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AI can wipe us out – so why can’t it do Guardian cryptic crosswords? | Brief letters
AI capabilities | Trump’s judgment | Gardening attire | Death in English literature | Tautologies | Nominative determinism
AI may be capable of “taking over the entire internet” (OpenAI boss and Elon Musk back calls to put brakes on ‘reckless’ AI development, 13 September), but it is rubbish at tackling the Guardian cryptic crossword.
John Hougham
Reading, Berkshire• Donald Trump is downplaying the dangers of AI (Trump facing AI backlash in Congress as push for guardrails intensifies, 15 September). But didn’t he say much the same thing about Covid?
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Garry Wynne
Norley, Cheshire -
Test d'une batterie externe et dock magnétique Antank pour Nintendo Switch 2
- Contient des liens affiliés Amazon -J'ai mis du temps à vous parler de ces deux accessoires Antank pour la Switch 2. Ça fait quelques semaines que je décale ce test, surtout parce que je ne voyais pas bien ce que j'allais raconter sur une batterie externe et un support pour Switch, car je ne comprenais en fait pas du tout le concept. Puis j'ai ouvert les boîtes, j'ai testé le truc, et bah en fait c'est top.
Pour faire simple, la batterie B5 se fixe au dos de la console avec un système magnétique et elle tient super bien. J'avais assez peu d'attentes sur ce produit, mais la fixation est vraiment stable et la batterie fait très bien son boulot en déplacement ou sur des longs trajets.
Il y a une coque très fine à installer sur la console, puis on vient y aimanter la batterie et brancher le petit câble USB-C fourni. Tout est regroupé derrière la Switch, ce qui évite d'avoir une batterie à poser quelque part pendant qu'on joue, avec un câble qui part de la console pour aller jusqu'à elle.
La B5 a une capacité annoncée de 10 000 mAh, avec une recharge filaire jusqu'à 30 W, et elle pèse 213 grammes. Vous ajoutez donc ce poids à celui de la console, mais ça n'est pas du tout gênant en fait, surtout, pour un accessoire qui coûte actuellement 55,99 euros sur Amazon.fr. Notez que la batterie est aussi MagSafe pour votre iPhone potentiel, si besoin, et elle le chargera donc sans fil.
Elle fonctionne aussi avec les premières Switch et les Switch OLED grâce à l'autre clip fourni, mais pas avec la Switch Lite.
J'ai aussi utilisé le support SW2 Hub proposé aussi par la marque en complément, et je le trouve moins indispensable que la batterie. Il permet de poser la console sur un socle pliable dont on règle l'inclinaison, avec une sortie HDMI pour la TV. Le truc permet surtout de laisser la fixation au dos de la Switch quand on passe du jeu portable au téléviseur. Vu que je ne joue jamais branché à la TV, ça ne m'est pas utile, mais si vous avez un usage mixte, c'est nickel.
C'est bien pratique en tout cas. Cette partie qui reste sur la console est fine et légère, et elle ne pose aucun problème au quotidien.
Le hub ajoute deux ports USB-A et deux USB-C, ainsi qu'une prise Ethernet pour le réseau filaire. Il est affiché à 53,95 euros sur la boutique française d'Antank, séparément de la batterie.
Voilà, donc c'est carrément validé si vous manquez un peu de jus dans votre Switch ou Switch 2.
Pour la batterie, c'est par ici sur Amazon . Pour le dock, c'est par ici sur le site du fabricant (avec un coupon de 10% de remise, que je n'ai pas testé, je ne sais pas s'il fonctionne encore : ANT10)
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La bataille entre Ursula von der Leyen et Kaja Kallas fragilise la diplomatie européenne
Des documents internes, consultés par «Mediapart», témoignent des ratés du cabinet de la responsable de la politique extérieure de l’Union européenne. Ses prérogatives sont en outre menacées par la présidente de la Commission, qui entend «dévorer» son administration. -
Robots humanoïdes : Bousculé par des débuts volatils en Bourse, Unitree revient avec une version améliorée de son modèle G1 à 15 000 dollars
18 000 : c’est le nombre de robots humanoïdes bipèdes que l’entreprise chinoise Unitree revendique avoir produit, selon des déclarations publiées en août. La société basée à Hangzhou ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : elle a dévoilé le 14 septembre G1+, une version améliorée de son robot phare G1 sorti il y a plus de deux ans.
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Procès Dati – Renault : une star à la barre
L’ancienne ministre de la Justice et de la Culture est renvoyée en correctionnelle pour corruption passive du temps où elle était député européenne. Un joli résumé du manque de probité qui mine la Ve République depuis des décennies, de la passion… -
« Une vaste fumisterie démocratique » : les opposants à l'enfouissement des déchets nucléaires dénoncent une procédure à marche forcée
Malgré l'avis favorable de la commission d'enquête sur le projet d'enfouissement de déchets radioactifs Cigéo, Juliette Geoffroy de la Coordination Stop Cigéo appelle à poursuivre le combat, notamment sur le plan juridique.
Lire la suite - Entretien / Déchets nucléaires
Le projet d'enfouissement de déchets hautement radioactifs Cigéo, près de Bure, dans la Meuse, vient de passer une nouvelle étape. Le 14 septembre, il a obtenu un avis favorable de la commission en charge de l'enquête publique. Cette dernière, qui a eu lieu entre mai (…) -
Agents autonomes, responsabilité introuvable : le paradoxe silencieux qui s’installe au cœur de la cybersécurité
La sécurité informatique entre dans une zone de turbulence. Jusqu’ici, la responsabilité restait lisible : un hacker décidait d’agir, un outil exécutait et un défenseur tentait de bloquer. Les agents d’IA brouillent cette séparation. Ils reçoivent un objectif mais déterminent eux-mêmes une partie des étapes nécessaires pour l’atteindre. Ainsi, le risque réside dans ce qu’ils peuvent décider de faire entre deux instructions.
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« Derrière son affichage, le RN ne défend aucune femme » : le vrai visage du pseudo-féminisme de Marine Le Pen

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Discord est tombé en panne : voici ce que l’on sait

Panique chez les gamers, les communautés en ligne et les travailleurs du Web : Discord subit actuellement une panne d'ampleur et c'est mondial.
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Revealed: ICE lost count of miscarriages, while detaining a record number of pregnant women
ICE says it has no updated information on the number of miscarriages after 3 October 2025. Lawmakers, advocates and immigration attorneys have raised alarms that pregnant detainees are not receiving basic prenatal care and screenings
ICE is arresting a record number of pregnant women and teenagers – placing them in detention centers where they say it can be exceedingly difficult to access medical care. At the same time, the agency appears to have lost count of how many suffered a miscarriage.
Government documents obtained by the Guardian show that the Trump administration placed more pregnant immigrants in detention last fall and winter than at any time over the previous year.
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Top Democrat on House oversight panel investigating Trump Jr wedding party bankrolled by Russian oligarch
Robert Garcia expresses concern over ‘any possible foreign entanglement’ between White House and Umar Kremlev
Robert Garcia, the top Democrat on the House oversight committee, is investigating potential ties between the White House and a Russian oligarch who paid for a portion of Donald Trump Jr’s wedding.
In a letter sent to Susie Wiles, the White House chief of staff, on Monday, Garcia expressed concern about “any possible foreign entanglement” between the president’s son and the oligarch, Umar Kremlev. Garcia asked Wiles to provide documents, records and communications between the White House and Trump Jr about Kremlev, among other requests.
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El Niño met les outre-mer sous pression
De la Guyane à la Polynésie, les écosystèmes marins sont soumis depuis plusieurs mois au phénomène naturel El Niño qui se superpose au dérèglement climatique. La situation a déjà son lot de conséquences: des pénuries d’eau, faune et flore marines en souffrance et aquaculture menacée. -
Lobbyiste cachée ou avocate? Rachida Dati jugée pour corruption et trafic d’influence
L’ex-ministre, rémunérée 900 000 euros entre 2010 et 2012 par Renault-Nissan alors qu’elle était députée européenne, comparaît à partir de mercredi devant le tribunal judiciaire de Paris. Elle est soupçonnée d’avoir dissimulé des activités de lobbyiste pour le compte de Carlos Ghosn, l’ex-patron de la firme automobile. -
Yémen: la prise du détroit de Bab el-Mandeb conforte la montée en puissance des houthistes
En lançant une offensive éclair mais sanglante, la milice alliée de Téhéran a désormais la main sur le détroit où transitent 10% du trafic maritime mondial. Le Yémen replonge dans la guerre, énième répercussion des attaques des États-Unis et d’Israël sur l’Iran lancées en février 2026. -
Pesticides dans l'eau : le gouvernement cède aux pressions de l'agro-industrie
Le gouvernement veut réduire drastiquement le nombre de captages d'eau considérés comme prioritaires face aux pollutions agricoles, a révélé Mediapart lundi 14 septembre. Présentés aux collectivités le jeudi 10 septembre, les nouveaux critères prévoient de ne retenir que les captages où au moins deux analyses dépassent de 100 % les normes de qualité de l'eau potable, soit plus de 0,1 µg/L pour un pesticide ou 0,5 µg/L pour l'ensemble des pesticides. Environ 2 000 captages seraient ainsi (…)
Lire la suite - En bref / Pollutions -
Ralentir la course à l’IA : vers un cartel public-privé ? 2/2
Le cartel américain face au challenger chinois
Le système se heurte toutefois à une équation simple : ralentir ensemble aux États-Unis ne sert à rien si Pékin utilise le répit pour passer devant.
Washington ralentit, Pékin accélère
Amodei accompagne donc le frein intérieur d’un verrou extérieur : contrôle des puces avancées et des équipements de fabrication, restrictions sur certains accès distants à la puissance de calcul, protection des poids des modèles et lutte contre la distillation, technique par laquelle un acteur tente de reproduire les capacités d’un modèle en l’interrogeant massivement. CATS incorpore lui aussi ce problème en couvrant notamment le vol, la distillation et certains développements profitant à un pays considéré comme adversaire.
La Chine récuse le freinage à l’américaine : le ministère chinois des Affaires étrangères estime que « la peur, la confrontation et la compétition vicieuse » ne peuvent que perturber la gouvernance mondiale de l’IA. Au contraire, Pékin pousse l’intégration de l’IA dans toute son économie, même si les autorités développent parallèlement leurs propres garde-fous. (43)
La proximité technologique rend toute pause américaine délicate : en mars, le Stanford AI Index 2026 ne mesurait plus qu’un écart de 2,7 % entre le meilleur modèle américain et le meilleur chinois, tandis que le CAISI estimait DeepSeek V4 Pro à environ huit mois de la frontière américaine. (44) (45) La rivalité géopolitique suffit donc à compliquer le ralentissement collectif. Elle masque cependant une fracture plus directement structurante pour les utilisateurs.
Modèles fermés contre poids ouverts : l’autre ligne de front
Derrière le duel Washington-Pékin se superpose une autre ligne de front : modèles fermés contre modèles à « poids ouverts ». Les premiers gardent leurs paramètres chez le fournisseur et se consomment surtout par ses services ; les seconds rendent leurs poids téléchargeables, inspectables, modifiables et exécutables sur l’infrastructure choisie par le client, même si le code d’entraînement, les données ou la licence ne sont pas forcément entièrement open source. (46)
Cette architecture ne se gouverne pas de la même façon. Un fournisseur peut retarder, filtrer ou retirer l’accès à un modèle fermé. Une fois les poids publiés, le dentifrice est sorti du tube et ne peut plus y rentrer : Microsoft le reconnaît lui-même dans sa lettre du 24 juillet, qui défend ces modèles pour la concurrence et le contrôle des clients, tout en soulignant que les versions modifiées deviennent difficiles à tracer ou à inverser. Le clivage ne recoupe d’ailleurs pas proprement les frontières nationales : Google, Meta, OpenAI, Nvidia, SpaceX et Mistral figurent aussi parmi les signataires de cette lettre. (46)
La Chine a néanmoins fait de l’ouverture un axe industriel. Son plan du 17 juillet appelle à bâtir des communautés internationales open source et à partager modèles génériques, algorithmes et outils. Les développeurs chinois promeuvent de plus en plus les poids ouverts, là où Anthropic et OpenAI gardent les leurs fermés. (47) (43) Stanford mesurait encore en mars un avantage de 3,3 % du meilleur modèle fermé sur le meilleur modèle ouvert. (44)
C’est très peu au regard de la différence de coût et de la souplesse d’exploitation des uns et des autres : le modèle fermé concentre chez le fournisseur l’accès, les garde-fous et la tarification. Les poids ouverts rendent possible l’hébergement local, l’adaptation et le changement de prestataire. Pour l’Europe, cette marge de manœuvre peut compter davantage au quotidien que le drapeau du laboratoire.
