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De vaisselle #2
Dans le premier numéro de De Vaisselle, on s'était demandé ce qui rend caduc pas mal des certitudes sur lesquelles était fondée l'intervention politique « autonome » de la période 2000-2020. Ce deuxième numéro part d'une question moins frontale, en essayant de déplier ce qu'il y a derrière le retour en force de l'idée de « polarisation » dans le discours public. Dans un premier temps (la réflexion s'étalera sur plusieurs épisodes), on va renverser la proposition : s'il y a « retour » de la polarisation, c'est qu'elle aurait disparu des radars jusqu'ici. On cherchera donc à comprendre ce qui a bien pu permettre, jusqu'à récemment, de faire comme si le monde n'était pas lézardé de conflits.
Sommaire :
01:51 Résumé de l'épisode précédent
04:02 La « polarisation » remplace la « fin de l'Histoire » dans le discours dominant et le sens commun
06:53 Définition : la polarisation, c'est l'ordonnancement du monde selon des lignes de conflits structurants - quelques repères chronologiques en musique
12:05 Comment est-ce possible de penser la politique sans la notion de polarisation ? Petit détour historique sur les traces du concept d'intérêt général, et autres astuces pour rêver d'un monde sans conflits structurants.
24:55 Pause musicale : Sainte-Soline Blues
30:40 Qu'est-ce qui a rendu possible le récit dominant de l'absence de polarisation au cours de la période dite de « fin de l'Histoire » ?
32:20 1er hypothèse : la suprématie de la force - digression sur le débordement du maintien de l'ordre – comparaison historique avec les luttes décoloniales
38:08 2e hypothèse : la domination économique – comparaison historique avec la lutte des classes
40:47 3e hypothèse : un état de fait où les moyens même de penser contre l'ordre dominant font défaut – hégémonie idéologique – comparaison historique avec le christianisme
47:03 Conclusion temporaire et résumé : polarisation vs hégémonie
49:53 Le temps pour les regrets : du défaut d'analyse matérialiste dans De VaisselleCrédits :
La team Radio-France pleure le retour de la « polarisation »
Pierre et le Loup – Serge Prokofiev
Your latest trick – Dire Straits
Blowin' in the wind – Bob Dylan
Donald Trump décrit sa doctrine : « c'est la force, la force ! Personne va venir chercher l'embrouille. » - CNN "state of the union", 25 octobre 2015.
Le monde ou rien - PNL
Believe - Cher
Bouddha (citation)
La cité de la Peur – les Nuls
La Carmagnole (folklore populaire)
Audiobook Karl Marx, « La question juive » - marxists.org
Wolfgang Amadeus Bordiga – Sainte-Soline Blues
Leurs avions ne décolleront pas – Manifestant.es de la forêt de Rohanne
Guerre – Mafia K'1 Fry
Hymne GJ – South winners
Makukuti Kanaky – Djo Bnca
Les weathermen appellent à ramener la guerre à la maison - Days of rage 1969 - Chicago PBS station WTTW -
Republican midterm convention will be ‘Trumpist pageantry’ – at the party’s own risk
A historically unpopular president will take centre stage as the party seeks to sway voters with an unprecedented event
It seemed like a good idea at the time. In December 1978, Jimmy Carter, a US president besieged by inflation and energy crises, watched as thousands of Democrats descended on Memphis, Tennessee, for a rare midterm convention.
“It was wild,” recalls Elaine Kamarck, who attended as a 28-year-old working for the Democratic National Committee. “It became a forum for Ted Kennedy to informally announce his opposition to President Carter. There was a lot of hostility to the president there. The Democrats have sworn ever since never to do anything this stupid again.”
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Amiante dans les écoles: dans le Vaucluse, le rectorat nie les risques
Le syndicat FO a exploité une base de données sur le bâti scolaire dans le Vaucluse pour identifier les établissements amiantés: ils sont 135 et exigent parfois des actions correctives rapides. À «Mediapart», le rectorat d’Aix-Marseille affirme au contraire qu’«aucun risque avéré n’a été identifié». -
L’État veut réduire en poussière des milliers de dossiers médicaux de mineurs de Lorraine
Les archives départementales de Moselle comptent se débarrasser des dossiers médicaux des anciens mineurs de Charbonnage de France. L’inspection du travail du Grand Est refuse de les prendre en charge. Des milliers de personnes risquent de perdre ces documents utiles à la reconnaissance de leur maladie professionnelle. -
Arrangements fiscaux: l’État a fait 2 milliards d’euros de cadeaux en 2025
La procédure dite des «règlements d’ensemble» permet aux fraudeurs de transiger avec le fisc. Selon des chiffres obtenus par «Mediapart», l’administration a notamment renoncé à 500 millions d’euros sur un seul dossier, celui d’une grande entreprise. Jamais ces arrangements n’avaient atteint de tels montants. -
Les French Days démarrent fort : voici les premières promos qui nous font hésiter à sortir la carte

Les French Days viennent de commencer et on a déjà repéré quelques offres. Un grand écran OLED pour jouer à GTA 6, une console pour les nostalgiques en précommande, des écouteurs qu’on trouvait trop chers à leur sortie… Suivez nos trouvailles en direct.
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[Paris/Montreuil] Les 16 et 17 octobre 2026 contre la torture en prison
Les 16 et 17 octobre 2026, le collectif anticarcéral de L'Envolée invite à un week-end de discussions contre les QLCO (quartiers de lutte contre la criminalité organisée) : de nouveaux quartiers de haute sécurité qui durcissent encore l'appareil répressif. L'Envolée et ses invité.es– ancien·nes prisonnier·es, proches, militant·es associatif·ves, avocats... – proposent de faire entendre la voix sans cesse réduite au silence des prisonnier·es, pour comprendre ensemble de quoi la prétendue « guerre au narcotrafic » est vraiment le nom, et pour imaginer ensemble les moyensde lutter contre les QLCO.
Torture de l'isolement poussée à l'extrême, déshumanisation des prisonniers et des proches, surveillants cagoulés en permanence : tel est le quotidien dans ces quartiers ouvertement destinés à faire souffrir le plus possible.
Dès leur ouverture, prisonniers et proches ont cherché à faire entendre par tous les moyens qu'un cap avait été franchi en termes de torture carcérale. Malgré la rigueur du dispositif, les prisonniers se sont organisés collectivement (communiqués, blocages, grèves de la faim, recours juridiques).
En fait, c'est le sort de tous les prisonnier·es qui dépend de ces bagarres contre les QLCO, car les pratiques mortifères de ces quartiers sont déjà en train de contaminer toutes les autres prisons.
Tandis que dehors on parle de fascisation, les prisonniers des QLCO et leurs proches vivent déjà le fascisme.
Se battre à leurs côtés, c'est lutter contre le glissement de toute la société.
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Hell's r00ts 2.0, un livre pour décrire le monde (numérique) qui vient
Réflexions sur le hack, l'intelligence artificielle, la politique...
Flash back : en 1996, je décide d'écrire un techno-thriller (Hell's r00ts) permettant de comprendre quelle forme pourrait prendre une guerre de l'information (qui marche). Il est finalement publié en février 2000, avec une licence de type Creative Commons, avant que Creative Commons n'existe... Il était temps de faire une mise à jour de ce manuel de destruction du capitalisme. Car l'environnement technique a profondément changé mais les perspectives restent aussi sombres.
Le fragment tourne encore...
À la fin des années 90, j'ai eu la chance de côtoyer des groupes de hackers qui ont façonné la cybersécurité moderne. L0pht Heavy Industries, ADM, le Cult of the Dead Cow, w00w00, Rhino9 — des noms que peu de gens connaissent aujourd'hui, mais dont les membres ont littéralement construit et déconstruit l'Internet tel que nous le connaissons. Certains d'entre eux sont devenus milliardaires. D'autres ont disparu. Tous partageaient finalement une conviction : le monde numérique était construit sur du sable, et personne ne voulait l'entendre.
En 1998, des membres de L0pht ont témoigné devant le Congrès des États-Unis. Ils ont expliqué aux sénateurs qu'ils pouvaient mettre Internet à genoux en trente minutes. Les sénateurs ont hoché la tête, l'air très intéressés.
Personne n'a rien fait.
Trente ans plus tard, certaines des vulnérabilités qu'ils décrivaient ont disparu, certaines sont apparues, d'autres existent toujours. Le protocole BGP, colonne vertébrale du routage mondial, fonctionne toujours sur un modèle de confiance plus ou moins aveugle hérité de 1989. Les systèmes SCADA qui pilotent nos ports, nos centrales, nos réseaux d'eau, sont toujours exposés. Le trading haute fréquence repose sur des algorithmes que personne ne comprend entièrement et que personne ne contrôle vraiment. Le HFT est un processus qui a fini de décorréler les marchés financiers de l'économie réelle.
L'idée de ce nouveau roman est née...
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A69 : Atosca mis en demeure de cesser de polluer
Ces résidus se déposent dans les jardins, les piscines de zones résidentielles, mais aussi sur les productions potagères et agricoles vendues à des consommateurs laissés dans l’ignorance.
Cet article A69 : Atosca mis en demeure de cesser de polluer est apparu en premier sur La Relève et La Peste.
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Il vole 320 millions de dollars en Bitcoin et prétend vouloir aider ses victimes

Liquid Network a perdu près de 320 millions de dollars en Bitcoin en l'espace de quelques heures, sans qu'aucune clé n'ait été volée. Explications.
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Non au permis de tuer !
Manifestation contre le permis de tuer, à l'initiative du "Collectif Savoyard contre la Répression et les Discriminations", dans le cadre de journées nationales d'actions les 19 et 20 Septembre 2026. -
«Nos enfants ne rêvent pas de ces Jeux-là» : dans les Hautes-Alpes, un bois menacé alimente la colère contre les JO 2030
Des manifestant·es inaugurent une «réserve d’enfance protégée» au bois de Prarial de Montgenèvre (Hautes-Alpes), le 6 septembre. © Thibaut Durand/Vert
«Oserez-vous toucher au bois de nos enfants ?» Face aux pistes de ski et au golf international de Montgenèvre (Hautes-Alpes), Stéphane Faure-Brac hausse le ton, comme un défi lancé aux organisateur·ices des Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises.
C’est dans ce village de 461 habitant·es, à deux pas de l’Italie, que le fondateur du Comité d’alerte sur l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 a donné rendez-vous pour un grand rassemblement, ce dimanche. Il est bien décidé à dénoncer ces Jeux qu’il qualifie de «gabegie».
