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  • Rencontres anticarcérales du 17 au 27 septembre à Avignon

    La prison est-elle vraiment la réponse ?
    Et si on imaginait autre chose ?
    📅 Du 17 au 27 septembre 2026
📍 Avignon
    Le collectif Crève la Taule 84 propose une série de rencontres, discussions et événements pour questionner la prison, ses effets et la société qui la produit.

    Que vous soyez proches de personnes incarcérées, déjà engagé·es sur ces questions, ou simplement curieux·ses d'en savoir plus, venez découvrir d'autres façons de penser la justice, les violences, la punition et le vivre-ensemble.
    Parce que derrière les murs, il y a des vies, des familles et des questions qui nous concernent toutes et tous.

    affiche2 prog

    Dans le Vaucluse, Crève la taule 84 lutte contre la prison et contre la société qui l'engendre.
Né il y a plus de vingt ans lors de la construction de la prison du Pontet, le collectif s'est remobilisé face au projet d'une nouvelle prison à Entraigues-sur-la-Sorgue.

    Il soutient les proches de prisonnier·es, notamment à travers l'émission V'la la Gamelle sur Radio Aïoli, et organise des temps de réflexion sur l'abolition des prisons.
    En France, la population détenue a augmenté de 139 % depuis 1980, atteignant 86 100 personnes en janvier 2026.
Surpopulation, insalubrité, violences, maladies et suicides marquent le quotidien carcéral.
    Malgré les condamnations répétées de la France par la justice européenne, l'État continue de construire des prisons et de durcir sa politique pénale.
La prison punit, désocialise, détruit des liens et frappe en priorité les personnes les plus précaires et marginalisées.

    Loin de réduire les violences, l'enfermement peut les aggraver et favoriser la récidive.
Alors pourquoi continuons-nous à croire qu'il nous protège ?
    Parce que l'insécurité est devenue un outil politique : on désigne des menaces, on construit des ennemis et on présente la punition comme une évidence.
On transforme ainsi des problèmes sociaux en responsabilités individuelles.
    Crève la taule 84 refuse cette logique. Nous ne voulons pas répondre à la haine par la cage, la matraque et l'humiliation, mais par la solidarité, l'organisation et les idées.

    Nous sommes abolitionnistes parce que nous refusons la domination et la violence institutionnelle.
L'abolition n'est pas un rêve : c'est la nécessité d'imaginer et de construire d'autres façons de prévenir les violences, de réparer les torts et de vivre ensemble.

    La prison est inutile et néfaste.
    L'insécurité imaginaire.
    La révolution possible.
    L'abolition nécessaire.

    crevelataule84@riseup.net

  • Antimilitarisme en Allemagne : actions de blocage d’un centre de recrutement de l’armée à Cologne et d’un site d’armement à Bonn

    Le gouvernement allemand fait face à un mouvement antimilitariste de plus en plus puissant, qui multiplie les actions.

    L’article Antimilitarisme en Allemagne : actions de blocage d’un centre de recrutement de l’armée à Cologne et d’un site d’armement à Bonn est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • À Lyon, la mobilisation contre les logements bouilloires engrange des premières victoires

    Une mobilisation inédite de locataires lyonnais a conduit le maire écologiste Grégory Doucet à intégrer «la chaleur excessive» comme un critère d’insalubrité des logements. Une première, alors qu’une nouvelle vague de températures élevées frappe plusieurs départements.
  • Éric Ciotti veut faire «la preuve par Nice» du succès de l’alliance avec l’extrême droite

    Pour sa rentrée, le nouveau maire de Nice a présenté sa ville comme un laboratoire de l’union de la droite et de l’extrême droite, déclinable à l’échelle du pays. Sans renoncer à peser, par ses propositions sur les retraites notamment, sur le futur programme présidentiel de Marine Le Pen.
  • Insolite : elle a viré Guillaume Meurice mais défend le «pluralisme» pour recruter un militant d’extrême droite

    «C’est la grandeur du service public que d’être pluraliste», je veux «des gens qui ne pensent pas la même chose» ose Sybile Veil, qui a purgé France Inter

    L’article Insolite : elle a viré Guillaume Meurice mais défend le «pluralisme» pour recruter un militant d’extrême droite est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • TRAHIR LE BINAIRE : un RDV pour partager réflexions, expériences et collations !

    Nous vous proposons une mise-en-causeries de nos échos.
    Bienvenue à tout le monde !

    Proposition : Ramenez un objet dont vous pouvez vous séparer qui symbolise vos relations au Genre (ou plusieurs si vous le souhaitez)

    De la part d'Expansive : Cette proposition semble floue et c'est assumé, on vous invite donc à aller découvrir, vous serez surement surpris.es ! La causerie se définiera en fonction des volontés des participantEs.

  • 25-27 septembre : Stage d'initiation au Drag à Fougères

    Si tu as envie de paillettes et d'émulsion collective autour du Drag mais que tu ne sais pas trop par où commencer, rejoins-nous du 25 au 27 septembre à Fougères pour un Stage d'initiation au DRAG. Un stage en auto-gestion et à prix libre.

    Salut à toustes !

    Notre joyeuse équipe de Drag Queers à le plaisir de vous inviter à notre ✨ Stage d'initiation au DRAG ✨ qui se déroulera du 25 au 27 septembre à Fougères !

    C'est un stage en auto-gestion à prix libre, aucune obligation de participer à toutes les activités et il y aura aussi des événements ouverts à toustes (participantEs ou non) comme la Boom Queer 🪩 le vendredi 25 septembre à 20h ! On espère vous y voir nombreuxSES pour s'enjailler ensemble !

    On est trop hypéEs et on espère que toi aussi ! N'hésite pas à nous contacter pour toute question à badamlums@proton.me ou sur insta à @smoothie.fugero.

    Informations pratiques :

    • Pré-requis : aucun ! DébutantE ou habituéE, tout le monde est bienvenu !
    • Matériel : idéalement viens avec ce que tu as (maquillage, tenues, etc), et on essaiera de compléter côté maquillage en fonction de nos possibilités.
    • Lieu : Atelier de la Tempête, 5 place Edmond Herbert 35 300 Fougères (Lieu accessible PMR)
    • Repas : compris (merci d'indiquer les restrictions alimentaires dans le formulaire)
    • Hébergement possible, nous prévenir avant pour qu'on puisse s'organiser
    • Tarif : PRIX LIBRE. Kessecé ? C'est toi qui décide le tarif que tu peux te permettre. Ça peut être rien du tout, ça peut être quelques euros, ça peut être un million si tu as gagné au loto ! Le principe c'est que chacunE met ce qu'iel peut, et celleux qui peuvent + compensent pour celleux qui peuvent moins. Et si tu peux rien donner du tout, c'est ABSOLUMENT OK et on sera raviEs de te compter parmi nous tout pareil !
    • Modalités d'inscription : via le formulaire ci-après (un par personne) sinon par mail à badamlums@proton.me ou sur insta à @smoothie.fugero.
      Formulaire : https://framaforms.org/stage-dinitiation-au-drag-fougeres-1784717533

    Tous les évènements seront à prix libre, si tu penses donner prévois des espèces :)

    Les fonds récoltés serviront à rémunérer ausi justement que possible les artistes, financer les repas, le matériel, et le lieu.

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    Programme :

    VENDREDI
    19-20h : Accueil convivial, dispatch hébergements
    20h : BOOM QUEER (en mixité)

    SAMEDI
    14h : Théorie et pratique : se créer un personnage Drag (animé par @moon.e_mr.nobody et @smoothie.fugero)
    20h : Soirée ciné-pizza-pyjama

    DIMANCHE
    14h : Atelier "Choisir et préparer une performance Drag" (animé par @smoothie.fugero)
    18h : Restitution public choisi (famille, proches) : AUCUNE OBLIGATION DE PARTICIPER

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    Lieu accessible PMR

  • Tribune et rassemblement contre l'extradition de Gino ! Dimanche 6/09 à 18h au Vieux-Port

    Dans le cadre d'une semaine d'action pour Gino et tous.tes les antifascistes ciblé.es par la répression, rassemblement le 6 septembre au Vieux-Port à 18h. Des camarades du comité Budapest, du Secours Rouge Toulouse et de SAVE interviendront.}} Ateliers de soutien prévus sur place.

    Le 19/08 la cour d'appel de Paris a émis un avis favorable à l'extradition vers l'Allemagne de notre camarade Gino. Comme de nombreux.ses antifascistes à travers toute l'Europe, il est pourchassé par la Hongrie, accusé d'avoir participé à une action contre la manifestation néo-nazie du Jour de l'Honneur à Budapest en février 2023.

    Alors que la France avait refusé de le livrer à la Hongrie d'Orban, c'est l'Allemagne qui réclame à son tour une extradition. La même Allemagne qui a illégalement déporté Maja, retenu.e à Budapest depuis 2 ans dans des conditions indignes. En Allemagne, Gino encourt jusqu'à 10 ans de prison mais surtout de connaitre le même sort que Maja...

    L'Affaire de Budapest est un procès politique dans un contexte où les organisations antifascistes sont considérées comme terroristes en Hongrie ou comme criminelles en Allemagne. La justice française, avec cette décision, joue pleinement leur jeu. Derrière Gino, Zaid, Maja et tous les autres, c'est l'antifascisme tout entier qui est attaqué. Nous devons être à la hauteur.

    Nous avons peu de temps. Gino a fait appel devant la Cour de cassation. Jusqu'à ce jugement, saisissons chaque opportunité de faire vivre le soutien. Montrons que derrière nos camarades il y a un mouvement. Un mouvement large, un mouvement fort, un mouvement organisé et surtout un mouvement qui ne se laissera pas intimider.

    La répression est la meilleure arme des états bourgeois et des régimes fascistes. Ils veulent nous isoler, nous diviser. Tirons notre force de leurs attaques : mobilisons nous, organisons nous.

    Dans le cadre d'une semaine d'action pour Gino et tous.tes les antifascistes ciblé.es par la répression, rassemblons-nous dimanche à 18h au Vieux Port. Des camarades du comité Budapest, du Secours Rouge Toulouse et de SAVE interviendront. Ateliers de soutien prévus sur place.

