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  • Langues de fronde septembre 2026 : le racisme dans les milieux écolo militants (LDF contre le colonialisme chimique 2/2)

    On se retrouve en cette rentrée pour le 2ème épisode de la série de deux émissions autour du colonialisme chimique, et toujours avec Lilith, militante au DSAVEC (Diasporas solidaires avec les victimes de l'empoisonnement colonial). On peut écouter un épisode sans avoir écouté l'autre, mais on peut aussi les écouter dans l'ordre, le premier étant ici.
    Dans ce deuxième épisode, donc, on écoute comment, sous couvert d'universalité de la cause écolo, les milieux militants écolos gaucho restent très travaillés par des réflexes racistes. On restitue notamment, à travers le récit de Lilith, comment ce racisme s'est exprimé au festival Les Résistantes en août 2025, "rencontre de luttes locales et globales" ayant eu lieu sur plusieurs jours en Normandie, où elle participait à la table ronde consacrée aux pesticides comme forme de colonialisme chimique. Dans cet épisode, en plus de l'entretien de Lilith par Mirko & Ysé, on entend des enregistrements aux Résistantes, notamment un montage de l'introduction à la table ronde de Lilith et Mélo captée par le COADEEP et visionnable ici ; et puis quelques musiques :
    Elaine Brown, One time
    Doechii, Death Roll
    Kolo Barst, Févriyé 74
    Casey, Sac de Sucre

    L'émission s'écoute ici, ou bien là :

    PS : Vous l'aurez peut être remarqué, notre blog historique est entré en dormance, et n'est à ce jour du 21 septembre 2026 plus accessible.
    Autistici inventati, le collectif qui gérait notamment Noblogs et ses nombreux blogs militants, a été classé terroriste par leur pays hébergeur qu'est les Etats-Unis ... et cela parce qu'ouvertement antifa (plus d'infos ici). On vous recommande fort fort de lire cette histoire, passionnante et folle, accessible même aux plus profanes, et qui mêle Gênes 2001, les geeks anars, la contre-culture italienne, les scandales sexuels du Vatican, les orages de Milan et un serveur qui s'appelle Paranoia…

    Bref le fascisme étatique états-unien est passé par là, c'est grave, ça fait peur, et des mobilisations s'organisent, notamment à Paris. Pour ce qui est de Langues de Fronde, en attendant qu'on monte un autre site, vous pouvez nous retrouver - comme d'habitude - sur le site de notre nébuleuse Radiorageuses préférée, c'est-à-dire ici même.

    Voir en ligne : ici pour écouter l'émission
  • Fox News Pulls The Plug As Trump's Media Ban Takes Unexpected Turn

    President Trump is losing the lights and cameras as his Left-wing media ban took an unexpected turn Monday. Fox News pulled out of the presidential news pool in response to the White House's ban on CNN, Politico, and MS NOW, meaning the president's trip to the United Nations General Assembly will go without a television crew providing video coverage. The presidential television pool consists of five networks — CNN, NBC, ABC, CBS, and Fox News. Each network takes turns serving as "pool chair," meaning it provides video coverage of presidential events designated as pool events...
  • Langues de fronde juillet 2026 : luttes passées et présentes contre le chlordécone (LDF contre le colonialisme chimique 1/2)

    Ce mois-ci, premier épisode d'une série de deux émissions sur le colonialisme chimique. On trouvait qu'il ne faisait pas assez chaud, on en remet donc une couche en se faisant monter la colère avec le scandale du chlordécone.
    Le chlordécone, c'est ce pesticide utilisé (même après son interdiction en France métropolitaine) pour arroser les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique, et par là empoisonner leurs habitant·es.
    On vous donne à entendre un entretien avec Lilith, militante au DSAVEC (Diasporas solidaires avec les victimes de l'empoisonnement colonial) autour du chlordécone. On évoque avec elle l'histoire de ce produit ; les dominations, coloniales, raciales, capitalistiques, économiques, qu'il contient ; le rapport de l'État français et de la société toute entière aux Outre-mers, la répression policière et la vie chère ; mais aussi comment les luttes autour de cette question s'organisent, s'exportent et s'expriment jusqu'en Île de France.
    On peut écouter l'émission là ! Ou là !

    Voir en ligne : ici pour écouter l'émission
  • Networks pull out of White House TV pool in solidarity with CNN

    Major TV networks that rotate covering the president for wider media distribution say they will not do so moving forward after President Trump banned three media outlets from the White House last week. Fox News Media, ABC News, CBS News, NBC News and CNN responded to the ban in a rare joint statement, saying "the public has a vital interest in receiving accurate, independent information about its government."...
  • What is the White House press pool and why does it matter?

    The White House press pool covers and travels with the U.S. president every day, providing news outlets and the public with a near-constant stream of information on the leader's activities. With the television pool suspending coverage of President Donald Trump after he banned CNN, MS NOW and Politico from the White House, the public could be deprived of critical information about the president's activities...
  • Langues de Fronde juin 2026 - Et SLAP !

    Ce mois-ci, les Langues de Fronde vous emmènent au festival du livre queer et féministe, le SLAP, dont la quatrième édition se tenait fin mai à La Parole Errante, à Montreuil. Difficultés de l'édition indépendante, bonheurs de l'entre-soi montreuillois, découvertes littéraires du bibliobus, nécessités de protéines dans les sandwichs vegans, plaisirs d'un match de catch queer, déviant et antifa : aucun détail n'aura été laissé de côté. On peut l'écouter... ben là ! Ou là !

    Voir en ligne : ici pour écouter l'émission
  • Le naufrage de Jean-Luc Bennahmias au procès en appel des assistants du MoDem

    L’ancien député européen a donné lundi 21 septembre des explications confuses à la cour d’appel sur l’embauche par ses soins en tant qu’assistants de deux permanents du MoDem.
  • Is the Greenland Deal a Win?

    The Great Greenland Crisis has ended, and Donald Trump has declared victory. Last Friday, the president announced that he had reached a deal with the Danes that would give "the United States permanent control over security, and all other needs, in Greenland, completely addressing ALL of our many U.S. concerns." The barren, icy prize is finally ours. Or is it? Despite the usual bluster, bravado, and social media posts showing Greenland colored in with the Stars and Stripes, Trump's avowed aim of annexation was not accomplished. The Dannebrog will still flutter in the Arctic breeze. According to a statement put out by Denmark's Prime Minister Mette Frederiksen Friday, the deal "recognizes the sovereignty and territorial integrity of the Kingdom [of Denmark] and the Greenlandic people's right to self-determination."
  • Accord sur le Groenland: le triomphalisme excessif de Donald Trump

    Le président des États-Unis, qui a laissé tomber ses prétentions d’annexion du territoire constitutif du Danemark, annonce des victoires qui semblent proches d’accords et de politiques déjà en cours. La vulnérabilité de l’île aux appétits économiques de Washington reste pour autant bien réelle.
  • À peine sorti, ce robot laveur Narwal à serpillière autonettoyante baisse déjà de prix

    [Deal du jour] Lancé ce mois de septembre 2026, le Narwal Freo 20 Edge reprend le lavage à chenille de son grand frère (le Freo 20) dans une version plus accessible. Ce robot aspirateur laveur bénéficie déjà d’une réduction de 80 €.

