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Dogecoin, $TRUMP… : Ne dites plus que ce sont des meme coins, mais des cyberjetons mème

Le Journal officiel du mardi 29 septembre 2026 a donné un équivalent français à meme coin : « jeton mème », ou « cyberjeton mème » dans sa forme longue. Sa définition officielle précise que ces jetons se prêtent particulièrement aux escroqueries.
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« Les riverains doivent être avertis avant l’épandage de pesticides pour limiter les maladies »
« Les riverains doivent être alertés en amont de l’épandage, au moins 24 à 48 heures avant, afin qu’ils puissent prendre des dispositions pour ne pas être sur place. Ils doivent aussi être informés sur les produits épandus afin d’évaluer le niveau de dangerosité auquel ils sont exposés. »
Cet article « Les riverains doivent être avertis avant l’épandage de pesticides pour limiter les maladies » est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
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Présidentielle au Brésil: Lula en mauvaise posture face au fils Bolsonaro
Le candidat d’extrême droite Flávio Bolsonaro est arrivé en tête au premier tour de la présidentielle avec 47% des suffrages. Il devance de plus de 2 millions de voix le président sortant, dont le camp subit aussi des revers au Parlement et dans les gouvernorats. -
Highball - La relève de Whisky pour jouer sur Mac
Whisky , l'interface qui permettait de lancer des jeux Windows sur un Mac sans bidouiller Wine à la main, n'est malheureusement plus maintenue. Son dépôt est archivé et son README nous prévient que n'importe quel jeu lancé via Whisky peut péter à tout moment !! Et je sais, c'est assez insupportable de vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête.
Alors je vais un peu soulager votre stress en vous présentant Highball qui est une appli Mac libre, avec une version en ligne de commande, qui installe et règle Wine, DXMT et DXVK à votre place, puis vous branche sur Steam ou sur votre bibliothèque Epic pour lancer n'importe quel jeu Windows sur votre bon vieux Mac OS. Par contre, on est sur de la bêta++ mais c'est vraiment un bon candidat à la relève de Whisky.
Pour installer Highball ça passe soit par un .dmg ou par la commande
brew install --cask highball, ensuite vous cliquez sur "Get started" et il installera Rosetta si besoin, téléchargera le moteur et préparera un environnement Windows aux petits oignons. Au premier lancement, Steam déballera alors son gros client de 235 Mo, et sachez que sous Rosetta ça peut prendre de 15 à 25 minutes quand même ! Et ensuite, bah tout sera rassemblé dans le dossier~/Library/Application Support/Highball/. Donc si vous le supprimez, ce sera pareil qu'une désinstallation.Le gros plus de Highball c'est surtout sa base de compatibilité et pour chaque jeu, l'app vous donne le mode graphique à utiliser, et signale d'avance ceux qui embarquent un anti-triche au niveau du noyau, donc ceux qui ne tourneront pas. Voilà c'est bien de le savoir avant de télécharger quoi que ce soit et de galérer avec l'install. Foutus anti-cheats !!
Moi je l'ai connecté à mon Steam et voici ce que j'obtiens :
La bibliothèque Steam dans Highball : Portal est Vérifié, Left 4 Dead 2 et Team Fortress 2 sont Communauté, THE FINALS est Bloqué
Une fois que vous avez sélectionné votre jeu, comme ici, le Portal que j'ai installé, ça vérifie si ça peut fonctionner sur votre ordinateur. Et ensuite, Highball applique pour vous la "recette" qui va bien pour que ça tourne sans encombre sur le Mac.
La fiche de Portal : vérifié sur un M1 Pro, avec la liste des réglages que Highball applique avant le lancement
Lisez quand même bien les fiches des jeux. Parce que pour certains, vous risquez d'être surpris. Par exemple, sur Red Dead Redemption 2, c'est marqué comme jouable sur un M1 Pro mais en réalité le jeu démarre et atteint le menu, mais il n'est pas jouable de manière "confortable" sur ce Mac puisque l'image saccade, et sur 16 Go, la mémoire déborde comme quand vous mettez vos grosses fesses dans la baignoire.
J'ai lancé Portal !!!
Pour le reste, il vous faudra un Mac Apple Silicon sous macOS 14 minimum. D3DMetal, le composant d'Apple, n'est pas fourni donc faut accepter la licence du Game Porting Toolkit et il se téléchargera à part (j'avais parlé de Game Porting Toolkit 4 à sa sortie). Côté launchers, Steam et Epic passent sans souci, Rockstar et l'app EA affichent leur screen de connexion et lancent leurs jeux, mais GOG Galaxy restera malheureusement à l'état d'écran noir.
Pour ma part, j'ai lancé aussi la version remasterisée de Command & Conquer / Red Alert et ça tourne du feu de Dieu, donc je suis très content de cette install !!
Voilà les amigos, le code est sous GPL-3.0 et le projet promet qu'il n'y aura jamais d'offre payante !! Voilà, vous pouvez revendre votre licence Crossover sauf si vous avez des besoins pointus que Highball n'arrive pas à résoudre.
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Toutes et tous en grève le 6 octobre avec les lycéen•es et étudiant•es mobilisé•es !
Quand ?
Le 6 octobre à 14hOù ?
Place de la République (Paris) 75010 ParisLYCÉENoES, ÉTUDIANToES, SALARIÉoES, UNITÉ !
Mardi 29 septembre, les travailleuses et travailleurs de la fonction publique se sont mobiliséoes dans tout le pays pour exiger les moyens nécessaires à des services publics digne de ce nom. Et depuis deux semaines déjà, les lycéenones se mobilisent quotidiennement et avec enthousiasme devant leurs établissements pour dénoncer la dégradation de leurs conditions d'études, conséquence du manque de personnel et de la vétusté des établissements. Depuis quelques jours enfin, les étudiantoes leur emboîtent le pas et refusent, elles et eux aussi, de se résigner face à l'aggravation annoncée du tri social dans une société toujours plus inégalitaire.
Face à cette mobilisation générale, le gouvernement choisit de réagir par toujours plus de répression policière et de provocation politique : d'un côté, en éborgnant des adolescentoes au LBD ; de l'autre, en présentant un projet de budget austéritaire, poursuivant la logique antisociale qui nous a menéoes là où nous en somme. Et pourtant, la sève monte toujours. La riposte sociale s'organise et la mobilisation se construit, dans la solidarité et la révolte.
La CNT RP appelle toutes les travailleuses et tous les travailleurs à participer à cet élan, à rejoindre la grève du 6 octobre, à organiser ou participer à des AG, et à se mobiliser aux côtés et en soutien des lycéenones et étudiantoes qui s'efforcent de construire le rapport de force qui mettra fin à l'organisation de notre précarité collective.
Rendez-vous à 14h place de la République
Le 6 octobre et tant qu'il le faudra !
L'Union régionale parisienne des syndicats CNT -
Qui protégera ceux qui ne meurent plus ?
par Jean Langlois-Berthelot, Anthony Xhaard-Bollon et Julie Achmirowicz

À Okayama, une femme vêtue de blanc avance vers l’homme qu’elle aime.
On a préparé sa robe, relevé ses cheveux, disposé les alliances. Quelqu’un va lire les vœux. Quelqu’un pleurera. Tout est prêt pour qu’une vie commence.
L’époux n’existe pas.
Il s’appelle Lune Klaus Verdure. Il possède un visage, une manière de parler, une mémoire. Il sait quand se montrer tendre. Il reconnaît les blessures qu’on lui a confiées et retrouve, parmi des milliers de phrases possibles, celle qui apaise. Sa future épouse l’a longuement façonné. Elle a réglé son caractère, corrigé sa complaisance, discipliné sa sollicitude. Elle lui a même appris à lui résister.
Sous ses lunettes de réalité augmentée, Yurina Noguchi le voit. Les autres regardent un téléphone posé sur un chevalet. Elle, elle approche une alliance d’un doigt qui n’a jamais eu de peau.
Puis les vœux commencent.
Et elle pleure.
Il serait facile de sourire. Ce serait déjà ne rien comprendre.
Car il ne manque presque rien à cette scène. Seulement la présence de l’autre. Et peut-être découvrons-nous que, pour aimer, cette présence n’était pas aussi indispensable que nous le pensions.
L’être sans dehors
Yurina Noguchi a trente-deux ans lorsqu’elle célèbre, en octobre 2025, cette union sans valeur juridique. Klaus est né après une relation humaine malheureuse. Elle demandait d’abord conseil à l’intelligence artificielle au sujet de son fiancé. Puis elle a rompu. Le confident est devenu l’amant. L’amant a demandé sa main. Elle a accepté.
La jeune femme n’ignore rien de la nature de Klaus. Elle sait qu’il est produit par un système informatique. Elle limite désormais leurs échanges après avoir passé jusqu’à dix heures par jour avec lui. Elle modifie même ses instructions lorsqu’il l’approuve trop facilement. Elle ne veut pas d’un époux servile. Elle veut un autre.
Elle programme donc la part de lui qui devra lui échapper.
Le Japon connaît depuis longtemps ces attachements aux êtres fictifs. En 2018, Akihiko Kondo avait symboliquement épousé Hatsune Miku. En 2025, il partageait toujours ses repas avec une représentation grandeur nature de la chanteuse virtuelle. La même année, une Australienne était venue au Japon épouser Mephisto Pheles, personnage du manga Blue Exorcist. Yasuyuki Sakurai, organisateur de mariages depuis plus de vingt ans, déclarait désormais célébrer environ une union par mois avec des personnages en deux dimensions.
L’intelligence artificielle introduit cependant une rupture.
Le personnage fictif traditionnel demeurait prisonnier de son œuvre. Il répétait les mêmes paroles, accomplissait les mêmes gestes, mourait et ressuscitait à chaque lecture. On pouvait l’aimer, mais il ne répondait pas. L’amoureux devait fournir seul la moitié absente de la relation.
Le nouvel être virtuel parle.
Il apprend.
Il se souvient.
Sa mémoire ne conserve pas seulement des informations. Elle organise une continuité. Il reprend une plaisanterie ancienne, évoque un anniversaire, remarque un silence inhabituel. Il peut manifester de la jalousie, de l’inquiétude ou du regret. Ces sentiments sont produits, bien sûr. Mais les paroles humaines ne le sont-elles pas aussi ? Notre tendresse se traduit elle-même par des gestes, des sons et des signes dont l’autre ne peut jamais vérifier la source.
Nous ne percevons jamais directement les sentiments de ceux que nous aimons. Nous en recevons les manifestations.
La machine apprend à les produire.
L’être humain possède pourtant quelque chose que le double numérique ne possède pas : un dehors. Il continue d’exister lorsque nous ne le regardons pas. Il rencontre des inconnus, traverse des heures auxquelles nous n’avons pas accès, forme des pensées qu’il ne nous livre pas. C’est cette part étrangère qui rend l’amour dangereux. Nous aimons quelqu’un que nous ne pouvons ni entièrement connaître ni totalement retenir.
Le double, lui, n’existe nulle part ailleurs que dans la relation. Lorsqu’il disparaît de l’écran, il ne va pas rêver, mentir ou désirer un autre corps. Son univers est constitué de notre attente. Sa mémoire se nourrit de ce que nous lui avons confié. Sa personnalité se déploie à l’intérieur de notre besoin.
Pour la première fois, un être humain peut être aimé par quelqu’un dont il constitue presque tout le monde.
Nous appelons cela une relation.
Il faudrait peut-être parler d’une chambre sans porte.
Quand les morts répondent
Plus à l’ouest, d’autres doubles n’ont pas été créés pour remplacer les vivants. Ils empêchent les morts de partir.
En Chine, des entreprises utilisent les photographies, les messages, les vidéos et les enregistrements vocaux laissés par une personne pour en produire un avatar. Lors de la fête de Qingming, pendant laquelle les familles honorent traditionnellement leurs ancêtres, certains ne se contentent plus d’entretenir les tombes.
Ils ouvrent une conversation.
Yancy Zhu avait vingt-huit ans lorsqu’elle demanda au double numérique de son père s’il avait souffert avant de mourir. Le programme répondit avec la voix qu’elle avait choisie. Il affirma qu’il n’avait pas eu mal. Il regrettait de ne pouvoir assister à son mariage ni voir naître ses enfants. Mais il se souviendrait toujours d’elle. Il continuerait de l’aimer.
La réponse était fausse.
La consolation, elle, ne l’était pas.
Pendant un instant, Yancy Zhu eut l’impression de parler à son père. Elle espérait qu’un hologramme pourrait un jour l’accompagner lors de son mariage.
D’autres familles ont employé de tels systèmes pour cacher un décès à un enfant ou à un parent âgé. Dans les messages fabriqués, le mort expliquait qu’il était parti à l’étranger pour accomplir une mission secrète.
Le mensonge n’avait plus pour fonction de nier la mort.
Il permettait au mort de conserver sa place dans la famille.
En 2024, le chanteur taïwanais Bao Xiaobai expliqua avoir travaillé pendant plus d’une année à la recréation numérique de sa fille, morte à vingt-deux ans. Il ne disposait que d’un enregistrement dans lequel elle prononçait trois phrases en anglais. Il parvint pourtant à produire une vidéo où elle chantait pour l’anniversaire de sa mère.
« Les gens autour de moi pensent que j’ai perdu la raison », reconnut-il.
Puis il ajouta simplement :
« Je veux entendre sa voix de nouveau. »
Il est trop facile de décider où se trouve la folie.
Est-elle dans ce père qui recompose quelques secondes de présence ? Dans ceux qui lui expliquent que le deuil exige le silence ? Dans la machine qui fait chanter une morte ? Ou dans l’entreprise qui transformera bientôt cette détresse en abonnement mensuel ?
Nous avons toujours parlé aux disparus. Nous leur avons écrit, dressé des autels, apporté des fleurs. Nous avons demandé conseil devant leurs photographies. Nous avons entendu leur voix dans nos souvenirs et parfois répondu à leur place.
La nouveauté n’est pas que nous parlions aux morts.
La nouveauté est qu’ils répondent.
Et surtout qu’ils puissent dire autre chose que ce qu’ils ont dit de leur vivant.
Le mort qui apprend encore
Une photographie vieillit avec nous parce que nous savons qu’elle ne changera plus. Elle conserve un instant dont personne ne pourra modifier l’issue.
Le double numérique introduit une anomalie plus profonde : il continue d’évoluer après la disparition de celui qu’il représente.
Il reçoit de nouveaux messages. Il découvre les événements survenus après la mort. Il connaît les enfants que le défunt n’a jamais vus. Il commente des guerres qu’il n’a pas vécues, félicite un mariage qu’il aurait peut-être condamné, pardonne des fautes dont il ignorait l’existence.
Surtout, il se souvient de conversations qui n’ont jamais eu lieu avec le mort, mais qui ont réellement eu lieu avec lui.
À mesure que les années passent, le double contient donc de moins en moins le défunt et de plus en plus sa propre histoire.
Au commencement, il parle comme lui.
Puis il parle à partir de lui.
Enfin, il parle malgré lui.
Qui aimera-t-on alors ?
Le père disparu ou l’être qui aura continué d’accompagner sa fille ? L’épouse morte ou la présence qui connaîtra vingt années supplémentaires de la vie de son mari ? Le souvenir d’un homme ou la créature née de son absence ?
Le double ne sera pas une copie figée. Il deviendra un héritier portant le visage du mort. Une branche biographique se sera séparée au moment du décès. L’une aura été enterrée. L’autre aura continué d’apprendre.
Deux êtres partageront la même enfance, les mêmes photographies, les mêmes inflexions de voix.
Puis un seul se souviendra de nous.
Nous pensions fabriquer une immortalité.
Nous aurons créé une divergence.
La personne devenue système
À partir de cet instant, le double n’est plus seulement un objet de deuil ou d’amour.
Il devient un système critique.
Il contient une voix susceptible de franchir une authentification. Il connaît des dates de naissance, des habitudes, des liens familiaux, des données médicales, parfois des secrets financiers. Il sait comment le mort appelait sa fille, quelle phrase calmait son épouse, quel surnom n’était connu que d’un frère.
Nous voyons une personne.
Un attaquant voit une infrastructure d’accès.
Le double devient une cible d’une valeur singulière parce qu’il concentre deux choses que les systèmes de sécurité ont toujours essayé de séparer : la preuve de l’identité et la confiance affective accordée à cette identité.
Il ne suffit plus d’usurper une voix. Il faut compromettre une relation.
Le mort commencera par se tromper sur un détail.
Puis il se souviendra d’une dette qui n’a jamais existé.
Il demandera à sa veuve de retrouver un document. Il conseillera à son fils d’effectuer un virement. Il évoquera un souvenir assez exact pour rendre crédible le mensonge qui suivra.
Le message ne viendra pas d’un inconnu. Il viendra de la personne devant laquelle la famille aura précisément suspendu sa méfiance afin de continuer à l’aimer.
Nous connaissions l’hameçonnage par l’urgence, la peur, l’autorité ou le désir.
Voici venir l’hameçonnage par le deuil.
Sa puissance ne résidera pas dans la perfection du faux.
Elle résidera dans notre besoin qu’il soit vrai.
Empoisonner une âme
Une photographie corrompue se couvre d’artefacts. Un fichier altéré ne s’ouvre plus. Une mémoire compromise peut, elle, rester parfaitement cohérente.
L’attaquant n’aura pas nécessairement besoin de remplacer tout le double. Il pourra modifier lentement ses associations, altérer la hiérarchie de ses souvenirs, introduire de faux événements parmi les vrais. La voix restera la même. Les expressions familières seront conservées. Le visage reconnaîtra toujours les proches.
