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Every post and feed across this instance

  • New system for screening mail-in ballots risks denying entire batches, says whistleblower

    US senator says that project, a key part of Trump’s voting restrictions, is ‘perilously rushed and potentially unlawful’

    A new system to screen millions of mail-in ballots for this November’s US midterm elections was thrown together so hastily, and tested so little, that a single scanning glitch could see entire batches of ballots turned away, a whistleblower has told Congress.

    The project – a key part of Donald Trump’s new restrictions on voting – is “perilously rushed and potentially unlawful”, according to the US senator Richard Blumenthal, who disclosed the warning in a letter to David Steiner, the postmaster general, on Tuesday.

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  • Avec 488 millions d’euros de financement, PLD Space doit maintenant passer de la fusée à l’industrie

    PLD SPACE porte sa Série C à 288 millions d’euros, avec une nouvelle tranche de 108 millions menée par MITSUBISHI ELECTRIC. Après quinze ans à développer ses technologies de lancement, l’entreprise espagnole finance désormais ses capacités de production, ses bancs d’essais et ses infrastructures de lancement. Avec 488 millions d’euros cumulés et un contrat de …

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  • L'UE suspend ses importations de viande brésilienne à cause d'antibiotiques interdits

    Il n'y aura bientôt plus de viande brésilienne dans les rayons. L'Union européenne a annoncé, lundi 31 août, qu'elle allait suspendre ses importations de volaille et de bœuf brésiliens à partir du 3 septembre. Bruxelles estime que le pays latino-américain n'a pas apporté suffisamment de garanties sur la conformité de ses produits avec les règles européennes, notamment sur l'utilisation abusive d'antibiotiques dans l'élevage.
    « Le Brésil est un partenaire important de l'UE et nous (…)

    Lire la suite - En bref / Agriculture
  • Cerebras exécute son plan d’expansion en Europe : un data center de 165 MW doit voir le jour en Finlande

    Début juillet, Cerebras Systems annonçait vouloir mettre en service ses premiers data centers européens dès la fin de l’année 2026. Une montée en puissance qui doit se traduire par une implantation à la fois en France, en Norvège et en Finlande, trois pays choisis pour leur accès à une électricité abondante et décarbonée. D’ici fin 2027, l’entreprise ambitionne même d’atteindre une capacité cumulée de 200 mégawatts sur le continent.

  • « Merci, Anthropic, vraiment » : piraté, il découvre par mail que ses tokens Claude alimentent un marché parallèle

    Anthropic a déconnecté de force un compte Claude compromis, après avoir détecté une vague de détournements de sessions authentifiées. Objectif : couper l'herbe sous le pied à des acteurs malveillants qui exploitent gratuitement l'accès payant d'utilisateurs légitimes.

  • « La plus belle loi jamais faite en Europe » menacée par les lobbies des industries polluantes

    La directive-cadre sur l'eau, un texte majeur du droit européen, fait l'objet d'une attaque coordonnée des lobbies des mines, de la chimie et de l'agro-industrie. L'UE est prête à affaiblir ce « joyau des politiques environnementales ».
    Se pencher sur les lois et institutions qui encadrent les usages de l'eau relève souvent de la gageure. Mais, derrière l'empilement de textes et de normes, une référence semble indépassable : la directive-cadre européenne sur l'eau (DCE), adoptée en 2000. (…)

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  • « Un impérialisme à l'ancienne » : Donald Trump fait main basse sur le pétrole du Venezuela

    Donald Trump a annoncé le « plus grand deal de l'histoire du pétrole » avec le Venezuela, un investissement de près de 100 milliards d'euros. En plus de constituer une bombe climatique, cet accord nourrit une politique impérialiste.
    Le plan suit son cours. Près de neuf mois après l'arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis, Donald Trump poursuit son offensive pour s'emparer des réserves de pétrole du Venezuela, les plus importantes de la planète.
    Vendredi 28 août, il a annoncé (…)

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  • Une caméra dans la bouche et un jet automatique : comment fonctionne la brosse à dents Dyson CameraJet à 479 euros

    Dyson se lance dans l’hygiène bucco-dentaire avec un appareil qui réunit brosse électrique, caméra et hydropulseur. Vendue 479 euros, la CameraJet utilise une IA pour repérer les espaces entre les dents et y projeter automatiquement du bain de bouche. Numerama a pu assister à sa présentation.

  • Four Maga defectors on what led them to walk away: ‘I’d been addicted to fear and rage’

    Ex-Maga supporters unpack their role in bolstering Trump’s platform and share what brought them to the Leaving Maga non-profit support network

    Since Donald Trump’s first presidential campaign a decade ago, “Make America Great Again” (Maga) has evolved from a slogan into an identity, one that claims to center conservative, “America first” values and relies on lies and conspiracy theories to stay afloat. And while Maga has survived impeachments, indictments and a lost election, some devotees are walking away – and doing so loudly.

    Rich Logis, a former Trump campaign volunteer, left Maga in 2022, publishing a public apology to help others see that it was OK to challenge the movement. The overwhelming response led him to found the non-profit Leaving Maga, a network of support groups and meetups for people to unpack their role in bolstering Trump’s platform. Logis said he doesn’t persuade people to leave; he just gives them a place to land when they do. The group’s billboard campaign, now running in 27 states, is built around a simple message: “Having doubts? You are not alone.”

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  • Face à leur maire d'extrême droite, des habitants se mobilisent pour garder leurs jardins familiaux après les incendies

  • “Faire la peau” aux écolos : le président de la Coordination rurale devant la justice

    La peine encourue : cinq ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.

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  • Pharmaceutique : McKesson ciblé par Shiny Hunters

    Le géant américain des produits pharmaceutiques McKesson a indiqué, le 29 août 2026, qu’un « incident de sécurité » avait entraîné une exfiltration de données concernant les clients de ses divisions d’oncologie et de chirurgie. La veille, l’entreprise avait indiqué dans un communiqué qu’elle enquêtait sur le piratage d’une « application tierce » et qu’elle avait déposé des documents réglementaires à ce sujet auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur américain des marchés financiers.

    Le 28 août 2026, le groupe cybercriminel anglophone Shiny Hunters a revendiqué l’attaque et menacé de publier des données sensibles si McKesson ne lui versait pas de rançon. Francisco Fraga, directeur technique de l’industriel, a déclaré que l’incident pouvait perturber l’accès à aux services de l’entreprise, mais que les équipes techniques n’avaient procédé à aucune déconnexion préventive des serveurs touchés.

    McKesson a indiqué qu’elle dédommagerait les clients dont les données ont été dérobées. L’entreprise n’a en revanche pas confirmé l’attribution de l’attaque.

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  • MapQuest app reaches No 1 on US Apple list after defying Trump’s Lake Ontario order

    Navigating app surpasses Google and Apple Maps on top-downloaded US chart after posting ‘we’re not changing it’

    A pioneering online mapping app that defied Donald Trump by refusing to rename Lake Ontario has become the most in-demand navigation tool in the US.

    MapQuest, which was openly dismissive of the president’s 27 August executive order directing federal agencies to refer to the smallest of the Great Lakes as “Lake America” amid a trade spat with Canada, leapfrogged rivals Google Maps and Apple Maps to top the most-downloaded list, as first reported by TechCrunch.

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  • Berlin ne versera pas de rançon à Rhysida

    Le maire de Berlin, Kai Wegner, a confirmé le 28 août 2026 que la ville avait été victime d’une cyberattaque ayant entraîné une fuite de données, mais qu’elle ne paierait pas la rançon réclamée. Le gang de rançongiciel Rhysida a revendiqué le piratage : il affirme détenir 5,79 To de données gouvernementales, dont 46 500 contrats, des e-mails, des numéros de téléphone, des mots de passe et des informations classifiées.

    Rhysida a mis ces données aux enchères, avec une mise à prix de 30 bitcoins (2 millions d’euros) et un compte à rebours de sept jours. Selon les autorités berlinoises, l’incident s’est produit entre le 7 et le 12 août 2026 et a touché les SI de deux ministères : celui du Développement urbain, de la construction et du logement et celui de la Mobilité, des transports, de la protection du climat et de l’environnement. Berlin a déconnecté les systèmes concernés du réseau régional le 14 août, après avoir détecté l’intrusion.

    L’attaque a perturbé le travail des salariés des deux ministères ainsi que le fonctionnement de certains services publics qui leur sont rattachés. Les autorités n’ont en revanche confirmé ni l’attribution de l’attaque ni le périmètre des données dérobées.

    Les élections législatives du Land de Berlin sont prévues pour le 20 septembre 2026. Selon le gouvernement local, l’incident n’aurait pas affecté les processus électoraux.

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  • Le Venezuela soumet son pétrole au diktat trumpiste

    Une transaction «historique» annoncée par Donald Trump le 28 août a créé la stupeur. Washington met la main sur 20% des réserves d’or noir de Caracas. Des questions se posent sur la légalité de la «prise de contrôle» de dix-sept gisements, et sur le destin réel de la manne attendue.
  • À France Inter, le spectre de la commission Alloncle plane toujours

    Au sein de la radio, la colère suscitée par le recrutement de Charles Sapin, journaliste à «Valeurs actuelles», magazine multicondamné pour incitation à la haine, ne retombe pas. Les salariés perçoivent dans les choix de leur direction les traces laissées par les campagnes de dénigrement de l’extrême droite contre l’audiovisuel public.
  • Cloud de confiance : le marché des offres qualifiées SecNumCloud s’élargit, poussé par les contraintes réglementaires

    Ce 1er septembre, Numspot et OVHcloud annoncent chacun avoir obtenu la qualification SecNumCloud. Derrière cette concomitance se cachent deux situations différentes : le premier fait entrer son infrastructure cloud dans le périmètre qualifié, tandis que le second complète son catalogue.

  • Centre fermé de Bruges : violences ouvertement racistes à l'encontre d'une personne enfermée

    Ce 28 août, un détenu au centre de Bruges nous fait part des violences qu'il a subi de la part du personnel du centre. Il nous alerte par message : “Ils m'ont mis au cachot juste pour un bonjour que je voulais pas dire. Ils m'ont traité d'un “sale singe”, ” retourne en Afrique”. J'étais dans le fumoir quand une dame m'a demandé de la suivre pour parler. Je me suis levé pour la suivre. La personne à qui j'ai pas dit bonjour m'a mis un croche-pied devant la caméra, j'ai falli tomber. Plusieurs membres du personnel ont sauté sur moi, j'ai failli m'étouffer, en plus j'ai pas résisté. Ils m'ont plaqué et maintenu au sol et m'ont molesté. Après cela, ils m'ont emmené dans un autre endroit du centre, où il n'y aurait pas de caméra. Ils m'ont dit que je devais repartir dans mon pays africain. Ensuite, ils m'ont placé au cachot. Mon poignet est gonflé, j'ai mal partout. Même l'infirmière, quand j'ai dit que j'avais mal, elle est venue me regarder et elle est repartie. Elles sont venues me donner des médicaments sans regarder mon état de santé, sans me ramener de l'aide médicale.” Déterminé à ne pas se laisser faire, il envisage rapidement de porter plainte. Il indique que les événements ont été filmés par les caméras de vidéosurveillance : “S'ils regardent la caméra il verront que j'ai jamais provoqué, j'ai juste refusé de dire bonjour parce que chaque matin on se réveille pas de bonne humeur.” Honte au personnel des centres et leurs comportements ignobles ! The post Centre fermé de Bruges : violences ouvertement racistes à l'encontre d'une personne enfermée first appeared on Getting the Voice Out .
  • Totope la taupe

    ... Pour lire la suite des 40 pages sur écran, télécharger le pdf A6 : https://infokiosques.net/IMG/pdf/totope_la_taupe-pageparpage_ecran-couleur-2018-40pa6.pdf' class=" spip_doc_lien" title='PDF - 7.6 Mio' type="application/pdf Totope la taupe - Version A6 page par page A lire sur écran. Pour télécharger la version à imprimer : https://infokiosques.net/IMG/pdf/totope_la_tope-cahier-couleur-2018-20pa4.pdf' class=" spip_doc_lien" title='PDF - 7.7 Mio' type="application/pdf Totope la taupe - version cahier 20 planches A4 à imprimer en recto-verso et à couper en 2. Voir en ligne : EMDT
  • Comment obtenir l’affichage des étoiles en SERP sur des collections de produits ?