    FREE GINO, FREE THEM ALL !⁩

    Signataires : Comité antifasciste du 4eme, Antifa Social Club Marseille, Assemblea per il 25 aprile, Riposte Antifasciste, Afroqueer RevolutionR, UPM, Tsedek !, Stop Aux Violences d'Etat, Comité Free El Mahdi Lyoubi, Collectif Al Manba, Marseille Antifas 1er, VISA 13, Comité antifasciste du 3e, LDH Section Marseille, Collectif Rebel 13, Réseau antifasciste Var, UCL Marseille

  • Des nouveaux virus fabriqués par l’intelligence artificielle

    Grâce à des modèles d’intelligence artificielle, des chercheurs ont conçu 16 nouveaux virus capables d’infecter une bactérie. Une première qui pourrait se révéler utile dans la lutte contre l’antibiorésistance mais qui soulève de nombreuses questions en matière de biosécurité.
  • Judge orders Trump administration to reveal who set up $1.8bn ‘anti-weaponization fund’

    Judge issues order as part of discovery process in lawsuit brought by non-profit into now defunct compensation fund

    A federal judge has ordered the Trump administration to reveal who set up the structure of a controversial $1.8bn “anti-weaponization fund” to recompense victims of so-called political lawfare that was reportedly dropped by the justice department last month.

    Ivan Davis, the US magistrate judge for the eastern district of Virginia, issued the order compelling discovery materials from the government as part of a lawsuit brought by the Democracy Forward non-profit on behalf of plaintiffs including a fired prosecutor and a college professor acquitted of assaulting federal agents at a protest against an immigration raid in California.

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  • Cher Laurent Alexandre - Boxing Day #92

  • [Rennes] Assemblée générale antifasciste

    C’est la rentrée pour l’assemblée générale antifasciste de rennes !

    Nous nous retrouvons le 8 septembre a 18h Bâtiment L de la fac de Rennes 2 !

    Au programme de cette AG:
    -Différents événements des fafs ou autres réactionnaires sont prévus dans les semaines et mois à venir. Pensons et construisons la riposte !

    – Gino, militant antifasciste, est menacé d’extradition vers l’Allemagne où il serait remis aux autorités Hongroise pour avoir empêcher le défilé de néonazis à Budapest.
    Dans la continuité de la journée de soutien aux antifascistes lyonnais.es, il nous faut réfléchir a comment apporter notre soutien a Gino et a tous les camarades enfermé.es-reprimé.es.
    Ce sera aussi le moment de parler plus largement de la question carcérale.

    -Une séquence politique particulièrement importante s’ouvre devant nous a travers ces élections présidentielles, il est impératif d’essayer collectivement de penser ce moment, comment nous pouvons y intervenir et quels discours souhaitons nous y diffuser.

    -L’AG antifasciste a ouvert un cycle de réflexion sur les enjeux féministes ces derniers mois, ce sera l’occasion d’en faire un retour et de pensez la suite.

    -Enfin, comme toujours, si des gens souhaitent apporter à l’ordre du jour un sujet en particulier différent de ceux évoqués ci-dessus, c’est possible !

    Nous vous attendons nombreuses et nombreux.

  • On expérimente pendant les rencontres radiorageuses donc le flux n’est pas…

    On expérimente pendant les rencontres radiorageuses donc le flux n’est pas en continu, si tu n’entends rien quand tu passes, n’hésite pas à repasser plus tard ;) !

    Parce qu’on bidouille à heures approximatives et on sera là de sûr pour la nuit de la radio le 6 septembre à partir de 16h jusqu’à pas dheure ! en experimentation pendant les rencontres à l’antenne 3-7 septembre 2026 ou bien dans ton player préféré, visitez : https://tribidou.radioasso.net

  • Witkoff and Kushner discussed ‘next steps’ with Putin to end Ukraine war, says US

    Donald Trump’s business ally and son-in-law now heading from Moscow to Kyiv to meet Zelenskyy

    Steve Witkoff and Jared Kushner are heading to Kyiv for the first time in their roles as Donald Trump’s peace envoys to Ukraine, after talks on Saturday in Moscow.

    The White House said Witkoff and Kushner had “discussed substantive plans for next steps” towards ending the war between Ukraine and Russia during their meeting on Saturday in Moscow with Vladimir Putin.

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  • La chute de Fernando Cerimedo, «roi des trolls» et tête de pont trumpiste en Amérique latine

    Maître de la désinformation d’extrême droite, le consultant politique argentin Fernando Cerimedo est poursuivi en Bolivie pour tentative de féminicide. Son arrestation a des répercussions bien au-delà, car il a été le conseiller de nombreux présidents, parmi lesquels Javier Milei.
  • La France déroule le tapis rouge à BAPS, puissante organisation hindoue soutenue par Modi

    Inaugurations, parades, communication dithyrambique: les pouvoirs publics facilitent l’ouverture du «premier temple hindou traditionnel» de France. Treize jours de festivités placées sous le signe de l’amitié entre la France et l’Inde, en dépit des nombreuses controverses entourant l’organisation conservatrice qui est aux manettes.
  • Le Briançonnais se mobilise contre des coupes d’arbres en vue des Jeux de 2030

    Le Comité d’organisation menace de couper un millier de mélèzes à Montgenèvre pour aménager de nouvelles pistes de ski. Un appel à parrainer les arbres est lancé, et une manifestation prévue dimanche 6 septembre.
  • Au Royaume-Uni, Nigel Farage est fragilisé, mais incontesté dans son parti

    De jeudi à samedi, le parti d’extrême droite britannique Reform UK tenait son congrès annuel à Birmingham. Après un été difficile, son chef voulait remotiver les troupes, mais il fait face à de nouvelles accusations de malversations.
  • Pas de congrès pour le RN à Orléans les 24 et 25 octobre !

    PAS DE CONGRÈS POUR LE RN !

    Les 24 et 25 octobre, le RN prévoit son congrès à Orléans, avec son meeting de lancement de campagne le 25. Des bus partiront de partout en France pour une démonstration de force du premier parti fasciste de France.

    A chaque fois que le FN/RN remporte des victoires médiatiques ou politiques, il se normalise comme force politique et ses idées gagnent du terrain, en témoigne la loi "permis de tuer" pour la police et gendarmerie votée cet été. Ce parti alimente surtout la violence raciste, comme en juin dernier, dans une discothèque à Rodez, où on a entendu : « Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir. »

    Face aux dangers du fascisme, notre réponse doit être déterminée et massive.

    Les manifestations qui ont eu lieu en juillet contre le congrès de l'AfD, parti fasciste allemand, ont rassemblé 20000 manifestant.e.s et doivent nous donner confiance : partout dans le monde, nous sommes la majorité ! Ensemble, nous pouvons infliger une lourde défaite au RN.

    Plusieurs initiatives antifascistes sont en train de s'organiser à Orléans, notamment avec un village antifasciste le 24 et une manifestation nationale en direction du meeting le 25. Début septembre il y aura une réunion nationale inter-organisations pour finaliser toustes ensemble l'organisation de ce week-end de mobilisation antifasciste nationale.

    Nous appelons aussi toutes les organisations qui le souhaitent à organiser des campagnes dans leurs quartiers, leurs villes et leurs villages pour appeler à manifester le 25 octobre à Orléans contre le meeting du RN.

    Au sein de la plateforme Ciao Fachos, nous travaillons sur un kit de mobilisation (argumentaire, tract, affiche...) pour les accompagner.

    Rejoignez-nous !

    Tractages, collages, réunions publiques, transports collectifs, soirées de récoltes de fonds : soyons partout, et profitons-en pour empêcher le RN de tracter sur nos marchés et coller sur nos murs.

    PAS DE CAMPAGNE ET PAS DE CONGRÈS POUR LES RACISTES !

    Signataires :
    AcaaB (Action citoyenne antiraciste antifasciste Beaucaire), AFA Annemasse, AG anti fasciste 72, Alternatiba Orléans, Amaars (Assemblée Morbihan (Est) Antifasciste Antiraciste Rurale et Solidaire), ATTAC 45, Ciao Fachos, Collectif antifasciste Orléans, Collectif antifasciste Paris 20e, Contrevents (Côtes d'Armor), CRAAAME (Collectif Rêvolutionnaire Autonome Anarchiste Anti-fasciste du Mans et des Environs), G.E.L 72 (Groupe Étudiant Libertaire Sarthe), Gentilly Antifasciste Antiraciste, GRIF (Groupe Radical Intersectionnel Féministe) Orléans, ORA (Orléans Riposte Antifasciste), Organisation de Solidarité Trans (OST), OST Orléans, Riposte Antifasciste Marseille, Riposte Populaire, Soulèvements de la Terre Orléans, Sound of Sudan, Suresnes Antifa Antiraciste, TAF (Tours AntiFasciste)

    Texte alternatif décrivant l'affiche :
    Visuel avec gros message « Pas de congrès pour le RN »
    On voit une foule de bras qui font des siamo tutti antifascisti
    Deux pancartes « Orléans 24 - 25/10 » et « mobilisations antifa »
    Des drapeaux antifasciste, LGBTQIA+ et palestinien sont brandis

    RÉSUMÉ DE LA RÉUNION PUBLIQUE DU 6 AOÛT DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS

    Une participation massive !
    70 participant·e·s, 33 organisations, dont 5 d'Orléans / du Loiret et 3 organisations nationales (VISA, ASSO Solidaires, Solidaires étudiant·e·s)
    Et ça début août, une franche réussite qui annonce d'importantes victoires (et défaites pour les fascistes !)

    Préparation inter-orga
    Après avoir présenté pourquoi c'est important et vital de s'opposer au Rassemblement Nazional, nous avons présenté la situation du congrès / meeting du RN à Orléans et d'où en est la préparation de la mobilisation anti-fasciste nationale !
    Nous avons discuté stratégie et amendé une proposition de visuel d'appel à se mobiliser les 24 et 25 octobre à Orléans depuis partout.

    Continuons à préparer la défaite du RN !
    Ensemble nous avons décidé de créer des groupes inter-orga pour organiser
    la communication (kit de mobilisation avec argumentaires, tracts, affiches, visuels internet et réunions publiques)
    et la logistique (hébergements, récolte d'argent, transports collectifs, modalités de la manifestation du 25/10)
    Toute personne membre d'orga ou d'inter-orga peut rejoindre ces groupes en nous contactant !

    Coordonnons toutes les échelles locales et globales
    Dans chaque ville et village, nous avons besoin de faire des réunions publiques pour présenter les enjeux majeurs du contre-congrès, organiser des transports collectifs et récolter de l'argent pour les financer !
    Se mobiliser localement en assemblées publiques et en inter-orga, pour s'opposer au congrès et au 1er meeting du RN à Orléans c'est monter en puissance pour s'opposer localement aux réunions, tractages, collages du RN.