Selon les organisateur·ices de la manifestation, plus de 400 personnes, enfants et adultes, sont venues faire entendre leur colère. Elles et ils dénoncent une «dérive» environnementale : le défrichement de 5,5 hectares de mélèzes dans le bois du Prarial, situé sur la commune, afin d’accueillir des épreuves.
Le bois du Prarial de Montgenèvre (Hautes-Alpes) est concerné par des opérations de défrichement en vue des Jeux olympiques de 2030. © Thibaut Durand/Vert
Montgenèvre fait partie des sites hôtes de ces futurs JO et doit être le théâtre des compétitions de ski freestyle, de snowboard, de ski-alpinisme et de freeride. Problème : le village ne dispose pas de toutes les infrastructures nécessaires.
«On n’a pas besoin de soi-disant promesses de durabilité qui ne seront pas tenues»
«Pour répondre aux exigences sportives internationales, le projet prévoit l’aménagement de plusieurs pistes et équipements spécifiques de manière à créer des parcours conformes aux prescriptions de la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS)», détaille la Solideo, l’établissement public chargé de coordonner la réalisation des futures infrastructures.
Le projet, en concertation préalable jusqu’au 2 octobre, implique aussi la «modernisation d’infrastructures du domaine skiable», notamment le remplacement d’un télésiège, pour un coût global annoncé de 26,78 millions d’euros.
Des manifestant·es dénoncent les dérives environnementales des Jeux olympiques 2030, à Montgenèvre (Hautes-Alpes), le 6 septembre. © Thibaut Durand/Vert
«C’est une aberration écologique quand on voit les données scientifiques et l’été qu’on vient de passer», dénonce Camille (qui n’a pas souhaité donner son nom), Briançonnaise, tentant de se faire entendre au milieu des morceaux joués par la fanfare, ce dimanche. Derrière elle, des enfants inscrivent leur prénom sur des plaquettes de bois, à côté d’un dessin de mélèze. «L’organisation de ces Jeux a été décidée sans que les gens puissent choisir. On fait perdurer le mythe du tout-ski», poursuit-elle.
«C’est un projet creux dont on ne sait rien. On n’a pas besoin de soi-disant promesses de durabilité qui ne seront pas tenues», abonde Stéphane Faure-Brac, avant d’indiquer le chemin vers le bois du Prarial.
«S’ils coupent un arbre, ils trancheront un rêve d’enfant»
Pour tordre le cou au projet et empêcher les défrichements, ce militant a eu une idée : créer la première «réserve naturelle d’enfance protégée» de France. «On invite les enfants à donner leur nom à un mélèze, en y accrochant une petite plaquette. Notre message est simple : nos gamins ne rêvent pas de ces Jeux, ils rêvent d’une forêt protégée. S’ils coupent un arbre, ils trancheront un rêve d’enfant avec.»
Parents et enfants inscrivent leur prénom sur des pancartes, accrochées plus tard sur les mélèzes du bois de Prarial, à Montgenèvre (Hautes-Alpes) © Thibaut Durand/Vert
Dans les enceintes résonne une chanson créée pour l’occasion, dont le refrain est chanté par des enfants : «Vieux mélèzes, vous ne tomberez pas, nous sommes une forêt d’enfants, nos racines sont sœurs éternellement.»
«C’est important pour moi d’être là, de transmettre mes valeurs de protection de la nature à mes enfants, témoigne Célia Grimal, venue en famille et avec d’autres parents. On se sent souvent impuissant face à toutes les problématiques environnementales. Mais, pour une fois, on se dit qu’on peut faire quelque chose.»
Scrutant les arbres, dont certains sont centenaires, Louise, 7 ans, et son amie Coline, 11 ans, sont du même avis. «Ça nous fait de la peine de savoir que tous ces arbres vont être coupés. On a besoin de protéger notre montagne», confie la première.
Comme elles, Lynn, Hyacinthe, Romane, Sacha, Pacôme, Léonce et plus de 600 enfants à travers la France ont désormais un mélèze à leur nom. «Nous avons ouvert les parrainages en ligne et notre appel a été entendu jusqu’en Bretagne et à Lille», rembobine Stéphane Faure-Brac.
Coline, 11 ans, et Louise, 7 ans, devant le mélèze qui porte leur prénom, dans le bois de Prarial, à Montgenèvre (Hautes-Alpes). © Thibaut Durand/Vert
L’initiative a même trouvé un écho en Suisse, avec la venue à Montgenèvre de John Moorhead, représentant de la Global Coalition for Responsible Sport. Cette association suisse cherche à mettre les organisations sportives face à leurs responsabilités environnementales lors de l’organisation de mégaévénements. «Ce qui va se passer à Montgenèvre, alors que l’on vient de vivre l’été le plus chaud de l’histoire, est une honte. Le peuple doit se mobiliser», lance-t-il. Stéphane Faure-Brac formule le même vœu : «Les gens de Montgenèvre doivent se réveiller.»
«Les JO sont un prétexte de mobilisation pour les gens anti-tout»
Dans la commune, le sujet est très clivant. Certain·es lorgnent de potentielles retombées économiques et touristiques. «Tous ces changements vont être bénéfiques pour nous, ça nous assure au moins vingt belles années de ski après les Jeux, s’enthousiasme Vincent Voiron, directeur technique de l’École du ski français de Montgenèvre. Cela va sécuriser certaines pistes et apporter du renouveau. Quand on bosse dans l’industrie du ski, on ne peut pas s’opposer aux JO.»
La maire (sans étiquette), Muriel Jourdain, ne voit pas de «conséquences visuelles importantes» concernant le projet sur le bois du Prarial. «Les JO sont un prétexte de mobilisation pour les gens anti-tout, qui ne veulent plus de tourisme, plus d’investissement, mais qui ne proposent rien pour faire vivre les gens de la montagne. Ici, l’hiver, mille personnes trouvent un équilibre financier. Si demain on n’a plus de ski ni de Jeux olympiques, que feront-ils ?»
Un manifestant à Montgenèvre (Hautes-Alpes), le 6 septembre. © Thibaut Durand/Vert
Toutefois, l’édile le reconnaît : «Tout le monde sait que, quand on parle de Jeux durables, c’est antinomique. On va dépenser beaucoup d’argent et il y aura beaucoup d’infrastructures.» Et d’ajouter que «Montgenèvre ne peut pas rétropédaler et renoncer à accueillir les Jeux. Je n’ai pas la prétention d’avoir des milliards d’euros à gaspiller quand on ne recevra plus de subventions de l’État et de la Région parce que j’aurais refusé les JO.»
Une délocalisation des épreuves à Val Thorens ?
Dans le bois du Prarial, certain·es estiment que les leçons des précédents JO, notamment ceux de Milan-Cortina (Italie) cette année, n’ont pas été retenues. «On est toujours incapable d’organiser des Jeux sans tout détruire, sans folie des grandeurs, et avec un peu d’intelligence. Je suis pour le sport, mais ces JO 2030 sont absurdes», peste Bertrand Camus, professeur de ski à Briançon (Hautes-Alpes).
Muriel Jourdain n’est pas de cet avis : «Il y a quand même moins de faste que lors des précédentes éditions. On vit une époque de transition ; on voit bien que les choses ne collent plus, mais on n’a pas de solutions pour faire vivre les gens sans produire.»
Stéphane Passeron, ancien skieur de fond professionnel et ex-entraîneur de l’équipe de France de ski nordique handisport, s’est fait une raison. «J’étais aux Jeux d’hiver de Vancouver en 2010, je sais ce que c’est. Le ski, c’est ma vie. Mais le modèle des Jeux de 2030 est dépassé : c’est une folie, il faut en prendre conscience. Il est temps de passer à autre chose», tranche-t-il.
Stéphane Passeron, ancien skieur de fond professionnel et ex-entraîneur de l’équipe de France de ski nordique handisport, à Montgenèvre (Hautes-Alpes), le 6 septembre. © Thibaut Durand/Vert
Existe-t-il une autre voie ? «Qu’ils organisent les épreuves de Montgenèvre à Val Thorens, en Savoie, propose Stéphane Faure-Brac. Ils ont les infrastructures pour et accueillent déjà des Coupes du monde.»
Une solution qui ne semble pas être d’actualité. Dans son dossier de concertation préalable, la Solideo ne l’envisage pas parmi les options étudiées, estimant que «les Jeux constituent un accélérateur permettant de regrouper des investissements répondant à des besoins à la fois sportifs et de long terme pour le territoire». Les travaux de défrichement dans le bois du Prarial devraient commencer à l’automne 2027.
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CPP Investments et Equinix rachètent atNorth pour 4 milliards de dollars dans une région clé pour les data centers dédiés à l’IA
CPP Investments et Equinix ont donc finalisé le rachat d’atNorth pour 4 milliards de dollars. CPP Investments détiendra environ 51% du capital, après un investissement de 1,3 milliard de dollars. Equinix conservera environ 34%, pour 895 millions de dollars, tandis que Partners Group réinvestira dans l’opérateur pour conserver 10% pour environ 260 millions de dollars.
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Rassemblement contre l'extradition de l'antifasciste Gino
Gino ne doit pas être extradé ! #FreeAllAntifas
Le 19 août dernier, la Cour d'appel de Paris a émis un avis favorable à l'extradition vers l'Allemagne de l'antifasciste Gino. Comme de nombreux·ses antifascistes à travers l'Europe, il est accusé d'avoir participé à une action contre la manifestation néonazie du Jour de l'Honneur à Budapest, en février 2023.
Alors que la France avait refusé de le livrer à la Hongrie, c'est l'Allemagne qui réclame à son tour son extradition. La même Allemagne qui a illégalement déporté l'antifasciste Maja vers la Hongrie, où iel est emprisonné·e depuis deux ans, dans des conditions très difficiles. En Allemagne, Gino encourt jusqu'à 10 ans de prison, ainsi qu'une nouvelle extradition vers la Hongrie.
L'affaire de Budapest est un véritable procès politique, dans un contexte de criminalisation croissante de l'antifascisme en Europe. Derrière Gino, Zaid, Maja et toustes les autres, c'est l'ensemble des personnes qui s'opposent à la fascisation en cours qui sont attaquées.
