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  • Trump’s call to rename New Mexico ‘New America’ is a distraction tactic, Democrats say

    Amid unpopular Iran war and persistent inflation, governor says state has had its name since before US existed

    Democrats have hit back against Donald Trump’s suggestion that the state of New Mexico should be renamed “New America”, accusing the US president of trying to distract from his war on Iran and rising prices.

    The administration moved to rename the Gulf of Mexico as the “Gulf of America” hours after Trump’s return to office in January 2025. In August, as trade tensions escalated between the US and Canada, it moved to do the same with Lake Ontario, moving to rename it as “Lake America”.

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  • Cisjordanie: 12 pays, dont la France et le Royaume-Uni, veulent sanctionner le commerce avec les colonies israéliennes

    Les chefs d’État et de gouvernement de la France, du Royaume-Uni et du Canada entendent, par de nouvelles sanctions, «empêcher que la situation se détériore davantage». Les dirigeants israéliens, comme leurs homologues états-uniens, dénoncent cette décision.
  • Nintendo lance sa première Switch 2 collector aux couleurs de Zelda

    Nintendo a profité du Direct dédié aux 40 ans de la saga Zelda pour officialiser la toute première Switch 2 collector. Elle accompagnera le lancement du remake de The Legend of Zelda: Ocarina of Time.

  • Palantir désigne Nebius comme partenaire privilégié pour proposer une infrastructure d’IA souveraine à ses clients

    Quand deux briques complémentaires de la chaîne IA se rapprochent, cela peut faire des étincelles. C’est le cas de Nebius et Palantir : le premier va fournir l’infrastructure lourde (GPU, cloud, inférence), tandis que le second fournit le stack logiciel qui permet aux entreprises d’exploiter leurs données et leurs modèles dans un environnement contrôlé.

  • Les « villes éponges » protègent de la sécheresse et limitent les inondations

    Copenhague fournit l'analyse la plus complète. Après les orages de 2011, la ville a comparé deux scénarios. Le tout-tuyau coûtait 20 milliards de couronnes pour une perte nette de 4 milliards. La solution combinée, verte et grise, coûtait 13 milliards pour un gain net de 3 milliards. Quant à la valorisation immobilière liée aux aménagements, elle est estimée à 1,4 milliard de couronnes. 

    Cet article Les « villes éponges » protègent de la sécheresse et limitent les inondations est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

  • Contre l’autoroute A412 dans le Chablais : c’est maintenant !

    Ce lundi 7 septembre au matin, le chantier de l’A412 entre Machilly et Thonon a démarré, avec engins de chantier et Flics. Des habitant·es·x résistent, c’est le moment de les soutenir !

    Depuis le début de matinée, ce lundi 7 septembre, des abatteuses géantes et des camions d’extraction tentent de rentrer dans la Fôret de Planbois et ses zones humides. Le promoteur attaque simultanément sur plusieurs points pour raser un maximum d’arbres avant tout recours et déclarer le chantier inarrêtable.

    C’est ces prochains jours que tout se joue.

    Bilan du premier jour, lundi 7 septembre.
    Ce lundi, des abbateuses et autre engins, escortés par des flics, ont pu démarré le saccage de la dernière grande forêt de plaine du bassin lémanique. les dégâts sont déjà grands. Pendant que des milliers d’hectares brûlent, que les glaciers s’effondrent et que le reste sèche, on a pu voir de quoi Eiffage était capable pour passer en force.

    Mais dès ce lundi, on a pu aussi voir spontanément des dizaines de personnes s’opposer physiquement aux machines, organiser des ravitaillements… En bloquant le chantier, iels ont aussi contré l’argument des politicien·nes qui martèlent que l’ensemble du chablais attend cette autoroute.

    Non, des habitant·es·x résistent et la lutte continue.

    Des actions possibles dès maintenant :

    • Rejoignez le terrain : suivez les infos ici et sur les réseaux pour connaître les points de blocage en cours, préférez le vélo ou la marche pour l’approche finale. (la situation évolue vite sur place, renseignez vous sur le tracé et les accès avant ) :

    Les adresses d’infos du collectif stop A412

    • organisez-vous collectivement, contactez vos proches dans le secteur, équipez-vous en conséquence : bonnes chaussures, eau, nourriture, banderoles, gilets visibles, papiers d’identité si possible (contrôles sur place),
    • venez si possible sans téléphone, et sans carnet d’adresse,
    • soutenez financièrement la caisse d’urgence, pour la logistique de lutte,

    La résistance sur le terrain va s’amplifier et devoir tenir sur la durée : si vous n’êtes pas disponibles ou proches maintenant, organisez-vous dans vos villages et vos quartiers pour venir bientôt. Tenez vous informé·es·x de la situation sur place, en lien avec les habitant·es·x qui résistent.

    Depuis plus de 30 ans, l’opposition a tenu en échec plusieurs générations de politicien·nes et promoteurs véreux : il n’y a toujours pas d’A412, et il n ’y en aura pas !

  • Ces lunettes qui projettent un écran géant devant vos yeux, tombent en promo pour le French Days

    [Deal du jour] Au moment où RayNeo lève le voile sur sa nouvelle génération de lunettes à réalité augmentée à l'IFA 2026, le modèle Air 4 Pro sorti début 2026 se négocie à 253,99 € au lieu de 268,99 € chez Cdiscount.

  • Avant GTA 6, Bouygues annonce une PS5 à 1 € : on a calculé ce qu’elle coûte vraiment

    Bouygues proposera une PS5 numérique à partir de 1 € du 15 septembre au 4 octobre 2026. Le prix implique de faire reprendre un appareil et de s’engager deux ans sur une Bbox Gaming. Une bonne affaire ?

  • Monsieur le premier ministre, le journalisme n’est pas de la communication déguisée en information

    Invoquant la «vie des affaires», les «marchés financiers» et les «intérêts supérieurs de la nation», le premier ministre a saisi la procureure de la République de Paris à la suite d’informations de presse sur l’élaboration du futur budget de l’État. Insensé et inquiétant.
  • Panne Doctolib : le site est totalement inaccessible, voici ce que l’on sait

    Doctolib est tombé en panne générale ce mardi 8 septembre en tout début d'après-midi. Les signalements ont explosé en quelques minutes.

  • Autistici/Inventati met fin à ses activités de services internet libres et autonomes

    Fin de Autistici et de Noblogs : Le néofascisme américain et ses alliés détruisent des outils de libre expression

    ajout de la modé : Pour les personnes qui utilisent le service mail austiciti.org pour accéder/sauvegarder leurs mails, elles peuvent (on ne sais jusqu'à quand) se connecter sur mail.inventati.org
    pour sauvegarder vos .noblogs en local : https://kolektiva.social/@AberdeenLocal1312/117229033973331980

    article publié sur Ricochets

    Les solidarités et protestations semblent impuissantes quand le rouleau compresseur américain et ses menaces sur les entreprises qui fournissent des services au réseau internet autonome Autistici/Inventati mettent le paquet.
    Dans l'internet plus qu'ailleurs, l'autonomie semble bien relative, car elle dépend du bon vouloir d'États, d'infrastructures et de services (comme les noms de domaine, des banques...) liés directement ou indirectement au capitalisme mondialisé.

    On le sait, derrière leurs allégations récurrentes sur le respect de la liberté et de la vie privée, les coalitions libérales (qu'elles soient ouvertement néofascistes ou banalement de droite, et aussi parfois quand elles se disent de gauche) ne défendent que leur propre liberté, la liberté des entreprises capitalistes et des riches, mais pas les libertés des foules et des contestataires de gauche. Les foules sont scrutées par des dispositifs techno-numériques intrusifs de surveillance et matées par la force quand elles mouftent, tandis que les contestataires radicaux sont régulièrement traités de terroristes pour pouvoir les éliminer sans procès, avec le complément de moyens extra-légaux si nécessaire.
    Cette affaire de services internet autonomes attaqués par les libéraux permet de rappeler de manière éclatante cette réalité.

    -> Est-il possible de créer des services internet publiques pour activistes hors de portée du pouvoir de nuisance des États et des puissances capitalistes ?

    Le communiqué en français du 06 septembre qui annonce la fin de Autistici/Inventati :

    « Autistici/Inventati met fin à ses activités - Restez humain »

    Communiqué du collectif du 6 septembre 2026.

    Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.

    Pour nous, « Restez humain », ce n'est pas une phrase vide de sens.

    Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.

    Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d'autocrates, de fascistes et d'agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travaille puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches - ou qui ont seulement quelque chose à voir avec nous - ne nous laisse pas le choix.

    A/I met fin à ses activités.

    Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l'ensemble des services qu'il propose.

    Il n'y a pas de manière facile d'annoncer ou d'expliquer cela.

    Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.

    Aucun d'entre nous n'a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s'agit d'un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalités, on ne peut s'attendre qu'à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial - offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.

    Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».

    Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s'arrêtent pas. Restez humains.

    Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d'ordres plus techniques. Mais gardez à l'esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffrir des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.

    Autistici/Inventati Collective

    - Leurs communiqués sont à retrouver sur :

    https://keepitfree.ai/announcements/
    ou https://cavallette.noblogs.org/

    • Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Banca Etica met fin à ses fonds d'investissement

    Vendredi 4 septembre, Banca Etica a rencontré l'association AI ODV lors d'un appel vidéo et nous a annoncé qu'elle allait fermer unilatéralement notre compte bancaire, mettant ainsi définitivement fin à notre contrat, et que les fonds encore présents sur ce compte, que nous avions récoltés grâce aux dons de milliers de personnes, d'organisations et de collectifs, ne seraient plus à la disposition de l'association.

    Banca Etica n'a pas ménagé ses efforts pour justifier ses actions et prétendre qu'elle est de notre côté, mais ses actes contredisent toutes ses déclarations, montrant clairement qu'elle n'est qu'une fidèle servante de l'autocrate américain.

    Et cela s'est produit sans que nous en ayons été informés, ni que nous ayons pu utiliser nos fonds de manière adéquate, ni que nous ayons pu convenir d'une quelconque solution.

    La décision de Banca Etica nous a empêchés d'honorer nos engagements administratifs, de payer nos prestataires de services et de fournir à nos utilisateurs les services pour lesquels ils nous ont choisis.

    L'association AI ODV n'a d'autre choix que de recourir à tous les moyens juridiques à sa disposition pour contester cette décision, que nous jugeons illégitime et non motivée (du moins en l'état actuel des choses), afin de pouvoir accéder aux fonds que les gens nous ont versés.

    • Autre communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Présentation de keepitfree.ai

    Beaucoup de choses se sont passées depuis le 26 août 2026, date à laquelle le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du ministère américain des Finances nous a inscrits sur sa liste des « terroristes mondiaux spécialement désignés » (SDGT). Ce n'est qu'un début.

    Le 28 août, notre domaine autistici.org a été rayé de la surface de la Terre.

    Gardez bien à l'esprit que tout cela s'est produit sans qu'A/I n'ait commis le moindre crime, ni en Italie ni aux États-Unis, et sans qu'aucun procureur ne nous ait jamais inculpés, que ce soit pour des crimes ou pour des délits.

    Nous ne sommes pas une structure « neutre », et nous ne le serons jamais. Nous sommes un collectif antifasciste et anticapitaliste, nous utilisons la technologie pour permettre des communications indépendantes et nous considérons que la vie privée n'est pas un simple argument marketing, mais une véritable valeur.

    Nous avons désormais créé un espace dédié pour documenter ce qui se passe depuis le 26 août, afin de renforcer notre réseau de solidarité imprévisible, chaotique et magnifique en le tenant informé des conséquences de la désignation par le gouvernement américain et de nos réponses.

    Sur #KeepItFree, vous trouverez des communiqués de presse, des mises à jour techniques, des articles d'actualité, des messages de solidarité, des campagnes de soutien, des lettres ouvertes, des bannières, des pétitions et bien plus encore.

    La liberté d'expression n'est pas du terrorisme

    Ces derniers jours ont été mouvementés, et les prochains ne seront pas plus calmes. Nous vous demandons donc de continuer à nous soutenir et de vous joindre à nous pour construire une infrastructure de communication qui dise la vérité au pouvoir. La liberté d'expression n'est pas du terrorisme. Attendez-vous à de la résistance.

    GARDEZ INTERNET LIBRE !

    - Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Défendons Autistici/Inventati et le droit à une communication résiliente

    Le 26 août 2026, les États-Unis ont désigné le collectif technologique bénévole italien Autistici/Inventati comme « organisation terroriste mondiale spécialement désignée » et l'ont inscrit sur la liste des « ressortissants spécialement désignés » en vertu du décret présidentiel n° 13224. Une autorisation temporaire couvrant certaines opérations de liquidation prend fin le 25 septembre à 00 h 01, heure de l'Est.

    Depuis 2001, Autistici/Inventati fournit des services de messagerie électronique à but non commercial, des sites web, des listes de diffusion, des « Noblogs » et d'autres services de communication. Ce collectif est issu des hacklabs, des médias autonomes et des mouvements sociaux italiens. Son infrastructure a été mise en place en réponse à la censure, à la surveillance secrète et aux saisies de serveurs. Elle réduit au minimum les données d'identification, utilise des systèmes distribués et considère la vie privée comme une condition de la participation politique plutôt que comme un produit.

    le simple fait de maintenir une infrastructure de communication préservant la vie privée pour des mouvements mal vus peut-il en soi être considéré comme du terrorisme ?

    Les communiqués publics des États-Unis mettent en cause des contenus et des organisations qui auraient utilisé l'infrastructure d'A/I. Ils ne démontrent pas publiquement qu'A/I ait planifié les actions citées, sélectionné des cibles, dirigé des utilisateurs ou rédigé les contenus hébergés. Cette désignation soulève donc une question qui dépasse largement le cadre d'un seul collectif : le simple fait de maintenir une infrastructure de communication préservant la vie privée pour des mouvements mal vus peut-il en soi être considéré comme du terrorisme ?

    Cette théorie menace les hébergeurs indépendants, les services de communication cryptés, les bibliothèques radicales, les archives de mouvements, les éditeurs et les petits projets bénévoles partout dans le monde. Elle invite les banques, les registraires, les hébergeurs et les fournisseurs de technologies à rompre d'abord leurs relations, puis à se poser les questions juridiques par la suite. Elle transforme la minimisation des données en suspicion, la vie privée en dissimulation et l'infrastructure en culpabilité par association.

