Une attaque terroriste avec l'intention délibérée de tuer des enfants : c'est l'opération menée par la police française à Dunkerque le 7 octobre.
L’article Dunkerque : le 4X4 militaire de la police a percuté une adolescente de 14 ans est apparu en premier sur Contre Attaque.
Mercredi 7 octobre 2026, l’Assemblée Générale de l’université de Nantes a décrété l’occupation du campus Tertre pour une durée indéterminée.
Cette décision intervient en solidarité inconditionnelle avec le mouvement lycéen, qui s’est propagé dans tout le pays et même au-delà.
La colère lycéenne fait directement éch oà la nôtre : les politiques libérales nous poursuivent à chaque étape de nos vies, érigeant le capitalisme en valeur suprême. Ces politiques nous méprisent, nous font violence au quotidien et menacent notre futur.
L’État exerce une violence parfois invisible, qui mutile nos corps depuis trop longtemps. Nous avons vu ces violences se déchaîner, des révoltes suivant l’assassinat de Nahel à la Kanaky, jusqu’à aujourd’hui contre les lycéens. Mais elles ne s’arrêtent pas là. Ces violences sont multiples et envahissent nos quotidiens. Les inégalités se creusent, alimentent l’individualisme et nous divisent. La casse du service public profite au privé et aux riches.
Cette occupation se veut en dialogue avec toutes les révoltes qui naissent des violences d’Etat : qu’elles soient locales, nationales ou internationales. Nous souhaitons que cette occupation puisse être le lieu d’échanges et de rencontres, pour poser les bases de nos mobilisations futures.
Le bâtiment de Censive est donc occupé. Nos objectifs dépassent la simple protestation. En occupant la fac, nous souhaitons mettre en place un lieu d’accueil, de formation, d’expression et de politisation permanent, qui soit ouvert à toutes et tous. Cette occupation doit nous servir à organiser et soutenir les mobilisations, que ce soit celle des lycéen.nes, celle des travailleurs et travailleuses, et toutes les luttes à venir.
L’État et la présidence de l’université essaient de tuer dans l’œuf cette mobilisation massive. Nous refusons le distanciel. Nous refusons les fausses solutions de démocratie venant des pires gouvernements de la Vème République.
Nous refusons le programme « Bienvenue en France ». Nous refusons toute propagande militaire sur les campus. Nous refusons les partenariats de Nantes Université avec des entreprises de militarisation, quis outiennent l’implantation des colonie sisraéliennes en Palestine.
Nous exigeons les moyens de servir à tout le monde les repas à 1 €, ainsi que la gratuité de l’enseignement pour toutes et tous. En clair, nous refusons le projet xénophobe, élitiste et néo-libéral de nos gouvernements successifs.
Parce que nous savons que nous ne sommes pas les seules victimes des politiques d’austérité, nous exprimons notre solidarité avec nos enseignantes, nos soignant.es, nos pompiers et l’ensemble des travailleurs et travailleuses des services publics.
Nous refusons la guerre vers laquelle nous emmènent sciemment nos dirigeants. Nous refusons de mourir et de tuer pour sauver un modèle condamné qui nous exploite déjà.
Nous souhaitons d’autres modèles d’université. Ce lieu leur appartenant tout autant qu’à nous, nous invitons nos camarades étudiant.es et le personnel de l’université à nous rejoindre et à prendre part à l’occupation. Nous voulonsconstruire et pérenniser ce lieu.
Cette occupation est déjà une démonstration de nos capacités collectives. lci, gratuitement, on mange, on fait du sport, on discute politique, on fait la fête, on se cultive : on crée un espace d’expression populaire permanent.
Nous nous sommes saisies de notre propre modèle, un modèle d’éducation populaire où chacune et chacun peut apporter et retirer quelque chose.
Aux personnels d’université, nous disons que nous ne formons qu’un, que nous souhaitons un avenir où chacun et chacune pourra étudier gratuitement dans des conditions décentes.
Nous lançons un appel aux Nantais et Nantaises, ainsi qu’à toute la France : rejoignez-nous !
Ce lieu constitue un espace d’accueil et d’effervescence sociale rare, et précieux.
Pérennisons l’occupation de cette fac. Propageons cette fête.
Nous voulons tout !
