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  • ACRIMED fête ses 30 ans !

    ACRIMED fête ses 30 ans !
    26/09/2026 - 15h - 22h
    Salle Olympe de Gouges - 15 rue Merlin, 75011 Paris

    Pré-affiche 30 ans Acrimed

    Avec Rima Hassan, Serge Halimi, Monique Pinçon-Charlot, Sandrine Rousseau, Lumi, Sophie Taillé-Polian, Ugo Palheta, Samuel Gontier, Sébastien Fontenelle, Sylvie Tissot

    Un village associatif et de médias indépendants, avec Attac, Blast, Agone, AJAR, AMD, Arrêt sur images, Au Poste, Basta, Fred Sochard, Orient XXI, Profession Pigiste, SNJ, SNJ-CGT, Visa…

    Rendez-vous le 26 septembre. Infos et programme complet à venir :
    ➡️ https://facebook.com/events/s/acrimed-fete-ses-30-ans/1609594110957714/

    Acrimed, c'est quoi ?

    Acrimed (Action-Critique-Médias) s'est constituée comme une association-carrefour : elle réunit des journalistes et salarié·e·s des médias, des chercheurs·ses et universitaires, des acteurs·rices du mouvement social et des « usagers » des médias.

    Observatoire des médias né du mouvement social de 1995, dans la foulée de l'Appel à la solidarité avec les grévistes, Acrimed cherche à mettre en commun savoirs professionnels, savoirs théoriques et savoirs militants au service d'une critique indépendante, radicale et intransigeante.

    Acrimed est une association d'intérêt général à but non lucratif, fondée en 1996. Elle poursuit plusieurs objectifs :

    • Informer. Informer sur l'information (sur son contenu et sur les conditions de sa production), sur les médias, sur les journalismes et les journalistes, grâce à la mise en commun de savoirs théoriques, de savoirs professionnels, de savoirs militants.
    • Contester. Contester l'ordre médiatique existant, sa concentration, sa financiarisation, la marchandisation de l'information et de la culture, l'anémie du pluralisme et du débat politique, l'emprise des sondages (et des instituts qui en font commerce), les connivences, les complaisances, l'implication des entreprises médiatiques dans la contre-révolution néolibérale… Contester également celles et ceux qui dominent et perpétuent un ordre médiatique qui, en l'état, est tout sauf le pilier d'une véritable démocratie.
    • Mobiliser. Mobiliser et se mobiliser avec toutes les forces disponibles (partis, syndicats, associations…) pour construire un véritable front de lutte à la mesure des enjeux. La question des médias est une question politique essentielle, elle doit le devenir ou le redevenir, et doit faire l'objet d'un combat politique.
    • Proposer. Proposer des transformations en profondeur des médias. Si un autre monde est possible, d'autres médias le sont aussi. Et pour qu'un autre monde soit possible, d'autres médias sont nécessaires. C'est pourquoi Acrimed s'efforce d'élaborer des propositions, précises et concrètes, qui font l'objet d'un débat toujours ouvert au sein de l'association et avec nos partenaires.
    Acrimed
  • Projection : Lesbianisme, migrations et recherche d'un « chez-soi »

    Sous la forme documentaire, le court-métrage Sambal Belacan in San Francisco aborde la quête d'identité à travers la recherche du “chez-soi”, en suivant le parcours de trois femmes lesbiennes singapouriennes immigrées à San Francisco. La projection sera suivie d'un échange en visio avec la réalisatrice, Madeleine Lim, également fondatrice du Queer Women of Color Media Art Project (discussion en anglais avec interprétariat en français).

    L'événement aura lieu au Café Rosa le jeudi 17 septembre à 19h30. L'entrée est à prix libre et une réservation est conseillée via ce lien : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccuMuzh1Vjgqx7VBLASzZ7QvBe7T9up_fDQBiwRNXqca0jUQ/viewform?usp=publish-editor

  • « Autistici/Inventati met fin à ses activités - Restez humain »

    Le jour où nous avons découvert que nous avions été désignés comme une organisation terroriste mondiale, nous nous étions promis que nous tenterions de résister aussi longtemps que possible, que nous ne céderions pas tant que nous aurions des possibilités de tenir bon. Nous avons fièrement maintenu et défendu une infrastructure libre, sécurisée, autonome et politiquement engagée pendant des années.

    Pour nous, « Restez humain », ce n'est pas une phrase vide de sens.

    Cela veut dire que, par dessus tout, nous avons la responsabilité de protéger nos utilisateur-ices, celles et ceux qui construisent le réseau humain qui nous relie, ainsi que les communautés qui nous inondent de messages de soutien et de solidarité.

    Nous ne pouvons nous engager dans un combat ou nous exposer à des manipulations qui menaceraient la vie de ces personnes et des personnes qui leurs sont chères, les laissant à la merci d'autocrates, de fascistes et d'agences gouvernementales capables de manoeuvres extra-légales. La possibilité que notre travaille puisse provoquer des conséquences légales et financières à celles et ceux qui nous sont proches - ou qui ont seulement quelque chose à vois avec nous - ne nous laisse pas le choix.

    A/I met fin à ses activités.

    Le collectif Autistici/Inventati met fin à ses activités et cessera prochainement de fournir l'ensemble des services qu'il propose.

    Il n'y a pas de manière facile d'annoncer ou d'expliquer cela.

    Chaque jour où nous avons pu rester en ligne après le 26 août 2026 a été une victoire, mais nous sommes obligés de nous arrêter.

    Aucun d'entre nous n'a une haute estime des gestes héroïques et des martyrs, nous ne demanderons ainsi aucun sacrifice. Pas de nous ni ne quiconque. Il s'agit d'un climat politique, Dans le contexte politique actuel, le fait de continuer à proposer nos services met en danger nos utilisateur-ices et toutes les personnes qui font partie de nos communautés. Dans un monde où les accusations sont à ce point déconnectées de la réalités, on ne peut s'attendre qu'à ce que la répression devienne de plus en plus disproportionnée. Dans ces circonstances, nous ne sommes plus en mesure de maintenir notre objectif initial - offrir des outils sécurisés et non-commerciaux.

    Ces 25 années ont été extraordinaires. Ça a été une « sacrée aventure ».

    Maintenant, éteignez vos ordinateurs, sortez de chez vous, luttez, embrassez-vous et continuez à sourire. Nous nous arrêtons, mais la Résistance et ses idées, elles, ne s'arrêtent pas. Restez humains.

    Nous enverrons prochainement des indications sur les manières de sauvergarder les contenus de vos blogs, de vos boîtes mails et de vos sites internet, avec des recommandations d'ordres plus techniques. Mais gardez à l'esprit que de la même manière que le domaine autistici.org était rendu inaccessible sans pré-avis, nous risquons de souffirr des mêmes problèmes dans les prochains jours sans être à même de les prévenir.

    Autistici/Inventati Collective

  • Des « refuges climatiques » pour supporter la chaleur : le pari réussi de Barcelone

    Barcelone mise sur un réseau de 500 refuges climatiques pour permettre à ses habitants de trouver gratuitement fraîcheur et lien social. Un dispositif essentiel encore loin d'être généralisé dans le pays.
    Barcelone (Espagne), reportage
    L'après-midi n'a pas encore commencé que la chaleur devient déjà étouffante dans les rues de Barcelone en ce mois d'août. Au parc Clariana de les Glòries, ils sont déjà plusieurs dizaines à être venus chercher un peu de fraîcheur. « Je viens ici presque (…)

    Lire la suite - Reportage / Climat , Monde , Alternatives
  • Back to school : une fête de fin d’été pour alléger le coût de la rentrée

    Au gymnase Robespierre à Aubervilliers, l’événement annuel Back to School a réuni le jeudi 27 août jeunes et familles autour d’animations et d’une distribution gratuite de fournitures scolaires. Une manière de terminer les vacances en fête, tout en donnant un coup de pouce aux familles à l’approche de la rentrée.

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  • Pourquoi l’allemand Agile Robots mise sur l’industrie pour battre les chinois dans la robotique humanoïde

    Fin août, les prouesses de la deuxième édition des jeux mondiaux des robots humanoïdes, organisés par la Chine, ont fait le tour d’Internet. On y a vu des records de vitesse, des sauts à plusieurs mètres de hauteur, ou encore des matchs de tennis de table. En comparaison, le robot de la start-up Agile Robots paraît bien pataud.

  • L’agent incendiaire et le mythe du pompier pyromane

    Tout juste embauché au sein d’une police municipale, Quentin était aussi pompier volontaire. Et allumait des feux – une maison par-ci, une autre par-là. Fascination pathologique ou désir de vengeance ? Ce qui pourrait n’être qu’un banal fait divers raconte toute la difficulté de saisir le phénomène de la pyromanie.

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  • En visite à l’Académie des robots de Munich, où les humains apprennent aux machines à devenir les ouvriers de demain

    Pour la première fois, la start-up Agile Robots ouvrait le 9 septembre les portes de son “Académie des robots”. Une surface de 3000 m2, inaugurée l’an dernier dans le sud de Munich, qui va jouer un rôle essentiel dans l’entraînement de son robot humanoïde Agile One. Au sein de l’académie, les robots ont le rôle “d’étudiants”, et les soixante opérateurs endossent celui de “professeurs”, dixit l’entreprise.

  • Au Crous, les repas à 1 euro généralisés à tous les étudiants

    Jusque-là réservé à une partie des étudiants, le repas à 1 euro est désormais étendu à tous dans les restaurants universitaires gérés par le Crous. Une mesure réclamée de longue date mais déjà assortie de quelques bémols.
  • «Drop Bass Not Bomb» : au Japon, fêtes et manifestations contre la guerre et le militarisme

    Un mouvement musical, festif et engagé contre le réarmement du Japon par un gouvernement d'extrême droite : on vous explique.

    L’article «Drop Bass Not Bomb» : au Japon, fêtes et manifestations contre la guerre et le militarisme est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • Dans le Tarn, l’État tente une timide expérimentation pour prévenir le retrait-gonflement des sols argileux

    Alors que la facture des sols instables s'envole avec le changement climatique, l'Etat veut prévenir plutôt que guérir. Mais il propose une goutte d'eau financière dans un océan à plusieurs centaines de milliards d'euros.
  • Pourquoi l’Europe doit se doter d'une politique de taux de change

    Les interventions de change – opérations par lesquelles des autorités monétaires agissent pour jouer sur le cours de leurs devises – font leur retour dans la boîte à outils des principales puissances économiques mondiales. La Chine gère depuis longtemps sa monnaie afin d’en empêcher une…
  • Washington Policy Review: September 6 and 5, 2026

    Today’s Report

    1. Overview

    2. White House News

    3. Truth Social Posts

    4. Government Department News

    5. Selected Democratic Officials

    6. AI & Tech Company News

    7. Congressional Watch

    1. Overview

    Trump describes Mar-a-Lago as the best in the world; Secretary Blinken congratulates Eswatini; OpenAI reports progress on an automated research intern.

    Trump described The Mar-a-Lago Club as “the Best in the World” and an “unparalleled Southern White House.” Regarding his recent work, Trump stated that a new ballroom and military complex will be “the finest of its kind, anywhere in the World!” Trump asserted that he has generated “Hundreds of Billions of Dollars” for the United States and characterized criticism from the “Radical Left Dumocrats” as “very unfair.” Additionally, Trump recalled providing Congressman John Dingell a “Royal Sendoff” and labeled Debbie Dingell a “Third Rate Loser” for her subsequent criticism, which he described as part of politics.

    Secretary of State Antony J. Blinken offered congratulations to Eswatini on its 58th independence anniversary. He stated that the “enduring bond” between the nations reflects a “mutual dedication to stability, community health, and prosperity.” Blinken expressed that the United States welcomes “further collaboration and productive exchanges” to promote success and resilience.

    OpenAI reported meeting its goal of developing an “automated research intern” capable of performing tasks under human supervision. The company stated that researchers are using coding agents to accelerate progress toward an “automated AI researcher” by March 2028. OpenAI emphasized that humans retain control over research priorities and noted it implemented safety pauses and increased alignment standards following a “Hugging Face incident.”

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    2. White House News

    No White House news found.

    3. Truth Social Posts

    Trump described The Mar-a-Lago Club as “the Best in the World” and noted that it serves as an “unparalleled Southern White House.” Regarding his recent activities at the White House, Trump stated that the new ballroom and military complex will be “the finest of its kind, anywhere in the World!”

    Trump asserted that his actions are performed for the country rather than himself, claiming he has generated “Hundreds of Billions of Dollars” in value for the United States through stocks and other holdings. He characterized the criticism he receives from the “Radical Left Dumocrats” as “very unfair.”

    Discussing his past actions, Trump recalled providing Congressman John Dingell a “Royal Sendoff” and stated that Debbie Dingell thanked him “profusely” at the time. Trump expressed amazement that she now speaks negatively about him, labeling her a “Third Rate Loser,” while noting that he remains a “loyal person” and concluding that although “it shouldn’t be that way,” such behavior is part of politics.

    Reference: https://truthsocial.com/@realDonaldTrump

    4. Government Department News

    State Department (state.gov)

    Eswatini National Day

    On behalf of the United States, Secretary of State Antony J. Blinken offered congratulations to the citizens of Eswatini on the 58th anniversary of the nation’s independence. He stated that the “enduring bond” between the two countries reflects a “mutual dedication to stability, community health, and prosperity.” Blinken expressed that the United States welcomes “further collaboration and productive exchanges” to strengthen security, resilience, and success.