    Les grandes plateformes commerciales sont généralement dissociées des propos et des comportements de leurs utilisateurs grâce aux principes de responsabilité des intermédiaires, notamment la section 230 aux États-Unis. Ces protections ne sont pas absolues et ne prévalent pas sur le droit des sanctions. C'est précisément pour cette raison que cette désignation a tant d'importance : le pouvoir de sanction de l'exécutif peut imposer un isolement économique sans que la question classique de savoir si un fournisseur est légalement responsable du contenu tiers ait été tranchée par un tribunal.

    Autistici/Inventati n'est pas politiquement neutre ; toutefois, l'affinité politique n'équivaut pas à un contrôle opérationnel. Fournir un compte de messagerie, une plateforme de publication ou un serveur ne signifie pas partager tout ce qu'un utilisateur pourrait dire ou faire par la suite.

    C'est pourquoi nous vous demandons de lire cette lettre, de la signer et de la diffuser le plus largement possible au sein de tous vos groupes et communautés. Cette affaire nous concerne tous, elle touche à notre liberté d'expression et à la possibilité d'avoir accès à des réseaux d'information et de communication privés, antifascistes et libres.

    Nous demandons :

    La révocation immédiate ou la révision rapide et transparente de cette désignation, accompagnée de la publication d'une base juridique suffisante pour permettre un examen public approfondi et, le cas échéant, une contestation.
    Une distinction claire entre la fourniture d'une infrastructure de communication et les comportements de ses utilisateurs.
    Que la vie privée, le chiffrement, le pseudonymat et le refus de collecter et de traiter des données d'identification non nécessaires ne soient pas considérés comme des preuves de terrorisme.
    La protection des activités indépendantes de reportage, de recherche, d'archivage et de défense de l'intérêt public. Les journalistes, les bibliothèques, les chercheurs et les organisateurs communautaires doivent pouvoir documenter cette affaire sans être traités comme des « complices » du projet A/I.
    Les banques, les bureaux d'enregistrement et les entités similaires doivent déclarer ouvertement à quelles règles externes elles sont soumises (par exemple, les protocoles SWIFT pour les banques, les politiques PIR pour les bureaux d'enregistrement), et distinguer ces règles de leurs propres choix discrétionnaires. Ces obligations ne doivent pas être exploitées comme prétexte pour agir au-delà de ce qui est nécessaire, par exemple en suspendant des comptes ou des domaines « par mesure de précaution » lorsque la loi ne l'exige pas explicitement. Les limites de leurs mesures répressives doivent correspondre aux exigences légales effectives, sans les dépasser.
    Une réponse publique de la part des institutions de défense des droits numériques, de la liberté d'expression et des libertés civiles. Le ciblage d'infrastructures autonomes ne doit pas devenir un précédent par le silence.

    L'objectif de la désignation économique est l'isolement. Notre réponse, c'est une solidarité indépendante, éclairée et rigoureuse : préserver les archives publiques, examiner les arguments du gouvernement, résister à une conformité excessive et défendre la capacité des mouvements à communiquer sans se soumettre à la surveillance des entreprises ou de l'État.

    P.-S.

    - Précédemment, sur cette attaque étatiste :
    Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre : Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.
    Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.
    A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs. (...)

  • America: the gulf, the lake and now the state – what’s next on Trump’s huge renaming spree? | Marina Hyde

    Farewell, New Mexico. The war isn’t going well and nowhere on Earth is safe from the US president’s favourite displacement activity

    Busy times for crayon-wielding US president Donald Trump, Earth’s most tireless freelance cartographer, who at the weekend celebrated the US labouring under the highest diesel prices in its history while his “two-week” Iran war edges into its seventh month with a social media spree in which he pushed renaming New Mexico as New America.

    In some ways, it was a surprise to see Trump go for merely rebranding a state at this point, given that it was only so recently that he declared: “If you think about it, we have a gulf, and we have a lake. Now all we need is an ocean.” This is believed to be a reference to the Gulf of America, formerly – and indeed currently, in every meaningful sense – the Gulf of Mexico. It was also a nod to Lake America, as precisely no one calls Lake Ontario despite Trump supposedly retitling it by executive order last month, in another fit of pique over his trade war with Canada. Candidates for this heavily trailed American Ocean clearly include the Pacific and the Atlantic – though why the other oceans should be locationally ineligible increasingly feels unclear. At this rate, geography exams in the US are also about to get a whole lot easier.

    Marina Hyde is a Guardian columnist

    What a Time to be Alive! by Marina Hyde (Guardian Faber Publishing, £20). To support the Guardian, order your signed copy at guardianbookshop.com. Delivery charges may apply.

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  • Autistici/Inventati met fin à ses activités de services internet libres et autonomes

    Autistici/Inventati met fin à ses activités de services internet libres et autonomes. Contexte et communiqués.

    Contexte : Les États-Unis attaquent Autistici/Inventati (un équivalent italien de Riseup et hébergeur de noblogs.org) en les qualifiant d'organisation terroriste internationale.

    Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.

    A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs. (...)
    Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre

    Les solidarités et protestations semblent impuissantes quand le rouleau compresseur américain et ses menaces sur les entreprises qui fournissent des services au réseau internet autonome Autistici/Inventati mettent le paquet.
    Dans l'internet plus qu'ailleurs, l'autonomie semble bien relative, car elle dépend du bon vouloir d'Etats, d'infrastructures et de services (comme les noms de domaine, des banques...) liés directement ou indirectement au capitalisme mondialisé.

    On le sait, derrière leurs allégations récurrentes sur le respect de la liberté et de la vie privée, les coalitions libérales (qu'elles soient ouvertement néofascistes ou banalement de droite, et aussi parfois quand elles se disent de gauche) ne défendent que leur propre liberté, la liberté des entreprises capitalistes et des riches, mais pas les libertés des foules et des contestataires de gauche. Les foules sont scrutées par des dispositifs techno-numériques intrusifs de surveillance et matées par la force quand elles mouftent, tandis que les contestataires radicaux sont régulièrement traités de terroristes pour pouvoir les éliminer sans procès, avec le complément de moyens extra-légaux si nécessaire.
    Cette affaire de services internet autonomes attaqués par les libéraux permet de rappeler de manière éclatante cette réalité.

    -> Est-il possible de créer des services internet publiques pour activistes hors de portée du pouvoir de nuisance des Etats et des puissances capitalistes ?

    Le communiqué en français du 06 septembre qui annonce la fin de Autistici/Inventati :

    « Autistici/Inventati met fin à ses activités - Restez humain »

    Communiqué du collectif du 6 septembre 2026.

    Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.

    Pour nous, « Restez humain », ce n'est pas une phrase vide de sens.

    Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.

    Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d'autocrates, de fascistes et d'agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travail puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches - ou qui ont seulement quelque chose à vois avec nous - ne nous laisse pas le choix.

    A/I met fin à ses activités.

    Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l'ensemble des services qu'il propose.

    Il n'y a pas de manière facile d'annoncer ou d'expliquer cela.

    Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.

    Aucun d'entre nous n'a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s'agit d'un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalités, on ne peut s'attendre qu'à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial - offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.

    Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».

    Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s'arrêtent pas. Restez humains.

    Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d'ordres plus techniques. Mais gardez à l'esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffrir des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.

    Autistici/Inventati Collective

    Leurs communiqués sont à retrouver sur :

    https://keepitfree.ai/announcements/
    ou https://cavallette.noblogs.org/

    Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Banca Etica met fin à ses fonds d'investissement

    Vendredi 4 septembre, Banca Etica a rencontré l'association AI ODV lors d'un appel vidéo et nous a annoncé qu'elle allait fermer unilatéralement notre compte bancaire, mettant ainsi définitivement fin à notre contrat, et que les fonds encore présents sur ce compte, que nous avions récoltés grâce aux dons de milliers de personnes, d'organisations et de collectifs, ne seraient plus à la disposition de l'association.

    Banca Etica n'a pas ménagé ses efforts pour justifier ses actions et prétendre qu'elle est de notre côté, mais ses actes contredisent toutes ses déclarations, montrant clairement qu'elle n'est qu'une fidèle servante de l'autocrate américain.

    Et cela s'est produit sans que nous en ayons été informés, ni que nous ayons pu utiliser nos fonds de manière adéquate, ni que nous ayons pu convenir d'une quelconque solution.

    La décision de Banca Etica nous a empêchés d'honorer nos engagements administratifs, de payer nos prestataires de services et de fournir à nos utilisateurs les services pour lesquels ils nous ont choisis.

    L'association AI ODV n'a d'autre choix que de recourir à tous les moyens juridiques à sa disposition pour contester cette décision, que nous jugeons illégitime et non motivée (du moins en l'état actuel des choses), afin de pouvoir accéder aux fonds que les gens nous ont versés.

    Autre communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Présentation de keepitfree.ai

    Beaucoup de choses se sont passées depuis le 26 août 2026, date à laquelle le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du ministère américain des Finances nous a inscrits sur sa liste des « terroristes mondiaux spécialement désignés » (SDGT). Ce n'est qu'un début.

    Le 28 août, notre domaine autistici.org a été rayé de la surface de la Terre.

    Gardez bien à l'esprit que tout cela s'est produit sans qu'A/I n'ait commis le moindre crime, ni en Italie ni aux États-Unis, et sans qu'aucun procureur ne nous ait jamais inculpés, que ce soit pour des crimes ou pour des délits.

    Nous ne sommes pas une structure « neutre », et nous ne le serons jamais. Nous sommes un collectif antifasciste et anticapitaliste, nous utilisons la technologie pour permettre des communications indépendantes et nous considérons que la vie privée n'est pas un simple argument marketing, mais une véritable valeur.

    Nous avons désormais créé un espace dédié pour documenter ce qui se passe depuis le 26 août, afin de renforcer notre réseau de solidarité imprévisible, chaotique et magnifique en le tenant informé des conséquences de la désignation par le gouvernement américain et de nos réponses.

    Sur #KeepItFree, vous trouverez des communiqués de presse, des mises à jour techniques, des articles d'actualité, des messages de solidarité, des campagnes de soutien, des lettres ouvertes, des bannières, des pétitions et bien plus encore.

    Ces derniers jours ont été mouvementés, et les prochains ne seront pas plus calmes. Nous vous demandons donc de continuer à nous soutenir et de vous joindre à nous pour construire une infrastructure de communication qui dise la vérité au pouvoir. La liberté d'expression n'est pas du terrorisme. Attendez-vous à de la résistance.

    GARDEZ INTERNET LIBRE !

    Communiqué du 05 septembre (traduction automatique) :

    Défendons Autistici/Inventati et le droit à une communication résiliente

    Le 26 août 2026, les États-Unis ont désigné le collectif technologique bénévole italien Autistici/Inventati comme « organisation terroriste mondiale spécialement désignée » et l'ont inscrit sur la liste des « ressortissants spécialement désignés » en vertu du décret présidentiel n° 13224. Une autorisation temporaire couvrant certaines opérations de liquidation prend fin le 25 septembre à 00 h 01, heure de l'Est.

    Depuis 2001, Autistici/Inventati fournit des services de messagerie électronique à but non commercial, des sites web, des listes de diffusion, des « Noblogs » et d'autres services de communication. Ce collectif est issu des hacklabs, des médias autonomes et des mouvements sociaux italiens. Son infrastructure a été mise en place en réponse à la censure, à la surveillance secrète et aux saisies de serveurs. Elle réduit au minimum les données d'identification, utilise des systèmes distribués et considère la vie privée comme une condition de la participation politique plutôt que comme un produit.

    Les communiqués publics des États-Unis mettent en cause des contenus et des organisations qui auraient utilisé l'infrastructure d'A/I. Ils ne démontrent pas publiquement qu'A/I ait planifié les actions citées, sélectionné des cibles, dirigé des utilisateurs ou rédigé les contenus hébergés. Cette désignation soulève donc une question qui dépasse largement le cadre d'un seul collectif : le simple fait de maintenir une infrastructure de communication préservant la vie privée pour des mouvements mal vus peut-il en soi être considéré comme du terrorisme ?

    Cette théorie menace les hébergeurs indépendants, les services de communication cryptés, les bibliothèques radicales, les archives de mouvements, les éditeurs et les petits projets bénévoles partout dans le monde. Elle invite les banques, les registraires, les hébergeurs et les fournisseurs de technologies à rompre d'abord leurs relations, puis à se poser les questions juridiques par la suite. Elle transforme la minimisation des données en suspicion, la vie privée en dissimulation et l'infrastructure en culpabilité par association.

    Les grandes plateformes commerciales sont généralement dissociées des propos et des comportements de leurs utilisateurs grâce aux principes de responsabilité des intermédiaires, notamment la section 230 aux États-Unis. Ces protections ne sont pas absolues et ne prévalent pas sur le droit des sanctions. C'est précisément pour cette raison que cette désignation a tant d'importance : le pouvoir de sanction de l'exécutif peut imposer un isolement économique sans que la question classique de savoir si un fournisseur est légalement responsable du contenu tiers ait été tranchée par un tribunal.

    Autistici/Inventati n'est pas politiquement neutre ; toutefois, l'affinité politique n'équivaut pas à un contrôle opérationnel. Fournir un compte de messagerie, une plateforme de publication ou un serveur ne signifie pas partager tout ce qu'un utilisateur pourrait dire ou faire par la suite.

    C'est pourquoi nous vous demandons de lire cette lettre, de la signer et de la diffuser le plus largement possible au sein de tous vos groupes et communautés. Cette affaire nous concerne tous, elle touche à notre liberté d'expression et à la possibilité d'avoir accès à des réseaux d'information et de communication privés, antifascistes et libres.

