’il fallait partir. Je préfère encore supporter le froid et la neige tout l’hiver plutôt que de subir de nouveau des étés aussi chauds.»

    Vers une nouvelle vague d’exode urbain ?

    Sarah, Aude et Axelle se considèrent-elles comme des réfugiées climatiques ? Axelle hésite encore à reprendre le terme à son compte : «C’est un mot que je trouve triste, alors je ne l’emploie pas. Mais c’est bien ça. Au fond, je sais que j’en suis une.»

    Migrer pour échapper à la ville, au «tout-béton» : la tendance s’accélère depuis les années 2000. Joint par Vert, le géographe Guillaume Faburel, professeur à l’université Lyon-II (Rhône), estime qu’«environ 100 000 personnes quittent chaque année les territoires métropolitains pour rejoindre le périurbain et, de plus en plus, les campagnes». Selon lui, ce chiffre va progressivement doubler sous l’effet «des canicules, des incendies et de phénomènes environnementaux de plus en plus cataclysmiques».

    «Le Covid a représenté une sixième vague d’exode urbain, avec un nombre croissant de personnes décidant de quitter les villes pour gagner des endroits qu’elles estiment plus vivables sur le plan environnemental», poursuit le chercheur. L’été 2026 amorcera-t-il une septième vague ? «Il est encore trop tôt pour le dire : on ne peut pas le prévoir. Mais un cap a été franchi, juge-t-il. Dès lors que les corps sont directement affectés, le désir de partir peut se concrétiser.»

    Encore faut-il en avoir les moyens. Actuellement sans emploi ni ressources, Pauline Paredes se sent pour l’heure «prisonnière» de son logement. «Pour retrouver un appartement, c’est un enfer. À Albi, les seuls qui disposent d’une bonne isolations sont des Airbnb, expose-t-elle. Et puis, ici, j’ai tout mon réseau social et professionnel. Si je veux changer de région, je sais que j’aurai encore plus de difficultés à retrouver du travail».

    *Le prénom a été modifié.

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  • Cyberattaque chez CEVA Logistics : données de clients Steam exposées

    Valve a commencé à prévenir certains de ses clients européens après avoir été informé, le 7 août 2026, d’une cyberattaque ayant touché CEVA Logistics. Cette filiale de CMA CGM assure notamment l’expédition en Europe des équipements physiques commercialisés par Steam. Selon les informations communiquées aux utilisateurs concernés, l’intrusion s’est produite entre le 29 juillet et le 1er août. Les serveurs de Valve et la plateforme Steam n’auraient pas été directement compromis : l’attaque concerne les systèmes du prestataire auquel certaines informations nécessaires aux livraisons étaient transmises.

    Noms, adresses et informations de commande compromises

    Les données potentiellement accessibles aux attaquants comprennent le nom et prénom des clients, leur adresse postale, leur pays, leur numéro de téléphone, l’adresse électronique associée au compte Steam ainsi que des informations relatives au matériel commandé et à son prix. Les données bancaires, mots de passe et codes Steam Guard ne feraient en revanche pas partie des informations compromises, CEVA Logistics n’y ayant pas accès. Valve a choisi d’alerter largement les acheteurs susceptibles d’être concernés, son prestataire pouvant conserver certaines données de livraison pendant une période allant jusqu’à 90 jours.

    Un risque accru de phishing ciblant les clients Steam

    Si les informations dérobées ne permettent pas directement de prendre le contrôle d’un compte Steam, leur combinaison peut faciliter des campagnes de phishing particulièrement crédibles. Un attaquant pourrait par exemple reprendre le nom d’un produit réellement acheté, l’identité du client ou son adresse pour simuler un problème de livraison ou réclamer de faux frais supplémentaires. Dans ses recommandations officielles de sécurité, Steam appelle notamment ses utilisateurs à se méfier des sollicitations non demandées prétendant provenir de son support et à vérifier les sites sur lesquels ils saisissent leurs identifiants. L’incident dépasse par ailleurs le seul écosystème Steam : plusieurs entreprises clientes de CEVA Logistics en Europe ont également signalé une possible exposition de données après la cyberattaque.