    Prochaines réunions
    Le 1er septembre il y aura une réunion inter-orga unitaire nationale pour se coordonner sur les actions des 24 et 25 octobre à Orléans (village et manifestation anti-fascistes). Pour que votre orga y participe vous pouvez nous contacter !
    La prochaine réunion publique de Ciao Fachos, pour informer des avancements de cette mobilisation nationale et pour donner des outils de mobilisation locale, sera le Dimanche 6 Septembre à 18h30 en visio via ce lien : https://bbb.faimaison.net/rooms/xb9-1lb-jdo-kts/join

    Texte alternatif décrivant le visuel :
    Dix-neuvième congrès du RN. Orléans 24 et 25 octobre 2026.
    Détournement du visuel du RN, en barrant les visages de Jordan Bardella et Marine Le Pen et en remplaçant "victoire" par "défaite" dans leur slogan, ce qui donne : « Une nouvelle étape vers la défaite de 2027 ! ».
    Résumé de la réunion publique du 6 août.
    Ciao Fachos.

    OUTILS DE COMMUNICATION DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS

    Site internet : https://ciaofachos.noblogs.org

    Groupe Signal de diffusion d'informations (invitations et résumés des réunions publiques, campagnes d'actions, etc), aussi utile pour se mettre en contact de manière sécurisée en contactant un.e admin. Lien pour le rejoindre :
    https://signal.group/#CjQKIBgEUlNyWfuhem_-VP4M3snoFexoP9-lHUTkwlS_EtTWEhARX1ddFWsDNoqeencBMsPf

    Groupe Signal inter-organisations d'entraide et de coordination : rejoignable à la demande par des membres d'organisation

    Groupe Signal inter-organisations pour préparer le contre-congrès du RN à Orléans et notamment la manifestation du 25/10 : rejoignable à la demande par des membres d'organisation

    Mail : ciaofachos@systemli.org

    Liste mail de diffusion d'informations (invitations et résumés des réunions publiques, campagnes d'actions, etc) : besoin de demander à y être ajouté.e.s par mail.

    Instagram : @ciao_fachos

    Nous vous invitons vivement à partager ces informations partout, à nous rejoindre et à participer au contre-congrès de multiples manières possibles !

    CIAO FACHOS

  • Le point de bascule

    Salut,

    Ce texte, c'est un coup de gueule, a moitié né du déséspoir, et a une autre moitié d'un profond besoin d'une bascule, radicale, brutale et... violente.

    Gino va très certainement être extradé en Allemagne. Et de là-bas, probablement ensuite en Hongrie. Et il lui arrivera des trucs... pas cool. Qu'est-ce que les dangereux mouvements d'extrème-gauche de cette région du monde font pour l'en empêcher ? Des rassemblements et des banderoles. Pas forcément que ça, mais on est sur cet ordre là, principalement. Qui ici pense que cela suffira ? Comme pour Maja. Comme pour toustes les autres. Fût une époque... on l'aurait libéré. Par une évasion de prison ou par une attaque de son convoi.

    De partout dans ce pays de merde, des squats sont sur le point d'être expulsés, remettant des dizaines voir des centaines de personnes à la rue, dans la misère, la chaleur, ou suivant la saison, dans le froid. La rue tue qu'on dit. Oui. La rue tue. Et on est toujours incapables d'empêcher cela. Incapables de défendre les squats. Pourtant, on a été capables de les défendre par le passé. De les faire reculer, de les faire partir. D'être suffisamment menaçant·es pour qu'ils ne viennent même pas nous en sortir. Ou à défaut, de les accueillir avec des... dispositifs, qui ne les laisseraient pas ressortir indemnes.

    Récemment un patron d'entreprise à foncé en camion sur des grévistes, et il est ressorti du poste de police quelques heures plus tard, fanfaronnant. Il n'y a pas si longtemps, on était tout à fait capables de leur faire peur aux patrons. On était capables de les exproprier. De leur faire accepter toutes nos demandes. On était même capables de les rendre hors d'état de nuire définitivement. N'est-ce pas monsieur le PDG de Renault ?

    Pendant qu'ils nous exploitent, nous humilient, nous brisent, nous empoisonnent, et nous tuent... Pendant ce temps-là, la peste brune se fait toujours plus pressante et visible. Eux, ils sont prêts pour la guerre civile. Nous pour l'instant, on est juste prêt·es à aller à l'abattoir faire nos 3x8, et ce jusqu'à ce que ça soit notre tour.

    Si c'est pas votre meilleur rêve d'avenir, va falloir, au moins, commencer à y réflechir.

  • Noyer l'urgence dans l'urgence, intervenir pour que rien ne change

    Comme le travail médical et humanitaire, l'action sociale est de plus en plus confrontée à l' urgence, alors même que l' essence de sa mission d'écoute ou de lien social demande du temps. L'urgence lui impose une réponse rapide face au mal-logement, à l'asile, aux VSS, aux problèmes de santé ou au chômage. Plutôt que de faire taire ces crises qui sont autant de signes de ses défaillances, l'Etat semble préférer les assumer et organiser leur prise en charge, en co-gestion avec le monde associatif. Que cache cette intervention humanitaire providentielle ? Il faut moins y voir une tentative de l'Etat de s'améliorer en continu que d'évacuer les problèmes sociaux structurels en les traitant comme des urgences. Avec l'urgentisation du social, l'Etat a trouvé une manière de relativiser ses failles ; il les noie dans le spectacle du traitement de leurs effets. L'urgence apparaît domestiquée, acceptable et organisée par une gouvernementalité humanitaire s'étendant de l'Etat à l'associatif et alliant délicatement compassion et rationalisation, aide et condition, intégration et exclusion.

    NOYER LES CAUSES DANS LES SYMPTÔMES

    Pour l'Etat (et celleux qui souhaitent l'améliorer), reconnaître des urgences comme le sans-abrisme, le chômage, l'accueil des exilé-es, les violences faites aux femmes ou aux personnes LGBT+ permet de déplacer l'attention des causes vers les symptômes de l'urgence. Plusieurs tactiques de décentrage et donc de déresponsabilisation sont alors à l'oeuvre :

    1.SPECTACULARISER

    La mise en spectacle de la violence et de la prise en charge des inégalités et des crises sociales occultent leurs origines que sont le travail, le capitalisme, l'Etat ou ses frontières. Elle permet de répondre à quelques situations - souvent médiatisées comme le plan Grand froid à Paris ou l'accueil massif de migrant-es ukrainien-nes - plutôt qu'à toutes. Lâcher du lest par-çi par-là, pour mieux régner sur la totalité. Conjointement, la mise en urgence d'un sujet laisse induire qu'il est possible de sortir de l'impuissance : de la crise peuvent émerger des victoires. Il ne s'agira jamais d'augmenter réellement nos libertés mais d'insertions professionnelles, de régularisations ou d'indemnisations. L'aide d'urgence permet de digérer les revendications sociales, de légitimer l'intervention institutionnelle et de perpétuer l'illusion de la prise en charge de nos besoins. Une stratégie reprise souvent inconsciemment par les cadres associatifs et autres gestionnaires de l'urgence pour éviter la délicate perspective de la transformation radicale de la société, peu propice aux dons, aux subventions ou aux votes.

    2. INDIVIDUALISER

    Le décor une fois posé, le décentrage de la cause vers le symptôme s'opère ensuite en ignorant les origines structurelles et les rapports de domination pour préférer individualiser et moraliser leur responsabilité. Du côté des pouvoirs publics, c'est par exemple la critique de travailleurs sociaux maltraitants plutôt que celle d'un travail qui rend violent ou encore, d'hommes errants menaçants plutôt que l'abolition des frontières qui précarisent. Du côté des associations, une exclusion de certains individus violents de leurs dispositifs d'aide, une moralisation de la question politique avec des bons et mauvais points militants ou une concentration de la critique sur des “grands méchants” (Bardella, Bolloré, etc.), bien plus fédératrice qu'une critique de la démocratie et de son travail, de la gauche, de ses centres de rétention administrative (créés par Mitterand) et de ses frontières.

    3.TRANSFORMER EN DÉRIVE... OU NORMALISER

    Puis quand un rapport systémique de domination n'est plus ignorable ou que la défense se complique, la stratégie du pouvoir peut être d'en reconnaître la dimension structurelle tout en la traitant comme crise et dérive, donc en l'évacuant aussitôt comme un “dysfonctionnement” corrigeable. La diversion vers les “dérives” s'accompagne de nouvelles explications, bien loin de leur radicalité première, et de mesures dont l'objectif n'est pas un changement de structure, mais d'un retour à la normalité. La pirouette fait céder du terrain mais seulement pour un temps. Ainsi, les causes de la misère des SDFs sont souvent naturalisées comme une fatalité (quand elles ne sont pas attribuées à ces mêmes individus), comme une externalité négative malheureuse d'un système capitaliste imparfait mais “le moins pire qu'on ait”, ce qui permet alors d'évincer toute critique du travail ou du capital qui pourtant les met à la rue. Plutôt que de viser la transformation de la société ou la sortie du capitalisme, on cherchera à réduire et à contenir les violences familiales, les cercles vicieux de l'alcoolisme ou les imperfections du marché du travail, en renversant ces symptômes comme des causes premières de nos urgences. Quand l'Etat parle de problèmes managériaux, de plans d'investissements à mener, de santé mentale ou de perte de sens à corriger, le monde associatif peut lui revendiquer un manque de moyens à combler (pour continuer de faire plus ou moins la même chose, toujours en moins pire) ou pointer du doigt un manquement au droit, ce même droit qui structure et légitime par ailleurs les dominations de l'Etat et de sa justice. L'associatif cherchera souvent plus à en corriger les “abus” qu'à dépasser leurs structures. On chantera “un toit c'est un droit” et conclurons nos manifestations après des mises-à-l'abri ou des régularisations, aussi temporaires que cycliques. Comme si les rafles de personnes exilées, leurs encampements et leurs refoulements aux frontières de l'Europe n'étaient que des dérives. On scandera “Vérité et justice”, comme si les meurtres policiers n'étaient que des bavures à faire reconnaître par la Justice, que le droit était du côté de l'émancipation, que deux siècles de démocratie capitaliste étaient réformables.

    4.NOYER LE TOUT DANS LE TOUT

    Enfin, le décentrement de la cause vers le symptôme s'achève en noyant l'urgence dans l'urgence, en la multipliant de telle façon qu'il n'y en ai plus vraiment, ou que l'on s'y habitue. Pour bien laver son linge, il suffit de le mélanger et de laisser tourner la machine. Gérer l'urgence c'est en faire non plus une temporalité extraordinaire, mais la modalité normalisée de l'action, sociale ou humanitaire. Saturer l'espace public de crises concurrentes aux effets spectaculaires, les multiplier et les traiter avec la même énergie jusqu'à ce que cette importance de tout ne veuille plus rien dire. Une urgence de tout qui s'auto-institue, s'autonomise et s'annule dans un même geste.