    Nous demandons :

    • La révocation immédiate ou la révision rapide et transparente de cette désignation, accompagnée de la publication d'une base juridique suffisante pour permettre un examen public approfondi et, le cas échéant, une contestation.
    • Une distinction claire entre la fourniture d'une infrastructure de communication et les comportements de ses utilisateurs.
    • Que la vie privée, le chiffrement, le pseudonymat et le refus de collecter et de traiter des données d'identification non nécessaires ne soient pas considérés comme des preuves de terrorisme.
    • La protection des activités indépendantes de reportage, de recherche, d'archivage et de défense de l'intérêt public. Les journalistes, les bibliothèques, les chercheurs et les organisateurs communautaires doivent pouvoir documenter cette affaire sans être traités comme des « complices » du projet A/I.
    • Les banques, les bureaux d'enregistrement et les entités similaires doivent déclarer ouvertement à quelles règles externes elles sont soumises (par exemple, les protocoles SWIFT pour les banques, les politiques PIR pour les bureaux d'enregistrement), et distinguer ces règles de leurs propres choix discrétionnaires. Ces obligations ne doivent pas être exploitées comme prétexte pour agir au-delà de ce qui est nécessaire, par exemple en suspendant des comptes ou des domaines « par mesure de précaution » lorsque la loi ne l'exige pas explicitement. Les limites de leurs mesures répressives doivent correspondre aux exigences légales effectives, sans les dépasser.
    • Une réponse publique de la part des institutions de défense des droits numériques, de la liberté d'expression et des libertés civiles. Le ciblage d'infrastructures autonomes ne doit pas devenir un précédent par le silence.

    L'objectif de la désignation économique est l'isolement. Notre réponse, c'est une solidarité indépendante, éclairée et rigoureuse : préserver les archives publiques, examiner les arguments du gouvernement, résister à une conformité excessive et défendre la capacité des mouvements à communiquer sans se soumettre à la surveillance des entreprises ou de l'État.

    article publié sur Ricochets

  • Titre-restaurant : Olenbee lève 7 millions d’euros pour accélérer son modèle sans carte dédiée

    Olenbee, une fintech française fondée en 2024, annonce une levée de 7 millions d’euros, dont 6,46 millions d’euros en fonds propres et 540 000 euros de dette. GO CAPITAL, Bpifrance et le Fonds européen de développement régional participent notamment à l’opération, aux côtés de business angels. Une opération destinée à financer un véritable changement d’échelle puisque la startup vise désormais les 80 000 utilisateurs d’ici début 2027, contre 6 000 aujourd’hui.

  • « On revient vingt ans en arrière » : à Avignon, le nouveau maire relance le tout-voiture

    Davantage de place pour les voitures, abandon de la végétalisation des cours d'écoles... Depuis son élection, Olivier Galzi détricote les avancées écologiques dans une ville vulnérable au réchauffement climatique.
    Clé de 13 à la main, il a lui-même dévissé le panneau de sens interdit. « On fait tomber le mur de Berlin d'Avignon : on ne pouvait plus circuler d'Est en Ouest, ça n'avait pas de sens », a-t-il lancé, sourire aux lèvres, sous les acclamations de ses soutiens. Très à l'aise dans (…)

    Lire la suite - Info / Politique
  • « Brain Fry » : quand l’IA nous grille littéralement le cerveau

    Les symptômes ressentis : sensation de bourdonnement et maux de tête, un « brouillard » ou une sorte de « gueule de bois mentale » qui ralentit la prise de décision et nuit à la concentration.

    Cet article « Brain Fry » : quand l’IA nous grille littéralement le cerveau est apparu en premier sur La Relève et La Peste.

  • Rencontre avec Caroline Knecht et Sandra Lucbert autour du livre Ainsi la Cour décide

    Jeudi 10 septembre à 19h30 à la librairie le Monte en l'air, Caroline Knecht discutera avec Zoé Carle de son livre Ainsi la Cour décide, premier titre du label Catabase dirigé par Sandra Lucbert.

    Le livre propose le démontage d'une institution : la Cour nationale du droit d'asile – et des politiques qu'elle fait exister. Le texte procède par courts chapitres où se mêlent narration et collage.

    Cette nouvelle collection des éditions La Découverte se positionne comme label littéraire politique. Chaque texte proposera un dispositif formel spécifique, pensé en adéquation avec l'objet social dont il se saisit.

    RESUME :
    Chaque jour, à la Cour nationale du droit d'asile, des craintes bruissent par milliers, et chaque jour, à la Cour nationale du droit d'asile, des juges en jugent le bien-fondé. Dévisagent les exils. Accordent le refuge à une petite minorité. On dit qu'ils protègent.
    Mais qui protègent-ils, au juste ?

    Après avoir (pas tout à fait bien) étudié le droit, Caroline Knecht se tourne (un temps) vers l'anthropologie puis (vraiment) vers la littérature pour éplucher les langues et façons juridiques - et autres espaces de pouvoir, de clôture, de classification.

  • Un mathématicien accuse OpenAI d’avoir voulu s’approprier son avancée sur les équations de Navier-Stokes et d’écarter son co-auteur chez Anthropic

    Un mathématicien dit avoir approché la résolution d'un problème à un million de dollars avec l'aide de l'IA, celui concernant les fameuses équations de Navier-Stokes. Mais dans l'affaire, il pense que la société d'intelligence artificielle OpenAI a tenté de lui rafler la découverte... et d'écarter un mathématicien travaillant chez Anthropic, son grand rival.

  • Cocktails, petits fours et multinationales : à AgroParisTech, le mélange ne passe plus

    Que révélait cette enquête de Reporterre il y a un an ?

    → TotalEnergies, Nestlé, Danone… Pour recruter les futur·es ingénieur·es d'AgroParisTech, école qui forme notamment les futurs ingénieurs du vivant et de l'environnement, les multinationales étaient prêtes à sortir le chéquier. En 2024, TotalEnergies avait par exemple déboursé plus de 7000 euros pour participer pendant deux jours au forum d'entreprises de l'école Vitae.

    → Au total, les entreprises avaient versé 40 000 euros en 2024, contribuant notamment à financer le très confortable train de vie du Bureau des étudiants.

    → Face à cette influence, des étudiant·es avaient tenté d'imposer une charte éthique aux entreprises participantes. Jugée « trop excluante » par la direction, elle avait conduit à l'annulation du forum Vitae 2025.

    💥 A-t-elle fait bouger les lignes ?

    → L'enquête a contribué à visibiliser la mobilisation des étudiant·es, selon l'un d'entre eux interrogé depuis par Moran Kerinec. Le sujet a aussi essaimé : Le Monde a notamment enquêté à son tour sur l'emprise des multinationales dans les écoles d'ingénieurs.

    → Surtout, le forum Vitae n'a toujours pas fait son retour : aucune édition 2026 n'a été annoncée. Impossible d'attribuer cette disparition à la seule enquête — mobilisation étudiante, négociations avec les entreprises et médiatisation du sujet peuvent toutes y avoir contribué.

    → Et l'article a eu un autre effet, moins visible : après sa publication, Reporterre a reçu de nouvelles alertes sur des sujets similaires. Une enquête qui en nourrit potentiellement d'autres.

    Découvrez sur Rembobine tous les impacts de l'enquête et notre entretien avec Moran Kerinec sur l'influence des multinationales dans les grandes écoles et les coulisses de son travail.

  • Trump’s approval rating is plummeting – as his fortune grows and grows | Arwa Mahdawi

    The US president says criticising his soaring investment portfolio is ‘very unfair’. Tell that to the millions of Americans struggling with the cost of living

    If I had a dollar for every time Donald Trump said something inane, I would be a very rich woman. But even with an income that steady, I could never hope to be as flush as the president. A Forbes calculation from March puts his net worth at about $6.5bn – and it’s growing rapidly. Trump made $2.2bn in 2025 via business interests that ranged from selling cryptocurrency and Trump Bibles to offering early access to his (often market-moving) Truth Social posts.

    To be fair, Trump isn’t making all this money just so he can buy golf clubs and gold toilets. No, he’s amassing these billions for the good of the little people; it’s altruism, not avarice! “I do this for our Country, not myself,” the president wrote on Truth Social on Sunday night alongside an AI-generated picture of him trading Intel stock. “I’ve made Hundreds of Billions of Dollars on Stocks, and many other type Holdings, for the U.S.A., not myself, and all I do is get criticized by the Radical Left Dumocrats. Very unfair, but what can you do!”

    Continue reading...
  • ChatGPT a construit son propre index de recherche

    Ce qu'il faut retenir :

    • ChatGPT fait tourner sa propre famille d'index appelée Labrador, qui couvre le web général, le PDF, YouTube, l'actualité, arXiv, Wikipédia, le local, la finance, le juridique, le médical, le shopping et les images.
    • Un témoignage de Nick Turley (responsable de ChatGPT) lors du procès antitrust de Google confirme que ce projet remonte à 2023, avec un objectif initial ambitieux de répondre à 80 % des requêtes via cet index propriétaire dès la fin de cette même année.
    • ChatGPT teste actuellement en conditions réelles son propre index contre des résultats scrapés, notamment sur les résultats shopping, via plusieurs expériences A/B en cours.
    • Google et Microsoft restent des fournisseurs importants : ChatGPT s'appuie sur au moins huit prestataires externes en plus de son propre index, dont Yelp, TripAdvisor et Web IQ de Microsoft.

    Labrador, une famille d'index plutôt qu'un simple raccourci vers Google

    Entre le 21 mai et le 21 juillet 2026, un champ nommé result_source apparaissait directement dans les événements serveur (SSE) de ChatGPT, révélant l'origine exacte de chaque résultat. Ce champ ne prenait que quatre valeurs possibles : Labrador, Bright, Oxylabs et SERP. Trois de ces sources sont des prestataires de scraping externes. La première, Labrador, est l'index propriétaire d'OpenAI.

    En réalité, Labrador n’est pas un index unique, mais plutôt un ensemble de sous-index spécialisés par catégorie :

    • Web général
    • PDF
    • YouTube
    • Actualité, avec des niveaux distincts pour le dernier jour, les sept derniers jours et le reste
    • arXiv
    • Wikipédia
    • Local
    • Finance, avec un sous-index dédié aux PDF financiers
    • Juridique
    • Médical
    • Shopping
    • Images

    Cet index stocke des données similaires à celles d'un moteur de recherche classique comme Google : contenu complet des pages, date de crawl et date de publication. Cette architecture reproduit ce que Google a mis deux décennies à construire, à savoir un index web généraliste complété par des index verticaux spécialisés selon le type de contenu.

    Des offres d'emploi qui confirment la construction d'un index propriétaire

    Plusieurs offres d'emploi publiées par OpenAI apportent des indices concrets sur cette infrastructure.

    • Une offre de poste "Software Engineer, Foundations Search" mentionne explicitement la conception et l'exploitation de systèmes d'indexation, de pipelines de récupération et de couches de service.
    • Une offre pour un poste d'"Engineering Manager, Online Data Systems" va plus loin : l'équipe Online Data y est décrite comme responsable de la base de données en ligne centrale et des services d'indexation derrière les applications de production d'OpenAI, ChatGPT compris. Cette même offre évoque une infrastructure fonctionnant à l'échelle de l'exaoctet, répartie sur plusieurs régions et plusieurs clouds. Un exaoctet représente 10 puissance 18 octets, soit un 1 suivi de 18 zéros, une échelle qui ne se justifie pas pour un système qui se contenterait de relayer des requêtes vers l'index de quelqu'un d'autre.
    • Une troisième offre, centrée sur la récupération par embeddings, demande explicitement la conception de nouveaux objectifs d'entraînement d'embeddings, d'architectures de vector store scalables et de méthodes d'indexation dynamique, avec un travail sur des représentations denses, éparses et hybrides. La représentation éparse renvoie au vocabulaire du TF-IDF et du BM25, les techniques de classement lexical sur lesquelles Google lui-même s'est construit. Associée aux embeddings denses, cette combinaison correspond exactement à ce qu'il faut pour faire fonctionner une fusion de rang réciproque (RRF), un mécanisme documenté par Metehan Yesilyurt, chercheur GEO chez Peec AI.

    Un projet qui remonte au procès antitrust de Google, en 2024

    La construction de cet index n'est pas récente. Elle démarre au début de l'année 2024, au moment où Google constatait de son côté que les systèmes RAG réduisaient les hallucinations des modèles de langage.

    Pour bâtir son propre index, ChatGPT avait besoin d'un fournisseur de données de recherche sur lequel s'appuyer. Lors du procès antitrust de Google, Nick Turley, responsable de ChatGPT, a témoigné sous serment sur ce sujet précis. Il a expliqué qu'OpenAI rencontrait des problèmes de qualité importants avec les données de recherche fournies par des partenaires autres que Google, et que l'entreprise souhaitait à l'époque travailler avec Google. Une offre que Google a refusée.

    Ce refus explique pourquoi OpenAI a dû se rabattre sur un plan B : construire son propre index en interne. Selon le témoignage de Turley, OpenAI a commencé à bâtir cet index dès 2023, avec pour objectif de répondre à 80 % des requêtes grâce à cet index avant la fin de cette même année, un calendrier extrêmement ambitieux pour un projet parti de zéro.

    Le même témoignage livre un chiffre bien différent : même avec un accès complet aux données de l'index de Google, il faudrait à OpenAI au moins cinq ans pour simplement déterminer si répondre à 100 % des requêtes via son propre index est réalisable. Cet horizon, bien plus long que l'objectif initial de 80 % fin 2023, montre qu'une indépendance totale vis à vis des fournisseurs externes ne se décrète pas. Elle se construit progressivement, requête par requête, sans garantie d'y parvenir un jour. La stratégie semble être restée la même depuis le départ : s'appuyer sur des fournisseurs externes comme Google pour démarrer, puis augmenter chaque année la part de son propre index.

    Le shopping, la vitrine la plus visible de cette bascule

    Pour observer l'index d'OpenAI en action, le secteur du shopping offre l'exemple le plus parlant. En mi-août 2026, une expérience A/B nommée "prefer-index-over-serp-v3" affectait 8 % des conversations. OpenAI teste donc son index produit sur des tranches de trafic allant de quelques pourcents jusqu'à 20 %.

    Les détails techniques d'implémentation n'ont pas pu être établis pour cette expérience précise, mais ils ont pu l'être pour une autre, nommée "shopping-reduced-topn-v4b". La pile technique qui en ressort se décompose ainsi :

    • Une composante lexicale BM25, qui réduit le champ à dix sources pour le classement.
    • Un module rerank400, qui reclasse un pool de 400 candidats.
    • Un pool d'entrée prod400, composé de 400 produits.
    • Une recherche vectorielle par plus proches voisins approximatifs (ann4096), exécutée sur deux dimensions différentes, 12 288 et 4 096.