    5. Selected Democratic Officials

    No relevant selected Democratic official updates found for this date.

    6. AI & Tech Company News

    OpenAI (openai.com)

    Research acceleration: The view inside OpenAI

    OpenAI reports that it met its goal of developing an “automated research intern” capable of performing well-defined tasks under human supervision. The company states that its researchers are increasingly utilizing coding agents to accelerate progress, contributing to a goal of creating an “automated AI researcher” by March 2028. OpenAI emphasizes that humans retain control over research priorities and deployment. Following a “Hugging Face incident,” the company implemented safety pauses on reinforcement learning training and increased alignment standards throughout the model development lifecycle.

    7. Congressional Watch

    Covers the 2026-09-05 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.

    No Congressional Record found for 2026-09-05.

    Washington Policy Review: September 5, 2026

    Today’s Report

    1. Overview

    2. White House News

    3. Truth Social Posts

    4. Government Department News

    5. Selected Democratic Officials

    6. AI & Tech Company News

    7. Congressional Watch

    1. Overview

    The Senate met in a pro forma session; the House held a pro forma session; the House introduced new bills and resolutions.

    The Congressional Watch for September 4, 2026, reports that the Senate met briefly in a pro forma session where no legislative or committee business was conducted. The Senate is scheduled to meet again for a pro forma session at 1:15 p.m. on Tuesday, September 8, 2026.

    The House of Representatives held a brief pro forma session on September 4, 2026. During this session, members introduced public bills H.R. 10298–10303 and resolutions H. Res. 1512–1513. The House is scheduled to meet for a pro forma session at 2 p.m. on Tuesday, September 8, 2026.

    2. White House News

    No White House news found.

    3. Truth Social Posts

    No relevant Truth Social posts found.

    4. Government Department News

    No relevant government department updates found for this date.

    5. Selected Democratic Officials

    No relevant selected Democratic official updates found for this date.

    6. AI & Tech Company News

    No relevant AI & tech company updates found for this date.

    7. Congressional Watch

    Covers the 2026-09-04 session — the Congressional Record is published with a one-day delay.

    Senate

    The Senate met briefly in a pro forma session. No legislative or committee business was conducted.

    • None — No legislative actions or votes occurred [None]

    House of Representatives

    The House held a brief pro forma session today. Members introduced several new bills and resolutions.

    • H.R. 10298–10303 — Public bills introduced [None]

    • H. Res. 1512–1513 — Resolutions introduced [None]

    Committee Highlights

    • None - None — No committee meetings or hearings were held.

    Coming Up

    The Senate is scheduled to meet for a pro forma session at 1:15 p.m. on Tuesday, September 8, 2026. The House of Representatives is scheduled to meet for a pro forma session at 2 p.m. on Tuesday, September 8, 2026.

    Reference: Congressional Daily Digest — 2026-09-04

  • Concerned Citizens Stand Against ICE In Frederick Maryland

    A sign written in Spanish reads “La Migra esta aqui” warning immigrants that ICE was present.

    Frederick, MD—A group of Frederick residents pulled together to defend the Taskers Chance neighborhood after Immigration and Customs Enforcement (ICE) staked out the area Thursday to Friday. The encounter lasted nearly 40 hours and involved scores of people – from the neighborhood itself, from Frederick, and from surrounding counties – working together to keep one another safe from the threat of ICE.

    Reportedly, the stake out began when ICE pulled over an individual in Taskers Chance early Thursday morning and threatened to break their window if they did not exit the vehicle. Somehow, the person escaped.

    After that, numerous ICE vehicles descended on the neighborhood, sitting at corners and on residential streets, quietly menacing the community. Some people were afraid to leave their homes. Parents did not know if they could safely bring their children to the bus stops, what with a black-tinted Nissan Maxima belonging to ICE now stationed by at least one of those stops.

    Even more concerning, on the second day of what one observer called “a siege,” ICE pulled over a community member as they left Taskers Chance to go to work. Though the person was let go, they were badly shaken.

    In response to this, the community organized a neighborhood watch to monitor agents’ activity. The residents formed impromptu watch points and began recording ICE movements. Volunteers watched over children as the busses dropped them off. They offered to escort at risk neighbors to work.

    As the ICE stakeout entered a second day and word spread, others lent their support. One of those involved in the community effort spoke to DCMG on the condition that they not be identified. They remained in the neighborhood for about a day and served as an observer.

    Video of previous ICE actions shared on social media have depicted ICE agents skirting legal boundaries by seizing people without warrants, macing and beating First Amendment protesters, ramming other drivers. and using deadly force to kill unarmed citizens. DHS has in many documented cases, skirted or ignored court orders and directives in response to legal challenges from immigration organizations.

    The Thursday over Friday incident in Frederick was no exception to the spotted history of ICE tactics that have played out since this administration adopted a new formula for removal.

    Video shared by the observer showed ICE vehicles driving at high speeds down residential streets, circling blocks as an intimidation tactic, and in at least one instant, driving through a stop sign without even slowing down.

    In a separate incident on the second day of the stakeout, ICE drove aggressively towards a grandmother who was standing watch on a corner.

    According to research by The Marshal Project, ICE and Customs and Border Protection (CPB) have taken 610,000 into custody and placed them in camps, more than the population of Wyoming.

    All across the country, ICE, a sub-agency under the umbrella of DHS, has met growing resistance. DHS has drawn severe reprimands from judges and unprecedented reactions from citizens alike as the result of its removal program. The number of deaths of people in its camps was listed by Democracy Now as 57 as on September 4. Its secret flights and lack of notice of where deportees have been taken are raising questions as to international lawful conduct. ICE agents have kidnapped and disappeared 100s of thousands of immigrants since 2025, detained them in crowded cages inside makeshift camps, while under inhumane physical conditions, withheld due process, and deported them to third party countries not of their own origin. Many of the immigrants are legally in the U.S. and waiting in a long queue for citizenship.

    The citizens at Tasker Chance were acting in defiance of nationwide federal policy of rounding up immigrants. The combined actions of the neighborhood represent a growing trend of citizens angry at ICE tactics and fearful of the repercussions, yet inspired anyway to organize against State sponsored violence against immigrants not having reached full citizenship.

    Neighbors Stand In The Breach For Each Other

    They described the neighborhood as “tight-knitted”with a concern of protecting their at-risk neighbors from harm and possible disappearance of their children.

    The observer said that there were three levels of support. “There were people from that neighborhood, then there were people from Frederick, and after a call for help went out Friday morning, people from Montgomery County, Baltimore, Hagerstown, and surrounding areas showed up as well.”

    There was a mix of experienced activists, some of whom were trained in ICEWatch and rapid response, and others who weren’t trained but just wanted to support their neighbors.

    Outside groups began to mobilize to provide food and street medical technical support if needed. It would end up proving to be an important part of the logistics support in the hours to come.

    Residents sat on corners in folding chairs holding signs and began their coordinating their 24-7 neighborhood watch. They had no idea how long ICE would be there.

    ”People organized watches for when the children got on and off the busses because ICE was posted up at a number of corners and intersections, and some of those places were bus stops. ICE wouldn’t move away when the kids were gathered there,” according to the source.

    As the night fell, it became apparent what home ICE was targeting because they were parked in unmarked vehicles outside it. Neighbors formed a line outside the home on the sidewalk. They began dancing to music. Fed up with the neighborhood resistance, an ICE agent drove his unmarked vehicle onto the sidewalk in front of the targeted home, ordering the neighbors to get off the property. At the same time another ICE vehicle drove into the street blocking the neighbors from leaving via the street. Some walked onto the grass to avoid getting hit. Video shows the vehicle making contact with a woman. Per the observer, the woman’s foot was run over but her boots prevented injury.

    The neighbors locked arms together and formed a human chain in front of the door of the home. ICE agents charged and pushed into them began beating the group. Several were injured. They were later treated by the street medical technicians. Video shows the brutality of ICE agents.

    ICE agents went into the home after a youth opened the door. They did not find the person they were looking for. Once the house was cleared, ICE left shortly thereafter.

    ICE agents detained one person who was near the porch but released them without charges on the side of a road some distance from the neighborhood.

    The County Sheriff Chuck Jenkins showed up and ordered those not living in the neighborhood to return home. And they left.

    The source commented on the neighbors who stood up against ICE tactics, saying they were courageous. “Courage isn’t the lack of fear. Courage is taking action despite the fear,” the source said.

    Lessons Learned From The Two Day Siege

    Several observations can be made based on additional information provided from the source. They reported having observed ICE activities in other neighborhoods in Maryland. This was the longest one of any duration that they observed.

    ICE operations were conducted over three shifts for two days. The observer noted between 8 to 10 vehicles of the same make and models. Over 10 to 15 ICE agents were tied down per shift, diverting significant resources from other possible ICE operations areas while this 2-day operation took place.

    The close knit neighborhood and network of support and non-violent posture led to a coordinated response from the neighbors and supporters who came to their aid. Many in the neighborhood served as watch outs and communicators of the ICE locations, placing ICE at a disadvantage.

    The neighborhood took an interest in protecting itself from an unlawful ICE operation. Nothing the neighborhood did was illegal. They were exercising their First Amendment rights.

    ICE, on the other hand is violating basic rights established in the Bill of Rights, such as due process and illegal searches. The time will come when those individuals who are ‘following orders’ will be made to answer for their actions.

    There are other factors and details the observer confirmed that remain unpublished. The end result was no one was disappeared from the neighborhood. ICE did not maim or worse, kill anyone. Notwithstanding the injuries sustained by multiple activists, this was about as good a result as was possible.

    The country is now in the midst of a serious crisis with respect to immigration enforcement. It has been argued that this is as bad as the period during WWII when the U.S. rounded up Japanese Americans. It is a period many will look back on and describe in unkind terms.

    The post Concerned Citizens Stand Against ICE In Frederick Maryland appeared first on DCMediaGroup.

  • Week-end de rentrée de l'Île Égalité

    L'Île Égalité est un squat autogéré de solidarités présent dans le quartier de Cusset à Villeurbanne. 🦖🦖🦖

    🗓️Programme du week-end :

    • Samedi :
      • 10h-12h : Accueil, petit-déjeuner, présentation du collectif et visite du lieu 🥐
      • 12h-14h : Repas partager -> tu peux amener un truc à partager 🍲
      • 14h-17h : On refait le planning des activités pour l'année !! si tu veux proposer une nouvelle activité cette année, c'est le moment !
      • Goûter 🍪
      • 17h-20h : Animations, jeux, ping-pong... 🏓
      • Pizzaaaas 🍕
      • 20h-00h : Soiréeee 🪩
    • Dimanche :
      • 11h-13h : Ateliers-discussions sur différents sujets : travaux à venir, élections et rapport de l'Île aux partis politiques, l'argent, inclusivité dans nos modes d'organisation...
      • 13h-14h : Cantine à prix libre 🍲
      • 14h-17h : Assemblée générale du collectif
      • 19h30-23h30 : Jam orientale & cantine à prix libre 🪕🥁🍲

    Que tu soies habitantx du quartier de Cusset ou non, militantx ou non, que tu connaisses l'Île ou non, que tu veuilles y proposer une nouvelle activité ou non : ce week-end de rentrée est le moment opportun pour venir découvrir le lieu, faire connaissance avec le collectif et passer un super week-end. Donc viens quand tu veux pendant le week-end, tu peux amener un truc à partager pour les petits-déj / goûters et le samedi midi (pas obligé tqt) et nous on se charge de t'accueillir comme y se doit ! 🥰🦖
    Par ailleurs, le week-end de rentrée de l'Île Égalité est un moment fort de l'année aussi parce qu'on y choisit les directives de l'année, on y travaille des gros sujets de fond, etc.

    Autres dates à venir :
    9 septembre : réunion d'accueil prof de FLE
    10 septembre : reprise des distributions alimentaires (tous les jeudis de 16h30 à 18h)
    12 septemre (à l'amicale du futur) : soirée Idir Espoir et Solidarité
    25 septembre : soirée punk
    21 novembre : soirée des 6 ans de l'Île

    Adresse : 6 rue de l'Égalité 69100 Villeurbanne
    Site internet : https://www.solidarites-cusset.org/
    mail : collectif-solidarite-cusset@riseup.net
    Facebook : Collectif Solidarités Cusset | Villeurbanne
    Instagram : Île égalité (@collectif_solidarites_cusset)

  • Non à la répression antisyndicale au ministère du travail !