    L'urgence sidère par la gravité et le spectaculaire de ses symptômes : des violences s'exercent, des campements sont érigés, des situations dégénèrent, des gens meurent. La dramatisation et le lexique guerrier soutiennent alors leur gravité, que ce soit pour affronter le coronavirus, le chômage ou le terrorisme ou en parlant de “crises migratoires”. A la “War on drugs” américaine, Darmanin renchérit par la “Bataille de Stalingrad“. L'information nous vient par l'image qui clive ou qui fédère, toujours autour d'affects et d'indignations universelles comme la souffrance ou les Droits de l'Homme, inlassablement récupérés par les pouvoirs en place qui se placent en pompiers de leur propre incendie. Sidérante, l'urgence émeut et indigne autant qu'elle paralyse et immobilise ; elle pousse soit à la tétanie, soit à l'action immédiate de palliation, à la panique, aux pulsions conservatrices et aux réflexes humanitaires, pour le moins pire plutôt que contre le tout.

    Tout comme la surinformation désinforme, l'empilement des crises produit une concurrence des urgences qui empêche toute politisation globale des problèmes. Ce que l'on attendait hier de l'avenir et des grands projets révolutionnaires semble davantage exigé dans le présent, heureuse nouvelle s'il était moins un présent de la résignation, du moins pire et de la réforme qu'un présent de l'expérimentation de la liberté et de la révolte. Irrémédiablement, la réponse à tous ces problèmes est un Etat plus fort et plus progressiste, appelé de nos voeux à chaque élection. Ou de nouvelles personnes providentielles comme a pu l'être Emmanuel Grégoire et tant d'autres, auto-proclamé pourfendeur des violences faites aux enfants et du sans-abrisme. C'est lui qui, lorsque le sujet des SDF reviendra chaque hiver comme une urgence, déclenchera des “plans Grand Froid” alors qu'iels seront expulsé-es et mourront dans la rue le reste de l'année.

    SAUVER POUR NE RIEN CHANGER

    Cette temporalité cyclique de l'urgence sociale traduit une politique de la pitié qui se déclenche surtout à l'approche du pire, donc généralement de la mort. Pour faire objet d'indignation consensuelle dans l'opinion publique, la mortalité doit être spectaculaire et imminente : noyade en Méditerranée, enfants à Gaza, victimes du SIDA ou mort-es dans la rue. Contrairement aux rêves droitsdel'hommistes, l'urgence n'est jamais universelle, traitée de manière inconditionnelle. Elle dépend d'une reconnaissance politique, en réaction à une situation dramatique ou par anticipation de son aggravation potentielle. Toujours a postériori, par calcul du nombre de morts acceptables. Comme si la mort n'était inacceptable que dans certaines situations d'injustice, celles où les victimes ne méritaient vraiment pas leur situation. Comme si la mort constituait l'ultime et unique garde-fou moral capable de contraindre à l'intervention, la seule chose contre laquelle l'opinion publique peut encore s'indigner, à ceci près que toutes les morts ne semblent pas se valoir. En outre, ce n'est même plus tant le décès d'une personne sans-abri qui émeut en tant que telle mais l'espace que son événement occupe dans l'actualité, la politique se faisant plus que jamais celle de l'émotion.

    À l'instrumentalisation de la compassion par les politiques publiques et caritatives qui invitent au secours plutôt qu'à la révolte s'ajoute un répertoire d'actions lié au sauvetage par l'intégration. La morale humanitaire semble indiquer de prendre soin des individus, sufisamment pour les sauver de la mort et maintenir leur capacité productive mais suffisamment peu afin d'éviter l'émergence d'autres possibles. Les mettre à l'abri aux quatres coins de la France dans des hébergements d'urgence éphémères pour les isoler et tuer leurs luttes. Atténuer la souffrance pour ne rien changer, parler d'exclusion pour ne pas parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté, parler d'inégalités, de racisme ou de pauvreté pour ne pas parler du capitalisme ou du travail. Individualiser les malheurs plutôt que les penser en termes de dominations, parler de traumas à soigner plutôt qu'interroger leurs origines, montrer de la compassion face aux souffrances plutôt que d'interroger la justice de l'Etat et des organisations qui s'y réfèrent. La lutte pour l'autonomie et la liberté s'effacent devant le langage humanitaire des pouvoirs publics.

    Cette dépolitisation par l'urgence est entretenue en bout de chaîne par nos organisations militantes qui pour vivre ou se faire connaître jouent le jeu de la spécialisation des crises et des politiques publiques en investissant une “cause” comme l'enfance, les VSS ou le sans-abrisme. Etat, partis ou associations traitent chaque cause d'urgence au cas par cas, occultant leurs origines systémiques liées à l'organisation du travail, aux rapports de domination, à la captation des richesses ou l'organisation de la dépendance économique qui peuvent expliquer chacune de ces urgences. Puisqu'aller plus loin dans la critique signerait la fin de leurs financements, de leur légitimité voire de leur existence, les associations et organisations militantes se contentent généralement d'un plaidoyer de réforme et en appellent finalement toujours à un capitalisme plus inclusif plutôt qu'à son renversement. Automatic word wrap
    La faim, le mal-logement et les différentes violences sociales sont pourtant les résultats du capitalisme. Ce qu'il y a derrière ces urgences, ce sont des écarts répétés et grandissants entre le revenu et le coût de la vie, du surendettement, des expulsions de plus en plus fréquentes et d'autres processus anti-sociaux et inégalitaires nourris par l'Etat, son monde économique, sa démocratie et ses organisations “gestionnaires malgré elles”.

    NORMALISER L'URGENCE, LÉGITIMER L'INTERVENTION

    En inscrivant les souffrances sociales comme dérives à soigner, l'Etat et les pouvoirs associatifs justifient ainsi mieux leur propre intervention. L'Etat efface non seulement sa responsabilité à la source mais s'auto-institue dans le même mouvement comme seul calmant légitime. En bon gestionnaire de sa propre crise, ses plans contre les VSS, ses aides sociales et autres fumisteries rejouées à chaque élection légitiment son existence ainsi que celle de ses différents acteurs de la gestion de l'urgence, qu'ils soient politiques, humanitaires, ingénieurs ou militaires. Normalisée, l'urgence est renversée et récupérée comme élément de pacification : il ne s'agit plus de lutter mais d'être solidaires, ensemble pour le moins pire.

    C'est la nature même de l'Etat, qui quand il ne peut pas se trouver d'ennemis extérieurs pour fédérer autour de guerres, doit se tourner vers des ennemis intérieurs à expulser ou des urgences à pallier. La crise justifie la mise en place de moyens extraordinaires comme les camps, les statuts administratifs précaires, les centres de rétention ou de nouvelles formes de dépendance (plans de régularisation, aides sociales etc) qui sont autant d'outils de pacification sociale. Une intervention naturalisée, non questionnable et même souhaitée : il en va de la survie des gens !

    Pendant l'état d'urgence sanitaire lié au Covid-19, la police a pu punir sans passer par un juge grâce à l'usage massif d'amendes forfaitaires, qui ont particulièrement été appliquées dans les quartiers pour les maintenir dociles. À Paris, des formations et des assermentations express ont été données aux services de sécurité des bailleurs sociaux (le Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance) pour permettre aux gardiens de patrouiller dans les résidences HLM, dresser des procès-verbaux face aux “incivilités” et faire respecter les mesures de confinement. Les exceptions du droit d'un Etat d'urgence permanent. Dans le même mouvement, l'intervention associative prend tout son sens. Par la gestion des urgences, la question sociale cesse d'être pensée en termes de rapports de classe ou d'affinités révolutionnaires pour être fragmentée en bénévoles “soutiens”, salarié-es expert-es et “publics” bénéficiaires, selon le vocable symbole de cette asceptisation et victimisation des luttes. Là où émergeaient les idées d'entraide, de conflictualité ou d'autonomie populaire apparaissent subventions, expertise, prévention, accompagnement, évaluation et partenariats. Distribution alimentaire sans espace politique, atelier CV plutôt qu'organisation collective, participation symbolique des “premier-es concerné-es” ou communication humanitaire basée sur des témoignages plus que sur des ouvertures d'espaces autonomes…

    On nous soutiendra que ces compromissions ou que l'aide à l'intégration (par le travail et les papiers) avant la révolution vient des “premier·es concerné·es”, alors que tout est fait dans la société et dans les organisations d'aide d'urgence pour que les plus précaires n'aient ni le temps ni l'espace de demander autre chose que l'aide humanitaire. Et que nous, “soutiens”, travaillions - potentiellement salaire à la clé - à réparer des symptômes qui donnent du sens à notre militance. C'est ainsi tout un système de représentation de nos besoins qui est validé sous couvert d'humanisme, occultant d'autres perspectives d'entraide, de questionnement, de collectivisation et d'autonomie. L'organisation de l'urgence agit ici comme extension de la démocratie représentative qui nous prive de nos moyens d'organisation et de subsistance. Ce sont nos cadres étatiques ou sociaux qui décrètent nos urgences et débloquent nos aides, ou nous-mêmes qui finissons par devenir nos propres cadres, que ce soit par quête de sens, par croyance de pouvoir faire mieux de l'intérieur ou par “nécessité”.

    Ces renversements remplacent la défense conflictuelle de l'infinité de nos désirs par l'écoute, la médiation et la réparation de nos problèmes. Plutôt que de produire une critique de l'Etat, de nouvelles formes d'entraide ou de renoncement au travail, l'énergie militante est captée par le travail social, qui individualise et psychologise les problèmes. L'urgence substitue l'entraide qualitative par l'aide quantitative : les bon·nes gestionnaires évaluent, essayent de faire le plus avec le moins et rationnalisent les rapports sociaux dans ces espaces. Autrement dit : le conflit devient souffrance et la politique se dévoile pour ce qu'elle est : prise en charge. Il ne nous reste alors plus qu'à soigner les symptômes et à manifester quelques joyeux dimanches, pour dénoncer quelques dérives.

