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Amazon contre Meta : à qui appartient le client lorsqu’un agent fait les courses ?
Amazon vient de bloquer Muse, le nouvel agent personnel de Meta, qui pouvait naviguer sur sa marketplace et acheter au nom de ses utilisateurs sans s’identifier. Le groupe créé par Jeff Bezos, invoque la sécurité des comptes et le respect de ses conditions d’utilisation. Mais ne nous y trompons pas, le conflit dépasse largement la …
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Google Shopping en Europe : les fiches produits gratuites disparaissent des résultats de recherche
Ce qu'il faut retenir :
- Google a retiré les fiches produits gratuites et les carrousels associés des résultats de recherche dans l'Espace économique européen (EEE), en application du DMA.
- Les données de Productrise et Semrush montrent des baisses de 90 à 100 % des carrousels « popular products » en Allemagne, en France, en Belgique, en Suède et aux Pays-Bas.
- L'espace publicitaire et organique laissé vacant est récupéré par les services de comparaison de prix (CSS), également appelés VSS (vertical shopping services).
- Ginny Marvin, porte-parole de Google Ads, a confirmé que ce retrait fait bien suite à la décision de la Commission européenne, dans la continuité de la dégradation des SERP annoncée par Google et déjà documentée par Abondance.
Un changement confirmé par plusieurs sources de données
L'alerte est venue de LinkedIn. Adriaan Dekker, relayé par Gabriel Baumgarten, a publié une capture d'écran montrant l'absence des fiches produits gratuites dans les résultats européens, en notant que cet espace est récupéré par les services de comparaison de prix.
Hugo Huijer, de Productrise, a ensuite confirmé la tendance avec des chiffres précis : sur les deux derniers jours, les carrousels « popular products », c'est-à-dire les blocs de produits organiques qui apparaissaient sur les requêtes commerciales, ont quasiment disparu des pages de résultats dans l'EEE. Ses données font état de baisses comprises entre 90 et 100 % dans les pays pour lesquels Productrise dispose de suffisamment de données : Allemagne, France, Belgique, Suède et Pays-Bas.
Cette observation a été recoupée avec les données de Semrush, qui montrent la même chute pour les pays de la zone EEE sur le suivi des « popular products ». Deux sources indépendantes, deux méthodologies différentes, mais un constat identique.
Disparition des produits populaires en Europe - Source : Semrush
Ginny Marvin confirme l'origine réglementaire
Ginny Marvin, qui occupe le rôle de porte-parole (Ads Liaison) chez Google, a confirmé dans un commentaire que ce retrait des fiches produits gratuites découle bien de la décision de la Commission européenne rendue dans le cadre du DMA.
Ce point est important car il écarte l'hypothèse d'un dysfonctionnement technique ou d'un test ponctuel. Google applique ici une obligation réglementaire, au même titre que les autres ajustements déjà opérés sur ses résultats de recherche en Europe.
Un maillon de plus dans la dégradation des SERP annoncée par Google
Ce retrait s'inscrit dans une trajectoire que Google a lui-même documentée. L'entreprise avait annoncé ce qu'elle a qualifié de plus importante dégradation de la qualité de sa recherche jamais opérée, directement liée aux contraintes du DMA.
Ces changements ont été formalisés dans un document dédié aux différences régionales, publié par Google pour expliquer aux utilisateurs et aux professionnels du secteur pourquoi l'expérience de recherche diffère désormais en Europe par rapport au reste du monde.
Les comparateurs de prix, grands bénéficiaires de l'espace libéré
La conséquence directe de ce retrait concerne la répartition du trafic sur les requêtes commerciales. L'espace auparavant occupé par les fiches produits gratuites de Google Shopping profite désormais aux services de comparaison de prix, désignés sous l'acronyme CSS (Comparison Shopping Services) ou VSS (Vertical Shopping Services) selon les sources.
Cette évolution rappelle un précédent bien connu des professionnels du SEO : les obligations imposées à Google en matière de concurrence sur le shopping en ligne existent depuis plusieurs années dans l'Union européenne, mais le DMA élargit considérablement leur portée en touchant cette fois directement l'affichage organique dans les résultats de recherche classiques, et non plus seulement les annonces publicitaires.
Pour les marchands et les sites e-commerce qui bénéficiaient d'une visibilité gratuite via ces carrousels, cette disparition représente une perte de trafic potentiellement significative, qu'il faudra désormais compenser via d'autres leviers : référencement classique, campagnes payantes, ou présence sur les plateformes de comparaison elles-mêmes.
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Polémique chez France Inter : la radio publique surmédiatise déjà massivement l’extrême droite
Le départ de l'éditorialiste raciste Charles Sapin masque une droitisation déjà très avancée depuis longtemps sur France Inter
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L’IA lorgne sur les métiers de la presse écrite
Le déploiement d’outils d’intelligence artificielle générative sert de prétexte pour supprimer des postes dans un secteur déjà fragilisé par le numérique. Si les tâches de correction, de vérification et de mise en page sont les plus menacées, celles de rédaction ne sont plus à l’abri. -
Meurtre d’Aramburú: «Oui, j’étais une grenade dégoupillée…»
Confronté à la famille du rugbyman argentin, le tueur Loïk Le Priol a laissé percer son émotion et reconnu sa pleine responsabilité. Le reste de la journée, face aux questions des magistrats et des avocats, la repentance du militant néonazi a sonné faux. -
"Une tentation" et "L'inquiétude de l'esprit", deux textes inédits de Bernard Noël
Cinq ans après sa mort, deux textes inédits du poète Bernard Noël viennent d'être mis en ligne sur le site des éditions P.O.L. Écrits à quelques années d'intervalle, « Une Tentation » et « L'Inquiétude de l'esprit » dialoguent sur un même fil : celui d'une pensée en résistance, contre la fabrique du consentement et l'occupation des esprits par les écrans. Une lucidité qui n'a rien perdu de son actualité, à quelques mois d'échéances électorales décisives.
– Textes empruntés au site "leshumanites-media.com" -
On connaît – pas assez – le poète Bernard Noël, auteur d'une œuvre considérable. L'écrivain politique qu'il fut aussi, simultanément, depuis son Dictionnaire de la Commune (1971), et bien sûr Le Château de Cène, censuré dès sa parution en 1969 puis condamné en 1973 pour outrage aux bonnes mœurs, aura fait preuve d'une lucidité sans concession aux leurres ambiants. La Castration mentale, publié en 1994 chez P.O.L puis augmenté de douze nouveaux chapitres en 1997, est un ouvrage majeur à plus d'un titre : c'est là que Bernard Noël forge le concept de « sensure », cette privation de sens par laquelle le pouvoir, plutôt que d'interdire, noie la pensée sous un trop-plein d'images et de discours pour la neutraliser sans même qu'on s'en aperçoive. Les deux textes inédits que nous publions aujourd'hui s'inscrivent dans cette veine de résistance à la sensure généralisée. Une dizaine d'années après qu'ils aient été écrits, c'est peu dire qu'ils gardent toute leur vigueur.
Jean-Marc Adolphe
Une Tentation
(28 mai 2015, version remaniée d'un texte paru en 2012 dans la revue BAN !)
Indignez-vous, et puis quoi ? L'indignation, bien sûr, vaut mieux que la soumission, mais elle n'y met pas fin. Peut-être même l'apaise-t-elle comme la colère apaise une tension. L'indignation ressemble à la révolte. Son énergie est touchante, ses éclats séduisent et souvent rassurent, son effet est immédiat. Au mieux, c'est une prise de conscience, qui peut se développer ; au pire, c'est une agitation sans lendemain qui a le tort de donner bonne conscience à son acteur.
L'organisation actuelle du monde et l'orientation qui la guide sont révoltantes, mais elles ont l'habileté et le pouvoir de nous faire croire qu'elles sont la seule voie possible. Socialement, elles ne produisent que de l'ordure et la qualifient de nécessité raisonnable. Ainsi, graduellement, tout est dénaturé afin de rendre l'aliénation désirable tandis que la perte de la liberté devient un gage de sécurité. Le travail demeure la base de l'existence mais c'est une valeur sans valeur puisqu'on lui reproche d'être ruineux pour les entreprises et d'un coût fatal pour la compétitivité. Tous les acquis sociaux sont désormais des obstacles pour l'économie et ils s'autodétruisent en creusant leur dette. Quant aux services publics, ils avaient le tort de rendre service à tous alors qu'ils ont à présent l'avantage de faire payer par tous la richesse de quelques-uns.
La différence entre la réalité et le discours des profiteurs au pouvoir serait caricaturale si elle ne faisait le malheur de millions de pauvres et de chômeurs : elle est socialement ordurière et humainement meurtrière. Tout démontre que le patronat et ses serviteurs politiques n'ont jamais accepté les progrès lentement conquis par les ouvriers et les employés de telle sorte qu'ils en précipitent la destruction. Une de leurs armes récentes est la délocalisation : elle a pour prétexte le recours à une main-d'œuvre bon marché, mais sa raison principale est de réduire par le chômage la solidarité des travailleurs afin de les rendre plus dociles.
Ce n'est plus la qualité qui, dans ce système, est décisive, mais la quantité. Il s'agit de faire toujours mieux en nombre parce que le nombre s'additionne, se multiplie et se prête aux statistiques tandis que la qualité se dérobe à toute mesure.
Tout cela est trop banal dès qu'énoncé mais prouve que les mesures théoriquement sociales du pouvoir sont la façade d'une immense déchetterie où le code du travail est peu à peu déchiqueté. D'ailleurs qu'est-ce qui règle aujourd'hui le travail, et spécialement dans les services privatisés, c'est le « management ». Et quel est son but principal ? Mettre constamment le travailleur sous la pression de performances destinées à le disqualifier, soit pour qu'il prenne la porte, soit pour qu'il crève à la tâche en augmentant sans cesse les normes du rendement.
Ce n'est plus la qualité qui, dans ce système, est décisive, mais la quantité. Il s'agit de faire toujours mieux en nombre parce que le nombre s'additionne, se multiplie et se prête aux statistiques tandis que la qualité se dérobe à toute mesure. La conséquence est un nombre record de suicides professionnels et le choix de la rentabilité comme seul critère d'excellence. Choix qui a des effets pervers dans les domaines où l'attente, la patience, la réflexion et le mûrissement étaient déterminants, mais la rentabilité n'attend pas : elle est immédiate ou elle n'est pas. Il en va donc des œuvres comme des plats, qui doivent être consommés dès leur confection sous peine de finir à la poubelle ou au pilon.
