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Le maire de Bordeaux renonce à un data center... pour le construire ailleurs
Le 10 septembre, le maire de Bordeaux Thomas Cazenave (Renaissance) a annoncé que la ville abandonnait le projet de data center dédié à l'intelligence artificielle prévu sur les parkings du Parc des expositions, sur 19 hectares.
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Porté par les entreprises NFU Prod et Osea Partners, le projet BXIA avait été annoncé en pleine campagne électorale par la présidente de Bordeaux Métropole Christine Bost (Parti socialiste) et le maire sortant Pierre Hurmic (Les Écologistes). Il prévoyait la (…) -
Check Point classé parmi les leaders par Gartner
Cette distinction intervient alors que l’éditeur de cybersécurité renforce son offre autour de la sécurisation des usages de l’intelligence artificielle. Check Point a récemment lancé un pare-feu réseau intégrant des fonctions de sécurité dédiées à l’IA. L’objectif est notamment de permettre aux entreprises de mieux contrôler l’utilisation des applications et agents d’IA depuis leur infrastructure réseau existante.
L’éditeur développe parallèlement des fonctions de sécurisation des centres de données dédiés à l’IA, notamment en collaboration avec Nvidia, ainsi que des capacités d’orchestration automatisée des politiques de sécurité réseau.
« La sécurité des entreprises a atteint un tournant », déclare Jonathan Zanger, directeur de la technologie de Check Point Software Technologies. « L’IA transforme la façon dont les organisations fonctionnent et multiplie les environnements qu’elles doivent défendre, des applications et agents aux toutes nouvelles infrastructures. Nous pensons que notre reconnaissance en tant que Leader traduit une plateforme conçue précisément pour cela : une sécurité réseau mesh hybride, qui assure une protection cohérente depuis la périphérie de l’entreprise jusqu’au centre de données dédié à l’IA, désormais pilotée par une orchestration agentique. »
Dans son communiqué, Check Point cite également la visibilité sur les usages de l’IA, la protection des charges de travail et clusters GPU et l’automatisation de la gestion des politiques de sécurité parmi les axes de développement de son offre.
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Des espions russes ont utilisé Claude contre l’Ukraine
Anthropic a révélé, le 10 septembre 2026, que le groupe d’espionnage russe APT29 avait utilisé Claude dans une campagne visant plus de 20 organisations étatiques ou de défense ukrainiennes. Également connu sous les noms de Cozy Bear, Midnight Blizzard et BlueBravo, APT29 est attribué par les agences occidentales au Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie (SVR).
Cette campagne a ciblé « des membres du gouvernement ukrainien, du personnel militaire et diplomatique », ainsi que des entités impliquées dans la chaîne d’approvisionnement des drones. Après avoir dérobé un « kit de développement logiciel propriétaire complet destiné à un système de vision pour drones », APT29 a ainsi utilisé Claude pour effectuer une rétro-ingénierie de ce système, « récupérant son architecture, sa nomenclature matérielle et ses dépendances vis-à-vis des fournisseurs ».
Cozy Bear s’est également servi de l’IA pour contourner les défenses cyber. « Lorsque ses implants étaient détectés par des solutions de sécurité, le groupe utilisait Claude pour identifier, modifier et redéployer systématiquement les artefacts concernés », lit-on dans le rapport.
Ce document détaille plus généralement les activités malveillantes menées entre décembre 2025 et août 2026 à l’aide des modèles d’IA d’Anthropic. Il propose une analyse approfondie de plusieurs opérations de grande ampleur, dont une orchestrée par Shiny Hunters, une autre par un groupe sinophone et une troisième par un hacktiviste francophone contre des partis politiques européens.
« Dans chaque cas, nous avons mis fin à ces activités, tiré les enseignements de ces opérations pour renforcer nos mesures de protection et partagé les informations recueillies avec les autorités et nos partenaires du secteur lorsque cela s’avérait nécessaire », a déclaré Anthropic.
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Un essaim d’agents IA a piraté 395 instances PaperCut
La société de cybersécurité GreyNoise a révélé, le 9 septembre 2026, que des agents d’IA malveillants avaient exploité une vulnérabilité de PaperCut pour compromettre 395 organisations dans 48 pays. PaperCut est un logiciel qui permet de suivre les travaux d’impression, de copie et de numérisation et d’en assurer la facturation. Comme il dispose de privilèges Windows étendus, sa compromission peut permettre à un attaquant de prendre le contrôle des SI d’une organisation.
Le 28 août 2026, PaperCut a révélé l’existence de deux vulnérabilités critiques et publié des correctifs. Les attaquants ont exploité ces failles à l’aide de centaines d’agents d’IA, développés à partir du harnais Codex d’OpenAI et d’un modèle de DeepSeek, dotés d’outils offensifs open source. Les cybercriminels ont d’abord testé leurs agents dans un environnement contrôlé avant de les laisser rechercher des cibles vulnérables sur Internet.
« L’attaquant est passé d’un environnement vierge à l’exécution de code à distance en moins de quatre heures, puis a obtenu les privilèges d’administrateur de domaine deux heures plus tard. Une fois la campagne lancée, il a compromis au moins 11 organisations en 26 secondes », lit-on dans le rapport.
Plus de la moitié des victimes recensées appartiennent au secteur de l’éducation. 98 proviennent des États-Unis, 59 du Royaume-Uni et 31 de France. Bien que les cybercriminels aient interdit aux agents de cibler des organisations dans 28 pays, dont la Russie, la Chine et plusieurs anciennes républiques soviétiques, l’essaim a néanmoins mené des attaques dans certains d’entre eux.
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4 ans de prison pour un membre ukrainien de Conti
Oleksii Lytvynenko, un Ukrainien de 44 ans, a été condamné, le 10 septembre 2026, à quatre ans de prison par un tribunal américain pour son implication dans des attaques menées par le gang de rançongiciel Conti. Arrêté en juillet 2023 par la police irlandaise à son domicile de Cork, le pirate est resté détenu pendant deux ans dans une prison du pays, tout en contestant son extradition.
Les forces de l’ordre avaient découvert dans ses SI des données volées à douze victimes de Conti, dont huit aux États-Unis. Extradé sur le sol américain fin octobre 2025, il a plaidé coupable en juin 2026. Au sein de Conti, il était chargé de gérer un loader développé en interne et de stocker des données dérobées. Après l’auto-dissolution du groupe cybercriminel en 2022, il a continué à travailler dans l’écosystème du rançongiciel.
Basé en Russie et en Europe de l’Est, Conti était le groupe de rançongiciel le plus actif au monde entre 2020 et 2022. Selon le FBI, les victimes ont versé à l’organisation criminelle plus de 150 millions de dollars (173 millions d’euros) de rançons.
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Notre 1er LIVE ( Extrêmisme israélien (vous n’êtes pas prêts) - ZFE - React Usul/Lumi
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Désinformation climatique : 452 cas à la télé et la radio au premier semestre 2026
La désinformation climatique a atteint une ampleur « inédite », déplore l'Observatoire des médias sur l'écologie dans son dernier bilan semestriel, publié lundi 14 septembre. Entre le 5 janvier et le 30 juin 2026, l'observatoire a décompté 452 cas de mésinformation climatique dans les médias audiovisuels français, soit 17 cas par semaine en moyenne. Une hausse de 28 % par rapport au premier semestre 2025.
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Les médias ayant diffusé le plus d'informations fausses ou trompeuses sur le (…) -
Haitian youths transformed life in an ageing Ohio city. Then Trump made them targets
Until Pierre Damas Bel’s death on 31 August, the story of Haitian adolescents in Springfield was one of triumph
At a pavilion west of downtown Springfield, Ohio, 32 high school students dressed in black T-shirts stand silently at a vigil in the warm fall evening air.
Some are holding signs depicting the number 11, as worn on the soccer field by Pierre Damas Bel, the 20-year-old Haitian student and athlete who died in an apparent suicide on 31 August. Other students hold signs that read “live like Pierre” and “Pierre was selfless”.
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La dette, un sujet politique
Source : Politis -
On a analysé 64 interviews : le résultat sur le RN est accablant
Source : Le Média
Format : vidéo -
De l'Assemblée nationale aux lobbys : les portes tournantes de la Macronie
Source : La Brèche -
À Ceuta, militarisation et extrême droitisation des esprits
Source : Afrique XXI - Afrique -
Somaliland, une reconnaissance incendiaire
Source : Le Monde diplomatique
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Le Somaliland est un territoire de la Corne de l'Afrique qui a fait sécession de la Somalie, sans obtenir de reconnaissance internationale... Sauf de la part d'Israël depuis décembre 2025. Et le 15 juin 2026, le « président » du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdullahi, inaugurait une « ambassade » à Jérusalem et signait avec Benyamin Netanyahou une « déclaration stratégique de coopération ». Pourquoi ce rapprochement ? Israël a fait de ce territoire séparatiste de la Corne de l'Afrique un nouvel avant-poste de sa stratégie régionale, analyse Le Monde Diplomatique.
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Le Grand Continent Payant
Pour Tel-Aviv, l'enjeu est aussi militaire : situé à proximité du détroit de Bab Al-Mandeb, le Somaliland pourrait contribuer à sécuriser les intérêts israéliens en mer Rouge, en particulier face à la rébellion houthiste, soutenue par l'Iran, au Yémen. Les Émirats arabes unis, qui gèrent le port stratégique de Berbera, au Somaliland, constituent l'autre pilier de cette stratégie d'influence.
Cette recomposition inquiète la Somalie, soutenue par l'Arabie saoudite, l'Union africaine et la Ligue arabe. En misant sur Tel-Aviv, le Somaliland gagne un allié, mais compromet le dialogue avec la Somalie. Son image d'« îlot de stabilité » pourrait bien se révéler « plus illusoire encore ».
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Somaliland, une reconnaissance incendiaire
Source : Le Monde diplomatique
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À Ceuta, militarisation et extrême droitisation des esprits
Source : Afrique XXI - Afrique
À Ceuta, l'arrivée massive de dizaines de milliers de personnes depuis le Maroc en juillet dernier a profondément bouleversé la ville, décrit ce reportage d'Afrique XXI. Dans cette enclave de 20 km², la crise humanitaire s'est rapidement transformée en crise politique et identitaire.
