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  • This is the question Democrats should ask voters in order to win this November | Robert Reich

    They should ask the question Reagan asked at the end of his debate against Jimmy Carter: ‘Are you better off now than you were before this presidency?’

    The midterm elections are already upon us, and every Democrat and independent running against a Republican should ask voters the question Ronald Reagan asked on 28 October 1980, at the end of his televised debate against Jimmy Carter: “Are you better off now than you were before this presidency?”

    Unless you’re very, very rich, the answer is obviously: “No, I’m worse off.”

    Energy bills have increased three times faster than the rate of inflation while Trump has been president. The national average monthly utility bill reached $280 in early 2026, a 12% increase since the end of 2024, just before the second Trump administration took office.

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  • Que signifie vraiment le pourcentage de pluie affiché par les applications météo ?

    Les applications météo affichent presque toutes un pourcentage à côté de leurs prévisions de pluie. Un chiffre pourtant très souvent mal compris, faute de contexte.

  • La défense du français, invitée surprise dans la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis

    Les exigences de l’administration Trump contre l’étiquetage bilingue des produits auraient pu conduire à une crise constitutionnelle avec le Québec. Dans la province francophone, le gouvernement est cependant critiqué pour son inaction en la matière.
  • Interdiction du portable au lycée : la mesure s’applique-t-elle à tous les élèves dès la rentrée ?

    Source :CNews, 24 août 2026

    Etiqe :à nuancer

    Contenu :

    Dès cette rentrée, le téléphone portable est interdit au lycée. Cette mesure figure dans la loi visant à protéger les mineurs des risques liés aux réseaux sociaux, qu’Emmanuel Macron a promulguée le 24 août. Le texte a toutefois été amputé de sa mesure phare : l’instauration d’une « majorité numérique » interdisant l’accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux, censurée par le Conseil constitutionnel le 14 août.

    Ce qui subsiste, c’est donc l’interdiction du portable au lycée : sur le modèle de ce qui s’applique déjà dans les écoles et les collèges depuis 2018, les lycéens devront à leur tour laisser leur téléphone éteint et rangé pendant le temps scolaire.

    Pas d’interdiction générale

    Plusieurs médias ont présenté la mesure comme une interdiction générale et immédiate : CNews et Euronews évoquent un portable « interdit dans tous les lycées du pays », et les Dernières Nouvelles d’Alsace titrent que « les téléphones portables seront interdits dans tous les lycées ».

    La loi ne crée pas à elle seule une interdiction valable partout et pour tous. Elle modifie l’article L. 511-5 du code de l’éducation pour y ajouter les lycées, et laisse le soin à chaque établissement de choisir les modalités d’interdiction dans les règlements intérieurs.

    Ce sont ces derniers qui rendent l’interdiction concrètement applicable et opposable aux élèves : la loi pose le principe, les établissements le rendent effectif au cas par cas.

    Une application qui dépendra des conseils d’administration

    Concrètement, les lycées qui n’ont pas encore inscrit cette interdiction dans leur règlement intérieur devront le modifier lors d’un conseil d’administration, au cours de l’année scolaire. Ils seront libres d’y prévoir des exceptions pour les étudiants ou pour certaines activités.

    D’ici là, l’interdiction restera un principe posé par la loi plus qu’une règle immédiatement opposable partout. La loi étend l’interdiction du portable à l’ensemble des lycées, mais elle ne la rend pas effective « dans tous les lycées » dès le 1er septembre. Tout dépendra du calendrier propre à chaque établissement.

     

    Auteurs :

    Auteur : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

    Relecteurs : Jean-Paul Markus, professeur de droit public à l’université Paris-Saclay

    Clara Robert-Motta, journaliste

    Liens d’intérêts ou fonctions politiques déclarés des intervenants à l’article : aucun

    Secrétariat de rédaction : Guillaume Baticle, journaliste, doctorant en droit public à l’université de Poitiers

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  • Tornade à Pomas : ce genre de phénomène devient-il plus fréquent et plus intense avec le réchauffement climatique ?

    Pomas (Aude), le 25 août 2026. La tornade qui a frappé le village a fait près de 50 blessé·es. © Idriss Bigou-Gilles/AFP

    «Ce que nous voyons, c’est d’abord la nature qui prend le dessus», a commenté la journaliste Sonia Mabrouk, sur BFMTV lundi soir, face aux images de la tornade dans l’Aude. Figure emblématique des médias de Vincent Bolloré qui vient d’être recrutée chez BFM, elle répondait à son confrère Bruno Jeudy, qui affirmait que «l’année 2026 est celle où les Français prennent conscience de la crise climatique». «Il ne faut pas tout renvoyer à la politique ; la nature, quand elle se fâche, voilà ce que ça donne», a-t-elle répondu.

    La tornade a frappé le village de Pomas et ses environs, dans l’Aude, le 24 août en fin d’après-midi, vers 17 heures. 48 blessé·es ont été pris·es en charge, aucun·e en urgence absolue, et 300 habitations ont été abimées sur les 496 que compte la commune, dont 102 entièrement détruites, d’après la préfecture.

    Un évènement d’une telle intensité est-il aggravé par le réchauffement climatique ? Davide Faranda, climatologue et co-auteur du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) est spécialiste des orages au sein desquels se développent les tornades. Selon lui, «il existe bien un lien indirect entre changement climatique et intensité des tornades».

    «C’est un phénomène naturel, mais dire que c’est seulement la nature qui se fâche est trompeur, argue-t-il auprès de Vert. Le changement climatique modifie les conditions qui permettent à ces phénomènes de se produire, notamment en renforçant la chaleur et l’humidité disponibles pour les orages.» Plusieurs études récentes documentent «une évolution des environnements favorables aux phénomènes violents et suggèrent une intensification des orages producteurs de tornades», indique-t-il encore.

    Des tornades pas plus fréquentes mais plus intenses

    Les conditions atmosphériques actuelles étaient déjà propices à l’arrivée d’orages, ceux-ci ont alors été dopés par la chaleur emmagasinée dans les mers. «Ils prennent leur intensité dans la chaleur humide, or avec les températures très élevées des océans, il y a en ce moment une grande disponibilité de chaleur humide sur la mer Méditerranée et sur l’Atlantique», poursuit le chercheur.

    Le changement climatique influe indirectement sur l’intensité de ce phénomène, pas sur sa fréquence. «Il n’y a pas plus de tornades, mais elles peuvent vivre plus longtemps et créer des dommages comme ce que l’on a vu lundi», appuie le spécialiste. Au-delà de ce phénomène général, il n’y a toutefois pas d’étude qui relie l’intensité de la tornade de Pomas au dérèglement climatique. Météo-France indique que se produisent en moyenne une dizaine de tornades par an en France, la plupart de faible intensité. Celles-ci ne durent pas plus de quelques minutes et restent localisées sur plusieurs centaines de mètres.

    Cliquez sur la carte pour accéder aux prévisions de Météo-France par département. © Météo-France

    Météo-France a classé ce mercredi 12 départements du nord-ouest en vigilance orange pour le risque d’orages. Dans la soirée, de fortes précipitations sont attendues, des grêlons «de taille moyenne à grosse», de nombreux éclairs et des rafales jusqu’à 100 kilomètres-heure. L’institut prévient qu’une grande majorité du pays devrait être concernée par une alerte jaune ou orange dans la journée de jeudi. Lorsque Météo-France prévoit un risque de tornade sur un territoire, le bulletin de l’agence, consultable ici, indique un «risque de phénomènes tourbillonnaires», comme ça a été le cas lundi.

    «Avec le réchauffement climatique, les effets d’une tornade ou d’un orage sont amplifiés en termes de risques car le territoire est déjà vulnérable», rappelle le climatologue au Centre national de recherche scientifique (CNRS) et co-auteur du Giec Christophe Cassou.

    Les territoires touchés déjà vulnérables à cause du changement climatique

    «Attribuer l’intensité d’un aléa au réchauffement climatique est important mais il ne faut pas s’arrêter là, insiste-t-il. Le réchauffement climatique accroît surtout la vulnérabilité des territoires parce qu’ils subissent aussi ses effets chroniques, au-delà des évènements extrêmes.»

    L’Aude a vécu cet été une sécheresse historique et des chaleurs très élevées qui ont alimenté des incendies. Le chercheur relève : «On est dans un territoire déjà sinistré, tous ces risques liés au changement climatique s’additionnent pour les populations, il ne faut pas les regarder de manière isolée.»

    Cette multiplication des risques a notamment de lourdes conséquences économiques. Le chercheur note par exemple que «les ressources financières pour réparer les calamités sont moindres car elles doivent être partagées entre les dégâts de la tornade, ceux du retrait-gonflement des argiles liés à la sécheresse et ceux des calamités agricoles…»

    Selon lui, les propos de la journaliste Sonia Mabrouk «sont d’un autre siècle. Dire “la nature se fâche”, c’est cacher toutes les conséquences systémiques du changement climatique.»

  • How Mark Carney’s speeches have become political earthquakes | Ted Widmer

    The quiet-spoken Canadian prime minister has spoken unutterable truths

    Is it perhaps a sign of the times that Mark Carney, the prime minister of Canada, has become a thrilling orator? A sober banker, he speaks calmly, without many vocal inflections. We expect Canadians to be somewhat flat; even a little boring, and yet Carney has already delivered two remarkable speeches in 2026, and the year is far from over.

    The first, at Davos, described a “rupture in the world order”, and “the end of a pleasant fiction”. By that, he meant that the world could no longer depend on the United States to lead the Pax Americana that has largely kept the peace since the end of the second world war.

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  • ICE arrested 50,000 people in July – quietly the biggest month in Trump’s second term

    Administration moved away from high-profile raids that defined immigration enforcement approach last year but still deported record number of people

    The Trump administration arrested and deported a record number of immigrants in July, according to newly released government data – apprehending an average of 1,500 people and removing 1,100 people daily.

    This latest data confirms what attorneys and immigrant advocates have been seeing across the US – although the administration has moved away from the high-profile, militarized raids that came to define its immigration enforcement approach last year, it is quietly ramping up its operations.

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  • Wiped out: US faces surging toilet paper prices amid trade war with Canada

    Paper products among hardest-hit sectors after trade negotiations broke down, with 25-50% tariffs estimated

    Using the bathroom or having a cry is about to become more expensive for North Americans as the US and Canada enter a full-fledged trade war that threatens to flush away decades of peaceful trading between the two nations.

    After trade negotiations broke down between the two countries last weekend, Mark Carney, the Canadian prime minister, vowed to match US tariffs “dollar for dollar” and unveiled a list of nearly 900 American goods that will face 25% to 50% tariffs starting on 8 September.

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  • Face à l'inceste, Sortons du Silence

    FACE A L'INCESTE, SORTONS DU SILENCE
    Conférences, spectacles, concert conté, projection, ateliers, groupes de paroles...
    Du 20 au 28 novembre 2026
    Dans la vallée du Buëch (05)

    Nous, habitant-es du Buëch, réfléchissons depuis un an à la création d'un événement sur l'inceste avec l'objectif principal de parler de cette violence intra-familiale dans l'espace public.

    Si quelques ajustements sont encore à l'œuvre, l'essentiel est actuellement construit. Ainsi, nous lançons notre première communication. Vous pouvez d'ores et déjà noter les dates !

    Grâce à nos divers partenariats avec des associations du territoire (MJC de Serres, le Pôle Petite Enfance de l'Île aux enfants, Bord de Blaisance, Soupes&Bobines, les 400 coups, le Planning Familial 05, Enfant en danger...) et le soutien financier d'organismes publics, une partie de celui-ci va pouvoir se concrétiser.

    Nous avons à cœur que cet événement soit gratuit ou à prix libre pour le public. C'est pourquoi
    nous organisons aujourd'hui une collecte en ligne pour permettre sa réalisation complète.

