Au sommaire de Bruits de tôles le 17 septembre 2026 Lecture par l’équipe de L’Envolée de l’introduction du livre Mange ta peine. Les recettes du prisonnier à l’isolement (Éditions du bout de la ville), qui a valu à son auteur d’être tranféré en QLCO Des mutilations dont on ne parle pas souvent, les mutilations génitales causées par la police et l’administration pénitentiaire
Source : taz - Allemagne
Lire la traduction automatique en français
Source : La Brèche
Le numérique investit de plus en plus les écoles. Depuis vingt ans, l'équipement en tablettes, tableaux interactifs et logiciels ont englouti des milliards d'euros publics. Mais ces outils sont-ils vraiment utiles et surtout efficaces, questionne La Brèche. En pratique, les enseignants signalent des équipements mal entretenus, vite obsolètes et parfois inutilisables. La Cour des comptes parlait déjà en 2019 d'un « concept sans stratégie à deux milliards d'euros ». Derrière cette fuite en avant, l'article pointe un marché colossal pour les géants du numérique, tandis que des classes ferment et que les moyens manquent. Côté élèves, le bilan est loin d'être probant : ces investissements n'ont pas amélioré les résultats scolaires et l'exposition accrue aux écrans soulève des inquiétudes sanitaires. La Brèche pose donc la question : l'école a-t-elle réellement besoin de tous ces écrans ?
Source : L'Humanité
Format : vidéo
Source : La BrècheLe collectif syndical antifasciste publie également une brochure qui retrace son histoire.
- InitiativesUne soixantaine d'opposant.e.s s'étaient donné.es rendez-vous devant la salle, pour faire du bruit
- InitiativesQuand ?
Le 4 octobre de 14h à 17h
Où ?
EDMP 8, impasse Crozatier 75012 Paris
Après-midi projection-débat
Dimanche 4 octobre 2026, 14-17h
Le ministre de l'Éducation nationale a décidé que, à l'occasion du 11 novembre, devaient avoir lieu des cérémonies dans tous les établissements scolaires pour célébrer les soldats morts « pour la France » : lors de la Première et Seconde Guerre mondiale, lors des guerres coloniales des années 60, lors des récentes opex... Ces cérémonies peuvent avoir lieu en présence de l'armée et d'élu.es politiques de tout bord. Il n'est prévu ni de rendre hommage à toutes celles et ceux qui sont mort.es À CAUSE de la France, ni à toutes celles et ceux qui se sont battu.es pour la paix et la fin des guerres impérialistes et coloniales. Ces cérémonies ne sont rien d'autre que du bourrage de crâne militariste !
Afin de comprendre, discuter, s'organiser, Émancipation tendance intersyndicale vous propose une après-midi en deux temps :
– 14h15-15h45 : Projection de "Mister Nobody contre Poutine".
Ce documentaire réalisé par un enseignant russe montre, au jour le jour, comment les établissements scolaires se militarisent à partir de l'envahissement de l'Ukraine.
– 16h00-17h00 : Discussion sur la situation française
Circulaire sur la mise en place des cérémonies du 11 novembre, future loi Blanchet visant à « renforcer l'enseignement à la défense nationale », guide « Acculturer les jeunes à la défense »... Comment mettre un coup d'arrêt à l'embrigadement des élèves ?
Rdv dès 14h00, dimanche 4 octobre 2026
à l'EDMP, 8 impasse Crozatier, Paris 12e
Accès : Gare de Lyon, Reuilly-Diderot, Ledru-Rollin
Entrée prix libre
Quand ?
Le 24 septembre de 19h à 21h
Où ?
Librairie Publico 145 Rue Amelot 75011 Paris
La Librairie Publico organise un débat autour de deux ouvrages :
– Les Assoiffeurs. Enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau
Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s'abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Fabien Benoit et Nicolas Celnik livrent ici les résultats d'une enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l'eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s'annonce, avec le soutien de l'État.
Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technologique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d'enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l'eau.
– L'eau, une affaire d'État
Fin mars 2023, quelques mois après la sécheresse historique de 2022, le président de la république Emmanuel Macron annonce un « plan Eau », dont les mesures traduisent une timide prise de conscience des effets du changement climatique. Au cours des trente dernières années, la gestion de l'eau avait pourtant reçu des moyens importants pour préserver ou restaurer les cours d'eau, les zones humides et la biodiversité des milieux aquatiques. Ce processus d'écologisation fait désormais face à des régressions délibérées, actées au sommet de l'État : un véritable renoncement écologique.
Fabien Benoit est journaliste et auteur-réalisateur de films documentaires. Il a publié notamment "The Valley. Une histoire politique de la Silicon Valley" (Les Arènes, 2019) et réalisé "The Last Town, une ville contre la Silicon Valley" (Arte, 2023).
Nicolas Celnik est journaliste indépendant et travaille pour Libération, Fracas, Reporterre et Le Monde. Il est l'auteur, avec Fabien Benoit, de "Techno-luttes. Enquête sur ceux qui résistent à la technologie" (Seuil, 2022), et de la bande dessinée "Un grain de sable dans la machine" (Le Passager clandestin, 2026) avec Juliette Brigand.
Sylvain Barone est chercheur en sciences politiques à INRAE, au laboratoire G-Eau (Montpellier). Ses recherches portent sur l'action publique en matière d'environnement, notamment à travers la gestion de l'eau, l'adaptation aux risques littoraux, la politisation des questions climatiques et le traitement judiciaire des atteintes à la nature, en France et aux États-Unis.
Tables rondes autour du sport populaire, antifasciste et inclusif
- Initiatives / Football, Rencontres et débatsDimanche 20 septembre, plus de 50 000 personnes se sont rassemblées à Paris et dans d’autres villes contre la proposition de loi sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre. Dans le cortège parisien, élus, collectifs et familles de victimes dénoncent un texte qui marque une nouvelle étape dans l’impunité policière.
The post « On ne laissera pas faire » : les familles de victimes mobilisées contre le « permis de tuer » appeared first on Bondy Blog.
Partout en France, des maires « apartisans » rejoignent officiellement les rangs du RN avant les élections sénatoriales du 27 septembre. Une stratégie du parti de Marine Le Pen tournée vers les communes rurales pour s'implanter au Sénat.
Après avoir fait campagne sans étiquette aux municipales, ces élus dévoilent leur vraie tendance. À l'approche des élections sénatoriales, qui se tiendront le 27 septembre, ils sont nombreux à être venus grossir les listes du Rassemblement national (RN). (…)
Assemblée générale mardi contre les politiques d’austerité, les frais differenciés, le gel et la suppression des APL ainsi que la hausse des frais d’inscription.
Rdv mardi 22 septembre 12h, hall Censive
Vous pouvez désormais retrouver tous les sites noblogs.org, tels que xy.noblogs.org, sur xy.nUblogs.org.
À la fin du mois d’août, le gouvernement des États-Unis a fait tomber Autistici/Inventati (A/I), et avec lui les sites Noblogs. https://nantes.indymedia.org/autistici-inventati-designe-organisation-terroriste-internationale-par-les-etats-unis
A/I a par la suite déclaré :
« Croissez et multipliez. Copiez-nous. Copiez ce que nous avons fait. Copiez le code que nous avons utilisé. Copiez l’idée à laquelle nous avons voulu donner forme. Ou prenez juste ce dont vous avez besoin et refaites-le à votre sauce. S’il y a une chose dont nos opposants ont peur, qu’ils détestent–maintenant, dans le passé, et à jamais–c’est notre capacité à répandre le virus de l’auto-gestion et l’auto-détermination et à répliquer les infrastructures de résistance comme une figure fractale.
Autistici/Inventati ce n’est pas seulement nous. Autistici/Inventati peut mourir, mais des miliers sont déjà nés et des milliers d’autres vont émerger. »
Aujourd’hui nous avons franchi la première étape. Vous pouvez désormais accéder à tous les sites Noblogs via .nublogs.org ! Il suffit de taper le nom dy site (qui était avant [nom].noblogs.org) avant .nublogs.org. Malheureusement ce n’est qu’une archive et il n’est pas possible d’ajouter de nouveaux articles.
Aidons-nous les un·e·s les autres et créons de nouveaux serveurs !
Article traduit de nublogs.org.
Début septembre les vitres de l’agence France Travail du quartier Chantenay à nantes ont volé en éclats et se sont faites taggué « MORT AU TRAVAIL ». C’est après tout peu chère payer face aux flicage et à l’humiliation constante auquel nous soumet cette institution qui comme le reste de la société voudrait nous faire passer la quasi entièreté de notre à assurer notre survie. Sans oublier non plus que France Travail participe à la traque des sans papiers au côté des flics (sociaux ou non) pour permettre leurs placements en rétention et leurs expulsions. Il ya en effet bien mieux à faire que travailler dans ce monde se révolter et lutter en font parti.
MORT AU TRAVAIL ! MORT A L’ETAT !
Quand ?
Le 25 septembre de 18h à 20h
Où ?
Librairie Petites histoires entre amis Rue Aristide Briand 94430 Chennevières-sur-Marne
Soirée de présentation du 'Chiffon' et de sa ligne éditoriale avec deux membres de la rédaction.
Suivi d'une discussion : à l'heure d'une nouvelle concentration économique et politique des organes d'information, pourquoi défendre l'enquête locale indépendante ? Quelle est l'importance d'une presse imprimée dans une société ou l'audiovisuel et le numérique sont (ultra)dominants ?
Suivi d'un apéro !
Venez en nombre.
Le Chiffon est un journal francilien indépendant. Tous les trois mois, nous publions 20 pages d'enquêtes et de reportages offrant une perspective critique sur l'actualité de la région-capitale.
Environ 4 000 manifestants ont défilé ce dimanche 20 septembre à Montpellier contre la proposition de loi accordant aux policiers et aux gendarmes une présomption d’usage légitime de leur arme. Une mobilisation appelée dans une centaine de villes, à quelques semaines de l’examen du texte au Sénat
Ils sont environ 4 000 ce dimanche après-midi dans les rues de Montpellier contre le « permis de tuer ». La marche répond à l’appel national lancé par le collectif Stop aux violences d’État (SAVE), le Comité Vérité pour Adama, la Ligue des droits de l’Homme, Amnesty International France, le Syndicat de la magistrature, le Syndicat des avocats de France et Flagrant Déni.