  • Levée des sanctions contre le milliardaire russe Alicher Ousmanov: le cadeau de Paris à Moscou

    La France a obtenu de ses partenaires européens la levée des sanctions contre l’oligarque Alicher Ousmanov, apparemment afin d’obtenir la libération de Français retenus à l’étranger. La méthode passe mal auprès des autres États membres, qui y voient un dangereux précédent.
  • “Free Speech” President Admits He’s “Banning The Free Press” From The White House

    Apparently autumn is when President Donald Trump feels free to admit to his anti-free speech, anti-free press ways. For a guy who constantly lied about being in support of free speech, despite regularly suing people and news organizations for their speech, he’s been remarkably willing to admit to wanting to abuse power to suppress speech lately. A year ago, he admitted that he “took the freedom of speech away” when he tried to remove the First Amendment protections (something he cannot actually do) regarding flag burning. And last week, when asked about it in the oval office, he admitted that he was “banning the free press”:

    Trump says he's "banning the free press"

    — Aaron Rupar (@atrupar.com) 2026-09-18T20:38:14.520Z

    Specifically, he’s banning CNN, MS NOW, and Politico from the White House. (MS NOW, for anyone who missed the rebrand, is the network formerly known as MSNBC.) If you didn’t see it, he (naturally) announced the ban with no due process on his personal propaganda and grift site, Truth Social:

    That’s him posting:

    I am proud to announce that, effective immediately, I am banning Fake News CNN, MSNOW (who recently changed their name from MSNBC due to lack of viewership and credibility!), and Politico (The recipients of an illegal and ridiculous $8 Million Dollar subscription, an All Time Record, directly from the United States Government, under Crooked Joe Biden, in order to keep them “alive.” Seems like corruption to me!), from the White House as a result of their constant “reporting” FAKE NEWS! Media Outlets shouldn’t be able to constantly write or report FICTION and LIES when they’re covering the President of the United States, the Trump Administration, or the United States of America. Other Fake News Media Outlets to follow. Thank you for your attention to this matter! President DONALD J. TRUMP

    Yes, you’re very proud to announce yet another attack on free speech and the free press. Also, the whole “$8 million dollar subscription” thing is a bullshit misreading of subscriptions taken out by many different individuals and agencies across the federal government to Politico’s subscription offering.

    Of course, all this is unconstitutional. We know this because we’ve been through this before. In his first term he banned a couple of reporters from the White House for asking questions he didn’t like, and he lost in court.

    In this case, the White House has already denied access to reporters from CNN, MS NOW, and Politico:

    Reporters for CNN, MS NOW and Politico said they were denied access to the White House grounds Saturday, a day after President Donald Trump said the three news organizations were banned from the location.

    The fact that this is such an extreme and obvious attack on speech doesn’t much matter to Trump or his MAGA supporters, who are already making up all sorts of excuses about how this is perfectly normal and fine.

    They’re lying.

    And we know they’re lying. We know it from Trump’s own first term, and we know it from Obama’s first term, when many of these same people lost their minds over something far less egregious: avoiding having administration officials appear on Fox News, claiming the network was “a wing of the Republican Party.” After widespread complaints about this, including from other White House reporters, the White House backed down and made officials available to Fox News again.

    Years later, Tom Fitton’s Judicial Watch FOIA’d the White House emails about all this and spun them into another round of stories about Obama officials making jokes at Fox News’ expense.

    “The Obama administration seems to have lied about its attempt to exclude Fox News Channel from access to an interview with the ‘pay czar,'” Judicial Watch President Tom Fitton said in a statement.

    Fitton told Fox News the White House treatment was “something Hugo Chavez might do but it really has no place in modern-day America.”

    Rather than condemning Trump’s action, Fitton went on X and posted a link about the Obama story, leaving out every detail that makes the two situations different. So, to be clear: Trump has fully banned three top news orgs from the White House. In 2009, the Obama administration thought about excluding Fox News from a pool of reporters to interview a mid-level administration official, and then backed down almost immediately when the rest of the media industry complained. To Tom Fitton, these are apparently the same thing:

    As always, with MAGA folks, the hypocrisy is the policy. Trump and his supporters love showing off about how they get away with breaking the rules that they would never allow a Democrat to break. To them it’s a form of “owning the libs.”

    Also, what a weird group of news orgs to exclude. CNN has spent years bending over backwards to try to sanewash nearly everything that Trump has done. They regularly platform liars like Scott Jennings to spew Trump’s false talking points. Meanwhile, Politico is owned by Axel Springer, whose CEO, Mathias Döpfner, has spent years platforming far-right political figures from Viktor Orban to Elon Musk, and has repeatedly supported Donald Trump. He even wrote an ass-kissing piece in Politico (now banned from the White House) as a kind of open letter to the EU, that they should give Trump what he wants: “Trump wants a strong Europe — and Europe should listen.”

    And his reward: having his journalists banned from the White House.

    Why, it’s almost as if sucking up to the petty, thin-skinned authoritarian in the White House is no guarantee that he won’t turn around and punish you for saying something he dislikes.

    Unsurprisingly, CNN, Politico, and MSNOW sued earlier this morning.

    This ban could not be a more direct assault on the First Amendment nor a more blatant violation of our most fundamental constitutional principles. Presidents from the earliest days of the Republic have disagreed with and complained about the tenor and content of press coverage of their administrations. But as the Supreme Court has recognized, the First Amendment, including its guarantee of a free press, reflects “a profound national commitment to the principle that debate on public issues should be uninhibited, robust, and wide-open, and that it may well include vehement, caustic, and sometimes unpleasantly sharp attacks on government and public officials.” New York Times Co. v. Sullivan, 376 U.S. 254, 270 (1964). And the Constitution protects the liberty and property interests that news organizations and White House reporters have in their press credentials and the access those credentials afford them to cover the White House for the benefit of the public. No official can deprive Plaintiffs of those interests on a whim—with no notice, no process, and no warning—as the President did here.

    As Trump’s health and political power begin to wane, we’re starting to see major media companies display what can only be described as the faint outline of a backbone. We’ve seen it with ABC’s lawsuit against the FCC for its bogus censorship efforts. And we’re also seeing it here, as numerous major media outlets say they’re cutting off all coverage of presidential events due to the ban:

    BREAKING: TV pool will not be providing coverage of presidential events until further notice b/c of CNN's ban, pool chair and FOX News Washington Bureau Chief Bryan Boughton said. It's effectively a boycott by the fellow members — ABC, CBS, NBC and FOX: www.washingtonpost.com/business/202…

    — Scott Nover (@scottnover.bsky.social) 2026-09-21T13:11:51.388Z

    Perhaps realizing that his own statements on “banning the free press” are likely to look bad in court, Trump went back to Truth Social this morning as well to insist that when he said he was “banning the free press” he didn’t actually mean a ban on the free press:

    That’s him saying:

    The White House is not instituting an assault on the Free Press, something which I cherish. It is instituting an assault on the FAKE NEWS, something that has grown like Cancer in our beloved United States of America. It is corrupt, purposeful, pervasive, fully coordinated, and totally out of control. It is a threat to our National Security, and must be stopped, NOW! Thank you for your attention to this matter. President DONALD J. TRUMP

    Which… is not how any of this works. The whole point of the First Amendment is that no government official, let alone the president, gets to decide what is good reporting and what is “fake news.” Because the second a government officials gets to make that determination is the second the First Amendment is nothing but a dead letter.

    As Trump gets more afraid of his own embarrassing political and existential collapse, he’ll only lash out further. But the threats will increasingly carry less weight; particularly if the midterms deliver a lame duck president. And again, while intended to portray strength, they’ll only demonstrate growing fear and weakness by a dim authoritarian narcissist clearly approaching the end of the line.

    At this point no one serious still believes that Trump is “the free speech president,” but calling out each of his increasingly erratic censorial attacks on free speech is still important in reminding everyone that this is not normal, not constitutional, and absolutely not in support of free speech.

  • Die Linke gagne à Berlin, mais Berlin n’est pas l’Allemagne

    Le parti de gauche est arrivé largement en tête des élections dans la capitale fédérale dimanche 20 septembre. Le fruit d’un contexte local, d’une campagne réussie et de la faiblesse de ses concurrents. Mais le cas berlinois reste, pour l’instant, singulier dans le contexte allemand.
  • Protesters gather in Austin after ICE agent shoots and wounds man – video

    Protesters in Austin, Texas, demonstrated against the Trump administration’s hardline anti-immigration campaign after an ICE agent shot and wounded a man on Sunday afternoon. Eyewitness footage filmed moments after the shooting shows the ICE officer standing next to an open car door, in which there is a visible dent. The man, identified by relatives and his lawyer as 28-year-old Wilber Rafael Garcés Pérez, was taken to a hospital in Austin in a serious but stable condition, officials said, before being taken into custody.