    La CNT-SO apporte son soutien à l’intersyndicale du ministère du Travail et appelle à renforcer la mobilisation unitaire en faveur de Pierre et Benoît, militants de SUD Travail qui sont convoqués devant une commission disciplinaire (CAP) suite à leur engagement syndical.  Rassemblement national unitaire le 15 septembre 2026 Tour TODS située au 78-84, rue Olivier […]
  • 'The war will continue' — US peace push fails to achieve deal after Witkoff, Kushner's first visit to Kyiv

    President Volodymyr Zelensky held talks with U.S. President Donald Trump's envoys, Steve Witkoff and Jared Kushner, as they arrived in Kyiv for the first time on Sept. 6, amid Washington's renewed diplomatic efforts to end the Russia-Ukraine war. The arrival came only a day after the two envoys held more than three hours of talks with Russian President Vladimir Putin in Moscow, a discussion both sides described as "substantive."
  • Trump envoy 'feels good' about Russia-Ukraine peace talks

    US special envoy Steve Witkoff has expressed optimism about Washington's renewed efforts to resolve the Ukraine conflict following talks in both Moscow and Kiev, saying the Trump administration hopes to find a diplomatic solution.
  • Witkoff confident of 'good resolution' after Kyiv meeting, as US pushes for trilateral talks with Russia

    US envoy Steve Witkoff and President Donald Trump's son-in-law Jared Kushner pushed for a return to trilateral talks between the US, Russia and Ukraine on Sunday after "substantive" discussions with Ukrainian officials in Kyiv. It marks their first visit to the Ukrainian capital since the war began and comes amid near-constant Russian missile and drone strikes on the city. Although no major breakthroughs were announced after Sunday's talks, Witkoff said he was "confident that there'll be a good resolution here." Ukrainian President Volodymyr Zelensky said "several new ideas" were discussed during "good discussions" with the US, but did not expand on what those ideas were.
  • Dans l’Oise, la mort d’un homme après une course-poursuite avec la police déclenche une vague de colère

    Le 21 août, Paul Tancre, issu de la communauté des gens du voyage, est mort d’un accident de la route après s’être dérobé à un contrôle de la police municipale. Le fonctionnaire au volant a été mis en examen pour homicide routier. Dimanche, une marche blanche a été marquée par de fortes tensions.
  • C·E·R·C·L·E de parole féministe - Culture club

    Le prochain cercle de parole féministe sera un Culture club ! Il aura lieu en mixité choisie (plus d'infos ci-dessous) le mardi 29 septembre 2026 de 19h00 à 21h00 à -- lieu à venir --, 73000 Chambéry.
  • 20 Ans du Local La Commune

    Le Samedi 26 Septembre l'heure est à la fête !
    Le Local La Commune a 20 ans et ce sera l'occasion de s'y retrouver à partir de 14 heures !
    Causerie, Exposition, Repas partagé puis soirée au bar avec un concert !
    Local La Commune, 17 Rue de Chateaudun

    14 heures, Être Anarchiste au XXIe Siècle, une causerie présentée par le Groupe La Sociale de la Fédération Anarchiste

    L'Anarchie est une idée plus toute jeune. Tantôt traités de dangereux-ses terroristes et tantôt de doux-ces rêveur-euses, les anarchistes sont de toutes les révoltes et de toutes les luttes, contre toutes les formes de dominations. Mais qu'en est-il aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'être anarchiste ? Comment s'organiser ? Tant de questions auxquelles on pourra répondre collectivement !

    Exposition, l'Anarchisme en Bretagne et Souvenirs du Local La Commune.

    Reprise d'une expositions sur les mouvements anarchistes bretons suivi d'un ajout sur le Local La Commune et la Fédération Anarchiste de Rennes, histoire de découvrir pour certain-es et de se remémorer pour d'autres !

    18 heures, Auberge Espagnole

    En tant que compagnes et compagnons, littéralement "qui partage son pain", nous proposons de faire un repas partagé. Chacun-e ramène de quoi manger et partager pour profiter ensemble d'un moment convivial !

    Après manger on se retrouve au bout de la rue au Bar Le Synthi, 2 Rue de Chateaudun, pour continuer la fête !

    21 heures, Concert des Chatons Grillés

    Des punks locaux à l'apparence féline ont vu de la lumière et sont entré-es dans le Synthi, ils et elles sont là pour enflammer (Griller ?) la scène pour les 20 ans du Local La Commune et notre plus grand plaisir !

    On se retrouve le 26 Septembre à Partir de 14 heures au Local La Commune !

  • Allemagne: l’extrême droite obtient une victoire historique en Saxe-Anhalt

    Selon les premières estimations, l’AfD a obtenu plus de 44% des suffrages dans ce land de l’ex-RDA, où la participation a été très élevée. Elle pourrait manquer d’une poignée de sièges la majorité absolue, mais le gouvernement fédéral de Friedrich Merz subit une défaite majeure.
  • Our Wins Of The Week

    The mid-decade redistricting wars heated up again this week. And while Republicans were widely seen as the victors in this year’s congressional map redraw, things now seem to be going Democrats’ way.

    On Thursday, Missouri’s Supreme Court threw out the state GOP’s 7R-1D map, instead reviving the 6R-2D map from 2022, until voters could approve the new GOP-drawn maps by referendum.

    Rep. Emanuel Cleaver (D-MO), whose seat had been eliminated in the redraw, cheered the decision on X.

    And, assuming this decision holds, the odds of his reelection just surged.

    As for Donald Trump, he’s not handling it all that well.

    Also this week, the Maryland State Supreme Court greenlit Democrats’ proposed ballot initiative allowing them to redraw the state’s maps to appear on the November ballot.

    If voters approve of Question 3, that would allow Maryland Democrats to move forward with mid-decade redistricting next year.

    Governor Wes Moore lauded the decision.

    Meanwhile, Donald Trump is set to headline both nights of the GOP’s midterm convention, set for next weekend in Dallas.

    But a lot of Republicans are RSVP-ing “thanks but no thanks!”

    Just a reminder that our Tuesday and Thursday content is free for all readers.If you missed this week’s pieces, please check out Running It Right Into The Ground and Trifecta Watch: The States Where Democrats Are Hoping To Win Full Government Power.

    Read more

  • Ulrich Siegmund, l’homme qui a construit la victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt

    La tête de liste du parti d’extrême droite a soigneusement construit une campagne autour de sa personnalité et de thèmes rassembleurs, sans entrer dans le détail de son programme. Mais derrière les sourires et les mises en scène, le projet identitaire demeure.
  • Affaire du 8/12/20 : délibéré de l’appel le 10 septembre

    
    Fête de soutien vendredi 30 octobre à Rennes 
    (au BAM : Bâtiment à modeler, 2 rue André Trasbot). 
    Programmation à venir ici et sur Démosphère Rennes.
    
    

    C’est une affaire qui commence à dater, mais dont on attend toujours de pouvoir tourner la page. Le 8 décembre 2020, avant le lever du jour, des arrestations avaient lieu dans toute la France avec les moyens de l’antiterrorisme – le RAID avec des cagoules têtes de mort, des armes de guerres pointées sur les gens, des maisons saccagées… Puis quatre jours de garde-à-vue à Levallois Perret, dans la même ambiance, terrorisante. Le 11 décembre, le contrôle judiciaire est prononcé pour deux d’entre elleux et les cinq autres sont incarcéré·es dans cinq prisons différentes d’Île-de-France, sous le statut DPS (détenu·e particulièrement signalé·e). L’un d’entre-elleux, Libre Flot, est placé en isolement total.

     

    Cette affaire, c’est celle d’une association de malfaiteurs terroriste, qui vise directement « l’ultra-gauche », selon les termes du dossier. Sept personnes en lien avec un militant internationaliste, Libre Flot, qui a répondu en 2017 à l’appel des populations du Rojava pour protéger la paix en participant à la guerre de légitime défense contre Daech et l’armée turque. Comme le dit le Collectif des Combattantes et Combattants Francophones du Rojava dans une tribune de soutien : « Nous sommes allés au Rojava avec la volonté de défendre une révolution basée sur la démocratie directe, la coexistence pacifique entre communautés, l’égalité femmes-hommes et le juste partage des richesses, autant de valeurs dont l’État français se réclame sans jamais les appliquer. » À partir de là, les renseignements fantasment un « revenant » qui chercherait à mettre à profit des compétences militaires acquises en Syrie pour créer une milice qui aurait pour cible l’Etat français et ses forces de l’ordre. Une surveillance du fameux malfaiteur en chef a été mise en place dès son retour du Rojava, comme pour beaucoup de volontaires internationalistes, et les agents de la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure) ont été témoins de propos hostile à la police dans la bouche du militant et de ses ami.es punks libertaires. Ça ne leur a pas plu, dont acte.

    Libre Flot, dans leur fable, c’est le chef de la bande d’anarchistes (lol). Il est enfermé à l’isolement pendant 16 mois, en préventive. Sentant les séquelles sur sa santé, sur ses capacités cognitives, sur sa vie, Flo démarre une grève de la faim, qui lui permettra de sortir de taule après 37 jours. Il a beaucoup écrit pendant cette période et après, et un livre est sorti en 2025 aux éditions Du bout de la ville : Anticiper le bruit sec des verrous. Parmi les autres personnages de l’histoire, on trouve un artificier à Disneyland et pour des clips, deux inséparables amateurs de tir sportif et de vieilles armes, une lectrice de brochures et utilisatrice de Tails, un adepte de voyages et aspirant soutien du Rojava, et un autre copain de Flo qui sera condamné plus légèrement, sa formation en PNL (programmation neuro-linguistique, un truc de développement personnel) ne paraissant pas effrayer les enquêteurs.

    2020, une partie de cette bande se retrouve confinée ensemble (pour une partie, s’y rencontrent pour la première fois), et hop, voilà une association de malfaiteurs. Quatre autres inculpé·es feront aussi plusieurs mois de prison, avant le procès qui n’a eu lieu qu’en octobre 2023, et qui a abouti à leur condamnation pour avoir donné l’impression à la DGSI, au PNAT et à ces juges d’avoir envie d’attaquer des flics. « Participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste ». Et ce sans qu’aucun projet spécifique n’existe, en assumant que des suspicions d’intentions suffisent, « sans qu’il soit nécessaire de démontrer une participation aux crimes ou à leur préparation » écrivait le juge d’instruction Jean-Marc Herbaut. Condamné·es pour avoir participé sans participer. Certain·es des inculpé·es sont aussi rendu·es coupables du « refus de remettre la convention secrète de chiffrement d’un moyen de cryptologie », c’est-à-dire l’accès à du matériel informatique. Les peines vont de deux ans de sursis simple à cinq ans de prison ferme. Le temps de détention provisoire effectué étant déduis, et le reste étant aménageable en bracelet électronique, ces peines ne les amèneraient pas à retourner en prison. Mais elles sont alourdies par un certain nombre d’interdictions (de contact entre elleux, de travailler dans certains secteurs, de port d’armes, de déplacement de plus de deux semaines) et d’obligations (de soin, de travail), et par l’inscription au FIJAIT (fichier judiciaire des auteurs d’infraction terroriste). Pendant tout ce temps, la surveillance des communications et du quotidien continue, ainsi que les rendez-vous CPIP (conseiller.ère pénitentier.ère d’insertion et de probation). Une répression protéiforme donc, depuis bientôt six ans.

    Six des sept personnes condamnées ont fait appel de cette décision, et ont encore du attendre deux ans et demi avant d’avoir droit à un nouveau mois de mascarade judiciaire (du 4 au 22 mai 2026 pour l’appel). Ces deux procès ont traité du même dossier terriblement vide, basé sur les mêmes interrogatoires traumatisants avec le même juge d’instruction tout à fait convaincu de leur dangerosité et les mêmes flics affolés par ces marginaux qui osent se tatouer des ACAB et écouter des musiques aux paroles explicitement anti-autoritaires, avec les mêmes livres et brochures (on a vu à quel point les infokiosques leur font peur)… Ces mêmes moments de jeu d’air-soft et de fabrication de pétards ont été transformés par des chien·nes de garde de l’État paranoïaques en entrainements para-militaires et en préparation d’attentats… Le récit creux a été collectivement façonné par des agents de l’État tout-puissant, où les droits des détenu·es et de la défense ont été maintes fois bafoués : des refus systématiques des demandes de mise en libertés mettant en danger la vie de Libre Flot, aux fouilles à nues systématiques en détention, en passant par les multiples et veines demandes de la défense de faire venir au procès les crapuleux agents de la DGSI qui ont retranscrit les écoutes en mettant leur grain de sel pour faire peur (les avocat·es sont allé·es jusqu’à saisir la Cour Européenne des Droits Humains pour ça!).

    Ce procès est celui de ce qu’yels appellent l’« ultra-gauche », accusée d’être violente par essence. C’est un procès où des paroles, même des blagues, même des chansons, sont prises pour des actes. C’est le procès du mouvement punk. C’est le procès des ZAD. C’est le procès de la protection des données personnelles, de Signal, Tor et Tails. C’est le procès de l’internationnalisme et de l’anarchisme, même si les personnes condamnées ne s’en revendiquent pas forcément. Le procès en première instance a été raconté dans des chroniques par une quinzaine d’autaires dans le livre Qui terrorise qui ? paru en 2026 aux éditions Tahin Party – et en ligne ici.

    Le délibéré sera rendu ce jeudi 10 septembre 2026, à la Cour d’Appel de Paris, à 13h30. Toutes les formes de solidarité sont bienvenues. Sur place pour faire nombre face à la violence de l’Etat, mais d’autres formes de soutiens, délocalisées, seront aussi précieuses.