Quel regard les médias indés internationaux portent-ils sur la mobilisation lycéenne en France ? Partie des lycées de banlieues parisiennes, elle touche désormais le pays tout entier. Trois médias indépendants étrangers, Jacobin (États-Unis), Common Dreams (États-Unis) et la Taz (Allemagne), analysent ses causes, la réponse du pouvoir et surtout, les échos internationaux du mouvement.
La mobilisation lycéenne en France dure depuis bientôt trois semaines et attire l'attention des médias indépendants étrangers. Ceux-ci apportent un autre regard sur le mouvement.
Le média allemand taz revient sur l'aspect budgétaire de ces mobilisations et relève un paradoxe : malgré des dépenses par élève supérieures en France à la moyenne de l'OCDE dans le secondaire, les établissements français restent profondément inégaux : « L'égalité des chances en souffre. Dans un lycée du centre de Paris, les conditions sont bien meilleures que pour leurs camarades de banlieue, où les enseignants absents sont moins rapidement remplacés. »
C'est le postulat de cet article de Jacobin. Si au départ, les revendications des lycéens se cantonnaient aux conditions d'enseignement, la répression policière et le silence du gouvernement donnent une autre dimension à la mobilisation : « Face à une population largement favorable à la jeunesse d'une part, et aux restrictions budgétaires d'autre part, le gouvernement a décidé de miser sur la répression. »
Common Dreams élargit la focale. Car la colère des lycéens de France touche maintenant aussi la Belgique et l'Italie. « À Rome et Turin, les lycéens occupent depuis lundi leurs écoles avec le slogan "Faisons comme en France”. » Le média étasunien fait même le lien avec le Chili, où « les syndicats étudiants ont mené la semaine dernière des manifestations contre les coupes budgétaires prévues dans l'éducation » par le gouvernement du président d'extrême droite Kast.
Le 5 octobre, le Premier ministre espagnol a dissout le Parlement. Des élections législatives anticipées sont prévues fin novembre. À l'origine de cette crise politique, le rejet de deux textes consacrés au logement, alors que quelques jours plus tôt, une femme de 87 ans, Maricarmen, avait été expulsée du logement madrilène qu'elle avait occupé durant sept décennies, provoquant une vague de manifestations à travers le pays. Maricarmen est décédée le 7 octobre.
Le 5 octobre, le Premier ministre espagnol a dissout le Parlement. Des élections législatives anticipées sont prévues fin novembre. À l'origine de cette crise politique, le rejet de deux textes consacrés au logement, alors que quelques jours plus tôt, une femme de 87 ans, Maricarmen, avait été expulsée du logement madrilène qu'elle avait occupé durant sept décennies, provoquant une vague de manifestations à travers le pays. Maricarmen est décédée le 7 octobre.
Son histoire est à l'origine des mobilisations qui agitent l'Espagne depuis plusieurs jours maintenant. Celle de Maricarmen, 87 ans, expulsée fin septembre de son logement madrilène, qu'elle avait occupé pendant plus de 70 ans.
Cette expulsion a non seulement été le point de départ de manifestations contre la hausse des loyers dans plusieurs grandes villes du pays, mais a également indirectement provoqué la dissolution du Parlement espagnol par le Premier ministre Pedro Sánchez, le 5 octobre. Deux jours plus tôt, il avait présenté deux textes visant à protéger les locataires et rejetés par les oppositions de droite et d'extrême droite. « Pedro Sánchez est au bord de l'impasse », estimait alors le média italien Il Manifesto.
Pour comprendre pourquoi la colère est devenue nationale, il faut revenir sur le cas de Maricarmen Abascal. Son logement avait été récemment racheté par une société immobilière ; son loyer avait alors plus que triplé. Le média anglophone OpenDemocracy revient sur cette descente aux enfers : « Les problèmes ont commencé après que l'immeuble dans lequel elle vivait a été racheté par Urbagestión en 2018. La société de gestion immobilière a d'abord augmenté son loyer d'environ 500 euros à 2650 euros par mois ; celui-ci a ensuite été réduit à 1650 euros, mais restait bien supérieur à la pension de retraite » de l'octogénaire.
