Sommaire Canada : Le militant Ahmad Hajahmad Jarrar poursuivi pour des discours liés à la Palestine Allemagne : Les Ulm5 dénoncent leur procès et défendent leur action militante USA : Appel à écrire à Daniel « Des » Sanchez Estrada, transféré dans une prison fédérale en Californie France : Un homme mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste » reste sous contrôle judiciaire France : JCDecaux poursuit des militants anti-publicité d'Extinction Rébellion Turquie : Les Mères du samedi réclament justice pour quatre disparus du dossier Birlik-Alabalık Turquie : Mobilisations dans trois villes pour la libération de prisonniers gravement malades Turquie : Appel des familles à fournir de la vitamine B1 aux détenus en grève de la faim Italie : Amende après des feux d'artifice tirés devant la prison de Salerne Royaume-Uni : Cinq propalestiniens risquent une qualification terroriste lors de leur condamnation France : Une violente intervention policière dénoncée à Ivry-sur-Seine Palestine : Report du verdict dans le procès du dirigeant de gauche Raja Eghbarieh Philippines : 560 prisonniers politiques recensés en juin 2026 Turquie : Commémorations des 12 révolutionnaires morts lors de la grève de la faim de 1996 Cameroun : Un homme condamné à six mois de prison pour outrage au chef de l'État Cachemire : Affrontements lors d'une marche de manifestants vers Muzaffarabad Turquie : Maintien en détention de l'humoriste Deniz Göktaş poursuivi pour un spectacle satirique International : Appel à commémorer les victimes de l'opération Kagaar en Inde USA : 13 arrestations lors d'une action contre un centre de l'ICE dans le Vermont Baléares : Des charges policières après une manifestation contre le tourisme de masse à Palma Tunisie : Quatre organisateurs de la flottille Sumud maintenus en détention provisoire Irlande : Découverte d'une voiture piégée, deux personnes arrêtées France : Deux antifascistes mis en examen dans l'affaire Quentin Deranque portent plainte contre des fascistes Cameroun : Le militant anticolonialiste et panafricaniste André Blaise Essama toujours détenu Turquie : Déclaration de militantes féministes emprisonnées Europe : Un an après la libération de Georges Abdallah, des affiches pour célébrer cette victoire Turquie : Un syndicaliste et une socialiste libérés après cinq mois de détention Philippines : Des violations des droits humains massives sous la politique anti-insurrectionnelle Chili : L'état de santé du prisonnier révolutionnaire Juan Aliste Vega se dégrade Irlande : Des prisonniers républicains confrontés à des procédures judiciaires prolongées Russie : Fondateur de Telegram, Pavel Durov inculpé pour « complicité de terrorisme » Chili : Une disparue de la dictature retrouvée vivante après 50 ans France : Un militant Gilets jaunes condamné à payer près de 5 000 € après un post Facebook contre la BAC Royaume-Uni : Perché 17 heures sur Big Ben avec un drapeau palestinien, il est durement condamné USA : L'administration Trump confie un immense centre de rétention pour migrants à une prison privée Turquie : Des jeunes militantes socialistes emprisonnées appellent à la résistance Chili : Un tribunal condamne un média pour des propos racistes et sexistes envers une militante mapuche Turquie : Un rapport dénonce une « crise systémique » des droits humains dans les prisons de l'ouest du pays Syrie : 628 personnes portées disparues après les combats de janvier au Rojava USA : GrapheneOS met en avant ses protections après une affaire judiciaire inédite Espagne : Le média La Directa poursuivi après une enquête sur des policiers infiltrés Inde : Répression contre les étudiants après la démission du ministre de l'Éducation USA : Autumn Hill dénonce sa condamnation politique à 50 ans de prison pour avoir lutté contre ICE Allemagne : Le renseignement intérieur enquête sur Prosfygika Royaume-Uni : La Cour suprême examine l'interdiction de Palestine Action Allemagne : Le chanteur du groupe Bob Vylan expulsé après des propos pro-palestiniens Cologne : Perquisitions contre des militantes féministes Iran : Des exécutions déclenchent des manifestations Turquie : Des prisonnières communistes de Bakırköy sont transférées vers d'autres prisons Catalogne : Quatre manifestants solidaires de Pablo Hasél acquittés Royaume-Uni : Le prisonnier pro-palestinien Umer Khalid privé de la prière du vendredi France : Le prisonnier Mickaël Gilgenmann dénonce des représailles à la prison de Moulins Yzeure Hongrie : Mobilisation de soutien lors du procès en appel des antifas Maja, Gabri et Anna Cachemire : Plus de 3 000 arrestations lors d'une vaste opération menée par la police indienne France : Un logiciel de géolocalisation de masse vendu à des grandes entreprises Brésil : Une action anti-impérialiste devant un magasin Havan ravive les appels à une répression accrue Iran : Des prisonniers se cousent les lèvres pour dénoncer la vague d'exécutions Azerbaïdjan : Quatre communistes condamnés pour avoir déployé des symboles soviétiques Turquie : Des détenues entament des grèves de la faim de 15 jours en soutien aux prisonniers en lutte USA : Jakhi Isaiah, poursuivi dans deux affaires, voit son procès reporté et sa peine fédérale se préciser Philippines : Affrontement entre la Nouvelle Armée Populaire et l'armée dans le Mindoro oriental Europe : Le Secours Rouge a participé au camp d'été de Young Struggle Maroc : El Mahdi Lyoubi remis en liberté provisoire
Canada : Le militant Ahmad Hajahmad Jarrar poursuivi pour des discours liés à la Palestine
Militant pro-palestinien de 33 ans, Ahmad Hassan Hajahmad fait face à une accusation de « participation ou contribution aux activités d'un groupe terroriste » au Canada, passible de 10 ans de prison. Les accusations sont liées à des discours prononcés lors de manifestations en 2024 contre le génocide en cours à Gaza. Son avocat Mohamed El Rashidy souligne qu'aucune violence, arme ou victime n'est associée à l'affaire et souligne que ces poursuites sont une atteinte à la liberté d'expression. Les défenseurs de Jarrar dénoncent une instrumentalisation des lois antiterroristes et une répression accrue des mobilisations pro-palestiniennes au Canada. Ils critiquent notamment la liste canadienne des organisations terroristes, qui intègre la plupart des organisations politiques palestiniennes, ainsi que l'usage de dispositifs policiers spécialisés contre des militants.
Allemagne : Les Ulm5 dénoncent leur procès et défendent leur action militante
Les cinq militants de l'Ulm5 ont livré leurs témoignages devant le tribunal de Stuttgart, affirmant avoir agi pour dénoncer les liens entre l'entreprise d'armement Elbit Systems et le génocide en cours à Gaza. Ils présentent leur action comme une démarche visant à empêcher la fourniture d'armes et à alerter sur la responsabilité allemande dans le conflit. Lors de leurs déclarations, les accusés ont également critiqué les conditions de leur procès et demandé la reconnaissance du caractère politique de leur engagement.
Lors de la 11ᵉ audience du procès des Ulm5 à Stuttgart, la défense a demandé l'audition de Marian Rachow, PDG d'Elbit Systems Deutschland, estimant que son témoignage pourrait confirmer l'implication du groupe dans le soutien aux opérations militaires israéliennes à Gaza, notamment via des transferts de technologies, des livraisons d'équipements et des liens financiers. La défense accuse également le parquet de ne pas avoir enquêté sur ces éléments et demande le remplacement du procureur principal.
USA : Appel à écrire à Daniel « Des » Sanchez Estrada, transféré dans une prison fédérale en Californie
Prisonnier politique et figure de l'affaire de Prairieland , Daniel Rolando Sanchez Estrada (surnommé « Des ») a été transféré au centre pénitentiaire fédéral de Victorville, dans le sud de la Californie, où il devrait rester incarcéré dans un avenir proche. Ses soutiens appellent à lui écrire pour l'accompagner dans cette nouvelle étape, marquée par un éloignement important de sa famille restée au Texas.
Les consignes indiquent notamment d'utiliser uniquement de l'encre bleue ou noire, du papier blanc sans lignes et d'écrire sur une seule face de chaque feuille. Les expéditeurs sont invités à ne pas inclure d'informations qu'ils ne souhaiteraient pas voir rendues publiques ou utilisées devant un tribunal, en particulier dans le contexte de son appel en cours. Au-delà de ces précautions, ses soutiens encouragent des messages personnels et bienveillants, en l'appelant Des, Daniel ou Dani, et en partageant des récits autour de la nature, des animaux, de la cuisine végane, de l'art, de la spiritualité, de l'histoire ou des activités en plein air.