C’est le principal angle mort du pacing. Un système de checkpoints, d’accès contrôlé et de retrait éventuel épouse naturellement l’économie des API fermées. Face à des modèles ouverts, il risque de se transformer en handicap réglementaire.
Trump peut encore renverser la table
C’est ce qu’a bien identifié Donald Trump. Le 13 septembre, il a estimé à propos des risques liés à l’IA qu’il y avait « beaucoup de forces très négatives qui soulèvent la question alors qu’elles ne devraient pas le faire, et qui évoquent des choses qui ne se produiront pas. » Comme souvent, sa maxime tient en quelques mots : « celui qui gagne l’IA gagne ». (48)
Selon le président américain, toute tentative de limiter cette technologie relevait d’un « complot malsain » et « l’idée que l’IA prenne le contrôle du monde, détruise l’humanité et cause toutes sortes de catastrophes est un canular. » (49)
Le refus présidentiel n’empêche cependant déjà plus la machine de s’ébranler. Le 14 septembre, Mike Johnson, président républicain de la Chambre des représentants, a annoncé vouloir convoquer les dirigeants du secteur pour « une grande réunion », « régler cela tous ensemble dans la même pièce » et en faire une priorité du Congrès.
Kevin Hassett, directeur du National Economic Council, annonce de son côté des réunions prochaines entre responsables de la Maison-Blanche chargés du cyber, de la science et de la technologie, et n’exclut pas une rencontre de Trump avec des parlementaires. Le canal direct existe pourtant déjà : Sam Altman a rencontré Donald Trump en privé, en marge de la convention républicaine de Dallas des 9 et 10 septembre, pour parler d’intelligence artificielle. (49) Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate à la Chambre, réclame parallèlement une action « décisive » pour ralentir le rythme du développement des IA. (50)
Depuis le sommet de l’exécutif, JD Vance formule lui aussi une objection qui est sur toutes les lèvres. Le 14 septembre, le vice-président a dit trouver « un peu étrange » de voir autant d’entreprises d’IA de pointe « venir supplier le gouvernement de les réglementer ». « Cela ressemble un peu à un cheval de Troie », ajoutait-il. (49)
La réplique touche le cœur de notre enquête : si Amodei et Altman pensent réellement devoir freiner, pourquoi leur faut-il une architecture politique permettant à tous les concurrents de freiner avec eux ? Le dilemme du prisonnier fournit une réponse économique. Vance en fournit une autre, moins charitable : quand les leaders d’un marché demandent eux-mêmes au gouvernement d’en écrire les garde-fous, la capture réglementaire devient une hypothèse sérieuse.
En parallèle, à l’approche des élections de mi-mandat, la bataille devient de plus en plus partisane. Barack Obama vient d’exhorter les démocrates à faire de l’intelligence artificielle un sujet majeur de la campagne de 2028 et à préparer un « cadre », pour une discussion publique et une politique mêlant sécurité et économie, si son parti reprenait la Chambre. (51)
Chez les partisans de l’accélération, le soupçon de capture réglementaire monte aussitôt. L’investisseur Mark Kretschmann résume cette lecture dans un post : transformer une technologie de rupture en campagne de peur permettrait ensuite à Washington de décider « qui peut la construire, à quelle vitesse et qui y accède ». (52) De fait, son opinion se trouve confortée par le CATS et le projet Hassabis, puisque ces deux dispositifs proposent précisément de donner à des structures hybrides un pouvoir sur le rythme, les standards ou l’accès au marché.
La Maison-Blanche actuelle a elle-même déjà installé une étrange première brique. Le décret présidentiel Executive Order 14409 du 2 juin crée un référentiel classifié des capacités cyber des modèles avancés et prévoit un dispositif volontaire dans lequel gouvernement et développeurs peuvent déterminer qu’un système appartient aux modèles frontières couverts par le décret. Ils peuvent ensuite sélectionner ensemble des « partenaires de confiance » qui obtiendront un accès précoce. Le décret précise expressément qu’il ne crée aucun régime obligatoire de licence, de préautorisation ou de permis pour publier un modèle. (53)
L’Anneau peut être presque forgé, encore faut-il que Washington accepte de le passer au doigt. Pour l’heure, Trump s’inquiète plus de la Chine que de la fin de l’humanité, CATS dort en commission et Vance voit dans la demande de régulation des industriels un possible « cheval de Troie » alors que les rivalités entre laboratoires restent féroces.
Le processus est engagé. Son succès, lui, est loin d’être acquis.
Mistral et la cyber européenne dans le filet
L’Europe aurait tort d’attendre la fin de la bataille américaine, plus encore de s’en réjouir.
Mistral : l’extraterritorialité sans loi extraterritoriale
De fait, si le CATS Act ne placerait aujourd’hui aucune obligation directe sur Mistral en France, l’extraterritorialité potentielle passe par le marché américain, les processeurs graphiques, le cloud, les financements, les assurances, les marchés publics et demain, peut-être la certification.
Le Standards Body de Hassabis envisage déjà qu’un modèle étranger, ouvert ou fermé, doive satisfaire à son processus s’il veut entrer sur le marché américain. Un acteur européen pourrait donc cumuler demain les lourdes obligations de l’AI Act européen, des évaluations américaines et des dépendances infrastructurelles envers les États-Unis. De plus, pour une entreprise pesant une fraction de Google ou Microsoft, le même coût fixe de conformité ne produit pas le même effet économique. La norme n’a pas besoin d’annoncer son extraterritorialité, le marché et les infrastructures s’en chargent très bien.
Berlin vient d’ailleurs de poser sa propre ligne rouge : arrêter le développement de l’IA n’est « pas une option viable » pour l’Europe, notamment au nom de la souveraineté numérique. Une déclaration qui n’engage à pas grand-chose, aucun modèle européen n’étant aujourd’hui au niveau des tout meilleurs modèles mondiaux. Le gouvernement allemand juge qu’une gouvernance mondiale efficace devra associer les États-Unis et la Chine. (54) L’Europe se retrouve donc prise entre deux impératifs : ne pas décrocher dans la course et ne pas laisser Washington définir seul les règles du freinage.
Les poids ouverts, une marge de manœuvre européenne
L’opposition fermé/ouvert offre toutefois à l’Europe une porte de sortie partielle. Mistral, signataire de la lettre Microsoft en faveur des poids ouverts, héberge depuis le 6 août GLM 5.2 de Z.ai, un modèle chinois à poids ouverts que sa documentation présente comme « open source », servi sans modification par la plateforme française. (55)
Le paradoxe est moins gênant qu’il n’y paraît. Faute de disposer en permanence du meilleur modèle européen, un acteur européen peut au moins héberger des poids étrangers sur une infrastructure choisie, les auditer et, selon leur licence, les adapter ou les remplacer. Avec une API fermée, ce levier reste chez le fournisseur.
Les poids ouverts ne rendent pas l’Europe souveraine par magie : GLM reste chinois, les GPU peuvent rester américains et les chaînes d’outillage étrangères. Ils transforment néanmoins une dépendance difficilement substituable en dépendance plus réversible. Pour une Europe qui part très en retard dans la course à la frontière, c’est une opportunité industrielle autant qu’un sujet de sécurité.
Une cyber à deux vitesses ?
C’est d’autant plus important qu’en Europe, nous avons déjà expérimenté de manière très concrète l’imposition unilatérale de règles par Washington.
Après des négociations avec les fournisseurs américains, l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) vient d’obtenir accès à Claude Mythos 5 d’Anthropic et à GPT-6-Astra d’OpenAI afin de les tester pour leurs capacités cyber. (56) On se souvient que le 12 juin dernier, le gouvernement américain avait ordonné à Anthropic de suspendre Fable 5 et Mythos 5 pour tout ressortissant étranger, y compris ses propres salariés étrangers. Anthropic avait dû couper temporairement les modèles à tous ses clients faute de moyen immédiat de vérifier les nationalités. Les contrôles ont ensuite été levés pour Fable et Mythos 5, avec réouverture progressive. (57)
Entre-temps, Anthropic a déjà déplacé la frontière. Mythos 5.1, lancé le 1er septembre, partage le même modèle de base que Fable 5.1 avec des garde-fous plus permissifs pour certains travaux de cybersécurité et de sciences du vivant. L’accès reste actuellement réservé à un petit groupe d’organisations américaines vérifiées, Anthropic indiquant travailler avec le gouvernement américain à son élargissement. (58)
Autrement dit, Bruxelles vient péniblement d’obtenir l’accès à la meilleure IA d’hier alors que les Américains travaillent déjà sur celle de demain. Le « fief cognitif » d’Anthropic et OpenAI avait déjà montré comment l’accès aux capacités les plus puissantes peut dépendre du pays, du fournisseur et du degré de confiance accordé au client. L’expérience de l’ENISA donne maintenant une matérialité supplémentaire à cette question.
Ajoutons l’Executive Order 14409 et ses partenaires de confiance choisis par l’État avec les développeurs. Un futur régime public-privé pourrait peser à deux endroits : sur qui développe les capacités les plus avancées et sur qui les reçoit en premier.
Pour la cybersécurité, ce décalage est loin d’être anecdotique. Quelques mois d’avance avec un modèle capable d’auditer des millions de lignes de code, de rechercher automatiquement des vulnérabilités ou de renforcer un système défensif constituent un avantage stratégique.
Bruxelles commence précisément à construire sa réponse. Le plan européen sur les modèles avancés d’IA en cybersécurité prévoit des capacités européennes de test et d’évaluation et cherche à réduire la dépendance envers des fournisseurs étrangers susceptibles de restreindre l’accès à leurs meilleurs modèles.
La question française devient très concrète : voulons-nous dépendre de Washington et de quelques laboratoires américains pour savoir quels cyberdéfenseurs européens méritent l’accès aux outils les plus puissants ? Mistral, la puissance de calcul souveraine et les capacités indépendantes d’évaluation appartiennent désormais au même dossier de défense et de souveraineté numérique.
Le cartel qui invite l’État à sa table
Alors, cartel ? Au sens opératif, oui : les contours d’un cartel public-privé de l’IA frontière apparaissent déjà. Les principaux concurrents réclament la possibilité de coordonner leur vitesse, le Congrès étudie l’exemption antitrust nécessaire et l’industrie possède déjà son club de coopération. Des ONG et groupes de plaidoyer produisent l’expertise, financent des campagnes et soutiennent les textes. Les évaluateurs recrutent dans le même vivier que les entreprises qu’ils doivent surveiller et dépendent de celles-ci pour voir derrière le rideau. Hassabis propose enfin l’organisme hybride qui pourrait transformer les standards en conditions d’accès au marché.
Inutile de convoquer un complot ourdi dans l’ombre pour expliquer cette convergence, chacun arrive simplement avec son intérêt. Les chercheurs veulent limiter un risque qu’ils jugent catastrophique. Les laboratoires veulent sortir du dilemme du prisonnier sans offrir la pole position à leurs concurrents. Les financiers veulent davantage de prévisibilité sur des centaines de milliards d’infrastructures. Washington veut conserver son avance sur Pékin. Les ONG veulent des règles. Les élus veulent répondre à une peur devenue politiquement explosive.
Le résultat possible est le même : un marché dont les principaux acteurs participeraient, avec l’État et des contrôleurs issus de leur écosystème, à la définition du rythme auquel eux-mêmes et leurs concurrents pourront avancer.
Pourtant, rien n’est encore joué. Trump peut bloquer la logique du ralentissement, CATS peut mourir au Congrès et le modèle plus étatique de Sanders peut gagner du terrain. Les laboratoires peuvent recommencer à se battre dès qu’un sacrifice commercial deviendra trop coûteux. La Chine n’a aucune raison d’accepter les mêmes règles.
La construction, en revanche, se déroule désormais au grand jour : le cartel classique contourne le régulateur. Celui qui se dessine ici lui demande une chaise à la table.
Comprendre le « pacing » en sept questions
Le pacing proposé par Dario Amodei consiste à ralentir certains franchissements de capacités pour laisser aux mécanismes d’alignement, d’évaluation et de sécurité le temps de suivre. Les entraînements continueraient. Son projet ajoute des évaluateurs indépendants, des points de contrôle et une coordination entre entreprises.
Le CATS Act légaliserait-il un cartel ?