Malgré la mobilisation de voisins et de collectifs de locataires, l'expulsion a quand même lieu le 23 septembre. L'affaire devient alors très vite le symbole d'une colère à la portée nationale. Conséquence : les manifestations se multiplient dans plusieurs grandes villes du pays. Des campements s'installent notamment à Madrid. Selon le Syndicat des locataires interrogés par El Salto, « près d'un million de personnes ont participé aux mobilisations dans plus de trente villes. » Quant à Maricarmen Abascal, elle est décédée le 7 octobre, alors qu'elle était hospitalisée depuis son expulsion.
Suite à la dissolution du Parlement, Pedro Sánchez a convoqué des élections législatives anticipées. Elles sont prévues le 29 novembre. Le gouvernement entend placer la question du logement au cœur de la campagne : le ministre des Droits sociaux a appelé à faire de ces élections un référendum sur le logement. La campagne est lancée, le ton est donné. Mais « Pedro Sánchez peut-il convaincre les électeurs espagnols qu'il est leur meilleur espoir pour un logement plus équitable ? » interroge The Guardian.
Les collectifs mobilisés reprochent en tout cas à l'exécutif de ne pas avoir suffisamment agi. Ils réclament des mesures de fond : « Une baisse des loyers, et des mesures contre les fonds spéculatifs », résume le média allemand Taz. En attendant, cette séquence démontre bien comment le sort d'un individu peut faire basculer le débat public : l'expulsion de Maricarmen a contribué à transformer une situation personnelle en symbole d'une crise nationale.
«Matignon ! Matignon !» : c'était le cri scandé ce jeudi 8 octobre au soir, à la Bourse du Travail de Paris.
L’article Les assemblées étudiantes franciliennes appellent à marcher sur Matignon mardi prochain est apparu en premier sur Contre Attaque.
Ce vendredi 9 octobre, les étudiant-es de l’école nationale supérieure d’architecture de Montpellier et celleux de l’institut agro ont bloqué leur établissement en soutien au mouvement lycéen et pour demander plus de moyens dans l’enseignement supérieur.
Devant l’institut agro de Montpellier, ce vendredi 9 octobre, l’ambiance pourrait rappeler l’idée qu’on se fait des pelouses de la fac de lettres voisine : des étudiant-es assis par terre jouent aux cartes, d’autres grattent quelques notes sur une guitare pendant que certain-es jouent les équilibristes sur une slackline tendue entre deux arbres où s’essaient au jonglage. Quelques poubelles bloquent l’entrée de l’établissement, et des banderoles donnent des indices sur le sujet de la mobilisation.
“De mémoire de nos profs, c’est la première fois que Supagro se mobilise”, se réjouit Jeanne, étudiante en 4e année. Après une première assemblée générale mercredi 7 octobre et une participation de l’école à la manifestation du 8 en soutien aux lycéen-nes, les étudiant-es ont décidé de bloquer leur établissement ce vendredi. “On vient en soutien à la mobilisation lycéenne et on veut dénoncer la répression policière qui touche la jeunesse”, précise Jeanne. Charlotte, elle aussi en 4e année, complète : “Cela s’inscrit dans un cadre national de mobilisation avec les autres instituts agro de France dans la continuité des blocages universitaires qui ont lieu actuellement.”
Comme le reste des étudiant-es mobilisé-es, iels demandent l’abrogation des frais d’inscriptions différenciés pour les étudiant-es étrangers-ères, la non-exclusion de certain-es de celleux-ci du dispositif des APL et dénoncent les plate-forme de sélection comme Parcoursupp ou Monmaster. Iels demandent aussi des moyens dans la rénovation des bâtiments et résidences universitaires dans l’enseignement, la sécurité informatique et les restaurants Crous.
“On a aussi des réflexions plus spécifiques à nos filières, notamment sur la question de l’agriculture industrielle, qui est en train de ravager l’environnement”, ajoute Jeanne. “Il nous faut plus d’indépendance pedagogique et scientifiques et democratiques vis a vis des grands groupes industriels et plus de transparence dans les partenariats que nos etablissements passent”, abonde Charlotte.
Des réflexions que de prochaines assemblées générales inter-instituts d’agronomie, prévues dès ce week-end en visio, pourraient transformer en revendications. “On souhaite inscrire la mobilisation sur un temps long, et pour l’instant, les profs et l’administration sont plutôt avec nous”, conclut Jeanne.