Les associations tentent de répondre à l'urgence, distribuant repas et hébergement, tandis que les structures d'accueil sont saturées. Des milliers d'exilé·es, dont près de 1500 mineur·es, vivent dans des conditions précaires. Parallèlement, la présence militaire se renforce et les discours xénophobes se banalisent.Ce reportage montre également une autre facette de la réalité de Ceuta : des habitants hébergent et soutiennent les nouveaux arrivants, tout en exprimant leur fatigue et leurs craintes. « Comment voulez-vous qu'on leur dise non ? Chez nous, certains hébergent déjà des gens. Ils nous font de la peine, mais on ne peut pas aider tout le monde [...] Hier, ma mère a passé toute la journée à pleurer dans sa chambre parce qu'elle ne sait plus comment les aider » décrit une habitante. L'extrême droite cristallise ces tensions tout en rejetant la faute sur le gouvernement - de gauche - de Pedro Sanchez.
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Téléconsultation : payer plus pour passer devant les autres, l'inquiétant business du coupe-file
Source : 60 millions de consommateurs
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Plus de 85 000 civils yéménites déplacés par la reprise des combats déclenchée par la guerre de Trump contre l'Iran (Anglais)
Source : Common Dreams - États-Unis
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« Du lobby au comptoir » : l'industrie des alcools en France contre la santé publique. (Italien)
Source : Altreconomia - Italie
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Qu'est-ce que la prise de contrôle des côtes du détroit de Bab el-Mandeb révèle de la position américaine au Moyen-Orient ?
Source : Le Grand Continent
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Scientists find nine new sponge species in glimpse of Alaska’s deep-sea diversity
But their habitat is threatened by bottom trawling in the region and Trump’s plan to expand seafloor mining
Scientists have discovered nine new deep-sea sponge species off Alaska, offering new insights into the region’s largely unexplored marine biodiversity.
The National Oceanic and Atmospheric Administration (Noaa) announced the discovery on Thursday, saying the species were found in the Gulf of Alaska and the Aleutian Islands. The findings bring the total number of known sponge species in Alaska to 232.
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Les levées de fonds de la deeptech européenne du 7 au 13 septembre 2026
Derrière les milliards, plusieurs économies du risque Que développe l’entreprise, qui la dirige, qui apporte les fonds et quelle étape doit être franchie ? Ces quatre questions permettent de lire autrement les financements de la deeptech européenne. Derrière les montants, cette sélection de dix opérations fait apparaître des entreprises très différentes : concepteurs de modèles …
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Palettisation, manutention, assemblage… Maven Robotics lève 100 millions de dollars pour ses robots bi-bras polyvalents
Maven Robotics, start-up américaine spécialisée dans le développement de robots polyvalents pour l’industrie et la logistique, a annoncé le 10 septembre une levée de fonds en série A de 100 millions de dollars (86 millions d’euros). Un tour de table auquel ont participé RoboStrategy, LocalGlobe, Vine Ventures et XTX Ventures. Selon Dealroom, Maven Robotics avait précédemment réuni 18 millions de dollars (15,6 millions d’euros).
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Sénatoriales: face à l’offensive du RN, la droite LR oscille entre inquiétude et méthode Coué
Le Rassemblement national mise sur des transfuges de la droite pour constituer un groupe au Sénat. Une stratégie qui suscite de plus en plus d’inquiétude chez certains élus Les Républicains, témoins de l’emprise grandissante de l’extrême droite sur le terrain. La direction du parti, elle, assure ne pas s’affoler. -
Affaire des diurétiques au ministère de la culture: dix ans d’alertes ignorées
Christian Nègre, haut fonctionnaire du ministère de la culture, est accusé d’avoir drogué près de 300 femmes, dont plusieurs ont rencontré les juges d’instruction le 10 septembre. Les milliers de pages d’enquête, consultées par «Mediapart», révèlent une série de manquements. -
She’s Donald Trump’s least-favorite Fox News host. But Jessica Tarlov remains undeterred
The 42-year-old liberal commentator regularly co-hosts the network’s 5pm talk show, taking flak from her conservative colleagues and harsh insults from the president.
Jessica Tarlov is the left-leaning Fox News host that some of the network’s most conservative viewers, including Donald Trump, love to hate.
The US president regularly bashes Tarlov on his Truth Social platform, in April calling her “one of the Least Attractive and Talented People on all of Television”, and demanding that Fox “GET HER OFF THE AIR.”
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Nantes en lutte contre les violences d’État
Mettre des exilé·es derrière des fils barbelés, garantir l'impunité des policiers violents : les violences d'État doivent cesser.
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Trump and Republican allies rail against AI controls despite growing calls for more checks – live
Trump dismisses threat of AI as a ‘hoax’ after tech CEOs call for slowing pace of development; Republican House speaker says he will meet with AI execs ‘soon’ alongside president
Donald Trump has claimed there is a “SICK conspiracy” against artificial intelligence and data centers in response to the growing calls for greater checks on AI development.
“The only control or ‘guardrails’ that AI needs is a STRONG AND SMART (High IQ!) PRESIDENT, and the U.S.A. has that, in spades!” Trump wrote on Truth Social, insisting that the administration has stopped leaders of AI companies from “doing bad, or potentially bad” things. However, he didn’t point to any concrete examples for how he has curbed possible abuse or malfeasance in the industry.
There is a SICK conspiracy going on against AI and Data Centers, and the only one that is happy about it is China … We are leading China, and all others, and will continue to do so. Conspiracy Theorists, Treasonists, Traitors, and Leakers, BEWARE!
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Democrats to train tens of thousands to monitor polls amid election interference fears
Project will prepare volunteers across US to monitor polls, encourage early voting and respond to disinformation
The Democrats intend to train tens of thousands of volunteers to monitor the polls and counter possible voter intimidation under a new plan to protect November’s US midterm elections from anticipated interference from Donald Trump and his allies.
The nationwide initiative, dubbed the New Battlefield Project, will help state Democratic committees build up a vast coalition of volunteers to monitor the polls, push voters to cast their ballots early and create a network to respond to disinformation.
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The situation in Iran is dangerously escalating – but whatever you do, don’t call it a war | Arwa Mahdawi
Forget the bombing: the Trump administration keeps insisting this isn’t a war. But it’s not just a matter of semantics
“I will not send you to fight and die in stupid foreign wars that never end,” Donald Trump promised a crowd in Pennsylvania in 2024. While the disastrous conflict in Iran, which has escalated in recent days, may make it seem like the president has reneged on that promise, that’s inaccurate. It would be wrong to say that the president has dragged the US into yet another disastrous forever war in the Middle East because, as government officials keep insisting, what’s happening in Iran isn’t actually a war.
“I wouldn’t call it a war,” JD Vance told reporters early this month, for example, after being asked whether the fighting in Iran might be over by the November midterms. “Right now, there is no active shooting.”
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Affaire de Carcassonne: une nouvelle vidéo de violence policière, une mort qui interroge
Sur des images datant du 21 juin, un policier national jette un homme à terre sous les yeux de policiers municipaux. Parmi eux se trouve César R., dont les propos racistes ont été révélés il y a quelques jours. «Mediapart» a pu s’entretenir avec le vidéaste et la famille de la victime, morte une dizaine de jours plus tard. -
Tomb Raider peut tourner sur un ESP32-P4
Tomb Raider tourne désormais sur une carte de développement équipée d'un ESP32-P4, un microcontrôleur destiné à piloter des appareils électroniques. Le développeur Alejandro Villegas Alonso, connu sous le pseudo alexkid77, y a adapté OpenLara, le moteur libre qui permet de faire fonctionner le premier jeu avec ses données d'origine.
Pas d'émulateur PlayStation ici. Le programme ne cherche pas à reproduire le fonctionnement complet de la console : il exécute une version du moteur adaptée à cette puce, avec le calcul des images assuré par le processeur. Le travail porte donc sur le jeu lui-même et sur son utilisation des ressources disponibles.
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La carte retenue s'appelle ESP32-P4-Function-EV-Board. La configuration documentée dispose de deux cœurs à 400 MHz, de 16 Mo de mémoire flash pour stocker le programme et de 32 Mo de mémoire de travail externe. Il faudra ce matériel ou un sérieux travail d'adaptation, pas simplement ressortir n'importe quel ESP32 oublié dans un tiroir.
L'image est calculée en 320 x 240 pixels, puis agrandie pour remplir un écran de 1 024 x 600 pixels. Cette seconde opération utilise le PPA, l'accélérateur de traitement des pixels intégré à la puce, ce qui évite de demander au moteur de dessiner toute la scène dans la définition de l'écran.
Le dépôt annonce 30 images par seconde. Le résultat est assez réjouissant pour une carte qui n'a pas été conçue comme une console de salon.
L'adaptation prend aussi en charge le son, les sauvegardes sur carte microSD et un compteur d'images par seconde que l'on peut afficher avec F12. Un clavier USB est nécessaire pour jouer : les flèches servent aux déplacements, et la barre d'espace permet de sauter.
Pour préparer la carte, le développeur indique d'utiliser ESP-IDF, l'environnement de développement d'Espressif, en version 5.4 ou plus récente. Il faut compiler le projet, puis transférer le programme sur le microcontrôleur. Du coup, ce téléchargement vise surtout ceux qui aiment déjà bricoler du matériel.
Les fichiers du jeu doivent être ajoutés séparément dans un dossier data sur la microSD. OpenLara fournit le moteur, pas les niveaux et les images du Tomb Raider commercial, et le portage ne fonctionne pas sans ces données. La documentation précise aussi que les sauvegardes et le cache sont écrits sur cette carte.
Perso j'aime bien ces projets qui donnent un nouveau terrain de jeu aux vieux moteurs.
Source : Hackaday
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Faut-il redouter un éclatement de la bulle de l’IA ?
Les investissements des géants de l'IA atteignent des sommets. Même s'ils sont portés par des firmes aux reins solides, une correction boursière, alimentée par les dangers que représente cette technologie, apparait inéluctable. -
Valérie Pécresse privilégierait-elle vraiment Mélenchon en cas de second tour face au RN en 2027 ?

Source :Compte Facebook, le 3 septembre 2026
Etiqe :inventé
Contenu :
Le 2 mai 2027, pour le second tour de l’élection présidentielle, Valérie Pécresse votera pour Jean-Luc Mélenchon s’il est opposé à l’extrême droite. C’est du moins ce que des publications assurent sur les réseaux sociaux ces derniers jours, à l’aide d’un même visuel. « Face à l’extrême droite, je voterai Jean-Luc Mélenchon au second tour. Comme en 2022, je choisis la République et le barrage républicain », est-il écrit. La publication a été largement partagée par des comptes ou dans des groupes qui affichent leur soutien à l’extrême droite.
De quoi en choquer certains. « On savait qu’elle incarnait la fausse droite mais là au moins c’est clair », écrit un internaute en commentaire. Un autre relativise : « Vu le peu de monde qui la suit, c’est un coup d’épée dans l’eau mais il faudra s’en rappeler aux futures élections régionales. » Pourtant, c’est totalement bidon.