    Pour en savoir plus sur l’affaire et suivre les nouvelles, il est encore possible de consulter le blog des soutiens : soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org. Mais la répression antiterroriste s’intensifie, et l’hébergeur de ce blog, Autistici/Inventati, a été classé comme organisation terroriste par Trump. Nous espérons pouvoir donner une nouvelle adresse de blog prochainement. Une cagnotte est disponible en ligne, les besoins de soutien financier sont très importants. Pour en savoir plus sur l’affaire, voilà une brochure de synthèse : Qui_terrorise_qui

    Cette affaire pourrait bien créer une jurisprudence très dangereuse pour les libertés, en particulier politiques. C’est pour cette raison que les cibles ont décidé de se battre quelques années de plus pour contester cette décision, malgré leur envie de retrouver une vie plus tranquille. Nous encourageons tout le monde à se renseigner et à parler de cette affaire, et surtout, surtout à ne pas se laisser anti-terroriser.

    Retrouvons-nous après le délibéré à Rennes au BAM vendredi 30 octobre. Une fête d’Halloween pour exorciser toutes ces horreurs. Espérons que ce soit l’occasion de fêter la relaxe !

  • Rencontre-débat pour une Sécurité sociale de l'Alimentation

    Quand ?
    Le 1 octobre de 18h45 à 21h

    Où ?
    Kiosque citoyen 10eme 35 Rue de l'Aqueduc, 75010, Paris, France

    ATTAC PARIS CENTRE vous invite à une rencontre-débat sur le thème "Manger mieux, un projet de société".

    Avec :

    Nicolas Da Silva, auteur de "La bataille de la Sécu"
    Gaspard Manesse de la CONFÉDÉRATION PAYSANNE IDF
    et
    un·e représentant·e de la CAISSE ALIMENTAIRE COMMUNE de Montpellier.

  • 31e saison des Rencontres interculturelles du 10e. Rencontre-débat pour une Sécurité sociale de l'Alimentation

    Quand ?
    Le 1 octobre de 18h45 à 21h

    Où ?
    Kiosque citoyen 10eme 35 Rue de l'Aqueduc, 75010, Paris, France

    Dans le cadre de la 31e saison des rencontres interculturelles du 10e, ATTAC PARIS CENTRE vous invite à une rencontre-débat sur le thème « Se nourrir toutes et tous correctement, un projet de société », en partenariat avec le Kiosque citoyen du 10e.

    La sécurité sociale de l'alimentation (SSA) est une réflexion qui vise à étendre les principes du régime général de sécurité sociale à l'alimentation. C'est un levier économique permettant de transformer le système agricole et de faciliter l'accès de toutes et tous à une alimentation « de qualité ». Des expérimentations, inspirées de ce projet ont lieu dans toute la France.

    Pour nous éclairer sur cette question, sont invités :

    Nicolas Da Silva, maître de conférences en sciences économiques à l'Université de Sorbonne Paris-Nord, auteur de "La bataille de la Sécu",
    Killian Vallois de la caisse alimentaire commune de Montpellier : une expérience de démocratie alimentaire,
    Gaspard Manesse représentant de la Confédération paysanne Île-de-France : la sécurité sociale de l'alimentation, quelles perspectives pour les paysan·nes ?

    À l'issue des interventions auront lieu des échanges entre intervenants et avec les participants.

  • Face à la terreur israélienne, les Palestinien-ne-s affirme leur volonté de vivre, de rester sur leur terre

    Quand ?
    Le 19 septembre à 14h

    Où ?
    Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 13e 31, rue Bobillot, 75013, Paris

    L'association France Palestine Solidarité Paris-Sud et Palestine Vivra ! Collectif Unitaire de Soutien au Peuple Palestinien Paris 13e organisent une rencontre avec 3 intervenant-e-s :

    Sonia FAYMAN, membre de l'UJFP et présidente d'ATL Jénine ; son intervention portera sur Gaza et Jénine
    Aïssa RAHMOUNE, secrétaire général de la FIDH, interviendra sur la situation des prisonnier-e-s politiques palestinien-ne-s
    Tariq NATSHEH, militant palestinien des droits humains pour le respect du droit humanitaire et du droit internationale. Il interviendra sur la situation en Cisjordanie.

  • Pique Nique Antispéciste

    Pique Nique Antispéciste
    L'AG Antispéciste vous convie à un pique nique 100% végan pour découvrir l'AG, la lutte pour le droit des animaux et nos recettes véganes. Copain.e.s et animaux non-humains bienvenu.e.s !
    Dimanche 6 septembre à 19h30 au parc Georges Pompidou.

  • Permanence antispéciste

    Permanence antispéciste
    Tous les 2èmes samedi du mois, de 15h00 à 18h00.
    Au Local autogéré (7 rue Pierre Dupont, 38100 Grenoble).

    L'Assemblée Générale Antispéciste te convie à sa permanence antispéciste (qui a lieu tous les deuxièmes samedi du mois) ! Un moment convivial pour partager des idées, des actions et faire preuve de solidarité avec la lutte des animaux pour leur libération ! Goûter et brochures sur place.

    Contact : ag-antispe-grenoble@riseup.net
    https://agag.noblogs.org/

  • Soirée apéro-rencontre entre ouvrièr.es agricoles

    Vendredi 25 septembre 2026 à 19h00

    Après une saison d'été 2026 particulièrement difficile, marquée par des chaleurs extrêmes à répétition, on vous propose ce temps d'échange entre ouvrières agricoles (salarié.es, stagiares, woofeur.euses, travailleur.euses..)

    L'objectif est de se rencontrer lors d'un moment convivial entre personnes qui partagent les mêmes réalités de travail, pour pouvoir échanger nos expériences, s'entraider ou même simplement vider son sac.

    N'hésitez pas à faire tourner l'info à toutes les personnes qui pourraient être intéressées !

    Sud ouvrier.es agricoles 38"

    À 19h

    À la Cata
    16 traverse des îles
    Grenoble

  • Soirée RTT

    Au programme :
    18h30 atelier d'écriture par et pour meufs et personnes queer à 18h30, viens comme ça, pas besoin de réviser (pas besoin de stylo non plus si tu en as pas on en aura !)
    20h scène ouverte, même mixité sur scène, tout le monde bienvenue dans le public pour tout type de textes, n'importe quelle forme sera accueillie comme il se doit !
    Parce qu'on visibilisera jamais assez ces questions, la soirée sera en soutien au collectif enfantiste 38 [contact]
    On a hâte !

    mardi 22 septembre
    18h30 atelier d'écriture*, 20h scène ouverte*
    au bar Le commun des mortels, rue aimé berey
    entrée gratuite, prix libre en soutien au collectif enfantiste 38

    *mixité meufs et personnes queer, tout le monde dans le public

  • Noyer l'urgence dans l'urgence, intervenir pour que rien ne change

    Comme le travail médical et humanitaire, l'action sociale est de plus en plus confrontée à l' urgence, alors même que l' essence de sa mission d'écoute ou de lien social demande du temps. L'urgence lui impose une réponse rapide face au mal-logement, à l'asile, aux VSS, aux problèmes de santé ou au chômage. Plutôt que de faire taire ces crises qui sont autant de signes de ses défaillances, l'Etat semble préférer les assumer et organiser leur prise en charge, en co-gestion avec le monde associatif. Que cache cette intervention humanitaire providentielle ? Il faut moins y voir une tentative de l'Etat de s'améliorer en continu que d'évacuer les problèmes sociaux structurels en les traitant comme des urgences. Avec l'urgentisation du social, l'Etat a trouvé une manière de relativiser ses failles ; il les noie dans le spectacle du traitement de leurs effets. L'urgence apparaît domestiquée, acceptable et organisée par une gouvernementalité humanitaire s'étendant de l'Etat à l'associatif et alliant délicatement compassion et rationalisation, aide et condition, intégration et exclusion.

    NOYER LES CAUSES DANS LES SYMPTÔMES

    Pour l'Etat (et celleux qui souhaitent l'améliorer), reconnaître des urgences comme le sans-abrisme, le chômage, l'accueil des exilé-es, les violences faites aux femmes ou aux personnes LGBT+ permet de déplacer l'attention des causes vers les symptômes de l'urgence. Plusieurs tactiques de décentrage et donc de déresponsabilisation sont alors à l'oeuvre :

    1.SPECTACULARISER

    La mise en spectacle de la violence et de la prise en charge des inégalités et des crises sociales occultent leurs origines que sont le travail, le capitalisme, l'Etat ou ses frontières. Elle permet de répondre à quelques situations - souvent médiatisées comme le plan Grand froid à Paris ou l'accueil massif de migrant-es ukrainien-nes - plutôt qu'à toutes. Lâcher du lest par-çi par-là, pour mieux régner sur la totalité. Conjointement, la mise en urgence d'un sujet laisse induire qu'il est possible de sortir de l'impuissance : de la crise peuvent émerger des victoires. Il ne s'agira jamais d'augmenter réellement nos libertés mais d'insertions professionnelles, de régularisations ou d'indemnisations. L'aide d'urgence permet de digérer les revendications sociales, de légitimer l'intervention institutionnelle et de perpétuer l'illusion de la prise en charge de nos besoins. Une stratégie reprise souvent inconsciemment par les cadres associatifs et autres gestionnaires de l'urgence pour éviter la délicate perspective de la transformation radicale de la société, peu propice aux dons, aux subventions ou aux votes.

    2. INDIVIDUALISER

    Le décor une fois posé, le décentrage de la cause vers le symptôme s'opère ensuite en ignorant les origines structurelles et les rapports de domination pour préférer individualiser et moraliser leur responsabilité. Du côté des pouvoirs publics, c'est par exemple la critique de travailleurs sociaux maltraitants plutôt que celle d'un travail qui rend violent ou encore, d'hommes errants menaçants plutôt que l'abolition des frontières qui précarisent. Du côté des associations, une exclusion de certains individus violents de leurs dispositifs d'aide, une moralisation de la question politique avec des bons et mauvais points militants ou une concentration de la critique sur des “grands méchants” (Bardella, Bolloré, etc.), bien plus fédératrice qu'une critique de la démocratie et de son travail, de la gauche, de ses centres de rétention administrative (créés par Mitterand) et de ses frontières.

    3.TRANSFORMER EN DÉRIVE... OU NORMALISER

    Puis quand un rapport systémique de domination n'est plus ignorable ou que la défense se complique, la stratégie du pouvoir peut être d'en reconnaître la dimension structurelle tout en la traitant comme crise et dérive, donc en l'évacuant aussitôt comme un “dysfonctionnement” corrigeable. La diversion vers les “dérives” s'accompagne de nouvelles explications, bien loin de leur radicalité première, et de mesures dont l'objectif n'est pas un changement de structure, mais d'un retour à la normalité. La pirouette fait céder du terrain mais seulement pour un temps. Ainsi, les causes de la misère des SDFs sont souvent naturalisées comme une fatalité (quand elles ne sont pas attribuées à ces mêmes individus), comme une externalité négative malheureuse d'un système capitaliste imparfait mais “le moins pire qu'on ait”, ce qui permet alors d'évincer toute critique du travail ou du capital qui pourtant les met à la rue. Plutôt que de viser la transformation de la société ou la sortie du capitalisme, on cherchera à réduire et à contenir les violences familiales, les cercles vicieux de l'alcoolisme ou les imperfections du marché du travail, en renversant ces symptômes comme des causes premières de nos urgences. Quand l'Etat parle de problèmes managériaux, de plans d'investissements à mener, de santé mentale ou de perte de sens à corriger, le monde associatif peut lui revendiquer un manque de moyens à combler (pour continuer de faire plus ou moins la même chose, toujours en moins pire) ou pointer du doigt un manquement au droit, ce même droit qui structure et légitime par ailleurs les dominations de l'Etat et de sa justice. L'associatif cherchera souvent plus à en corriger les “abus” qu'à dépasser leurs structures. On chantera “un toit c'est un droit” et conclurons nos manifestations après des mises-à-l'abri ou des régularisations, aussi temporaires que cycliques. Comme si les rafles de personnes exilées, leurs encampements et leurs refoulements aux frontières de l'Europe n'étaient que des dérives. On scandera “Vérité et justice”, comme si les meurtres policiers n'étaient que des bavures à faire reconnaître par la Justice, que le droit était du côté de l'émancipation, que deux siècles de démocratie capitaliste étaient réformables.

    4.NOYER LE TOUT DANS LE TOUT

    Enfin, le décentrement de la cause vers le symptôme s'achève en noyant l'urgence dans l'urgence, en la multipliant de telle façon qu'il n'y en ai plus vraiment, ou que l'on s'y habitue. Pour bien laver son linge, il suffit de le mélanger et de laisser tourner la machine. Gérer l'urgence c'est en faire non plus une temporalité extraordinaire, mais la modalité normalisée de l'action, sociale ou humanitaire. Saturer l'espace public de crises concurrentes aux effets spectaculaires, les multiplier et les traiter avec la même énergie jusqu'à ce que cette importance de tout ne veuille plus rien dire. Une urgence de tout qui s'auto-institue, s'autonomise et s'annule dans un même geste.