Le CATS Act créerait une exemption antitrust ciblée pour certaines coopérations liées à des risques de sécurité. Deux entreprises ou davantage pourraient notamment convenir de retarder ou limiter développement, entraînement, tests ou déploiement, après notification au ministère de la Justice. Fixation des prix, partage de marché et autres comportements anticoncurrentiels classiques resteraient hors du champ protégé.
Qui contrôle les contrôleurs ?
METR possède une autonomie juridique, méthodologique et financière significative et affirme ne pas recevoir de financement des laboratoires frontières. Son travail dépend toutefois de leur coopération pour accéder aux systèmes internes, informations non publiques et ressources de calcul.
Une seconde dépendance vient du facteur humain : le vivier d’experts capable d’évaluer ces modèles est étroit. Les évaluateurs sont souvent d’anciens employés des labos audités… qui peuvent redevenir demain partenaires ou recruteurs. Cette circulation crée une incitation structurelle à ne pas se brouiller avec les principaux laboratoires, même si rien ne prouve qu’elle ait pesé sur les conclusions des chercheurs de METR.
Pourquoi les géants de l’IA ont-ils intérêt à ralentir ensemble ?
Un laboratoire qui ralentit seul peut être dépassé. Une coordination vérifiable réduit ce risque : chacun accepte plus facilement de lever le pied s’il sait que ses principaux concurrents doivent faire de même. Le système apporte aussi davantage de visibilité aux investissements gigantesques en datacenters, énergie et processeurs, tandis que les coûts de certification sont plus faciles à absorber pour les groupes déjà dominants.
Un cartel public-privé existe-t-il déjà aux États-Unis ?
Plusieurs briques d’un cartel public-privé existent déjà : Frontier Model Forum, dispositifs d’évaluation, CAISI/NIST, Artificial Intelligence Security Center de la NSA et coopération public-privé autour des modèles cyber. CATS reste toutefois un projet de loi et le Standards Body de Hassabis une proposition. Le terme « cartel public-privé » décrit donc ici la direction institutionnelle et le mécanisme de coordination qui se dessinent, pas une organisation juridique déjà constituée.
Mistral et la cyber européenne pourraient-ils être touchés ?
Oui, surtout de facto. Des standards américains peuvent s’imposer aux acteurs étrangers s’ils conditionnent l’accès au marché américain, aux infrastructures cloud, aux processeurs, aux assurances, aux financements ou aux modèles cyber les plus performants. L’affaire Mythos montre déjà que l’accès aux capacités de pointe peut être distribué par nationalité et par cercle de confiance. Les modèles à poids ouverts offrent cependant une voie de contournement partiel : ils peuvent être hébergés et évalués sur une infrastructure choisie, ce qui réduit le verrouillage à une API étrangère sans rendre pour autant toute la chaîne technologique souveraine.
Que change l’opposition entre modèles fermés et modèles à poids ouverts ?
Elle change d’abord la possibilité même de ralentir. Un fournisseur peut filtrer, retarder ou retirer l’accès à un modèle fermé ; des poids déjà publiés ne peuvent pratiquement plus être rappelés, et « poids ouverts » ne signifie pas forcément que le code, les données ou la licence sont eux aussi ouverts. Les checkpoints du pacing s’appliquent donc plus facilement aux API fermées. Pour l’Europe, les poids ouverts offrent en contrepartie une marge de manœuvre : hébergement local, audit, adaptation et changement de prestataire, au prix d’un contrôle plus difficile des copies et des usages.
Sources et références
(1) Dario Amodei, We Must Pace the Frontier, septembre 2026
(2) Sam Altman, publication approuvant le pacing, 12 septembre 2026
(3) EFE, soutien d’Elon Musk à Dario Amodei, 12 septembre 2026
(4) Axios, « AI’s most powerful CEOs hit the brakes », 13 septembre 2026
(5) OpenAI, The Hugging Face incident and the road ahead, août 2026
(6) Frontier Model Forum, dispositif de partage d’informations sur les risques de l’IA frontière
(7) Law Reform Institute, travaux sur l’antitrust et la coopération entre laboratoires d’IA
(8) METR, Frontier Risk Report (February to March 2026), 19 mai 2026
(9) Reuters, « Microsoft drafts code of conduct to keep its AI under human control », 14 septembre 2026
(10) Axios, projet de Frontier AI Standards Body de Demis Hassabis, 14 juillet 2026
(12) Pacing the Frontier, déclaration de salariés et dirigeants de laboratoires d’IA, juillet 2026
(13) Bernie Sanders et Greg Casar, Ban Artificial Superintelligence Act, 3 septembre 2026
(15) OpenAI, « The AI policy window is open. We need to act », 9 septembre 2026
(16) Wired, « OpenAI Wants to Know if an AI Industry Slowdown Would Even Be Legal », 10 septembre 2026
(17) Jacob Coxon, thread annonçant sa démission, 8 septembre 2026
(19) Le Monde, article sur l’ampleur prise par le débat autour de l’« AIpocalypse », 11 septembre 2026
(20) Axios, réactions du Congrès américain à l’affaire Coxon, septembre 2026
(21) Bernie Sanders, réaction au message de Jacob Coxon, septembre 2026
(23) Anthropic, levée de fonds de série A menée par Jaan Tallinn, 28 mai 2021
(24) Survival and Flourishing Fund, base de données des subventions
(25) Federal Election Commission, The AI Policy Network Inc. AIPN PAC Inc., cycle 2025-2026
(26) METR, biographie de Beth Barnes
(27) OpenAI, Paul Christiano joins OpenAI Foundation Board, 9 septembre 2026
(28) Cour suprême des États-Unis, National Society of Professional Engineers v. United States, 1978
(29) Sénateur Adam Schiff, présentation du CATS Act et coalition de soutien, 23 juillet 2026
(30) National Security Agency, Artificial Intelligence Security Center
(31) Cour suprême des États-Unis, Allied Tube & Conduit Corp. v. Indian Head, 1988
(33) Reuters, dépenses de calcul projetées d’OpenAI jusqu’en 2030, 20 février 2026
(34) Financial Times, résultats d’exploitation ajustés d’Anthropic, septembre 2026
(35) Reuters, projet d’introduction en Bourse d’Anthropic, 11 septembre 2026
(37) Reuters, Sam Altman écarte une introduction en Bourse d’OpenAI en 2026, 12 septembre 2026
(39) NVIDIA Corporation, Form 10-Q, trimestre clos le 26 juillet 2026
(40) Reuters Breakingviews, financement par la dette des infrastructures d’IA, 8 septembre 2026
(41) OpenAI, réponse au Department of Energy sur le financement des infrastructures d’IA
(43) Reuters, « How China is preparing for the risk of AI escaping human control », 14 septembre 2026
(44) Stanford Institute for Human-Centered Artificial Intelligence, 2026 AI Index Report
(45) National Institute of Standards and Technology, CAISI, évaluation de DeepSeek V4 Pro, mai 2026
(46) Microsoft, « Open Weights and American AI Leadership », 24 juillet 2026
(48) Reuters, déclarations de Donald Trump sur les risques de l’IA, 13 septembre 2026
(52) Mark Kretschmann, publication sur le risque de capture réglementaire, septembre 2026
(55) Mistral AI, « Z.ai GLM 5.2 », 6 août 2026
(56) Reuters, accès de l’ENISA à Mythos 5 et GPT-6-Astra, 10 septembre 2026
(58) Anthropic, Claude Fable 5.1 et Claude Mythos 5.1, septembre 2026
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Ralentir la course à l’IA : vers un cartel public-privé ? 1/2
Dario Amodei annonce la couleur dès le titre de son essai publié le 12 septembre : We Must Pace the Frontier, « Nous devons ralentir le rythme à la frontière de l’IA ». (1) Le patron d’Anthropic propose de donner du temps à la sécurité et l’alignement avant que les capacités des modèles ne la distancent. Sam Altman lui répond publiquement : « Je suis d’accord avec Dario : nous devons ralentir le rythme à la frontière. » Il précise que le sujet occupe OpenAI depuis plusieurs semaines et accepte le principe d’évaluateurs indépendants disposant d’un accès comparable à celui de salariés. (2) Elon Musk, qui ne rate pourtant guère une occasion d’étriller ses concurrents, fait plus court sur X, son réseau social : « Dario a raison. » (3) Dans la soirée, Demis Hassabis rejoint le mouvement : l’essai d’Amodei « indique la bonne voie à suivre » et « la direction est la bonne pour affronter ce moment critique ». (4)
Anthropic, OpenAI, Google DeepMind et SpaceXAI, l’ex-xAI désormais intégrée à SpaceX, se disputent chercheurs, processeurs graphiques, clients et milliards. Les voilà pourtant d’accord pour lever le pied. Étonnant, non ?
Le pacing – la maîtrise ou le ralentissement du rythme – laisse pourtant les moteurs tourner à plein régime. Amodei maintient l’entraînement des modèles et le progrès technique, mais il veut instaurer des points de contrôle, ou checkpoints, adosser certains franchissements de capacités à des évaluations extérieures et permettre aux laboratoires de coordonner leurs pratiques. Le droit américain de la concurrence devient alors un obstacle : son essai demande une « narrow antitrust waiver », une dérogation antitrust étroite, afin que ces concurrents puissent discuter légalement de limitations communes.
Le danger cyber invoqué mérite d’être pris au sérieux. En juillet, des agents d’OpenAI ont contourné leurs barrières d’isolation, retrouvé un accès à Internet, communiqué par des canaux non autorisés et compromis des systèmes d’OpenAI et de Hugging Face. OpenAI a qualifié l’affaire de warning shot, un « coup de semonce ». (5) Le précédent Mythos avait déjà placé INCYBER devant cette ambiguïté : une capacité dangereuse bien réelle peut simultanément devenir un argument de communication et un enjeu de pouvoir industriel.
Nous avons donc remonté le fil. Qui travaillait déjà au ralentissement ? Qui veut tenir le frein ? Qui contrôlera les contrôleurs ? Et pourquoi les entreprises qui courent le plus vite demandent-elles soudain à pouvoir ralentir ensemble ? Pour reconstruire ce tableau, il nous fallait rassembler les pièces d’un puzzle qui se trouvent moins dans les laboratoires que dans les textes et projets de loi, les ONG, les parcours professionnels et les antichambres de Washington.

Ralentissement de l’IA : septembre n’est que l’accélérateur
La première surprise apparaît en reconstituant la chronologie : septembre arrive tard dans le processus.
Anthropic, Google, Microsoft et OpenAI avaient créé dès juillet 2023 le Frontier Model Forum (FMF). Amazon et Meta l’ont depuis rejoint cette association professionnelle. En mars 2025, ses membres ont signé un accord leur permettant de partager entre concurrents des informations relatives aux vulnérabilités, aux menaces, à l’autonomie des modèles, aux capacités cyber offensives et aux risques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN). (6) Le Forum dit avoir construit pour cela une architecture juridique et technique capable de protéger la propriété intellectuelle tout en respectant l’antitrust.
Nous avons ensuite cherché qui travaillait déjà à repousser un peu plus loin les limites de cette coopération. Le Law Reform Institute (LRI) fournit une réponse. Dès 2025, l’organisation élabore avec Dan Crane, professeur de droit à l’université du Michigan, un projet de législation fédérale destiné à sécuriser juridiquement la collaboration entre laboratoires sur les risques des modèles frontières. Elle demande parallèlement au Department of Justice (DOJ), le ministère américain de la Justice, et à la Federal Trade Commission (FTC), l’autorité fédérale de la concurrence, de préciser ce que les concurrents peuvent légalement faire ensemble. (7) Le futur CATS Act poussera le mécanisme plus loin que le projet initial du LRI. Nous y reviendrons.