    The Department of Homeland Security, which oversees ICE, said it was leading an investigation into the officer involved in the shooting, with the help of the FBI. Austin police officers were not involved in the operation or the shooting, which occurred after a traffic stop, mayor Kirk Watson stated at a press conference

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  • Can Andy Burnham pull a Mamdani on Trump? | Politics Weekly

    The UK prime minister will meet the US president for the first time in New York on Tuesday. With Trump at his weakest in the polls, could this be a perfect moment for Andy Burnham to charm the president and avoid a very public political spat? The Guardian’s political editor Pippa Crerar has packed her bags ready to follow the PM in New York. Pippa and policy editor Kiran Stacey discusses some of the potential high-risk topics Donald Trump and Andy Burnham might try to avoid

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  • Le programme de l’infotour 2026 se précise

    Si vous connaissez des personnes sur la route de l’infotour entre Dijon et Marseille, dites leur de venir aux soirées d’information !

    Nous serons :

    • le 5 octobre à Dijon (21),
    • le 6 octobre à Châlons-sur-Saône (71)
    • le 8 octobre à Saint-Etienne (42)
    • le 9 octobre à Ambert (63)
    • le 10 octobre à Aubenas (07)
    • les 12-13 octobre : près de Forcalquier (04)
    • le 14 octobre à Avignon (84)
    • les 15-17 octobre : à Marseille (13)
    • le 18 octobre dans la Drôme (26)

    Toutes les informations détaillées sur les dates sont sur la page de l’événement sur bureburebure : https://bureburebure.info/events/event/infotour-antinucleaire-de-dijon-a-marseille/

     

  • Cinéma : au musée Lucas, le phallocentrisme prend la pose

    Le cliché réalisé à l’occasion de l’inauguration du Lucas Museum of Narrative Art résume l’histoire du 7è art : le triomphe de l’imaginaire masculin sur grand écran.

    L’article Cinéma : au musée Lucas, le phallocentrisme prend la pose est apparu en premier sur Les Nouvelles News.

  • Trump set to press Zelenskyy at UN to agree energy ceasefire with Russia

    President to meet Ukrainian counterpart in New York as Ukraine steps up attacks on Russian energy sector

    Donald Trump is expected to press Ukrainian leader Volodymyr Zelenskyy on an energy ceasefire during a face-to-face meeting this week during United Nations high-level week, as world diesel prices have soared due to the war in Iran, as well as Russia’s war in Ukraine.

    Ukraine stepped up its attacks on Russia’s energy sector over the weekend, launching its largest reported strike yet on the Moscow region in a barrage that struck a major Moscow oil refinery and killed three people.

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  • “If It’s What You Say I Love It,” Especially If You Bring Ball of Thread Back


    In honor of Don Jr’s oligarch-funded wedding fireworks and my long-delayed explanation of how I think of corruption as a process, LOLGOP and I are reissuing our Ball of Thread Series from a few years back. We did about a dozen episodes that began before 2016 and ended with Kash Patel’s confirmation in early 2025, tracing how the polarization seeded in 2016 led us to the brink of fascism.

    Episode 1 covers how I understand the 2016 Russian attack to include not just several attempts to recruit Americans and stoke polarization, but also laying the groundwork for three parallel attacks on the Deep State.

    By the time Kash visits Moscow this October, we should be past the point in the series where he enters the story with his MAGA-career-making effort to make the entire Trump/Russia investigation about the Steele dossier and the fucking pee tape.

    Here’s more context for why we’re doing this now:

    As we roll this out we want to foster more discussion about this, in conjunction with a LOLGOP Studio pledge drive (so he and I can keep doing these videos).

    We’re going to see if this will work: Every week, we’ll post a re-released episode on my YouTube channel, if we can manage it, before end of day Friday. Then, we’ll post a YouTube short promoting the episode with some context like the one above. I’ll put up a post here with the video and the short. And you can comment with your questions or “more of a comment than a question.”

    Then LOLGOP and I will record a conversation on that episode about what I got right, what we missed, and what matters most now — kind of like we did with a discussion of whether you should get the fuck off Xitter (you should, but I have not). We’ll also answer your questions about any other videos, current Trump/Russia nonsense, and Michigan in general. Maybe we’ll do episode by episode or in batches. There is an election going on. 

    This effort also supports the first LOLGOP Studios Pledge Drive.

    Members of the LOLGOP Studios Patreon will get the episodes first, though they will all end up on the emptywheel YouTube eventually. 

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  • Carcassonne - Barthès, le petit trump occitan

    Portrait en creux d’un maire RN et d’une ville qui découvre ce que signifie, très concrètement, vivre sous une municipalité d’extrême droite.
  • Avec Astra for Law, OpenAI s’attaque au droit, mais révolutionne-t-il vraiment la legaltech ?

    Un avocat n’a ni attendu le 17 septembre 2026, ni « Astra for Law » pour demander à une intelligence artificielle de résumer un contrat, chercher une jurisprudence ou rédiger une note. L’IA générative est déjà installée dans les cabinets et les directions juridiques. Selon l’étude 2026 AI in Professional Services Report publiée par Thomson Reuters, 41% des cabinets d’avocats et 47% des directions juridiques d’entreprise déclaraient utiliser de l’IA générative en 2026, contre respectivement 28% et 23% un an plus tôt.

  • Le festival Read & Shine fait vivre les récits des marges

    Ce samedi 19 septembre, la Gaîté Lyrique accueillait la quatrième édition de Read & Shine, festival littéraire féministe et antiraciste organisé par l’association Overbookées. Pour la première fois, le festival s’articule autour d’un thème, « Mémoires pour les lendemains ». Une édition qui fait dialoguer les enjeux sociopolitiques et culturels de demain, tout en mettant au centre la joie et la communion nécessaires pour faire front.

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  • Compatible PS5 et livré avec son dissipateur, ce SSD Lexar de 4 To perd 50 euros

    [Deal du jour] Garder ses jeux installés sans devoir faire le ménage à chaque nouveauté : c’est la promesse des 4 To du Lexar EQ790. Ce SSD compatible PC et PS5 tombe en promotion sur Amazon, avec son dissipateur.

  • How Russia Grabbed Trump and His Cronies by the Nuts in 2016


    In honor of Don Jr’s oligarch-funded wedding party, we’re reissuing the Ball of Thread Series from a few years back. Episode 1 covers how I understand the 2016 Russian attack to include not just several attempts to recruit Americans and stoke polarization, but also laid the groundwork for three devastating attacks on the US intelligence community. Produced by LOLGOP Studio. https://www.patreon.com/cw/LOLGOPStudios

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  • « J’ai honte d’être vu avec ma mère en fauteuil » : validisme sur le service public

    Mercredi 16 septembre 2026, dans l’émission « Le Grand Portrait » de France Inter, Guillaume de Tonquédec détaille la honte d’être aux cotés de sa mère handicapée. Sous couvert de franchise, on assiste à une expression décomplexée de violence validiste. Inacceptable.

    Voici la lettre que nous avons adressé à la médiation de France Inter :

    Nous, Les Dévalideuses, collectif handiféministe et antivalidiste, souhaitons signaler formellement le contenu de l’entretien diffusé le mercredi 16 septembre 2026 dans « Le Grand Portrait », animé par Sonia Devillers, avec Guillaume de Tonquédec à l’occasion de la parution de « Ta mère et moi ».

    Nous ne contestons ni le droit d’un auteur à raconter son histoire familiale, ni la légitimité du sujet de l’aidance, qui concerne effectivement des millions de personnes. Ce que nous signalons, c’est le traitement éditorial de cet entretien : pendant vingt minutes, sur la première radio de France et dans le cadre d’une mission de service public, des propos ouvertement validistes ont été énoncés, relancés, reformulés et amplifiés par la journaliste, sans qu’à aucun moment ils ne soient interrogés, contextualisés ou contredits.