    Adossée aux logiques de marchandisation à l'oeuvre dans le secteur associatif, l'urgence justifie la privatisation de la protection sociale : mutuelles et assurances privées pour les « inclu·es », associations caritatives pour les « exclu·es ». Cette confiscation de l'aide nous dépossède de notre responsabilité, l'aide est déléguée à des professionnel·les de l'urgence qui la cadrent et la régulent pendant que la solidarité devient un délit si l'on accueille des sans-papiers. C'est aussi l'urgence et ses aides qui justifient les interventions militaro-humanitaires à l'étranger, sous couvert de droit international, de neutralité ou du droit d'ingérence. L'expertise et l'aide d'urgence légitiment des “guerres justes” correctement menées ou des génocides encadrés par couloirs humanitaires. C'est l'urgence qui a justifié les plein pouvoirs accordés à Hugo Chavèz pour gérer les pluies et coulées de boue de 1999 et organiser la militarisation qui s'en est suivie. En France, c'est l'urgence terroriste de 2015 qui a pavé la voie des lois de surveillance et de répression policière ou des hausses de dépenses militaires. Le droit de l'état d'urgence et les dispositifs de surveillance anti-terroriste se sont depuis plus que jamais immiscés dans le droit des étrangers. A Mayotte comme en Guyane, l'état d'urgence a servi de prétexte pour intensifier les opérations de contrôle des frontières et de la régularité du séjour des individus. C'est aussi l'extension de l'Etat d'urgence anti-terroriste qui a permis de faciliter le démantèlement de la “jungle” de Calais, expulsée en trois jours début 2016. Avant de justifier l'expulsion, l'état d'urgence et la menace terroriste ont d'abord été utilisés pour sécuriser la frontière en érigeant une clôture de 4m de haut le long du port de Calais et différents dispositifs de clôtures, de vidéo-surveillance, de détection infrarouge et de lumières pour empêcher le passage par l'Eurotunnel. L'état d'urgence a ici servi à dissuader les tentatives de passage et s'est ensuite étendu à l'interdiction de différentes manifestations sous prétexte que les autorités ne disposaient pas des moyens nécessaires pour en assurer la sécurité. L'état d'urgence semble tendre vers sa permanence, il justifie l'exception au droit qui encadre sa gestion par ailleurs. Le droit n'a jamais limité l'Etat, il en est son langage le plus efficace. Dans le régime de l'urgence, le droit devient même performatif et se soumet au politique qui s'autonomise : quand Macron a annoncé le confinement et le pass sanitaire, la base légale était encore floue et le pays a immédiatement appliqué la mesure. La politique humanitaire prônera toujours l'exception comme méthode de gouvernement : le pouvoir agit au nom de l'urgence pour devancer le droit et préserver l'ordre existant.

    L'URGENCE EST LÀ, LA CRITIQUE ATTENDRA

    Noyer l'urgence dans l'urgence ne consiste pas seulement à multiplier les crises et à brouiller les causes dans le traitement de leurs symptômes, mais aussi à organiser un régime d'action et d'instantanéité dans lequel tout doit être traité immédiatement, contre le temps de la critique. Tout comme la satisfaction immédiate de nos désirs par la consommation nous empêche d'accéder à d'autres désirs, le régime de l'urgence devient une forme de gouvernance. Il impose un tempo qui légitime la confiscation du pouvoir ou le maintien d'espaces politiques descendants qui brident les velléités subversives et dé-radicalisent les discussions. Les pouvoirs publics comme le milieu associatif se montrent particulièrement créatifs en la matière.

    Le spectacle de la crise et de l'urgence provoque en effet souvent soit sidération et immobilisme face aux crises, soit un besoin irrépressible de résolution immédiate de ces symptômes, que ce soit pour trouver du sens dans l'absurde ou pour que la violence ne reste pas aux portes de notre confort. Réorientée vers la réaction immédiate — pétitions, indignations, bénévolat par ci par là, campagnes rapides — l'énergie critique s'attaque aux effets visibles et spectaculaires — la crise écologique, sociale ou le fachisme — ainsi qu'au pouvoir en place ou à venir et ne s'étend rarement à une critique plus large des structures qui rendent possibles et permanentes ces dominations, comme le pouvoir en tant que tel ou les formes acceptables du capitalisme, qu'elles soient démocratiques ou humanitaires. Car ces structures nous font vivre et sont désirées par beaucoup, ou constituent des repères moraux et militants d'où peuvent partir des luttes et des espoirs. Car toute critique d'un au-delà de l'immédiat à gérer devient idéologique et indécente lorsque des vies sont en jeu (et que des salaires dépendent des dons et de la popularité de l'association). La critique associative ne concerne peu les conditions de production de l'urgence elle-même, ni les dispositifs qui la rendent permanente, ni l'organisation politique d'une attention saturée, fragmentée, où chaque problème est immédiatement remplacé par un autre.

    Sans finalité autre que la suspension de l'urgence pour un temps, nos actions de manifestation, de maraudes ou d'hébergement d'urgence deviennent alors des fins en soi, des objets de luttes qui se suffisent à eux-mêmes et reviennent en boucle. La réalisation de nos missions d'urgence étant déjà si difficile au vu des conditions allouées par l'Etat - et acceptées par les associations qui en vivent - que l'essentiel de notre temps va au soulagement de la crise plutôt qu'à son dépassement. Il n'y a ni temps ni moyen pour la création d'espaces nouveaux d'auto-détermination. Les espaces de solidarité associative et les luttes sociales pourraient pourtant être intéressants au vu des situations politiques qu'ils génèrent, peut-être s'ils étaient davantage chargés d'autonomie et d'horizons inconnus plutôt que d'être pilotés par la classe d'encadrement associative. Fatalement, nos revendications sont souvent défensives et s'arrêtent à la défense des droits, à l'intégration par le travail ou aux demandes de prises en charge, à l'optimisation des symptômes donc. La gauche sous ses formes partisanes ou associatives s'est spécialisée dans l'intégration de la critique sociale et révolutionnaire pour la rendre “réaliste” et donc réformiste et inaudible. Un fatalisme justifié par un “pragmatisme” stratégique qui commanderait d'avancer victoire par victoire, quitte à tourner en rond pendant des décennies. Opposant des catégories d'individus entre elles, nourrissant le capital en main d'oeuvre et suppliant l'intervention de l'Etat, ces luttes pour défendre nos droits nous condamnent à la réforme et au statu quo, gagne-pain de la gauche et terreau de l'extrême-droite pourtant combattue, quand elles ne sont pas rattachées à des critiques et perspectives révolutionnaires de transformation totale de la société.

    Dans le travail médical, la crise du Covid a par exemple montré que les débats de lutte se concentraient sur la gestion quotidienne (hôpitaux, restrictions, chiffres) tandis que les questions structurelles — sous-financement chronique des systèmes de santé, dépendance industrielle, choix politiques antérieurs — passaient au second plan ou devenaient inaudibles, car “moins urgentes”. Pire, elles étaient liées à des défaillances de l'Etat plutôt qu'à son existence en tant que telle.

    Dans le travail social ou humanitaire, la lutte pour les droits suspend souvent la critique de l'organisation et donc de la représentation de nos besoins. L'heure n'est jamais au débat sur nos pratiques, ni à la “grandiloquente révolution pour bourgeois idéalistes”, mais à la résolution de l'urgent par l'action. Entendons par là distribution alimentaire, envois de CV, cours de français et autres prestations d'accès aux droits. Entendons par là les droits de bien s'intégrer à la nation, au travail, à la langue française et de rentrer dans le rang. Les acteurs de l'urgence ont naturalisé le turnover de leurs salariés comme une évidence en temps contraint. Ce turnover entrave toute critique interne, comme au Samu Social, connu pour désespérer et changer d'opérateurs téléphoniques du 115 tous les trois mois.

    Si la dimension intrinsèquement présentéiste de l'urgence bride la critique, elle organise de la même manière le deuil de nos idéaux. Autant survalorisée qu'humanitarisée, l'action est vidée de tout horizon libertaire et autonomisant. Antidote à l'incertitude, l'action sociale ou humanitaire ressemble à une fuite en avant. Elle répond à nos crises de sens avec des petites victoires concrètes du quotidien et emporte nos idéaux radicaux et autonomes dans ses prises en charge, ses régularisations et ses sourires. Chez les caritatifs co-gestionnaires de l'urgence, il apparaît vite vain de s'attaquer à ces causes de la boucle de l'urgence, trop multiples, profondes, aux responsabilités diluées et trop politiques, clivantes et par la même occasion peu propices aux dons. Et puis, on ne dévore pas la main de l'Etat qui nous nourrit, sinon on ne pourrait plus opérer, et si on existe plus qui s'occupera de la misère ?

    DÉPASSER LE GOUVERNEMENT HUMANITAIRE

    Quand le gouvernement s'humanitarise, l'humanitaire se gouvernementalise dans un même geste. Les années 80 ont marqué le passage d'un pouvoir disciplinaire brutal à une gouvernementalité plus thérapeutique, compassionnelle, humanitaire. La création du Secrétariat à l'action humanitaire par Chirac marquera la fusion humanitaire et sécuritaire d'un ensemble d'institutions étatiques et associatives que Didier Fassin qualifie de “gouvernement humanitaire”. Plus que jamais, la solidarité s'est professionnalisée et les politiques sociales et humanitaires sont devenues des technologies de gouvernement adaptées au capitalisme néolibéral. Comme Chirac et son Samu Social, les gouvernements de droite comme de gauche investissent le social et l'humanitaire avec le monde associatif. Gestion des camps, assistance médico-sociale, maraudes, hébergements d'urgence, insertion professionnelle… Ce qui relève de l'aide d'urgence est intégré à une normalité compressée et rationalisée pour coller au tempo de la crise permanente. La souffrance sociale hier ignorée est désormais un objet majeur des politiques publiques qui cherchent à réduire la “fracture sociale” pour réintégrer certain·es “exclu·es” dans la société et son travail. Une manière de contenir la colère en s'attaquant aux symptômes de l'urgence sociale plutôt qu'à ses racines. La souffrance des exclu-es indésirables sera elle invisibilisée et empêchée de se transformer en luttes, par précarisation organisée, répression sur leurs lieux de survie, éclatement des communautés de lutte ou récupérations gauchistes et prises en charge de pacification. Le politique administre les affects, les traumatismes, les comportements ; il abandonne pour de bon la transformation des structures sociales et légitime sa violence par la protection des vulnérables.