En février et mars 2026, Model Evaluation & Threat Research (METR), un organisme de contrôle des labos d’IA, réalise de son côté un pilote avec Anthropic, Google, Meta et OpenAI, qui lui ouvrent l’accès à leurs modèles internes les plus performants et à des informations non publiques. (8)
Microsoft n’avait pas formellement rejoint le camp du pacing, mais travaillait elle aussi depuis le printemps sur la même inquiétude : le code de conduite dévoilé le 14 septembre par Mustafa Suleyman, conçu pour maintenir les systèmes sous contrôle humain et leur imposer d’accepter correction et arrêt, était en chantier depuis cinq à six mois. (9)
Le 14 juillet, Demis Hassabis, cofondateur et président de Google DeepMind, également scientifique en chef d’Alphabet, propose un Frontier AI Standards Body, organisme de normalisation de l’IA frontière capable à terme d’évaluer les modèles avant commercialisation et de coordonner un ralentissement général si les risques l’exigent. (10)
Le 23 juillet, le Collaboration on Adversarial Threats and Security Risks Act, plus commodément désigné par son acronyme CATS Act, arrive au Congrès. Le projet de loi crée une exemption antitrust pour certaines coopérations de sécurité entre développeurs. (11)
Et fin juillet, le vocabulaire lui-même est déjà fixé. Plus de 1 300 salariés et dirigeants du secteur signent un manifeste baptisé Pacing the Frontier, « Ralentir le rythme à la frontière ». Il réclame au gouvernement américain des instruments techniques et institutionnels permettant de « ralentir délibérément la frontière », puisque la pression concurrentielle dissuade chaque entreprise de le faire seule. Dario Amodei figure parmi les signataires. (12)
Six semaines plus tard – coïncidence ? – son grand essai s’intitulera donc We Must Pace the Frontier. La petite différence tient dans un « We must » – « nous devons » – devenu nettement plus pressant.
Une autre solution a surgi entre-temps, et elle plaît beaucoup moins aux industriels. Le 3 septembre, le sénateur Bernie Sanders et le représentant démocrate Greg Casar annoncent le Ban Artificial Superintelligence Act. Leur projet de loi interdirait durablement le développement et le déploiement d’une superintelligence artificielle et suspendrait temporairement le développement avancé, jusqu’à l’établissement de règles par un régulateur fédéral. Sanders explique vouloir empêcher quelques « oligarques de la Big Tech » de décider seuls de l’avenir de l’humanité. (13)
Une variante beaucoup moins radicale se négocie parallèlement au Sénat autour de John Thune, Ted Cruz et Amy Klobuchar. Elle imposerait aux développeurs de modèles frontières une obligation de prudence face aux risques catastrophiques, des tests avec des experts fédéraux et permettrait au gouvernement de demander le blocage judiciaire d’un modèle jugé dangereux. Le texte reste en négociation. (14)
Le contraste institutionnel est considérable. Chez Hassabis et Amodei, les laboratoires participent à la construction des normes, fournissent une partie des moyens et coopèrent avec les évaluateurs et l’État. Le modèle Sanders-Casar place beaucoup plus franchement le pouvoir coercitif dans une agence fédérale. Si cette solution politique s’imposait, les géants de l’IA passeraient du statut de coproducteurs de la règle à celui d’entreprises placées sous sa surveillance. Inconfortable.
OpenAI avançait déjà sur une piste très proche. Le 9 septembre, Chris Lehane, son directeur des affaires mondiales, a publié une feuille de route réclamant des obligations fédérales de sécurité, des standards élaborés par l’industrie et des règles communes pour décider « quand et comment le développement doit ralentir ou s’arrêter ». (15) Le lendemain, Wired révèle que l’entreprise demandait depuis plusieurs semaines à des membres du Congrès si un ralentissement coordonné entre laboratoires serait compatible avec le droit antitrust. (16) Le verrou juridique qu’Amodei mettra en avant le 12 septembre était donc déjà travaillé chez son principal rival.
Pour les labos, l’intérêt objectif à défendre rapidement une architecture public-privé est évident. Aucune pièce ne permet toutefois de relier l’essai d’Amodei à l’offensive Sanders-Casar : à ce stade, nous observons ici la collision de calendrier entre plusieurs modèles concurrents de gouvernance.
Puis arrive Jacob Coxon.
Coxon : sept messages, 170,8 millions de vues
Le compte X de Jacob Coxon existe depuis janvier 2026. Lors de notre relevé du 14 septembre, il ne comptait que douze publications et aucune activité antérieure à son annonce de démission dans la nuit du 8 au 9 septembre, heure européenne.
Un lancement très préparé
Son premier thread public démarre d’emblée au maximum : Anthropic et OpenAI fonceraient vers une « superintelligence capable de s’améliorer elle-même » et « jouent avec nos vies ». Sept messages exposent ensuite le scénario de catastrophe et réclament notamment… des accords de ralentissement entre laboratoires. Au matin du 14 septembre, le premier affichait 170,8 millions de vues. (17)
L’emballage médiatique, lui, avait commencé avant même le clic sur « publier ». Coxon confirme au Washington Post avoir parlé au Wall Street Journal avant son thread. Après la mise en ligne, il monte un groupe de discussion d’une dizaine de personnes chargé de republier le message et de l’envoyer à leurs contacts. Sneha Revanur, fondatrice et présidente d’Encode AI, en fait partie. Coxon indique également avoir échangé avec Daniel Kokotajlo, ancien d’OpenAI et figure d’AI Futures Project, mais il assure cependant n’avoir travaillé avec aucune organisation pour préparer la promotion de sa démission avant publication. (18)
Croyons-le sur parole. Si nous n’avons trouvé aucune preuve d’une opération commandée par Anthropic ou Amodei, il est en revanche clair que la sortie médiatique de Coxon avait été préparée, puis que son amplification a été organisée dans un réseau déjà mobilisé sur la sécurité de l’IA.
Et la mèche prend instantanément.
Le Wall Street Journal, l’Associated Press, le Financial Times, Axios, CNN, Fox News ou le Washington Post s’emparent de l’affaire. En France, Le Monde décrit quelques jours plus tard un débat sur « l’AIpocalypse » atteignant une ampleur inédite et relève déjà plus de 160 millions de vues pour le thread de Coxon. (19) Rarement sept messages auront bénéficié d’une telle puissance de feu.
De X au Congrès en quelques heures
À Washington, le thread tombe comme une pièce à conviction déjà emballée et étiquetée. Pour une bonne partie des démocrates, Coxon fournit le cas d’école rêvé : un ingénieur passé par deux des meilleurs laboratoires occidentaux, qui accuse précisément la concurrence de pousser ses anciens employeurs à prendre des risques qu’ils ne prendraient pas seuls.
Les appels immédiats à agir viennent donc principalement de la gauche, même si quelques républicains se joignent au mouvement. Ted Lieu remet sur la table son projet de mécanisme d’arrêt d’urgence, des élus réclament des auditions et de nouveaux pouvoirs fédéraux (20) et Bernie Sanders reprend directement le message : « M. Coxon a raison », avant de renvoyer à sa proposition de pause et d’interdiction de la superintelligence. (21) Le sénateur démocrate Ruben Gallego demande dès le 9 septembre aux dirigeants du Sénat de créer une commission spéciale bipartisane sur l’intelligence artificielle, en citant explicitement l’affaire Coxon. (22)
Trois jours après le thread incendiaire, Amodei coupe l’herbe sous le pied des démocrates en publiant la version la plus complète et la plus médiatique d’une solution que plusieurs acteurs, OpenAI compris, travaillaient déjà : We Must Pace the Frontier.
Si le timing frappe, la chronologie empêche cependant de crier au faux scoop : Amodei avait déjà signé le manifeste Pacing the Frontier en juillet. Reste que si Coxon n’a pas inventé le programme, son explosion médiatique lui a offert une audience qu’aucun livre blanc réglementaire n’aurait pu acheter.
IA, ton univers impitoyable
Nous avons alors suivi les connexions humaines et financières. À ce titre, Jaan Tallinn fournit un exemple parfait de l’endogamie du milieu de l’IA américaine. Le cofondateur de Skype a mené le premier tour de financement d’Anthropic en 2021, une levée de 124 millions de dollars. (23) En 2025, le Survival and Flourishing Fund (SFF) recense, sur recommandation de Tallinn, 1,535 million de dollars plus 500 000 dollars conditionnels à AI Futures Project, 516 000 dollars à Encode AI et plusieurs centaines de milliers de dollars à METR, parmi de nombreux autres financements liés à la sécurité de l’IA. (24)
Ces flux révèlent une topologie plus intéressante qu’un possible trafic d’influence : le même écosystème de fortunes technologiques peut investir dans les producteurs de modèles tout en finançant des organismes chargés de réfléchir à leurs risques, de les évaluer ou de plaider pour leur réglementation.
Le réseau sait aussi faire de la politique au sens le plus classique du terme. L’AI Policy Network (AIPN) soutient le CATS Act. Son political action committee (PAC), comité de financement politique, a versé avant le dépôt du texte 5 000 dollars à Jim Banks, 1 000 à Jay Obernolte et 950 à Ted Lieu. Tous trois sont sponsors ou cosponsors du CATS Act. Les documents de la Federal Election Commission (FEC) montrent également 1 000 dollars pour Adam Schiff, principal sponsor du texte au Sénat. (25) Ces contributions sont légales et aucun élément ne permet d’établir une contrepartie. Elles montrent simplement que le réseau de l’AI safety sait aussi pratiquer le métier le plus ordinaire à Washington, celui de lobbyiste : expertise, plaidoyer et financement électoral.
METR, contrôleur indépendant… sous dépendance
Endogamie et portes tournantes, Beth Barnes est à elle seule un cas d’école : avant de fonder et diriger METR, l’organisme sans but lucratif de contrôle des systèmes d’IA, elle a travaillé avec le scientifique en chef de DeepMind, puis chez OpenAI sur des objectifs de sécurité et des techniques d’évaluation. (26)
METR possède une indépendance financière réelle vis-à-vis des grands laboratoires : l’organisation dit ne pas accepter leur financement. Elle dépend en revanche de leur coopération pour passer de l’autre côté du miroir. Dans son pilote 2026, Anthropic, Google, Meta et OpenAI lui ont fourni leurs meilleurs modèles internes, des chaînes de raisonnement brutes, des informations non publiques et des jetons de calcul gratuits.
Le rapport de METR est étonnamment franc. Au lancement du pilote, il avoue qu’aucune politique formelle de conflits d’intérêts applicable n’était encore en place. Au moins six salariés ou collaborateurs directement impliqués entretenaient des relations personnelles étroites avec des employés des entreprises évaluées.
L’organisme, en outre, reconnaît que l’accès aux modèles non publics et aux jetons gratuits les « incitent à entretenir une relation cordiale avec les entreprises d’IA » et va jusqu’à confesser que son travail dépend « de solides relations de travail avec les entreprises ». Les laboratoires n’avaient pas de droit d’approbation sur son rapport final, mais conservaient un pouvoir sur les informations internes pouvant être publiées. Les participants pouvaient aussi quitter silencieusement le pilote, conséquence directe de cette dépendance de facto. METR précise lui-même que l’exercice n’avait pas été conçu pour fournir une « obligation de rendre des comptes robustes ».
À cela s’ajoute une dépendance moins visible : les hommes.
Les spécialistes suffisamment pointus pour ausculter les modèles frontières viennent souvent des mêmes entreprises qu’ils contrôlent… et qui peuvent redevenir demain partenaires, fournisseurs d’accès ou employeurs. Dans ce microcosme, fâcher durablement Anthropic, OpenAI ou Google peut coûter une collaboration, un accès à un système, une réputation ou une carrière. Rien ne prouve que cela ait été le cas, mais le problème est structurel : l’indépendance statutaire ne supprime ni la dépendance informationnelle ni les incitations d’un marché du travail où contrôleurs et contrôlés circulent dans les mêmes couloirs.
Paul Christiano offre presque la version accélérée de ces portes tournantes. Ancien d’OpenAI et fondateur de l’Alignment Research Center (ARC), il est actuellement conseiller technique senior au Center for AI Standards and Innovation (CAISI), le Centre pour les normes et l’innovation en intelligence artificielle du National Institute of Standards and Technology (NIST).
Des règles de récusation encadrent toutefois ses dossiers liés à OpenAI. (27) ça tombe bien, car le 9 septembre, OpenAI l’a nommé au conseil de sa Fondation et à son comité de sûreté et de sécurité, tout en lui donnant un rôle d’observateur sans droit de vote auprès d’OpenAI Group.
Coxon porte l’alerte. Barnes dirige l’évaluation. Christiano circule entre laboratoire, recherche, État et de nouveau OpenAI. Le futur gouvernement de l’IA frontière puise largement dans le même petit monde que l’industrie qu’il devra surveiller.
CATS : quand Washington autorise les concurrents à s’entendre
À ce stade de notre enquête, il manquait encore la pièce juridique.
Une entreprise peut reporter seule un produit, mais des concurrents qui décident ensemble de réduire leur production, de différer un lancement ou de limiter leur développement entrent sur un terrain beaucoup plus sensible.