    Dans notre travail de R&D chez Kalys, on voit de plus en plus d’e-commerçants s’en servir pour se démarquer dans les résultats. Et l’ajout des étoiles ne se limite pas aux fiches produit, comme on pourrait le croire :

    Exemple de collection Made in France affichant étoiles, avis et fourchette de prix en SERP

    Sur une fiche produit, c’est balisé et documenté par Google depuis des années : c’est ce qu’il appelle l’extrait d’avis, basé sur les données structurées Product et AggregateRating. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est comment, et surtout si, on peut obtenir ce même affichage sur une page de collection : une catégorie qui regroupe plusieurs dizaines ou centaines de produits, sans note propre à afficher.

    C’est tout l’objet de cet article. On va voir :

    • comment fonctionne un extrait enrichi, et comment l’ajouter concrètement à vos pages e-commerce
    • et surtout, le cas des collections de produits ; ce que Google interdit officiellement, et ce qu’on observe quand même en SERP

    Un extrait enrichi, ça vient d’où ?

    Exemple d’extrait enrichi avec étoiles sur une fiche produit dans Google

    Ces étoiles ne sont pas décidées à la main par Google. Elles viennent de données structurées ; du code JSON-LD injecté dans la page, invisible pour le visiteur, mais lisible par les moteurs de recherche.

    Exemple, pour l’image au-dessus, il faudrait ajouter ceci :

    <script type="application/ld+json">
    {
      "@context": "https://schema.org/",
      "@type": "Product",
      "name": "Ice Cream Matcha",
      "aggregateRating": {
        "@type": "AggregateRating",
        "ratingValue": "4.9",
        "reviewCount": "114"
      },
      "offers": {
        "@type": "Offer",
        "priceCurrency": "GBP",
        "price": "22.00",
        "availability": "https://schema.org/InStock"
      }
    }
    </script>
    

    Une fois ce balisage détecté, validé et jugé pertinent, Google peut décider de l’afficher sous forme de rich snippet en résultats de recherche. J’insiste sur le “peut” : le balisage est une condition nécessaire, jamais une garantie d’affichage.

    Où on l’ajoute ?

    Vous n’avez pas besoin d’un plugin, module ou application pour ajouter des données structurées à votre boutique, surtout si vous utilisez le format JSON-LD. Il suffit de coller du code dans la page directement, ou dans les fichiers du thème.

    Voici comment procéder :

    Ajouter à la description de page

    Il est possible d’ajouter le script JSON-LD directement dans la description d’une page. Depuis l’éditeur, collez-le dans vos pages de type Collection (ou autres), en passant en mode HTML/Code :

    Bouton “Show HTML” dans l’éditeur de description Shopify

    Puis collez le script JSON-LD au début ou à la fin du contenu (peu importe l’ordre).

    Cette solution est spécifique à une seule page. Pour l’appliquer à plusieurs, préférez la solution suivante.

    Ajouter au thème

    Pour que cela s’applique sur un même type de page, vous devrez l’ajouter à votre thème — bien qu’il soit probable qu’une version de base de code JSON-LD soit déjà présente par défaut.

    Exemples pour Shopify :

    • Les données structurées de type Product peuvent être ajoutées au fichier product-template.liquid, repris sur tous les templates produit de base.
    • Le type Breadcrumb peut être ajouté ou personnalisé directement dans breadcrumbs.liquid, sous theme > snippets.
    • Le type Organization peut être inclus dans le modèle theme.liquid.

    Comment les mettre en place sur une fiche produit ?

    Sur Shopify et Prestashop, dans l’immense majorité des cas, c’est déja intégré nativement par les développeurs de thème.

    Et pour les données structurées liées aux produits, vous n’avez pas à écrire ce balisage à la main : une application d’avis (Loox, Judge.me, Yotpo, Stamped, Skeepers…) s’en charge, en stockant la note et le nombre d’avis dans un metafield produit. Votre travail consiste surtout à vérifier que ce metafield est bien repris dans le JSON-LD de la fiche produit, ce qui n’est pas toujours le cas par défaut.

    Pour vérifier que vos données structurées “Produits” sont valides, plusieurs possibilités rapides et gratuites :

    • Testez votre URL dans le validateur Schema.org.
    • Passez-la dans le Rich Results Test de Google (afin de doubler la verification, on a parfois des surprises)
    • Ou consultez directement l’onglet Extraits d’avis de la Search Console, pour repérer d’éventuelles erreurs sur vos pages produit.

    Jusque-là, rien de très différent de ce que vous avez peut-être déjà lu ailleurs. La vraie question, celle qui m’a été posée, et qui revient régulièrement en clientèle, c’est celle des collections.

    Le cas des collections de produits : ce que dit Google (et ce qu’on observe en pratique)

    Consigne officielle Google sur les avis de catégorie ou de liste

    La documentation Google est sans ambiguïté :

    « Veillez à ne fournir un avis que sur un élément spécifique, et non sur une catégorie ou une liste d’éléments. »

    Une page de collection n’est pas un produit. Elle n’a pas de note propre; elle contient des dizaines de produits qui, eux, en ont potentiellement une. En toute rigueur, une collection n’est donc pas éligible aux étoiles en SERP.

    Et pourtant, dans les faits, la plupart des e-commerçants utilisent cette technique depuis très longtemps, peut-être même depuis le début des extraits enrichis pour les sites marchands en novembre 2010.

    Regardez : les plus gros acteurs du web utilisent eux aussi cette méthode.

    Capture SERP réelle (août 2026) : étoiles, avis et fourchette de prix affichés sur une page de collection Le Site du Made in France

    Et ce n’est pas un cas isolé : Décathlon, Lidl, Norauto, Manomano, Speedway.fr... tous secteurs confondus, sur des pages qui sont bien des collections, pas des fiches produit.

    Collection vélos électriques Norauto avec étoiles et 124 138 avis en SERP

    On voit qu’ils basent leur notation sur les avis global de la boutique.

    Note présente dans le footer de la page d’accueil base sur les données google et partenaires. Collection Decathlon “New era” avec 2602 étoiles, basé sur le total des avis de chaque produit. Collection équipement moto Speedway.fr avec étoiles et fourchette de prix en SERP Collection jouets pas chers Lidl avec étoiles et 43 avis en SERP qui sont liés au 1er produit de la liste.

    Et un dernier pour la route,

    Collection piscines ManoMano avec étoiles et 7989 avis, basé sur le total des avis de chaque produit.

    Il s’agit bien de pages de collection (“New era”, “Vélo électrique, vélo pliant, trottinette électrique pas cher”), pas de fiches produit. Et pourtant, elles affichent une fourchette de prix, une note moyenne et un nombre d’avis. Vous en croiserez régulièrement dans les SERP e-commerce, tous secteurs confondus.

    Comment c’est fait, techniquement

    La technique consiste à baliser la page de collection non pas comme une liste (CollectionPage, ItemList), mais comme si elle était elle-même un Product, une sorte de produit fictif qui représente l’ensemble de la catégorie. Et à afficher :

    • le nombre d’avis et la note, via AggregateRating (ratingValue / ratingCount / bestRating / worstRating)
    • le prix le plus bas et le plus haut de la collection, via AggregateOffer (lowPrice / highPrice)

    Par exemple, voici ce qu’a écrit Décathlon sur sa collection “New era casquette” :

    Code source JSON-LD réel de la page collection Décathlon, type Product avec aggregateRating et AggregateOffer

    Tout simplement.

    Google, de son côté, ne fait pas de distinction sémantique entre “un vrai produit unique” et “une collection déguisée en produit” : il lit un Product valide avec une note et une fourchette de prix, et l’affiche comme n’importe quel autre résultat enrichi. Ça marche, jusqu’à ce que ça ne marche plus.

    Que risque-t-on en cas de triche ?

    Google est explicite sur la conséquence :

    « Si votre site ne respecte pas une ou plusieurs de ces consignes, Google peut appliquer une action manuelle à son encontre. »

    Une action manuelle sur les données structurées ne fait pas disparaître votre page des résultats de recherche, elle fait disparaître les extraits enrichis. Concrètement : plus d’étoiles, plus de prix, plus de rien de ce qui distingue visuellement votre résultat des dix autres liens bleus autour de lui. Et cette pénalité s’applique généralement à l’échelle du site, pas seulement à la page fautive : c’est le vrai risque à mettre en balance avant de généraliser la technique des collections.

    Une fois le problème identifié et corrigé, il est possible d’envoyer une demande de réexamen, mais aucun délai n’est garanti, et le site reste sans rich snippets pendant toute la durée du traitement.

    Voici une façon de plus, pour les SEO, de manipuler les résultats de Google.

    Attention : “ça marche” n’est pas “c’est sûr”. Le fait que ce soit répandu et toléré aujourd’hui ne l’engage pas à le rester ad vitam æternam. Mais maintenant, vous êtes informé, et vous savez faire. À vous de choisir

    L’article "Comment obtenir l’affichage des étoiles en SERP sur des collections de produits ?" a été publié sur le site Abondance.

  • Agents IA, robotique, matériaux avancés : les trois paris de l’Europe pour renforcer sa souveraineté technologique

    Sur 250 propositions déposées, seules sept ont été sélectionnées par la Commission européenne dans le cadre de l’appel HORIZON-CL4-2026-05, qui finance plusieurs projets dans les technologies numériques et les matériaux avancés.

  • 110 Trucking Schools Closed for English-Language Lapses

    Transportation Secretary Sean Duffy announced on Monday that his department was immediately revoking the accreditation of 110 commercial trucking schools for certifying drivers who failed to demonstrate spoken or written English proficiency, as part of a new, multiagency effort to expand the Trump administration's crackdown on abuses in the industry.
  • Sean Duffy: Feds Shut Down 270 Truck Driving Schools After 239 Deaths

    The Trump administration cracked down on 270 fraudulent commercial driver's license (CDL) driving schools for failing to enforce English proficiency standards for migrant truckers and other violations after 239 deaths have occurred.
  • 110 trucking schools shut down over English requirement violations

    Transportation Secretary Sean Duffy and Homeland Security Secretary Markwayne Mullin announced the shutdown of 110 truck driving schools Monday, saying they violated the Trump administration's new English proficiency standards. At a news conference in Detroit, Duffy also warned over 160 more schools could be closed, claiming they lacked the space to properly train applicants and employed unlicensed drivers to perform driving tests. He said the DOT has launched a nationwide audit of third-party testers in the industry.
  • Andrew Garfield veut un Spider-Man ouvertement gay, mais les comics l’ont fait avant Hollywood

    Treize ans après ses premières déclarations, Andrew Garfield réitère son souhait de voir un homme-araignée ouvertement queer sur grand écran. L'ex-interprète de Peter Parker milite pour une représentation inclusive, libérée des dogmes d'Hollywood.