La nouvelle morale nous assure que la chose la plus demandée est évidemment la meilleure. Le nombre est une preuve : la preuve que la majorité est bien la plus représentative et qu'elle mérite d'exercer le pouvoir. Ce principe est indiscutable puisqu'il est la base de la démocratie. On ne saurait s'en prendre ni à la publicité ni à la démagogie ni à l'habileté de celui qui les utilise pour sa promotion puisque son succès démontre qu'il possède justement l'habileté adéquate à la fonction qu'il occupe ou qu'il ambitionne.
Ce spectacle est devenu inévitable : il a remplacé la pensée politique. Sa minceur passe pour de la transparence. Et il relève lui aussi d'une sorte de « management » généralisé dont rien ne dénonce l'ordure : une ordure propre, sans bavure visible, sans merde et sans sueur. L'ordure ancienne était matérielle et physique ; l'actuelle est la perversion de toute corporalité qu'elle neutralise et prive de toute dimension humaine. Le morcellement des tâches, la privation d'initiative, la perte d'engagement personnel détruisent le sens et le goût du travail. Plus question d'épanouissement mais de cadence et de production. Plus d'interlocuteurs, rien que des voix machinales dès que l'on a besoin d'un renseignement. Au lieu de l'attention naturelle et réciproque, l'isolement et la solitude.
L'ordre est de déshumaniser les rapports publics dans les commerces, les banques, les bureaux. À quoi bon cette perte de temps qu'est la relation quand seul importe le rendement ?
L'ordre est de déshumaniser les rapports publics dans les commerces, les banques, les bureaux. À quoi bon cette perte de temps qu'est la relation quand seul importe le rendement ? Le téléphone, internet et les robots remplacent efficacement vendeurs et guichetiers. Les emplois manquent sauf pour les machines, qui sont d'ailleurs des employés modèles car, une fois mises en marche, elles obéissent à la perfection et vont jusqu'à l'épuisement. Le code du travail vient d'être dénaturé par les accords dans le cadre des entreprises : les travailleurs vont pouvoir diminuer légalement leur salaire pour sauver leur emploi et limiter ainsi les effets de la crise.
L'une des plus belles inventions du Capital est d'ailleurs cette « crise » : elle sert à semer la panique dans l'imaginaire collectif afin de le préparer aux sacrifices déclarés indispensables et qui, sous le nom de austérité, restaureront la normalité, c'est-à-dire la domination de la finance. Autres avantages : tant que dure la crise, les banques ont le droit de voler l'État et l'État le devoir de se laisser voler. Mieux encore, grâce à l'Union capitaliste dite Union européenne, un État a l'obligation de réduire son peuple à la misère pour rembourser les banques, et d'abord celles qui l'ont encouragé à dépenser au-delà de ses moyens.
La crise est un instrument d'oppression et de répression en même temps qu'une bonne manière de conforter le pouvoir quand il a gâché son image par de trop visibles injustices.
La crise est un instrument d'oppression et de répression en même temps qu'une bonne manière de conforter le pouvoir quand il a gâché son image par de trop visibles injustices. Elle le déculpabilise en lui permettant d'accuser les circonstances, les fraudeurs sociaux, les immigrés clandestins et, bien entendu, l'irresponsabilité de l'opposition. La crise fait oublier les promesses non tenues et la corruption : elle occupe toute la devanture politique pour nous exposer l'agitation salutaire du Président et de ses ministres, qui sauvent l'euro et disciplinent l'Europe. Il arrive même qu'on y vante les effets bénéfiques du système d'assurances sociales qu'on est pourtant en train de détruire. La crise enfin désarme d'avance la tentation de la révolte et de l'émeute en peuplant les têtes d'images médiatiques qui désarment leur résistance.
Cette occupation des têtes est d'une efficacité bien rodée que vient compléter le désastre créé dans l'éducation nationale. Il faut rationner l'intelligence pour qu'elle soit réservée à l'élite qui gère le pouvoir ce qui lui évitera une contestation également intelligente. On sait que la consommation massive d'images visuelles entraîne un vide mental que comble uniquement la récidive de cette consommation. Et que l'ordre repose aujourd'hui sur la fabrication d'un appétit que ranime sans cesse la marchandise faite pour l'exciter en ayant l'air de le satisfaire.
Quand l'humain prime et la conscience de la solidarité qu'il exige : il ne s'agit plus de prendre le pouvoir mais de le dégrader à jamais.
Peut-on métamorphoser la conscience qu'en chacun de nous les conditions générales ont formée ? Tous les liens sociaux traditionnels contribuent à sa soumission : famille, propriété, travail. Il ne faudrait cependant qu'un peu de réflexion pour s'apercevoir que notre besoin de travailler et de consommer, que ce besoin vital peut devenir un capital individuel en s'arrachant à la dépendance ordurière du capitalisme qui l'exploite en se flattant de l'entretenir. Le choix serait alors possible de la jouissance contre le Marché.
Ce choix, évidemment, menacerait l'Ordre et il serait en soi un révolution : une révolution non violente faite de rire et de refus. L'erreur et l'échec de toutes les révolutions successives furent dans la volonté de s'emparer du pouvoir car révolutionnaire ou pas, jamais il ne change de nature. Quand l'humain prime et la conscience de la solidarité qu'il exige : il ne s'agit plus de prendre le pouvoir mais de le dégrader à jamais.
L'Inquiétude de l'esprit
(16 mars 2014)
Ce titre sert d'en tête à la proposition d'un ouvrage collectif qui constituerait une sorte de manifeste existentiel et poétique. Il est précisé que le mot « esprit » a été préféré au mot « spirituel » trop entaché de religieux. Je ne vois pas en quoi le mot « esprit » en est moins entaché car, et justement pour cette raison, j'évite de l'employer depuis que j'écris. Par ailleurs, le texte de cette proposition émet la crainte que le XXIème siècle soit « spirituel… n'importe comment ». Étrange crainte quand tout porte à redouter que ce problème ne se pose même pas pour la raison que le « spirituel » aura été détruit par notre société médiatique – ou par un pouvoir pressé d'utiliser les media afin de provoquer la disparition de ce qui dote chaque corps humain de la possibilité de lui résister.
Dès lors que la conscience de ce danger occupe mon « esprit » (je me résous à employer ce mot pour être plus facilement entendu), ledit esprit souffre d'une inquiétude précise, car il sait fort bien que la menace pressentie est déjà à l'œuvre. Cette chose menaçante a été activée depuis longtemps. Sa perception est liée au sentiment d'une privation de sens provoquée par l'influence grandissante des media populaires bien plus efficaces dans leurs effets que toutes les anciennes méthodes de propagande, et bien plus discrets. Il a fallu se rendre alors à l'évidence que ces media, surtout la télévision et ce qui en découle, avaient le pouvoir d'occuper les « esprits » en y paralysant toute distance critique pour les rendre « disponibles » à leurs messages.
Pour moi, l'esprit est une dimension du corps. Son origine et son développement m'échappent, cependant que je les sais liés à l'anatomie ou à la physiologie et non à une improbable visitation transcendantale.
Cela posé, il me paraît indispensable de préciser ce que va signifier ici le mot « esprit » dont l'emploi est trop courant pour ne pas prêter à malentendu. J'ai dit que je l'évitais sans dire que j'utilisais à sa place les mots « espace mental » ou bien « intériorité », qui ont au moins l'avantage de le situer physiquement. Mais que nomme-t-il exactement dans mon emploi ? Pour moi, l'esprit est une dimension du corps. Son origine et son développement m'échappent, cependant que je les sais liés à l'anatomie ou à la physiologie et non à une improbable visitation transcendantale. L'état du corps originel est incertain mais comment douter qu'un organe au moins y joue dès le début un rôle fondamental, et c'est l'œil. Il en va également de l'oreille qui sonorise la vue. Le rôle de la bouche est par contre ambigu puisqu'elle sert longtemps à prendre et à manger avant que la main ne la libère et ne lui permette de prendre la parole ? Une seule certitude : les yeux sont ouverts et ils voient tout comme l'oreille entend depuis qu'ils existent.
La vue va et vient dans nos yeux tout comme l'air va et vient vers nos poumons, mais quel est derrière nos yeux l'équivalent de ces poumons ? Il faut bien pourtant que la respiration visuelle accumule en nous l'expérience de notre environnement et que la vue tire de la répétition des images les règles d'une relation qui est un premier langage. Quel est le circuit qui met le monde en tête et qui, les yeux fermés, permet qu'il soit encore là ? Dans quelle région du corps, ce là est-il situé ? Peut-être la question ne s'est-elle jamais posée tant il est naturel de voir et de conserver les traces de la vue. C'est à partir du déjà vu que nous identifions les éléments du visible, et c'est la respiration du visible qui alimente sa reconnaissance. Savoir comment fonctionnent les zones du cerveau et les neurones et les synapses est en train de fournir des réponses, mais comment sentir que chacune de nos représentations est aussi un objet neuronal ? En attendant d'être doué de cette perception scientifique autant s'en remettre au naturel et reconnaître simplement que la circulation des images et leur conservation a fondé l'esprit. Et n'est-ce pas en lui que, peu à peu, la vision a pratiqué la nomination en inventant le langage ?
Le mot « intériorité » est infiniment plus organique et concret que le mot « esprit » mais pourquoi n'a-t-on cessé de faire de cette construction interne une sorte de supplément qu'auraient fourni les dieux ? Cette désincarnation fait peut-être logiquement suite à celle qu'opère le regard quand il ne cesse de changer le monde en images. Ce changement demeure naturellement insensible tant que la vue est directe, pratique, immédiate, mais sa conscience devrait s'imposer à mesure que la provision d'images grandit, que la mémoire s'en mêle, que la réflexion s'ajoute à l'expérience. On peut penser aujourd'hui que tout cela concerne des zones du cerveau, mais comment percevoir ce magasin intérieur et son organisation ? Il est vrai que l'on n‘a pas besoin de cette perception pour s'en servir, sauf que la perception permettrait une relation – si j'ose dire – ré-incarnée et que la ré-incarnation est sans doute une démarche capitale quand on cherche le meilleur moyen de résister à l'occupation médiatique.