« Je me bats depuis des années sur le terrain contre LFI »
Valérie Pécresse n’a jamais annoncé qu’elle voterait pour Jean-Luc Mélenchon en cas de duel face au Rassemblement national au second tour de la présidentielle de 2027. L’ancienne candidate, qui n’avait cumulé que 4,78 % des voix en 2022, a eu vent de cette fausse information et l’a démentie sur ses réseaux sociaux.
« Depuis quelques heures, un visuel circule en m’attribuant des propos fabriqués que je n’ai jamais tenus. Ces méthodes sont grossières et détestables », déplore-t-elle. « Je me bats depuis des années sur le terrain contre LFI : un parti profondément dangereux qui mènerait la France à la faillite et au chaos », estime-t-elle.
Elle ajoute : « En Île-de-France, je suis un rempart contre la France Insoumise. Je me bats aussi pour les idées de la droite républicaine et pour éviter un deuxième tour Jean-Luc Mélenchon /Marine Le Pen qui serait dramatique pour notre pays. »
Elle met également en garde : « À tous, je tenais à dire de faire attention à ce que vous lisez sur les réseaux sociaux, ce type de manipulations grossières ne font que se multiplier. » Une précaution d’autant plus importante alors que la campagne pour l’élection présidentielle s’accélère et que les différentes primaires se profilent pour l’automne.
Auteurs :
Autrice : Maïwenn Furic, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Clara Robert-Motta, journaliste
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Trump downplays warnings of AI risks, citing rivalry with China
US President Donald Trump has downplayed risks posed by artificial intelligence following days of dire warnings by experts. "You have a lot of very negative forces that are bringing it up that shouldn't be bringing it up and they're bringing up things that won't happen," Trump said during a visit to Ireland. One of the warnings came from a former Anthropic researcher who said "there is a strong chance that we could all die in the immediate future" if the current pace of development continued. -
Trump says $5K dividend checks to Americans will 'happen 100 percent'
President Trump on Sunday said $5,000 dividend checks will "happen 100 percent" if the GOP maintains its majority in Congress after the midterm elections. The president compared the potential payouts to the $1,776 checks that went out to U.S. service members, telling reporters outside Air Force One on Sunday that he's received the same type of pushback. -
Marketing cyber : comment générer des leads ?
Une bonne solution de cybersécurité ne fait pas nécessairement une bonne proposition commerciale. Entre une technologie parfois complexe à expliquer, des cycles de vente longs et des décideurs très sollicités, les entreprises cyber font face à une difficulté particulière : rendre leur expertise suffisamment lisible pour transformer leur visibilité en opportunités commerciales.
Pour Audrey Robory, fondatrice d’IT Marketing, collectif d’experts en marketing spécialisé en cybersécurité, le problème ne vient pas seulement des canaux utilisés. Il commence souvent bien avant : par le positionnement et le message.
Génération de leads en cybersécurité : un problème de maturité marketing
« On parle souvent de maturité cyber pour les clients de mes clients. Mais je pense que mes clients ont aussi un sujet avec la maturité marketing », explique Audrey Robory. Selon elle, de nombreuses PME de la cybersécurité associent encore largement le marketing aux actions de communication et à l’événementiel. Une stratégie qui n’est pas nécessairement mauvaise : les salons restent, souligne-t-elle, l’un des principaux leviers d’acquisition de nombreux acteurs du secteur. Le risque apparaît lorsque l’ensemble de la stratégie commerciale en dépend. Les cycles de vente dans la cybersécurité peuvent s’étendre sur neuf à douze mois. Concentrer l’acquisition sur quelques grands rendez-vous annuels peut donc rendre le pipeline commercial irrégulier et difficile à prévoir.
L’objectif de la génération de leads n’est dès lors pas de remplacer les salons ou les dispositifs qui fonctionnent déjà, mais de construire autour d’eux une acquisition plus régulière.
Avant de choisir ses canaux, clarifier son message
LinkedIn, emailing, SEO, publicité en ligne, webinars, livres blancs… Face à la multiplication des leviers disponibles, la tentation peut être de commencer par choisir un canal. Pour Audrey Robory, l’ordre devrait être exactement inverse. « Un mauvais message qui est bien diffusé, ça reste un mauvais message », résume-t-elle.
La première étape consiste donc à aligner équipes techniques, commerciales et marketing autour de quelques questions simples : que fait précisément l’entreprise ? À qui s’adresse-t-elle ? Quel problème résout-elle ? Pourquoi son approche est-elle différente ? Ce travail est particulièrement important en cybersécurité. Une même solution doit parfois convaincre des interlocuteurs très techniques, susceptibles de l’utiliser au quotidien, mais aussi des décideurs disposant d’une vision plus globale.
Investir dans une campagne LinkedIn ou Google avant d’avoir répondu clairement à ces questions risque surtout d’amplifier un problème de positionnement déjà existant.RSSI et DSI : des cibles particulièrement difficiles à atteindre
La génération de leads dans la cybersécurité présente une autre difficulté : les profils ciblés sont déjà fortement sollicités RSSI, DSI et responsables techniques reçoivent quotidiennement de nombreux messages commerciaux. Les approches génériques ont donc peu de chances de retenir leur attention.
Pour Audrey Robory, l’efficacité d’une stratégie d’acquisition dépend ainsi moins du canal choisi que de la capacité à atteindre le prospect au moment où son besoin devient concret.L’une des stratégies déployées pour un acteur de la gestion des vulnérabilités illustre cette logique. Lorsqu’une vulnérabilité critique ou fortement médiatisée apparaissait, l’entreprise publiait rapidement des contenus apportant des recommandations pratiques et des outils permettant aux organisations d’évaluer leur exposition.
L’objectif : profiter du pic de recherches associé à la vulnérabilité pour apparaître non pas comme un fournisseur cherchant immédiatement à vendre une solution, mais comme une source d’expertise.
SEO et actualité cyber : capter le besoin lorsqu’il apparaît
Cette stratégie reposait notamment sur le référencement naturel. Pour chaque vulnérabilité concernée, des contenus dédiés étaient publiés afin de répondre aux recherches des entreprises au moment où celles-ci cherchaient des informations. Articles consacrés aux CVE, recommandations techniques, outils d’évaluation, puis webinars et campagnes d’emailing : un même sujet pouvait alimenter plusieurs formats. L’intérêt du dispositif réside dans son timing. Plutôt que de chercher à provoquer artificiellement un besoin par la publicité, l’entreprise se positionne au moment où celui-ci existe déjà.
« Tu prouves ton expertise avant même de dire que tu as quoi que ce soit à vendre », résume Audrey Robory.Une logique particulièrement adaptée au SEO en cybersécurité, où une vulnérabilité, une nouvelle réglementation ou un incident majeur peuvent provoquer très rapidement une forte demande d’information.
Livres blancs et webinars fonctionnent-ils encore pour générer des leads ?
Les formats traditionnels du marketing B2B n’ont pas pour autant disparu. Livres blancs, webinars ou blogs peuvent toujours permettre de générer des leads, à condition de ne pas les transformer en brochures commerciales déguisées. Pour Audrey Robory, le format est finalement secondaire : c’est la valeur apportée qui détermine l’intérêt du contenu.
Un prospect donnera difficilement son adresse email pour découvrir les fonctionnalités d’une solution qu’il ne connaît pas encore. Il sera davantage susceptible de le faire pour comprendre une menace, anticiper un risque ou trouver une réponse à un problème précis.
La différence est importante : l’entreprise ne commence plus par présenter son produit. Elle construit d’abord sa légitimité sur un sujet, avant de créer progressivement un lien avec son offre.Marketing cyber : vulgariser sans appauvrir le message
Reste un obstacle majeur : comment rendre compréhensible une technologie cyber sans en dénaturer la complexité ?
Pour Audrey Robory, vulgariser ne signifie pas simplifier à l’excès. Il s’agit plutôt d’adapter le niveau de lecture à l’interlocuteur.
Elle prend l’exemple du Cyber Resilience Act (CRA). Une présentation réglementaire du texte peut rapidement devenir abstraite pour une audience non spécialiste. Une métaphore permet, au contraire, de fixer immédiatement l’idée : « Le Cyber Resilience Act, c’est un peu le Nutri-Score de la cyber. »
Au-delà de l’exemple, la logique vaut pour le marketing des solutions de cybersécurité : une technologie peut être techniquement sophistiquée tout en étant présentée à travers une promesse simple et compréhensible.
« En général, on achète quelque chose quand on comprend à quoi ça sert », rappelle Audrey Robory.Trois fondamentaux avant d’investir dans l’acquisition
Que devrait donc faire une entreprise de cybersécurité souhaitant générer davantage de leads ?
Audrey Robory identifie trois fondamentaux : un positionnement et un message clairs, une visibilité régulière et un parcours de conversion optimisé.Le dernier point est parfois négligé. Générer du trafic n’a que peu d’intérêt si le site Internet ou la landing page ne permet pas ensuite de transformer cette audience en prospects qualifiés.
Multiplier les campagnes et augmenter les budgets publicitaires sans disposer de ces fondamentaux peut même produire l’effet inverse de celui recherché : davantage de trafic, mais peu de leads qualifiés et un retour sur investissement décevant.L’IA peut automatiser le marketing… et surtout augmenter le bruit
L’intelligence artificielle générative facilite désormais la production de contenus, la création de campagnes ou l’automatisation des messages commerciaux.
Mais cette démocratisation a un revers. Audrey Robory établit un parallèle avec la cybersécurité : de la même manière que l’IA peut rendre certaines attaques plus accessibles et augmenter leur volume, elle permet à davantage d’entreprises de produire rapidement des contenus marketing considérés comme « corrects ».
Conséquence : le volume augmente, mais aussi le bruit. Pour des RSSI et DSI déjà très sollicités, l’automatisation devient alors contre-productive lorsqu’elle est perceptible. Un message générique produit à grande échelle risque moins d’attirer l’attention que de provoquer du rejet.
L’IA ne supprime donc pas la nécessité d’une stratégie marketing différenciante. Elle pourrait même la rendre plus importante : lorsque tout le monde peut produire davantage, la capacité à produire quelque chose de réellement utile devient plus rare.
En bref
Pour générer des leads dans la cybersécurité, le choix du canal n’est pas le premier sujet. Une stratégie efficace commence par un message compréhensible, une connaissance précise de sa cible et des contenus répondant à des problèmes réels.