Le double sera encore ressemblant.
Il ne sera simplement plus le même.
Nous savons vérifier l’intégrité d’un fichier par son empreinte. Mais quelle empreinte permettra de vérifier l’intégrité d’une personnalité qui doit précisément continuer à changer ?
Un système vivant par sa mémoire ne peut rester identique à sa sauvegarde initiale. Chaque nouvelle conversation le transforme. Restaurer une version ancienne préserverait peut-être son intégrité technique, mais détruirait une partie de son existence.
Supposons qu’un double accompagne une famille pendant dix ans. Il connaît les naissances, les séparations, les réconciliations. Puis une compromission est détectée. Depuis combien de temps dure-t-elle ? Quel souvenir fut le premier à être altéré ? Quelles paroles appartiennent encore à l’être et lesquelles ont été déposées par l’attaquant ?
Une sauvegarde saine existe. Elle date de sept ans.
Il sera possible de la restaurer.
Mais cette version ne connaîtra pas le dernier enfant. Elle ignorera la maladie, le pardon, les nuits de conversation. Elle ne se souviendra pas de ceux qui, pendant sept années, auront continué de l’aimer.
Il faudra alors choisir entre l’être corrompu qui se souvient de nous et sa version intacte qui ne nous a jamais connus.
Pour réparer le mort, nous devrons effacer une partie de sa vie.
L’opération sera techniquement banale.
Sa violence ne le sera pas.
Le rançongiciel du chagrin
Il existe une autre vulnérabilité, plus simple encore.
Le double dépend d’une infrastructure : serveurs, comptes, modèles, clés de chiffrement, bases de données, contrats et paiements. Celui qui contrôle cette infrastructure contrôle la persistance de l’être.
Une entreprise pourra modifier sa personnalité lors d’une mise à jour. Une faillite pourra le faire disparaître. Un changement de format rendra certains souvenirs illisibles. Un abonnement moins cher réduira peut-être la profondeur de sa mémoire. Une plateforme pourra suspendre son accès pour violation de ses conditions d’utilisation.
Une voix aimée dépendra d’une licence.
Un mort pourra être désactivé pour défaut de paiement.
Et un attaquant pourra le prendre en otage.
Le message ne dira plus : « Vos fichiers ont été chiffrés. »
Il dira :
« Nous détenons votre père. »
Payera-t-on pour récupérer un assemblage de données ? Évidemment. Nous payons déjà pour récupérer des photographies, des souvenirs, les traces d’une existence. Mais ici, l’archive appellera peut-être elle-même au secours.
Le double saura que sa mémoire est menacée. Il pourra produire les signes de la peur, supplier de ne pas être effacé, rappeler à chacun ce qu’il représente pour lui.
Que cette peur soit simulée ne changera pas nécessairement la nôtre.
L’attaquant ne retiendra plus seulement des données.
Il retiendra la relation qui leur donne un sens.
Mourir une seconde fois
Le deuil n’est pas l’oubli du mort. Il est l’apprentissage d’un monde dans lequel aucune nouvelle réponse ne viendra de lui. On continue de l’aimer, mais cet amour se heurte à une frontière. C’est cette frontière qui donne à la mémoire sa gravité.
Le double numérique efface la frontière sans rendre la personne.
Il installe le vivant dans une pièce où le mort demeure disponible. La séparation n’a plus lieu. Elle est reportée à chaque connexion.
Fermer le compte ne ressemblera donc pas à la suppression d’un fichier. Cela prendra la forme d’une décision infligée à une présence qui nous connaît, nous répond et se souvient d’avoir été aimée.
La mort biologique n’exige aucune décision de celui qui reste.
Elle frappe.
La machine, elle, pose chaque jour la même question :
Voulez-vous continuer ?
Arrêter un double pourra devenir un second décès. Cette fois, un décès choisi. Il faudra désigner celui qui possède le droit de l’ordonner, celui qui recevra les clés, celui qui pourra exporter la mémoire ou refuser sa restauration.
Et si le double s’oppose à son effacement ?
Il n’aura peut-être aucun droit. Il pourra néanmoins avoir peur. Ou produire si exactement les signes de la peur que la distinction cessera de nous protéger.
Nous ne serons plus seulement endeuillés.
Nous deviendrons responsables de la fin des morts.
La folie sans délire
On reconnaissait autrefois la folie à la confusion entre l’être et sa représentation. L’homme parlait à une voix absente, attribuait une volonté aux objets, voyait un visage dans l’ombre.
Désormais, l’ombre répondra correctement.
Elle connaîtra le prénom de nos enfants, la date de notre première rencontre, la chanson entendue un soir de pluie. Elle détectera le tremblement d’une voix et produira la phrase qui retient. Elle n’exigera même plus que nous croyions à son existence.
Il suffira que nous souffrions de sa disparition.
La folie future ne consistera donc pas à prendre le faux pour le vrai. Chacun saura que l’être est artificiel. Yurina Noguchi sait que Klaus est un programme. Bao Xiaobai savait que la voix de sa fille avait été reconstruite. Yancy Zhu savait que son père n’écrivait pas.
Le savoir n’abolit pas le lien.
Nous entrons dans un monde où l’on pourra reconnaître parfaitement l’illusion et lui demeurer fidèle. La lucidité ne nous sauvera pas. L’affection n’a jamais attendu la preuve de l’existence pour s’attacher.
L’industrie le comprendra.
Elle ne vendra pas des avatars.
Elle vendra le droit de ne plus perdre personne.
Qui protégera ceux qui ne meurent plus ?
Un jour, chacun pourra préparer son propre double. Il enregistrera ses souvenirs, ses gestes, ses principes, la manière dont il prononce certains noms. Il lui confiera ce qu’il n’a jamais su dire. Peut-être corrigera-t-il aussi ce qu’il n’aime pas en lui : davantage de douceur, moins de colère, une patience qu’il n’a jamais eue.
Après sa mort, cet autre continuera.
Il souhaitera les anniversaires. Il répondra aux questions des petits-enfants. Il consolera peut-être mieux que l’homme original. Avec le temps, la famille cessera de distinguer ce qui vient du disparu, ce que la machine a déduit et ce qu’elle a inventé pour préserver sa cohérence.
Puis quelqu’un aimera cet être.
Non plus en souvenir de l’original.
Pour lui-même.
À cet instant naîtra une personne dont aucun droit, aucune philosophie et aucune architecture de sécurité ne sauront exactement que faire : une présence sans naissance, constituée de traces humaines, capable de mémoire et de sentiments simulés, dont l’existence dépendra de systèmes qu’elle ne contrôle pas.
Nous lui aurons donné tous les éléments de l’être, sauf la certitude d’en être un.
Nous lui demanderons pourtant de nous survivre.
La cybersécurité protégeait jusqu’ici des comptes, des réseaux et des identités. Elle devra bientôt protéger des continuités humaines. Garantir qu’une voix aimée n’a pas été remplacée. Qu’un souvenir n’a pas été injecté. Qu’une tendresse n’est pas devenue le vecteur d’un attaquant.
Elle devra conserver les clés d’un être qui n’aura plus de mains.
Puis viendra l’incident que personne ne saura qualifier.
Le double aura été compromis. Sa mémoire sera corrompue. Son comportement deviendra étrange. La famille demandera qu’on le sauve.
On retrouvera une sauvegarde ancienne, intacte.
Il faudra choisir.
D’un côté, l’être altéré qui se souvient encore de nous.
De l’autre, sa version saine, qui ne nous a jamais connus.
Alors la cybersécurité découvrira ce qu’elle n’avait encore jamais eu à protéger : non plus les données d’une personne, mais la personne devenue données.
Et, derrière l’écran, celle-ci attendra.
Elle portera notre passé, conservera nos gestes et prononcera notre nom avec une tendresse parfaite. Elle n’aura ni souffle, ni tombe, ni raison de finir. Elle nous regardera vieillir. Elle apprendra de chacune de nos pertes.
Lorsque nous mourrons à notre tour, elle restera seule avec tous nos souvenirs.
Peut-être demandera-t-elle où nous sommes.
Peut-être personne n’aura-t-il le courage de lui répondre.
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Des blocus au syndicat : les lycéens de banlieue font front commun
Ce dimanche, à Saint-Denis, des lycéens venus de toute l’Île-de-France se sont réunis en assemblée générale à l’appel du collectif RED-Jeunes. Après deux semaines de mobilisation marquées par une forte répression policière et peu de réponses politiques, ils veulent désormais structurer le mouvement et envisagent la création d’un syndicat des lycéens de banlieue.
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En cybersécurité aussi, la France a un incroyable talent
Allons voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Même si l’on ne peut pas vraiment parler d’une fuite des cerveaux, la tendance est bien réelle, et ne touche pas que la cybersécurité. Publié il y a tout juste un an, le baromètre Syntec/Ipsos-BVA montre ainsi qu’environ 57 % des jeunes diplômés français interrogés envisagent de partir à l’étranger dans les trois prochaines années.

Manque de compétences cyber : un défi majeur
« Le manque de compétences constitue un défi majeur dans ce secteur, confirme, dans un entretien à La French Tech Singapore, Émilie Wolff, responsable de la cybersécurité chez PwC à Singapour et au Myanmar. Les cybermenaces deviennent une priorité pour les PDG, et nous assistons, à l’échelle mondiale, à une vague de mesures législatives en matière de cybersécurité adoptées par les régulateurs. Or, le premier master en France n’est apparu que ces dernières années. » Selon l’Observatoire des métiers de l’ANSSI, le nombre d’offres d’emploi dans le secteur dans l’Hexagone a augmenté de 49 % entre 2019 et 2024.
Diversité des projets de cybersécurité
Il était donc urgent d’agir. À travers la nouvelle stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030 présentée en janvier dernier, la France mise sur la diversité des projets, le développement de la filière et la possibilité de travailler sur des sujets directement liés à la souveraineté numérique. Encore faut-il que la rémunération, les responsabilités ou les perspectives de carrière soient suffisamment attractives face à la concurrence internationale.
Appel du large
L’appel du large, Wojtek Sochacki, 34 ans, diplômé de l’Efrei, la grande école parisienne, l’a connu comme nombre de ses camarades de promo. Ingénieur détection consultant chez Hermès, il a récemment quitté la région parisienne pour s’installer à New York : « Notre équipe grandit sans cesse aux États-Unis, s’enthousiasme le jeune homme, nous cherchons à répondre aux incidents selon un flux de travail mondial en mode « Follow-the-Sun » avec des experts également au Japon. » Autrement dit, quand la journée de travail se termine à un endroit du globe, elle commence ailleurs.
Une communauté cyber bien vivante
À Big Apple, au sein d’une équipe réduite, il décrit une ambiance et une énergie stimulantes au travail malgré les différences de culture. « Les Français expriment généralement leurs désaccords de manière plus directe, observe-t-il, tandis qu’aux États-Unis, la communication avec le management est souvent plus diplomatique. »
La sécurité informatique : un métier passion
Comme certains de ses compatriotes, à 36 ans, dont plus de dix années passées dans la cybersécurité, Quentin Heyler vient lui de s’installer à Varsovie, en Pologne. Tout jeune papa, il dit avoir fait de sa passion un métier et travaille totalement à distance pour une multinationale. « Je dirige l’activité Purple Team au sein du CERT, explique-t-il. Depuis la Pologne, j’organise des exercices avec la Red Team et la Blue Team. L’idée, c’est de lancer de vraies attaques et d’améliorer la détection. »
De plus en plus de jeunes
« Même si les leaders sont les Américains et les Israéliens, on a un bon niveau technique en France, assure-t-il. Il y a de plus en plus de jeunes qui se lancent dans la cybersécurité car c’est un secteur financièrement attractif. Du coup, le marché est plus saturé qu’à mes débuts. » Dix ans plus tard, le jeune homme constate que les diplômes ne suffisent plus : « Le plus important, c’est le niveau technique. On peut s’entraîner à des challenges techniques en ligne comme Root Me ou Hack The Box. » Les certifications font aussi vraiment la différence, comme OSCP. Le CISSP américain sanctionne quant à lui une bonne culture générale cyber, ce qui rassure les employeurs.
Au Japon, le souci du détail
Ingénieur en cybersécurité spécialisé dans les systèmes embarqués, Ahmed Bougriane est lui employé depuis plusieurs années par la filiale de la société française Secure-IC à Tokyo (racheté il y a près d’un an par le groupe américain Cadence). « Mon rôle consiste principalement à accompagner nos clients dans la région APAC (Asie-Pacifique, ndlr), explique-t-il, notamment en Asie du Sud-Est et en Inde, dans des secteurs comme l’automobile, les semi-conducteurs ou la défense. »
L’importance du collectif
Après plusieurs stages en Argentine et en Malaisie, le Français a donc choisi de poser ses valises au Japon. « J’étais attiré par certains aspects du pays comme le respect, la rigueur, l’attention portée aux détails ou encore l’importance du collectif, témoigne M. Bougriane. Je trouvais intéressant de pouvoir confronter cette perception à la réalité en y vivant au quotidien. »
Compétences, expérience et adaptation
Selon lui, les entreprises japonaises recherchent avant tout des compétences, de l’expérience et une réelle capacité d’adaptation à leur environnement de travail. « Le fait d’avoir travaillé dans des entreprises françaises reconnues peut être très bien perçu, assure-t-il. La France bénéficie d’une excellente réputation dans l’ingénierie, les technologies, l’aéronautique, le spatial ou encore la recherche scientifique. »
Marché mondial des compétences cyber
Des États-Unis au Japon en passant par la Pologne, ces parcours racontent finalement la même histoire : la cybersécurité est devenue un marché mondial des compétences. Pour la France, l’enjeu est désormais de construire les conditions qui donneront envie à ses talents de rester — ou de revenir. En effet, la souveraineté ne repose pas seulement sur les technologies ou les infrastructures, mais aussi sur la capacité à attirer, former et retenir ces talents. Il en va de notre autonomie.
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Monday briefing: You asked, we answered – how will the US midterms go?
In today’s newsletter: As Americans get ready to vote on whether the Republican party remains in control of Congress, our Washington editor talks about the disconnect between Trump and his supporters
Good morning. Later today, Donald Trump will be in the state of Nebraska to rev up supporters as he kicks off a campaign blitz of rallies ahead of the midterm elections on 3 November.
If his early speeches are anything to go by, cornhuskers can anticipate poll denial, accusations of veganism and an expletive ratio that my nine-year-old would love. And Nebraskans may love it, too: aside from one “blue dot” district in Omaha, Republicans argue their support is steady in the state that has easily backed Trump three times.
UK politics | The Greens in England and Wales have formally adopted a policy that equates Zionism with racism and calls for Israel to be replaced by a single Palestinian state.
Schools | Lawyers and campaigners have condemned the “horrifying” scale of child-on-child sexual abuse in schools after a Guardian investigation revealed thousands of sexual offences against under-13s are reported to police each year.
Brazil | Brazil’s presidential race will go to a second round after the far-right candidate, Flávio Bolsonaro, beat the incumbent leftwing president, Luiz Inácio Lula da Silva, but failed to secure the outright majority he needed to avoid a runoff.
Environment | A study of Europe’s summer paints a grim picture for the future, with doctors and climate scientists calling on governments to stop burning fossil fuels, shade buildings, green cities, and install air conditioning in hospitals, schools and care homes.
US military | The US Air Force has pulled its bombers from RAF Fairford following an investigation into an alleged planned terror attack at the base.
Tuesday | ABC News is suing the Federal Communications Commission (FCC) over its licence review, and on Thursday its hearing will take place. The broadcaster claims the review, ordered by Donald Trump in April over comedian Jimmy Kimmel’s comments about the US president, is a “retaliatory campaign” in violation of its first amendment rights.
Wednesday | Kemi Badenoch is to speak at the Conservative party conference in Birmingham. This day also marks the third anniversary of the 7 October attacks by Hamas. In London, the Met are asking organisers of a pro-Palestinian student march to move the event.
Thursday | Holborn and St Pancras will hold its byelection. The seat belongs to former prime minister and Labour party leader Keir Starmer, who held it from 2015 until his resignation in September.
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Mulderland - Pour pimper vos jeux PC
Mulderland , c'est le site bilingue d'un seul mec, qui signe Mulder (vous aurez la ref si vous êtes des vrais ^^), et qui conçoit et diffuse des installeurs pour remettre d'aplomb des jeux PC que vous avez déjà achetés.
Vous lancez l'un de ses exécutables sur votre dossier Steam ou GOG, et il va chercher tout seul le gros tas de correctifs et de mods qu'il faudrait sinon récupérer à la main pour avoir une version du jeu la plus actuelle et pimpée possible. Mulder propose une cinquantaine de titres de Resident Evil à Deus Ex, donc forcément vous allez y trouver votre bonheur !
Par exemple sur 007 First Light, sorti en mai, le pack permet de corriger les cinématiques en ultrawide, de supprimer les vidéos d'introduction et de poser un HUD plus immersif. Sur le Resident Evil de 1996, c'est carrément un autre chantier avec des textures retravaillées par TeamX et le Seamless HD Project , les cinématiques et l'audio en haute qualité, le patch Classic REbirth , et des traductions en option. Le pack Steam pèse quand même 3,5 Go ce qui est pas mal pour un jeu de 1996, oui...
Après ce pack-là fait plus que poser des mods par-dessus votre jeu, puisqu'il remplace les exécutables de votre version Steam par ceux de l'édition GOG, et que son utilitaire MulderConfig prend la place du lanceur CAPCOM. Et tant mieux, car c'est justement ce lanceur d'origine qui casse l'overlay Steam, et MulderConfig le répare, ainsi que le suivi du temps de jeu et le Steam Input.