    Ce qui ne va pas, précisément

    • Une journaliste qui énonce le validisme à son propre compte.
      À 07:24, Sonia Devillers déclare : « tout simplement vous ne supportez pas les handicapés, ils vous font honte ». Cette phrase n’est pas une citation attribuée, c’est une formulation de la journaliste, à l’antenne, au présent, avec l’expression essentialisante « les handicapés ». Elle est présentée comme une évidence partagée (« tout simplement »), c’est-à-dire comme un lieu commun légitime. Sur France Inter, à 9h du matin, cela signifie très concrètement : votre existence est une honte, et cela va de soi.
    • Une honte non contredite, transformée en vertu d’honnêteté.
      L’invité confirme : « j’ai honte de voir ma mère en fauteuil roulant », « j’ai honte d’être vu à côté d’elle dans la rue ». La journaliste ne relance pas ; elle valorise ce propos comme de l’« honnêteté » et de la « franchise ». Le résultat éditorial est un blanchiment : le sentiment de honte à l’égard d’une femme handicapée devient un acte de courage, jamais un problème social à interroger. Une seule question aurait suffi, « qu’est-ce que cette honte dit du regard de la société, et qu’est-ce que cela fait à votre mère de l’entendre ? », et elle n’a pas été posée.
    • Un lexique déshumanisant, répété et jamais questionné.
      « Handicapés ou malades » réduits à « la charge de l’autre » (00:30), « ces parents diminués » (06:36), « même diminuée » (18:33), « la maladie c’est moche » (08:10), le mot « moche » appliqué au diagnostic et repris en boucle (02:44-02:50), « la maladie m’a volé mes parents » (06:55). Une personne handicapée y est successivement une charge, une personne amoindrie, une laideur, et une absente, quelqu’un qui a été « volé » aux vivants alors qu’elle est vivante. C’est exactement le registre de la mort sociale, et il est diffusé sans une seule mise à distance.
    • Une femme handicapée entièrement privée de statut de sujet.
      Marie-Christine de Tonquédec est parlée, décrite, racontée, jamais entendue. Le récit organise sa disparition en tant que personne pour la transformer en support d’un hommage à son mari : rester avec elle est « le sacrifice », « le renoncement », « la plus grande preuve d’amour ». Le titre même retenu par France Inter pour l’émission consacre ce cadrage. Ce que ce cadre dit implicitement, et que personne ne relève, c’est qu’aimer une femme handicapée relève de l’héroïsme, donc que la quitter serait compréhensible, donc que sa vie a une valeur moindre. Pour les personnes handicapées en couple, et particulièrement pour les femmes handicapées, ce message est violent et il est banalisé quotidiennement.
    • Aucun contradictoire, aucune personne directement concernée, aucun cadrage politique.
      À aucun moment l’émission ne donne la parole à une personne handicapée, ni ne mobilise l’expertise des personnes concernées. À aucun moment n’est évoqué ce qui explique réellement l’épuisement des proches aidants : l’insuffisance de l’aide humaine et de la compensation, les restes à charge, la pénurie de professionnelLEs, le défaut d’accessibilité, l’absence de politique publique d’autonomie. Le sujet est intégralement rabattu sur l’intime et le sacrificiel, ce qui dépolitise une question de droits fondamentaux et laisse penser que la solution est l’abnégation familiale et non l’effectivité des droits garantis par la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, que la France a ratifiée.

    Pourquoi ce n’est pas acceptable de la part d’un service public

    France Inter compte plusieurs millions d’auditeurices chaque matin. Parmi elleux, des personnes handicapées, des enfants handicapés, des parents, des conjointEs. Ces propos leur ont appris, dans leur cuisine ou dans leur lit, qu’être vues à côté d’elles fait honte. Le validisme n’est pas un point de vue : c’est une discrimination, et l’entendre validée par une journaliste du service public produit des effets mesurables, honte intériorisée, isolement, renoncement à sortir, renoncement aux soins, sur-risque suicidaire déjà documenté dans notre communauté.

    Cette diffusion intervient de surcroît dans un contexte de débats publics sur l’aide à mourir où les représentations de la « vie diminuée » ont des conséquences directes. Une radio publique qui laisse dire, sans contrepoint, que le handicap vole une vie et fait honte, contribue à ce climat en pleine conscience éditoriale : un entretien enregistré, monté, titré et publié en podcast avec transcription n’est pas un dérapage de direct. C’est un choix, à chaque étape.

    Lire à ce sujet : Aide à mourir : Quand la « liberté » devient l’aveu d’échec de la solidarité

    Nous rappelons enfin que le cahier des charges de Radio France assigne à l’entreprise une mission de représentation juste de la diversité de la société française et de lutte contre les discriminations, dont celles fondées sur le handicap.

    Ce que nous demandons

    1. Une réponse écrite de la médiatrice et de la direction de France Inter sur les choix éditoriaux de cette séquence, en particulier sur la formulation « vous ne supportez pas les handicapés, ils vous font honte » ;
    2. Un traitement public de ce signalement dans l’espace de médiation des antennes ;
    3. Une séquence de réparation à antenne équivalente (même émission, même créneau), donnant la parole à des personnes handicapées et à des collectifs concernés, sur les proches aidantEs comme défaut de politique publique ;
    4. La modification du titre de l’émission et de l’épisode en podcast, ainsi qu’un avertissement éditorial en tête de la page de diffusion ;
    5. La mise en place d’une formation à l’antivalidisme pour les équipes éditoriales de la matinale, à laquelle notre collectif et d’autres organisations de personnes concernées sont disponibles pour contribuer.

    Les Dévalideuses

    ——–

    Pour contacter France Inter : https://www.radiofrance.fr/franceinter/contact?concept=f367571d-9e29-4606-8d0c-949a2cb710da

    Pour faire un signalement à l’Arcom :https://www.arcom.fr/signaler-ou-alerter/programme-publicite/etape-1

    1. Quel média est concerné ? Radio 
    2. Que souhaitez vous signaler ? Emission 
    3. Remplissez les infos :Station radio : France Inter
      Date : 16 septembre 2026
      Heure : à 09:07
      Programme : La Grande Matinale le Mag
    4. Motif de l’alerte ? Choisir : L’émission signalée était offensante ou inapropriée et semble enfreindre la réglementation audiovisuelle
    5. De quelle catégorie relève le contenu signalé ? Propos ou image dégradante, diffamante, offensante.

      Propos et/ou attitudes discriminatoires liés : au handicap

    6. Précisez en quelques mots le motif de votre alerte maximum 1500 caractères :

    Vous pouvez reprendre des paragraphes de la lettre ci dessus.

    L’article « J’ai honte d’être vu avec ma mère en fauteuil » : validisme sur le service public est apparu en premier sur Les Dévalideuses.

  • Key ally urges Trump to back US farmers amid anger over rising prices

    Iowa senator Chuck Grassley calls for embargo on diesel exports as tariffs and Iran war drive up costs for sector

    Donald Trump is facing growing calls, including from within his own party, to boost support for US farmers as his administration faces mounting anger over its treatment of the agricultural sector.

    Republican senator Chuck Grassley of Iowa called on the US president to place an embargo on diesel exports this weekend and help farmers grapple with high prices.

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  • Houthis move to seize strategic terrain after Trump calls off airstrikes at last minute

    US president reportedly changed his mind over Saudi Arabia’s pleas for assistance as bombs were being loaded

    Houthi fighters are moving to seize strategic heights in Yemen that would cut the Red Sea coast off from areas held ​by Saudi-backed forces after Donald Trump called off US strikes on the group at the last minute, reportedly as bombs were being loaded on to aircraft.

    Amid increasingly heavy fighting in Yemen, which has displaced tens of thousands of people in recent weeks, the New York Times reported on Monday that the US president had flip-flopped wildly in recent days after a call from Saudi Arabia for US strikes on the Houthis.

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  • Catherine Ringer : féminisme punk à toute épreuve

    Catherine Ringer s’est éteinte dans la nuit du 14 au 15 septembre 2026. Depuis, les hommages se multiplient, saluant autant son immense talent artistique que son esprit libre et révolté. Connue comme la figure mythique des Rita Mitsouko, elle a également dénoncé le sexisme omniprésent dans le show-business..

    L’article Catherine Ringer : féminisme punk à toute épreuve est apparu en premier sur Les Nouvelles News.