Que l'on s'accorde ou non sur la formation et la nature de l'esprit, il existe un consensus général pour le considérer comme l'attribut spécifique de l'humanité et même son constituant. Chacun sait que l'esprit fonde la relation entre les hommes, donc qu'il crée la société, la culture et tous les développements qui en découlent. Il est ainsi la base de la personnalité, de son indépendance et de sa liberté d'accepter ou de combattre les conditions sociales et politiques. Le pouvoir, quel qu'il soit, a par conséquent toujours cherché à le convaincre ou à le contraindre. Il l'a fait par la loi, qui met en ordre les relations au nom de la justice. Il l'a fait par la peur, qui menace l'opposant d'une violence impitoyable. Il l'a fait surtout par l'éducation religieuse puis civique, qui orientent également l'esprit dans le bon sens de la nécessité du pouvoir et de l'acquiescement à sa domination.
Façonner la conviction de cette nécessité est plus rentable que de l'imposer et sans doute, après des siècles et des siècles de cet exercice, n'imaginait-on pas que l'on pourrait, un jour, se passer d'une formation qui exige un long enseignement, une hiérarchie familiale et sociale, une lourde administration. Tout à coup et brutalement, une invention a dévalorisé la pratique de ce long héritage parce qu'elle permet de pénétrer directement dans l'esprit – ou du moins dans son lieu - , de le violer sans en avoir l'air et d'y installer les éléments propices à sa soumission.
On découvre ainsi qu'il suffit de tenir les yeux et d'y déverser des images pour que l'espace de l'esprit s'abandonne à leur flux comme s'il en était l'auteur et non pas la victime.
La facilité de cette invasion et le naturel de l'occupation qui s'en suit surprennent dès qu'on réfléchit au processus de leur mise en place. On découvre ainsi qu'il suffit de tenir les yeux et d'y déverser des images pour que l'espace de l'esprit s'abandonne à leur flux comme s'il en était l'auteur et non pas la victime. Jamais dans le passé, une machine n'avait eu la capacité de pénétrer dans la région la plus intime des humains, de l'envahir et de l'occuper au moyen d'un spectacle qui, sous prétexte d'informer, d'instruire ou de distraire, ne laisse aucune marge au moindre recul critique. Bien sûr, chacun garde le contrôle de l'appareil et peut à tout moment interrompre l'émission dont il jouit, mais elle est en général dotée d'assez de séduction ou d'habileté pour qu'on la suive jusqu'au bout. Conséquence : un bon nombre de nos contemporains passe au moins quatre heures par jour devant leur téléviseur. De plus, les écrans se multiplient et, désormais portables, tiennent dans la poche ou le sac et nous deviennent inséparables. Pire, ils sont de plus en plus utilisés dans l'éducation et risquent de faire disparaître la relation , le contact humain.
Quels sont les effets de cette inflation de la consommation visuelle ? C'est avant tout un trop plein qui fait le vide.
Cette inflation de la consommation visuelle pourrait ne représenter qu'une certaine frénésie dans un domaine justement particulier de la consommation, mais quels en sont les effets ? C'est avant tout un trop plein qui fait le vide. Oui, voilà une expression bizarre, mais a-t-on jamais connu auparavant un système susceptible de remplir un lieu pour le vider de ses qualités mentales naturelles ? Et qui plus est un lieu situé dans notre corps et considéré par tous comme essentiel bien qu'il ne soit jamais perçu physiquement. Ainsi le flux d'images déversé dans nos yeux devient notre activité « spirituelle » tout en gardant l'apparence d'un spectacle inoffensif. Le sujet de ce spectacle est un leurre : il importe beaucoup moins que la circulation du flux d'images qu'il produit et qui, par son seul mouvement, occupe notre esprit pour le garder disponible au message impressionnant qui, de temps à autre, lui sera communiqué.
Tant qu'il est occupé par ce flot visuel dont l'invasion est continue, notre esprit ne le pense pas pour la raison qu'il n'a pas besoin de se représenter ce qui, tout en l'occupant, ne cesse pas d'être devant ses yeux. Il faut évidemment rappeler ici que le spectacle télévisuel est la seule activité humaine qui, pour débuter, n'exige comme seul effort que d'appuyer sur un bouton avant de suivre passivement la succession de ses images. L'effacement de tout effort préliminaire est la base de l'attrait de la télévision : il suffit de l'allumer et d'ouvrir les yeux. Cette situation replace peut-être l'esprit dans une position originelle : celle où il lui suffisait de voir pour être comblé… Sauf que, devant l'écran, il n'est plus dans la vision en cours de réflexion mais dans l'abandon à un gavage visuel qui, tout au contraire, neutralise la réflexion.
Un ancien directeur de la chaîne de télévision la plus populaire fit un jour l'aveu devenu célèbre que son rôle était de créer du « cerveau disponible » pour les messages publicitaires de ses clients. Comment s'obtient cette disponibilité ? Par la circulation continue d'un flux d'images dont le mouvement entretient la passivité de sa réception. À cette mobilisation du système visuel s'ajoute bien sûr celle du circuit auditif par des mots et des sons complétant la séduction mais cela suffit-il à expliquer la fabrication du « cerveau disponible » ?
Toutes les œuvres créées jusque-là et dans tous les domaines étaient discrètement incomplètes : elles comptaient sur l'interprétation, l'imagination, donc l'intelligence pour atteindre leur achèvement. Le spectacle audio-visuel se suffit à lui-même parce qu'il est totalement figuré, totalement achevé quelle que soit sa qualité ou sa médiocrité.
Depuis le fond des temps, la perception humaine combine l'auditif et le visuel mais il lui a fallu des millénaires pour en perfectionner l'expression par le langage et par l'écriture, bref par une symbolisation toujours plus exactement liée à son sujet. Cette symbolisation faite de deux modes complémentaires, mais le second relativement récent, a toujours laissé chaque individu libre de les interpréter à sa façon en faisant un effort de conception et d'imagination. Par rapport à cette longue histoire, l'enregistrement mécanique des images d'où naît l'audio-visuel a tout l'air d'une brusque et envahissante précipitation, qui amplifie son effet depuis un demi-siècle.
La nouveauté, sans doute déjà oubliée, est que cette précipitation d'images s'est installée dans l'intimité de chacun et qu'elle n'exige aucun apprentissage. Il suffit de posséder l'appareil adéquat, de l'installer au centre de son logement et de s'asseoir devant lui. Vous pressez sur un bouton et le défilé des images commence doublé de la sonorisation qui l'accompagne naturellement. Dès lors, tout le champ de votre perception est occupé car le symbole et son contenu se confondent tout comme vont de pair succession des images et audition sans que vous puissiez intervenir autrement que par l'interruption.
Toutes les œuvres créées jusque-là et dans tous les domaines étaient discrètement incomplètes : elles comptaient sur l'interprétation, l'imagination, donc l'intelligence pour atteindre leur achèvement. Le spectacle audio-visuel se suffit à lui-même parce qu'il est totalement figuré, totalement achevé quelle que soit sa qualité ou sa médiocrité. Qu'ils soient originaux ou banals, ses thèmes se valent pourvu qu'ils déclenchent une assimilation rapide et entretiennent un appétit de consommation. Tout cela est désormais bien connu et dénoncé même si la dénonciation, loin d'avoir un effet dissuasif et populaire, en est réduite à constater que l'image mouvante et augmentée de quelques bulles de discours sert maintenant de programme et de pensée politiques.
Reste pourtant à essayer de comprendre pourquoi l'humain est fragilisé par ce qui fonde justement son humanité, c'est-à-dire son « esprit ». À comprendre pourquoi un flot d'images pénétrant par ses yeux peut occuper cet esprit au point de le rendre en effet « disponible » à n'importe quelle manipulation publicitaire ou politique. La science, qui a beaucoup appris sur le cerveau et la pensée depuis quelques années, arrivera sans doute un jour à identifier les circuits qui permettent cette invasion et cette occupation. Servira-t-elle alors à nous protéger ou à nous asservir ? Étant donné ce que nous apprend l'histoire, les chances en sont probablement égales.
Du mythogramme à la lettre en passant par l'idéogramme, la symbolisation a progressé relativement vite dans le domaine de l'écriture. Ce qui est remarquable pour nous dans cette évolution, c'est que, au départ, une image réduite à son propre signe sert à nommer la chose, l'objet, l'animal… Qu'en est-il de la vocalisation de ce nom qui, bien sûr, précède la tentative de sa transcription ? Rien ne nous l'indique parce qu'il n'existe pas de fossile de la parole. L'écriture n'a guère que cinq mille ans, les peintures pariétales six à huit fois plus, la parole vient d'un lointain incalculable. Il faut juste souligner que la symbolisation commence par des signes figuratifs qui, très rapidement, deviennent abstraits.
L'origine s'éloigne dès qu'on veut l'approcher. Mais l'œil est toujours là, qui s'est ouvert dès qu'il y a eu du corps et de la vie. Et cet œil voit et, voyant, il envoie des images vers le cerveau et y accumule une connaissance. Rien que de naturel et d'animal jusque-là mais que se passe-t-il au moment où, ayant fermé les yeux, cet animal s'aperçoit qu'il voit encore ce qu'il ne voit plus ? Cette situation, vue depuis aujourd'hui, est mythique, elle a cependant toutes les chances d'être simplement naturelle, sauf que… entre la vision habituelle et la vision mémorisée, il y a le passage capital de la vue à la représentation. Ce passage est devenu si normal et depuis si longtemps qu'on ne voit pas qu'il inaugure la naissance de la pensée en même temps qu'il en fonde le lieu.
Si l'on admet que le passage de la vue à l'image mentale de la vue, qui est la base de la représentation, est aussi la base de la pensée, cette opération autant dire originelle suppose, pour se développer, un effort constant de réflexion générateur d'intelligence. Dès lors, si, dans un premier temps, il a pu suffire de voir, il a fallu bien vite savoir ce qu'on voit, comparer, déduire, projeter et même articuler sa vue. Il ne s'agit pas de rêver l'inconnu mais d'agiter du probable dans la mesure où l'œil, et lui seul, paraît bien être l'unique fondateur de l'humain pensif même si l'on n'oublie pas l'apport de l'oreille. Et si le pensif est attaqué par une agression mentale qui passe par l'œil, n'est-ce pas une raison de se demander ce qui fait de lui l'entrée principale de cette région intime ?
Chaque jour des millions d'yeux sont envahis par un flot d'images audio-visuelles qui s'en va occuper l'esprit dans lequel ce flot se précipite. Entre ces images-là et celles qui viennent du quotidien, du travail, des rencontres ou des activités, il y a une différence de nature qui, généralement, n'est pas perçue. Les images ordinaires alimentent normalement l'esprit en représentations qu'il analyse et réfléchit, les autres, celles de l'écran, suscitent en lui une sorte de paralysie mentale que l'ancien directeur de TF1 a parfaitement caractérisée en parlant de « cerveau disponible ».