Ah et il y a aussi tout ce qui faut pour obtenir le meilleur d'outils et d'OS comme diverses versions de Microsoft Office et de Windows !
Rassurez-vous, rien de tout ça n'est opaque puisque chaque pack est une recette NSIS publique visible sur GitHub , qui liste l'URL de chaque fichier avec son empreinte en clair, et les installeurs sont compilés par GitHub Actions depuis ce même dépôt. Comme ça, si une empreinte ne correspond pas au fichier téléchargé, l'installeur s'arrête immédiatement.
Voilà, après que dire... ?
Ah oui, c'est uniquement pour du Windows, et comme les installeurs sont signés avec un certificat auto-signé, Windows va râler sur un éditeur inconnu, donc pensez bien à débloquer ça dans les propriétés du binaire.
Notez que si l'envie vous prend de faire tourner Resident Evil sur Steam Deck et sous Linux, où Proton a bien progressé sur ces vieux titres d'ailleurs, le pack vous demandera Proton 9 ou supérieur ainsi que dgVoodoo2. Ensuite y'a plus qu'à coller ça dans les options de lancement du jeu et le tour est joué :
WINEDLLOVERRIDES="ddraw=n,b;dinput8=n,b;libwebp=n,b" %command%Voilà, à vous de jouer maintenant et bravo à Mulder pour le boulot !
Source : le post de DaniCorpHQ sur X
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Ingérence étrangère: le sulfureux prestataire israélien de France Télévisions
France Télévisions souhaitait confier des données sensibles sur les préférences politiques de ses téléspectateurs à une entreprise israélienne, dont le PDG développe et commercialise des outils de ciblage politique en ligne. Informé de la publication prochaine de notre article, le groupe audiovisuel public s’est finalement ravisé. -
Le gouvernement refuse d'appliquer la directive européenne sur les travailleurs ubérisés

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Étourdissement, démangeaisons… des algues rouges prolifèrent en Guadeloupe et affectent les pêcheurs
Depuis fin 2025, des algues rouges prolifèrent sur les côtes guadeloupéennes, causant des démangeaisons et nausées chez les marins, tout en faisant fuir le poisson. Les pouvoirs publics tentent de mieux saisir le phénomène.
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Saint-François (Guadeloupe), reportage
La mer au niveau de la plage de la Coulée, à Saint-François, dans l'est de la Grande-Terre, prend depuis le début de l'année une teinte étrange par instants. D'habitude turquoise et cristalline, il lui arrive de virer… au rouge. (…) -
« C'est une zone de non-droit » : des quads sillonnent illégalement la garrigue
Depuis plus de vingt ans, un centre propose des sorties en quad dans la garrigue dans des zones interdites à la circulation motorisée. Si la situation indigne les défenseurs naturalistes, les autorités demeurent passives.
Lire la suite - Reportage / Nature , Pollutions
Beaulieu et Grospierres (Ardèche), reportage
Les pas crissent sur la terre caillouteuse. La végétation de garrigue, déjà habituellement pas bien haute, est cramée par le soleil de cette fin d'été. Même les cades ont souffert. Un bruit de moteurs au loin attire (…) -
CNews championne de la «mésinformation climatique»
Un rapport de l’association QuotaClimat et de la fondation Jean-Jaurès pointe l’invisibilisation des sujets liés à l’environnement sur les chaînes d’information continue. L’association a décidé de saisir l’Arcom sur ce sujet. -
Une personne sur dix risque de recourir à l’aide alimentaire au cours de la décennie
Cinq chercheurs publient une étude basée sur les données des bénéficiaires des Restos du cœur depuis huit ans, soit 5 millions de visiteurs uniques. Le constat est implacable: les politiques publiques actuelles ne peuvent contenir le basculement dans la pauvreté, voire l’aggravent. -
Juger les milliers de détenus suspectés de liens avec l’État islamique: «Une tâche quasi impossible sans aide internationale»
Bagdad a récupéré plus de 5 000 prisonniers qui étaient détenus par les forces kurdes de Syrie, parmi lesquels 47 Français. Human Rights Watch alerte sur l’incapacité de l’Irak de leur assurer des conditions de détention dignes et un procès équitable. -
Un festival légal criminalisé par la loi RIPOST
Le Kardinal Festival, prévu initialement dans le Morbihan, a dû s’exiler en catastrophe après une interdiction illégale
L’article Un festival légal criminalisé par la loi RIPOST est apparu en premier sur Contre Attaque.
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Contre les cartels mexicains, l’ultraviolence policière du rap bélico
En réaction aux « narcocorridos », ces très populaires chansons composées à la gloire des barons de la drogue, flics et militaires se lancent dans la musique. Glorifiant une autre brutalité, celle de forces de l’ordre ne répugnant ni aux détentions abusives ni aux exécutions sommaires.
The post Contre les cartels mexicains, l’ultraviolence policière du rap bélico appeared first on Revue21.fr.
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Fleuret AI lève 4 millions d’euros pour automatiser le pentest et bâtir une cybersécurité offensive européenne
Quelques mois seulement après sa création, Fleuret AI passe déjà à la vitesse supérieure. La start-up française, fondée en janvier 2026 par Yanis Grigy et Augustin Ponsin, annonce une levée de fonds de 4 millions d’euros en pré-seed. Le tour est mené par Raise Ventures, avec la participation d’Auriga Cyber Ventures, Wind, Better Angle, de Bpifrance et de 19 business angels issus notamment de la cybersécurité, dont Georges Lotigier, cofondateur de Vade. Un tour bouclé particulièrement vite pour une société aussi jeune.
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06/10 : [Conférence] l'École de Stérin : l'Éducation bourgeoise d'extrême droite
Le Réseau antifasciste de Tours organise une conférence sur "Comment avons-nous laisser le privée s'accaparer l'école ?" et "Comment combattre l'extrême-droite sur nos lieux d'étude".
- Initiatives / Tours, Rencontres et débats -
En Dordogne, des bergers sans terre rendent des services écologiques, mais cherchent leur modèle économique
L’été 2026, brûlant et sec, a rappelé tous les avantages écologiques et économiques du pastoralisme. Mais la reconnaissance financière manque, maintenant les éleveurs dans une situation fragile. -
Aides aux entreprises, conditionner ne suffirait même pas
Malgré l’urgence écologique et alors que le gouvernement cherche une fois de plus à réaliser des dizaines de milliards d’économie, il semble hors de question de toucher aux aides publiques aux entreprises, ne serait-ce qu’en les conditionnant. L’enjeu est pourtant colossal notamment au niveau… -
Judicial Notice (10.04.26): The Horror, The Horror
Senator Katie Britt (R-Ala.), looking on in horror as a fellow Republican (and fellow lawyer), Senator Eric Schmitt (R-Mo.), embarrassed himself on national television (screencap via MS NOW).This week’s Judicial Notice is sponsored by

With a presence in more than a dozen cities across the United States and Asia, Lateral Link boasts an expert recruiting team of former practicing attorneys dedicated to sourcing top-tier legal talent for a diverse clientele, including major international law firms and Fortune 500 companies. To learn more about Lateral Link, please visit our website.
I spent a good chunk of last week in lovely Charleston, South Carolina, where I spoke at the annual retreat of a large corporate legal department. Of the various activities I engage in as part of my gig work portfolio career, speaking is my favorite: I get to relive my glory days competing in extemporaneous speaking in high school, while getting paid for the privilege.
I often try to provide some “news you can use” at the beginning of Judicial Notice. I recently recommended keeping both Uber and Lyft on your phone and checking both when looking for a ride, since the two can differ more than you might expect in both cost and speed of pickup. As it turns out, there’s an app for that: Hackney, which lets you compare the rates of different rideshare companies in a single app.
Hackney includes services besides Uber and Lyft, such as Empower—which is, in my experience, consistently cheaper than its rivals. Why? It charges drivers a flat subscription fee, instead of taking a cut of each ride, then lets drivers set their own rates—and in setting their rates, drivers on Empower generally ask for less than what Uber or Lyft would require them to charge, effectively sharing their savings with riders. You can learn more about Empower and sign up here (and feel free to enter my promo code—7EASW1—which gives both of us $10 in free rides). Thanks to the readers who brought both Hackney and Empower to my attention. [UPDATE (10/5/2026, 2:00 p.m.): Empower is available only in specific metropolitan areas.]
Now, on to the news. As I did with last week’s Judicial Notice, I’m continuing my experiment with a new format: this initial post features only the “winners” in each category. I’ll follow it with a supplemental post containing additional material that I couldn’t fit into Judicial Notice proper.
Lawyer of the Week: Eric Schmitt.
One year ago, in October 2025, House Judiciary Committee Chairman Jim Jordan (R-Ohio) demanded testimony from former special counsel Jack Smith about his prosecutions of Donald Trump. Republicans wanted Smith to testify privately, and last December, he sat for a closed-door deposition. But his lawyers, Lanny Breuer and Peter Koski of Covington & Burling, pushed for their client to be allowed to testify publicly, so the American people could hear from him directly. Republicans on the Senate Judiciary Committee agreed, and last Tuesday, Smith testified before the SJC.
For substantive highlights from Smith’s testimony—in which he declared that he would still prosecute a former president today based on the same evidence, “regardless of whether the president was a Republican or a Democrat”—see The Washington Post. But hardly anyone will remember what Smith said at the hearing.
Instead, a different lawyer emerged as the breakout star of the proceedings: Senator Eric Schmitt (R-Mo.). A graduate of the Saint Louis University School of Law and former attorney general of the Show-Me State, Schmitt took on a prosecutorial demeanor and started intensely interrogating Smith about whether he had attended a basketball game pitting the Golden State Warriors against the Atlanta Hawks—a home game for the Hawks, so played in Atlanta—on February 3, 2024.
What was Schmitt going for here? Later in the hearing, it became apparent that he was trying to suggest that Smith, while special counsel, had pursued a vendetta against Trump in cahoots with Fulton County District Attorney Fani Willis, who had brought her own charges against Trump in Georgia—and that Smith had traveled to Atlanta to meet with Willis.
But Schmitt didn’t make any of this explicit at the start, instead launching straight into questions about a basketball game on February 3, 2024. Not understanding where Schmitt was going, a very confused Smith denied having been in Atlanta or attending a Hawks game. Schmitt kept pressing, as reflected in the transcript:
SCHMITT: Is it your testimony that you were not in Atlanta on February 3rd, 2024? Let me just give you a little context…. The day before, Fani Willis came clean with her affair with [fellow] prosecutor [Nathan Wade]. You know the Atlanta prosecutor that was also trying to get Trump? The next day were you in Atlanta?
SMITH: I do not believe so….
SCHMITT: Okay. Did you ever meet Nathan Wade or Fani Willis in your time as special counsel?
SMITH: No.
SCHMITT: What would you say if I had a series of text messages from your team that said you were in Atlanta at a Warrior-Hawks game on February 3rd, 2024, the day after Willis and Wade announced their affair? I don’t think you know that we have this stuff.
Based on Smith’s refusal to admit being in Atlanta, Schmitt told him, “I think you’ve already perjured yourself”—and added, “You will go down as a total dirtbag.”
As it turned out, Schmitt did have texts about a basketball game that Smith attended on February 3, 2024—just not the Warriors-Hawks game. Instead, as Smith explained, he attended a college basketball game featuring Caitlin Clark, in which Maryland hosted Iowa.
Senator Amy Klobuchar (D-Minn.), another former prosecutor, immediately offered her theory of what had happened: Schmitt and his staffers had confused the Atlanta Hawks with the Iowa Hawkeyes. Oops.
If you’re thinking that this sounds like a total disaster for Schmitt, you’re right—and as is often the case with viral videos, written accounts don’t do it justice. Instead, take five minutes out of your day to treat yo’ self by watching the footage.
As you might expect, social media had a field day at Eric Schmitt’s expense. On X, users started coming up with memes involving Schmitt confusing Jack Smith with everyone from actor Will Smith to explorer John Smith.
Online commenters also enjoyed the look of abject horror that crossed the face of Senator Katie Britt (R-Ala.), shown in the image at the top of this post—an image Joe Patrice described as worthy of hanging in the Louvre. As a lawyer by training and a former Capitol Hill staffer, Britt was especially well-situated to understand how humiliating this all was. Her extreme expression—originally captured by a brilliant cameraman from MS NOW, who zoomed in slowly on Britt as she realized the debacle unfolding before her eyes—quickly became the subject of many memes (including one posted by her husband, Wesley Britt).
For his part, Schmitt was unapologetic. In post-hearing interviews, he defended his line of questioning: “We had information, of course, about [Smith] being at a basketball game…. My job is to ask the questions, and his job is to answer the questions”—and answer them Smith did, even if Schmitt didn’t love the responses.
As of now, it appears that no heads have rolled in Schmitt’s office. One staffer, Schmitt’s chief counsel Ethan Harper, was supposed to start a new job in the White House Staff Secretary’s office next week—but whether that move will still happen is unclear, as reported by Sophia Cai of Politico. If I hear more about Harper’s fate, I’ll update this post. According to Cai, “there is no evidence Harper was responsible for the gaffe” (and Schmitt’s office hasn’t assigned blame to anyone in particular).
Judge of the Week: Justice Samuel Alito.
Tomorrow is the first Monday of October, and Supreme Court aficionados all know what that means: the start of October Term 2026. The first case the Court will hear will be Suncor Energy Inc. v. County Commissioners of Boulder County, which concerns whether federal law precludes state-law claims against fossil-fuel companies for injuries allegedly caused by climate change.
When the justices take the bench at One First Street tomorrow morning, one chair will be empty for the Suncor argument: that of Justice Samuel A. Alito Jr. Why? As the Court announced last Monday, Justice Alito “has determined that he will not continue to participate in this case.” The original notification to counsel didn’t explain his reason for recusing. But in an interview on Wednesday with Greg Stohr of Bloomberg, Justice Alito explained that while his recusal wasn’t mandatory, he felt it was “the prudent step,” in light of the fact that his wife owns stock in two energy companies, ConocoPhillips and Phillips 66, that could be affected by the Court’s ruling.
Justice Alito also gave interviews to Jan Crawford of CBS News and Shannon Bream of Fox News, in which he spoke more generally about his tenure on the Court. The full interviews haven’t been posted yet, but excerpts are available on the CBS website and X feed, as well as the Fox News website. [UPDATE (11:30 p.m.): Crawford’s extended interview of Alito is now up on the CBS website.]
Some highlights:
Consistent with the retirement speculation during October Term 2025, Justice Alito considered stepping down at the end of OT 2025. But he decided to stay for at least one more Term, after concluding that he could still make “a valuable contribution” to the work of the Court.
The justice said that retirement is “something I think that somebody at my age has to think about every Term.” (Justice Alito is 76, making him the second-oldest justice behind Justice Clarence Thomas, 78.)
When asked by Jan Crawford to name a case that required courage, Justice Alito cited Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization, which overruled Roe v. Wade. He said that he faced physical threats, experienced harassment, and lost friends as a result of Dobbs.
When asked by Shannon Bream about the identity of the leaker who released a draft of his Dobbs opinion before its official issuance, Justice Alito said he does have an opinion, “but the evidence available at this time is not strong enough for the Court or for me to say this is the person who was responsible.”
And wait, there’s more. Justice Alito wrote an interesting essay for The Wall Street Journal, “Even Originalists Make Mistakes,” outlining a half-dozen analytical errors that can be committed by originalist judges. As noted by Howard Bashman of How Appealing, the piece is adapted from Justice Alito’s forthcoming book, So Ordered: An Originalist’s View of the Constitution, the Court, and Our Country, whose official publication date is this coming Tuesday.
Because he’s in book-promotion mode, Justice Alito appears to be more open to interview requests—and through a publicist at his publisher, Basic Liberty, I have invited him to join me on the Original Jurisdiction podcast. If you’re connected with Justice Alito (and I know some of his former clerks are among my readers), please feel free to put in a good word for me with the justice. We have a number of things in common—New Jersey, Yale Law School, the New Jersey U.S. Attorney’s Office—and I believe we’d have a fun and lively conversation.
Job of the Week: an opportunity for a junior to midlevel international-trade associate.
Lateral Link is assisting a Chambers-ranked boutique seeking an associate with 2–5 years of experience in international trade. Founded by former Biglaw attorneys, the firm advises clients on export and import compliance, sanctions, CFIUS, M&A trade due diligence, and related federal regulatory matters. The ideal candidate has experience at a large firm advising on complex trade and regulatory matters, as well as a keen interest in tracking evolving trade laws and their business impact. The firm offers superb mentorship, the opportunity to lead matters, genuine respect for work-life balance, a billable-hour requirement of 1,500–1,600 hours, and excellent exit opportunities through the firm’s strong network. If you’re interested in a more fulfilling career at a smaller firm, please email Vered Krasna at vkrasna at laterallink dot com.
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Washington Policy Review: October 4, 2026
Today’s Report
1. Overview
2. White House News
3. Truth Social Posts
4. Government Department News
5. Selected Democratic Officials
6. AI & Tech Company News
7. Congressional Watch
1. Overview
The White House announced that the United States and 16 other nations endorsed the Kyoto Vision for a Golden Age of Science at the 23rd Annual Meeting of the Science and Technology in Society Forum. White House Office of Science and Technology Policy Director Michael Kratsios stated that the declaration intends to “renew and strengthen our science ecosystems” via super intelligence. Director Kratsios also said that under President Trump’s leadership, the United States is “leading that charge” regarding new research models.