    Pour plus d'informations sur l'événement ou le soutenir : cliquez sur le lien en post-scriptum.

    Si vous souhaitez nous contacter (pour plus d'informations, pour devenir bénévole, etc.), contactez-nous au : fiss05@riseup.net

    A très bientôt !

    https://www.helloasso.com/associations/maison-des-jeunes-et-de-la-culture-de-serres/collectes/face-a-l-inceste-sortons-du-silence

  • Rencontre avec NILS ANDERSSON

    Né à Lausanne en 1933, Nils Andersson s'engage très jeune dans les combats politiques et culturels. En 1957, il fonde La Cité Éditeur, maison d'édition qui deviendra un espace essentiel de diffusion des textes censurés et des voix interdites. Pendant la guerre d'Algérie, il publie notamment La Question d'Henri Alleg ainsi que La Gangrène, malgré la censure et les saisies opérées par les autorités françaises. En 1962, il publie également les pièces écrites en prison par le militant anticolonial algérien Mohamed Boudia. Son engagement internationaliste lui vaudra la répression et l'exil. Expulsé de Suisse en raison notamment de ses activités politiques et éditoriales, il poursuivra son parcours militant en Albanie, en Suède puis en France. Des luttes anticoloniales aux combats contre l'impérialisme et le capitalisme, Nils Andersson n'a jamais cessé de défendre la nécessité de penser, transmettre et organiser les résistances. Auteur de Mémoire éclatée. De la décolonisation au déclin de l'Occident et de Le capitalisme, c'est la guerre ( tome 1 et 2 ), il continue aujourd'hui à témoigner d'une histoire militante dont les enseignements restent profondément actuels. Une rencontre avec un témoin et acteur de plusieurs décennies de luttes. Une soirée pour parler de colonialisme, décolonisation, impérialisme, internationalisme, édition militante et résistances. Venez nombreuses et nombreux. N. Vendredi 18 et samedi 19 septembre 2026 Accueil dès 18h30 — Rencontre à 19h00 📍 Local de Bruxelles Panthères Chaussée de Mons 438 — 1070 Anderlecht Accès : Tram 81 — Bus 46, arrêt Douvres Métro — station Aumale
  • Dette publique : pourquoi la France est entrée dans une zone à risques

    Les tensions internationales ont fait grimper les taux d’intérêt partout dans le monde, mais dans l’Hexagone plus qu’ailleurs. Depuis cet été, la dette publique française n’est plus une valeur refuge.
  • Le zoo de Beauval renonce à accueillir les dauphins de Marineland, menacés d’être envoyés en Asie

    « La France ne peut pas tourner la page des delphinariums en abandonnant les dauphins et les orques. Si on exporte la souffrance ailleurs, ce n’est pas une victoire, c’est une fuite », explique Lamya Essemlali.

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  • L’origine professionnelle du cancer du sein d’une hôtesse de l’air reconnue

    Le tribunal judiciaire de Bayonne a souligné, entre autres, le rôle du travail de nuit et de l’exposition aux rayonnements ionisants. Cette décision, inédite en France, pourrait ouvrir la voie à d’autres femmes navigantes pour faire reconnaître l’origine professionnelle de leur maladie.
  • En images : Pomas, au lendemain de la tornade

    Maisons ravagées, toits arrachés... Les dégâts sont nombreux à Pomas, dans l'Aude, après le passage d'une tornade le 24 août. Retour en images au lendemain de la catastrophe.
    Des maisons éventrées, des toits arrachés, des citoyens traumatisés... Le 24 août vers 17 heures, une tornade a ravagé la commune de Pomas (Aude), qui compte environ 1 000 habitants, alors qu'une partie du Sud-Ouest était en vigilance orange pour orages. 50 personnes ont été blessées, dont deux personnes en urgence (…)

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  • Avec les puces M6 et M5 Ultra, Apple transforme ses Mac en machines taillées pour l’IA locale

    Ce sera donc le dernier grand coup de Tim Cook, à quelques jours de la passation de pouvoir à John Ternus. Apple a officialisé le renouvellement complet de sa gamme de bureau, porté par deux nouvelles puces, la M6 et la M5 Ultra. Gravure en 2 nm, accélérateurs neuronaux intégrés au GPU, mémoire unifiée à très haut débit et architecture quad-die : Apple muscle considérablement les capacités de calcul local de ses Mac, avec l’IA comme principal argument.

  • Santé, religion, opinions politiques : Claude peut désormais garder vos « sujets sensibles » en mémoire, si vous le souhaitez

    Anthropic transforme la façon dont Claude gère la mémoire des utilisateurs. Un nouveau système, segmenté par sujets, doit notamment permettre une meilleure interopérabilité entre les différents outils de l'entreprise américaine.

  • DEFENSE: l’Europe veut des champions paneuropéens, chaque État veut le sien

    En 2025, les États membres de l’Union européenne ont consacré 115 milliards d’euros à l’achat d’équipements militaires. La même année, les startups européennes classées dans la défense, la sécurité et la résilience ont levé 8,7 milliards de dollars. Entre ces deux masses d’argent, un troisième chiffre raconte l’essentiel: les achats collaboratifs spécifiquement européens déclarés par …

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  • Le régime vegan ralentirait le vieillissement et réduit les inflammations

    Au cours d’un mois seulement, le régime vegan a entraîné des modifications au niveau de l’ADN associées à la fonction immunitaire, au métabolisme et aux voies biologiques impliquées dans le développement du cancer et la croissance cellulaire.

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  • [Jura] Forum antifasciste à Lons-le-Saunier. On est là.

    Forum antifasciste, décoloniale, anti-impérialiste et contre la guerre
    Dates : Du 4 au 6 septembre 2026
    Lieux : Lons-le-Saunier (39) : Place de la Comédie / Le Local / Café du palais / La Comédie noire / Place de la Liberté

    Vendredi 4 septembre

    18h à la Comédie Noire : rencontre/discussion avec le collectif La Horde, présentation du jeu Fachorama et de l'action militante du collectif.
    19h30 au Local : jeu/discussion « Les mascus du wokistan » Jeu collectif du type loup-garou animé par le collectif Noustoutes 39
    à partir de 20h30 au café du Palais : DJ Set Scrachin Beg, DJ Set Hip-Hop et groove.

    Samedi 5 septembre, place de la Comédie :

    10h30 : table ronde avec des groupes antifascistes du grand-est : antifascisme et ruralité : porter un contre discours, construire la solidarité.
    12h : cantine populaire végan, préparée par l'afa39. Prix libre et solidaire.
    13h30 : conférence d'Urgence Palestine : présentation de l'action du collectif et de la situation en Palestine.
    15h : conférence discussion : Richard Monvoisin : écologie libérale, doctrines new age et idéologies réactionnaires.
    16h30 : table ronde animée par Mourad Guichard : avec des afa du grand est, Tsédek !, Youssef Boussoumah du QG décolonial : antifascisme et luttes anti-impérialiste : porter une voix internationaliste, décoloniale et contre la guerre dans un contexte de bataille informationnelle.
    19h : concerts : La Pinata / Baku / Charnoï / Mekuyanski / Scratchin Beb

    Dimanche 6 septembre

    10h place de la liberté : manifestation contre la guerre : pour faire entendre une voie internationaliste, pour la paix et contre la fascisation des discours et des actes. Cortège déter, festif et populaire.
    12h : cantine populaire végan préparée au Local. Prix libre et solidaire.
    14h : au local conférence discussion : collectif jeunes contre la guerre, présentation de l'action du collectif et de la campagne internationale « guerre à la guerre ».
    15h au local : conférence discussion : collectif Dijon anti-cra, discussion autour du projet de construction d'un nouveau centre de rétention administrative et des conséquences locales.
    17h : goûté de fin, on termine ce week-end de mobilisation autour d'un thé à la menthe et de gâteaux végan.

    Et bien évidemment tout le week-end on veille les un.e.s sur les autres, on fait collectivement attention aux discours et comportements, on auto-gère sa conso d'alcool ou autre, et on respecte les lieux et toutes les personnes présentes.

  • «Groenland, échos arctiques» : une BD pour naviguer au cœur du réchauffement climatique

    Comment raconter le réchauffement climatique sans empiler les chiffres ni sombrer dans le catastrophisme ? Lauriane Miara relève le défi dans Groenland, échos arctiques (août 2026, Les Étages Éditions), une bande dessinée née d’une expédition scientifique menée en 2023 sur la côte ouest de l’île. Embarquée à bord du voilier de recherche Forel pour réaliser des dessins de vulgarisation à destination d’un public scolaire, l’illustratrice est rentrée avec une conviction : cette aventure méritait d’être racontée au plus grand nombre.

    Résultat : un roman graphique aussi beau que percutant. Les aquarelles aux teintes douces, rehaussées d’encre de Chine, rendent presque palpables le silence, la lumière des glaciers et l’immensité des paysages arctiques.

    «Groenland, échos arctiques», de Lauriane Miara, Les Étages Éditions, août 2026, 128 pages, 29 euros. © Les Étages Éditions

    Mais le Groenland que raconte Lauriane Miara ne se résume pas à la fonte des glaces. Le regard de l’autrice se porte surtout sur celles et ceux qui y vivent. Au fil des pages, elle dépeint une société qui s’adapte à un environnement en mutation, tout en préservant un rapport spirituel au vivant. Ici, l’animal n’est ni une ressource à exploiter ni un être à protéger à tout prix : il est respecté pour ce qu’il apporte à la communauté. Cette conception, portée par la culture inuite, pousse les lecteur·ices à interroger leurs propres représentations.

    La bédéaste n’occulte pas non plus l’histoire coloniale de l’île. Un habitant témoigne du traumatisme de la «danisation», cette politique d’assimilation imposée aux Groenlandais·es pendant des décennies. Une manière de rappeler que les populations les plus exposées aux bouleversements climatiques sont aussi les plus grandes victimes des rapports de domination.

    «J’entends par échos arctiques les messages perceptibles émis par les milieux et les sociétés arctiques auxquels nous devrions tendre l’oreille», explique Lauriane Miara. C’est précisément ce que réussit ce livre : faire entendre ces voix, humaines autant que non humaines, sans jamais donner de leçon.

    «Groenland, échos arctiques», de Lauriane Miara, Les Étages Éditions, août 2026, 128 pages, 29 euros.

  • À symptômes égaux, l’IA envoie les hommes aux urgences, pas les femmes

    Face aux mêmes maux, plusieurs grands modèles d’intelligence artificielle recommandent beaucoup plus souvent les urgences aux jeunes hommes qu’aux jeunes femmes. L’IA reproduit certains biais déjà observés en médecine.

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  • Pour gagner les élections, Nétanyahou frappe les territoires palestiniens

    La coalition du premier ministre israélien a ouvert sa campagne en vue des législatives d’octobre en redoublant les attaques dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Frappes aériennes, siège, menaces: les colons et les soldats font office de propagande électorale.
  • Victime d'un traitement hormonal, elle est devenue lanceuse d'alerte

    Emmanuelle Huet-Mignaton, atteinte d'une tumeur cérébrale à cause de l'Androcur, se bat pour que les femmes puissent comprendre les enjeux pour leur santé avant d'accepter, ou pas, un traitement hormonal.
    « Après l'opération, une bouillie sortait de ma bouche. Alors, j'ai posé ma question à l'écrit. Quelles sont les chances que mes tumeurs soient liées à mon traitement ? » La réponse du médecin a été sans appel : 100 %.
    Victime de l'Androcur, un médicament inhibiteur d'hormones, (…)

    Lire la suite - Portrait / Santé
  • Cette nouvelle carte gratuite permet de suivre les trains qui circulent en France

    Où se trouve votre train ? À partir de ce 26 août 2026, TrainTracker24 permet de suivre sur une carte les trains de voyageurs qui circulent en France, en Espagne et en Belgique. Leur position ne sera toutefois pas transmise par GPS, mais estimée à partir des données des opérateurs. Est-ce efficace ?