Daniel Rolando Sanchez Estrada
#95099-511
FCI Victorville Medium II
Federal Correctional Institution
PO Box 3850
Adelanto, CA 92301
États-Unis
France : Un homme mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste » reste sous contrôle judiciaire
La cour d'appel de Paris a décidé de maintenir sous contrôle judiciaire un homme de 28 ans mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes » et soupçonné par le parquet national antiterroriste de préparer une attaque contre des policiers. Présenté par l'accusation comme proche de « l'ultragauche radicale violente », il avait été placé sous contrôle judiciaire le 9 juillet , une décision que le Pnat avait contestée en demandant son placement en détention provisoire.
Lors d'une perquisition à son domicile dans l'Essonne, les enquêteurs auraient découvert des documents politiques d'extrême gauche. Ses avocats contestent la présentation du dossier par l'accusation, estimant que l'affaire a été instrumentalisée et que leur client n'a jamais eu d'activité militante. L'instruction va se poursuivre sous contrôle judiciaire.
France : JCDecaux poursuit des militants anti-publicité d'Extinction Rébellion
Après avoir été débouté en mars 2026 dans une première procédure visant trois militants d'Extinction Rébellion à Angers, JCDecaux engage une nouvelle action en justice contre deux autres militants accusés d'avoir décroché des publicités en novembre 2025. Leur procès est prévu le 25 septembre 2026 devant le tribunal d'Angers. Le collectif dénonce un « acharnement contre les lanceurs d'alerte » et une répression des actions anti-publicité. Extinction Rébellion appelle à un rassemblement de soutien devant le tribunal le jour même dès 9H et à contribuer aux frais de justice des militants poursuivis.
Turquie : Les Mères du samedi réclament justice pour quatre disparus du dossier Birlik-Alabalık
Lors de leur 1113ᵉ rassemblement, les Mères du samedi ont demandé que les responsables de la disparition forcée et de l'assassinat de Abdulbaki Birlik, Kemal Birlik, Zübeyir Birlik et Zeki Alabalık soient jugés. Les quatre hommes avaient disparu à Mardin le 29 mars 1995 : Kemal Birlik et Zeki Alabalık, qui devaient être libérés de prison ce jour-là, auraient été rejoints à leur sortie par Abdulbaki et Zübeyir Birlik avant d'être emmenés de force par des militaires selon des témoins.
Les restes des quatre victimes ont été retrouvés en 2013 dans un ancien puits à Yurtderi, à Mardin, après des démarches des familles et de l'Association des droits humains (İHD), puis identifiés par l'Institut médico-légal. Les familles accusent une politique d'impunité après l'acquittement des responsables présumés, dont des membres des forces de sécurité liés aux activités du JİTEM dans les années 1990. Les Mères du samedi affirment vouloir poursuivre leur lutte pour faire établir la vérité et obtenir la condamnation des responsables de ces disparitions et meurtres.
Turquie : Mobilisations dans trois villes pour la libération de prisonniers gravement malades
Des rassemblements organisés le 25 juillet à Izmir, Istanbul et Ankara par des organisations de défense des droits humains ont demandé la libération de trois prisonniers gravement malades : Kazım Avcı, İrfan Yılmaz et Mehmet Şirin Çelik. Les manifestants dénoncent le maintien en détention de personnes souffrant de pathologies lourdes et de handicaps sévères, malgré des risques vitaux, ainsi que des conditions de prise en charge jugées incompatibles avec leur état de santé. Les organisations mettent en avant des retards ou refus de libération, y compris dans le cas d'İrfan Yılmaz malgré un avis médico-légal estimant son maintien en prison inadapté, ainsi que des pratiques dénoncées comme contraires aux droits humains, telles que le recours aux menottes lors d'hospitalisations ou de soins. Elles demandent la libération immédiate des trois détenus ou, à défaut, un accès à des soins continus et adaptés.
Turquie : Appel des familles à fournir de la vitamine B1 aux détenus en grève de la faim
Les familles de détenus incarcérés à la prison de type L n°6 de Marmara accusent l'administration pénitentiaire de refuser de fournir de la vitamine B1 à leurs proches engagés dans une grève de la faim illimitée. Elles estiment que cette décision met gravement en danger leur santé et dénoncent une atteinte à leur droit aux soins.
Dans leur appel (Instagram) , les familles demandent au public de contacter la direction de l'établissement afin d'exiger la distribution de vitamine B1 et de demander une réponse aux revendications des grévistes. Elles affirment que le refus de fournir ce complément indispensable lors d'une grève de la faim pourrait entraîner des séquelles graves, voire des décès, et dénoncent une pratique illégale.
Italie : Amende après des feux d'artifice tirés devant la prison de Salerne
La police municipale de Salerne a infligé une amende de 1 000 euros à plusieurs personnes ayant tiré des feux d'artifice devant la prison de Fuorni, dans la nuit du 25 au 26 juillet. Les autorités indiquent que cette intervention s'inscrit dans le cadre d'une ordonnance municipale interdisant l'usage non autorisé de matériel pyrotechnique et d'un renforcement des contrôles dans les secteurs jugés sensibles de la ville.
Royaume-Uni : Cinq propalestiniens risquent une qualification terroriste lors de leur condamnation
Cinq militants de Palestine Action, condamnés en juin 2026 pour des dégradations commises contre une agence Barclays à Burnley en août 2024, pourraient voir leur peine assortie d'une qualification liée au terrorisme. L'action visait à dénoncer les investissements de la banque dans Elbit Systems, principal fabricant d'armes israélien. Selon leur défense, cette possibilité n'avait été évoquée ni pendant le procès ni au moment du verdict, avant que le juge n'indique vouloir s'appuyer sur une décision récente rendue dans l'affaire de quatre activistes de l'affaire dite des Filton 25.
France : Une violente intervention policière dénoncée à Ivry-sur-Seine
Une intervention de la BAC, le 21 juillet dans le quartier Monmousseau à Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne, suscite des vives condamnations. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent un important usage de gaz lacrymogène et des interventions physiques des policiers. Des habitants affirment que les forces de l'ordre ont fait usage de gaz, de lanceurs de balles de défense et de matraques alors que de nombreuses familles et des enfants étaient présents. Une femme a été hospitalisée après un malaise.
Palestine : Report du verdict dans le procès du dirigeant de gauche Raja Eghbarieh
Le tribunal de première instance de Haïfa a reporté au 8 septembre 2026 l'audience de prononcé du verdict concernant Raja Eghbarieh, militant de gauche et membre du mouvement de Palestiniens de 48 Abnaa al-Balad. L'audience, initialement prévue le 27 juillet, a été ajournée sans explication officielle communiquée par le tribunal ou les autorités judiciaires. Raja Eghbarieh fait l'objet de poursuites depuis plusieurs années liées à son activité politique et à des publications sur les réseaux sociaux, pour lesquelles il est accusé d'« incitation ».
Philippines : 560 prisonniers politiques recensés en juin 2026
Selon l'organisation de défense des droits humains Karapatan, 560 prisonniers politiques sont détenus aux Philippines en juin 2026. Parmi eux, 165 ont été arrêtés sous le gouvernement de Ferdinand Marcos Jr., 103 sont des femmes, 77 sont des personnes âgées et 73 souffrent de problèmes de santé. Le recensement indique également la présence de 10 consultants et membres du personnel du Front national démocratique des Philippines (NDFP) parmi les détenus, ainsi que quatre personnes arrêtées alors qu'elles étaient mineures. Turquie : Commémorations des 12 révolutionnaires morts lors de la grève de la faim de 1996
Plusieurs organisations de la gauche révolutionnaire de Turquie ont commémoré en juillet 2026 le trentième anniversaire de la mort de 12 prisonniers politiques lors de la grève de la faim et du jeûne de la mort de 1996. Cette mobilisation a débuté le 20 mai 1996 avec un appel commun lancé par des détenus affiliés à neuf organisations révolutionnaires : le DHKP-C (Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple), le MLKP (Parti communiste marxiste-léniniste), le TKP/ML (Parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste), le TKP(ML) (qui deviendra le MKP – Parti Communiste Maoïste en 2003), le TİKB (Union des communistes révolutionnaires de Turquie), le TKEP-L (Parti communiste du travail de Turquie – Léniniste), le TDP (Parti de la révolution de Turquie), EKİM (Octobre) et le Direniş Hareketi (Mouvement de résistance).
Cette lutte faisait suite à la circulaire du 6 mai 1996 du ministre de la Justice Mehmet Ağar, qui prévoyait l'introduction de cellules individuelles d'isolement, appelées « tabutluk » (« cellules cercueil ») par leurs opposants, constituant une étape vers les futures prisons de type F. La mobilisation, à laquelle ont participé environ 2 540 prisonniers, a commencé par une grève de la faim illimitée avant de se transformer en jeûne de la mort pour certains détenus. Elle s'est achevée le 27 juillet 1996 après une médiation menée par l'écrivain Yaşar Kemal, le musicien et militant culturel Zülfü Livaneli et l'avocat Eşber Yağmurdereli. Cette démarche a permis de conclure un accord historique contraignant les autorités à abandonner leur projet de mise en isolement strict et à suspendre les transferts vers ces cellules d'isolement. « La garantie de notre victoire est dans la justesse de notre cause et dans notre détermination » : banderole du TKP/ML dans une prison turque en 1996.