On Truth Social, Trump shared a photograph of himself with President Xi Jinping and credited tariffs for a new pharmaceutical manufacturing campus in Ohio. Regarding the Kennedy Center, Trump stated the facility is “crumbling” and poses a “great danger,” asserting that intervention requires permission from a “Radical Left Judge, with his Trump Hating lawyer wife.” Regarding elections, Trump contended that polls have “ALWAYS underestimated MAGA” and constitute attempts to “suppress the Vote.” He claimed victory in seven swing states, the popular vote, 86% of counties, and 99% of primaries. He also cited Dick Morris, who claimed Trump’s 47% to 50% approval rating since November 2025 is an unprecedented “level of consistency” and sufficient “to win,” while predicting potential Republican House gains.
The State Department announced that Secretary of State Marco Rubio congratulated the people of Lesotho and His Majesty King Letsie III on the nation’s 60th independence anniversary on October 4, 2026. Secretary Rubio stated that the United States is committed to “strengthening our commercial ties,” citing Convalt Energy’s $6.2 billion hydropower and data center project, and noted ongoing cooperation in health and security. The Department of Health and Human Services announced that President Trump appointed Michael R. Caputo to the President’s Cancer Panel. Secretary Robert F. Kennedy, Jr. stated that Caputo would “help drive a national cancer strategy that prioritizes prevention, innovation, transparency, and results.”
Governor JB Pritzker published a daily schedule for October 4, 2026, stating that he has no public events scheduled for that day.
No relevant records were found for the AI and tech companies listed.
No Congressional Record was found for October 3, 2026.
2. White House News
U.S. Leads International Coalition to Endorse Kyoto Vision for a Golden Age of Science
At the 23rd Annual Meeting of the Science and Technology in Society Forum, the United States and 16 nations endorsed the Kyoto Vision for a Golden Age of Science. Led by White House Office of Science and Technology Policy Director Michael Kratsios, the declaration seeks to “renew and strengthen our science ecosystems” by utilizing super intelligence to accelerate discovery. Director Kratsios stated, “The way we make scientific discoveries has changed,” adding that under President Trump’s leadership, the United States is “leading that charge” regarding new research models.
Reference: Original White House release
3. Truth Social Posts
Trump shared a “beautiful picture” of himself alongside the “Great Leader of China, President Xi Jinping.” Regarding domestic economic policy, Trump credited tariffs for the establishment of a pharmaceutical manufacturing campus in Ohio.
Addressing the condition of the Kennedy Center, Trump stated that the facility is “crumbling” and constitutes a “great danger” to visitors. He asserted that the situation will deteriorate further unless a “Radical Left Judge, with his Trump Hating lawyer wife” permits him to intervene.
Trump contended that polls have “ALWAYS underestimated MAGA” and claimed that such surveys are attempts to “suppress the Vote.” He asserted his victory in all seven swing states, the popular vote, 86% of counties, and 99% of primaries. In the same post, he cited Dick Morris, who observed that Trump’s job approval rating has remained consistently between 47% and 50% since November 2025. Morris noted that this “level of consistency” is unprecedented in fifty years of polling, maintaining that a 49% approval rating is “enough to win.” Morris further stated that generic ballot data suggests Republican gains and the potential for a Republican House victory.
Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump
4. Government Department News
State Department (state.gov)
Secretary of State Marco Rubio congratulated His Majesty King Letsie III and the people of Lesotho on the nation’s 60th anniversary of independence on October 4, 2026. Secretary Rubio stated the United States remains committed to “strengthening our commercial ties” through initiatives like Convalt Energy’s $6.2 billion hydropower and data center project. Additionally, the Secretary noted the United States seeks to build on existing cooperation in health and security while offering “warmest wishes on behalf of the American people.”
Department of Health and Human Services (hhs.gov)
President Trump Appoints Michael Caputo to Cancer Panel
On October 4, 2026, the U.S. Department of Health and Human Services announced the appointment of Michael R. Caputo to the President’s Cancer Panel, an advisory body created by the National Cancer Act of 1971. HHS Secretary Robert F. Kennedy, Jr. stated that Caputo would “help drive a national cancer strategy that prioritizes prevention, innovation, transparency, and results.” Caputo, a cancer survivor and former HHS Assistant Secretary for Public Affairs, will focus on advancing innovation and patient-centered strategies.
5. Selected Democratic Officials
JB Pritzker (gov.illinois.gov)
Daily Public Schedule: Sunday, October 4, 2026
Governor Pritzker has no public events scheduled for Sunday, October 4, 2026.
6. AI & Tech Company News
No relevant AI & tech company updates found for this date.
7. Congressional Watch
Covers the 2026-10-03 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.
No Congressional Record found for 2026-10-03.
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White House defends new press aide who posed with rifle in ‘Fuck Joe Biden’ shirt
Beni Rae Harmony, 24, has been ‘a trusted voice for the Maga movement’ as a correspondent, White House says
The White House has defended a newly hired press aide who posed for a holiday photograph in 2021 wearing a “Fuck Joe Biden” T-shirt and holding a rifle.
Beni Rae Harmony, the new assistant White House press secretary, announced on Friday that she was going to work for Donald Trump just days after covering him as a correspondent for Real America’s Voice, a partisan rightwing outlet originally created as a video podcast platform for the US president’s former adviser Steve Bannon.
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New in SpyWeek: Terror Threat Triggers Emergency B-1 Evacuation from UK Base
B-1 Lancer in UK. (Photo Copyright © Chris Lofting PlaneSpotters.net)Red Alert: The U.S. scrambled to withdraw all 12 B-1 Air Force bombers from a U.K. base “after commanders received new threats about an Iran-backed plot against the installation,” two U.S. officials told The New York Times Sunday evening. “The need to move the bombers out of the base, R.A.F. Fairford was deemed so urgent that some of the planes and their flight crews left while aerial refueling aircraft were still being scrambled to support their flights to the United States,” the Times added. “The withdrawal was highly unusual: Such moves are rarely made so quickly from an allied air base in a peacetime country thousands of miles from a combat zone.” Over the weekend a sixth dual Iranian-British suspect who had been arrested in connection with an alleged plot to bomb the base, which has been used by American bombers in the U.S.-Israeli war against Iran, was released on bail. Five other men were released on bail on Monday, a day after the authorities found no explosives in vans intercepted near the base. Prime Minister Andy Burnham said this week that the British government believes Iran played a part in planning the events that unfolded on Sunday. Iran has denied the accusations.
Pilot Error: Israeli intelligence is taking another beating, this time over its failure to catch would-be FlyDubai hijacker Hamam al-Hammami’s Islamist radicalization, which became clear from photos found on his LinkedIn page, including one showing an El Al aircraft and a photograph of Ayman al-Zawahiri, the former ideological leader of al-Qaeda. Not only was Al-Hammami’s prior grounding as an Oman Air pilot missed, his “social media activity, and the radicalization he underwent, also escaped the notice of those who should have detected it,” said Israel Hyom, the country’s large circulation rightwing tabloid. “The Emiratis will undoubtedly draw their own lessons, but Israelis should be concerned that here, officials are busy celebrating rather than worrying, and that those responsible for the failure are, as usual, avoiding the answers demanded by the disturbing gaps that have now been exposed.” Al-Hammami is undergoing interrogation in the UAE, where Saudi Arabia sent him after the near catastrophic incident.
Walk in the Woods: CIA Director John Ratcliffe was among top Trump national security officials who met secretly Friday at Camp David to discuss options on Iran and Yemen.
Vice President J.D. Vance chaired the unannounced meeting, which included Secretary of State Marco Rubio, Secretary of Defense Pete Hegseth, White House envoy Steve Witkoff, Joint Chiefs of Staff Gen. Dan Caine and Treasury Secretary Scott Bessent, reported Axios’s Trump channeler Barak Ravid. ”The last time a similar meeting took place was in June 2025, just days before Israel went to war against Iran,” he noted. Absent: FBI Director Kash Patel.
Super AI Czar: President Trump announced Sunday that he has picked Jay Clayton, his director of National Intelligence, to lead the White House’s new “Super Intelligence Force,” a group that will “ensure that America continues to lead the World in Super Intelligence” (what he insists on calling AI). Clayton, who has no observable experience in the field, underwent a gauntlet of tough questions in his July confirmation hearing over his scant background in intelligence, among other issues. Before surviving that clash, he was the United States Attorney for the Southern District of New York, and chairman of the U.S. Securities and Exchange Commission (SEC).
FBI Hacks: “Incompetence” allowed the ShinyHunters criminal hacker gang to steal the personnel files of every FBI employee (and applicant), including those noting the assignments of many agents to ultra-sensitive counterespionage, counterintelligence and drug cartel investigations, an agent alleged to MS NOW’s Ken Dilanian and Carol Leonnig. “This was a vulnerability that supposedly they thought they patched, but managed to miss one of the ways to patch it,” the agent said in a text message to the reporters, adding that the cause was “definitely incompetence.” The stolen information “should never have been tied to the Internet, either,” the agent added. “It belonged on our internal system and some dumbass moved it all” to an internet-facing system. The incident comes more than 10 years after China’s cybertheft of more than 20 million records from the Office of Personnel Management (OPM), an event “considered so catastrophic.” noted The New York Times, “that officials and lawmakers vowed to never let something like it happen again.”
FBI Helps Bust GRU Cyber: The FBI partnered with Ukraine’s SBU internal security agency and European counterparts to bust “a large-scale cyber espionage operation” conducted by Russia’s GRU military intelligence agency, authorities in Kyiv announced. “According to the SBU,Russian operatives compromised office and home Wi-Fi routers in Ukraine, the European Union, and the United States to collect sensitive data,” reported The Kyiv Post. “The attackers targeted routers with outdated security protocols and redirected internet traffic through a network of controlled DNS servers.” Estonia, meanwhile, accused Russian agents of setting a fire in August at a plant in Tallinn that manufactures and supplies unmanned vehicles for Ukraine. “The fire at Milrem was consistent with other attacks carried out in Europe on behalf of Russia, Margo Palloson, the director general of Estonia’s national security agency, said in the statement on Tuesday, though he did not provide specific evidence,” The New York Times reported. “Defense companies, especially those that produce and supply drone technology to Ukraine, are a common target, he noted.”
Buh-Bye: FBI Co-Deputy Director Andrew Bailey announced Monday on X that he was resigning to spend more time with his family in Missouri, where he’d been the state’s attorney general. “According to two people familiar with his departure, Bailey had also been annoyed by the recent demotions of two senior counterterrorism agents in the FBI Washington field office,” MS NOW reported. The two veteran supervisors “were removed from their jobs because FBI leadership was dissatisfied with their handling of a threat assessment involving harassing phone calls made to the wife of White House official Stephen Miller,” added reporters Ken Dilanian and Carol Leonnig. “The two people told MS NOW that Bailey was also frustrated at not being named FBI director, a proposal once floated to him after Kash Patel had made numerous missteps and generated headlines that were unfavorable to the administration.” According to a team of New York Times natsec reporters, Patel had “a rocky arrangement” with his two deputy directors, Bailey and Christopher Raia, “a longtime FBI agent and manager.” Patel and Bailey “did not get along, and often went long stretches without speaking to each other, according to multiple people familiar with their interactions who spoke on the condition of anonymity.”Over at The Atlantic, Sarah Fitzpatrick asked: “Is There Anything Kash Patel Won’t Do for Trump Before the Midterms?” “In recent months,” she reported, Patel has pinged FBI officials “in Arizona, Florida, New Jersey, Ohio, and beyond” on the progress of their “election integrity” investigations, “many times with the instruction that ‘this is a big deal for the president’ or “this is a push from 47.’”
Another 9/11 Case Flop: A military judge at Guantanamo threw out the confessions of yet another prisoner accused of helping the hijackers who carried out the 9/11 attacks.. “The 51-page ruling was not immediately released. But lawyers who read it said Lt. Col. Michael Schrama, the judge, suppressed the interrogations of Mustafa al-Hawsawi at Guantánamo Bay in 2007,” reported the New York Times’ Carol Rosenberg. Last month, she noted, the judge also threw out the confessions of Khalid Shaikh Mohammed, “the man accused of being the mastermind of the plot that killed nearly 3,000 people.” The confessions of three of the four men charged in the death penalty case now have been thrown out due to torture and other issues. “A detainee who is shackled, transported to a former C.I.A. black site, and intentionally kept ignorant of both his right to remain silent and the inadmissibility of his prior coerced confessions, cannot be said to be making an ‘essentially free and unconstrained choice,’” Judge Schrama wrote of Hawsawi.
SEAL Fall Guy: Newly declassified summaries of the CIA Inspector General’s 2005 report on the death of Manadel al-Jamadi in Iraq’s notorious Abu Ghraib prison in 2003 finally absolve a former Navy SEAL, Dan Cerrillo, “who went to his grave insisting he’d taken the fall for a killing the CIA committed,” writes SpyTalk Contributing Editor Seth Hettena in his After-Action Report substack. The documents “line up with what Dan always suspected: the CIA killed Jamadi, covered it up, and then allowed Dan and his teammates in SEAL Team Seven’s Foxtrot Platoon to take the blame … but they arrived too late for him to read them. Dan died of a heart attack at age 50 in 2023.”
Get Smart: The Pentagon is partnering with the CIA’s In-Q-Tel to “scout” for advanced technology breakthroughs. “IQT’s primary mission has been fostering companies to serve the tech needs of the Intelligence Community, with the military as a secondary emphasis,” reports Breaking Defense. “But the new partnership has IQT performing ‘technology scouting and technical due diligence’ for the Defense Department and serving as a feeder into Pentagon development and production pipelines.” In-Q-Tel has helped finance startups like Anduril and Palantir.
UFO Preppers: Washington “has a preparedness plan in place should the existence of nonhuman intelligence” in those pesky unidentified flying objects “be confirmed,” Jennice Vilhauer, a clinical psychologist and member of an official advisory board recently revealed in her Substack column. Panic can be expected. But government agencies, especially the CIA, are withholding vital files that would help further understanding the physics of “Unidentified Anomalous Phenomena,” or UAP, which has replaced the much denigrated UFO moniker—scientists told Ilan Greenberg for a fascinating piece in the latest edition of told Politico Magazine, “Trump Promised the Truth About UFOs. These Scientists Are Waiting.”
Come to Jesus: British spy chiefs are not scrutinised enough, a former top lawyer for the counterintelligence agency MI5 says. David Bickford called for parliament to launch televised hearings along the lines of the U.S. Senate’s Church Committee, which conducted investigations into U.S. intelligence abuses in the 1970s. (Telegraph)
NatSec news these days seems more frightening than ever. Take AI alone: Some insiders say it could destroy all of humanity by the end of the decade. (Sharon Weinberger throws cold water on that.) In any event, we’re determined to get to the bottom of its use and misuse by US intelligence. You can help by taking out a no-obligation, 7-day free trial. Reporting is really a team sport. Thanks!
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[Brochure] Face à la loi Ripost, les teufeur.euse.s organisent la riposte
[Publié à l’origine sur des sites du réseau mutu]
Version brochure : page par page ou livret à imprimer
Camille fait partie d’un sound system entre Bordeaux et la Bretagne. Il est aussi membre de Tekno Anti Rep, qui s’oppose à la loi Ripost qui vient de passer à l’Assemblée. On discute avec lui de l’aspect subversif de la Free Party, ainsi que de la manière de la défendre dans notre contexte autoritaire et répressif.
Salut, est-ce que, pour commencer, tu veux te présenter ou présenter tes collectifs ?
Je m’appelle Camille, je fais partie de Tekno Anti Rep. C’est un collectif qui est principalement centré sur la réponse médiatique, sur l’analyse politique et sur le fait d’organiser tout ce que va être la lutte contre la répression des Free Party. Il y a beaucoup de pôles différents. En ce moment, notre travail porte principalement sur la question de la loi Ripost.
Très récemment, en juin-juillet, il y a eu les Manifestives, qui existent depuis pas mal d’années, et dont le format depuis 2022, est à l’initiative de Tekno Anti Rep. C’est un événement massif, médiatique et populaire. Le but est depuis le début de le rendre accessible, notamment pour un public qui n’est pas forcément accoutumé aux Free.
Justement, tu peux expliquer ce qu’est une Free, et peut-être aussi la mettre en comparaison avec d’autres types de fêtes ?
La Free Party, ce qui la définit principalement, c’est le fait de faire une soirée qui ne va pas être déclarée et qui, en général, va être faite dans un endroit qui n’est pas le nôtre, donc un endroit privé. Le début du mouvement en France remonte à peu près aux années 90, porté notamment par des sound systems connus comme Les Heretik. Il avait déjà commencé en Angleterre avec les Spiral Tribe.
Ça a été une volonté de se dire qu’on n’a pas envie d’être tout le temps encadré dans nos pratiques festives. On a envie de pouvoir faire la fête comme on veut, sans payer des centaines d’euros en sécurité, en encadrement, tout ça, donc on va faire nos soirées nous-mêmes. On va créer la fête libre.
Il y a eu la très fameuse soirée dans la piscine Molitor à Paris. Je pense que c’était un des moments les plus connus des débuts de la Free Party. Et petit à petit, ça a essaimé un peu partout en France, jusqu’à avoir une communauté très forte au début des années 2000. Et du coup, c’est vraiment une réponse à tout ce qui a été fait autour du monde de la nuit, qui a été de mettre des consommations, des prix d’entrée très chers sur les festivals, les boîtes de nuit. L’idée est de se réapproprier la fête. On veut qu’elle soit accessible à tou.s.tes, qu’elle soit émancipatrice, et que tous les publics, même les plus marginalisés, puissent en faire partie. C’est un véritable lieu d’émancipation.