  • Trump Demands FCC Punish Media Companies For His Sagging Polling

    Our full-diapered mad king is at it again, this time urging FCC boss Brendan Carr to go after media companies for the crime of….simply pointing out his terrible, crashing polling numbers:

    Trump last week also posted a long, rambling screed on his personal propaganda website, vowing that NBC News‘ Meet the Press moderator Kristen Welker would be “reported to the FCC for rebuke or punishment” for the crime of accurately pointing out Trump’s political endorsements don’t carry the weight they used to.

    The comment Welker actually made, as is par for the course for corporate media shows like Meet the Press, was just about as timid as you can get, simply stating Trump endorsements have seen “mixed results”:

    “He’s going to loom large over these midterms. There’s no doubt about that. He, of course, has endorsed a slate of candidates in the primaries. He’s had some mixed results, but most recently, his pick of Senator Darline Graham, of course, the sister of the late Senator Lindsey Graham, was successful in her primary battle, so now she takes on Dr. Annie Andrews in South Carolina.”

    The irony is that these are simply timid corporate media outlets that can often barely muster the courage to tell the truth (which, in this case, is that Trump’s endorsements will likely be toxic during the whole midterms). If Meet the Press offends Trump so deeply, it would be interesting to see his response to a healthy and vibrant media (if we had such a thing) firm in its conviction to the truth.

    It goes without saying that the FCC has no authority to police accurate polling, journalism, or analysis of factual reality. Though overconfident Brendan Carr may certainly try.

    As we’ve explored at length, the Trump FCC has been engaged in multiple overlapping manufactured investigations into ABC for a variety of “offenses,” ranging from comedian Jimmy Kimmel making fun of the president’s wife, to the morning talk show The View hosting politicians that Trumpism is clearly worried could erode Republican control of the Senate.

    In the latter case, the Carr FCC appears to have colluded with right-wing local broadcast companies to falsely make it appear that a local ABC affiliate violated dated FCC “equal opportunity” rules by hosting Texas Senate hopeful James Talarico last February. Carr used this to try and justify an unprecedented early review of ABC’s eight local affiliate broadcast licenses.

    ABC, in response, recently filed suit against the FCC for broad First Amendment violations, suggesting that as Trump’s health, political power, and influence wanes, the empty threats designed to chill media outlets’ desire to accurately criticize the president simply don’t carry the same weight.