  • Google condamné à 403 millions d’euros d’amende pour ses données de localisation, au terme de six ans d’enquête

    L'autorité irlandaise de protection des données inflige 403 millions d'euros d'amende à Google pour sa gestion des données de localisation. Une sanction annoncée ce lundi 21 septembre, au terme de six ans d'enquête.

  • Nintendo brade sa Switch première génération avec Mario Kart 8 Deluxe avant sa retraite

    [Deal du jour] Près de dix ans après son lancement, la première Nintendo Switch amorce sa sortie de scène. La boutique en ligne de Nintendo veut écouler ses derniers stocks avec un pack réunissant la console et Mario Kart 8 Deluxe à 199,99 €.

  • Mark Carney is making an eloquent case for an alliance sidelining the US | Ted Widmer

    The Canadian prime minister’s remarks before the European parliament outlined a vision of the west without its most powerful member

    The speeches keep coming, each building on the previous one, as the Canadian prime minister builds a case for a new world order that has strikingly little to do with the United States of America, the country that has led the west since the second world war.

    On 20 January, in Davos, Mark Carney proposed that the world’s middle powers do more to support each other, in light of a “rupture” in the global order. That was clearly a reference to the destabilizing policies of Donald Trump, who had been inaugurated exactly one year earlier, and had spent most of that year insulting the US’s allies.

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  • Les pompiers entrent en guerre contre le gouvernement

    Ils ont été, comme à chaque fois, encensés tout l’été. En Gironde, dans les Landes, dans le Var, à Fontainebleau : épuisés, au bord des larmes parfois, les pompiers ont combattu les flammes avec un dévouement complet. Au péril de leur santé, bien sûr. Des…
  • Le Priol et Bouvier : faux gentlemen, vrais bourgeois

    Ils aimaient se présenter comme des « gentlemen fascistes », fascinés par les armes et la guerre. Devant la cour d'assises, où ils sont jugés pour l'assassinat de Federico Martin Aramburú, Loïk Le Priol et Romain Bouvier apparaissent surtout comme des…
  • Can Andy Burnham pull off the ‘Mamdani effect’ on Donald Trump? – podcast

    The UK prime minister will meet the US president for the first time in New York on Tuesday. With Trump at his weakest in the polls, could this be a perfect moment for Burnham to charm the president and avoid a very public political spat? Pippa and Kiran discuss what the two leaders might discuss in policy terms, and some of the potential high-risk issues

    Please keep sending your comments and questions to Pippa and Kiran on politicsweeklyuk@theguardian.com

    Watch this episode and subscribe to our YouTube channel here

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  • « Je suis noir » : quand les footballeurs noirs (et issus de l'immigration) reprennent la main sur leur récit

    Source : Histoires Crépues
  • Même les classes moyennes ne peuvent plus se loger

    Source : Le Nouveau Paradigme
  • Des chercheuses se mobilisent pour sauver les archives des mineurs lorrains

    La destruction envisagée des dossiers médicaux de mineurs lorrains, conservés par les archives départementales de Moselle, priverait la recherche d’archives précieuses. Des universitaires décrivent leurs projets en cours en lien avec ce fonds.
  • The Washington press corps needs to boycott White House events | Margaret Sullivan

    CNN, MS Now and Politico accurately call last week’s sudden lockout ‘a direct assault on the first amendment’. That’s right

    On Monday, the three news organizations that had been kicked out of the White House because of Donald Trump’s latest fit of pique sued the president and three top advisers.

    An accompanying statement by CNN, MS Now and Politico accurately calls last week’s sudden lockout “a direct assault on the first amendment”.

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  • Canicule: dans les bus, des températures inhumaines ont mis en danger la santé des conducteurs

    En Seine-Saint-Denis, les températures suffocantes atteintes dans les véhicules cet été ont mis en danger la santé du personnel au volant, selon des documents obtenus par «Mediapart». Transdev, qui assure avoir mis en place un dispositif de prévention renforcé, fait l’objet d’une mise en demeure de l’inspection du travail.
  • Maisons inondées aux États-Unis : les propriétaires noirs indemnisés 6 % de moins que les blancs

    Une étude du National Bureau of Economic Research, pas encore relue par des pairs et relayée par le New York Times, révèle un écart racial dans les compensations versées par le programme de rachat de logements sinistrés de l'agence fédérale américaine de gestion des urgences (FEMA).
    Entre 1989 et 2017, les propriétaires noirs ont reçu des indemnisations au moins 6 % inférieures à celles des ménages blancs pour des biens vendus dans le cadre de ce dispositif, lancé en 1988 pour favoriser le (…)

    Lire la suite - En bref / Monde , Inondations , Justice
  • Les certificats TLS ne seront bientôt valables que 47 jours : Tersedia s’appuie sur Klarion pour automatiser leur gestion

    A partir du 15 mars 2027, la durée de vie maximale des certificats TLS publics passera de 398 à 100 jours, avant d’être progressivement ramenée à 47 jours en 2029. Cette réduction programmée promet de transformer une tâche technique encore souvent effectuée manuellement en véritable problème industriel.

  • Faire mieux ? Soirée Au Poste & Diagrammes

    Quand ?
    Le 28 septembre à 19h

    Où ?
    Le Point Ephémère 200 Quai de Valmy 75010 Paris

    « Faites mieux ! » L'invitation lancée en 2022 par Jean-Luc Mélenchon n'a rien perdu de son actualité. Même si le chef de file des Insoumis a par la suite renoncé à prendre sa retraite, on ne peut qu'adhérer à sa conviction que, faute de nous améliorer, nous ne serons pas en mesure de barrer la route du pouvoir à l'extrême-droite.

    À quelques mois de l'élection présidentielle, l'inquiétude ne procède pas seulement des sondages qui annoncent la victoire de Marine Le Pen. Elle se nourrit surtout de la perspective d'une entente, parrainée par le patronat et validée par les grands médias, entre toutes les composantes des droites et du centre. Appelé « arc républicain », ce partenariat en formation se donne pour mission de faire passer un basculement inédit depuis 1940 pour une transition à peine perceptible et, ce faisant, de jeter un soupçon de sédition sur celles et ceux qui auront le front de s'en émouvoir.

    Dans ce contexte, il ne suffit pas d'espérer que la gauche s'unisse ou que son électorat se reporte sur le candidat le mieux placé pour la représenter. Conjurer le sort que l'air du temps semble nous réserver engage chacun d'entre nous à défier le sens commun que nos adversaires sont parvenus à imposer. Or, pour espérer reprendre la main, on ne peut se borner à dénoncer les injustices et la cruauté distinctives du programme de l'union des droites, et encore moins s'abaisser à transiger avec les phobies qu'il agite au motif qu'un électorat réputé populaire y serait sensible : l'enjeu consiste plutôt à montrer que ce qui nous semble digne d'être revendiqué est aussi plus attirant que l'alliage de morgue et de ressentiment constitutif de l'arc républicain.

    Désireux d'apporter leur contribution à cette tâche, Au Poste et Diagrammes se sont associés pour réunir des journalistes, des chercheurs/euses et des activistes dont le travail est de nature à nous permettre de faire mieux.

    – 19h30 - Club de la presse indépendante
    avec Mathieu Molard (StreetPress) et Céline Massin (Rembobine), animé par David Dufresne

    – 21h - À quand un internationalisme de gauche affranchi du campisme ?
    avec Chowra Makaremi, Somayeh Rostampour et Hamad Gamal, animé par Michel Feher

    L'internationalisme a-t-il besoin de nouvelles lunettes ? Jusqu'à une date récente, il en existait deux modèles concurrents. Le premier, d'inspiration libérale, orientait le regard vers les résistances à la mainmise des États sur les sociétés civiles. Le second, porté par les gauches radicales, ouvrait les yeux sur les luttes des peuples contre les bénéficiaires de leur exploitation et le pillage de leurs ressources. Conçus lors de la Guerre froide, ces prismes rivaux offraient un confortable sentiment de continuité à leurs usagers : les uns y puisaient la conviction que la dissolution de l'Union soviétique ne dispensait aucunement de traquer les résurgences du totalitarisme, les autres la certitude que la mondialisation néolibérale ne modifiait en rien les enjeux du combat contre l'impérialisme. En outre, tant les lunettes antitotalitaires que leurs rivales antiimpérialistes étaient taillées pour occulter les causes qui ne correspondaient pas à leurs priorités. Ainsi s'explique leur remarquable longévité.