    Au 2 septembre 2026, au moins cinq expériences liées au shopping tournaient encore en parallèle : prefer-index-over-serp-v3, chatgpt-shopping-noamazon, shopping-index-q2qb, shopping-hqi-v2 et shopping-hq-v1. Il n'est pas confirmé que "hqi" signifie "high quality index", mais il est établi que prefer-index-over-serp-v3 et shopping-index-q2qb reposent toutes deux sur l'index propre de ChatGPT.

    Cinq expériences actives simultanément sur du trafic shopping réel témoignent d'une équipe qui construit activement un index produit et valide sa fiabilité avant un déploiement complet.

    Pourquoi ChatGPT met aussi en cache des pages entières

    La récupération en direct est trop lente pour être utilisée à chaque requête. Selon le HTTP Archive Almanac, 58 % des pages web mettent plus de 0,8 seconde à se charger, un délai incompatible avec l'échelle à laquelle ChatGPT opère.

    Cette contrainte a orienté vers l'hypothèse d'un cache, sur le modèle d'anciens brevets Google décrivant la conservation des pages les plus consultées dans un index séparé et plus rapide. Pour vérifier cette hypothèse, Metehan Yesilyurt a publié un site de test contenant un milliard de pages, dans le seul but d'observer le comportement de crawl de ChatGPT. Début septembre 2026, 6 millions de ces pages avaient déjà été explorées, à un rythme de 35 000 requêtes par heure, et le crawl se poursuivait.

    Un crawl aussi intensif n'a de sens que si les pages récupérées sont conservées quelque part : les récupérer pour les jeter immédiatement n'aurait aucun intérêt. La mise en cache permet aussi à OpenAI d'anticiper les tâches coûteuses, comme le calcul des embeddings en amont et le filtrage des pages de faible qualité avant qu'elles n'entrent dans le pipeline, plutôt que de refaire ce travail à chaque requête.

    Pour confirmer cette hypothèse, un test a été mené avec le mode verrouillé de ChatGPT, qui empêche la navigation en direct mais permet toujours de renvoyer des résultats hors ligne ou mis en cache. La même question, portant sur la dernière version de la page d'accueil, a été posée pour plusieurs éditeurs SEO majeurs, dont Search Engine Journal, Search Engine Land et Search Engine Roundtable. Dans chaque cas, ChatGPT ne récupérait pas les pages en direct mais les servait depuis son propre cache.

    Google et Microsoft n'ont pas disparu du paysage

    ChatGPT n'a pas remplacé les moteurs de recherche classiques. Il continue de s'appuyer sur plusieurs fournisseurs, dont Google et Microsoft.

    Un test mené par Malte Landwehr, CPO chez Peec AI, illustre cette dépendance persistante à Google. Il a sélectionné un site sans trafic organique et a posé des questions le concernant uniquement à ChatGPT, sur des jours précis. Ces jours-là, Google Search Console affichait un pic de trafic pour ce site précis, une preuve directe que ChatGPT continue d'interroger Google pour étayer ses réponses.

    Bing apparaît également, principalement dans les sessions de Deep Research. Les événements SSE diffusés pendant une session de Deep Research font clairement référence à Bing comme source de résultats, comme l'a signalé le chercheur GEO Peec AI David Konitzny sur LinkedIn.

    La plateforme de grounding Web IQ de Microsoft, qui met en avant une latence P95 inférieure à 165 millisecondes et une récupération économe en tokens, cite directement ChatGPT parmi les produits qu'elle alimente déjà, aux côtés de Copilot et de clients entreprise comme Nasdaq.

    En rassemblant tous les fournisseurs identifiés au fil de cette enquête, ChatGPT combine au moins huit sources externes en plus de son propre crawler :

    • Son propre crawler, qui fonctionne indépendamment de tout moteur de recherche externe.
    • Bright, très probablement Bright Data, qui scrape directement les résultats web de Google et, séparément, Google Maps pour les fiches locales.
    • Oxylabs, qui scrape Google et alimente spécifiquement le sous-index actualité.
    • Un troisième canal de scraping de résultats de recherche, identifié simplement sous "serp" dans les données, qui alimente également l'actualité ainsi qu'une version mixte de résultats locaux.
    • Yelp.
    • TripAdvisor.
    • Deux canaux internes anonymes, nommés b1 et b3 : b1 remonte les sites d'entreprises et les pages Facebook, b3 redirige vers Google Maps.
    • Web IQ, la plateforme de grounding de Microsoft, confirmée par Microsoft comme alimentant déjà ChatGPT aux côtés de Copilot et de Nasdaq.

    Ce que cela change concrètement pour votre stratégie

    Considérer que la visibilité sur Bing garantit la visibilité sur ChatGPT n'est plus une hypothèse fiable. Le rapport entre les deux est plus faible qu'on ne le pense, et ce qui ressemble à du Bing peut en réalité transiter par Web IQ de Microsoft, un produit différent conçu pour d'autres usages.

    Si vous vendez des produits, il est indispensable de surveiller spécifiquement votre apparition dans les résultats shopping de ChatGPT. C'est aujourd'hui l'endroit où la bascule vers l'index propriétaire est la plus visible, et elle affecte directement la sélection des produits affichés.

    Si les fiches locales comptent pour votre activité, soignez-les en priorité sur Yelp et TripAdvisor, traités comme des partenaires sous licence. Les données de Google Maps atteignent de toute façon ChatGPT, mais sans que vous ayez votre mot à dire sur la manière dont elles sont sourcées.

    Enfin, le mode verrouillé de ChatGPT permet de vérifier concrètement si vos pages les plus importantes ont déjà été mises en cache, un test simple à reproduire pour évaluer votre propre visibilité dans ce système.

    L’article "ChatGPT a construit son propre index de recherche" a été publié sur le site Abondance.

  • [Nancy] Ciné-club du Geyser : « Atlantique »

    Rendez-vous le lundi 28 septembre à 20h au Geyser – 11 Grande rue, Nancy.

    « Atlantique » de Mati Diop, un film politique et romantique sur une jeunesse des banlieues dakariennes.

    La projection sera suivie d'un moment de convivialité autour d'une boisson, de grignotages vegans et de musique.

    Venez nombreux·ses <33

  • Procès de Jeremy* - Appel à rassemblement

    En janvier 2022 une action de sabotage écologique a lieu dans une gravière à Sézegnin contre le géant suisse du ciment Holcim. Jeremy*, principal suspect, sera jugé le 17 septembre à Genève.

    En janvier 2022 une action de sabotage écologique a lieu dans une gravière à Sézegnin contre le géant suisse du ciment Holcim, qui compte parmi les 50 entreprises les plus polluantes au monde. Accusé de avoir participé à cette action, en mars 2023, Jeremy* est arrêté à son domicile et conduit derrière les barreaux. Il passera 3 mois en détention préventive.

    En 2024, le Tribunal fédéral reconnaît illégale la procédure de prise d'ADN ayant conduit à l'identification de Jeremy*. Faute de preuves dans un dossier désormais vide, le Ministère public arrive jusqu'à séquestrer les carnets intimes écrits en prison par Jérémy avec le prétexte d'une fouille sur un autre détenu. Aujoud'hui, la justice s'entête malgré à vouloir porsuivre Jeremy* et le 17 septembre prochain il est convoqué devant le Tribunal de police prochain pour répondre à de lourdes accusations. L'acharnement judiciaire qu'il a subi tout au long de l'affaire démontre l'intention qu'a l'Etat de faire de Jeremy* un exemple dissuasif pour tout le mouvement écologique, par tous les moyens nécessaires.

    Mépris condescendant pour les manifestations étudiantes, évacuation brutale de la ZAD du Mormont et intrusion massive dans la vie privée des membres de XR-Genève, la réponse que l'Etat a donnée à une génération avide de changements urgents a été le fichage, les amendes et les menottes.

    Pour faire entendre une autre voix, le comité de soutien à Jeremy* appelle à un rassemblement devant le Palais de justice le jeudi 17 septembre à 7h30. Pour une réponse concrète au changement climatique et à la destruction du vivant, qui cible ses responsables plutôt que les mouvements qui les dénoncent, soyons nombreu.sexs devant le Palais de justice le 17 septembre prochain !

  • Le timide réveil écologique des influenceurs après un été de chaos climatique

    Le terrible été 2026 a forcé certains influenceurs à sortir de leur réserve en s'inquiétant du péril climatique. La prise de conscience est toutefois superficielle : leur modèle économique reste basé sur les partenariats encourageant la surconsommation.
    Et soudain, le réchauffement climatique semble exister. Un peu, du moins. Face à l'été infernal que nous avons subi, les influenceurs ne peuvent plus vivre dans leur tour d'ivoire. La réalité a fait voler en éclats l'écran qui les séparait (…)

    Lire la suite - Info / Numérique
  • Le ministre macroniste Benjamin Haddad rend hommage à un écrivain antisémite et collaborateur des nazis

  • « Faire des vidéos, je trouve ça hyper déplacé » : quand l'été du chaos force les influenceurs à se soucier d'écologie

    Le terrible été 2026 a forcé certains influenceurs à sortir de leur réserve en s'inquiétant du péril climatique. La prise de conscience est toutefois superficielle : leur modèle économique reste basé sur les partenariats encourageant la surconsommation.
    Et soudain, le réchauffement climatique semble exister. Un peu, du moins. Face à l'été infernal que nous avons subi, les influenceurs ne peuvent plus vivre dans leur tour d'ivoire. La réalité a fait voler en éclats l'écran qui les séparait (…)

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  • Faire la fête entre futurs expert∙es de l'environnement... grâce à TotalEnergies et consorts

    Source : Rembobine
  • Interdiction de chasse : le grand tétras et le lagopède alpin désormais protégés

    La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) salue une « excellente nouvelle » pour la biodiversité de montagne. Le lagopède alpin et le grand tétras ne peuvent plus être chassés. Ils sont désormais classés sur la liste des espèces protégées, par deux arrêtés publiés au Journal officiel le 8 septembre.
    Lorsqu'une espèce est protégée, il est interdit de détruire les nids de ces animaux, de les mutiler, de les tuer ou de les capturer, de les perturber intentionnellement dans leur milieu (…)

    Lire la suite - En bref / Animaux , Chasse , Montagne
  • Distraction passive, impact des chatbots : ce que révèle l’étude PISA 2025 sur l’IA et le numérique

    Le 8 septembre 2026, l'OCDE a publié son enquête PISA 2025. On y trouve notamment un tableau statistique inédit, le premier à mesurer l'usage scolaire de l'IA générative.

  • Musk review – epic study of the world’s richest and most banal man

    Venice film festival: Alex Gibney interviews former colleagues, wives, the trillionaire’s father and a CG avatar in this absorbing documentary

    ‘Elon is a nuke.” The speaker is Ashley St Clair, a former conservative Maga influencer and one of Elon Musk’s former girlfriends-slash-baby mommas.

    She is a fascinating expert witness in Alex Gibney’s four-hour epic study of the world’s richest and dullest man: the overgrown brattish South-African-born trillionaire plutocrat, ersatz visionary and Trump courtier who owns Tesla cars, SpaceX rocket ships, Starlink satellites on which nation states’ military capabilities are increasingly reliant, X (formerly Twitter) which shapes the collective “incel” id of billions and GrokAI whose vast server farms daily guzzle oceans of precious water.

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  • Paiement agentique : Revolut affirme avoir réalisé la première transaction par IA en France avec Visa

    Laisser des agents d’IA régler les achats courants : c’est ce vers quoi se dirigent Revolut et Visa, qui ont annoncé le 7 septembre la réalisation du premier paiement par IA en France, en conditions réelles. “Ce test visait à mieux comprendre comment ce type de paiement pourrait fonctionner dans des situations d’achat réelles, tout en garantissant le consentement du client, les contrôles de l’émetteur et le maintien des protections existantes”, tempèrent les deux entreprises dans un communiqué.

  • Contre l'autoroute A 412 dans le Chablais : c'est maintenant !

    Ce lundi 7 septembre au matin, le chantier de l'A412 entre Machilly et Thonon a démarré, avec engins de chantier et Flics. Des habitant·es·x résistent, c'est le moment de les soutenir !

    Depuis le début de matinée, ce lundi 7 septembre, des abatteuses géantes et des camions d'extraction tentent de rentrer dans la Fôret de Planbois et ses zones humides. Le promoteur attaque simultanément sur plusieurs points pour raser un maximum d'arbres avant tout recours et déclarer le chantier inarrêtable.

    C'est ces prochains jours que tout se joue.

    Bilan du premier jour, lundi 7 septembre.
    Ce lundi, des abbateuses et autre engins, escortés par des flics, ont pu démarré le saccage de la dernière grande forêt de plaine du bassin lémanique. les dégâts sont déjà grands. Pendant que des milliers d'hectares brûlent, que les glaciers s'effondrent et que le reste sèche, on a pu voir de quoi Eiffage était capable pour passer en force.

    Mais dès ce lundi, on a pu aussi voir spontanément des dizaines de personnes s'opposer physiquement aux machines, organiser des ravitaillements... En bloquant le chantier, iels ont aussi contré l'argument des politicien·nes qui martèlent que l'ensemble du chablais attend cette autoroute.

    Non, des habitant·es·x résistent et la lutte continue.

    Des actions possibles dès maintenant :

    • Rejoignez le terrain : suivez les infos ici et sur les réseaux pour connaître les points de blocage en cours, préférez le vélo ou la marche pour l'approche finale. (la situation évolue vite sur place, renseignez vous sur le tracé et les accès avant ) :

    Les adresses d'infos du collectif stop A412

    • organisez-vous collectivement, contactez vos proches dans le secteur, équipez-vous en conséquence : bonnes chaussures, eau, nourriture, banderoles, gilets visibles, papiers d'identité si possible (contrôles sur place),
    • venez si possible sans téléphone, et sans carnet d'adresse,
    • soutenez financièrement la caisse d'urgence, pour la logistique de lutte,

    La résistance sur le terrain va s'amplifier et devoir tenir sur la durée : si vous n'êtes pas disponibles ou proches maintenant, organisez-vous dans vos villages et vos quartiers pour venir bientôt. Tenez vous informé·es·x de la situation sur place, en lien avec les habitant·es·x qui résistent.