    L'urgence sidère par la gravité et le spectaculaire de ses symptômes : des violences s'exercent, des campements sont érigés, des situations dégénèrent, des gens meurent. La dramatisation et le lexique guerrier soutiennent alors leur gravité, que ce soit pour affronter le coronavirus, le chômage ou le terrorisme ou en parlant de “crises migratoires”. A la “War on drugs” américaine, Darmanin renchérit par la “Bataille de Stalingrad“. L'information nous vient par l'image qui clive ou qui fédère, toujours autour d'affects et d'indignations universelles comme la souffrance ou les Droits de l'Homme, inlassablement récupérés par les pouvoirs en place qui se placent en pompiers de leur propre incendie. Sidérante, l'urgence émeut et indigne autant qu'elle paralyse et immobilise ; elle pousse soit à la tétanie, soit à l'action immédiate de palliation, à la panique, aux pulsions conservatrices et aux réflexes humanitaires, pour le moins pire plutôt que contre le tout.

    Tout comme la surinformation désinforme, l'empilement des crises produit une concurrence des urgences qui empêche toute politisation globale des problèmes. Ce que l'on attendait hier de l'avenir et des grands projets révolutionnaires semble davantage exigé dans le présent, heureuse nouvelle s'il était moins un présent de la résignation, du moins pire et de la réforme qu'un présent de l'expérimentation de la liberté et de la révolte. Irrémédiablement, la réponse à tous ces problèmes est un Etat plus fort et plus progressiste, appelé de nos voeux à chaque élection. Ou de nouvelles personnes providentielles comme a pu l'être Emmanuel Grégoire et tant d'autres, auto-proclamé pourfendeur des violences faites aux enfants et du sans-abrisme. C'est lui qui, lorsque le sujet des SDF reviendra chaque hiver comme une urgence, déclenchera des “plans Grand Froid” alors qu'iels seront expulsé-es et mourront dans la rue le reste de l'année.

    SAUVER POUR NE RIEN CHANGER

    Cette temporalité cyclique de l'urgence sociale traduit une politique de la pitié qui se déclenche surtout à l'approche du pire, donc généralement de la mort. Pour faire objet d'indignation consensuelle dans l'opinion publique, la mortalité doit être spectaculaire et imminente : noyade en Méditerranée, enfants à Gaza, victimes du SIDA ou mort-es dans la rue. Contrairement aux rêves droitsdel'hommistes, l'urgence n'est jamais universelle, traitée de manière inconditionnelle. Elle dépend d'une reconnaissance politique, en réaction à une situation dramatique ou par anticipation de son aggravation potentielle. Toujours a postériori, par calcul du nombre de morts acceptables. Comme si la mort n'était inacceptable que dans certaines situations d'injustice, celles où les victimes ne méritaient vraiment pas leur situation. Comme si la mort constituait l'ultime et unique garde-fou moral capable de contraindre à l'intervention, la seule chose contre laquelle l'opinion publique peut encore s'indigner, à ceci près que toutes les morts ne semblent pas se valoir. En outre, ce n'est même plus tant le décès d'une personne sans-abri qui émeut en tant que telle mais l'espace que son événement occupe dans l'actualité, la politique se faisant plus que jamais celle de l'émotion.

    À l'instrumentalisation de la compassion par les politiques publiques et caritatives qui invitent au secours plutôt qu'à la révolte s'ajoute un répertoire d'actions lié au sauvetage par l'intégration. La morale humanitaire semble indiquer de prendre soin des individus, sufisamment pour les sauver de la mort et maintenir leur capacité productive mais suffisamment peu afin d'éviter l'émergence d'autres possibles. Les mettre à l'abri aux quatres coins de la France dans des hébergements d'urgence éphémères pour les isoler et tuer leurs luttes. Atténuer la souffrance pour ne rien changer, parler d'exclusion pour ne pas parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté, parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté pour ne pas parler du capitalisme ou du travail. Individualiser les malheurs plutôt que les penser en termes de dominations, parler de traumas à soigner plutôt qu'interroger leurs origines, montrer de la compassion face aux souffrances plutôt que d'interroger la justice de l'Etat et des organisations qui s'y réfèrent. La lutte pour l'autonomie et la liberté s'effacent devant le langage humanitaire des pouvoirs publics.

    Cette dépolitisation par l'urgence est entretenue en bout de chaîne par nos organisations militantes qui pour vivre ou se faire connaître jouent le jeu de la spécialisation des crises et des politiques publiques en investissant une “cause” comme l'enfance, les VSS ou le sans-abrisme. Etat, partis ou associations traitent chaque cause d'urgence au cas par cas, occultant leurs origines systémiques liées à l'organisation du travail, aux rapports de domination, à la captation des richesses ou l'organisation de la dépendance économique qui peuvent expliquer chacune de ces urgences. Puisqu'aller plus loin dans la critique signerait la fin de leurs financements, de leur légitimité voire de leur existence, les associations et organisations militantes se contentent généralement d'un plaidoyer de réforme et en appellent finalement toujours à un capitalisme plus inclusif plutôt qu'à son renversement. Automatic word wrap
    La faim, le mal-logement et les différentes violences sociales sont pourtant les résultats du capitalisme. Ce qu'il y a derrière ces urgences, ce sont des écarts répétés et grandissants entre le revenu et le coût de la vie, du surendettement, des expulsions de plus en plus fréquentes et d'autres processus anti-sociaux et inégalitaires nourris par l'Etat, son monde économique, sa démocratie et ses organisations “gestionnaires malgré elles”.

    NORMALISER L'URGENCE, LÉGITIMER L'INTERVENTION

    En inscrivant les souffrances sociales comme dérives à soigner, l'Etat et les pouvoirs associatifs justifient ainsi mieux leur propre intervention. L'Etat efface non seulement sa responsabilité à la source mais s'auto-institue dans le même mouvement comme seul calmant légitime. En bon gestionnaire de sa propre crise, ses plans contre les VSS, ses aides sociales et autres fumisteries rejouées à chaque élection légitiment son existence ainsi que celle de ses différents acteurs de la gestion de l'urgence, qu'ils soient politiques, humanitaires, ingénieurs ou militaires. Normalisée, l'urgence est renversée et récupérée comme élément de pacification : il ne s'agit plus de lutter mais d'être solidaires, ensemble pour le moins pire.

    C'est la nature même de l'Etat, qui quand il ne peut pas se trouver d'ennemis extérieurs pour fédérer autour de guerres, doit se tourner vers des ennemis intérieurs à expulser ou des urgences à pallier. La crise justifie la mise en place de moyens extraordinaires comme les camps, les statuts administratifs précaires, les centres de rétention ou de nouvelles formes de dépendance (plans de régularisation, aides sociales etc) qui sont autant d'outils de pacification sociale. Une intervention naturalisée, non questionnable et même souhaitée : il en va de la survie des gens !

    Pendant l'état d'urgence sanitaire lié au Covid-19, la police a pu punir sans passer par un juge grâce à l'usage massif d'amendes forfaitaires, qui ont particulièrement été appliquées dans les quartiers pour les maintenir dociles. À Paris, des formations et des assermentations express ont été données aux services de sécurité des bailleurs sociaux (le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance) pour permettre aux gardiens de patrouiller dans les résidences HLM, dresser des procès-verbaux face aux “incivilités” et faire respecter les mesures de confinement. Les exceptions du droit d'un Etat d'urgence permanent. Dans le même mouvement, l'intervention associative prend tout son sens. Par la gestion des urgences, la question sociale cesse d'être pensée en termes de rapports de classe ou d'affinités révolutionnaires pour être fragmentée en bénévoles “soutiens”, salarié-es expert-es et “publics” bénéficiaires, selon le vocable symbole de cette asceptisation et victimisation des luttes. Là où émergeaient les idées d'entraide, de conflictualité ou d'autonomie populaire apparaissent subventions, expertise, prévention, accompagnement, évaluation et partenariats. Distribution alimentaire sans espace politique, atelier CV plutôt qu'organisation collective, participation symbolique des “premier-es concerné-es” ou communication humanitaire basée sur des témoignages plus que sur des ouvertures d'espaces autonomes…

    On nous soutiendra que ces compromissions ou que l'aide à l'intégration (par le travail et les papiers) avant la révolution vient des “premier·es concerné·es”, alors que tout est fait dans la société et dans les organisations d'aide d'urgence pour que les plus précaires n'aient ni le temps ni l'espace de demander autre chose que l'aide humanitaire. Et que nous, “soutiens”, travaillions - potentiellement salaire à la clé - à réparer des symptômes qui donnent du sens à notre militance. C'est ainsi tout un système de représentation de nos besoins qui est validé sous couvert d'humanisme, occultant d'autres perspectives d'entraide, de questionnement, de collectivisation et d'autonomie. L'organisation de l'urgence agit ici comme extension de la démocratie représentative qui nous prive de nos moyens d'organisation et de subsistance. Ce sont nos cadres étatiques ou sociaux qui décrètent nos urgences et débloquent nos aides, ou nous-mêmes qui finissons par devenir nos propres cadres, que ce soit par quête de sens, par croyance de pouvoir faire mieux de l'intérieur ou par “nécessité”.

    Ces renversements remplacent la défense conflictuelle de l'infinité de nos désirs par l'écoute, la médiation et la réparation de nos problèmes. Plutôt que de produire une critique de l'Etat, de nouvelles formes d'entraide ou de renoncement au travail, l'énergie militante est captée par le travail social, qui individualise et psychologise les problèmes. L'urgence substitue l'entraide qualitative par l'aide quantitative : les bon·nes gestionnaires évaluent, essayent de faire le plus avec le moins et rationnalisent les rapports sociaux dans ces espaces. Autrement dit : le conflit devient souffrance et la politique se dévoile pour ce qu'elle est : prise en charge. Il ne nous reste alors plus qu'à soigner les symptômes et à manifester quelques joyeux dimanches, pour dénoncer quelques dérives.

    Adossée aux logiques de marchandisation à l'oeuvre dans le secteur associatif, l'urgence justifie la privatisation de la protection sociale : mutuelles et assurances privées pour les « inclu·es », associations caritatives pour les « exclu·es ». Cette confiscation de l'aide nous dépossède de notre responsabilité, l'aide est déléguée à des professionnel·les de l'urgence qui la cadrent et la régulent pendant que la solidarité devient un délit si l'on accueille des sans-papiers. C'est aussi l'urgence et ses aides qui justifient les interventions militaro-humanitaires à l'étranger, sous couvert de droit international, de neutralité ou du droit d'ingérence. L'expertise et l'aide d'urgence légitiment des “guerres justes” correctement menées ou des génocides encadrés par couloirs humanitaires. C'est l'urgence qui a justifié les plein pouvoirs accordés à Hugo Chavèz pour gérer les pluies et coulées de boue de 1999 et organiser la militarisation qui s'en est suivie. En France, c'est l'urgence terroriste de 2015 qui a pavé la voie des lois de surveillance et de répression policière ou des hausses de dépenses militaires. Le droit de l'état d'urgence et les dispositifs de surveillance anti-terroriste se sont depuis plus que jamais immiscés dans le droit des étrangers. A Mayotte comme en Guyane, l'état d'urgence a servi de prétexte pour intensifier les opérations de contrôle des frontières et de la régularité du séjour des individus. C'est aussi l'extension de l'Etat d'urgence anti-terroriste qui a permis de faciliter le démantèlement de la “jungle” de Calais, expulsée en trois jours début 2016. Avant de justifier l'expulsion, l'état d'urgence et la menace terroriste ont d'abord été utilisés pour sécuriser la frontière en érigeant une clôture de 4m de haut le long du port de Calais et différents dispositifs de clôtures, de vidéo-surveillance, de détection infrarouge et de lumières pour empêcher le passage par l'Eurotunnel. L'état d'urgence a ici servi à dissuader les tentatives de passage et s'est ensuite étendu à l'interdiction de différentes manifestations sous prétexte que les autorités ne disposaient pas des moyens nécessaires pour en assurer la sécurité. L'état d'urgence semble tendre vers sa permanence, il justifie l'exception au droit qui encadre sa gestion par ailleurs. Le droit n'a jamais limité l'Etat, il en est son langage le plus efficace. Dans le régime de l'urgence, le droit devient même performatif et se soumet au politique qui s'autonomise : quand Macron a annoncé le confinement et le pass sanitaire, la base légale était encore floue et le pays a immédiatement appliqué la mesure. La politique humanitaire prônera toujours l'exception comme méthode de gouvernement : le pouvoir agit au nom de l'urgence pour devancer le droit et préserver l'ordre existant.

    L'URGENCE EST LÀ, LA CRITIQUE ATTENDRA

    Noyer l'urgence dans l'urgence ne consiste pas seulement à multiplier les crises et à brouiller les causes dans le traitement de leurs symptômes, mais aussi à organiser un régime d'action et d'instantanéité dans lequel tout doit être traité immédiatement, contre le temps de la critique. Tout comme la satisfaction immédiate de nos désirs par la consommation nous empêche d'accéder à d'autres désirs, le régime de l'urgence devient une forme de gouvernance. Il impose un tempo qui légitime la confiscation du pouvoir ou le maintien d'espaces politiques descendants qui brident les velléités subversives et dé-radicalisent les discussions. Les pouvoirs publics comme le milieu associatif se montrent particulièrement créatifs en la matière.