  • Les enseignants gagnent-ils vraiment 3 090 euros nets par mois ?

    La publication par le ministère de l'Education nationale du salaire moyen des enseignants vient de faire couler beaucoup d'encre. Un chiffre à prendre avec des pincettes.
  • Après l’annonce des Pixel 11, le Google Pixel 10a perd 200 € et devient enfin une bonne affaire

    [Deal du jour] Les Pixel 11 viennent d’être dévoilés, mais leur arrivée rend surtout le Pixel 10a beaucoup plus intéressant.

  • Manif le 20/09 contre le permis de tuer voté pour les flics

    Une invitation depuis Marseille. À se bouger le 20/09 partout, là où on peut, comme on peut.

    rdv le 20 septembre

    contre le permis de tuer

    parce qu’on en a marre des mensonges policiers, et leur ouin ouin de syndicats dans les média

    parce-que qu’on sait que les flics brutalisent insultent intimident harcèlent. c’est leur métier. et ils mentent. et les politiciens, procureurs et juges les protègent.

    alors cette nouvelle loi fait vomir.

    on se rappelle Nahel, il y a 3 ans déjà. et son assassin devenu pour cela millionnaire et qui continue son métier. Et aussi à Marseille, Souheil tué à la belle de mai, ou encore Mehdi ce 23 avril 2026. Et Angelina tabassé par la Bac il y a 7 ans. Obtenir la vérité est un combat, et les policiers sont toujours couvert par les procureur et juges, les enquêtes sont des impasses, les médias cest une horreur, et ce sont encore et toujours les victimes et leurs proches qui sont diabolisés.

    nous ne sommes pas dupes sur le travail policier. on ne vit pas dans une série télé. et le progrès serait d’enlever des moyens et de l’impunité au système policier.

    c’est pourquoi nous devons marcher, crier, et tout retourner. et les sénateur vont trembler, les syndicats policiers s’étouffer et les faiseurs de loi vont reculer.

    La lutte ne s’arrête pas là. Il y a des rendez vous, dont le 20/09 fait partie. Mais aussi des suites.

    Le 20/09 partout, comme on peut, ensemble et chacun.e son style.

  • Atelier lecture autour des archives TPBGI

    Les Encombrant-e-s, collectif d’archives TPBGI nantais, vous invite à une après-midi de lecture pour découvrir une partie de sa collection de fanzines et d’éditions lors de deux ateliers au salon de lecture du Lieu Unique, les mercredi 12 et samedi 29 août de 15h à 17h30. Le Salon de lecture est un espace gratuit et non-marchand et possède un riche fond de livres, mini-éditions et autres publications en tout genre, on en fera aussi une sélection le jour J.

    L’occasion de se poser et bouquiner, mais aussi de discuter de notre rapport à la mémoire et de nos envies pour le futur !

    N’hésitez pas à ramener des zines ou des livres que vous aimeriez partager.

    L’atelier est gratuit et le lieu accessible PMR

  • Pas de congrès pour le RN à Orléans les 24 et 25 octobre !

    PAS DE CONGRÈS POUR LE RN !

    Les 24 et 25 octobre, le RN prévoit son congrès à Orléans, avec son meeting de lancement de campagne le 25. Des bus partiront de partout en France pour une démonstration de force du premier parti fasciste de France.

    A chaque fois que le FN/RN remporte des victoires médiatiques ou politiques, il se normalise comme force politique et ses idées gagnent du terrain, en témoigne la loi « permis de tuer » pour la police et gendarmerie votée cet été. Ce parti alimente surtout la violence raciste, comme en juin dernier, dans une discothèque à Rodez, où on a entendu : « Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir. »

    Face aux dangers du fascisme, notre réponse doit être déterminée et massive.

    Les manifestations qui ont eu lieu en juillet contre le congrès de l’AfD, parti fasciste allemand, ont rassemblé 20000 manifestant.e.s et doivent nous donner confiance : partout dans le monde, nous sommes la majorité ! Ensemble, nous pouvons infliger une lourde défaite au RN.

    Plusieurs initiatives antifascistes sont en train de s’organiser à Orléans, notamment avec un village antifasciste le 24 et une manifestation nationale en direction du meeting le 25. Début septembre il y aura une réunion nationale inter-organisations pour finaliser toustes ensemble l’organisation de ce week-end de mobilisation antifasciste nationale.

    Nous appelons aussi toutes les organisations qui le souhaitent à organiser des campagnes dans leurs quartiers, leurs villes et leurs villages pour appeler à manifester le 25 octobre à Orléans contre le meeting du RN.

    Au sein de la plateforme Ciao Fachos, nous travaillons sur un kit de mobilisation (argumentaire, tract, affiche…) pour les accompagner.

    Rejoignez-nous !

    Tractages, collages, réunions publiques, transports collectifs, soirées de récoltes de fonds : soyons partout, et profitons-en pour empêcher le RN de tracter sur nos marchés et coller sur nos murs.

    PAS DE CAMPAGNE ET PAS DE CONGRÈS POUR LES RACISTES !

    Signataires :
    AcaaB (Action citoyenne antiraciste antifasciste Beaucaire), AFA Annemasse, AG anti fasciste 72, Alternatiba Orléans, Amaars (Assemblée Morbihan (Est) Antifasciste Antiraciste Rurale et Solidaire), ATTAC 45, Ciao Fachos, Collectif antifasciste Orléans, Collectif antifasciste Paris 20e, Contrevents (Côtes d’Armor), CRAAAME (Collectif Rêvolutionnaire Autonome Anarchiste Anti-fasciste du Mans et des Environs), G.E.L 72 (Groupe Étudiant Libertaire Sarthe), Gentilly Antifasciste Antiraciste, GRIF (Groupe Radical Intersectionnel Féministe) Orléans, ORA (Orléans Riposte Antifasciste), Organisation de Solidarité Trans (OST), OST Orléans, Riposte Antifasciste Marseille, Riposte Populaire, Soulèvements de la Terre Orléans, Sound of Sudan, Suresnes Antifa Antiraciste, TAF (Tours AntiFasciste)

    Texte alternatif décrivant l’affiche :

    Visuel avec gros message « Pas de congrès pour le RN »
    On voit une foule de bras qui font des siamo tutti antifascisti
    Deux pancartes « Orléans 24 – 25/10 » et « mobilisations antifa »
    Des drapeaux antifasciste, LGBTQIA+ et palestinien sont brandis

    ————————

    RÉSUMÉ DE LA RÉUNION PUBLIQUE DU 6 AOÛT DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS

    Une participation massive !

    70 participant·e·s, 33 organisations, dont 5 d’Orléans / du Loiret et 3 organisations nationales (VISA, ASSO Solidaires, Solidaires étudiant·e·s)

    Et ça début août, une franche réussite qui annonce d’importantes victoires (et défaites pour les fascistes !)

    Préparation inter-orga

    Après avoir présenté pourquoi c’est important et vital de s’opposer au Rassemblement Nazional, nous avons présenté la situation du congrès / meeting du RN à Orléans et d’où en est la préparation de la mobilisation anti-fasciste nationale !

    Nous avons discuté stratégie et amendé une proposition de visuel d’appel à se mobiliser les 24 et 25 octobre à Orléans depuis partout.

    Continuons à préparer la défaite du RN !

    Ensemble nous avons décidé de créer des groupes inter-orga pour organiser
    – la communication (kit de mobilisation avec argumentaires, tracts, affiches, visuels internet et réunions publiques)
    – et la logistique (hébergements, récolte d’argent, transports collectifs, modalités de la manifestation du 25/10)

    Toute personne membre d’orga ou d’inter-orga peut rejoindre ces groupes en nous contactant !

    Coordonnons toutes les échelles locales et globales

    Dans chaque ville et village, nous avons besoin de faire des réunions publiques pour présenter les enjeux majeurs du contre-congrès, organiser des transports collectifs et récolter de l’argent pour les financer !

    Se mobiliser localement en assemblées publiques et en inter-orga, pour s’opposer au congrès et au 1er meeting du RN à Orléans c’est monter en puissance pour s’opposer localement aux réunions, tractages, collages du RN.

    Prochaines réunions

    Le 1er septembre il y aura une réunion inter-orga unitaire nationale pour se coordonner sur les actions des 24 et 25 octobre à Orléans (village et manifestation anti-fascistes). Pour que votre orga y participe vous pouvez nous contacter !

    La prochaine réunion publique de Ciao Fachos, pour informer des avancements de cette mobilisation nationale et pour donner des outils de mobilisation locale, sera le Dimanche 6 Septembre à 18h30 en visio via ce lien : https://bbb.faimaison.net/rooms/xb9-1lb-jdo-kts/join

    Texte alternatif décrivant le visuel :

    Dix-neuvième congrès du RN. Orléans 24 et 25 octobre 2026.
    Détournement du visuel du RN, en barrant les visages de Jordan Bardella et Marine Le Pen et en remplaçant « victoire » par « défaite » dans leur slogan, ce qui donne : «Une nouvelle étape vers la défaite de 2027 !».
    Résumé de la réunion publique du 6 août.
    Ciao Fachos.

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    OUTILS DE COMMUNICATION DE LA PLATEFORME ANTI-FASCISTE CIAO FACHOS

    Site internet : https://ciaofachos.noblogs.org

    Groupe Signal de diffusion d’informations (invitations et résumés des réunions publiques, campagnes d’actions, etc), aussi utile pour se mettre en contact de manière sécurisée en contactant un.e admin. Lien pour le rejoindre :
    https://signal.group/#CjQKIBgEUlNyWfuhem_-VP4M3snoFexoP9-lHUTkwlS_EtTWEhARX1ddFWsDNoqeencBMsPf

    Groupe Signal inter-organisations d’entraide et de coordination : rejoignable à la demande par des membres d’organisation

    Groupe Signal inter-organisations pour préparer le contre-congrès du RN à Orléans et notamment la manifestation du 25/10 : rejoignable à la demande par des membres d’organisation

    Mail : ciaofachos@systemli.org

    Liste mail de diffusion d’informations (invitations et résumés des réunions publiques, campagnes d’actions, etc) : besoin de demander à y être ajouté.e.s par mail.

    Instagram : @ciao_fachos

    ————————

    Nous vous invitons vivement à partager ces informations partout, à nous rejoindre et à participer au contre-congrès de multiples manières possibles !

    CIAO FACHOS

  • [Saint-André des eaux] Rassemblement contre l’expulsion d’une famille de son logement, jeudi 27 août à 7h45

    Ces derniers jours, 3 familles ont reçu l’annonce de l’expulsion imminente de leur logement.

    Jeudi matin, une famille résidant à Saint-André des eaux depuis 8 ans doit être expulsée. Les 6 enfants âgées de 11 mois à 15 ans vont se retrouver à la rue à quelques jours de la rentrée des classes.

    De jeunes enfants sont des personnes vulnérables et l’État a pour mission de les protéger. En décidant de procéder à une expulsion sans avoir prévu de relogement, la préfecture met en danger direct la famille et déroge à ses missions de protection.

    Nous nous joignons à l’appel de l’UCIJ pour manifester contre cette expulsion, rendez-vous jeudi 27 août à 7h45 devant la mairie de Saint-André des eaux.
    Ne laissons pas les plus précaires d’entre nous sans droits et sans abris.

    Ensemble et solidaires, demandons à la préfecture le gel des expulsions sans proposition de relogement pour ne pas se retrouver avec des familles et de nombreux enfants à la rue.

  • [Nantes] Fêtes libre & répression

    Soirée de soutien au profit de Tekno AntiRep et du Fonds de Soutien Juridique des Sons (FSJS).

    La fête n’échappe pas aux mécanismes de contrôle du monde qui l’entoure.
    Qu’il s’agisse de fêtes libres ou de grands rassemblements, le milieu festif fait face à une répression de plus en plus lourde.