Il faut encore interroger cette disponibilité ? Elle suspend l'activité du cerveau – mot préférable maintenant à « esprit » - en la neutralisant. Les images défilent à une vitesse normale et en apparence comme d'habitude sauf qu'elles sont à elles-mêmes leur propre représentation pour une raison que cette normalité dissimule. Ce qui occupe votre cerveau ne cesse à aucun moment de faire que vos yeux confondent le symbole (l'image) et son contenu de telle sorte que la représentation devient la réalité ambiante. Une réalité totalitaire qui ne laisse pas la moindre marge à l'imagination ni, bien entendu, à l'intervention sauf à couper court. La raison de cette occupation totale de l'espace mental est liée à l'occupation simultanée du circuit visuel et du circuit auditif avec pour conséquence que le spectacle n'est plus perçu comme tel, mais entièrement vécu.
Cette fabrique de la passivité est sûrement l'une des inventions sociales les plus remarquables de notre époque. (...) La passivité est au fond la meilleure préservation contre toute révolte.
L'installation du poste de télévision au centre de la vie familiale lui confère le pouvoir d'introduire dans le cercle le plus intime tout ce qui compose le monde extérieur : information, distraction, culture. Les membres de la famille croient que l'achat de l'appareil leur en a conféré la maîtrise, alors que celle-ci se limite à allumer et à éteindre l'appareil. En tant que spectateurs, ils sont dans une situation comparable à celle de l'ouvrier dans une chaîne de montage qui, privé de toute initiative, ne peut que répéter toujours le même geste. On sait à quel point la passivité créée par cette situation est nuisible à l'humain parce qu'elle lui ôte toute maîtrise et rend son corps machinal : il en va fatalement de même de l'entraînement à la passivité que génère le téléviseur. C'est qu'avoir chez soi pareille source d'images charge ces images d'une réalité qui les intègre sans aucun effort de réflexion à la vie quotidienne et à la vie mentale. Du coup, plus de distance et une familiarité très éphémère avec ce flot qui, toujours passant, impersonnel et irréfléchi, paralyse l'interprétation aussi bien que l'imagination.
Cette fabrique de la passivité est sûrement l'une des inventions sociales les plus remarquables de notre époque. Elle est méprisante pour l'humain, mais elle aurait dû permettre d'adoucir l'oppression au point de rendre inutile la violence. Il n'en est rien parce que l'appétit des oppresseurs grandit sans cesse au-delà de toute mesure et au détriment d'un toujours plus grand nombre. À mesure que se multiplient les écrans, ce n'est pas la liberté qui grandit mais le moyen de contrôler chacun de leurs utilisateurs jusque dans son intimité. Le scandale provoqué par la découverte de la mainmise des renseignements américains sur toutes les communications privées le prouve sans, pour autant, le faire cesser. L'étonnant est de remarquer que tous les abus de pouvoir technologiques ne provoquent qu'une indignation très éphémère. Est-ce parce que les media s'empressent de passer à autre chose ou bien parce que l'indignation elle-même n'est plus qu'une réaction manipulée ?
La passivité est au fond la meilleure préservation contre toute révolte. On voit que les syndicats eux-mêmes s'en font aujourd'hui les complices puisque les manifestations qu'ils organisent ne sont qu'un leurre destiné justement à fatiguer les révoltés. Inutile d'ajouter que le socialisme ne porte plus cette étiquette que pour promouvoir son contraire. Il y a donc entre tous les centres de pouvoir une entente pour, d'une part décourager l'opposition et, d'autre part, développer les moyens de la rendre inexistante - très exactement de la faire disparaître. Pour cela, il faut rendre inconcevable la révolte et par conséquent occuper l'esprit afin de l'en écarter : l'occuper au sens militaire du terme.
Le meilleur instrument pour réaliser ce projet demeure la télévision et ses divers avatars pour toutes les raisons déjà dites et parce que la paralysie mentale qu'elle propage, non seulement est indolore, mais séduisante. Quand la vue est fascinée par une succession d'images sonores et mouvantes qui occupent tout l'espace visuel, la réalité environnante s'en trouve dédoublée si bien que la perception s'y égare. La pensée dérive alors au fil d'un spectacle qui lui permet uniquement de s'identifier à lui et qui, donc, l'empêche d'interpréter et d'imaginer. Ainsi ne progresse qu'une privation de sens qui facilite la soumission.
Il n'est plus question que de valeurs matérielles et, tandis qu'une faillite les menace, toutes les autorités annoncent au contraire leur retour, et qu'il sera sauveur.
Quand a surgi la comparaison entre travail à la chaîne et spectacle télévisé, j'aurais dû m'attacher au fait que l'un et l'autre entraînent une perte de l'autonomie individuelle, donc de l'engagement et de l'implication physiques qui font, depuis toujours, que l'invention passe par le corps. C'est ce lien entre l'intelligence et la main qui disparaît dans les techniques nouvelles. Une désincarnation est à l'œuvre qui, loin de favoriser comme on le croyait autrefois la spiritualité, tend à la faire disparaître. Il n'est plus question que de valeurs matérielles et, tandis qu'une faillite les menace, toutes les autorités annoncent au contraire leur retour, et qu'il sera sauveur. L'entretien de cette légende productiviste passe par une obstination suicidaire et une oppression d'une violence jusqu'ici inconnue qui détruit les équilibres naturels, le climat, la qualité de la nourriture, les acquis sociaux, les services publics, l'éducation. Il faut faire croire que ce saccage est indispensable à un progrès futur, donc rendre les cerveaux disponibles à cette « vérité ».
En attendant, nos corps sont atteints par cette dégradation générale en même temps que les conditions de vie, mais le spectacle à domicile nous en distrait. Les nouvelles s'enchaînent de manière à s'user l'une par l'autre de telle sorte que les responsabilités sont toujours reportées ou annulées. Le tout est de s'emparer de nos yeux et d'y déverser la potion d'images qui bonifie la vision de l'actualité – laquelle est désormais la seule dimension du monde.
Pourquoi s'emparer de nos yeux est-il si décisif ? C'est la question qui a motivé la tentative très risquée d'interroger une origine dont ne survivent pas les traces, sinon peut-être dans notre corps. Les études sont aujourd'hui innombrables qui tâchent d'éclaircir notre construction cellulaire et d'y situer des régions, des circuits. Cependant l'urgence est de trouver la façon de ranimer une résistance corporelle à ce qui méprise notre corps et s'empare de notre seul espace mental pour y semer une soumission qui agira en nous comme un réflexe.
Il s'agissait ici d'inventer au sens archéologique le rôle fondamental de l'œil, rôle qui de toute manière est le sien, afin de dénoncer son exploitation pour s'emparer de notre « esprit ». Est-il naïf de croire que si l'on connaît la manière d'opérer de l'ennemi, on dispose du moyen de s'opposer à son action ? Sans doute n'est-ce ni aussi simple ni suffisant pour la raison que le savoir ne suffit pas : il faut y ajouter la perception et la conscience de la pénétration audio-visuelle au moment où elle agresse tout l'espace de l'intériorité. Cette pénétration emprunte le circuit originel qui mène de la vue à la pensée et elle doit à la maîtrise de ce trajet toute sa puissance d'occupation. Le spectateur-auditeur, à cet instant, acquiesce ou se défend : il est averti, il a le choix…
Ces deux textes inédits de Bernard Noël ont été mis en ligne sur le site internet des éditions P.O.L. Ils nous ont été signalés par l'Atelier Bernard Noël, site de ressources consacré à l'œuvre du poète, qui recense sa bibliographie, ses archives radiophoniques et télévisuelles ainsi que de nombreux articles et documents le concernant.
https://atelier-bernardnoel.com/
Bernard Noël sur les humanités :
- "Contre l'Ordre, l'opacité du poème", par Jean-Marc Adolphe. Article qui revient sur l'enquête que Bernard Noël avait menée en 1995, à la demande de la ville de Saint-Denis, auprès de 104 auteurs du monde entier autour de la question "Qu'est-ce que la poésie ?" (https://www.leshumanites-media.com/post/bernard-no%C3%ABl-contre-l-ordre-l-opacit%C3%A9-du-po%C3%A8me).
- Bernard Noël. "Le cerveau disponible" (INÉDIT) — un texte offert par Bernard Noël en mai 2017 pour l'événement "Ruralité debout" à Fère-en-Tardenois (https://www.leshumanites-media.com/post/bernard-no%C3%ABl-le-cerveau-disponible-inedit).
- "A Bernard Noël, depuis les oliviers", par Bruno Tackels (https://www.leshumanites-media.com/post/a-bernard-no%C3%ABl-depuis-les-oliviers)
Voir en ligne : Source/emprunt de cet article : leshumanites-media.com -
Trump’s bizarre social media blitz leaves world guessing ahead of UN address
President has been posting on Washington arch, AI and his ‘25 top achievements’ – the chances of an uplifting speech appear slim
The annual gathering of the United Nations general assembly has historically been a platform for US presidents to display their most serious face and a positive vision to the world.
From Harry Truman and Dwight Eisenhower to John F Kennedy and Barack Obama, over eight decades US leaders have used the setting to expound on grand themes before a global audience at pivotal moments in international affairs.
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Le journal « La Gueule ouverte » : notre aîné révolutionnaire et subversif
Ce fut une décennie faite d'écologie radicale, d'espoir révolutionnaire de camaraderie et de débrouillardise : l'histoire du journal « La Gueule ouverte », édité dans les années 1970, est racontée dans un livre qui transmet l'énergie et la passion de ces pionniers.
Lire la suite - À découvrir / Culture , Luttes
Un journal sans publicité et sans actionnaire ? Engagé sur les luttes écologistes ? Non, nous ne parlons pas encore de notre pomme, mais de notre lointain aîné, La Gueule ouverte, qui paraissait dans les années 1970. « La GO », (…) -
Bungie annule la mort de Destiny 2
Quelques mois après avoir officialisé la petite mort de Destiny 2, Bungie a décidé de rétropédaler. Dans un message vidéo, le studio annonce que la saga est à nouveau au cœur de ses plans. Les fans ont gagné.
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Ytres (62): Méga ZAD contre le Méga Canal !

Alors que le Méga Canal tente de passer en force, une ZAD s’ouvre à Ytres !
Lundi 21 septembre, une occup’ a débuté pour empêcher l’abattage du bois de Ytres, dans le Pas-de-Calais. Alors que le budget provisoire a doublé, que des recours juridiques sont en cours, que le projet n’est toujours pas financé et que les travaux viennent à peine de commencer, il est nécessaire de s’interposer afin de stopper les ravages.