L’école d’architecture aussi mobilisée
À 14h30, sur le parvis de l’école nationale supérieure d’architecture de Montpellier, l’assemblée générale bat son plein. On y rappelle les bons réflexes à adopter en manifestation, et fait un point sur l’actualité du mouvement. Les banderoles et pancartes affichées devant l’établissement donnent là encore le ton : “Soutien aux lycéen-nes, non à la répression”, ou encore “pas de futur sans culture”. Les étudiant-es mobilisé-es demandent les “études gratuites pour tous-tes” et dénoncent eux aussi les frais d’inscriptions différenciés pour les étudiant-es étrangers-ères.
Les blocus quotidiens de lycées et facs se poursuivent. Lycéen-nes et intersyndicale étudiante et professionnelle appellent à une nouvelle journée de mobilisation et de grève, le 13 octobre, jour de vote du budget. Le même jour, 15 assemblées générales étudiantes franciliennes appellent à « marcher sur Matignon »
L’article Montpellier : l’institut agro et l’école d’architecture rejoignent le mouvement de blocages est apparu en premier sur Le Poing.
Des blocages lycéens et étudiants en pagaille, des manifestations spontanées dans tout Paris, et une immense convergence Place de la Bastille
L’article Paris, 8 octobre : le peuple reprend la Bastille est apparu en premier sur Contre Attaque.
Source : L'Humanité
Format : vidéoMunicipales 2026 : À Béziers, des proches de la Ligue du Midi sur la liste RN
L’article Weezevent vend des billets pour la fête de la Ligue du Midi, groupuscule raciste et violent est apparu en premier sur Le Poing.
Source : Les e-novateurs
Source : Terrestres
Source : Arrêt sur images
Payant
Format : vidéo
Source : Là-bas si j'y suis
Payant
Source : HumAngle - Nigeria
Comment traduire vous-même cet article
Source : The Conversation France
Source : Le Ch'ni
Source : Nawaat - Tunisie
Source : Made in Perpignan
Source : TikographieÀ Nantes, un flic donne une décharge électrique pour son plaisir sur le visage d'un enfant, un autre étrangle un adolescent, provoquant une perte de conscience.
L’article Électrocution, étranglement jusqu’à l’évanouissement : les dernières dingueries de la BAC nantaise contre les lycéens est apparu en premier sur Contre Attaque.

Difficile de rester insensible face au fonctionnement insensé du monde dans lequel on vit. L’argent est roi, les puissants s’enrichissent sur le dos de milliards d’autres personnes, sur le pillage et la destruction du vivant. Leur soif de pouvoir s’accompagne de conquêtes, de colonisations et de guerres.Des murs sont érigés, les frontières renforcées, les indésirables chassé-es ou enfermé-es. Les discours réactionnaires pullulent, légitimant le passage à l’acte des racistes, transphobes et homophobes de tous poils.Pour que ça passe et que chacun ferme sa gueule, on nous vend des smartphones et la démocratie. Les caméras et les flics partout viennent compléter un contrôle de plus en plus large, optimiser la gestion intéressée de nos vies et empêcher toute rébellion.
Mais partout, des gens tentent de briser le cours des choses, rompre la normalité, résister à ce qui nous est imposé. C’est dans ces brèches que nous nous sommes rencontré-es ces dernières années : squats, manifestations et blocages en tous genres, mouvements, assemblées, collectifs, espaces de débrouille…Sans être d’accord sur tout, nous partageons l’envie d’en découdre avec ce monde.Pourtant, ces derniers temps, nous avons aussi constaté qu’il y a de moins en moins de lieux pour se rencontrer, débattre, et s’organiser. Pour qui aspire à un bouleversement de l’ordre social, cette question est primordiale. D’autant plus face à une vague autoritaire mondiale qui paraît inexorable.
C’est de là que vient l’envie de dénicher une Crique entre deux immeubles pour y ancrer sa barque. Un espace de débats, de partage de savoirs, de convivialité, de contre-information, de diffusion d’idées mutines et de pratiques de luttes offensives.La Crique sera ouverte à toutes celles et ceux qui se retrouvent sincèrement dans le constat que ce monde est à saborder dans une perspective émancipatrice pour tou-tes, et qui veulent s’organiser sans capitaine, de manière anti-autoritaire et autonome.Anti-autoritaire ça veut dire de manière horizontale, d’égale à égale, sans chef ni politicard.Autonome ça veut dire agir par nous-mêmes. Le lieu n’est pas l’organe de transmission d’un parti ou d’un syndicat. Les voies qu’il explore sont donc anti-électorales.