    Le spectacle de la crise et de l'urgence provoque en effet souvent soit sidération et immobilisme face aux crises, soit un besoin irrépressible de résolution immédiate de ces symptômes, que ce soit pour trouver du sens dans l'absurde ou pour que la violence ne reste pas aux portes de notre confort. Réorientée vers la réaction immédiate — pétitions, indignations, bénévolat par ci par là, campagnes rapides — l'énergie critique s'attaque aux effets visibles et spectaculaires — la crise écologique, sociale ou le fachisme — ainsi qu'au pouvoir en place ou à venir et ne s'étend rarement à une critique plus large des structures qui rendent possibles et permanentes ces dominations, comme le pouvoir en tant que tel ou les formes acceptables du capitalisme, qu'elles soient démocratiques ou humanitaires. Car ces structures nous font vivre et sont désirées par beaucoup, ou constituent des repères moraux et militants d'où peuvent partir des luttes et des espoirs. Car toute critique d'un au-delà de l'immédiat à gérer devient idéologique et indécente lorsque des vies sont en jeu (et que des salaires dépendent des dons et de la popularité de l'association). La critique associative ne concerne peu les conditions de production de l'urgence elle-même, ni les dispositifs qui la rendent permanente, ni l'organisation politique d'une attention saturée, fragmentée, où chaque problème est immédiatement remplacé par un autre.

    Sans finalité autre que la suspension de l'urgence pour un temps, nos actions de manifestation, de maraudes ou d'hébergement d'urgence deviennent alors des fins en soi, des objets de luttes qui se suffisent à eux-mêmes et reviennent en boucle. La réalisation de nos missions d'urgence étant déjà si difficile au vu des conditions allouées par l'Etat - et acceptées par les associations qui en vivent - que l'essentiel de notre temps va au soulagement de la crise plutôt qu'à son dépassement. Il n'y a ni temps ni moyen pour la création d'espaces nouveaux d'auto-détermination. Les espaces de solidarité associative et les luttes sociales pourraient pourtant être intéressants au vu des situations politiques qu'ils génèrent, peut-être s'ils étaient davantage chargés d'autonomie et d'horizons inconnus plutôt que d'être pilotés par la classe d'encadrement associative. Fatalement, nos revendications sont souvent défensives et s'arrêtent à la défense des droits, à l'intégration par le travail ou aux demandes de prises en charge, à l'optimisation des symptômes donc. La gauche sous ses formes partisanes ou associatives s'est spécialisée dans l'intégration de la critique sociale et révolutionnaire pour la rendre “réaliste” et donc réformiste et inaudible. Un fatalisme justifié par un “pragmatisme” stratégique qui commanderait d'avancer victoire par victoire, quitte à tourner en rond pendant des décennies. Opposant des catégories d'individus entre elles, nourrissant le capital en main d'oeuvre et suppliant l'intervention de l'Etat, ces luttes pour défendre nos droits nous condamnent à la réforme et au statu quo, gagne-pain de la gauche et terreau de l'extrême-droite pourtant combattue, quand elles ne sont pas rattachées à des critiques et perspectives révolutionnaires de transformation totale de la société.

    Dans le travail médical, la crise du Covid a par exemple montré que les débats de lutte se concentraient sur la gestion quotidienne (hôpitaux, restrictions, chiffres) tandis que les questions structurelles — sous-financement chronique des systèmes de santé, dépendance industrielle, choix politiques antérieurs — passaient au second plan ou devenaient inaudibles, car “moins urgentes”. Pire, elles étaient liées à des défaillances de l'Etat plutôt qu'à son existence en tant que telle.

    Dans le travail social ou humanitaire, la lutte pour les droits suspend souvent la critique de l'organisation et donc de la représentation de nos besoins. L'heure n'est jamais au débat sur nos pratiques, ni à la “grandiloquente révolution pour bourgeois idéalistes”, mais à la résolution de l'urgent par l'action. Entendons par là distribution alimentaire, envois de CV, cours de français et autres prestations d'accès aux droits. Entendons par là les droits de bien s'intégrer à la nation, au travail, à la langue française et de rentrer dans le rang. Les acteurs de l'urgence ont naturalisé le turnover de leurs salariés comme une évidence en temps contraint. Ce turnover entrave toute critique interne, comme au Samu Social, connu pour désespérer et changer d'opérateurs téléphoniques du 115 tous les trois mois.

    Si la dimension intrinsèquement présentéiste de l'urgence bride la critique, elle organise de la même manière le deuil de nos idéaux. Autant survalorisée qu'humanitarisée, l'action est vidée de tout horizon libertaire et autonomisant. Antidote à l'incertitude, l'action sociale ou humanitaire ressemble à une fuite en avant. Elle répond à nos crises de sens avec des petites victoires concrètes du quotidien et emporte nos idéaux radicaux et autonomes dans ses prises en charge, ses régularisations et ses sourires. Chez les caritatifs co-gestionnaires de l'urgence, il apparaît vite vain de s'attaquer à ces causes de la boucle de l'urgence, trop multiples, profondes, aux responsabilités diluées et trop politiques, clivantes et par la même occasion peu propices aux dons. Et puis, on ne dévore pas la main de l'Etat qui nous nourrit, sinon on ne pourrait plus opérer, et si on existe plus qui s'occupera de la misère ?

    DÉPASSER LE GOUVERNEMENT HUMANITAIRE

    Quand le gouvernement s'humanitarise, l'humanitaire se gouvernementalise dans un même geste. Les années 80 ont marqué le passage d'un pouvoir disciplinaire brutal à une gouvernementalité plus thérapeutique, compassionnelle, humanitaire. La création du Secrétariat à l'action humanitaire par Chirac marquera la fusion humanitaire et sécuritaire d'un ensemble d'institutions étatiques et associatives que Didier Fassin qualifie de “gouvernement humanitaire”. Plus que jamais, la solidarité s'est professionnalisée et les politiques sociales et humanitaires sont devenues des technologies de gouvernement adaptées au capitalisme néolibéral. Comme Chirac et son Samu Social, les gouvernements de droite comme de gauche investissent le social et l'humanitaire avec le monde associatif. Gestion des camps, assistance médico-sociale, maraudes, hébergements d'urgence, insertion professionnelle… Ce qui relève de l'aide d'urgence est intégré à une normalité compressée et rationalisée pour coller au tempo de la crise permanente. La souffrance sociale hier ignorée est désormais un objet majeur des politiques publiques qui cherchent à réduire la “fracture sociale” pour réintégrer certain·es “exclu·es” dans la société et son travail. Une manière de contenir la colère en s'attaquant aux symptômes de l'urgence sociale plutôt qu'à ses racines. La souffrance des exclu-es indésirables sera elle invisibilisée et empêchée de se transformer en luttes, par précarisation organisée, répression sur leurs lieux de survie, éclatement des communautés de lutte ou récupérations gauchistes et prises en charge de pacification. Le politique administre les affects, les traumatismes, les comportements ; il abandonne pour de bon la transformation des structures sociales et légitime sa violence par la protection des vulnérables.

    Par l'aide sociale et d'urgence, il ne s'est jamais agi que de donner une contrepartie sociale aux grandes dynamiques néolibérales de privatisation du pays. Défendre l'inclusion sociale pour diviser bons et mauvais-es immigré-es. Combattre la résistance des citoyen-nes à la nation et au travail. Combattre l'exclusion sociale jusqu'à en faire une fin en soi, coquille vide dépouillée de toute autre velléité, sans remonter à sa source. En témoignera le Pacte parisien de lutte contre l'exclusion et sa Nuit de la Solidarité, outil de communication solidaire de la ville de Paris pour continuer par ailleurs sa politique de spéculation immobilière, d'expulsion et de traque des sans-papiers. Promettre des avantages (aides, régularisations) à certain-es pour casser les luttes. Faire plonger les associations dans le piège subventionné de la défense des acquis sociaux et de l'intégration par la langue ou le travail. Montrer patte blanche, digérer nos colères, agiter la peur de l'extrême-droite. Faire oublier la critique de la démocratie et continuer plus sereinement notre exploitation. L'urgence sociale est ainsi renversée comme délai supplémentaire que nos démocraties s'accordent pour oblitérer leurs failles fondamentales, nous occuper à traiter nos problèmes sociaux comme des dérives et repousser toujours plus nos révoltes. Par l'action et la victoire, l'aide d'urgence donne du sens à notre misère militante. Elle sépare nos luttes en causes spécialisées (climat, violences policières, inégalités, conflits internationaux), occulte ce qui les unit et nous pousse à formuler des revendications thématiques plutôt qu'à tout refuser.

    Les associations humanitaires souvent en lutte contre les politiques de l'Etat tentent de tendre vers un au-delà du simple soulagement des urgences, en alliant pansement humanitaire nécessaire et plaidoyer structurel de long terme. Mais leur régime d'urgence, leur dépendance au financement et leurs horizons politiques étatistes bloquent leurs militant-es dans une charité désautonomisante et dans des rapports de luttes réformistes. Certain-es préfèreront le moins pire à l'idéal et en feront une religion nommée social-démocratie. D'autres sortiront la tête de l'urgence humanitaire et de la réforme. Iels continueront peut-être de panser des plaies mais passeront de l'aide à l'entraide et s'essayeront à la création d'espaces d'auto-détermination. Au-delà du symptôme et de l'humanitaire, iels chercheront plutôt à porter des coups matériels et discursifs à la racine, au capital, au travail, aux frontières, à la démocratie, aux prisons, aux solutions de l'Etat et à tout ce qui nous fait tourner en rond. Par le bas, de tous les côtés, sans représentation ni organisation qui définit nos urgences.

    Wilden - TERRAIN VAGUE

  • Autistici / noblogs : qualifiés de terroriste par Trump, vigilance !

    Pour info, Autistici/Inventati héberge depuis 2001 des services en ligne non marchands : email, sites web, listes d'email, la plateforme Noblogs, et autres moyens de communication. L'organisation émerge de hackerspaces italiens, de médias autonomes et de mouvements sociaux.


    Noblogs : "Connecting radical people. Non commercial, antifascist, antisexist, privacy-oriented blog platform"

    Autistici/Inventati, un fournisseur associatif italien de services numériques, et soutien des luttes de gauche, vient d'être sanctionné par les États-Unis. L'hébergeur n'a enfreint aucune loi en Italie, mais s'est retrouvé dans le viseur de Trump.

    Article d'Emma Bougerol publié le 3 septembre 2026
    publié sur basta média.

    L'hébergeur indépendant Autistici/Inventati, abrégé A/I, ne choisit pas ses « clients » pour leur portefeuille mais pour leurs idées. Depuis sa création en 2001, l'organisation a une politique stricte : elle n'aide que ceux qui se considèrent antifascistes, antiracistes, antisexistes et antimilitaristes. « Dans notre port, nous n'offrons notre protection qu'à ceux qui osent braver ces vents de haine qui, malheureusement, soufflent sur toute l'Europe », lit-on dans leur présentation. L'organisation propose à des groupes militants d'héberger boîtes mail, listes de diffusions, sites web et autres services de communication pour assurer leur confidentialité et ainsi les protéger.

    A/I a également choisi de travailler avec des organisations outre-Atlantique. Le Salon du livre anarchiste de Seattle, par exemple, héberge son site grâce à l'organisation italienne. Le 26 août, l'organisation de l'événement publie sur son compte Bluesky un avertissement : bientôt, leur site pourrait être inaccessible.

    Ce jour-là, l'administration du président Trump a décidé que ce petit hébergeur alternatif italien était désormais considéré comme une « organisation terroriste internationale » par les États-Unis. Le collectif A/I rapporte à Basta ! avoir appris la nouvelle par des articles dans les médias. Il ne s'y attendait pas : « On ne pensait pas être aussi importants. »

    Dans le communiqué publié le même jour, le Département d'État reproche à l'hébergeur de fournir ses services à des groupes anarchistes, d'extrême gauche et antifa partout dans le monde, ainsi qu'à des organisations étrangères désignées comme terroristes par les États-Unis. « Il s'agit d'une décision de censure grave et inédite », a réagi La Quadrature du Net, une association française de défense des libertés numériques.

    Dans le viseur de Trump

    Le 22 septembre 2025, le président des États-Unis avait désigné la « mouvance antifa » comme organisation terroriste. Elle est vue, par le pouvoir trumpiste, comme un bloc homogène et organisé. Pam Bondi, alors procureur générale des États-Unis, promettait même en octobre 2025 de « détruire l'organisation entière du sommet à la base », citait le journal Le Monde.

    En réalité, « les antifas sont très peu structurés, sans hiérarchie, statut ou organisation précise, écrivait le chercheur Mario Del Pero dans The Conversation en 2020, à propos du contexte états-unien. Le terme renvoie plus à une nébuleuse qu'à une association : un réseau souple de militants, partageant une philosophie générale, essayant parfois de coordonner leurs activités, mais opérant généralement de manière spontanée, réactive et à un niveau très local. »

    Mais en juin dernier, les premières condamnations liant l'« idéologie antifa » et le terrorisme ont eu lieu au Texas : un procès pour des faits survenus lors d'une manifestation à l'extérieur d'un centre de détention pour immigrants, où une personne a tiré sur un policier (les circonstances sont débattues par les parties).

    Une infrastructure peut désormais être qualifiée de « terroriste »

    Au cours de l'audience, les procureurs ont soutenu que le groupe de personnes de tous âges, unies par des convictions politiques de gauche et progressistes, constituait une « cellule antifa du nord du Texas ». En plus de la personne condamnée à 100 ans de prison pour tentative de meurtre, d'autres militants d'extrême gauche ont écopé de lourdes peines basées sur des charges terroristes, notamment d'avoir « apporté un soutien matériel à des terroristes ».