Les douze prisonniers décédés pendant cette mobilisation sont : Aygün Uğur (TKP(ML), mort au 63ᵉ jour de grève), Altan Berdan Kerimgiller (DHKP-C, 65ᵉ jour), İlginç Özkeskin (DHKP-C, 66ᵉ jour), Hüseyin Demircioğlu (MLKP, 67ᵉ jour), Ali Ayata (TKP(ML), 68ᵉ jour), Müjdat Yanat (DHKP-C, 68ᵉ jour), Ayçe İdil Erkmen (DHKP-C, 69ᵉ jour), Tahsin Yılmaz (TİKB, 69ᵉ jour), Yemliha Kaya (DHKP-C, 69ᵉ jour), Ulaş Hicabi Küçük (TİKB, 69ᵉ jour), Osman Akgün (TİKB, 69ᵉ jour) et Hayati Can (TKP(ML), décédé à l'hôpital après la fin de l'opération). Cameroun : Un homme condamné à six mois de prison pour outrage au chef de l'État
Au Cameroun, un homme a été condamné à six mois de prison ferme pour outrage au président de la République après la publication, en avril, d'un message sur les réseaux sociaux que le tribunal a jugé offensant envers le chef de l'État, bien que celui-ci n'y soit pas nommé. Placé en détention provisoire depuis son arrestation deux jours après la publication, il restera emprisonné jusqu'en octobre, en tenant compte de la période déjà effectuée.
Cachemire : Affrontements lors d'une marche de manifestants vers Muzaffarabad
Des affrontements ont éclaté à Rawalakot, dans le Cachemire administré par le Pakistan, lorsque des milliers de partisans du Joint Awami Action Committee (JAAC), un mouvement de défense des droits civiques récemment interdit , ont tenté de rejoindre la capitale régionale, Muzaffarabad. Au moins cinq manifestants ont été tués, tandis que la police fait état de deux agents blessés.
Le JAAC, qui boycotte les élections régionales en cours, réclame notamment la suppression de 12 sièges réservés aux réfugiés au Parlement local, estimant qu'ils permettent aux partis pakistanais d'influencer la formation du gouvernement régional.
Turquie : Maintien en détention de l'humoriste Deniz Göktaş poursuivi pour un spectacle satirique
Un tribunal d'Istanbul a rejeté la demande de remise en liberté de l'humoriste Deniz Göktaş, emprisonné depuis le 3 juillet à la suite d'un spectacle satirique. Initialement visé pour « dénigrement des valeurs religieuses », il est désormais poursuivi pour « incitation publique à la haine et à l'hostilité », une qualification pénale qui a permis son placement en détention provisoire. La justice a estimé que cette détention restait conforme à la loi.
Les avocats de Deniz Göktaş dénoncent une atteinte à la liberté d'expression et contestent l'existence de motifs concrets justifiant son incarcération. Ils soulignent que le spectacle, joué à des centaines de reprises depuis trois ans, ne représentait aucun danger pour l'ordre public et devait être considéré comme relevant de la satire et de l'humour noir.
International : Appel à commémorer les victimes de l'opération Kagaar en Inde
Le Revolutionary Students' Front (RSF) appelle les organisations et militants révolutionnaires, progressistes et démocratiques du monde entier à participer à la « Semaine des martyrs », organisée du 28 juillet au 3 août. Cette campagne visen à rendre hommage aux personnes tuées lors de l'opération de contre-insurrection Kagaar qui a fait des centaines de morts. USA : 13 arrestations lors d'une action contre un centre de l'ICE dans le Vermont
Treize personnes ont été arrêtées lors d'une action de désobéissance civile non violente visant le Centre national d'analyse criminelle et de ciblage de l'ICE, situé à Williston, dans le Vermont. Présenté comme un centre stratégique de l'agence étatsunienne chargée de l'immigration et du contrôle douanier, ce site centraliserait des activités de surveillance, d'analyse de données et de ciblage utilisées dans les opérations de l'agence. Les participants affirment avoir perturbé le fonctionnement du centre pendant une journée afin de dénoncer les pratiques de surveillance et les opérations d'expulsion menées par l'ICE. Les participants réclament la suppression de l'ICE et la remise en cause de ses méthodes d'action.
Baléares : Des charges policières après une manifestation contre le tourisme de masse à Palma
Une manifestation rassemblant plus de 70 000 personnes à Palma, aux Baléares, contre la massification touristique a été le théâtre de violentes interventions policières. Alors que les organisateurs disposaient d'une autorisation pour tenir leur rassemblement final aux Voltes, la police espagnole a bloqué l'accès au site avec un important dispositif antiémeute, provoquant des tensions puis plusieurs charges contre les participants. Les forces de l'ordre ont fait usage de matraques et de balles en caoutchouc contre des manifestants, faisant au moins une quinzaine de blessés, dont cinq hospitalisations.
Tunisie : Quatre organisateurs de la flottille Sumud maintenus en détention provisoire
En Tunisie, quatre organisateurs de la Global Sumud Flotilla sont toujours détenus après plus de 140 jours de détention provisoire. Wael Nawar, Nabil Al Shnoufi, Ghassan Henchiri et Ghassan Boughdiri ont été arrêtés en mars 2026 et poursuivis dans le cadre d'une enquête portant sur des soupçons de complot lié au blanchiment d'argent et de fraude qui concerneraient le financement de la flottille.
Trois autres personnes arrêtées dans cette affaire ont été libérées sous conditions restrictives, tandis que les quatre organisateurs restants demeurent incarcérés dans des conditions difficiles, certains ayant rencontré des problèmes de santé. Leurs soutiens demandent l'abandon des poursuites, la levée des restrictions imposées aux personnes libérées et la remise en liberté immédiate des quatre détenus.
Irlande : Découverte d'une voiture piégée, deux personnes arrêtées
Les autorités irlandaises ont renforcé leur action contre les groupes républicains dissidents après l'interception d'une voiture piégée près de la frontière avec l'Irlande du Nord. Une étudiante de 25 ans et un homme d'une quarantaine d'années ont été inculpés pour possession d'explosifs dans le cadre de cette enquête. La Nouvelle IRA est soupçonnée d'être impliquée. La police a indiqué que l'engin, composé de Semtex, un explosif militaire, et d'un détonateur, était suffisamment sophistiqué pour provoquer une explosion de grande ampleur.
La femme a obtenu une libération sous caution grâce à une défense privée, tandis que le second accusé, faute de moyens financiers et en raison d'un conflit sur l'aide juridictionnelle, s'est présenté seul devant la Cour pénale spéciale avant d'être placé en détention. L'Association irlandaise de bienfaisance des prisonniers républicains (IRPWA) dénonce une rupture de l'égalité devant la justice et accuse le gouvernement irlandais de communiquer de manière volontairement floue sur cette affaire afin de justifier le durcissement de la répression contre les milieux républicains.
France : Deux antifascistes mis en examen dans l'affaire Quentin Deranque portent plainte contre des fascistes
Deux personnes mises en examen et en détention préventive dans l'affaire de la mort du néo-nazi Quentin Deranque ont déposé plainte contre une quinzaine de militants fascistes pour violences en réunion avec préméditation, usage d'armes et dissimulation du visage. Elles s'appuient notamment sur une vidéo montrant des affrontements survenus le 12 février à Lyon, où des militants d'extrême droite apparaissent armés de béquilles, d'un parapluie, de gaz lacrymogène et d'un fumigène.
Les plaignants dénoncent également une enquête dissociée de celle portant sur la mort de Quentin Deranque, estimant que cette séparation empêche l'accès à des éléments essentiels. Leur objectif est d'obtenir le statut de partie civile afin de consulter le dossier consacré aux violences attribuées aux militants fascistes.
Cameroun : Le militant anticolonialiste et panafricaniste André Blaise Essama toujours détenu
André Blaise Essama est détenu depuis le 7 novembre 2025 à la prison de New-Bell, à Douala, et doit comparaître devant un tribunal militaire le 10 août. Son état de santé est préoccupant, avec des craintes d'une aggravation en raison de ses conditions de détention. Connu pour ses actions visant les symboles du colonialisme français, notamment par le déboulonnage de statues, il a été arrêté à de nombreuses reprises au cours de son engagement.
Son arrestation est intervenue dans le contexte de la répression qui a suivi les manifestations contestant les résultats de l'élection présidentielle d'octobre 2025. Les autorités camerounaises sont accusées d'avoir procédé à des arrestations massives et de détenir de nombreux opposants politiques, tandis que plusieurs décès en prison, attribués au manque de soins, ont été signalés ces derniers mois.
