Appel internationale à l’action et solidarité
Cher.ères ami.e.s, cher.ères camarades.
On a besoin de votre aide et solidarité.
Le plus ancien squat de Winterthur (et probablement de la Suisse) est menacé d’expulsion imminente à partir du premier août. La Gisi, situéeà la rue General-Guisan 31, a été squattée en janvier 1997 et est restée depuis un logement pour beaucoup des gens avec peu d’argent, un point de rencontre et un lieu culturel non-commercial.
Pendant les dernières années nous – la Häuservernetzung Winterthur et le mouvement de gauche de la ville- avons tout éssayé pour empêcher cette expulsion et de sauver ce lieu de sa destruction.
Mais la propriétaire, la SKKG – une fondation d’art et immobilière très riche – veut rénover la maison pour cinq millions de franc suisse. Comme pour toutes les maisons en leur possession iels en veulent extraire le plus de profit possible. Ainsi les riches peuvent s’approprier le dernier coin du centre-ville
La SKKG est propriétaire de plus que 2200 appartements en Suisse et est responsable de l’expulsion des pauvres en rénovant ou démolissant ses maisons. Ces maisons qui étaient souvent sans entretien pour des décennies. Les habitant.e.s, squatteur.euses ou locataires ont dû les maintenir. Et maintenant la fondation veut en extraire encore plus des profits avec des démolitions et rénovations de luxe.
Cette politique cause l’expulsion des travailleur.euses et pauvres de la ville. Nous luttons contre ça et défendons la Gisi au coeur de la vielle-ville de Winterthur.
Venez-nous voir, aidez-nous à mobiliser contre l’expulsion violente de la Gisi. Faites ce que vous voulez pour organiser votre soutien.
Si vous savez pas comment nous soutenir voici quelques idées:
Organisez des actions politiques; peignez des murs, suspendez des banderoles, organisez des manifestations. Créez des affiches ou autocollants, écrivez des articles et des chansons et des lettres aux résponsables de la SKKG (b [point] stefanini [at] skkg [point] ch, claudia [point] siegle [at] terresta [point] ch) ou la ville (sekretariat [point] dpr [at] win [point] ch).
Restez en contact avec nous! Il y aura une mobilisation contre l’expulsion en août. Venez à Winterthur et participez à cette lutte sociale. S’iels réussiront de nous expulser, il y aura une manif le samedi suivant.
Nous savons que la destruction de logement abordable et des espaces autogérés est un problème global. Nous sommes nombreuses et nombreux, les profiteur.euses peu. Construisons la solidarité et démantelons le capitalisme!
Love and rage
Häuservernetzung Winterthur
3.8.2026
Häuservernetzung Winterthur
https://wohnraumverteidigen.org/
Gisi
General Guisan strasse 31
8400 Winterthur, Suisse
https://radar.squat.net/en/winterthur/gisi-subkultura-ggs31
http://ggs31.arachnia.ch/
Des squats en Suisse: https://radar.squat.net/fr/groups/country/CH/squated/squat
Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) en Suisse: https://radar.squat.net/fr/groups/country/CH
Des événements en Suisse: https://radar.squat.net/fr/events/country/CH
C'est le mois d'août, et pour cette émission on vous propose une playlist sans blabla, un abcdaire de sons piochés dans nos émissions de ces douze derniers mois.
Prenez soin, prenez des forces, y'a du pain sur la planche et pas celle de surf…
à bientôt
Bonne écoute !
La playlist :
A. Renata Flores Ft Los Mirlos – AKAKAW
B. Transrimel ترنسريمال_- Badiâa Bouhrizi
C. Ana Lua Caiano - Se Dançar É Só Depois
D. Doria, DiDi
E. Empress Piru.ni una menos ! - nicht eine weniger !
F. Khooneye Ma - Marjan Farsad خونه ی ما - مرجان فرساد
G. Grace et volupté Van Van – Platanes
H. LAPPART EST TROP PETIT - Hellon x cheapjewels (prod. Boka Esquina)
I. I Just Dont Want You (To Say Goodbye), The Womack Sisters
J. Juste Shani, Matrixée
K. Koumiya Leila, AYAW
L. Brise, lâcher les rennes
M. Angell Mutoni - Higher feat Boukuru
N. Naïka - WHAT A DAY !
O. Oneda, Deliveroo
P. Alewya - Play
Q. Báilame vida, Flamenco Queer feat. Ana Brenes
R.Rubio, Árboles
S. Anomalie Magnétique- SMOKE
T. TRIBADE & ELANE - Entre dos aguas
U. Usha Uthup Cover Blowin In The Wind
V. Becoming, Megan Vice ft. TT The Artist
W. ちゃんみな (Chanmina)- WORK HARD
X. XI&T, H4CK3R
Y. Lora Yeniche - Nés comme ça
Z. Zinée.Acier
LA COURTE ECHELLE DU 01 0826
https://radiogalere.org/emission/la-courte-echelle/la-courte-echelle-du-01-0826
😡 Face aux offensives racistes et fascistes du gouvernement dont la dernière est l'ignoble loi RIPOST (Réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité, sic !).
😡 Face à l'augmentation du danger fasciste : du RN aux groupuscules identitaires en passant par les médias d'extrême droite.
😡 Face à la répression des antifas, aux agressions fascistes et racistes récurrentes, face au boomerang masculiniste, transphobe et homophobe…
💪🏽💪🏽 Nous devons nous organiser, y compris dans nos campagnes !!
🔥🔥Ensemble faisons reculer le fascisme et toutes les formes d'oppression !
Qui dit WE antifa, dit quelques petites installations et préparations en amont !
N'hésite pas à venir nous filer un coup de main du mercredi 26 août au samedi matin.
Si tu penses venir, tu peux indiquer ta présence sur ce formulaire.
Versions à imprimer : Tracts et affiche
🍅 Samedi 12h : accueil et repas partagé
Chacun apporte un petit quelque chose !
☀️ Samedi à partir de 14h :
📢 Combattre l'anti-tsiganisme : présentation du livre « Voleurs de poules » par son auteur
Ritchy Thibault, d'origine manouche et gitane, revient sur l'histoire des personnes romani et voyageuses en France, appelées nomades ou gens du voyage par le pouvoir.
Il s'attaque au racisme institutionnel qui perdure aujourd'hui, notamment à travers le droit à l'éducation, la santé, la citoyenneté, etc.
Dans la période de fascisation que nous traversons, faire reculer l'anti-tsiganisme, c'est aussi faire reculer l'extrême droite et son poison raciste.
🤎 Cercle de parole en non-mixité raciale
Si tu es une personne non blanche, tu es bienvenue ! L'idée est de partager (ou simplement écouter) nos vécus en tant que personne non blanche. C'est un espace assez rare, d'autant plus en campagne. Il est possible que tu te sentes isolé.e avec ton vécu. Ensemble, c'est le moment de nous sentir connexté.es et de transformer nos récits individuels en expérience collective puissamment émancipatrice
Atelier pochoirs & graphs
Tranformons nos cascades ratées en messages antifa à semer à tout bout de mur. Viens faire ton pochoir antifa avec des vieilles radio (les tiennes si tu veux) et ton visuel préféré. Échanges d'astuces pour bien grapher, et fresque collective de nos créations.
🥊 Boxe populaire
Plus que de la boxe, il s'agit d'échanger nos pratiques d'autodéfense pour se protéger et protèger les autres ! Avoir une tenue confortable n'est pas à négliger.
📖 Arpentage de Face au fascisme, sortir de l'impasse démocrate
Lecture collective du texte publié par la Coordination autonome de Brest sur bourrasque-info.org en juin 2024.
📢 Atelier Punchline : Répondre aux discours de haine
Conçu et animé par QueeRévolution, cet atelier prend la forme d'un jeu où notre mission sera de trouver des réponses aux paroles et idées fascistes, LGBT-phobes, racistes, validistes, classistes, sexistes, etc.
Cet exercice peut permettre de discuter de ce que peut être un propos de haine, et de s'armer contre ceux-ci par l'union et le sens de la répartie !
🍅 20h : À table ! Repas vegan à prix libre.
🎵🎶 21h : concert puis DJ set !
📢 Dimanche a 11h : s'organiser contre le fascisme
À l'occasion d'un brunch, temps d'échange d'expériences sur les luttes antifascistes pour s'organiser face à la montée des fascismes : créer un espace où on se donne de la force, où on échange des perspectives, du concret, et où on se (re)motive mais où on laisse aussi s'exprimer et vivre nos divergences dans nos manières de lutter contre le fascisme.
🎠 Espace enfants
Un espace enfants avec des personnes pour s'en occuper est prévu afin de permettre aux parents de participer au week-end.
Afin de les accueillir aux mieux (qu'iels investissent cet espace ou non sur place), cela peut être bien de nous avertir à l'avance de leur présence.
⛺ Camping sur place avec espace MINT (Meuf, intersexe, non binaire, trans)
🚗 Pour venir :
La Grange de Montabot, la Bossardière ou 2, la Bessardière à Montabot (50),
Montabot (50) se situe à 9 km de l'A84 (autoroute Rennes-Caen) & de la gare SNCF de Villedieu-les-Poëles
PaFaCaB 50, Pas de Fascistes dans nos Campagnes Bocagères, pafacab50 chez autistici.org
Plus d'infos et potentielles mises à jour sur trognon.info.
La 5e édition du « Camping sur Fracking » est annoncée ! Du 13 au 16 août 2026, c'est à Glovelier dans le Jura que ça se passe.
La tension est grande ici. L'Etat veut à tout prix imposer son projet au service du capitalisme vert industriel, et le Jura n'en veut pas !
Si vous n'êtes pas au courant, voilà treize ans que Geo-Energie Suisse appuyé par la Confédération planifient le projet de « géothermie pétrothermale profonde par fracturation hydraulique » (santé !) sur le site de Haute-Sorne, là où il y a sonper (tiens, ça rappelle un truc, non ? Big up aux Buriennexs). Un petit détour par leur site web et on se rend rapidement compte que bon nombre d'autres lieux sont visés... à condition que ça marche à Haute-Sorne...
C'est donc un projet pilote. Au bon plaisir. Mais un projet qui va bon train, à coup de millions injectés, de terres bétonnées, de sol calcaire fragilisé, de « plateforme officielle de dialogue et de transparence » mon cul et de securitas embauchés H24 pour surveiller un trou.
Si vous voulez plus d'arguments tangibles sur pourquoi c'est une fuite en avant monumentale, vous pouvez lire la brochure « Ni ici, ni ailleurs ».
(https://rnvrs.co/analyses/article/ni-ici-ni-ailleurs-de-la-lutte-locale-contre-la-geothermie-profonde-a-la-4555)
Cette année, la question des ressources en eau est au centre de la rencontre. A plusieurs égards, le projet de géothermie profonde est un désastre ; risques de pollution des nappes phréatiques, rejets d'eaux contaminées et accaparement de ressources. Sujet important et brûlant d'autant plus qu'une demande de prélèvement d'eau dans le ruisseau proche, le Tabeillon, est actuellement en cours (non merci !) ; et qu'ils envisagent même de palier le manque en se servant dans le réseau d'eau potable.
Treize ans de projet imposé et treize ans que la lutte des locaux s'intensifie. Le camping est un lieu qui mêle les sphères militantes écologistes et technocritiques et les organisations locales actives sur le terrain depuis belle lurette. On y sera pour se retrouver et discuter, écouter des histoires de luttes et des témoignages, construire une catapulte, s'informer sur les avancées du projet, jouer, faire de grandes bouffes pop, goûter à l'autogestion et écouter des concerts qui nous donnent envie de lutter ensemble ! C'est possible de venir uniquement pour un après-midi ou une soirée, ou de faire quelques nuits sous la tente.
Franchement, si vous n'avez pas encore rencontré les rebelles jurassiennesx antifracking, c'est le moment idéal. Alors que Geo-Energie Suisse a déjà fait un premier forage exploratoire, les voitures des entreprises qui collaborent avec leur projet brûlent, leurs bureaux sont vandalisés à coup de masse et de bombes puantes. Les grilles du chantier sont déjà tombées une fois et les securitas n'ont pas réussi à arrêter les oposantexs déterminéexs. Le chantier a été recouvert de merde par un tracteur à la manif il y a 2 ans et les flics anti émeutes jurassiens ont dû être dépoussiérés pour tenter d'empêcher la rage des manifestantexs de s'exprimer.
On se réjouit de vous voir à Glovelier ! Le camping sera voisin du site de géothermie profonde, qui se trouve être devenu un vrai château fort, avec des cameras et capteur de mouvement et des securitas dans chaque coin surveillant, on l'a dit, H24 le lieu. Tout un symbole !
Voici le programe :
La Gazette de la Guillotière est un journal papier à l'initiative du CLIP, publié (on l'espère) plusieurs fois par an, dont l'objectif est de rassembler tous·tes celles et ceux qui habitent, qui passent, qui traînent, qui travaillent, qui mangent, qui se retrouvent… bref qui font vivre la Guill'. L'idée est de pouvoir partager nos vécus, nos liens, nos préoccupations, nos revendications et tout ce qui fait solidarité. Les rubriques, qui peuvent varier d'un numéro à l'autre, reflètent la vie du quartier.
Dans ce numéro :
un article sur Geoffrey Clavel propriétaire (entre autres) des bars problématiques Pignouf et Les Grévistes,
une contre-cartographie de la Place du Pont,
un article sur la commune de la Guillotière,
et d'autres articles à découvrir dans ce deuxième numéro !
Bonne lecture !
Gazette2.pdf
Qu'est-ce que le CLIP ?
Le Comité de lutte d'initiative populaire (CLIP) s'est créé suite à la dissolution de l'Assemblée Nationale en juin 2024. La montée du racisme décomplexé ainsi que la dégradation de nos conditions matérielles d'existence (logement, bouffe, santé...) nous a amené à nous organiser pour imaginer des jours meilleurs. La situation politique impose de construire dès maintenant des espaces d'organisation et d'autodéfense dans nos quartiers pour apporter une réponse immédiate aux offensives de l'extrême droite et des capitalistes en général.
Nous refusons de normaliser la violence institutionnelle et nous souhaitons nous organiser pour y faire face. Nous pensons qu'il est essentiel de porter les idées révolutionnaires autour de nous, avec nos voisin⋅es, nos collègues, dans nos espaces de loisirs, de vie quotidienne.
Concrètement le CLIP souhaite œuvrer à :
la solidarité concrète dans le quartier et l'autodéfense de classe (lutte contre la gentrification et la spéculation immobilière, contre les expulsions locatives, entraides concrète face aux galères quotidiennes, etc.)
la lutte contre toutes les expressions du racisme dans nos espaces de vie et plus généralement contre toutes les formes de discriminations (contrôles au faciès, discours médiatique réactionnaire sur le quartier, récupération de l'extrême-droite, etc.)
l'organisation et le renforcement du mouvement social en général (mobilisation face aux attaques antisociales des différents gouvernements, solidarité internationale etc.).
Le 4e Tattoo Circus Genève aura lieu du 11 au 13 septembre prochains. Tatouages, piercings, bouffe, sérico, concerts et infokiosk à prix libre et en soutien aux personnes détenuexs, leurs proches et les collectifs anti-carcéraux.
Le 4e Tattoo Circus Genève aura lieu du 11 au 13 septembre prochains. On se retrouve pour continuer de s'informer, partager des expériences, faire connaître les luttes actuelles et les perspectives d'organisation et de solidarité. Le but premier du tattoo circus* est de récolter des fonds pour les détenuexs et les collectifs qui les soutiennent ainsi que leurs proches, et qui luttent contre les frontières et la répression.
Tatouages, piercing, bouffe, sérico, concerts et infokiosk à prix libre. Les tatouages se feront tous les jours jusqu'à 18h, dès 15h le vendredi, et dès 10h le week-end. La liste des tattoueureusex à venir…
TOUT EST PRIX LIBRE, PRENDS DU CASH
Programmation détaillée et définitive à venir…
VENDREDI 11 septembre
• 15h début des tattoos
• 17h discussion
• 19h repas
• dès 20h concerts et performances...
SAMEDI 12 septembre
• 10h début des tattoos et des discussions
• 13h repas et atelier d'écriture à des détenuexs
• 19h repas et animations
• Dès 21h concert et Dj's
DIMANCHE 13 septembre
• 10h début des tattoos et des discussions
• 13h repas
• 17h fin du tattoo circus
… et tout le long de l'évènement, il y aura des stands de collectifs, un infokiosk, un atelier d'écriture de lettres aux détenuexs, de la sérigraphie, des repas et des canapés pour continuer les discussions.
Renseigne-toi pour le lieu…
TOUT EST PRIX LIBRE, PRENDS DU CASH
* C'est quoi un tattoo circus ? Né à Rome en 2007 dans les milieux anarchistes, puis organisé régulièrement dans différentes villes en Europe, c'est un évènement où les tatoueureusexs, pierceureusexs et autres participantexs renoncent à tout profit personnel pour que tous les bénéfices aillent en soutien à des détenuexs, leurs proches et des luttes anticarcérales.
–> Inscription : https://framaforms.org/inscription-arpentage-03-septembre-dagir-pour-la-paix-1785669623
Quand ? 03/09 18h-21h. Accueil dès 17h45.
Où ? Maison de la Paix, 35, rue Van Elewyck, 1050 Ixelles.
Nous souhaitons que nos activités restent accessibles à toustes, c'est pourquoi elles sont proposées gratuitement ou à prix libre. Si vous en avez la possibilité et l'envie, vous pouvez nous soutenir avec un don sur notre compte bancaire : BE04 5230 8079 6631 – BIC : TRIOBEBB.
Parce que nous ne sommes pas toustes égaux·ales face à la lecture, nous aimerions lever certains freins. Pour celleux qui le souhaitent, vous pouvez venir avec un·e ami·e à l'arpentage et vous entraider dans la lecture. De l'aide peut aussi être apportée par les animateur·ices présent·es.
Accessibilité :
Le bâtiment n'est pas accessible aux PMR.
Bus 59 – 71 – 38 – 60 : arrêt Flagey
Tram 81 : arrêt Dautzenberg ou Flagey
Trams 8 et 93 : arrêt Bailli
Le 4 août, l'éphéméride des luttes trace des liens dans les luttes à travers les siècles. Manifestations de rue, émeutes, grèves générales, antifascisme et lutte contre la bourgeoisie sont au programme de la journée. Et le camarade P38 est là aussi
1789 : En France, supposée abolition des privilèges.
1872 : A Rimini en Italie, ouverture du congrès de l'AIT, qui donnera naissance deux jours plus tard à la Fédération Anarchiste Italienne.
1878 : A Saint-Petersbourg, le général Mesentzev, chef de la police secrète, est abattu en pleine rue par les révolutionnaires nihilistes.
1895 : A Auberchicourt, dans le Nord, 'alors qu'un banquet réunissant plus de quatre mille couverts est organisé pour fêter le cinquantième anniversaire de l'entrée du directeur Mr. Vuillemin, à la Compagnie des mines d'Aniche, Clément Delcoux, un anarchiste, ancien mineur renvoyé pour fait de grève en 1893, tire plusieurs coups de revolver sur Mr. Vuillemin qui sortait de la messe solennelle, entouré d'un groupe d'ingénieurs et d'actionnaires, l'atteignant à quatre reprises. Mais au moment où l'on se précipite pour désarmer Delcoux, celui-ci laisse échapper volontairement ou non, une bombe, qu'il transportait sur lui, celle-ci en explosant provoque sa mort et fait plusieurs blessés parmi les personnalités invitées'.
Repris de l'éphéméride anarchiste
1909 : En Suède, une grève générale de plus de 300.000 ouvriers paralyse le pays.
1920 : A Valencia en Espagne, l'ex-gouverneur de Barcelone est abattu par un groupe anarchiste, ainsi que la marquise de Tejares. Lui était responsable de la mort d'une trentaine de syndicalistes.
1972 : A Belfast, l'IRA abat un soldat de l'armée d'occupation britannique.
1974 : En Italie, une bombe fasciste explose dans le train Italicus, faisant 12 morts parmi les passagers. C'est la période de la stratégie de la tension.
1977 : - A Turin, mort de deux militants du groupe armé libertaire Azione Rivoluzionaria, Aldo Maria Pinones et Attilio di Napoli.
2011 : A Londres, la police abat Mark Duggan. S'ensuivront (du 6 au 10 août) quatre jours d'immenses émeutes qui aboutiront au pillage de 1100 magasins, l'incendie de 162 bâtiments, la destruction de 400 voitures et plus de 2.000 arrestations. A ce propos, lire The Totthenham Chronicle.
2014 : A Francfort, un véhicule de l'entreprise de sécurité privée Bosch est incendié dans le cadre de la mobilisation avant la Destroïka.
Voir l'éphéméride anarchiste du 4 août.
Bienvenue dans ce nouvel épisode de notre podcast presque mensuel constitué ce mois-ci de trois courts essais d’analyses. Dans « La grande forme des VRP de l’ordre
L’article Épisode n°118 | Fuir l’Ange de la mort est apparu en premier sur CASES REBELLES.
Nous pensons qu’il est important que la masse -le prolétariat dans sa diversité et son unité- comprenne à quel point les bourgeois nous méprisent. À quel point ils sont arrogants du fait de leur pouvoir et de leur argent.
Nous n’existons pas pour eux en tant qu’êtres humains libres et égaux. Nous sommes une variable d’ajustement dans l’accumulation de leur fortune, dans le pillage des ressources naturelles. Si la police et l’armée ne les protégeaient pas avec autant de zèle, cette classe sociale serait déjà une archive historique.
Ils nous méprisent, et nous chient à la gueule, en nous traitant de « collaborateurs » au sein des entreprises. Ils savent très bien quelle est la charge historique de ce mot, surtout dans ce pays. Les médias et les managers le savent aussi, mais ils se plient aux modes et aux ordres, car ce sont eux les vrais collabos.
Nous ne sommes pas des collaborateurs. Nous sommes des prolétaires, des employés, des salariés. Nous ne collaborons pas à votre entreprise, nous gagnons notre salaire pour assurer notre survie grâce à notre force de travail, car nous n’avons ni rente, ni héritage, ni placement financier.
Nos grands-parents, nos arrière-grands-parents, ont connu l’horreur de la guerre. Ils ont connu le capitalisme dans sa pire forme : la dictature fasciste. Certains l’ont combattu les armes à la main pour faire triompher la liberté et l’égalité.
Les collaborateurs ce sont ceux qui servent les nazis, les patrons, les bourgeois. Nous, nous ne servons pas nos bourreaux mais la révolution prolétarienne mondiale. Nous ne collaborons pas à ce système maintenu par des psychopathes. Nous voulons le détruire, et construire un nouveau mode de vie libre et égalitaire, sans État, sans argent, sans frontières.
https://garap.org/communiques/communique109.php
✊ / NOUS SUIVRE ✊
Mail👉 : contact.garap@protonmail.com
Site : garap.org
👉Facebook : AutonomieProletarienne
👉Instagram : @saladetomateoignonslacrymos
Week-end antifasciste organisé à la Grange de Montabot, 2 impasse de la Bessardière à Montabot (50) par PaFaCaB 50 (Pas de Fascistes dans nos Campagnes Bocagères)

Pourquoi un WE Antifa ?
😡 Face aux offensives racistes et fascistes du gouvernement dont la dernière est l’ignoble loi RIPOST (Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité, sic!).
😡 Face à l’augmentation du danger fasciste : du RN aux groupuscules identitaires en passant par les médias d’extrême droite.
😡 Face à la répression des antifas, aux agressions fascistes et racistes récurrentes, face au boomerang masculiniste, transphobe et homophobe…
💪🏽💪🏽 Nous devons nous organiser, y compris dans nos campagnes !!
🔥🔥Ensemble faisons reculer le fascisme et toutes les formes d’oppression !
Qui dit WE antifa, dit quelques petites installations et préparations en amont !N’hésite pas à venir nous filer un coup de main du mercredi 26 août au samedi matin. Si tu penses venir, tu peux indiquer ta présence sur ce formulaire.
Programme :
🍅 Samedi 12h : accueil et repas partagé
Chacun apporte un petit quelque chose !
☀️ Samedi à partir de 14h:📢 Combattre l’anti-tsiganisme : présentation du livre « Voleurs de poules » par son auteur
Ritchy Thibault, d’origine manouche et gitane, revient sur l’histoire des personnes romani et voyageuses en France, appelées nomades ou gens du voyage par le pouvoir.Il s’attaque au racisme institutionnel qui perdure aujourd’hui, notamment à travers le droit à l’éducation, la santé, la citoyenneté, etc.Dans la période de fascisation que nous traversons, faire reculer l’anti-tsiganisme, c’est aussi faire reculer l’extrême droite et son poison raciste.