Gino a fait appel devant la Cour de cassation, nous laissant quelques jours pour nous mobiliser au maximum contre son extradition. Dans le cadre d'une semaine d'action organisée du 30 août au 6 septembre 2026 dans toute l'Europe, nous appelons à nous rassembler samedi 5 septembre à 18h30, au métro Jeanne d'Arc à Toulouse, pour nous opposer à l'extradition de Gino et soutenir toustes les antifascistes réprimé·es !
A l'appel : Action Antifasciste Tolosa, Actup Sud-Ouest, Comité de soutien à la Palestine, Comité Solidarité Budapest, Extinction Rebellion Toulouse, Jeunesses Anticapitalistes, Jeunesses Communistes, La France Insoumise 31, Le Poing Levé, Le Souffle, Les Ecologistes, Les Jeunes Insoumis, Libérons-Les, Ligue anti-impérialiste, NPA-A, NPA-R, Reconstruction Communiste, Révolte Antispéciste Toulouse, Révolution Permanente, Secours Rouge Toulouse, Solidarité Antispéciste, SOS Racisme, Sud Education 31-65-82, Toulouse anti-CRA, Tsedek, Union Communiste Libertaire, Union Etudiante
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La CNT PTT remporte une victoire historique dans les Hautes-Pyrénées !
Après 12 jours de grève, les factrices et les facteurs de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) ont fait cédé la direction régionale ! Ils ont obtenu que la réorganisation prévue se fassent selon les modalités qu'iels ont définies. Le syndicat CNT Interpro 65 et la Fédération PTT CNT-F sont pour beaucoup dans cette victoire. La solidarité est en train de jouer dans les syndicats et les structures locales ou nationales de la CNT pour soutenir financièrement les grévistes.
Le déclenchement du mouvement
En mars 2026, la direction régionale a annoncé un plan de restructuration (une « réorganisation » dans la novlangue postale) du centre de tri de Bagnères-de-Bigorre : suppression de 4 à 5 tournées et suppression de 6 postes, soit un tiers des effectifs, mise en place prévue pour le 2 juin. Les factrices et les facteurs ont aussitôt proposé un plan d'organisation alternatif, balayé d'un revers de main par la direction qui le qualifie d'« irréaliste et romantique ». En avril, les factrices et les facteurs ont commencé à faire monter la pression en prenant contact avec les élu·es de la région, en faisant voter des motions de soutien par les conseils municipaux et en faisant signer des pétitions à la population.
La grève a débuté le 26 mai devant le centre départemental de tri de Tarbes-Bastillac. Le mouvement est suivi par près de la moitié des facteurs et factrices en CDI dans le département, ainsi que par la totalité des effectifs du centre de Bagnères-de-Bigorre. Les délégués du syndicat majoritaire (CGT) cèdent aux pressions de la direction et signent un compromis largement rejeté par la base. La plupart des facteurs et factrices reprennent le travail, sauf les dix grévistes de Bagnères-de-Bigorre, qui s'en retournent vers leur centre pour poursuivre le combat.
La grève à Bagnères-de-Bigorre
« La méthode CNT » fait désormais des adeptes : piquets de grève sauvages au milieu des passants avec pancartes improvisées, crêpes solidaires et caisses de soutien, déambulations sur les marchés, interpellation des élu·es dans leurs permanences, convergence avec la population et d'autres organisations (bien sûr le syndicat CNT Interpro 65, mais aussi comité local des Soulèvements de la Terre, Confédération paysanne, NPA, même quelques LFI...).
Face à cette mobilisation et face à la perspective d'un durcissement du mouvement (la population était appelée à bloquer les camions de courrier et colis devant la Poste), la direction finit par céder le 8 juin ! La réorganisation se fera selon le plan décidé par les factrices et facteurs : seulement 2 tournées supprimées au lieu des 4 à 5 prévues, mise en place décalée à mi-septembre, garantie d'embauches en CDI, etc.
Rien de bien révolutionnaire évidemment, il s'agit de lutte défensive… Mais la preuve est faite qu'il est possible de faire plier la direction, aussi féroce soit-elle ! Le protocole arraché va circuler dans les autres centres du département pour les inciter à suivre l'exemple et repartir en grève sur des préavis locaux. Le mouvement a permis de créer un solide esprit de groupe sur le bureau de Bagnères-de-Bigorre, ce qui n'était pas arrivé depuis une quinzaine d'années à en croire les anciens : cela facilitera la remobilisation lors des prochaines luttes, voire cela permettra de passer de la lutte défensive à l'offensive !
Caisse de grève
12 jours de grève pour 10 grévistes, cela représente environ 6000 euros ! La solidarité joue à plein au sein de la CNT, les soutiens arrivent d'un peu partout : des syndicats départementaux de la CNT (CNT65 mais aussi CNT-2ESR13, STAF29, CNT30, CNT31, CNT-ESS34, CNT49, CNT STICS59-62, CNT73-74 et SSE73-74, CNT-PTT75, CNT-STE75, CNT-STE93, CNT94…), des Unions régionales (UR Midi-Pyrénées, UR Languedoc-Roussillon), de la Fédération CNT-PTT et bien sûr de la trésorerie confédérale. SUD-PTT et la CGT ont également promis de contribuer à la caisse de grève… Les grévistes ont aussi récolté 900 euros sur les piquets et les marchés, preuve s'il en fallait de la solidarité qu'inspire la lutte pour le maintien des services publics. Si vous pouvez soutenir les camarades, n'hésitez pas à contacter le syndicat CNT65 (cnt65@cnt-f.org).
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Hôpitaux, paiements, transports : construire le jumeau socio-cyber d’une infrastructure critique
Jean Langlois-Berthelot et Marc-Olivier Boisset
Un hôpital perd l’accès à ses résultats de biologie. Une banque interrompt une partie de ses paiements. Un réseau de transport ne peut plus informer ses voyageurs. Dans chacun de ces cas, la première carte de la crise est technique : équipements touchés, logiciels indisponibles, flux interrompus, données compromises. Pourtant, cette carte cesse rapidement de correspondre au territoire réel de l’incident.
Les patients se reportent vers un autre établissement. Les clients recherchent des espèces ou changent de moyen de paiement. Les voyageurs empruntent une ligne différente, utilisent leur voiture ou renoncent à se déplacer. Les centres d’appel reçoivent davantage de demandes. Les agents improvisent des procédures manuelles. Les décisions prises pour protéger le système déplacent parfois la perturbation vers un autre service.
Une infrastructure critique n’est donc pas seulement un assemblage d’actifs. Elle constitue un service rendu à une population. Sa robustesse dépend autant de la résistance de ses composants que de la manière dont ses utilisateurs, ses personnels et ses partenaires réagissent à leur indisponibilité.
Le jumeau numérique s’arrête encore trop souvent à la machine
Le principe du jumeau numérique est désormais bien établi. Un système réel possède une représentation virtuelle alimentée par des données historiques ou actualisées. Cette représentation permet de suivre son état, de tester des modifications, de détecter des anomalies et de simuler des évolutions sans mettre directement l’infrastructure en danger.
Le National Institute of Standards and Technology définit le jumeau comme une représentation électronique d’entités réelles et de leurs changements d’état. En février 2025, le NIST a consacré un rapport complet aux conditions de sécurité et de confiance nécessaires à cette technologie. Ce déplacement est significatif : le jumeau n’est plus seulement un outil d’ingénierie. Il devient lui-même un système numérique sensible, connecté à l’objet qu’il représente et susceptible d’influencer les décisions prises sur celui-ci.
Le cadre de référence est présenté dans le rapport Security and Trust Considerations for Digital Twin Technology publié par le NIST en février 2025.
L’Europe effectue le même mouvement. Le programme de travail Horizon Europe consacré à la sécurité civile en 2025 prévoit explicitement la création de jumeaux numériques pour les infrastructures critiques et pour les entités essentielles ou importantes relevant de NIS2. Il associe cet objectif au développement d’outils de gestion opérationnelle des crises cyber transfrontalières et à la coopération entre CSIRT, autorités publiques et réseau EU-CyCLONe.
Cette orientation figure dans le programme Horizon Europe 2025 consacré à la sécurité civile.
La logique reste pourtant principalement cyberphysique. Le modèle reproduit les machines, les capteurs, les flux, les dépendances techniques et parfois les équipes chargées de les opérer. Il décrit plus difficilement ce que font les milliers ou les millions de personnes qui dépendent du service lorsque celui-ci se dégrade.
Cette absence ne constitue pas un détail. Une solution de secours techniquement disponible peut devenir inutilisable si trop d’usagers s’y reportent simultanément. Une procédure manuelle peut fonctionner pendant deux heures et s’effondrer au bout de deux jours. Une communication exacte peut provoquer des comportements préventifs qui aggravent temporairement la saturation. La machine est alors correctement modélisée, mais l’impact de sa panne reste sous-estimé.
Ajouter les usages, les reports et les décisions
Un jumeau socio-cyber doit superposer trois représentations. La première est celle de l’infrastructure : ses composants, ses logiciels, ses données, ses dépendances et ses solutions de repli. La deuxième est celle des usages : qui dépend du service, à quel moment, avec quelles alternatives et sous quelles contraintes. La troisième est celle de la décision : quelles autorités interviennent, quels seuils déclenchent une action, quelles informations leur parviennent et quels effets leurs choix produisent sur le système.
Prenons un réseau hospitalier. Le jumeau classique peut reproduire les serveurs, les applications, les laboratoires, les stocks et les liaisons entre établissements. Le jumeau socio-cyber ajoute les catégories de patients, les motifs de consultation, les capacités de déplacement, les délais acceptables, les établissements de report et les réactions des personnels. Il peut alors simuler non seulement la panne d’un laboratoire, mais la géographie nouvelle des soins créée par cette panne.
Le même raisonnement s’applique aux paiements. Le modèle ne doit pas seulement représenter les processeurs, les terminaux et les banques. Il doit intégrer la part des commerçants capables de basculer vers une autre solution, la disponibilité des espèces, la localisation des distributeurs, les horaires, les files d’attente et les populations pour lesquelles le paiement numérique constitue l’unique accès pratique à un bien essentiel.
Dans les transports, une panne d’information ou de billettique modifie les choix d’itinéraire. Ces choix affectent à leur tour la circulation routière, les réseaux voisins, les services d’assistance et parfois l’accès aux établissements de santé ou aux lieux de travail. Une simulation utile ne cherche donc pas simplement à calculer combien de trains restent disponibles. Elle cherche à comprendre comment la ville se reconfigure lorsque la confiance dans le réseau ou l’accès au service se dégrade.