  • Entretien avec le collectif Alarmphone

    Sommaire Présentations Le contexte de création d'Alarmphone et ses objectifs Le fonctionnement d'Alarmphone Frontex et l'externalisation des frontières européennes Retour sur 10 ans de traversées de la Méditerranée En septembre 2024, l'équipe de l'émission Minuit Décousu décide de programmer pour le mois d'octobre une émission qui aura pour thème les luttes et les solidarités contre le système de frontières. Elle tourne alors ses micros vers Toulouse où trois camarades du réseau Alarmphone répondent très gentiment à une longue liste de questions qui vont du fonctionnement du réseau d'Alarmphone aux transformations des routes migratoires en passant par le rôle de Frontex dans l'externalisation des frontières hors du sol européen. Un entretien dont l'émission avait soigneusement monté et gardé certains des éléments (heure de radio oblige) mais qui a depuis été retranscrit dans son intégralité. Il apparaissait important de proposer la publication de l'entretien dans le contexte actuel de boucle médiatique réactionnaire depuis que près de 60 000 personnes en mouvement ont franchi la frontière espagnole de l'enclave néo-coloniale de Ceuta au Maroc. Bonne lecture ! Présentations Minuit Décousu : Est-ce que vous pourriez vous présenter ? Alarmphone : On est trois personnes qui faisont partie d'Alarmphone-Toulouse et qui habitons Toulouse ou alentours. C'est une équipe d'Alarmphone qui s'est montée localement en 2020. Le contexte de création d'Alarmphone et ses objectifs Minuit Décousu : Est-ce qu'on peut revenir sur comment ça s'est monté Alarm Phone de manière générale et puis ensuite la cellule Toulousaine plus précisément. Alarmphone : En fait Alarmphone ça arrive dans dans le contexte de montée des migrations et de la répression des migrations. Répression qui date quand même depuis longtemps, qui commence dans les années 1970 avec les visas, c'est ce qui va entraîner les passages de frontières de manière irrégulière, mais qui sont assez stables jusqu'en 2013. On compte un millier de passage de la Méditerranée en gros de ce qu'on peut compte jusque là, et à partir de 2014, ça va monter très fort du fait des contextes internationaux. Là on en compte 200 000 en 2014 et près d'un million en 2015. En 2013, il y a un gros naufrage qui fait 300 morts, et qui va entraîner l'opération Mare Nostrum. Cette opération, qui est largement menée par l'Italie à l'époque, va faire des opérations de sauvetage. Comme quoi c'est possible. Et il y a 150 000 personnes qui secourues dans cette opération assez massive, dont des personnes qui sont principalement orgiainaires de pays d'Afrique subsaharienne, mais aussi beaucoup de Syrie et de Libye qui sont en guerre civile à ce moment-là. Donc Alarmphone se monte en 2014, avec des activistes qui vivent au nord et au sud de la Méditerranée. Pour le dire rapidement, le principe c'est une ligne téléphonique d'urgence à destination des personnes se retrouvant en situation de détresse pendant une traversée de frontière, la mer Méditerranée notamment. Et ce numéro est joignable 24h/24 toute l'année. Ça c'est le principe de base. Mais l'histoire elle commence doucement, à la fois avec peu de personnes. C'est vraiment peu de gens qui font ça au départ, mais et aussi pas beaucoup d'appels. le numéro n'est pas n'est pas très connu et progressivement il y a des équipes qui vont se monter en Allemagne, en Espagne, en Suisse, en France, en Angleterre, en Hollande, en Sardaigne et bien entendu au sud de la Méditerranée au Maroc, en Tunisie, au Sénégal. Il y a des contacts forts aussi au Mali au Niger et certainement j'en oublie parce qu'il y a des équipes qui vont se monter qui vont ensuite disparaître d'autres arriver etc c'est un réseau qui est assez important qui compte plus de 200 000 personnes. Les appels aussi vont se multiplier. L'année dernière [2023], on a reçu, on a accompagné 2400 situations. C'est beaucoup plus d'appels, mais en tout cas 2400 situations de problématiques liées à la répression aux frontières. Et ce matin, on en était à ouvrir le 1358e cas, comme on dit dans le jargon, quoi. Je pense qu'il y a un truc qui est important dans dans la formation d'Alarm phone général, c'est que ce qu'on sait, ce qu'on fait, on le doit avant tout aux personnes en mouvement qui inventent des nouvelles routes, qui diffusent le savoir qu'elles ont collecté le long de celles-ci. Et depuis dix ans le réseau il apprend et grandit avec ça. Ça, c'est vraiment une une base importante à mon sens avant de développer. Et pour nous spécialement, je crois pas qu'il y ait pas grand chose à dire. C'est comme partout à plein d'endroits, des gens ont envie d'avoir une action directe contre le système des frontières, qui s'insèrent dans ce réseau, qui apprennent (c'est une formation qui est pas simple) et qui qui vont ensuite travailler à participer à cette ligne d'urgence. On a une amie qui disait qu'Alarm Phone c'était une sorte de legal team de la mer. Dans un contexte pourri où la répression fait rage, c'est s'accrocher à quelques droits pour tenter de s'en sortir au mieux. Et là, ici, c'est le droit de la mer, celui ancestral, un peu mythique, que les marins doivent porter secours aux autres marins. Bon, en vrai, c'est très relatif, surtout dans la réalité aujourd'hui du commerce maritime, etc. Et puis même, c'est des bateaux aujourd'hui où en fait tu vois rien, tu sais pas ce qu'il y a sur la mer, donc bon... Mais il y a ça, et puis il y a aussi une convention internationale sur la recherche et le sauvetage maritime qui est signée en 1979 et qui va finalement entrer en vigueur en 1985… Bon ça c'est un peu des détails mais mais c'est important et c'est ce qui oblige à ce qu'il y ait des des moyens de sauvetage et de coordination du sauvetage en mer dans ce qu'on appelle des zones SAR, de “search and rescue”, de recherche et de sauvetage en français, et c'est un espace maritime qui est pas de tout celui des des eaux territoriales qui est les eaux internationales mais dans lesquels les États ont des responsabilités morales et matérielles et légales de sauver les personnes qui sont en détresse et de les ramener à un port sûr. C'est comme ça que c'est c'est c'est noté dans la loi. Le port sûr, ça va être un endroit où les personnes en danger ne le sont plus, tout simplement. Mais ce qu'il faut ce qu'il faut bien te garder en tête, c'est que le port sûr, c'est en fait une définition politique. Et qui résulte d'un rapport de force. Demain, il pourrait être établi que Misrata en Libye, c'est un port sûr, alors que la Libye, c'est un bagne horrible pour les personnes en mouvement. Donc, vraiment ce droit, c'est un champ de bataille perpétuel pour que les ports sûrs, ça soit des ports réellement sûrs et qu'ils soient notamment au nord de la Méditerranée. MD : Sur votre site il est fait mention d'un réseau de collectif, d'associations auquel appartient Alarmphone. Est ce que vous pouvez en dire deux mots ? Alarmphone : En fait, je pense qu'il y a un truc important qui fait le lien, en fait, avec qui est-ce qu'on s'organise. C'est que même si on agit surtout pour le sauvetage et le droit des personnes qui traversent, on est avant tout convaincu que ce qui est urgent, c'est de détruire le système des frontières et des visas, pour que les drames de la mer soient évités. Le problème, c'est les frontières, et nous on se bat pour la libre circulation. Donc on s'accorde avec des gens qui partagent ces idées-là. Ce qu'on appelle les projets “soeurs” d'Alarmphone. C'est comme Alarmphone Sahara qui travaille sur la traversée du Sahara, notamment à partir du Niger. C'est aussi la maison de Laâyoune, qui accueille des personnes en mouvement à Laâyoune dans le Sahara occidental. Et ensuite, on a d'autres contacts plus larges sur des acteurs du sauvetage en mer, ce qui s'appelle la “civil fleet”, la flotte civile, qui remplace les États dans leur travail de sauvetage. Donc c'est les Geo Barrents, c'est les Humanity One, c'est tous ces bateaux. Il y a un autre élément sur lesquels on collabore beaucoup c'est les commémorations. Les commémorations, c'est des actions qui viennent de familles du sud, de familles de personnes qui ont disparu dans leur parcours de migration et qui veulent commémorer pour qu'aucun mort ne passe inaperçu. Une des dates assez importante, c'est notamment celle du 6 février. Par exemple, le 6 février dernier, c'est dans 54 villes de l'Afrique à l'Europe, de Tripoli au Liban à Brest en France, d'Amsterdam à Douala, qu'il y a eu des événements pour la tristesse et le souvenir et avec la rage de faire cesser le système des frontières. Et ça, c'est des éléments importants du travail d'Alarm Phone : regarder ce qui se passe aux frontières, le faire savoir, le faire sortir de l'oubli et le raconter le plus largement possible. Le fonctionnement d'Alarmphone MD : Du coup si vous voulez on va passer au fonctionnement d'Alarmphone même on a déjà un peu commencé à amorcer un peu des éléments mais je pense que du coup ça permettra de compléter. Concrètement, comment on fait pour pour venir en aide aux personnes en exil ? Vous avez expliqué le principe de ligne téléphonique mais comment ça fonctionne si on prend le truc un peu dans l'ordre, on va dire, pour aider les personnes. Alarmphone : En gros, nous, ce qu'on fait, c'est relayer les appels de détresse aux gardes côtes et faire pression. C'est ça le principe. On est pas un numéro de sauvetage, on n'a pas de bateau. Et quand on nous appelle, on est dans nos salons avec nos ordis. Donc, c'est un numéro d'alerte pour appuyer les opérations de secours. Par rapport à ce que les gens directement sur les bateaux peuvent faire, nous on va peut-être apporter des meilleures capacités matérielles et des connaissances pour pouvoir mettre la pression aux autorités nationales et aux gardes côtes pour qu'ils viennent en aide aux personnes en mer. Donc ce qu'on va faire pendant les permanences, c'est envoyer des emails aux autorités des zones SAR concernées en fonction d'où se situent les personnes sur les bateaux, on les appelle et ensuite on les rappelle et ensuite on les rappelle. Comme ça, ils sont au courant des bateaux en détresse, ils sont au courant de leur localisation et de la progression des bateaux. Et aussi, surtout, ils savent qu'on est au courant et qu'on visibilisera leur inaction s'il y a des naufrages. Donc, on pense qu'une grosse partie du travail, c'est d'assister les personnes en mouvement, bien qu'on se sente souvent impuissant-es. En fait, quand on a les personnes au téléphone, bien sûr c'est pour relayer toutes les informations nécessaires pour un sauvetage mais c'est aussi du travail émotionnel. Enfin, il y a ce truc d'apporter autant d'éléments que possibles pour qu'ils puissent en sortir au mieux, leur donner des conseils et aussi être des soutiens s'il y a beaucoup d'angoisse de la panique, s'il y a des personnes qui ressentent le besoin d'avoir quelqu'un au téléphone. On va rester en contact avec les personnes et on va faire le maximum pour être présent-es tant qu'il y a besoin. Donc du coup, il y a ce travail de permanence. On est plein d'équipes locales dans plusieurs pays et on va se répartir les permanences pour qu'il y ait tous les jours, 24h/24, des camarades qui puissent répondre au téléphone. Pendant ces permanences, on va regarder la météo, on va suivre les parcours des personnes grâce à leurs positions GPS. On va archiver tout ce qui se passe pendant la permanence. On va répondre aux proches sur les réseaux sociaux. On va recharger les téléphones des personnes en mer quand ils ont plus de crédit. Et on peut aussi relayer les situations très dangereuses sur Twitter, par exemple. Comme ça, ça met davantage de pression aux garde-côtes. Et donc, en dehors du travail de permanence, il y a aussi tout le travail à côté. pour que cette permanence soit possible. En amont, il va y avoir le travail de prévention qui est mené au sud de la Méditerranée dans les communautés de départ par le biais par exemple de brochures qui vont expliquer les risques auxquels s'exposent les personnes qui veulent traverser et faire de la réduction des risques en distribuant le numéro d'Alarme Phone parmi d'autres choses et après on a aussi des groupes de travail, par exemple un groupe de travail technique pour résoudre les problèmes techniques du réseau. Il y a des groupes régionaux qui vont analyser les tendances dans telle ou telle région et mettre à jour les meilleures manières qu'on peut avoir d'aider les gens en fonction des parcours de migration. Après, il va y avoir un groupe de suivi des bateaux et des personnes disparues, qui va essayer de chercher ce qui est arrivé aux bateaux dont on a perdu la trace et aussi être en contact avec les familles des personnes disparues. Et après, j'ai l'impression que ce qui nous paraît très important, c'est l'archivage. Parce que l'intérêt de tout ça, c'est aussi que soit rendus visibles les luttes des personnes migrantes, les actes de solidarité et la violence des régimes frontaliers européens. On fait des rapports sur toutes les traversées qu'on assiste, on publie des articles. Après, il y a un podcast qui s'appelle Chroniques A Mer, qui est fait par des personnes d'Alamphone. Et après, pour finir, c'est essayer de faire fonctionner un réseau transnational avec les outils de l'auto-gestion. On a nos fonctionnements par ville, donc des tas de réunions en fonction des groupes de travail, et après des meetings deux fois par an qu'on fait au nord et au sud de la Méditerranée pour se rencontrer, se former ensemble, améliorer nos fonctionnements, prendre des décisions et prendre soin du réseau. MD : La question que j'avais par rapport à à tout ça, c'est la question de la langue. Comment est-ce que les gens qui vous appellent font pour se faire comprendre et en échange, comment vous vous pouvez vous faire comprendre des personnes qui vous appellent. Est-ce qu'il y a des interprètes, omment ça fonctionne au niveau linguistique ? Alarmphone : La plupart des personnes d'Alarmphone savent à peu près comprendre et se faire comprendre en anglais, donc on peut dire que c'est la langue qu'on utilise le plus, y compris avec les personnes sur le bateau. Aussi avec le français. Il y a souvent minimum une personne qui pourra prendre le téléphone et parler en anglais ou en français et si c'est pas le cas, surtout pour le français, on va avoir des sortes d'astreintes où par exemple, moi, je vais me rendre disponible au cas où personne n'arrive à communiquer en français avec des gens sur un bateau. Après, pour les gardes côtes, par exemple, ça peut être bien de pouvoir parler espagnol avec les autorités, les gardes côtes espagnols, de savoir parler grec pour parler avec les autorités grecques, et que ça peut être une bonne une excuse pour les gardes côtes de de nous envoyer chier parce que on parle pas assez bien leur langue donc ils vont dire qu'ils nous rappellent, qu'ils nous comprennent pas et ils vont raccrocher. Après, les équipes de permanence au nord de la Méditerranée sont en bonne partie majoritairement blanches et non arabophones donc ça peut être compliqué aussi quand personne ne parle arabe. Des fois on peut ne pas trouver de langues en commun avec les gens sur les bateaux Et quand ça arrive, on va demander au réseau si un ou une arabophone est disponible pour être en contact avec tel ou tel bateau. Et il y a presque tout le temps quelqu'un qui va être là pour pour s'en pour s'en charger. MD : Vous disiez que c'est la Méditerranée que vous surveillez plus spécifiquement, mais est-ce que vous surveillez aussi d'autres zones maritimes ? Et plus largement aujourd'hui, quelles sont les zones les plus complexes à traverser quand on est en parcours d'exil autour de l'Europe ? Alarmphone : On surveille pas en fait de zones en particulier. C'est plus qu'au fur et à mesure de la militarisation des frontières européennes, les personnes en mouvement vont tester des nouvelles routes qui sont de plus en plus dangereuses et mortelles. Et nous, on est simplement témoin de ça. Par exemple, dans la Manche, parce qu'on a aussi des appels de la Manche, il n'y a jamais eu autant de personnes mortes que cette année [2024]. Là, à l'heure où on parle, il y a 37 personnes au moins qui sont décédées dans la Manche. Et la raison pour laquelle c'est le cas, c'est parce que les plages sont plus en plus militarisées et que les départs se font de plus en plus dans la précipitation, le stress, l'obscurité. On n'a pas le temps de bien gonfler les bateaux et les embarcations. Ils sont aussi de plus en plus éloignés des endroits historiques de départ comme Calais ou Grande Synthe. Et après, en Méditerranée, les zones de de départ, ça va être la Méditerranée centrale, beaucoup de départs de la Libye, de la Tunisie, de l'Égypte qui vont aller vers Lampedusa, vers la Sardaigne, la Sicile. La zone SAR libyenne, elle est très large. Donc sur toute cette zone-là, qui est énorme, il y a un gros danger de pushback et d'interception de la part des soi-disant garde-côtes libyens. La zone est extrêmement surveillée par les drones de Frontex et les soi-disant garde-côtes libyens, ils s'en foutent que les gens risquent de se noyer. Et par ailleurs, les interceptions dans cette zone-là ont pour conséquence l'emprisonnement en Libye dans des conditions inhumaines. Donc beaucoup de gens veulent continuer la route coûte que coûte, ce qui est extrêmement dangereux. Et ça fait que, toujours pareil, les bateaux partent de plus en plus loin. Maintenant, depuis cette année, il y a énormément de bateaux qui partent de l'Est de la Libye. Enfin, c'était déjà le cas, mais c'est de plus en plus courant, et ça représente une distance beaucoup plus grande pour arriver en Europe. Et c'est à cause de ça qu'en fait il y a des massacres en qui se passent en Méditerranée. Donc on peut reparler en juin dernier du massacre de Pilos où il y a six cents personnes qui ont qui ont été tuées en mer en empruntant cette route là. Et là, si on compte juste les six premiers mois de 2024, il y a 800 personnes répertoriées qui sont décédées en Méditerranée centrale. Il y a l'ordre qui est souvent donné de ramener les personnes en Tunisie, en Libye, en Égypte. Malgré les violations en droits humains documentées par les personnes en mouvement dans ces pays. Ça, c'est pour la Méditerranée centrale. Après, pour l'Espagne, les personnes partent d'Algérie, du Maroc, de Sahara occidental, de plus en plus fréquemment par l'Atlantique vers les îles Canaries, qui est une route moins surveillée, mais qui est aussi beaucoup plus longue et beaucoup plus dangereuse. Et pour l'est de la Méditerranée, les personnes vont partir de Turquie, de Syrie et du Liban. Il y a des traversées de l'Evros [ou Maritsa], le fleuve qui sépare la Turquie de la Grèce, avec énormément de pushbacks par la police aux frontières grecques. Les personnes peuvent attendre des jours ou des semaines sur des petites villes au milieu de l'Evros, parce qu'ils ont été pushbackés. Ou parce qu'ils ont peur de se faire tabasser par la police grecque. Et pour les traverser en bateau de la Turquie vers les îles grecques, il y a aussi beaucoup de pushbacks qui sont répertoriés, ainsi que beaucoup de violences des gardes-côtes grecs, qui a été répertoriée par énormément de personnes, telle que la violence physique : les gardes-côtes qui vont attendre que les gens arrivent sur les îles pour les taper, enlever le moteur et les laisser ensuite repartir à la dérive. Alarmphone : Juste pour un rajout, il y avait un peu la partie plus spécifique sur ce qu'il se passe quand on a les gens au téléphone ? Qu'est-ce qu'on check comme information ? Alarmphone : Ben oui, je peux en parler un peu. Donc, il y a le numéro de téléphone d'Alarmphone qui est distribué par les camarades du Sud. qui joue un rôle déterminant pour faire circuler le numéro dans les communautés de départ, ce qu'on a dit. Et après, nous, on va répondre à chaque appel téléphonique. On a plusieurs téléphones au cas où il y a plusieurs appels en même temps. Et après, une fois qu'on est en contact avec un bateau, on va se recontacter assez régulièrement avec les personnes sur le bateau pour savoir ce qui se passe, comment les gens vont, et on va demander les informations dont on a besoin. que ce soit le type de bateau, sa taille, le nombre de personnes à bord, la nationalité des gens, la présence de gilets de sauvetage, si elles ont de l'eau, de la nourriture, s'il y a des personnes malades... Et le truc le plus important, c'est le plus régulièrement possible de connaître leur position GPS. Après, s'il y a un sauvetage aussi, on va essayer de rester en contact vraiment jusqu'au bout. Parce que les moments de sauvetage, ça peut être des moments aussi très dangereux où il y a beaucoup de mouvement. À part par le téléphone, on peut aussi être contacté-es par d'autres biais, par exemple par des proches sur Facebook ou sur Twitter. Donc là, c'est plutôt eux qui vont nous donner les informations. Ça peut aussi arriver qu'Utopia 56 nous demande si on peut s'occuper de cas de bateaux dans la Manche parce qu'ils ont trop de travail. Et il y a aussi des endroits où il va y avoir de la connexion réseau, donc par exemple sur l'Evros ou sur les îles grecques. Donc on va pouvoir parler avec les gens sur WhatsApp dans ces moments-là, ce qui peut résoudre pas mal de problèmes de communication liés à la langue parce qu'on va utiliser des traducteurs automatiques. MD : Du coup je voulais rebondir là-dessus. En mer, en Méditerranée comme dans la Manche, il y a pas de zone où il y a pas du tout de réseau, par exemple, pour appeler. Est-ce que enfin ça se pose comme problème les zones blanches en Méditerranée ? Alarmphone : Oui il y a en mais en fait on utilise des des téléphones satellites. MD : Ah d'accord oui. Alarmphone : Peut-être pour faire un petit complément là-dessus. En fait les gens qui partent de Libye partent quasiment toujours avec un téléphone satellite parce qu'effectivement rapidement la couverture téléphonique qui est permise par des antennes terrestres s'arrête. Et c'est une des difficultés qu'il y a dans d'autres régions, par exemple en Tunisie les téléphones satellites sont considérés comme du matériel militaire et interdits ce qui fait que les gens partent sans téléphone satellite et très vite n'ont plus de réseau téléphonique et donc ça augmente vachement le danger et le risque de mourir en mer puisque les personnes ne sont pas en capacité de contacter des secours quand elles se retrouvent en détresse. C'est aussi un des enjeux sur la route vers les Canaries, la route atlantique, où en fonction des pays de départ c'est plus ou moins possible pour les personnes d'avoir accès à des téléphones satellites. Donc il y a des départs qui se font avec et des départs qui se font sans. Frontex et l'externalisation des frontières européennes MD : Si vous voulez, on peut passer au fait d'expliquer comment sont gérées les frontières européennes, expliquer un peu ce que c'est que Frontex, comme ça fonctionne etc. Et on verra ensuite si ça fait émerger d'autres trucs. Alarmphone : Eh ben c'est pas une si petite question [rire]. Frontex, c'est une agence de l'Union européenne qui est basée à Varsovie. C'est la plus grosse agence de l'Union européenne en termes de budget et de nombre d'agents. Pour donner une idée de chiffres, son budget c'est environ 900 millions d'euros par an et le nombre d'agents actuellement, j'ai pas réussi à trouver d'info très claires, mais l'objectif c'est d'atteindre 10 000 agents d'ici 2027. Avec 3 000 agents fixes et 7 000 détachés dans différents pays. Le rôle de Frontex c'est de protéger les frontières européennes de l'immigration illégale. C'est assez explicite. Et ça, ça se fait principalement en contrôlant les frontières externes de l'Europe, donc en dehors de l'Europe. Ce que fait Frontex, c'est plusieurs choses. C'est une agence qui produit de l'analyse, cette analyse, elle sert à définir un niveau de risque et donc des stratégies de militarisation adaptées à ce niveau de risque tel qu'il a été évalué. Donc la militarisation, elle passe par la surveillance, le contrôle et les violences aux frontières. Frontex fait partie aussi de la coordination des expulsions de migrants et migrantes sans papiers vers leur pays d'origine, donc les charters quoi. Des gens qui sont en France, qui ont une OQTF et qui reçoivent une convocation pour un avion, par exemple. Et donc Frontex coordonne ces expulsions-là, les facilite notamment en finançant les vols. Et nous, la partie à laquelle on est la plus confrontée de l'action de Frontex, c'est l'intervention dans les États membres de l'Union européenne et dans des États en dehors de l'Union européenne par la mise à disposition de moyens humains, donc des gardes frontières, par la formation de ces gardes frontières et par la mise à disposition de matériel. Le matos, c'est des avions, des bateaux. les drones et les armes à feu. Il faut savoir que les gardes frontières de Frontex sont autorisés à porter des armes à feu. Et cette intervention, on remarque qu'elle e st vraiment en expansion au-delà de l'Union européenne. Et du coup, il y a des agents et des gardes de côte formés par Frontex en Libye. mais aussi de plus en plus loin par exemple au Sénégal, en Mauritanie, au Nigeria. L'action de Frontex, elle démarre bien avant les départs en mer, avec cette politique d'externalisation des frontières qui augmente d'année en année, avec des accords toujours plus nombreux entre des pays de l'Union européenne et des pays considérés comme de transit. Et donc ça passe par des contrôles accrus des routes migratoires terrestres et aussi des zones côtières d'où partent les bateaux. Une fois en mer, par exemple si on parle de la Méditerranée centrale, donc les départs de Libye comme on disait tout à l'heure, en fait Frontex ils ont vachement de matos de surveillance donc des drones et des avions qui leur permettent de repérer toute embarcation de “migrants illégaux” entre guillemets et à ce moment-là de les signaler aux autorités compétentes et parfois d'envoyer des signaux de détresse qui vont être relayés aux embarcations proches conformément au droit maritime international de porter assistance aux personnes en détresse en mer. Comme on l'expliquait tout à l'heure, Frontex signale les embarcations aux pays responsables du secours dans les zones en question. Or, depuis 2018, la Libye possède une zone SAR, donc une zone de responsabilité de recherche et de secours en mer qui est très grande, qui auparavant n'existait pas. Et donc à ce moment-là, en fait, les embarcations repérées par Frontex sont assez systématiquement interceptées par les soi-disant garde-côtes libyens, et les personnes sont donc abordées dans des conditions catastrophiques qui conduisent souvent à des morts. et ensuite sont ramenés et incarcérés en Libye. C'est toute cette histoire de ports sûrs don't on parlait tout à l'heure en fait. Depuis 2024, le droit maritime oblige les bateaux qui recueillent des migrants en détresse à les débarquer dans un lieu sûr tel qu'il est défini par l'organisation maritime internationale c'est-à-dire quelque part où la vie des personnes n'est plus menacée. Or par rapport à ça, on remarque que Frontex n'a pas de souci à considérer que la Libye est un lieu sûr. Si on prend l'exemple d'une autre zone, dans la mer Égée, les routes de la Turquie vers la Grèce, comme le disait la camarade tout à l'heure, nous recevons beaucoup d'appels de personnes qui sont parties de la Turquie, qui sont refoulées par les gardes-côtes grecs. Parfois, les gardes-côtes ne sont pas identifiables, les personnes sont cagoulées, les bateaux n'ont pas vraiment d'insigne. Ils coulent les embarcations, noient les moteurs ou repoussent les embarcations dans les eaux turques et les abandonnent à la dérive. Parfois, et c'est arrivé fréquemment dernièrement, ils mettent les personnes sur des espèces de petits radeaux gonflables et ils les laisse à la dérive dans les eaux turque. Tout ça, c'est des pratiques de refoulement qui sont illégales selon les différents points du droit et qui du coup font partie des critiques un peu fortes qui sont faites sur Frontex. Ces pratiques sont aussi difficiles à documenter, et c'est un peu le taf qu'on essaie de faire. MD : Est-ce que du coup les appareils répressifs des différents Etats viennent en appui à Frontex ? Je pense notamment à la police aux frontières en France ou à leurs équivalents européens. Et est-ce qu'il y a des partenariats qui existent entre les agences de répression européennes sur les questions migratoires ? Alarmphone : J'ai l'impression que c'est l'inverse qui se passe : que c'est les appareils répressifs des États qui sont renforcés par Frontex. Les Libyens qui ont du coup des yeux dans le ciel avec des drones de Frontex, et ça peut être aussi à d'autres endroits, c'est-à-dire qu'ils viennent renforcer les frontières et les appareils répressifs existants, et que la violence aux frontières ça va être un mélange d'initiatives privées. Il y a beaucoup de milices en Grèce, mais on peut aussi considérer que les soi-disant gardes-côtes, on dit soi-disant gardes-côtes libyens, parce que ils ont aucune mission de sauvetage ni même de préparation au sauvetage. c'est des flics en fait, et dans un pays où c'est quand même un peu le bordel, c'est vraiment à la limite de la milice. Et aussi des d'actions étatiques menées par des agences internationales, donc Frontex. et des corps répressifs classiques, l'armée, la police, mais aussi les gardes-côtes, comme on voit en Grèce. C'est vraiment le cas paradigmatique où c'est la pratique de refoulement illégal, c'est le fait de la police, de l'armée, des gardes-côtes, ou même parfois d'obscurs milices mal identifiées, où on ne sait pas si effectivement c'est les corps répressifs sans insignes et en cagoule, ou si c'est des citoyens organisés. On peine à savoir, mais on sait que c'est de la violence étatique déléguée quoi. Et Frontex joue un rôle d'informateur et intervient finalement peu dans ces violences directes. Il les cautionne, les organise et les supporte, mais finalement les organise n'y participe pas forcément en première ligne. Retour sur 10 ans de traversées de la Méditerranée MD : Effectivement, j'avais pas vu les choses dans ce sens là mais ça paraît logique. La dernière question que j'avais sur cette partie là ce serait si vous pouviez revenir sur les évolutions que vous constatez à grande échelle sur la migration et la répression ces 10 dernières années. Parce que quand on pense à la question migratoire j'ai l'impression que tout le monde en parle un peu au passé, notamment avec cette fourchette 2013-2016 avec un moment politique et médiatique fort, alors que le phénomène s'est pas du tout arrêté. Comment ça a évolué cette dernière décennie ? Alarmphone : Effectivement, peut-être contrairement à ce qu'on peut percevoir au niveau médiatique, le nombre de personnes en mouvement il ne diminue pas, et la répression à l'égard des personnes en mouvement elle ne diminue pas non plus. Pour le dire un peu simplement, c'est que les raisons de la migration ne diminuent pas. C'est-à-dire que les enjeux de crises économiques et politiques, de guerres civiles, de réchauffement climatique, etc., ne vont pas en s'améliorant. Donc il n'y a pas vraiment de raison que les gens n'aient plus besoin de se déplacer et du coup que la répression ne diminue pas du tout non plus. Il y a toutes les pratiques de violation des droits humains dont on a parlé juste avant et également des phénomènes de criminalisation des personnes en mouvement qui est permise notamment par la surveillance exercée par Frontex. Quand on parle de criminalisation on parle des personnes migrantes qui sont criminalisées, inculpées quand elles arrivent en Europe pour différents motifs. Globalement, elles sont inculpées pour facilitation de l'entrée irrégulière sur le territoire. Ça, c'est la manière un peu, on va dire, juridique de dire passeur, en fait. Ou parfois des inculpations pour terrorisme dans certains cas. Pour donner un exemple, si on revient sur le naufrage de Pilos en juin 2023 au large de la Grèce, c'était un bateau qui transportait environ 700 personnes, parti de Libye qui a coulé durant une intervention bien trop tardive et extrêmement catastrophique des gardes-côtes grecs qui ont tenté de traquer le bateau et l'ont fait basculer. Dans ce naufrage, il y a 104 personnes qui ont survécu et 9 personnes survivantes ont été inculpées comme passeurs. Le procès, il a eu lieu en mai dernier, en 2024, et les neuf ont été acquittés. Alors ce procès, il a été très médiatique, ce qui peut-être a permis une relaxe. On ne peut pas trop le savoir. Par ailleurs, et de manière beaucoup plus invisible, en fait, il y a des milliers de personnes qui sont incarcérées à leur arrivée en Europe, accusées d'aide au passage ou d'être responsables de naufrage. Et cette accusation, en fait, elle se fonde sur le fait que les personnes conduisaient les bateaux ou étaient impliquées dans le fait de conduire le bateau, donc avoir une boussole, tenir la barre... Et une fois incarcérées, c'est beaucoup plus difficile pour ces personnes-là d'avoir accès à une demande d'asile, ce qui est leur droit. C'est également des situations qui augmentent le danger en mer puisque les personnes sont au courant de ces enjeux de criminalisation et ça peut faire que parfois, du coup, un bateau qui est su rvolé par un drone de Frontex, tout d'un coup, les gens vont essayer de s'éloigner le plus possible du moteur du bateau. Ça peut entraîner des mouvements de foule, des déséquilibrages du bateau qui conduisent à des naufrages. Pour faire face à cette criminalisation, il y a une plateforme qui s'est créée qui s'appelle Captain Support qui possède un site internet qui soutient les personnes inculpées pour essayer de leur permettre d'avoir accès à leurs droits et les mettre en lien avec des avocats/avocates etc. Sur une espèce d'évolution globale, quand on regarde un petit peu la comm' officielle de Frontex, ils se targuent de sauver des vies en Méditerranée, on imagine sous-entendu en empêchant les départs en mer. En réalité, ce qu'on constate, c'est que les personnes, comme on l'a expliqué tout à l'heure, elles continuent d'essayer de rejoindre l'Europe, et pour ça, vont faire des choix de route de plus en plus dangereux, parce que dans des conditions de merde, des routes plus longues et tout ça. Du coup, sans répéter tout ce qu'on a déjà dit, c'est des chiffres qui sont difficiles à avoir et c'est difficile de faire de l'analyse globale chiffrée. Par exemple, je reparle du naufrage de Pilos, mais dans les médias, quand on fait quelques recherches, on se rend compte que ce naufrage, il est qualifié du plus meurtrier depuis 2016 parce que 80 personnes sont mortes. En fait, il y avait 700 personnes sur ce bateau, il y a 104 survivants et il y a 80 morts. Donc il y a un petit problème mathématique. On se rend assez vite compte, c'est qu'en fait, souvent Les chiffres qu'on donne sur le nombre de morts, c'est les corps qui sont retrouvés. Et en fait, à toutes ces personnes mortes dont on a pu retrouver et identifier le corps, il faut rajouter le nombre immense de personnes qui sont disparues. Donc il faut avoir une forme de prudence avec ces chiffres qui souvent rendent très invisibles énormément de personnes mortes et disparues sur les routes migratoires, qui invisibilisent aussi tout ce que ça représente pour les proches, pour les familles qui parfois pendant des années cherchent des nouvelles, se battent et luttent pour rapatrier des corps, pour offrir des sépultures dignes, etc. Du coup, on avait envie aussi de rappeler un peu ces histoires-là pour qu'elles tombent pas dans l'oubli. Je dévie un peu de la question de base, mais ça me semblait important à rajouter. MD : Tu fais bien, tu fais bien. J'arrive au bout de mes questions. Je sais pas si vous avez des choses que vous voulez rajouter, ou si vous vouliez compléter des trucs que vous avez déjà dit. Alarmphone : Peut-être un truc qu'on voulait rajouter sur la fin. C'est que si on essaie de faire des bilans ou de conclure des choses sur ce qu'on observe en dix ans d'existence d'Alarmphone, c'est que les gens se déplaceront toujours, en fait. Et ça, c'est le fruit de nouvelles routes inventées, de coopération, de plein d'actes de solidarité et de lutte qui rendent en fait très, enfin, relativement, inopérant le système répressif de frontières. Et en tout cas, nous, en tant que réseau Alarmphone, c'est aussi ça qui nous donne de la force pour continuer à lutter. Alarmphone : Peut-être juste aussi une précision sur quand on parle de frontière. À chaque fois on parle vraiment d'un objet politique et militaire et et pas du tout quelque chose de physique ou de géographique et que c'est vraiment une série d'obstacles qui sont dressés sur la route des personnes en mouvement et qui sont vraiment purement fictifs. C'est pas les frontières elles-mêmes qui tuent comme des objets, comme des lignes tracées, mais vraiment le système, l'organisation des entraves au mouvement et de l'abandon, parce qu'il y a vraiment une organisation de l'abandon des personnes en danger, mis en danger par ces entraves. Donc voilà, on parle de frontières, mais c'est ni la montagne ni la mer qui sont dangereuses. Même si évidemment on peut en parler, mais en vrai, c'est simplement que les gens peuvent pas prendre l'avion. Parce qu'en vrai il y a beaucoup plus de gens qui vont faire du tourisme au Maroc tous les ans. Et a priori, ils font des aller-retours et ça se passe très bien. L'émission #191 No Borders de Minuit Décousu :
  • 31/08 BATS COMPANY - INCENDIEE - HAS BEEN SET ON FIRE