    C'est sur ce dernier point que l'administration Trump s'est basée pour qualifier l'organisation italienne de « terroriste ». Autrement dit, fournir des services numériques ou une aide quelconque à des personnes considérées comme « antifa » par Washington vaut d'être qualifié de terroriste à son tour. Résultat : Autistici/Inventati a été inscrite sur la liste de sanctions de l'OFAC, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers, qui gère et applique les sanctions économiques et commerciales décidées par les États-Unis. Les organisations, banques, fournisseurs et autres entreprises qui travaillaient avec A/I et qui sont basés aux États-Unis ont jusqu'au 25 septembre pour cesser tout lien avec l'association italienne.

    « Les États-Unis ne visent pas une organisation opérationnelle, mais une infrastructure, analyse le chercheur Beniamino Irdi, interviewé par Decode 39. Il s'agit d'un élargissement du champ d'application des contre-mesures aux services techniques et aux infrastructures susceptibles d'être utilisés par des acteurs jugés dangereux. L'élément essentiel réside toutefois dans le principe qui est ainsi établi : l'infrastructure elle-même peut devenir l'objet d'une contre-mesure. »

    « Ça pourrait arriver à n'importe lequel d'entre nous »

    « Ça fait peur. C'est basé sur une décision d'un président qui se lève du mauvais pied, sans décision de justice. Il n'y a presque rien qui permette à une structure comme A/I de contester une décision comme celle-ci… À part peut-être aller au tribunal aux États-Unis », réagit, du côté français, Martin, membre du Collectif des hébergeurs alternatifs, transparents, ouverts, neutres et solidaires, ou Chatons. « C'est une décision administrative complètement arbitraire », s'inquiète-t-il.

    Avant même le 25 septembre, les conséquences pour l'hébergeur indépendant et celles et ceux qui l'utilisent sont déjà nombreuses. Le site web de l'organisation, autistici.org, n'est plus accessible depuis le 28 août. Selon La Quadrature du Net, ce nom de domaine « a été suspendu par le Public Interest Registry (PIR), l'organisme américain qui gère les noms de domaines en .org. Cela empêche ainsi les utilisateur·ices d'accéder à leurs mails et aux services fournis par A/I. »

    L'entreprise de paiements en ligne PayPal a bloqué leur compte. Leur banque italienne, Banca Etica, une banque coopérative, a déjà annoncé suspendre leur compte courant par peur de faire l'objet de « sanctions secondaires » et demande une réaction des institutions italiennes et européennes pour s'assurer de leur protection si elle venait à réactiver le compte.

    Mais le collectif A/I n'attend pas grand-chose de l'Italie, gouvernée par l'extrême droite de Giorgia Meloni. Ses membres constatent un climat national en leur défaveur. « On est effarés, confie de son côté Martin. Ça pourrait arriver à n'importe lequel d'entre nous. » La logique adoptée par l'administration américaine de qualifier de « terroriste » une organisation sur la seule base de la fourniture de services à des groupes considérés arbitrairement comme terroristes par les États-Unis peut toucher tout le monde. La décision, complète la Quadrature du Net, « constitue un précédent dangereux pour tous les collectifs et personnes qui construisent chaque jour des communications respectueuses de la vie privée et s'affranchissent des États et du Web centralisé ».

    Martin explique aussi que le problème est bien plus profond. « Cela fait longtemps que nous avons des discussions dans le monde du libre sur le pouvoir que les États-Unis ont sur Internet et la manière dont ils gèrent leurs opposants, souligne le membre du collectif Chatons. Le fait que les États-Unis, en appuyant sur un bouton, peuvent désactiver une structure qui pourtant respecte les lois dans son pays, c'est inquiétant. »

    Sur simple décision unilatérale, le pays de Donald Trump pourrait décider d'un « kill switch », c'est-à-dire de couper l'accès d'un ou plusieurs pays à ses services en ligne. « Ce blocage démontre la dépendance technologique et politique vis-à-vis des États-Unis », pointe aussi la Quadrature du Net.

    « Créez un, dix, cent collectifs qui mènent un travail similaire au nôtre »

    « Si le technofascisme se renforce aux États-Unis, le pays peut couper des accès à des pans complets de l'économie », craint Martin. Même si le terme de « souveraineté numérique » revient souvent dans les discours politiques ces dernières années, en France comme au niveau européen, l'Europe reste largement dépendante des technologies étasuniennes. « La Russie ou la Chine ont des réseaux internet qui peuvent fonctionner presque totalement en autonomie, indépendants des États-Unis, qui peuvent réagir en cas de gros coup dur… Côté européen, on ne peut pas du tout faire ça », complète Martin.

    Concernant le cas d'Autistici/Inventati, le temps se réduit avant l'application stricte des sanctions américaines. Dans une lettre ouverte, les soutiens de l'organisation – des bibliothèques, syndicats, hébergeurs et associations de défense des libertés individuelles – appellent à la révocation ou à la révision de la décision de sanction, à ne pas faire de l'anonymat ou de la confidentialité des échanges en ligne une preuve d'intention terroriste, ou encore à une réponse publique des institutions. Le but de la décision de Trump « c'est l'isolation, écrivent-ils. Notre réponse est une solidarité indépendante, informée et disciplinée. »

    Le collectif A/I est reconnaissant envers les nombreux témoignages de solidarité et les propositions d'aide venus du monde entier, « y compris de la France », précise-t-il. Pour les aider, il faut garder un œil sur le site miroir de celui qui a été supprimé, inventati.org, ainsi que sur leur blog. « Nous travaillons actuellement sur différentes propositions qui seront rendues publiques et diffusées, disent ses membres. Ceux qui souhaitent nous aider n'ont donc qu'à rester à l'écoute. » Face à son avenir incertain, Autistici/Inventati a un dernier message à adresser, formulé comme un souhait pour le futur : « Créez un, dix, cent collectifs qui mènent un travail similaire au nôtre. »

    LIENS

    L'article de Nantes indymédia
    le blog d'Autisctici, Cavallette pour suivre leurs actualités
    La lettre de soutien de la Quadrature du net

  • Trump again asks supreme court to restrict mail-in voting as midterms loom

    Legal fight continues as states begin sending out ballots for voters to vote by mail in November’s midterm elections

    The Trump administration renewed its appeal to the US supreme court on Sunday to allow restrictions on mail-in voting, after a federal judge had blocked new limits on such ballots, just ahead of November’s midterm elections.

    The latest filing follows a decision by US district court judge Indira Talwani on Friday to extend a court order preventing the US Postal Service (USPS) from enforcing Donald Trump’s executive order.

    The Associated Press contributed reporting

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  • [Saint Nazaire] Pique nique antifa politique et joyeux

    Pique nique antifa, politique et joyeux

    Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de joie, d’espoir, de se rencontrer, de créer des liens, d’adelphité, d’espoir, de partage, de joie.

    Parce que nous sommes plus nombreuseux que ce qu’en disent les médias de Bolloré et autres ultrariches, qui à l’aide de sondage nous font croire que la victoire de l’extrême droite est déjà pliée.

    Ses mêmes médias tentent aussi de discréditer les mouvements antifascistes. Ils racontent que nous sommes les méchant.e.s, vont jusqu’à dire/insinuer que nous sommes les nouveaux nazis mais l’antifascisme c’est tout l’inverse, peut importe le collectif, les groupes, les gens et la forme de lutte.

    A Saint-Nazaire, ville profondément ouvrière, nous savons que le fascisme est 1 fléau et nous, les antifas luttons contre toute forme d’autoritarisme, de discrimination, d’oppression, militons pour + de justice, d’équité, pour 1 monde meilleur. On se rassemble pour vivre en paix les un.e.s avec les autres peut importe les croyances, la culture, les orientations.

    Alors soyons nombreuseux pour 1 moment convivial autogéré (si vous avez envie d’animer 1 atelier, 1 cercle de parole, 1 jeu, faire du jonglage, … ça serait hyper bienvenu, n’hésitez pas à nous contacter pour organiser ça en amont)

    Les antifa sont les allié.e.s des pauvres, de l’antiracisme, du féminisme, des personnes en situation de handicap, des LGBTQIAP+, des pays colonisés, des personnes opprimées et discriminées dans le monde.

    Nous vous demandrons pendant ce pique nique de porter attention à vos privilèges et ne pas avoir de comportements ni de propos discriminants, oppressifs, irrespectueux, … Le droit à l’erreur existe, on peut tou.te.s faire des erreurs mais il est impératif d’écouter si quelqu’un.e nous pointe des propos ou comportements inappropriés, de prendre du recul, de se remettre en question puis de prendre ses responsabilités, reconnaître ses erreurs et voir avec la personne, le groupe, comment réparer. Nous serons tou.te.s responsable du cadre. Nous privilégions l’inclusivité

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  • [Nantes] Assemblée anarchiste

    Assemblée anarchiste le vendredi 11 septembre de 19h30 à 21h30

    On propose cette assemblée car on ressent un manque d’espaces d’organisation et de rencontre anarchiste à Nantes.

    On sait qu’on est pas mal d’anarchistes à se croiser dans différentes luttes mais on trouverait ça chouette d’avoir un moment dédié pour se retrouver de temps en temps. On se dit que ca pourrait servir autant d’espace d’organisations concrètes que de lieu de discussions où c’est possible parfois de parler de fond sans échéances, urgence, ni objectifs (orga dans un collectif, une AG, etc…). Peut être aussi que ça pourrait permettre d’être dans de la création de nouveaux trucs plutôt que toujours dans la réaction.

    On est plusieurs à avoir cette envie et à en avoir parlé ensemble donc on a fait en sorte de lancer un truc avec ce premier rdv mais on a pas envie de garder cette place là si y’a des prochaines fois; l’idée ce serait que ça s’autogère sans chef•fes et qu’on voit ensemble ce qu’on a envie de faire de ces assemblées.

    Du coup si ça vous parle, ça peut être chouette de réflechir à quels sujets vous voulez amener, et à la forme que vous voudriez donner à cet espace.

    On aimerait que ce soit ouvert à toutes les personnes à qui ça donne envie de venir et que ça puisse permettre de sortir un peu de nos entre-soi habituels. Ca serait chouette que ce soit justement un endroit où l’on puisse venir trouver de l’énergie, des gens avec qui faire des actions, se former ou encore explorer des nouvelles idées…

    On se retrouve là-bas vendredi!

    Accès: B17 c’est au 17 rue Paul Bellamy à Nantes, au fond à gauche de la 2ème cour, au dessus du garage auto. L’accès se fait par un sol pavé irrégulier et il y a ensuite un escalier pour accéder au lieu qui est au 1er étage.

  • Exécution de Federico Aramburú par des néo-nazis il y a 4 ans : le procès s’ouvre demain

    En mars 2022, des militants d'extrême droite armés, déjà condamnés, proches de policiers et liés au RN assassinaient une star du rugby.

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  • Un canon à micro-ondes pour protéger les futurs data centers en orbite des satellites espions

    Une startup polonaise veut équiper des satellites de stockage de données d'un canon à micro-ondes censé griller l'électronique des engins qui s'en approchent de trop près.

  • Soutien à Autistici/Inventati, hébergeur désigné comme « terroriste » par l'administration Trump

    Nous invitons toutes les organisations à signer la lettre en anglais de Sabot Media.

    Vous pouvez également faire apparaitre le nom de votre organisation sur cette version française en signant ici.

    Le 26 août 2026, les États-Unis ont désigné le collectif numérique italien Autistici/Inventati comme « Specially Designated Global Terrorist » (Terroristes internationaux) et l'ont ajouté à la liste d'organisations placées sous sanctions états-uniennes appelée « Specially Designated Nationals list », sous l'ordre exécutif 13224. Les organisations états-uniennes en lien avec Autistici/Inventati (banques, fournisseurs…) bénéficient d'une autorisation temporaire de mener à bien les transactions déjà engagées avec A/I avant cette classification. Cette autorisation prend fin le 25 septembre 2026 à 00h01 à l'heure de Washington. Après cette date limite, les relations devront être suspendues, sous peine de sanctions.

    Autistici/Inventati héberge depuis 2001 des services en ligne non marchands : email, sites web, listes d'email, la plateforme Noblogs, et autres moyens de communication. L'organisation émerge de hackerspaces italiens, de médias autonomes et de mouvements sociaux. Son infrastructure est construite en réponse à la censure, à la surveillance furtive et aux saisies de serveurs. Elle minimise les données personnelles, utilise des systèmes distribués et traite la confidentialité comme un bien commun nécessaire à la participation politique plutôt que comme un produit.

    L'annonce publique des États-Unis pointe des organisations qui sont censées avoir utilisé l'infrastructure d'A/I. Elle ne montre pas qu'A/I a planifié les actions citées, choisi des cibles, dirigé ses utilisateurs et utilisatrices ou créé le contenu hébergé. Cette annonce soulève une question qui va bien plus loin que la question du collectif A/I : est-ce que le fait de maintenir une infrastructure dédiée à des communications confidentielles de mouvements défavorisés, peut lui-même être traité comme du terrorisme ?