La Commission européenne a déjà engagé cette extension à l’échelle urbaine. Son Local Digital Twin Toolbox, achevé en juin 2026, fournit aux villes une infrastructure ouverte et interopérable pour modéliser la mobilité, l’énergie, le climat urbain et l’espace public. Le dispositif comprend onze outils, six modèles d’intelligence artificielle et une plateforme européenne de données. Il ne constitue pas encore un jumeau socio-cyber complet, mais il démontre que des politiques urbaines, des flux physiques et des comportements opérationnels peuvent être réunis dans un même environnement de simulation.
La Commission présente l’achèvement et l’ouverture du EU Local Digital Twin Toolbox en juin 2026.
Un cas publié en juillet 2026 va plus loin : un modèle multi-agents reproduit les patrouilles de police, le réseau routier et les événements d’urgence afin d’évaluer les délais d’intervention et les goulets d’étranglement. L’intérêt n’est pas de prédire chaque déplacement réel, mais de faire émerger les effets de la distribution des véhicules, du trafic et de la densité des incidents.
Le démonstrateur est documenté dans la boîte à outils européenne sous le nom de SPADE Police Routing Tool.
Il devient alors possible d’imaginer l’étape suivante : injecter dans ce même environnement une panne de communications, la compromission d’un outil de répartition ou une campagne de faux appels d’urgence. Le jumeau mesurerait simultanément l’attaque, les réactions des opérateurs, la redistribution des moyens et les conséquences sur la population.
Transformer le jumeau en champ d’épreuve
Un jumeau socio-cyber ne doit pas être conçu comme une reproduction décorative de la réalité. Sa valeur réside dans les expériences qu’il permet de conduire. Il faut pouvoir y supprimer une ressource, modifier un comportement, introduire une information contradictoire, prolonger une panne ou déplacer l’attaque vers un prestataire commun à plusieurs secteurs.
L’exercice peut alors rechercher les seuils de rupture. Combien de temps les procédures dégradées restent-elles soutenables ? À partir de quel volume le service de substitution sature-t-il ? Quelle population perd l’accès en premier ? Quel message limite les comportements de précaution sans masquer la gravité de l’incident ? Quelle décision réduit l’impact local mais l’aggrave dans un secteur voisin ?
Cette approche modifie la préparation aux crises. Les équipes cyber ne travaillent plus seules sur une copie du réseau. Elles interagissent avec les responsables métiers, les opérateurs d’infrastructures, les communicants, les autorités et les décideurs publics. Chacun observe une partie différente du même incident, tandis que la simulation en restitue les effets combinés.
Elle impose également de protéger le jumeau. Un modèle connecté à des données opérationnelles peut révéler les dépendances les plus sensibles d’une infrastructure. S’il est altéré, il peut produire un diagnostic trompeur ou conduire les décideurs à engager des ressources au mauvais endroit. Le NIST insiste précisément sur l’intégrité des données, l’authentification des échanges, la traçabilité des changements et la confiance accordée aux modèles. Un jumeau de sécurité mal sécurisé deviendrait paradoxalement un instrument de reconnaissance ou de désinformation pour l’adversaire.
Il faut enfin accepter une limite : une population synthétique n’est jamais la population réelle. Ses comportements reposent sur des données incomplètes, des hypothèses et des règles simplifiées. La validation du modèle doit donc porter moins sur sa capacité à annoncer exactement la prochaine crise que sur sa capacité à reproduire des mécanismes connus, à faire varier explicitement les hypothèses et à rendre les résultats discutables par les experts.
Le bon jumeau ne dit pas ce qui arrivera. Il permet de découvrir ce que nous n’avions pas pensé à regarder.
La prochaine génération de cyber ranges devra accomplir cette jonction. Elle ne reproduira plus seulement les réseaux et leurs attaquants, mais aussi les services rendus, les comportements de report et les décisions institutionnelles. À ce moment, l’infrastructure critique cessera d’être modélisée comme une machine isolée. Elle apparaîtra pour ce qu’elle est réellement : un système technique habité par une société.
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Le PDG de BioNTech a-t-il l’interdiction de recevoir son propre vaccin contre le Covid-19 ?

Source :Source : Compte X, le 3 septembre 2026
Etiqe :DATé
Contenu :
Les cordonniers sont-ils toujours les mieux chaussés ? Une interview d’Uğur Şahin, PDG de BioNTech, remise en circulation sur les réseaux sociaux, alimente aujourd’hui l’idée que le dirigeant n’aurait pas eu le droit de recevoir le vaccin contre le Covid-19 développé par son entreprise.
« Le PDG de BioNTech, l’une des grandes entreprises pharmaceutiques, affirme que la loi ne lui permet pas de se faire vacciner, car… il doit veiller au bon fonctionnement de son entreprise », peut-on lire dans des publications actuellement partagées sur X et Facebook. Et d’ajouter : « Mais on nous avait dit que le « vaccin » était « sûr et efficace ». C’est très révélateur non ? »
Dans la vidéo, Uğur Şahin est interrogé sur le fait qu’il n’a pas encore été vacciné contre le Covid-19. « . « Pour l’instant, je n’ai pas le droit de me faire vacciner. Nous étudions bien sûr les possibilités. Il est plus important pour nous que nos collègues et partenaires soient vaccinés », explique-t-il en anglais.
Six ans après le début de la pandémie, cette séquence suffit à raviver, dans les commentaires et les critiques visant les vaccins contre le Covid-19. Certains y voient la confirmation de leurs théories selon lesquelles ces injections auraient présenté un grave danger : « C’est un aveu, car se faisant vacciner avec un produit sûr qu’est-ce donc qui l’empêcherait de mener à bien son entreprise ? Si ce n’est… », écrit un internaute sans aller au bout de son raisonnement.
D’autres vont plus loin et qualifient la vaccination de « génocide médical mondial, survenu à la suite de cette scandaleuse pseudo pandémie ».
Une campagne de vaccination en priorité pour les personnes vulnérables
Si cette interview est bien réelle, elle a été tournée le 22 décembre 2020 par la chaîne allemande Deutsche Welle. Et cela change tout, car à cette date, le vaccin Pfizer-BioNTech venait tout juste d’obtenir, le 21 décembre 2020, une autorisation conditionnelle de mise sur le marché dans l’Union européenne.
Et Uğur Şahin ne pouvait effectivement pas, à cette date, se faire vacciner. La campagne allemande ne devait commencer que le 27 décembre et les premières doses devaient être administrées selon un ordre de priorité fixé par la réglementation.
La stratégie vaccinale allemande précisait que, compte tenu du nombre encore limité de doses disponibles, la vaccination devait commencer par les personnes présentant les risques les plus élevés de forme grave ou de décès, ainsi que par certaines personnes particulièrement exposées professionnellement.
Cette priorisation était donc inscrite dans la réglementation. Le gouvernement allemand indique que la campagne de vaccination a débuté le 27 décembre 2020, en commençant notamment par les personnes âgées de plus de quatre-vingts ans et les résidents des établissements accueillant des personnes âgées.
« Parce que vous savez qu’il y a une priorité. Le vaccin n’est pas autorisé à être pris hors de cette priorité », détaille, d’ailleurs, le chef d’entreprise dans son interview. « On n’a même pas été autorisé à participer à des tests cliniques. Car selon la loi, il n’est pas possible d’inclure les personnes de l’entreprise dans ces tests. »
Uğur Şahin explique également que BioNTech souhaite que ses salariés et ses partenaires puissent être vaccinés afin de limiter les interruptions de travail, alors que l’entreprise prévoit de produire plus de 1,3 milliard de doses en 2021.
Le PDG et son équipe vaccinés début 2021, selon l’entreprise
Ce n’est pas la première fois que cette séquence refait surface sur les réseaux sociaux. Dès septembre 2021, l’AFP avait démontré que des publications similaires prétendaient déjà que le patron de BioNTech refusait de recevoir le vaccin qu’il avait contribué à développer.
Le média expliquait d’ailleurs qu’en mars 2021, Uğur Şahin avait confirmé que tous les employés de BioNTech avaient reçu au moins une première dose de vaccin. « Nous sommes très heureux de pouvoir désormais aider les gens à retrouver leur liberté grâce à la vaccination », avait-il dit.
L’affirmation selon laquelle Uğur Şahin aurait refusé de se faire vacciner est d’autant plus trompeuse qu’il avait explicitement exprimé son souhait de recevoir le vaccin. Dans une autre interview réalisée le 21 décembre 2020 (depuis supprimée mais retrouvée par l’AFP), il assure qu’il « aimerait beaucoup » se « faire vacciner » tout en rappelant qu’il devait respecter les règles de priorité en vigueur.
Une porte-parole de BioNTech a par ailleurs affirmé auprès de l’AFP qu’Uğur Şahin et tous les membres de la direction de l’entreprise ont été vaccinés : la première dose mi-janvier et la deuxième le 11 février 2021.
Ensuite, en janvier 2025, c’est Reuters qui avait vérifié la même vidéo, dont le contexte avait encore une fois été tronqué. Un porte-parole de BioNTech avait alors réaffirmé dans un courriel du 3 janvier 2025 que le PDG avait bien reçu sa première dose du vaccin au début de 2021, en précisant : « Sa vaccination a été administrée avec le vaccin Pfizer/BioNTech. »
La vidéo refait aujourd’hui surface après avoir été partagée par un compte qui a fait des théories antivax son thème principal. Suivi par plus de 70 000 personnes, il partage régulièrement des vidéos et publications qui soutiennent ce discours, notamment venant de figures du mouvement antivax.
Auteurs :
Autrice : Maïwenn Furic, journaliste
Relecteur : Etienne Merle, journaliste
Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun
Secrétariat de rédaction : Etienne Merle, journaliste
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Degoog - Le métamoteur à installer sur votre ordi
degoog est un moteur de recherche que vous installez chez vous, et qui interroge Google, Brave, DuckDuckGo et d'autres en même temps avant de vous afficher une seule et belle liste unique de résultat.
Quand vous l'aurez installé, la première étape consiste donc à sélectionner les moteurs de recherche que vous voulez utiliser.
Dès que c'est bon, l'interface se remplira alors automatiquement avec les résultats en provenance de tous services de recherche. Et quand plusieurs de ces services remontent la même page, degoog lui sait les fusionner afin d'éviter les doublons. Ce recoupement fait d'ailleurs monter le résultat dans le classement.