    Depuis plus de 30 ans, l'opposition a tenu en échec plusieurs générations de politicien·nes et promoteurs véreux : il n'y a toujours pas d'A412, et il n 'y en aura pas !

  • reVCDOS - Vice City en entier dans un onglet

    Vous vous souvenez de GTA Vice City ?

    Non ? C'est normal, c'est un petit jeu qui est passé relativement inaperçu ^^. Dans ce jeu, on est plongé dans le Miami des années 80, avec ses chemises à fleurs, Tommy Vercetti et la radio à fond dans une décapotable volée.

    Eh bien bonne nouvelle pour les fans, le jeu tourne aujourd'hui en entier dans un onglet de votre navigateur, sans rien avoir à installer, et ça s'appelle reVCDOS.

    Derrière, c'est reVC, on retrouve la décompilation du moteur du jeu dont je vous ai déjà parlé, recompilée en WebAssembly par l'équipe de DOS.Zone. Autrement dit, ce n'est pas de l'émulation mais le vrai moteur d'origine qui tourne direct dans un browser.

    Et ça se joue comme vous voulez, au clavier et à la souris, à la manette, ou carrément du bout de votre doigt tout gras sur un téléphone en portrait comme en paysage.

    Les codes de triche marchent aussi, tapés au clavier comme à l'époque, et vous pouvez charger vos propres mods dans le navigateur avec des fichiers dff et txt qui sont supportés tels quels, sans conversion.

    Si vous êtes chaud, pour jouer, ça se passe sur la page du projet . Le jeu a besoin des données de Vice City, et le site vous propose cinq façons de les lui donner : Il y en a 2 qui les téléchargent pour vous, dont un torrent, et 3 qui vous laissent envoyer les vôtres, en dossier, en fichiers ou en zip. Je vous conseille la deuxième méthode, car la première, c'est du piratage, et le piratage, c'est maaaal ! Et ouais, il faut bien financer les petits studios comme Rockstar.

    Bref, il vous faut les fichiers du jeu d'origine mais bonne nouvelle : sur Steam, on trouve encore aujourd'hui la Definitive Edition, à 59,99 €. Franchement, pour un jeu sorti y'a 24 ans, c'est vraiment donné, non ? Ah bah oui, je vous l'ai dit, il faut financer les petits studios.

    Et si vous préférez héberger le bidule vous-même, sachez que le dépôt Github du projet publie les binaires et une image Docker qui convertit vos fichiers au format attendu ! Comptez une cinquantaine de mégas au démarrage, le reste arrive en cours de partie.

    Un truc à savoir avant de vous lancer, parce que ça pique : les sauvegardes locales sont pétées depuis des mois, et l'auteur a fini par lâcher sur son forum que "les sauvegardes ne sont disponibles qu'avec un abonnement". Donc si vous vous lancez dans une partie, il faudra jouer jusqu'au bout. Ou alors, vous vous démerdez pour débuguer votre install.

    Et profitez-en tant que c'est là, parce que Take-Two a déjà fait tomber ce portage à coups de DMCA l'an dernier. Bref, un tour à Vice City ce soir, ça ne se refuse pas.

    Source : Tom's Hardware

  • [IA Insider] Des agents IA aux commandes de cyberattaques : OpenAI perd le contrôle

    À la une

  • Kickban a filmé sa tournée et Pixel Syndrome en a fait un film

    Les copains de Kickban viennent de mettre en ligne le film de leur tournée du printemps, et vous allez voir, ce n'est pas un teaser de trois minutes bricolé à l'arrache. C'est un vrai documentaire de 55 minutes, baptisé "MEUPORG TOUR : les coulisses", qui vous embarque dans le camion avec eux.

    Cette tournée, c'était 6 dates qui se sont enchaînées du 17 au 25 avril dernier, avec un invité local en première partie selon les soirs. Ils sont partis du sud de la France à Aix-en-Provence pour remonter jusqu'à Nantes, en passant par la Suisse.

    Charger la vidéo depuis YouTube Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

    Et si vous avez besoin qu'on vous explique le nom de cette tournée, c'est que vous n'étiez pas là en mars 2010 quand un journaliste de Télématin a parlé à l'antenne des jeunes qui se goinfraient de "meuporg", avant d'épeler tranquillement M-M-M-P-O-R-P-G. J'en avais même parlé à l'époque . Hé ouais, j'suis vieux !

    Kickban, si vous ne connaissez pas c'est un trio pop-punk qui existe depuis 2016, avec des textes en français qui tournent principalement autour de la programmation, des jeux vidéo, des séries et du cosplay. J'avais déjà relayé quelques-uns de leurs clips ici (et je tourne même dedans !!). En face d'eux, on retrouve aussi Pixel Syndrome qui joue un metal industriel bien plus lourd, avec des sonorités de jeux vidéo à l'anciennnnne collées sur les riffs.

    Ce qui est cool aussi, c'est que le film ne garde pas que les bons moments. Dans une tournée, il y a des bons soirs et puis il y a des soirs où la salle est un peu plus vide. Mais ça n'a pas découragé nos artistes, qui trouvent toujours moyen de rebondir ^^.

    Bref, si vous voulez voir à quoi ressemble vraiment une tournée quand on n'a ni tour bus ni équipe technique, c'est un super docu !

    Source : le billet de Kickban

  • Noyer l'urgence dans l'urgence, intervenir pour que rien ne change

    Comme le travail médical et humanitaire, l'action sociale est de plus en plus confrontée à l' urgence, alors même que l' essence de sa mission d'écoute ou de lien social demande du temps. L'urgence lui impose une réponse rapide face au mal-logement, à l'asile, aux VSS, aux problèmes de santé ou au chômage. Plutôt que de faire taire ces crises qui sont autant de signes de ses défaillances, l'Etat semble préférer les assumer et organiser leur prise en charge, en co-gestion avec le monde associatif. Que cache cette intervention humanitaire providentielle ? Il faut moins y voir une tentative de l'Etat de s'améliorer en continu que d'évacuer les problèmes sociaux structurels en les traitant comme des urgences. Avec l'urgentisation du social, l'Etat a trouvé une manière de relativiser ses failles ; il les noie dans le spectacle du traitement de leurs effets. L'urgence apparaît domestiquée, acceptable et organisée par une gouvernementalité humanitaire s'étendant de l'Etat à l'associatif et alliant délicatement compassion et rationalisation, aide et condition, intégration et exclusion.

    NOYER LES CAUSES DANS LES SYMPTÔMES

    Pour l'Etat (et celleux qui souhaitent l'améliorer), reconnaître des urgences comme le sans-abrisme, le chômage, l'accueil des exilé-es, les violences faites aux femmes ou aux personnes LGBT+ permet de déplacer l'attention des causes vers les symptômes de l'urgence. Plusieurs tactiques de décentrage et donc de déresponsabilisation sont alors à l'oeuvre :

    1.SPECTACULARISER

    La mise en spectacle de la violence et de la prise en charge des inégalités et des crises sociales occultent leurs origines que sont le travail, le capitalisme, l'Etat ou ses frontières. Elle permet de répondre à quelques situations - souvent médiatisées comme le plan Grand froid à Paris ou l'accueil massif de migrant-es ukrainien-nes - plutôt qu'à toutes. Lâcher du lest par-çi par-là, pour mieux régner sur la totalité. Conjointement, la mise en urgence d'un sujet laisse induire qu'il est possible de sortir de l'impuissance : de la crise peuvent émerger des victoires. Il ne s'agira jamais d'augmenter réellement nos libertés mais d'insertions professionnelles, de régularisations ou d'indemnisations. L'aide d'urgence permet de digérer les revendications sociales, de légitimer l'intervention institutionnelle et de perpétuer l'illusion de la prise en charge de nos besoins. Une stratégie reprise souvent inconsciemment par les cadres associatifs et autres gestionnaires de l'urgence pour éviter la délicate perspective de la transformation radicale de la société, peu propice aux dons, aux subventions ou aux votes.

    2. INDIVIDUALISER

    Le décor une fois posé, le décentrage de la cause vers le symptôme s'opère ensuite en ignorant les origines structurelles et les rapports de domination pour préférer individualiser et moraliser leur responsabilité. Du côté des pouvoirs publics, c'est par exemple la critique de travailleurs sociaux maltraitants plutôt que celle d'un travail qui rend violent ou encore, d'hommes errants menaçants plutôt que l'abolition des frontières qui précarisent. Du côté des associations, une exclusion de certains individus violents de leurs dispositifs d'aide, une moralisation de la question politique avec des bons et mauvais points militants ou une concentration de la critique sur des “grands méchants” (Bardella, Bolloré, etc.), bien plus fédératrice qu'une critique de la démocratie et de son travail, de la gauche, de ses centres de rétention administrative (créés par Mitterand) et de ses frontières.

    3.TRANSFORMER ENRIVE... OU NORMALISER

    Puis quand un rapport systémique de domination n'est plus ignorable ou que la défense se complique, la stratégie du pouvoir peut être d'en reconnaître la dimension structurelle tout en la traitant comme crise et dérive, donc en l'évacuant aussitôt comme un “dysfonctionnement” corrigeable. La diversion vers les “dérives” s'accompagne de nouvelles explications, bien loin de leur radicalité première, et de mesures dont l'objectif n'est pas un changement de structure, mais d'un retour à la normalité. La pirouette fait céder du terrain mais seulement pour un temps. Ainsi, les causes de la misère des SDFs sont souvent naturalisées comme une fatalité (quand elles ne sont pas attribuées à ces mêmes individus), comme une externalité négative malheureuse d'un système capitaliste imparfait mais “le moins pire qu'on ait”, ce qui permet alors d'évincer toute critique du travail ou du capital qui pourtant les met à la rue. Plutôt que de viser la transformation de la société ou la sortie du capitalisme, on cherchera à réduire et à contenir les violences familiales, les cercles vicieux de l'alcoolisme ou les imperfections du marché du travail, en renversant ces symptômes comme des causes premières de nos urgences. Quand l'Etat parle de problèmes managériaux, de plans d'investissements à mener, de santé mentale ou de perte de sens à corriger, le monde associatif peut lui revendiquer un manque de moyens à combler (pour continuer de faire plus ou moins la même chose, toujours en moins pire) ou pointer du doigt un manquement au droit, ce même droit qui structure et légitime par ailleurs les dominations de l'Etat et de sa justice. L'associatif cherchera souvent plus à en corriger les “abus” qu'à dépasser leurs structures. On chantera “un toit c'est un droit” et conclurons nos manifestations après des mises-à-l'abri ou des régularisations, aussi temporaires que cycliques. Comme si les rafles de personnes exilées, leurs encampements et leurs refoulements aux frontières de l'Europe n'étaient que des dérives. On scandera “Vérité et justice”, comme si les meurtres policiers n'étaient que des bavures à faire reconnaître par la Justice, que le droit était du côté de l'émancipation, que deux siècles de démocratie capitaliste étaient réformables.

    4.NOYER LE TOUT DANS LE TOUT

    Enfin, le décentrement de la cause vers le symptôme s'achève en noyant l'urgence dans l'urgence, en la multipliant de telle façon qu'il n'y en ai plus vraiment, ou que l'on s'y habitue. Pour bien laver son linge, il suffit de le mélanger et de laisser tourner la machine. Gérer l'urgence c'est en faire non plus une temporalité extraordinaire, mais la modalité normalisée de l'action, sociale ou humanitaire. Saturer l'espace public de crises concurrentes aux effets spectaculaires, les multiplier et les traiter avec la même énergie jusqu'à ce que cette importance de tout ne veuille plus rien dire. Une urgence de tout qui s'auto-institue, s'autonomise et s'annule dans un même geste.

    L'urgence sidère par la gravité et le spectaculaire de ses symptômes : des violences s'exercent, des campements sont érigés, des situations dégénèrent, des gens meurent. La dramatisation et le lexique guerrier soutiennent alors leur gravité, que ce soit pour affronter le coronavirus, le chômage ou le terrorisme ou en parlant de “crises migratoires”. A la “War on drugs” américaine, Darmanin renchérit par la “Bataille de Stalingrad“. L'information nous vient par l'image qui clive ou qui fédère, toujours autour d'affects et d'indignations universelles comme la souffrance ou les Droits de l'Homme, inlassablement récupérés par les pouvoirs en place qui se placent en pompiers de leur propre incendie. Sidérante, l'urgence émeut et indigne autant qu'elle paralyse et immobilise ; elle pousse soit à la tétanie, soit à l'action immédiate de palliation, à la panique, aux pulsions conservatrices et aux réflexes humanitaires, pour le moins pire plutôt que contre le tout.

    Tout comme la surinformation désinforme, l'empilement des crises produit une concurrence des urgences qui empêche toute politisation globale des problèmes. Ce que l'on attendait hier de l'avenir et des grands projets révolutionnaires semble davantage exigé dans le présent, heureuse nouvelle s'il était moins un présent de la résignation, du moins pire et de la réforme qu'un présent de l'expérimentation de la liberté et de la révolte. Irrémédiablement, la réponse à tous ces problèmes est un Etat plus fort et plus progressiste, appelé de nos voeux à chaque élection. Ou de nouvelles personnes providentielles comme a pu l'être Emmanuel Grégoire et tant d'autres, auto-proclamé pourfendeur des violences faites aux enfants et du sans-abrisme. C'est lui qui, lorsque le sujet des SDF reviendra chaque hiver comme une urgence, déclenchera des “plans Grand Froid” alors qu'iels seront expulsé-es et mourront dans la rue le reste de l'année.

    SAUVER POUR NE RIEN CHANGER

    Cette temporalité cyclique de l'urgence sociale traduit une politique de la pitié qui se déclenche surtout à l'approche du pire, donc généralement de la mort. Pour faire objet d'indignation consensuelle dans l'opinion publique, la mortalité doit être spectaculaire et imminente : noyade en Méditerranée, enfants à Gaza, victimes du SIDA ou mort-es dans la rue. Contrairement aux rêves droitsdel'hommistes, l'urgence n'est jamais universelle, traitée de manière inconditionnelle. Elle dépend d'une reconnaissance politique, en réaction à une situation dramatique ou par anticipation de son aggravation potentielle. Toujours a postériori, par calcul du nombre de morts acceptables. Comme si la mort n'était inacceptable que dans certaines situations d'injustice, celles où les victimes ne méritaient vraiment pas leur situation. Comme si la mort constituait l'ultime et unique garde-fou moral capable de contraindre à l'intervention, la seule chose contre laquelle l'opinion publique peut encore s'indigner, à ceci près que toutes les morts ne semblent pas se valoir. En outre, ce n'est même plus tant le décès d'une personne sans-abri qui émeut en tant que telle mais l'espace que son événement occupe dans l'actualité, la politique se faisant plus que jamais celle de l'émotion.