    Cependant, toutes deux peinent désormais à remplir leur office. Que reste-t-il en effet de l'internationalisme libéral lorsque Washington et ses alliés sponsorisent un génocide à Gaza, autorisent leur protégé émirati à en commanditer un autre au Soudan et s'accordent avec Moscou pour promouvoir l'extrême droitisation de Europe ? Et qui défend le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes à l'heure où Vladimir Poutine nie l'existence de l'Ukraine, où Recep Tayyip Erdogan prive les Kurdes de toute autonomie, où Narendra Modi réserve la nationalité indienne aux Hindous, où le régime iranien tire parti des assauts israélo-américains pour réprimer toute contestation du nationalisme persan et où Xi Jinping attend patiemment l'issue des « opérations spéciales » russe et israélienne pour décider de l'opportunité d'une invasion de Taïwan ?

    Afin de desserrer l'emprise des brutes qui dominent le monde, l'internationalisme est plus nécessaire que jamais. Mais encore faut-il que celles et ceux qui s'en réclament le délivrent des œillères héritées d'un âge révolu. Il en va de notre lucidité mais surtout de la construction de solidarités entre tous les mouvements de résistance à la dystopie planétaire. Dira-t-on que ce travail de tissage a peu à voir avec une campagne présidentielle ? Il n'est certes pas question d'attendre la lumière d'un nouveau chef de file du « monde libre » ou projeter ses espoirs sur on ne sait quelle « patrie du socialisme ». Pour autant, face au nombre sans cesse croissant de dirigeants aussi hostiles à l'autodétermination des populations tombées sous leur joug qu'aux libertés de leurs propres citoyens, être en mesure de compter sur un gouvernement favorable à la refondation de l'internationalisme ne serait pas du luxe.

    – 22h30 - Concert Zeid Hamdan et Salwa Jaradat

    Entrée libre !

  • Canada is seeking new global neighbours – no wonder, as Trump rolls out stupidities at scale | David Moscrop

    As the White House doles out threats and insults, it would be easy to hold out for better times. Mark Carney is right to court the EU instead

    The absurdities of the Trump administration and its hangers-on could be written off as a distraction if the stakes weren’t so high. People might be used to banal trolling on social media platforms, but the global hegemon has forced this petulance onto hundreds of millions of people who are worried about their future and the future of the world. That makes the trolling something worse than distracting.

    The White House’s online personality is at once extremely disconcerting and extremely juvenile. It’s easy to be stunned by the scale and brazenness of it. During a trade dispute with Canada, and feeling insulted by the premier of Ontario, Doug Ford, the president of the United States decides to rename Lake Ontario Lake America, and then proceeds to share memes showcasing the renamed body of water – which remains Lake Ontario outside US borders (and inside it, for some states, such as New York). Not to be outdone, the US defense secretary, Pete Hegseth, posted an attack against a Canadian cadet and her instructor, mocking them and the Canadian armed forces.

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  • Tu travailles chez Amazon ? Rejoins ton syndicat de combat !

    Pourquoi rejoindre la CNT-SO ? Solidarité active ! Refus du clientélisme ! Zéro compromission et autogestion !
  • Pour un internet militant et autonome #2

    Quand ?
    Le 27 septembre à 14h

    Où ?
    La Générale 39 Rue Gassendi 75014 Paris

    Samedi 12 septembre, une cinquantaine de personnes se sont réunies à l'appel d'un collectif pour un internet libre et militant. Autistici/Inventati, fournisseur de service camarade basé en Italie, venait d'annoncer sa fermeture définitive suite à sa désignation comme organisation terroriste par les États-Unis.

    La discussion a permis d'établir un premier contact entre des personnes dont les capacités techniques ou les objectifs pouvaient différer mais qui étaient réunies autour d'un principe : empêcher l'État de contrôler l'internet et sensibiliser les gens aux dangers que cela implique. Les échanges pendant la discussion puis pendant la suite de l'événement ont permis de faire émerger plusieurs sujets : quels outils et pratiques pour se défendre contre la surveillance, comment transmettre le savoir technique de manière efficace, horizontale et autonome mais aussi des questions plus générales comme notre rapport à la technologie au sein de la société.

    Pour des raisons évidentes, quelques heures n'ont pas suffi à élaborer des réponses satisfaisantes. Il a donc été décidé de re-proposer un événement public deux semaines après pour prolonger et étendre ces réflexions !

    Retrouvons-nous à la Générale, 39, rue Gassendi 75014 Paris, le dimanche 27 septembre à 14h.

    Au programme : discussions, infokiosque, apéro partagé et sérigraphie à prix libre... et surtout venez avec vos propositions.

  • 11 chercheurs du Giec épinglés pour leurs liens avec l'Arabie saoudite et le pétrolier Aramco

    Onze chercheurs participant au groupe 3 du Giec — en charge de l'atténuation du changement climatique — ont des conflits d'intérêts liés à l'Arabie saoudite et la compagnie pétrolière saoudienne Aramco. C'est ce que révèle une enquête de l'Humanité, du Guardian et trois autres médias européens, parue lundi 21 septembre.
    Par exemple, Mustafa Babiker est salarié de Saudi Aramco depuis 2006. Diego Armando Moya-Pinta, lui, depuis 2022. Ou encore, cinq de ces chercheurs sont liés au King (…)

    Lire la suite - En bref / Climat
  • Marseille : le maire Benoît Payan visé par une enquête pour menaces

    Rentrée sous étroite surveillance judiciaire pour Benoît Payan. Averti par le parquet de Marseille pour prise illégale d’intérêts, ennuyé par des soupçons de favoritisme et de marchés truqués lié au plan écoles, le maire de la seconde ville de France est…
  • L'Autorité de sûreté nucléaire veut requalifier des tonnes d'uranium appauvri en déchets radioactifs

    Bientôt plus d'une centaine de tonnes de rebuts radioactifs supplémentaires d'un coup en France ? Dans un avis publié le 16 septembre, l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection juge « indispensable qu'une quantité substantielle d'uranium appauvri soit requalifié dès à présent en déchet radioactif ». Le stock de cette matière atteignait 352 000 tonnes fin 2024 et continue de progresser d'environ 10 000 tonnes par an, selon l'inventaire de l'Andra.
    L'uranium appauvri est (…)

    Lire la suite - En bref / Déchets nucléaires , Nucléaire
  • « Nous pourrissons en régime bourgeois et policier »

    Il y a quelques années, à l'occasion de l'annonce d'une rencontre avec Marc'O, nous avions mis la main sur deux extraits inédits de son opéra-rock Flashes rouges monté en 1979 avec Catherine Ringer et Fred Chichin. Les re-voici.

  • CRISPR, thérapie génique et OGM humains

    Fin mars 2025, une fillette de 6 ans décède suite à l'injection d'une thérapie génique expérimentale en Chine. Comment faire sens de cet événement ? Deuxième billet des Chroniques du bio-technofascisme en cours [1].

    Plusieurs articles parus cet été relatent l'histoire de la mort d'une petite fille de 6 ans, sous le pseudonyme de Mei, lors d'un traitement de thérapie génique personnalisée et expérimentale dans l'hôpital Xinhua, affilié à l'université Jiaotong de Shanghaï. Bien qu'ayant eu lieu en mars 2025, l'affaire n'est révélée qu'en juillet 2026, dans une enquête de Science et Retraction Watch.

    Les thérapies géniques

    Le principe de la thérapie génique est simple : certaines maladies, comme la mucoviscidose, seraient dues à une mutation unique de l'ADN, située dans un seul gène. Remplacer ou modifier ce gène pour lui redonner sa forme normale guérirait la maladie. Un simple jeu de Lego ou de mécanique où il s'agirait de changer une pièce du système, comme un carburateur, pour que tout rentre dans l'ordre.