Et la colonne de droite de degoog vous dira le reste : quel moteur a répondu, en combien de temps, combien de résultats il a apportés...etc. Et surtout, si ça ne renvoie rien, il vous dira aussi pourquoi. Par exemple, si vous avez été bloqué par le moteur de recherche, si vous avez été limité parce que vous avez fait trop de requêtes rapprochées, s'il y a un captcha, s'il y a une page interstitielle, etc., avec le petit lien qui va bien pour relancer la recherche sur ce moteur-là tout seul.
Pour faire sa besogne, degoog embarque quatre outils (Fetch, Curl, Curl Fallback et Curl Impersonate), et son Store en propose d'autres qui pilotent FlareSolverr (un résolveur de captcha Cloudflare), un navigateur furtif comme Camoufox, ou carrément un vrai Firefox qui prête sa session au serveur.
Il y a bien longtemps, je vous avais présenté SearXNG , et l'auteur de degoog ne se cache pas d'avoir été inspiré par celui-ci. Mais degoog va plus loin en terme de fonctionnalités et est surtout moins gourmand en ressources. Ça permet de le faire tourner sur des petites configs par exemple à base de Raspberry Pi.
Pour l'installer voici comment faire (faudra Docker) :
mkdir -p ./data sudo chown -R 1000:1000 ./data docker run -d --name degoog -p 4444:4444 -v ./data:/app/data -e DEGOOG_SETTINGS_PASSWORDS=CHANGEZ_MOI --restart unless-stopped ghcr.io/degoog-org/degoog:latestPuis je trouve qu'il est quand même vachement plus agréable à utiliser. Après, si vous voulez vraiment une page de résultats complète, il vous faudra un outil qui s'appelle 4play . C'est une extension qui s'installe dans un profil Firefox propre, qui permet d'aller faire des recherches par lui-même sur Internet comme si l'outil était un vrai internaute. Mais ça nécessite une vraie session de bureau et un écran allumé ou un adaptateur EDID.
degoog permet aussi d'intégrer dans l'outil des plugins que vous pouvez télécharger sur Internet. Mais méfiez-vous à ne pas installer n'importe quoi et faire entrer le loup dans la bergerie !!
Le projet est en stable beta, en version 0.25.0 sortie fin août, sous licence AGPL, et l'interface est traduite en français.
Source : degoog
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Dans ce village du Finistère, des femmes se mobilisent pour d'autres, victimes de violences

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Dans ce village du Finistère, des femmes se mobilisent pour d'autres, victimes de violences

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Faut-il congeler une partie de la dette publique comme le propose Jean-Luc Mélenchon ?
Le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon a remis sur la table sa proposition de transformer une partie de la dette française en dette perpétuelle à taux nul, provoquant une levée de boucliers, notamment du côté du gouvernement. -
Migration SEO : pourquoi la vraie difficulté n’est pas la préparation, mais le suivi
Une étude de SALT.agency portant sur 1 052 migrations de nom de domaine (Dan Taylor, 2026) donne la mesure du phénomène : la durée médiane de récupération du trafic organique est d'environ dix mois, et 42 % des migrations mettent plus d'un an à retrouver leur niveau d'avant bascule. Autant dire que le sort d'une migration ne se joue pas le jour du go-live, mais dans les semaines et les mois qui suivent.
La plupart des ressources disponibles sur le sujet détaillent très bien ce qu'il faut vérifier avant de basculer un site : plan de redirection, titles, canonicals, hreflang, indexabilité. Ce qui est moins souvent traité, c'est la question du pilotage. Concrètement, avec quels outils une équipe SEO peut-elle suivre une migration du premier crawl jusqu'aux semaines qui suivent le lancement ? Le plus souvent, elle passe par plusieurs outils qui ne communiquent pas entre eux : un crawler pour l'audit, un export Search Console pour les positions, un tableur pour le plan de redirection ou encore un ticket dev pour chaque correction. Chaque bascule d'outil est une occasion de perdre du temps ou de l'information. C'est ce fil continu, de la préparation jusqu'aux semaines qui suivent le lancement, que cet article propose de reconstruire.
1 - Préparer : avoir une vision d'ensemble avant de toucher au site
La clé du succès repose sur la capacité à comparer l'avant et l'après. Avant de toucher au site, il faut disposer d'un état des lieux complet. Celui-ci inclut la liste exhaustive des URLs existantes, l'état de leurs signaux SEO et une vision claire des priorités de correction.
C'est ce que permet la plateforme Fasterize. Historiquement centrée sur l'optimisation, elle couvre désormais l'ensemble du cycle : détecter les anomalies, tester et déployer les corrections, puis en démontrer l'effet. Son crawler propriétaire contrôle les principaux signaux techniques d'un site (titles, meta descriptions, hreflang, canonicals, H1, status HTTP, meta robots, attributs alt) et restitue le résultat sous une forme directement exploitable : un score de santé SEO qui synthétise l'état du site, accompagné de la liste des optimisations prioritaires, du volume de pages concernées et des URLs impactées.
Dans un contexte de migration, ce score joue un double rôle. Avant la mise en production, il permet de repérer rapidement les zones à risque plutôt que de dérouler un audit manuel, page par page. Après le go-live, le même contrôle permet de vérifier en quelques minutes que rien n'a été cassé au passage, sans attendre le prochain crawl programmé.
2 - Sécuriser : agir sur les signaux SEO sans dépendre du planning de développement
Une migration ne se résume pas à un plan de redirections 301, même si c'est souvent le poste de risque le plus visible. Il s'agit aussi de préserver tout ce qui permet aux moteurs de comprendre correctement le nouveau site, et de garder la capacité de corriger vite si une anomalie apparaît après le lancement.
C'est justement ce que la plateforme prend en charge : les plans de redirections, même volumineux, se déploient directement depuis l'interface, sans dépendre d'un développement spécifique.
De la même façon, les principaux signaux SEO (meta, canonicals, hreflang, robots) peuvent être ajoutés ou corrigés indépendamment des capacités du CMS : une canonical mal orientée ou un hreflang cassé se corrigent sans toucher au template. Et ces corrections se déploient rapidement, sans attendre un cycle de développement complet.
Ce dernier point compte particulièrement dans les jours qui suivent un go-live, moment où les anomalies remontent vite, mais où les équipes techniques sont rarement disponibles pour pouvoir déployer un correctif rapidement.
3 - Mesurer : objectiver la reprise plutôt que la deviner
Une fois le site en ligne, la question centrale change de nature : est-ce que les optimisations mises en place produisent un effet réel, et à quel rythme ? Sans point de comparaison clair, il est difficile de distinguer une volatilité normale d'une vraie perte, surtout que cette phase de stabilisation peut s'étaler sur plusieurs semaines.
La plateforme intègre pour cela les données de Google Search Console. Pour chaque recommandation mise en œuvre, il devient possible de suivre son évolution à travers les mêmes indicateurs que ceux de Search Console (clics, impressions, CTR, position moyenne), avec deux niveaux de lecture, par URL et par requête. Un repère visuel indique à quel moment une recommandation a été déployée, ce qui facilite directement les analyses avant/après.
Concrètement, cette fonctionnalité permet de relier une action précise (une correction de canonical ou un redéploiement de redirections, par exemple) à son effet mesuré, plutôt que d'observer une courbe globale sans savoir quelle décision l'a fait bouger.
4 - Corriger : boucler la boucle sans repartir de zéro
Enfin, ce qui distingue un pilotage continu d'une succession d'étapes isolées, c'est la capacité à revenir en arrière rapidement. Le crawl signale un problème, la correction se déploie via la plateforme sans dépendre du CMS ni d'un cycle de développement, et les données Search Console permettent de vérifier que le correctif a bien l'effet attendu. Les trois temps s'articulent au même endroit, plutôt que de se répartir entre plusieurs outils déconnectés.
Cette continuité change surtout la nature du travail post go-live. Au lieu d'attendre un rapport mensuel pour découvrir qu'une page a perdu ses positions, l'équipe dispose d'un fil de suivi continu pour agir en conséquence, de la préparation jusqu'aux semaines qui suivent le lancement.
Ce qu'il faut retenir
- La difficulté d'une migration SEO ne se limite pas à la préparation, elle se joue tout autant dans le suivi des semaines qui suivent le go-live.
- Un état des lieux technique complet, synthétisé par un score de santé SEO, permet de comparer l'avant et l'après mise en production.
- Le déploiement des redirections et la correction des signaux SEO (meta, canonicals, hreflang, robots) se font indépendamment du CMS, sans attendre un cycle de développement.
- Les données Search Console relient chaque correction déployée à son effet mesuré (clics, impressions, CTR, position moyenne), par URL et par requête.
La réussite d'une migration ne se joue donc pas dans une étape, mais dans la continuité entre les quatre : préparer, sécuriser, mesurer, corriger, au même endroit plutôt que réparties entre des outils déconnectés.
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ISAR AEROSPACE : entre la Bavière et la Norvège, une nouvelle ambition spatiale européenne
Une première mise en orbite dès le deuxième vol, cinq autres lanceurs déjà en production et une usine conçue pour changer d’échelle : Isar Aerospace vient de franchir une étape majeure. Le succès de Spectrum donne une traduction concrète à l’émergence d’une nouvelle génération d’entreprises spatiales européennes, capables de réunir technologie, capitaux et moyens industriels …
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Autoroute A412 validée en pleine sécheresse : ce projet qui rase des îlots de fraicheur est « une ineptie »

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DocuSeal - Pour signer vos documents sur votre propre serveur
Si comme moi, vous êtes un jeune entrepreneur plein de talent, vous avez sûrement déjà signé des tas de contrats, de NDA et autres documents relatifs à votre société. Et pour cela, en général, nos interlocuteurs et autres avocats ne se font pas chier : ils nous envoient des liens vers des plateformes comme Yousign ou DocuSign,
Car oui, faire signer un contrat à trois personnes passe en général par un service en ligne qui compte le nombre de documents et facture au volume. Snif... Mais c'était sans compter sur le projet DocuSeal qui fait exactement le même travail depuis un conteneur Docker tout simplement posé sur votre serveur. C'est l'avantage d'avoir une solution open source, et surtout, ça permet de tout garder chez vous et de ne rien envoyer sur des serveurs tiers.
Votre navigateur ne supporte pas la lecture de vidéos HTML5. Voici un lien vers la vidéo.Vous chargez un PDF, vous posez les champs à la souris dans un éditeur visuel, et vous envoyez ça à vos interlocuteurs. Il y a 10 types de champs côté version libre, notamment case à cocher, image, date et sélection multiple. Plusieurs signataires se succèdent ensuite dans l'ordre que vous fixez, chacun ne recevant le document qu'une fois que le précédent est passé, et les invitations partent via votre propre serveur SMTP.