Il ne s’agit pas de constituer un groupe politique avec une ligne précise. Mais dans cette période de confusion des idées, il semble important d’assumer une certaine base commune. Ce futur lieu veut défendre une perspective révolutionnaire, c’est à dire la provocation d’un changement radical et l’avènement d’un monde libéré de toute autorité. Tous les combats doivent être menés de front contre les oppressions et les normes.Combattre l’Etat, le capitalisme et la propriété privée. Combattre le racisme, le validisme, le genre, l’hétéronormativité et le patriarcat. Combattre l’industrie et la technologie qui saccagent la planète et nous dépossèdent toujours plus de nos moyens de subsistance. Combattre la démocratie dont l’objectif est de pacifier et de faire accepter l’ordre des choses. Les partis vendant un changement radical viennent simplement récupérer la colère et aménager l’existant.Combattre les dominations partout où elles se trouvent que ce soit au niveau de l’État, de la famille, ou de nos assemblées.
Ce que nous imaginons faire dans la Crique est large et non exhaustif, ça dépendra des complicités et des idées que chacun-e amènera dans ses cales.Lire des brochures sur le logement et la gentrification, organiser une manifestation sauvage après un énième meurtre policier, débattre sur les méthodes pour se débarrasser du nucléaire, imaginer une action contre la construction d’une nouvelle prison, chiller autour d’un café, rêver d’un blackout de l’économie, faire l’arpentage d’un livre sur l’histoire coloniale de la Kanaky, planifier la perturbation d’une conférence transphobe, faire un événement de solidarité autour de la guerre au Soudan, débriefer après une opération répressive, discuter pour faire écho à des révoltes ailleurs, accueillir une assemblée de mobilisation contre la guerre, se réunir avant d’aller recouvrir la ville de slogans contre le patriarcat, mater un film où à la fin on gagne, et aussi des ateliers pratiques, affiches, anonymat numérique, débrouille pour l’élec… et si on a assez d’oseille : aménager l’espace pour des concerts, des cantines, une piscine anti-olympique. 🏊
Concrètement, on imagine acheter un lieu qui ne soit pas celui d’un collectif dans le sens où les activités qui s’y déroulent ne sont pas organisées par un groupe précis, mais par différents collectifs plus ou moins formels, éphémères ou pas, qui en font la demande.Ces événements n’ont pas tous la même ligne politique, mais entrent dans le cadre défini par le texte de présentation. Toi aussi, tu pourras proposer un événement.
Si ce projet voit le jour, ce n’est pas grâce à nos revenus de galérien-es. Nous avons aménagé nos vies pour que la survie économique dans ce monde capitaliste soit la plus légère possible : allocations, boulots précaires ou boulots moins pires… Et pourtant, il arrive que les vies de lutte rencontrent l’héritage.L’héritage, peu remis en cause, y compris dans les milieux révolutionnaires, est une des causes premières des injustices sociales de ce monde.Plutôt que d’y renoncer au bénéfice de l’État, grand administrateur de ces mêmes injustices, et en attendant l’abolition de l’argent et de la propriété privée, certain-es ont décidé de céder leur héritage à ce projet commun. D’autres ont donné de leurs poches, d’autres participent à ce projet sans donner d’argent.
Si l’idée te parle, et que tu as de la thune en rab sur ton compte -qu’elle soit issue d’un héritage, d’un salaire confortable, d’un braquage ou juste d’une volonté de contribution à la hauteur de tes petits moyens-, contacte-nous ! Nous commençons aux alentours de 160 000 €, mais c’est à peine 30m2 en région parisienne. Plus on gonflera cette somme, plus on aura de moyens pour nos ambitions.On se donne un an au maximum pour récolter de la thune, tout en cherchant d’ores et déjà un lieu pour contenir tous nos rêves.
✉️ lacrique@riseup.net
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COMMENT CONTRIBUER ?