🤎 Cercle de parole en non-mixité raciale
Si tu es une personne non blanche, tu es bienvenue ! L’idée est de partager (ou simplement écouter) nos vécus en tant que personne non blanche. C’est un espace assez rare, d’autant plus en campagne. Il est possible que tu te sentes isolé.e avec ton vécu. Ensemble, c’est le moment de nous sentir connexté.es et de transformer nos récits individuels en expérience collective puissamment émancipatrice
Atelier pochoirs & graphs
Tranformons nos cascades ratées en messages antifa à semer à tout bout de mur. Viens faire ton pochoir antifa avec des vieilles radio (les tiennes si tu veux) et ton visuel préféré. Échanges d’astuces pour bien grapher, et fresque collective de nos créations.
🥊Boxe populaire :
Plus que de la boxe, il s’agit d’échanger nos pratiques d’autodéfense pour se protéger et protèger les autres ! Avoir une tenue confortable n’est pas à négliger.
📖 Arpentage de Face au fascisme, sortir de l’impasse démocrate
Lecture collective du texte publié par la Coordination autonome de Brest sur bourrasque-info.org en juin 2024.
📢 Atelier Punchline : Répondre aux discours de haine
Conçu et animé par QueeRévolution, cet atelier prend la forme d’un jeu où notre mission sera de trouver des réponses aux paroles et idées fascistes, LGBT-phobes, racistes, validistes, classistes, sexistes, etc.Cet exercice peut permettre de discuter de ce que peut être un propos de haine, et de s’armer contre ceux-ci par l’union et le sens de la répartie !
🍅 20h : À table ! Repas vegan à prix libre.
🎵🎶 21h : concert puis DJ set !
📢 Dimanche a 11h : s’organiser contre le fascisme.
À l’occasion d’un brunch, temps d’échange d’expériences sur les luttes antifascistes pour s’organiser face à la montée des fascismes : créer un espace où on se donne de la force, où on échange des perspectives, du concret, et où on se (re)motive mais où on laisse aussi s’exprimer et vivre nos divergences dans nos manières de lutter contre le fascisme.
🎠 Espace enfants
Un espace enfants avec des personnes pour s’en occuper est prévu afin de permettre aux parents de participer au week-end.Afin de les accueillir aux mieux (qu’iels investissent cet espace ou non sur place), cela peut être bien de nous avertir à l’avance de leur présence.
⛺ Camping sur place avec espace MINT (Meuf, intersexe, non binaire, trans)
🚗 Pour venir :
La Grange de Montabot, la Bossardière ou 2, la Bessardière à Montabot (50),

route Percy-Montabot : À gauche sur la route Percy-Montabot, 1 km après le gros pylône ou,
en venant de Tessy : 2ème à droite après le bourg de Montabot
Montabot (50) se situe à 9 km de l’A84 (Rennes-Caen) & de la gare SNCF de Villedieu-les-Poëles
PaFaCaB 50, Pas de Fascistes dans nos Campagnes Bocagères, pafacab50 chez autistici.org
Plus d’infos et potentielles mises à jour sur trognon.info.
📣 APPEL À SOUTIEN : Defend Prosfygika 🖤
#Prosfygika, une communauté autogérée qui s'inspire du modèle politique du #Rojava ainsi que d'autres luttes révolutionnaires est aujourd'hui en danger.
Face aux victoires obtenues par la lutte des grèves de la faim, la répression est forcée d'adapter ses stratégies. Le gouvernement de Mitsotakis continue de vouloir expulser le quartier et menace ainsi de briser la vie de ses 400 habitant·es.
La communauté de Prosfygika est déterminée à continuer la lutte et fait appel à la solidarité internationale. Individus et collectifs sont invités à rejoindre la lutte sur place. Les besoins sont multiples : rénovation et renforcement des bâtiments, cuisine collective et aide aux événements socio-culturels.
📍 Pour en savoir plus : https://saveprosfygika.gr/
📍 Pour te renseigner sur les possibilités d'accueil : saveprosfygika@protonmail.com
WE WILL WIN OR WE WILL WIN
— 📣 OPROEP TOT SOLIDARITEIT : Verdedig Prosfygika 🖤
In Griekenland, net als in België, is augustus een kritieke maand voor squats, die meer dan ooit bedreigd worden door uitzettingen.
Prosfygika, een zelfgeorganiseerde gemeenschap geïnspireerd door Rojava en andere revolutionaire strijden, is opnieuw bedreigd met ontruiming.
Geconfronteerd met de overwinningen behaald door de hongerstaking, zijn de repressieve krachten gedwongen hun strategieën aan te passen. De regering van Mitsotakis blijft proberen de wijk te ontruimen, waarmee ook het leven van de 400 bewoners word bedreigd.
De gemeenschap van het gekraakte Prosfygika is vastbesloten de strijd voort te zetten en doet een beroep op internationale solidariteit. Individuen en collectieven worden uitgenodigd om zich ter plekke bij de strijd aan te sluiten. De behoeften zijn : renovatie en versterking van de gebouwen, collectief koken en ondersteuning voor sociaal-culturele evenementen.
📍 Meer informatie vind je op https://saveprosfygika.gr/
📍 Voor informatie over mogelijkheden om een evenement te organiseren, kan je contact opnemen met saveprosfygika@protonmail.com
LANG LEVE DE INTERNATIONALE SOLIDARITEIT
#saveprosfygika
— -Insta & FB links (please share if you use those platforms🙏)
🔗 https://www.instagram.com/p/DbXwo_aCONS/
🔗 https://www.facebook.com/DefendRojavaBel/posts/pfbid02rhY4Z9kzY6koudQrEXQkfM1BoSmsoTeG7mrDVrX4JdN7HWLxmKTDtwfmwaBpd2SJl
— -
💬 To stay informed : Defend Rojava Bel Signal solidarity group🔗 https://link.infini.fr/defend_rojava_bel
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https://www.athens.indymedia.org/event/101876/ The food/personal hygiene logistic structure is a community structure and part of the food superstructure through which we collectively cover the needs of our daily life. It was born during the pandemic and is a response to how we organize ourselves as a community of resistance, supporting each other in a time of generalized crisis. It is a living counter-proposal to the capitalist system.
We invite friends, our solidarity comrades, to support us with food, diapers, personal hygiene products, all-purpose detergents, etc., so that we can continue to cover the needs of the approximately 400 people living in our neighborhood.
Find us : every Thursday, Saturday and Sunday at the Kiosk (collective cafe) from 18:30 to 23:30. every Tursday, at the Collective Kitchen of the Community of Squatted Prosfygika, Trichonidos and Kouzi str., from 16:00-17:00. every Monday, Tuesday and Friday, at the Bakery « Berkin Elvan » of the Community of Squatted Prosfygika, Kerkinis Str., from 10:00-12:00. every Wednesday, at the Logistic Structure of the Community of Squatted Prosfygika, Trichonidos and Kouzi, from 16:00-17:00.
Assembly of Squatted Prosfygika (SY.KA.PRO.)
Blog : sykaprosquat.noblogs.org
Instagram : @sykapro
Twitter : @Prosfygika
Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l'Auvergne-Rhône-Alpes.
Le dispositif a été découvert lors d'un changement d'autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l'autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l'alim de l'autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l'auto-radio.
La musique a bien dû leur casser la tête !
Article trouvé par ici, https://nantes.indymedia.org/posts/167658/les-autoradios-ont-des-oreilles/.
L’écrivain (une cinquantaine de livres) et philosophe belge Raoul Vaneigem est décédé le 28 juillet 2026 à l’âge de 92 ans. Anarchiste, il était très ami avec notre compagnon Marc Tomsin (avec qui nous avions créé en 2008 l’émission «Terre et liberté » devenue plus tard «Trous noirs»), décédé en juin 2021. Sur le site La Voie du jaguar animé par ce dernier, figurent plusieurs textes de Vaneigem, dont un hommage à Marc après son décès : https://www.lavoiedujaguar.net/Un-hommage-de-Raoul-Vaneigem-a-son-ami-Marc-Tomsin
« Légataires des insurgées et des insurgés du passé, nous jetons les bases d’une véritable internationale du genre humain. Choisir le parti pris de la vie est désormais le seul recours contre ceux qui sèment la mort sur la terre entière. C’est le combat que tu as choisi de mener et ton amitié rayonnante avait souvent plus d’efficacité que bien des diatribes ».
Les Éditions Rue des Cascades du même Marc Tomsin avaient publié en 2010 son livre L’État n’est plus rien, soyons tout.
Il est essentiellement connu pour sa participation, de 1961 jusqu’à sa démission en 1970, à l’Internationale situationniste et son Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, paru en 1967.
Ce livre démonte les mécanismes de la domination et cherche dans la vie quotidienne les forces capables de les renverser. Allergique aux idéologies marxistes-léninistes et trotskistes, Il participe à Mai 68 en étant très critique vis-à-vis des mouvements gauchistes.
Il précise ses propositions dans le livre De la grève sauvage à l’autogestion généralisée en 1974. Quelques dizaines d’années plus tard, avec son ami Siné il participe au journal Siné Mensuel.
Ses ouvrages opposent la vie contre la survie, le don contre l’échange marchand, l’autonomie contre les dominations. Se déclarant « pacifiste insurrectionnel », il cherche à construire des espaces où l’État et le marché perdraient leur emprise. Il s’est beaucoup intéressé aux Gilets jaunes (« La démocratie est dans la rue, pas dans les urnes« ), au zapatisme et au Rojava comme espaces d’autonomie et d’entraide à l’écart de nouvelles conquêtes du pouvoir : « Le peuple prenant par lui-même les décisions qui le concernent s’inscrit dans la lignée de l’expérience autogestionnaire menée par les collectivités libertaires espagnoles de 1936. Les zapatistes du Chiapas, les insurgés du Rojava, la tendance la plus radicale du mouvement des Gilets jaunes en France s’en inspirent aujourd’hui unanimement en dépit d’une grande diversité de conditions historiques, politiques et géographiques », mai 2021.
Sa chanson de 1974 « La vie s’écoule, la vie s’enfuit » interprétée ici par Jacques Marchais passe souvent dans Trous noirs : https://www.youtube.com/watch?v=TQWvjqrHdiQ
Serge – Trous noirs
P.S. : Ci-dessous pour mieux comprendre sa pensée très riche, quelques extraits de textes et d’entretiens parus notamment sur le site La Voie du jaguar
Octobre 2008 « Il est temps de jeter les bases d’une société nouvelle, de construire l’autogestion en nous emparant des énergies alternatives et en les mettant au service des collectivités refusant d’avoir des comptes à rendre aux gestionnaires de la faillite mondiale et aux escrocs dont le pouvoir n’a d’autre soutien que la passivité et la résignation des masses ». « Je n’ai jamais confondu révolte et révolution, et moins encore émancipation et prédation. L’émeute est un exutoire, la révolte est toujours récupérable. Les collectivités autogérées ne le seront pas. Nous ne sommes ni des pirates, ni des en-dehors, ni des marginaux, nous sommes au centre d’une société solidaire à créer et, que nous le voulions ou non, il faudra bien que nous apprenions à opposer une démocratie directe à cette démocratie parlementaire, clientéliste et corrompue qui s’effondre avec les puissances financières qui la soutenaient et la dévoraient ».
Septembre 2013 « On croit en Dieu parce qu’on a pas les moyens de croire en soi, investissant un « au-delà », car incapables de vivre un « ici-bas » »
Juin 2019 « On sait comment le combat pour le prolétariat a viré à une dictature exercée contre lui et en son nom. Le communisme et le socialisme en ont fait la preuve ». « On voit d’un côté le ridicule d’élections accaparées par une démocratie totalitaire qui prend les gens pour des imbéciles, et d’autre part le mouvement des gilets jaunes qui se moque des étiquettes idéologiques, religieuses, politiques, refuse les chefs et les représentants non mandatés par la démocratie directe des assemblées ». « Sauver les acquis sociaux ? Ils sont déjà perdus. Trains, écoles, hôpitaux, retraites sont poussés à la casse par le bulldozer de l’État. La liquidation continue. La machine du profit, dont l’État n’est qu’un banal engrenage, ne fera pas marche arrière. Comment ne pas faire plutôt confiance aux mains qui dans les carrefours, les maisons du peuple, les assemblées de démocratie directe, s’activent à la reconstruction du bien public ? »
Avril 2020 « L’État et ses commanditaires ont bousillé les services publics. Plus rien ne marche. Nous le savons en toute certitude : la seule chose qu’il réussit à faire fonctionner, c’est l’organisation criminelle du profit ». « Le temps n’est plus à l’indignation, aux lamentations, aux constats du désarroi intellectuel. J’insiste sur l’importance des décisions que les assemblées locales et fédérées prendront « par le peuple et pour le peuple » en matière d’alimentation, de logement, de transport, de santé, d’enseignement, de coopérative monétaire, d’amélioration de l’environnement humain, animal, végétal ». « Souvenons-nous que ce qui a détruit et interrompu l’expérience des collectivités libertaires de la révolution espagnole, c’est l’imposture communiste .»
Novembre 2020 « Le Mouvement des occupations de Mai 68 a porté un coup mortel à des vérités tenues pour immuables depuis des millénaires : le pouvoir hiérarchique, le respect de l’autorité, le patriarcat, la peur et le mépris de la femme, la haine de la nature, la vénération de l’armée, l’obédience religieuse et idéologique, la concurrence, la compétition, la prédation, le sacrifice, la nécessité du travail » « La religion a toujours été le cœur d’un monde sans cœur. Lorsque les luttes sociales ont fait battre l’organe vital d’une société radicalement nouvelle, on a assisté à la déconfiture du christianisme ». « Il est des flambées d’impatience où je crierais volontiers : « Lâchez tout ! Balayez vers l’égout les thuriféraires de l’argent ! Brisez les amarres du vieux monde, prenez à bras-le-corps la seule liberté qui nous rende humains, la liberté de vivre ! » »
Mai 2021 « Le capitalisme industriel avait favorisé dans son essor l’efflorescence d’inventions nouvelles (électricité, machine à vapeur, chemin de fer). Ce qui subsistait de recherche indépendante est désormais soumis au contrôle accru des intérêts mercantiles qui gèrent les budgets. Le capitalisme financier produit un vide de la science et de la conscience. Physique, biologie, art, médecine sont en quête d’une refonte radicale ». « L’État n’est plus qu’un instrument manipulé par les firmes multinationales, qui, avec ou sans le relais de l’Europe, lui imposent leurs lois et leurs juridictions. La répression policière est la seule fonction qui lui incombe encore ». « Les élections ont toujours été les arènes où la jactance des élus sollicitait la sottise d’électeurs persuadés d’être représentés par eux ». « Pendant que s’affrontent rétro-bolchévisme et rétro-fascisme, les mafias mondialistes empoisonnent et polluent impunément villes et village ». « L’autonomie des individus est la base de l’autogestion. Elle émancipe de l’individualisme, qui prête une liberté fictive aux moutons de la servitude volontaire. Elle apprend à distinguer militantisme et militarisme. L’engagement passionnel ne peut se confondre avec le sacrifice. Le combat pour la liberté refuse les ordres. La confiance et le mandat que lui accorde la solidarité lui suffisent ».
Août 2022 « Si sympathiques qu’elles soient, les manifestations en faveur du climat servent d’exutoires au sentiment d’impuissance qu’éprouvent intimement les protestataires. Comment imaginer que des mesures pratiques et un tant soit peu conséquentes contre la pollution puissent être adoptées par des États et des monopoles qui en sont la cause et les bénéficiaires ? » « Pendant que les pitreries médiatiques captent l’attention, les lobbies du nucléaire, du pétrole, de la pharmacie, de la 5G, du gaz de schiste, des malversations bancaires, triomphent avec le soutien d’une corruption et d’un parasitisme étatiques exhibés sans scrupules ». « L’autogestion — autrement dit l’organisation du peuple par lui-même — n’a plus rien de subversif, c’est une cure de santé parfaitement légitime ! »
Le procès a été reporté et le témoignage de Mickaël n'a pas pu être écouté lors de celui-ci. Pourtant l'administration pénitentiaire a tout de même décidé de couper la ligne téléphonique entre Ritchy et Mickaël (étant sur écoute), de le convoquer au prétoire (pour lui donner 10 jours de confinement sans télé ni plaque chauffante) et de lui adresser trois Compte-Rendu d'Incident (CRI) dont deux pour "propos outrageants à l'encontre du président de la République et incitation à la rébellion", sur la base du témoignage qu'il n'a pas pu diffuser.
Le personnel pénitentiaire a par la suite décidé de ne plus donner à Mickaël les médicaments dont il avait besoin, en dépit de l'ordonnance médicale dont il dispose. Il coupe également les appels téléphoniques sur sa cabine en prétextant des coupures d'électricité. Le personnel pénitentiaire l'humilie à chaque mouvement et l'empêche d'accéder à la douche. Pour finir, il le réveille chaque heure de la nuit pour l'empêcher de dormir.
En outre, la prison de Moulins-Yzeure continue de servir aux prisonniers des gamelles avec de la nourriture avariée bien que cela ait été signalé depuis plusieurs mois.
Suite à cet acharnement, Mickaël s'est ouvert le ventre. Il est arrivé au médical menotté dans le dos et c'est seulement à sa demande que le médecin les a enlevé pour le soigner. Il a été recousu sans anesthésie. Quelques jours plus tard, il s'est à nouveau ouvert le bras. Il a refusé d'être recousu car aucune anesthésie digne de ce nom lui a été proposé.
Face au racisme, à la répression abusive et la censure, nous ne nous tairons pas ! Que la silenciation de tous les prisonniers et la violence qu'ils subissent au quotidien cesse.
Tout notre soutien va aux voyageurs, aux prisonniers longue peine et à celles et ceux qui ne se laissent pas faire !
Nous appelons toute personne révoltée par la situation actuelle à contacter la prison :
Tél. : 04.70.35.15.00
Adresse : Direction du Centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, 21 rue de
Millepertuis, BP 24, 03401 Yzeure Cedex
Mail : sec.cp-moulins@justice.fr
Nous partageons ci-dessous le témoignage de Mickaël :
« Alors bonjour je me présente je m'appelle Kemi, je suis détenu à la centrale de Moulins-Yzeure et j'ai été cité à témoigner au procès de M. Ritchy Thibault, mais comme à son habitude, la soi-disant Justice a tapé fort pour essayer de me censurer. Et oui ! On m'empêche de témoigner car je suis voyageur, longue peine, et en plus, je suis revendicard. Je prends la parole pour dénoncer le racisme, la répression abusive, et la censure, dont nous, personnes racisées, faisons l'objet dans ce pays. J'étais censé témoigner en visio mais la centrale de Moulins-Yzeure est soi-disant dans l'incapacité de le faire. Aujourd'hui, ils vont juger un homme pour ses opinions politiques et parce qu'il a osé défier ce que vous appelez l'État français. Et quand Macron dit qu'il emmerde les Français, rien ne se passe. Et quand il apporte son aide à Israël pour bombarder des écoles à Gaza, rien ne se passe. Par contre, vous sortez toute l'artillerie judiciaire pour juger des hommes, des femmes, ou des ados parce que voyageurs, noirs ou arabes. En 2026, quand on arrive dans une commune, on peut encore malheureusement lire des affiches avec écrit dessus « Interdit aux gens du voyage », c'est du racisme pur et simple. Combien de jeunes arabes sont abattus par la police ? Combien de jeunes voyageurs sont abattus par la police ? Et combien de noirs également sont abattus par la police sans que justice soit rendue ? Beaucoup trop. Combien de femmes et d'enfants sont assassinés et violés sans que la justice ne soit rendue également ? Combien de personnes racisées sont enfermées pour de longues années ? Beaucoup trop. Et aujourd'hui vous gaspillez l'argent des Français pour juger un homme qui ne fait que dire ce qui ne va pas dans ce pays. Aujourd'hui c'est du théâtre politico-judiciaire ce que vous faites. Mais nous on dit stop, stop à cette mascarade. Stop au racisme et stop à l'immunité accordée aux politiciens et à leur bras armé qui assassine nos mères, nos pères et nos frères et sœurs. Aujourd'hui nous sommes un pays qui pratique la dictature dissimulée. Ceux qui gouvernent font tout pour que les personnes racisées soient considérées comme des moins que rien, et ravitaillent Israël […] pour assassiner du musulman. Nous voyageurs, aujourd'hui, nous levons pour dénoncer ce que nous subissons tous les jours. Nous sommes des êtres humains, mais l'État macroniste nous considère comme du bétail à parquer à côté des déchetteries. Réveillons-nous, levons le poing et envahissons les rues pour crier notre mécontentement et faire chuter ce gouvernement qui ne cherche qu'à faire du chiffre et à remplir ses statistiques méprisantes et truquées ! Quand un politicien est condamné à plusieurs années de prison, il n'en fait que quelques mois. Quand une mère de famille a volé à manger pour faire manger ses enfants, elle fait sa peine au maximum et doit fermer sa bouche. Aujourd'hui, un flic peut assassiner un ado et devenir millionnaire grâce à des politiciens qui, soi-dit en passant, sont des fachos revendiqués. Oui, l'État et la police tuent, oui, l'État et la police sont racistes. L'État français place l'argent avant l'être humain. En France, on peut tenir des propos choquants, humiliants, envers des personnes racisées. Mais on n'a pas le droit de dire ce qu'on pense du gouvernement. Le président peut dire qu'il emmerde ses électeurs, mais le simple citoyen n'a pas le droit de dire ce qu'il pense sous peine d'être assassiné ou enfermé. Je termine en disant, ou plutôt en criant : Free Palestine ! Sauvons Gaza ! Ne laissons aucun politicien corrompu choisir pour nous, dicter notre vie et retirons-leur le permis de tuer. »
Lundi 27 juillet
Le 20 juillet 2026, les juges d'instruction chargés de l'affaire de Crépol ont requalifié les mises en examen des quatorze personnes poursuivies pour la mort de Thomas Perotto (tué le 19 novembre 2023 à Crépol (Drôme), après avoir été frappé à l'arme blanche), en retenant contre elles une circonstance aggravante de racisme visant, selon les termes mêmes du dossier, « la race blanche et la nation française ». Que de tels mots soient aujourd'hui inscrits noir sur blanc par une institution judiciaire de la République, à la demande de parties civiles parmi lesquelles l'AGRIF, officine identitaire d'extrême droite catholique, n'est pas un détail de procédure. Il s'agit ici d'un basculement de l'institution judiciaire.
Disons-le sans détour : Thomas Perotto avait seize ans, et la mort de cet adolescent est une tragédie. C'est précisément parce que ce deuil-là est réel que nous refusons qu'il devienne l'arme idéologique qu'en fait, méthodiquement, depuis novembre 2023, toute l'extrême droite française, jusqu'à armer les ratonnades et les expéditions punitives menées, dans les semaines qui ont suivi le drame, au nom de la « race blanche ».
Car le « racisme anti-blanc » n'existe pas. La négrophobie et l'islamophobie sont structurelles parce qu'elles organisent concrètement, chaque jour, la relégation, la surveillance et la mise à mort de nos vies. Il n'existe, en face, aucun système qui organise l'infériorisation des Blancs en tant que Blancs.
Retourner ce concept contre les racisé.e.s n'est qu'obtenir la négation pure et simple de ce combat, et offrir à l'extrême droite ainsi qu'à l'ensemble du bloc réactionnaire de la bourgeoisie une nouvelle tribune pour intensifier son offensive idéologique raciste.
Cette vérité éclate dès qu'on observe le deux poids deux mesures de l'appareil judiciaire et politique. En février 2026, l'Assemblée nationale a observé une minute de silence pour Quentin Deranque, militant d'extrême droite néonazi. Neuf mois plus tôt, la même Conférence des présidents avait d'abord refusé le moindre hommage à Aboubakar Cissé, jeune musulman assassiné de dizaines de coups de couteau. Voilà, à nu, la hiérarchie des morts que dresse l'État. Le même mépris gouverne les qualifications pénales : Mahamadou Cissé, abattu par un voisin, s'est vu offrir un « crime par exaspération » avant que son meurtrier ne soit remis en liberté, soutenu par une cagnotte d'extrême droite ; pour Aboubakar Cissé, le parquet s'est empressé d'écarter la qualification terroriste et de psychologiser le geste, « envie obsessionnelle de tuer » ; à Saverne, un homme qui tira sur une famille maghrébine aux cris de « sales bougnoules » et » je vote RN » vit les faits ramenés à de simples « violences aggravées » ; à Brest, le 5 juillet, une femme musulmane voilée touchée par un tir dans un parc, devant son enfant, vit l'enquête pour tentative d'homicide ramenée à de simples « violences volontaires », au terme de près de deux semaines de silence médiatique national, la presse locale ne parlant que d'« une femme », pas un mot de son voile. Quand la victime est noire ou musulmane : lenteur, minimisation, psychologisation. Quand il s'agit de la » race blanche » : la machine trouve ses mots en quelques jours. Il n'y a là aucun hasard. Les institutions pénales appliquent la définition du racisme telle que l'État français la conçoit, et leur principale, si ce n'est leur seule, raison d'être est d'entériner et de protéger l'ordre capitaliste et le suprémacisme blanc qui lui est consubstantiel. En consacrant juridiquement la » race blanche » et la » nation française » comme catégories à défendre la justice accorde une légitimité intellectuelle et offre une victoire politique à tous les groupuscules identitaires. Elle franchit un pas décisif vers l'ethno-nationalisme d'État.