Les documents signés restent ensuite sur le disque de la machine, à moins que vous ne préfériez les envoyer vers votre S3, votre Google Storage ou votre Azure.
L'API REST et les webhooks sont également dispo dans la version open source, Mais attention, toutes les fonctionnalités proposées par la version SaaS qu'il propose en mode payant ne se retrouvent pas forcément dans la version open source. Par exemple, on n'a pas la possibilité de créer des modèles différents pour générer des documents sur mesure par client.
Et là où l'auto-hébergement se paie vraiment, c'est sur le certificat car le cloud de DocuSeal signe avec un certificat reconnu par Adobe, alors que votre instance génère le sien par défaut. Donc, il faudra faire avec, surtout que le nombre de documents gérables est limité. Ou alors, modifiez vous-même le code source pour vous faire votre propre version custom.
Pour l'installer avec Docker afin de tester, c'est simple :
sudo docker run --name docuseal -p 3000:3000 -v.:/data docuseal/docusealCôté juridique, ce que vous récupérez est une signature électronique simple au sens du règlement eIDAS. C'est le niveau d'entrée, parfaitement valable pour un devis ou un accord interne. Par contre, ça ne supporte pas la signature qualifiée, qui est la seule à valoir juridiquement une signature manuscrite dans toute l'Union européenne.
Ce n'est d'ailleurs pas une faiblesse de l'open source car chez DocuSign aussi, la signature qualifiée se vend en module complémentaire des forfaits classiques. Chez DocuSeal, elle passe par un prestataire de confiance partenaire et se facture aujourd'hui 2 à 4 dollars pièce. Ensuite, le logo maison, le SSO, les relances et l'envoi en masse demanderont la licence Pro. Si vous choisissez de passer par leur version payante, faites attention à bien vous mettre sur l'instance européenne pour que vos documents soient conformes au RGPD et ne partent pas dans les mains des Américains.
Par exemple, comme je vous disais, le code est sous AGPL. Donc, vous pouvez faire un peu ce que vous voulez dedans tant que vous gardez l'attribution DocuSeal dans l'interface.
Et si vous n'avez pas le temps et que ça vous saoule d'auto-héberger votre propre, certificateur de documents, il existe aussi Goodflag Community , un service gratuit pour les particuliers, indépendants et associations dont vous n'êtes pas le produit (lol), qui vous permettra de faire tout pareil sans débourser un centime et avec de la signature qualifiée (Merci à Karefil pour l'info).
Source : DocuSeal sur GitHub
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Un milliardaire face à la justice : Olivier Bouygues jugé pour braconnage d'espèces protégées
Le milliardaire Olivier Bouygues et cinq de ses employés, accusés de braconnage sur sa propriété privée, sont jugés devant le tribunal correctionnel d'Orléans. Ils sont soupçonnés d'avoir chassé de nombreuses espèces protégées.
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Que font les ultrariches derrière les murs de leurs propriétés de campagne ? Apparemment, de la « destruction d'espèces animales protégées en bande organisée ». C'est en tout cas pour cette infraction que sont convoqués lundi 7 septembre devant le tribunal (…) -
Massacre d'espèces protégées, charnier, pièges interdits : le milliardaire Olivier Bouygues jugé pour braconnage
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« L'écologie ne doit pas être réservée à quelques-uns » : animaux, fripes et vélos s'installent au pied des barres d'immeubles
Chèvres, lama, poneys... Le temps d'une journée, une ferme a été recréée à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, en plein cœur d'un quartier populaire. L'idée : mettre de la nature dans un lieu bétonné, et ne pas faire de l'écologie un privilège.
Lire la suite - Reportage / Animaux , Climat et quartiers populaires
Bagnolet (Seine-Saint-Denis), reportage
« Elle c'est Zoulette, elle c'est Frida… Et elle, c'est Haki, ma préférée : elle est sage, ne donne pas de coups de cornes et elle adore manger ! » Abdoulaye, 8 ans, ne se fait pas prier pour présenter les douze (…) -
Ils ramènent une ferme en plein quartier populaire : « L'écologie ne doit pas être réservée à quelques-uns »
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Manifester : quand la peur fait barrage
Source : MOB -
Nouveau maccarthysme universitaire aux États-Unis : l'accusation d'antisémitisme, instrument de censure et de mise au pas
Source : Le Média -
Le génocide des Arménien·nes : les enjeux politiques d'une reconnaissance
Source : Visionscarto -
NSCALE : la bataille du cloud IA se joue aussi sur l’accès au capital
Avec environ 103 milliards de dollars de contrats présentés aux investisseurs, Nscale doit réunir les capitaux nécessaires pour fournir le calcul promis. Sa recherche de financement avant une éventuelle introduction en Bourse éclaire une condition de la concurrence dans le cloud IA : la capacité à obtenir des commandes doit s’accompagner des moyens de les …
L’article NSCALE : la bataille du cloud IA se joue aussi sur l’accès au capital est apparu en premier sur FW.MEDIA.
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Fraude aux faux RIB : payer l’usurpateur ne libère pas le débiteur
Par un arrêt du 17 juin 2026, la chambre commerciale de la Cour de cassation (Cass. com., 17-06-2026, n° 24-13.306) précise la portée de l’article 1342-3 du code civil. Lorsque le débiteur connaît son véritable créancier mais verse les fonds à un tiers qui en usurpe l’identité en mettant en place une fraude aux faux RIB, ce tiers n’est pas un créancier apparent. La bonne foi du payeur ne suffit donc pas à rendre le paiement libératoire.
La solution est importante pour les entreprises, mais sa portée doit être précisément circonscrite. Elle règle la question de l’extinction de la dette envers le fournisseur. Elle ne détermine pas, à elle seule, qui devra finalement supporter la perte ni si une banque peut être tenue responsable.
Le mécanisme de la fraude aux faux RIB
La société Petrogarde avait vendu du gazole à la société Sea Fleurs, par l’intermédiaire de la société Eazybunker.
Le 22 mai 2018, Eazybunker reçoit un courriel provenant d’une adresse électronique ne différant que d’une lettre de celle de Petrogarde. Le message contient une facture de 103 375,64 euros et un RIB. Eazybunker transmet ces documents à Sea Fleurs qui verse par virement le prix sur le compte indiqué.
Ce compte appartient en réalité à un escroc. Les fonds ne sont pas récupérés.
Petrogarde réclame alors le paiement à Sea Fleurs et, subsidiairement, des dommages et intérêts à Eazybunker. La cour d’appel d’Aix-en-Provence rejette les demandes. Selon elle, Sea Fleurs pouvait légitimement croire qu’elle payait Petrogarde. Son paiement devait donc être considéré comme libératoire sur le fondement de l’article 1342-3 du code civil.
La Cour de cassation censure ce raisonnement.L’usurpateur n’est pas un créancier apparent
L’article 1342-2 du code civil pose le principe que le paiement doit être fait au créancier ou à une personne habilitée à le recevoir. L’article 1342-3 du code civil prévoit une exception. Le paiement fait de bonne foi à un créancier apparent est valable.
Toute la difficulté consiste donc à identifier ce qu’est un créancier apparent.
Dans la conception retenue par la Cour de cassation, il faut distinguer l’erreur sur la qualité de créancier et l’erreur sur les coordonnées bancaires d’un créancier connu.La Cour de cassation précise ici les limites de l’article 1342-3 du code civil. Dans l’affaire qui lui était soumise, Sea Fleurs connaissait l’identité de son créancier, la société Petrogarde. La fraude n’avait pas créé l’apparence qu’une autre personne serait titulaire de la créance : un tiers s’était présenté sous l’identité même de Petrogarde afin de faire verser les fonds sur son propre compte.
Pour la Cour de cassation, « n’est pas créancier apparent, au sens de ce texte, le tiers qui usurpe l’identité du créancier » (Cass. com., 17-06-2026, n°24-13.306). La bonne foi du débiteur ne suffit donc pas, dans cette configuration, à conférer au paiement un effet libératoire sur le fondement de l’article 1342-3 du code civil.
Sea Fleurs savait que son créancier était Petrogarde. Elle n’avait pas payé une personne qu’elle croyait titulaire de la créance. Elle avait payé un tiers qui se faisait frauduleusement passer pour Petrogarde dans le cadre de cette fraude aux faux RIB.
L’arrêt d’appel est ainsi cassé en toutes ses dispositions et l’affaire renvoyée devant la cour d’appel de Lyon.L’évolution de la jurisprudence sur la fraude aux faux RIB
La solution tranche avec certaines décisions récentes des juridictions du fond. Le tribunal judiciaire de Lille avait ainsi considéré qu’un virement effectué sur un RIB falsifié était valable dès lors qu’aucun élément ne permettait au débiteur de déceler la fraude et que sa bonne foi n’était pas remise en cause (TJ Lille, 06-05-2025, RG n°23/10337). Dans le même sens, la cour d’appel de Rennes avait jugé libératoire un paiement réalisé sur un RIB frauduleux après avoir relevé que les modalités habituelles des échanges et l’absence d’anomalie évidente n’imposaient pas au débiteur de procéder à des vérifications supplémentaires (CA Rennes, 25-11-2025, RG n°24/05926).
L’arrêt du 17 juin 2026 conduit à ne plus faire dépendre, dans cette hypothèse précise, l’application de l’article 1342-3 du code civil de la seule crédibilité de la fraude ou de la bonne foi du payeur. Dès lors que le débiteur connaît son véritable créancier et que le bénéficiaire des fonds est un tiers qui en usurpe l’identité, la qualification de créancier apparent est écartée.
Cette solution ne signifie pas que le débiteur victime de la fraude a nécessairement commis une faute. Elle concerne l’effet libératoire du paiement à l’égard du véritable créancier. Les éventuelles responsabilités du débiteur, d’un intermédiaire ou d’un prestataire de services de paiement doivent être examinées séparément.Paiement et charge de la perte
Si le paiement à l’escroc n’est pas libératoire, la dette envers le véritable créancier peut subsister. L’entreprise victime de la fraude aux faux RIB peut donc devoir payer à nouveau la facture, avec un risque de double décaissement.
La charge définitive de la perte constitue toutefois une autre question. Des recours peuvent être envisagés contre l’auteur de la fraude ou un intermédiaire selon les circonstances.