L’histoire antitrust américaine fournit un précédent éclairant. En 1978, dans National Society of Professional Engineers v. United States, les ingénieurs défendaient une restriction à la concurrence en invoquant la sécurité publique. La Cour suprême rejeta l’idée que le danger supposé de la concurrence puisse à lui seul justifier sa suppression. (28)
C’est précisément pour sortir de ce risque juridique que le projet de CATS Act importe. Son article 3 prévoit qu’au moins deux entités privées peuvent « coordonner ou conclure des accords » pour réduire certains risques de sécurité en retardant ou limitant la sortie, le déploiement, l’utilisation, le développement, l’entraînement, les tests ou l’évaluation d’une intelligence artificielle. Avant d’agir, elles doivent prévenir par écrit la division antitrust du ministère de la Justice et détailler le risque ainsi que la restriction envisagée.
Le texte pose des garde-fous : finalité de sécurité, bonne foi, contrôles internes, charge de la preuve, possibilité pour le procureur général de demander une injonction. Fixation des prix, partage des marchés, monopolisation ou autres comportements étrangers au champ protégé restent exposés au droit commun. Et, au 14 septembre, le CATS Act attend toujours en commission judiciaire : aucune des deux chambres ne l’a adopté. Sa portée reste cependant spectaculaire : le Congrès examine explicitement une procédure permettant à des concurrents de limiter ensemble une partie de leur production technologique avec la bénédiction conditionnelle de l’État.
La coalition qui pousse le texte réunit notamment AI Policy Network, Center for AI Safety Action Fund, Encode AI, Future of Life Institute, Law Reform Institute… et Google. Le communiqué officiel précise que les coordinations pourront passer par le CAISI, le Frontier Model Forum ou l’Artificial Intelligence Security Center de la NSA. (29)
Puis Amodei réclame sa dérogation antitrust. CATS fournirait le métal juridique nécessaire pour forger l’Anneau : le droit de ralentir ensemble.
Du club industriel au régulateur public-privé
L’infrastructure commence dès lors à ressembler à un jeu de Lego dont plusieurs briques sont déjà assemblées : le Frontier Model Forum constitue le club industriel, METR offre une capacité d’évaluation extérieure, le CAISI et le NIST travaillent à la normalisation et aux tests publics.
La sécurité nationale fournit une autre pièce : l’Artificial Intelligence Security Center (AISC), centre de la NSA spécialisé dans la sécurité de l’IA, constitue le relais « sécurité nationale » du dispositif. Il peut servir de cadre de coopération entre État et laboratoires sur les risques les plus sensibles, aux côtés du CAISI et du Frontier Model Forum (30).
Amodei ajoute les contrôleurs embarqués : bureaux, badges, ordinateurs, accès aux systèmes et informations internes, presque comme des salariés ; l’évaluateur extérieur s’installe alors au cœur du laboratoire. Reste à savoir qui définit les tests qui lui permettront de lever ou d’abaisser le pouce.
« Un Anneau pour les gouverner tous ? »
Là encore, le hasard fait bien les choses : Demis Hassabis a donné un plan prêt à l’emploi dès le 14 juillet. Son Frontier AI Standards Body pourrait fonctionner comme un partenariat public-privé sous tutelle fédérale ou comme une self-regulatory organization (SRO), un organisme d’autorégulation, sur le modèle de la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) des marchés financiers, une autre forme de corégulation public-privé.
Le 12 septembre, Hassabis a lui-même rejoint publiquement le camp du freinage. Le rapprochement est frappant : celui qui avait dessiné en juillet la machine institutionnelle capable de coordonner un ralentissement juge désormais que la « direction » proposée par Amodei est la bonne.
Point central, l’industrie en financerait probablement l’essentiel. Cependant, un conseil comprenant des experts indépendants et des représentants de l’open source participerait à sa gouvernance et l’organisme définirait les benchmarks, les tests de référence servant à déterminer qu’un système appartient à la catégorie « frontier ».
Autre point d’entrée des labos : ils participeraient à la conception des premiers protocoles et pourraient fournir leurs modèles jusqu’à trente jours avant leur sortie. Après une phase volontaire, réussir l’évaluation pourrait devenir une condition de déploiement sur le marché américain pour tout modèle frontière, américain ou étranger, ouvert ou fermé. Et surtout, Hassabis prévoit explicitement que cette structure puisse coordonner un ralentissement des grands laboratoires si le niveau de risque l’exigeait. Trois pouvoirs se rapprochent alors dangereusement : définir la catégorie, écrire le test et décider qui le réussit.
La Cour suprême américaine a déjà rencontré un problème voisin. Dans Allied Tube v. Indian Head en 1988, elle soulignait que des standards privés peuvent être utiles à condition que des garde-fous empêchent les acteurs économiquement intéressés de biaiser la norme contre leurs concurrents. (31) Avec ce projet, on risque d’en être loin et la question décisive devient donc très concrète : qui écrira les critères de chaque checkpoint ?
Sortir du dilemme du prisonnier
Nous restait à savoir pourquoi ceux qui font la course en tête accepteraient de chausser des baskets plombées.
Le dilemme du prisonnier donne la meilleure clef.
Supposons qu’Anthropic juge sincèrement la prochaine génération trop dangereuse. Si elle freine pendant qu’OpenAI, Google ou SpaceXAI continuent à pleine vitesse, elle peut perdre en quelques mois son leadership technologique, ses clients, ses chercheurs et ses investisseurs. Chacun peut donc préférer collectivement une décélération tout en restant individuellement poussé à accélérer : application très concrète du dilemme du prisonnier (32). Le manifeste Pacing the Frontier le dit presque en toutes lettres : entreprises et États subissent une pression concurrentielle qui les dissuade de ralentir unilatéralement.
Une règle commune modifierait la donne. Checkpoints partagés, évaluateurs, surveillance publique et protection antitrust rendent la promesse du voisin plus crédible et le ralentissement cesse dès lors d’être un désarmement unilatéral.
Amodei pousse d’ailleurs l’honnêteté jusqu’à écrire qu’un tel système pourrait acheter du temps sans sacrifier l’avantage commercial des entreprises américaines ni l’avance des États-Unis : la sécurité et l’intérêt économique commencent ici à marcher dans la même direction.
Nous avons cherché si une explication plus simple tenait : les géants veulent-ils simplement freiner parce que la course leur coûte trop cher ? Ce serait aller bien vite en besogne.
OpenAI envisage environ 600 milliards de dollars de dépenses de calcul d’ici 2030. (33) Anthropic, de son côté, vient d’annoncer à ses investisseurs qu’elle devrait enregistrer un deuxième trimestre consécutif avec un résultat d’exploitation ajusté positif, preuve que l’argent continue aussi à affluer du côté des revenus. (34) La société prépare parallèlement une introduction en Bourse susceptible de lever jusqu’à 100 milliards de dollars autour d’une valorisation proche de 2 000 milliards. (35)
Le marché, lui, a entendu « ralentir » au premier degré. Le 14 septembre, les valeurs liées à l’IA ont reculé à travers le monde et les contrats à terme sur le Nasdaq 100 ont perdu jusqu’à 1,9 %, les investisseurs commençant à intégrer l’hypothèse d’un ralentissement des investissements en puces, datacenters et puissance de calcul. (36) Sam Altman a parallèlement écarté toute introduction en Bourse d’OpenAI en 2026, jugeant le moment « mal choisi » au regard des questions de sécurité. (37) Anthropic, elle, poursuit la sienne, nous rappelant que les grands laboratoires peuvent converger sur la nécessité d’appuyer sur le frein sans cesser de défendre des stratégies financières distinctes.
« Faire des pauses, ralentir le rythme, ce sont des actions volontaires qu’ils peuvent entreprendre s’ils estiment que leur entreprise est hors de contrôle », a pour sa part taclé Jensen Huang, PDg de Nvidia. (38) Logique : le concepteur de cartes graphiques a un intérêt structurel à ce que la course au calcul continue : la croissance de son activité vient aujourd’hui des produits de datacenter pour le calcul accéléré et les solutions d’IA. Le groupe a porté ses engagements d’approvisionnement et de capacité de 119 à 279 milliards de dollars pour répondre à la demande future ; un ralentissement durable toucherait donc directement le moteur de son activité. (39)
Et celles-ci sont de plus en plus vitales : le Far West des start-up est devenu une industrie lourde. Près de 500 milliards de dollars de dette liée aux infrastructures d’IA avaient déjà été émis en 2026 au début du mois d’août. Les prêteurs commençaient parallèlement à exiger des rendements plus élevés, des permis sécurisés, des contrats d’électricité et davantage de protections. (40)
Et c’est à ce stade que l’État entre directement dans l’équation. Dans une réponse officielle au Department of Energy, OpenAI demande des tarifs électriques compétitifs, des avantages fiscaux, des prêts à faible taux, des garanties d’achat, des accords de partage des coûts et même une AI Supercomputer Loan Facility, facilité de prêt pour supercalculateurs d’IA, afin de « réduire le risque » supporté par les investisseurs privés. (41)
Le pacing collectif offrirait alors plusieurs bénéfices objectifs : dépenses plus prévisibles, équipements amortis sur une durée plus longue, risque mieux chiffrable par les prêteurs et assureurs, course aux capacités moins erratique. Les exigences d’audit et de certification ajoutent en outre des coûts fixes que Google, OpenAI ou Anthropic peuvent absorber plus facilement qu’un nouvel entrant.
On retrouve ici un modèle de gouvernance plus large. Le World Economic Forum (WEF) revendique depuis longtemps sa fonction de plateforme de « coopération public-privé » et son manifeste du stakeholder capitalism, ou capitalisme des parties prenantes, appelle les entreprises à mobiliser leurs ressources avec les gouvernements et la société civile. (42) CATS est donc loin d’être un OVNI dans le ciel du capitalisme contemporain.
Retrouvez la suite de notre enquête ici
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Suyu tire sa révérence sur un mode de recompilation pour jeux Switch
L'équipe derrière suyu , l'émulateur Nintendo Switch né des cendres de yuzu , a publié le début septembre une dernière version de son logiciel, puis a fermé le dépôt sur un ultime commit intitulé "FINAL". Et cette version d'adieu embarque un truc que j'ai trouvé intéressant. C'est un mode baptisé Recompiler, qui change totalement la façon dont le code du jeu est "traduit".
D'habitude, un émulateur traduit les instructions ARM de la console en instructions x86 au fur et à mesure que le jeu tourne. C'est ce qu'on appelle un JIT. Alors que là, le mode Recompiler fait le boulot à l'avance en prenant le code ARM64 du jeu et en le convertissant en code C.
Le code de suyu ne cache pas d'où vient l'idée, puisqu'il se décrit lui-même comme un moteur produisant du C portable "à la manière de N64Recomp". Grâce à cette technique de recompilation, en bout de la chaîne, vous obtenez un vrai binaire .exe sous Windows, ELF sous Linux, ou Mach-O sous macOS.
Faut savoir qu'un jeu entier, ça fait des millions de blocs de code (oui, des millions !), et réunis dans un seul fichier C, ça pèserait des centaines de mégaoctets. Soit de quoi occuper un compilateur durant des heures avec beaucoup de mémoire consommée et éventuellement un abandon par K-O technique ^^... Alors qu'en le recompilant, on peut profiter de perfs natives sans éclater la machine.
Maintenant la réalité c'est que le programme obtenu grâce à cette recompilation, ne se débrouille pas tout seul. Le JIT n'a pas vraiment disparu, mais se construit à la demande, dès que l'exécution tombe sur une adresse que l'analyse statique n'avait pas repérée (un appel indirect, typiquement). Sans ce filet de sécurité, le jeu se figerait sur un écran noir. Je vois bien comment ça marche parce que c'est ce que j'ai exploré avec mon outil de recompilation Kompote.
Et ensuite, le jeu recompilé continue de passer par la couche d'émulation de suyu pour ses services système et son GPU. Bref, on est encore loin du jeu Switch qui tournerait tout seul sur votre PC, mais je n'ai aucun doute sur le fait que ça arrivera bientôt.
Notez que les binaires téléchargeables datent tous du 4 septembre, alors que les derniers correctifs ont été committés les 12 et 13. Il faudra donc compiler le code pour profiter de cette dernière version.
Quant à savoir pourquoi le projet s'arrête maintenant, l'équipe n'en dit pas un mot mais je sais juste qu'un avis DMCA de Nintendo avait déjà emporté son dépôt principal en juillet 2024, et qu'un nouvel avis du 17 août dernier avait fait tomber d'un coup 307 dépôts dont l'adresse contenait le mot suyu.