    La méthode générale de la thérapie génique est d'injecter, dans les cellules ciblées, des molécules qui découpent l'ADN à des endroits spécifiques et qui réparent cet ADN, par exemple en y insérant un nouveau morceau. À toutes les étapes, la précision est évidemment cruciale.

    Les premières tentatives de thérapie génique datent des années 1990, dans le contexte d'optimisme technologique démesuré du projet de séquençage du génome humain. À cette époque, les technologies utilisées pour modifier l'ADN sont celles de la recombinaison génétique, ou la transgénèse, développées à partir des années 1970. Dans les années 2010, le système CRISPR, plus rapide et plus précis, est adopté par toute la communauté scientifique et l'industrie pharmaceutique, notamment pour le développement de thérapies géniques.

    Les risques liés aux thérapies géniques CRISPR sont connus et identifiés. Ils sont de deux types. Tout d'abord, l'intervention sur l'ADN par le système CRISPR n'est jamais 100 % précise et peut provoquer des dommages imprévisibles – la thérapie peut provoquer des mutations génétiques qui peuvent être fatales. Ensuite, toute thérapie génique se heurte au problème du transport du système CRISPR dans les cellules dont l'ADN doit être modifié. En effet, il serait délétère et par ailleurs impossible techniquement de modifier l'ADN de toutes les cellules d'un enfant ou d'un adulte. Pour une maladie du foie, il faut cibler les cellules du foie, et pour une maladie du cerveau, celles du cerveau. Pour assurer ce transport, les scientifiques utilisent des virus désactivés et modifiés. Ici, le risque est que le virus provoque une réaction immunitaire et inflammatoire – la réaction classique d'un corps qui rencontre un virus.

    Ces risques ne sont pas hypothétiques. Chaque cas tragique de la mort d'une personne lors d'un essai de thérapie génique est l'occasion de rappeler qu'elle n'est pas la première. Le cas de Jesse Gelsinger en 1999 aux États-Unis est le plus connu. La mort de l'adolescent de 18 ans lors d'un des premiers essais de thérapie génique freine fortement les ardeurs ubuesques de la décennie du Projet Génome Humain. D'autant que les chercheurs ont fauté de manière grave en ne mentionnant pas, lors de la demande de consentement, des résultats inquiétants venant d'essais sur primates non-humains. Mais suite à l'essor de CRISPR, les essais cliniques se multiplient de nouveau. Et les drames aussi. Pour l'année 2025, deux autres enfants sont morts dans des circonstances similaires en Chine, et au moins quatre aux États-Unis. Certes, il y a aussi des succès. Le plus récent, et le plus similaire au cas de Mei, étant celui de Baby KJ en 2025, né avec une maladie génétique rare, le déficit en CPS15, et traité aussi par une thérapie génique personnalisée. Mais ces succès ponctuels, dans des cas très particuliers, ne peuvent pas masquer la pauvreté des résultats de la recherche effrénée sur les thérapies géniques. Après plus de 35 ans de recherche et des millions, voire des milliards, d'euros dépensés, la première et unique thérapie génique officiellement approuvée comme traitement l'a été cette année, aux États-unis.

    Le décès de Mei

    Mei était atteinte du syndrome de Snijders Blok-Campeau, une maladie génétique extrêmement rare (237 cas recensés dans le monde) qui affecte les neurones. Le syndrome est à l'origine de retards développementaux et de troubles cognitifs plus ou moins sévères, qui ne semblent pas avoir forcément d'impact sur l'espérance de vie. Autrement dit, Mei n'était pas en danger de mort imminente. D'autant plus que ses symptômes semblaient montrer une version légère du syndrome, et qu'ils s'amélioraient grâce à diverses thérapies. La dimension tragique de l'affaire semble hors de proportion avec le cas clinique révélé par l'enquête : une institutrice qui s'inquiète de retards dans le dessin et l'écriture, ou de bruits bizarres que fait l'enfant qui pourrait être liés à une forme d'autisme, des parents préoccupés par un manque de tonus musculaire et un poids réduit qui leur font craindre un possible manque d'autonomie à l'âge adulte…

    Les parents, inquiets donc de l'état de Mei, se rapprochent d'un célèbre neuroscientifique de l'hôpital Xinhua, et ils décident ensemble de développer une thérapie génique personnalisée expérimentale pour Mei. Le développement de la thérapie est financé à hauteur de 750 000 euros par les parents, en plus de cadeaux personnels au neuroscientifique. Une fois le système CRISPR créé, inséré dans un virus modifié et testé, il est injecté dans le liquide céphalo-rachidien des vertèbres de Mei pour se diriger vers le cerveau. Comme le cerveau est difficilement accessible, il a fallu injecter une quantité énorme de virus, pour espérer atteindre un nombre suffisant de neurones. Sept jours plus tard, Mei était morte. La quantité de virus injectée aurait déclenché une réaction immunitaire excessive endommageant les vaisseaux sanguins, provoquant la formation de caillots microscopiques - une microangiopathie thrombotique - qui ont privé les organes vitaux d'apport sanguin et auraient entraîné son décès.

    Ce que révèle l'enquête

    L'enquête explique la décision d'utiliser une thérapie génique expérimentale par un cocktail d'affects : le désespoir des parents, l'enthousiasme et l'optimisme scientifique des médecins ainsi que leur désir de faire l'histoire et d'être les premiers à traiter le syndrome. Compte tenu du manque de sévérité des symptômes rapportés par l'enquête, il est difficile de comprendre le désespoir des parents et le recours à un traitement si risqué. Quant à l'optimisme scientifique, les sciences sociales ont un terme pour désigner cette tendance à l'optimisme technologique outrancier : l'impératif technologique. Il exige que nous acceptions les innovations de manière inconditionnelle, seulement parce qu'elles existent et sont disponibles, sans se soucier des conséquences. La technophilie aveugle des scientifiques n'est donc pas surprenante, d'autant plus que leur raison d'être en tant que profession en dépend. Leur obsession de la compétitivité n'est pas surprenante non plus, mais ce n'est évidemment pas spécifique au monde de la recherche. Leur manque d'éthique médicale (au-delà des aspects de corruption) pourrait, lui, surprendre un peu plus.

    Comme le raconte l'enquête, l'équipe de l'hôpital a choisi, comme dans le cas de Jesse Gelsinger, de ne pas prendre en compte, ni de communiquer à la famille, des résultats particulièrement préoccupants de tests préliminaires sur primates non-humains (comme des insuffisances rénales et hépatiques). Ensuite, le formulaire de consentement ne mentionnait pas le risque de décès (alors qu'il est établi, particulièrement pour les thérapies géniques expérimentales). L'équipe de recherche a même osé publier un article scientifique, un an après la mort de Mei, pour décrire leur protocole d'élaboration et de validation de la thérapie génique personnalisée utilisée, en ne mentionnant ni le décès de l'enfant ni le soutien financier de la famille. Par ailleurs, les résultats scientifiques de l'étude elle-même sont contestés, le tout provoquant des appels au retrait de l'étude.

    Ce que dit la mort de Mei

    Les réactions critiques suite au décès de Mei ont été nombreuses. Elles suivent le plus souvent un cadre qui a été défini, ces dernières décennies, par la discipline de la bioéthique. Ce cadre comprend quatre principes généraux pour juger de la valeur éthique d'une pratique médicale ou d'une biotechnologie. Celle-ci devra respecter les principes de l'autonomie du sujet (capacité du sujet à décider, obtention du consentement éclairé), de la bienfaisance (obtention de résultats favorables), de la non-malfaisance (éviter les résultats défavorables), et de l'équité (surtout autour de l'accès aux technologies). Dans le cas de Mei (comme dans le cas d'autres personnes décédées suite à une thérapie génique) ces principes ont été bafoués : le consentement obtenu n'était pas éclairé (des résultats inquiétants n'ont pas été communiqués, le risque de mort n'a pas été mentionné), la balance coûts/bénéfices n'était clairement pas en faveur du bénéfice (les symptômes semblaient légers, Mei n'était pas en danger de mort), et l'accès aux thérapies géniques est extrêmement limité compte tenu de leurs prix exorbitants (pouvant aller jusqu'à plusieurs millions d'euros).