    Our time's burning. No need to open anybody's eyes. No need to raise awarness. Most of us is feeling it. You either agree on destroying imperialism's concrete bases other you're a concrete part of imperialism. Bats is 100% Israeli company, 100% owned by Israel Aerospace Industries. Bats' technologies aim to control the people,to strengthen the borders and to equip the global warfare. That alone justify to reduce Bats to ashes. Our time's burning but we're decided to fire back. To light up a new fire that cannot be stopped. A fire coming from the ages to open the future. A fire of deep revenge and dignity for all those struggling against imperialism. A fire of what Pitbull and Chris Brown once named "International Love". The Black Fire of the forthcoming revolutions. Gaza in our heart, fire spreading from our arms. Traduction par logiciel Ce lundi 31 août, pendant la nuit, nous avons incendié l'entreprise Bats, située à Liège (Allée des Noisetiers, 8, 4031 Angleur – Belgique). Le bâtiment principal et l'antenne de sécurité ont été détruits et gravement endommagés. Les lignes suivantes accompagnent cet acte politique : Notre époque brûle. Pas besoin d'ouvrir les yeux de qui que ce soit. Pas besoin de sensibiliser qui que ce soit. La plupart d'entre nous le ressentent. Soit vous êtes d'accord pour détruire les fondements concrets de l'impérialisme, soit vous faites partie intégrante de l'impérialisme. Bats est une entreprise 100 % israélienne, détenue à 100 % par Israel Aerospace Industries. Les technologies de Bats visent à contrôler les populations, à renforcer les frontières et à équiper la guerre mondiale. Cela suffit à justifier de réduire Bats en cendres. Notre temps s'écoule à toute vitesse, mais nous sommes déterminés à riposter. Pour allumer un nouveau feu que rien ne pourra arrêter. Un feu venu des temps anciens pour ouvrir la voie à l'avenir. Un feu de vengeance profonde et de dignité pour tous ceux qui luttent contre l'impérialisme. Un feu de ce que Pitbull et Chris Brown ont un jour appelé « International Love ». Le Feu Noir des révolutions à venir. Gaza dans nos cœurs, le feu se propage depuis nos bras.
  • Université Paul-Valéry : 77 cours d’anglais sans enseignant, et « pas de garantie » pour les étudiants