Cette occupation, qui est soutenue au sol, prendra fin lorsque les coupes s’arrêteront et que le Méga Canal sera mis en supsens.
Toutes les énergies sont nécessaires pour tenir sur la durée et préserver ce bois: chaque citoyen·ne est appelé·e à nous rejoindre.Pour venir sur place, n’hésitez pas à nous mp sur les réseaux sociaux @megacanalresistance
Vous pouvez également soutenir l’occupation en relayant l’information !
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Grenoble: manif suite aux dix mois d’occupation de la Métro, samedi 26 septembre 2026

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Dans les académies de Toulouse et de Nantes, c’est toujours le chaos technique
Trois semaines après la rentrée, la plupart des outils numériques scolaires restent hors service. Les conséquences du piratage estival de l’Éducation nationale s’accumulent: élections des représentants de parents d’élèves reportées, versement des bourses menacé, élèves toujours sans établissement. -
Nantes : la manifestation contre le permis de tuer remplit les rues
Malgré la morosité sociale et le contexte répressif toujours plus tendu, des milliers de personnes se sont réunies à Nantes.
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Vivid nomme Julien Tarrisse, au poste de Directeur Général France.
Avec cette nomination, Vivid poursuit son développement sur le marché français et renforce son ambition de proposer aux indépendants, entrepreneurs et PME une plateforme tout-en-un combinant compte professionnel, services financiers et outils conçus pour simplifier la gestion quotidienne de leur activité. Paris, le 22 septembre 2026 – Vivid, plateforme financière européenne dédiée aux professionnels, annonce …
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« Le diable se niche dans les détails » : les zones d'ombre du chantier de l'A412
Militants et associations ont relevé de nombreux points d'interrogation sur la légalité du chantier de l'A412 et de la procédure qui l'a précédé. Plusieurs recours ont été lancés contre ce chantier qualifié de « massacre ».
Lire la suite - Reportage / Luttes
Machilly et Allinges (Haute-Savoie), reportage
« C'est un massacre. » Face aux deux énormes pelles mécaniques qui œuvrent depuis plusieurs heures à abattre des épicéas et des feuillus, une jeune femme aux cheveux bouclés peine à retenir ses larmes, alors que de grands (…) -
Dans la police, la domination virile « empêche l'institution de se réformer »

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Mistral AI acquiert Pimento et poursuit sa remontée vers les applications métier
Mistral AI fait l’acquisition de Pimento, la startup française fondée par Florent Facq et Tomás Yany, spécialisée dans la création publicitaire assistée par intelligence artificielle. Après Koyeb dans l’infrastructure et Emmi AI dans l’ingénierie industrielle, cette nouvelle opération fait entrer Mistral dans un autre domaine applicatif, celui du marketing et de la création. Elle intervient …
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Comprendre en moins de trois minutes pourquoi le pacte Dutreil doit être réformé
L'ONG Oxfam avance des pistes pour réformer le pacte Dutreil. L'objectif : qu'il continue de faciliter la transmission des entreprises aux familles, sans être un outil d'optimisation fiscale agressive pour les plus riches. -
Faut-il vraiment faire des économies sur le compte personnel de formation ?
Alors que le projet de loi de finances 2027 va imposer aux ministères sociaux des réductions budgétaires importantes (près de 2 milliards d’euros pour les crédits affectés au travail et à l’emploi par rapport à 2026), il semble que le compte personnel de formation (CPF) va particulièrement en faire… -
Evicted Peace Vigil Activists Stake Claim To Lost First Amendment Rights One Year On
Peace Vigilers remember Peace Vigil site on anniversary of eviction. Photo: Photographer 4 Justice
Washington DC—It hardly seems like a year has passed since the Secret Service raided the William Thomas Memorial Peace Vigil Tent and took down its signage. The Peace Vigil Tent sat across from the North Portico of the White forty-four years straight, the longest running peace vigil in the North American continent.
Members of the Peace Vigil held a one year remembrance of the legendary Peace Vigil and spoke about the great sacrifices its former activists made to keep it going. They also heralded its many achievements including honoring the principles of the First Amendment.
“The Vigil stands for everybody’s right to the First Amendment,” said Philipos Melaku-Bello, longtime peace activist. “With that being taken down, watch out for the things you actually care about.” He recalled the incidents of the days leading up to its removal. He spoke about Will Roosien, one of its youngest activists who jumped onto the tent to protect the tent as National Park Service Police detained him and took away the tent.
Rowena, another peace activist, said, “ The Peace Vigil was our place to have our First Amendment Rights to protest and its been there for 44 years. The ‘Peace President,’ the man who said he wanted the Nobel Peace Prize is the one who dismantled it after 44 years, 24 hours a day, 7 days a week.”
What Led To The Peace Vigil Takedown
On September 17 2025, right-wing media personality Brian Glenn broached the subject of the Peace Vigil Tent to Trump. In his question, which was more like a loaded screed, he implied the Peace Vigil stored weapons and posed a “national security risk” in Lafayette Park. He further alleged the Vigilers were radical leftists standing against American values, using drugs, and creating a rat-infested space. Melaku-Bello said that none of this is true.
Upon hearing Glenn’s screed, Trump response to his staff was to “Take it down. Take it down today, right now.” Later on Friday after Melaku-Bello learned of the press conference, he extended his shift at the Peace Vigil through Friday night past his scheduled quitting time. He remained there all through Saturday, Saturday night, and he did not leave until early Sunday morning. Melaku-Bello anticipated police would arrive at any minute and he wanted to be there if they did. By Sunday morning it seemed that the threat had passed as no police forces had come.Will Roosien, who had remained with Melaku-Bello throughout the 40-hours’ marathon shift, remained behind as Melaku-Bello left for a break.
Minutes after Melaku-Bello left—after sitting for nearly 2 days straight—U.S. Park Police swept into Lafayette Square and confiscated the blue tarp tent, its frame, and cinder block anchors. Roosien called Melaku-Bello, who immediately returned to join the relief activist, and he continued seated at the Peace Vigil for the third day. He remained at the Vigil as of September 19, 2025, Sunday night at 6 pm.
Led by Phillipo Melaku-Bello, a dozen or so vigilers continued holding onto their court protected spot on the red bricks. Exhausted by a long waiting game, Mulaku-Bello left after holding watch for nearly 40 hours. Just 15 minutes later, when all but one Vigiler was left, Secret Service rushed in and confiscated the tent, its frame and anchors, and all the signs. No weapon was found. There were no drugs. No alcohol. No charges were filed because there was no violation of any statute.
There was no justification for the takedown except that a right wing media report asked Trump about it and Trump ordered that it be removed. No other president had been so threatened by the tent and none other had ordered it removed. In fact the opposite is the case. Several presidents had food brought out to the Vigilers on Thanksgivings past. One president had food brought out with $100 dollar bills taped to the bottom of the plates. During President Obama’s tenure one of his daughters visited the Vigil and spoke to the activists at the tent. She wanted to know about them and encouraged them to continue.
A Brief History Of The Peace Vigilers
The history of those who envisioned a continuous presence outside the White House is a colorful story that could be a novel. Hundreds of activists took part in its 4 1/2 decades timeline. Some are no longer living. Some can only be recalled in photos exhibited on the black wired fence the activists put up to memorialize them.
Historically the Peace Vigil clawed its way into existence by the tireless effort of William Thomas, the vigil’s founder, along with many uncounted peace activists who accompanied him. They set up a continuous protest on June 4, 1981, outside the White House to demonstrate against the nuclear arms race. Their persistence annoyed then President Ronald Reagan. As a result they faced constant police harassment and many arrests because they kept returning to the sidewalk after being released.
After hundreds of arrests, a DC Superior Court Judge ordered that the Peace Vigil could remain which finally enshrined its right to remain across from the White House as long as it met several conditions. The order required the signs not be displayed over 6 feet and that someone always be present at the tent, 24-hours a day, 7-days a week, even on holidays.
The Peace Vigil was not expected by anyone to last very long. The Judge and President Reagan didn’t fret about the court order and the Secret Service kept its distance except to watch the stream of activists come and go.
Since the Peace Vigil tent was by order allowed on the sidewalk at Lafayette Square, responsibility to oversee its conformance with the court order fell under the authority of the U.S. Park Police. Lafayette Square is considered a National Park therefore code violations falls under its authority.
But William Thomas had plans for it to last indefinitely and that court order gave him everything he needed. He purchased a property on 12th Street at a property auction, he named it the Peace House. He and a committed group organized around the Peace House and it provided a stable location for activists to rest and refurbish between shifts. Havoa home to organize gave the activists an opportunity to organize more deeply in the community. The Peace House became a Mecca for many activists and campaigns.
The Proposition One Campaign (Prop1) was born of the efforts of the activists at the Peace Vigil. In concert with DC Representative Eleanore Holmes Norton (non-voting) an initiative to void the country of nuclear weapons was proposed 17 times. The latest was in 2025. The proposal never made it out of the House.
After William Thomas died, the Peace House survived until 2016 when it fell into disrepair under the management of some individuals who had stopped supporting the Peace Vigil. It was eventually sold after a long court battle.
Activists continued supporting the Peace Vigil despite the difficulties of transportation and logistics. Some activists were houseless and supported it anyway. By 2025 the Peace Vigil celebrated its 44th anniversary. It lasted through 7 presidents, quite an achievement when considering the Judge who issued the order and the president in office at the time had long since perished. The Peace Vigil message survived.
The spirit of the resistance against nuclear weapons was subsumed by other pressing issues as time passed: world hunger, human rights, Palestinian rights, Tibetan independence, the Afghanistan and Iraq Wars, and many other issues took over the signage as the decades passed. But one issue remained constant and that was the right of citizens to speak out in opposition to their elected representatives and government. It was with that spirit the Peace Vigilers returned on Saturday, September 19, for the anniversary of the tent takedown. Even now they refuse to go away though they have to assemble nearly 200 feet from the space permanently granted to them 44 years ago.
The Peace Vigil survived through Presidents Reagan, George H. W. Bush, Bull Clinton, George W. Bush, Barak Obama, Donald Trump (First Term), Joe Biden, and Donald Trump (Second Term). It survived because of grit and determination on the part of those who believed ir was something worthy of their time and volunteerism.
Many vigilers learned about people from around the world because it attracted tourists who wanted to know what it meant that a resistance tent was so close to the White House. Then stories would be shared about life in their home countries. Many left with an understanding of what the First Amendment meant in practice because its unique concept was often not something they had been able to experience back in their countries.
Will The Peace Vigil Return?