Nous refusons ce deux poids deux mesures. Nous refusons que la vie des Noir.es, des musulman-es et des racisé.es soit reléguée au rang de fait divers pendant que l'on érige la « race blanche en catégorie protégée du droit. Nous refusons que l'appareil judiciaire, arme d t de race, prétende plus longtemps arbitrer avec neutralité les rapports de domination qu'il est fait pour reproduire.
Peaux Noires Ligne Rouge dénonce cette requalification comme un précédent d'une gravité inouïe et un blanchiment de l'idéologie identitaire par l'État. Nous n'avons rien à quémander à cette justice. Notre tâche est ailleurs : reconstruire, contre le racisme qui la divise, l'unité de notre classe.
Organisons-nous, préparons la riposte. Tout le pouvoir au peuple ! « Le travail sous peau blanche ne peut s'émanciper où le travail sous peau noire est stigmatisé et flétri » - Karl Marx
Le site du collectif Peaux Noires, Ligne Rouge
Dark Nights / mercredi 22 juillet 2026
Les anarchistes emprisonné.es ont été arrêté.es dans les jours qui ont suivi la manifestation du Premier mai à Bandung [voir ici et ici ; NdAttt.]. Ils/elles sont accusé.es d’avoir participe à une émeute et de la destruction volontaire d’équipements publiques, à la suite d’un affrontement qui a eu lieu le 1er mai 2026 sur le Jalan Cikapayang (au carrefour entre Cikapayang et Pasupati), dans la ville de Bandung, au cours duquel la police a été attaquée.
Ces graves accusations portent sur des infractions comme le fait de provoquer des incendies ou des explosions mettant en danger la sécurité publique, le fait de commettre des actes de violence collective contre des personnes ou des biens, en public, ainsi que d’association de malfaiteurs. De plus, les compas sont accusé.es d’avoir préparé et utilisé des cocktails Molotov. Mpe est accusé d’être le « leader », ce qui, pour un anarchiste, est absurde. Les compas arrêté.es ont été tabassé.es et maltraité.es par les flics, au cours de leurs interrogatoires, pendant une période de trois semaines, en l’absence d’un bon avocat. Une pression psychologique intense et de la violence physique ont été utilisées à l’encontre des détenu.es, pour essayer de leur faire faire de fausses déclarations.
Au total, treize (13) personnes ont été arrêtées et emprisonnées au cours de l’enquête sur les émeutes.
– Trois (3) d’entre elles étaient des mineurs et ont ensuite été libérés, avec l’obligation de pointer à la police.
– Les dix (10) prisonniers restants sont :
1. Ripan Ripandi
2. Muhamad Rafly
3. Ismail
4. Dani Maulana
5. Rangga
6. Cikal
7. Haikal
8. Fadel
9. Fadil
10. Hadi Isan
Liberté pour les prisonniers – Renversons l’État
Mise à jour : le jeudi 23 juillet 2026, le procès des compagnons inculpés dans l’affaire de la manifestation du Premier mai 2026 à Bandung, c’est à dire Mpe, Dilan et Pablo, [a commencé] au tribunal du district de Bandung.
Act for freedom now! / samedi 1er août 2026
On a établi un calendrier des prochaines dates de libération des anarchistes emprisonné.es car pris.es pour cible lors des mesures de répression prises par l’État, suite à la mobilisation d’août–septembre 2025, à Bandung. Ces compas ont été poursuivis.es pour des actions directes, y compris les incendies qui ont visé la banque Hana [voir ici ; NdAtt.] et le bâtiment de la Chambre provinciale des représentants (DPRD) de Java occidental, ainsi qu’à cause des persécutions contre les administrateurs de la plateforme « Black Bloc Zone » – une affaire largement présentée par les médias grand public comme affaire « Chaos Star ».
Prochaines libérations dans les affaires d’actions directe « Chaos Star »
Plusieurs compas emprisonné.es dans le cadre des affaires liées à des actions directes approchent de la date prévue pour leur libération :
– Rhexcy : il est censé [être sorti] le 29 juillet 2026
– Tebe et Iyong : censés [être sortis] le 31 juillet 2026
– Jalus : censé [être sorti] le 3 août 2026
– Apip : censé sortir en septembre 2026
La situation d’autres compas emprisonné.es
Au-delà des affaires principales, pour des incendies, d’autres compas capturé.es dans le cadre de luttes connexes font face à des conditions variables, dans les prisons de l’État :
Affaire de la bombe de propane au poste de police de Gentong [voir ici ; NdAtt.] :
– Adit et Nopal : ils sont censés sortir l’année prochaine (2027).
– Pem et Herdy : sortis il y a plusieurs mois.
Administrateurs de « Black Bloc Zone » :
– Dana et Abul : déjà libérés des prisons de l’État.
– Komar : actuellement incarcéré une nouvelle fois par les forces de l’État, à Surabaya, avec une date de sortie prévue pour septembre prochain.
Solidarité avec tou.tes les prisonnier.es anarchistes.
Pour l’Internationale noire.
Going Underground
juillet 2026
Dark Nights / samedi 18 juillet 2026
Ces dernières semaines, nous avons été plongé.es dans les tranchées du soutien juridique. Accompagner les personnes enlevées par la Densus (ndt : Densus 88, l’unité spéciale antiterroriste de la police indonésienne) n’est pas seulement une question tactique – c’est la manière dont nous cartographions leurs méthodes de répression pour les démanteler. Par-dessus tout, nous refusons d’abandonner qui que ce soit à la merci de l’appareil d’État.
Nous sommes en train de diminuer le soutien à Komar, car il est déjà assisté par le ST (ndt : Setapol, Union des prisonniers politiques) et d’autres. Notre priorité continuent à être les prisonnier.es restant.es du Premier mai 2026 et tou.tes celles/ceux qui doivent encore affronter les tribunaux sans solidarité. Bien entendu, cela inclut Adit, qui restera en prison jusqu’à l’année prochaine.
Les fonds qu’on nous avait initialement refusés, de la part du ST, ont été redirigés vers la famille de Dani. Leur appareil bureaucratique a déjà refusé d’apporter son soutien à Mpe, nous ne comptons donc plus sur eux. La famille de Dani vit en dessous du seuil de pauvreté et il était son seul soutien financier. C’est pourquoi les dons et les ventes de t-shirts continuent à être urgents : ils empêchent que sa famille sombre et soutiennent le travail de solidarité plus large.
Aujourd’hui, un nombre important de jeunes anarchistes pourrissent encore, détenu.es par la police. Beaucoup ont été arrêté.es après le 1er mai 2026. La plupart n’a reçu aucune assistance juridique – en particulier dans les villes les plus petites, où il n’existent même pas de structures d’assistance juridique. Nous continuons à chercher tous les canaux possibles pour les contacter et les soutenir.
Des comptes-rendus provenant de différentes sources confirment que la LBH (ndt : Organisation d’aide juridique de Jakarta) et la plupart des organisations institutionnelles d’aide juridique ont refusé de les assister. La raison est claire : leurs actions ont été trop destructrices, trop conflictuelles et ils/elles refusent de se soumettre à la chaîne de commandement bureaucratique imposée par ces organisations. C’est la raison pour laquelle la plupart de ceux/celles qui sont encore emprisonné.es continuent sans soutien juridique.
Prisonnier.es actuel.les :
Surabaya : +20-25 personnes
Cilacap/Purwokerto : 7 personnes
Makassar : 5 personnes
Ciamis : un nombre encore indéterminé
Bandung : 5 personnes (sans compter Mpe et ses compas)
Palang Hitam
Dark Nights / samedi 18 juillet 2026
Le compte-rendu des emprisonnements
Palang Hitam, 10 juillet 2026
Ce document montre, en détail, le nombre d’affaires actuellement traitées par le Palang Hitam. Si nous avions plus de fonds à notre disposition, nous pourrions fournir plus de soutien aux autres affaires dont nous continuons d’être mis.es au courant. Veuillez nous contacter à l’adresse palanghitam(no scums) riseup (acab) net, si vous pouvez nous aider à aider les compas en prison.
Il est nécessaire de fournir aux prisonnier.es des fonds pour leurs dépenses, le cas échéant pour leurs familles, et pour ceux/celles qui ont besoin d’avocats, car les avocats commis d’office travaillent avec les flics et les procureurs pour baiser les accusé.es. Quand nous sommes en mesure d’employer des avocats professionnels, la torture et les abus peuvent être arrêtés. Cela est important car de nombreux.ses accusé.es sont maltraité.es et menacé.es, jusqu’à ce qu’ils/elles donnent des faux témoignages. Dans un cas, à Surabaya, un jeune homme est mort des blessures dues à la torture.
L’unité antiterroriste Densus 88 cartographie le mouvement anarchiste et ses relations internes, en utilisant la menace et la torture. Cette unité utilise une surveillance généralisée des données, ainsi que des logiciels espions, qu’ils envoient à des blogs et à des comptes des réseaux sociaux, pour infiltrer les téléphones et les appareils des compas. Nous recommandons l’utilisation de moyens de sécurité informatique et téléphonique, tout en étant conscient.es de leurs limites.
Des responsables officiels indonésiens auraient participé au sommet organisé par l’administration américaine contre le « terrorisme d’extrême-gauche » et nous rappelons à tout le monde, dans la rue et dans le cyberespace, qu’il faut rester attentif.ves face à la forte possibilité d’une répression supplémentaire. Quand les révolutions ne sont faites qu’à moitié, nous creusons nos propres tombes.
Palang Hitam International
Un moment convivial organisé pour les mineur·es trans, non-binaires, en questionnement et leur famille, par des personnes concernées. Accompagnement individuel possible sur place.
Anglophones bienvenu·es
Samedi 29 août, de 16h à 18h30 au Centre LGBTI de Grenoble
Un moment de support à la transition organisé par et pour des personnes trans, non-binaires, intersexes, trav, toute personne déviantes de genre et en questionnement. (Parcours médical, administratif, santé mentale, RDR, questionnements, etc.). Accompagnement individuel possible sur place.
Anglophones bienvenu·es.
Mardi 25 août, de 18h30 à 20h30 au Centre LGBTI de Grenoble
Salut à tou·tes,
"Soin militant", "care", "inclusivité des luttes" et "dans les luttes"...
Le 30 de chaque mois, de 18h à 21h, les "rencontres du soin militant" de l'agglo grenobloise permettent à des personnes intéressées par le sujet de se retrouver pour se faire part de leurs besoins, idées, envie etc de projets divers et variés à ce sujet !
Concrètement ça peut être un espace pour se connaître, se coordonner entre les différents collectifs et groupes affinitaires qui proposent du soin dans les luttes à Grenoble, mais aussi pour que ce·lles qui ne font pas partie d'un groupe ou quoi, puisse participer aux discussions générales sur les besoins de nos milieux, ce qu'on pourrait imaginer, ce qui manque, ce qu'on fait bien ou qu'on peut améliorer...
On espère qu'il pourra aussi continuer à en naître des envies de monter des projets ! Dans la charte des rencontres, c'est écrit : "Les Rencontres Autonome du Care pour une INclusion Emancipatrice et Sociale (RACINES) espèrent être les racines de plein d'initiatives collectives qui tendraient à favoriser l'inclusivité réelle dans les luttes pour les massifier et les radicaliser."
On aimerait que ces rencontres soient les plus inclusives possibles. L'idée est notamment que quiconque puisse formuler des besoins spécifiques (soit directement à la rencontre, soit via un document anonyme en ligne (https://nuage.gresille.org/index.php/s/5XxjGsstkd2jJY8) ou via un·e personne relai par exemple) et que le groupe de personne présentes réfléchisse à les mettre en œuvre.
On peut venir quand on veut, avec des choses à boire et à manger si on veut. L'ordre du jour est déterminé par les personnes présentes. Idéalement si on arrive tou·tes à l'heure (18h) ça permet de se présenter tou·tes, de poser le cadre et de se mettre d'accord ensemble sur ce dont on a envie de parler mais on fait comme on peut bien sûr. Pour avoir une idée des envies des autres personnes, il y a un document de proposition d'ordre du jour (en pagaille ^^) ici : https://nuage.gresille.org/index.php/s/idMZfxt6c5kKtin
On peut trouver la charte complète, qui précise les modalités de fonctionnement, ici : https://nuage.gresille.org/index.php/s/FLYYHf5F9kGz9Ft Les rencontres sont souveraines. Les décisions qui changeraient la charte doivent être prises à l'unanimité à deux rencontres de suite entre 19h et 20h.
C'est ok que chacun·e apporte à boire et à manger. Espaces intérieurs non-fumeur. On demande aux personnes qui auraient besoin de boire de l'alcool de masquer les contenants et de ne pas en faire la promo. Si on ne peut pas aérer, on demandera si c'est possible de porter des masques (on essaye de les fournir).
On essaye de varier les lieux des rencontres. Les rencontres sont organisées par des personnes volontaires venues à une précédente rencontre et accompagnée de celleux qui ont en déjà organisées.
C'est possible de poser toutes les questions que vous voulez à l'avance à racines@gresille.org aussi.
N'hésitez pas à en parler autour de vous si vous en avez envie et/ou sur vos réseaux, etc.
À bientôt ! Et pis bin avec ou sans RACINES prenons soin les un·es des autres pour abattre ce système de merde !
Le dispositif a été découvert lors d'un changement d'autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l'autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l'alim de l'autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l'auto-radio.
La musique a bien dû leur casser la tête !





PS : article trouvé ici, https://nantes.indymedia.org/posts/167658/les-autoradios-ont-des-oreilles/.
Rami Abou Jamous écrit son journal pour Orient XXI. Dans ce texte, il revient sur les raisons de son silence, la mort de proches à Gaza — dont celle de la tante de son épouse Sabah —, la réduction de l'aide humanitaire et une situation qui empire chaque jour, à Gaza comme en Cisjordanie.
Samedi 25 juillet.
Salut les amis. Toujours vivant.
Chers lecteurs, chères lectrices, cela fait longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles, et je vous prie de me pardonner. Je sais que vous vous êtes inquiétés et que les informations sur Gaza vous manquent. J'ai eu quelques soucis de santé, mais ensuite, je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas repris l'écriture. Sabah, ma femme, me demandait souvent : « Pourquoi n'écris-tu pas ? » Le problème, c'est que je n'avais pas de réponse. Depuis plus d'un mois, je vivais avec un cerveau qui voulait parler de tout, et un cœur saturé de chagrin et de tristesse qui n'avait pas envie de parler. Peut-être que ce génocide qui ne cesse pas depuis trois ans, ces catastrophes et massacres quotidiens, ce stress permanent pesaient trop lourd.
Il y a beaucoup de choses à raconter et, en même temps, la communauté internationale n'a rien à dire. Rien de ce qu'il se passe à Gaza n'a d'écho dans le silence du monde. Ni dans mon propre silence que je ne comprends pas moi-même. De quoi était-il fait ? Peut-être que j'avais simplement besoin de me reposer. Peut-être que j'étais arrivé à un point où j'avais besoin de ne rien dire, où je n'avais plus rien à dire.
Chaque jour on apprend la mort d'un ami proche, d'un voisin, dans un bombardement ou à cause d'une maladie non soignée.
Pendant le mois écoulé, nous sommes passés par de grands moments de tristesse. Sabah a perdu sa tante, pas à cause d'un bombardement, mais à cause des rats. Oui, à cause des rats. À Gaza, vous le savez, plus de 1,5 million de personnes vivent toujours sous des tentes dans des camps de fortune. Ces gens sont entassés les uns à côté des autres, concentrés dans 30 % de la surface de Gaza, c'est-à-dire à peu près 120 kilomètres carrés. Récemment, et surtout avec la chaleur, la majorité de ces tentes ont été attaquées par les rats, par les souris, par les reptiles, par les rongeurs.
Quand ils installent leurs bâches, les déplacés essaient de trouver un mur auquel adosser leur abri, afin d'économiser les toiles sur un côté, et pour avoir un pan solide où planter des clous, par exemple. C'est ce qu'avait fait la tante de Sabah. Elle n'avait été déplacée qu'une fois, contrairement à la majorité des Gazaouis, qui ont dû errer d'un endroit à un autre sous les attaques israéliennes. Elle était originaire du quartier de Shejaya — dans l'est de la ville de Gaza —, qui a été complètement rasé par l'armée israélienne. Elle avait fini sous une tente dans le centre de la ville. Cette tente, elle l'avait plantée contre le mur resté debout d'une maison détruite. Il a fini par s'effondrer sur la famille : les rats avaient creusé des trous sous ses fondations fragiles. Toute la famille s'est retrouvée à l'hôpital. Huda est morte au bout de quelques jours. Qu'elle repose en paix. Sa fille a été amputée d'une jambe. Elle est diabétique, ce qui va aggraver ses souffrances.
Il y a aussi l'histoire de cet ami que vous connaissez peut-être, le rappeur palestinien Ayman Mghames qui travaillait avec moi quand j'étais fixeur. Il m'aidait pour les contacts avec les journalistes et pour les traductions. Il a eu la chance de pouvoir quitter Gaza avec sa femme et ses enfants, et est actuellement en France. Malheureusement, il n'a pas pu faire évacuer sa mère, ainsi que son frère et sa famille. Sa belle-sœur a été transférée avec ses enfants en Égypte, où elle est traitée pour un cancer. Le frère d'Ayman était resté à Gaza avec sa mère. Mais il souffrait d'une insuffisance rénale qui lui a été fatale, faute de soins adéquats. Qu'il repose en paix.
Ce n'est qu'un mort parmi tant d'autres. Chaque jour, on apprend la mort d'un ami proche, d'un voisin, dans un bombardement ou à cause d'une maladie non soignée. Tout cela dans le silence du monde entier. Bien sûr, je ne parle pas des populations. Je sais qu'il y a une forte mobilisation, que ce soit en France ou ailleurs, et je sais que beaucoup de lecteurs et lectrices attendent mon journal parce qu'ils veulent savoir ce qu'il se passe à Gaza. Ils veulent savoir la vérité, connaître la réalité.
L'objectif, c'est la déportation des Palestiniens.
Je parle du silence des dirigeants et des décideurs de la communauté internationale. Nous sommes étranglés par l'occupation, massacrés par les Israéliens, dans une impunité totale, à Gaza comme en Cisjordanie où les colons armés attaquent sans cesse les villages. L'objectif, c'est la déportation des Palestiniens. Le plan est désormais sur la table. En Cisjordanie, il est mis en œuvre par les colons, protégés par l'armée d'occupation. Des agences de presse ont récemment rapporté la version israélienne d'une attaque de colons contre un village proche de Naplouse : des « randonneurs » auraient été « attaqués » par des Palestiniens. De paisibles promeneurs amateurs de nature parcourant les territoires palestiniens pour en admirer les paysages auraient donc été agressés par des terroristes sanguinaires qui détestent les sacs à dos.
Il s'agissait en réalité d'une milice de colons armés de fusils M16 venus, comme à leur habitude, harceler et brutaliser les habitants. Un jeune Palestinien a saisi l'arme du chef de bande et l'a tué sur le coup. Les « randonneurs » ont le droit d'attaquer les villages, de brûler les mosquées et les champs, de tuer qui ils veulent. Les Palestiniens qui veulent simplement vivre sur leurs terres n'ont pas le droit de gâcher leurs promenades.
La majorité de la population dépend de l'aide humanitaire qui diminue de plus en plus.
Lire la suite sur orientxxi
Une première version de ce tract a été distribué devant les locaux de la SAUR à Ifs au mois de juin 2026. Voilà une nouvelle version du tract avec quelques corrections.
C'est la coupure qui fait déborder le vase !
À propos de coupures d'eau dans l'agglomération caennaise
Depuis le printemps 2024 dans l'agglomération caennaise, les squats se font de nouveau couper l'eau. Ces six dernières années, les distributeurs avaient arrêté de la couper et d'empêcher son rétablissement dans les squats investis par l'Assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions, suite à une lutte engagée en 2017 par cette dernière contre Veolia.
Pendant plusieurs mois des gens débarquaient régulièrement dans les locaux de Veolia pour exiger l'annulation d'une facture d'eau de 6600 euros pour un grand squat de la Guérinière occupé pendant plus de trois ans. Face au distributeur qui se dédouanait de toute responsabilité en renvoyant vers les pouvoirs publics, la mairie puis le CCAS (centre communal d'action sociale) ont été occupés, forçant ce dernier à éponger la dette.
Début 2023, le syndicat Eau du bassin Caennais a délégué la gestion du réseau d'eau à Eaux de Normandie (filiale de Suez), et à la SAUR, et les coupures ont recommencé. Coïncidence ? Alors qu'avant iels se contentaient de retirer les compteurs d'eau, maintenant iels envoient leurs petites mains faire le sale boulot : dans un squat à Fleury-sur-orne, l'eau a été coupée et l'accès à l'arrivée d'eau bouché avec du gravier et du sable ; au squat rue général Duparge, même chose avec du ciment, sous l'œil des propriétaires (de l'Administration Pénitentiaire) ; puis une coupure d'eau dans un squat à Bourguébus ; et de nouveau une tentative de coupure au squat du 102suudessous, suivie d'une tentative de sectionner les canalisations souterraines en creusant un grand trou dans la rue. Et c'est seulement les interventions dont on a connaissance... Y'en a ras le bol !
Pendant que le système industriel accapare les ressources en eau, les gestionnaires font la chasse aux mauvais payeurs pour grappiller quelques centimes et quelques gouttes d'eau. On doit payer l'eau à cause de groupes, États comme grandes entreprises, qui se l'approprient pour la marchandiser et s'enrichir sur un besoin vital. Ces charognards fixent les prix, et soit tu paies soit tu meurs. Si y'a des gens qui volent l'eau, c'est bien ceux-là, et pas celleux qui se débrouillent pour ne pas payer quelques mètres cubes pour un usage domestique. On nous culpabilise avec des leçons de morale sur la consommation individuelle (fais pipi dans ta douche !), pendant que l'industrie des énergies (nucléaire en tête) pollue des fleuves entiers pour refroidir leurs centrales, que l'agro-alimentaire dépense des tonnes d'eau pour arroser les champs pleins de pesticides et empoisonner les sols, que l'industrie du BTP assèche pour construire des prisons, et que l'industrie de l'armement assoiffe pour fabriquer drones et chars.
Si il faut couper l'eau, c'est aux industries, quelles qu'elles soient !
Que dit la loi française (pour l'instant) ?
Depuis 2013 (Loi Brottes), couper l'eau dans une résidence principale est illégal en France, même si les habitant-e-s ne payent pas l'eau. De même, la pratique du « lentillage » (réduire le débit d'eau plutôt que de couper l'eau directement) est illégale. De nombreuses décisions de justice ont entériné ce principe en condamnant Veolia ou la Saur pour des coupures d'eau chez des particuliers. Ces condamnations s'appuient sur l'article L115-3 du Code de l'action sociale et des familles : « Les distributeurs d'eau ne peuvent procéder, dans une résidence principale, à l'interruption, y compris par résiliation de contrat, pour non-paiement des factures, de la fourniture d'eau aux personnes ou familles ».
Contacts :
ag-contre-expulsions [at] riseup.net
eausecours [at] canaglie.net
Le tract en deux formats (pour lecture et impression) :
L'éphéméride des luttes du 3 août revient loin dans l'histoire, avant d'en arriver et d'être dramatiquement concentrée sur le conflit nord-irlandais. Aujourd'hui, on se rend compte de jusqu'où risque de mener la lutte.
1312 (très bonne année) : A Liège, une révolte populaire s'empare de 132 membres du patriciat local et les brûlent sur la place publique.
1789 : A Rouen, Bordier et Jourdan incitent les révolutionnaires à piller les maisons de riches et à s'emparer de leurs biens. Bordier sera arrêté dans les jours suivants et finalement pendu pour ces propos.
1894 : A Lyon, fin du procès de l'anarchiste Sante Caserio, qui poignarda à mort le président de la République française Sadi Carnot le 24 juin. Il est condamné à mort.