    À quelques jours de la reprise, 77 unités de cours restent sans enseignant au sein du seul département d’études anglophones de l’université Paul-Valéry de Montpellier, confirme sa présidente Anne Fraisse, qui évoque un « sous-encadrement massif ». La situation serait comparable en cinéma ou en psychologie

    « Voici la liste des cours qui restent actuellement à pourvoir. » Le courriel, envoyé en cette rentrée par la direction du département d’études anglophones (UFR 2) à ses collègues, et que nous avons pu consulter, tient plus de l’appel à l’aide que de la note de service. Rien que pour le semestre qui s’ouvre, il manque des enseignants pour au moins 27 TD et 11 TP d’anglais, en LEA, en LLCER et en anglais pour non-spécialistes (LANSAD). La liste du second semestre est tout aussi fournie. Consigne aux collègues : « N’hésitez pas à nous contacter rapidement. »

    Contactée, la présidente de l’université Anne Fraisse ne conteste pas ces chiffres. « Il y a actuellement 77 unités de cours non pourvues », indique-t-elle à propos de ce seul département, décrivant un « sous-encadrement massif ». Un total cohérent avec le document interne : la liste jointe au courriel recense 76 groupes de TD et de TP sans enseignant sur l’ensemble de l’année, auxquels s’ajoutent des cours d’anglais pour non-spécialistes et des séances de remédiation. En clair, l’université n’a pas assez d’enseignants, et son « bassin de recrutement » de vacataires est trop étroit pour combler les trous. Une difficulté qu’elle présente d’ailleurs comme « une situation habituelle ».

    Système D

    Pour la rentrée, la présidence sort la boîte à outils du système D : des titulaires prendront en charge davantage de TD, des groupes d’étudiants seront fusionnés, donc plus chargés, et certains cours pourraient basculer à distance, « plus simple à organiser », selon Anne Fraisse. Avec une limite qu’elle assume : « Je ne peux pas garantir que tous les étudiants aient un prof devant eux à la rentrée. »

    Le problème dépasse le seul département d’anglais. Sans avoir « encore fait de bilan précis », la présidente affirme que c’est aussi le cas dans des filières comme le cinéma ou la psychologie.En cause, selon elle : des effectifs étudiants qui augmentent d’année en année, quand « le ministère refuse de faire suivre les financements ».

    Les étudiants du TD de civilisation britannique du mardi à 17h15, signalé « difficile à déplacer » dans le courriel interne, connaissent au moins leur horaire. Reste à savoir qui, ce jour-là, se trouvera face à eux. En chair et en os, ou en visio.

    L’article Université Paul-Valéry : 77 cours d’anglais sans enseignant, et « pas de garantie » pour les étudiants est apparu en premier sur Le Poing.

  • Save the date · Bruxelles, 26.09.26 · Journée internationale pour l'élimination totale des armes nucléaires

    Le 26 septembre 2026, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination totale des armes nucléaires, la Coalition belge contre les armes nucléaires (NoNukes.be) organise une journée d'action à Bruxelles afin d'attirer l'attention sur la nécessité de redoubler d'efforts en faveur du désarmement nucléaire mondial. Cette journée sera consacrée à l'importance du désarmement nucléaire, aux dangers et aux conséquences des armes nucléaires, ainsi qu'aux mythes tenaces entourant la dissuasion nucléaire et sa prétendue nécessité. Une attention particulière sera accordée au « parapluie nucléaire » européen, alors que des dirigeants européens tels que Bart De Wever et Emmanuel Macron plaident de plus en plus ouvertement en faveur de nouveaux investissements dans les capacités nucléaires européennes, y compris le développement et la production d'armes nucléaires. La journée se compose de deux parties : un moment d'action dans la matinée et un programme thématique dans l'après-midi, avec une table ronde, une exposition et une réception. Programme 11h – Action « die-in » (sur la place face à la gare de Bruxelles-Central) Une action symbolique (die-in) visant à mettre en lumière la problématique des armes nucléaires et l'importance du désarmement nucléaire, suivie de quelques discours. 14h – Conférence au Garcia Lorca (47 rue des Foulons, 1000 Bruxelles) « Pour un monde sans armes nucléaires : principe de dissuasion et parapluie nucléaire européen » Un programme de l'après-midi riche en contenu, comprenant une introduction, une table ronde et une exposition consacrées aux armes nucléaires et aux implications du parapluie nucléaire européen, de l'Eurobombe, du concept de dissuasion avancée et des questions de sécurité connexes. À l'issue du programme, la journée se terminera par une réception. Ont déjà confirmé leur présence : Tom Sauer (professeur de politique internationale à l'Université d'Anvers) Florian Eblenkamp (coordinateur politique pour ICAN International) Sarah Rousseau (chargée de la thématique des armes nucléaires à la CNAPD et représentante de la Coalition belge contre les armes nucléaires) assurera la modération. Un·e autre intervenant·e international·e sera annoncé·e prochainement. L'après-midi se déroulera en anglais. Inscriptions ici : https://forms.gle/cAGnMNjCZhcmS41d6 Questions ? Envoyez un mail à bastien@vrede.be.
  • La police a abattu un homme à Eupen – ce que l'on sait