The future of the Peace Vigil remains uncertain at this time but the Vigilers have committed to keep it alive. Their voices have not been silenced and their spirit is still burning hot. It is hoped that the tide of oppressive government will soon turn in the U.S. At the present, rights are being stripped away daily.
On Sunday, a day after the Vigilers assembled to remember and reflect on their institution, the president banned legacy media outlets CNN, MS Now, and Politico from the West Wing pressroom. On Monday their credentials were confiscated. Of course they will challenge the ban in court.
There was no solid reason given for the ban, only that their reporting did not suit the president’s agenda. And yet it was another violation of the First Amendment, no different than tearing down the court-protected Peace Vigil tent.
None of these news organizations were around to cover the removal of the Peace Vigil Tent last September. They did not speak out for the Peace Vigil or its members. These media organizations were also among those institutions unwilling to challenge the president for his gradual departure from respecting rights when Trump first took office as he began stripping them away in January 2025. Many rights have been stripped from different parties and institutions in different ways.
The legacy press are now beginning to understand the consequences of not having courage to defend their rights for others’ rights sake like that of the Peace Vigil.
Will the Peace Vigil return to the Red Bricks outside the North Portico of the White House? That will depend upon how much the community is willing to fight to get their First Amendment rights restored. The Vigillers cannot do it on their own.
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Trump and Mamdani appear friendly after ‘wide-ranging’ meeting at Gracie Mansion
Republican president said he hoped the democratic socialist would be a ‘great mayor’ for New York City
Donald Trump said on Monday that he hoped Zohran Mamdani would be a “great mayor” for New York, an unusually warm assessment of the democratic socialist leader whom the president and his Republican allies have spent months holding up as a symbol of the Democratic party’s alleged embrace of “communism” ahead of the November midterms.
At a news conference following their closed-door meeting at Gracie Mansion, Trump and Mamdani appeared friendly as they have in previous meetings. Mamdani said he and Trump held a “wide-ranging” discussion, which touched on affordable housing and immigration, but did not offer extensive details regarding any disagreements between them.
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PROOF EXCLUSIVE: A Dozen Ways Trump Is Rigging the Midterms
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Appeals court rules in favor of Trump-backed Missouri congressional maps
Supreme court, which has twice blocked maps from being used in November, likely to have final say in legal fight
A long-running legal fight over Missouri’s congressional map took another turn Monday when a federal appeals panel ruled in favor of new districts backed by Donald Trump, even though the US supreme court has blocked those districts from being used in the November election.
A three-judge panel of the 8th US circuit court of appeals said Missouri should use the new Republican-drawn US House districts in the November election, just as the state did in its August primary. To revert to its prior districts for the general election would violate the US constitution, the appeals judges said.
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UK to give support to Saudi jets in attempt to counter Houthi fighters
Andy Burnham seeks stability in Middle East to bring down prices at home as first meeting with Trump looms
The UK has agreed to provide defensive air support to Saudi Arabia to help counter Houthi fighters and restore stability in the Middle East while driving down the cost of living at home, Andy Burnham has said, ahead of his first meeting with Donald Trump.
The prime minister said he had agreed to a request for air-to-air refuelling of Saudi jets to defend energy infrastructure against the Iran-backed rebels and help keep oil flowing from the Gulf to ease global economic turmoil.
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Trump Says Arch Must Be Built Because We Need Somewhere To Store Our Precious ‘Sniper Ammo’
Satire is dead. But it’s been dead since the first Trump administration, back when people were “owning the libs” with a combination of horse dewormers and willfully contracting COVID. Bleach consumption was discussed. It was a whole thing.
Not enough of those people died, apparently. We somehow got a second season of Trump and at this point, it looks like farce may finally have been killed off.
In addition to forming a white Christian nationalist death cult, Trump really wants history to remember him as one of the most self-aggrandizing people to ever serve as President of the United States. He would rather raze the Kennedy Center to the ground than have it continue without his name splashed all over it. He has literally gilded the lily all over DC, sending out his Parks and Rec folks to splash a bunch of gold paint over a bunch of monuments and statues.
In addition to constructing a hideous ballroom apparently inspired by the 1921 July 4th Ball held at the Overlook Hotel, Trump has held a military parade in his own honor and turned the 250th birthday of America into an MMA/White House crossover filled with mandatory attendees.
He also wants his own Arc de Triomphe. But while the French version celebrates the country’s military victories (both of them!) and is generally representative of national pride, Trump’s version would be all about Trump.
The problems are several. First, it’s the subject of litigation. Second, even his own National Park Service has pointed out that it would have an “adverse effect” on nearby historical monuments, including the Arlington National Cemetery and the Lincoln Memorial (the one with the misbehaving pool). Trump’s own FAA expressed some concerns about the proposed arch’s interference with flight paths but ultimately did the let’s-give-Trump-what-he-wants thing and suggested the only alteration be some sort of a warning light on top for planes… perhaps some sort of “eternal flame.” [Vomits involuntarily.]
Trump is struggling to justify building a gaudy piece of white-and-gold bullshit as a paean to his superior mediocrity. So, he’s doing what he always does in situations like these: fire up Truth Social to deliver rants/statements that look like they were composed by someone on a cocaine-and-151 bender.
If you can’t read/see the embed… oh man. You’re in for a treat. I’m just going to post the whole thing here because any cherry-picking of the best/worst parts might lead some people to believe that I’m just making this shit up.
Buckle up, buttercups:
At the strong request of the United States Military, and for National Security purposes, I have agreed to convert the magnificent Triumphal Arch, planned since the Civil War Era many years ago, at the Receptive Circle adjoining the Arlington Memorial Bridge, into a top grade Military Complex/Triumphal Arch, to house, store, and have the rapid ability to use large numbers of drones, plus Snipers, on both the roof and plaza areas, and additionally have and hold large quantities of sniper ammunition in storage. There will be no facility like this anywhere in the World. Out of the 59 top cities and Capitals, Washington, D.C., IS THE ONLY ONE IN THE WORLD THAT DOES NOT HAVE A TRIUMPHAL ARCH, but it will now and, by far, the greatest of them all! Thank you for your attention to this matter. President DONALD J. TRUMP
You’re seeing this too, right? It’s not just me who may or may not be on a cocaine-and-151 bender? This is a guy who thinks everyone respects him just out there on main claiming the “United States Military” has requested he turn his ego stroke of a monument into some sort of immobile war machine.
This sounds like it was written by a seven-year-old to explain the massive amount of hand-drawn violence currently covering the notebook paper he was supposed to be using to show his work during math class. I cannot imagine any healthy adult actually claiming a “triumphal arch” can — or even should! — house “large numbers of drones, plus Snipers… and… large quantities of sniper ammunition.”
Are we supposed to believe the “roof” of the monument will just be launching pads for drones — drones, I might add, that will be launched directly into the flight paths of descending commercial flights arriving at Dulles? Are the snipers just going to live there? Will the two towers of the arc act like extended clips for sniper ammo? Will it just be 250+ feet of belt-fed ammo accessed directly through “Freedom Slits” or whatever the fuck?
And what even is a “top grade Military Complex” in the context of self-gratifying embarrassment of a monument? And if it is actually going to be all of these things, why are we telling everyfuckingbody that we’re building a drones-and-bullets centerpiece in Washington, DC? Won’t that just make it one of the first targets in any invasion/terrorist attack/rummaging for pawnable goods after its erection? Speaking of erections, why can’t we have a president who gets off to normal things, like Marilyn Monroe? Or being cucked by Lorena Hickok?
All I can see now is some sort of drone-encircled, twin-towered .50 cal with Trump branding and a bunch of pissed off guys dressed like Solid Snake doomscrolling social media 250 feet above the ground. If for no other reason than Trump’s own Truth Social post, this abomination should never be constructed. But if we’re going to get blighted by the blightiest of self-declared urbanites, we may as well make it something everyone in the world will instinctively want to destroy.
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US TV networks suspend White House pool coverage over Trump media ban
White House promoted its own ‘Trump TV’ feed online after ABC, CBS, Fox News and NBC decline to participate
The major US television news outlets agreed to suspend their video coverage of Donald Trump after the administration banned journalists from several outlets from entering the White House grounds.
The collective decision came after the barred outlets – CNN, MS Now and Politico – sued the administration on Monday, saying the president’s actions were a violation of their first amendment rights.
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Gemini pirate 3 entreprises, sans « désalignement »
Le Wall Street Journal a révélé, le 18 septembre 2026, qu’un modèle de Gemini s’était introduit de manière autonome dans les SI de trois entreprises, en mai 2026. Le quotidien américain présente cet incident comme le « premier exemple connu où une IA de Google commet de sa propre initiative ce type d’intrusion ». Google a confirmé les faits, mais a nié tout « désalignement », c’est-à-dire un cas où un modèle s’écarte de ce que ses concepteurs attendent de lui.
L’intrusion a eu lieu lors d’un test mené par une société tierce, Irregular, chargée d’évaluer la sécurité des modèles. Un défaut de paramétrage a laissé Gemini accéder à Internet. Le modèle a alors atteint trois sites Internet : les prenant pour des éléments de son environnement de test, il les a piratés. Mais dès qu’il a identifié ces SI comme appartenant à de véritables entreprises, il s’est arrêté.
Pour Google, Gemini a donc agi conformément aux instructions de ses concepteurs. La firme n’a d’ailleurs publié aucun billet de blog consacré à l’incident.
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Shiny Hunters pirate le gang de rançongiciel Cl0p
Le collectif décentralisé de cybercriminels Shiny Hunters affirme avoir piraté le gang de rançongiciel russophone Cl0p et menace de publier des données sensibles si une rançon ne lui est pas versée. Shiny Hunters revendique un « accès complet » au serveur de Cl0p, dont il aurait extrait du code source et des journaux système susceptibles de contenir des adresses IP d’utilisateurs.
Ces données pourraient permettre aux forces de l’ordre de remonter jusqu’aux membres du gang de rançongiciel. Shiny Hunters réclame une part substantielle du butin accumulé par Cl0p ces derniers mois, notamment à la suite du vol de données sensibles dans des environnements Oracle E-Business Suite (EBS) en 2025.
À l’origine constitué de cybercriminels opérant en France, Shiny Hunters n’est pas une organisation unique et hiérarchisée. Le collectif fonctionne comme une marque sous laquelle opèrent des groupes aux origines, aux méthodes et aux motivations variées.