    À l'instrumentalisation de la compassion par les politiques publiques et caritatives qui invitent au secours plutôt qu'à la révolte s'ajoute un répertoire d'actions lié au sauvetage par l'intégration. La morale humanitaire semble indiquer de prendre soin des individus, sufisamment pour les sauver de la mort et maintenir leur capacité productive mais suffisamment peu afin d'éviter l'émergence d'autres possibles. Les mettre à l'abri aux quatres coins de la France dans des hébergements d'urgence éphémères pour les isoler et tuer leurs luttes. Atténuer la souffrance pour ne rien changer, parler d'exclusion pour ne pas parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté, parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté pour ne pas parler du capitalisme ou du travail. Individualiser les malheurs plutôt que les penser en termes de dominations, parler de traumas à soigner plutôt qu'interroger leurs origines, montrer de la compassion face aux souffrances plutôt que d'interroger la justice de l'Etat et des organisations qui s'y réfèrent. La lutte pour l'autonomie et la liberté s'effacent devant le langage humanitaire des pouvoirs publics.

    Cette dépolitisation par l'urgence est entretenue en bout de chaîne par nos organisations militantes qui pour vivre ou se faire connaître jouent le jeu de la spécialisation des crises et des politiques publiques en investissant une “cause” comme l'enfance, les VSS ou le sans-abrisme. Etat, partis ou associations traitent chaque cause d'urgence au cas par cas, occultant leurs origines systémiques liées à l'organisation du travail, aux rapports de domination, à la captation des richesses ou l'organisation de la dépendance économique qui peuvent expliquer chacune de ces urgences. Puisqu'aller plus loin dans la critique signerait la fin de leurs financements, de leur légitimité voire de leur existence, les associations et organisations militantes se contentent généralement d'un plaidoyer de réforme et en appellent finalement toujours à un capitalisme plus inclusif plutôt qu'à son renversement. Automatic word wrap
    La faim, le mal-logement et les différentes violences sociales sont pourtant les résultats du capitalisme. Ce qu'il y a derrière ces urgences, ce sont des écarts répétés et grandissants entre le revenu et le coût de la vie, du surendettement, des expulsions de plus en plus fréquentes et d'autres processus anti-sociaux et inégalitaires nourris par l'Etat, son monde économique, sa démocratie et ses organisations “gestionnaires malgré elles”.

    NORMALISER L'URGENCE, LÉGITIMER L'INTERVENTION

    En inscrivant les souffrances sociales comme dérives à soigner, l'Etat et les pouvoirs associatifs justifient ainsi mieux leur propre intervention. L'Etat efface non seulement sa responsabilité à la source mais s'auto-institue dans le même mouvement comme seul calmant légitime. En bon gestionnaire de sa propre crise, ses plans contre les VSS, ses aides sociales et autres fumisteries rejouées à chaque élection légitiment son existence ainsi que celle de ses différents acteurs de la gestion de l'urgence, qu'ils soient politiques, humanitaires, ingénieurs ou militaires. Normalisée, l'urgence est renversée et récupérée comme élément de pacification : il ne s'agit plus de lutter mais d'être solidaires, ensemble pour le moins pire.

    C'est la nature même de l'Etat, qui quand il ne peut pas se trouver d'ennemis extérieurs pour fédérer autour de guerres, doit se tourner vers des ennemis intérieurs à expulser ou des urgences à pallier. La crise justifie la mise en place de moyens extraordinaires comme les camps, les statuts administratifs précaires, les centres de rétention ou de nouvelles formes de dépendance (plans de régularisation, aides sociales etc) qui sont autant d'outils de pacification sociale. Une intervention naturalisée, non questionnable et même souhaitée : il en va de la survie des gens !

    Pendant l'état d'urgence sanitaire lié au Covid-19, la police a pu punir sans passer par un juge grâce à l'usage massif d'amendes forfaitaires, qui ont particulièrement été appliquées dans les quartiers pour les maintenir dociles. À Paris, des formations et des assermentations express ont été données aux services de sécurité des bailleurs sociaux (le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance) pour permettre aux gardiens de patrouiller dans les résidences HLM, dresser des procès-verbaux face aux “incivilités” et faire respecter les mesures de confinement. Les exceptions du droit d'un Etat d'urgence permanent. Dans le même mouvement, l'intervention associative prend tout son sens. Par la gestion des urgences, la question sociale cesse d'être pensée en termes de rapports de classe ou d'affinités révolutionnaires pour être fragmentée en bénévoles “soutiens”, salarié-es expert-es et “publics” bénéficiaires, selon le vocable symbole de cette asceptisation et victimisation des luttes. Là où émergeaient les idées d'entraide, de conflictualité ou d'autonomie populaire apparaissent subventions, expertise, prévention, accompagnement, évaluation et partenariats. Distribution alimentaire sans espace politique, atelier CV plutôt qu'organisation collective, participation symbolique des “premier-es concerné-es” ou communication humanitaire basée sur des témoignages plus que sur des ouvertures d'espaces autonomes…

    On nous soutiendra que ces compromissions ou que l'aide à l'intégration (par le travail et les papiers) avant la révolution vient des “premier·es concerné·es”, alors que tout est fait dans la société et dans les organisations d'aide d'urgence pour que les plus précaires n'aient ni le temps ni l'espace de demander autre chose que l'aide humanitaire. Et que nous, “soutiens”, travaillions - potentiellement salaire à la clé - à réparer des symptômes qui donnent du sens à notre militance. C'est ainsi tout un système de représentation de nos besoins qui est validé sous couvert d'humanisme, occultant d'autres perspectives d'entraide, de questionnement, de collectivisation et d'autonomie. L'organisation de l'urgence agit ici comme extension de la démocratie représentative qui nous prive de nos moyens d'organisation et de subsistance. Ce sont nos cadres étatiques ou sociaux qui décrètent nos urgences et débloquent nos aides, ou nous-mêmes qui finissons par devenir nos propres cadres, que ce soit par quête de sens, par croyance de pouvoir faire mieux de l'intérieur ou par “nécessité”.

    Ces renversements remplacent la défense conflictuelle de l'infinité de nos désirs par l'écoute, la médiation et la réparation de nos problèmes. Plutôt que de produire une critique de l'Etat, de nouvelles formes d'entraide ou de renoncement au travail, l'énergie militante est captée par le travail social, qui individualise et psychologise les problèmes. L'urgence substitue l'entraide qualitative par l'aide quantitative : les bon·nes gestionnaires évaluent, essayent de faire le plus avec le moins et rationnalisent les rapports sociaux dans ces espaces. Autrement dit : le conflit devient souffrance et la politique se dévoile pour ce qu'elle est : prise en charge. Il ne nous reste alors plus qu'à soigner les symptômes et à manifester quelques joyeux dimanches, pour dénoncer quelques dérives.

    Adossée aux logiques de marchandisation à l'oeuvre dans le secteur associatif, l'urgence justifie la privatisation de la protection sociale : mutuelles et assurances privées pour les « inclu·es », associations caritatives pour les « exclu·es ». Cette confiscation de l'aide nous dépossède de notre responsabilité, l'aide est déléguée à des professionnel·les de l'urgence qui la cadrent et la régulent pendant que la solidarité devient un délit si l'on accueille des sans-papiers. C'est aussi l'urgence et ses aides qui justifient les interventions militaro-humanitaires à l'étranger, sous couvert de droit international, de neutralité ou du droit d'ingérence. L'expertise et l'aide d'urgence légitiment des “guerres justes” correctement menées ou des génocides encadrés par couloirs humanitaires. C'est l'urgence qui a justifié les plein pouvoirs accordés à Hugo Chavèz pour gérer les pluies et coulées de boue de 1999 et organiser la militarisation qui s'en est suivie. En France, c'est l'urgence terroriste de 2015 qui a pavé la voie des lois de surveillance et de répression policière ou des hausses de dépenses militaires. Le droit de l'état d'urgence et les dispositifs de surveillance anti-terroriste se sont depuis plus que jamais immiscés dans le droit des étrangers. A Mayotte comme en Guyane, l'état d'urgence a servi de prétexte pour intensifier les opérations de contrôle des frontières et de la régularité du séjour des individus. C'est aussi l'extension de l'Etat d'urgence anti-terroriste qui a permis de faciliter le démantèlement de la “jungle” de Calais, expulsée en trois jours début 2016. Avant de justifier l'expulsion, l'état d'urgence et la menace terroriste ont d'abord été utilisés pour sécuriser la frontière en érigeant une clôture de 4m de haut le long du port de Calais et différents dispositifs de clôtures, de vidéo-surveillance, de détection infrarouge et de lumières pour empêcher le passage par l'Eurotunnel. L'état d'urgence a ici servi à dissuader les tentatives de passage et s'est ensuite étendu à l'interdiction de différentes manifestations sous prétexte que les autorités ne disposaient pas des moyens nécessaires pour en assurer la sécurité. L'état d'urgence semble tendre vers sa permanence, il justifie l'exception au droit qui encadre sa gestion par ailleurs. Le droit n'a jamais limité l'Etat, il en est son langage le plus efficace. Dans le régime de l'urgence, le droit devient même performatif et se soumet au politique qui s'autonomise : quand Macron a annoncé le confinement et le pass sanitaire, la base légale était encore floue et le pays a immédiatement appliqué la mesure. La politique humanitaire prônera toujours l'exception comme méthode de gouvernement : le pouvoir agit au nom de l'urgence pour devancer le droit et préserver l'ordre existant.

    L'URGENCE EST LÀ, LA CRITIQUE ATTENDRA

    Noyer l'urgence dans l'urgence ne consiste pas seulement à multiplier les crises et à brouiller les causes dans le traitement de leurs symptômes, mais aussi à organiser un régime d'action et d'instantanéité dans lequel tout doit être traité immédiatement, contre le temps de la critique. Tout comme la satisfaction immédiate de nos désirs par la consommation nous empêche d'accéder à d'autres désirs, le régime de l'urgence devient une forme de gouvernance. Il impose un tempo qui légitime la confiscation du pouvoir ou le maintien d'espaces politiques descendants qui brident les velléités subversives et dé-radicalisent les discussions. Les pouvoirs publics comme le milieu associatif se montrent particulièrement créatifs en la matière.

    Le spectacle de la crise et de l'urgence provoque en effet souvent soit sidération et immobilisme face aux crises, soit un besoin irrépressible de résolution immédiate de ces symptômes, que ce soit pour trouver du sens dans l'absurde ou pour que la violence ne reste pas aux portes de notre confort. Réorientée vers la réaction immédiate — pétitions, indignations, bénévolat par ci par là, campagnes rapides — l'énergie critique s'attaque aux effets visibles et spectaculaires — la crise écologique, sociale ou le fachisme — ainsi qu'au pouvoir en place ou à venir et ne s'étend rarement à une critique plus large des structures qui rendent possibles et permanentes ces dominations, comme le pouvoir en tant que tel ou les formes acceptables du capitalisme, qu'elles soient démocratiques ou humanitaires. Car ces structures nous font vivre et sont désirées par beaucoup, ou constituent des repères moraux et militants d'où peuvent partir des luttes et des espoirs. Car toute critique d'un au-delà de l'immédiat à gérer devient idéologique et indécente lorsque des vies sont en jeu (et que des salaires dépendent des dons et de la popularité de l'association). La critique associative ne concerne peu les conditions de production de l'urgence elle-même, ni les dispositifs qui la rendent permanente, ni l'organisation politique d'une attention saturée, fragmentée, où chaque problème est immédiatement remplacé par un autre.

    Sans finalité autre que la suspension de l'urgence pour un temps, nos actions de manifestation, de maraudes ou d'hébergement d'urgence deviennent alors des fins en soi, des objets de luttes qui se suffisent à eux-mêmes et reviennent en boucle. La réalisation de nos missions d'urgence étant déjà si difficile au vu des conditions allouées par l'Etat - et acceptées par les associations qui en vivent - que l'essentiel de notre temps va au soulagement de la crise plutôt qu'à son dépassement. Il n'y a ni temps ni moyen pour la création d'espaces nouveaux d'auto-détermination. Les espaces de solidarité associative et les luttes sociales pourraient pourtant être intéressants au vu des situations politiques qu'ils génèrent, peut-être s'ils étaient davantage chargés d'autonomie et d'horizons inconnus plutôt que d'être pilotés par la classe d'encadrement associative. Fatalement, nos revendications sont souvent défensives et s'arrêtent à la défense des droits, à l'intégration par le travail ou aux demandes de prises en charge, à l'optimisation des symptômes donc. La gauche sous ses formes partisanes ou associatives s'est spécialisée dans l'intégration de la critique sociale et révolutionnaire pour la rendre “réaliste” et donc réformiste et inaudible. Un fatalisme justifié par un “pragmatisme” stratégique qui commanderait d'avancer victoire par victoire, quitte à tourner en rond pendant des décennies. Opposant des catégories d'individus entre elles, nourrissant le capital en main d'oeuvre et suppliant l'intervention de l'Etat, ces luttes pour défendre nos droits nous condamnent à la réforme et au statu quo, gagne-pain de la gauche et terreau de l'extrême-droite pourtant combattue, quand elles ne sont pas rattachées à des critiques et perspectives révolutionnaires de transformation totale de la société.

    Dans le travail médical, la crise du Covid a par exemple montré que les débats de lutte se concentraient sur la gestion quotidienne (hôpitaux, restrictions, chiffres) tandis que les questions structurelles — sous-financement chronique des systèmes de santé, dépendance industrielle, choix politiques antérieurs — passaient au second plan ou devenaient inaudibles, car “moins urgentes”. Pire, elles étaient liées à des défaillances de l'Etat plutôt qu'à son existence en tant que telle.