"Zyed, Bouna, et Adama, on n’oublie pas, on pardonne pas !" À Montpellier, plusieurs milliers de personnes manifestent contre la loi "permis de tuer" https://t.co/IQ0XVdVxeR
— Le Poing – Montpellier (@lepoinginfo) September 20, 2026
En cause, la proposition de loi du député LR Éric Pauget, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 7 juillet par 313 voix contre 199, avec le soutien du gouvernement. Le texte prévoit que les policiers et gendarmes qui font usage de leur arme sont présumés avoir agi dans un cas autorisé par la loi. La présomption est simple, donc théoriquement renversable, mais elle déplace la charge de la preuve du côté des victimes et de leurs proches. L’idée a de la bouteille : une proposition du même ordre avait été déposée en 2007 par Jean-Marie Le Pen. Quant à la pétition contre le texte, ses 730 000 signatures n’auront pas suffi à obtenir un débat à l’Assemblée.
Livia Jampy, militante de La France insoumise et élue d’opposition au conseil municipal, aligne les chiffres au micro : « En 2024, 54 personnes sont mortes après une intervention de la police, dont 24 par balle. Ils étaient 50 en 2023. » Depuis la loi de 2017 sur l’usage des armes, le nombre de morts aux mains de la police aurait selon elle été multiplié par cinq. « Ce sera désormais aux familles endeuillées d’avoir le courage de faire les démarches pour prouver » que le tir était illégal, poursuit-elle, avant de résumer : « Jean-Marie Le Pen en rêvait, la macronie l’a fait. » Et d’y voir « une justice à deux vitesses, une pour ceux qui tirent, l’autre pour ceux qui meurent ».
Cette loi de 2017, portée par Bernard Cazeneuve et qui a élargi les possibilités de tir en cas de refus d’obtempérer, personne n’a oublié d’où elle venait. Florianne, militante au syndicat étudiant Le Poing Levé, le rappelle aux nouveaux venus du cortège : « Le Parti socialiste a signé l’appel à manifester aujourd’hui, mais cette loi a été rendue possible par des années de gouvernement PS. »
La marche déborde vite le seul cadre hexagonal. « S’il y a bien un pays qui a légalisé le permis de tuer, c’est Israël », lance l’un des organisateurs. Ibtissame, porte-parole de BDS (Boycott désinvestissements sanction, campagne internationale et non-violente de soutien au peuple palestinien), file la comparaison : « L’islamophobie et le racisme de la police, on connaît depuis longtemps. Ceux qui subiront le plus ces lois, ce sont les gens des quartiers populaires, les personnes racisées, les musulmans. » Et de conclure : « De Gaza à Montpellier, nous refusons la même déshumanisation. »
Le texte doit être examiné par le Sénat en octobre.
L’article Montpellier : 4 000 personnes manifestent contre la loi “permis de tuer” est apparu en premier sur Le Poing.
Jeudi 10 septembre 2026, la juge Isabelle Schoonwater a prononcé le délibéré de l’affaire du 8 décembre 2020. On l’attendait depuis plus de 3 mois, depuis que le procès en appel s’est terminé fin mai à Paris.
Ou plutôt depuis 2 ans et demi, depuis la condamnation en première instance des 7 personnes censées constituer cette association de malfaiteurs terroriste. Et même depuis 5 ans et demi, depuis que les potes avaient été arrêtés par des flics sur-armés agissant pour le parquet anti-terroriste, et séquestrés dans les caves sordides de la DGSI à Levallois-Perret. Pour rappel, lors des plaidoiries de 2026, les avocat·e·s avaient plaidé la relaxe générale pour l’accusation d’association de malfaiteurs terroriste (AMT) et une re-qualification des faits pour chacun.es.
La juge en a décidé autrement puisqu’elle maintient l’AMT. Comme en première instance elle le justifie par le fait que cette AMT n’a pas besoin d’être constituée en groupe, ni d’avoir un but ou un projet mais qu’il suffit d’une “potentialité suffisante”. Pour cela elle se repose principalement sur la fabrication d’explosifs et d’une “convergence manifeste se caractérisant par une rupture avec la société” des accusé·e·s. Eh oui, vous avez bien lu, cette condamnation est bien celle d’un groupe qui n’en est pas un, pour avoir donné l’impression d’avoir un projet, indéterminé, de peut-être s’en prendre aux forces de l’ordre. Condamné·e·s pour des suspicions d’intention et un esprit rebelle !
Les peines (et les petites joies)
Pour Libre Flot, le soi-disant chef de la soi-disant bande, leur cible favorite, la condamnation est lourde : 5 ans de prison dont 3 ans de sursis probatoire pendant 2 ans, quasiment comme en première instance. Il ne lui reste que 2 mois qu’il n’a pas déjà fait en détention provisoire et qui pourront être aménagés (en bracelet électronique par exemple). Mais aussi un suivi socio-judiciaire pendant 5 ans avec une peine d’un an s’il n’obéit pas à ce suivi, ce qui représente une équipe pluri-disciplinaire sur son dos tout ce temps, “destinée à prévenir la récidive”. Également pour F, comme en première instance, l’inscription au FIJAIT, le fichier des auteurs d’infraction terroriste, qui court sur 20 ans avec des obligations (pointage, signaler les déplacements…) pendant 10 ans.
Pour les autres, le FIJAIT est retiré. C’est la perspective de retrouver petit-à-petit de la liberté de déplacement, en particulier pour les déménagements et les voyages à l’étranger, la fin des pointages trimestriels. Chacun·e subit encore un certain nombre d’obligations (de soin, de travail ou de formation) et d’interdictions (de port d’arme, de travailler dans certains domaines). Mais n’étant pas associées à un dispositif de marquage des ennemis intérieurs de l’État, les conséquences liées à ce fichage ne pourront au moins pas être étendues, et des demandes pourront être faites pour assouplir les contraintes du quotidien. Autre élément nouveau depuis le début de la procédure, les interdictions de communiquer entre elleux sont enfin tombées ! C’est une petite victoire après toutes ces années d’éloignement forcé. Élément qui pourrait être risible qui a été ajouté à leur peine et qui n’existait pas en première instance, une inéligibilité pour une durée de 5 ans, au cas où l’un·e d’elleux voudrait se lancer en politique ;) Cela démontre néanmoins la crainte qu’iels utilisent des moyens politiques officiels.
Dans le classement de cette juge, vient ensuite S, dont la peine est un peu allégée par rapport à la première instance. 3 ans et demi dont 32 mois de sursis probatoire : il reste donc les 10 mois de ferme, qu’il a déjà purgé en préventive. En ce qui concerne C, W et B, iels sont condamné·e·s à 3 ans de prison dont 2 de sursis probatoire pendant 2 ans. On s’éloigne très peu des condamnations de la première instance, sauf pour B qui n’avait pas de ferme et qui n’avait pas fait de préventive. Les mois restants pourront être aménagés, par exemple en bracelet électronique, selon la volonté du ou de la juge d’application des peines anti-terroristes (JAPAT). On attend ce rendez-vous pour connaitre le détail des conditions de vie des 5 “associé.es” ces prochains mois.
Pour l’un d’entre elleux l’AMT tombe puisque la juge a prononcé la relaxe de M ! “Au bénéfice du doute”. C’est le seul qui n’a pas participé à la confection d’explosifs. La juge l’a bien interrogé sur les lance-pierres qu’il avait chez lui, mais ça semblait décidément trop ridicule de les considérer comme des armes. Enfin un vrai soulagement quelque part. On lui souhaite toute la tranquillité du monde, et de bien profiter de sa nouvelle vie libre. Avec toutes les parties d’air soft qu’il veut, si ça l’amuse. Et on espère fortement que cela puisse être utilisé en jurisprudence pour d’autres qui seraient accusé·e·s d’AMT dans le futur.
Pour conclure, on pourrait dire que ce jugement est globalement dans la même lignée qu’en première instance, puisque la justice les condamne définitivement pour association de malfaiteurs terroriste. On se réjouit bien sûr de la relaxe de M et de la désinscription du Fijait pour 5 d’entre elleux. Mais cela ne vient pas ébranler la construction du PNAT et de la DGSI, le fond de leurs motivations reste semblable. Il y a donc une jurisprudence qui semble s’établir en France pour condamner de terroristes des personnes n’ayant pas réellement eu de projets de terreur mais qui ont des convictions politiques qui critiquent l’État. Par ailleurs cela continue d’isoler Libre Flot, sur qui la justice semble déterminée à s’acharner.
Est-ce que c’est vraiment terminé ? Ça dépendra de la décision des inculpé·e·s d’aller en cours de cassation ou non. C’est la juridiction au-dessus, qui a pour but d’unifier et de contrôler l’application des lois, et qui le fait de manière très administrative (des audiences de quelques heures, avec des avocat.es spécialisé·e·s, sans droit de parole pour les condamné·e·s). Si le jugement était cassé par cette cour, s’en suivrait un nouvel appel (sûrement une attente de plusieurs années et un procès d’un mois comme les précédents). Yels ont jusqu’au 10 octobre pour lancer la procédure, ou en rester là.
On vous tient au courant quand on saura quelle est la suite ! Merci pour toutes les formes de soutien qui ont apporté beaucoup de force aux camarades pour traverser tout cela depuis le 8 décembre 2020.
En effet, la classification comme organisation globale terroriste par les USA de la plateforme numérique Autistici/Inventati (et qui nous fait terriblement écho) signifie la disparition imminente du blog des soutiens du 8.12, nous envoyons tout notre soutien à celleux qui ont permis à des milliers de blogs d’exister gratuitement et librement et un immense merci. On envoie aussi un merci à tous les sites d’auto-média de nous permettre de donner des nouvelles de nos malfrats préférés !
Une flottille pour Gaza qui devait être la plus grande jamais organisée. Des dizaines de bateaux, des mois de préparation, une mobilisation qui avait tenu bon face à la répression. Et puis, au moment décisif, l’impossibilité de décider — ni d’avancer, ni de s’arrêter.

Ce texte part de cet échec pour poser une question plus large : que fait-on quand on veut agir en pleine période de reflux, alors que le mouvement qu’on espère porter s’essouffle plutôt qu’il ne monte ?
Il retrace le contexte — des désaccords et des différences entre les organisations, la Méditerranée de plus en plus militarisée, la solidarité avec la Palestine qui recule dans les pays du centre impérialiste tout en restant vive ailleurs — puis remonte le fil des choix qui ont mené à l’impasse : un mot d’ordre qui recouvre deux objectifs contradictoires, une alliance stratégique qui devient ingérable, une structure horizontale qui masque des hiérarchies.