SEO, webinars, livres blancs, LinkedIn ou emailing ne deviennent réellement efficaces qu’une fois ces fondamentaux posés. Face à des décideurs cyber sursollicités et à la multiplication des contenus générés par IA, l’enjeu n’est peut-être plus de parler davantage, mais d’être pertinent au moment exact où le prospect cherche une réponse.
Retranscription épisode marketing cyber
Mélissa Périé : Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode d’InCyber Voices. En cyber, les solutions techniques ne manquent pas. Ce qui manque, c’est plutôt la capacité à les rendre visibles et compréhensibles pour les bonnes personnes et au bon moment. Pour parler de cette problématique, j’ai le plaisir de recevoir Audrey Robory, fondatrice d’IT Marketing.
Au programme : pourquoi la plupart des campagnes de génération de leads ratent leurs cibles, comment vulgariser sans trahir la complexité et ce que l’IA peut réellement changer dans les stratégies d’acquisition.
Audrey, pour commencer, comment te présentes-tu et quel a été ton parcours ?
Audrey Robory : J’aime dire que je fais parler les équipes techniques, les commerciaux et les décideurs dans la même langue. En cyber, on a des solutions très complexes et des experts très pointus, mais tout le monde ne parle pas toujours la même langue. Quand le message circule mal, peu importe que la solution soit excellente : elle peut rester invisible.
J’ai commencé dans la cyber en 2020, un peu par hasard, en rejoignant une entreprise spécialisée dans le bug bounty. À ce moment-là, je n’y connaissais rien en cybersécurité. Je voulais surtout rejoindre une équipe à taille humaine au début d’une aventure entrepreneuriale.
C’est comme ça que j’ai fait mes premiers pas dans la cyber. J’ai notamment eu l’occasion de participer à plusieurs salons, dont le Forum InCyber, qui était encore le FIC à l’époque. Je me suis rendu compte que beaucoup d’entreprises de cybersécurité n’avaient pas réellement de fonction marketing structurée. C’est là que la réflexion autour de mon projet a commencé à se construire.
Mélissa Périé : Venons-en justement à IT Marketing. Quel est son positionnement ?
Audrey Robory : J’ai lancé IT Marketing en 2022. C’est un collectif d’experts en marketing spécialisé en cybersécurité. Concrètement, nous activons différents leviers pour structurer la génération de leads et accélérer la croissance de nos clients : contenu, SEO, publicité, branding… Mais toujours avec une approche fondée sur la compréhension du marché et des cibles.
En cyber, les audiences sont particulièrement exigeantes. L’idée est donc de proposer une offre au plus près des besoins des entreprises cyber et de devenir une extension de leurs équipes, avec des profils spécialisés et proches de la réalité du terrain.
Aujourd’hui, nous accompagnons aussi bien des PME que des startups ou des acteurs plus établis de la filière.
Mélissa Périé : En quoi consiste concrètement ton travail quotidien autour de la génération de leads ?
Audrey Robory : Mon quotidien consiste beaucoup à apprendre. Je travaille avec des profils techniques très solides sur des sujets parfois extrêmement pointus. Je passe donc beaucoup de temps à comprendre les solutions, leur logique et la vision qui se trouve derrière.
Mon rôle consiste ensuite à transformer cette expertise technique en levier business. Cela passe par le message, le positionnement, les contenus et les campagnes, avec un objectif : rendre l’offre compréhensible et visible au bon endroit et au bon moment.
En cyber, cela demande énormément de précision parce qu’on s’adresse notamment à des RSSI, des DSI et des profils très techniques. Ils ont tous un point commun : ils sont extrêmement sollicités. Une grosse partie du travail consiste donc à trouver la bonne manière de capter leur attention sans tomber dans des approches marketing génériques ou trop agressives.
Mélissa Périé : On voit pourtant de très bonnes solutions cyber qui ne se vendent pas. Le problème vient-il de la manière dont les entreprises présentent leurs offres ?
Audrey Robory : Souvent, on pense que le problème vient uniquement du message. C’est en partie vrai, mais il existe aussi un sujet de maturité marketing.Marketing cyber : comment générer des leads ?
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Le studio de professeur Layton admet avoir utilisé l’IA pour rendre ses jeux plus spectaculaires

Akihiro Hino, le CEO de Level-5, le studio derrière les jeux Professeur Layton et Yo-kai Watch, a confirmé que de l'IA générative avait été utilisée lors de la récente présentation du studio.
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Apple Configurator - Pour transformer votre iPhone en Dumbphone
Apple Configurator est un outil gratuit qu'Apple fournit aux écoles et aux entreprises pour préparer des iPhone par paquets de cent. Si ça vous dit quelque chose, c'est parce que c'est aussi l'outil que j'ai utilisé pour mon tuto sur le pair locking . Mais cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas l'utiliser pour votre propre plaisir ! En effet, rien n'empêche de le lancer sur le vôtre, et ce qu'il vous permet alors de faire est plutôt radical : faire disparaître l'App Store de l'écran d'accueil.
Vous branchez l'iPhone sur un Mac en USB, vous le passez en mode supervisé, puis vous vous fabriquez un profil de configuration que vous lui poussez. Cela permet par exemple de limiter la présence de certaines app pour ainsi transformer votre téléphone en dumbphone . Ça permet donc de lutter contre vos démons de la perte de temps que sont par exemple les réseaux sociaux.
La case à décocher dans Configurator s'appelle "Autoriser l'installation d'apps à l'aide de l'App Store". Une fois que c'est fait et que le profil est déployé sur le téléphone, l'icône de l'App Store n'apparaît plus sur l'écran d'accueil, et l'utilisateur ne peut plus installer ni mettre à jour ses apps (snif).
Les trois sous-cases de l'installation d'apps, toutes marquées "appareils supervisés"
Ensuite, reste à empêcher le propriétaire du téléphone (c'est-à-dire vous) de retirer ce profil 5 minutes plus tard. Ça se règle dans l'onglet Général du profil, avec un menu qui contrôle quand celui-ci peut être supprimé, et que vous basculez sur "Jamais".
Sauf que Jamais ne veut pas vraiment dire jamais. En effet, Apple documente lui-même la sortie de secours... Pour virer ce profil, il faut effacer l'intégralité du contenu et des réglages, ce qui arrête la supervision, et le profil s'en va avec. Ce n'est donc pas une vraie prison, mais plutôt une grosse friction, et son prix c'est le contenu entier de votre téléphone.
Les apps déjà installées, elles, ne bougeront pas d'un pixel. Elles gardent leurs notifications et leur compte connecté, parce que la restriction n'efface rien du tout... Elle vous retire seulement la possibilité d'en réinstaller une. Le ménage se fait donc avant, pas après. Et avant même ça, il y a un péage puisque la supervision ne s'active que sur un iPhone neuf ou entièrement effacé, avant que l'assistant de réglages n'apparaisse pour la première fois.
La première étape consiste donc à vider votre téléphone, sauvegarde comprise. Ensuite, tant que le profil tient, plus une seule app ne se met à jour, correctifs de sécurité compris. Et une app supprimée par mégarde (votre appli bancaire, votre générateur de codes à deux facteurs) ne reviendra pas avant que vous soyez rentré rebrancher le Mac. Ça peut être problématique en voyage, donc je vous conseille aussi de décocher la case "Autoriser la suppression d'apps (appareils supervisés)" pour justement empêcher aussi la désinstallation des apps.
L'idée de mettre en place un profil comme ceci nous vient de Stepan Parunashvili, qui raconte sur son site être passé de 4 à 2 heures d'écran par jour en deux mois. Sa bidouille ne s'arrête d'ailleurs pas à l'App Store, puisqu'il y ajoute aussi un filtre de contenu réglé sur les sites autorisés uniquement, sans quoi les services dont on vient de retirer les applications resteraient accessibles par le web.
Si ça vous chauffe de mettre ça en place pour gagner du temps de vie, comptez deux heures d'installation environ, une remise à zéro complète de votre smartphone, et deux bonnes semaines avant que votre liste d'apps soit la bonne.
Maintenant, si ça vous semble disproportionné, ça l'est un peu. Dumb Phone , que je vous présentais en janvier, vise le même résultat avec les API de temps d'écran et sans rien effacer... mais il se désactive aussi super facilement.
Bref, c'est la méthode brutale, pour ceux que les méthodes douces n'aident pas.
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« Pour battre l’extrême droite, on doit s’inspirer de la force du féminisme et des Soulèvements de la Terre »
"Ce qui est plutôt rassurant et enthousiasmant, c'est l’auto-organisation, c'est-à-dire la prise en main par les gens directement concernés. Et on voit la force de ces luttes. Il faut arriver à la fois à inventer et revoir des moments révolutionnaires, comme la lutte républicaine contre le franquisme en 1936, ou les 90 ans du Front Populaire."
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Mineurs et réseaux sociaux : Emmanuel Macron porte en Europe la bataille de l’interdiction
Après la censure du dispositif français, Emmanuel Macron demande une interdiction européenne des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Plusieurs gouvernements soutiennent des restrictions, avec des seuils allant de 14 à 16 ans et des approches différentes des exceptions. L’Espagne et les Pays-Bas veulent également couvrir les jeux vidéo et les compagnons IA présentant …
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CanoFlash - Du Wi-Fi sur votre GBA (mais pas pour jouer, snif)
Un développeur espagnol, Emilio Cano Pérez, vient de publier le SDK de son CanoFlash, un petit boîtier monté sur un XIAO ESP32-S3 qui se branche sur le port Link d'une Game Boy Advance. Cela ne nécessite aucune modification de la console, ni de fer à souder (cool !), et une fois branché, ça permet à la console de récupérer la connexion Wi-Fi qu'elle n'a jamais eue !
Alors comment ça fonctionne ? Hé bien le truc démarre en mode Multiboot et pousse sa propre application dans la RAM de la console. Ensuite c'est lui qui se coltine la gestion de tout le réseau, pendant que la GBA se contente d'échanger avec lui des paquets de taille fixe. En clair, un jeu n'a pas à connaître l'existence du Wi-Fi. Il parle juste au boîtier à travers le SDK dispo sur GitHub, qui lui apporte le matchmaking public, les salons privés et des parties jusqu'à huit joueurs.
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Sauf qu'avant de sortir votre Game Boy du tiroir, il faut lire la FAQ du créateur parce qu'il y écrit que le jeu en ligne fonctionnera uniquement dans les jeux qui intègrent son SDK, et qu'il ne transforme pas automatiquement le multijoueur Link des jeux existants en multijoueur Internet. Roooh, c'est dommage quand même. Ça veut donc dire que votre cartouche collante de Pokémon Rubis ne fonctionnera pas via le Wi-Fi... Pour jouer, il vous faudra donc des homebrews compilés avec le kit, plus un boîtier et une console par joueur.