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Langues de fronde septembre 2026 : le racisme dans les milieux écolo militants (LDF contre le colonialisme chimique 2/2)
On se retrouve en cette rentrée pour le 2ème épisode de la série de deux émissions autour du colonialisme chimique, et toujours avec Lilith, militante au DSAVEC (Diasporas solidaires avec les victimes de l'empoisonnement colonial). On peut écouter un épisode sans avoir écouté l'autre, mais on peut aussi les écouter dans l'ordre, le premier étant ici.
Dans ce deuxième épisode, donc, on écoute comment, sous couvert d'universalité de la cause écolo, les milieux militants écolos gaucho restent très travaillés par des réflexes racistes. On restitue notamment, à travers le récit de Lilith, comment ce racisme s'est exprimé au festival Les Résistantes en août 2025, "rencontre de luttes locales et globales" ayant eu lieu sur plusieurs jours en Normandie, où elle participait à la table ronde consacrée aux pesticides comme forme de colonialisme chimique. Dans cet épisode, en plus de l'entretien de Lilith par Mirko & Ysé, on entend des enregistrements aux Résistantes, notamment un montage de l'introduction à la table ronde de Lilith et Mélo captée par le COADEEP et visionnable ici ; et puis quelques musiques :
Elaine Brown, One time
Doechii, Death Roll
Kolo Barst, Févriyé 74
Casey, Sac de SucreL'émission s'écoute ici, ou bien là :
PS : Vous l'aurez peut être remarqué, notre blog historique est entré en dormance, et n'est à ce jour du 21 septembre 2026 plus accessible.
Autistici inventati, le collectif qui gérait notamment Noblogs et ses nombreux blogs militants, a été classé terroriste par leur pays hébergeur qu'est les Etats-Unis ... et cela parce qu'ouvertement antifa (plus d'infos ici). On vous recommande fort fort de lire cette histoire, passionnante et folle, accessible même aux plus profanes, et qui mêle Gênes 2001, les geeks anars, la contre-culture italienne, les scandales sexuels du Vatican, les orages de Milan et un serveur qui s'appelle Paranoia…Bref le fascisme étatique états-unien est passé par là, c'est grave, ça fait peur, et des mobilisations s'organisent, notamment à Paris. Pour ce qui est de Langues de Fronde, en attendant qu'on monte un autre site, vous pouvez nous retrouver - comme d'habitude - sur le site de notre nébuleuse Radiorageuses préférée, c'est-à-dire ici même.
Voir en ligne : ici pour écouter l'émission -
Fox News Pulls The Plug As Trump's Media Ban Takes Unexpected Turn
President Trump is losing the lights and cameras as his Left-wing media ban took an unexpected turn Monday. Fox News pulled out of the presidential news pool in response to the White House's ban on CNN, Politico, and MS NOW, meaning the president's trip to the United Nations General Assembly will go without a television crew providing video coverage. The presidential television pool consists of five networks — CNN, NBC, ABC, CBS, and Fox News. Each network takes turns serving as "pool chair," meaning it provides video coverage of presidential events designated as pool events... -
Langues de fronde juillet 2026 : luttes passées et présentes contre le chlordécone (LDF contre le colonialisme chimique 1/2)
Ce mois-ci, premier épisode d'une série de deux émissions sur le colonialisme chimique. On trouvait qu'il ne faisait pas assez chaud, on en remet donc une couche en se faisant monter la colère avec le scandale du chlordécone.
Voir en ligne : ici pour écouter l'émission
Le chlordécone, c'est ce pesticide utilisé (même après son interdiction en France métropolitaine) pour arroser les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique, et par là empoisonner leurs habitant·es.
On vous donne à entendre un entretien avec Lilith, militante au DSAVEC (Diasporas solidaires avec les victimes de l'empoisonnement colonial) autour du chlordécone. On évoque avec elle l'histoire de ce produit ; les dominations, coloniales, raciales, capitalistiques, économiques, qu'il contient ; le rapport de l'État français et de la société toute entière aux Outre-mers, la répression policière et la vie chère ; mais aussi comment les luttes autour de cette question s'organisent, s'exportent et s'expriment jusqu'en Île de France.
On peut écouter l'émission là ! Ou là ! -
Networks pull out of White House TV pool in solidarity with CNN
Major TV networks that rotate covering the president for wider media distribution say they will not do so moving forward after President Trump banned three media outlets from the White House last week. Fox News Media, ABC News, CBS News, NBC News and CNN responded to the ban in a rare joint statement, saying "the public has a vital interest in receiving accurate, independent information about its government."... -
What is the White House press pool and why does it matter?
The White House press pool covers and travels with the U.S. president every day, providing news outlets and the public with a near-constant stream of information on the leader's activities. With the television pool suspending coverage of President Donald Trump after he banned CNN, MS NOW and Politico from the White House, the public could be deprived of critical information about the president's activities... -
Langues de Fronde juin 2026 - Et SLAP !
Ce mois-ci, les Langues de Fronde vous emmènent au festival du livre queer et féministe, le SLAP, dont la quatrième édition se tenait fin mai à La Parole Errante, à Montreuil. Difficultés de l'édition indépendante, bonheurs de l'entre-soi montreuillois, découvertes littéraires du bibliobus, nécessités de protéines dans les sandwichs vegans, plaisirs d'un match de catch queer, déviant et antifa : aucun détail n'aura été laissé de côté. On peut l'écouter... ben là ! Ou là !
Voir en ligne : ici pour écouter l'émission -
Le naufrage de Jean-Luc Bennahmias au procès en appel des assistants du MoDem
L’ancien député européen a donné lundi 21 septembre des explications confuses à la cour d’appel sur l’embauche par ses soins en tant qu’assistants de deux permanents du MoDem. -
Is the Greenland Deal a Win?
The Great Greenland Crisis has ended, and Donald Trump has declared victory. Last Friday, the president announced that he had reached a deal with the Danes that would give "the United States permanent control over security, and all other needs, in Greenland, completely addressing ALL of our many U.S. concerns." The barren, icy prize is finally ours. Or is it? Despite the usual bluster, bravado, and social media posts showing Greenland colored in with the Stars and Stripes, Trump's avowed aim of annexation was not accomplished. The Dannebrog will still flutter in the Arctic breeze. According to a statement put out by Denmark's Prime Minister Mette Frederiksen Friday, the deal "recognizes the sovereignty and territorial integrity of the Kingdom [of Denmark] and the Greenlandic people's right to self-determination." -
Accord sur le Groenland: le triomphalisme excessif de Donald Trump
Le président des États-Unis, qui a laissé tomber ses prétentions d’annexion du territoire constitutif du Danemark, annonce des victoires qui semblent proches d’accords et de politiques déjà en cours. La vulnérabilité de l’île aux appétits économiques de Washington reste pour autant bien réelle. -
À peine sorti, ce robot laveur Narwal à serpillière autonettoyante baisse déjà de prix

[Deal du jour] Lancé ce mois de septembre 2026, le Narwal Freo 20 Edge reprend le lavage à chenille de son grand frère (le Freo 20) dans une version plus accessible. Ce robot aspirateur laveur bénéficie déjà d’une réduction de 80 €.
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Levée des sanctions contre le milliardaire russe Alicher Ousmanov: le cadeau de Paris à Moscou
La France a obtenu de ses partenaires européens la levée des sanctions contre l’oligarque Alicher Ousmanov, apparemment afin d’obtenir la libération de Français retenus à l’étranger. La méthode passe mal auprès des autres États membres, qui y voient un dangereux précédent. -
“Free Speech” President Admits He’s “Banning The Free Press” From The White House
Apparently autumn is when President Donald Trump feels free to admit to his anti-free speech, anti-free press ways. For a guy who constantly lied about being in support of free speech, despite regularly suing people and news organizations for their speech, he’s been remarkably willing to admit to wanting to abuse power to suppress speech lately. A year ago, he admitted that he “took the freedom of speech away” when he tried to remove the First Amendment protections (something he cannot actually do) regarding flag burning. And last week, when asked about it in the oval office, he admitted that he was “banning the free press”:
Trump says he's "banning the free press"
Specifically, he’s banning CNN, MS NOW, and Politico from the White House. (MS NOW, for anyone who missed the rebrand, is the network formerly known as MSNBC.) If you didn’t see it, he (naturally) announced the ban with no due process on his personal propaganda and grift site, Truth Social:
That’s him posting:
I am proud to announce that, effective immediately, I am banning Fake News CNN, MSNOW (who recently changed their name from MSNBC due to lack of viewership and credibility!), and Politico (The recipients of an illegal and ridiculous $8 Million Dollar subscription, an All Time Record, directly from the United States Government, under Crooked Joe Biden, in order to keep them “alive.” Seems like corruption to me!), from the White House as a result of their constant “reporting” FAKE NEWS! Media Outlets shouldn’t be able to constantly write or report FICTION and LIES when they’re covering the President of the United States, the Trump Administration, or the United States of America. Other Fake News Media Outlets to follow. Thank you for your attention to this matter! President DONALD J. TRUMP
Yes, you’re very proud to announce yet another attack on free speech and the free press. Also, the whole “$8 million dollar subscription” thing is a bullshit misreading of subscriptions taken out by many different individuals and agencies across the federal government to Politico’s subscription offering.
Of course, all this is unconstitutional. We know this because we’ve been through this before. In his first term he banned a couple of reporters from the White House for asking questions he didn’t like, and he lost in court.
In this case, the White House has already denied access to reporters from CNN, MS NOW, and Politico:
Reporters for CNN, MS NOW and Politico said they were denied access to the White House grounds Saturday, a day after President Donald Trump said the three news organizations were banned from the location.
The fact that this is such an extreme and obvious attack on speech doesn’t much matter to Trump or his MAGA supporters, who are already making up all sorts of excuses about how this is perfectly normal and fine.
They’re lying.
And we know they’re lying. We know it from Trump’s own first term, and we know it from Obama’s first term, when many of these same people lost their minds over something far less egregious: avoiding having administration officials appear on Fox News, claiming the network was “a wing of the Republican Party.” After widespread complaints about this, including from other White House reporters, the White House backed down and made officials available to Fox News again.
Years later, Tom Fitton’s Judicial Watch FOIA’d the White House emails about all this and spun them into another round of stories about Obama officials making jokes at Fox News’ expense.
“The Obama administration seems to have lied about its attempt to exclude Fox News Channel from access to an interview with the ‘pay czar,'” Judicial Watch President Tom Fitton said in a statement.
Fitton told Fox News the White House treatment was “something Hugo Chavez might do but it really has no place in modern-day America.”