Turquie : Déclaration de militantes féministes emprisonnées
Sept jeunes militantes de l'Özgür Genç Kadın (Jeunes Femmes Libres), Cemre, İrem, Şebnem, Şevin, Hale, Zehra et Zelina, sont détenues à la prison pour femmes de Sincan, à Ankara, après avoir été arrêtées le 23 juin en raison de leur engagement contre l'OTAN et de leur mobilisation féministe et anti-impérialiste. Dans une lettre depuis leur détention, elles dénoncent une répression visant à entraver leurs engagements. Face à ça, elles déclarent vouloir poursuivre leur engagement malgré les arrestations et affirment que ces mesures renforcent leur solidarité avec les luttes féministes.
Bonjour les ami·e·s, les camarades,
Nous vous saluons tou·te·s depuis la prison pour femmes de Sincan avec des bras pleins d'amour. Comme vous le savez, dans la nuit du 23 juin, nous avions été placées en garde à vue, subissant des tortures, avant d'être incarcérées, depuis les résidences universitaires KYK où nous logions ainsi que depuis nos maisons familiales et étudiantes.
En tant que jeunes femmes, nous savons très bien pourquoi nous sommes ici. Nous connaissons l'OTAN à travers ses politiques démographiques qui réduisent le corps des femmes à l'objectif de donner naissance à des soldats pour la guerre, et par le fait qu'elle est elle-même l'auteur de violences sexuelles contre les femmes dans chaque pays qu'elle pénètre pour y apporter la destruction.
Sur ces terres, nous la connaissons [cette politique] à travers sa tentative de militariser toutes les couches de la société par le biais de discours haineux dirigés contre les corps et les vies des femmes et des LGBTI+, orchestrés via des politiques démographiques menées sous le projet de « la Décennie de la Famille ».
Aujourd'hui, l'État turc, qui souhaite « accueillir » à Ankara cette organisation de guerre aux mains sanglantes afin qu'elle puisse planifier de nouvelles politiques de guerre dans notre région et décider du sort de l'ensemble des peuples du Moyen-Orient et du monde, en particulier des femmes, vise à étouffer notre voix en arrêtant les jeunes femmes qui veulent amplifier la lutte anti-OTAN. Nous le répétons d'ici : dans tous les espaces où nous nous trouvons, nous continuerons toujours à proclamer que « le corps des femmes n'est pas un champ de bataille » et à amplifier notre lutte anti-impérialiste et anti-OTAN.
Loin d'intimider les jeunes femmes que nous sommes, les arrestations et les gardes à vue nous poussent à nous serrer encore plus les coudes. Celles et ceux qui tentent de réprimer notre résistance en Iran, en Irak, en Palestine, au Rojava ne pourront pas empêcher notre lutte pour la liberté des femmes. Fortes de notre solidarité féminine, nous continuons de résister, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Restez avec la résistance et l'espoir ! ÖGK (Jeunes Femmes Libres) Europe : Un an après la libération de Georges Abdallah, des affiches pour célébrer cette victoire
Le 25 juillet 2026, à l'occasion du premier anniversaire de la libération de Georges Abdallah , des campagnes d'affichage ont été menées à Bruxelles, Zurich et Toulouse par des sections du Secours Rouge International pour célébrer cette victoire politique et rappeler la nécessité de poursuivre la mobilisation en faveur des prisonniers politiques palestiniens. Dans les rues de Zurich
En particulier, des affiches mettent en avant la situation d'Ahmad Sa'adat, secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), détenu depuis 2006 dans les prisons israéliennes et dont les conditions de détention suscitent de vives inquiétudes.
Turquie : Un syndicaliste et une socialiste libérés après cinq mois de détention
Deux militants arrêtés lors des opérations du 3 février visant des organisations de gauche ont été libérés à l'issue de leurs premières audiences. Gamze Toprak, responsable locale du Parti socialiste des opprimés (ESP) à Sultangazi, et Kanber Saygılı, ancien dirigeant du syndicat Limter-İş affilié à la confédération DİSK, étaient détenus depuis plus de cinq mois avec des dizaines d'autres militants dans le cadre d'une enquête visant la gauche révolutionnaire.
Lors de leurs procès, les deux accusés ont dénoncé une criminalisation de leurs activités politiques et syndicales, affirmant que les faits reprochés concernaient des actions publiques relevant de la liberté d'expression, du droit d'organisation et de l'activité syndicale. Leurs avocats ont contesté la solidité des accusations, basées selon eux sur des interprétations policières et des éléments sans lien direct avec une activité illégale.
Philippines : Des violations des droits humains massives sous la politique anti-insurrectionnelle
Entre juillet 2022 et juin 2026, les programmes de contre-insurrection menés sous les administrations de Ferdinand Marcos Jr. et Rodrigo Duterte ont entraîné de graves violations des droits civils et politiques. Le bilan fait état de 147 exécutions extrajudiciaires, 892 arrestations illégales ou arbitraires, 16 disparitions forcées et 580 cas de redditions forcées ou présentées comme telles. Les campagnes anti-insurrectionnelles de l'État philippin ont également provoqué des déplacements forcés de populations, tandis que plus de 11 millions de cas de menaces, harcèlements ou intimidations sont recensés. Chili : L'état de santé du prisonnier révolutionnaire Juan Aliste Vega se dégrade
Militant révolutionnaire chilien et ancien membre du Mouvement de la jeunesse Lautaro (MJL), Juan Aliste Vega est hospitalisé après une importante dégradation de son état de santé en détention. Emprisonné depuis près de trente ans dans différents dossiers liés à son engagement politique, il a développé une grave pathologie après plusieurs mois de douleurs à la hanche gauche initialement traitées par des antalgiques. Des examens ont finalement révélé une tumeur cancéreuse à la hanche avec des métastases dans plusieurs parties du corps.
Actuellement pris en charge à l'hôpital pénitentiaire de l'ancienne prison de Santiago, Juan Aliste Vega reçoit des soins palliatifs et un suivi médical renforcé. Figure des luttes anticarcérales et des mobilisations de prisonniers politiques au Chili, il continue d'affirmer sa volonté de résister malgré la gravité de son état, tandis que ses soutiens dénoncent les conditions de prise en charge médicale en détention et appellent à maintenir la solidarité autour des prisonniers politiques.
Irlande : Des prisonniers républicains confrontés à des procédures judiciaires prolongées
Plusieurs militants républicains irlandais restent détenus ou soumis à des procédures judiciaires prolongées. Ciaran Maguire et Sean Farrell attendent encore une décision des tribunaux, tandis que Charlie Love, Christie Gillen et Christy O'Kane, déjà reconnus coupables, attendent le prononcé de leur peine. Barry Toman et Ciaran « Zack » Smyth sont maintenus en détention provisoire depuis plusieurs mois après des refus de libération sous caution. Gavin Coyle purge actuellement une peine de huit ans prononcée par une cour spéciale sans jury de type Diplock, un dispositif judiciaire instauré en Irlande du Nord pendant les « Troubles », le conflit opposant principalement les forces britanniques et les groupes républicains et loyalistes entre la fin des années 1960 et l'accord du Vendredi saint de 1998. Il attend également les éléments d'un nouveau dossier judiciaire, dont la transmission à sa défense reste incertaine.
D'autres prisonniers contestent leurs condamnations ou attendent l'examen de leurs recours. Shea Reynolds et Dee Duffy doivent voir leur appel examiné en novembre, tandis que Sean McVeigh attend encore une date d'audience. Christie Robinson, condamné à 22 ans de prison, et Brendan McConville, condamné à 25 ans, attendent une réponse de la Commission de révision des affaires criminelles. Niall Sheerin attend quant à lui une nouvelle audience de libération conditionnelle après un refus en décembre.
Russie : Fondateur de Telegram, Pavel Durov inculpé pour « complicité de terrorisme »
Les autorités russes ont inculpé le fondateur de Telegram, Pavel Durov, pour « complicité d'activité terroriste » et ont émis un mandat de recherche international à son encontre. Moscou l'accuse de ne pas avoir supprimé des canaux utilisés, selon le FSB, par les services ukrainiens pour recruter de jeunes Russes et organiser des actes de sabotage, des attentats, des cyberescroqueries et d'autres activités criminelles sur le territoire russe. Cette affaire s'inscrit dans le contexte du durcissement des restrictions numériques en Russie, qui reproche depuis plusieurs années à Telegram de ne pas coopérer avec les autorités malgré plus de 150 000 demandes de suppression de contenus. Pavel Durov, actuellement en France où il est déjà mis en examen dans une autre procédure liée à la modération des contenus de la plateforme, reste soumis à un contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le territoire sans autorisation.