    Derrière ces interventions musclées se cache une volonté d’uniformiser nos loisirs et de faire disparaître les espaces d’expression alternatifs.
    Parce que ces violences impactent durablement nos communautés, nous refusons de les passer sous silence.

    Face à la désinformation et aux récits stigmatisants, notre meilleur alliée reste LA VÉRITÉ.
    S’informer et documenter les faits est un acte de résistance : c’est ainsi que nous protégeons nos droits et que nous faisons de la fête un territoire de liberté, d’entraide et de solidarité.

    SUR LA TERRASSE : 18H – 22H
    Discussion autour de la répression en milieu festif (avec Tekno AntiRep, Techno+ & diverses acteurices du milieu).

    OHM TOWN : 22H – 03H
    K, Tinovich, Mazz, Wony, (live) Zaza vs Orphase

    Stand RDR & Infos luttes sur place (ressources et lectures fournies par Tekno AntiRep & Techno+).

    Quelques ressources pour s’armer de savoir :
    FSJS (Fonds de Soutien Juridique des Sons) : https://urls.fr/P-ctzN
    Tekno AntiRep : https://linktr.ee/teknoantirep
    Techno+ : https://technoplus.org/

    POUR VENIR :
    16-17 Rue Jules Launey, 44100 Nantes
    Bus C1, C20, 10 et 81 : arrêt Bas-Chantenay
    Navibus N2 : arrêt Bas-Chantenay
    Un parking vélo se trouve devant l’entrée.

    Pour une fête libre, sûre et bienveillante pour toustes, aucune forme de violence, de harcèlement ou de discrimination (racisme, misogynie, LGBTQIA+-phobie…) ne sera tolérée.

    Tout comportement inapproprié entraînera une exclusion définitive.

  • ARCSPACE lève plus de 2 millions d’euros pour faire passer les satellites du jetable au réparable

    La startup parisienne ARCSPACE vient d’annoncer avoir levé plus de 2 millions d’euros pour qualifier en vol une technologie de soudage et de découpe par faisceau d’électrons destinée aux opérations en orbite. Son ambition est d’intervenir sur des satellites qui n’ont jamais été conçus pour être entretenus. Derrière cette prouesse technique se dessine un marché …

    L’article ARCSPACE lève plus de 2 millions d’euros pour faire passer les satellites du jetable au réparable est apparu en premier sur FW.MEDIA.

  • Antigone des associations : la mairie de Montpellier va-t-elle encore écarter une asso de solidarité avec la Palestine ?

    Source : Le Poing
  • Tasses, sacs, tee-shirts : les produits dérivés des JO 2030 très loin du « made in France »

    Source : Spotlighted
  • Toulouse. Le collectif Fidia Diala décolonise la danse

    Source : L'Empaillé
  • With no friends left to burn, Trump is running out of diplomatic ammunition | Rafael Behr

    Everyone can see that the Iran war has been a strategic disaster for the US, while a failing president pretends he is winning

    Now is the twilight of Donald Trump’s supremacy. The US is still the richest and most heavily armed nation on Earth. That status is secure. The current president, contemptuous of law and indulged in lawlessness by a supine Congress, enjoys even greater power than the constitution allows.

    With those advantages it takes a special talent for incompetence to look as thwarted and impotent as Trump does with more than two years of his second term still to run.

    Rafael Behr is a Guardian columnist

    Continue reading...
  • Ceuta : dernier kilomètre du renseignement

    Les 30 et 31 juillet, environ 70 000 personnes ont tenté d’entrer dans l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, lors de l’un des plus importants épisodes de franchissements massifs de frontière qu’ait connus l’Espagne ces dernières années. Cette mobilisation avait été précédée, pendant plusieurs semaines, d’appels à franchir la frontière et d’échanges sur les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie.

    Une question s’est rapidement posée : ces signaux avaient-ils été détectés à temps par les services de renseignement espagnols et, surtout, avaient-ils été traduits en décision ?

    L’Espagne débat actuellement de la question de savoir si ses services de renseignement ont alerté le gouvernement avant que des dizaines de milliers de personnes n’entrent dans l’enclave espagnole de Ceuta le 30 juillet.

    Le gouvernement reconnaît qu’il disposait d’informations faisant état d’une hausse saisonnière des arrivées. Il affirme qu’aucun rapport de renseignement n’avait anticipé un événement d’une telle ampleur. Le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a déclaré qu’aucun service de renseignement n’avait signalé « une circonstance de cette nature » (RTVE). 

    Des sources attribuées à la communauté espagnole du renseignement présentent une autre version. Selon ces témoignages, le Centre national de renseignement aurait adressé plusieurs alertes au ministère de l’Intérieur. D’autres articles affirment que le principal groupe de discussion encourageant le franchissement de la frontière avait été identifié huit jours avant les événements (Cadena SERLa Razón).

    Localisation Ceuta

    Ces récits reposent sur des sources anonymes. La juridiction nationale espagnole a désormais demandé à la Guardia Civil d’établir si certaines de ses unités à Ceuta avaient reçu des informations susceptibles de constituer une alerte préalable (Demócrata).

    L’enquête devra déterminer ce qui était connu, à quel moment, et où ces informations ont circulé. Pour l’ensemble de la communauté de la sécurité, Ceuta met déjà en lumière un problème plus profond. Les organisations de sécurité sont devenues très performantes dans la collecte de signaux. Elles restent beaucoup moins constantes lorsqu’il s’agit de décider ce que ces signaux exigent de faire. 

    Ce qui était visible avant Ceuta

    L’activité numérique qui a précédé le 30 juillet s’est développée publiquement pendant plusieurs semaines. Des rumeurs concernant une décision de la Cour suprême espagnole ont circulé sur Facebook, Instagram, TikTok, WhatsApp et Telegram. Cette décision a été présentée comme une ouverture de la frontière. Des comptes ont partagé des exemples de franchissements réussis, des itinéraires et des instructions pratiques.

    Une campagne en ligne liée à Ceuta aurait généré environ 11 millions de vues depuis le début du mois de juillet (AFP). Une vidéo Instagram montrant un itinéraire entre Fnideq et Ceuta a atteint 1,4 million de vues dans les jours précédant le franchissement. D’autres comptes orientaient leurs abonnés vers des groupes WhatsApp où les trajets étaient discutés et coordonnés (CBC).

    Les données publiques montraient également une pression physique croissante. Au 15 juillet, le ministère espagnol de l’Intérieur avait enregistré 2 826 entrées irrégulières à Ceuta depuis le début de l’année 2026, soit une hausse de 146 % par rapport à l’année précédente (Antena 3).

    Pris ensemble, ces éléments soulevaient une question de renseignement bien avant que l’ampleur et le calendrier de l’événement puissent être établis.
    Les signaux n’étaient-ils que les fragments d’un schéma saisonnier habituel ? Ou étaient-ils en train de devenir quelque chose de qualitativement différent ? C’est à ce moment que la collecte s’arrête et que commence l’analyse. 

    De la détection à l’analyse

    Les discussions sur la sécurité ont souvent tendance à considérer l’alerte comme une situation binaire. Une organisation a été alertée. Ou elle a été prise par surprise. Le véritable travail de renseignement se situe entre ces deux situations.

    Le premier signal est généralement ambigu. Sa source peut être inconnue. Sa portée peut être mesurable alors que son effet reste incertain. De larges audiences ne se mobilisent pas toujours, tandis que de petits groupes peuvent provoquer de graves perturbations.

    Le renseignement doit répondre à plusieurs questions :

    • L’information est-elle crédible ?
    • L’activité observée révèle-t-elle une capacité, une intention, ou les deux ?
    • Quelles personnes, quels lieux ou quelles opérations pourraient être affectés ?
    • À quelle vitesse la situation pourrait-elle évoluer ?
    • Quel niveau de confiance peut-on accorder à l’analyse ?
    • Quelles mesures de précaution seraient proportionnées ?

    Une alerte qui indique que « quelque chose pourrait se produire » transfère l’incertitude à son destinataire. Une analyse de renseignement structure cette incertitude en décrivant le changement observable, les conséquences plausibles, le niveau de confiance et le temps restant pour agir.

    Cette distinction est importante dans tous les domaines de la sécurité. Un SOC peut détecter une activité anormale avant que la nature d’une intrusion ne soit clairement établie. Un gouvernement peut identifier une mobilisation sans savoir combien de personnes y répondront.

    Attendre la certitude revient à résoudre le problème analytique en laissant l’événement le résoudre à notre place. 

    Le dernier kilomètre

    Une évaluation de renseignement doit parvenir à quelqu’un qui en comprend les conséquences, dispose de l’autorité nécessaire pour agir et peut mobiliser les ressources requises à temps. C’est le dernier kilomètre du renseignement : le point de rencontre entre la collecte, l’analyse et le management.

    Au sein d’un gouvernement, ce chemin peut passer par les services de renseignement, les chaînes de commandement de la police, les autorités frontalières, les ministères, les administrations régionales et les responsables politiques. Dans une entreprise opérant une infrastructure critique, il peut passer par le SOC, la sûreté de l’entreprise, la direction des sites, la continuité d’activité, la communication et le comité exécutif.

    Ceuta, carrefour maritime et numérique

    Chaque acteur appréhende la situation selon un mandat différent. Le SOC cherche à savoir si les systèmes sont affectés. La sûreté de l’entreprise s’interroge sur l’exposition des personnes et des sites. Les opérations évaluent la continuité d’activité, la communication suit le récit qui se construit, et la direction décide si une intervention est justifiée.

    La menace continue d’évoluer pendant que l’organisation traduit la situation entre ces différentes perspectives.

    Ceuta illustre le problème de gouvernance qui en résulte. Des signaux existaient, l’augmentation des arrivées était mesurable et des alertes des services de renseignement ont peut-être circulé. Leur contenu et leurs destinataires restent contestés, tandis que l’ampleur finale a dépassé l’évaluation reconnue par le gouvernement.

    Les questions décisives sont donc organisationnelles :

    • Qui était responsable de la vision d’ensemble ?
    • Qui pouvait modifier le niveau de préparation ?
    • Quel seuil aurait justifié un renforcement des moyens ?
    • Quel niveau d’incertitude le décideur était-il censé accepter ?

    Ces questions doivent faire partie d’un retour d’expérience au même titre que la qualité de la collecte et de l’analyse. 

    Décider sans certitude

    Les responsables de la sécurité reçoivent rarement une alerte complète. L’attribution peut rester incertaine, le calendrier imprécis et l’ampleur projetée exprimée sous la forme d’une fourchette. La décision doit malgré tout être prise.

    Une réponse pragmatique peut reposer sur quatre critères :

    Probabilité. Dans quelle mesure l’évolution envisagée est-elle crédible, et quels indicateurs observables étayent cette évaluation ?

    Impact. Quelles pourraient être les conséquences pour les personnes, les services essentiels, les sites, les chaînes d’approvisionnement ou l’ordre public ?

    Délai. Combien de temps faut-il pour mettre en place une préparation efficace ?

    Réversibilité. Quel serait le coût d’activation d’une mesure, puis de sa levée ?

    Une intervention très perturbatrice et irréversible exige des éléments probants solides. Augmenter les effectifs, informer les responsables locaux ou placer des équipes d’intervention en alerte coûte moins cher et peut être rapidement annulé. De telles mesures peuvent être justifiées plus tôt lorsque les conséquences potentielles sont graves. L’objectif est de permettre une préparation rigoureuse dans un contexte d’incertitude.

    Les équipes de cybersécurité travaillent déjà de cette manière. Les plans de réponse aux incidents définissent des niveaux d’escalade alors même que la nature d’une intrusion reste incertaine. Le threat hunting commence par des hypothèses qui sont ensuite confrontées aux éléments émergents. La même logique peut guider les décisions face à des menaces visant le monde physique mais observables dans l’espace numérique. 

    Ce qui a changé le 15 août

    Une seconde mobilisation autour de Ceuta a offert un point de comparaison utile.