1907 : A Barcelone, création de l'organisation Solidaridad Obrera (Solidarité ouvrière), qui se fondra en 1910 dans la CNT.
1920 : A Belfast, en Irlande du Nord, de violentes émeutes se déclenchent contre l'occupation britannique. On verra plus loin que le conflit nord-irlandais ne fera par la suite que s'approfondir.
1959 : A Bissau en Guinée Portugaise, la police portugaise tire sur une foule de grévistes, faisant une cinquantaine de morts.
1960 : Le Niger obtient son indépendance vis-à-vis de la France coloniale.
1963 : En Espagne, pendant la dictature franquiste, le guérillero antifasciste 'Caraquemada' est tué, tandis que les anarchistes Granados et Delgado sont arrêtés à Madrid, accusés d'avoir posé des explosifs contre des bâtiments liés à la dictature.
1969 : A Belfast, des affrontements sanglants éclatent contre l'occupation britannique. Ceux-ci s'étendront sur seize jours.
1972 : En Irlande du Nord, un soldat britannique meurt dans une explosion d'une bombe de l'IRA à Urney, près de Clady, tandis que le militant de l'IRA Robert Mc Crudden, âgé de 19 ans, est abattu par l'armée à Belfast lors d'une fusillade.
1973 : A Dublin, l'IRA cambriole une armurerie.
1974 : A Belfast, le militant de l'IRA Martin Skillen, âgé de 21 ans, est abattu par l'armée britannique qui occupe l'Irlande du Nord.
1975 : Sortie du jeu vidéo Pong sur Atari, histoire de changer d'ambiance.
1976 : - A Portrush en Irlande du Nord, l'IRA commet six attentats à la bombe de façon simultanée.
1983 : Au Sénégal, création du Front d'action anti-impérialiste/Suxxali Reew Mi.
1992 : A Belfast, l'IRA abat un soldat britannique alors qu'il faisait une patrouille.
2004 : - A Spokane, dans l'État de Washington, le Eastern Washington Chapter de l'ELF (Front de Libération de la Terre) incendie un Hummer de 55.000 dollars, renvendiqué contre la guerre en Irak et Bush.
2017 : A Saint-Denis, tard dans la nuit, quatre véhicules de la police municipale sont incendiés sur le parking sécurisé du commissariat et deux autres ont leurs vitres cassées.
2019 : A Nantes, plusieurs manifestations ont lieu en hommage à Steve Maia Caniço, noyé dans la Loire le soir de la fête de la musique lors d'une intervention policière, ainsi que contre les violences policières. Lors de celle de l'après-midi, des affrontements commencent immédiatement contre la police, qui dureront plusieurs heures dans le centre-ville.
Voir aussi l'éphéméride anarchiste du 3 août pour un peu plus de légereté.
Un dispositif de surveillance a été trouvé le 22 juillet 2026 dans une voiture en transit entre le sud-est et l'Auvergne-Rhône-Alpes.
Le dispositif a été découvert lors d'un changement d'autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l'autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l'alim de l'autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l'auto-radio.
La musique a bien dû leur casser la tête !
PS : article trouvé par ici, https://nantes.indymedia.org/posts/167658/les-autoradios-ont-des-oreilles/.
Quand ?
Le 3 août de 19h à 20h
Où ?
Hôtel de Ville 31, rue de Rivoli, 75004, Paris
L'action "zéro bébé à la rue" continue tous les premiers lundis du mois.
Nous serons lundi 3 août devant l'Hôtel de Ville de Paris au niveau du 31, rue de Rivoli entre 19h et 20h pour notre rassemblement mensuel
Pour dire NON à l'inacceptable
Pour dire notre indignation devant la suppression de 1 200 nuitées hôtelières qui accentuent les remises à la rue
Pour dire notre soutien à la grève des travailleur.euses du 115 de Paris
Pour dire notre solidarité avec Utopia et les familles qui sont depuis plus de 10 jours sur le parvis du Samu Social, 15, rue Jean Baptiste Berlier Paris 13e près du tramway Avenue de France.
— Pôle de santé des Envierges
— RESF Titon Souzy Pilatre
Sommaire Canada : Le militant Ahmad Hajahmad Jarrar poursuivi pour des discours liés à la Palestine Allemagne : Les Ulm5 dénoncent leur procès et défendent leur action militante USA : Appel à écrire à Daniel « Des » Sanchez Estrada, transféré dans une prison fédérale en Californie France : Un homme mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste » reste sous contrôle judiciaire France : JCDecaux poursuit des militants anti-publicité d'Extinction Rébellion Turquie : Les Mères du samedi réclament justice pour quatre disparus du dossier Birlik-Alabalık Turquie : Mobilisations dans trois villes pour la libération de prisonniers gravement malades Turquie : Appel des familles à fournir de la vitamine B1 aux détenus en grève de la faim Italie : Amende après des feux d'artifice tirés devant la prison de Salerne Royaume-Uni : Cinq propalestiniens risquent une qualification terroriste lors de leur condamnation France : Une violente intervention policière dénoncée à Ivry-sur-Seine Palestine : Report du verdict dans le procès du dirigeant de gauche Raja Eghbarieh Philippines : 560 prisonniers politiques recensés en juin 2026 Turquie : Commémorations des 12 révolutionnaires morts lors de la grève de la faim de 1996 Cameroun : Un homme condamné à six mois de prison pour outrage au chef de l'État Cachemire : Affrontements lors d'une marche de manifestants vers Muzaffarabad Turquie : Maintien en détention de l'humoriste Deniz Göktaş poursuivi pour un spectacle satirique International : Appel à commémorer les victimes de l'opération Kagaar en Inde USA : 13 arrestations lors d'une action contre un centre de l'ICE dans le Vermont Baléares : Des charges policières après une manifestation contre le tourisme de masse à Palma Tunisie : Quatre organisateurs de la flottille Sumud maintenus en détention provisoire Irlande : Découverte d'une voiture piégée, deux personnes arrêtées France : Deux antifascistes mis en examen dans l'affaire Quentin Deranque portent plainte contre des fascistes Cameroun : Le militant anticolonialiste et panafricaniste André Blaise Essama toujours détenu Turquie : Déclaration de militantes féministes emprisonnées Europe : Un an après la libération de Georges Abdallah, des affiches pour célébrer cette victoire Turquie : Un syndicaliste et une socialiste libérés après cinq mois de détention Philippines : Des violations des droits humains massives sous la politique anti-insurrectionnelle Chili : L'état de santé du prisonnier révolutionnaire Juan Aliste Vega se dégrade Irlande : Des prisonniers républicains confrontés à des procédures judiciaires prolongées Russie : Fondateur de Telegram, Pavel Durov inculpé pour « complicité de terrorisme » Chili : Une disparue de la dictature retrouvée vivante après 50 ans France : Un militant Gilets jaunes condamné à payer près de 5 000 € après un post Facebook contre la BAC Royaume-Uni : Perché 17 heures sur Big Ben avec un drapeau palestinien, il est durement condamné USA : L'administration Trump confie un immense centre de rétention pour migrants à une prison privée Turquie : Des jeunes militantes socialistes emprisonnées appellent à la résistance Chili : Un tribunal condamne un média pour des propos racistes et sexistes envers une militante mapuche Turquie : Un rapport dénonce une « crise systémique » des droits humains dans les prisons de l'ouest du pays Syrie : 628 personnes portées disparues après les combats de janvier au Rojava USA : GrapheneOS met en avant ses protections après une affaire judiciaire inédite Espagne : Le média La Directa poursuivi après une enquête sur des policiers infiltrés Inde : Répression contre les étudiants après la démission du ministre de l'Éducation USA : Autumn Hill dénonce sa condamnation politique à 50 ans de prison pour avoir lutté contre ICE Allemagne : Le renseignement intérieur enquête sur Prosfygika Royaume-Uni : La Cour suprême examine l'interdiction de Palestine Action Allemagne : Le chanteur du groupe Bob Vylan expulsé après des propos pro-palestiniens Cologne : Perquisitions contre des militantes féministes Iran : Des exécutions déclenchent des manifestations Turquie : Des prisonnières communistes de Bakırköy sont transférées vers d'autres prisons Catalogne : Quatre manifestants solidaires de Pablo Hasél acquittés Royaume-Uni : Le prisonnier pro-palestinien Umer Khalid privé de la prière du vendredi France : Le prisonnier Mickaël Gilgenmann dénonce des représailles à la prison de Moulins Yzeure Hongrie : Mobilisation de soutien lors du procès en appel des antifas Maja, Gabri et Anna Cachemire : Plus de 3 000 arrestations lors d'une vaste opération menée par la police indienne France : Un logiciel de géolocalisation de masse vendu à des grandes entreprises Brésil : Une action anti-impérialiste devant un magasin Havan ravive les appels à une répression accrue Iran : Des prisonniers se cousent les lèvres pour dénoncer la vague d'exécutions Azerbaïdjan : Quatre communistes condamnés pour avoir déployé des symboles soviétiques Turquie : Des détenues entament des grèves de la faim de 15 jours en soutien aux prisonniers en lutte USA : Jakhi Isaiah, poursuivi dans deux affaires, voit son procès reporté et sa peine fédérale se préciser Philippines : Affrontement entre la Nouvelle Armée Populaire et l'armée dans le Mindoro oriental Europe : Le Secours Rouge a participé au camp d'été de Young Struggle Maroc : El Mahdi Lyoubi remis en liberté provisoire
Canada : Le militant Ahmad Hajahmad Jarrar poursuivi pour des discours liés à la Palestine
Militant pro-palestinien de 33 ans, Ahmad Hassan Hajahmad fait face à une accusation de « participation ou contribution aux activités d'un groupe terroriste » au Canada, passible de 10 ans de prison. Les accusations sont liées à des discours prononcés lors de manifestations en 2024 contre le génocide en cours à Gaza. Son avocat Mohamed El Rashidy souligne qu'aucune violence, arme ou victime n'est associée à l'affaire et souligne que ces poursuites sont une atteinte à la liberté d'expression. Les défenseurs de Jarrar dénoncent une instrumentalisation des lois antiterroristes et une répression accrue des mobilisations pro-palestiniennes au Canada. Ils critiquent notamment la liste canadienne des organisations terroristes, qui intègre la plupart des organisations politiques palestiniennes, ainsi que l'usage de dispositifs policiers spécialisés contre des militants.
Allemagne : Les Ulm5 dénoncent leur procès et défendent leur action militante
Les cinq militants de l'Ulm5 ont livré leurs témoignages devant le tribunal de Stuttgart, affirmant avoir agi pour dénoncer les liens entre l'entreprise d'armement Elbit Systems et le génocide en cours à Gaza. Ils présentent leur action comme une démarche visant à empêcher la fourniture d'armes et à alerter sur la responsabilité allemande dans le conflit. Lors de leurs déclarations, les accusés ont également critiqué les conditions de leur procès et demandé la reconnaissance du caractère politique de leur engagement.
Lors de la 11ᵉ audience du procès des Ulm5 à Stuttgart, la défense a demandé l'audition de Marian Rachow, PDG d'Elbit Systems Deutschland, estimant que son témoignage pourrait confirmer l'implication du groupe dans le soutien aux opérations militaires israéliennes à Gaza, notamment via des transferts de technologies, des livraisons d'équipements et des liens financiers. La défense accuse également le parquet de ne pas avoir enquêté sur ces éléments et demande le remplacement du procureur principal.
USA : Appel à écrire à Daniel « Des » Sanchez Estrada, transféré dans une prison fédérale en Californie
Prisonnier politique et figure de l'affaire de Prairieland , Daniel Rolando Sanchez Estrada (surnommé « Des ») a été transféré au centre pénitentiaire fédéral de Victorville, dans le sud de la Californie, où il devrait rester incarcéré dans un avenir proche. Ses soutiens appellent à lui écrire pour l'accompagner dans cette nouvelle étape, marquée par un éloignement important de sa famille restée au Texas.
Les consignes indiquent notamment d'utiliser uniquement de l'encre bleue ou noire, du papier blanc sans lignes et d'écrire sur une seule face de chaque feuille. Les expéditeurs sont invités à ne pas inclure d'informations qu'ils ne souhaiteraient pas voir rendues publiques ou utilisées devant un tribunal, en particulier dans le contexte de son appel en cours. Au-delà de ces précautions, ses soutiens encouragent des messages personnels et bienveillants, en l'appelant Des, Daniel ou Dani, et en partageant des récits autour de la nature, des animaux, de la cuisine végane, de l'art, de la spiritualité, de l'histoire ou des activités en plein air.
Daniel Rolando Sanchez Estrada
#95099-511
FCI Victorville Medium II
Federal Correctional Institution
PO Box 3850
Adelanto, CA 92301
États-Unis
France : Un homme mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste » reste sous contrôle judiciaire
La cour d'appel de Paris a décidé de maintenir sous contrôle judiciaire un homme de 28 ans mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes » et soupçonné par le parquet national antiterroriste de préparer une attaque contre des policiers. Présenté par l'accusation comme proche de « l'ultragauche radicale violente », il avait été placé sous contrôle judiciaire le 9 juillet , une décision que le Pnat avait contestée en demandant son placement en détention provisoire.
Lors d'une perquisition à son domicile dans l'Essonne, les enquêteurs auraient découvert des documents politiques d'extrême gauche. Ses avocats contestent la présentation du dossier par l'accusation, estimant que l'affaire a été instrumentalisée et que leur client n'a jamais eu d'activité militante. L'instruction va se poursuivre sous contrôle judiciaire.
France : JCDecaux poursuit des militants anti-publicité d'Extinction Rébellion
Après avoir été débouté en mars 2026 dans une première procédure visant trois militants d'Extinction Rébellion à Angers, JCDecaux engage une nouvelle action en justice contre deux autres militants accusés d'avoir décroché des publicités en novembre 2025. Leur procès est prévu le 25 septembre 2026 devant le tribunal d'Angers. Le collectif dénonce un « acharnement contre les lanceurs d'alerte » et une répression des actions anti-publicité. Extinction Rébellion appelle à un rassemblement de soutien devant le tribunal le jour même dès 9H et à contribuer aux frais de justice des militants poursuivis.
Turquie : Les Mères du samedi réclament justice pour quatre disparus du dossier Birlik-Alabalık
Lors de leur 1113ᵉ rassemblement, les Mères du samedi ont demandé que les responsables de la disparition forcée et de l'assassinat de Abdulbaki Birlik, Kemal Birlik, Zübeyir Birlik et Zeki Alabalık soient jugés. Les quatre hommes avaient disparu à Mardin le 29 mars 1995 : Kemal Birlik et Zeki Alabalık, qui devaient être libérés de prison ce jour-là, auraient été rejoints à leur sortie par Abdulbaki et Zübeyir Birlik avant d'être emmenés de force par des militaires selon des témoins.
Les restes des quatre victimes ont été retrouvés en 2013 dans un ancien puits à Yurtderi, à Mardin, après des démarches des familles et de l'Association des droits humains (İHD), puis identifiés par l'Institut médico-légal. Les familles accusent une politique d'impunité après l'acquittement des responsables présumés, dont des membres des forces de sécurité liés aux activités du JİTEM dans les années 1990. Les Mères du samedi affirment vouloir poursuivre leur lutte pour faire établir la vérité et obtenir la condamnation des responsables de ces disparitions et meurtres.
Turquie : Mobilisations dans trois villes pour la libération de prisonniers gravement malades
Des rassemblements organisés le 25 juillet à Izmir, Istanbul et Ankara par des organisations de défense des droits humains ont demandé la libération de trois prisonniers gravement malades : Kazım Avcı, İrfan Yılmaz et Mehmet Şirin Çelik. Les manifestants dénoncent le maintien en détention de personnes souffrant de pathologies lourdes et de handicaps sévères, malgré des risques vitaux, ainsi que des conditions de prise en charge jugées incompatibles avec leur état de santé. Les organisations mettent en avant des retards ou refus de libération, y compris dans le cas d'İrfan Yılmaz malgré un avis médico-légal estimant son maintien en prison inadapté, ainsi que des pratiques dénoncées comme contraires aux droits humains, telles que le recours aux menottes lors d'hospitalisations ou de soins. Elles demandent la libération immédiate des trois détenus ou, à défaut, un accès à des soins continus et adaptés.
Turquie : Appel des familles à fournir de la vitamine B1 aux détenus en grève de la faim
Les familles de détenus incarcérés à la prison de type L n°6 de Marmara accusent l'administration pénitentiaire de refuser de fournir de la vitamine B1 à leurs proches engagés dans une grève de la faim illimitée. Elles estiment que cette décision met gravement en danger leur santé et dénoncent une atteinte à leur droit aux soins.
Dans leur appel (Instagram) , les familles demandent au public de contacter la direction de l'établissement afin d'exiger la distribution de vitamine B1 et de demander une réponse aux revendications des grévistes. Elles affirment que le refus de fournir ce complément indispensable lors d'une grève de la faim pourrait entraîner des séquelles graves, voire des décès, et dénoncent une pratique illégale.
Italie : Amende après des feux d'artifice tirés devant la prison de Salerne
La police municipale de Salerne a infligé une amende de 1 000 euros à plusieurs personnes ayant tiré des feux d'artifice devant la prison de Fuorni, dans la nuit du 25 au 26 juillet. Les autorités indiquent que cette intervention s'inscrit dans le cadre d'une ordonnance municipale interdisant l'usage non autorisé de matériel pyrotechnique et d'un renforcement des contrôles dans les secteurs jugés sensibles de la ville.
Royaume-Uni : Cinq propalestiniens risquent une qualification terroriste lors de leur condamnation
Cinq militants de Palestine Action, condamnés en juin 2026 pour des dégradations commises contre une agence Barclays à Burnley en août 2024, pourraient voir leur peine assortie d'une qualification liée au terrorisme. L'action visait à dénoncer les investissements de la banque dans Elbit Systems, principal fabricant d'armes israélien. Selon leur défense, cette possibilité n'avait été évoquée ni pendant le procès ni au moment du verdict, avant que le juge n'indique vouloir s'appuyer sur une décision récente rendue dans l'affaire de quatre activistes de l'affaire dite des Filton 25.
France : Une violente intervention policière dénoncée à Ivry-sur-Seine
Une intervention de la BAC, le 21 juillet dans le quartier Monmousseau à Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne, suscite des vives condamnations. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent un important usage de gaz lacrymogène et des interventions physiques des policiers. Des habitants affirment que les forces de l'ordre ont fait usage de gaz, de lanceurs de balles de défense et de matraques alors que de nombreuses familles et des enfants étaient présents. Une femme a été hospitalisée après un malaise.
Palestine : Report du verdict dans le procès du dirigeant de gauche Raja Eghbarieh
Le tribunal de première instance de Haïfa a reporté au 8 septembre 2026 l'audience de prononcé du verdict concernant Raja Eghbarieh, militant de gauche et membre du mouvement de Palestiniens de 48 Abnaa al-Balad. L'audience, initialement prévue le 27 juillet, a été ajournée sans explication officielle communiquée par le tribunal ou les autorités judiciaires. Raja Eghbarieh fait l'objet de poursuites depuis plusieurs années liées à son activité politique et à des publications sur les réseaux sociaux, pour lesquelles il est accusé d'« incitation ».
Philippines : 560 prisonniers politiques recensés en juin 2026
Selon l'organisation de défense des droits humains Karapatan, 560 prisonniers politiques sont détenus aux Philippines en juin 2026. Parmi eux, 165 ont été arrêtés sous le gouvernement de Ferdinand Marcos Jr., 103 sont des femmes, 77 sont des personnes âgées et 73 souffrent de problèmes de santé. Le recensement indique également la présence de 10 consultants et membres du personnel du Front national démocratique des Philippines (NDFP) parmi les détenus, ainsi que quatre personnes arrêtées alors qu'elles étaient mineures. Turquie : Commémorations des 12 révolutionnaires morts lors de la grève de la faim de 1996
Plusieurs organisations de la gauche révolutionnaire de Turquie ont commémoré en juillet 2026 le trentième anniversaire de la mort de 12 prisonniers politiques lors de la grève de la faim et du jeûne de la mort de 1996. Cette mobilisation a débuté le 20 mai 1996 avec un appel commun lancé par des détenus affiliés à neuf organisations révolutionnaires : le DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple), le MLKP (Parti communiste marxiste-léniniste), le TKP/ML (Parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste), le TKP(ML) (qui deviendra le MKP – Parti Communiste Maoïste en 2003), le TİKB (Union des communistes révolutionnaires de Turquie), le TKEP-L (Parti communiste du travail de Turquie – Léniniste), le TDP (Parti de la révolution de Turquie), EKİM (Octobre) et le Direniş Hareketi (Mouvement de résistance).
Cette lutte faisait suite à la circulaire du 6 mai 1996 du ministre de la Justice Mehmet Ağar, qui prévoyait l'introduction de cellules individuelles d'isolement, appelées « tabutluk » (« cellules cercueil ») par leurs opposants, constituant une étape vers les futures prisons de type F. La mobilisation, à laquelle ont participé environ 2 540 prisonniers, a commencé par une grève de la faim illimitée avant de se transformer en jeûne de la mort pour certains détenus. Elle s'est achevée le 27 juillet 1996 après une médiation menée par l'écrivain Yaşar Kemal, le musicien et militant culturel Zülfü Livaneli et l'avocat Eşber Yağmurdereli. Cette démarche a permis de conclure un accord historique contraignant les autorités à abandonner leur projet de mise en isolement strict et à suspendre les transferts vers ces cellules d'isolement. « La garantie de notre victoire est dans la justesse de notre cause et dans notre détermination » : banderole du TKP/ML dans une prison turque en 1996.
Les douze prisonniers décédés pendant cette mobilisation sont : Aygün Uğur (TKP(ML), mort au 63ᵉ jour de grève), Altan Berdan Kerimgiller (DHKP-C, 65ᵉ jour), İlginç Özkeskin (DHKP-C, 66ᵉ jour), Hüseyin Demircioğlu (MLKP, 67ᵉ jour), Ali Ayata (TKP(ML), 68ᵉ jour), Müjdat Yanat (DHKP-C, 68ᵉ jour), Ayçe İdil Erkmen (DHKP-C, 69ᵉ jour), Tahsin Yılmaz (TİKB, 69ᵉ jour), Yemliha Kaya (DHKP-C, 69ᵉ jour), Ulaş Hicabi Küçük (TİKB, 69ᵉ jour), Osman Akgün (TİKB, 69ᵉ jour) et Hayati Can (TKP(ML), décédé à l'hôpital après la fin de l'opération). Cameroun : Un homme condamné à six mois de prison pour outrage au chef de l'État
Au Cameroun, un homme a été condamné à six mois de prison ferme pour outrage au président de la République après la publication, en avril, d'un message sur les réseaux sociaux que le tribunal a jugé offensant envers le chef de l'État, bien que celui-ci n'y soit pas nommé. Placé en détention provisoire depuis son arrestation deux jours après la publication, il restera emprisonné jusqu'en octobre, en tenant compte de la période déjà effectuée.
Cachemire : Affrontements lors d'une marche de manifestants vers Muzaffarabad
Des affrontements ont éclaté à Rawalakot, dans le Cachemire administré par le Pakistan, lorsque des milliers de partisans du Joint Awami Action Committee (JAAC), un mouvement de défense des droits civiques récemment interdit , ont tenté de rejoindre la capitale régionale, Muzaffarabad. Au moins cinq manifestants ont été tués, tandis que la police fait état de deux agents blessés.
Le JAAC, qui boycotte les élections régionales en cours, réclame notamment la suppression de 12 sièges réservés aux réfugiés au Parlement local, estimant qu'ils permettent aux partis pakistanais d'influencer la formation du gouvernement régional.
Turquie : Maintien en détention de l'humoriste Deniz Göktaş poursuivi pour un spectacle satirique
Un tribunal d'Istanbul a rejeté la demande de remise en liberté de l'humoriste Deniz Göktaş, emprisonné depuis le 3 juillet à la suite d'un spectacle satirique. Initialement visé pour « dénigrement des valeurs religieuses », il est désormais poursuivi pour « incitation publique à la haine et à l'hostilité », une qualification pénale qui a permis son placement en détention provisoire. La justice a estimé que cette détention restait conforme à la loi.
Les avocats de Deniz Göktaş dénoncent une atteinte à la liberté d'expression et contestent l'existence de motifs concrets justifiant son incarcération. Ils soulignent que le spectacle, joué à des centaines de reprises depuis trois ans, ne représentait aucun danger pour l'ordre public et devait être considéré comme relevant de la satire et de l'humour noir.