Pour les montants jusqu’à 1000€ :
– En cash : Vous pouvez donner de l’argent en liquide, pendant un évènement de soutien
– Sur internet via la cagnotte : nous avons ouvert une cagnotte sur le site helloasso sur laquelle vous pouvez faire un don.
Pour les plus gros montants ou si tu ne peux pas être présent-e à un évènement, tu peux nous contacter sur le mail pour qu’on en discute !
Il arrive que des achats n’aboutissent pas. Si c’est malheureusement le cas, l’argent ira à « La Locale solidaire » d’Aubervilliers, un autre projet d’achat de lieu collectif.
Merci !!
🛖 Pour vous donner une meilleure idée des prix des bâtiments dans l’Est Parisien (Montreuil, Les Lilas, Bagnolet, Romainville, Noisy-le-Sec, Pantin…), nous avons fait une rapide moyenne du rapport m²-prix des lieux en vente ces derniers temps. Bien sûr, le prix varie beaucoup en fonction de l’état du bât’, de sa proximité avec le métro etc…
30m² – environ 180 000€
50m² – environ 250 000€
100m² – environ 350 000€
[Article extrait de la revue « Décolonisons ! », numéro d’octobre 2026 : https://survie.org/]
Contexte :
La production d’uranium à Arlit (Niger) est un cas flagrant d’exploitation postcoloniale : ce sont les réserves enfouies sous la terre de ses ex-colonies que la France siphonne, achetant à des prix de misère
l’uranium qu’elle prélève des riches gisements du Gabon et du Niger. À Arlit, au milieu du désert, des carrières à ciel ouvert, puis une gigantesque mine souterraine sont ainsi exploitées par deux filiales de l’entreprise : la Société des mines de l’Aïr (Somaïr) et la Compagnie minière d’Akouta (Cominak). Les conditions de travail sont précaires (absence d’équipements de protection…) et les conséquences sont désastreuses : la ville d’Arlit est entourée de montagnes de déchets radioactifs issus de l’extraction d’uranium, les maisons sont souvent construites avec des ramblais de mines, les maladies/malformations/fausses couches y sont surreprésentés. Par ailleurs, les suivis et études médicales sont rares, et les mesures de radioactivité sont réalisées par Orano (anciennement Areva) : le contrôle de la pollution est ainsi géré par le pollueur lui-même…
Sources : la brochure « L’uranium de la Françafrique » et le film « La colère dans le vent »
Un bras de fer politico-commercial oppose les nouvelles autorités nigériennes et l’ex-puissance coloniale française concernant un stock d’uranium bloqué dans le pays et plus généralement l’avenir de la production du minerai sur le site jusque-là détenu par Orano.
Après le coup d’État militaire de 2023 au Niger, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), appuyée par la France, avait menacé d’intervenir militairement pour rétablir l’ancien président Bazoum. Depuis, les militaires nigériens qui ont pris le pouvoir ont maintenu fermée la frontière avec le Bénin. Dans l’incapacité d’évacuer l’uranium qui transitait jusque-là par le port de Cotonou, Orano a décidé fin 2024 de mettre en pause la production de la Société des mines de l’Aïr (Somaïr), sa dernière filiale dans le pays. Le gouvernement nigérien a alors pris le contrôle opérationnel de la société avant d’annoncer sa nationalisation complète et l’annulation de la concession minière d’Orano à Arlit.
Pour s’y opposer, la firme française a lancé quatre procédures d’arbitrage devant le Cirdi, tribunal international privé dépendant de la Banque mondiale, auquel ont recours les multinationales pour les litiges qui les opposent aux États. Le ministre nigérien des mines évoque lui un « harcèlement judiciaire » et une dizaine de procédures internationales.