    Des publications ont présenté le 15 août comme une nouvelle occasion de franchir la frontière vers l’enclave espagnole. Cette fois, la Guardia Civil a produit une évaluation de six pages fondée sur des informations accessibles au public. Elle décrivait un appel actif diffusé en ligne et présentant un potentiel de mobilisation, tout en précisant clairement que sa mise à exécution, son ampleur et ses auteurs restaient à confirmer (Spain in English).

    L’évaluation conservait l’incertitude tout en fournissant aux décideurs une base structurée pour se préparer.

    Les autorités espagnoles et marocaines ont renforcé leur présence. Des milliers de policiers ont été déployés des deux côtés de la frontière. Des centaines de personnes se sont présentées et les autorités marocaines auraient procédé à près de 300 interpellations (CBC).

    De nombreuses variables peuvent expliquer cette différence de résultat. La séquence opérationnelle reste néanmoins instructive :

    • Signal.
    • Évaluation.
    • Décision.
    • Préparation.

    C’est ainsi que le dernier kilomètre est censé fonctionner. 

    Une vision partagée du renseignement

    Ceuta montre également pourquoi la frontière entre cybersécurité et sûreté de l’entreprise est de moins en moins pertinente lorsqu’il s’agit de renseignement.

    Des signaux numériques ont eu des conséquences sur les personnes, les services publics, les transports et les infrastructures physiques.

    Les équipes de cybersécurité ont développé des capacités utiles sur l’ensemble de cette chaîne : collecte continue, analyse comportementale, détection des anomalies, threat hunting, corrélation et procédures d’escalade structurées.

    La sûreté de l’entreprise apporte le contexte nécessaire pour traduire ces signaux en conséquences physiques : sites exposés, présence de salariés, itinéraires critiques, acteurs locaux, dépendances opérationnelles et mesures de protection disponibles.

    Ces fonctions peuvent conserver des responsabilités distinctes tout en contribuant à une vision partagée du renseignement.

    Pour les opérateurs d’infrastructures critiques, cette nécessité est particulièrement claire. Les sites énergétiques, les ports, les plateformes de transport, les infrastructures de télécommunications, les hôpitaux et les centres de données ne dépendent pas uniquement de l’intégrité de leurs systèmes techniques. Ils dépendent également de l’accès physique, des personnels, de la logistique et du bon fonctionnement de leur environnement opérationnel.

    Une campagne organisée dans l’espace numérique peut affecter ces quatre dimensions.

    La collecte multilingue et multiplateforme doit faire partie de cette vision commune, tout comme la capacité à corréler des évolutions externes avec les personnes, les sites, les fournisseurs et les itinéraires propres à une organisation. Les systèmes d’IA automatisés et agentiques peuvent contribuer à effectuer ces corrélations à grande échelle ; la responsabilité de l’interprétation et des décisions ayant des conséquences reste humaine. 

    La question du management

    La juridiction nationale espagnole pourra peut-être déterminer si des unités à Ceuta ont reçu des alertes et comment celles-ci ont été traitées. Mais la leçon durable dépasse déjà ce débat.

    La performance en matière de sécurité ne peut pas être mesurée uniquement à l’aune de la collecte d’un signal ou de l’émission d’une alerte. Elle dépend également de la capacité à structurer l’incertitude, à définir clairement les responsabilités et à préserver la possibilité d’une action proportionnée.

    La cybersécurité a consacré des années à améliorer la vitesse de détection. Le prochain défi consiste à réduire la distance entre la détection et la décision. C’est dans cet intervalle que les menaces émergentes gagnent du temps. C’est aussi là que la valeur du leadership en matière de sécurité se démontre. 

    Manuel Bohé est fondateur et CEO de Concepture Group, l’un des principaux cabinets allemands de conseil en sécurité, implanté à Cologne, Hambourg, Baden-Baden et Houston, aux États-Unis. Il est également chercheur en sécurité auprès de l’Association fédérale allemande pour la protection des infrastructures critiques (BSKI) et membre permanent de la Commission fédérale pour la cybersécurité du Conseil économique de la CDU.

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  • Pinneberg (Allemagne): feu sur l’agent immobilier des forces de répression

    Du feu pour le « Bureau fédéral chargé des missions immobilières »
    (traduit de l’allemand de de.indymedia, 16 août 2026)

    Hello, aujourd’hui nous souhaitons vous présenter le « Bureau fédéral chargé des missions immobilières » (BImA). Vous ne le connaissez pas ? Cela vous semble ennuyeux ? C’est ce que nous pensions aussi jusqu’à peu. Mais la coopération civilo-militaire donne lieu à des situations pour le moins insolites. C’est pourquoi, la nuit du 15 au 16 août 2026, nous avons mis le feu au parking du BImA, situé au 1, Eggerstedtstraße, à Pinneberg (Schleswig-Holstein)*.

    Le BImA gère et exploite toutes les casernes et tous les biens immobiliers de l’armée allemande [Bundeswehr]. Sa mission principale consiste à répondre aux besoins en terrains et en locaux des diverses institutions fédérales, notamment la Bundeswehr, la police fédérale et les douanes.

    Par ailleurs, le BImA lance également des programmes immobiliers, par exemple pour construire de nouveaux logements destinés à l’armée. Il est également impliqué dans plusieurs structures de l’OTAN, notamment dans les services immobiliers de ses troupes et la gestion de ses pipelines.

    Comme vous pouvez le constater, il existe donc de nombreuses raisons de s’intéresser de très près à ce « Bureau fédéral chargé des missions immobilières ». Et la coopération civilo-militaire offre également d’autres possibilités…

    Sabotons la Bundeswehr, sabotons chaque manœuvre de l’OTAN, sabotons la guerre !
    Contre tout État, contre toute nation et contre le service militaire obligatoire !
    Pour la vie, l’auto-organisation et l’action directe !

    • Ndt : D’après la presse locale (NDR et Hamburger Abendblatt), ce sont quatre voitures de cet organisme qui sont parties en fumée vers 3h, la nuit de samedi à dimanche 16 août, causant des dégâts estimés à 145.000 euros. Elles étaient garées à l’arrière des bureaux du BImA, sur le parking connecté à des bornes de recharge électriques.

    [Publié le 16 août 2026 sur Sans Nom.]

  • Le rapport d’activité annuel 2025 de la Cnil

    Le rapport annuel 2025 de la Cnil, publié en mai 2026, confirme l’évolution profonde des missions de l’autorité.

    Si la protection des données personnelles demeure au cœur de son action, l’année 2025 marque également une étape importante avec la montée en puissance de la régulation de l’intelligence artificielle, le renforcement de la coopération entre régulateurs et une activité toujours soutenue en matière de contrôle et de sanction.

    Une année « charnière » pour la Cnil

    Le rapport annuel 2025 de la Cnil met en avant une transformation du rôle de l’autorité désormais appelée à intervenir bien au-delà du seul cadre du RGPD.

    La présidente de l’autorité, Marie-Laure Denis, qualifie ainsi 2025 d’« année charnière », en raison des nouvelles compétences confiées à la Cnil dans le cadre du règlement européen sur l’intelligence artificielle (RIA). Celle-ci sera progressivement chargée non seulement de contrôler le respect du RGPD dans les traitements reposant sur l’IA, mais également d’exercer des missions de protection des droits fondamentaux et, pour certains systèmes d’IA à haut risque, de surveillance du marché.

    Cette évolution s’inscrit dans un contexte plus large d’élargissement des compétences de la Cnil résultant de plusieurs textes européens, parmi lesquels le règlement sur les services numériques (DSA), le règlement sur la gouvernance des données (DGA) ou encore le règlement relatif à la transparence de la publicité politique. Le rapport souligne que cette multiplication des textes conduit l’autorité à développer une logique d’« interrégulation », en renforçant sa coopération avec d’autres autorités nationales telles que l’Arcom, l’Arcep ou la DGCCRF.

    Rapport annuel 2025 de la Cnil : une activité de contrôle toujours soutenue

    Comme les années précédentes, le rapport annuel 2025 de la Cnil illustre l’intensité de l’activité opérationnelle de l’autorité.

    Au cours de l’année, la Cnil a reçu 20 150 plaintes, réalisé 323 contrôles et prononcé 83 sanctions, pour un montant total de 486,8 millions d’euros d’amendes. Elle a également enregistré 6 167 notifications de violations de données personnelles, soit un niveau qualifié d’« exceptionnel » par l’autorité.

    Au-delà de ces chiffres, le rapport met en évidence une tendance de fond : la montée en puissance des violations de données, souvent massives et impliquant des prestataires, conduit la Cnil à renforcer ses exigences en matière de cybersécurité. L’autorité annonce ainsi des contrôles ciblés en 2026, notamment sur la sécurisation des accès aux grandes bases de données

    L’accompagnement des acteurs demeure une priorité

    Le rapport annuel 2025 de la Cnil confirme également que sa stratégie ne repose pas uniquement sur le contrôle.

    En 2025, l’autorité a poursuivi la publication de nombreux outils destinés à faciliter la mise en conformité des organismes : recommandations relatives aux enquêtes de diversité, guide sur les analyses d’impact des transferts de données, outil d’auto-évaluation des cookies de mesure d’audience, précisions sur la qualification de responsable de traitement ou de sous-traitant, ou encore étude consacrée aux bénéfices économiques des délégués à la protection des données (DPO).

    Cette politique d’accompagnement s’est également traduite par l’organisation de consultations publiques, de webinaires et par la publication de recommandations consacrées à l’intelligence artificielle, traduisant la volonté de la Cnil de favoriser une conformité « par la pédagogie » avant le recours aux pouvoirs de sanction.

    Une régulation appelée à se renforcer

    À travers son rapport annuel 2025, l’autorité confirme son évolution vers un régulateur transversal du numérique. Les nouvelles compétences issues des règlements européens, en particulier du règlement sur l’intelligence artificielle, devraient encore accroître son rôle dans les prochaines années.

    Pour les organismes publics comme privés, ce rapport rappelle que la conformité ne peut plus être envisagée sous le seul angle du RGPD. Elle suppose désormais d’intégrer les nouvelles réglementations européennes relatives à l’intelligence artificielle, aux services numériques ou encore à la gouvernance des données, dans une approche globale de la gouvernance numérique.

    Article coécrit avec Morgane Allouche, avocate, collaboratrice du département Contentieux du numérique du cabinet Lexing.

    Virginie Bensoussan-Brulé

    Avocate

    Directrice du pôle Contentieux du numérique

      L’article Le rapport d’activité annuel 2025 de la Cnil est apparu en premier sur Lexing Avocats.

    • « Nous avons dû agir » : contre la ruée vers l'or, ces petites villes font leur propre loi

      Face à l'avancée de la ruée vers l'or, trois villes de Bolivie ont chacune adopté une loi interdisant l'implantation de mines sur leur territoire. « Ce serait la fin pour nous », confient les producteurs de café et de cacao de la région.
      Caranavi (Bolivie), reportage
      Sur les hauteurs de Caranavi, on aperçoit les eaux transparentes de la rivière Yara qui se jettent dans celles, terreuses, du Coroico. Elles rejoindront, à des milliers de kilomètres en aval, celles de l'Amazone. « En voyant (…)

      Lire la suite - Reportage / Mines et métaux
    • Alexis Poulin, les vieilles recettes du Monde Moderne

      Depuis une dizaine d'années, Alexis Poulin a solidement installé sa petite entreprise médiatique dans l'écosystème de l'extrême droite. Après un passage éclair au Média en 2018 et quelques apparitions sur Arte, France 24 ou CNews, il devient présentateur sur TVL – webtélé d'extrême droite issue des réseaux identitaires et frontistes – et chroniqueur chez Tocsin, Radio Courtoisie et Russia Today. Avant de monnayer de l'« antisystème » dans la fachosphère, le fondateur du Monde Moderne, webmédia très présent sur YouTube, évoluait pourtant dans un tout autre monde. Professionnel de la communication et du marketing, directeur d'Euractiv France, il écrivait encore en 2014 dans la lettre du MEDEF pour vanter le lobbying européen et son autorégulation. Formé à Sciences Po Grenoble, Poulin suit alors un parcours modèle de communicant de la Startup Nation : en 2017, chez EIT Digital, il participe notamment à l'organisation du « Startup Nations Summit ». Le Monde Moderne existe déjà depuis 2016, et Poulin commence à se fabriquer au Média une nouvelle identité de journaliste critique du « système » parallèlement à faire carrière dans la Startup Nation. Le vrai basculement se joue à l'automne 2018 : il quitte Le Média, bénéficiant désormais d'une aura de gauche, son activité chez EIT Digital s'achève et les Gilets jaunes lui fournissent le terrain idéal pour durcir un discours désormais centré sur les « élites » et l'« oligarchie », sur le terrain idéologique de l'extrême droite.