International : Appel à commémorer les victimes de l'opération Kagaar en Inde
Le Revolutionary Students' Front (RSF) appelle les organisations et militants révolutionnaires, progressistes et démocratiques du monde entier à participer à la « Semaine des martyrs », organisée du 28 juillet au 3 août. Cette campagne visen à rendre hommage aux personnes tuées lors de l'opération de contre-insurrection Kagaar qui a fait des centaines de morts. USA : 13 arrestations lors d'une action contre un centre de l'ICE dans le Vermont
Treize personnes ont été arrêtées lors d'une action de désobéissance civile non violente visant le Centre national d'analyse criminelle et de ciblage de l'ICE, situé à Williston, dans le Vermont. Présenté comme un centre stratégique de l'agence étatsunienne chargée de l'immigration et du contrôle douanier, ce site centraliserait des activités de surveillance, d'analyse de données et de ciblage utilisées dans les opérations de l'agence. Les participants affirment avoir perturbé le fonctionnement du centre pendant une journée afin de dénoncer les pratiques de surveillance et les opérations d'expulsion menées par l'ICE. Les participants réclament la suppression de l'ICE et la remise en cause de ses méthodes d'action.
Baléares : Des charges policières après une manifestation contre le tourisme de masse à Palma
Une manifestation rassemblant plus de 70 000 personnes à Palma, aux Baléares, contre la massification touristique a été le théâtre de violentes interventions policières. Alors que les organisateurs disposaient d'une autorisation pour tenir leur rassemblement final aux Voltes, la police espagnole a bloqué l'accès au site avec un important dispositif antiémeute, provoquant des tensions puis plusieurs charges contre les participants. Les forces de l'ordre ont fait usage de matraques et de balles en caoutchouc contre des manifestants, faisant au moins une quinzaine de blessés, dont cinq hospitalisations.
Tunisie : Quatre organisateurs de la flottille Sumud maintenus en détention provisoire
En Tunisie, quatre organisateurs de la Global Sumud Flotilla sont toujours détenus après plus de 140 jours de détention provisoire. Wael Nawar, Nabil Al Shnoufi, Ghassan Henchiri et Ghassan Boughdiri ont été arrêtés en mars 2026 et poursuivis dans le cadre d'une enquête portant sur des soupçons de complot lié au blanchiment d'argent et de fraude qui concerneraient le financement de la flottille.
Trois autres personnes arrêtées dans cette affaire ont été libérées sous conditions restrictives, tandis que les quatre organisateurs restants demeurent incarcérés dans des conditions difficiles, certains ayant rencontré des problèmes de santé. Leurs soutiens demandent l'abandon des poursuites, la levée des restrictions imposées aux personnes libérées et la remise en liberté immédiate des quatre détenus.
Irlande : Découverte d'une voiture piégée, deux personnes arrêtées
Les autorités irlandaises ont renforcé leur action contre les groupes républicains dissidents après l'interception d'une voiture piégée près de la frontière avec l'Irlande du Nord. Une étudiante de 25 ans et un homme d'une quarantaine d'années ont été inculpés pour possession d'explosifs dans le cadre de cette enquête. La Nouvelle IRA est soupçonnée d'être impliquée. La police a indiqué que l'engin, composé de Semtex, un explosif militaire, et d'un détonateur, était suffisamment sophistiqué pour provoquer une explosion de grande ampleur.
La femme a obtenu une libération sous caution grâce à une défense privée, tandis que le second accusé, faute de moyens financiers et en raison d'un conflit sur l'aide juridictionnelle, s'est présenté seul devant la Cour pénale spéciale avant d'être placé en détention. L'Association irlandaise de bienfaisance des prisonniers républicains (IRPWA) dénonce une rupture de l'égalité devant la justice et accuse le gouvernement irlandais de communiquer de manière volontairement floue sur cette affaire afin de justifier le durcissement de la répression contre les milieux républicains.
France : Deux antifascistes mis en examen dans l'affaire Quentin Deranque portent plainte contre des fascistes
Deux personnes mises en examen et en détention préventive dans l'affaire de la mort du néo-nazi Quentin Deranque ont déposé plainte contre une quinzaine de militants fascistes pour violences en réunion avec préméditation, usage d'armes et dissimulation du visage. Elles s'appuient notamment sur une vidéo montrant des affrontements survenus le 12 février à Lyon, où des militants d'extrême droite apparaissent armés de béquilles, d'un parapluie, de gaz lacrymogène et d'un fumigène.
Les plaignants dénoncent également une enquête dissociée de celle portant sur la mort de Quentin Deranque, estimant que cette séparation empêche l'accès à des éléments essentiels. Leur objectif est d'obtenir le statut de partie civile afin de consulter le dossier consacré aux violences attribuées aux militants fascistes.
Cameroun : Le militant anticolonialiste et panafricaniste André Blaise Essama toujours détenu
André Blaise Essama est détenu depuis le 7 novembre 2025 à la prison de New-Bell, à Douala, et doit comparaître devant un tribunal militaire le 10 août. Son état de santé est préoccupant, avec des craintes d'une aggravation en raison de ses conditions de détention. Connu pour ses actions visant les symboles du colonialisme français, notamment par le déboulonnage de statues, il a été arrêté à de nombreuses reprises au cours de son engagement.
Son arrestation est intervenue dans le contexte de la répression qui a suivi les manifestations contestant les résultats de l'élection présidentielle d'octobre 2025. Les autorités camerounaises sont accusées d'avoir procédé à des arrestations massives et de détenir de nombreux opposants politiques, tandis que plusieurs décès en prison, attribués au manque de soins, ont été signalés ces derniers mois.
Turquie : Déclaration de militantes féministes emprisonnées
Sept jeunes militantes de l'Özgür Genç Kadın (Jeunes Femmes Libres), Cemre, İrem, Şebnem, Şevin, Hale, Zehra et Zelina, sont détenues à la prison pour femmes de Sincan, à Ankara, après avoir été arrêtées le 23 juin en raison de leur engagement contre l'OTAN et de leur mobilisation féministe et anti-impérialiste. Dans une lettre depuis leur détention, elles dénoncent une répression visant à entraver leurs engagements. Face à ça, elles déclarent vouloir poursuivre leur engagement malgré les arrestations et affirment que ces mesures renforcent leur solidarité avec les luttes féministes.
Bonjour les ami·e·s, les camarades,
Nous vous saluons tou·te·s depuis la prison pour femmes de Sincan avec des bras pleins d'amour. Comme vous le savez, dans la nuit du 23 juin, nous avions été placées en garde à vue, subissant des tortures, avant d'être incarcérées, depuis les résidences universitaires KYK où nous logions ainsi que depuis nos maisons familiales et étudiantes.
En tant que jeunes femmes, nous savons très bien pourquoi nous sommes ici. Nous connaissons l'OTAN à travers ses politiques démographiques qui réduisent le corps des femmes à l'objectif de donner naissance à des soldats pour la guerre, et par le fait qu'elle est elle-même l'auteur de violences sexuelles contre les femmes dans chaque pays qu'elle pénètre pour y apporter la destruction.
Sur ces terres, nous la connaissons [cette politique] à travers sa tentative de militariser toutes les couches de la société par le biais de discours haineux dirigés contre les corps et les vies des femmes et des LGBTI+, orchestrés via des politiques démographiques menées sous le projet de « la Décennie de la Famille ».
Aujourd'hui, l'État turc, qui souhaite « accueillir » à Ankara cette organisation de guerre aux mains sanglantes afin qu'elle puisse planifier de nouvelles politiques de guerre dans notre région et décider du sort de l'ensemble des peuples du Moyen-Orient et du monde, en particulier des femmes, vise à étouffer notre voix en arrêtant les jeunes femmes qui veulent amplifier la lutte anti-OTAN. Nous le répétons d'ici : dans tous les espaces où nous nous trouvons, nous continuerons toujours à proclamer que « le corps des femmes n'est pas un champ de bataille » et à amplifier notre lutte anti-impérialiste et anti-OTAN.
Loin d'intimider les jeunes femmes que nous sommes, les arrestations et les gardes à vue nous poussent à nous serrer encore plus les coudes. Celles et ceux qui tentent de réprimer notre résistance en Iran, en Irak, en Palestine, au Rojava ne pourront pas empêcher notre lutte pour la liberté des femmes. Fortes de notre solidarité féminine, nous continuons de résister, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Restez avec la résistance et l'espoir ! ÖGK (Jeunes Femmes Libres) Europe : Un an après la libération de Georges Abdallah, des affiches pour célébrer cette victoire
Le 25 juillet 2026, à l'occasion du premier anniversaire de la libération de Georges Abdallah , des campagnes d'affichage ont été menées à Bruxelles, Zurich et Toulouse par des sections du Secours Rouge International pour célébrer cette victoire politique et rappeler la nécessité de poursuivre la mobilisation en faveur des prisonniers politiques palestiniens. Dans les rues de Zurich
En particulier, des affiches mettent en avant la situation d'Ahmad Sa'adat, secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), détenu depuis 2006 dans les prisons israéliennes et dont les conditions de détention suscitent de vives inquiétudes.
Turquie : Un syndicaliste et une socialiste libérés après cinq mois de détention
Deux militants arrêtés lors des opérations du 3 février visant des organisations de gauche ont été libérés à l'issue de leurs premières audiences. Gamze Toprak, responsable locale du Parti socialiste des opprimés (ESP) à Sultangazi, et Kanber Saygılı, ancien dirigeant du syndicat Limter-İş affilié à la confédération DİSK, étaient détenus depuis plus de cinq mois avec des dizaines d'autres militants dans le cadre d'une enquête visant la gauche révolutionnaire.
Lors de leurs procès, les deux accusés ont dénoncé une criminalisation de leurs activités politiques et syndicales, affirmant que les faits reprochés concernaient des actions publiques relevant de la liberté d'expression, du droit d'organisation et de l'activité syndicale. Leurs avocats ont contesté la solidité des accusations, basées selon eux sur des interprétations policières et des éléments sans lien direct avec une activité illégale.
Philippines : Des violations des droits humains massives sous la politique anti-insurrectionnelle
Entre juillet 2022 et juin 2026, les programmes de contre-insurrection menés sous les administrations de Ferdinand Marcos Jr. et Rodrigo Duterte ont entraîné de graves violations des droits civils et politiques. Le bilan fait état de 147 exécutions extrajudiciaires, 892 arrestations illégales ou arbitraires, 16 disparitions forcées et 580 cas de redditions forcées ou présentées comme telles. Les campagnes anti-insurrectionnelles de l'État philippin ont également provoqué des déplacements forcés de populations, tandis que plus de 11 millions de cas de menaces, harcèlements ou intimidations sont recensés. Chili : L'état de santé du prisonnier révolutionnaire Juan Aliste Vega se dégrade
Militant révolutionnaire chilien et ancien membre du Mouvement de la jeunesse Lautaro (MJL), Juan Aliste Vega est hospitalisé après une importante dégradation de son état de santé en détention. Emprisonné depuis près de trente ans dans différents dossiers liés à son engagement politique, il a développé une grave pathologie après plusieurs mois de douleurs à la hanche gauche initialement traitées par des antalgiques. Des examens ont finalement révélé une tumeur cancéreuse à la hanche avec des métastases dans plusieurs parties du corps.
Actuellement pris en charge à l'hôpital pénitentiaire de l'ancienne prison de Santiago, Juan Aliste Vega reçoit des soins palliatifs et un suivi médical renforcé. Figure des luttes anticarcérales et des mobilisations de prisonniers politiques au Chili, il continue d'affirmer sa volonté de résister malgré la gravité de son état, tandis que ses soutiens dénoncent les conditions de prise en charge médicale en détention et appellent à maintenir la solidarité autour des prisonniers politiques.
Irlande : Des prisonniers républicains confrontés à des procédures judiciaires prolongées
Plusieurs militants républicains irlandais restent détenus ou soumis à des procédures judiciaires prolongées. Ciaran Maguire et Sean Farrell attendent encore une décision des tribunaux, tandis que Charlie Love, Christie Gillen et Christy O'Kane, déjà reconnus coupables, attendent le prononcé de leur peine. Barry Toman et Ciaran « Zack » Smyth sont maintenus en détention provisoire depuis plusieurs mois après des refus de libération sous caution. Gavin Coyle purge actuellement une peine de huit ans prononcée par une cour spéciale sans jury de type Diplock, un dispositif judiciaire instauré en Irlande du Nord pendant les « Troubles », le conflit opposant principalement les forces britanniques et les groupes républicains et loyalistes entre la fin des années 1960 et l'accord du Vendredi saint de 1998. Il attend également les éléments d'un nouveau dossier judiciaire, dont la transmission à sa défense reste incertaine.
D'autres prisonniers contestent leurs condamnations ou attendent l'examen de leurs recours. Shea Reynolds et Dee Duffy doivent voir leur appel examiné en novembre, tandis que Sean McVeigh attend encore une date d'audience. Christie Robinson, condamné à 22 ans de prison, et Brendan McConville, condamné à 25 ans, attendent une réponse de la Commission de révision des affaires criminelles. Niall Sheerin attend quant à lui une nouvelle audience de libération conditionnelle après un refus en décembre.
Russie : Fondateur de Telegram, Pavel Durov inculpé pour « complicité de terrorisme »
Les autorités russes ont inculpé le fondateur de Telegram, Pavel Durov, pour « complicité d'activité terroriste » et ont émis un mandat de recherche international à son encontre. Moscou l'accuse de ne pas avoir supprimé des canaux utilisés, selon le FSB, par les services ukrainiens pour recruter de jeunes Russes et organiser des actes de sabotage, des attentats, des cyberescroqueries et d'autres activités criminelles sur le territoire russe. Cette affaire s'inscrit dans le contexte du durcissement des restrictions numériques en Russie, qui reproche depuis plusieurs années à Telegram de ne pas coopérer avec les autorités malgré plus de 150 000 demandes de suppression de contenus. Pavel Durov, actuellement en France où il est déjà mis en examen dans une autre procédure liée à la modération des contenus de la plateforme, reste soumis à un contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le territoire sans autorisation.
Chili : Une disparue de la dictature retrouvée vivante après 50 ans
Bernarda Vera, considérée pendant un demi-siècle comme une victime de disparition forcée sous la dictature d'Augusto Pinochet, a été retrouvée vivante en Argentine. Arrêtée en 1973 après le coup d'État, elle était officiellement présumée morte. Un test ADN, réalisé en juillet 2026, a confirmé son identité. Après avoir fui en Argentine, elle avait ensuite vécu en Suède avant de revenir en Argentine.
France : Un militant Gilets jaunes condamné à payer près de 5 000 € après un post Facebook contre la BAC
Hubert Sodereau, figure des Gilets jaunes à Angers, a fait appel de sa condamnation après la publication sur Facebook d'un visuel montrant six policiers de la BAC accompagné du message « Nique la BAC, la police tue », diffusé à l'occasion des manifestations du 1er mai 2025. Poursuivi pour cette publication, il a été condamné à trois mois de prison avec sursis, au versement de 3 000 € de dommages et intérêts (500 € à chacun des six policiers), à 770 € de frais de procédure au profit des parties civiles, ainsi qu'à 254 € de frais de justice, auxquels s'ajoutent 900 € d'honoraires d'avocat pour la procédure d'appel. Afin de le soutenir, ses soutiens ont mis en place une cagnotte.
Royaume-Uni : Perché 17 heures sur Big Ben avec un drapeau palestinien, il est durement condamné
Daniel Day, militant propalestinien de 30 ans, a été condamné à 14 mois de prison avec sursis pendant deux ans après avoir escaladé pieds nus Big Ben le 8 mars 2025 et y être resté 17 heures avec un drapeau palestinien. Diffusée en direct sur Instagram, son action a entraîné un important dispositif de secours, la fermeture de plusieurs rues autour du Parlement britannique, l'interruption de milliers de visites et un coût estimé à 92 000 livres sterling pour les finances publiques. Reconnu coupable de trouble à l'ordre public et d'intrusion sur un site protégé, il devra également effectuer jusqu'à 20 jours de « réhabilitation », porter un bracelet électronique pendant quatre mois et sera placé sous le suivi des services de probation.
USA : L'administration Trump confie un immense centre de rétention pour migrants à une prison privée
L'administration étatsunienne a signé un contrat de cinq ans avec le groupe privé GEO Group pour exploiter un nouveau centre fédéral de rétention pour migrants en Caroline du Nord. Installé dans une ancienne prison fédérale à Winton, le site pourra accueillir 1 320 personnes et devrait devenir l'un des plus grands centres de ce type sur la côte Est. L'entreprise privée sera rémunérée par l'État pour fournir à l'ICE des services de sécurité, de maintenance, de restauration, de soins médicaux et d'accompagnement juridique, et estime que ce contrat pourrait lui rapporter environ 80 millions de dollars de chiffre d'affaires dès la première année complète d'activité. Cette décision s'inscrit dans le renforcement de la politique migratoire de Donald Trump, marqué par une forte hausse des arrestations d'immigrés en situation irrégulière.
Turquie : Des jeunes militantes socialistes emprisonnées appellent à la résistance
Des militantes de la Fédération des associations de la jeunesse socialiste (SGDF), détenues dans la prison pour femmes de Sincan, ont été arrêtées lors d'une vaste opération policière menée dans la nuit du 22 au 23 juin contre des centaines de militants de gauche, socialistes et révolutionnaires. Elles dénoncent des perquisitions violentes, des gardes à vue prolongées et des pressions policières, affirmant que ces arrestations auraient été justifiées par une « mesure préventive » avant le sommet de l'OTAN organisé en Turquie les 7 et 8 juillet. Dans leur lettre, les militantes accusent les autorités de criminaliser la contestation politique et appellent à poursuivre la mobilisation anti-impérialiste malgré les arrestations.
Chers camarades, bonjour.
Comme vous le savez, dans la nuit du 22 au 23 juin, plus de 200 personnes de gauche, socialistes et révolutionnaires ont été mises en garde à vue lors de perquisitions menées dans des domiciles et des foyers étudiants. Nos portes ont été défoncées pour entrer chez nous, et nous avons été maintenues des heures durant menottées dans le dos. Durant nos trois jours de garde à vue, nous avons subi diverses tortures de la part de la police politique ainsi que des tentatives de recrutement comme indics. Les tortures que nous avons subies n'ont pas été consignées dans les procès-verbaux.
Le motif invoqué pour notre incarcération a été une « mesure préventive avant le prochain sommet de l'OTAN ». Il est impossible de dissocier les diverses tortures exercées par la police de l'État fasciste et toutes ces attaques de garde à vue et d'arrestation des conditions dans lesquelles nous nous trouvons. Dans le processus actuel que traverse notre géographie, les prémices de la prochaine 3e guerre de partage impérialiste se précisent, les contradictions entre blocs impérialistes s'approfondissent, et les États-Unis amplifient leurs menaces de guerre contre les États qui ne s'accordent pas avec leurs intérêts, en particulier au Moyen-Orient et en Amérique latine. Le sommet de l'OTAN, où la poursuite de tous ces processus sera planifiée et où seront prises les décisions relatives aux préparatifs de guerre impérialiste, devait se tenir cette année les 7 et 8 juillet à Ankara.
La tenue de cette réunion en Turquie montre clairement que la Turquie jouera un rôle actif dans la guerre impérialiste à venir, si l'on considère l'industrie de la guerre que l'État turc ne cesse d'élargir et dans laquelle il investit massivement, ainsi que le soutien logistique qu'il fournit aux impérialistes dans les guerres et les attaques en cours. Alors que la jeunesse est poussée vers l'absence d'avenir, la pauvreté et le chômage, les universités — qui devraient être des lieux où se développent l'éducation scientifique et la pensée libre — sont transformées en arrière-cours de l'industrie de l'armement. On cherche à y élever des soldats pour les intérêts impérialistes et des esclaves pour les intérêts du capital. Dans les centres de formation professionnelle (MESEM), le travail des enfants bon marché est subordonné à l'industrie de l'armement. Quant aux politiques démographiques menées sous le nom de « Décennie de la famille », elles soumettent les corps et les vies des femmes et des LGBTI+ à un état de siège.
En tant que Jeunesse Socialiste, nous avons été emprisonnées aujourd'hui parce que nous élevons la lutte contre tout cet encerclement impérialiste et que nous insistons sur un terrain unifié. Cependant, ces pressions et ces attaques d'arrestations en cours ne peuvent ni briser notre volonté, ni briser la ligne de lutte anti-impérialiste que nous menons depuis Paramaz jusqu'à aujourd'hui. Nous élèverons la lutte tant à l'intérieur qu'à l'extérieur et briserons la chaîne du désespoir.
Prison pour femmes de Sincan
Les membres du SGDF, prisonnières de l'OTAN Chili : Un tribunal condamne un média pour des propos racistes et sexistes envers une militante mapuche
Au Chili, le tribunal de Río Bueno a reconnu une discrimination arbitraire envers Millaray Huichalaf, une machi mapuche-williche, c'est-à-dire une autorité spirituelle traditionnelle du peuple autochtone mapuche-williche, après des articles publiés par le média Bío Bío Comunicaciones S.A. La justice a estimé que l'utilisation répétée du surnom « la machi des sacrifices », les références mettant en doute son rôle spirituel et un sous-titre la présentant comme « une femme perdue » contribuaient à une stigmatisation fondée sur ses origines autochtones, ses croyances et son genre.
Le tribunal a ordonné au média de retirer ces formulations, de publier une rectification, de former une grande partie de sa rédaction aux normes en matière de discrimination et de payer une amende ainsi que les frais de justice. Millaray Huichalaf, qui défend depuis plus de quinze ans le fleuve Pilmaiquén face à des projets hydroélectriques, voit dans cette décision une reconnaissance du rôle que peuvent jouer certains discours médiatiques dans la marginalisation des peuples autochtones et des défenseurs de l'environnement.
Turquie : Un rapport dénonce une « crise systémique » des droits humains dans les prisons de l'ouest du pays
L'Association des avocats pour la liberté (ÖHD) a publié un rapport dénonçant de nombreuses violations des droits humains dans les prisons de la région Égée au cours des six premiers mois de 2026. Les mauvais traitements, les sanctions disciplinaires arbitraires, les transferts forcés, les restrictions de communication, les obstacles à l'accès aux soins et le maintien en détention de prisonniers malades sont des pratiques récurrentes.
L'organisation affirme également que de nombreux détenus politiques voient leur libération retardée par des commissions administratives qui évalueraient leur « bonne conduite » au-delà des décisions judiciaires. Le rapport dénonce aussi des restrictions visant les détenus kurdes, les personnes privées de nationalité ainsi que les femmes incarcérées, confrontées à des discriminations liées au genre et à leur identité politique. L'ÖHD critique enfin les limitations imposées aux publications, livres et journaux d'opposition ou en langue kurde.
Inde : Le dirigeant maoïste Misir Besra incarcéré après son arrestation
Le dirigeant maoïste Misir Besra, membre du bureau politique du Parti communiste d'Inde (maoïste), a été placé en détention après son arrestation dans le Jharkhand lors de l'opération militaire « Daura Pahad ». Arrêté avec quatre autres membres présumés du mouvement dans une zone forestière du district de Dhanbad, il a été transféré sous haute sécurité après des interrogatoires au siège de la police à Ranchi, puis présenté à un examen médical avant d'être envoyé à la prison de Dhanbad. Les autorités avaient annoncé une récompense de 2,20 crore de roupies (environ 220 000 euros) pour sa capture, faisant de lui l'un des cadres maoïstes les plus recherchés du pays.
Âgé de 65 ans, Besra, également connu sous plusieurs pseudonymes (Sagar, Bhaskar ou Sunirmal), était considéré comme l'un des derniers hauts responsables actifs de la guérilla naxalite. Son arrestation rappelle notamment le souvenir de 2009, lorsqu'une cinquantaine de combattants maoïstes avaient attaqué un tribunal de Lakhisarai, dans le Bihar, pour le libérer alors qu'il était sous escorte policière. Les forces de sécurité se concentrent désormais sur les autres dirigeants encore recherchés, notamment Asim Mandal, présenté comme l'un des derniers cadres importants du mouvement dans le Jharkhand.
Syrie : 628 personnes portées disparues après les combats de janvier au Rojava
628 personnes sont toujours portées disparues à la suite des affrontements survenus entre le 6 et le 29 janvier 2026 , lors des attaques menées par Daesh et des groupes liés à HTS contre plusieurs zones du nord de la Syrie, notamment les quartiers de Şêxmeqsûd et Eşrefiyê à Alep . Des centaines de membres des Forces démocratiques syriennes (FDS), des forces de sécurité intérieure et des Unités de protection des femmes (YPJ) ont été capturés ou arrêtés durant les combats. Parmi les 628 disparus, 138 sont détenus dans des prisons situées à Raqqa, Idlib, Deir ez-Zor, Alep, Homs et Manbij, sans qu'aucune information sur leur sort n'ait pu être obtenue.