    Dans le travail social ou humanitaire, la lutte pour les droits suspend souvent la critique de l'organisation et donc de la représentation de nos besoins. L'heure n'est jamais au débat sur nos pratiques, ni à la “grandiloquente révolution pour bourgeois idéalistes”, mais à la résolution de l'urgent par l'action. Entendons par là distribution alimentaire, envois de CV, cours de français et autres prestations d'accès aux droits. Entendons par là les droits de bien s'intégrer à la nation, au travail, à la langue française et de rentrer dans le rang. Les acteurs de l'urgence ont naturalisé le turnover de leurs salariés comme une évidence en temps contraint. Ce turnover entrave toute critique interne, comme au Samu Social, connu pour désespérer et changer d'opérateurs téléphoniques du 115 tous les trois mois.

    Si la dimension intrinsèquement présentéiste de l'urgence bride la critique, elle organise de la même manière le deuil de nos idéaux. Autant survalorisée qu'humanitarisée, l'action est vidée de tout horizon libertaire et autonomisant. Antidote à l'incertitude, l'action sociale ou humanitaire ressemble à une fuite en avant. Elle répond à nos crises de sens avec des petites victoires concrètes du quotidien et emporte nos idéaux radicaux et autonomes dans ses prises en charge, ses régularisations et ses sourires. Chez les caritatifs co-gestionnaires de l'urgence, il apparaît vite vain de s'attaquer à ces causes de la boucle de l'urgence, trop multiples, profondes, aux responsabilités diluées et trop politiques, clivantes et par la même occasion peu propices aux dons. Et puis, on ne dévore pas la main de l'Etat qui nous nourrit, sinon on ne pourrait plus opérer, et si on existe plus qui s'occupera de la misère ?

    PASSER LE GOUVERNEMENT HUMANITAIRE

    Quand le gouvernement s'humanitarise, l'humanitaire se gouvernementalise dans un même geste. Les années 80 ont marqué le passage d'un pouvoir disciplinaire brutal à une gouvernementalité plus thérapeutique, compassionnelle, humanitaire. La création du Secrétariat à l'action humanitaire par Chirac marquera la fusion humanitaire et sécuritaire d'un ensemble d'institutions étatiques et associatives que Didier Fassin qualifie de “gouvernement humanitaire”. Plus que jamais, la solidarité s'est professionnalisée et les politiques sociales et humanitaires sont devenues des technologies de gouvernement adaptées au capitalisme néolibéral. Comme Chirac et son Samu Social, les gouvernements de droite comme de gauche investissent le social et l'humanitaire avec le monde associatif. Gestion des camps, assistance médico-sociale, maraudes, hébergements d'urgence, insertion professionnelle… Ce qui relève de l'aide d'urgence est intégré à une normalité compressée et rationalisée pour coller au tempo de la crise permanente. La souffrance sociale hier ignorée est désormais un objet majeur des politiques publiques qui cherchent à réduire la “fracture sociale” pour réintégrer certain·es “exclu·es” dans la société et son travail. Une manière de contenir la colère en s'attaquant aux symptômes de l'urgence sociale plutôt qu'à ses racines. La souffrance des exclu-es indésirables sera elle invisibilisée et empêchée de se transformer en luttes, par précarisation organisée, répression sur leurs lieux de survie, éclatement des communautés de lutte ou récupérations gauchistes et prises en charge de pacification. Le politique administre les affects, les traumatismes, les comportements ; il abandonne pour de bon la transformation des structures sociales et légitime sa violence par la protection des vulnérables.

    Par l'aide sociale et d'urgence, il ne s'est jamais agi que de donner une contrepartie sociale aux grandes dynamiques néolibérales de privatisation du pays. Défendre l'inclusion sociale pour diviser bons et mauvais-es immigré-es. Combattre la résistance des citoyen-nes à la nation et au travail. Combattre l'exclusion sociale jusqu'à en faire une fin en soi, coquille vide dépouillée de toute autre velléité, sans remonter à sa source. En témoignera le Pacte parisien de lutte contre l'exclusion et sa Nuit de la Solidarité, outil de communication solidaire de la ville de Paris pour continuer par ailleurs sa politique de spéculation immobilière, d'expulsion et de traque des sans-papiers. Promettre des avantages (aides, régularisations) à certain-es pour casser les luttes. Faire plonger les associations dans le piège subventionné de la défense des acquis sociaux et de l'intégration par la langue ou le travail. Montrer patte blanche, digérer nos colères, agiter la peur de l'extrême-droite. Faire oublier la critique de la démocratie et continuer plus sereinement notre exploitation. L'urgence sociale est ainsi renversée comme délai supplémentaire que nos démocraties s'accordent pour oblitérer leurs failles fondamentales, nous occuper à traiter nos problèmes sociaux comme des dérives et repousser toujours plus nos révoltes. Par l'action et la victoire, l'aide d'urgence donne du sens à notre misère militante. Elle sépare nos luttes en causes spécialisées (climat, violences policières, inégalités, conflits internationaux), occulte ce qui les unit et nous pousse à formuler des revendications thématiques plutôt qu'à tout refuser.

    Les associations humanitaires souvent en lutte contre les politiques de l'Etat tentent de tendre vers un au-delà du simple soulagement des urgences, en alliant pansement humanitaire nécessaire et plaidoyer structurel de long terme. Mais leur régime d'urgence, leur dépendance au financement et leurs horizons politiques étatistes bloquent leurs militant-es dans une charité désautonomisante et dans des rapports de luttes réformistes. Certain-es préfèreront le moins pire à l'idéal et en feront une religion nommée social-démocratie. D'autres sortiront la tête de l'urgence humanitaire et de la réforme. Iels continueront peut-être de panser des plaies mais passeront de l'aide à l'entraide et s'essayeront à la création d'espaces d'auto-détermination. Au-delà du symptôme et de l'humanitaire, iels chercheront plutôt à porter des coups matériels et discursifs à la racine, au capital, au travail, aux frontières, à la démocratie, aux prisons, aux solutions de l'Etat et à tout ce qui nous fait tourner en rond. Par le bas, de tous les côtés, sans représentation ni organisation qui définit nos urgences.

    Wilden - TERRAIN VAGUE

  • Dissident Film Club. Archives du totalitarisme par Oleksandr Stoianov

    Quand ?
    Le 10 septembre de 19h à 21h

    Où ?
    The Dissident Club 58 Rue Richer 75009 Paris

    Projection de films documentaires et expérimentaux d'Oleksandr Stoianov, suivie d'une rencontre avec l'artiste. Exploration d'archives anhistoriques à travers le cinéma et discussion sur la nature des récits visuels dans la propagande.

    À PROPOS DU CINÉASTE :

    Oleksandr Stoianov est un artiste contemporain ukrainien et cinéaste indépendant né le 19 juillet 1985 à Sébastopol, en Crimée. Travaillant principalement avec la photographie, la vidéo et des images d'archives, il crée des films expérimentaux et des projets visuels qui interrogent les régimes totalitaires, la propagande, la répression et la guerre. Son travail s'appuie souvent sur des documents d'archives pour révéler le fossé entre les récits officiels et la réalité vécue, scrutant les complexités du présent à travers le prisme de l'histoire.

    -* Informations : The Dissident Club

  • Sérigraphie pirate avec le collectif chilien @fabrika_valpo

    Quand ?
    Le 9 septembre de 14h à 0h

    Où ?
    Voix Machine 50 Rue Roger Salengro, 94120, Fontenay-sous-Bois

    VOIX MACHINE FAIT SA RENTRÉE
    Mercredi 9 septembre

    14h à 17h - Atelier de fabrication d'une machine d'impression sérigraphique pirate avec le collectif chilien @fabrika_valpo : fabriquer un outil de fabrication léger pour manifs et rassemblements
    19h - Vernissage de l'exposition du collectif @fabrika_valpo
    20h - Concert chargé d'énergie, avec @sonoradelucha

    Bar + Soupe au caillou

    Voix Machine est à 2mn du RER Val de Fontenay à Fontenay-sous-Bois, 10mn depuis Nation

  • Les start-up françaises retrouvent des couleurs avec 4,58 milliards d’euros levés, mais peinent toujours à conquérir l’Europe

    France Digitale et EY ont publié ce 8 septembre leur Baromètre 2026 de l’écosystème d’innovation français avec une bonne nouvelle : les indicateurs repartent à la hausse. En effet, à date, la France compte désormais près de 18 000 start-up, 530 000 emplois directs et 4,58 milliards d’euros ont été levés au cours du premier semestre 2026.

  • Un mathématicien accuse OpenAI d’avoir tenté de lui voler sa découverte sur un problème à un million de dollars

    Un mathématicien dit avoir approché la résolution d'un problème à un million de dollars avec l'aide de l'IA, celui concernant les fameuses équations de Navier-Stokes. Mais dans l'affaire, il pense que la société d'intelligence artificielle OpenAI a tenté de lui rafler la découverte... et d'écarter un mathématicien travaillant chez Anthropic, son grand rival.

  • Trump posts map with American flag emblazoned over Canada, Greenland, Mexico

    President Trump posted a map with an American flag covering most of North America, as well as Iceland and islands in the Caribbean, on Monday morning, a post that follows his previous pushes to take over territory outside of U.S. borders. The president's post featured a map with the pattern of the American flag superimposed over the U.S., Canada, Mexico and part of Central America, as well as Greenland, Iceland and islands in the Caribbean such as Cuba and Jamaica.
  • Why Rule of Law May Pivot, Once Again, on Jim Comey


    As of last Tuesday, Jim Comey’s pretrial motions in his seashell case are fully briefed.

    I wrote about the existence of a sealed filing in them here; I wrote of new signs of abuse exposed in the filings here. Links to all the filings are here.

    We wait now, to see whether Comey will break new ground in combatting Trump’s wholesale weaponization of DOJ. Comey is the best bet to establish a broader legal standard that might rein in Trump’s worst attempts to politicize DOJ.

    Where the fight to save rule of law is

    What Trump has done in his second term is find a series of vulnerabilities in US law and exploit them to give his authoritarianism the patina of legality.

    The Supreme Court ruled that no one can stop Trump from stealing $1 billion from taxpayers and using it to destroy the White House and replace it with a bunker, because no one has standing. Ras Baraka has no recourse after ICE goons kidnapped him and Trump’s personal lawyer, playacting as US Attorney, lied to excuse it, because Bivens and Westfall offer no recourse. LaMonica McIver is not entitled to speech and debate protection because the tussle that ensued as ICE kidnapped Newark’s Mayor happened while ICE stalled McIver’s congressional oversight of the Delaney facility. These decisions, while understandable from a legal perspective, carry alarming implications going forward, not least that Stephen Miller’s army of goons could kidnap opposition politicians with impunity.

    Similarly, thus far at least, after prosecutors get caught fabricating cases against Trump’s adversaries, as they did with the Broadview 6, Davey Hearn, and Mohamed Jama, the government maintains that (as with Mayor Baraka), the victims get no recourse except legal fees, if even that. They don’t get visibility into how this happened, a confession the DHS or NPS goons fabricated their case, and discovery on how Trump’s DOJ keeps framing his adversaries only to have the case collapse after months of legal fees. DOJ argues they can keep doing this, over and over and over again. There are cases (most notably the Eric Adams case, the fake IRS settlement, the Guatam Adani case, and the unexpected refusal by Carl Nichols to dismiss the Steve Bannon prosecution) where judges are refusing to let DOJ corruptly dismiss cases without explaining their own corruption. Victims who have been framed by Trump’s DOJ are still trying to obtain some kind of justice for having been framed.

    That’s why Jim Comey’s bid to dismiss his second (of what is likely to be at least three) indictments Trump ordered up to make an example of the former FBI Director, the guy who refused to “let [rule of law] go” at Trump’s bidding back on February 14, 2017, matters.

    Selective prosecution is not a tool fit to combat Trump’s wholesale weaponization of DOJ

    Trump is trying — indeed, has had some success — in hiding behind the shitty precedents on politicized prosecution to repurpose DOJ to punish his adversaries. For example, his and Republicans’ bid to prosecute Hunter Biden off of a doctored gun purchase form and the kind of tax dodging Roger Stone also engaged in succeeded because two (Trump-appointed) judges said that the direct intervention from the President didn’t matter; all that mattered was the motive of the prosecutors who made the charging decisions. That success continued to the prosecution of the SPLC.

    That success did not extend to Kilmar Abrego, an undocumented Salvadoran immigrant whose courage inspired citizens to fight back; Abrego did succeed (at least for now — Trump is appealing) in arguing his prosecution was vindictive.

    Important legal precedents don’t necessarily arise in the cases of people you’d otherwise recognize as heroes.

    Comey is attempting to do something somewhat more ambitious than even Abrego’s attorneys managed — to pin a selective prosecution claim to Trump’s animus itself, a claim that is at once obvious but also unprecedented in the narrow existing precedents of selective prosecution.

    Comey’s first attempt at making this argument in EDVA (MTD, response, reply) last year was never adjudicated. Lindsey Halligan’s disqualification mooted that argument and her apparent failure to actually get an indictment would have destroyed the investigation next.

    This attempt is substantially the same, bolstered by even more ridiculous charges and even more abuse to get them. But, coming as it does ten more months into Trump’s authoritarian rampage, it comes amid a more ambitious statement of the unitary executive.

    And behind all that — as US Attorney Andrew Boutros made explicit in the Broadview 6 case — is a new theory of power, based in SCOTUS’ Trump v. US opinion: not just that the President can order up general and specific prosecutions, but because SCOTUS sanctioned that power, defendants can’t scrutinize Trump’s role in that process.

    And that’s why Jim Comey’s bid to dismiss his prosecution for the way Trump ordered it up matters.

    To be sure, no judge has endorsed Boutros’ alarming theory. But that theory is likely to be first scrutinized in Comey’s case (the Broadview 6 have delayed their filing on what should happen twice; it is currently due on September 15).

    Jim Comey has a ridiculously easy claim that Trump weaponized all of DOJ against him

    That’s true because ten years of mean tweets document Trump’s fury that Jim Comey refused to drop the investigation into why Trump’s National Security Adviser was trying to undermine sanctions imposed in response to Russia’s election assistance for Trump. That catalog has gotten 17 pages longer in just the 11 months since Trump first charged Comey! As Comey’s initial brief notes, there’s no question why this happened.