S’agissant de la banque, il faut alors déterminer qui a donné l’ordre, quel IBAN a été validé, si l’ordre a été modifié après son émission et si la banque s’est limitée à exécuter les instructions reçues.La Cour de cassation a ainsi jugé le 1er juin 2023 qu’un ordre dont l’IBAN avait été frauduleusement modifié après sa rédaction ne constituait pas une opération autorisée (Cass. com., 01-06-2023, n°21-19.289).
Le 15 janvier 2025, elle a rappelé que lorsqu’une responsabilité bancaire est recherchée en raison d’une opération non autorisée ou mal exécutée, le régime spécial des services de paiement doit être appliqué (Cass. com., 15-01-2025, n°23-15.437).À l’inverse, ses arrêts des 19 novembre 2025 (Cass. com., 19-11-2025, n°24-17.056) et 4 mars 2026 (Cass. com., 04-03-2026, n°25-11.959) montrent que le droit commun peut encore intervenir dans certaines configurations, notamment lorsqu’est discuté le devoir de vigilance à propos d’une opération autorisée ou lorsque la banque a elle-même rédigé l’ordre de paiement.
Il n’existe donc pas de réponse automatique à la question du remboursement par la banque.
Pour les entreprises, la prévention reste déterminante. Tout changement de RIB devrait être confirmé auprès d’un interlocuteur déjà connu, par un canal indépendant du courriel reçu. Une double validation des nouveaux bénéficiaires, la conservation des justificatifs de contrôle et une réaction immédiate auprès de la banque en cas de fraude aux faux RIB permettent également de réduire le risque.
Raphaël Liotier
Avocat
Directeur du département Droit pénal de l’informatique et du numérique
Célia Neveux
Avocate
Collaboratrice du département Contentieux numérique
L’article Fraude aux faux RIB : payer l’usurpateur ne libère pas le débiteur est apparu en premier sur Lexing Avocats.
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Les French Days sont là : suivez en direct les baisses de prix à ne pas manquer

Les French Days commencent, et les grosses remises paraissent déjà chez les e-commerçants. Du 7 au 14 septembre 2026, Numerama vous propose de suivre nos trouvailles des meilleures offres en direct.
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Chasse en Sologne: Olivier Bouygues face à la justice pour massacre supposé d’espèces protégées
Le milliardaire encourt jusqu’à sept ans de prison pour l’abattage organisé, des années durant, d’espèces protégées sur ses terres. Cette affaire lève le voile sur les pratiques de chasse des ultrariches derrière les grillages de leurs propriétés solognotes. -
Affaire du 8/12 : délibéré de l'appel le 10 septembre
Fête de soutien vendredi 30 octobre à Rennes
(au BAM : Bâtiment à modeler, 2 rue André Trasbot).
Programmation à venir ici et sur Démosphère.C'est une affaire qui commence à dater, mais dont on attend toujours de pouvoir tourner la page. Le 8 décembre 2020, avant le lever du jour, des arrestations avaient lieu dans toute la France avec les moyens de l'antiterrorisme – le RAID avec des cagoules têtes de mort, des armes de guerres pointées sur les gens, des maisons saccagées... Puis quatre jours de garde-à-vue à Levallois Perret, dans la même ambiance, terrorisante. Le 11 décembre, le contrôle judiciaire est prononcé pour deux d'entre elleux et les cinq autres sont incarcéré·es dans cinq prisons différentes d'Île-de-France, sous le statut DPS (détenu·e particulièrement signalé·e). L'un d'entre-elleux, Libre Flot, est placé en isolement total.
Cette affaire, c'est celle d'une association de malfaiteurs terroriste, qui vise directement "l'ultra-gauche", selon les termes du dossier. Sept personnes en lien avec un militant internationaliste, Libre Flot, qui a répondu en 2017 à l'appel des populations du Rojava pour protéger la paix en participant à la guerre de légitime défense contre Daech et l'armée turque. Comme le dit le Collectif des Combattantes et Combattants Francophones du Rojava dans une tribune de soutien : "« Nous sommes allés au Rojava avec la volonté de défendre une révolution basée sur la démocratie directe, la coexistence pacifique entre communautés, l'égalité femmes-hommes et le juste partage des richesses, autant de valeurs dont l'État français se réclame sans jamais les appliquer. »" À partir de là, les renseignements fantasment un "revenant" qui chercherait à mettre à profit des compétences militaires acquises en Syrie pour créer une milice qui aurait pour cible l'Etat français et ses forces de l'ordre. Une surveillance du fameux malfaiteur en chef a été mise en place dès son retour du Rojava, comme pour beaucoup de volontaires internationalistes, et les agents de la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure) ont été témoins de propos hostile à la police dans la bouche du militant et de ses ami.es punks libertaires. Ça ne leur a pas plu, dont acte.Libre Flot, dans leur fable, c'est le chef de la bande d'anarchistes (lol). Il est enfermé à l'isolement pendant 16 mois, en préventive. Sentant les séquelles sur sa santé, sur ses capacités cognitives, sur sa vie, Flo démarre une grève de la faim, qui lui permettra de sortir de taule après 37 jours. Il a beaucoup écrit pendant cette période et après, et un livre est sorti en 2025 aux éditions Du bout de la ville : Anticiper le bruit sec des verrous. Parmi les autres personnages de l'histoire, on trouve un artificier à Disneyland et pour des clips, deux inséparables amateurs de tir sportif et de vieilles armes, une lectrice de brochures et utilisatrice de Tails, un adepte de voyages et aspirant soutien du Rojava, et un autre copain de Flo qui sera condamné plus légèrement, sa formation en PNL (programmation neuro-linguistique, un truc de développement personnel) ne paraissant pas effrayer les enquêteurs.
2020, une partie de cette bande se retrouve confinée ensemble (pour une partie, s'y rencontrent pour la première fois), et hop, voilà une association de malfaiteurs. Quatre autres inculpé·es feront aussi plusieurs mois de prison, avant le procès qui n'a eu lieu qu'en octobre 2023, et qui a abouti à leur condamnation pour avoir donné l'impression à la DGSI, au PNAT et à ces juges d'avoir envie d'attaquer des flics. « Participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte terroriste ». Et ce sans qu'aucun projet spécifique n'existe, en assumant que des suspicions d'intentions suffisent, « sans qu'il soit nécessaire de démontrer une participation aux crimes ou à leur préparation » écrivait le juge d'instruction Jean-Marc Herbaut. Condamné·es pour avoir participé sans participer. Certain·es des inculpé·es sont aussi rendu·es coupables du « refus de remettre la convention secrète de chiffrement d'un moyen de cryptologie », c'est-à-dire l'accès à du matériel informatique. Les peines vont de deux ans de sursis simple à cinq ans de prison ferme. Le temps de détention provisoire effectué étant déduis, et le reste étant aménageable en bracelet électronique, ces peines ne les amèneraient pas à retourner en prison. Mais elles sont alourdies par un certain nombre d'interdictions (de contact entre elleux, de travailler dans certains secteurs, de port d'armes, de déplacement de plus de deux semaines) et d'obligations (de soin, de travail), et par l'inscription au FIJAIT (fichier judiciaire des auteurs d'infraction terroriste). Pendant tout ce temps, la surveillance des communications et du quotidien continue, ainsi que les rendez-vous CPIP (conseiller.ère pénitentier.ère d'insertion et de probation). Une répression protéiforme donc, depuis bientôt six ans.
Six des sept personnes condamnées ont fait appel de cette décision, et ont encore du attendre deux ans et demi avant d'avoir droit à un nouveau mois de mascarade judiciaire. Ces deux procès ont traité du même dossier terriblement vide, basé sur les mêmes interrogatoires traumatisants avec le même juge d'instruction tout à fait convaincu de leur dangerosité et les mêmes flics affolés par ces marginaux qui osent se tatouer des ACAB et écouter des musiques aux paroles explicitement anti-autoritaires, avec les mêmes livres et brochures (on a vu à quel point les infokiosques leur font peur)... Ces mêmes moments de jeu d'air-soft et de fabrication de pétards ont été transformés par des chien·nes de garde de l'État paranoïaques en entrainements para-militaires et en préparation d'attentats... Le récit creux a été collectivement façonné par des agents de l'État tout-puissant, où les droits des détenu·es et de la défense ont été maintes fois bafoués : des refus systématiques des demandes de mise en libertés mettant en danger la vie de Libre Flot, aux fouilles à nues systématiques en détention, en passant par les multiples et veines demandes de la défense de faire venir au procès les crapuleux agents de la DGSI qui ont retranscrit les écoutes en mettant leur grain de sel pour faire peur (les avocat·es sont allé·es jusqu'à saisir la Cour Européenne des Droits Humains pour ça !).
Ce procès est celui de ce qu'yels appellent l'« ultra-gauche », accusée d'être violente par essence. C'est un procès où des paroles, même des blagues, même des chansons, sont prises pour des actes. C'est le procès du mouvement punk. C'est le procès des ZAD. C'est le procès de la protection des données personnelles, de Signal, Tor et Tails. C'est le procès de l'internationnalisme et de l'anarchisme, même si les personnes condamnées ne s'en revendiquent pas forcément. Le procès en première instance a été raconté dans des chroniques par une quinzaine d'autaires dans le livre Qui terrorise qui ? paru en 2026 aux éditions Tahin Party – et en ligne ici.
Le délibéré sera rendu ce jeudi 10 septembre 2026, à la Cour d'Appel de Paris, à 13h30. Toutes les formes de solidarité sont bienvenues. Sur place pour faire nombre face à la violence de l'Etat, mais d'autres formes de soutiens, délocalisées, seront aussi précieuses.
Pour en savoir plus sur l'affaire et suivre les nouvelles, il est encore possible de consulter le blog des soutiens : soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org. Mais la répression antiterroriste s'intensifie, et l'hébergeur de ce blog, Autistici/Inventati, a été classé comme organisation terroriste par Trump. Nous espérons pouvoir donner une nouvelle adresse de blog prochainement. Une cagnotte est disponible en ligne, les besoins de soutien financier sont très importants.
Cette affaire pourrait bien créer une jurisprudence très dangereuse pour les libertés, en particulier politiques. C'est pour cette raison que les cibles ont décidé de se battre quelques années de plus pour contester cette décision, malgré leur envie de retrouver une vie plus tranquille. Nous encourageons tout le monde à se renseigner et à parler de cette affaire, et surtout, surtout à ne pas se laisser anti-terroriser.