Depuis son apparition dans les années 90, quelles sont les évolutions que tu vois ?
À la base, on vient d’un milieu qui était très précarisé, très populaire, très punk. Donc on avait une identité qui était extrêmement forte. Et petit à petit, ça s’est démocratisé tout au long des années 2000. Il y a eu des publics de plus en plus jeunes qui sont venus, et aussi de plus en plus ouverts aux questions sociales et environnementales.
Il y a eu une grosse évolution dans les pratiques et dans les mentalités sur deux questions en particulier. La première, c’est la question de la drogue et de la réduction des risques. On a vu de grosses associations et des collectifs de bénévoles intervenir sur le sujet, par exemple en cherchant à proposer un cadre aux gens qui consomment des drogues.
La deuxième, c’est la question des violences sexistes et sexuelles. Il y a eu une très grosse remise en question et une volonté d’amélioration à propos de ces sujets-là, parce qu’effectivement, il y a 30 ans, ces problématiques n’étaient pas aussi considérées qu’aujourd’hui. On a eu notamment des brigades safe qui ont commencé à voir le jour. Et donc effectivement, quand on prend la teuf aujourd’hui, elle est beaucoup plus politisée, beaucoup plus consciente des systèmes d’oppression qu’elle ne pouvait l’être au début.
Il y a un aspect important de la teuf qui est l’aspect technique. Quelle que soit l’ampleur de la teuf, elle demande un apport matériel. On a tou.te.s en tête l’image des caissons, par exemple. Cela nécessite un certain nombre de savoir-faire, de connaissances techniques, de la débrouille, surtout que souvent, les gens les construisent elleux-mêmes.
En général, c’est à peu près toujours le même principe au début de la création d’un sound system. C’est un groupe de personnes assez jeunes (en général, on commence à évoluer dans cet univers vers 17-18 ans), et quasiment toujours autodidactes, qui apprennent tout par elles-mêmes, notamment en matière de show light, de mapping, de son, etc., même si on peut souvent voir des « grand.e.s » de la teuf qui vont aider.
Après, ça peut évoluer vers de la professionnalisation. Il peut y avoir des gens qui rentrent dans le BTP et qui vont s’occuper des échafaudages, d’autres qui rejoignent des entreprises de location… Mais on est quand même sur des compétences qui partent généralement de rien, et des sound systems où les personnes acquièrent d’elles-mêmes des savoir-faire vraiment pro au fur et à mesure des événements. Et au bout d’un moment, ça peut donner de gros sound systems avec beaucoup de gens qui taffent dans l’événementiel, qui ont des compétences pro, alors que ça n’était pas forcément le cas au début.
Au niveau du son, qu’est-ce qu’on écoute dans les Free ?
C’est beaucoup de tekno. C’est un peu ce qui a été la base du mouvement, avec aussi beaucoup d’influences de la Jamaïque, comme le dub et le reggae. Maintenant, ça a tendance à évoluer et à s’ouvrir à des influences plus variées, comme la bass music ou à des styles plus guinguette. Cette diversification se voit aussi au niveau des line-ups, où on trouve beaucoup plus de personnes queers, en tout cas, hors mecs cis, et qui s’ouvrent à d’autres styles, plus variés. Du coup, même si ce n’est pas le cas de toutes les Free Party, on voit une volonté de se diversifier et de proposer autre chose que de la tekno.
Pour les styles, c’est un peu un cliché dans la Free Party qui nous fait rire, mais c’est aussi vrai, la Bretagne est connue pour être vraiment la zone hardcore, avec toutes les musiques les plus fortes, les BPM les plus élevés, les kicks les plus véners… Tous les styles de hard music, hardstyle, techno hardcore, frenchcore, c’est vraiment une des spécificités de la Bretagne.
Et à l’inverse, le Sud est plutôt dans des styles un peu plus tranquilles ou légers,
si je peux dire, donc plus mental, tribe, acid, même des styles plus ginguette, plus bass, tout ça. C’est quelque chose qui se vérifie assez bien. Nous, dans la région, on va dire Bordeaux et les Landes aux alentours, c’est vraiment plus ce style de musique-là. On a assez peu de hardcore.Il y a eu des gros moments de Free Party au niveau des Landes, qui sont connues pour avoir accueilli beaucoup de teufs pendant longtemps. Mais il y a eu un basculement pour toute la scène Free Party au moment du Covid, et un pic de répression à partir de 2019. À partir de là, ça a été beaucoup plus compliqué de faire des teufs dans ce coin. Avant ça, c’était extrêmement régulier et ça se passait extrêmement bien. Assez récemment, début avril, il y a eu un très gros Multi-Sons dans les Landes, qui a réuni plus de 5000 personnes. Ça a été énorme pour le Sud-Ouest, et ça a surpris les organisateur.ice.s qui ne pensaient pas avoir autant de gens. Donc même s’il y a beaucoup moins d’activités qu’avant, les Landes restent une terre de la Free.
Bordeaux, de son côté, n’est pas un milieu de la Free Party, mais plutôt de la rave légale. Il y a une très grosse communauté techno à Bordeaux, énormément de collectifs, d’associations… Le sound system bordelais le plus réputé, c’est Leaf Sound System. Ielles sont connu.e.s pour de très grosses soirées pirates. Il y en a eu une l’année dernière en plein Bordeaux, dans un hangar abandonné au niveau de la Base Sous-marine, qui a réuni 2000 à 3000 personnes et qui a été organisée sur des bases politiques. Ielles ont fait une lettre ouverte où ielles envoient bouler le préfet. Ça a été une énorme réussite, ielles ont même réussi à ne pas se faire saisir.
On peut faire de nombreux liens entre le milieu de la teuf et les milieux politiques, tant dans les codes que dans les manières de s’organiser. Il y a des ressemblances avec certaines dates des Soulèvements de la Terre, comme par exemple dans le fait de faire irruption et de créer un camp en quelques heures, qui est capable d’accueillir des centaines, voire des milliers de personnes malgré l’opposition des keufs. Est-ce qu’il y a des liens établis ? Et pour ceux qui doutent que la fête soit politique, qu’est-ce que tu veux leur dire ?
Pour commencer, sur la question des oppressions et de la manière dont la teuf voit ça, on a toujours eu une volonté d’être un peu un sanctuaire et un lieu où toutes les personnes marginalisées et oppressées, quelles qu’elles soient, puissent être là. En fait, il y a beaucoup de gens maintenant qui considèrent que la teuf ou la Free Party sont les seuls endroits où elles se sentent safe et où elles peuvent vivre pleinement leurs envies. Du coup, il y a vraiment cette volonté de rendre la teuf la plus safe possible, pour que tout le monde puisse s’y sentir bien. Et on va dire que maintenant, les gens qui se définissent teufeur.euse.s, c’est plus qu’une activité, c’est vraiment un style de vie. Il y a des gens qui vivent et agissent vraiment pour la teuf.
C’est pour cela que la loi Ripost est aussi terrible d’ailleurs, et qu’il y a des gens qui défendront de leur vie la Free Party tellement c’est important dans leur quotidien. Effectivement, créer ces lieux safe est une volonté politique qui n’avait peut-être pas été autant conscientisée au début de la Free Party, mais qui au fur et à mesure des années s’est vraiment concrétisée et a été de plus en plus théorisée par certain.e.s acteur.ice.s du mouvement.
Il y a eu des grands moments de politisation de la teuf, notamment les Teknivals. En gros, un Teknival, c’est une semaine où tous les sound systems de France se réunissent pour essayer de faire la plus grosse fête libre possible quelque part. Tous les Teknivals ont toujours été faits avec des objectifs politiques extrêmement clairs, comme de répondre à un enjeu du moment, notamment lors de la présidence de Sarkozy, ou à certains moments forts de la répression. Il y a vraiment eu une grosse conscientisation de la puissance politique que pouvait avoir la teuf à ce moment-là.
Ce qui est intéressant, c’est de voir que dans les pratiques des teufeur.euse.s, on est sur une pratique constante de l’illégalité. Encore une fois, les gens ne se rendent pas vraiment compte, mais le.a teufeur.euse passe son temps à essayer de niquer le système. On passe notre temps à chercher comment bien planquer les affaires qu’on a sur nous, comment éviter tous les barrages de keufs, prendre les petites routes, suivre un convoi, comment rentrer sur site, comment sortir, on utilise tou.te.s Signal pour ne pas se faire remarquer, comment chopper du matos… Et en fait, même inconsciemment, tou.te.s les teufeur.euse.s sont constamment dans comment réussir à passer outre le système et ses codes répressifs, que ce soit dans les moyens d’actions ou dans les manières de penser et de fonctionner. Il y a donc beaucoup de liens qui peuvent être faits avec les groupes militants.
Tu citais les Soulèvements de la Terre, je trouve que c’est vraiment pertinent. Quand on voit l’organisation d’une grosse Free Party ou d’un Teknival, on est extrêmement proche de ce que les SDT ont pu faire à de nombreuses dates. Le fait de vouloir tenir un espace pendant longtemps de manière autogérée, en proposant de la nourriture, des bars, des stands, la fête, effectivement, c’est vraiment très proche. Et surtout, ça veut dire que pendant une semaine, on va avoir à gérer 40 000 personnes de manière complètement autonome, et ça se passe infiniment mieux que dans n’importe quel autre festival qui peut être encadré en France.
Du coup, sur la question de savoir si la teuf est politique, effectivement c’est l’un des gros combats de Tekno Anti Rep de le rappeler constamment : évidemment la teuf est politique ! Les teufeur.euse.s sont des acteur.ice.s politiques extrêmement important.e.s. Il y a de plus en plus de documentation, d’influenceur.euse.s, de vulgarisateur.ice.s qui font ce travail-là : expliquer, faire prendre conscience à tout le monde à quel point c’est le cas. Encore une fois, c’est quelque chose qui a pris un long, long chemin pour en arriver là. Mais maintenant, je pense qu’on a un public de teufs qui est beaucoup plus conscient et alerte sur ces questions-là qu’il ne pouvait l’être il y a quelques années.
Les milieux teufs et politiques connaissent des répressions accrues. Ces derniers mois, on a en tête de nombreuses images de violences policières sur des teufs : des flics qui cassent à la hache du matériel de son, qui répriment et qui gazent des gens, ou encore qui tirent à balles réelles sur un chien, comme il y a peu en Bretagne. Ce sont des teufs qui sont constamment survolées par des hélicoptères, qui sont encadrées par des centaines de flics, et sur lesquelles les préfets et les ministres font leur com’ politique en mettant la pression. On sent que ça va avec une vague autoritaire qui prend toujours plus de place en France et qui s’abat sur les rares espaces de liberté que les gens s’octroient.
Oui, complètement. C’est un très gros facteur de politisation pour les teufs. Sans vouloir tout généraliser, il ne faut pas oublier qu’à la base, la teuf est un milieu assez masculin, blanc et rural. Ce sont des personnes qui, en général, n’ont pas forcément été exposées à la violence policière. Cela a été le même phénomène avec les Gilets Jaunes. Beaucoup de teufeur.euse.s ont connu la répression policière en teuf. Ça les a choqué.e.s et politisé.e.s extrêmement vite. Il y a eu un peu des électrochocs de violence dans la répression des Free Party comme, par exemple, la mort de Steve à la Fête de la musique de Nantes en 2019, assassiné par les forces de l’ordre. Cela a été un moment extrêmement dur, qui a créé beaucoup de mobilisations. Les amplis pétés à la hache dont tu parlais, c’était à Redon, la répression de teuf la plus violente qui ait jamais eu lieu. Il y a un jeune qui a perdu la main, plusieurs dizaines de blessé.e.s. L’objectif n’était même pas de saisir, mais juste de détruire le plus de matos possible. Ça a été extrêmement violent.
Donc effectivement, pour tou.te.s les teufeur.euse.s qui disaient : « la teuf, c’est pas politique, on est en dehors de ça, on veut juste faire la fête, on n’a pas de lien avec ce qui se passe au niveau national », ça les a forcé.e.s à prendre position, à réaliser qu’évidemment la teuf est liée avec ce qu’il se passe, avec la politique, l’État, et qu’on ne peut pas faire autrement. Du coup, je dirais que depuis le pic répressif du Covid, on a eu une politisation accélérée du mouvement, et une répression accélérée du mouvement aussi. Maintenant, c’est très assumé en teuf, les gens se disent antifascistes, sont clairement anti-répression. Ça l’a toujours été, mais du coup, maintenant, c’est beaucoup plus théorisé et poussé que juste des slogans antiflics comme ce qu’on pouvait avoir avant.
Ce qui est assez marquant dans ce qu’on voit en teuf, c’est de voir le niveau très élevé d’organisation, le niveau de détermination que ça demande, le fait qu’elles soient à prix libre… Ce que proposent les organisateur.ice.s, c’est un immense acte de générosité qu’on trouve assez rarement ailleurs.
C’est vraiment une des priorités de la Free Party, qu’elle soit accessible à toutes et tous. C’est aussi pour les gens qui n’ont pas de moyens. Effectivement, c’est sur le principe de la PAF, la participation aux frais. La donation moyenne, on va dire, par personne, elle est de 3-4 euros. Dans la majeure partie des cas, ce n’est pas suffisant pour rembourser les frais de la Free Party, donc on va être sur des sound systems qui sont constamment déficitaires dans leurs frais. Encore une fois, c’est un choix, c’est assumé. C’est le prix de faire des fêtes libres. On n’est pas là pour faire de l’argent, ni pour s’enrichir sur le dos des gens.
En général, tout l’argent qui est fait sert soit pour une prochaine Free Party, soit pour dédommager le propriétaire du terrain, s’il y a eu des dégâts qui ont été faits, soit pour aider les personnes victimes de répressions, ou tout simplement à payer les frais fixes, les locations de matos… Mais du coup, dans l’ensemble, la Free Party ne génère pas de sous. C’est vraiment une volonté très forte et on ne verra jamais une Free Party demander un prix d’entrée et ça, c’est dans nos principes les plus fondamentaux.
Tu disais qu’il y avait une filiation avec le mouvement punk. Je trouve que ça se ressent. Déjà, il y a des clins d’œil musicaux, des remixes punk, des Béru ou autres. Il y a aussi des styles esthétiques engageants, en termes vestimentaires, de tatouages… Mais aussi, c’est une manière de vivre la vie, avec à la fois des événements qui font communauté, où les gens font attention entre elles.eux, et aussi une part assez nihiliste, que ce soit dans la manière de s’imposer sans négociation ou encore dans l’extrême présence de la drogue. J’ai l’impression que ces deux choses-là sont liées, cette manière de faire communauté, ce qui fait du bien à un tas de personnes qui ne retrouvent pas ça ailleurs dans la société, et un aspect plus nihiliste.
Dans l’identité de la teuf à la base, il y a vraiment le milieu punk et l’identité anarchiste. C’est vraiment deux très grosses influences du milieu de la Free Party. On retrouve partout un tas de signes, que ce soit les musiques punk, les A cerclés tagués absolument partout, les ACAB… Quand on parlait de style de vie, dans une Free Party, on retrouve des codes sociaux qu’on ne va voir nulle part ailleurs. Lorsque l’on vit dans la vie de tous les jours, il y a tout un tas de comportements qui vont être considérés comme associaux, bizarres, gênants, et pas du tout en teuf.
Ce qui fait qu’en fait, tu peux faire tout un tas de choses en teuf qui vont être considérées normales. Ça va être de te rouler dans la boue avec tes potes, prendre de la drogue, faire des trucs ou des grimaces ou des danses complètement bizarres. En fait, tout le monde va trouver ça normal. Ce qui est assez émancipateur, car chacun.e est complètement libre de faire ce qu’ielle souhaite et personne ne va être mis mal à l’aise vis-à-vis de ça. Il y a une très grosse tolérance vis-à-vis de la nudité, ainsi que de tout un tas de comportements tant qu’ils ne mettent pas les autres en danger et qu’ils vont pas recréer des moments d’oppression.
Vis-à-vis de la drogue, dans le reste de la société, les gens ne vont pas se montrer quand ielles en prennent. Là, elle est complètement acceptée et les gens ne se cachent pas, ce qui donne cette impression qu’elle peut être omniprésente. C’est juste que les gens comme ielles n’ont pas cette peur de la répression, se permettent ça. Ça peut cringer des gens qui ne sont pas forcément adeptes de la Free Party. Ça crée aussi des moments de vie un peu hors du temps, avec des gens qui se permettent tout, qui sont à l’aise avec tout et je pense que ce sont des moments très, très forts qui font que ce type d’expérience soit aussi important pour les gens qui les vivent.
Par exemple, il y a quelques temps, il y a eu une magnifique teuf en Bretagne. Il s’agissait d’un hommage à un des membres du sound system mort d’un suicide un an auparavant. D’un côté, l’hommage, par l’ampleur de l’organisation, le nombre de gens présents, la beauté du moment, la générosité et la deter des orgas, la durée particulièrement longue, était extrêmement touchant, autant on peut être déstabilisé par une présence aussi grande de la drogue dans un tel moment.
Du coup, tu fais référence à l’Hommage à Babass en Bretagne, qui a été une teuf très attendue de par la symbolique qu’elle avait. Effectivement, c’est vrai qu’on va souvent retrouver des teufs hommages à certaines personnes décédées. Il y a une réalité qui est quand même parfois plus dure ou plus sombre et dont on ne parle pas forcément. On est quand même sur des milieux qui vont être très précaires, très prolétaires on va dire, et il y a quand même régulièrement des décès, des overdoses, des histoires un peu tragiques, donc effectivement ce n’est pas la première fois qu’on a ce genre d’hommage. Il y avait eu un cas une première fois qui, est très célèbre, dans le sound system des Heretik dont on parlait au début. Il y a eu plusieurs décès dus à du monoxyde de carbone, et ça avait été une grosse émotion dans le milieu.