Chili : Une disparue de la dictature retrouvée vivante après 50 ans
Bernarda Vera, considérée pendant un demi-siècle comme une victime de disparition forcée sous la dictature d'Augusto Pinochet, a été retrouvée vivante en Argentine. Arrêtée en 1973 après le coup d'État, elle était officiellement présumée morte. Un test ADN, réalisé en juillet 2026, a confirmé son identité. Après avoir fui en Argentine, elle avait ensuite vécu en Suède avant de revenir en Argentine.
France : Un militant Gilets jaunes condamné à payer près de 5 000 € après un post Facebook contre la BAC
Hubert Sodereau, figure des Gilets jaunes à Angers, a fait appel de sa condamnation après la publication sur Facebook d'un visuel montrant six policiers de la BAC accompagné du message « Nique la BAC, la police tue », diffusé à l'occasion des manifestations du 1er mai 2025. Poursuivi pour cette publication, il a été condamné à trois mois de prison avec sursis, au versement de 3 000 € de dommages et intérêts (500 € à chacun des six policiers), à 770 € de frais de procédure au profit des parties civiles, ainsi qu'à 254 € de frais de justice, auxquels s'ajoutent 900 € d'honoraires d'avocat pour la procédure d'appel. Afin de le soutenir, ses soutiens ont mis en place une cagnotte.
Royaume-Uni : Perché 17 heures sur Big Ben avec un drapeau palestinien, il est durement condamné
Daniel Day, militant propalestinien de 30 ans, a été condamné à 14 mois de prison avec sursis pendant deux ans après avoir escaladé pieds nus Big Ben le 8 mars 2025 et y être resté 17 heures avec un drapeau palestinien. Diffusée en direct sur Instagram, son action a entraîné un important dispositif de secours, la fermeture de plusieurs rues autour du Parlement britannique, l'interruption de milliers de visites et un coût estimé à 92 000 livres sterling pour les finances publiques. Reconnu coupable de trouble à l'ordre public et d'intrusion sur un site protégé, il devra également effectuer jusqu'à 20 jours de « réhabilitation », porter un bracelet électronique pendant quatre mois et sera placé sous le suivi des services de probation.
USA : L'administration Trump confie un immense centre de rétention pour migrants à une prison privée
L'administration étatsunienne a signé un contrat de cinq ans avec le groupe privé GEO Group pour exploiter un nouveau centre fédéral de rétention pour migrants en Caroline du Nord. Installé dans une ancienne prison fédérale à Winton, le site pourra accueillir 1 320 personnes et devrait devenir l'un des plus grands centres de ce type sur la côte Est. L'entreprise privée sera rémunérée par l'État pour fournir à l'ICE des services de sécurité, de maintenance, de restauration, de soins médicaux et d'accompagnement juridique, et estime que ce contrat pourrait lui rapporter environ 80 millions de dollars de chiffre d'affaires dès la première année complète d'activité. Cette décision s'inscrit dans le renforcement de la politique migratoire de Donald Trump, marqué par une forte hausse des arrestations d'immigrés en situation irrégulière.
Turquie : Des jeunes militantes socialistes emprisonnées appellent à la résistance
Des militantes de la Fédération des associations de la jeunesse socialiste (SGDF), détenues dans la prison pour femmes de Sincan, ont été arrêtées lors d'une vaste opération policière menée dans la nuit du 22 au 23 juin contre des centaines de militants de gauche, socialistes et révolutionnaires. Elles dénoncent des perquisitions violentes, des gardes à vue prolongées et des pressions policières, affirmant que ces arrestations auraient été justifiées par une « mesure préventive » avant le sommet de l'OTAN organisé en Turquie les 7 et 8 juillet. Dans leur lettre, les militantes accusent les autorités de criminaliser la contestation politique et appellent à poursuivre la mobilisation anti-impérialiste malgré les arrestations.
Chers camarades, bonjour.
Comme vous le savez, dans la nuit du 22 au 23 juin, plus de 200 personnes de gauche, socialistes et révolutionnaires ont été mises en garde à vue lors de perquisitions menées dans des domiciles et des foyers étudiants. Nos portes ont été défoncées pour entrer chez nous, et nous avons été maintenues des heures durant menottées dans le dos. Durant nos trois jours de garde à vue, nous avons subi diverses tortures de la part de la police politique ainsi que des tentatives de recrutement comme indics. Les tortures que nous avons subies n'ont pas été consignées dans les procès-verbaux.
Le motif invoqué pour notre incarcération a été une « mesure préventive avant le prochain sommet de l'OTAN ». Il est impossible de dissocier les diverses tortures exercées par la police de l'État fasciste et toutes ces attaques de garde à vue et d'arrestation des conditions dans lesquelles nous nous trouvons. Dans le processus actuel que traverse notre géographie, les prémices de la prochaine 3e guerre de partage impérialiste se précisent, les contradictions entre blocs impérialistes s'approfondissent, et les États-Unis amplifient leurs menaces de guerre contre les États qui ne s'accordent pas avec leurs intérêts, en particulier au Moyen-Orient et en Amérique latine. Le sommet de l'OTAN, où la poursuite de tous ces processus sera planifiée et où seront prises les décisions relatives aux préparatifs de guerre impérialiste, devait se tenir cette année les 7 et 8 juillet à Ankara.
La tenue de cette réunion en Turquie montre clairement que la Turquie jouera un rôle actif dans la guerre impérialiste à venir, si l'on considère l'industrie de la guerre que l'État turc ne cesse d'élargir et dans laquelle il investit massivement, ainsi que le soutien logistique qu'il fournit aux impérialistes dans les guerres et les attaques en cours. Alors que la jeunesse est poussée vers l'absence d'avenir, la pauvreté et le chômage, les universités — qui devraient être des lieux où se développent l'éducation scientifique et la pensée libre — sont transformées en arrière-cours de l'industrie de l'armement. On cherche à y élever des soldats pour les intérêts impérialistes et des esclaves pour les intérêts du capital. Dans les centres de formation professionnelle (MESEM), le travail des enfants bon marché est subordonné à l'industrie de l'armement. Quant aux politiques démographiques menées sous le nom de « Décennie de la famille », elles soumettent les corps et les vies des femmes et des LGBTI+ à un état de siège.
En tant que Jeunesse Socialiste, nous avons été emprisonnées aujourd'hui parce que nous élevons la lutte contre tout cet encerclement impérialiste et que nous insistons sur un terrain unifié. Cependant, ces pressions et ces attaques d'arrestations en cours ne peuvent ni briser notre volonté, ni briser la ligne de lutte anti-impérialiste que nous menons depuis Paramaz jusqu'à aujourd'hui. Nous élèverons la lutte tant à l'intérieur qu'à l'extérieur et briserons la chaîne du désespoir.
Prison pour femmes de Sincan
Les membres du SGDF, prisonnières de l'OTAN Chili : Un tribunal condamne un média pour des propos racistes et sexistes envers une militante mapuche
Au Chili, le tribunal de Río Bueno a reconnu une discrimination arbitraire envers Millaray Huichalaf, une machi mapuche-williche, c'est-à-dire une autorité spirituelle traditionnelle du peuple autochtone mapuche-williche, après des articles publiés par le média Bío Bío Comunicaciones S.A. La justice a estimé que l'utilisation répétée du surnom « la machi des sacrifices », les références mettant en doute son rôle spirituel et un sous-titre la présentant comme « une femme perdue » contribuaient à une stigmatisation fondée sur ses origines autochtones, ses croyances et son genre.
Le tribunal a ordonné au média de retirer ces formulations, de publier une rectification, de former une grande partie de sa rédaction aux normes en matière de discrimination et de payer une amende ainsi que les frais de justice. Millaray Huichalaf, qui défend depuis plus de quinze ans le fleuve Pilmaiquén face à des projets hydroélectriques, voit dans cette décision une reconnaissance du rôle que peuvent jouer certains discours médiatiques dans la marginalisation des peuples autochtones et des défenseurs de l'environnement.
Turquie : Un rapport dénonce une « crise systémique » des droits humains dans les prisons de l'ouest du pays
L'Association des avocats pour la liberté (ÖHD) a publié un rapport dénonçant de nombreuses violations des droits humains dans les prisons de la région Égée au cours des six premiers mois de 2026. Les mauvais traitements, les sanctions disciplinaires arbitraires, les transferts forcés, les restrictions de communication, les obstacles à l'accès aux soins et le maintien en détention de prisonniers malades sont des pratiques récurrentes.
L'organisation affirme également que de nombreux détenus politiques voient leur libération retardée par des commissions administratives qui évalueraient leur « bonne conduite » au-delà des décisions judiciaires. Le rapport dénonce aussi des restrictions visant les détenus kurdes, les personnes privées de nationalité ainsi que les femmes incarcérées, confrontées à des discriminations liées au genre et à leur identité politique. L'ÖHD critique enfin les limitations imposées aux publications, livres et journaux d'opposition ou en langue kurde.