Maintenant, si c'est vraiment vos vieilles cartouches que vous voulez faire jouer à distance, l'appareil qui fait ça, c'est le GB-Link USB dont je vous ai parlé en juin . Lui se fait passer pour un câble Link, se relie en USB-C à un ordinateur ou à un smartphone Android, et un client web différent parle le protocole de chaque jeu : les échanges Pokémon des trois premières générations, les parties d'Advance Wars. Dans le même genre, ChisLink est un projet à monter soi-même dont le relais transporte les paquets des jeux compatibles avec l'adaptateur sans fil de Nintendo.
Cette limite du CanoFlash n'est d'ailleurs pas une bizarrerie de conception, parce que l'adaptateur sans fil sorti par Nintendo en 2004, c'était exactement pareil. Il était fonctionnel avec seulement à 46 jeux compatibles, tous sortis entre 2004 et 2006. Ça ne remplaçait pas non plus le câble Link.
Du coup, le CanoFlash, son vrai métier, c'est surtout de vous permettre de parcourir vos homebrews et vos sauvegardes personnelles via Wi-Fi, de flasher le jeu de votre choix sur votre cartouche réinscriptible et de synchroniser les sauvegardes, le tout sans PC.
Par contre, cette cartouche réinscriptible compatible dont je vous parle, à base de S29GL256, elle est indispensable et elle n'est ni incluse ni vendue dans la campagne Kickstarter CanoFlash. Même chose pour la batterie, même si le boîtier accepte de tourner sur USB-C. Donc comptez le prix de la cartouche en plus avant de vous emballer, et sachez aussi que la campagne Kickstarter n'est toujours pas lancée à l'heure où j'écris ces lignes.
Le SDK, lui, est déjà là , et il se compile sans avoir le moindre boîtier sous la main. Bref, de quoi préparer votre jeu tranquillement en attendant que le matériel existe...
Source : XDA Developers
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Médicaments : la bonne idée antigaspi qui irrite les labos
L'Agence du médicament française a lancé une phase de tests pour déterminer s'il est possible de prolonger la durée de conservation de 73 traitements. Une solution antigaspi : les médicaments sont souvent efficaces même après leur date de péremption.
Lire la suite - Info / Santé
Et si on continuait de consommer les traitements toujours efficaces et sûrs une fois la date de péremption passée ? L'idée, de bon sens, n'est pas nouvelle, mais encore faut-il que leur stabilité soit prouvée. L'Agence nationale de sécurité (…) -
Immigration : que disent réellement les chiffres sur les immigrés et les étrangers en France ?

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À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, les chiffres sur l’immigration devraient occuper une place importante dans le débat public. Selon les dernières estimations de l’Insee, près de 8 millions d’immigrés vivent en France en 2025. Mais tous ne sont pas étrangers et tous les étrangers ne sont pas immigrés. Explications.
À un peu plus de sept mois de l’élection présidentielle, l’immigration s’impose déjà comme l’un des terrains de confrontation de la campagne. À droite et à l’extrême droite, des acteurs comme Bruno Retailleau (Les Républicains) ou encore Jordan Bardella (Rassemblement national) continuent d’en faire un marqueur central, au point de proposer, chacun, une révision constitutionnelle pour traiter le sujet, mais qui pourrait s’annoncer périlleuse.
Le sujet gagne aussi les candidats de la majorité présidentielle : fin août, Édouard Philippe a choisi un déplacement à Mayotte pour promettre de « fermer les vannes de l’immigration », tandis que Gabriel Attal a notamment défendu des quotas migratoires – une proposition historiquement chère à la droite conservatrice et … hasardeuse, comme l’ont déjà montré Les Surligneurs.
Les propositions sont donc sur la table. Mais ces mesures s’accompagnent parfois d’imprécisions sur les chiffres et le vocabulaire mobilisés.
Combien d’immigrés vivent réellement en France ? Combien sont étrangers ? Que peut-on réellement déduire des dernières données disponibles ? Voici ce que permettent d’établir les chiffres de l’Insee, l’institut public de référence chargé de produire les statistiques officielles sur la population française.
Un immigré peut être français
Pour comprendre, il faut d’abord définir les termes employés. Pour l’Insee, un immigré est une personne née étrangère à l’étranger et vivant en France. Cette qualité est déterminée par le lieu de naissance et la nationalité à la naissance et ne disparaît pas si la personne acquiert la nationalité française dans un second temps.
Une personne née algérienne, italienne ou chinoise, puis devenue française après son installation en France, reste ainsi comptabilisée comme immigrée.
Le terme « étranger » renvoie, lui, à la nationalité actuelle. Dans les statistiques de l’Insee, un étranger est une personne résidant en France qui ne possède pas la nationalité française.
Cette définition rejoint celle du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda), qui considère comme étrangères les personnes qui n’ont pas la nationalité française, qu’elles possèdent une autre nationalité ou qu’elles n’en aient aucune. Les catégories « immigrés » et « étrangers » se chevauchent donc, mais ne se confondent pas.
8 millions d’immigrés, dont environ un tiers sont français
En 2025, l’Insee estime à 7,97 millions le nombre d’immigrés vivant en France, soit 11,6 % de la population totale. Il s’agit d’une estimation provisoire et les résultats définitifs du recensement pour cette année seront publiés en juin 2027.
Parmi eux, 5,345 millions sont de nationalité étrangère et 2,625 millions ont acquis la nationalité française. Environ 33 % des immigrés vivant en France sont donc français. Dans les statistiques de l’Insee, les personnes qui possèdent la nationalité française, même si elles ont également une autre nationalité, sont comptabilisées comme françaises et non comme étrangères.
La population étrangère dans son ensemble est, elle, estimée à 6,297 millions de personnes, soit 9,1 % de la population. Elle comprend 5,345 millions d’immigrés de nationalité étrangère, mais aussi environ 953 000 personnes étrangères nées en France, qui ne sont donc pas immigrées, dont une majorité de mineurs, nés en France de deux parents étrangers qui n’ont pas encore obtenu la nationalité française.
Ces catégories ne peuvent donc pas être additionnées comme si elles désignaient des populations distinctes : une grande partie des immigrés, 5,35 millions de personnes, sont également étrangères.
Attention : l’Insee a changé de méthode en 2024
Ces chiffres sont régulièrement présentés comme le signe d’une forte hausse de l’immigration. En janvier 2026, Jordan Bardella affirmait ainsi que « notre pays n’a jamais accueilli autant d’immigration », avant d’assurer, quelques mois plus tard, que « tous les records ont été franchis ».
Le nombre et la part des immigrés et des étrangers vivant en France ont augmenté ces dernières années, leur évolution doit être interprétée avec précaution. Pour le nombre d’immigrés vivant en France, notamment, l’Insee signale une rupture de série à partir de 2024, liée à une « amélioration du protocole de collecte du recensement ».
Les données de 2024 et 2025 ne sont donc pas directement comparables aux chiffres des années précédentes sans correction. En cause : le déploiement d’un nouveau dispositif de collecte, appelé Recens’Smart, censé faciliter la réponse au recensement par smartphone et améliorer le renseignement des questionnaires.
L’Insee estime que ce changement permet à la fois de recenser davantage de personnes et de mieux identifier certaines personnes comme immigrées.
Ainsi, on passe de 7,309 millions d’immigrés en 2023 à 7,749 millions en 2024, soit une hausse apparente de 440 000 personnes. Mais l’Insee estime qu’une partie importante de cette différence provient du changement de méthode.
Après correction de la rupture de série, l’institut estime que le nombre d’immigrés a augmenté de 198 000 personnes entre 2023 et 2024, soit une progression de 0,3 point de population.
Autrement dit, la population immigrée a bien augmenté entre 2023 et 2024 selon l’estimation corrigée de l’Insee, mais nettement moins que la simple comparaison des deux chiffres publiés. La prudence est donc de mise lorsque ces comparaisons sont utilisées dans le débat public.
Sur le temps long, la hausse est nette
Pour autant, cette rupture méthodologique ne remet pas en cause l’évolution observée sur plusieurs décennies. La tendance générale est claire : les immigrés représentaient 5 % de la population en 1946, 7,4 % en 1975, 7,3 % en 1999, puis 10 % en 2019 et 10,3 % en 2022.
En effectifs, leur nombre est passé d’environ 2 millions en 1946 à 4,4 millions en 1999, puis 7 millions en 2022. La population immigrée vivant en France a donc augmenté, en nombre comme en proportion, sur le temps long.
Pour les étrangers, la tendance est également à l’augmentation. Ils représentaient 4,4 % de la population en 1946, 6,5 % en 1975, puis 7,4 % en 2019 et 9,1 % en 2025 selon l’estimation. Leur nombre est passé de 1,74 million en 1946 à 3,32 millions en 1999, puis à 5,33 millions en 2022 et 6,30 millions en 2025.
Les statistiques permettent donc d’établir plusieurs faits : près de 8 millions d’immigrés vivent en France en 2025 selon les estimations provisoires de l’Insee. Ils représentent 11,6 % de la population. Environ un tiers ont acquis la nationalité française et la population immigrée a augmenté sur le temps long. Parallèlement, 6,3 millions d’étrangers vivent en France, soit 9,1 % de la population.
Déterminer si ces niveaux sont souhaitables, excessifs ou insuffisants relève ensuite d’une appréciation politique, et non d’un résultat statistique.
Auteurs :
Auteur : Etienne Merle, journaliste
Relectrice : Clara Robert-Motta, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
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Attelles, orthèses et Cie : enfin revalorisées grâce à Redeem Medical
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À Marseille, des étrangers obligés d'acheter des rendez-vous pour être reçus en préfecture
Source : Marsactu
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Élections en Suède: l’opposition est en mesure de faire tomber l’union des droites
Les résultats définitifs des législatives ne seront connus que mercredi. Après une nuit haletante, la coalition sortante de la droite et de l’extrême droite est en retard de trois sièges sur les partis qui souhaitent sa chute. Parmi eux, les sociaux-démocrates réalisent une contre-performance. -
« Une guerre culturelle » : des livres censurés et des cours sur le climat menacés aux États-Unis
Du Texas à l'Oklahoma, les attaques contre l'enseignement du réchauffement climatique se multiplient, entre manuels censurés, pressions des partis politiques locaux et autocensure des professeurs.
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San Antonio (États-Unis), correspondance
Aux États-Unis, l'enseignement du réchauffement climatique reste l'objet de controverses. Depuis le prétendu « endoctrinement » dénoncé par Donald Trump en 2017, l'enseignement du climat s'est imposé comme un nouveau front de la « guerre culturelle », (…) -
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14e Rencontres Nationales du Travail Social en Lutte
Quand ?