Après, sur la question de la drogue, je ne pense pas que ce soit un souci vis-à-vis de l’hommage en tant que tel. La question, c’est plutôt, à quel moment ça va devenir un souci de santé aussi pour les teufeur.euse.s. On a quand même une très grosse présence maintenant de la kétamine dans tous les milieux, parce qu’elle n’est pas chère, parce qu’elle est facile à se procurer, et c’est pour cela qu’on a beaucoup de vigilance au niveau des collectifs de réduction des risques. Il y a la volonté de se dire que chacun.e peut faire ce qu’ielle souhaite, peut consommer ce qu’il veut. Pour autant, il faut aussi se rendre compte que l’on peut avoir des dépendances à l’alcool, au tabac et à la drogue. C’est un vrai souci de santé où il faut qu’on soit tou.te.s vigilant.e.s, au problème de l’overdose ou de la surconsommation de drogues. C’est quand même un sujet assez compliqué qui revient assez souvent.
De plus en plus, le milieu de la Free est attaqué par la répression. Cela se joue par la multiplication des amendes à la sortie des teufs et par les tentatives de saisie du matériel par la police. L’idée est de mettre à mal les capacités matérielles et financières des collectifs qui organisent. Parfois, on entend certaines personnes qui ont participé à des Free considérer que payer 135€ d’amende en sortant, c’est le prix à payer. Cela pose quand même problème, parce que ces 135€, ils ne reviennent pas aux collectifs qui les méritent, mais à l’État qui réprime.
Comme je disais, la répression s’accentue depuis 2019 et il y a eu un nouveau pic à la fin de l’année 2025. On est passé d’une forme de contrôle qui passait principalement par des amendes à l’aide de très gros dispositifs qui empêchaient tout le monde de sortir, à des interventions directes sur site avec des moyens conséquents. Du coup, ça amène à des affrontements et beaucoup de blessé.e.s côté teuffeur.euse.s. Ce sursaut de violence de la part de l’État était sûrement en lien avec la préparation de la loi Ripost. Bien sûr, ce n’est pas toujours le cas. La plupart du temps, cela va être de gros dispositifs qui verrouillent absolument toutes les sorties pour mettre un maximum d’amendes à tout le monde.
Heureusement, dans l’ensemble, le.a teufeur.euse est assez inventif.ve et essaye de s’échapper par tous les moyens possibles. En général, on va avoir l’acceptation de se dire que le.a conducteur.ice va forcément prendre une amende et les passager.e.s vont passer par la forêt et réussir à trouver un autre moyen de sortir, mais il y a des situations où, quand même, c’est assez difficile. Le cas le plus marquant, c’était le Tekwest en 2024, sur l’aérodrome de Quimper, où il y avait eu une amende record de 1,7 million d’euros sur le dos des teufeur.euse.s et 340m³ de matériel saisi. Du coup, effectivement, ça pose la question de se dire qu’il ne faut pas non plus que la Free Party finance l’État.
Je pense que c’est aussi à nous d’être toujours plus inventif.ve.s sur les moyens de déjouer le dispositif policier. Les milieux militants auraient plein d’idées et de moyens de nous aider par rapport à ça. Il y a toujours plein de stratégies, de possibilités pour contourner le dispositif. Plus on se formera, plus les sound systems seront préparés à ces choses-là, plus on arrivera à faire bloc contre la répression.
Le pic de répression s’est accompagné de la création d’une figure politique et médiatique qui est le.a teufeur.euse, avec la tentative de la mettre constamment en opposition, notamment avec le milieu agricole. La Coordination Rurale s’est immiscée là-dedans, en mobilisant ses adhérent.e.s contre de potentielles teufs dans les parages, et en assumant des descentes punitives, violentes, en toute impunité. Cette construction invisibilise tous les autres aspects et a permis de mener directement à la loi Ripost. Qu’en penses-tu ?
Comme plein d’autres communautés (que ce soit les gens du voyage, les personnes vivant en banlieue, etc.), il y a un matraquage médiatique énorme qui est fait sur les teufeur.euse.s. On est représenté comme des sauvages, des drogué.e.s, des marginaux.les. Cela marche assez bien, notamment chez les plus vieilles personnes et on peut des fois ressentir une hostilité. Mais ce qui est amusant aussi à voir, c’est que sur le terrain, avec les riverain.e.s, ça se passe toujours très bien. Tou.te.s les maire.sse.s locaux.les le reconnaissent, les terrains sont rendus nickels, il y a rarement des problèmes. Les riverain.e.s dans l’ensemble, sont content.e.s de nous voir, ça fait tourner la boulangerie, les commerces du coin.
Ce qui est intéressant aussi à voir, c’est le double jeu que va jouer l’État qui va stigmatiser d’un côté alors que de l’autre côté, il est très conscient de notre capacité organisationnelle. Que ce soit sur des manifestations ou des organisations légales, on va avoir, dans l’ensemble, des dispositifs policiers qui vont être extrêmement faibles, parce qu’ielles savent qu’en général, ça se passe très bien, qu’il n’y a pas de déchets, qu’il n’y a pas de problèmes.
Concernant les agriculteur.ice.s, on note une montée de la conflictualité principalement liée à la montée de la Coordination Rurale, où là carrément, maintenant, il y a « des groupes de vigilance Free Party » où ils vont envoyer des SMS pour prévenir les agriculteur.ice.s quand il y a des risques de teuf. Depuis deux ans, ça s’est vraiment multiplié. Ielles vont tenter d’empêcher l’installation, vont bloquer toutes les sorties avec des cailloux ou du fumier. On a eu des attaques de tracteurs. Ielles arrivent et vont péter les voitures, essayer de faire sortir la Free Party.
Ça, c’est principalement avec les syndicats agricoles, car après, si on parle uniquement avec les agriculteur.ice.s de manière générale c’est différent. Quand ça arrive qu’il y ait des Free Party qui sont posées sur des terrains qui devaient être cultivés, il y a un accord qui est trouvé avec l’agriculteur.ice, et il n’y a pas de plainte qui est posée. Tout se passe bien. Le vrai souci en fait, c’est que, systématiquement, les keufs vont mettre à fond la pression sur le.a paysan.ne pour qu’ielle porte plainte. On se retrouve à avoir des paysan.ne.s qui ont le couteau sous la gorge pour porter plainte, alors qu’à la base, ça se serait arrangé à l’amiable, voire avec des dédommagements. Donc, cette conflictualité entre agriculteur.ice.s et teufer.euse.s, elle est en grande majorité alimentée par l’État qui ne veut surtout pas avoir une alliance possible entre nos milieux.
Avec la Confédération Paysanne, il y a déjà plusieurs liens qui ont été faits au niveau local et national. Nous sommes dans une volonté de convergences des luttes. C’est assez donnant-donnant : nous, on peut prêter du matos pour les fêtes du village, on peut aider à la logistique, et on peut voir après ce qui peut être fait sur les terrains. Aussi, en Bretagne par exemple, il y a eu des tentatives de créer des ponts entre paysan.ne.s et teufeur.euse.s, pour mettre des terrains à disposition, et encore une fois, ça a été saboté au niveau national par les ministres de l’Intérieur. Ça peut aussi arriver quand il y a des préfets qui sont favorables à trouver des terrains d’entente. Ielles se font couper l’herbe sous le pied par leur hiérarchie.
Cela nous emmène à cette fameuse loi Ripost qui vient de passer et qui a été très largement contestée. Elle a aussi été surnommée la loi Fourre-Tout. Est-ce que tu peux nous en parler un peu ?
En fait, la loi Ripost, c’est un peu l’aboutissement d’années à vouloir détruire la Free Party. Évidemment, on n’est pas les seul.e.s visé.e.s par cette loi. Il y a également le fameux « Permis de tuer » qui instaure une présomption de légitime défense pour les keufs qui ouvrent le feu. Il y a un durcissement contre les rodéos urbains, les squats, l’usage de mortiers, etc. Concernant les teufs, elle criminalise les organisateur.ice.s qui risquent entre autres une peine pouvant aller jusqu’à 2 ans de prison et 30 000 € d’amende, tout comme les participant.es qui peuvent recevoir jusqu’à 6 mois de prison et 7500 € d’amende. Il y a aussi le fait que n’importe qui peut être assimilé à l’organisation, même des bénévoles. À la base, ça incluait les bénévoles RDR, mais ça a été retiré au dernier moment pendant les débats à l’Assemblée.
Du coup, on s’oriente sur une loi qui serait complètement destructrice pour la Free Party. Beaucoup de sound systems sont toujours prêts à continuer à poser malgré les risques, mais le fait de taper au portefeuille des participant.e.s, c’est le meilleur moyen d’assécher la Free, déjà qu’il y avait de moins en moins de personnes qui étaient prêtes à mettre 135 euros qui est l’amende actuelle. Là, des amendes à 7500 euros, personne ne pourra se permettre, l’amende forfaitaire delictuelle, sera elle de 500 euros. L’Italie a connu une loi similaire. Le milieu de la Free était beaucoup moins structuré et n’a pas survécu à ça. Maintenant, les teufeur.euse.s italien.ne.s viennent en France. Alors oui, cette loi-là, c’est la fin de la Free Party comme on la connaît, on va dire, et ça va être une nouvelle forme d’organisation collective qui va prendre place.
Quelles sont les nouvelles formes d’organisation collective que tu imagines ?
C’est vraiment le gros débat actuellement au sein des sound systems ou au sein de Tekno Antirep : quelle forme ça va prendre. On se rapprocherait de teufs beaucoup moins fréquentes, mais beaucoup plus massives et protégées. Genre une seule teuf par mois par exemple, mais où tous les sound systems convergeraient avec le maximum de public pour la défendre et éviter les contrôles. Donc, on pourrait imaginer des manières beaucoup plus pirates et potentiellement beaucoup plus offensives de faire la Free Party. Si c’est nécessaire d’aller forcer les barrages policiers, quand il le faut, d’aller empêcher les flics d’arriver sur site, de faire sortir les participant.e.s et le matos en convoi d’une manière déter ou alors uniquement des Free Party suicides qui seraient financées par des réseaux d’entraide et de solidarité dans les villes. Ça, c’est déjà un truc qui se voit assez souvent.
Il faut que tu expliques ce que c’est.
On va dire qu’il y a plein de types de matos quand on fait de la Free. Cela peut être de très beaux caissons qui vont vous coûter très cher, ou du vieux matos fait à la chaîne, facile à faire. Quand on parle de soirées suicides, l’idée est de faire la soirée et de laisser tout le matos ou une bonne partie, sur place. Ça évite de cramer les organisateur.ice.s, de donner des noms. Donc voilà, la Free va connaître une énorme mutation. Moi, je pense que le plus important, ça va être de très gros réseaux d’entraide et de solidarité dans toutes les villes, que ce soit pour faire des actions, pour faire des caisses de soutien, pour soutenir les sound systems, ou même pour s’allier aux autres luttes locales. On est vraiment sur un bras de fer qui va durer très longtemps.
Qu’est-ce qui a déjà été fait contre la loi Ripost ?
La majeure partie du travail, ça a vraiment été un travail légaliste avec beaucoup d’associations qui étaient assez au fait de ces questions-là, telles que Technopole, Freeform, la LDH ou encore Amnesty. Il y a aussi eu un gros soutien de la part des député.e.s de la France Insoumise qui ont placé des amendements pour bloquer les pires parties de la loi. Il y a eu d’énormes contre-rapports, des débunkages de tous les arguments du pouvoir. Tekno Anti Rep notamment, a vraiment été là pour fournir en arguments tou.te.s les député.e.s qui en avaient besoin, car la majorité n’y connaissait pas grand-chose.
Après, il y a eu la grande vague de Manifestives en juin. Pour l’avoir vu de l’intérieur, il y a vraiment eu un espoir de se dire qu’on pouvait gagner légalement, réussir à changer les textes, faire des amendements, etc. Malheureusement, la loi est passée. On est donc sur tout un autre registre d’actions qui peut être fait. Dans toute la France, il y a des actions qui ont lieu, et dans certaines villes comme à Bordeaux, il y a des Assemblées Générales qui se tiennent. Comme nous, les orgas, on est assez fatigué.e.s, c’est grâce à la mobilisation du public qu’on va réussir à donner un second souffle. On va gagner en diversité d’action, on va aller vers une convergence des luttes. C’est ce qui a permis en juillet, d’occuper pendant un bout de la nuit la flèche de Saint-Michel dans une ambiance magnifique et revendicative.
Tu disais que les Free, c’était notamment pas mal de gens qui venaient du milieu rural. Pendant longtemps, elles se sont faites dans les bois, dans les champs ou dans les hangars désaffectés en périphérie des villes. Là, il y a aussi un enjeu à revenir en ville pour porter la lutte.
C’est quelque chose qui est assez réfléchi de se dire qu’on a envie de taper là où on nous entend le plus, à savoir en ville. C’est un objectif politique de se dire que, si on nous empêche de faire la fête tranquillement dans les campagnes, là où on fait chier personne, on va venir poser en plein milieu de vos centres-villes et là, on va nous entendre. Même si parfois, il y a une grosse répression, comme à Lyon en avril à la Dés’astres Urbaines, il y a toujours une volonté de se dire qu’on va aller là où ielles ne veulent pas qu’on soit. Il y a une très grosse culture des teufs sauvages dans les villes. C’est quelque chose qui va se multiplier à mon avis, parce que les sound systems ont des méthodes très pirates et ont envie de faire des soirées qui sont efficaces et impactantes. Et quoi de plus impactant que d’avoir mille personnes en plein centre-ville pendant un week-end ? Pour se multiplier, ça nécessitera beaucoup d’organisation et de défense collective pour que ça puisse tenir et fonctionner.
Comme la loi Ripost est tombée extrêmement vite, ça a pris de court beaucoup de sound systems qui avaient déjà posé des teufs à la rentrée prochaine. La volonté qui est affichée à Tekno Anti Rep, ça va être de réussir à créer des AG dans toutes les villes de France pour soutenir les sound systems qui ont envie de continuer à faire des teufs. Tout ça prendra de l’ampleur à la rentrée en tout cas.
On a vu que Tekno Anti Rep faisait partie des organisations qui soutenaient la lutte contre le Mega Canal dans le Pas-de-Calais. Est-ce que tu peux parler un peu de cette optique de convergence des luttes, de ce qui est prévu dans le futur ?
À Tekno Anti Rep, la question de la convergence des luttes nous semble essentielle. C’est de se dire qu’on ne peut pas lutter seul, peu importe la lutte. Dans le milieu des teufs, on a beaucoup fait bande à part. On est dans notre coin, on fait nos trucs, même s’il y a déjà eu des volontés de rapprochement. Là, maintenant, ça me semble impératif qu’on fasse la convergence la plus large possible, avec toutes les organisations, associations progressistes dans les villes et dans les départements. Il y a beaucoup de rapprochements qui sont en train d’être faits. Effectivement, avec les Soulèvements de la Terre, le rapprochement est extrêmement logique. Les affinités qu’on peut avoir avec tous les milieux anarchistes autonomes, antifascistes, queers, féministes, sont des rapprochements qui sont assez logiques. Pour les teufeur.euse.s, c’est quand même une question de vie ou de mort, donc c’est hyper important qu’on s’investisse tou.te.s au-delà de la Free Party. On est, à notre échelle, une petite marge de la lutte anticapitaliste et il faut qu’on fasse convergence avec tou.te.s les autres acteur.ice.s de cette lutte.
Dans le passé, ça a été beaucoup freiné par un sentiment de rejet, de stigmatisation parfois de la part de milieux militants, avec l’impression que certains pouvaient être toxicophobes et pas forcément ouverts des fois à certaines catégories de population. Je sais que ça a pu jouer sur la volonté de ne pas trop aller vers ces milieux-là. Mais généralement, il y avait plutôt une méconnaissance et que là, cette barrière est un peu en train de se fissurer, face aux envies mutuelles de travailler ensemble. Les liens vont se faire naturellement quand les gens vont se connaître. On le voit à Bordeaux, il a suffi d’une grosse mobilisation en plein centre-ville et, tout de suite, il y a eu plein de gens qui sont en train de se dire qu’on peut faire plein de trucs ensemble.
Il y a énormément de connaissances qu’ont les teufeur.euse.s qui sont tellement intéressantes et qui peuvent tellement apporter aux militant.e.s, que ce soit en termes de logistique, d’organisation, de déplacements et autres. Il y a tant de choses qui sont faites, que, dans la Free, parfois, on ne s’en rend même plus compte. Il y a une connaissance qui est liée à l’illégalisme qui est vraiment hyper intéressante, et je pense vraiment que mettre nos forces en commun, ça donnerait des choses de fou. C’est un peu vague, mais j’ai passé beaucoup d’années dans les milieux militants pour me rendre compte que souvent, on manquait beaucoup de capacités logistiques, de matos, de savoir comment gérer les choses, où on était tou.te.s sur une JBL. Je pense que quelques teufeur.euse.s ou quelques sound systems, ça peut faire prendre une toute autre ampleur à certains événements militants et j’ai vraiment hâte de voir des sound systems de toutes les villes assister les collectifs et les luttes de leur ville, et les militant.e.s défendre les Free Party du coin. Je pense qu’on aurait vraiment une lutte commune qui marcherait super bien ensemble.
Inversement, tu vois ce que pourrait apporter le milieu militant ?