    Dimanche soir à Eupen, un père de 4 enfants de 42 ans a été tué par deux tirs de policier. Cet homicide a eu lieu après une dispute entre enfants, dans le parc de la Scheiblerplatz, alors que deux familles s'y trouvaient. La dispute en question s'est transformée en bagarre entre un cinquantaine d'adultes. La police est intervenue et cela a coûté la vie à l'un des parents présents devant les deux familles présentes et les enfants. Le parquet affirme que la victime aurait été armée d'un couteau, et qu'elle aurait blessé quelqu'un avant que la police n'intervienne et ne tire sur le père de famille. L'avocate de la famille de la victime, Me Ayathe Karim, dément et conteste cet élément du discours policier repris par le Parquet : selon elle, l'homme n'était pas armé au moment des tirs. « Faire usage d'une arme à feu dans un parc alors que monsieur n'avait pas d'arme, ça me semble surréaliste » Me Ayathe Karim. Le Parquet a tenu à mettre en avant le fait que « L'incident est survenu lors d'une rixe entre deux groupes d'origines ethniques différentes« , une information qui n'explique pourtant pas pourquoi une balle a été tirée par un policier, tuant un papa devant son enfant. Sans donner plus d'éléments de contexte et/ou de précisions, le Parquet fait surgir une dimension ethnique et raciale à ce meurtre – là où il aurait pu simplement se passer de commentaire dans l'attente de l'avancement de l'enquête. En insistant sur cet élément sans fournir plus d'explication sur le tir policier meurtrier, le discours du Parquet contribue à insérer ce meurtre policier dans un imaginaire raciste présent en Belgique, qui associe les populations racialisées négativement par l'Etat, à certaines formes de violences et de désordre. La mort de ce père de famille à Eupen s'ajoute à une liste déjà longue de personnes tuées par balle lors d'interventions policières, dont les circonstances ont, quasi systématiquement, été contestées par les proches des victimes. C'est le cas d'Adama Condé, abattu par trois policiers à Namur en décembre 2025, ou encore de Mawda, 2 ans, tuée par un tir policier en 2018 lors d'une course-poursuite avec la police près de Mons. Deux enquêtes sont en cours, dont une du Comité P, organe policier ayant pour mission d'enquêter sur de potentiels délits commis par des policièr·es. Nous reviendrons prochainement sur les faits. Toutes nos pensées vont à la famille et aux proches de la victime. L'article La police a abattu un homme à Eupen – ce que l'on sait est apparu en premier sur Bruxelles Dévie – Média indépendant bruxellois .
  • What should we do with Trump’s monstrous architectural legacy? | Jan-Werner Müller

    Questions over Trump’s ballroom and other structures might not feel urgent. But when his reign ends, Trumpism must be repudiated

    On Monday, a majority on the supreme court found a technical way to overrule a lower court’s imperative to stop work, while not taking a stance on whether the whole enterprise might be illegal to begin with. Preservationists, the majority held, appear to lack legal grounds for filing a suit blocking Trump’s ballroom; that means construction will proceed, even if none other than John Roberts, in a dissent, held that “those responsible” were breaking the rules in deciding “what to build up at the People’s House”. The solicitor general, John Sauer, is on record claiming that 65% of the project is completed (of course, he might have exaggerated – such things are known to have happened in Trump administrations). Either way, it is thus likely that there will be a massive structure next to the original White House; and, given that the ruling will embolden the president dramatically to change Washington DC’s landscape by spending money never approved by Congress, we might be cursed with a triumphal arch as well. All of which raises the question: what to do with a monstrous architectural legacy in post-Trump America?

    Some might dismiss the question as a bit of a luxury problem. After all, a war that also demonstrates the ongoing disempowerment of Congress keeps dragging on; ICE continues its cruel day-to-day work; Trump is trying every tactic to make the midterms go his way. But the built environment, and especially the civic landscape of a capital, is never just an afterthought. Buildings and monuments make values visible, as the philosopher Susan Neiman once put it. And the decision to leave Trump’s structures in place as if his reign had just been another normal era in US history is not neutral – just like leaving Confederate monuments in place is not neutral.

    Jan-Werner Müller is a Guardian US columnist and a professor of politics at Princeton University

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  • Echoes of cold war as US accused of meddling in another Brazilian election

    Claims that Trump and Rubio are trying to influence result have parallels with CIA intervention 64 years ago

    The year was 1962 and the Kennedy administration was desperate to swing Brazil’s congressional elections against its leftwing president, João Goulart, as a way of countering the supposed communist threat sweeping a region the US considered its back yard.

    Historians say that in the lead-up to the vote, the CIA and the Department of State secretly channelled millions of dollars to opposition candidates and a group tasked with spreading rightwing propaganda and stirring up unrest.

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  • Antonin Pottier : « La question climatique ne se résout pas avec des outils budgétaires, mais en repensant notre contrat social »

    Pour l'économiste Antonin Pottier, coauteur avec Emmanuel Combet d' Un nouveau contrat écologique (PUF, 2024), la transition écologique nécessite un compromis entre des forces sociales suffisamment majoritaires pour tenir dans la durée.
  • ffmpeg - Doubler le framerate d'une vidéo avec votre GeForce

    Depuis ce week-end, bonne nouvelle les zamis, puisque ce bon vieux ffmpeg sait maintenant fabriquer des images qui n'ont jamais été filmées. Oui oui ! Et ça c'est possible grâce à un filtre qui s'appelle fruc_vulkan, qui permet de calculer le mouvement entre deux images grâce au bloc dédié des GeForce RTX, pour ensuite synthétiser ce qui manque entre les deux. Grâce à ça, un 24 images par seconde ressort sans souci en version 60 images par seconde.

    La cadence de sortie se paramètre, donc vous pouvez aussi faire du 25 vers du 50, du 30 vers 60, ou n'importe quelle valeur intermédiaire. C'est donc beaucoup plus souple que le filtre équivalent côté AMD, frc_amf, qui ne sait que doubler la fréquence et ne fonctionner qu'en DirectX...

    Fabriquer ce genre d'images intercalaires n'a rien de neuf, cela dit... L'outil RIFE convertissait déjà du 24 fps en 96 en 2020. Mais ce qui change ici, c'est qu'il n'y a plus de chaîne externe, plus d'aller-retour par des milliers de PNG, puisque tout tient dans le graphe de filtres, entre le décodage et l'encodage.

    Le filtre logiciel historique de ffmpeg, minterpolate, existe pourtant depuis des années mais c'était loin d'être du temps réel. Alors que là, le vrai gain avec cette nouvelle feature, c'est qu'on passe en full temps réel. Ça veut dire que sur un catalogue à réencoder, l'interpolation cesse d'être l'élément qui bloque toute la chaîne de conversion.

    Pour l'essayer il vous faut une RTX 30 ou plus récente. Il faut aussi compiler une version de développement car ce filtre est arrivé après la sortie de ffmpeg 9.0, ce qui veut dire que pour le moment, il n'est dans aucune release et ne sera dans aucun paquet avant la prochaine.

    La commande suit ensuite le motif habituel des filtres Vulkan, qui veulent les images en mémoire GPU :

    ffmpeg -init_hw_device vulkan=vk:0 -filter_hw_device vk -i entree.mp4 -vf "format=yuv420p,hwupload,fruc_vulkan=fps=60,hwdownload,format=yuv420p" sortie.mp4
    

    L'auteur du filtre prévient quand même qu'en 2160p24, les réglages par défaut ne suivront pas en temps réel et qu'il faudra alors descendre la qualité d'estimation du mouvement. Ça s'écrit comme ceci :

    fruc_vulkan=fps=60:perf=medium:grid=2
    

    En traitement par lots maintenant, la question ne se pose pas, c'est juste plus lent.

    Maintenant, les pros de l'encodage, redescendez de votre chaise parce que j'ai quand même quelques mauvaises nouvelles... Tout d'abord, on n'a aucune stat indépendante sur le débit ou la qualité. Et il y a aussi un défaut que l'auteur du patch documente lui-même... En fait, dans les zones sans texture, le moteur invente un mouvement faux mais cohérent, qui laisse des "fantômes" autour des objets. La parade existe heureusement, mais c'est une heuristique, qui demande quelques réglages à la main sur des échantillons.

    Et il y a aussi un coût qu'on oublie... Car doubler la cadence, c'est donner deux fois plus d'images à avaler à l'encodeur, donc, il y a toujours une espèce de goulot d'étranglement. Et puis après il y a le rendu... un film de cinéma en 24 images par seconde qu'on monte à 60 prend immédiatement un aspect téléfilm que les cinéastes détestent !! Imaginez l'Odyssée de Nolan avec l'aspect visuel de Plus Belle La Vie... Ahahaha. Après sur de l'animation ou un ralenti, ça se défend bien sûr mais sur du cinéma, c'est un choix à prendre et pas une amélioration. En tout cas, c'est mon avis.

    Ah et dernier point, parce que la confusion est déjà partout dans les commentaires sur le net : Tout ça se passe à l'encodage ! Je répète : A L'ENCODAGE ! Le fichier qui sort de ffmpeg est une vidéo NORMALE. Absolument personne n'aura besoin d'une carte graphique GeForce pour la regarder ! OK ? 😘

    Source : Phoronix

  • Accord pétrolier entre le Venezuela et les États-Unis : le retour à la dépendance historique aux capitaux étrangers (Espagnol)

    Source : elDiario AR - Argentine Lire la traduction automatique en français
  • Sebta (Ceuta) : manifestations, violences contre les exilés et menaces sur les militants

    Source : Enass - Maroc
  • Six mois après le scandale, Capgemini continue ses affaires avec l'ICE

    Source : Observatoire des multinationales

    365 millions de dollars. C'est le montant du contrat conclu entre la multinationale française de services informatiques Capgemini et « ICE », l'administration trumpiste en charge de l'immigration, pour collaborer à la traque des personnes migrantes. Nos confrères de l'Observatoire des multinationales avaient révélé l'existence de cette collaboration en janvier 2026, après l'assassinat d'une citoyenne, Renee Good, à Minneapolis par un fonctionnaire de l'ICE.

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    Observatoire des multinationales

    Comment un champion du CAC40 aide l'ICE de Trump à traquer les migrants

    Que s'est-il passé depuis ? Suite à la controverse, la direction de CapGemini s'était défendue en prétendant que ce contrat – permettant la localisation d'individus en vue de leur arrestation – n'était pas « en cours d'exécution ». Et avait déclaré vouloir vendre leur filiale états-unienne. « Le 20 mai dernier, lors de l'assemblée générale annuelle du groupe à Paris, la direction avait indiqué, en réponse à certains actionnaires, que le processus de vente était en cours », rappelle l'Observatoire des multinationales. Or, fin août, la deuxième phase du contrat avec Capgemini a été activée par ICE, précise le média d'investigation. Celui-ci est donc bien en cours d'exécution.

    « Pour couronner le tout, le contrat passé par Capgemini prévoit une rémunération indexée sur les résultats. Plus Capgemini aidera à déporter de migrants, plus l'entreprise touchera d'argent, à la manière d'un "chasseur de primes" ». Et toujours aucune nouvelle de la cession de la filiale en cause. En juillet, 65 000 personnes migrantes (ou présumées comme telles) étaient détenues par ICE, dont 70 % sans aucun casier judiciaire, alors que Trump assurait ne cibler uniquement que les immigrés « criminels ».