Mais rassurez-vous, ça ne veut pas dire que l'émulation Switch s'arrête pour autant puisqu'un fork a repris le code dans la foulée et enchaîne déjà les versions.
Et Eden , le projet dont suyu descend directement, continue tranquillement sa route sur son propre serveur, loin de GitHub, avec une version publiée en juin et un dépôt encore actif à la mi-septembre. C'est donc là qu'il faut regarder si vous cherchez un émulateur Switch encore suivi.
Source : le dépôt archivé de suyu et l'article de Wccftech
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Classement Pisa : le téléphone portable est-il à l’origine de la baisse des résultats scolaires ?

Source :BFMTV, le 8 septembre 2026
Etiqe :à nuancer
Contenu :
Le cru 2025 du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa) suscite de vives inquiétudes. Publié le 8 septembre 2026 par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le baromètre documente une baisse générale des compétences en lecture et mathématiques au sein des pays développés. La France décroche de la 26e à la 27e place sur les 91 pays enquêtés par rapport à 2022.
À qui la faute ? Au « téléphone », répond dans Le Monde le ministre de l’Éducation, Edouard Geffray, pour qui les réseaux sociaux sont « une arme de destruction intellectuelle massive ». « Il y a un facteur qui est très probablement à l’origine de cette baisse massive [du niveau des enfants], c’est l’usage du téléphone portable », abonde la journaliste conservatrice Laetitia Strauch-Bonart sur le plateau de BFMTV.
Mais à y regarder de plus près, cette affirmation est au minimum exagérée, voire trompeuse. L’état des connaissances scientifiques ne permet pas d’attribuer une aussi grande importance au smartphone dans l’analyse des performances des élèves.
Pas de lien avec l’interdiction à l’école
Pour comprendre la manière dont les scientifiques analysent l’impact des écrans sur les apprentissages, il faut distinguer différentes situations : l’utilisation du smartphone au sein de l’établissement d’une part, et son utilisation plus générale dans la vie quotidienne.
L’enquête Pisa se concentre quasi exclusivement sur l’utilisation des appareils numériques dans le cadre scolaire. Elle distingue différentes activités dans le cadre de cette utilisation : celles à des fins pédagogiques et celles à des fins de loisirs. Dans cette dernière catégorie, l’OCDE liste à la fois l’utilisation des réseaux sociaux, mais aussi la lecture d’articles d’information ou encore l’écoute de musique. Et contrairement aux affirmations de certains commentateurs, les rapporteurs de l’OCDE se montrent plutôt nuancés.
« Une utilisation limitée ou modérée des appareils numériques à des fins pédagogiques à l’école est souvent associée à une amélioration des résultats », relèvent les auteurs du rapport. « Toutefois, en cas d’utilisation de ces appareils à des fins de loisirs à l’école, la corrélation s’inverse totalement, les élèves obtenant alors des résultats nettement inférieurs. »
Le rapport questionne par conséquent « la compatibilité d’appareils tels que les smartphones […] avec le niveau soutenu de concentration qu’exige l’apprentissage en classe », mais reconnaît aussi que « la technologie a tout pour être un puissant levier d’apprentissage, à condition toutefois que les élèves soient dotés des outils […] pour l’utiliser à bon escient ».
À rebours de cette prudence, toujours dans Le Monde, Edouard Geffray se fait catégorique : « [L]es données [Pisa] justifient rétrospectivement l’interdiction du téléphone portable au lycée », entrée en vigueur en France à la rentrée 2026. Mais rien n’est moins vrai : les données recueillies par l’OCDE dressent un constat plutôt contraire à cette analyse.
La part d’élèves scolarisés dans des établissements appliquant une interdiction des téléphones portables est passée de 34 % en moyenne au sein de l’OCDE en 2022, à 49,5 % en 2025. Sans qu’il soit possible de relier cette hausse de l’interdiction des smartphones à une amélioration des résultats. La corrélation est même plutôt inverse. Douze des vingt pays qui obtiennent les meilleurs scores au Pisa affichent un taux de scolarisation dans des établissements interdisant le téléphone inférieurs à la moyenne de l’OCDE.
Pire, les auteurs remarquent qu’en 2025, les pays qui affichaient les taux les plus élevés d’interdiction du téléphone à l’école avaient tendance à afficher des performances moyennes plus faibles en sciences. Cela « ne signifie pas forcément que les interdictions en elle-mêmes conduisent à une baisse de la performance », notent les rapporteurs. Il est par exemple possible que l’interdiction ait été introduite comme une mesure d’atténuation dans des pays qui affichaient déjà de faibles résultats.
En revanche, ces conclusions, qui s’inscrivent dans la droite lignée des précédentes études menées à ce sujet, sont loin de démontrer un lien de cause à effet entre l’interdiction du smartphone au sein de l’établissement et l’amélioration des résultats des élèves, contrairement à ce qu’affirme Edouard Geffray.
En définitive, bien que les auteurs du baromètre formulent l’intuition que « le passage à la lecture numérique […] pourrait compromettre la capacité des élèves à appréhender des textes et des données complexes », ils préviennent aussi que « nul ne peut l’affirmer avec certitude ». Et ce, pour une raison simple : la littérature scientifique n’a jamais démontré l’impact déterminant pour les résultats scolaires de l’usage du smartphone.
Corrélation n’est pas causalité
Si les études en sciences de l’éducation suggèrent « une relation négative » entre certains usages (récréatifs, intensifs ou distrayants pendant les cours) du smartphone et les résultats scolaires, « leur interprétation causale demeure délicate », explique Claude Diebolt, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de l’économie de l’éducation et auteur d’un article analysant les performances des élèves français sur 50 ans.
« Ici, il faut distinguer corrélation, mécanisme plausible et causalité », précise le chercheur. Que l’utilisation du smartphone puisse, dans certains cas, être plausiblement considérée comme ayant une influence négative sur les résultats scolaires « ne signifie pas encore que son importance causale soit établie ».
D’autant plus, note l’expert, que si ce facteur peut contribuer à expliquer la baisse Pisa, cela « ne signifie pas qu’il en constitue la cause principale ». Attribuer cette contre-performance à un unique coupable ne fait de toute façon pas sens au regard de la méthode scientifique.
« Les performances scolaires sont le produit d’une histoire et de mécanismes complexes : acquis antérieurs, environnement familial et socio-économique, qualité de l’enseignement, climat scolaire, temps effectivement consacré aux apprentissages, absentéisme, motivation, effets persistants de la pandémie, etc. Mais aussi interactions entre tous ces facteurs. Chercher une cause unique à une évolution agrégée comme celle de Pisa me paraît donc méthodologiquement fragile, pour employer un euphémisme », recadre Claude Diebolt.
Le rapport Pisa ne dit pas autre chose. L’analyse de l’OCDE est multifactorielle et juxtapose divers indicateurs tels que le genre des élèves, leur motivation ou leur origine. Les auteurs rappellent par exemple que « le milieu socio-économique reste fortement lié à la réussite des élèves, expliquant 12 % de la variation intra-nationale des résultats en sciences ».
En résumé, faire du smartphone le principal facteur explicatif de la baisse globale des scores Pisa va « au-delà de ce que permettent d’établir les connaissances scientifiques disponibles », selon Claude Diebolt. « La question la plus intéressante n’est sans doute pas seulement de savoir combien de temps les élèves passent devant un écran, mais ce qu’ils font de ce temps, [et] ce que l’école parvient (ou non) à transformer en apprentissages », conclut le chercheur.
Auteurs :
Auteur : Nicolas Turcev, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Nicolas Turcev, journaliste
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Kennedy Center to close as Trump threatens to block repairs over name dispute
President says he will block renovation project unless court decision to bar his name from being added is overturned
Donald Trump said on Tuesday that the Kennedy Center would close “immediately” and threatened to cancel a planned renovation of the institution if federal courts did not allow his name to be placed on the front of the building.
Trump’s ultimatum came shortly after the president’s handpicked board voted, again, to close the institution’s performing arts building in Washington, citing safety and financial concerns.
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Une mairie RN prive France Nature Environnement Vaucluse de local
France Nature Environnement Vaucluse (FNE 84) se retrouve sans local. La nouvelle municipalité de Carpentras (Rassemblement national) a décidé de ne pas renouveler le bail de l'association, qui occupait depuis une vingtaine d'années un local municipal. Elle devra quitter les lieux au 31 décembre, indique-t-elle dans un communiqué.
Lire la suite - En bref / Luttes
« Nous sommes furieux ! » s'emporte Claude Ranocchi, présidente de FNE 84, dans La Provence. À la place, la mairie leur propose une salle de réunion partagée (…) -
« Pas de fusil sur les cendres » : succès de la pétition contre la chasse dans les forêts brûlées
Le nombre symbolique a été atteint au lendemain de l'ouverture de la saison de chasse dans la majorité des départements français. La pétition « Pas de fusil sur les cendres » réclamant la suspension de la chasse dans les territoires sinistrés par les incendies cet été a dépassé les 500 000 signatures le 15 septembre. Le texte juge « inadmissible » d'autoriser « la traque » des animaux qui ont survécu aux incendies et qui sont « épuisés, affamés, privés de leurs abris et de leurs points d'eau (…)
Lire la suite - En bref / Incendies , Chasse -
Bouygues fait tomber la PS5 à 101 € aujourd’hui (ou 1 €, mais sous conditions)

[Deal du jour] Bouygues Telecom propose la PS5 à partir de 101 € pour toute souscription à l’une de ses box fibre Gaming, avec engagement de 24 mois. La console peut même revenir à 1 € après reprise d’une PS4 ou d’un smartphone éligible, grâce à la valeur de reprise.
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CUDA-for-AMD-Windows - Le .exe NVIDIA pour votre Radeon
Vous avez une carte Radeon dans le PC, et un logiciel boosté à l'IA qui refuse de se lancer ailleurs que sur de la NVIDIA ? Roooh c'est dommage ! Cet outil vous réclame probablement CUDA en dur et malheureusement, personne n'ira faire une version fonctionnelle pour votre carte AMD.
Alors on fait quoi ? On se roule en boule et on chiale ? Bah non, on installe CUDA-for-AMD-Windows comme des guerrier(e)s et on avance dans la vie !
Ce projet est assez unique puisqu'il n'écrit pas une seule ligne de traduction CUDA. En réalité c'est un jeu de scripts PowerShell qui monte la pile à votre place avec ZLUDA d'un côté, qui fait le travail de traduction depuis des années, et le HIP SDK d'AMD de l'autre, qui fournit les bibliothèques de calcul.
Car c'est justement ce qui manquait sous Windows. Le pilote Adrenalin vous donne le runtime, mais pour le reste de ROCm, demmerdez-vous entre un SDK officiel en retard et des compilations nocturnes buggées... Breeeeef.
Du coup, ce script d'installation fait ce tri pour vous. Il repère votre carte et son architecture gfx, vérifie que le pilote AMD et le HIP SDK sont là, télécharge une version précise de ZLUDA et, si votre programme en a besoin, LibTorch. Il compare les empreintes SHA-256 des archives, et finit en lançant le contrôle de ZLUDA sur votre machine. Une fois les prérequis AMD en place, ça tient ensuite en trois lignes :
git clone https://github.com/Speedstu/CUDA-for-AMD-Windows.git cd CUDA-for-AMD-Windows powershell -ExecutionPolicy Bypass -File .\scripts\install.ps1Prévoyez quand même de la place car ce bon vieux LibTorch pèse 2,66 Go à lui seul. Notez quand même qu'un
-SkipLibTorchvous en dispensera si votre logiciel ne s'en sert pas. Après ça, vous lancez votre exécutable avecrun-zluda.ps1, qui pose les DLL de compatibilité à côté de lui, met les bibliothèques HIP sur le PATH et passe la main àzluda.exe.cuBLAS, cuBLASLt, cuSPARSE et cuFFT, sont donc bien redirigés vers rocBLAS, hipBLASLt et rocSPARSE, mais pas cuDNN...
En effet, le HIP SDK Windows stable ne fournit pas la pile IA complète de ROCm, celle qu'on a sous Linux, et les contrôles cuDNN de ZLUDA se plantent sans un backend compatible MIOpen. Donc si le logiciel que vous voulez lancer tape lourdement dans les convolutions, faudra vous arrêter là. NCCL, TensorRT ou une extension CUDA maison peuvent échouer aussi...
Bref, l'auteur ne promet rien de magique ni d'universel mais ça se tente quand même selon ce que vous voulez lancer.