      À Allex, dans la Drôme, Alexis Poulin prépare la première édition du festival du Monde Moderne. En présentant le programme, sur sa chaîne YouTube du même nom, il plaisante sur l'idée que la préfecture puisse empêcher la tenue du festival et embraye sur l'un de ses chevaux de bataille : le manque supposé de liberté d'expression dans une France qu'il décrit comme une « dictature ». À l'appui, il cite le cas d'un meeting-spectacle de Dieudonné récemment annulé, sans rappeler pourquoi : la répétition systématique de propos antisémites et racistes, « constitutifs d'atteinte à la dignité de la personne humaine ». Poulin enchaîne aussitôt : « La liberté d'expression… Vous connaissez tous Alain Soral », avant de requalifier le propagandiste antisémite, parti à Moscou pour échapper à la justice, en « réfugié » politique « systématiquement sujet à de la taule en France ».

      Alexis Poulin ne présente pas Soral et Dieudonné à partir de leur idéologie, de leurs activités ou de leurs multiples condamnations pour provocation à la haine raciale, mais sous les traits d'hommes libres, persécutés pour leurs opinions. Leur racisme, leur antisémitisme, la violence de leurs propos à l'encontre des personnes minorisées et des femmes sont mis sous le tapis. Poulin ne les défend pas explicitement sur le fond, mais il contribue à fabriquer autour d'eux un imaginaire de dissidents, « censurés par le système ».

      Quelques jours plus tôt, début août, Shanon Seban, secrétaire nationale de LR chargée de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, avait publiquement proposé à Alain Soral de débattre. Face aux nombreuses critiques lui rappelant qu'offrir une tribune et une forme de légitimité à un nazi n'était peut-être pas la meilleure manière de combattre l'antisémitisme, elle finit par se rétracter.

      Dans sa revue de presse, Poulin consacre alors plusieurs minutes à tourner les explications de Seban en dérision. Soral, explique-t-il, « reste un débatteur intéressant », tandis que Seban devient, elle, une « dégonflée ». Et, si elle renonce au débat, ce ne serait pas parce qu'elle aurait finalement considéré qu'offrir une scène médiatique à Soral ne serait pas une bonne idée, mais car selon lui, « elle va se faire ravager » et « passer pour une débile » à la « Afida Turner ».

      Il reprend ensuite à l'antenne plusieurs réponses de Soral, en les citant intégralement sur un registre amusé et tout à fait complaisant. Un procédé suffisamment souple pour permettre toutes les dénégations ultérieures : Poulin pourra toujours expliquer qu'il ne faisait que rapporter des propos, plaisanter, défendre le débat contradictoire ou se moquer d'une responsable politique. Pris isolément, chacun de ces gestes possède son alibi. Mis bout à bout, ils vont pourtant dans la même direction : euphémiser Soral, déplacer le regard de son idéologie vers sa prétendue censure, valoriser ses capacités de débatteur, le mettre en scène comme intellectuellement redoutable et réserver les sarcasmes et le mépris à celles et ceux qui refusent de lui offrir une tribune.

      C'est ce qui rend le discours de Poulin si difficile à saisir. Il évite les professions de foi explicites mais établit une ambiguïté permanente. Il essaie de ne pas franchir la ligne qui permettrait de le confronter directement. Son commerce comme sa stratégie politique consistent à élargir en permanence son audience, à agréger des publics différents, et à rendre compatibles des discours qu'une prise de position trop nette risquerait de séparer.

      Sous le tweet dans lequel Poulin se moque de Shanon Seban s'accumulent des centaines de réponses faisant l'apologie de Soral ou ouvertement antisémites : « Elle a eu du “nez” de refuser », « Shoah par KO », « Juif qui parle, bouche qui ment ». La communauté de Poulin est autant d'extrême droite que les espaces médiatiques dans lesquels il s'inscrit et comprend parfaitement les signaux envoyés et sait très bien dans quel sens les lire.

      En mai 2025, dans sa chronique intitulée « Carton en Roumanie : l'extrême-centre européiste en PLS ! » Poulin dépeint l'AUR, le parti fasciste arrivé en tête au premier tour de l'élection présidentielle, comme « labélisé d'extrême droite, comme d'habitude », comprenez : encore une étiquette du « système ». Le candidat de l'AUR, George Simion, serait même selon lui « soft, doux et modéré ».
      Sauf que ce parti n'est pas « labellisé » d'extrême droite parce qu'il critique Bruxelles ou qu'il pourfend les inégalités. Il s'inscrit dans une matrice nationaliste, ultraconservatrice et chrétienne. Plusieurs travaux ont documenté à la fois les continuités idéologiques de l'AUR avec le légionarisme roumain et les liens de certains de ses dirigeants avec les milieux néo-légionnaires qui, depuis les années 1990, travaillent à réhabiliter cet héritage. Le Mouvement légionnaire, fondé en 1927 par Corneliu Zelea Codreanu sous le nom de Légion de l'Archange Michel et bientôt connu sous celui de Garde de fer, fut le principal mouvement fasciste roumain de l'entre-deux-guerres. Le programme de l'AUR repose sur quatre piliers : Foi, Liberté, Famille, Nation ; une foi chrétienne conçue comme fondement de l'ordre social, une famille nécessairement composée d'« un homme et une femme », et une nation définie comme une matrice culturelle formant un « tout organique », menacée par le multiculturalisme, le « néomarxisme » et « l'idéologie du genre ».

      L'AUR a également rangé l'enseignement de l'histoire de la Shoah parmi les « sujets mineurs » dont la promotion participerait à l'affaiblissement de l'école roumaine. Sorin Lavric, l'un de ses principaux cadres, a qualifié les Roms de « plaie sociale » et multiplié les déclarations racistes et misogynes. Ce n'est donc pas « le système » ou des médias « aux ordres » qui « collent l'étiquette » d'extrême droite à l'AUR pour faire peur aux électeurs, c'est Poulin qui fait disparaître l'extrême droite de sa grille d'analyse.

      La notion fictive et dépolitisante de « système » déployée par Alexis Poulin permet de mettre sous couvert justement ce que le projet réactionnaire défend : le capitalisme, l'exploitation économique, le pillage et le patriarcat. Après cet escamotage grossier, Poulin fabrique un récit de persécution des fascistes : « Meloni, Le Pen condamnée par la justice, l'AfD surveillée par le renseignement allemand, Georgescu écarté en Roumanie [...] on a toutes ces lois de censure, avec ce bouclier pour la démocratie qui est à Bruxelles, avec cette volonté de museler les oppositions ou les paroles libres ». Le procédé est vieux comme le fascisme : faire passer une politique de restauration et de défense de l'ordre moral et social pour une révolte contre l'ordre établi. Les luttes émancipatrices, l'exploitation et les rapports de domination disparaissent derrière l'opposition entre un « peuple » homogène et des « élites déracinées ». Un monde fictif ou les réactionnaires deviennent des « dissidents », les nationalistes des « souverainistes », les racistes et les antisémites des « voix libres » et les partis fascistes, toujours selon Poulin, des « solutions politiques populaires ». Dans le petit théâtre confusionniste d'Alexis Poulin, l'extrême droite n'est ainsi plus une force politique porteuse d'un projet nationaliste, réactionnaire, raciste, patriarcal et autoritaire, mais le parti des opprimés. Et le combat antifasciste, ou la condamnation de Marine Le Pen par la justice pour détournement de fonds publics, deviennent la preuve de la persécution exercée par le système.

      Le tour de passe-passe est complet lorsque Poulin s'octroie le statut de dissident censuré qu'il vient d'attribuer à l'extrême droite : « Quand vous faites un travail de journaliste, que vous expliquez qu'ils mentent, vous passez pour un complotiste, un agent des Russes, quelqu'un d'extrême droite, voire un antisémite ». Pourtant, Mediapart, Disclose, Reflets.info ou encore Les Jours enquêtent depuis des années sur les mensonges d'État, la montée de l'autoritarisme, la casse des droits sociaux, les affaires de corruption, les industriels, les milliardaires et les réseaux de pouvoir sans être pour autant qualifiés de médias complotistes ou d'extrême droite. Peut-être parce que les uns mènent des enquêtes de fond, quand les autres font du caniveau de CNews une ligne éditoriale : faits divers transformés en carburant politique pour l'extrême droite, intox recyclées, paniques morales montées en mayonnaise, bavardages de plateau et invectives permanentes, défilé de copains auxquels on tend le micro pour qu'ils puissent dérouler leurs obsessions sans la moindre contradiction. La comparaison est cruelle.

      En janvier 2025 sur Radio Courtoisie, Poulin consacre une chronique au meurtre d'Elias, 14 ans, poignardé à Paris lors du vol de son téléphone par deux adolescents. S'il prend bien garde de ne jamais racialiser les auteurs du meurtre, il procède cependant par des associations qui ne peuvent pas laisser de place au doute. Il convoque Crépol, affirme qu'il s'agit « toujours à peu près de la même chose », puis, en reprochant la position des « médias qui disent qu'il ne faut pas faire de généralité », il glisse vers les personnes « sous OQTF » qui « n'avaient rien à faire sur le territoire français ».

      Poulin, si prompt ailleurs à dénoncer les atteintes aux libertés, réclame ici une justice « beaucoup plus sévère », davantage de « répression » et « l'éloignement des éléments dangereux ». Cette (fausse) contradiction est levée par une précision : la justice saurait « faire du cas par cas » et « s'adapter aux situations des uns et des autres ». Poulin, qui défend par ailleurs l'idée d'un « Guantanamo européen pour les djihadistes », ne réclame pas juste un État plus répressif : il construit d'abord l'ennemi intérieur sur lequel cette répression doit s'abattre, une population racisée désignée par toute la séquence précédente – Toujours les mêmes, Crépol, OQTF – comme dans les appels explicites à la déportation et les provocations à la haine raciale tenus à l'antenne de cette même émission.

      Dans l'émission « Ligne droite » de Radio Courtoisie, média qui se qualifie lui-même comme « le navire amiral de la réinformation et l'outil de combat de toutes les droites », Poulin côtoie royalistes, maurassiens, Action Française, gudards, nostalgiques de l'Algérie française, Fraternité Saint-Pie X, identitaires et responsables zemmouristes ou du RN. Lors de l'émission du 19 mai 2026 intitulée « Émission spéciale remigration », les intervenants ont pu dérouler leur projet raciste et fasciste de déportation massive : « Face au grand remplacement, la remigration est l'ultime bataille contre le poison de l'immigration et LA SEULE solution pour sauver la France de l'invasion. »

      Alexis Poulin est aussi chroniqueur chez Tocsin, webmédia issu des réseaux Radio Courtoisie, où se côtoie le même écosystème politique. On y retrouve aussi les entrepreneurs de la complosphère sanitaire et relais de la propagande du Kremlin. Il y recycle ses chroniques et ses thématiques, reprenant aussi bien la propagande MAGA sur une présidentielle américaine prétendument truquée lors de la victoire de Joe Biden contre Trump en 2020, que celle du Kremlin sur un Zelensky qui ferait tout pour « prolonger la guerre contre la Russie », renversant au passage une donnée assez élémentaire : c'est bien l'armée russe qui a envahi l'Ukraine.