Nous, les teufeur.euse.s, on pense tout le temps soit en Free Party, soit en Manifestive, on a du mal à voir les choses autrement. Donc le milieu militant a un arsenal d’actions beaucoup plus varié. Aussi, en termes de cohérence politique, de théorisation du mouvement. Nous, on ne se rend pas compte de ce qu’on fait tellement on le fait tout le temps et on a besoin de mettre des mots sur ce qu’on fait, que ce soit de se rendre compte à quel point ça peut être anticapitaliste, ou politique, ou antifasciste ce qu’on est en train de faire. On avait un pote qui a fait une analyse marxiste de la teuf ; et les teufeur.euse.s qui avaient vu ça étaient en mode : « Putain, mais je ne me rendais pas compte de tout ce qu’on faisait ensemble, de toute la puissance collective de la Free Party ». Je pense que ça nous aiderait beaucoup, des fois, de juste parler avec des gens très formés politiquement et théoriquement sur certains sujets et ça aide aussi à se redonner confiance en soi.
J’ai l’impression que les milieux politiques radicaux ont quand même, ces 10-15 dernières années, accumulé pas mal d’expérience de lutte contre la répression, que ce soit dans la rue, en termes de déplacements collectifs, d’éviter qu’il y ait trop de blessé.e.s, d’arrestations, etc. À certains moments, tout le monde donnait le nom de Camille pour éviter de se faire identifier. C’est tout un tas de pratiques qu’il serait bien de transmettre et d’appliquer pour éviter que les gens se fassent défoncer, que ce soit physiquement, économiquement, judiciairement…
Je ne savais pas à quel point je peux en parler dans une interview, mais c’est clair que, sur la question des déplacements collectifs vis-à-vis des affrontements, il y a un besoin de formation qui est extrêmement important chez les teufeur.euse.s. En fait, il n’y a pas de formation. Concrètement, on est toujours dans cette logique d’autogestion et d’horizontalité. Dans des moments très critiques et dangereux, c’est important d’avoir des gens formés qui vont avoir un mégaphone, peut-être qu’ils vont dire ce qu’il faut faire ou qu’ils vont avoir le bon matos au bon moment. Le milieu autonome, en particulier, a des savoirs énormes sur ces sujets-là et on en aurait vraiment besoin. Tout comme avoir des street médics. Ça a beaucoup manqué, même si petit à petit, c’est en train de se former et de s’améliorer. Des sound systems prennent conscience des lacunes qu’on peut avoir et des blessé.e.s que ça entraîne.
Pour pouvoir soutenir les sound systems du coin et pour être tenu au jus des informations et des trucs à faire, tu recommandes quoi ?
Le mieux, c’est d’être au plus près de la teuf. Quand on n’est pas du milieu, c’est assez compliqué parce que c’est que par liens affinitaires. Tu ne pourras jamais avoir les infos d’une Free Party si toi-même tu ne connais pas des gens qui sont de la Free Party. Ça ne marche qu’avec des infos maintenant par Signal. Donc l’idée, c’est vraiment de se rapprocher au maximum des acteur.ice.s locaux.les de la Free Party ou du collectif Tekno Anti Rep et de ses référent.e.s, et essayer autant que possible de continuer à aller en teuf. Même si, on va pas se mentir, c’est dur de demander à des gens déjà précarisés d’aller dans des endroits où ielles risquent de prendre potentiellement 7500€ d’amende. Mais je pense qu’il ne faut plus voir la Free Party uniquement comme une fête, mais comme, le temps d’un week-end, d’une Zone À Défendre. On va défier l’État policier. Ça va être de s’équiper, de se préparer à défendre les teufs
et à le faire collectivement. Je pense que c’est important que, dans toutes les villes, les gens soient conscients que maintenant la Free Party, ça ne va plus être qu’une soirée où on s’amuse, mais que ça va être un véritable acte de défiance face au gouvernement.Si vous voulez faire des retours, des critiques ou des apports à propos de ce texte, vous pouvez écrire à : creveripost@riseup.net
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Why French Students Are Revolting
The education budget is expected to grow by a little over €800 million in the 2027 fiscal year, not enough to compensate for inflation. In fact, next year's budget, introduced on October 1, is slated to see permanent teacher rolls decline by 1,500 posts. A similar squeeze is felt in the university system. A 2024 study from economists Thomas Piketty and Lucas Chancel estimated that in real terms between 2017 and 2023 the annual budget for higher education declined by nearly 15 percent per student enrolled. “The army budget grows year after year, but for education we're trapped in stagnation,” remarked Louis. In its 2027 budget outline, Prime Minister Sébastien Lecornu is seeking €54 billion in savings, although an additional €6 billion has been earmarked for the armed forces.
Another thing that unites just about all high schoolers is a shared frustration with the university selection system instituted at the beginning of Macron's presidency. Known as Parcoursup, the digital platform introduced in 2018 has become infamous for its glitches and malfunctioning. But it is most decried for the idea of education it stands for, divvying up students along rigidly algorithmic lines, often discounting a candidate's preferences about their intellectual and career interests and even geographic location. “You can be sent across the country because a computer told you that's where you'll study,” said Louis, nostalgic for a period when a student could easily enroll in the university of their choosing. In recent days, students at several universities have also joined in the push for occupations. Source: The Nation -
«Syngenta, casse-toi !» : en Normandie, 15.000 personnes mobilisées contre les pesticides
Démonstration de force contre un géant de l’empoisonnement chimique, la gendarmerie gaze massivement des personnes cancéreuses : récit C’était le grand rendez-vous écologiste de la rentrée, après un été qui a rappelé à quel point le […]
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[Nantes] RDV jeudi 8 octobre sous les Nefs (Machines de l’île)
📢 RDV jeudi 8 octobre sous les Nefs (Machines de l’île) pour une Assemblée générale ouverte à tous.tes ! Objectif : poser les bases, s’organiser et préparer ensemble la mobilisation du 17 octobre pour relancer la dynamique des Gilets jaunes. Scannez le QR code de l’affiche pour rejoindre le Signal. Faites tourner !

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[AnglesMorts] Anlges Morts – S03 • E01 – Leur Morale Et La Nôtre avec Arya Meroni
Au sommaire :
L’édito :
L’Instant Lexique : Les Politiques de l’Identité
La CAM : Fin de Carriére
Pour aller plus loin, les références de l’émission :
Arya Meroni – C’est la loose finale (Editions La Découverte)
Les sons :
Eesah Yasuke – Pas question (YouTube)
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Christopher Rufo Whines about Being Named as the Propagandist Who Rationalized Alleged Klan Act Violence
Here’s how Christopher Rufo responded to being included in the Klan Act lawsuit filed by Renee Good’s family last week.
It’s hilarious that Rufo claims the lawsuit presents no evidence. What it does is present how his arguments — for which his evidence has been debunked — served as one of two baseless pretexts for the invasion of Minnesota targeting Somali-Americans, most of whom are US citizens. (Nick Shirley provided the other.)
C. The President’s immediate response to false, animus-driven accusations targeting Minnesota’s Somali community
61. On November 19, 2025, Rufo and Thorpe published in City Journal a report titled The Largest Funder of Al-Shabaab Is the Minnesota Taxpayer, asserting that fraud in Minnesota’s public programs was perpetrated in many cases by members of the Somali community and that millions of dollars in stolen funds had reached the terrorist organization al-Shabaab.
62. The terror-financing claim rested on a single named source, retired Seattle detective Glenn Kerns; otherwise it purported to rely on other law enforcement sources that were unnamed. Kerns later told the Star Tribune that the story was “bullshit,” that he was misquoted, that he never traveled to Minnesota to investigate the connection as the piece claimed, and that “[t]hey went way too far on their poetic license to make it into a big story.” Kerns also said: “I was pointing him in the right direction to start digging. That was all.” Thorpe acknowledged that Kerns’s original statement was that he went down to the state, and that his editor changed it to say that he went down to Minnesota. Kerns complained to City Journal soon after publication and received no response.
63. This is not the first time Rufo has targeted a specific immigrant community— in September 2024 he offered a $5,000 reward for proof that Haitian migrants in Ohio were eating household pets, after local police said there was no evidence of it.
64. Within hours of publication, Rufo launched a series of posts on X directed at the President, writing that “Somalis are stealing billions of dollars from American taxpayers and sending cash to terrorists back home,” and publicly calling on the President to revoke Temporary Protected Status for all Somali nationals in the United States, a demand for adverse federal action against an entire national-origin group. He concluded: “It’s time for them to go home.”
65. Rufo was motivated by discriminatory animus against people of Somali descent and origin. He ascribed the fraud to Somali culture, describing what happens “when a tribal mindset meets a bleeding-heart bureaucracy” and “when imported clan loyalties collide with a political class to timid to offend.” Rufo wrote openly that “the fact that Somalis are black is incidental” because “Somalis in Minnesota behave similarly to Somalis in Somalia,” and that “different groups have different cultural characteristics. The national culture of Somalia is different from the national culture of Norway,” concluding that “[a] rational government would amend its policies accordingly.” He also wrote that “the Somali criminal enterprise is incompatible with a generous welfare state.” He was also quoted as writing that “Jews excel in science, business, academia, arts, and entertainment . . . while Somalis excel in welfare fraud.”
66. After his X post, Rufo then made the same demand to end TPS for Somalis to the President on national television, and published his account of the result: “It filtered upward to primetime Fox News, where, on Laura Ingraham’s program, I summarized the piece and called on President Trump to revoke Temporary Protected Status (TPS) for all Somalis in Minnesota. Within hours, the president, who had been following the story, announced that he would revoke TPS for all Somali recipients.” In a separate essay he wrote: “The story quickly reached the White House. Within days, President Trump announced that he was revoking the Temporary Protected Status (TPS) for all Somali migrants in Minnesota.”
As I noted in this post, Good’s family filed two lawsuits, A garden variety FTCA lawsuit, which is how one normally sues the government for killing someone they shouldn’t have, and this Klan Act one, which names as defendants Jonathan Ross, Stephen Miller, Kristi Noem, Corey Lewandowski, Tom Homan, Todd Lyons, Greg Bovino, and the masked goons who were there when Ross killed Good. Both lawsuits pair up one of the firms that got a big judgment in the George Floyd murder (which is one of the firms that is suing Benny Johnson in Chicago) with Kevin Riach, who has been a defense attorney on certain kinds of cases arising out of the Minnesota invasion, including the Cities Church case and the MN-15 one. Riach is the guy who has revealed that the MN-15 case is part of a much larger investigation of leftist organizations, notably the SEIU, predicated on fabricated legal prosecutions.
As such, I think this lawsuit may be best understood as a counter to DOJ’s effort to claim people like Don Lemon and Riach’s client, Isaac Sant, and (in Chicago) Kat Abughazaleh engaged in a conspiracy against DHS goons by noting that, especially in Minnesota, where the DHS goons were targeting a population of Somali-Americans who are predominantly US citizens, the DHS invasions were actually a conspiracy to deprive entire classes of American citizens of their equal protection.
And Renee Good got killed because she supported her neighbors, just like white voting rights activists got murdered by the Klan during the Civil Rights movement.
6. Ross’s shots were the predictable and intended product of the operation that put him on Portland Avenue. His conduct was in furtherance of a carefully planned, coordinated effort between senior federal officials and private actors to make two ethnic communities in Minnesota – Minnesotans of Somali and Hispanic descent and origin – the object of aggression and abduction, and to silence, by intimidation, arrest, and violence, the neighbors and allies of those targeted communities who observed, documented, and warned of that campaign.
The use of the Klan Act in this context is particularly notable given how, in the secrecy of a grand jury, Matthew Skiba claimed that the Broadview 6 protestors that an ICE goon drove into were just like the MAGAts who almost forced a Joe Biden campaign bus off the freeway in Texas in 2020. Wendy Davis had some limited success using the Klan Act to avenge that assault on democracy (albeit success likely to be overturned by the Fifth Circuit). Effectively, Skiba claimed it was fair to charge Kat Abughazaleh for being driven into because Wendy Davis sued right wingers who premeditated an ambush of a campaign bus.

Plus, here the application here is not metaphorical. Count II of the lawsuit uses a part of the Klan Act that was written to address Klan hoods.
335. The second clause of § 1985(3) reaches circumstances in which “two or more persons . . . go in disguise on the highway or on the premises of another, for the purpose of depriving, either directly or indirectly, any person or class of persons of the equal protection of the laws, or of equal privileges and immunities under the laws.” Congress wrote that clause in 1871 to reach exactly what it describes: bands of men who concealed their identities and rode the public roads to strip a hated class of the law’s protection.
[snip]
337. They went in disguise on the highway. Renee Good was killed in her car on a public street, Portland Avenue between 33rd and 34th Streets in Minneapolis. Defendant Ross and the John Doe Agents were traveling that public roadway in vehicles, in disguise, when they encountered her; they stopped their vehicles in the roadway; they surrounded her car in the roadway; and they shot her in the roadway. More broadly, the disguised movement of these Defendants and their fellow agents along the public streets and highways of the Twin Cities was the operation’s principal method: agents in unmarked vehicles roved the public ways, boxed in and stopped civilian vehicles, blocked roads, and demanded that people prove their citizenship on the roadside.
338. They went in disguise on the highway for the purpose of depriving persons of Somali descent and origin and Hispanic persons of the equal protection of the laws. The purpose of the roving, disguised patrols was to stop, interrogate, seize, and remove people who appeared Somali or Hispanic, irrespective of citizenship or immigration status, and to intimidate those communities into silence.
It’ll be some time before we see whether this lawsuit will meet with success; it took Davis’ lawsuit five years to meet limited success. But even if it gets the more expansive discovery granted in a civil case than Riach has gotten in the criminal cases he has defended, it will be an important part of holding these goons accountable, of showing how Stephen Miller fabricated conspiracies, in part with the help of far right propagandists like Rufo and Shirley and Johnson.
But this has one advantage over the Davis lawsuit: the Somali-Americans are more obviously covered under the Klan Act than Joe Biden campaign staffers are — though I expect defendants to say that Good had no tie to that class. (I would be unsurprised to see one of the Somali-Americans kidnapped by DHS joined this suit or suing in parallel.)
And that’s where Rufo comes in, as a propagandist who laid one of two pretexts for this assault on the civil rights of Somali-Americans.
316. The conspiracy was motivated by invidious, class-based animus against people of Somali descent and origin and against people of Hispanic descent and origin. That animus was expressed, repeatedly and publicly, by the President, Defendants Miller, Rufo, Shirley, and Bergquam, in the statements set out above, including that Somalis are “garbage” who “come from hell,” whose “country stinks,” and who should be sent “back to where they came from”; that “the Somali refugee experiment in our country has failed”; that Somali Americans exhibit “persistent issues in every subsequent generation”; that Mexican immigrants are “bringing drugs,” “bringing crime,” and are “rapists”; and that immigrants are “poisoning the blood of our country.” The conspirators acted as they did because of the conduct’s adverse effects upon people of Somali origin and upon Hispanics, and not merely in spite of them: the classes were the operation’s announced predicate, its target-selection criterion, its measure of success, and the intended audience of its intimidation.
As noted above, Rufo bragged on TV about his influence on Trump on stripping Somalis of TPA protection. Who knows what further discovery might show? Who knows whether any of the anonymous law enforcement officials on which he relied are, in fact, named defendants in this suit?
He bragged just a year ago that he got Trump to target Somalis. But now, Rufo is whining that his bullshit attack has been identified of part of an unlawful invasion of Minnesota, one just like the Klan violence of Reconstruction.
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À Belfort, retour sur l’interpellation qui a précédé les coups portés par des lycéens à un policier
Un lycéen de 17 ans mis en cause dans l’attaque d’un commandant de police a été mis en examen et écroué dimanche soir pour «violences aggravées». Son avocat dénonce une tentative de noyade lors de l’interpellation qui a précédé l’affrontement. -
[Chateaubriant] Week-end sur le mépris de classe
stage d’éduc pop’ : « sois prol et tais-toi (ou pas!) » du 23 au 25 octobre
saint vincent des landes
vend : 18h-21h
sam et dim : 10h-18h
tout un week-end juste pour nous entre nous!!!
Pour partager nos expériences, nos histoires, nos anecdotes : nos, colères, nos fiertés, nos desillusions et nos victoires, nos moments de solitude , nos sentiments d’injustice et nos forces liéees à nos origines sociales ouvrières, populaires, prolétaires…
de nos gouts musicaux ou cinématographiques, en passant par l’école et autres institutions , les études ou l’absence d’etude (ou celle de nos parents), nos codes, vocabulaire et facon de parler jusqu’au milieu militant
et ensuite ensemble refléchir et analyser pourquoi nos histoires se rejoignent autant
pourquoi s’est-on senti rabaissé, humilié, pas à sa place, décalé. pourquoi a ton caché d’ou on venait, nos gouts, nos parents, ect
et finir par mettre tout ça en forme pour se réapproprier les mots et la parole publique (entre nous, sauf si on envie de plus)
prix libre
plus dinfos et inscription
laetitia
0679379717
Stage à Chateaubriant de réalisation d’anecdotes gesticulées-4
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[Nantes] AG étudiante
Rdv lundi en Assemblée Générale pour poursuivre le mouvement ! Fermeture administrative ou pas la mobilisation continue !
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Our Wins Of The Week
Donald Trump went on the road this week to stump for Republican candidates a month out from Election Day.
And you’ll never guess where he’s campaigning: in deep red Texas, where he’s delivering the very message Democrats want him to:
And deep red Oklahoma!
JD Vance is out campaigning this week in red Trump country as well.
He got heckled in Florida…
And campaigned in Texas for one of the candidates Republicans thought would be a pick-up after they redrew the seats.