USA : GrapheneOS met en avant ses protections après une affaire judiciaire inédite
GrapheneOS a publié un rappel détaillé de ses mécanismes de sécurité, notamment en matière de chiffrement, de gestion des mots de passe et de protection contre l'extraction de données. Le système, basé sur Android 17 et actuellement réservé aux smartphones Pixel, souligne également des fonctionnalités comme la limitation des tentatives de déverrouillage, le redémarrage automatique en mode sécurisé et le « mot de passe de contrainte », qui efface les données de l'appareil lorsqu'il est saisi.
Cette communication intervient alors que, pour la première fois aux États-Unis,un citoyen est poursuivi pour avoir utilisé cette fonctionnalité . Samuel Tunick est accusé d'avoir volontairement effacé les données de son téléphone lors d'un contrôle à la frontière en saisissant un mot de passe de contrainte. L'affaire soulève une question juridique majeure : l'utilisation d'un mécanisme de sécurité intégré peut-elle être assimilée à une destruction de preuves, notamment dans le cadre d'une fouille réalisée sans mandat ? En tout cas, les avocats de Tunick contestent la légalité de son arrestation et de la procédure engagée contre lui.
Espagne : Le média La Directa poursuivi après une enquête sur des policiers infiltrés
L'Agence espagnole de protection des données (AEPD) a engagé une procédure de sanction contre le média catalan La Directa après la publication d'enquêtes révélant l'infiltration de policiers sous de fausses identités dans les milieux indépendantistes et les mouvements sociaux. La procédure fait suite à une plainte déposée par quatre des agents infiltrés, qui contestent la publication d'informations et d'images les concernant, bien que le média affirme avoir pris des mesures pour protéger leur identité réelle. Afin de se défendre, le média a lancé une large campagne de soutien pour dénoncer cette nouvelle atteinte à la liberté de la presse.
Inde : Répression contre les étudiants après la démission du ministre de l'Éducation
En Inde, les organisateurs du mouvement étudiant du « Parti du peuple des cafards » dénoncent une vaste répression après la démission du ministre de l'Éducation, obtenue à l'issue de plusieurs semaines de manifestations . Des centaines d'étudiants ont été arrêtés dans plusieurs États dirigés par le BJP, le parti d'extrême droite au pouvoir, malgré les assurances du gouvernement qu'aucune mesure de rétorsion ne serait prise contre les manifestants. Les personnes interpellées font l'objet de poursuites pénales particulièrement lourdes et cette répression cible notamment les étudiants musulmans. Le mouvement menace de reprendre les mobilisations si les arrestations se poursuivent.
USA : Autumn Hill dénonce sa condamnation politique à 50 ans de prison pour avoir lutté contre ICE
Autumn Hill, militante trans, a accordé sa première interview depuis la prison du comté de Johnson au Texas après avoir été condamnée à 50 ans de détention dans l'affaire dite Prairieland suite à la manifestation de 2025 devant un centre de rétention ICE au Texas. Accusée avec huit autres personnes de liens avec une supposée « cellule antifa » et de soutien matériel au terrorisme, elle conteste les faits qui lui sont reprochés et affirme que son procès revêt une dimension politique. « Je me considère absolument comme une prisonnière politique. Il est clair, à mon avis, que j'ai été incarcérée pour des raisons politiques. Il est clair, à mon avis, que nous avons été jugés pour des raisons politiques et que le juge qui m'a condamnée, Reed O'Connor, différent du juge Mark Pittman, a lui aussi prononcé des peines pour des raisons politiques. Mark Pittman et Reed O'Connor ont clairement indiqué qu'ils estimaient que cette sentence envoyait un message à ceux qui, selon eux, “partagent une idéologie justifiant la violence politique”. » Hill dénonce également son incarcération dans un établissement pour hommes et l'utilisation de son affaire comme exemple de répression contre les opposants à l'administration Trump. Elle et ses coaccusés ont fait appel.
Allemagne : Le renseignement intérieur enquête sur Prosfygika
Le service de renseignement intérieur allemand a tenté à plusieurs reprises, en juin et juillet 2026, de contacter un militant à Berlin par l'intermédiaire de sa famille afin d'obtenir des informations sur les liens entre les mouvements politiques allemands et la communauté de squats de Prosfygika en Grèce . Les agents ont évoqué la préparation d'un rapport destiné au gouvernement allemand sur des activités politiques liées à la Grèce.
Royaume-Uni : La Cour suprême examine l'interdiction de Palestine Action
La Cour suprême britannique a autorisé l'examen en appel du jugement concernant l'interdiction de Palestine Action, classée organisation terroriste par le gouvernement britannique. Cette décision intervient après deux étapes devant la Cour d'appel : lors d'un premier recours, celle-ci avait estimé l'interdiction illégale. Lors d'un second examen, cette décision avait ensuite été annulée, maintenant la proscription en vigueur. L'affaire dite des Filton 25, utilisée pour justifier l'interdiction, a déjà conduit à la condamnation de plusieurs militants pour des faits qualifiés de terrorisme.
Allemagne : Le chanteur du groupe Bob Vylan expulsé après des propos pro-palestiniens
Pascal Robinson-Foster, chanteur du groupe britannique Bob Vylan, a été retenu à l'aéroport de Berlin puis expulsé vers le Royaume-Uni en juin 2026 en raison de propos tenus lors d'un concert au festival de Glastonbury en 2025, où il avait lancé un slogan visant l'armée israélienne. X
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Les autorités allemandes l'ont présenté comme une menace pour la sécurité publique, estimant que ses prises de position pouvaient contribuer à une radicalisation de certains groupes. L'interdiction d'entrée a finalement été levée fin juillet sans explication détaillée. Son avocat dénonce une atteinte à la liberté d'expression et l'utilisation du droit migratoire pour cibler des voix critiques d'Israël. Robinson-Foster conteste les accusations d'antisémitisme et de propagande en faveur d'organisations interdites, rappelant qu'aucune infraction pénale n'a été retenue contre lui au Royaume-Uni ou en Allemagne.
Cologne : Perquisitions contre des militantes féministes
Le 28 juillet au matin, trois domiciles de militantes ont été perquisitionnés simultanément à Cologne par les forces de l'ordre allemandes. Ces opérations sont liées à des actions féministes menées dans le cadre des mobilisations du 8 mars 2026. Les policiers sont intervenus avec un bélier et sans avertissement préalable, avant de fouiller les logements pendant plusieurs heures. Des documents, écrits, photographies et objets personnels ont été consultés ou saisis. Les militantes affirment que les forces de l'ordre ont eu recours à la contrainte physique lors de leur entrée dans les appartements, avec notamment une arme sortie dans l'un des cas rapportés. Elles indiquent également que des objets appartenant à d'autres personnes vivant dans les logements ont été emportés. Après les perquisitions, les militantes ont été conduites au commissariat pour des mesures d'identification et des interrogatoires.
Iran : Des exécutions déclenchent des manifestations
Le 28 juillet à Ispahan, l'Iran a exécuté publiquement deux hommes condamnés à mort pour le meurtre de quatre policiers lors des manifestations anti-régime de janvier 2026. Organisée sur la place Alikhani, cette pendaison devait servir d'exemple, mais elle a provoqué une réaction inverse : plusieurs centaines de personnes ont scandé des slogans hostiles aux forces de l'ordre avant d'être dispersées par la police antiémeute à l'aide de gaz lacrymogène, de tasers et de tirs de sommation. Ces exécutions s'inscrivent dans un durcissement de la répression politique. Au moins 52 personnes liées aux manifestations de janvier 2026 ont déjà été exécutées cette année, tandis qu'une soixantaine d'autres restent menacées de la peine capitale.
Turquie : Des prisonnières communistes de Bakırköy sont transférées vers d'autres prisons
Deux détenues de la prison fermée pour femmes de Bakırköy, Dilek Tataş et Güneş Akan, ont été transférées le 31 juillet vers d'autres établissements pénitentiaires dans le cadre d'un transfert disciplinaire. Ces transferts s'inscrivent dans une série de déplacements similaires. Le 20 juillet, trois autres prisonnières communistes de Bakırköy, Songül Dilek, Hatice Duman et Zeynep Yeter, avaient déjà été transférées à la prison fermée pour femmes de Şakran, dans la province d'Izmir.
Catalogne : Quatre manifestants solidaires de Pablo Hasél acquittés
L'Audience de Barcelone a acquitté quatre jeunes poursuivis pour les manifestations de 2021contre l'emprisonnement du rappeur communiste Pablo Hasél. Ils étaient accusés de troubles à l'ordre public aggravés, d'atteinte à l'autorité et de dégradations, et encouraient entre cinq et huit ans et demi de prison. Dans son jugement, le tribunal estime que les poursuites reposaient sur un dossier collectif dépourvu de preuves individualisées. Il souligne également que les dommages imputés aux prévenus pouvaient avoir été causés lors d'autres interventions policières menées pendant les manifestations.
Royaume-Uni : Le prisonnier pro-palestinien Umer Khalid privé de la prière du vendredi
Emprisonné pour sa participation à des actions de Palestine Action, Umer Khalid a été empêché d'assister à la prière musulmane du vendredi le 31 juillet à la prison de Wormwood Scrubs. L'administration a invoqué une panne d'ascenseur, sans proposer d'alternative, ce que ses soutiens dénoncent comme une discrimination liée à son handicap et une atteinte à sa liberté de religion. Cet incident intervient deux jours après une plainte déposée contre les retards récurrents lors des visites. Les proches d'Umer Khalid affirment que les visites, censées durer deux heures, sont régulièrement écourtées et accusent l'établissement de ne pas respecter les droits des détenus en attente de jugement.
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France : Le prisonnier Mickaël Gilgenmann dénonce des représailles à la prison de Moulins Yzeure
Des proches de Mickaël Gilgenmann, détenu à la centrale de Moulins Yzeure, dénoncent des mesures de représailles après qu'il a été sollicité pour témoigner au procès du militant Ritchy Thibault . Bien que son témoignage en visioconférence n'ait finalement pas eu lieu, l'administration pénitentiaire lui aurait infligé une sanction disciplinaire, plusieurs comptes rendus d'incident et des restrictions affectant ses communications et ses conditions de détention.
Le collectif affirme également que le détenu a été privé de certains soins, soumis à des humiliations et empêché d'accéder régulièrement à la douche, des accusations que l'administration n'a pas commentées. Cette situation a conduit Mickaël Gilgenmann à s'automutiler à deux reprises. Ses soutiens appellent à interpeller l'établissement afin de dénoncer cette situation et ont diffusé une de ses déclarations que nous publions ci-dessous.
Alors bonjour je me présente je m'appelle Kemi, je suis détenu à la centrale de Moulins-Yzeure et j'ai été cité à témoigner au procès de M. Ritchy Thibault, mais comme à son habitude, la soi-disant Justice a tapé fort pour essayer de me censurer. Et oui ! On m'empêche de témoigner car je suis voyageur, longue peine, et en plus, je suis revendicard. Je prends la parole pour dénoncer le racisme, la répression abusive, et la censure, dont nous, personnes racisées, faisons l'objet dans ce pays. J'étais censé témoigner en visio mais la centrale de Moulins-Yzeure est soi-disant dans l'incapacité de le faire. Aujourd'hui, ils vont juger un homme pour ses opinions politiques et parce qu'il a osé défier ce que vous appelez l'État français. Et quand Macron dit qu'il emmerde les Français, rien ne se passe. Et quand il apporte son aide à Israël pour bombarder des écoles à Gaza, rien ne se passe. Par contre, vous sortez toute l'artillerie judiciaire pour juger des hommes, des femmes, ou des ados parce que voyageurs, noirs ou arabes. En 2026, quand on arrive dans une commune, on peut encore malheureusement lire des affiches avec écrit dessus « Interdit aux gens du voyage », c'est du racisme pur et simple. Combien de jeunes arabes sont abattus par la police ? Combien de jeunes voyageurs sont abattus par la police ? Et combien de noirs également sont abattus par la police sans que justice soit rendue ? Beaucoup trop. Combien de femmes et d'enfants sont assassinés et violés sans que la justice ne soit rendue également ? Combien de personnes racisées sont enfermées pour de longues années ? Beaucoup trop. Et aujourd'hui vous gaspillez l'argent des Français pour juger un homme qui ne fait que dire ce qui ne va pas dans ce pays. Aujourd'hui c'est du théâtre politico-judiciaire ce que vous faites. Mais nous on dit stop, stop à cette mascarade. Stop au racisme et stop à l'immunité accordée aux politiciens et à leur bras armé qui assassine nos mères, nos pères et nos frères et sœurs. Aujourd'hui nous sommes un pays qui pratique la dictature dissimulée. Ceux qui gouvernent font tout pour que les personnes racisées soient considérées comme des moins que rien, et ravitaillent Israël […] pour assassiner du musulman. Nous voyageurs, aujourd'hui, nous levons pour dénoncer ce que nous subissons tous les jours. Nous sommes des êtres humains, mais l'État macroniste nous considère comme du bétail à parquer à côté des déchetteries. Réveillons-nous, levons le poing et envahissons les rues pour crier notre mécontentement et faire chuter ce gouvernement qui ne cherche qu'à faire du chiffre et à remplir ses statistiques méprisantes et truquées ! Quand un politicien est condamné à plusieurs années de prison, il n'en fait que quelques mois. Quand une mère de famille a volé à manger pour faire manger ses enfants, elle fait sa peine au maximum et doit fermer sa bouche. Aujourd'hui, un flic peut assassiner un ado et devenir millionnaire grâce à des politiciens qui, soi-dit en passant, sont des fachos revendiqués. Oui, l'État et la police tuent, oui, l'État et la police sont racistes. L'État français place l'argent avant l'être humain. En France, on peut tenir des propos choquants, humiliants, envers des personnes racisées. Mais on n'a pas le droit de dire ce qu'on pense du gouvernement. Le président peut dire qu'il emmerde ses électeurs, mais le simple citoyen n'a pas le droit de dire ce qu'il pense sous peine d'être assassiné ou enfermé. Je termine en disant, ou plutôt en criant : Free Palestine ! Sauvons Gaza ! Ne laissons aucun politicien corrompu choisir pour nous, dicter notre vie et retirons-leur le permis de tuer.
Hongrie : Mobilisation de soutien lors du procès en appel des antifas Maja, Gabri et Anna
La procédure d'appel concernant Maja, Gabri et Anna, condamnés en février à 8 ans, 7 ans et 2 ans de prison avec sursis à Budapest , se tiendra les 18 et 30 septembre 2026 devant une autre juridiction de la capitale. Leurs soutiens appellent à une présence solidaire lors des audiences. Les personnes souhaitant y participer ou rejoindre la mobilisation peuvent contacter le comité de soutien afin d'organiser leur venue et de coordonner leur présence sur place : solikomitee-maja@systemli.org
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Cachemire : Plus de 3 000 arrestations lors d'une vaste opération menée par la police indienne
Les forces indiennes ont arrêté plus de 3 000 personnes au Cachemire administré par l'Inde lors d'une vaste opération de répression lancée après la mort, le 22 juillet 2026 à Anantnag, d'un membre du groupe spécial de police. Des perquisitions et arrestations massives ont suivi dans plusieurs zones, ainsi que des détentions arbitraires. Ces arrestations s'ajoutent aux milliers de Cachemiris déjà détenus dans les prisons indiennes pour des motifs politiques présumés.
France : Un logiciel de géolocalisation de masse vendu à des grandes entreprises
Selon une enquête de Mediapart , le logiciel israélien Webloc, capable de retracer les déplacements de centaines de millions de téléphones grâce à des données publicitaires, est commercialisé en France auprès d'entreprises privées depuis 2025. Initialement présenté comme réservé aux services de police et de renseignement, cet outil a notamment été testé dans le cadre d'une enquête sur des vols visant une filiale de LVMH, avant que le groupe n'affirme y avoir renoncé en raison des enjeux juridiques. En effet, des experts estiment que l'utilisation de telles données pourrait contrevenir aux règles européennes de protection de la vie privée.
Brésil : Une action anti-impérialiste devant un magasin Havan ravive les appels à une répression accrue
Un engin explosif de faible puissance a été déclenché le 2 juillet à l'intérieur de la réplique de la Statue de la Liberté d'un magasin Havan à Maceió, sans faire de blessés ni causer de dégâts. Des tracts portant des messages anti-impérialistes et le symbole de la faucille et du marteau ont été retrouvés sur place. Connu pour son soutien à Jair Bolsonaro, le propriétaire de l'enseigne, Luciano Hang, a dénoncé un « acte terroriste » et appelé les autorités à renforcer la répression contre les auteurs présumés.
L'enquête a été confiée à la police civile, tandis que Hang a une nouvelle fois assimilé ces actions à une menace terroriste, comme il l'avait déjà fait lors de précédents incendies, dégradations et graffitis visant les symboles de son entreprise. Des responsables politiques, des commentateurs et certains partis de gauche ont eux aussi qualifié des actions similaires de « terroristes » ou réclamé des enquêtes judiciaires, contribuant à justifier un renforcement de la répression des mouvements révolutionnaires sous couvert de lutte contre le terrorisme.
Iran : Des prisonniers se cousent les lèvres pour dénoncer la vague d'exécutions
Des centaines de détenus de la prison de Ghezel Hesar, près de Téhéran,observent depuis la mi-juillet une grève de la faim pour dénoncer l'intensification des exécutions en Iran , notamment pour des accusations liées aux mouvements de contestation du début de l'année 2026. Certains prisonniers se sont cousu les lèvres afin d'alerter l'opinion internationale sur cette répression, alors qu'environ un millier de personnes ont été exécutées depuis le début de l'année.
Les détenus réclament la suspension des exécutions et une réforme de la législation. Les autorités ont répondu en renforçant les restrictions de communication et en transférant certains prisonniers, tandis que les exécutions se poursuivent à un rythme record.
Azerbaïdjan : Quatre communistes condamnés pour avoir déployé des symboles soviétiques
Le 29 juillet, un tribunal de Bakou a condamné quatre militants communistes pour avoir participé à un rassemblement avec les drapeaux de l'URSS et de la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan lors de l'anniversaire de la Révolution d'Octobre de 1917. Accusés d'atteinte à l'ordre public et de diffusion de contenus communistes, ils ont été condamnés à des peines allant d'un an et demi à deux ans de prison. Les « preuves » présentées comprenaient notamment des ouvrages marxistes-léninistes, des publications de gauche et des archives soviétiques. Les accusés ont rejeté les charges, dénonçant une persécution politique liée à leur engagement militant.
Cette affaire s'inscrit dans un contexte de durcissement de l'anticommunisme officiel en Azerbaïdjan, où des propositions visent à interdire les symboles soviétiques et criminaliser l'idéologie communiste. Parallèlement, les autorités promeuvent une lecture nationaliste de l'histoire soviétique et réhabilitent certains mouvements antisoviétiques dans plusieurs pays de l'Organisation des États turciques (organisation intergouvernementale regroupant principalement des États turcophones, dont la Turquie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Kirghizstan et l'Ouzbékistan).
Turquie : Des détenues entament des grèves de la faim de 15 jours en soutien aux prisonniers en lutte
Des prisonnières de la maison d'arrêt pour femmes de Kandıra (province de Kocaeli) ont entamé, le 1er août 2026, une grève de la faim de soutien de 15 jours à Güzin Tolga, détenue à la prison pour femmes de Şakran, qui mène depuis le 13 juillet 2026 une grève illimitée contre l'imposition d'une carte d'identité pénitentiaire réservée aux détenus. Aysun Akdağ, Ayten Öztürk, Yıldız Keskin et Nurgül Acar participent à cette action de solidarité.
Cela s'inscrit dans la lutte menée par plusieurs prisonniers politiques qui poursuivent des grèves de la faim illimitées contre la surveillance permanente par caméra, les cartes d'identité imposées aux détenus et les conditions d'incarcération dans les prisons de type F et les cellules d'isolement dites « cellules de puits ». Cem Dursun (membre de Grup Yorum) et Tacettin Erol Şahin (membre de Dev-Genç) ont commencé leur grève le 29 avril 2026. Hasan Basri Yıldız a débuté la sienne le 18 mai 2026, tandis qu'Emircan Yazı et Cemil Kurt l'ont commencée le 15 juillet 2026.
USA : Jakhi Isaiah, poursuivi dans deux affaires, voit son procès reporté et sa peine fédérale se préciser
Le militant anti-impérialiste Jakhi Isaiah (anciennement connu sous le nom de Jakhi McCray) a demandé à être désormais appelé Jakhi Isaiah, ou simplement Jakhi, afin que son identité actuelle soit respectée dans les communications publiques à son sujet. À l'occasion de Black August , période de commémoration des luttes noires et en soutien aux prisonniers africains-américains, Jakhi revendique l'héritage des luttes noires nées dans les prisons états-uniennes et appellent à poursuivre les mobilisations.
Son procès, lié à des accusations de délit pour le versement présumé de peinture sur une statue de l'université Columbia, a été reporté à la semaine du 31 août 2026 après des erreurs de calendrier et l'ajout de nouveaux témoins par l'accusation. Dans une autre affaire fédérale, pour laquelle il a plaidé coupable à un chef d'accusation d'incendie volontaire passible de 5 à 20 ans de prison, un rapport de probation recommande une peine de trois à quatre ans, inférieure au minimum légal obligatoire. Ses soutiens estiment néanmoins qu'une peine de cinq ans reste probable et appellent à la solidarité financière et politique autour de son procès.
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Philippines : Affrontement entre la Nouvelle Armée Populaire et l'armée dans le Mindoro oriental
La Nouvelle Armée Populaire (NPA), branche armée du Parti Communiste des Philippines, affirme qu'une de ses unités du commandement Lucio de Guzman a affronté, le 29 juillet 2026 dans le village de Del Pilar, dans la province du Mindoro oriental, des soldats de la 203e brigade d'infanterie de l'armée philippine. Selon la NPA, ses combattants se trouvaient dans la zone pour rencontrer des paysans et des populations autochtones, évaluer leurs conditions de vie et leur apporter une assistance.
Europe : Le Secours Rouge a participé au camp d'été de Young Struggle
Des membres de plusieurs sections du Secours Rouge International ont participé au camp d'été de Young Struggle réunissant environ 400 jeunes venus de plusieurs pays européens, notamment d'Allemagne, de France, du Royaume-Uni et d'Italie. Ils sont intervenus lors d'une table ronde intitulée « Fascisme, militarisme et répression : comment organiser la résistance ? », consacrée notamment aux stratégies d'organisation face à la répression. Avant de commencé leurs discours, ils ont rendu hommageaux 12 prisonniers révolutionnaires morts lors de la grève de la faim de 1996 en Turquie , avec une minute de silence saluée par les participants. Le Secours Rouge a présenté sa conception de l'antirépression comme partie intégrante du processus révolutionnaire, dépassant une simple logique défensive, ainsi que son approche de la solidarité et de l'organisation collective face aux différentes formes de répression.
Lors d'une soirée de commémoration dédiée aux martyrs de la révolution dans le monde, les membres du Secours Rouge ont également pris la parole sur la guerre populaire en Inde à l'occasion de la semaine de commémoration des martyrs de l'opération Kagaar. Maroc : El Mahdi Lyoubi remis en liberté provisoire
Le 31 juillet, le tribunal de Casablanca a accordé la mise en liberté provisoire de El Mahdi Lyoubi, détenu depuis le 15 juillet à la prison d'Oukacha. Sa prochaine audience est fixée au 2 octobre 2026. Poursuivi pour « outrage à une institution constitutionnelle » en vertu de l'article 179 du Code pénal marocain, il reste passible de six mois à deux ans de prison ainsi que d'une amende. Le comité de soutien salue cette décision tout en dénonçant une offensive contre la liberté d'expression au Maroc. Il rappelle les arrestations récentes de plusieurs artistes ainsi que le maintien en détention de plus de 600 personnes arrêtées après le mouvement GenZ 212 de l'automne 2025, et appelle à poursuivre la mobilisation jusqu'au procès d'octobre.
Le 31 juillet, le tribunal de Casablanca a accordé la mise en liberté provisoire de El Mahdi Lyoubi, détenu depuis le 15 juillet à la prison d'Oukacha. Sa prochaine audience est fixée au 2 octobre 2026. Poursuivi pour « outrage à une institution constitutionnelle » en vertu de l'article 179 du Code pénal marocain, il reste passible de six mois à deux ans de prison ainsi que d'une amende. Le comité de soutien salue cette décision tout en dénonçant une offensive contre la liberté d'expression au Maroc. Il rappelle les arrestations récentes de plusieurs artistes ainsi que le maintien en détention de plus de 600 personnes arrêtées après le mouvement GenZ 212 de l'automne 2025, et appelle à poursuivre la mobilisation jusqu'au procès d'octobre.