Inde : Le dirigeant maoïste Misir Besra incarcéré après son arrestation
Le dirigeant maoïste Misir Besra, membre du bureau politique du Parti communiste d'Inde (maoïste), a été placé en détention après son arrestation dans le Jharkhand lors de l'opération militaire « Daura Pahad ». Arrêté avec quatre autres membres présumés du mouvement dans une zone forestière du district de Dhanbad, il a été transféré sous haute sécurité après des interrogatoires au siège de la police à Ranchi, puis présenté à un examen médical avant d'être envoyé à la prison de Dhanbad. Les autorités avaient annoncé une récompense de 2,20 crore de roupies (environ 220 000 euros) pour sa capture, faisant de lui l'un des cadres maoïstes les plus recherchés du pays.
Âgé de 65 ans, Besra, également connu sous plusieurs pseudonymes (Sagar, Bhaskar ou Sunirmal), était considéré comme l'un des derniers hauts responsables actifs de la guérilla naxalite. Son arrestation rappelle notamment le souvenir de 2009, lorsqu'une cinquantaine de combattants maoïstes avaient attaqué un tribunal de Lakhisarai, dans le Bihar, pour le libérer alors qu'il était sous escorte policière. Les forces de sécurité se concentrent désormais sur les autres dirigeants encore recherchés, notamment Asim Mandal, présenté comme l'un des derniers cadres importants du mouvement dans le Jharkhand.
Syrie : 628 personnes portées disparues après les combats de janvier au Rojava
628 personnes sont toujours portées disparues à la suite des affrontements survenus entre le 6 et le 29 janvier 2026 , lors des attaques menées par Daesh et des groupes liés à HTS contre plusieurs zones du nord de la Syrie, notamment les quartiers de Şêxmeqsûd et Eşrefiyê à Alep . Des centaines de membres des Forces démocratiques syriennes (FDS), des forces de sécurité intérieure et des Unités de protection des femmes (YPJ) ont été capturés ou arrêtés durant les combats. Parmi les 628 disparus, 138 sont détenus dans des prisons situées à Raqqa, Idlib, Deir ez-Zor, Alep, Homs et Manbij, sans qu'aucune information sur leur sort n'ait pu être obtenue.
USA : GrapheneOS met en avant ses protections après une affaire judiciaire inédite
GrapheneOS a publié un rappel détaillé de ses mécanismes de sécurité, notamment en matière de chiffrement, de gestion des mots de passe et de protection contre l'extraction de données. Le système, basé sur Android 17 et actuellement réservé aux smartphones Pixel, souligne également des fonctionnalités comme la limitation des tentatives de déverrouillage, le redémarrage automatique en mode sécurisé et le « mot de passe de contrainte », qui efface les données de l'appareil lorsqu'il est saisi.
Cette communication intervient alors que, pour la première fois aux États-Unis,un citoyen est poursuivi pour avoir utilisé cette fonctionnalité . Samuel Tunick est accusé d'avoir volontairement effacé les données de son téléphone lors d'un contrôle à la frontière en saisissant un mot de passe de contrainte. L'affaire soulève une question juridique majeure : l'utilisation d'un mécanisme de sécurité intégré peut-elle être assimilée à une destruction de preuves, notamment dans le cadre d'une fouille réalisée sans mandat ? En tout cas, les avocats de Tunick contestent la légalité de son arrestation et de la procédure engagée contre lui.
Espagne : Le média La Directa poursuivi après une enquête sur des policiers infiltrés
L'Agence espagnole de protection des données (AEPD) a engagé une procédure de sanction contre le média catalan La Directa après la publication d'enquêtes révélant l'infiltration de policiers sous de fausses identités dans les milieux indépendantistes et les mouvements sociaux. La procédure fait suite à une plainte déposée par quatre des agents infiltrés, qui contestent la publication d'informations et d'images les concernant, bien que le média affirme avoir pris des mesures pour protéger leur identité réelle. Afin de se défendre, le média a lancé une large campagne de soutien pour dénoncer cette nouvelle atteinte à la liberté de la presse.
Inde : Répression contre les étudiants après la démission du ministre de l'Éducation
En Inde, les organisateurs du mouvement étudiant du « Parti du peuple des cafards » dénoncent une vaste répression après la démission du ministre de l'Éducation, obtenue à l'issue de plusieurs semaines de manifestations . Des centaines d'étudiants ont été arrêtés dans plusieurs États dirigés par le BJP, le parti d'extrême droite au pouvoir, malgré les assurances du gouvernement qu'aucune mesure de rétorsion ne serait prise contre les manifestants. Les personnes interpellées font l'objet de poursuites pénales particulièrement lourdes et cette répression cible notamment les étudiants musulmans. Le mouvement menace de reprendre les mobilisations si les arrestations se poursuivent.
USA : Autumn Hill dénonce sa condamnation politique à 50 ans de prison pour avoir lutté contre ICE
Autumn Hill, militante trans, a accordé sa première interview depuis la prison du comté de Johnson au Texas après avoir été condamnée à 50 ans de détention dans l'affaire dite Prairieland suite à la manifestation de 2025 devant un centre de rétention ICE au Texas. Accusée avec huit autres personnes de liens avec une supposée « cellule antifa » et de soutien matériel au terrorisme, elle conteste les faits qui lui sont reprochés et affirme que son procès revêt une dimension politique. « Je me considère absolument comme une prisonnière politique. Il est clair, à mon avis, que j'ai été incarcérée pour des raisons politiques. Il est clair, à mon avis, que nous avons été jugés pour des raisons politiques et que le juge qui m'a condamnée, Reed O'Connor, différent du juge Mark Pittman, a lui aussi prononcé des peines pour des raisons politiques. Mark Pittman et Reed O'Connor ont clairement indiqué qu'ils estimaient que cette sentence envoyait un message à ceux qui, selon eux, “partagent une idéologie justifiant la violence politique”. » Hill dénonce également son incarcération dans un établissement pour hommes et l'utilisation de son affaire comme exemple de répression contre les opposants à l'administration Trump. Elle et ses coaccusés ont fait appel.
Allemagne : Le renseignement intérieur enquête sur Prosfygika
Le service de renseignement intérieur allemand a tenté à plusieurs reprises, en juin et juillet 2026, de contacter un militant à Berlin par l'intermédiaire de sa famille afin d'obtenir des informations sur les liens entre les mouvements politiques allemands et la communauté de squats de Prosfygika en Grèce . Les agents ont évoqué la préparation d'un rapport destiné au gouvernement allemand sur des activités politiques liées à la Grèce.
Royaume-Uni : La Cour suprême examine l'interdiction de Palestine Action
La Cour suprême britannique a autorisé l'examen en appel du jugement concernant l'interdiction de Palestine Action, classée organisation terroriste par le gouvernement britannique. Cette décision intervient après deux étapes devant la Cour d'appel : lors d'un premier recours, celle-ci avait estimé l'interdiction illégale. Lors d'un second examen, cette décision avait ensuite été annulée, maintenant la proscription en vigueur. L'affaire dite des Filton 25, utilisée pour justifier l'interdiction, a déjà conduit à la condamnation de plusieurs militants pour des faits qualifiés de terrorisme.
Allemagne : Le chanteur du groupe Bob Vylan expulsé après des propos pro-palestiniens
Pascal Robinson-Foster, chanteur du groupe britannique Bob Vylan, a été retenu à l'aéroport de Berlin puis expulsé vers le Royaume-Uni en juin 2026 en raison de propos tenus lors d'un concert au festival de Glastonbury en 2025, où il avait lancé un slogan visant l'armée israélienne. X
Charger le post En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.
Les autorités allemandes l'ont présenté comme une menace pour la sécurité publique, estimant que ses prises de position pouvaient contribuer à une radicalisation de certains groupes. L'interdiction d'entrée a finalement été levée fin juillet sans explication détaillée. Son avocat dénonce une atteinte à la liberté d'expression et l'utilisation du droit migratoire pour cibler des voix critiques d'Israël. Robinson-Foster conteste les accusations d'antisémitisme et de propagande en faveur d'organisations interdites, rappelant qu'aucune infraction pénale n'a été retenue contre lui au Royaume-Uni ou en Allemagne.
Cologne : Perquisitions contre des militantes féministes
Le 28 juillet au matin, trois domiciles de militantes ont été perquisitionnés simultanément à Cologne par les forces de l'ordre allemandes. Ces opérations sont liées à des actions féministes menées dans le cadre des mobilisations du 8 mars 2026. Les policiers sont intervenus avec un bélier et sans avertissement préalable, avant de fouiller les logements pendant plusieurs heures. Des documents, écrits, photographies et objets personnels ont été consultés ou saisis. Les militantes affirment que les forces de l'ordre ont eu recours à la contrainte physique lors de leur entrée dans les appartements, avec notamment une arme sortie dans l'un des cas rapportés. Elles indiquent également que des objets appartenant à d'autres personnes vivant dans les logements ont été emportés. Après les perquisitions, les militantes ont été conduites au commissariat pour des mesures d'identification et des interrogatoires.