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  • La «décolonisation» des musées peut-elle être autre chose qu’un slogan?

    Les grands musées occidentaux sont de plus en plus critiqués, accusés de prospérer sur les legs des conquêtes coloniales. Si certains ont engagé des transformations aux allures de «décolonisation», des penseurs décoloniaux estiment qu’il s’agit d’un leurre, persuadés que ce cheminement n’a de sens qu’à l’échelle de la société entière.
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  • La toute première Nintendo Switch 2 collector risque de ravir les fans de Zelda

    Une fuite massivement partagée sur le web montre des photos d'une possible Nintendo Switch 2 collector. Ce serait la toute première, et elle se mettrait aux couleurs de The Legend of Zelda.

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  • Je t'écoute. Tu m'écoutes

    Compte rendu de la commission mandatée par la commission Bloquons Tout Paris du lundi 20 juillet 2026

    Règlement des prises de parole dans la commission BLOQUONS TOUT
    Tu me laisses parler. Je t'ai écouté. Donc tu me laises parler. TU ME LAISSES PARLER . Je t'ai écouté. DONC TU ME LAISSES PARLER
    (etc etc)

    Motion concernant ce réglement de prise de paroles

    Tu m'écoutes, je t'écoute et tu me laisses parler sont des phrases de domination permettant de cadrer et d'enfermer la problématique de la discussion dans un seul sujet, celui défini par celui qui a pris la parole et qui entend contrôler par tous les moyens la finalité de sa prise de parole.
    L'écoute n'est pas le respect, le droit, le devoir et le mérite. L'écoute n'est pas retour sur investissement. Notre écoute n'est pas celle d'Emmanuel Macron, de Marine Le Pen, de Jean Luc Mélenchon, des représentants du Syndicat Unitaire et Démocratique (SUD), du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), du parlement, du directeur du personnel, de l'école et des associations.
    L'écoute est l'expérimentation et le partage de nos souffrances qui deviendront peut-être des actes. Désormais nos réunions, l'éducation populaire, les coordinations, les ateliers de travail de réflexion, les congrès et nos manifestations deviendront des ripostes et du désordre proclamé comme désordre par les professionnels de l'écoute.
    Notre écoute est fondée sur le désir, elle n'est pas fondée sur l'échange commercial et elle deviendra une énergie collective incontrôlable, puisque dénuée du sens unique, de la visibilité, du plan comptable et de l'ouverture aux autres.
    Qui aurait pu prévoir que l'absence d'écoute suivie d'actes chers à Victor Hugo et d'autres humanistes à l'écoute deviendraient des drones et la destruction des chars et de la barrière de sécurité ?
    Qui se souviendra des trois millions de manifestants défilant contre la réforme des retraites avec comme mot d'ordre parfaitement justifié le mot d'ordre de la lutte contre la réforme des retraites ?
    Désormais, nous tournerons en rond devant les supermarchés le dimanche, le samedi ou le vendredi soir après 19 heures 41, sans porte-paroles, sans but, sans votre raison et sans votre encadrement destiné à encadrer vos crises de panique. La répétition est la subversion de leurs victoires et de leur ordre ordonné par l'écoute tolérante.

    Merejkowsky

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  • Zero bébé à la rue !

    Le mouvement « Zéro bébé à la rue » désigne une mobilisation citoyenne et associative (portée notamment par le Pôle de santé des Envierges et RESF à Paris) qui dénonce la présence de nourrissons et de jeunes enfants sans abri. Rendez-vous tous les premiers lundis du mois de 19 à 20h devant l'Hôtel de Ville de Paris

    L'action « zéro bébé à la rue » continue tous les premiers lundis du mois.