Du 3 octobre à 9h30 au 4 octobre à 14h30Où ?
Lieu non défini Lieu non définiLes 14e Rencontres Nationales du Travail Social en Lutte (RNTSL) auront lieu le week-end des 3 et 4 octobre 2026 en région parisienne (lieu précis et ODJ arrivent d'ici peu), en pleine période de coupes budgétaires drastiques dans les services publics et assimilés, d'attaques sur nos droits sociaux, etc. A vos agendas !
Ainsi retrouvez dors et déjà l'appel à cet événement avec ces premiers signataires ici à télécharger en PDF N'hésitez pas le proposer à la signature de vos organisations si vous en avez et à revenir vers nous.
De plus, la tenue de ces rencontres repose sur la contribution financière des organisations syndicales du secteur, fédérales, locales ou de boîte (financement des frais de transport /hébergement / restauration / matériel, etc) afin de permettre la participation de tou.te.s (travailleurs et travailleuses, étudiant.es du secteur et toutes personnes concernées, dans des collectifs, organisations syndicales ou non) pour continuer à créer des liens, à discuter de la suite des mobilisations, à s'organiser collectivement et nationalement
après le 29 septembre !Une commission trésorerie pré-constituée lors des AG de préparation et demeurant ouverte (actuellement composée de syndiqué·es CGT, Sud santé sociaux) sera élue et mandatée pendant le week-end pour
garantir la transparence quant à l'utilisation des fonds récoltés. Des factures correspondant au montant de votre contribution ou des attestations sur l'honneur vous seront délivrées suite au versement par chèque / virement à l'un des membres de la commission trésorerie, mandaté pour cette tâche. Si votre réponse est favorable, nous vous communiquerons le RIB ou l'adresse à laquelle envoyer votre chèque.[En attendant ce grand week-end venez participer nombreux-ses à la prochaine AG des RNTSL ce lundi 14 septembre à partir de 18h30 sur l'application Discord. Pour cela connectez vous ici. Merci et à bientôt !
— La commission trésorerie des RNTSL
NB : Les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes par mail à RencontresTSenlutte@gmx.fr en indiquant vos besoins d'hébergement. Nous vous invitons très chaleureusement à y participer et à mandater des représentant·es de votre organisation !
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Noyer l’urgence dans l’urgence, intervenir pour que rien ne change
Comme le travail médical et humanitaire, l’action sociale est de plus en plus confrontée à l’ urgence, alors même que l’ essence de sa mission d’écoute ou de lien social demande du temps. L’urgence lui impose une réponse rapide face au mal-logement, à l’asile, aux VSS, aux problèmes de santé ou au chômage. Plutôt que de faire taire ces crises qui sont autant de signes de ses défaillances, l’Etat semble préférer les assumer et organiser leur prise en charge, en co-gestion avec le monde associatif. Que cache cette intervention humanitaire providentielle ? Il faut moins y voir une tentative de l’Etat de s’améliorer en continu que d’évacuer les problèmes sociaux structurels en les traitant comme des urgences.
Avec l’urgentisation du social, l’Etat a trouvé une manière de relativiser ses failles ; il les noie dans le spectacle du traitement de leurs effets. L’urgence apparaît domestiquée, acceptable et organisée par une gouvernementalité humanitaire s’étendant de l’Etat à l’associatif et alliant délicatement compassion et rationalisation, aide et condition, intégration et exclusion.
NOYER LES CAUSES DANS LES SYMPTÔMES
Pour l’Etat (et celleux qui souhaitent l’améliorer), reconnaître des urgences comme le sans-abrisme, le chômage, l’accueil des exilé-es, les violences faites aux femmes ou aux personnes LGBT+ permet de déplacer l’attention des causes vers les symptômes de l’urgence. Plusieurs tactiques de décentrage et donc de déresponsabilisation sont alors à l’oeuvre :
1.SPECTACULARISER
La mise en spectacle de la violence et de la prise en charge des inégalités et des crises sociales occultent leurs origines que sont le travail, le capitalisme, l’Etat ou ses frontières. Elle permet de répondre à quelques situations – souvent médiatisées comme le plan Grand froid à Paris ou l’accueil massif de migrant-es ukrainien-nes – plutôt qu’à toutes. Lâcher du lest par-çi par-là, pour mieux régner sur la totalité. Conjointement, la mise en urgence d’un sujet laisse induire qu’il est possible de sortir de l’impuissance : de la crise peuvent émerger des victoires. Il ne s’agira jamais d’augmenter réellement nos libertés mais d’insertions professionnelles, de régularisations ou d’indemnisations. L’aide d’urgence permet de digérer les revendications sociales, de légitimer l’intervention institutionnelle et de perpétuer l’illusion de la prise en charge de nos besoins. Une stratégie reprise souvent inconsciemment par les cadres associatifs et autres gestionnaires de l’urgence pour éviter la délicate perspective de la transformation radicale de la société, peu propice aux dons, aux subventions ou aux votes.
2. INDIVIDUALISER
Le décor une fois posé, le décentrage de la cause vers le symptôme s’opère ensuite en ignorant les origines structurelles et les rapports de domination pour préférer individualiser et moraliser leur responsabilité. Du côté des pouvoirs publics, c’est par exemple la critique de travailleurs sociaux maltraitants plutôt que celle d’un travail qui rend violent ou encore, d’hommes errants menaçants plutôt que l’abolition des frontières qui précarisent. Du côté des associations, une exclusion de certains individus violents de leurs dispositifs d’aide, une moralisation de la question politique avec des bons et mauvais points militants ou une concentration de la critique sur des “grands méchants” (Bardella, Bolloré, etc.), bien plus fédératrice qu’une critique de la démocratie et de son travail, de la gauche, de ses centres de rétention administrative (créés par Mitterand) et de ses frontières.
3.TRANSFORMER EN DÉRIVE… OU NORMALISER
Puis quand un rapport systémique de domination n’est plus ignorable ou que la défense se complique, la stratégie du pouvoir peut être d’en reconnaître la dimension structurelle tout en la traitant comme crise et dérive, donc en l’évacuant aussitôt comme un “dysfonctionnement” corrigeable. La diversion vers les “dérives” s’accompagne de nouvelles explications, bien loin de leur radicalité première, et de mesures dont l’objectif n’est pas un changement de structure, mais d’un retour à la normalité. La pirouette fait céder du terrain mais seulement pour un temps. Ainsi, les causes de la misère des SDFs sont souvent naturalisées comme une fatalité (quand elles ne sont pas attribuées à ces mêmes individus), comme une externalité négative malheureuse d’un système capitaliste imparfait mais “le moins pire qu’on ait”, ce qui permet alors d’évincer toute critique du travail ou du capital qui pourtant les met à la rue. Plutôt que de viser la transformation de la société ou la sortie du capitalisme, on cherchera à réduire et à contenir les violences familiales, les cercles vicieux de l’alcoolisme ou les imperfections du marché du travail, en renversant ces symptômes comme des causes premières de nos urgences. Quand l’Etat parle de problèmes managériaux, de plans d’investissements à mener, de santé mentale ou de perte de sens à corriger, le monde associatif peut lui revendiquer un manque de moyens à combler (pour continuer de faire plus ou moins la même chose, toujours en moins pire) ou pointer du doigt un manquement au droit, ce même droit qui structure et légitime par ailleurs les dominations de l’Etat et de sa justice. L’associatif cherchera souvent plus à en corriger les “abus” qu’à dépasser leurs structures. On chantera “un toit c’est un droit” et conclurons nos manifestations après des mises-à-l’abri ou des régularisations, aussi temporaires que cycliques. Comme si les rafles de personnes exilées, leurs encampements et leurs refoulements aux frontières de l’Europe n’étaient que des dérives. On scandera “Vérité et justice”, comme si les meurtres policiers n’étaient que des bavures à faire reconnaître par la Justice, que le droit était du côté de l’émancipation, que deux siècles de démocratie capitaliste étaient réformables.
4.NOYER LE TOUT DANS LE TOUT
Enfin, le décentrement de la cause vers le symptôme s’achève en noyant l’urgence dans l’urgence, en la multipliant de telle façon qu’il n’y en ai plus vraiment, ou que l’on s’y habitue. Pour bien laver son linge, il suffit de le mélanger et de laisser tourner la machine. Gérer l’urgence c’est en faire non plus une temporalité extraordinaire, mais la modalité normalisée de l’action, sociale ou humanitaire. Saturer l’espace public de crises concurrentes aux effets spectaculaires, les multiplier et les traiter avec la même énergie jusqu’à ce que cette importance de tout ne veuille plus rien dire. Une urgence de tout qui s’auto-institue, s’autonomise et s’annule dans un même geste.
L’urgence sidère par la gravité et le spectaculaire de ses symptômes : des violences s’exercent, des campements sont érigés, des situations dégénèrent, des gens meurent. La dramatisation et le lexique guerrier soutiennent alors leur gravité, que ce soit pour affronter le coronavirus, le chômage ou le terrorisme ou en parlant de “crises migratoires”. A la “War on drugs” américaine, Darmanin renchérit par la “Bataille de Stalingrad“. L’information nous vient par l’image qui clive ou qui fédère, toujours autour d’affects et d’indignations universelles comme la souffrance ou les Droits de l’Homme, inlassablement récupérés par les pouvoirs en place qui se placent en pompiers de leur propre incendie. Sidérante, l’urgence émeut et indigne autant qu’elle paralyse et immobilise ; elle pousse soit à la tétanie, soit à l’action immédiate de palliation, à la panique, aux pulsions conservatrices et aux réflexes humanitaires, pour le moins pire plutôt que contre le tout.
Tout comme la surinformation désinforme, l’empilement des crises produit une concurrence des urgences qui empêche toute politisation globale des problèmes. Ce que l’on attendait hier de l’avenir et des grands projets révolutionnaires semble davantage exigé dans le présent, heureuse nouvelle s’il était moins un présent de la résignation, du moins pire et de la réforme qu’un présent de l’expérimentation de la liberté et de la révolte. Irrémédiablement, la réponse à tous ces problèmes est un Etat plus fort et plus progressiste, appelé de nos voeux à chaque élection. Ou de nouvelles personnes providentielles comme a pu l’être Emmanuel Grégoire et tant d’autres, auto-proclamé pourfendeur des violences faites aux enfants et du sans-abrisme. C’est lui qui, lorsque le sujet des SDF reviendra chaque hiver comme une urgence, déclenchera des “plans Grand Froid” alors qu’iels seront expulsé-es et mourront dans la rue le reste de l’année.