Iran : Des exécutions déclenchent des manifestations
Le 28 juillet à Ispahan, l'Iran a exécuté publiquement deux hommes condamnés à mort pour le meurtre de quatre policiers lors des manifestations anti-régime de janvier 2026. Organisée sur la place Alikhani, cette pendaison devait servir d'exemple, mais elle a provoqué une réaction inverse : plusieurs centaines de personnes ont scandé des slogans hostiles aux forces de l'ordre avant d'être dispersées par la police antiémeute à l'aide de gaz lacrymogène, de tasers et de tirs de sommation. Ces exécutions s'inscrivent dans un durcissement de la répression politique. Au moins 52 personnes liées aux manifestations de janvier 2026 ont déjà été exécutées cette année, tandis qu'une soixantaine d'autres restent menacées de la peine capitale.
Turquie : Des prisonnières communistes de Bakırköy sont transférées vers d'autres prisons
Deux détenues de la prison fermée pour femmes de Bakırköy, Dilek Tataş et Güneş Akan, ont été transférées le 31 juillet vers d'autres établissements pénitentiaires dans le cadre d'un transfert disciplinaire. Ces transferts s'inscrivent dans une série de déplacements similaires. Le 20 juillet, trois autres prisonnières communistes de Bakırköy, Songül Dilek, Hatice Duman et Zeynep Yeter, avaient déjà été transférées à la prison fermée pour femmes de Şakran, dans la province d'Izmir.
Catalogne : Quatre manifestants solidaires de Pablo Hasél acquittés
L'Audience de Barcelone a acquitté quatre jeunes poursuivis pour les manifestations de 2021contre l'emprisonnement du rappeur communiste Pablo Hasél. Ils étaient accusés de troubles à l'ordre public aggravés, d'atteinte à l'autorité et de dégradations, et encouraient entre cinq et huit ans et demi de prison. Dans son jugement, le tribunal estime que les poursuites reposaient sur un dossier collectif dépourvu de preuves individualisées. Il souligne également que les dommages imputés aux prévenus pouvaient avoir été causés lors d'autres interventions policières menées pendant les manifestations.
Royaume-Uni : Le prisonnier pro-palestinien Umer Khalid privé de la prière du vendredi
Emprisonné pour sa participation à des actions de Palestine Action, Umer Khalid a été empêché d'assister à la prière musulmane du vendredi le 31 juillet à la prison de Wormwood Scrubs. L'administration a invoqué une panne d'ascenseur, sans proposer d'alternative, ce que ses soutiens dénoncent comme une discrimination liée à son handicap et une atteinte à sa liberté de religion. Cet incident intervient deux jours après une plainte déposée contre les retards récurrents lors des visites. Les proches d'Umer Khalid affirment que les visites, censées durer deux heures, sont régulièrement écourtées et accusent l'établissement de ne pas respecter les droits des détenus en attente de jugement.
Charger le post En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.
France : Le prisonnier Mickaël Gilgenmann dénonce des représailles à la prison de Moulins Yzeure
Des proches de Mickaël Gilgenmann, détenu à la centrale de Moulins Yzeure, dénoncent des mesures de représailles après qu'il a été sollicité pour témoigner au procès du militant Ritchy Thibault . Bien que son témoignage en visioconférence n'ait finalement pas eu lieu, l'administration pénitentiaire lui aurait infligé une sanction disciplinaire, plusieurs comptes rendus d'incident et des restrictions affectant ses communications et ses conditions de détention.
Le collectif affirme également que le détenu a été privé de certains soins, soumis à des humiliations et empêché d'accéder régulièrement à la douche, des accusations que l'administration n'a pas commentées. Cette situation a conduit Mickaël Gilgenmann à s'automutiler à deux reprises. Ses soutiens appellent à interpeller l'établissement afin de dénoncer cette situation et ont diffusé une de ses déclarations que nous publions ci-dessous.
Alors bonjour je me présente je m'appelle Kemi, je suis détenu à la centrale de Moulins-Yzeure et j'ai été cité à témoigner au procès de M. Ritchy Thibault, mais comme à son habitude, la soi-disant Justice a tapé fort pour essayer de me censurer. Et oui ! On m'empêche de témoigner car je suis voyageur, longue peine, et en plus, je suis revendicard. Je prends la parole pour dénoncer le racisme, la répression abusive, et la censure, dont nous, personnes racisées, faisons l'objet dans ce pays. J'étais censé témoigner en visio mais la centrale de Moulins-Yzeure est soi-disant dans l'incapacité de le faire. Aujourd'hui, ils vont juger un homme pour ses opinions politiques et parce qu'il a osé défier ce que vous appelez l'État français. Et quand Macron dit qu'il emmerde les Français, rien ne se passe. Et quand il apporte son aide à Israël pour bombarder des écoles à Gaza, rien ne se passe. Par contre, vous sortez toute l'artillerie judiciaire pour juger des hommes, des femmes, ou des ados parce que voyageurs, noirs ou arabes. En 2026, quand on arrive dans une commune, on peut encore malheureusement lire des affiches avec écrit dessus « Interdit aux gens du voyage », c'est du racisme pur et simple. Combien de jeunes arabes sont abattus par la police ? Combien de jeunes voyageurs sont abattus par la police ? Et combien de noirs également sont abattus par la police sans que justice soit rendue ? Beaucoup trop. Combien de femmes et d'enfants sont assassinés et violés sans que la justice ne soit rendue également ? Combien de personnes racisées sont enfermées pour de longues années ? Beaucoup trop. Et aujourd'hui vous gaspillez l'argent des Français pour juger un homme qui ne fait que dire ce qui ne va pas dans ce pays. Aujourd'hui c'est du théâtre politico-judiciaire ce que vous faites. Mais nous on dit stop, stop à cette mascarade. Stop au racisme et stop à l'immunité accordée aux politiciens et à leur bras armé qui assassine nos mères, nos pères et nos frères et sœurs. Aujourd'hui nous sommes un pays qui pratique la dictature dissimulée. Ceux qui gouvernent font tout pour que les personnes racisées soient considérées comme des moins que rien, et ravitaillent Israël […] pour assassiner du musulman. Nous voyageurs, aujourd'hui, nous levons pour dénoncer ce que nous subissons tous les jours. Nous sommes des êtres humains, mais l'État macroniste nous considère comme du bétail à parquer à côté des déchetteries. Réveillons-nous, levons le poing et envahissons les rues pour crier notre mécontentement et faire chuter ce gouvernement qui ne cherche qu'à faire du chiffre et à remplir ses statistiques méprisantes et truquées ! Quand un politicien est condamné à plusieurs années de prison, il n'en fait que quelques mois. Quand une mère de famille a volé à manger pour faire manger ses enfants, elle fait sa peine au maximum et doit fermer sa bouche. Aujourd'hui, un flic peut assassiner un ado et devenir millionnaire grâce à des politiciens qui, soi-dit en passant, sont des fachos revendiqués. Oui, l'État et la police tuent, oui, l'État et la police sont racistes. L'État français place l'argent avant l'être humain. En France, on peut tenir des propos choquants, humiliants, envers des personnes racisées. Mais on n'a pas le droit de dire ce qu'on pense du gouvernement. Le président peut dire qu'il emmerde ses électeurs, mais le simple citoyen n'a pas le droit de dire ce qu'il pense sous peine d'être assassiné ou enfermé. Je termine en disant, ou plutôt en criant : Free Palestine ! Sauvons Gaza ! Ne laissons aucun politicien corrompu choisir pour nous, dicter notre vie et retirons-leur le permis de tuer.
Hongrie : Mobilisation de soutien lors du procès en appel des antifas Maja, Gabri et Anna
La procédure d'appel concernant Maja, Gabri et Anna, condamnés en février à 8 ans, 7 ans et 2 ans de prison avec sursis à Budapest , se tiendra les 18 et 30 septembre 2026 devant une autre juridiction de la capitale. Leurs soutiens appellent à une présence solidaire lors des audiences. Les personnes souhaitant y participer ou rejoindre la mobilisation peuvent contacter le comité de soutien afin d'organiser leur venue et de coordonner leur présence sur place : solikomitee-maja@systemli.org
Charger le post En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.
Cachemire : Plus de 3 000 arrestations lors d'une vaste opération menée par la police indienne
Les forces indiennes ont arrêté plus de 3 000 personnes au Cachemire administré par l'Inde lors d'une vaste opération de répression lancée après la mort, le 22 juillet 2026 à Anantnag, d'un membre du groupe spécial de police. Des perquisitions et arrestations massives ont suivi dans plusieurs zones, ainsi que des détentions arbitraires. Ces arrestations s'ajoutent aux milliers de Cachemiris déjà détenus dans les prisons indiennes pour des motifs politiques présumés.