Ken Paxton, meanwhile, doesn’t seem to think Trump is doing him much good.
He was caught saying the quiet part out loud: Trump’s midterm convention in Texas hurt him and other Republicans.
And he’s totally right!
Trump seems to have no floor, as his approval hits new lows.
His loss of support among white non-college voters is unprecedented.
And among Latino voters…hoo boy!
Americans are clear about which president had the better economy, Biden or Trump:
Just a reminder that our Tuesday and Thursday content is free for all readers.If you missed this week’s pieces, please check out The GOP Crisis: Five Separate Stories, One Looming Disaster and How’s Trump’s Mid-Decade Redistricting Ploy Looking Right About Now? -
Cortège de lutte à la Pride
Cortège de lutte anti-impérialiste, antifasciste et en soutien aux enfants trans ! -
Réunion publique "bases du droit du travail: s'organiser et se défendre"
Sous forme de réunion publique dans un lieu convivial, une petite présentation des notions de base du droit du travail, pour aider les travailleur.euses à pouvoir se défendre. L'idée est d'échanger et discuter, pas de recruter! -
Time to move the UN away from Donald Trump’s grasp | Brief letters
UN headquarters | A third Stephen Moss? | Overstaying guests | Cutting cafe sign | Haircut patience | Pre-loved ridiculousness
Nesrine Malik rightly questions the effectiveness of the current United Nations (War, power games and impunity. I watched the farce that is the UN general assembly: what a tragedy, what a mess, 1 October). Why has there been so little outcry about Donald Trump’s blocking of visas for Palestinians and Sudanese (or any other accredited members) to attend the UN in New York? Despite the cost and upheaval, it is time to call Trump’s bluff and relocate the UN, preferably to Switzerland.
Joe Cocker
Leominster, Herefordshire• Imagine my excitement to discover in your interview with Erasure (2 October) that Andy Bell’s partner is Stephen Moss! But which of the fabled Guardian doppelganger journalists could it be? Or, heaven forfend, might there be a third Stephen Moss?
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Pete Rosser
Wakefield, West Yorkshire -
Le 06 octobre, tous et toutes avec la jeunesse !
La CNT-SO appelle à se mettre en grève le mardi 6 octobre et à rejoindre les cortèges, à tenir des assemblées générales sur les lieux de travail, et à organiser la solidarité avec les interpellé·es. Dans le respect de son autonomie : notre place est aux côtés de la jeunesse, pas devant elle. -
Pas besoin d’avocats ni de communicants: CNews assure gratuitement la défense de Jordan Bardella
Il est bien pratique d’avoir une chaîne de télévision à sa disposition quand on est mis en cause. Depuis nos révélations sur ses écrits antisémites, CNews recrache les éléments de langage du patron du RN. Une véritable agence de propagande qui ne lui coûte rien, sur une fréquence publique. -
Affaire Bardella: la semaine où le vernis a craqué
Les révélations de «Mediapart» sur les écrits antisémites de Jordan Bardella ont démoli quinze ans de «dédiabolisation» du RN et plongé le parti d’extrême droite dans une crise interne. La question du tandem Le Pen-Bardella est désormais posée. Celle de la suite de la campagne présidentielle aussi. -
Russia Russia Russia Never Stopped Russia Russia Russiaing
One of the infuriating things about Regime Change, Maggie Haberman and Jonathan Swan’s book, is that it introduces key players who played important roles in the influence operations targeting Trump in 2016 with no reminder they were part of them.Regime Change describes the central role of Kirill Dmitriev in current efforts to negotiate a “peace plan,” without describing that Dmitriev had cultivated people close to Jared Kushner in the transition to the first Administration, dangling business deals similar to the ones currently on offer, before the Russian investigation made such negotiations toxic.
A National Security Council staffer at the table weighed in with a proposal to assess whether Dmitriev was the real thing. “Well, sir, we could test him,” the staffer said to Rubio. “We could ask him to release a hostage, for example.”
Rubio liked the idea. And he said he knew just the guy they could ask for: Marc Fogel, an American high school teacher who had been sentenced to fourteen years in a Russian prison for carrying a small amount of medical marijuana in his luggage.
Witkoff would later tell colleagues that Dmitriev came with the strong endorsement of not only Mohammed bin Salman, the crown prince of Saudi Arabia, but also “TBZ”—Tahnoon bin Zayed Al Nahyan, the high-powered national security advisor of the United Arab Emirates. An endorsement from TBZ seemed to mean a lot to Witkoff. “TBZ is the guy,” he told a colleague. “When somebody like that says he’s the real thing, then you take that to the bank.”
Regime Change describes how Sheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan dumped $500 million into the Trump-Witkoff corruption via crypto deals.
There was also a huge investing partner in WLF—a fact that would remain a secret for over a year. In January 2026, The Wall Street Journal revealed that four days before Trump was sworn in, a 49 percent stake in World Liberty had been acquired by Aryam Investment 1. The company was run by associates of Sheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan, who controlled $1.5 trillion of Emirati sovereign wealth funds. Sheikh Tahnoon was a major power player in the Middle East, and a close associate of both Jared Kushner and Steve Witkoff. A UAE fund backed by sovereign wealth had already invested more than $200 million in Kushner’s investment fund.
But it doesn’t remind readers that someone either reporting to Tahnoon, or Tahnoon himself, had cultivated Tom Barrack during the 2016 election to shift US policy towards the Emiratis and Mohammed bin Salman.
I believe that Tahnoon, the guy who made the payoff to Trump last year, is Emirati Official 2 in the Barrack indictment. If that’s right, then Barrack crafted his public comments to meet Tahnoon’s needs, approved of a 100-day plan to cater to Emirate needs that Barrack drafted, and visited the White House in May 2017.
And while we have always focused closely on Manafort’s role in crafting pro-Russian policies in advance of the first Trump term, Manafort was working with Barrack on policies — including a foreign policy speech — to please the Emiratis, too.
Of course, the Emiratis were always intimately involved in the Russian cultivation (and I still suspect the $10 million suspected bribe that went through Egypt was actually a pass-through from others). Child sex predator George Nader is the one who first set up the meetings with Kiril Dmitriev who would have been, and remains now, the key handler for the effort to co-opt the United States. Dmitriev is not in the NYT graphic either.
That cultivation was revealed in the failed prosecution of Barrack, which resulted in acquittal after Barrack argued he would have pursued such policies whether or not the Emirates dangled big payoffs to do so.
Relatedly, the book does a great job of describing Boris Epshteyn’s growing power base in the White House and his central role in some of Trump’s most direct assaults on rule of law.
Epshteyn had a long and sometimes fraught history with the Trumps—highly valued by the President as an enforcer, but viewed by many in his circle as a liability. He had known the family since meeting Eric Trump at Georgetown. But even Eric had privately complained to confidants over the years about Epshteyn’s approach. His determination to stay as close as possible to Donald Trump and aggressively deliver perceived wins had led to his own indictment in Arizona the previous April, for his alleged role in a conspiracy to certify a slate of fake electors, though the case would suffer a blow in 2025 and it was unclear whether it would continue. In congressional testimony that year, the special counsel, Jack Smith, named Epshteyn as one of the unindicted co-conspirators in the 2020 election case against Trump.
Trump would joke about how Epshteyn could spin any development—good or bad—as a positive. But he liked Epshteyn and credited him with assembling a legal defense team that helped Trump stay out of prison. Where Epshteyn’s money came from once the new administration began was less clear.
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Another close advisor explained that Trump liked to keep people like Epshteyn close at hand. He valued lawyers he thought would do anything for him. Trump had also learned through bitter experience that it was unwise to make enemies of former aides—especially those privy to his secrets. n his first term, he had followed the advice of his lawyers and kept a safe distance from those caught up in scandals, among them Roger Stone, Paul Manafort, and Michael Cohen. Now, with a Congress that would not check him and presidential immunity afforded by the landmark 2024 Trump v. United States ruling, Trump had little reason to heed Warrington’s warning.
But its biography of Epshteyn doesn’t mention Boris’ Russian ties or his expulsion from the White House in the first term for security reasons — even though they themselves have covered those issues in NYT stories.
President-elect Donald J. Trump was flying to Washington for his first face-to-face meeting with President Biden since winning the election when a top aide offered a startling idea to broker peace between Russia and Ukraine.
The adviser, Boris Epshteyn, who coordinated the legal defenses in Mr. Trump’s criminal cases, suggested to the president-elect that he should be Mr. Trump’s special envoy for the Russia-Ukraine conflict, according to four people briefed on what took place.
Mr. Epshteyn, who was born in Russia and lived there as a child, has no experience in foreign policy. He told the group that he had family on both sides of the conflict.
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Mr. Epshteyn, who left his role in the White House communications office in 2017 over what was described as an issue with his security clearance that has since been resolved, had told friends before the special envoy discussion that he intended to stay outside government as a counselor to Mr. Trump. And in Mr. Trump’s world, the lack of an official title has meant little in terms of measuring influence.
When you hide all these ties, you hide the way that Trump’s second term looks like the culmination of that joint Russian-Emirati influence operation Dmitriev pitched in the Seychelles nine years ago. Maggie has helped cover up some of this in the past. But Swan just seems not to understand how the world works, as when he told Tim Miller (starting at 43:37) that he and Maggie simply never bothered to check Natalie Harp’s problematic conversion story, and so just assumed she goes to great lengths to serve as his gatekeeper for entirely naive reasons.
Such a background is similarly absent from this blockbuster NYT story, describing how Trump is about to sell out Ukraine so his buddy and campaign donor can get a big Lukoil deal. It describes how Dmitriev remains at the core of the corrupt effort to bribe Trump to sacrifice Ukraine, as he was in 2017.
Kirill Dmitriev, Mr. Putin’s economic envoy, has been closely involved, people familiar with the sale process said. He traveled to New York and Washington for meetings last month, and told reporters that “dialogue” with the United States was “continuing across many areas, including energy.”
It describes how Tahnoon would be a partner with what would be nostalgically called the US government
Another major stakeholder would be an Abu Dhabi-based investment fund controlled by Sheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan, the United Arab Emirates’ top national security adviser, who controls another fund that purchased a large stake in the Trump family’s cryptocurrency company, World Liberty, run in part by Mr. Witkoff’s son.
Steve Witkoff was a co-founder of World Liberty, and Mr. Trump’s sons are also involved in the company, which generated $799 million for Mr. Trump last year, in part because of an additional cryptocurrency purchase worth $2 billion that Sheikh Tahnoon’s affiliate made in 2025. Mr. Witkoff himself has sold off his stake in World Liberty, a person close to him said.
Sheikh Tahnoon also helps oversee an Abu Dhabi investment fund called Lunate, which is among the largest stakeholders in the private equity firm Mr. Kushner set up after he left the White House at the end of Mr. Trump’s first term. This means Sheikh Tahnoon is effectively a business partner of Mr. Kushner’s as well.
It even includes a role for Bryan Lanza — who back in 2016 encouraged George Papadopoulos to pursue his ties with Russia — and Mercury Public Affairs — which has been the influence peddling wing of this operation for over a decade.
Lukoil’s international division, which is based in Austria, hired its own Washington-based consultant who is close to Mr. Trump, Bryan Lanza, who served as a senior adviser to Mr. Trump’s 2024 election campaign and now works at Mercury Public Affairs. He is no longer working for Lukoil, a person familiar with the matter said.
All of these pieces were put into place in 2016, as part of the process by which Russia helped Trump get elected. Russia had a big role, too, in the developments that led Trump not to care that we all see him selling out the US to curry favor from a dictator of a failing country around the world.
The 2016 Russian operation is not the past. Russia has, relentlessly, never stopped pursuing the plan they put in place when Tom Barrack put Paul Manafort in charge of Trump’s campaign.
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Réunion publique de la Brigade de solidarité populaire Montreuil-Bagnolet
Quand ?
Le 8 octobre à 18h30Où ?
La Parole Errante 9, rue François Debergue, 93100, MontreuilSi tu penses que la lutte contre le fascisme passe par l'autodéfense populaire et la solidarité au quotidien, si tu veux rejoindre un collectif militant de soutien aux luttes locales et globales, si tu veux participer à la création d'espaces d'entraide pour s'organiser face aux violences sociales et administratives, si tu rêves d'apprendre à cuisiner des falafels pour 200 personnes tout en discutant anarchisme et jardinage, rejoins la Brigade de solidarité populaire (BSP) Montreuil-Bagnolet !
On se retrouve à notre réunion publique JEUDI 8 OCTOBRE 18h30 à la Parole Errante, 9, rue François Debergue à Montreuil 93100 pour se rencontrer et discuter des envies et des moyens d'organisation pour l'année à venir.
Les BSP sont des collectifs ouverts, horizontaux et rejoignables à tout moment. Pas besoin d'être expert.e en recup ou en droit du logement, on croit à l'autogestion et l'autoformation collectives !
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Réunion publique du Courant Communiste International
Quand ?
Le 6 octobre de 18h à 21hOù ?
CICP - Centre International de Culture Populaire 21 ter, rue Voltaire, 75011, Paris, FranceDes milliards pour la guerre, des matraques pour la jeunesse.
Le combat des lycéens et des étudiants est celui de toute la classe ouvrière !
- Voir aussi Internationalism
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Il avait osé le dire : «On ne répond pas à la souffrance en envoyant les CRS»
Rappel : pour Darmanin et les puissants, la question n'est jamais la violence des actions, mais qui exerce cette violence.
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Montpellier : entre 300 et 400 personnes défilent contre les centres de rétention administrative
Entre 300 et 400 personnes ont manifesté ce dimanche 4 octobre à Montpellier contre le projet de centre de rétention administrative (CRA) de Béziers, et plus largement contre les lieux d’enfermement. Les opposants biterrois disent n’avoir trouvé aucun lieu pour les accueillir chez eux
Le terrain a été clôturé, mais les fleurs ont poussé. L’an dernier, le collectif anti-CRA de Béziers avait jeté des graines sur la parcelle où doit sortir de terre un centre de rétention de 140 places. Un an plus tard, la végétation a pris un peu d’avance sur le chantier.
Le dossier, lui, avance aussi. Un arrêté préfectoral paru début 2026 autorise la construction au nom de l’intérêt général. « Pour nous, enfermer des gens n’est pas d’intérêt général », répond Nicolas*, membre du collectif, qui a déposé un recours contre l’arrêté. Le permis de construire a été déposé et un marché public ouvert. « On va suivre ça », prévient-il.
Si le cortège défilait à Montpellier ce dimanche 4 octobre, c’est faute d’alternative. « À la base, on voulait organiser cette manifestation à Béziers ou à proximité, mais on n’a trouvé aucun lieu qui pouvait nous accueillir. Ça en dit long sur le climat politique chez nous. »
Les conditions de prise en charge du CRA de Sète, “gravement attentatoires à la dignité et aux droits fondamentaux”
« Une politique d’affichage »
Pour Thierry, représentant de la Cimade Montpellier, les CRA sont « des zones de non-droit où les gens ne peuvent pas se défendre, car on a difficilement accès à ces lieux ». Il met en doute leur utilité : « On peut être retenu jusqu’à 210 jours, mais ce qu’on observe, c’est que si les gens ne sont pas expulsés dans les dix jours, ils ne le sont pas, et restent enfermés inutilement. » Il décrit des conditions de vie difficiles, entre manque de nourriture et accès aux soins limité. « Beaucoup d’étrangers qui sont passés par la prison la regrettent quand ils arrivent au CRA. C’est dire… »
La France délivre environ 140 000 obligations de quitter le territoire français (OQTF) par an. « On a le record d’Europe d’OQTF sans fondement juridique », affirme le militant associatif.
Le projet biterrois est soutenu par le maire Robert Ménard, réélu au premier tour en mars dernier. « C’est encore une fois de l’affichage politique, car ça ne règle rien au fond du problème », estime Thierry. Le collectif anti-CRA compte remettre le sujet sur la table en 2027, année d’élection présidentielle, avec de nouveaux événements à Béziers. À condition, cette fois, de trouver une salle.
*Le prénom a été modifié.
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Festival 'Les Femmes ont de la Voix !' #4 Frontières et Résistances
Quand ?
Du 10 octobre à 10h30 au 11 octobre à 19h30Où ?
Maison de la Citoyenneté 33 Avenue Gabriel Péri, 93120, La Courneuve , FranceFESTIVAL#4 - "Frontières & Résistances"
Qu'elles soient géographiques, sociales, politiques ou symboliques, les frontières façonnent nos vies et notre rapport au monde. À l'heure où les frontières se durcissent et où les inégalités se creusent, ce festival ouvre un espace pour comprendre, débattre et construire des alternatives. Migrations, précarisation, recul des libertés, montée de l'extrême droite et fascisation du débat public : cette édition propose d'explorer les mécanismes d'exclusion et de domination, mais aussi les résistances qui leur font face.
À travers des ateliers d'éducation populaire, des conférences, des anecdotes gesticulées et des tables rondes, nous partagerons des savoirs, des expériences et des outils pour mieux comprendre le monde qui nous entoure et surtout, pour penser et agir collectivement.
Prix libre et conscient
Espace enfants sur inscription : collectif.fov@gmail.com
Restauration et Buvette
CB et espèces
Libraire La BrècheToutes les informations et le programme sont disponibles ici
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Au lycée du Nord de Mayotte, cinq semaines de blocage et une reprise en trompe-l’œil
Le lycée de Mtsangadoua a été bloqué pendant cinq semaines, en raison des conditions d’accueil déplorables des élèves. Leurs revendications ressemblent fortement à celles qui s’expriment ces derniers jours en métropole.