Retrouvons-nous après le délibéré à Rennes au BAM vendredi 30 octobre. Une fête d'Halloween pour exorciser toutes ces horreurs. Espérons que ce soit l'occasion de fêter la relaxe !
Pour en savoir plus, voilà une brochure de synthèse sur cette affaire
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Non à la répression antisyndicale au ministère du travail ! Rassemblement le 15/09 à Paris
La CNT-SO apporte son soutien à l’intersyndicale du ministère du Travail et appelle à renforcer la mobilisation unitaire en faveur de Pierre et Benoît, militants de SUD Travail qui sont convoqués devant une commission disciplinaire (CAP) suite à leur engagement syndical.
Rassemblement unitaire le 15 septembre 2026Tour TODS située au 78-84, rue Olivier de Serres – 75015 PARIS
- 10h00
- prises de parole de 12h00 à 14h00
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La valeur ajoutée de l’IA ne réside pas dans sa capacité à répondre aux questions, mais dans celle d’accélérer la prise de décision
L’IA sait très bien répondre aux questions. Mais peut-elle vous aider à prendre des décisions plus vite ? À en croire les pages de lancement et les fils LinkedIn, l’avenir de l’analyse ressemble à une immense fenêtre de discussion. Il suffit de saisir une question en langage naturel pour obtenir un graphique et appeler ça …
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14e Rencontres Nationales du Travail Social en Lutte
Les Rencontres nationales du travail social en lutte se tiendront en Ile-de-France le weekend du 3 et 4 octobre 2026 : lieu précis à venir
Chèr.e.s camarades, collègues et étudiant.e.s
🔴🔴 3 et 4 octobre : Bloquez la date !
📣 Les Rencontres nationales du travail social en lutte se tiendront en Ile-de-France le weekend du 3 et 4 octobre 2026 : lieu précis à venir
💥 Les grèves d'ampleur se multiplient dans le secteur comme celle des éducs de rue de Loire Atlantique, celles des salarié*es de la Sauvegarde de l'Enfance de Tarn et Garonne ou encore celle des agent*es du Samusocial de Paris !
Face à des politiques d'austérité de plus en plus brutales, générant coupes budgétaires, licenciements, répression, augmentation de la précarité : la lutte commune s'impose !
✊Des mobilisations générales sont nécessaires et notre secteur doit s'organiser nationalement pour peser !
➡️ Retrouvons-nous : collectifs, syndicats, collègues, etudiant*es du secteur social et médico-social pour faire un état des lieux et définir des actions communes.
📆 D'ores et déjà, diffusez l'info et inscrivez-vous à
rencontresTSenlutte@gmx.fr (Hébergement possible le samedi soir) : ODJ précis à venir prochainement➡️ N'hésitez pas à relayer largement ce message :
Ci-joint le flyer de l'événement !⤵️
🔹️Facebook : https://www.facebook.com/share/p/1HZJ4NHV3c/🔹️Insta :
https://www.instagram.com/p/DcBsexbgqwL/?igsh=dzRqMzF0eGE1MzJk https://www.instagram.com/p/DcBsexbgqwL/?igsh=dzRqMzF0eGE1MzJkLes Rencontres Nationales du Travail Social en Lutte
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ACRIMED fête ses 30 ans !
ACRIMED fête ses 30 ans !
26/09/2026 - 15h - 22h
Salle Olympe de Gouges - 15 rue Merlin, 75011 Paris
Pré-affiche 30 ans Acrimed
Avec Rima Hassan, Serge Halimi, Monique Pinçon-Charlot, Sandrine Rousseau, Lumi, Sophie Taillé-Polian, Ugo Palheta, Samuel Gontier, Sébastien Fontenelle, Sylvie Tissot
Un village associatif et de médias indépendants, avec Attac, Blast, Agone, AJAR, AMD, Arrêt sur images, Au Poste, Basta, Fred Sochard, Orient XXI, Profession Pigiste, SNJ, SNJ-CGT, Visa…
Rendez-vous le 26 septembre. Infos et programme complet à venir :
➡️ https://facebook.com/events/s/acrimed-fete-ses-30-ans/1609594110957714/Acrimed, c'est quoi ?
Acrimed (Action-Critique-Médias) s'est constituée comme une association-carrefour : elle réunit des journalistes et salarié·e·s des médias, des chercheurs·ses et universitaires, des acteurs·rices du mouvement social et des « usagers » des médias.
Observatoire des médias né du mouvement social de 1995, dans la foulée de l'Appel à la solidarité avec les grévistes, Acrimed cherche à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d'une critique indépendante, radicale et intransigeante.
Acrimed est une association d'intérêt général à but non lucratif, fondée en 1996. Elle poursuit plusieurs objectifs :
- Informer. Informer sur l'information (sur son contenu et sur les conditions de sa production), sur les médias, sur les journalismes et les journalistes, grâce à la mise en commun de savoirs théoriques, de savoirs professionnels, de savoirs militants.
- Contester. Contester l'ordre médiatique existant, sa concentration, sa financiarisation, la marchandisation de l'information et de la culture, l'anémie du pluralisme et du débat politique, l'emprise des sondages (et des instituts qui en font commerce), les connivences, les complaisances, l'implication des entreprises médiatiques dans la contre-révolution néolibérale… Contester également celles et ceux qui dominent et perpétuent un ordre médiatique qui, en l'état, est tout sauf le pilier d'une véritable démocratie.
- Mobiliser. Mobiliser et se mobiliser avec toutes les forces disponibles (partis, syndicats, associations…) pour construire un véritable front de lutte à la mesure des enjeux. La question des médias est une question politique essentielle, elle doit le devenir ou le redevenir, et doit faire l'objet d'un combat politique.
- Proposer. Proposer des transformations en profondeur des médias. Si un autre monde est possible, d'autres médias le sont aussi. Et pour qu'un autre monde soit possible, d'autres médias sont nécessaires. C'est pourquoi Acrimed s'efforce d'élaborer des propositions, précises et concrètes, qui font l'objet d'un débat toujours ouvert au sein de l'association et avec nos partenaires.
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Projection : Lesbianisme, migrations et recherche d'un « chez-soi »
Sous la forme documentaire, le court-métrage Sambal Belacan in San Francisco aborde la quête d'identité à travers la recherche du “chez-soi”, en suivant le parcours de trois femmes lesbiennes singapouriennes immigrées à San Francisco. La projection sera suivie d'un échange en visio avec la réalisatrice, Madeleine Lim, également fondatrice du Queer Women of Color Media Art Project (discussion en anglais avec interprétariat en français).
L'événement aura lieu au Café Rosa le jeudi 17 septembre à 19h30. L'entrée est à prix libre et une réservation est conseillée via ce lien : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccuMuzh1Vjgqx7VBLASzZ7QvBe7T9up_fDQBiwRNXqca0jUQ/viewform?usp=publish-editor
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« Autistici/Inventati met fin à ses activités - Restez humain »
Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.
Pour nous, « Restez humain », ce n'est pas une phrase vide de sens.
Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.
Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d'autocrates, de fascistes et d'agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travaille puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches - ou qui ont seulement quelque chose à vois avec nous - ne nous laisse pas le choix.
A/I met fin à ses activités.
Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l'ensemble des services qu'il propose.
Il n'y a pas de manière facile d'annoncer ou d'expliquer cela.
Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.
Aucun d'entre nous n'a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s'agit d'un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalités, on ne peut s'attendre qu'à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial - offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.
Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».
Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s'arrêtent pas. Restez humains.
Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d'ordres plus techniques. Mais gardez à l'esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffirr des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.
Autistici/Inventati Collective
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Des « refuges climatiques » pour supporter la chaleur : le pari réussi de Barcelone
Barcelone mise sur un réseau de 500 refuges climatiques pour permettre à ses habitants de trouver gratuitement fraîcheur et lien social. Un dispositif essentiel encore loin d'être généralisé dans le pays.
Lire la suite - Reportage / Climat , Monde , Alternatives
Barcelone (Espagne), reportage
L'après-midi n'a pas encore commencé que la chaleur devient déjà étouffante dans les rues de Barcelone en ce mois d'août. Au parc Clariana de les Glòries, ils sont déjà plusieurs dizaines à être venus chercher un peu de fraîcheur. « Je viens ici presque (…) -
Back to school : une fête de fin d’été pour alléger le coût de la rentrée
Au gymnase Robespierre à Aubervilliers, l’événement annuel Back to School a réuni le jeudi 27 août jeunes et familles autour d’animations et d’une distribution gratuite de fournitures scolaires. Une manière de terminer les vacances en fête, tout en donnant un coup de pouce aux familles à l’approche de la rentrée.
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Pourquoi l’allemand Agile Robots mise sur l’industrie pour battre les chinois dans la robotique humanoïde
Fin août, les prouesses de la deuxième édition des jeux mondiaux des robots humanoïdes, organisés par la Chine, ont fait le tour d’Internet. On y a vu des records de vitesse, des sauts à plusieurs mètres de hauteur, ou encore des matchs de tennis de table. En comparaison, le robot de la start-up Agile Robots paraît bien pataud.
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L’agent incendiaire et le mythe du pompier pyromane
Tout juste embauché au sein d’une police municipale, Quentin était aussi pompier volontaire. Et allumait des feux – une maison par-ci, une autre par-là. Fascination pathologique ou désir de vengeance ? Ce qui pourrait n’être qu’un banal fait divers raconte toute la difficulté de saisir le phénomène de la pyromanie.
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En visite à l’Académie des robots de Munich, où les humains apprennent aux machines à devenir les ouvriers de demain
Pour la première fois, la start-up Agile Robots ouvrait le 9 septembre les portes de son “Académie des robots”. Une surface de 3000 m2, inaugurée l’an dernier dans le sud de Munich, qui va jouer un rôle essentiel dans l’entraînement de son robot humanoïde Agile One. Au sein de l’académie, les robots ont le rôle “d’étudiants”, et les soixante opérateurs endossent celui de “professeurs”, dixit l’entreprise.
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Au Crous, les repas à 1 euro généralisés à tous les étudiants
Jusque-là réservé à une partie des étudiants, le repas à 1 euro est désormais étendu à tous dans les restaurants universitaires gérés par le Crous. Une mesure réclamée de longue date mais déjà assortie de quelques bémols. -
«Drop Bass Not Bomb» : au Japon, fêtes et manifestations contre la guerre et le militarisme
Un mouvement musical, festif et engagé contre le réarmement du Japon par un gouvernement d'extrême droite : on vous explique.
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