      Il officie aussi avec Nicolas Vidal sur TVL, webtélé de propagande fondée par Philippe Milliau, ancien cadre du Bloc identitaire, et Jean-Yves Le Gallou, ancien du GRECE, du FN puis du MNR de Bruno Mégret. Il serait bien plus court d'établir la liste des personnalités d'extrême droite qui ne sont pas passées par les plateaux de Poulin que le contraire. Des souverainistes aux Gudards en passant par les Identitaires, personne ne refuse une invitation et l'assurance de disposer d'un espace médiatique sans avoir à craindre d'être confronté. Citons parmi beaucoup d'autres : Nicolas Bay cadre RN, Stanislas Rigault, fondateur de génération Z, Caroline Galactéros, conseillère géopolitique de Reconquête, Asselineau, Jean-Frédéric Poisson de la droite catholique et proche allié de Zemmour, Florian Philippot, Nicolas Conquer du comité Trump France, Laurent Ozon, ancien conseiller de Le Pen, proche du Bloc identitaire et de l'Action Française, Pierre-Yves Rougeyron, fondateur du Cercle Aristote, Idriss Aberkane, Régis Le Sommier d'Omerta.
      Côté monde agricole, c'est la Coordination Rurale qui a ses entrées : Pierre-Guillaume Mercadal, ancien porte-parole du syndicat, proche de Zemmour et des identitaires, qui s'était fait connaitre pour avoir déposé le cadavre d'un cochon sur le bureau du maire de son village en 2023. Ou encore Patrick Legraset et Véronique Le Floc'h qui ne cachent pas leur proximité avec le RN. Les réseaux prorusses de Russia Today ne sont pas en reste avec Xavier Moreau, Didier Maïsto, Xenia Fedorova ou encore Slobodan Despot ancien conseiller de L'UDC.

      Collaborateur de longue date de Russia Today, Poulin est intarissable lorsqu'il s'agit de défendre – à géométrie très variable – les libertés publiques. Très prompt à dénoncer les dérives autoritaires en Europe ou en Ukraine, il se montre nettement plus discret lorsqu'elles concernent la Russie ou des gouvernements qui lui sont politiquement proches, comme celui de Viktor Orbán. En 2022, Poulin qualifiait encore l'invasion russe de l'Ukraine « d'opérations militaires extrêmement limitées ».

      À l'occasion de ses vingt ans, la chaîne Russia Today réunit en octobre 2025 au Bolchoï plus d'un millier d'« amis et invités » venus du monde entier. Poulin et Didier Maïsto sont conviés à l'événement. Poutine monte lui-même sur scène pour féliciter la chaîne. Il assigne explicitement au média d'État de poursuivre la « bataille pour les cœurs et les esprits » avec cette « arme stratégique » à portée « intercontinentale » que serait « la vérité ». Difficile de mieux situer la fonction de Russia Today : non pas un média « alternatif », mais un appareil médiatique du pouvoir russe revendiqué comme instrument de sa guerre informationnelle – appareil dont Poulin est aujourd'hui encore un chroniqueur régulier.

      Sur son propre média, Le Monde Moderne, Alexis Poulin accueille Piero San Giorgio, un proche de Soral qui anime les stages survivalistes organisés par Égalité & Réconciliation. San Giorgio pour qui la « véritable nature de l'homme européen c'est d'être un Waffen SS », explique chez Poulin que les dirigeants européens seraient prêts à provoquer une guerre mondiale afin de détourner l'attention de la « guerre raciale » qui se déroulerait déjà sur leur territoire. Poulin acquiesce. San Giorgio appelle ensuite à prendre exemple sur les mobilisations d'extrême droite du type de celles organisées autour de Tommy Robinson en Angleterre, dans un contexte marqué par des émeutes suprémacistes ciblant les habitants des quartiers populaires, des mosquées et lieux d'accueil pour personnes migrantes. Il déplore ensuite, de la même manière que Poulin, que les voix « dissidentes » comme la sienne soient discréditées en étant qualifiées d'extrême droite.

      Dans une émission intitulée « Macron homme à femmes, vraiment ? », diffusée sur la chaîne YouTube du Monde Moderne, Poulin et son coanimateur Félix Marquardt reçoivent Xavier Poussard qu'ils présentent comme un « invité d'exception ». L'ancien patron de Faits & Documents, une feuille d'extrême droite antisémite et conspirationniste passée dans l'escarcelle de la galaxie Soral est décrit comme un « journaliste d'investigation ». Il raconte à l'antenne avoir été formé par Emmanuel Ratier, qui lui commandait ses premières « enquêtes » pour Faits & Documents. Ni Poulin ni Marquardt ne jugent utile de préciser qui était Ratier : un ancien du GUD, antisémite obsédé par les « réseaux juifs », disciple du collaborationniste Henry Coston, au point de tenir les Protocoles des Sages de Sion (un faux antisémite) pour authentiques et de devenir le conseiller éditorial de la maison d'édition de Soral. Après sa mort, Poussard reprend Faits & Documents avec l'appui d'Égalité & Réconciliation. Mais, sur le plateau du Monde Moderne, la filiation et le parcours idéologique et politique de Poussard ne sont pas un problème : il raconte son apprentissage auprès de Ratier comme un CV, dans le silence des pantoufles de Poulin et Marquardt.

      C'est ce même Poussard qui a fait de Faits & Documents le principal foyer de l'intox « Brigitte Macron est née Jean-Michel Trogneux », avant d'en tirer Devenir Brigitte, un livre autoédité qui dépasse de très loin cette seule rumeur transphobe. Poussard y construit le récit d'un vaste complot LGBT et pédocriminel, organisé autour de réseaux de pouvoir, de chantage et de connivences politiques, dont il fait remonter les ramifications jusqu'à la famille Rothschild. La prétendue transidentité de Brigitte Macron n'en est finalement qu'une pièce. Le livre parle d'une « union sacrée des gays de pouvoir », affirme que « le réseau LGBT est régi par le chantage » et, après avoir méthodiquement amalgamé homosexualité, transidentité et pédocriminalité tout au long de l'ouvrage, désigne la pédophilie comme ce que cacherait le « + » de LGBTQIA+.

      Poulin ne met pas cette bouillie à distance, il précise même à plusieurs reprises que c'est une « enquête journalistique ». Et, le plateau s'emballe : la prétendue liaison de Macron avec une actrice iranienne serait une opération de com' de l'Élysée destinée à « montrer que Macron est hétérosexuel » ; les trois compères ricanent : « On pensait que son type de femme c'était Paul Pogba ». Un registre homophobe qui n'est pas étranger à Alexis Poulin : en janvier 2024, il commentait dans un tweet un dîner Macron-Attal par : « Moi je serais Brigitte, je me ferais du souci. ». Des sous-entendus répétés qui lui valent sur les réseaux sociaux des milliers de messages de protestation indignée, sans provoquer de réaction chez l'intéressé.

      Sa communauté sait parfaitement quoi entendre derrière ce genre de sous-entendus. En juillet 2025, il relaie sans faire aucun commentaire l'annonce de nouveaux financements accordés à une coalition de lutte contre la haine en ligne, en énumérant ses membres : CRIF, Fédération des centres LGBTI+, SOS Homophobie, SOS Racisme, Osez le féminisme, Planning familial ou encore LICRA. Sous le tweet, les réponses se comptent par centaines et, elles, ne laissent aucune ambiguïté : haine des LGBT, assimilation de l'éducation à la sexualité à la pédophilie, antiféminisme, racisme et antisémitisme.

      Poulin n'a même pas besoin d'énoncer lui-même la conclusion. Lorsqu'une communauté partage déjà les mêmes références et le même cadre idéologique, la simple sélection et mise en circulation d'une information peut suffire à activer tout un répertoire de significations communes. Le message explicite reste suffisamment neutre pour être défendu comme un simple relais d'information ; sa communauté, elle, se charge d'en produire l'implicite. Ici, les centaines de réponses transforment immédiatement la liste d'associations en cible politique : LGBT assimilés à la pédophilie, féminisme, immigration rendue responsable des viols et des meurtres. C'est ce que Stéphanie Lamy décrit dans son livre Agora toxica comme des opérations sémantiques participatives, organisées dans le but de modifier le terrain informationnel et de déplacer le cadre politique.

      Propulsée par Tocsin, TVL, Courtoisie, GPTV, Soral et Poulin, la rumeur sur la transidentité de Brigitte Macron avait enflé au sein de la fachosphère française jusqu'à exploser à l'international, quand Candace Owens en tire une série d'émissions qu'elle réalise en collaboration avec Poussard. La série devient virale à l'échelle mondiale et cumule rapidement des dizaines de millions de vues.

      Candace Owens, que l'émission présente simplement comme une journaliste d'investigation américaine, est en réalité une propagandiste d'extrême droite MAGA, serial diffuseuse de complots et un relais massif de l'antisémitisme et de la lgbtphobie. Créationniste, proche des milieux catholiques traditionalistes et suprémacistes, cette entrepreneuse influenceuse aux 30 millions d'abonnés, parle au fil de ses émissions de « gangs juifs secrets », relaie le vieux mythe antisémite du meurtre rituel et qualifie de « propagande » les expérimentations de Mengele dans le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau.

      Sur le plateau du Monde Moderne, la séquence se conclut en apothéose : derrière la fausse Brigitte et la fausse hétérosexualité de Macron se cacherait un « plan secret » dont l'objectif serait de faire d'Emmanuel Macron le futur président d'une Europe fédérale », et peut-être même le futur « leader du monde ».

      Après avoir laissé se déployer tout l'imaginaire fasciste de Poussard, les deux co-animateurs de l'émission actent leur rapprochement politique avec lui. Quand Poussard liquide le clivage gauche-droite car il n'y aurait plus que « les salauds » et les autres, Marquardt et Poulin le rejoignent : « On est d'accord sur des trucs fondamentaux, essentiels ». Mais, qu'est-ce donc que cet « essentiel » assez vaste pour absorber Poussard et sa vision du monde nationaliste, raciste et réactionnaire, dans laquelle les idéaux d'émancipation, les rapports de classes et de domination disparaissent derrière la « caste » et l'unité d'un « peuple authentique et enraciné », d'une « nation organique » et l'affrontement contre ses « corrupteurs globalistes » et ses « ennemis intérieurs » ? Apparaît dès lors clairement aux yeux du spectateur ce qui est relégué au rang des désaccords mineurs et accessoires : antisémitisme, racisme, nationalisme, domination patriarcale, exploitation économique, LGBTphobie, privilèges des dominants contre les droits des minorités, contrôle des corps, ordre moral, le projet de société fasciste. Personne ne peut plus alors faire semblant de ne pas comprendre très concrètement ce que signifie l'accord sur « l'essentiel » de ces bourgeois mâles blanc cis-hétéro ; ni qui sont les sacrifié·e·s.

    • Le patronat à la recherche du candidat idéal pour la présidentielle 2027

      Face à la multiplication des candidatures, dont aucune ne les convainc vraiment, les milieux patronaux redoutent l’effacement de la droite au second tour. Estimant la France «en faillite», ils cherchent la personne qui pourrait rassembler et parler au RN pour appliquer leur programme: en finir avec l’État social français.
    • 05/09 : Présentation de la nouvelle carto de l'extrême droite en Lorraine !