Le texte ne s’arrête pas au constat. Il s’en sert pour interroger deux tentations qui traversent d’autres mouvements d’ « action directe » : croire que la force de la volonté suffit à créer les conditions d’une victoire et croire qu’un groupe déterminé peut se substituer à un mouvement qui n’existe pas encore ou plus.
Il questionne aussi une culture militante où l’éthique finit par étouffer le débat stratégique, et où le soin, pensé comme gestion individuelle des émotions désamorce les désaccords politiques plutôt que de les affronter.
Ce n’est pas un règlement de comptes mais d’une tentative de comprendre ce qui a coincé, pour que la prochaine fois, ça coince un peu moins.
Une vidéo filmée discrètement dans la cathédrale de Carcassonne montre une assemblée de militaires du 3ème RPIMa assister à une messe.
L’article Derrière le prêche de Carcassonne, un régiment qui honore un tortionnaire et commet des violences racistes est apparu en premier sur Contre Attaque.
Ce 19 septembre, environ 800 personnes se sont réunies au nord de l'agglomération nantaise, en réponse à l'appel du collectif Colère 44
L’article Nantes : 800 personnes mobilisées contre le CRA, la lutte tient bon malgré le passage en force de la préfecture est apparu en premier sur Contre Attaque.
Quand ?
Le 27 septembre de 14h à 18h
Où ?
Le DOC 26 Rue du Docteur Potain 75019 Paris
La cinquième Assemblée Anticarcérale Paname & Environs aura lieu le dimanche 27 Septembre au DOC (26, Rue du Docteur Potain à Paris). Le lieu sera ouvert dès 14h pour s'installer, écrire ensemble des lettres à des prisonnier·es ou parcourir l'infokiosque, et l'assemblée même commencera à 14h30. On conseille d'essayer autant que possible de venir sans téléphone (ou au pire, de l'éteindre en avance) pour réduire la surveillance que l'on s'impose à travers l'omniprésence des mouchards technologiques dans nos milieux. Il y aura aussi un coin et des activités pour les enfants, pour permettre aux personnes qui en ont de participer à l'assemblée.
L'assemblée anticarcérale Paris & Environs a pour vocation d'être un espace d'organisation ouvert se réunissant mensuellement afin d'agir collectivement en solidarité avec les mouvements des prisonnier.es et tisser des liens avec les prisonnier.es et leurs proches sans passer par des cadres partisans ou syndicaux.
Lors des dernières grosses révoltes qui ont eu lieu, la réalité sociale de la répression nous a laissé-es face à un constat amer : nous sommes bien loin d'avoir les outils nécessaires pour réagir correctement face à l'appareil d'État, ainsi que pour amplifier la voix des prisonnier·ères et de celleux qui font les frais du système carcéral.
Pourtant, les mouvements ne manquent pas d'inventivité pour s'opposer de front aux prisons, que ce soit par des actions telles que l'attaque de la prison de Fresnes lors des révoltes de 2023, les attaques répétées de comicos dans cette même révolte comme lors des gilets jaunes, ou encore les attaques et intimidations de matons à domicile comme lors de DDPF.
Nous voulons nous en inspirer pour pousser nos luttes anti-carcérales plus loin, à la fois pour dépasser nos milieux anarchistes et adopter une position qui ne soit pas simplement défensive, en simple réaction à la répression.
La prison est - et sera toujours - l'un des symboles les plus éloquents de la puissance de l'État, de sa capacité à réprimer, enfermer et isoler l'ensemble des individus qui menacent son existence. La prison est au centre même de l'appareil colonial qui constitue l'État français : elle sert à mater et punir les révoltes des colonies comme récemment en Kanaky, Guadeloupe ou Martinique, à intensifier le tri aux frontières comme à Mayotte, et à tracer des frontières intérieures en incarcérant massivement les populations racisées, colonisées et les plus pauvres.
Attaquer les lieux d'incarcération - par les mots, la solidarité, le feu ou la bombe - c'est s'attaquer à ses outils privilégiés.
Rompre l'isolement des/avec les détenu·es est alors devenu rapidement pour les mouvements anticarcéraux un moyen d'affaiblir l'appareil carcéral et l'État colonial. En exposant la voix des personnes enfermées, on se donne le moyen de penser « la prison » (son fonctionnement, ses outils, etc.), mais aussi de la rendre moins « extérieure à nos vies ». Des surgissements tels que DDPF ou les révoltes pour Nahel parviennent à la remettre au centre de l'attention en s'y attaquant ouvertement, créant des fissures dans lesquelles nous désirons nous engouffrer pour mettre fin à la trop commune réalité de l'incarcération et des assassinats policiers.
Une des prouesses des États dits « démocratiques » est d'avoir réussi à faire de la notion d'enfermement un impensé pour toute une partie de la population. Une situation si lointaine que l'on ne prend même pas la peine de l'envisager, alors que c'est pourtant le quotidien de beaucoup de personnes...
Cette nécessité de destruction est d'autant plus présente dans une région parisienne qui concentre à elle seule une densité colossale d'institutions d'enfermement : que ce soit les taules, tribunaux, comicos, ou prisons pour sans-papiers, mineur-es, enfants, fols, tox, handi-es, animaux non-humains...
Pour nous, s'organiser signifie construire des nouvelles formes de lutte, de solidarité et de décision, par notre capacité collective à rompre avec l'ordre existant, à expérimenter, à créer, à inventer...
Depuis le début du 20e siècle, les Anarchist Black Cross (ABC) et leurs réseaux ont l'avantage de se présenter sous une forme autonome et souple, fondée sur un internationalisme radicalement anticarcéral ; d'où notre envie de nous réaproprier cette forme et de s'inscrire dans un réseau pour abattre les prisons proches de chez nous comme à l'autre bout du monde, pour l'insurrection ailleurs comme ici. Loin de voir cette modalité comme une structure rigide et fermée, nous souhaitons, à partir du modèle des ABC, créer un espace de discussion et d'échange, une assemblée libre où chacun·e pourrait partager et expérimenter, tout en s'inspirant des actions déjà existantes : lettres, cantines, parloirs, traductions, événements...
Nik la taule et mort aux matons !
L'AG Antifa de Reims et l'Alternative Étudiante Rémoise organisent une journée de rentrée avec des conférences, AG, soirée DJ
- Initiatives / Reims, Assemblée, Initiative culturelle, Rencontres et débatsIrriguer la vigne pour sauver la viticulture ? Des syndicats agricoles répondentIrriguer coûte que coûte, pour rentabiliser Aqua Domitia Dans le cadre du Schéma Irrigation Hérault 2018-2030, l’Assemblée départementale s’est unanimement engagée « à accompagner l’irrigation des 34.500 ha actuellement irrigués et à soutenir le développement de 22.500 ha supplémentaires ». Par ailleurs, la Chambre d’Agriculture 34, à majorité FNSEA***, encourage les agriculteurs à formuler des demandes en eau, dont l’offre proposée par Aqua Domitia vient justifier la densification des réseaux déjà irrigués. Une politique de création de nouveaux besoins. Des projets rentables pour les investisseurs et différents promoteurs, mais sans véritable stratégie de diversification ou d’adaptation collectivement discutée ni élaborée, aux échelles départementales et régionales. Aussi, en 2020, 37 % des exploitations agricoles du département avaient un chef de plus de 60 ans, ce qui va induire une redistribution des terres dans la décennie à venir. En sachant que la revente de terres ou leur mise en location (fermage) équivaut à garantir une retraite décente aux viticulteurs, quoi de mieux qu’une exploitation dotée d’un système d’irrigation dernier cri pour faire fructifier les profits de terres gagnant ainsi en plus-value foncière. Notamment quand des aides européennes, via la Politique Agricole Commune (PAC), offrent une prime spéciale à tous les exploitants faisant le choix d’irriguer leurs cultures. Où construire Aqua Littoral ? Selon Jean-Louis Cazaubon, le tracé du tuyau pourrait suivre les voies ferrées. Sans préciser s’il s’agit des actuelles voies SNCF, ou du projet controversé de Ligne Grande Vitesse entre Perpignan et Montpellier, dont les compensations écologiques pourraient en partie financer les projets de méga bassines en Hérault. Ou quand le serpent techniciste se mord la queue. Assouplir les règles pour faciliter les grands projets hydro-agricoles Face aux contraintes techniques et normatives, la Région bataille pour que le projet Aqua Littoral soit sanctifié d’intérêt public, bénéficiant ainsi de dérogations environnementales (droit à polluer) et d’aides européennes, via la nouvelle PAC, favorable au développement des réseaux d’irrigation. Mais si Bruxelles soutient l’apport d’eau dans les territoires méditerranéens en voie d’aridification, il n’est pas permis de créditer l’irrigation de zones en déficit hydrique. Pour disposer des aides FEADER, il faut garantir l’état des masses d’eau, d’où le fait que BRL fasse prévaloir l’aspect « substitution » à l’aspect irrigation. À moins que la Région Occitanie soit considérée comme territoire expérimental en matière de gestion des ressources en eau. Chose faite depuis décembre 2025, avec l’aval de Macron et les promesses de subventions publiques inhérentes. L’application de ce statut dérogatoire permettrait surtout la simplification et l’accélération des procédures administratives, pour imposer l’extension du réseau d’eau dans des délais ne laissant pas le temps à la constitution d’oppositions, ainsi limitées dans leurs moyens d’action. Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie, espère la validation d’Aqua Littoral par l’État dans les 5 ans. Pour cela, dans une lettre du 12 mai, Carole Delga a souhaité rencontré Emmanuelle Macron, afin d’ajouter Aqua Littoral à la liste des “Grands projets stratégiques” (GPS), qui bénéficierait ainsi de la “méthode Notre-Dame”, un dispositif gouvernemental sensé accélérer les grands projets freinés par les lourdeurs administratives. Malgré ses prières de bâtir en Occitanie une « cathédrale de l’eau », Carole Delga n’a pas été reçu par le chef de l’État. De connivence avec la Région, la FNSEA plaide en faveur d’Aqua Littoral, affirmant que « le coût de l’inaction est supérieur » au prix de ce projet techno-solutionniste, qui pourrait s’imposer comme « unique solution » dans le débat public, comme ce fut le cas pour Aqua Domitia en 2011. Aucune garantie écologique Tout comme avec les projets de méga bassines en Hérault, ou la construction du maillon minervois d’Aqua Domitia, ni la diversification des cultures, ni la sobriété des usages ne sont clairement formulées. Chacun de ces projets est vanté comme écologiquement vertueux, sans pour autant présenter d’objectifs chiffrés, qu’il s’agisse des quantités d’eau qu’Aqua Domitia aurait restituée/restituerait aux milieux aquatiques les plus sensibles, ou d’accompagnement vers une diversification des cultures. Ni aucune mesure contraignant l’accès à l’eau à des éco-conditionnalités, en faveur de cultures vivrières respectueuses de l’environnement. Quel projet pour l’agriculture occitane ? Aqua Littoral s’inscrirait-il dans la poursuite des logiques capitalistes d’accaparement de l’eau par la Région Occitanie, dont les origines remontent aux années 50, lorsque Philippe Lamour souhaitait faire du Languedoc-Roussillon une « Californie à la française » en terme d’agriculture irriguée, en construisant le canal du Bas-Rhône ? Aujourd’hui où les cultures intensives sous serre dans le sud de l’Espagne sont confrontées à des pénuries d’eau qui s’accentuent, l’Occitanie prévoit-elle de devenir le futur « potager de l’Europe » ? Entre déprise agricole, arrachage massif de vignes et revente de terres entre faillites et départs en retraite, il paraît nécessaire de questionner les plans de la Région, principale actionnaire de BRL avec 49,93 % des actions, alors que l’entreprise pourrait bénéficier de juteux contrats pour poser des tuyaux. Alors que la région Occitanie compte parmi celles où de nombreuses petites exploitations, insérées ou non dans les filières agro-alimentaires, connaissent d’importantes difficultés, le dessein d’une « mer de plastique à la française », en partie subventionnée, mais surtout dépendante de travailleurs immigrés surexploités, ne ferait qu’assombrir l’horizon agricole régional.