    Nous étions lundi 3 août devant l'hôtel de ville de Paris au niveau du 31 rue de Rivoli entre 19h et 20h pour notre rassemblement mensuel,

    Pour dire NON à l'inacceptable.

    Pour dire notre indignation devant la suppression de 1 200 nuitées hôtelières qui accentuent les remises à la rue :

    Pour dire notre soutien à la grève des travailleur.euses du 115 de Paris.

    Pour dire notre solidarité avec Utopia et les familles qui sont depuis plus de 10 jours sur le parvis du Samu Social, 15 rue Jean Baptiste Berlier Paris 13e près du tramway avenue de France.

    Parce que la précarité de nos plus jeunes est un danger pour leur santé physique et mentale actuelle et à venir,

    Parce qu'il n'est pas admissible, tolérable qu'en 2026, des femmes enceintes, des bébés et des enfants dorment dans la rue en France,

    Parce que des solutions sont possibles comme nous l'avons constaté pendant la crise sanitaire du Covid (tous les sans-abris ont pu être mis à l'abri),

    depuis deux ans, « Zéro Bébé à la Rue » manifeste les premiers lundis de chaque mois de 19h à 20h devant l'Hôtel de Ville de Paris (31 rue de Rivoli).

    Le contexte :

    Dans Paris et en Île-de-France, faute de logements ou de places d'hébergements, de nombreuses personnes dorment dans les rues, dans les parcs, dans les écoles, dans les gares et dans les salles d'attente des hôpitaux.

    Le 19 août 2024, 2043 enfants dorment à la rue (dont 467 âgés de moins de 3 ans), en cette veille de rentrée scolaire. Ces chiffres sont sous-évalués puisqu'ils ne concernent que les familles qui ont appelé le 115 (Baromètre Enfants à la Rue, UNICEF et Fédération des Acteurs de la Solidarité, août 2024).

    Ce qui était impensable il n'y a pas si longtemps, est devenu une réalité insupportable : des femmes enceintes, des bébés, des enfants ne sont pas protégés et dorment dehors.

    Bien que des dispositifs de mise à l'abri existent, ils sont insuffisants.

    Notre collectif « Zéro Bébé à la Rue » a décidé de mettre en place une action de protestation, de mobilisation citoyenne, qui sera caractérisée par sa répétition mensuelle. Cette action se poursuivra jusqu'à ce que ce problème prioritaire de santé publique soit réglé. le gouvernement s'est engagé, à l'automne 2022, à ne plus avoir aucun enfant à la rue. Nous demandons que cet engagement soit respecté.

    Qui sommes nous ?

    Nous sommes un groupe de soignantes, de parents et d'enseignants, regroupés depuis plusieurs années dans le collectif RESF Titon-Souzy-Pilâtre, Paris 11e.
    Révoltés par ce que nous voyons, nous avons interpelé le Pôle de Santé des Envierges, qui a décidé de porter l'action.

    Le Pôle de Santé des Envierges est une association de soignants du 20e arrondissement, dont l'objectif est le travail en équipe, l'accès aux soins et la diminution des inégalités sociales de santé.

    Nous étions lundi 3 août devant l'hôtel de ville de Paris au niveau du 31 rue de Rivoli entre 19h et 20h pour notre rassemblement mensuel,

    Pour dire NON à l'inacceptable.

    Pour dire notre indignation devant la suppression de 1 200 nuitées hôtelières qui accentuent les remises à la rue :

    Pour dire notre soutien à la grève des travailleur.euses du 115 de Paris.

    Pour dire notre solidarité avec Utopia et les familles qui sont depuis plus de 10 jours sur le parvis du Samu Social, 15 rue Jean Baptiste Berlier Paris 13e près du tramway avenue de France.

    Karine Brochet

    Mady Denantes

    Pole de santé des Envierges

    RESF Titon Souzy Pilatre

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