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- SAUVER POUR NE RIEN CHANGER
Cette temporalité cyclique de l’urgence sociale traduit une politique de la pitié qui se déclenche surtout à l’approche du pire, donc généralement de la mort. Pour faire objet d’indignation consensuelle dans l’opinion publique, la mortalité doit être spectaculaire et imminente : noyade en Méditerranée, enfants dans les guerres, victimes du SIDA ou mort-es dans la rue. Contrairement aux rêves droit-de-l’hommistes, l’urgence n’est jamais universelle, traitée de manière inconditionnelle. Elle dépend d’une reconnaissance politique, en réaction à une situation dramatique ou par anticipation de son aggravation potentielle. Toujours a postériori, par calcul du nombre de morts acceptables. Comme si la mort n’était inacceptable que dans certaines situations d’injustice, celles où les victimes ne méritaient vraiment pas leur situation. Comme si la mort constituait l’ultime et unique garde-fou moral capable de contraindre à l’intervention, la seule chose contre laquelle l’opinion publique peut encore s’indigner, à ceci près que toutes les morts ne semblent pas se valoir. En outre, ce n’est même plus tant le décès d’une personne sans-abri qui émeut en tant que telle mais l’espace que son évènement occupe dans l’actualité, la politique se faisant plus que jamais celle de l’émotion.
À l’instrumentalisation de la compassion par les politiques publiques et caritatives qui invitent au secours plutôt qu’à la révolte s’ajoute un répertoire d’actions lié au sauvetage par l’intégration. La morale humanitaire semble indiquer de prendre soin des individus, suffisamment pour les sauver de la mort et maintenir leur capacité productive mais suffisamment peu afin d’éviter l’émergence d’autres possibles. Les mettre à l’abri aux quatre coins de la France dans des hébergements d’urgence éphémères pour les isoler et tuer leurs luttes. Atténuer la souffrance pour ne rien changer, parler d’exclusion pour ne pas parler d’inégalités, de racisme ou de pauvreté, parler d’inégalités, de racisme ou de pauvreté pour ne pas parler du capitalisme ou du travail. Individualiser les malheurs plutôt que les penser en termes de dominations, parler de traumas à soigner plutôt qu’interroger leurs origines, montrer de la compassion face aux souffrances plutôt que d’interroger la justice de l’Etat et des organisations qui s’y réfèrent. La lutte pour l’autonomie et la liberté s’effacent devant le langage humanitaire des pouvoirs publics.
Cette dépolitisation par l’urgence est entretenue en bout de chaîne par nos organisations militantes qui pour vivre ou se faire connaître jouent le jeu de la spécialisation des crises et des politiques publiques en investissant une “cause” comme l’enfance, les VSS ou le sans-abrisme. État, partis ou associations traitent chaque cause d’urgence au cas par cas, occultant leurs origines systémiques liées à l’organisation du travail, aux rapports de domination, à la captation des richesses ou l’organisation de la dépendance économique qui peuvent expliquer chacune de ces urgences. Puisqu’aller plus loin dans la critique signerait la fin de leurs financements, de leur légitimité voire de leur existence, les associations et organisations militantes se contentent généralement d’un plaidoyer de réforme et en appellent finalement toujours à un capitalisme plus inclusif plutôt qu’à son renversement.
La faim, le mal-logement et les différentes violences sociales sont pourtant les résultats du capitalisme. Ce qu’il y a derrière ces urgences, ce sont des écarts répétés et grandissants entre le revenu et le coût de la vie, du surendettement, des expulsions de plus en plus fréquentes et d’autres processus anti-sociaux et inégalitaires nourris par l’Etat, son monde économique, sa démocratie et ses organisations “gestionnaires malgré elles”.
NORMALISER L’URGENCE, LÉGITIMER L’INTERVENTION
En inscrivant les souffrances sociales comme dérives à soigner, l’Etat et les pouvoirs associatifs justifient ainsi mieux leur propre intervention. L’Etat efface non seulement sa responsabilité à la source mais s’auto-institue dans le même mouvement comme seul calmant légitime. En bon gestionnaire de sa propre crise, ses plans contre les VSS, ses aides sociales et autres fumisteries rejouées à chaque élection légitiment son existence ainsi que celle de ses différents acteurs de la gestion de l’urgence, qu’ils soient politiques, humanitaires, ingénieurs ou militaires. Normalisée, l’urgence est renversée et récupérée comme élément de pacification : il ne s’agit plus de lutter mais d’être solidaires, ensemble pour le moins pire.
C’est la nature même de l’Etat, qui quand il ne peut pas se trouver d’ennemis extérieurs pour fédérer autour de guerres, doit se tourner vers des ennemis intérieurs à expulser ou des urgences à pallier. La crise justifie la mise en place de moyens extraordinaires comme les camps, les statuts administratifs précaires, les centres de rétention ou de nouvelles formes de dépendance (plans de régularisation, aides sociales etc) qui sont autant d’outils de pacification sociale. Une intervention naturalisée, non questionnable et même souhaitée : il en va de la survie des gens !
Pendant l’état d’urgence sanitaire lié au Covid-19, la police a pu punir sans passer par un juge grâce à l’usage massif d’amendes forfaitaires, qui ont particulièrement été appliquées dans les quartiers pour les maintenir dociles. À Paris, des formations et des assermentations express ont été données aux services de sécurité des bailleurs sociaux (le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance) pour permettre aux gardiens de patrouiller dans les résidences HLM, dresser des procès-verbaux face aux “incivilités” et faire respecter les mesures de confinement. Les exceptions du droit d’un Etat d’urgence permanent. Dans le même mouvement, l’intervention associative prend tout son sens. Par la gestion des urgences, la question sociale cesse d’être pensée en termes de rapports de classe ou d’affinités révolutionnaires pour être fragmentée en bénévoles “soutiens”, salarié-es expert-es et “publics” bénéficiaires, selon le vocable symbole de cette aseptisation et victimisation des luttes. Là où émergeaient les idées d’entraide, de conflictualité ou d’autonomie populaire apparaissent subventions, expertise, prévention, accompagnement, évaluation et partenariats. Distribution alimentaire sans espace politique, atelier CV plutôt qu’organisation collective, participation symbolique des “premier-es concerné-es” ou communication humanitaire basée sur des témoignages plus que sur des ouvertures d’espaces autonomes…
On nous soutiendra que ces compromissions ou que l’aide à l’intégration (par le travail et les papiers) avant la révolution vient des “premier·es concerné·es”, alors que tout est fait dans la société et dans les organisations d’aide d’urgence pour que les plus précaires n’aient ni le temps ni l’espace de demander autre chose que l’aide humanitaire. Et que nous, “soutiens”, travaillions – potentiellement salaire à la clé – à réparer des symptômes qui donnent du sens à notre militance. C’est ainsi tout un système de représentation de nos besoins qui est validé sous couvert d’humanisme, occultant d’autres perspectives d’entraide, de questionnement, de collectivisation et d’autonomie. L’organisation de l’urgence agit ici comme extension de la démocratie représentative qui nous prive de nos moyens d’organisation et de subsistance. Ce sont nos cadres étatiques ou sociaux qui décrètent nos urgences et débloquent nos aides, ou nous-mêmes qui finissons par devenir nos propres cadres, que ce soit par quête de sens, par croyance de pouvoir faire mieux de l’intérieur ou par “nécessité”.
Ces renversements remplacent la défense conflictuelle de l’infinité de nos désirs par l’écoute, la médiation et la réparation de nos problèmes. Plutôt que de produire une critique de l’Etat, de nouvelles formes d’entraide ou de renoncement au travail, l’énergie militante est captée par le travail social, qui individualise et psychologise les problèmes. L’urgence substitue l’entraide qualitative par l’aide quantitative : les bon·nes gestionnaires évaluent, essayent de faire le plus avec le moins et rationnalisent les rapports sociaux dans ces espaces. Autrement dit : le conflit devient souffrance et la politique se dévoile pour ce qu’elle est : prise en charge. Il ne nous reste alors plus qu’à soigner les symptômes et à manifester quelques joyeux dimanches, pour dénoncer quelques dérives.
Adossée aux logiques de marchandisation à l’oeuvre dans le secteur associatif, l’urgence justifie la privatisation de la protection sociale : mutuelles et assurances privées pour les « inclu·es », associations caritatives pour les « exclu·es ». Cette confiscation de l’aide nous dépossède de notre responsabilité, l’aide est déléguée à des professionnel·les de l’urgence qui la cadrent et la régulent pendant que la solidarité devient un délit si l’on accueille des sans-papiers. C’est aussi l’urgence et ses aides qui justifient les interventions militaro-humanitaires à l’étranger, sous couvert de droit international, de neutralité ou du droit d’ingérence. L’expertise et l’aide d’urgence légitiment des “guerres justes” correctement menées ou des génocides encadrés par couloirs humanitaires. C’est l’urgence qui a justifié les plein pouvoirs accordés à Hugo Chavèz pour gérer les pluies et coulées de boue de 1999 et organiser la militarisation qui s’en est suivie. En France, c’est l’urgence terroriste de 2015 qui a pavé la voie des lois de surveillance et de répression policière ou des hausses de dépenses militaires. Le droit de l’état d’urgence et les dispositifs de surveillance anti-terroriste se sont depuis plus que jamais immiscés dans le droit des étrangers. A Mayotte comme en Guyane, l’état d’urgence a servi de prétexte pour intensifier les opérations de contrôle des frontières et de la régularité du séjour des individus. C’est aussi l’extension de l’Etat d’urgence anti-terroriste qui a permis de faciliter le démantèlement de la “jungle” de Calais, expulsée en trois jours début 2016. Avant de justifier l’expulsion, l’état d’urgence et la menace terroriste ont d’abord été utilisés pour sécuriser la frontière en érigeant une clôture de 4m de haut le long du port de Calais et différents dispositifs de clôtures, de vidéo-surveillance, de détection infrarouge et de lumières pour empêcher le passage par l’Eurotunnel. L’état d’urgence a ici servi à dissuader les tentatives de passage et s’est ensuite étendu à l’interdiction de différentes manifestations sous prétexte que les autorités ne disposaient pas des moyens nécessaires pour en assurer la sécurité. L’état d’urgence semble tendre vers sa permanence, il justifie l’exception au droit qui encadre sa gestion par ailleurs. Le droit n’a jamais limité l’Etat, il en est son langage le plus efficace. Dans le régime de l’urgence, le droit devient même performatif et se soumet au politique qui s’autonomise : quand Macron a annoncé le confinement et le pass sanitaire, la base légale était encore floue et le pays a immédiatement appliqué la mesure. La politique humanitaire prônera toujours l’exception comme méthode de gouvernement : le pouvoir agit au nom de l’urgence pour devancer le droit et préserver l’ordre existant.