    Par l'aide sociale et d'urgence, il ne s'est jamais agi que de donner une contrepartie sociale aux grandes dynamiques néolibérales de privatisation du pays. Défendre l'inclusion sociale pour diviser bons et mauvais-es immigré-es. Combattre la résistance des citoyen-nes à la nation et au travail. Combattre l'exclusion sociale jusqu'à en faire une fin en soi, coquille vide dépouillée de toute autre velléité, sans remonter à sa source. En témoignera le Pacte parisien de lutte contre l'exclusion et sa Nuit de la Solidarité, outil de communication solidaire de la ville de Paris pour continuer par ailleurs sa politique de spéculation immobilière, d'expulsion et de traque des sans-papiers. Promettre des avantages (aides, régularisations) à certain-es pour casser les luttes. Faire plonger les associations dans le piège subventionné de la défense des acquis sociaux et de l'intégration par la langue ou le travail. Montrer patte blanche, digérer nos colères, agiter la peur de l'extrême-droite. Faire oublier la critique de la démocratie et continuer plus sereinement notre exploitation. L'urgence sociale est ainsi renversée comme délai supplémentaire que nos démocraties s'accordent pour oblitérer leurs failles fondamentales, nous occuper à traiter nos problèmes sociaux comme des dérives et repousser toujours plus nos révoltes. Par l'action et la victoire, l'aide d'urgence donne du sens à notre misère militante. Elle sépare nos luttes en causes spécialisées (climat, violences policières, inégalités, conflits internationaux), occulte ce qui les unit et nous pousse à formuler des revendications thématiques plutôt qu'à tout refuser.

    Les associations humanitaires souvent en lutte contre les politiques de l'Etat tentent de tendre vers un au-delà du simple soulagement des urgences, en alliant pansement humanitaire nécessaire et plaidoyer structurel de long terme. Mais leur régime d'urgence, leur dépendance au financement et leurs horizons politiques étatistes bloquent leurs militant-es dans une charité désautonomisante et dans des rapports de luttes réformistes. Certain-es préfèreront le moins pire à l'idéal et en feront une religion nommée social-démocratie. D'autres sortiront la tête de l'urgence humanitaire et de la réforme. Iels continueront peut-être de panser des plaies mais passeront de l'aide à l'entraide et s'essayeront à la création d'espaces d'auto-détermination. Au-delà du symptôme et de l'humanitaire, iels chercheront plutôt à porter des coups matériels et discursifs à la racine, au capital, au travail, aux frontières, à la démocratie, aux prisons, aux solutions de l'Etat et à tout ce qui nous fait tourner en rond. Par le bas, de tous les côtés, sans représentation ni organisation qui définit nos urgences.

    Wilden - TERRAIN VAGUE

  • Fox Fires Maria Bartiromo After Text to Trump

    Fox News' decision to abruptly fire Maria Bartiromo, one of the network's most prominent and popular pro-Trump anchors, is stunning conservatives and reviving memories of the network's previous breakups with some of its biggest stars, including Tucker Carlson, Bill O'Reilly and Lou Dobbs.
  • Maria Bartiromo's exit reveals the limits of Fox's loyalty to Trump

    President Donald Trump and Fox News have a mostly mutually beneficial relationship. But every so often, their interests diverge, and Maria Bartiromo is a prime example. Fox took Bartiromo off the air after she leaked internal network guidance to the Trump White House, a source familiar with the matter told CNN. The guidance specified that Fox's programs should not follow Trump down a conspiratorial rabbit hole relating to the 2020 election.
  • Trump Ally Maria Bartiromo Says She Wasn't Fired From Fox Amid Abrupt Exit

    Maria Bartiromo is denying reports on Friday that she was fired from Fox News. In a statement released by her attorney, Bryan Freedman, the prominent financial correspondent disputed "irresponsible reports" on Thursday that she was no longer an employee of Fox News after more than 12 years.
  • The US attorney general is fretting about a ‘pandemic’ of gender transitions in schools | Arwa Mahdawi

    Todd Blanche’s remarks are part of a totally-not-invented moral panic that stretches the limits of the imagination

    Being a public school teacher in the US these days is tough. You’ve got to pay for a lot of your own supplies, deal with smartphone-addicted children and perform gender-affirming surgeries on your lunch break.

    Luckily our intrepid attorney general, Todd Blanche, is on the case. Blanche appeared on Fox News this week to decry a “pandemic” of gender transitions in schools across the US. “There’s not a parent in America, no matter where you live, that would want their school to change and call their child by a different name and not expect to be told about that. We partnered with the Department of Education recently to combat this very trend and, really, pandemic that’s happening in some school districts around the country,” Blanche said. He seemed more concerned with name changes than with surgery, but the president himself has suggested on several occasions that schools are furtively doing surgery on children. During a campaign speech in 2024, for example, Donald Trump said: “Can you imagine … your son leaves the house and you say: ‘Jimmy, I love you so much. Go have a good day in school,’ and your son comes back with a brutal operation? Can you even imagine this?”

    Arwa Mahdawi is a Guardian columnist

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  • « En clair, je disparais d’Internet » : une décision lui fait perdre le nom de domaine sur lequel il a bâti toute sa vie numérique

    Dans un témoignage partagé sur son blog, un ancien développeur de Google raconte comment le nom de domaine qu'il pensait détenir pour le reste de sa vie lui a échappé, et comment il pourrait finir entre de mauvaises mains.

  • Even in safe-haven Massachusetts, trans care is at risk. Young people are fighting to protect it

    Activists are calling on the state attorney general to take action against hospitals that have ended gender-affirming care programs after Trump retook office

    A group of trans activists from across Massachusetts brought their needles, hormone gels, pills and sharps containers to Boston on Wednesday to send a message to state attorney general Andrea Campbell.

    Organizers with the youth-led group Protect Trans Futures (PTF) took their hormone replacement therapy (HRT) in the lobby of her office building, then occupied the space, refusing to leave without a commitment to protect civil rights for trans kids.

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  • Is Iran Flagging or Waiting to Pounce?


    Once again, Donald Trump’s rants on Truth Social,

    Is debunked by the scale of the witch hunt he or his Crusader Secretary of War ordered up.

    U.S. government investigators have taken the extraordinary step of subjecting roughly 50 members of the U.S. military’s Joint Staff to polygraph tests over leaks to journalists, including about how the Iran war has created a shortage of crucial munitions, according to officials briefed on the move.

    The investigators asked military officers and civilian employees on the Joint Staff if they disclosed classified information to members of the press, and about whether they provided information about diminished U.S. munitions stocks.

    The polygraph tests were conducted in August after a flurry of news reports detailed diminished stocks of crucial munitions, including of long-range missiles and Patriot interceptors. The show of force appeared aimed at not just ferreting out anyone who may have shared information, but intimidating others who might do so in the future, according to people with knowledge of the effort.

    Between 1,500 and 2,000 officers and officials work for the Joint Staff, which coordinates operations, policy and war plans with combatant commanders around the world.

    This leak investigation would have been launched in the wake of the last time Trump tried to deny the reports coming from all around (as well as the reports about a spat with Whiskey Pete at Camp David about it).

    But as I noted then, Trump had been warned. Trump told us he had been warned.

    This particular episode is interesting more for the competing narratives that explain the sensitivity about whether Trump can convince Iran the US has a secret stockpile.

    In WSJ, foreign policy expert Yaroslav Trofimev, repeats assessments that time is no longer on Iran’s side, because the US has finally succeeded in getting crude out Hormuz (though not yet matching pre-war levels, and Trofimev makes no mention of the cost of doing so).

    By squeezing the Strait of Hormuz, both the U.S. and Iran expected to outlast their foe, believing time would work in their favor.

    Now, it looks like the trend is moving against Tehran.

    The U.S. naval blockade has prevented Iran from shipping any oil from the Persian Gulf since July. At the same time, despite Iranian drone and missile attacks, Washington has been able to assist Gulf Arab states in moving significant amounts of their crude through the waterway, keeping global oil prices from surging above critical levels.

    “The Iranian blockade is more leaky than the U.S. blockade,” said Samir Madani, co-founder of the maritime intelligence firm TankerTrackers.com. “The Iranians just aren’t able to shut it all down.”

    The strategic question of whether time will eventually work in favor of Washington—or the Tehran regime—has yet to be settled. Iran retains ways of escalating what has now become a protracted conflict, raising costs for the U.S. and its allies. The U.S. military’s ability to maintain the naval blockade for many more months is also uncertain.

    But now it is clear that Tehran’s calculation six months ago, as it shut down the Strait of Hormuz and bottled up one-fifth of the world’s crude oil supply, proved erroneous. The move didn’t trigger a worldwide economic crisis or force President Trump to end the war on Iranian terms.

    That judgement assumes that Iran’s goal was to cause a global crisis that forced Trump’s hand.

    By contrast, two intelligence reporters describe, just a few stories away from the leak witch hunt story on the front page of the NYT, that Iran is actually pretty confident it understands the limits to US power.

    Iran has grown more confident in its ability to attack targets in the Middle East and appears determined to continue the conflict for months to frustrate the United States, according to U.S. intelligence reports in recent weeks.

    In many respects, the assessments reflect what has been observable on the ground as fighting erupted again after a period of relative calm. In the past week, Iran targeted ships in the Strait of Hormuz and American troops in the region, and U.S. forces struck inside Iran, killing military personnel and civilians.

    The new exchanges have been limited so far. But the intelligence reports, according to people who have read them, suggest that Iran’s hard-line government might be contemplating a significant escalation.

    Iran has emerged from months of the on-again, off-again war with a far better understanding of its military strengths and is more sure of its capabilities, according to officials briefed on the intelligence.

    Neither story addresses the US missile shortages. Both acknowledge that Iran still has as a stash, and WSJ describes how the pause allowed Iran to stockpile more.

    There’s no consideration in either of the extent to which Iran is simply planning on bleeding the US dry, possibly in conjunction with Russia and China. There’s likewise no mention that Whiskey Pete has attempted to steal money for infectious disease research because he has blown through so much money.

    House Appropriations Committee Ranking Member Rosa DeLauro (D-CT-03) has learned that officials at the Department of Defense (DoD) are working to divert billions of dollars from the National Institutes of Health (NIH) to supplement the Department’s budget.

    Without notifying Congress or the American people, DoD has signed an interagency agreement that could give the Department access to billions of dollars that Congress provided to NIH for critical biomedical research. These funds were provided to support research to develop treatments or cures for infectious diseases such as influenza, malaria, tuberculosis, HIV, Ebola, and other dangerous pathogens.