    Bien qu'ayant une certaine utilité, évidente dans la critique et la compréhension du cas de Mei, ces principes de la bioéthique médicale sont souvent critiqués pour individualiser exagérément l'expérience des patient·es – une forme de dépolitisation de notre relation à la médecine, qui se résumerait aux interactions personnelles entre patient·es et médecins. Ce n'est pas une coïncidence si ces dernières décennies les experts en bioéthique et leurs comités ont été de plus en plus sollicités pour contribuer aux débats sur les nouvelles biotechnologies. Les journalistes de l'enquête sur Mei se sont ainsi assurés d'avoir les paroles d'un bioéthicien : 'Je ne pense pas qu'il faille mettre fin à ce genre d'expériences, mais nous devons veiller à faire preuve de la prudence qui s'impose à leur égard.' Ces experts font partie d'un groupe plus large, que certains sociologues appellent les experts somatiques. Bioéthicien·nes, conseiller·ères en génétique, juristes et autres professionnel·les sont fréquemment chargé·es d'élaborer une éthique compatible avec la biomédecine néolibérale contemporaine. Les études sociologiques et anthropologiques qui se penchent sur leur action dans le temps long montrent que le rôle des experts somatiques et des comités de bioéthique est bien souvent de neutraliser les critiques, de légitimer l'impératif technologique, de se comporter comme simple chambres d'enregistrement des dernières innovations, ou de protéger les scientifiques plutôt que de les contraindre.

    De manière générale, les concepts familiers de la bioéthique — autonomie, consentement, vie privée, choix, liberté individuelle, bénéfice et préjudice — s'avèrent insuffisants lorsque les options dont disposent les personnes sont déterminées par le capitalisme, le racisme, le colonialisme, le patriarcat, l'hétéronormativité, le capacitisme, les frontières, les prisons et l'inégalité d'accès aux soins. Une manière de politiser la critique de la thérapie génique est de la comprendre comme une des technologies centrales d'une médecine qui a pris une direction spécifique au cours du XXe siècle : la biomédecine, et sa branche de la médecine génomique. De puissants intérêts financiers, politiques et scientifiques créent un environnement où la médecine génomique est perçue comme la solution la plus rapide, la plus rentable et la plus efficace. Pourtant, la mise en avant des causes génétiques des maladies ne répond pas tant au rôle prépondérant de l'ADN, mais est bien liée à des décennies de déliquescence volontaire des infrastructures de santé publique, de sous-financement de l'approche environnementale sur la santé et de dégradation générale de nos conditions de vie.

    CRISPR et la manipulation génétique humaine

    Il existe une autre forme de thérapie génique : celle appliquée à un embryon. En d'autres termes, la création d'OGM humains par la même technologie CRISPR. Cette fois, ce ne sont pas seulement les cellules de l'organe affecté qui sont modifiées génétiquement, mais toutes les cellules de l'embryon, créé in vitro, et donc toutes les cellules du futur organisme humain qui en découle. La mutation créée par CRISPR se retrouve alors dans les cellules sexuelles (spermatozoïdes et ovules) de cette personne. La mutation est ainsi héritable, et peut se transmettre à toute la descendance de la personne modifiée originellement. On parle de manipulation génétique humaine.

    Cela a déjà été fait, en 2018, par un autre scientifique chinois, aboutissant à la naissance de deux fillettes dont nous ne savons pas grand-chose. Ceci a bien sûr provoqué un scandale mondial. Cependant, la critique principale de la communauté scientifique n'était pas une réaction aux conséquences politiques, éthiques et morales d'un tel acte, mais parce qu'il n'avait pas été conduit de manière scientifiquement robuste. La science n'était pas encore prête et, par son acte, le scientifique avait desservi l'innovation génomique en la rendant effrayante aux yeux du public. À l'époque, le neuroscientifique qui a dirigé la thérapie génique de Mei fit lui-même partie d'un groupe de scientifiques condamnant le créateur d'OGM humains, en expliquant qu'il n'avait pas respecté « les principes de l'éthique biomédicale, expérimentant sur des humains avant de montrer qu'il était sans danger de le faire. » Le cynisme est glaçant.

    Après 2018, les organisations scientifiques nationales et internationales semblaient préparer le terrain pour une légalisation de la manipulation génétique humaine (MGH).Le narratif déployé était simple : il existe des couples atteints ou porteurs de maladies génétiques incurables pour lesquels tous les embryons qu'ils peuvent produire (y compris par PMA) seront affectés par la maladie. Ainsi, l'utilisation de CRISPR sur les embryons, pour intervenir sur la gène responsable de la maladie, serait leur seul possibilité d'avoir des enfants biologiques. L'argument est aisément démontable : la technologie est dangereuse pour l'embryon ; les parents porteurs de mutations liées à des maladies génétiques graves ont d'ores et déjà accès à diverses technologies pour ne pas les transmettre à leurs enfants (comme le diagnostic préimplantatoire) ; les cas où ces technologies alternatives ne pourraient pas remplir leur rôle sont plus qu'extrêmement rares - quelques couples sur la planète ; mais surtout, jusqu'à quel point sommes-nous prêts à aller pour s'assurer qu'un nombre ultra-infime de parents puissent assouvir leur désir de lien génétique avec leurs enfants, sachant que les risques sociaux et politiques sont énormes ?

    Les dernières années ont été marquées par des revirements intéressants dans le débat politique sur la MGH. Les conclusions précautionneuses du troisième Sommet international sur la modification du génome humain en 2023, ainsi que diverses initiatives comme la Déclaration internationale contre la légalisation de la modification génétique humaine ou une initiative de la société civile aux États-Unis proposant des Principes de justice sociale et de droits humains pour les délibérations mondiales sur l'édition du génome humain semblaient ouvrir une nouvelle ère dans laquelle la MGH avait peut-être perdu une partie de son attrait aux yeux des scientifiques et de l'industrie des biotechnologies.

    CRISPR et le technofascisme

    Puis, les milliardaires de la Silicon Valley, enhardis par la réélection de Donald Trump et leur alliance avec lui, ont commencé à montrer le visage du technofascisme. À la suite d'une première annonce de Brian Armstrong, PDG de la société de cryptomonnaie Coinbase, indiquant qu'il financerait une start-up pour développer des technologies de manipulation du génome humain, les techbros de la Silicon Valley, notamment Sam Altman d'OpenAI et le gourou de la nouvelle droite technologique, Peter Thiel, ont emboîté le pas. Armstrong a créé une page web qui recense pas moins de 11 start-ups ou laboratoires universitaires qui travaillent actuellement sur la modification génétique d'embryons. Étendant leur fantasme à la possibilité de modifier des dizaines, voire des centaines de régions de l'ADN en même temps, l'intérêt des technofascistes va au-delà du traitement de maladies : intelligence, traits de personnalité, augmentation des capacités physiques, notamment utiles militairement... CRISPR est la technologie révée des anciens et nouveaux eugénistes.

    La course pour être les premiers à créer les prochains OGM humains est lancée. Elle concerne aussi trois autres technologies : les tests de prédiction polygénique sur embryons (sujet de la Chronique #1), la gamétogenèse In vitro (la fabrication de spermatozoïdes et d'ovules à volonté à partir de cellules somatiques, comme des cellules de la peau) et l'utérus artificiel (la gestation des embryons et fœtus hors du corps humain). La combinaison de ces trois technologies et de la MGH ouvre la possibilité d'une production massive d'embryons à la carte et d'une reproduction sans corps – l'arrangement socio-technique parfait pour assurer un contrôle-qualité optimum des naissances. [2]

    Shrese

    [1] Voir le premier billet : Le couple Collins et ses 41 embryons congelés pour augmenter le QI mondial

    [2] Pour en savoir plus sur la lutte contre la Manipulation génétique humaine, vous pouvez suivre et soutenir le travail de Sciences Citoyennes ou de la International coalition to Stop designer babies sur les biotechnologies et leurs applications eugénistes, en articulant la critique anti-capitaliste, anti-raciste, anti-validiste et féministe.

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