    The current record shows a clear causal link between President Trump’s animus and the prosecution of Mr. Comey. This is thus the rare case in which a defendant can “prove an improper motive” and a causal connection “with direct evidence.” Wilson, 262 F.3d at 314. Accordingly, Mr. Comey has established that his prosecution “was motivated by actual vindictiveness,” and the indictment must be dismissed. Id. at 316.

    It is breathtaking how explicitly the campaign against Comey is an effort to criminalize any effort to protect the US against Russian interference.

    Plus, with Comey, the flopsweat desperation of actually charging him in the seashells case — the Secret Service’s attempt to retroactively declare 8647 a threat until it became clear how common the phrase was, the illegal surveillance followed by the seemingly deliberate snooping in Comey’s privileged communications, the increasingly long chain of attorneys hired and fired just to find people willing to criminalize posting a picture of seashells — all of that demonstrates how the effort to make an example of Jim Comey has corrupted DOJ from top to bottom.

    Moreover, federal officials acted irregularly across the course of this investigation. Immediately after Mr. Comey’s post, the Secret Service changed its policy to newly treat “86 47” as a threat; Secret Service agents were also ordered to conduct unlawful surveillance of Mr. Comey and share their interview notes with the President. See supra pp. 8-9. When the Secret Service declined to open a full investigation, the DOJ instructed the FBI to pick up the baton, which Director Patel eagerly did. See supra p. 10. The FBI acted irregularly, too. When the FBI applied for search warrants in March and May 2026—long after the social media post—those applications distorted the facts of the case. See Concurrently Filed Mot. to Suppress & Memo. in Support. The government also failed to install effective screens for attorney-client privilege, resulting in the seizure of communications between Mr. Comey and two of his longstanding attorneys. See Fitzgerald Aff. ¶ 40. The suspect timing and conduct of this prosecution—and the events that catalyzed it—support the conclusion that some motive besides legitimate prosecutorial interests drove the decision. Here, the inference is clear: the newly installed political officials in the DOJ strove to accomplish what their predecessors could not, namely, effectuating the President’s desire to punish Mr. Comey.

    Even just having a judge write a memo laying out that this is wrong would be an important step in reining in DOJ.

    But Comey, if his small law firm of exceptionally good lawyers is successful, could do more.

    How to use unitary executive against weaponization

    As I’ve alluded, the existing precedents on politicized prosecution suck. The decisions of three Trump-appointed judges that Trump’s explicit intervention in criminal cases did not make them unlawful — Maryellen Noreika in Hunter’s Delaware gun case, Mark Scarsi in Hunter’s Los Angeles tax case, and Emily Coody Marks in SPLC — were not outliers.

    To change that for others you’re going to need to go back to first principles: that wielding DOJ as a weapon the way Trump has is a violation of due process and equal protection.

    That’s how Comey’s motion to dismiss (as with his earlier one submitted in EDVA) starts: by arguing this goes back to basic constitutional principles.

    The indictment must be dismissed under two bedrock legal doctrines. First, the government instigated this prosecution based on Mr. Comey’s protected speech and to vindicate the President’s animus towards Mr. Comey, in violation of First Amendment and due process principles. Second, the government engaged in selective prosecution, in violation of equal protection principles. Dismissal of federal criminal charges under these doctrines has historically been rare. That is because for decades the DOJ’s independence and integrity have guarded against the use of the criminal process to punish enemies or settle political scores. The prosecutions of Mr. Comey mark a sharp break from that tradition. Ample objective evidence—much of which comes directly from government officials’ own public statements and admissions—establishes that the President’s animus toward Mr. Comey led to this vindictive and selective prosecution.

    The proper remedy for the government’s constitutional violations is a dismissal with prejudice. But at the very least, the Court should allow for discovery and an evidentiary hearing into the government’s decision-making process. And it should require the government to present objective evidence justifying this prosecution

    This initial MTD, though, only obliquely addresses how this fits into Trump’s efforts to expand the unitary executive in the interim. It mostly shows up as a footnote citing Judge Kathleen Williams’ opinion on the IRS case.

    [T]he President—the head of the Executive Branch and U.S. Attorney Boyle’s ultimate supervisor— instigated a retaliatory prosecution against Mr. Comey that would otherwise not have been brought.5

    5 A district court recently noted the unusual “influence over the DOJ” wielded by President Trump, Trump v. IRS, 2026 WL 2015525, at *12 (S.D. Fla. July 13, 2026), citing a statement by DOJ leadership to U.S. Attorneys nationwide that “the President is the Department’s ‘chief client.’” Id. at 12 n.35 (citation omitted).

    But DOJ’s response makes the problem explicit. In two consecutive paragraphs, Ellis Boyle both asserts that Trump can fire anyone (citing Slaughter), but in the next paragraph, claims that the only thing that matters is what Trump’s subordinates — who will be fired if they don’t do what they know Trump wants — act as prosecutors when they implement Trump’s demands.

    Comey’s reliance on a social media post directed to former Attorney General Pam Bondi is even further afield. See id. at 12. As Comey elsewhere acknowledges, Bondi was not Attorney General when Comey was charged. Id. at 15. There is no evidence beyond media speculation that the President directed then-Acting Attorney General Blanche, let alone the actual prosecutorial decisionmaker (U.S. Attorney Boyle), to prosecute Comey in EDNC. And even if there were, the Chief Executive directing his subordinates to exercise core Executive functions is a feature, not a bug, of our constitutional system. The purported “independence” of DOJ that Comey cites, DE 36 at 2, is antithetical to the constitutional separation of powers (which lodges the Executive power in the President alone). See Trump v. Slaughter, 146 S. Ct. 2283, 2303 (2026). And as a matter of historical analysis, it is a myth. See, e.g., John F. Kennedy Presidential Library and Museum, Robert Kennedy’s Attorney General Office (discussing “President Kennedy’s appointment of his 35-year-old brother . . . as the Attorney General”).

    But none of that matters. As discussed in more detail below, the test for vindictive or selective prosecution is not whether the Chief Executive has an influence on the prosecutorial decisions of his subordinates (as the Constitution plainly contemplates). It is, rather, whether those prosecutors have exercised their power within the constraints of the Due Process and Equal Protection Clauses. Comey’s misleading narrative should not distract from the fact he cannot come close to showing any violation.

    This is the problem!! If Trump can fire anyone who refuses to indict Comey (as he did, effectively, by forcing Erik Seibert to resign in EDVA, still leaving the departures of AUSAs Gabriel Diaz and Nate Lemons in EDNC unexplained), then Ellis Boyle’s claims he personally has no animus to Comey are meaningless.

    That’s, effectively, what Comey argues in his reply brief, first citing an article from Jack Goldsmith responding to DOJ’s response posted just days before Comey’s reply was due (and, curiously, reposted at American Enterprise Institute’s site).

    The government “cannot have it both ways” by at once asserting “extreme unitariness” and rejecting DOJ’s traditional independence while insisting DOJ prosecutors act “uninfluenced by the president’s vindictive commands.” Jack Goldsmith, The Unitary Executive and Comey’s Vindictive Prosecution Claim, Exec. Functions (Aug. 28, 2026), https://perma.cc/E6S3-MDM4. If accepted, the government’s position would immunize vindictive prosecutions that flow from the President through subordinates who have been tasked with carrying out his bidding.

    Goldsmith’s post argues that Boyle literally has no choice but to indict Comey.

    But given the wishes of the president, the acknowledged absence of DOJ independence, and the formal and functional orders to follow the president’s will on pain of firing, Boyle had no lawful or practical choice. He was bound to execute the president’s vindictive wishes. He had to find a way to prosecute Comey, at least if he wanted to keep his job.

    I can put the point another way. The two sides dispute Fourth Circuit and other circuit precedent on whether and when vindictiveness can be shown by proving that the charging prosecutor was influenced by a superior. I won’t get into those legal weeds here, since this case is unique. Any legal hurdle to inferring the vindictiveness of this charging prosecutor from the vindictiveness of this president should be lowered, if not eliminated, by the Trump administration’s unprecedentedly extreme claims of unitariness.

    The Trump administration cannot have it both ways. It cannot claim extreme unitariness and fire people for failing to follow the president’s demand to indict enemies, on the one hand, and then claim, on the other, that the prosecutor in the Comey case made an independent decision to prosecute, uninfluenced by the president’s vindictive commands.

    I would dispute that this case is unique — prosecutors are being fired across the country for refusing to implement Trump’s priorities (and, obviously, even an undocumented immigrant from El Salvador managed to make the case, in part because one AUSA was fired and another left in protest over his treatment). It’s just that the reasons and the decade-long animus is so uniquely embodied in Comey’s case.

    Which, finally, after Comey’s initial MTD cited Judge Kathleen Williams in the IRS case, and DOJ’s response cited Slaughter, leads to the premise behind all of this, John Roberts’ approval of Trump’s personal interference in specific prosecutions, which Comey cites in his reply.

    Accordingly, Mr. Boyle’s blanket assurance (at Dkt. 53-1 ¶ 13) that he “did not feel pressured, coerced, or motivated” to indict Mr. Comey does not advance the government’s position. See Abrego-Garcia, 833 F. Supp. 3d at 834-35 (declining to credit such “good faith explanations” from Acting U.S. Attorney, that he “made the decision on whether to seek an indictment” and “received no direction from anyone at the White House” or DOJ).4 Such a subjective assessment also cannot be relevant where, as here, the animus belongs to the President—who has wielded his “exclusive authority over the investigative and prosecutorial functions of the Justice Department,” Trump v. United States, 603 U.S. 593, 621 (2024), including by forcing the resignation of a U.S. Attorney who refused to indict Mr. Comey, Mot. 12. Cf. P.H.E., 965 F.2d at 859-60 (court must dismiss a vindictive “a prosecution [that] is premised on the fruits of constitutionally tainted behavior, . . . notwithstanding attempts to launder the taint by presenting the fruits to an independent prosecutor” asserting good faith). After all, “cases do not magically appear on the desks of prosecutors,” and this case is no exception. United States v. Abrego Garcia, 807 F. Supp. 3d 827, 830 (M.D. Tenn. 2025) (ordering government to produce discovery).

    If the role of the President in prosecutions — both individual and systematic — changed thanks to Trump v. US, then the doctrine on selective and vindictive prosecution must also change. Trump’s animus and whims are implicated in every single DOJ prosecutorial decision. None more so than with Comey.

    So this dispute matters to all of us.

    Judges prefer to rule on technicalities before applying new precedents

    To be sure, there’s no guarantee that Judge Louise Flanagan, appointed by the same President, George W Bush, who first appointed Comey to a senior DOJ position, will take the courageous step of ruling against the government. Something else could end this case, as Lindsey Halligan’s unlawful appointment did in EDVA. Judge Flanagan could dismiss this case on Comey’s argument, which is equally compelling, that his seashell post was not a true threat. She could, separately, grant his motion for a hearing to figure out why FBI Agent April Floyd rushed to get warrants she didn’t read before presenting her case to the jury, a rush that buried exculpatory information. That might lead to dismissal via other means. Judge Flanagan could deny the request, assuming a jury or the appeals process and delay will keep Comey out of jail. If those things happen, Comey will be making the same argument in a few months, likely before Aileen Cannon, who is guaranteed to bow to Trump’s demands (after she refuses to move any case against Comey to DC, where it would belong).

    We all would be better served if Judge Flanagan has the courage to do what’s needed here.

    The need to champion the rights of this defendant, of all defendants, personally targeted by a President abusing his prosecutorial role won’t go away though. And there will likely never be a case in which the misuse of DOJ’s authority against Trump’s adversaries is so blatant, so deliberately pathetic in criminalizing a post of seashells.

    Trump has destroyed so much else with bulldozers and boy bureaucrats. But thus far, his attempt to criminalize his opponents has had to go through juries and judicial review. We’re at a moment now, with Comey but not just with Comey, where we’re looking for tools to reverse that before Trump further packs the court or finds ways around them.

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  • Violences faites aux femmes : la Fédération nationale Solidarité Femmes tire la sonnette d’alarme

    À l’approche d’une réforme du ministère du Logement, la Fédération nationale Solidarité Femmes s’inquiète des risques de fermeture de ses centres d’hébergement et du manque de personnel. Or, l’accompagnement des victimes de violences nécessite des moyens spécifiques.

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  • Donald Trump’s midterm strategy? Make it all about him | Robert Reich

    The president apparently plans to focus on the person he most admires – himself – even if Republicans would rather he didn’t

    With the midterm races officially beginning this week, a big question hanging over the Republican party is how Trump will allocate his giant stash of Super Pac money. As of 31 July, Maga Inc had more than $400m on hand, larger than the cash reserves of any of the major party committees.

    But he’s barely spent any of it yet. Why not?

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  • More than 100,000 people add names to complaint against Gianni Infantino

    • Letter alleges Fifa president ‘has abused his power’

    • Donald Trump links and FFE scandal among objections

    More than 100,000 people have added their names to a complaint against Gianni Infantino, alleging the Fifa president has “at a minimum, abused his power, violated his duty of political neutrality, and violated his duty of loyalty” through his interactions with Donald Trump.

    The Reboot Fifa campaign was launched before the World Cup with the aim of delivering “the biggest complaint Fifa has ever received” over the organisation’s alleged failings of governance. The campaign has since extended the scope of its accusations to include the reversal of the ban for Folarin Balogun at the tournament and the aborted Fifa Forward Enterprise (FFE) scheme.

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  • Violences dans le périscolaire à Lille : six animateurs suspendus en 2025–2026

    Source : Mediacités Lille Payant
  • Loi contre les violences sexuelles et sexistes : « des choses commencent à être comprises »

    Source : Mediabask
  • À Strasbourg, elles marchent pour qu'une loi s'attaque enfin aux violences sexuelles

    Source : Rue89 Strasbourg Payant
  • Google a divulgué les données personnelles de victimes ayant demandé le retrait d'images pédopornographiques (Anglais)

    Source : Hankyoreh - Corée du Sud Lire la traduction automatique en français
  • La justice baisse définitivement le rideau du Marché du Soleil

    Source : Marsactu Payant
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