    “This secretive attempt to siphon research funds away from NIH is outrageous. The interagency agreement needs to be terminated immediately,” said Ranking Member DeLauro. “These funds were provided for lifesaving medical research, not as extra money for the Department of Defense. It is no secret that the Department of Defense is facing enormous financial pressure because of President Trump’s war of choice with Iran. But the Trump administration cannot make American patients, families, and scientists pay the price. Circumventing Congress to divert money intended to help Americans who are exposed to HIV, influenza, tuberculosis, and other deadly diseases—and directing those funds to the Department of Defense—is beyond the pale.

    I don’t know what will happen, nor whether Iran is just playing to get through the election or longer than that.

    What I do know is that in Trump’s latest attempt to lie, he seems intent on claiming there’s a secret stash of missiles that sustained reporting says the US doesn’t have.

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  • Voilà comment retirer la batterie de la nouvelle Nintendo Switch 2

    L'Europe contraint Nintendo à commercialiser une Switch 2 pourvue d'une batterie plus facilement remplaçable. Une vidéo montre comment fonctionne le changement.

  • Piratage de la DGPiF : un suspect mis en examen

    Le parquet de Paris a confirmé, le 4 septembre 2026, l’interpellation de deux suspects dans le cadre de l’enquête sur les cyberattaques attribuées au groupe ZeroBytes, notamment celle qui a visé la DGPiF en août 2026. Le 18 août, les forces de l’ordre ont arrêté un premier suspect, âgé de 18 ans, mis en examen et placé en détention provisoire le 20 août.

    Dans le dossier du piratage de la DGPiF, il est notamment mis en cause pour « accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données (STAD) à caractère personnel en bande organisée », « modification frauduleuse, extraction, transmission, reproduction et détention de données contenues dans un STAD à caractère personnel en bande organisée » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de 10 ans d’emprisonnement ».

    Déjà connu de la police, il avait fait l’objet de deux mises en examen, en juin 2024 puis en janvier 2025, pour deux cyberattaques commises en 2023 et 2024, alors qu’il était encore mineur. Le 26 août 2026, les autorités ont arrêté un second suspect, âgé de 16 ans, afin d’exploiter son matériel informatique, avant de le libérer à l’issue de sa garde à vue.

    Le parquet de Paris précise que les investigations se poursuivent, sous la conduite d’un juge d’instruction, afin d’identifier les autres membres de ZeroBytes. Outre l’attaque contre l’administration fiscale, le groupe a revendiqué le piratage d’un site de l’Éducation nationale et de la plateforme « Zéro logement vacant ». Selon le parquet de Paris, « France Travail, la Fédération française de handball, Intermarché, SFR, Bureau Vallée ou encore Pulsy » figurent également « parmi les victimes des cyberattaques de ZeroBytes ».

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  • Fuite de données à l’Association des maires de France

    L’Association des maires de France (AMF) a confirmé, le 4 septembre 2026, avoir été victime d’une fuite de données, revendiquée plus tôt dans la journée sur un forum cybercriminel. L’attaquant, qui utilise le pseudonyme « Alduin », affirme que la base dérobée contient 114 000 entrées concernant des élus, des agents territoriaux, des collectivités et d’autres acteurs de l’administration publique française.

    Les éléments diffusés comportent également des informations d’identification, notamment des hachages de mots de passe et des mots de passe en clair. Les données personnelles comprennent notamment :

    • le nom et le prénom ;
    • l’adresse e-mail professionnelle ou personnelle ;
    • la fonction ;
    • la commune, l’intercommunalité ou l’organisation de rattachement ;
    • des informations liées à l’abonnement et au profil AMF.

    Alduin affirme avoir exploité une injection SQL de type UNION sur le site amf.asso.fr pour extraire ces données. L’AMF n’a pas publiquement confirmé cette méthode d’intrusion.

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  • En Saxe-Anhalt, l’AfD rêve d’une majorité absolue pour déclencher un «effet domino»

    Dimanche 6 septembre, l’extrême droite allemande compte sur un succès régional pour crédibiliser sa promesse d’un «sursaut national». Entre nostalgie de l’Est, déception envers les conservateurs et rejet global des élites, des pans entiers de l’électorat penchent pour la liste dirigée par Ulrich Siegmund.
  • Deux héroïnes au cœur de contes inquiétants

    Deux très beaux romans de cette rentrée prennent les chemins du fantastique pour mieux nous parler de notre monde: «Le Livre des souterrains»," "de la nouvelle sensation littéraire Phœbe Hadjimarkos Clarke, et «Caesaria», de l’écrivaine suédoise Hanna Nordenhök.
  • L’internationale fasciste avance à visage découvert

    L'internationale fasciste avance à nouveau à visage découvert, elle n'a même plus besoin d’apparaître comme «respectable» ou «dédiabolisée».

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  • Comment juger dans une institution dévastée ? La face cachée des tribunaux

    La soif de justice est immense, mais l’ignorance de ce que font réellement les magistrat·es l’est tout autant. Ce documentaire leur donne le temps de nous raconter leur métier, la difficulté de juger, les coulisses de la justice. Dans une période où les…
  • Septembre 2026 : sixième canicule de l’année

    À partir de cette année, on peut considérer que la saison des canicules dure 5 mois, de mai à septembre.

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  • Eric Maurin : « Malgré les risques de déclassement, la hausse du niveau moyen d'éducation améliore la situation collective des générations »

    Selon l'économiste Eric Maurin, les grandes vagues de démocratisation scolaire ont été largement bénéfiques collectivement, en France comme ailleurs, même si l'adaptation du marché de l'emploi ne se fait pas mécaniquement.
  • Terreur fasciste : à Lyon, multiples agressions racistes de hooligans néo-nazis aux abords du stade

    En février dernier, le mouvement antifasciste subissait une campagne de criminalisation sans précédent après une bagarre perdue par un groupe néo-nazi à Lyon. À l’époque, nous étions bien peu nombreux à rappeler que cette ville est […]

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  • EHESS : La chasse aux syndicalistes est ouverte

  • Quatre enfants et une femme tués: la série de meurtres «vicariants» se poursuit à bas bruit

    Mercredi 2 septembre, un homme a tué ses deux enfants et sa belle-mère en Haute-Saône, dans un contexte de séparation. Un nouvel exemple de violences «vicariantes», perpétrées par des pères qui cherchent à anéantir des femmes qui leur échappent.
  • « Quelle santé au pied de la mine ? », réunion publique à Glomel, jeudi 10 septembre, avec Celia Izoard

    Nous donnons rendez-vous aux Glomeloises, aux Glomelois et plus largement à tous les habitants du Kreiz Breizh, jeudi 10 septembre, pour une réunion publique autour des conséquences sanitaires de l'exploitation minière, en présence de Celia Izoard.

    L’article « Quelle santé au pied de la mine ? », réunion publique à Glomel, jeudi 10 septembre, avec Celia Izoard est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.

  • Projection débat sur le colonialisme chimique

    Le groupe local de Paris de l'UCL vous invite à la projection du film Agent Orange, une bombe à retardement.

    Le groupe local Paris Nord Est de l'Union Communiste Libertaire vous invite à une projection-débat autour du film Agent Orange, une bombe à retardement, de Thuy Tien Ho et Laurent Lindebrings.

    En quittant le Vietnam en 1975, l'armée américaine a laissé un poison invisible : la dioxine. Cette arme chimique puissante, plus connue sous le nom d'Agent Orange, produite par la multinationale Monsanto, a pris possession de la terre, des eaux, de la végétation. En s'infiltrant dans les sols, les rivières, elle touche la chaine alimentaire. Des millions de Vietnamiens sont victimes de la dioxine, atteints de malformations et de cancers. 40 ans après les derniers épandages, la dioxine continue ses ravages. C'est cette utilisation massive de produit toxique qui a conduit à théoriser la notion d'écocide.

    Alors qu'une manifestation se prépare le 3 octobre pour protester contre les pesticides, cette projection et la discussion qui suivra seront l'occasion de se rappeler de l'utilisation des pesticides comme arme de guerre, de soulever l'importance de lutter contre le colonialisme chimique et pour une écologie anti-impérialiste.

    Rendez-vous à le Jeudi 17 Septembre à 19h30 à l'EDMP, 8 impasse Crozatier, Paris 12e ; projection à 20h00 suivie d'une discussion.

  • AG Travail Social IDF 08/09

    🔥 A vos agendas ! C'est la rentrée : AG TS IDF 08/09 🔥

    Chèr.e.s camarades, collègues et étudiant.e.s,

    Étudiant-es, travailleurs et travailleuses du social et médico-social de toute l'Île-de-France, syndicats, collectifs, retrouvons-nous en assemblée générale pour préparer la rentrée qui s'annonce déjà mouvementée !

    La grève reconductible des salarié-es du Samu social de Paris, liée à l'occupation du parvis par plus de 400 personnes à la rue, a marqué l'été. Cette lutte a été l'occasion de regrouper beaucoup de collègues et même des étudiant-es du secteur, conscient-es que la lutte est nécessaire face à la violence des attaques des décideurs : directions, préfecture, mairie.

    Car leurs revendications sont les nôtres, partout. Elles font écho à la lutte à l'œuvre Croix Saint Simon qui se battent contre la liquidation judiciaire des structures de la fondation, à la grève des collègues de l'ASE contre les réorganisations, à celle des collègues de France Travail pour leurs salaires et contre le contrôle renforcé des chômeurs, etc.

    Elles font écho à tout ce qui est dénoncé partout, dans les établissements, les associations, les écoles en travail social, etc.

    Unissons-nous pour un rapport de force à la hauteur, localement comme nationalement !

    Soyons nombreux-ses en Assemblée Générale du Travail Social le 8 septembre à Paris pour :

    • Faire l'état des lieux de la rentrée ;
    • Parler des dates de grève des 15 et 29 septembre ;
    • Organiser les rencontres nationales du travail social en lutte des 3 et 4 octobre à Paris !
    Mardi 8 septembre à 18h30
    Bourse du travail de Paris
    3 rue du Château d'eau (10e)
    Salle Commission 3

    ➡️ Tract d'appel à télécharger, ici en PDF, pour diffusion : https://www.swisstransfer.com/dl/01a06892-86cb-7205-9bd1-55eca417d04d

    ⤵️ Et pour partager le tract d'invitation sur nos réseaux sociaux :
    Insta : https://www.instagram.com/p/DcywEjdDdOc/?igsi=MXFpZHR2NzB3cmljZw==

    Fb : https://www.facebook.com/share/p/19fc6eQuEy/

    ✊️ Soyons nombreux-ses en cette rentrée !