      Le Réseau antifasciste du Grand-Est (RAGE) organise une présentation de leur cartographie des groupes d'extrême droite en Lorraine

      - Initiatives / Nancy, Rencontres et débats
    • 4000 pompiers en moins en France, 8000 en Allemagne, face à toujours plus de feux

    • Les produits dérivés des JO 2030 très loin du « made in France »

      Les produits dérivés des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver Alpes 2030 sont déjà en vente sur la boutique en ligne officielle. Ils sont fabriqués en Chine, en Inde et au Bangladesh, contrairement à la promesse de Laurent Wauquiez.
      Cet article est publié en partenariat avec Spotlighted.
      Laurent Wauquiez l'avait promis : les Jeux olympiques d'hiver 2030 devront « concilier le développement durable et la création d'emplois ». C'était son vœu en mars 2024 au siège du Conseil régional (…)

      Lire la suite - Enquête / Sports , Montagne , JO 2030
    • Moins de pompiers à travers l'Europe face à toujours plus de feux

    • Pavé César : éloge de Robert Caro, le « power » biographe

      Enquêteur besogneux et inflexible, le journaliste américain, obsédé par la question du pouvoir, voit son best-seller fondateur enfin traduit en Français, un demi-siècle après sa sortie. L’occasion de célébrer le format long, marque de fabrique, aussi, de Revue21, explique notre rédacteur en chef.

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    • US military kills four in strike on alleged drug smuggling boat in Caribbean

      Number of people killed in boat strikes rises to 227 since Trump administration began controversial campaign

      The US military killed four people when it attacked a suspected drug smuggling boat in the Caribbean Sea on Tuesday as the Trump administration’s controversial campaign against alleged traffickers continues.

      The latest attack brings the number of those killed in boat strikes by the US military to at least 227 in 68 strikes since the US began targeting those it calls “narcoterrorists” almost a year ago.

      Continue reading...
    • [Documents exclusifs] À Plouvara, derrière les odeurs de cadavres, l’unique usine d’équarrissage de Bretagne accumule les dysfonctionnements

      Les fortes chaleurs n’expliquent pas seules la pestilence qui se dégage de l’usine d’équarrissage de Plouvara, près de Saint-Brieuc (22). Le 21 août, au terme d’un été cauchemardesque pour les riverains, l’État a sommé l’entreprise SecAnim de rétablir en urgence son outil de production dans un état de marche normal.

      L’article [Documents exclusifs] À Plouvara, derrière les odeurs de cadavres, l’unique usine d’équarrissage de Bretagne accumule les dysfonctionnements est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d'enquête indépendant en Bretagne.

    • Après un été caniculaire, ces Français s’engagent pour l’écologie : «J’ai compris que l’action battait l’anxiété»

      «Je veux montrer que je participe et ne plus me terrer chez moi», affirme Yasmine, 29 ans. © Aurore Chapon

      Désir d’enfants, déménagement, changement de carrière ou de vie… Vert a recueilli des centaines de témoignages de personnes dont l’avenir a été percuté par cet été infernal. Découvrez leur histoire dans notre série en quatre volets intitulée «2026, l’été de la bascule» en cliquant ici.

      Aux mois de juin, de juillet et d’août, le mercure a dépassé les 40 degrés Celsius (°C) à Nantes (Loire-Atlantique) à plusieurs reprises. Ébranlée par cette chaleur historique, Yasmine*, 29 ans, qui vient d’emménager dans une nouvelle maison, a vécu cet été caniculaire comme un tournant politique. «Je viens d’une famille qui n’a jamais été engagée, explique-t-elle. À la première canicule de mai, je suis restée dans la sidération ; à la deuxième, j’ai compris que ce n’était plus possible : j’ai cherché une association près de chez moi.»

      Elle s’inscrit alors au sein de Repousse, une organisation qui plante des arbres dans des endroits stratégiques et sensibilise sur leur rôle pour la biodiversité et la santé. «J’avais besoin de faire quelque chose de tangible près de chez moi, de voir le résultat de mes actions, détaille-t-elle. J’ai compris que l’action battait l’anxiété.» Elle se renseigne également sur les moyens d’aider la faune et la flore et installe des coupelles d’eau dans son jardin pour permettre aux insectes et aux oiseaux de se rafraîchir.

      En 2025, un·e Français·e sur quatre était moyennement ou fortement écoanxieux·se, d’après un rapport de l’Agence de la transition écologique (Ademe). Or, selon une étude scientifique étasunienne, l’activisme environnemental collectif pourrait atténuer les liens entre écoanxiété et symptômes dépressifs. Des effets bénéfiques que constate la psychothérapeute Charline Schmerber. «Beaucoup de personnes parmi mes patients écoanxieux rejoignent des associations, militent ou ont besoin de mettre les mains dans la terre», rapportait-elle au micro de France inter, le 5 août dernier.

      Un revirement politique et les élections en ligne de mire

      «Je me suis mise à suivre les actualités des élus La France insoumise de mon territoire pour aller à des manifestations et des meetings à la rentrée, raconte Yasmine. Comme je suis seule avec mes réflexions, je me suis dit que je pourrais y rencontrer des gens qui partagent mes valeurs pour m’aider à m’engager. Je veux montrer que je participe et ne plus me terrer chez moi.»

      Comme elle, nombre de Français·es témoignent à Vert d’une prise de conscience après la brutalité des quatre canicules successives et d’une envie d’agir davantage contre les causes du réchauffement climatique. Selon une étude de l’université de Yale publiée en 2023, les personnes qui manifestent de la détresse climatique sont plus enclines à s’engager et à parler de ce sujet autour d’elles.

      «J’ai senti la crise climatique dans ma chair, ça m’a retourné, confie Valentine*, 35 ans. Avant, je voyais ça comme une menace lointaine, car je viens d’une famille de droite et j’étais moi-même de droite.» Elle l’assure : «À l’élection présidentielle, je ne ferai pas le même choix que ce que j’aurais voté avant la canicule.»

      Cet été, la médecin gériatre est devenue mère pour la deuxième fois. «Cette saison où les enfants passent normalement la journée dehors a été très compliquée : on est restés enfermés tous les jours alors qu’on vit en Normandie», raconte-t-elle. Au quotidien, elle travaille avec des patient·es qui ne comprennent pas pourquoi elles et ils sont constamment épuisé·es.

      «Je ne me préoccupais pas de la politique, se souvient la jeune femme. Mais, cet été, je me suis mise à consulter tous les programmes pour savoir ce que les candidats prévoyaient pour l’environnement, la société, les femmes…» Pendant les journées brûlantes, elle délaisse la plage trop exposée et se plonge dans des lectures, des podcasts, s’abonne à des médias indépendants, dont Vert. «Je voulais m’intéresser aux causes du changement climatique et je suis tombée sur des critiques du capitalisme ainsi que sur les analyses de l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, abonde-t-elle. Je fais partie de la bourgeoisie, je ne remettais pas en cause ce système puisqu’il me protégeait, mais maintenant je me suis renseignée.»

      «Je pense qu’il faut se tourner vers le sabotage»

      L’annonce de la candidature de Marine Le Pen à l’élection présidentielle s’est additionnée aux canicules et a renforcé son angoisse. La jeune mère s’indigne : «Je me suis dit que, démocratiquement, on avait abandonné quelque chose. Pour l’instant, je reste dans la phase où je m’informe, où je discute avec mon entourage, où j’essaye de convaincre mon compagnon de ne pas voter blanc l’année prochaine. Je verrai ensuite où diriger ma colère.»

      Sacha, 33 ans, est architecte dans le Bas-Rhin. «Avec ma femme, nous avons beaucoup souffert de la sécheresse car nous vivons sous les combles. Mais nous savons que d’autres étaient bien plus en détresse, affirme-t-il. Le discours de Yann Barthès nous a sidérés et radicalisés : depuis cet été, on est beaucoup plus engagés, on se tourne davantage vers les médias indépendants plutôt que généralistes.» Le 25 juin, l’animateur de l’émission Quotidien, sur TMC, avait déclaré que l’ensemble des Français·es étaient «logés à la même enseigne» face à la chaleur, du milliardaire Bernard Arnault aux citoyen·nes ordinaires.

      Même parmi les personnes déjà sensibilisées au réchauffement climatique et à la vulnérabilité de l’environnement, cet été a marqué une bascule. Sylvie*, 62 ans, témoigne d’une volonté de s’engager de manière plus collective. «J’aimerais faire des actions plus radicales mais je suis vieille maintenant», souffle-t-elle. Cette ancienne professeure retraitée habite dans la Sarthe et cherche désespérément une association près de chez elle : «C’est dommage, la Ligue pour la protection des oiseaux n’est pas très active dans mon coin et les manifestations sont souvent à Paris. C’est compliqué quand on vit à la campagne.»

      Astrid* aussi aimerait en faire plus : «Je pense qu’il faut se tourner vers le sabotage. Nos pétitions, comme celle contre la loi Duplomb, ne sont pas respectées ; on n’est pas écouté. Il faut empêcher les bidons de pesticides de sortir des usines ou même couper la climatisation à certains plateaux de télévision, par exemple.»

      «On a beau être écolo au maximum en tant qu’individu, ça ne fera pas grand-chose tant qu’on n’aura pas essayé de changer ce système.»

      La Normande peine toutefois à franchir le cap. «J’ai des enfants, donc je ne peux pas prendre trop de risques légaux ; il nous faudrait un accompagnement juridique pour faire ces actions», plaide-t-elle. Il lui est difficile de trouver des soutiens dans son quotidien. Alors, un jour, dans la fraîcheur d’une salle de cinéma climatisée, sa colère explose. «Avec mes enfants, nous sommes allés voir La Bataille de Gaulle et, à la fin de la séance, je me suis levée et j’ai harangué la salle, exhortant à une nouvelle forme de résistance contre les industries fossiles et le réchauffement climatique», s’amuse-t-elle.

      Additionner des actions collectives à plus grande échelle à son engagement individuel, c’est aussi la bascule qu’a vécue Laura* cet été. Traiteuse végétarienne en Loire-Atlantique, elle est consciente des enjeux environnementaux depuis de nombreuses années. Après les canicules, elle a «voulu passer un cran au-dessus». «Je n’en pouvais plus d’être dans la sidération, je me suis dit que c’était maintenant ou jamais», lance-t-elle.

      Comme premier réflexe, elle change de banque pour éviter que son argent ne soit réinvesti dans les énergies fossiles. Pour aller plus loin, elle s’inscrit à une réunion d’informations d’un groupe local d’un parti politique de gauche pour s’organiser en vue de l’élection présidentielle. «Le miracle ne viendra pas d’en haut, assure-t-elle. Mais on fait partie d’un système, donc on a beau être écolo au maximum en tant qu’individu, ça ne fera pas grand-chose tant qu’on n’aura pas essayé de changer ce système.»

      La solidarité comme réflexe

      Un constat auquel souscrit Leslie*, habitante d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis : «La crise qu’on a traversée cet été m’a remotivée politiquement. On ne peut pas se laisser précipiter dans la catastrophe, j’ai perdu plusieurs proches durant ces canicules, chacune de ces morts est inadmissible.»

      Elle vit dans un HLM, «une véritable bouilloire thermique, la température montait à largement plus de 30°C dans les logements», décrit-elle. Au cœur de la deuxième canicule, elle achète des couvertures de survie et les distribue à ses voisin·es. Alors qu’une dame âgée atteinte d’un cancer multiplie les malaises quelques étages plus bas, elle finit par lui offrir une chambre d’hôtel pour quelques jours. Elle décide également d’en payer une pour l’un de ses amis handicapé et elle-même. Dans la foulée, elle contacte l’Office public de l’habitat d’Aubervilliers pour exiger des mesures compensatoires en urgence et la pose de volets dans les prochains mois.

      «La solidarité donne de l’espoir et c’est vital, appuie Leslie. J’attends les manifestations prévues à la rentrée avec impatience. Dans les moments de crise, quand l’État est incapable de gérer, on se rend compte qu’on peut s’organiser collectivement. J’espère que ça débouchera sur une envie de lutter sur le plus long terme.»

      *Ces personnes ont souhaité être anonymisées.

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