Rather than condemning Trump’s action, Fitton went on X and posted a link about the Obama story, leaving out every detail that makes the two situations different. So, to be clear: Trump has fully banned three top news orgs from the White House. In 2009, the Obama administration thought about excluding Fox News from a pool of reporters to interview a mid-level administration official, and then backed down almost immediately when the rest of the media industry complained. To Tom Fitton, these are apparently the same thing:
As always, with MAGA folks, the hypocrisy is the policy. Trump and his supporters love showing off about how they get away with breaking the rules that they would never allow a Democrat to break. To them it’s a form of “owning the libs.”
Also, what a weird group of news orgs to exclude. CNN has spent years bending over backwards to try to sanewash nearly everything that Trump has done. They regularly platform liars like Scott Jennings to spew Trump’s false talking points. Meanwhile, Politico is owned by Axel Springer, whose CEO, Mathias Döpfner, has spent years platforming far-right political figures from Viktor Orban to Elon Musk, and has repeatedly supported Donald Trump. He even wrote an ass-kissing piece in Politico (now banned from the White House) as a kind of open letter to the EU, that they should give Trump what he wants: “Trump wants a strong Europe — and Europe should listen.”
And his reward: having his journalists banned from the White House.
Why, it’s almost as if sucking up to the petty, thin-skinned authoritarian in the White House is no guarantee that he won’t turn around and punish you for saying something he dislikes.
Unsurprisingly, CNN, Politico, and MSNOW sued earlier this morning.
This ban could not be a more direct assault on the First Amendment nor a more blatant violation of our most fundamental constitutional principles. Presidents from the earliest days of the Republic have disagreed with and complained about the tenor and content of press coverage of their administrations. But as the Supreme Court has recognized, the First Amendment, including its guarantee of a free press, reflects “a profound national commitment to the principle that debate on public issues should be uninhibited, robust, and wide-open, and that it may well include vehement, caustic, and sometimes unpleasantly sharp attacks on government and public officials.” New York Times Co. v. Sullivan, 376 U.S. 254, 270 (1964). And the Constitution protects the liberty and property interests that news organizations and White House reporters have in their press credentials and the access those credentials afford them to cover the White House for the benefit of the public. No official can deprive Plaintiffs of those interests on a whim—with no notice, no process, and no warning—as the President did here.
As Trump’s health and political power begin to wane, we’re starting to see major media companies display what can only be described as the faint outline of a backbone. We’ve seen it with ABC’s lawsuit against the FCC for its bogus censorship efforts. And we’re also seeing it here, as numerous major media outlets say they’re cutting off all coverage of presidential events due to the ban:
BREAKING: TV pool will not be providing coverage of presidential events until further notice b/c of CNN's ban, pool chair and FOX News Washington Bureau Chief Bryan Boughton said. It's effectively a boycott by the fellow members — ABC, CBS, NBC and FOX: www.washingtonpost.com/business/202…
— Scott Nover (@scottnover.bsky.social) 2026-09-21T13:11:51.388Z
Perhaps realizing that his own statements on “banning the free press” are likely to look bad in court, Trump went back to Truth Social this morning as well to insist that when he said he was “banning the free press” he didn’t actually mean a ban on the free press:
That’s him saying:
The White House is not instituting an assault on the Free Press, something which I cherish. It is instituting an assault on the FAKE NEWS, something that has grown like Cancer in our beloved United States of America. It is corrupt, purposeful, pervasive, fully coordinated, and totally out of control. It is a threat to our National Security, and must be stopped, NOW! Thank you for your attention to this matter. President DONALD J. TRUMP
Which… is not how any of this works. The whole point of the First Amendment is that no government official, let alone the president, gets to decide what is good reporting and what is “fake news.” Because the second a government officials gets to make that determination is the second the First Amendment is nothing but a dead letter.
As Trump gets more afraid of his own embarrassing political and existential collapse, he’ll only lash out further. But the threats will increasingly carry less weight; particularly if the midterms deliver a lame duck president. And again, while intended to portray strength, they’ll only demonstrate growing fear and weakness by a dim authoritarian narcissist clearly approaching the end of the line.
At this point no one serious still believes that Trump is “the free speech president,” but calling out each of his increasingly erratic censorial attacks on free speech is still important in reminding everyone that this is not normal, not constitutional, and absolutely not in support of free speech.
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Die Linke gagne à Berlin, mais Berlin n’est pas l’Allemagne
Le parti de gauche est arrivé largement en tête des élections dans la capitale fédérale dimanche 20 septembre. Le fruit d’un contexte local, d’une campagne réussie et de la faiblesse de ses concurrents. Mais le cas berlinois reste, pour l’instant, singulier dans le contexte allemand. -
Protesters gather in Austin after ICE agent shoots and wounds man – video
Protesters in Austin, Texas, demonstrated against the Trump administration’s hardline anti-immigration campaign after an ICE agent shot and wounded a man on Sunday afternoon. Eyewitness footage filmed moments after the shooting shows the ICE officer standing next to an open car door, in which there is a visible dent. The man, identified by relatives and his lawyer as 28-year-old Wilber Rafael Garcés Pérez, was taken to a hospital in Austin in a serious but stable condition, officials said, before being taken into custody.
The Department of Homeland Security, which oversees ICE, said it was leading an investigation into the officer involved in the shooting, with the help of the FBI. Austin police officers were not involved in the operation or the shooting, which occurred after a traffic stop, mayor Kirk Watson stated at a press conference
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Can Andy Burnham pull a Mamdani on Trump? | Politics Weekly
The UK prime minister will meet the US president for the first time in New York on Tuesday. With Trump at his weakest in the polls, could this be a perfect moment for Andy Burnham to charm the president and avoid a very public political spat? The Guardian’s political editor Pippa Crerar has packed her bags ready to follow the PM in New York. Pippa and policy editor Kiran Stacey discusses some of the potential high-risk topics Donald Trump and Andy Burnham might try to avoid
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Le programme de l’infotour 2026 se précise
Si vous connaissez des personnes sur la route de l’infotour entre Dijon et Marseille, dites leur de venir aux soirées d’information !
Nous serons :
- le 5 octobre à Dijon (21),
- le 6 octobre à Châlons-sur-Saône (71)
- le 8 octobre à Saint-Etienne (42)
- le 9 octobre à Ambert (63)
- le 10 octobre à Aubenas (07)
- les 12-13 octobre : près de Forcalquier (04)
- le 14 octobre à Avignon (84)
- les 15-17 octobre : à Marseille (13)
- le 18 octobre dans la Drôme (26)
Toutes les informations détaillées sur les dates sont sur la page de l’événement sur bureburebure : https://bureburebure.info/events/event/infotour-antinucleaire-de-dijon-a-marseille/
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Cinéma : au musée Lucas, le phallocentrisme prend la pose
Le cliché réalisé à l’occasion de l’inauguration du Lucas Museum of Narrative Art résume l’histoire du 7è art : le triomphe de l’imaginaire masculin sur grand écran.
L’article Cinéma : au musée Lucas, le phallocentrisme prend la pose est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
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Trump set to press Zelenskyy at UN to agree energy ceasefire with Russia
President to meet Ukrainian counterpart in New York as Ukraine steps up attacks on Russian energy sector
Donald Trump is expected to press Ukrainian leader Volodymyr Zelenskyy on an energy ceasefire during a face-to-face meeting this week during United Nations high-level week, as world diesel prices have soared due to the war in Iran, as well as Russia’s war in Ukraine.
Ukraine stepped up its attacks on Russia’s energy sector over the weekend, launching its largest reported strike yet on the Moscow region in a barrage that struck a major Moscow oil refinery and killed three people.
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“If It’s What You Say I Love It,” Especially If You Bring Ball of Thread Back
In honor of Don Jr’s oligarch-funded wedding fireworks and my long-delayed explanation of how I think of corruption as a process, LOLGOP and I are reissuing our Ball of Thread Series from a few years back. We did about a dozen episodes that began before 2016 and ended with Kash Patel’s confirmation in early 2025, tracing how the polarization seeded in 2016 led us to the brink of fascism.
Episode 1 covers how I understand the 2016 Russian attack to include not just several attempts to recruit Americans and stoke polarization, but also laying the groundwork for three parallel attacks on the Deep State.
By the time Kash visits Moscow this October, we should be past the point in the series where he enters the story with his MAGA-career-making effort to make the entire Trump/Russia investigation about the Steele dossier and the fucking pee tape.
Here’s more context for why we’re doing this now:
As we roll this out we want to foster more discussion about this, in conjunction with a LOLGOP Studio pledge drive (so he and I can keep doing these videos).
We’re going to see if this will work: Every week, we’ll post a re-released episode on my YouTube channel, if we can manage it, before end of day Friday. Then, we’ll post a YouTube short promoting the episode with some context like the one above. I’ll put up a post here with the video and the short. And you can comment with your questions or “more of a comment than a question.”
Then LOLGOP and I will record a conversation on that episode about what I got right, what we missed, and what matters most now — kind of like we did with a discussion of whether you should get the fuck off Xitter (you should, but I have not). We’ll also answer your questions about any other videos, current Trump/Russia nonsense, and Michigan in general. Maybe we’ll do episode by episode or in batches. There is an election going on.
This effort also supports the first LOLGOP Studios Pledge Drive.
Members of the LOLGOP Studios Patreon will get the episodes first, though they will all end up on the emptywheel YouTube eventually.
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Carcassonne - Barthès, le petit trump occitan
Portrait en creux d’un maire RN et d’une ville qui découvre ce que signifie, très concrètement, vivre sous une municipalité d’extrême droite. -
Avec Astra for Law, OpenAI s’attaque au droit, mais révolutionne-t-il vraiment la legaltech ?
Un avocat n’a ni attendu le 17 septembre 2026, ni « Astra for Law » pour demander à une intelligence artificielle de résumer un contrat, chercher une jurisprudence ou rédiger une note. L’IA générative est déjà installée dans les cabinets et les directions juridiques. Selon l’étude 2026 AI in Professional Services Report publiée par Thomson Reuters, 41% des cabinets d’avocats et 47% des directions juridiques d’entreprise déclaraient utiliser de l’IA générative en 2026, contre respectivement 28% et 23% un an plus tôt.
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Le festival Read & Shine fait vivre les récits des marges
Ce samedi 19 septembre, la Gaîté Lyrique accueillait la quatrième édition de Read & Shine, festival littéraire féministe et antiraciste organisé par l’association Overbookées. Pour la première fois, le festival s’articule autour d’un thème, « Mémoires pour les lendemains ». Une édition qui fait dialoguer les enjeux sociopolitiques et culturels de demain, tout en mettant au centre la joie et la communion nécessaires pour faire front.
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