Ni BRL, ni la Région Occitanie, ni Carole Delga n’ont pour le moment répondu à nos questions.
Tristan Baudoin
Pour aller plus loin sur les contradictions et recoupements entre questions écologiques et sociales dans l’agriculture française, lire cet article :Pesticides, guerre de l’eau : à Montpellier, la dure équation d’une agriculture sociale et écolo*Le Mouvement de défense des exploitant-es familiaux, ou Modef, classé à gauche, syndique principalement des petit-es agriculteurs-trices, quel que soit leur mode de production. Tout en défendant une transition écologique. Le syndicat est aujourd’hui affaibli, en dehors de quelques bastions comme les Landes, la Martinique ou la Guadeloupe **Troisième syndicat agricole, classé à gauche, qui organise des petit-es et moyen-nes exploitant-es, avec une bonne proportion d’exploitant-es en reconversion, souvent attiré-es par la très forte identité agro-écologique mise en avant par l’organisation. ***La FNSEA est le principal syndicat agricole, et revendique 212 000 adhérents-es sur 400 000 exploitant-es. Plus 50 000 chez les Jeunes Agriculteurs, son « antichambre » qui regroupe les moins de 35 ans. Les Jeunes Agriculteurs peuvent suivre une ligne autonome. En 2019 ils remportaient la Chambre d’Agriculture de Guadeloupe avec le Modef, contre la FNSEA. En 2025 sa section corse avait envisagé une alliance avec la Coordination Rurale. La FNSEA syndique des exploitant-es de toutes tailles, inséré-es dans les filières agro-alimentaire, mais défend les intérêts des plus gros-ses. Ce qui est très visible dans sa défense d’une attribution des aides de la PAC à l’hectare plutôt qu’à l’exploitant-e. Elle est dirigée par Arnaud Rousseau, à la tête d’une immense exploitation agricole de plus de 700 hectares. L’homme est aussi président du groupe agro-industriel Avril, qui regroupe Lesieur, Puget. Il est actif dans l’alimentation des animaux d’élevage, les agrocarburants ou encore la chimie des huiles et protéines végétales, et président du Conseil d’Administration de Sofiprotéol, qui finance des crédits aux agriculteurs.trices. La FNSEA est une organisation tentaculaire sans équivalent en dehors de l’agriculture. Elle a un contrôle sur une bonne partie de la presse spécialisée. Elle fournit des services à ses adhérent-es, et est présente dans de nombreux organismes encadrant le monde agricole, comme le Crédit Agricole ou la Sécurité Sociale agricole, la MSA. Si bien qu’on peut y adhérer sur une logique d’un « il vaut mieux en être ».
L’article Aqua Littoral : L’État et la Région Occitanie misent sur l’extension du réseau d’irrigation face à la crise agricole est apparu en premier sur Le Poing.
Quand ?
Le 29 septembre à 19h
Où ?
Le champ des possibles 93, boulevard Macdonald, 75019, Paris
Des bullshit jobs par milliers, des nouveaux emplois dans l'IA (comme l'IA trainer ?) et en face des métiers uniques et d'intérêt général qui disparaissent. Voilà probablement ce à quoi vous avez dû être confronté.e à 18 ans. Sombre tableau que celui du salariat jusqu'à une retraite qui a pour horizon de disparaître.
Mais si ça pouvait être différent ? S'il vous était possible de changer de vie facilement ? Puis, à plusieurs, si nous pouvions défendre les savoir-faire utiles, et si cela nous comblait de nous les réapproprier ? Si, ce faisant, nous entamions un cri de ralliement contre le marché du travail industrialisé et en faveur du ralentissement, du bien-vivre, de la décroissance et du respect de nos biorégions ? Que pourrait-il alors advenir ?
Soirée de débats sur les perspectives de reconversion dans le système marchand et en dehors, sur les vagues de démission en France des dernières années, sur comment bifurquer et être un exemple pour son entourage !
Amenez de quoi alimenter un apéritif partagé !
Quand ?
Le 4 octobre de 14h à 17h
Où ?
Le champ des possibles 93, boulevard Macdonald, 75019, Paris
Venez découvrir ROR Paris (Rhythms of Resistance, un ensemble de percussions militant) à l'occasion d'une répétition de rentrée ouverte aux nouveaux-elles !
ROR Paris : Rhythms of Resistance est un réseau d'activistEs transnational, anti-hiérarchique, antisexiste, antiraciste, LGBTQIA+ friendly et anticapitaliste se battant pour la justice sociale et écologique. Nous sommes des militantEs utilisant les percussions et la frivolité tactique afin d'affronter et de critiquer tout système de domination et de soutenir directement toutEs celles et ceux qui luttent contre l'exploitation, la discrimination, et l'oppression.
Pour nous joindre : ror-paris@riseup.net
Pas besoin d'avoir un instrument à soi, ni d'avoir déjà fait de la musique.
Au plaisir de vous rencontrer !
Quand ?
Le 5 octobre de 18h30 à 20h30
Où ?
Bourse du travail Paris (Château d'eau) 3, rue du Château d'eau, 75010, Paris
Les cours mensuels gratuits de droit du travail organisés par le réseau Stop Précarité et donnés par des syndicalistes CGT, CNT, Solidaires notamment et des juristes du travail reprennent les 1ers ou 2 lundis du mois de 18h30 à 20h30 à la Bourse du Travail de Paris, sans inscription préalable, d'octobre à juin.
Le prochain cours aura lieu le lundi 5 octobre et portera sur l'INITIATION AU DROIT DU TRAVAIL. Il sera donné par Yves SINIGAGLIA, ancien inspecteur du travail de Solidaires, auteur d'"Histoire des luttes pour les conditions de travail" (L'Harmattan, 2023), dont le site donne également accès à plus de 120 fiches pratiques expliquant comment se défendre et exercer ses droits en secteur privé et public.
Le cours aura lieu en salle Ferrer à la Bourse du Travail 3, rue du Château d'Eau à Paris 10e.
Les locaux de France 3 barbouillés par XR en soutien à Adèle Haenel, contre le génocide et pour une information libre à Grenoble.
L’article Grenoble : les locaux de France 3 repeints suite à la censure d’Adèle Haenel est apparu en premier sur Contre Attaque.
Émission de l’Envolée du vendredi 18 septembre 2026.
https://lenvolee.net/2026/09/19/qi-qmc-qlco-paroles-et-histoires-de-luttes/
Le projet de loi présenté en Conseil des Ministres par Sébastien Lecornu nous renvoie au XIXème siècle en matière de libertés publiques
L’article Loi «casseurs-payeurs» : un pas de plus vers l’État policier est apparu en premier sur Contre Attaque.
Quelques heures avant une manif’ contre le début des travaux sur le chantier du CRA, des petits messages sont apparus à plusieurs endroits de Nantes.
D’abord sur le périphérique, sur des banderoles pour rappeler ce que sont vraiment les CRA : des prisons où les personnes qui sont enfermées meurent, mais aussi où elles luttent pour leurs droits et leur dignité face au racisme d’Etat.
Sur ces banderoles, les messages suivants :

Un peu plus loin au même moment, des personnes ont souhaité rappeler à l’entreprise Ouest Aménagement qu’en travaillant avec l’Etat pour l’aider à trouver des zones de compensation et à remplir les critères environnementaux obligatoires, cette entreprise se rend complice de l’enfermement des étrangers à Nantes. Elle a du sang sur les mains.

Feu au CRA
Salut c’est l’illegalteam !
Ce weekend en vue des deux manifs à venir (samedi 15h champs de manoeuvre contre le cra et dimanche 17h préfecture contre le permis de tuer) les avocat.e.s dispos sont :
Pierre Huriet et Flavien Jadeau le samedi 19/09
Claude Vincent et Pierre Huriet et Flavien Jadeau le dimanche 20/09
La préfecture a aussi publié tard hier des arrêtés pour interdire tout le weekend le transport et le port de carburant et explosif. Elle a aussi publié une zone d’interdiction de la manif anti cra et annoncé l’utilisation de drône dans ce périmètre.
Take care et bon weekend <3
Contrairement à ce que disent les médias, le terrorisme policier n'est pas «exceptionnel» dans l'histoire de France
L’article Terrorisme d’extrême droite : un policier de 35 ans écroué après avoir préparé des actions violentes est apparu en premier sur Contre Attaque.
Quand ?
Le 13 novembre à 19h30
Où ?