Le dispositif a été découvert lors d'un changement d'autoradio, après que ce dernier ait été retiré de son emplacement. Deux micros (gauche-droite) étaient visibles en premier, collés à la paroi du cash plastique sous l'autoradio. Ils étaient reliés a un boîtier (bricolé sur la base du modèle Innova RB800) avec carte SIM (Orange) et carte micro SD, une petite batterie (1200 mAh) et une balise GPS (Taoglas, modèle datant de 2013). Le tout était ponté sur l'alim de l'autoradio et collé avec de la pâte collante à la paroi sous l'auto-radio.
La musique a bien dû leur casser la tête !
Face au désastre climatique qui s'emballe, la société industrielle appuie sur l'accélérateur. Transition énergétique, innovations technologiques et renouveau industriel sont appelés à la rescousse des rouages qui se grippent et des moteurs qui crachotent.
Dans son sillage, le navire titanesque du progrès laisse un paysage affligeant de béton et d'acier, d'usines et de chaînes technologiques, de pollutions et de plastiques, de chimères agrochimiques et d'irradiations durables. A bord de ce navire, le confort des cabines peut être amélioré, la salle des machines réorganisée, les officiers au gouvernail remplacés, mais la liberté n'y est pas possible. Ce qui nous reste alors, c'est de l'envoyer au plus vite par le fond et oser le saut dans les eaux libres.
Avant-propos
Dans une froide nuit d'avril de 1912, huit musiciens jouent pour la dernière fois sur le pont d'un paquebot transatlantique. L'orchestre, composé d'un quintette et d'un trio, avait été embauché pour le voyage inaugural du plus grand bateau de croisière jamais construit. Le Titanic fut baptisé « l'insubmersible » par une presse impressionnée par les techniques de pointe employées lors de sa construction. Cependant, le paquebot heurta un iceberg et coula. Deux-tiers des voyageurs et de l'équipage se noyèrent dans les eaux glaciales de l'Océan Atlantique.
Jusqu'au dernier moment, le célèbre orchestre continua à jouer. Entre valses joyeuses et morceaux intimes amenant l'auditoire à faire la paix avec le sort qui les attendait, les musiciens auraient contribué à prévenir la panique à bord. D'autres témoignages soulignèrent que leurs notes créèrent un faux sentiment de sécurité qui aurait poussé les gens à ne pas quitter le navire à temps. Quoi qu'il en soit, les huit musiciens, tous morts lors du naufrage, sont entrés dans la légende, exemples sanctifiés d'un héroïsme presque surréel. Sous les averses si caractéristiques de l'Écosse, des centaines d'experts et de délégués de tous les États du monde se sont réunis début novembre 2021 à l'occasion du vingt-sixième sommet sur le changement climatique organisé par les Nations-Unis. Baptisé COP26, c'était loin d'être un voyage inaugural et de nombreux orchestres furent déjà embauchés pour accompagner les péripéties de l'industrialisme lors de son naufrage annoncé. Depuis 1992, début de ces conférences quasi annuelles, les valses et les symphonies, toujours grandioses, jouent les airs de transition écologique, croissance durable, développement vert, économie dématérialisée. Surtout pas de panique. Mais aujourd'hui, il semble que même les meilleurs musiciens ne sauraient plus masquer que le glas a sonné… Difficile de ne pas prendre les larmes et la voix brisée du président de la conférence, qui s'est excusé lors de la séance finale pour le résultat lamentable – aucun accord permettant aux adeptes de la politique de croire à une réduction sensible des émissions de gaz à effet de serre qui réchauffent le climat n'a été conclu – comme les signes d'une renonciation, d'une acceptation du destin devenu inexorable. Mêmes les plus optimistes quant aux possibilités de l'industrialisme à réaliser un changement de peau qui ne soit pas juste caméléonesque reconnaissent désormais qu'il sera impossible de garder le réchauffement climatique sous les 1,5 degrés. Depuis les débuts de l'industrialisme, le réchauffement a été d'au moins 1,5 degré. Les changements climatiques ont été importants et se vérifient maintenant presque année après année.
Le changement climatique n'est donc pas un iceberg que la société
industrielle pourrait heurter. Ce n'est pas une possibilité plus ou
moins probable. C'est un fait. L'activité industrielle, la dévastation des forêts, l'empoisonnement des fleuves, l'intoxication de l'air a déséquilibré la biosphère au point d'engendrer des bouleversements, des basculements et des transformations presqu'impossibles à prévoir, à modéliser. Les améliorations techniques ou les technologies plus vertes n'y peuvent plus rien : ce n'est que de la musique pour nous amener à faire la paix avec le naufrage final que connaîtra cette civilisation désastreuse, animée par le culte de la croissance matérielle, de la domination, de l'exploitation du vivant, de l'accaparement… en somme, du pouvoir. Tout ce qui va encore accroître ce pouvoir (de nouvelles ressources énergétiques pour combler les pénuries de combustibles fossiles aux technologies augmentant encore plus la domination du vivant au nom d'une gestion écologique) ne fait qu'ajouter une nouvelle symphonie à l'œuvre accumulée déjà extrêmement déconcertante. Une bonne partie des enjeux se situent aujourd'hui en effet sur la question énergétique. Les « besoins » énergétiques de la société tout-numérique ne vont qu'accroître. Si aucune « décroissance » n'est politiquement ou économiquement possible en préservant les paradigmes actuels (exploitation, pouvoir, conquête), les enjeux pour les capitaines de cette société se situent alors non pas tellement dans la réduction des émissions, mais dans une addition des ressources énergétiques pour faire face au binôme menaçant de l'épuisement des ressources et de l'emballement climatique. Dans ce sens, une éventuelle relance du nucléaire est donc parfaitement mariable avec l'exploitation du vent, des marées, des cours d'eau, du soleil, de la chaleur géothermique etc. Si le naufrage est bel et bien en cours, rien n'empêche aux capitaines d'ordonner à l'équipage de jeter encore une dernière pellée de charbon dans les fours, d'augmenter la pression sur les chaudières à vapeur, de faire tourner les pompes pour évacuer l'eau qui submerge les compartiments.
Car de toutes parts, l'eau est en train de rentrer dans « l'insubmersible paquebot » qu'est notre civilisation. Chaque fuite multiplie la pression avec laquelle l'eau fait sauter les rivets, les soudures, les boulons qui maintiennent le navire à flot. L'été dernier [2021], les fumées des feux de forêts aux dimensions dantesques qui ravageaient la Sibérie ont pour la première fois atteint le Pôle Nord, mettant le feu à la mèche qui fera détonner la « bombe de carbone » capturé dans les glaces en train de fondre. Les tempêtes tropicales qui ravageaient avec une violence toute nouvelle les territoires proches de l'équateur annonçaient les sécheresses bibliques qui frappèrent d'autres régions quelques mois plus tard. Ce sont les rétroactions climatiques : les phénomènes par lesquels « un effet sur le climat agit en retour sur ses causes d'une manière qui peut le stabiliser ou au contraire l'amplifier ». Dans le cas de rétroactions négatives (tout phénomène qui, par exemple, contribue au réchauffement climatique), leur accumulation ou enchaînement peut mener à un emballement où les déséquilibres sont tels qu'ils marquent des points de non-retour et entrainent des modifications profondes du climat.
Monter sur le pont pour scruter l'horizon afin d'avertir les passagers sur la proximité d'icebergs, c'est refuser de comprendre que les
points de non-retours ont déjà lacéré la coque de la société industrielle. La question n'est certes pas si il y aura un grand changement climatique, ni même de quel ordre il sera, la question est de savoir si nous sommes enfin prêts à résister aux sirènes de la musique qui prévient la panique, mais aussi la révolte. La question, ce n'est pas de savoir combien de places il y a dans les bateaux de sauvetage, ni d'invoquer l'arrivée prochaine du Carpathia pour un sauvetage en attendant le prochain naufrage. A l'heure où le glas a sonné, que les horizons sont bouchés, et que le débat tourne autour des préférences pour tel ou tel prétendu sauvetage (énergies renouvelables, géo-ingénierie, artificialisation ultérieure de l'agriculture, projets aussi pharaoniques que totalitaires pour « restaurer le climat »,…), la liberté réside chez celles et ceux qui œuvrent à faire couler le navire avant qu'il intoxique tout l'océan avec son carburant, tout l'air avec ses fumées vicieuses, tout univers mental avec le bruit de ses machines et les notes de ses symphonies de distraction. Cette liberté ne peut pas être porteuse de lendemains qui chantent, des ciels bleus sans nuages, de programmes d'un bien-être garanti. Elle ne peut que devenir ce qu'elle est : sauvage et belle, courageuse et douce, capable d'envoyer le navire et ses capitaines au fond de l'abîme. Elle est sans regret et ne viendra à la rescousse d'aucun nostalgique du pouvoir, qu'il soit aspirant-chef ou citoyen confiant en l'État. Alors, rompre les rangs, c'est maintenant.
Le chant du cygne a commencé.
Le chant du cygne, Saborder la société industrielle et défier le sort qu'elle nous réserve, Tumult [2022], 2e édition été 2026, 304 pages // format 190 x 125mm, 12 euros.
Pour toute commande : tumult_anarchie@riseup.net
Sommaire 🦚 August 3rd : Yazidi Genocide Remembrance Day 🌹 August 15th : Day of Revival and Resistance 🎶 August 21-23 : Kurdish Culture Week in Brussels 🌱 August 22, 2pm : Building Autonomy workshop @BAF Camp 🗣️ August 27th, 6pm : Sociology of Freedom @Unity Bookshop 📣 August 29&30 : Peoples Festival of Resistance @Mundo Matongé 🦇 August 30. Protest action to demonstrate unity in the face of rampant fascism.
🦚 August 3rd : Yazidi Genocide Remembrance Day
Le 3 août 2014, l'État islamique a lancé une offensive brutale contre Shengal, visant le peuple yézidi. Cela a été une campagne d'extermination marquée par des massacres, de l'esclavage et des déplacements forcés. Aujourd'hui encore, des milliers de femmes et d'enfants sont portés disparus. Cette année, à l'occasion du 12e anniversaire du génocide de Shengal, les organisations de femmes yézidies réclament que les responsables soient traduits en justice.
On August 3rd 2014, ISIS launched a brutal offensive on Shengal, targeting the ancient Yazidi people. It was a campaign of annihilation marked by massacres, slavery, and forced displacement. Even today, thousands of women and children remain missing. This year, on the 12th anniversary of the Shengal Genocide, Yazidi women organizations are calling for those responsible to be held accountable.
Le documentaire Hêza (force) raconte l'histoire de Suad Murad Xelef, une femme Yézidi qui a été victime de génocide, qui a été vendue comme esclave sexuelle et qui a prit les armes contre l'EI. / The documentary Hêza (strength) tells the story of Suad Murad Xelef, a Yazidi woman who suffered genocide, was sold as a sex slave and took up arms against ISIS. More info sur 🔗 https://www.instagram.com/hezastrenght/ / 🔗 https://heza-film.com/
+ Lire / Read 🔗 https://abolitionmedia.noblogs.org/10133/ 🌹 August 15th : Day of Revival and Resistance
Le 15 août 1984 marque le début de la résistance armée contre l'impérialisme, le colonialisme et l'occupation au Kurdistan. Cette date est considérée comme le jour de la renaissance, car à l'époque, l'identité kurde avait été pratiquement anéantie, en particulier dans la partie nord (turque) du Kurdistan.
August 15th 1984 marks the start of the armed resistance against imperialism, colonialism and occupation in Kurdistan. This date is referred to as the day of revival, referring to the fact that at that time the Kurdish identity had been nearly annihilated, especially in the Northern (Turkish) part of Kurdistan.
Pour en savoir plus, lire / To know more, read Meral Çiçek's The Day of Revival : The Ongoing Significance of 15 August for the Kurdish Freedom Movement in 🔗 https://www.peaceinkurdistancampaign.com/wp-content/uploads/2020/11/Day-Of-Revival-15-August-1984-and-the-PKKs-Struggle-for-Human-Freedom.pdf
🎶 August 21-23 : Kurdish Culture Week in Brussels
La Semaine de la culture kurde se tiendra du 21 au 23 août sur la Place d'Espagne à Bruxelles ! Venez nous rejoindre pour découvrir la culture kurde à travers la cuisine traditionnelle, la musique folklorique et la danse. Le programme complet sera annoncé prochainement. Entrée libre.
Kurdish Culture Week will take place on August 21–23 at Place d'Espagne in Brussels ! Join us to experience Kurdish culture through traditional food, folklore music, and dance. The full program will be announced soon. Free entrance. 🌱 August 22, 2pm : Building Autonomy workshop @BAF Camp
L'Académie de la modernité démocratique (ADM) et Defend Rojava Belgium organise une rencontre au BAF Camp sur le sujet "De la révolution au Rojava à la mise en place concrète de l'autonomie.
ADM @academy_of_democraticmodernity and Defend Rojava Bel are organizing the workshop « From the revolution of Rojava to building autonomy in practice » at the BAF (Belgian-Activist-Festi) Camp.
More info on 🔗 https://bafcamp.be/
🗣️ August 27th, 6pm : Sociology of Freedom @Unity Bookshop
Lecture et discussion / Reading and discussion at Unity Bookshop (chaussée de Wavre, 83, 1050 Ixelles, Brussels) organized by ADM @academy_of_democraticmodernity. La sociologie de la liberté est le troisième tome d'une série de cinq ouvrages intitulée Le Manifeste pour une civilisation démocratique, d'Abdullah Öcalan. Dans cet ouvrage, l'auteur revient sur les origines de la culture humaine afin d'apporter un éclairage sur les enjeux du XXIe siècle et d'explorer des solutions possibles. Nous lirons différentes sections en petits groupes, puis nous en discuterons ensemble. The Sociology of Freedom is the third volume in a series of five works titled The Manifesto of Democratic Civilization by Abdullah Öcalan. In it, he revisits the origins of human culture to offer perspectives on twenty-first-century issues and explore potential solutions. We will read different sections in smaller groups and then discuss them as a whole.
🔗 https://www.instagram.com/p/DbLfji4iITg/ 📣 August 29&30 : Peoples Festival of Resistance @Mundo Matongé
Pour la Paix, la Démocratie et la Libération / For Peace, Democracy & Liberation :
Deux jours de tables rondes thématiques et de performances / Two days of thematic roundtables and cultural performances, rue d'Edimbourg 26, 1050 Ixelles. Doors open at 9am.
🦇 August 30. Protest action to demonstrate unity in the face of rampant fascism.
More info soon (and via @ilps_belgium)
— -Insta & FB links (please share if you use those platforms🙏)
🔗 https://www.instagram.com/p/DbdSz1oiM_i/
🔗 https://www.facebook.com/DefendRojavaBel/posts/pfbid02d5jJRASC5npRCS3KWuytwqitPngarRjuFmV7ubfvpUhRhse8h9FwNCdzhe7gH55ul
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💬 To stay informed : Defend Rojava Bel Signal solidarity group🔗 https://link.infini.fr/defend_rojava_bel*]
Pour rendre hommage aux milliers de martyrs yézidis tués par Daech/l'EI et pour dénoncer le génocide de Shengal.
📍Lundi 3 août, 17 h, Gare des Guillemins – Liège
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We didn't forget the genocide of 2014 in Shengal.
Yazidi Genocide Remembrance Day.
For the commemoration of thousands of yazidi martyrs killed by Daesh/ISIS and to denounce the Shengal genocide.
📍Monday 3rd of August, 5PM, Gare des Guillemins - Liège
31 juillet 2026
« Tout ce qui est fait pour nous, sans nous, est fait contre nous. » Nelson Mandela
Le Collectif des Habitant·es Organisé·es du 3ème Arrondissement de Marseille (C.H.O.3) a pris part aux discussions sur l'avenir du site Levat. Nous rendons aujourd'hui public notre désaccord avec :
– la décision de la mairie de Marseille ;
– la volonté de l'association Juxtapoz de continuer à gérer le bâti ;
– et les propos sur le racisme « anti-blanc » tenus par sa directrice dans un article de Marsactu paru le 11 juillet 2026
Le site Levat est le seul grand espace vert du quartier, dans une ville où les températures augmentent chaque été et où les îlots de fraîcheur sont devenus indispensables. Nous parlons d'un quartier qui manque aussi cruellement de lieux couverts pour se réunir, organiser des activités, tenir des réunions ou accueillir des événements. Les associations et collectifs qui font vivre la Belle de Mai cherchent toute l'année des locaux, des salles et des espaces disponibles.
Comme vous le savez peut-être, la mairie de Marseille, propriétaire du site Levat, doit statuer en janvier 2027 sur son avenir. Juxtapoz, qui assurait jusque-là la gestion du bâti, avait officiellement annoncé son départ à partir de cette date (Marsactu, 15 janvier 2025). Des usager·es du site, des habitant·es et des associations du quartier se sont alors réuni·e·s au sein de l'association L.E.V.A.T afin de proposer à la mairie d'élaborer ensemble un projet coconstruit. Après 18 mois de travail collectif et de réunions, L.E.V.A.T a proposé un projet ambitieux visant à :
– faire du site un lieu réellement ouvert à la Belle de Mai, au 3ème arrondissement et à ses besoins ;
– prendre au sérieux la réalité d'un quartier populaire ;
– proposer à la mairie d'être partenaire d'une dynamique collective et ancrée dans le territoire.
À PROPOS DE LA MAIRIE
Or, malgré tout le travail mené depuis plus d'un an, la mairie préfère ignorer cette initiative et va lancer un appel à projets via un appel à manifestation d'intérêt (AMI)
Nous sommes en désaccord avec cette décision pour plusieurs raisons :
1. Elle va à l'encontre de la position que nous défendons : reconnaître ce site comme un Commun de la ville et du quartier. Elle est également en contradiction avec la signature de la Convention de Faro par l'actuelle mairie de Marseille ;
2. En privilégiant une mise en concurrence, la mairie ignore le travail déjà accompli par les associations et les habitant·e·s du quartier sur ce site. Une drôle de manière de « remettre le citoyen au centre du jeu démocratique », comme le promettait le programme du Printemps Marseillais ;
3. Les tiers-lieux et coworking « d'artistes » accaparent des bâtiments dans tout le quartier. Reconduire en l'état la Cité d'artistes sans partager des espaces est un manque de considération pour les nombreuses structures du quartier qui galèrent à avoir des lieux ;
4. Elle retarde la mise en place d'un projet déjà mûri collectivement ;
5. Elle risque de transformer un lieu vivant, souple et adapté aux besoins locaux grâce à l'investissement des habitant·e·s en équipement plus fermé, plus contraint et moins accessible ;
6. Elle traduit un manque de confiance envers les forces locales qui portent déjà au quotidien l'entraide et la solidarité.
En résumé, ce choix fait par la mairie va à l'encontre de l'intérêt général local. Il affaiblit la dynamique collective déjà engagée et ignore les besoins concrets du quartier de la Belle de Mai.
Malgré notre rejet de l'A.M.I qui privilégie des logiques commerciales, nous soutenons l'association L.E.V.A.T, à laquelle nous participons. Nous saluons le travail de terrain immense accompli par ses membres.
À PROPOS DE JUXTAPOZ
Quant à Juxtapoz, nous apprenons qu'ils·elles ont changé d'avis et souhaitent aussi répondre à cet A.M.I. Cette décision nous paraît difficile à accepter, après 18 mois de travail collectif pour construire une autre solution, plus ouverte, plus démocratique et plus utile au quartier que celle menée jusqu'ici par l'association Juxtapoz. D'autant plus que ses représentant·es ont refusé de participer à cet espace de co-construction.
Plus grave encore, dans un article de Marsactu publié le 11 juillet, Karine Terlizzi la directrice de Juxtapoz reprend des arguments réactionnaires sur le racisme anti-blanc (Voici le passage en question : « Quant aux critiques sur la mixité, elle les évacue. On ne va pas s'excuser d'être des blancs, se raidit-elle. On embauche sur des compétences, pas au faciès. Si on nous attaque sur ça, c'est du racisme. »). Le racisme anti-blanc n'existe pas, il sert surtout à inverser les rapports de domination et à nier les discriminations réelles.
Nous appelons les collectifs antiracistes, décoloniaux, queers et féministes à ne pas participer aux programmations de Juxtapoz, et à rejoindre la lutte pour un site ouvert et populaire.
Aux organisations qui ont déjà proposé des événements engagés avec Juxtapoz, sachez qu'il est possible que les injustices que vous combattez se retrouvent aussi ici, dans l'accès au couvent Levat pour les habitant·e·s.
Il est temps de parler ouvertement de privilèges : c'est bien là le cœur du problème.
Depuis son installation, cette structure, installée par l'ancienne municipalité Gaudin sans appel à projets et dans une perspective anti-squat, a toujours eu du mal à s'ouvrir au quartier et à ouvrir les portes aux habitant·e·s. L'association bénéficie pourtant d'un privilège rare : disposer d'espaces communaux dans un quartier populaire. Ce privilège devrait impliquer une responsabilité forte envers le territoire, ses habitant·e·s et leurs usages quotidiens.
Or, certains usages ont été privilégiés au détriment d'autres. Les activités festives et artistiques occupent une place importante, tandis que les habitant·e·s, pour qui le couvent Levat représente l'un des rares espaces verts du quartier, voient souvent leur accès limité par les événements de Juxtapoz.
Nous sommes nombreux et nombreuses à venir au jardin, pour nous reposer, nous ressourcer, admirer une nature préservée ou permettre aux enfants d'en profiter en sécurité. Mais à l'arrivée de l'été, ces usages sont régulièrement contraints par des événements de grande ampleur, qui surchargent le jardin, fragilisent sa biodiversité et perturbent le voisinage. Quand les portes du jardin se ferment, les habitant·e·s sortent et se retrouvent sur le bitume des places Cadenat ou Caffo.
Depuis 8 ans, les 15 associations jardinières se partagent un local de 7 m². Elles n'ont toujours pas accès à la cuisine collective. Ces conditions sont très difficiles et compliquent leurs activités. Malgré leurs demandes répétées auprès de l'association Juxtapoz pour avoir plus d'espace, elles ont toujours reçu un refus. Ce refus paraît difficile à justifier au regard de la taille du bâti communal, qui fait 2500 m².
Dans sa communication et ses rapports d'activités, l'association Juxtapoz récupère le travail réalisé par des associations locales pour donner une impression d'ouverture et de mixité. Mais dans les faits, elle a refusé à plusieurs reprises de faire évoluer son projet pour intégrer la dimension socio-culturelle portée par les acteurs du territoire. Elle n'a cessé de jouer l'opposition entre artistes et habitant·e·s qu'elle dénonce dans Marsactu. Elle n'a jamais voulu laisser pleinement et de façon autonome les salles et les espaces dont nous avons besoin.
Aux artistes qui craignent de quitter les lieux : Nous n'avons jamais demandé votre départ mais d'imaginer ensemble un vrai partage des espaces. Certain·e·s ont passé les réunions à défendre leur propre place plutôt que d'imaginer collectivement une répartition des espaces.
EN CONCLUSION
L'avenir du site Levat doit se décider avec le quartier, pas contre lui. Face à la mise en concurrence par une AMI et à une candidature qui prolonge une logique d'appropriation, nous défendons un lieu réellement collectif, accessible et partagé par toutes et tous.
Lecture Une enquête sur les usages populaires du Jardin Levat
Presque aucun autre pays européen ne connaît le délit d'association de type mafieux. On juge les délits individuels – le trafic, le meurtre, le blanchiment d'argent –, mais pas l'organisation en tant que telle, ni la méthode, ni la force d'intimidation que représente le lien d'appartenance. Et presque partout, l'attaque contre le patrimoine fait défaut : mesures de prévention, confiscation élargie, administration judiciaire des entreprises. Le reste de l'Europe arrête des personnes ; l'Italie a compris qu'il fallait leur retirer leur argent, car un parrain en prison dont le patrimoine reste intact continue de diriger. Alpes1mag / dimanche 2 août 2026
Des inscriptions favorables à l’accueil des réfugiés ont été réalisées sur les fortifications de Briançon, inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. […]
Le maire de Briançon réagit vivement après la découverte de tags « Refugees welcome » sur les fortifications de la ville.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux ce dimanche, Arnaud Murgia dénonce une atteinte au patrimoine briançonnais, dont une partie est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. […] Arnaud Murgia attribue ces inscriptions à des militants favorables à l’accueil des migrants et réclame une réponse des services de l’État. […]
Le maire annonce que les tags doivent être retirés dans les prochains jours. Il rappelle également qu’un important programme de rénovation des fortifications est en préparation dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030.