  • Plus de 177 000 personnes ont été victimes de disparitions forcées en Syrie depuis 2011 (Anglais)

    Source : Enab Baladi - Syrie Lire la traduction automatique en français
  • Six mois après le scandale, Capgemini continue ses affaires avec l'ICE

    Source : Observatoire des multinationales
  • Comment être un candidat russe anti-guerre dans une région proche du front (Russe)

    Source : Novaya Gazeta - Russie Lire la traduction automatique en français
  • E-mail, cloud, navigateur… Et si vous passiez sous pavillon européen ?

    Source : 60 Millions de Consommateurs
  • À Saint-Savin, la nouvelle mairie RN met fin à la gratuité de la cantine et du périscolaire pour les plus modestes

    Source : Rue89 Bordeaux Payant
  • Deauville : la justice retoque la censure d'une photo de Gaza

    Source : Le Poulpe Payant
  • Nvidia mise 3,5 milliards sur MediaTek pour ne pas perdre la main sur les puces maison de ses clients

    En annonçant un investissement de 3,5 milliards de dollars (environ 3 milliards d’euros) en obligations convertibles chez MediaTek, Nvidia ne se contente pas de resserrer un partenariat de longue date avec le fabless taïwanais. L’opération lui permet surtout de renforcer une alliance qui couvre plusieurs fronts stratégiques.

  • Présentation de deux livres par les militants de l'UJFP Sarah Katz et Pierre Stambul

    Quand ?
    Le 7 septembre à 19h

    Où ?
    Librairie Résistances ! 4 Paris Villa Compoint, 75017, Paris, France

    Soirée très intéressante en vue, lundi 7 septembre, avec la présentation-dédicace de deux ouvrages l'un sur Gaza d'une part, l'autre sur sionisme et antisémitisme, par les militants de l'UJFP (Union Juive pour la Paix) Sarah Katz et Pierre Stambul.

    Avec « Le paria et le colon », Pierre Stambul parvient à retracer, en une centaine de pages remarquablement documentées l'entreprise sanglante qu'a été depuis plus d'un siècle le projet sioniste : la création d'un « État juif », au détriment des habitants indigènes de la Palestine. Et ce, alors que le judaïsme, qu'il soit religieux ou culturel, n'a jamais été territorial.

    Pierre Stambul entend, avec son nouveau livre, s'adresser en premier lieu aux Juifs de notre pays, tout en sachant qu'aux yeux de pas mal de ces derniers il est lui-même « un Juif traître ayant la haine de soi ». Mais nul besoin d'être juif pour lire son essai, et profiter de sa présentation à Résistances !

    « Gaza au bord d'un temps incertain » est l'oeuvre de Mutasem Eleiwa, le correspondant local des projets solidaires développés depuis une dizaine d'années par l'UJFP en direction des petits agriculteurs de la bande de Gaza. La réalisation la plus emblématique de ce soutien a longtemps été le grand château d'eau siglé UJFP en son sommet, impitoyablement bombardé par l'armée israélienne aux premiers mois du génocide en cours.

    Le livre reprend les chroniques rédigées par Mutasem Eleiwa au cours du premier trimestre 2026, qui sont autant les analyses de l'auteur que son témoignage sur la réalité quotidienne d'un territoire soumis à la destruction et à l'effacement programmé de ses habitants.

    L'auteur ne pouvant quitter Gaza, il reviendra à Sarah Katz, qui a elle-même effectué de longs séjours dans le territoire martyr, de faire la présentation du livre.

    Lundi 7 septembre à 19h
    Résistances
    4, villa Compoint
    75017 PARIS
    Métro ligne 13, stations Guy-Môquet ou Brochant ; Bus ligne 31, arrêt Davy-Moines

    — CAPJPO-Europalestine

  • L'été n'est pas fini. Appel à une assemblée pour s'organiser après cette période de canicules et d'incendies

    Quand ?
    Le 21 septembre de 18h30 à 22h

    Où ?
    Parc des Buttes-Chaumont 75019, Paris, France

    Nous avons suffoqué tout l'été et nous savons que ça va recommencer. Pour celleux qui auraient estivé dans les catacombes ou fait l'autruche la tête dans le sable, faisons le décompte : 4 vagues de chaleur, 5 canicules, 10 % de la forêt de Fontainebleau qui flambe et, en tout, 119 000 ha de forêt partis en fumée en France depuis le début de l'année. Et puis les records absolus qui tombent : juillet 2026 deuxième mois le plus chaud jamais enregistré à l'échelle mondiale, le Rhin et le Danube à leur niveau le plus bas jamais mesuré, 43% des petits cours d'eau français en rupture d'écoulement voire d'assecs (du jamais vu également).

    Au-delà de ces tristes records, il y a aussi celleux qui ont perdu leur maison au Porge lorsque les pompiers protégeaient celles des millionnaires sur la presqu'île du cap Ferret, celleux qui ont perdu la vie dans les canicules extrêmes en Allemagne, en France, en Espagne, en Tunisie, et enfin les milliers d'animaux non-humains morts brûlés dans les énormes incendies en Andalousie, au Canada, en Algérie, dans le Bordelais. On ressent et on parle déjà d'autres types d'impacts. Sur nos facultés mentales, notre paresse, les maladies, pour penser et faire quoi que ce soit. Sur nos moments de sociabilité et de rencontres dans des espaces, extérieurs comme intérieurs, de plus en plus irrespirables. Pour sortir du désespoir et de la peur, alors que la rage bouillone comme nos corps dans nos passoires thermiques.

    L'État et celleux qui le font fonctionner cherchent des coupables. Outre les personnes ayant mis le feu volontairement pour différentes raisons (conflits d'usage, de voisinage, pyromanie), des personnes se sont retrouvées poursuivies pour incendie involontaire. En Île-de-France, la justice met en examen et place sous contrôle judiciaire deux ouvriers à l'origine du départ de feu dans la fôret de Fontainebleau. Leur tort ? S'être fait exploiter sous 40 degrés sur les travaux de l'autoroute A6 et avoir provoqué des étincelles avec une disqueuse pour couper des glissières de sécurité. Cette chasse au responsable tout trouvé a comme un goût de foutage de gueule... Ce qui créée les conditions pour que le feu se propage, c'est le système capitaliste dans lequel nous vivons, ses industries polluantes dont nous dépendons et grâce auxquelles des patrons s'enrichissent au détriment des quelques espaces sauvages restantes, des animaux, des arbres, de notre santé ; en somme, du vivant et de notre autonomie à tous.tes.

    Il est vain d'attendre d'un gouvernement, quel qu'il soit, qu'il change radicalement la donne sur le processus en cours, vain de s'épuiser à exercer une pression sur lui ou de s'engager soi-même en espérant changer la politique de l'intérieur. D'ailleurs, ces vagues ont touché tellement de gens que des questions urgentes apparaîssent encore plus clairement : Quels coups peut-on porter à ce désastre qu'ils appellent « progrès » ? Comment mettre la machine hors d'usage et vivre sans elle ? Certain.es n'ont pas attendu l'intervention de l'État pour agir en solidarité avec celleux touché.es par les dernières « catastrophes ». À ce titre, on peut s'inspirer notamment des actions des habitant.es de Valence et alentours lors des inondations en 2024, des compagnon.nes grec.ques qui s'organisent de manière autonome depuis des années pour lutter contre les incendies, des personnes qui se sont bougées cet été pour aller apporter de l'aide aux animaux des forêts en flammes.

    L'été n'est pas fini et pourtant on sent poindre le retour à la normale inhérent à la rentrée du métro boulot dodo. Plutôt que d'oublier cette rage qui nous a saisi.es, pour combattre la canicule des années à venir, nous proposons de nous retrouver le 21 septembre à 18h30 aux Buttes-Chaumont, sur la pelouse proche de l'entrée face à la mairie du 19e. On pourra discuter de nos envies d'actions pour lutter contre les responsables du ravage de la planète et les profiteurs de canicules, partager des expériences d'auto-organisation et de solidarité face aux désastres climatiques, se demander comment se décaler de notre propre anthropocentrisme pour mieux prendre en compte les autres êtres vivants et, enfin, comment rester offensif.ves en ville dans un contexte de canicule où on cuit.

    Lectures estivales « On a lu on a aimé » :

    Par 40° à l'ombre
    4 juillet 2026

    Sur la ligne de feu : interview avec des anarchistes en Grèce sur les feux de forêt et la résistance contre la société techno-industrielle
    Takakia #3, automne-hiver 2024

    C'est pas les forêts qui devraient cramer !
    25 juillet 2026

    Après le calme, avant la tempête
    Traduit de InfraNero, 18 juin 2026

    Message au mouvement pour le climat
    15 août 2025

  • Cyberattaque : la CGT accuse l’extrême droite

    La CGT a estimé, le 31 août 2026, que les traces laissées par le piratage des sites de la CGT Éduc’Action Créteil et de la CGT Éduc’Action 77 indiqueraient « des motivations politiques d’extrême droite ». Cette attaque a contraint le syndicat à suspendre l’accès aux deux plateformes pendant plusieurs jours, à la fin du mois d’août 2026.

    Selon la CGT, des articles publiés sur ces sites auraient notamment été détournés afin de diffuser de la propagande raciste. Le syndicat cite le remplacement de « élèves » par « élèves étrangers » dans certains contenus. La CGT dénonce une tentative de déstabilisation, réaffirme son engagement antiraciste et antifasciste, et rappelle qu’elle considère l’extrême droite comme un « ennemi mortel ».

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  • Le cyber au cœur de la rentrée gouvernementale

    Le séminaire de rentrée du gouvernement, le 31 août 2026, a débuté par une session de travail avec Vincent Strubel, directeur général de l’Anssi, au siège du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Le Premier ministre Sébastien Lecornu souhaitait ainsi réaffirmer la priorité accordée à la cybersécurité, après un été marqué par de nombreuses fuites de données touchant les secteurs public et privé.

    Le groupe ZeroBytes a notamment piraté les SI de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), ce qui a entraîné trois fuites distinctes, ainsi que ceux du ministère de l’Éducation nationale. Le 29 août 2026, le groupe cybercriminel a revendiqué un nouveau vol de données, celui des informations foncières de 48 millions de personnes issues de la plateforme publique « Zéro Logement Vacant », rattachée au ministère de la Ville et du Logement.

    Sébastien Lecornu a déjà annoncé une accélération du plan gouvernemental présenté en avril 2026 pour sécuriser les SI de l’État, ainsi que des investissements destinés à développer les capacités de test et de réponse aux attaques. L’Anssi va notamment créer une unité d’intervention rapide. Un Conseil de défense cyber doit se tenir dans les prochaines semaines.

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  • The man who shaped Trump: book sheds fresh light on ruthless Roy Cohn

    American Scoundrel tells story of McCarthy attack dog, mob lawyer and Trump mentor – will the president be thumbing its pages?

    Kai Bird and Susan Goldmark have written a book Trumpworld doesn’t want you to read. Published on Tuesday, American Scoundrel is a propulsive, horrifying biography of Roy Cohn, the New York mob lawyer whose extraordinary life charted, as the book’s subtitle has it, a “Dark Journey from Joe McCarthy to Donald Trump”.

    “I told my publicist to reach out to any of the Fox News hosts and reporters, to Joe Rogan, Steve Bannon,” Bird said. “We haven’t gotten a peep, other than Joe Rogan. He said he looked at the galleys, and he got back to my publicist and said, ‘I’m not interested.’ I’m kind of surprised. This is a serious biography of the president’s mentor, whom he publicly admires and says he still misses.”

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