Les Fleurs arctiques 45, rue du Pré Saint-Gervais 75019 Paris
Avec le collectif Terrain Vague
La bibliothèque a été tout de suite enthousiaste à la lecture des textes de Terrain Vague, d'abord parce que c'est rare que des acteurs des luttes proposent un retour critique sur la pratique dans laquelle ils ont été investis, et que ce retour soit porteur de perspectives émancipatrices et subversives. Ensuite parce que cette question du chantage à l'urgence qui se met en place à partir du moment où l'humanitaire et le caritatif s'emparent de situations qui devraient devenir des champs de lutte nous semble effectivement cruciale. Que ce soit dans le cadre des luttes autour de la question des frontières et des papiers, ou sur la question du logement, nombreux sont les exemples de comment les humanitaires, trop souvent considérés comme juste inoffensifs par certains radicaux, minent toute possibilité de subversion et occupent toute une énergie de la révolte à faire des repas et gérer des logements, complétant ainsi en réalité les rouages de l'État en colmatant ses insuffisances dans la même logique. Sur cette question comme sur d'autres, rien de tel que l'expérience récente et son analyse critique pour raviver ces discussions désespérément urgentes, à nouveau....
Nous discuterons de la question de l'urgence sociale et de ses effets dans les combats associatifs à partir du texte « Noyer l'urgence dans l'urgence, intervenir pour que rien ne change » publié par Terrain Vague.
En inscrivant l'urgence sociale comme des dérives à corriger, l'État et ses organes social-humanitaires justifient leur propre intervention. Dans cette urgence sans fin, le travail social-humanitaire court après le moins pire. Parce que des vies sont en jeu, la critique devient indécente, l'autonomie impossible et beaucoup de luttes tournent en boucle. Peut-on en sortir ?
Quand ?
Le 9 octobre à 19h30
Où ?
Les Fleurs arctiques 45, rue du Pré Saint-Gervais 75019 Paris
De quelle couleur politique sont aujourd'hui ceux qui défendent des régimes réactionnaires comme la République Islamique d'Iran, comme ils le faisaient avec Bachar Al-Assad il n'y a pas si longtemps ? Pouvez-vous dire avec certitude à quel camp politique appartiendrait un militant qui écrirait un texte aujourd'hui insistant sur la réification des catégories identitaires racistes afin d'organiser les luttes, sinon la société ? Le dernier weekend de conférences contre le féminisme était-il organisé par la droite ou la gauche ?
Pour comprendre comment des positions autrefois clairement associées aux droites les plus extrêmes se retrouvent aujourd'hui au sein de la gauche, nous proposons de discuter de la Nouvelle Droite et des improbables ponts que les penseurs de ce courant se sont attachés à construire entre des positions historiquement adverses. Cette soirée sera le début d'un cycle de discussions autour de ce courant politique.
Si le nom de "Nouvelle Droite" peut paraître trop euphémisant au regard des idées franchement réactionnaires qui caractérisent ce courant de pensée, il représente bien le défi auquel se sont attachés ses penseurs : celui de renouveler la pensée d'extrême droite au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Il leur fallait en effet recréer tout un vocabulaire conceptuel, oublier certaines références intellectuelles disqualifiées par l'histoire pour en réhabiliter d'autres, afin de faire vivre les idées fascistes dans des démocraties ayant intégré à leur récit national la victoire contre le fascisme, ou pour adapter la mythologie raciste à l'époque des décolonisations et des luttes anti-racistes.
Issus des structures classiques de l'extrême droite des années 50 et 60, comme le mouvement Jeune Nation ou la Fédération des étudiants nationalistes, certains militants se lanceront alors dans l'entreprise d'adaptation radicale de leur idéologie à une époque qui ne leur est pas favorable. C'est le début de ce courant de pensée en constellation qu'est la Nouvelle Droite, autour d'organisations comme le Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE) fondé en 1969 et qui en restera le centre, la Nuova Destra en Italie, la Neue Rechte en Allemagne, et de revues comme Éléments, Nouvelle École, ou Krisis. Alain de Benoist en sera la figure centrale, mais ce courant de pensée regroupe d'autres figures qui marqueront l'extrême droite contemporaine comme Armin Mohler, Dominique Venner, Guillaume Faye ou François Bousquet. Il est difficile de cerner précisément les contours de cet agglomérat qui n'est pas homogène au niveau de la pensée et qui regroupe des contradictions, et d'autres noms de l'extrême droite gravitèrent autour de la Nouvelle Droite comme Jean-Yves Le Gallou et son Club de l'Horloge avant de s'en éloigner, ou Jean Thiriart qui connaîtra un parcours similaire.
C'est la volonté initiale - se fondre dans son époque et trouver des habits neufs pour les idées réactionnaires -, qui amènera la Nouvelle Droite à renouveler son vocabulaire et élargir ses inspirations intellectuelles jusqu'à y inclure des penseurs des gauches radicales. Le résultat de cette stratégie est aujourd'hui la multiplication des étranges convergences entre une partie de la gauche et de l'extrême droite. Par exemple, il a été possible de tisser un noeud entre racisme et antiracisme par le concept d'ethnodifférentialisme (ou « ethnopluralisme »). Dans le numéro 8-9 de 1974, la revue Éléments sous la plume d'Alain de Benoist, propose une critique du racisme comme une idéologie issue de la colonisation et de la modernité qui voudrait nier les différences entre les peuples. C'est à la fois une critique du racisme comme universalisme forcé, et la critique d'un « antiracisme moralisateur et mondain » qui lui aussi refuserait de voir les différences entre les peuples, et cela n'est pas sans rappeler l'antiracisme identitaire aujourd'hui bien installé à gauche, et sa distinction entre antiracisme moral et antiracisme politique.
Le GRECE s'oppose à l'assimilation forcée que l'État français réserverait aux populations immigrées et se prononce pour un enseignement adapté « pour chaque minorité ethnique ». Pour la Nouvelle Droite comme pour une partie de la gauche actuelle, l'antiracisme le plus conséquent est celui du droit à la différence entre catégories identitaires racistes, et c'est en cela que réside la perspective ethnodifférentialiste.
Dans le contexte de la Guerre Froide, c'est également sur un fond d'anti-occidentalisme bas du front que la Nouvelle Droite a pu construire un pont entre le nationalisme le plus autoritaire de la droite et les luttes anti-impérialistes ou souverainistes de gauche, comme l'illustre le débat auquel prend part Jean-Luc Mélenchon dans un numéro de la revue Krisis en 1992, où il affirme son combat pour une Europe émancipée de l'influence américaine. Pour Guillaume Faye, la défense de la civilisation européenne devait se faire contre l'ennemi principal qu'étaient les États-Unis, ou "l'entité américano-sioniste", et en soutien de l'Iran de Khomeyni, position d'un campisme qui ne peut que plaire à un certain anti-impérialisme. Si Jean Thiriart s'opposait au GRECE sur la question raciste (il restait pour un suprémacisme blanc), il partageait entièrement les positions anti-américanistes de la Nouvelle Droite et a travaillé au long cours pour une alliance entre les nationalistes européens et des nationalistes arabes comme ceux du parti Baas, de la même manière que son prédécesseur idéologique, le fasciste Francis Parker Yockey, avait travaillé pour le gouvernement égyptien de Nasser dans le but de créer une alliance contre « le pouvoir judéo-américain ».
L'actuel rédacteur en chef de la revue Eléments, François Bousquet, est aussi le préfacier du dernier livre de l'avocat et militant anti-colonial Jacques Vergès. C'est à travers cette rhétorique de la défense de la civilisation européenne contre l'Occident que la Nouvelle Droite à su fournir à l'extrême droite une nouvelle géopolitique qui semble séduire même à gauche. Nul doute que les émissions de la chaîne "Paroles d'honneur" sur la quête d'une fierté blanche à retrouver face à l'occidentalisation de la France ont dû passionner cette nouvelle extrême droite. Au-delà d'une fascination tiers-mondiste, c'est bien sur des positions souverainistes et géopolitiques que la gauche et la Nouvelle Droite se retrouvent.
C'est aussi la critique réactionnaire de la modernité que la Nouvelle Droite s'est attachée à transmettre, dont les cibles sont le libéralisme, le progressisme, l'universalisme ou le rationalisme. Les nouveaux oripeaux de ces éléments du récit fasciste antimoderne sont ceux de l'anticapitalisme et de l'anti-libéralisme de gauche. Pour Alexandre Douguine, qui s'est formé aux idées de la Nouvelle Droite à la rencontre de Jean Thiriart et d'Alain de Benoist, la modernité est dotée d'un agenda universaliste eurocentriste visant à faire disparaître les différences entre les civilisations et dont le progressisme serait le fer de lance ; or nous vivons dans un monde "pluriversel" où chaque civilisation évoluera à son propre rythme et selon ses propres valeurs. Une prose que ne renieraient pas les figures des études décoloniales comme Walter Mignolo, qui appelle de ses voeux une plus grande reconnaissance du caractère pluriversel de ce monde.
Il est donc possible que l'extrême droite douguinienne retrouve la gauche décoloniale sur le terrain de la critique de l'homosexualité, du droit des femmes ou des droits de l'homme en tant qu'inventions de l'Occident. C'est également par la critique de la modernité qu'Alain de Benoist formulera une pensée d'extrême droite de l'écologie et se rapprochera de figures comme Serge Latouche, par laquelle il développera une critique du progrès, de la société de consommation, et du désenchantement du monde par la rationalisation scientifique et technique.
Si les révolutionnaires ont toujours dû lutter à la fois contre la gauche et la droite du capital, contre l'État démocrate et contre l'État fasciste, contre le libéralisme comme contre la réaction, les repères d'autres fois ne semblent plus aussi éclairants pour identifier l'ennemi. Les révolutionnaires aujourd'hui font-ils face à une gauche de droite ? Nous vous proposons de venir discuter de cette potentialité dont l'apparence confuse semble coller parfaitement avec l'époque. Plutôt que de chercher à comprendre sur quoi la "vraie" gauche se perd et ce qu'il faudrait qu'elle retrouve, nous voulons ici prendre au sérieux l'existence de ces noeuds entre gauche et extrême droite à travers le cas de la Nouvelle Droite, afin d'affirmer les critiques révolutionnaires de la nation, de la civilisation ou du paradigme identitaire.
Quand ?
Le 9 octobre à 19h30
Où ?
La Trockette 125 Rue du Chemin Vert 75011 Paris
– Un Cabaret, un peu différent, version plus courte que d'habitude.
– 2e partie, inédite : des Brigadistes interviennent sur scène.
Avec :
Annie Papin, Guénaëlle L., Jules Bourdeaux, Laurent Lamont, Marie-Laure Akchar-Laroche, Näzim Kolkiran, Romain Veillon... et des invités surprise !
Entrée et participation libre et citoyenne
Production Des Airs Dans La Ville
brigadeslouisemichel@gmail.com
Quand ?
Le 27 septembre à 15h
Où ?