France : Un logiciel de géolocalisation de masse vendu à des grandes entreprises
Selon une enquête de Mediapart , le logiciel israélien Webloc, capable de retracer les déplacements de centaines de millions de téléphones grâce à des données publicitaires, est commercialisé en France auprès d'entreprises privées depuis 2025. Initialement présenté comme réservé aux services de police et de renseignement, cet outil a notamment été testé dans le cadre d'une enquête sur des vols visant une filiale de LVMH, avant que le groupe n'affirme y avoir renoncé en raison des enjeux juridiques. En effet, des experts estiment que l'utilisation de telles données pourrait contrevenir aux règles européennes de protection de la vie privée.
Brésil : Une action anti-impérialiste devant un magasin Havan ravive les appels à une répression accrue
Un engin explosif de faible puissance a été déclenché le 2 juillet à l'intérieur de la réplique de la Statue de la Liberté d'un magasin Havan à Maceió, sans faire de blessés ni causer de dégâts. Des tracts portant des messages anti-impérialistes et le symbole de la faucille et du marteau ont été retrouvés sur place. Connu pour son soutien à Jair Bolsonaro, le propriétaire de l'enseigne, Luciano Hang, a dénoncé un « acte terroriste » et appelé les autorités à renforcer la répression contre les auteurs présumés.
L'enquête a été confiée à la police civile, tandis que Hang a une nouvelle fois assimilé ces actions à une menace terroriste, comme il l'avait déjà fait lors de précédents incendies, dégradations et graffitis visant les symboles de son entreprise. Des responsables politiques, des commentateurs et certains partis de gauche ont eux aussi qualifié des actions similaires de « terroristes » ou réclamé des enquêtes judiciaires, contribuant à justifier un renforcement de la répression des mouvements révolutionnaires sous couvert de lutte contre le terrorisme.
Iran : Des prisonniers se cousent les lèvres pour dénoncer la vague d'exécutions
Des centaines de détenus de la prison de Ghezel Hesar, près de Téhéran,observent depuis la mi-juillet une grève de la faim pour dénoncer l'intensification des exécutions en Iran , notamment pour des accusations liées aux mouvements de contestation du début de l'année 2026. Certains prisonniers se sont cousu les lèvres afin d'alerter l'opinion internationale sur cette répression, alors qu'environ un millier de personnes ont été exécutées depuis le début de l'année.
Les détenus réclament la suspension des exécutions et une réforme de la législation. Les autorités ont répondu en renforçant les restrictions de communication et en transférant certains prisonniers, tandis que les exécutions se poursuivent à un rythme record.
Azerbaïdjan : Quatre communistes condamnés pour avoir déployé des symboles soviétiques
Le 29 juillet, un tribunal de Bakou a condamné quatre militants communistes pour avoir participé à un rassemblement avec les drapeaux de l'URSS et de la République socialiste soviétique d'Azerbaïdjan lors de l'anniversaire de la Révolution d'Octobre de 1917. Accusés d'atteinte à l'ordre public et de diffusion de contenus communistes, ils ont été condamnés à des peines allant d'un an et demi à deux ans de prison. Les « preuves » présentées comprenaient notamment des ouvrages marxistes-léninistes, des publications de gauche et des archives soviétiques. Les accusés ont rejeté les charges, dénonçant une persécution politique liée à leur engagement militant.
Cette affaire s'inscrit dans un contexte de durcissement de l'anticommunisme officiel en Azerbaïdjan, où des propositions visent à interdire les symboles soviétiques et criminaliser l'idéologie communiste. Parallèlement, les autorités promeuvent une lecture nationaliste de l'histoire soviétique et réhabilitent certains mouvements antisoviétiques dans plusieurs pays de l'Organisation des États turciques (organisation intergouvernementale regroupant principalement des États turcophones, dont la Turquie, l'Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Kirghizstan et l'Ouzbékistan).
Turquie : Des détenues entament des grèves de la faim de 15 jours en soutien aux prisonniers en lutte
Des prisonnières de la maison d'arrêt pour femmes de Kandıra (province de Kocaeli) ont entamé, le 1er août 2026, une grève de la faim de soutien de 15 jours à Güzin Tolga, détenue à la prison pour femmes de Şakran, qui mène depuis le 13 juillet 2026 une grève illimitée contre l'imposition d'une carte d'identité pénitentiaire réservée aux détenus. Aysun Akdağ, Ayten Öztürk, Yıldız Keskin et Nurgül Acar participent à cette action de solidarité.
Cela s'inscrit dans la lutte menée par plusieurs prisonniers politiques qui poursuivent des grèves de la faim illimitées contre la surveillance permanente par caméra, les cartes d'identité imposées aux détenus et les conditions d'incarcération dans les prisons de type F et les cellules d'isolement dites « cellules de puits ». Cem Dursun (membre de Grup Yorum) et Tacettin Erol Şahin (membre de Dev-Genç) ont commencé leur grève le 29 avril 2026. Hasan Basri Yıldız a débuté la sienne le 18 mai 2026, tandis qu'Emircan Yazı et Cemil Kurt l'ont commencée le 15 juillet 2026.
USA : Jakhi Isaiah, poursuivi dans deux affaires, voit son procès reporté et sa peine fédérale se préciser
Le militant anti-impérialiste Jakhi Isaiah (anciennement connu sous le nom de Jakhi McCray) a demandé à être désormais appelé Jakhi Isaiah, ou simplement Jakhi, afin que son identité actuelle soit respectée dans les communications publiques à son sujet. À l'occasion de Black August , période de commémoration des luttes noires et en soutien aux prisonniers africains-américains, Jakhi revendique l'héritage des luttes noires nées dans les prisons états-uniennes et appellent à poursuivre les mobilisations.
Son procès, lié à des accusations de délit pour le versement présumé de peinture sur une statue de l'université Columbia, a été reporté à la semaine du 31 août 2026 après des erreurs de calendrier et l'ajout de nouveaux témoins par l'accusation. Dans une autre affaire fédérale, pour laquelle il a plaidé coupable à un chef d'accusation d'incendie volontaire passible de 5 à 20 ans de prison, un rapport de probation recommande une peine de trois à quatre ans, inférieure au minimum légal obligatoire. Ses soutiens estiment néanmoins qu'une peine de cinq ans reste probable et appellent à la solidarité financière et politique autour de son procès.
Charger le post En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.
Philippines : Affrontement entre la Nouvelle Armée Populaire et l'armée dans le Mindoro oriental
La Nouvelle Armée Populaire (NPA), branche armée du Parti Communiste des Philippines, affirme qu'une de ses unités du commandement Lucio de Guzman a affronté, le 29 juillet 2026 dans le village de Del Pilar, dans la province du Mindoro oriental, des soldats de la 203e brigade d'infanterie de l'armée philippine. Selon la NPA, ses combattants se trouvaient dans la zone pour rencontrer des paysans et des populations autochtones, évaluer leurs conditions de vie et leur apporter une assistance.
Europe : Le Secours Rouge a participé au camp d'été de Young Struggle
Des membres de plusieurs sections du Secours Rouge International ont participé au camp d'été de Young Struggle réunissant environ 400 jeunes venus de plusieurs pays européens, notamment d'Allemagne, de France, du Royaume-Uni et d'Italie. Ils sont intervenus lors d'une table ronde intitulée « Fascisme, militarisme et répression : comment organiser la résistance ? », consacrée notamment aux stratégies d'organisation face à la répression. Avant de commencé leurs discours, ils ont rendu hommageaux 12 prisonniers révolutionnaires morts lors de la grève de la faim de 1996 en Turquie , avec une minute de silence saluée par les participants. Le Secours Rouge a présenté sa conception de l'antirépression comme partie intégrante du processus révolutionnaire, dépassant une simple logique défensive, ainsi que son approche de la solidarité et de l'organisation collective face aux différentes formes de répression.
Lors d'une soirée de commémoration dédiée aux martyrs de la révolution dans le monde, les membres du Secours Rouge ont également pris la parole sur la guerre populaire en Inde à l'occasion de la semaine de commémoration des martyrs de l'opération Kagaar. Maroc : El Mahdi Lyoubi remis en liberté provisoire
Le 31 juillet, le tribunal de Casablanca a accordé la mise en liberté provisoire de El Mahdi Lyoubi, détenu depuis le 15 juillet à la prison d'Oukacha. Sa prochaine audience est fixée au 2 octobre 2026. Poursuivi pour « outrage à une institution constitutionnelle » en vertu de l'article 179 du Code pénal marocain, il reste passible de six mois à deux ans de prison ainsi que d'une amende. Le comité de soutien salue cette décision tout en dénonçant une offensive contre la liberté d'expression au Maroc. Il rappelle les arrestations récentes de plusieurs artistes ainsi que le maintien en détention de plus de 600 personnes arrêtées après le mouvement GenZ 212 de l'automne 2025, et appelle à poursuivre la mobilisation jusqu'au procès d'octobre.