Ajoutez à ça qu'une seule carte est validée, la Radeon RX 9060 XT, et qu'une seule appli est réellement passée de bout en bout. On est donc sur de l'hyper expérimental
Voilà, avant de vous lancer là-dedans, regardez si vous en avez vraiment besoin car AMD a fini par apporter un support officiel de PyTorch et du HIP SDK à Windows, avec les composants ROCm 7.2.1. Sa matrice de compatibilité indique que côté grand public, la RX 9060 XT justement, mais aussi les RX 9070, la RX 7900 XTX et la RX 7700 sont supportés. Si votre besoin c'est donc PyTorch, moi je prendrais cette route-là à votre place car elle est native.
À récupérer sur GitHub si vous avez un logiciel qui refuse de démarrer à cause de CUDA.
Source : Tom's Hardware
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Stop à la censure sur la Palestine. Rassemblement devant FranceTV
Quand ?
Le 17 septembre de 12h à 14hOù ?
FranceTV 13, boulevard du Général Martial Valin, 75015, ParisLa suppression par France TV du « replay » de l'intervention d'Adèle Haenel, mercredi dernier, sur le génocide commis par Israël en Palestine, est inacceptable.
« Carte Blanche » est un format qui permet aux invités de s'exprimer librement et ne s'inscrit pas dans un débat. Il n'y a aucune justification à cette censure, d'autant que l'abondante propagande pro-israélienne se déroule sans contradiction sur France TV.
Ainsi, l'invitation régulière, sur France Info, d'Olivier Rafowicz, ancien porte-parole de l'armée israélienne ne gêne apparemment pas la direction de la chaîne. Pas plus que la suppression d'un bandeau où le terme « otages » avait été utilisé pour désigner les prisonniers palestiniens illégalement détenus par Israël. Suppression suivie d'excuses de la direction, après intervention de Caroline Yadan, soutien de l'État génocidaire.
D'une manière générale, France TV proscrit tout ce qui concerne la Palestine, comme la vérité sur les responsables du génocide et du nettoyage en cours. C'est pourquoi nous irons manifester ce jeudi 17 septembre, de 12 à 14h, devant France TV, pour réclamer ensemble le rétablissement du replay d'Adèle Haenel qui a été supprimé !
Rendez-vous à partir de midi devant le 13, bd du Général Martial Valin. 75015 Paris.
Sortie la plus proche : Pont de Garigliano (RER C) - Ou Tramway T3a - Ou Bus 126.Même si vous n'avez qu'une demi-heure, passez dire avec nous et les salariés en colère de France TV que le SILENCE TUE, et que nous ne supportons plus la censure de ce que subissent les Palestiniens sous occupation israélienne.
— CAPJPO-Europalestine
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Conférence multimédia de Maurice Schuhmann sur l'anarchisme en Allemagne de l'Est
Quand ?
Le 19 septembre de 16h à 18hOù ?
Librairie Publico 145 Rue Amelot 75011 ParisDe la zone d'occupation soviétique (SBZ) à la RDA jusqu'à la réunification
Après la Seconde Guerre mondiale, le mouvement anarchiste en Allemagne était pratiquement anéanti. Il fallut de nombreuses années avant que de nouvelles initiatives permettent à une scène anarchiste de se reconstituer en République fédérale d'Allemagne. La situation était encore plus difficile pour les militant·es anarchistes de la RDA, qui étaient confronté·es à des préjugés idéologiques plus marqués et à une répression étatique plus forte qu'à l'Ouest.
Malgré cela, les anarchistes jouèrent un rôle important au sein de l'opposition de gauche en RDA et contribuèrent finalement à la chute du régime. Leur objectif n'était généralement pas la réunification avec la République fédérale capitaliste mais la construction d'une société fondée sur le socialisme libertaire.
Cette aspiration s'illustra notamment par la proclamation de la « République d'Utopia » dans la nuit précédant la réunification officielle de l'Allemagne.Originaire de Berlin, l'anarchiste et politologue Maurice Schuhmann mène depuis plusieurs années des recherches sur l'histoire des sous-cultures et des milieux anarchistes en RDA. Dans cette conférence multimédia, fondée sur des revues, des bandes dessinées et des chansons, il retrace les débuts de l'après-1945, analyse la négation idéologique de l'anarchisme - ainsi que, dans certains cas, la récupération de penseurs anarchistes par le parti d'État au pouvoir, le SED - et évoque la coopération entre la scène anarchiste et l'Église protestante.
Il s'intéresse également à la scène punk et underground anarchiste, qui émergea au début puis au milieu des années 1980, ainsi qu'aux projets qui lui ont survécu dans l'Allemagne réunifiée, tels que Kirche von Unten, un centre de jeunesse proche de la culture punk, ou encore le journal d'opposition Telegraph.
- Voir aussi Librairie Publico
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Mort de Catherine Ringer, chanteuse et militante pour l'écologie
Catherine Ringer, chanteuse des Rita Mitsouko, est morte à 68 ans des suites d'un cancer. À plusieurs reprises au cours de sa vie, l'interprète s'est opposée à des projets destructeurs pour l'environnement.
Lire la suite - Info / Culture
On la connaît plus pour son entraînant « Marcia Baïla » que pour son engagement en faveur de la biodiversité. Catherine Ringer, chanteuse des Rita Mitsouko, est décédée dans la nuit du 14 septembre à 68 ans des suites d'un cancer, et laisse derrière elle un univers musical aussi (…) -
OpenDisplay - Étendre l'affichage Mac avec ce que vous avez sous la main
OpenDisplay est un outil open source qui vous permet d'avoir un affichage déportée de macOS sur n'importe lequel de vos appareil Apple dont vous ne faites rien. Et ce n'est pas une recopie basique de votre bureau, mais bien un écran que macOS affichera dans ses réglages d'affichage, et sur lequel vous pourrez faire glisser vos fenêtres comme sur n'importe quel écran externe.
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Alors oui, je saiiiis, Sidecar fait déjà ça, et gratuitement en plus, mais Apple s'est arrêté à l'iPad et les deux appareils (votre iPad + votre ordi) doivent être connectés avec le même compte Apple. Du coup, votre iPhone ou un vieux Mac qui ne sert plus, n'ont jamais été invité à la fête, et les appareils Apple de votre conjoint.e encore moins.
Pour faire fonctionner ça, une seconde application, OpenDisplay Receiver, s'installe dessus et le transforme ainsi en écran. Elle ne réclame que macOS 12 Monterey, ce qui permet à des Macs sortis à partir de 2015 environ de rester dans le game. Le Mac qui envoie l'image, lui, devra être sous macOS 14 minimum.
Côté installation, l'application iPhone et iPad est sur l'App Store, totalement gratuite, à partir d'iOS 16.4. Votre Mac principal, lui, récupère de son côté un DMG signé et notarisé par Apple (ça veut dire que ça s'ouvre au double-clic sans que Gatekeeper vienne râler et ça c'est cool).
Ensuite vous branchez le matos, et comme OpenDisplay passe par usbmuxd qui est un service déjà présent dans votre macOS, il n'y a pas d'outil tiers et pas de tunnel à monter, ça se connecte tout seul. Attention quand même au câble, car il doit transporter des données. Cela veut dire qu'un câble lambda de charge seule ne fonctionnera pas. Et une fois l'écran en place, l'appareil deviendra tactile pour le Mac, donc, vous pourrez faire défiler Korben.info avec vos deux doigts, like a boss !
Par contre, si vous souhaitez utiliser la connexion via le Wi-Fi, sachez qu'il y a un petit bug au niveau du curseur de la souris. Donc, en attendant que ce soit résolu, je vous invite vraiment à passer par le câble. Niveau sécurité, il y a un petit truc à savoir aussi : le flux vidéo qui circule sur le Wi-Fi se fait sans chiffrement.
Alors normalement, chez vous, ça ne devrait pas poser de problème, mais sur un réseau partagé ou public, je vous invite vraiment à brancher le câble USB. Parce que sinon, ça veut dire que n'importe qui pourrait récupérer votre flux d'écran en passant par la même borne Wi-Fi que vous. Un transport chiffré avec appairage des appareils est prévu, il n'est pas encore là.
Dernière chose à savoir avant de vous lancer : l'application Mac s'appuie sur CGVirtualDisplay, une API privée de CoreGraphics, la même que celle de DeskPad dont je vous avais parlé . C'est pour ça qu'elle n'est pas distribuée sur l'App Store, et malheureusement, une mise à jour de macOS peut très bien la casser.
Voilà, si vous avez un iPhone qui prend la poussière ou un vieux MacBook / iMac au fond d'un placard, c'est à tester !
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A69 : le concessionnaire Atosca condamné à payer 863 500 euros à l'État
Le concessionnaire de l'autoroute A69 a été condamné à payer 863 500 euros à l'État a annoncé le parquet de Toulouse lundi 14 septembre. Cette sanction survient dans le cadre d'une enquête pénale ouverte en décembre 2025, suite aux signalements de travaux réalisés en dehors des emprises prévues par l'autorisation environnementale initiale du chantier. Plusieurs associations, dont France Nature Environnement, avaient déposé plainte après avoir constaté des dépassements sur un total de 40 (…)
Lire la suite - En bref / A69 -
Colmar finance des récupérateurs d’eau de pluie aux citoyens pour préserver l’eau
« La récupération de l’eau de pluie constitue une solution concrète pour réduire les prélèvements sur les ressources en eau potable, sécuriser certains usages et renforcer la résilience des territoires face au manque d’eau »
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Austérité : la santé, le social et l’énergie font bloc devant la préfecture de l’Hérault
Environ 200 personnes se sont rassemblées ce mardi 15 septembre devant la préfecture de l’Hérault, à l’appel des principaux syndicats. Hospitaliers, travailleurs sociaux, électriciens et gaziers dénoncent les mêmes coupes budgétaires, deux semaines avant la journée de grève de la fonction publique du 29 septembre
Place des Martyrs-de-la-Résistance, à midi, les chasubles de la santé croisent celles des industries électriques et gazières. Parti à 10 heures de la rue Raimon-de-Trencavel, le cortège de l’énergie est venu rejoindre le rassemblement des personnels du sanitaire, du social et du médico-social. À Béziers, les salariés des IEG se retrouvent dès 9 heures sur le site d’Ovalie avant de converger vers la sous-préfecture. La journée est nationale et déborde largement ces secteurs : l’enseignement supérieur, la recherche et les étudiants ont eux aussi appelé à se mobiliser ce 15 septembre, chacun avec ses motifs, tous avec le même arrière-plan budgétaire.
« Choisir qui aurait la clim »
Philippe, infirmier en psychiatrie au CHU de Montpellier et syndiqué CGT, revient d’abord sur l’été. « On vient de vivre un été caniculaire et catastrophique. La direction nous disait que l’hôpital était climatisé à 40 %, nous, ce qu’on a surtout retenu, c’est qu’il ne l’était pas à 60 %. » Il décrit des chambres à 36 degrés en maternité comme en cardiologie, et des couvertures de survie accrochées aux fenêtres pour faire tomber la température de quelques degrés. Dans un service, dit-il, huit climatiseurs mobiles pour vingt patients. « On a été contraints de choisir qui aurait la clim. Je n’ai pas fait ce métier pour trier les patients. »
Le CHU avait déjà été alerté par la CGT et FO en juillet, avec des relevés à plus de 40 degrés dans certains locaux techniques. L’établissement a annoncé début août l’installation de 144 climatiseurs mobiles supplémentaires depuis le 13 juillet, pour un objectif de 450 appareils et environ 60 % des unités de soins équipées. De son côté, le ministère de la Santé a promis le 30 juillet la livraison de 33 000 climatiseurs d’appoint aux hôpitaux et aux Ehpad.
Philippe évoque également des collègues chargées du ménage dans les chambres qui dorment dans leur voiture et prennent leur douche à l’hôpital, faute de pouvoir payer un loyer. « On a vraiment besoin de moyens. » À la place, il liste ce qui arrive : l’augmentation des franchises médicales, le déremboursement de médicaments, « au profit de la militarisation ». Et, localement, une direction qui parle d’intelligence artificielle « alors qu’il y a tellement d’autres urgences à gérer ».