Les Simones 17, rue Blanchard, 92220, Bagneux
Il y a un malentendu fondamental autour du mot "écologie", et ce livre entend le lever.
Il montre que deux courants politiques différents portent ce nom, alors que leurs projets sont incompatibles : une écologie technocratique, visant au pilotage du "vaisseau spatial Terre" par plus de science, de mesures, de bureaucratie et de calcul ; et une écologie technocritique, issue de la contre-culture pacifiste et libertaire des années 1960-1970.
Dans une enquête historique passionnante, Thomas Jodarewski démêle les fils de cette pelote idéologique, et démasque au passage quelques faux-amis de la contestation du système qui dévaste la terre (J. Lovelock, R. Dumont, B. Latour, P. Descola...).
Présentation à 15h.
Quand ?
Du 25 septembre à 18h30 au 11 octobre à 0h
Où ?
Lieu non défini Lieu non défini
LES SEMAINES DE LA FOLIE ORDINAIRE SONT DE RETOUR... !
Cette édition se déroulera du 25 septembre au 11 octobre 2026 en Île-de-France, pour faire entendre d'autres voix, parler avec d'autres mots. Nous avons tissé la trame de ces rencontres à partir de réunions itinérantes, d'un Groupe d'Entraide Mutuelle à l'autre, en passant par la Parole Errante, La Trame, la Cantine des Pyrénées, la Générale...
Les SDLFO racontent ce qui se fabrique dans les lieux d'accueil et de vie comme les GEM, mais aussi certaines institutions ou encore les espaces collectifs autogérés, avec lesquels nous tissons des liens depuis des années.
Vous y êtes chaleureusement invité.e.s, n'hésitez pas à diffuser autour de vous !
Pour connaître les lieux et horaires des différents moments de cette édition vous trouverez toutes les infos dans le programme.
Quand ?
Le 2 octobre à 18h
Où ?
L'atmosphère Rue Lucien Sampaix 75010 Paris
Dans le cadre de la 31e saison des rencontres interculturelles du 10e, le COLLECTIF DE MOBILISATION SOLIDAIRE DU 10E POUR L'ÉGALITÉ ET CONTRE LE RACISME appelle à une manifestation contre les attaques fascistes qui ont récemment ébranlé notre arrondissement.
La marche débutera devant l'Atmosphère (angle quai de Valmy / rue Lucien Sampaix) et s'achèvera dans le quartier de la Grange-aux-Belles.
Le 10e arrondissement, comme ailleurs, a été confronté, ces dernières années, à plusieurs actes graves à caractère raciste, liberticide et xénophobe :
– attaque de la salle de consommation par le groupe d'extrême-droite Argos le 13 décembre 2022
– assassinat de trois membres du CDKF (Conseil Démocratique Kurde en France) le 23 décembre 2022
– attaque à l'arme blanche, le 16 février 2025, par un groupe d'extrême-droite néonazi dans les locaux de l'association ACTIT (Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie) lors de la projection du film "Z" de Costa-Gavras
– attaque de clients et de passants faisant de nombreux blessés, le 22 mai 2026, par des hooligans d'extrême droite dans le bar L'Atmosphère dont la terrasse a été saccagée
– harcèlement du collectif des Jeunes du parc de Belleville à la Gaîté Lyrique par Frontières, CNews, Reconquête et Némésis, entre décembre 2024 et mai 2025
– agression, le 6 juin 2026, de la maire et du député de notre arrondissement par un groupe intégriste, antisémite, raciste et lgbtphobe, Civitas, lors de la Nuit blanche.
Face à ces actes, nous ne pouvons pas rester silencieux·ses. Notre engagement collectif sera déterminant dans cette future année électorale. Défendons les valeurs de solidarité, d'accueil et d'égalité de notre arrondissement en participant nombreuses et nombreux à la première manifestation antifasciste du 10e !
Le Collectif de mobilisation solidaire du 10e pour l'égalité et contre le racisme rassemble plusieurs dizaines d'associations et de syndicats avec le soutien de partis politiques. (Pour plus d'informations sur le collectif : collectifmobilisation10e@gmail.com)
Quand ?
Le 25 septembre à 19h30
Où ?
Les Fleurs arctiques 45, rue du Pré Saint-Gervais 75019 Paris
On aspirerait évidemment à une situation où des luttes vivaces contre l'État et le capitalisme balaieraient le calendrier électoral d'un revers de liberté, en le repoussant bien vite dans les ornières de son ridicule jeu de pouvoir qui ne change, au fond, jamais rien à notre exploitation. On aspirerait à ce que les luttes de long cours viennent perturber la gestion des frontières, des prisons, du travail, de la santé, des enfants, continuellement et indépendamment d'une « période électorale » qui ne concerne au fond que ceux qui veulent nous gérer.
Mais voilà, l'époque n'est pas à l'autonomie, et il faut bien, pour pouvoir dynamiser cette aspiration révolutionnaire, se demander comment intervenir dans cette année 2027 qui va nous arriver en pleine figure avec son cortège de militants LFIstes prêts à tout pour intégrer la subversion dans leur marketing et user du sempiternel chantage à un Front uni contre l'extrême-droite.
Contre les illusions de 1981, les illusions de 2012, les illusions de la gauche au pouvoir et contre toutes les illusions démocrates, envisageons les manières de faire exister les luttes et perspectives révolutionnaires dans un contexte d'élections présidentielles.
Quand ?
Le 26 septembre à 19h
Où ?
librairie Les Jours Heureux 9 Rue du Général Leclerc 93110 Rosny-sous-Bois
Pourquoi avons-nous peur d'occuper l'espace ?
Pendant un voyage seule à vélo, Stéphanie Durdilly était toujours aux aguets d'un éventuel danger - qui n'est pourtant jamais arrivé. Alors, elle s'est interrogée sur cette peur genrée, sa construction et ses conséquences très concrètes sur nos corps et nos vies.
D'où vient cette peur qui façonne nos gestes, entrave nos élans, restreint nos libertés ? A qui profite-t-elle ? Et surtout, comment la déconstruire et riposter ?
Cet essai féministe esquisse des réponses à ces questions (et de multiples autres !) au croisement du récit et de la pensée critique. En partant d'une expérience partagée, l'autrice démonte les mécanismes qui assignent les femmes et les minorités de genre à la prudence, la retenue et l'effacement. En ouvrant cette bèche, elle nous invite à repenser la violence et à occuper l'espace.
On se retrouve à la librairie pour en discuter !
Derrière la vitrine du Royaume avec ses infrastructures flambant neuves et ces événements sportifs internationaux, la majorité de la population vit dans la précarité. Malgré le soulèvement sans précédent de la « Gen Z », la main de fer du Makhzen se resserre, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, pour anéantir toute forme de critique.
Un enlèvement en bonne et due forme, le pied à peine posé sur le sol marocain : le récit que fait Ali Lmrabet, 66 ans, de son arrivée à Tanger le 12 juillet dernier hérisse le poil. À la sortie de l'aéroport, « sept grosses brutes armées » l'attendent dans un angle mort des caméras de surveillance. Coup de coude dans les flancs, balancé à l'arrière d'un fourgon désossé et non immatriculé, il passe les heures qui suivent sans pouvoir ni uriner, ni boire, ni savoir où on l'emmène. « Personne ne s'est identifié ou ne m'a notifié que j'étais en état d'arrestation. Ils ont arraché mon sac, ma montre, mon téléphone. Ils ont tellement serré les menottes que mes poignets étaient bleus, j'ai bien cru qu'ils allaient me couper la main », raconte celui qui a été élu héros de l'information par Reporters sans frontières en 2014. Une fois livré, à plus de 300 kilomètres, au poste de la Brigade nationale de la Police judiciaire (BNPJ) de Casablanca, il apprend qu'il est accusé de diffamation pour avoir parlé de « la structure occulte » du Royaume – le « Makhzen ». « Moi, je travaille en Espagne, j'ai une carte de presse en Espagne, je n'ai pas à répondre de vidéos qui ont été faites en Espagne. Cela s'appelle de la répression transnationale, c'est illégal », fulmine le journaliste, exilé depuis plusieurs années.
Cette jeunesse est celle qui croupit dans le « Maroc inutile » où l'accès au soin, à l'emploi et à l'éducation est bouché. Le Royaume préfère peaufiner sa vitrine internationale à coups de milliards, et dans le calme
Il allonge la liste des intellectuel·les, artistes et militant·es récemment arrêté·es par les autorités marocaines, qu'ils résident ou non en Europe. Un climat de peur s'installe au-delà des frontières. On peut être poursuivi pour un tweet posté depuis l'étranger. Cette vague d'arrestations déferle alors même qu'à l'extérieur, le Royaume renforce sa position stratégique et qu'à l'intérieur, une mobilisation sans précédent l'a secoué : le mouvement GenZ 212. Le tout, dans une ambiance de fin de règne.
Royal barbouzes« Je suis la preuve que la torture persiste au Maroc. Si moi, journaliste, j'ai été agressé, qu'est-ce qu'il en est pour les citoyens lambdas ? ! » Pendant les 72 heures qu'il a passé au cachot, filmé et surveillé H24 par un policier, Ali Lmrabet explique avoir voulu déposer plainte pour violences et séquestration : « Le substitut du procureur était obligé d'ouvrir une enquête. Il ne l'a pas fait. Ils n'ont sorti aucun communiqué. C'est le silence total. Ils ont dû se rendre compte qu'ils avaient commis une bourde et ils veulent étouffer l'affaire. » Remis en liberté sans poursuite, il l'affirme sans détour : « Le Maroc n'est pas une démocratie, mais un état policier. » Le briscard de la presse marocaine est un caillou dans la chaussure de Mohammed VI depuis des décennies : au début des années 2000 il est condamné à de la prison ferme pour « outrage envers le Roi », ses hebdomadaires sont fermés et il est interdit d'exercer sa profession au Maroc. Selon lui, « il n'y a pas de durcissement de la répression, ça a toujours été comme ça ».
À sa sortie du poste, le journaliste tombe sur un comité de soutien. Il comprend que le détenu dans la cellule voisine est vraisemblablement El Mahdi Lyoubi alias Mehdi Black Wind. Le rappeur marocain, résidant à Marseille, a été cueilli lui aussi à l'aéroport, le 13 juillet, au retour d'un séjour en famille. Dix-huit jours de taule et une vague d'indignation internationale plus tard, il est remis en liberté provisoire. L'artiste, ouvertement critique envers le pouvoir, avait pourtant été invité sans problème au festival L'Boulevard de Casablanca en septembre 2025. Aujourd'hui, il est poursuivi pour « outrage à une institution constitutionnelle », tout comme ses homologues Jawad Asradi et Souhaib Qabli.