    Cette théorie met en danger les hébergeurs indépendants, les services de communication chiffrés, les librairies radicales, les archives des mouvements sociaux, les éditeurs et les petits projets bénévoles, partout dans le monde. Elle encourage les banques, les registraires de noms de domaine, les entreprises d'hébergement à couper tout accord immédiatement, et à poser les questions juridiques ensuite. Elle transforme la minimisation de la collecte des données en quelque chose de suspect, la confidentialité en dissimulation, et l'infrastructure en culpabilité par association.

    Les grandes plateformes numériques commerciales sont habituellement distinguées du discours et du comportement de leurs utilisateurs et utilisatrices par un principe de responsabilité limitée, en tant qu'intermédiaires. Ces protections ne sont pas absolues et ne permettent pas de déroger à la loi sur les sanctions. C'est précisément pour cela que cette annonce est si lourde de conséquences : le pouvoir de sanction de l'exécutif états-unien peut imposer une isolation économique sans qu'un tribunal ait jugé si un hébergeur est légalement responsable du contenu tiers.

    Autistici/Inventati n'est pas neutre politiquement, tout comme les bibliothèques, syndicats, hébergeurs et associations de défense des libertés individuelles qui pourraient signer cette lettre. Mais l'affinité politique est distincte d'un contrôle opérationnel. Fournir un compte d'email, une plateforme de publication ou un serveur n'est pas la même chose que de planifier tout ce qu'un utilisateur ou une utilisatrice pourrait ensuite faire ou dire.

    Nous appelons donc à :

    La révocation immédiate de cette classification, ou son réexamen rapide et transparent, accompagné de la publication de la base factuelle et légale sur laquelle s'appuie cette décision. Cette transparence doit être suffisante pour une analyse et une contestation publiques.

    Une distinction claire entre la fourniture d'infrastructure de communication et la direction des agissements de ses utilisateurs et utilisatrices.

    La confidentialité, le chiffrement, le pseudonymat et le refus de conserver des données identifiantes ne doivent pas être traités comme des preuves d'activité ou d'intention terroriste.

    Une protection pour l'investigation, la recherche, l'archivage et le plaidoyer indépendants.

    Les journalistes, les bibliothèques, les chercheurs et chercheuses et les archivistes communautaires devraient être en capacité de documenter cette affaire sans être traités comme des parties intégrantes de l'entité désignée.

    La résistance à la sur-conformité des institutions.

    Les banques, les registraires, les hébergeurs, les fournisseurs de certifications et les entreprises des NTIC devraient rendre publiques les restrictions auxquelles elles sont soumises, notifier leurs contraintes légales chaque fois que c'est permis, et éviter de détruire de l'information ou des relations au-delà de ce que la loi requiert réellement.

    Une réponse publique de la part des institutions qui défendent les libertés numériques, la liberté d'expression et les libertés individuelles.

    Garder le silence, ce serait permettre la création d'un précédent sur le ciblage des infrastructures autonomes.

    Nous n'attendons pas de chaque signataire qu'il ou elle cautionne toute publication ou position politique d'A/I, ou de ses utilisateurs et utilisatrices. Nous attendons des signataires qu'ils et elles défendent une distinction structurelle : l'infrastructure de communication n'est pas la même chose que les discours ou agissements qui transitent à travers elle.

    Le but de la classification économique, c'est l'isolation. Notre réponse est une solidarité indépendante, informée et disciplinée. Nous voulons préserver les archives publiques, analyser les allégations du gouvernement états-unien, résister à la sur-conformité et défendre la capacité des mouvements à communiquer sans se soumettre à la surveillance des entreprises ou des États.

    Autre article qui donne d'autres informations :

    Défendons Autistici/Inventati avant le 25 septembre

    Ce 26 août 2026, l'administration des États-Unis d'Amérique a désigné comme terroriste l'association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d'outils des luttes sociales, d'autogestion numérique qui se voient attaquées.

    A/I, c'est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boite mails, listes mails ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D'ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l'autonomie de nos réseaux numériques alternatifs.

    Paranoia, la première machine de ce qui deviendra plus tard A/I, est née à Milan (Italie) en 2001, dans un contexte foisonnant de luttes sociales et d'expérimentations technologiques populaires entremêlées. Cette initiative antifasciste, anticapitaliste et antimilitariste, reposant sur des logiciels libres et maniant la cryptographie comme technique d'autodéfense numérique, s'est poursuivie par l'installation de toute une infrastructure visant à garantir le pseudonymat et la libre circulation des informations, de la connaissance et de la culture.

    Là où les prestataires de services en ligne commerciaux utilisent l'argent comme barrière d'entrée, A/I fait partie de ces collectifs qui conditionnent l'utilisation de leurs services à un critère d'affinité politique. Sous cette condition, la liberté d'expression permise au travers de cette infrastructure n'a cependant jamais garanti de responsabilité collective à l'égard de toutes les publications ou communications qui y circulent. Et pourtant, l'administration états-unienne justifie aujourd'hui la censure de l'intégralité des services d'A/I dans un excès de zèle fasciste qu'on lui connaît particulièrement de nos jours.

    Depuis 2001 et jusqu'à la catastrophe que représente cette dernière actualité, l'histoire d'A/I est émaillée de plusieurs événements parfois rocambolesques, mettant en lumière toute l'ironie et l'absurdité des institutions politiques et du capitalisme de surveillance. Lors de l'affaire Trenitalia, A/I avait créé un site web satirique pour dénoncer le transport d'équipements militaires pour l'invasion états-unienne de l'Irak en 2003. En 2005, une enquête contre une cellule italienne de l'Anarchist Black Cross, dont les emails étaient hébergés par A/I, a révélé l'installation clandestine d'un dispositif de surveillance du serveur.

    À la suite de cette affaire, le collectif a initié un chantier titanesque de mesures anti-répression de l'infrastructure, le plan R*. Un plan qui permit en 2007 aux serveurs de résister aux tentatives de censure d'un jeu-vidéo dénonçant la pédocriminalité au sein de l'Église catholique. Puis en 2010, c'est face à la police norvégienne, en complicité avec une cour de Justice italienne, que le plan R* s'est montré efficace pour permettre la survie de l'infrastructure grâce à plusieurs relais à travers le monde.

    Toutes ces attaques et perquisitions ayant exposé des milliers de boîtes mail, A/I a toujours insisté sur la nécessité d'une prudence à l'égard de sa propre confidentialité. Aucune infrastructure numérique ne sera jamais indemne de vulnérabilité, à l'instar des humains eux-mêmes. Pourtant, on peut retenir que la participation du collectif aux luttes sociales a notamment permis au mouvement Indymedia de naître, à partir des mobilisations contre le G8 de Gênes. Elle a également permis à d'innombrables mailing-lists d'émerger et à des dizaines d'ateliers et discussions à travers le monde de diffuser les savoir-faires d'autodéfense numérique et les expériences du collectif à d'autres communautés en lutte.

    De fait, A/I fait aujourd'hui partie des collectifs de référence dans les communautés hacker anti-autoritaires et internationalistes, tant pour tout son historique et l'exigence technique acquise que pour son approche anti-élitiste qui permet à toustes d'utiliser ses services et d'apprendre à les répliquer ailleurs. Il est donc urgent de se mobiliser, avant le 25 septembre, en défense d'A/I, de plusieurs manières, dans la mesure de vos capacités :

    • faire connaître cette affaire (en partageant cet article, en en parlant, en taggant ta ville, ...) ;
    • rejoindre la coalition de défense d'A/I en te rapprochant d'organisations locales (hackerspaces, notamment ceux de https://interhacker.space et associations de défense des droits fondamentaux sur internet, notamment https://laquadrature.net, etc.)
    • contribuer à l'archivage décentralisé de Noblogs ;
    • préparer un soutien matériel légal à A/I en récoltant des fonds pour leur défense judiciaire et le renforcement de leur infratructure.

    Par ailleurs, dans un contexte de répression débridée, à coups d'accusation de terrorisme, à l'encontre d'un nombre toujours croissant de collectifs anti-autoritaires, l'attaque contre Autistici/Inventati est une alerte pour toutes les initiatives d'infrastructures alternatives sur internet. Elle démontre l'extension des leviers utilisés par l'administration pour censurer des services (en l'occurence via l'organisme chargé des noms de domaine en ".org").

    Au-delà d'A/I, cette invitation à la solidarité est donc aussi un gros coup de pied au cul pour défendre notre liberté d'expression et l'intégrité de notre vie privée ainsi que l'autonomie nos moyens d'organisation en ligne. Il est urgent de réfléchir collectivement à la dépendance aux États-Unis de nos propres moyens de communication et des plateformes de publication de nos luttes ; et de renforcer leur indépendance autant que possible en documentant le travail effectué et en faisant circuler ces recherches. Ne croyons pas que ces questions sont simplement l'affaire d'expert·es. Apprenons de l'histoire des luttes et de ses leçons. La lutte continue et c'est l'affaire de toustes !

    Pour aller plus loin

    Pour en savoir plus sur l'histoire de A/I et l'attaque actuelle des États-Unis : un article qui reprends toute l'histoire plus en profondeur.

    Le domaine autictici.org n'est plus accessible, mais vous pouvez accéder à leur site par inventati.org (et notamment lire (anglais) leur campagne, leur communiqué de presse et trouver les autres articles de solidarités qu'iels ont référencés)

    Le blog de A/I ou iels publieront peut être de nouveaux articles.

  • Son-video allège de 350 € ce très grand téléviseur Hisense de 75 pouces

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  • 'Zéro bébé à la rue'

    Quand ?
    Le 7 septembre de 19h à 20h

    Où ?
    Hôtel de ville 5 Rue de Lobau, 75004, Paris, France

    L'action "Zéro bébé à la rue" continue tous les premiers lundis du mois.

    Nous serons lundi 7 septembre devant l'hôtel de ville de Paris au niveau du 31, rue de Rivoli entre 19h et 20h pour notre rassemblement mensuel,

    Pour dire NON à l'inacceptable.

    Pour dire notre indignation devant la suppression de 1 200 nuitées hôtelières qui accentuent les remises à la rue.

    Pour dire notre indignation devant les derniers chiffres du baromètre « enfants à la rue de l'UNICEF et fédération des acteurs de la solidarité", du 18 août 2026 : 2355 enfants dont 514 de moins de 3 ans dorment à la rue, chiffre sous évalués car ils ne parlent que de ceux qui ont appelé le 115.

    Pour dire notre attente au maire de Paris qui a promis zéro enfant à la rue cet hiver.

    Pole de santé des Envierges
    RESF Titon Souzy Pilatre

  • Arpentage du livre 'L'écoféminisme en défense des animaux'

    Quand ?
    Le 24 septembre à 19h

    Où ?
    Le Baranoux 78 Rue Compans 75019 Paris

    Rendez-vous le jeudi 24 septembre pour un arpentage du livre "L'Ecoféminisme en défense des animaux", recueil de textes de différentes autrices coordonné par Myriam Bahaffou et Tristan Lefort-Martine.

    C'est quoi, un arpentage ?

    Un arpentage est une méthode de lecture collective d'un livre, issue de l'éducation populaire. Lors d'un temps déterminé, plusieurs personnes se partagent un document écrit et chacun.e en lit individuellement une courte partie. Ensuite, il y a un temps de restitution collectif et de discussion ou chacun.e partage aux autres le contenu de sa lecture.

    Présentation du livre

    Ce recueil met enfin à la disposition du lectorat francophone un choix de textes qui explorent les liens entre féminisme et antispécisme. Les premiers sont l'oeuvre des Feminists for Animal Rights (Carol J. Adams, Marti Kheel, Greta Gaard et Josephine Donovan) qui, conjuguant activisme de terrain et analyse théorique, ont construit dans les années 1980 et 1990 une position écoféministe végane, critique des biais masculinistes des théories de la libération animale et de l'écologie. Dans une seconde partie, des féministes antispécistes contemporaines (Mirha-Soleil Ross, pattrice jones, Sunaura Taylor, Syl et Aph Ko) reviennent sur cet héritage en le complexifiant par leurs réflexions sur le travail du sexe, la transidentité, les violences sexuelles, le handicap ou la race.

    L'entrée est à prix libre (gratuité comprise) et sans inscription.
    Sur place il y aura aussi un infokiosque et un bar 100% vegan

    Quand ?
    Le jeudi 24 septembre à 19 heures.

    Où ?
    Au Baranoux
    78, rue Compans
    Paris 19e.
    Dans la grande salle au fond.

    Accessibilité ?
    Il y a une porte d'entrée avec un rebord, qu'il faut enlever pour passer avec un fauteuil donc tu peux nous écrire pour la retirer quand tu arrives si besoin.
    L'arpentage aura lieu dans la grande salle à l'intérieur, accessible aux personnes à mobilité réduite.
    Les toilettes ne sont pas aux normes PMR.

    graphisme par @teppichhai39

  • Trump admin ends $45M support for Namibia HIV program

    The Trump administration announced it will be ending $45 million in support for Namibia's HIV response program following two decades of annual payments. The U.S. will provide its final $45 million payment in the 2027 fiscal year as "this support will transition into a technical cooperation model," according to a Friday joint statement from Namibia's Ministry of International Relations & Trade and the U.S. Embassy in Namibia.
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