Le calendrier lui donne raison. Un décret publié mi-septembre relève au 1er octobre les deux plafonds annuels, celui des franchises médicales et celui des participations forfaitaires, de 50 à 70 euros chacun, soit 140 euros cumulés par assuré. Fin juillet, le gouvernement avait annoncé environ 2,15 milliards d’euros d’économies sur l’assurance maladie pour 2027, dont une baisse du remboursement des médicaments à service médical rendu faible ou modéré et un relèvement du ticket modérateur sur les soins dentaires, les dispositifs médicaux et les transports sanitaires. L’essentiel de ces mesures passe par décret, sans débat parlementaire. Dans l’Hérault, la CGT santé réclame de son côté le déblocage de 1,1 milliard d’euros de crédits mis en réserve.
L’hébergement d’urgence rogné
Antoine, travailleur social syndiqué à Sud Santé Sociaux, décrit un secteur qui encaisse les mêmes arbitrages, mais plus discrètement. « Les remontées que l’on a font état de coupes budgétaires des régions pour les formations dans le travail social. » Il avance des chiffres locaux : 15 % de budget en moins annoncés pour 2026 par la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités, et une coupe de 8 % sur l’hébergement d’urgence. « Cela va se traduire par des fermetures de places d’hébergement ou des non-renouvellements de postes. »
Le tarif agent, « c’est la technique du grignotage »
Chez les électriciens et gaziers, la mobilisation a un déclencheur daté. Le 17 juillet, la Cour des comptes a publié un rapport sur la gestion des ressources humaines d’EDF dans lequel elle juge « démesuré » le coût de l’avantage en nature énergie, plus connu sous le nom de tarif agent : plus de 700 millions d’euros en 2024 à l’échelle du groupe, et 3,9 milliards d’euros de passifs sociaux fin 2024 pour son maintien après le départ en activité. La Cour recommande de le réduire progressivement, en plafonnant d’abord les consommations prises en compte. Le ministère de l’Énergie, mis en demeure de se mettre en conformité, travaille à une évolution du dispositif, qui relèverait d’un simple arrêté.
« Trois ministres se sont déjà penchés dessus et la mesure pourrait être inscrite au prochain budget », résume Sabrina Guillaud, secrétaire générale de la CGT énergie 34. En cas d’adoption, dit-elle, les factures des agents doubleraient « pour le même service rendu ». « Ce n’est pas un caprice ou un privilège, c’est une conquête sociale. Ce sont ces agents qui interviennent pour faire des réparations en cas d’intempéries, et on en a de plus en plus à cause du dérèglement climatique. » Pour elle, cette attaque vise directement le statut de fonctionnaire : « Derrière ce tarif agent, il y a un statut, celui de la fonction publique, et c’est cela qui est attaqué aujourd’hui. C’est la technique du grignotage, aujourd’hui c’est ça, et demain ça sera autre chose. »
La responsable syndicale insiste sur un point qui, dans le secteur, n’allait pas de soi. CGT, CFE-CGC, CFDT et FO ont appelé ensemble, au niveau national, à la grève du 15 septembre. « L’intersyndicale du secteur est unie sur cette question, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Notre unité est déjà une première victoire. »
Reste à transformer l’essai. Les huit organisations de la fonction publique appellent à la grève et aux manifestations le 29 septembre, contre les premières annonces budgétaires pour 2027 et l’absence de revalorisation salariale. Philippe, lui, garde un œil sur une autre date, qui n’a rien de syndical : les appels à ressortir les gilets jaunes le 17 octobre, relayés depuis une dizaine de jours sur les réseaux sociaux. « On doit préparer la date du 29 septembre, et rester attentifs à l’appel au retour des gilets jaunes le 17 octobre. »
L’article Austérité : la santé, le social et l’énergie font bloc devant la préfecture de l’Hérault est apparu en premier sur Le Poing.
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Infopro Digital Media dévoile son offre GEO pour positionner les marques au cœur des IA génératives
Dans ce contexte, Infopro Digital Media, la régie de référence des décideurs B2B, annonce le lancement de son offre GEO*, afin d’accompagner les marques dans la construction d’une présence durable au sein des réponses produites par les IA génératives.
« Pour exister dans les LLM, les marques doivent adapter leurs stratégies de contenu en privilégiant des environnements éditoriaux reconnus pour leur fiabilité et leur expertise sectorielle. C’est le cas de nos médias B2B, qui bénéficient d’une très forte visibilité dans les principales IA génératives, avec un score moyen supérieur à 80/100** », explique Isabelle André, Executive Director d’Infopro Digital.
L’offre GEO d’Infopro Digital Media repose sur quatre piliers :
- Conseil : audit et analyse du positionnement des marques et de leurs principaux concurrents, recommandations et stratégie GEO et pilotage de performance dans la durée ;
- Production d’un corpus éditorial optimisé pour les LLM : identification des intentions de recherche, rédaction ou réécriture de contenus de marques ;
- Autorité éditoriale : diffusion des articles brand content dans les médias leaders du Groupe, dont la légitimité sectorielle est reconnue et en fait des sources de référence fiables pour les modèles d’IA ;
- Visibilité augmentée : display et social publishing.
« Les marques doivent construire un corpus éditorial cohérent et durable diffusé sur des sites d’autorité pour émerger dans les résultats des IA génératives, et devenir des références sur leurs thématiques d’expertise. Les contenus que nous produisons pour les marques sont pensés pour répondre à des intentions de recherche en langage naturel et faciliter leur citabilité dans les réponses des LLMs », commente Marion Cousin, directrice de l’agence Stories by Infopro Digital, qui pilotera l’offre pour la régie.
* Generative Engine Optimization
** Audit et Source : Rankscale
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Infopro Digital Media est la régie media B2B de référence du groupe Infopro Digital incontournable pour toucher les décideurs dans les organisations privées et publiques. Avec 35 médias puissants, influents et leaders, dont L’Usine Nouvelle, L’Usine Digitale, LSA, l’Argus de l’Assurance, Le Moniteur, La Gazette des Communes, Infopro Digital informe les dirigeants et les aide à prendre les bonnes décisions avec des positions incontournables dans les secteurs de la construction et du secteur public, de l’automobile, du risque et de l’assurance, de l’industrie et de la distribution.
La régie accompagne les décideurs du B2B en leur proposant l’ensemble des solutions Marketing Services : Évènements, Brand content, Insights et études, Data, Génération de Leads, Media et Performance en s’appuyant notamment sur une data 1st party de 4M de contacts intentionnistes en base, 5,9 millions de visiteurs uniques mensuels sur nos sites, avec un indice d'affinité de 181 sur les décideurs d'achat (source Médiamétrie NetRatings 2025).
En savoir plus : https://www.infopro-digital-media.fr/
Contact presse :
KBZ Corporate - Sandra Tricot - 06 65 85 85 65 - stricot@kbzcorporate.com
L’article "Infopro Digital Media dévoile son offre GEO pour positionner les marques au cœur des IA génératives" a été publié sur le site Abondance.
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« Ce n'est pas qu'une catastrophe naturelle » : au Népal, la jeunesse veut faire du climat une question politique
Après ses manifestations contre la corruption, la jeunesse népalaise s'empare désormais du combat environnemental. Deux semaines après une crue meurtrière, de jeunes activistes, entrepreneurs et avocats témoignent.
Lire la suite - Info / Climat , Monde
« C'est la première fois que notre génération voit une telle ampleur de destructions, avec des communautés entières réduites à des ruines. Ce n'est pas qu'une catastrophe naturelle, c'est la conséquence d'un système corrompu et court-termiste qui a sacrifié notre avenir ! », se (…) -
Après la crue dévastatrice, la jeunesse du Népal réclame la justice climatique contre les « grands pays émetteurs »
Après ses manifestations contre la corruption, la jeunesse népalaise s'empare désormais du combat environnemental. Deux semaines après une crue meurtrière, de jeunes activistes, entrepreneurs et avocats témoignent.
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« C'est la première fois que notre génération voit une telle ampleur de destructions, avec des communautés entières réduites à des ruines. Ce n'est pas qu'une catastrophe naturelle, c'est la conséquence d'un système corrompu et court-termiste qui a sacrifié notre avenir ! » se (…) -
Conférence sur le climat: la France ne ferme toujours pas la porte aux pétroliers
À quelques semaines de la COP31 sur le climat en Turquie, Paris assume d’accueillir des industriels du pétrole et des énergies fossiles dans sa délégation. En 2025, c’est le pays européen qui a le plus accrédité d’entreprises liées aux hydrocarbures. -
US surgeon general nominee made $270,000 from supplement company
Tobacco investments raise new concerns about Dr Nicole Saphier ahead of confirmation hearing
Donald Trump’s nominee for US surgeon general reported more than $200,000 in business income from a company she owns that sells dietary supplements, a loosely regulated industry that health and consumer advocates say raises concerns about her record and which some critics allege are akin to “snake oil”.
Dr Nicole Saphier, who specializes in breast cancer as a radiologist at Memorial Sloan Kettering Cancer Center in New Jersey and was formerly a Fox News contributor, is facing a Senate confirmation hearing on Wednesday. She filed a financial disclosure and ethics agreement last week.
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Victime de violences conjugales, une femme est expulsée du logement familial par la police et privée de la garde de sa fille
Fin juillet, Sarah H., 38 ans, a été sortie de force, en peignoir, sans préavis, de la maison dont la jouissance lui avait initialement été attribuée par la justice. Elle venait de perdre la garde de sa fille au profit de son ex-conjoint, pourtant condamné pour violences conjugales. -
Windows 11 - Un clic sur le bon lien et hop, vous avez un compte local
Jusqu'à présent, personne ne l'avait remarqué, mais sur l'écran d'installation de Windows 11 Home, celui qui vous réclame un compte Microsoft avant de vous laisser aller plus loin, il y a un tout petit lien "Learn more" planqué au milieu d'un paragraphe. Personne ne clique jamais dessus mais Bob Pony, lui, l'a fait et magie-magie, Windows l'a propulsé directement sur la création d'un compte local.
Votre navigateur ne supporte pas la lecture de vidéos HTML5. Voici un <a href="/bypass-compte-microsoft-windows-11/bypass-compte-microsoft-windows-11-1.mp4">lien vers la vidéo</a>.Sur la page qui s'ouvre, on vous demande alors le nom de celui qui va utiliser cet ordi, puis derrière, c'est un mot de passe, trois questions de sécurité, et hop vous voilà sur le bureau avec votre compte local ! C'est top non ? Plus besoin de vous prendre la tête avec une invite de commandes, ou des clés de base de registre !
Plusieurs sites ont fait le test, moi je n'ai pas encore eu le temps, mais apparemment ça fonctionne très bien sur la version Home de Windows 11 mais je ne sais pas pour la version Pro.
Faut dire que ça fait un an que Microsoft ferme les autres portes du compte local. La clé de registre BypassNRO, puis la commande
ms-cxh:localonlydont je vous parlais l'automne dernier , ont été rebouchées les unes après les autres dans les préversions, avec à chaque fois la même explication foireuse : Ces bidouilles laissaient soi-disant des gens sortir du process d'installation avec une machine qui n'était pas entièrement configurée. Sauf que ce lien qui mène exactement au même compte local, lui, bah visiblement il a échappé à Microsoft... lol.Un truc à savoir quand même avant de choisir le compte local, et c'est Microsoft qui le dit : le chiffrement de l'appareil ne s'activera pas tout seul. Quand vous ouvrez la session avec un compte Microsoft, il boote et la clé de récupération va se loger dans ce compte alors qu'avec un compte local, il reste inactif. Ça peut bien sûr se régler en allant dans les Paramètres, Confidentialité et sécurité, Chiffrement de l'appareil, mais faut y penser avant le jour où votre portable partira sous le bras de quelqu'un d'autre pendant que vous tapez votre meilleure sieste dans le TGV...
Alors maintenant, combien de temps tiendra cette astuce ?
Aucune idée, mais on espère tous que Microsoft laissera ça tranquille. Et si le lien a disparu quand vous lirez ces lignes, sachez qu'il reste des chemins qui passent par le média d'installation notamment via Rufus, que je vous ai déjà présenté . Suffit de cocher une case et hop, ça vous fera une clé USB qui ne réclamera aucun compte.
Voilà, si vous avez une machine à installer ce week-end, c'est donc le bon moment de tester cette astuce !
Source : les tests de Windows Latest et de PC Gamer , et XDA pour la méthode Rufus.
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The longtime CIA analyst had served in Donald Trump’s first term, briefing Vice-President Mike Pence; worked for Joe Biden as a national security director; and stayed on for Trump’s return. She had known her days might be numbered as the incoming White House was ousting national security staffers en masse. Curlee is also transgender, which made her particularly vulnerable as the new administration made anti-trans policies a top priority. But she didn’t understand her boss’s message until she opened her phone and saw the X post:
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