Ces rappeurs sont antisystème et très connectés. Pour le régime, ils représentent un vrai danger parce qu'ils s'adressent aux jeunes
Le rappeur Hamza Raid a quant à lui été condamné pour « incitation à commettre des crimes et délits par voie électronique ». Des chefs d'accusation pratiques pour traquer les esprits critiques jusque sur la toile. El Mahdi risque entre six mois et deux ans de prison et attend sur le sol français son procès qui aura lieu le 2 octobre prochain. « À ce jour, je n'ai toujours pas eu accès à mon dossier et aucun juge ne m'a clairement énoncé ce qu'il m'était reproché. [...] En garde à vue à la BNPJ de Casablanca on m'a fait comprendre que j'étais arrêté à cause de mes paroles », témoigne-t-il dans un entretien à Mediapart.
La jeunesse emmerde le vieux monarqueMalgré la mobilisation #FreeKoulchi (« libérez tout le monde »), le message du Makhzen est clair. « Des artistes politisés qui visent le vrai pouvoir, c'est inédit ! Ces rappeurs sont antisystèmes et très connectés. Pour le régime, ils représentent un vrai danger parce qu'ils s'adressent aux jeunes, tout aussi connectés, analyse Omar Brousky. C'est un mécanisme de socialisation, mais aussi de politisation pour la partie la plus sensible de la société. » Le journaliste vit au Maroc, mais vend ses livres à l'étranger, leur publication étant interdite dans son pays. Si les arrestations des artistes contestataires et des militants pro-Palestine ne le surprend pas, Omar Brousky explique que ce n'est pas le profil de la plupart des participants de GenZ 212. Un mouvement social qui a émergé spontanément sur Discord après la mort de huit femmes enceintes à l'hôpital public d'Agadir. Le 27 septembre 2025, plusieurs milliers de personnes descendent dans les rues, des pancartes « Nous voulons des hôpitaux, pas des stades » au poing. « C'était inimaginable ! Il s'agit de jeunes de 18 à 25 ans, éduqués, de la petite classe moyenne, organisés via les réseaux, mais qui ne sont ni aguerris politiquement, ni soutenus par des partis politiques ou des syndicats, contrairement à ceux du 20 février 20111. Les revendications de ces derniers étaient précises, comme l'installation d'une monarchie parlementaire, celles de GenZ 212 restent assez naïves [la justice sociale et la fin de la corruption – ndlr] et ne visent pas les vraies structures du pouvoir. » Cette jeunesse est celle qui croupit dans le « Maroc inutile » où l'accès au soin, à l'emploi et à l'éducation est bouché.
Le Makhzen a écrasé le mouvement dès le début avec une main de fer. C'est une répression jamais vue au Maroc
Le Royaume préfère peaufiner sa vitrine internationale à coups de milliards, et dans le calme. Ce même mois de juillet, Lecornu et Akhannouch, le chef du gouvernement marocain, renforçaient en une poignée de main le statut de la France comme principal investisseur étranger. Ça, c'est le « Maroc utile ». « Depuis 2003 et la bénalisation22 du régime, l'économie prime au détriment de l'état de droit », rappelle Omar Brousky. Le budget de la sécurité a quant à lui été multiplié par trois. « Aujourd'hui, avec l'affaiblissement physique du Roi, l'entourage de celui-ci se renforce, ce qui favorise par ailleurs les abus de pouvoir. »
There is no alternativeLorsque Hakim Sikouk sort de chez lui le dimanche 28 septembre, c'est une véritable rafle dans les rues de Rabat : « C'était terrible… La police a commencé à les arrêter 4 heures avant la manif. Elle prenait leurs téléphones, les fouillait, regardait les contacts sur Discord. C'est comme ça que le Makhzen est arrivé à avoir une cartographie de la mobilisation. Ce jour-là, il y a eu 800 arrestations. » Le président de la section de Rabat de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) n'est pas vraiment étonné par la contestation, c'est la brutalité de la réaction qui le sidère : « Le Makhzen a écrasé le mouvement dès le début avec une main de fer. C'est une répression jamais vue au Maroc. Pour le pouvoir, il fallait à tout prix éviter un nouveau 20 février. » Au moins trois morts, des centaines de blessés… Hakim Sikouk dénombre : « Sur 5 000 arrestations, il reste 800 jeunes poursuivis. Certains ont eu des condamnations de trois à six mois de prison, d'autres sont déjà sortis avec du sursis, d'autres attendant encore leur verdict, incarcérés. » Dès novembre 2025, l'AMDH crée le Comité national de soutien aux familles des détenus du mouvement « Génération Z ». Sous embargo depuis 2013, l'association « est aujourd'hui le seul opposant au Makhzen ». A priori, le régime s'en tamponne la couronne : enfermer sa jeunesse en masse, la tenir en exil voire l'envoyer au casse-pipe à la frontière, les conséquences lui importent peu. « Le régime marocain ne prend même pas la peine d'identifier et de rapatrier les cadavres de Ceuta. Il s'en fiche de l'image qu'il donne à l'Europe puisqu'il est soutenu par Trump et Israël. Et puis les organisations européennes de gauche et des droits humains, ça fait longtemps qu'elles ne bougent plus. »
Orianne Hidalgo-Laurier1 . Mouvement de contestation de grande ampleur survenu dans le contexte des Printemps arabes et qui a obligé Mohammed VI à consentir à des élections et à une nouvelle constitution.
2 . Du nom du Président tunisien Zine el-Abidine Ben-Ali, déchu en 2011.
Organisé chaque été dans la vallée de la Roya, le festival les Passeur·ses d'Humanité veut faire passerelle entre les communautés. Six ans après la tempête Alex, qui avait soulevé un puissant élan de solidarité, la vallée reste un territoire de luttes : pour l'eau, le rail, l'accueil des personnes migrantes.
Le festival Passeur·ses d'humanité, c'est ce festival où l'on peut écouter l'économiste théoricien du salaire à vie Bernard Friot, improviser une Marseillaise décadente au son d'un violoncelle, assister à un spectacle enfantiste – et hilarant – de la compagnie Plante un regard, ou encore regarder s'affairer la clique des dessinateur·ices révolté·es de la région, dont Edmond Baudouin ou Caroline Sury1. Autant dire : un bon festival de gauchos. Pendant cinq jours, l'événement remonte le fracassant fleuve de la Roya, faisant vibrer la vallée au rythme d'une « humanité partagée ».
Aux bénévoles2 derrière le bar, quand je demande à parler à la tête pensante, toustes me parlent de Jacques. Jacques Perreux est un ancien élu local, autrefois secrétaire général de la Jeunesse communiste (JC), puis directeur de campagne de José Bové. Aujourd'hui, il préside l'association Les Ami·es de la Roya, qui organise le festival chaque année. Quand on l'interroge sur ce long parcours militant, il résume, amusé : « La plus belle chose que j'ai faite dans ma vie, c'est d'avoir adhéré à la JC, la deuxième meilleure chose que j'ai faite dans ma vie, c'est de partir du Parti communiste ! » « Intransformable », selon lui.
Cette année, la neuvième édition du festival se déroulait sur le thème des « biens qui nous sont communs ». « On voulait montrer qu'ils peuvent être matériels : l'eau, l'air, les paysages ; mais aussi immatériels : la formation, l'information ou les traditions », explique Jacques en désignant la Roya, le fleuve côtier qui serpente – pour l'heure paresseusement – du col de Tende à Vintimille en Italie. Cette eau est aussi celle qui a dévasté le paysage il y a six ans.
« Du béton, du béton, du béton. Des méthodes très productivistes, alors qu'on aurait pu faire des projets plus naturels… »
En 2020, la tempête Alex avait fait déborder le lit en quelques heures à peine, causant d'importantes coulées de boue, des ravages dans la vallée et une dizaine de victimes. Le lendemain, les habitant·es sont sonné·es : 60 kilomètres de routes sont détruits, 500 bâtiments sont endommagés et des villages entiers sont coupés du monde.
« Du béton, du béton, du béton »
Loélia, jeune cultivatrice dans le village de Saorge, se souvient : « Il n'y avait plus ni réseau téléphonique, ni eau, ni électricité. Pour rejoindre les villages, on marchait le long de la voie ferrée. » L'armée et les pompiers arrivent rapidement sur place. Un ballet d'hélicoptères incessant évacue 500 personnes et ravitaille des centaines d'autres. L'État promet 150 millions d'euros pour la reconstruction et valide – sans concertation publique – des travaux de reconstruction de grande envergure : des grands groupes de travaux publics tels que NGE et Eiffage coulent du béton et canalisent la Roya.
« Du béton, du béton, du béton. Des méthodes très productivistes, alors qu'on aurait pu faire des projets plus naturels… » regrette Jacques. Selon lui, la place accordée aux routes dans la vallée est trop importante : « Si on prenait soin du train, on prendrait beaucoup moins la bagnole ! » Il fait référence aux mobilisations depuis une vingtaine d'années contre le doublement du tunnel qui relie la vallée à l'Italie, censé accélérer le passage des poids lourds.
Quand les anars sortent du boisL'eau et le rail sont depuis toujours les communs de la vallée. Selon Bruno Romagny, économiste et directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement, présent au festival, « la gestion en commun est une réponse très ancienne pour réagir aux catastrophes : si on n'a pas ces liens, on n'aura pas cette capacité à se relever ».
« Des anars sont sortis du bois et nous ont dit : “Hé, nous l'autogestion, on sait faire !” »
Outre l'État, ce sont surtout des dizaines de petites mains qui sont venues déblayer, transporter, secourir, tout en réfléchissant à reconstruire différemment. Miser sur les cultures en terrasses, des scieries ou de l'élevage de proximité. Morgane Ganault, illustratrice dans le coin, se souvient : « Des anars sont sortis du bois et nous ont dit : “Hé, nous l'autogestion, on sait faire !” Tout le monde s'y est mis en oubliant les vieux conflits, c'était une super période. Franchement, si c'est ça l'effondrement, ça sera sacrément joyeux ! »
Dans la vallée aux 20 000 habitant·es – dont la clinquante Menton qui vote à 46 % Rassemblement national –, les clivages sont inévitables entre « néo » arrivé·es pour filer le coup de main après la tempête, familles implantées depuis plusieurs générations, post-soixante-huitard·es et militant·es pour les droits autour des frontières… L'intitulé du festival, « Passeur·ses d'Humanité » évoque immanquablement Cédric Herrou. Aujourd'hui salarié d'Emmaüs paysan de Breil-sur-Roya, ce militant a été plusieurs fois poursuivi pour avoir aidé des humain·es aux abords de la frontière franco-italienne. Espace Schengen ou pas, les contrôles y sont très nombreux. Ceux-ci ont été établis en 2015, au nom du plan « antiterroriste » mis en place par le gouvernement socialiste de l'époque. Depuis, en dix ans, 48 personnes sont mortes en cherchant à rejoindre la France, selon la Ligue des droits de l'Homme de Nice.