    Merci de diffuser largement ce message et cet appel !
    La Com Mob du TS IDF

  • Les éditeurs indépendants œuvrent pour survivre à leur précarité et à l’emprise des grands groupes

    La concentration progressive du secteur de l’édition fragilise les 2 500 maisons indépendantes actives en France, alors qu'elles assurent la richesse et la diversité de l’offre éditoriale.
  • Interdiction du voile : médias et classe politique se demandent si c’est «applicable» au lieu de dénoncer le racisme

    Le RN lance sa campagne électorale par une proposition d'un racisme décomplexé : interdire le voile dans l'espace public.

    L’article Interdiction du voile : médias et classe politique se demandent si c’est «applicable» au lieu de dénoncer le racisme est apparu en premier sur Contre Attaque.

  • Canicules : « Dans mon champ, rien ne va, et pourtant, dehors, rien ne bouge »

    Le maraîcher Mathieu Yon a été durement touché par les dernières chaleurs. « L'été est terriblement silencieux », écrit-il dans cette chronique, alors que ses cultures ont séché. Rien ne va plus, les canicules se succèdent mais, dehors, « rien ne bouge », dénonce-t-il.
    Le néopaysan Mathieu Yon, installé dans la Drôme en tant que maraîcher biologique en circuit court, est chroniqueur pour Reporterre.
    Le 28 juin 2019, alors que je suis maraîcher dans l'Hérault, j'éprouve dans mon corps (…)

    Lire la suite - Chronique / Agriculture , Canicule
  • Cantines scolaires : le bio manque encore largement à l'appel

    L'immense majorité des établissements scolaires ne respectent pas la loi qui impose au moins 20 % de bio dans les cantines depuis 2022. Une lacune néfaste à la santé des enfants, que la récente loi d'urgence agricole pourrait aggraver.
    « Qu'est-ce que tu as mangé ce midi à la cantine ? » Au sortir de l'école, c'est la question rituelle des parents. Près des trois quarts des 11,6 millions d'élèves seraient demi-pensionnaires, d'après les dernières études disponibles. Si la loi était (…)

    Lire la suite - Info / Pédagogie Éducation , Quotidien , Alimentation
  • Dans les Landes, il fait le pari d'une forêt sans coupe rase

    Dans les Landes, Éric Castex gère une forêt où les pins poussent avec les chênes, où les arbres morts restent au sol et où les coupes rases sont bannies. Une sylviculture qui produit du bois sans casser la forêt. Les incendies ont pourtant rattrapé certaines de ses parcelles.
    Moustey (Landes), reportage
    Dans la forêt du Caplane, à Moustey, dans les Landes, rien n'est vraiment à sa place. Et c'est précisément le projet. Les pins maritimes ne sont pas sagement rangés au cordeau, alignés et (…)

    Lire la suite - Reportage / Forêts
  • «L’exception est devenue la norme» : partout en France, des vendanges toujours plus précoces et beaucoup de questions

    Theix-Noyalo (Morbihan), le 24 août 2026. Le changement climatique affecte la viticulture partout en France. © Sébastien Salom-Gomis/AFP

    Il est fini, ou presque, le temps des vendanges de septembre. Du Languedoc à l’Alsace, en passant par le Bordelais ou la Champagne, nombre de récoltes ont démarré dès le mois d’août dans les vignobles français. La conséquence d’un été plus chaud que jamais, traversé par quatre canicules et une sécheresse historique.

    «Cette année, les vendanges les plus précoces ont commencé autour du 10 août, généralement pour l’appellation Crémant de Bourgogne [un vin effervescent, généralement récolté plus tôt que les autres, NDLR] ; nous n’avions jamais vu ça», témoigne Charlotte Huber, directrice technique de la Confédération des appellations et des vignerons de Bourgogne (CAVB).

    Dans le célèbre vignoble du centre-est de la France, les récoltes se sont étalées tout au long du mois d’août en fonction des cépages, de la localisation des vignes ou du type de vin recherché – de derniers domaines ont démarré la semaine dernière. Historiquement, en Bourgogne, les premiers coups de sécateur retentissaient plutôt vers la fin du mois de septembre. Mais, de saison en saison, le cycle de la vigne n’a cessé d’avancer au gré du réchauffement climatique.

    «Ce qui arrivait tous les trente ans au 20ème siècle revient maintenant tous les deux ans»

    «À partir des années 1980, on observe une inflexion très claire vers une précocité tendanciellement marquée des vendanges, confirme Thomas Labbé, chercheur associé à l’université Bourgogne-Europe et cofondateur du cabinet d’études Patrimoine-Archives-Histoire (Parhis). Depuis les années 2000, ce qui était de l’ordre de l’exception est quasiment devenu la norme.» À partir d’archives remontant jusqu’au Moyen Âge, l’historien a participé à la reconstitution de l’une des plus anciennes séries de dates de vendanges, année après année, sur le domaine viticole des hospices de Beaune (Côte-d’Or).

    Les données, qui courent de 1354 à 2026, sont claires : «Jusqu’en 1987, la moyenne était le 28 septembre ; depuis 1987 et jusqu’à maintenant, la moyenne est au 13 septembre, soit une différence de quinze jours», expose Thomas Labbé. Si les dates records étaient occasionnelles par le passé (à l’image de 1540, année de grande sécheresse en Europe), elles se multiplient ces dernières décennies : «Ce qui arrivait tous les trente ans au 20ème siècle revient maintenant tous les deux ans», résume encore l’historien.

    «La précocité des vendanges est un marqueur du changement climatique.»

    Et cette précocité exceptionnelle est loin de se limiter à la Bourgogne : en Champagne, le ban des vendanges – qui marque l’ouverture officielle de la récolte – a été publié le 12 août, battant de huit jours le précédent record de… 2025. Près de Nantes (Loire-Atlantique), celui du muscadet a été ouvert en urgence le 11 août. Deux jours après, c’était au tour du célèbre beaujolais, au nord de Lyon (Rhône). En Alsace, «au 4 septembre, les deux tiers du vignoble sont déjà vendangés ; ce n’est jamais allé aussi vite et aussi tôt», souffle Arthur Froehly, directeur de l’association de recherche et développement Vinopole Alsace.

    «La précocité des vendanges est un marqueur du changement climatique, mais elle amplifie aussi ses effets sur le vin lui-même. Des vendanges plus précoces se déroulent dans des conditions encore plus chaudes, au cœur de l’été», prévient Jean-Marc Touzard, directeur de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). En plus de réchauffer les températures globales, le changement climatique décale les périodes de récolte à des moments de l’année naturellement plus chauds, résume-t-il : «Par rapport aux années 1980, nous sommes dans des conditions de vendanges de +3 à +4°C, ce qui est énorme et accélère de nombreux processus.»

    Année chaude, grands millésimes ?

    Des vendanges plus précoces ne sont pas forcément synonymes de mauvaises récoltes. «Je pense que cette année sera très bonne : un temps chaud et sec, ça veut dire moins de pression de maladies comme le mildiou, donc des vendanges très saines, éclaire Jean-Marc Touzard. Les rendements sont plus faibles dans la plupart des vignobles, mais ils sont compensés par une meilleure qualité.»

    «Dans certaines zones, des vignerons parlent de pertes de 50% par rapport à leur rendement moyen sur les cinq dernières années.»

    «Sur les blancs, nous allons être sur une très grande année à Bordeaux», confirme Marie-Catherine Dufour, qui dirige le service technique du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB). «L’état sanitaire du vignoble est très satisfaisant et les raisins présentent un très bon potentiel œnologique», abonde le comité interprofessionnel du vin de Champagne, qui soulève cependant que le manque de pluie a «limité le grossissement des grappes».

    La sécheresse, la canicule, les orages de grêle ou encore le gel printanier qui a frappé plusieurs vignobles en mars (notre article) ont nettement impacté les rendements. Autour de Bordeaux, la situation est «hétérogène», rapporte Marie-Catherine Dufour : «Certains secteurs ont plus souffert que d’autres, notamment là où les sols sont peu profonds, avec des réserves en eau moins importantes. Mais les pluies depuis fin août ont permis de revenir à un équilibre intéressant.»

    «Des parcelles n’ont pas été vendangées car toutes les feuilles sont tombées au mois d’août, avec des baies qui ne faisaient même pas la taille d’une myrtille», s’inquiète Arthur Froehly, de Vinopole Alsace. Sur le vignoble alsacien, une perte de 20 à 30% est pour l’instant estimée, mais la qualité du raisin reste au rendez-vous, ajoute l’expert : «Il faudra être réactif pour les bons crus de l’année 2026 !»

    Alcool, travail nocturne et charge mentale

    La précocité des vendanges bouleverse le travail des viticulteur·ices, qui recherchent constamment, selon le type de vin souhaité, un subtil compromis entre l’acidité, le sucre ou encore les arômes du raisin. «Sur des années comme celles-ci, cet équilibre est encore plus sensible, témoigne Charlotte Huber, pour le vignoble bourguignon. Il faut être très réactif : la vigne a chaud et a des comportements qu’on ne connaît pas encore totalement.»

    Le réchauffement climatique favorise notamment la concentration de sucre dans les baies, qui se transforme en alcool après la fermentation. En Alsace ou dans le Bordelais, la teneur en alcool potentiel a augmenté de près d’un degré par décennie.

    «Au total, une autre conséquence de cette précocité, c’est la charge mentale beaucoup plus forte sur les viticulteurs, complète Jean-Marc Touzard. Ils doivent être plus vigilants, appeler en toute vitesse les vendangeurs…» Pour s’adapter à cette nouvelle donne climatique, de plus en plus d’exploitant·es optent pour des vendanges au petit matin – voire en pleine nuit, notamment dans le Sud.

    «Il existe des stratégies d’adaptation à court terme, comme le choix de la date de vendange, ou le fait de les faire de nuit ; mais ça ne suffit pas, appuie Jean-Marc Touzard. Le réchauffement climatique amène à penser des changements plus profonds.» Fin 2021, le projet Laccave, conduit sur dix ans par une centaine de scientifiques, a identifié les principales pistes d’adaptation : en premier lieu, conserver et améliorer les sols (enherbements, lutte contre l’érosion…). Ensuite, renouveler et diversifier les variétés de vignes, repenser la gestion de l’eau (irrigation raisonnée, pratiques agroécologiques économes en eau…) ou innover dans les techniques de vinification.

  • Enquête sur l’esclavage moderne en France, et 3 autres conseils de lecture

    En tête de notre sélection cette semaine, la sociologue Alizée Delpierre éclaire d’un jour nouveau la surexploitation, en donnant la parole aux personnes qui la subissent et à celles qui l’imposent.
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