« Les marchés et crédits de rénovation intégrale des remparts, qui verront plus de 10 millions d’euros investis par l’État ces prochains mois, viennent tout juste d’être engagés par Solideo Alpes 2030 », indique Arnaud Murgia.
Selon l’élu, ces travaux permettront de remettre prochainement les fortifications « intégralement à neuf ». « Dans le cadre des JOP 2030, nous allons investir en trois ans plus que ce que nous avons fait pendant les trente dernières pour donner une nouvelle vie à notre patrimoine national, ici, à Briançon », conclut le premier magistrat.
Une invitation à lire et à voir les mots qui nous entourent et un hommage à celleux qui les fabriquent, qu'iels soient professionnel·les de la lettre ou simples lettreur·ices d'un jour.
Source: Relevé sur le Net...
D'indispensables précisions
A propos de mon article : « A travers l'exemple du musicien chanteur occitan Claude Sicre et des prises de positions de pères fondateurs comme Frédéric Mistral, les côtés troubles de l'idéologie occitane. »
D'indispensables précisions
A propos de mon article : « A travers l'exemple du musicien chanteur occitan Claude Sicre et des prises de positions de pères fondateurs comme Frédéric Mistral, les côtés troubles de l'idéologie occitane. »
Depuis l'affichage sur des sites libertaires de mon article « Fascisme et poésie pure », je reçois des mails qui me demandent des précisions sur les positions de Sicre and C°. Sur des questions qui touchent à la « race » et au « woke », je peux fournir à celles et à ceux que ça intéresse les extraits de la liste de discussion et de diffusion créée autour de la « Linha Imaginot », relatifs à la polémique que j'ai déclenchée. Dans la mesure où Sicre tente de censurer mon article repris par Info Libertaire et propose de rendre publics, pour sa défense, les échanges affichés sur la liste, je pense que ces extraits montrent déjà de quoi il retourne et en quoi mon texte n'est nullement calomniateur. De plus, le modérateur de la liste vient d'afficher les règles à respecter, en particulier « les attaques personnelles, les insultes, le sexisme, le racisme ou toute autre forme de discrimination et de harcèlement ne sont pas tolérés », ainsi que les liens vers « des sites liés à l'extrême droite ou assimilée ». Résumons.
Première thèse. La polémique ne porte pas seulement sur les sens plutôt récents du terme « race » en occitan, en gascon, etc. Il y a pire. Pour le français qui a commencé à être formaté par les « connétables » de l'État dès le règne des derniers Capets, le terme de « race » fut sanctifié et défini comme synonyme de « lignée franque », comme le rappelle Léon Pokialov dans « Le Mythe aryen ». Voici ce qu'affirme le préambule du XIVe siècle de la Loi salique sur les Francs : « Race illustre, fondée par Dieu lui-même, forte sous les armes, ferme dans ses alliances, profonde dans ses conseils, à la beauté et à la blancheur singulière, au corps noble et sain, audacieuse, rapide, redoutable, convertie à la foi catholique et appelée à dominer les autres races... » Ce que nous nommons, en français moderne, du racisme de type aryen. C'est ce genre de critiques (je ne suis ni le premier, ni le seul, ni le dernier à les faire), rappelées dans ma brochure « Aux origines des doctrines raciales en France » qui a mis Sicre hors de lui : d'où ses dénégations en la matière. Grosso modo, il détache la notion de racisme de celle de race, qui lui est associée, pour la période antérieure à la seconde moitié du XIXe siècle, racisme qu'il date de l'écriture par Gobineau de « L'essai sur l'inégalité des races humaines », époque où le racisme de type scientiste apparaissait à peine, via la phrénologie, car la biologie était dans les langes et la génétique n'existait pas. Pour lui, auparavant, le terme de race « était polysémique », y compris en français. Or, pour « race », les termes de « lignée », de « sang », de « couleur de peau » et, pour finir, celui « d'hérédité », tous liés à des caractéristiques physiques, psychiques, etc., transmissibles étaient monnaie courante depuis belle lurette. Sicre n'a rien inventé. Il ne fait que rabâcher les interprétations, à base d'omissions et de truquages, créées par les doctrinaires du PCF dès les lendemains de la seconde boucherie mondiale. Car ces derniers, pour nier le caractère raciste de la grande majorité des idéologues des Lumières et de leurs héritiers, eux compris, effectuèrent la réécriture intéressée de l'histoire des « races » en France : ils attribuèrent l'apparition du racisme à des monarchistes, façon Gobineau, à des fascistes et, bien entendu, à des nazis afin de blanchir les républicains. Sicre ne fait même pas allusion au « Code noir » de 1710, titre du recueil d'ordonnances royales (la première est celle de Colbert en 1682) destiné à fixer les règles de l'esclavagisme aux colonies : « Les nègres, peuple destiné à l'esclavage » comme l'affirmait le préambule. Code noir qui vient juste d'être officiellement aboli en mai 2026 ! Les descendants actuels des esclaves, qui hurlent contre le caractère limité de la décision de l'Assemblée nationale (elle ne fait même pas allusion au racisme du Code et exclut le moindre dédommagement), apprécieront les omissions du « Trobador ».
Deuxième thèse. Sicre est l'émule de Felix Castan, le promoteur de la notion restrictive de « décentralisation culturelle » dont les « positions communistes » sont rappelées dans « L'Humanité ». Car Castan, entré au PCF en 1944, ne l'a jamais quitté ni même critiqué pour l'essentiel, à ma connaissance, en particulier pour ses positions contre-révolutionnaires lors des infamies coloniales commises par l'État, parfois avec sa collaboration active : par exemple, lors du vote par les députés du PCF au parlement, en 1956, des « pouvoirs spéciaux » à l'armée en Algérie. Castan resta d'ailleurs muet sur les poussées subversives qui, dès la fin des années 1960, rejetaient le Parti et ses organisations satellites, à commencer par la CGT, y compris dans les usines. Sicre, lui, à la façon des idéologues du Parti des années 1980 et de ses compagnons de route comme Clouscard (qu'il a bien connu), inventeur du prétendu « libéralisme libertaire », a pondu en 2018 le long article « Mai 68 ou le triomphe du manque d'imagination et de diverses provincialisations », réédité par la « Linha Imaginot ». La trame est celle des élucubrations conservatrices et moralisatrices sous pavillon « communiste » à la Clouscard, très bien démontées par la brochure, éditée en ligne en 2019, par Les Meutes Éditions : « Notes sur le capitalisme de la séduction de Michel Clouscard », que j'ai fournie à la liste de diffusion, sans obtenir la moindre réponse. Bref, la « décentralisation culturelle » ne remet pas en cause la nature de l'État mais ne conteste que l'hypercentralisme de l'État hexagonal dans le domaine des langues et des cultures. Hypercentralisme défendu longtemps par le PCF, grosso modo jusqu'aux années 1990, qui marquèrent son recul, puis sa déconfiture. Depuis, il accepte quelque peu la « décentralisation culturelle » pour tenter de racoler des forces électorales additionnelles. Ni plus, ni moins.
Troisième thèse. Mais au sein des adeptes de la « décentralisation culturelle », il existe d'autres tendances, pas plus ragoûtantes que celle de Sicre. Ainsi, pour défendre avec acharnement son idéologie identitaire gasconne raciale, y compris contre les occitanistes, la chanteuse Orionaa donne, comme Sicre, des définitions officielles de dictionnaires (« Les mots captifs », disait André Breton) à titre d'arguments d'autorité. Ici, celle de la « race » quasi mystique et identitaire du dictionnaire de Simi Patay, créateur de l'Escola Gaston Febus, dans la lettre qu'elle m'envoie sur la liste, entre deux jets d'insultes, en soulignant que Patay n'était « pas très politiquement correct » ! Belle litote ! Il était catholique conservateur, défenseur en bloc des traditions, même les plus patriarcales, faisait la promotion de l'encyclique de Léon XIII sur « le christianisme social » par hostilité au « Midi rouge », puis il devint pétainiste lors de la seconde boucherie mondiale, puisque le Maréchal favorisait les langues « provinciales » contre « l'imposition exclusive de la langue républicaine ». Voir la circulaire de l'un de ses secrétaires d'État, Carcopino, datée de 1941, sur l'éducation. Le journal auquel participait Patay, « Le Patriote des Pyrénées », créé par des curés adeptes de Léon XIII, disparut mi-1944, avant que les maquis du coin, qui comprenaient des Espagnols rescapés de la révolution ibérique, ne détruisent ses locaux. Car le quotidien était collaborationniste sans complexe ni réserve.
Quatrième thèse. Mais avec Orionaa, la coupe d'immondices n'était pas encore pleine. Elle s'en prend à Joan-Carles Codèrc, l'éditorialiste du dernier numéro de la « Linha », qualifié « d'artiste wokòc » qui serait mon « émule » (c'est la première fois que j'entends son nom). Position qu'elle a développée, non pas de façon critique par rapport à telles ou telles thèses « woke », réelles ou supposées, qui ne lui conviennent pas, mais de manière haineuse : « De mon point de vue très béarnais, les occitanistes sont pénibles (pas tous), les woke sont pénibles (tous), les occitanistes woke sont insupportables, les artistes occitanistes woke sont consternants. » Pour finir elle conseille d'écouter le « génial » Pierre Jourde : « Les valeurs wokistes défendues par la gauche sont des valeurs fascistes ! » https://www.youtube.com/watch?v=juOsk9BXccM Or, Jourde est l'un de ces philosophes sociologues qui, comme Michéa précédemment, est passé du lénino-stalinisme au conservatisme le plus crade, fournissant du grain à moudre à la fosse à purin idéologique des fascistes relookés « purs » républicains en guerre contre le « wokisme », en particulier dans les universités. L'interview du « génial » idéologue réactionnaire est effectuée par « Radio Courtoisie », radio fasciste connue depuis des dizaines d'années, lors de la matinale « Ligne droite » !
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Voilà. Je n'affirme pas que la totalité des participant(e)s à la liste de diffusion sont des fascistes en puissance. La tendance dominante est plutôt favorable à l'étatisme, façon LFI, voire PCF. avec la demande de création de niches culturelles. Parfois, l'un(e) des intervenant(e)s sur le blog sent passer plus ou moins le vent du boulet réactionnaire à la Orionaa, mais sans en tirer la conclusion nécessaire : au minimum la rupture avec de tel(le)s xénophobes. Voilà ce qui arrive lorsque des individu(e)s placent la séparation culturelle au-dessus de toutes les autres séparations propres au monde de la domination, comme signalé dans mon article « Fascisme et poésie pure ».
André Dréan
Fin juillet 2026
Pour correspondre : nuee93 chez orange.fr
AU MOINS SEPT PERSONNES MORTES EN JUIN
Le 10/07/26, un homme soudanais a été retrouvé mort sur la plage du Touquet. Il tentait la traversée avec sa femme et ses enfants qui ignorant qi'il n'était pas à bord se retrouvent seul.es en UK. Impossible pour elleux de voir le corps et d'assister aux funérailles.
Le 23/07/26, le corps d'un homme a été découvert sur la plage de Berck-sur-mer.
Le 27/07/26, le corps d'un homme a été trouvé au Cran aux Oeufs à Audinghen.
Le 30/07/26, un homme qui tentait de rejoindre le royaume-uni à bord d'un taxi-boat est décédé entre Hardelot et Dannes.
Le 30/07/26, trois femmes ont été retrouvées mortes sur la digue du Braek à Dunkerque. Elles auraient été piétinées et asphyxiées lors de la panique du départ. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/la-frontiere-tue.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/la-frontiere-tue.jpg?w=251 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/la-frontiere-tue.jpg?w=251 INVISIBILISER LES DECES
La disparition de la stèle commémorative restée 4 mois au cap Blanc-nez a suscité la curiosité de soutiens et de journalistes. Que ce soient les communes autour du site protégé, le conservatoire du littoral ou Eden62, personne n'a entendu quoi que ce soit ! D'après eux ils ignoraient même l'existence et la présence de cette stèle. Une chose est certaine, des moyens institutionnels ont été nécessaires pour retirer cette lourde pierre gravée et visiblement scellée dans le sol. Personne ne sait ce qu'est devenue cette stèle mais elle reste gravée dans la mémoire collective.
https://www.revolutionpermanente.fr/Calais-les-autorites-effacent-la-memoire-des-exiles-morts-a-la-frontiere
CHAOS SUR LES PLAGES
Les fenêtres météo sont nombreuses en été et amènent leur lot de scènes surréalistes et chaotiques.
Le 21/07 à Hardelot, un grand groupe dont des familles courent vers la mer. Les moyens mis en oeuvre pour les empêcher de rejoindre le small boat sont fous… un hélicoptère rasant , des buggys avec une conduite dangereuse, de la bombe poivre et des courses poursuites à pied. Tout ça à quelques dizaines de mètres d'un cours de voile. D'après des témoignages, les conditions de départ sont de plus en plus difficiles. La police suit les groupes en les repérant grâce aux drones et aux hélicoptères et les entravent par tous les moyens, ce qui n'empêche pas les départs mais rend les embarquements plus dangereux.
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Les candidat.es au passage sont prêt.es à partir de plus en plus loin pour éviter la police : Un bateau pneumatique de 13 mètres a emmené 165 personnes en UK en partant des environs d'Yport et en longeant la côte pour récupérer des passagers. L'embarcation est partie mercredi 22 au matin pour arriver jeudi après midi ! La taille des bateaux augmente considérablement et avec elle les risques. Le 24/07, la SNSM a porté secours à 90 personnes au large de Dieppe.
En juillet, au moins 2316 personnes exilées sont arrivées en UK en bateau pneumatique.
HARCELEMENT PARTOUT ET TOUT LE TEMPS
La présence policière est étouffante, surtout aux gares de Calais.
Le harcèlement est littéralement quotidien dans les bus et dans les trains : les voyageur.euses sont aléatoirement empêchées de monter ou de rester dans les trains et bus, sont obligées d'en descendre, se font parfois arrêtées et emmenées à la PAF pour se voir délivrer une OQTF. Deux agents de Frontex sont de la partie en plus de la PAF, des CRS, de la nationale, de la municipale et de la sécurité ferrovière.
Le 22/07 en soirée, la SNCF a carrément fermé ses guichets pour ne pas vendre de tickets aux personnes qui voulaient rejoindre Boulogne ou Dunkerque en payant leur billet en liquide.
Le 25/07, un train est resté à l'arrêt plus de 3 heures à la gare de Neufchâtel-Hardelot car le conducteur a refusé de repartir. La raison : trop de migrant.es sur le quai !
La garde Terres et Mers, une brigade équestre coopérant avec la police, passe deux fois par jour dans quelques lieux qui ont pu ou pourraient acueillir un petit camp. Le Fort Nieulay est particulièrement surveillé.
MOBILISATIONS A HOSPITAL
La mobilisation continue à Hospital à Calais et un nouveau projet a vu le jour à l'initiative de personnes migrantes et solidaires : la construction d'un lieu d'organisation collective.
Une semaine et beaucoup d'énergie ont suffi pour construire un lieu accueillant nommé le Markaz Alshebaab (le centre des jeunes). https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/youth-center.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/youth-center.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/youth-center.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-2.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-2.jpg?w=1440 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-2.jpg?w=1440 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-1-2.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-1-2.jpg?w=1440 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-1-2.jpg?w=1440 Un matin, deux BACeux se présentant comme de la « division des forêts » puis deux autres soit disant de l'ONF sont venus repérer et prendre des photos du lieu. Deux jours et quelques repérages par drone après, le 08/07, 11 fourgons de CRS, une pelleteuse et une benne sont venus effacer toute trace du Markaz Alshebaab. Il ne reste rien … Le Markaz a été la seule zone expulsée du camp ce jour là. Markaz Alshebaab : Expulsion et suites – Eviction and consequences – Calais Migrant Solidarity
Une personne sur place a été embarquée et est ressortie avec une OQTF. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-fin.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-fin.jpg?w=1440 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/markaz-fin.jpg?w=1440 LUTTES CONTRE LES EXPULSIONS A HOSPITAL
Action directe
Le 02/07, le lendemain d'une expulsion, des pelleteuses sont venues détruire des habitations. Des personnes ont tenté de bloquer la machine mais le conducteur fou a continué à avancer sur les personnes faisant un sit-in pour le ralentir. Il a renversé un cycliste et avait un comportement hyper dangereux. De nombreuses personnes se sont réunies et ont jeté des objets qui ont cassé la vitre de la machine. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/pelleteuse-2.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/pelleteuse-2.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/pelleteuse-2.jpg 11 personnes ont passé la journée en garde à vue, accusées de dégradations mais ont été relâchées dans la soirée. L'affaire a été classée sans suite pour toustes (infraction insuffisamment caractérisée)
https://calaismigrantsolidarity.wordpress.com/2026/07/03/calais-eviction-excavator-smashed-une-pelleteuse-dexpulsion-eclatee/
Action juridique
Le 20/07, la décision du tribunal de Boulogne/mer au sujet de la tentative de suspendre les expulsions du camp Hospital est tombée. Le juge a refusé de faire droit aux demandes des habitant.es et associations. Les assos ont l'intention de continuer à contester les prochaines ordonnances. 20260717_d_cision_TJ_BSM_Hospital_anonymis_e Télécharger
INFOS FAFS
A croire que le tourisme fasciste a de beaux jours devant lui. Les camps de Loon Plage et Calais sont visités régulièrement. C'est la valse des blogueurs, journalistes, youtubeurs, photographes et autres influenceurs d'extrême droite… Le 07/07, Danny Tommo s'est encore fait arrêter à Douvres car il filmait l'arrivée des demandeur.euses d'asile dans le port. Il a 5 chefs d'accusation à son actif et sera jugé en aôut.
Le même jour, à Calais un gars anglais se présentant comme journaliste hurle longuement dans la gare aux personnes exilées qu'il ne faut pas aller en UK. Les associations suspectent qu'un créateur de contenu fasciste se soit infiltré dans le hangar inter-associatif en se faisant passer pour un bénévole. Des habitant.es de Hospital ont alerté des soutiens qu'une voiture passe faire le tour du camp tous les soirs pour tirer des boulons au lance-pierres. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/boulon-1.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/boulon-1.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/boulon-1.jpg A Loon-Plage, une voiture a foncé sur une personne (qui va bien) au point de distribution avant de s'enfuir. Chris Philip, un député anglais ultra conservateur n'a pas hésité pas à se mettre à l'eau pour photographier, filmer les personnes exilées sur le départ et faire sa propagande raciste. https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/chris-philip-3.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/chris-philip-3.jpg https://passeursdhospitalites.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/07/chris-philip-3.jpg TOUJOURS PLUS Depuis le 01/07, une unité intervient de Dieppe à Pourville pour lutter contre « l'immigration clandestine » . Pilotée par un commandant de police réserviste, l'équipe de 9 réservistes a pour objectif de repérer les candidat.es au passage et dissuader les départs. Les milices se mettent en place. Le nouveau poste de gendarmerie de la garde républicaine a été inauguré le 17/07 au Touquet. Il se situe dans la parc de la Canche. Cet investissement de 4,8 millions d'euros est censé accueillir dix militaires , leur famille et 6 chevaux ! Mission principale : repérer des groupes dans les dunes et lutter contre les départs de small boat …
ENQUÊTE PARLEMENTAIRE
Après presque 6 mois d'auditions, un rapport a été rendu public le 08/07 sur les conséquences des accords du Touquet. Après les prises de parole d'un grand nombre d'intervenant.es et de visites de terrain, la CEP (commission d'enquête parlementaire) rend ses conclusions. Il en sort une longue liste de recommandations.
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cetouq/l17b2998-t1_rapport-enquete
Mardi 28 juillet vers 10h, la police nationale a procédé à l’expulsion du squat de la rue Paul Langevin, dans le quartier de la Grâce-de-Dieu.
Après l’expulsion du squat Duparge le mardi 16 juin et celle du squat du Chemin Vert le mardi 7 juillet, c’est un nouveau squat officialisé par l’Assemblée Générale de Lutte contre toutes les expulsions qui est expulsé à Caen, et de nouvelles personnes mises à la rue par l’État.
Le squat du 4 rue Paul Langevin, un grand immeuble de huit étages destiné à un projet de réhabilitation, était squatté depuis le 19 mars 2022. Une petite dizaine d’appartements étaient occupés par des familles en exil. Le propriétaire, le bailleur social Caen La Mer Habitat, avait entamé une procédure de justice, et deux ordonnances d’expulsion, datant de septembre et octobre 2022, avaient été émises par le tribunal judiciaire de Caen.
D’après la presse, la police a contrôlé la situation administrative de 10 habitant-es présent-es sur les lieux au moment de l’expulsion et une association de protection civile a conduit certain-es d’entre elles et eux vers des solutions temporaires d’hébergement d’urgence.
Pendant ce temps, les AirBNB se remplissent de touristes et les spéculateurs immobiliers s’enrichissent. Environ 10 000 logements sont vacants dans l’agglomération caennaise (10 197 exactement en 2022 selon les chiffres de l’INSEE), mais le nombre de personnes sans toit ou vivant dans des conditions merdiques ne cesse de grandir. Et pendant que la police passe son été à expulser des squats, la détresse de personnes sans domicile accablées par la chaleur dans la rue est quotidienne, tout comme celle de familles meurtries par l’instabilité et l’insécurité permanente, entre hébergement temporaire par-ci, chambre dans un squat par-là, chez des potes, dans une voiture ou parfois au 115, et celle de milliers d’individus qui peinent à trouver un logement décent. A qui profite le crime ? Aux grands propriétaires et autres marchands de sommeil qui peuvent augmenter les loyers tout en sachant qu’ils trouveront bien quelqu’un prêt à accepter ces conditions, aux agences immobilières qui peuvent se permettre de ne pas répondre à leurs obligations vis-à-vis des locataires et multiplient leurs magouilles, aux entreprises du BTP qui a grand renfort de lobbyisme font croire que le problème du logement n’est qu’une histoire de manque de bâtiments neufs, à l’État et aux politiques bien contents de pouvoir mettre en concurrence tous ces gueux dans l’accès au logement, en agitant bien souvent des idées racistes, fragilisant ainsi de potentielles solidarités subversives, ou encore aux gestionnaires de la misère, grandes associations et entreprises du travail social qui capitalisent sur la situation.
Les prochaines assemblées du squat du 102suudessous auront lieu le jeudi 13 août à 18h30 et le jeudi 27 août à 18h30.
Le 102suudessous est squatté depuis le 19 février 2026, au 102 rue de la Délivrande à Caen. C’est une grande maison qui doit être démolie pour laisser place à un énième projet de construction immobilière de cages à lapin, porté par le promoteur 3j promotion. Faut que l’économie tourne !
Dans un contexte politique et social dans lequel il est de plus en plus difficile de faire exister des espaces de lutte et de vie collective, ce lieu est une tentative de créer un espace pour s’auto-organiser, transmettre des pratiques et des connaissances, zoner, se rencontrer, discuter, et conspirer contre l’État et toutes les dominations.
Le lieu s’organise en assemblées régulières qui sont des moments de discussion, de propositions et de prises de décisions collectives. L’assemblée est ouverte à tout individu qui se reconnaît dans ces perspectives ou qui serait curieuxse de les découvrir.
La maison est répartie entre espaces privés des habitant’es et espaces collectifs. Il y a notamment un dortoir collectif pour les gens qui auraient envie de rester un peu, sollicitable en se pointant avec un duvet si possible, ou par mail.
Squat du 102suudessous
102 rue de la Délivrande, Caen
102suudessous@bastardi/net
https://radar.squat.net/fr/102suudessous
Squat Langevin
4 rue Paul Langevin, La Grâce de Dieu, Caen
https://radar.squat.net/fr/caen/squat-langevin
Assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions
ag-contre-expulsions [at] riseup [point] net
https://radar.squat.net/fr/caen/ag-de-lutte-contre-les-expulsions
https://agcontrelesexpulsions.wordpress.com/
Des squats à Caen https://radar.squat.net/fr/groups/city/caen/squated/squat
Des squats expulsés à Caen https://radar.squat.net/fr/groups/city/caen/field_active/1/squated/evicted
Des groupes (centres sociaux, collectifs, squats) à Caen https://radar.squat.net/fr/groups/city/caen
Des événements à Caen https://radar.squat.net/fr/events/city/Caen
Groupes liés aux sans-papiers https://radar.squat.net/fr/groups/topic/sans-papiers
Des squats en France https://radar.squat.net/fr/groups/country/FR/country/FR/squated/squat
Des groupes en France https://radar.squat.net/fr/groups/country/FR
Des événements en France https://radar.squat.net/fr/events/country/FR
[Trognon le 1er et 2 août 2026
https://trognon.info/Prochaines-assemblees-du-squat-le-102suudessous-1132
https://trognon.info/Expulsion-du-squat-Langevin-1129]