Le festival souhaite créer des « passerelles » entre toutes les personnes de la vallée, militantes ou non
Cédric Herrou, lui, n'était pas présent au festival. « On est sur un mode d'action de rassemblement, lui plus sur la provocation. Mais les deux fonctionnent », défend Jacques Perreux.
Miser sur la communautéLe festival souhaite créer des « passerelles » entre toutes les personnes de la vallée, militantes ou non. Jacques se félicite de la présence des habitant·es : « On essaye de miser sur ce qui nous est commun », explique-t-il en montrant une vidéo devenue virale, filmée par une Breilloise, où l'on entend des chants traditionnels de Tende repris pendant le festival. Même si certain·es habitant·es lui préfèrent la fête de la tourte organisée au même moment au village, la bonne humeur règne. Et, comme le dit Geneviève Fontaine, économiste présente au festival, « la première ressource d'un commun, c'est la communauté ». Et il serait effectivement temps d'en prendre soin.
Sophie Bourlet1 . Une copine historique de CQFD.
2 . Aussi les instigateur·ices du super journal anar niçois Mouais !.
Depuis mars 2026, Radio Galère diffuse tous les deuxième et quatrième lundis du mois Brigade Pirate, une nouvelle émission sur les réalités des métiers de la restauration. Une immersion riche en témoignages et anecdotes, entre amour de la cuisine et violences au travail.
C'est au début de l'année 2026 que Lara Pop's (pseudo) se décide à lancer un podcast1 sur les coulisses des métiers de la restauration dans lesquels elle travaille depuis plus de 18 ans. Diffusés sur Radio Galère (88 .4 à Marseille FM :DAB+), les épisodes thématiques abordent différents aspects du métier (droits syndicaux, consommation de drogues, inégalités hommes-femmes, violences managériales…) à partir des témoignages des personnes concernées et de collectifs en lutte. Une volonté affichée de sortir les dossiers au grand jour pour changer les mentalités. Entretien.
D'où t'es venue l'envie de faire ce podcast ?
« C'est avant tout une déclaration d'amour aux métiers de la restauration (snack, brasserie, bistrot, restaurant...).
« Les médias vendent du rêve mais la cuisine ce n'est pas “Top chef !” »
J'avais envie de raconter nos aventures quotidiennes, autant pour parler de la passion et de la sensualité qu'il y a à faire à manger pour les autres, que pour parler des problèmes graves auxquels on se confronte. Les médias vendent du rêve mais la cuisine ce n'est pas “Top chef !” Durant toutes ces années, j'ai vu trop de choses choquantes et j'ai trop souvent fermé ma gueule, comme cette fois où un supérieur passe derrière une pâtissière et lui met une fessée par surprise, sans que personne ne réagisse. J'y repense encore aujourd'hui. J'ai vu trop d'injustices, de violences et de choses choquantes, que ce soit l'agressivité dans le travail, la consommation de drogue (qui concerne toute la hiérarchie), des gens se faire virer du jour au lendemain, la pénibilité dans le travail sans aucune reconnaissance.... Je voulais faire quelque chose de toutes ces dingueries, donner la parole aux personnes concernées et contribuer à changer les mentalités dans le métier. »
C'est quoi ces mentalités dont tu parles ?
« Nos métiers de la restauration, dans le service ou en cuisine, sont passionnants, mais on s'abîme beaucoup, principalement à cause des conditions de travail scandaleuses : horaires à rallonge, cuisines pas aux normes, notamment l'été quand il fait super chaud, contrats défavorables où la pause repas est déduite de ta paye alors que t'as même pas forcément le temps de la prendre, sous-effectif permanent... Mais il y a aussi la maltraitance managériale, et la teuf (alcool et drogues) que les patrons nous laissent faire – quand ils ne nous y incitent pas directement, “en compensation”, en disant que c'est open bar toute la nuit pour les employés, ou en devenant tout d'un coup sympa, alors qu'ils ont mal parlé toute la journée. Et l'état d'esprit c'est de ne pas se plaindre, de serrer les dents et de souffrir en silence. Personne ou presque ne se plaint car c'est vu comme normal, alors on avance avec nos nerfs. Cela vient en grande partie du milieu hôtelier, qui est très hiérarchique et militaire, et au sein duquel ton apprentissage passe par le fait de fermer ta gueule pour apprendre, et de te construire là-dedans. Alors qu'on devrait se soutenir collectivement, nourrir les solidarités face aux patrons et aux chefs qui abusent, prendre soin de nous et défendre nos droits. »
C'est là qu'on a besoin de culture syndicale ?
« Dans un épisode, j'ai invité des personnes de MEP Marseille2 avec lesquelles je parlais du fait de travailler dur, ce qui n'était pas si grave s'il y avait de la reconnaissance à nos efforts.
« On est très peu à connaître nos droits »
L'une d'elles m'a répondu que la reconnaissance, c'était la carotte pour nous pousser à être productifs mais que ça ne remplit jamais ton frigo. On est très peu à connaître nos droits. Elles ont raconté l'histoire d'une Italienne dont la période d'essai sur son contrat a été écourtée par rapport à ce que dit la loi, de manière à pouvoir mettre fin plus rapidement et facilement à son embauche. Elle est allée en justice avec le collectif et a gagné, c'était une belle victoire.
J'ai moi-même beaucoup appris en faisant ces émissions. Je pense en particulier au droit de retrait, qui nous permet légalement de ne pas travailler dans le cas d'un contexte de travail jugé dangereux. Si on bosse dans une cuisine défectueuse, où les fils électriques touchent le sol humide, ou si tu reçois des décharges électriques à chaque fois que tu utilises un robot – situations classiques. Mais trop souvent encore, utiliser ce droit de retrait va donner l'impression aux collègues qu'on les lâche, alors qu'il faudrait s'allier pour que le patron résolve les problèmes dénoncés. On doit pouvoir s'outiller, apprendre et se défendre pour savoir quand on nous ment – ce qui arrive régulièrement – et ce qui est illégal. »
La consommation de drogues semble être un gros sujet dans le métier...
« Dans nos métiers, la frontière entre fête et travail est vraiment floue, et la gestion des addictions compliquée. Le rythme est souvent frénétique, des montagnes russes émotionnelles, entre moments calmes et intensité, qui nous font passer par tout un panel d'émotions. Et quand le service est terminé, même fatigués, on en veut encore. C'est souvent un travail d'équipe qui rend difficile le fait de quitter le groupe, alors on fait des prolongations.
En tant que meuf, à moins d'être cheffe, c'est parfois compliqué d'être simplement vue comme une coéquipière de taf : tu peux vite être sexualisée
Ça commence en mode festif mais ça peut rapidement devenir une compensation à la dureté de la journée, puis un moyen de tenir le coup, une addiction, et la fête n'est plus drôle. Récemment, dans Le Monde3, ils pointaient la responsabilité des patrons dans la consommation d'alcool et de cocaïne, qui touche toute la hiérarchie. C'est dramatique mais des plus banalisé : en cuisine, on souffre en silence de nos addictions. On a l'habitude d'aller bosser en étant massacrés, c'est notre quotidien, ça nous abîme et des vies sont détruites à force. »
Face à ces difficultés, est-ce qu'il y a des différences entre hommes et femmes ?
« C'est flagrant dans la gestion de ces consommations : un mec qui consomme tout le temps et en souffre ne va pas en parler, même pas à ses potes, car c'est de la faiblesse ; alors qu'entre meufs, on va plus avoir tendance à en parler, même si ça reste une honte et un tabou. Après, en tant que meuf, à moins d'être cheffe, c'est parfois compliqué d'être simplement vue comme une coéquipière de taf : tu peux vite être sexualisée, avec des questions intrusives, alors que t'as juste envie de bosser tranquille. Ce sont des mentalités à changer, les meufs en ont marre mais elles ouvrent de plus en plus leur gueule. Ceci dit, je me suis fait de nombreux frères en cuisine, et d'avoir “connu la guerre” avec eux, ça a rendu nos amitiés fortes. »
C'est quoi les autres sujets que tu abordes ?
« On a fait un épisode sur les meufs dans les restaurants étoilés, qui sont des lieux où les égos peuvent être terribles, et les chefs soi-disant intouchables car ils ont trop de pouvoirs sur leurs équipes et sur leurs établissements. J'aimerais aussi beaucoup faire une émission sur les personnes sans-papiers dans la restauration. J'ai entendu tellement de choses moches, même de patrons a priori sympas.
Après, l'émission ne se résume pas à des coups de gueule. Le projet est au contraire de toucher, faire réfléchir au sein du métier et au-delà. On met énormément d'amour dans une assiette destinée à quelqu'un qu'on ne connaît pas, on donne beaucoup de nous-mêmes malgré les difficultés. Il faut en parler pour changer les mentalités et qu'on puisse continuer à faire ces métiers qu'on aime. Pour la suite, je ne sais pas si j'aurai le temps de continuer à porter le projet seule, alors si des personnes veulent rejoindre la brigade pirate pour amener de l'énergie, parler d'autres sujets, et contribuer à libérer la parole des travailleurs de la restauration, n'hésitez pas à embarquer car la lutte ne fait que commencer4. »
Jonas Schnyder1 . Le podcast est disponible sur le site de Radio Galère : radiogalere.org/emission/les-cuisiniers-pirates-de-marseille.
2 . Collectif de lutte syndicale de travailleur·ses de l'hôtellerie, de café et de la restauration. Sur Insta : mep_marseille.
3 . « “Je prenais une trace avant le service, cachée dans les toilettes” : comment la cocaïne sature le monde de la restauration », Le Monde (11/07/2026).
4 . Pour contacter la Brigade Pirate : brigadepirate@proton.me.
Mensonges éhontés et choix politiques désastreux : la crise énergétique va déferler comme un tsunami, exigeons un état d'urgence sociale
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Source : Anfibia - Argentine
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Source : L'Humanité
Payant
Source : Politis