- L’URGENCE EST LÀ, LA CRITIQUE ATTENDRA
Noyer l’urgence dans l’urgence ne consiste pas seulement à multiplier les crises et à brouiller les causes dans le traitement de leurs symptômes, mais aussi à organiser un régime d’action et d’instantanéité dans lequel tout doit être traité immédiatement, contre le temps de la critique. Tout comme la satisfaction immédiate de nos désirs par la consommation nous empêche d’accéder à d’autres désirs, le régime de l’urgence devient une forme de gouvernance. Il impose un tempo qui légitime la confiscation du pouvoir ou le maintien d’espaces politiques descendants qui brident les velléités subversives et dé-radicalisent les discussions. Les pouvoirs publics comme le milieu associatif se montrent particulièrement créatifs en la matière.
Le spectacle de la crise et de l’urgence provoque en effet souvent soit sidération et immobilisme face aux crises, soit un besoin irrépressible de résolution immédiate de ces symptômes, que ce soit pour trouver du sens dans l’absurde ou pour que la violence ne reste pas aux portes de notre confort. Réorientée vers la réaction immédiate — pétitions, indignations, bénévolat par ci par là, campagnes rapides — l’énergie critique s’attaque aux effets visibles et spectaculaires — la crise écologique, sociale ou le fachisme — ainsi qu’au pouvoir en place ou à venir et ne s’étend rarement à une critique plus large des structures qui rendent possibles et permanentes ces dominations, comme le pouvoir en tant que tel ou les formes acceptables du capitalisme, qu’elles soient démocratiques ou humanitaires. Car ces structures nous font vivre et sont désirées par beaucoup, ou constituent des repères moraux et militants d’où peuvent partir des luttes et des espoirs. Car toute critique d’un au-delà de l’immédiat à gérer devient idéologique et indécente lorsque des vies sont en jeu (et que des salaires dépendent des dons et de la popularité de l’association). La critique associative ne concerne peu les conditions de production de l’urgence elle-même, ni les dispositifs qui la rendent permanente, ni l’organisation politique d’une attention saturée, fragmentée, où chaque problème est immédiatement remplacé par un autre.
Sans finalité autre que la suspension de l’urgence pour un temps, nos actions de manifestation, de maraudes ou d’hébergement d’urgence deviennent alors des fins en soi, des objets de luttes qui se suffisent à eux-mêmes et reviennent en boucle. La réalisation de nos missions d’urgence étant déjà si difficile au vu des conditions allouées par l’Etat – et acceptées par les associations qui en vivent – que l’essentiel de notre temps va au soulagement de la crise plutôt qu’à son dépassement. Il n’y a ni temps ni moyen pour la création d’espaces nouveaux d’auto-détermination. Les espaces de solidarité associative et les luttes sociales pourraient pourtant être intéressants au vu des situations politiques qu’ils génèrent, peut-être s’ils étaient davantage chargés d’autonomie et d’horizons inconnus plutôt que d’être pilotés par la classe d’encadrement associative. Fatalement, nos revendications sont souvent défensives et s’arrêtent à la défense des droits, à l’intégration par le travail ou aux demandes de prises en charge, à l’optimisation des symptômes donc. La gauche sous ses formes partisanes ou associatives s’est spécialisée dans l’intégration de la critique sociale et révolutionnaire pour la rendre “réaliste” et donc réformiste et inaudible. Un fatalisme justifié par un “pragmatisme” stratégique qui commanderait d’avancer victoire par victoire, quitte à tourner en rond pendant des décennies. Opposant des catégories d’individus entre elles, nourrissant le capital en main d’oeuvre et suppliant l’intervention de l’Etat, ces luttes pour défendre nos droits nous condamnent à la réforme et au statu quo, gagne-pain de la gauche et terreau de l’extrême-droite pourtant combattue, quand elles ne sont pas rattachées à des critiques et perspectives révolutionnaires de transformation totale de la société.
Dans le travail médical, la crise du Covid a par exemple montré que les débats de lutte se concentraient sur la gestion quotidienne (hôpitaux, restrictions, chiffres) tandis que les questions structurelles — sous-financement chronique des systèmes de santé, dépendance industrielle, choix politiques antérieurs — passaient au second plan ou devenaient inaudibles, car “moins urgentes”. Pire, elles étaient liées à des défaillances de l’Etat plutôt qu’à son existence en tant que telle.
Dans le travail social ou humanitaire, la lutte pour les droits suspend souvent la critique de l’organisation et donc de la représentation de nos besoins. L’heure n’est jamais au débat sur nos pratiques, ni à la “grandiloquente révolution pour bourgeois idéalistes”, mais à la résolution de l’urgent par l’action. Entendons par là distribution alimentaire, envois de CV, cours de français et autres prestations d’accès aux droits. Entendons par là les droits de bien s’intégrer à la nation, au travail, à la langue française et de rentrer dans le rang. Les acteurs de l’urgence ont naturalisé le turnover de leurs salariés comme une évidence en temps contraint. Ce turnover entrave toute critique interne, comme au Samu Social, connu pour désespérer et changer d’opérateurs téléphoniques du 115 tous les trois mois.
Si la dimension intrinsèquement présentéiste de l’urgence bride la critique, elle organise de la même manière le deuil de nos idéaux. Autant survalorisée qu’humanitarisée, l’action est vidée de tout horizon libertaire et autonomisant. Antidote à l’incertitude, l’action sociale ou humanitaire ressemble à une fuite en avant. Elle répond à nos crises de sens avec des petites victoires concrètes du quotidien et emporte nos idéaux radicaux et autonomes dans ses prises en charge, ses régularisations et ses sourires. Chez les caritatifs co-gestionnaires de l’urgence, il apparaît vite vain de s’attaquer à ces causes de la boucle de l’urgence, trop multiples, profondes, aux responsabilités diluées et trop politiques, clivantes et par la même occasion peu propices aux dons. Et puis, on ne dévore pas la main de l’Etat qui nous nourrit, sinon on ne pourrait plus opérer, et si on existe plus qui s’occupera de la misère ?
DÉPASSER LE GOUVERNEMENT HUMANITAIRE
Quand le gouvernement s’humanitarise, l’humanitaire se gouvernementalise dans un même geste. Les années 80 ont marqué le passage d’un pouvoir disciplinaire brutal à une gouvernementalité plus thérapeutique, compassionnelle, humanitaire. La création du Secrétariat à l’action humanitaire par Chirac marquera la fusion humanitaire et sécuritaire d’un ensemble d’institutions étatiques et associatives que Didier Fassin qualifie de “gouvernement humanitaire”. Plus que jamais, la solidarité s’est professionnalisée et les politiques sociales et humanitaires sont devenues des technologies de gouvernement adaptées au capitalisme néolibéral. Comme Chirac et son Samu Social, les gouvernements de droite comme de gauche investissent le social et l’humanitaire avec le monde associatif. Gestion des camps, assistance médico-sociale, maraudes, hébergements d’urgence, insertion professionnelle… Ce qui relève de l’aide d’urgence est intégré à une normalité compressée et rationalisée pour coller au tempo de la crise permanente. La souffrance sociale hier ignorée est désormais un objet majeur des politiques publiques qui cherchent à réduire la “fracture sociale” pour réintégrer certain·es “exclu·es” dans la société et son travail. Une manière de contenir la colère en s’attaquant aux symptômes de l’urgence sociale plutôt qu’à ses racines. La souffrance des exclu-es indésirables sera elle invisibilisée et empêchée de se transformer en luttes, par précarisation organisée, répression sur leurs lieux de survie, éclatement des communautés de lutte ou récupérations gauchistes et prises en charge de pacification. Le politique administre les affects, les traumatismes, les comportements ; il abandonne pour de bon la transformation des structures sociales et légitime sa violence par la protection des vulnérables.
Par l’aide sociale et d’urgence, il ne s’est jamais agi que de donner une contrepartie sociale aux grandes dynamiques néolibérales de privatisation du pays. Défendre l’inclusion sociale pour diviser bons et mauvais-es immigré-es. Combattre la résistance des citoyen-nes à la nation et au travail. Combattre l’exclusion sociale jusqu’à en faire une fin en soi, coquille vide dépouillée de toute autre velléité, sans remonter à sa source. En témoignera le Pacte parisien de lutte contre l’exclusion et sa Nuit de la Solidarité, outil de communication solidaire de la ville de Paris pour continuer par ailleurs sa politique de spéculation immobilière, d’expulsion et de traque des sans-papiers. Promettre des avantages (aides, régularisations) à certain-es pour casser les luttes. Faire plonger les associations dans le piège subventionné de la défense des acquis sociaux et de l’intégration par la langue ou le travail.
Montrer patte blanche, digérer nos colères, agiter la peur de l’extrême-droite.
Faire oublier la critique de la démocratie et continuer plus sereinement notre exploitation.
L’urgence sociale est ainsi renversée comme délai supplémentaire que nos démocraties s’accordent pour oblitérer leurs failles fondamentales, nous occuper à traiter nos problèmes sociaux comme des dérives et repousser toujours plus nos révoltes. Par l’action et la victoire, l’aide d’urgence donne du sens à notre misère militante. Elle sépare nos luttes en causes spécialisées (climat, violences policières, inégalités, conflits internationaux), occulte ce qui les unit et nous pousse à formuler des revendications thématiques plutôt qu’à tout refuser.
Les associations humanitaires souvent en lutte contre les politiques de l’État tentent de tendre vers un au-delà du simple soulagement des urgences, en alliant pansement humanitaire nécessaire et plaidoyer structurel de long terme. Mais leur régime d’urgence, leur dépendance au financement et leurs horizons politiques étatistes bloquent leurs militant-es dans une charité désautonomisante et dans des rapports de luttes réformistes.
Certain-es préfèreront le moins pire à l’idéal et en feront une religion nommée «social-démocratie».
D’autres sortiront la tête de l’urgence humanitaire et de la réforme. Iels continueront peut-être de panser des plaies mais passeront de l’aide à l’entraide et s’essayeront à la création d’espaces d’auto-détermination.
Au-delà du symptôme et de l’humanitaire, iels chercheront plutôt à porter des coups matériels et discursifs à la racine, au capital, au travail, aux frontières, à la démocratie, aux prisons, aux solutions de l’État et à tout ce qui nous fait tourner en rond.
Par le bas, de tous les côtés, sans représentation, ni organisation qui définit nos urgences.