Le nouveau chef de l’État, le général Tiani, n’en a pas moins réaffirmé le droit pour le pays à disposer de ses ressources naturelles et à les exploiter ou les vendre aux partenaires de son choix. Il faut dire que les cours de l’uranium, après plusieurs années de prix très bas, ont fortement augmenté sur les marchés internationaux à court terme (dit marché « spot »), passant de 66 000 dollars la tonne en janvier 2021 à 180 000 dollars la tonne fin 2025. Même les marchés à long terme, moins volatiles, sont à la hausse, pariant sur un regain d’intérêt des États pour l’énergie nucléaire. En outre, le régime nigérien, toujours engagé dans une guerre sans fin contre les groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, a un besoin urgent de financements et fait face à une contestation grandissante au sein de son armée, dont une partie s’est récemment mutinée. […]
Avant le coup d’État, le Niger et Orano pouvaient disposer de l’uranium produit à proportion de leur participation – très inégale depuis les années 1970 – dans la Somaïr : 36 % pour le Niger (via la Société du patrimoine des mines du Niger, Sopamin), et 64 % pour Orano (ex-Areva), elle-même propriété de l’État français. Et, à certaines périodes, le Niger se contentait de céder sa part à la France. Sur un stock évalué actuellement à 1800 tonnes (soit l’équivalent d’un peu moins d’un an de production avant 2023), le gouvernement nigérien estime désormais que seulement deux tiers de 150 tonnes reviennent à l’entreprise française, le reste ayant été produit selon lui après la décision d’Orano de cesser la production. Orano ne communique pas quant à elle sur la part qu’elle estime devoir lui revenir, contestant en bloc les récentes décisions souverainistes.
Peu après la nationalisation de la Somaïr, le Niger a reçu en juillet 2025 le ministre de l’Énergie russe, Sergueï Tsiviliov, en visite officielle, et signé « un mémorandum de compréhension mutuelle » sur la coopération dans le domaine du nucléaire civil avec le groupe russe Rosatom. Les autorités françaises ont accusé ce dernier d’avoir conclu un contrat de 170 millions de dollars pour l’acquisition de 1 000 tonnes d’uranium de la Somaïr, ce dont Rosatom s’est défendu.
Mais quelques mois plus tard, une partie du stock a commencé à être acheminée depuis le site d’Arlit, au nord du pays, jusque sur l’aéroport de Niamey, avec l’aide des paramilitaires russes d’Africa corps. Quel que soit l’acquéreur final envisagé, le projet consistait à faire transiter le minerai par le Togo, moyennement l’intéressement financier d’une société togolaise. L’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou, proche du général Tiani comme de l’homme fort du Togo, Faure Gnassingbé, aurait été l’un des intermédiaires dans les négociations, avec d’autres affairistes proches de Moscou.
Mais c’était compter sans l’acharnement français. Confortée par une première décision du Cirdi en sa faveur, enjoignant « à l’État du Niger de ne pas vendre, ni céder, ni même faciliter le transfert à des tiers de l’uranium produit par la Somaïr », Orano a déposé plainte fin 2025 auprès du parquet de Paris pour « vol en bande organisée dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère ». Ce à quoi le Niger a promis de répliquer par une procédure visant à obtenir réparation pour les préjudices écologiques subis, le bilan environnemental et sanitaire de la firme française dans le pays étant en effet catastrophique. D’autre part, les autorités togolaises et sans doute d’autres pays voisins ont fait l’objet de pressions émanant des plus hautes sphères de l’État français. La DGSE, les Affaires étrangères et Macron lui-même ont multiplié les avertissements pour faire capoter l’opération. Invité par la France à co-présider la conférence humanitaire consacrée à la République démocratique du Congo (RDC) à Paris en octobre 2025, Faure Gnassingbé s’est vu notifier par le président français « qu’un soutien au transit pourrait être interprété comme une manœuvre “illégale” assimilable à du “recel” […] Sans reconnaître explicitement l’existence d’un accord formalisé avec Niamey, le président du Conseil togolais s’est dit disposé à réexaminer la situation. Cette première séquence a été suivie par au moins trois autres échanges directs entre le mois de novembre et celui de décembre entre les deux hommes », selon Africa Intelligence (18/02).
Si ces pressions ont été mal vécues par le chef de l’État togolais, et ont contribué à la dégradation des relations avec la France, elles ont néanmoins porté leurs fruits et fait capoter la vente, le Togo renonçant à faire transiter l’uranium par le port de Lomé. Mais le Niger n’a pas renoncé pour autant à son projet de vendre l’uranium, d’autant qu’une attaque, fin janvier 2026, de l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) contre l’aéroport de Niamey où est entreposée une partie de l’uranium, a rendu urgent l’adoption d’une solution définitive, y compris aux yeux des Occidentaux. […]
Lire l’article complet ici
« Jeunesse, études, dignité » : à Montpellier, les lycéens ne décolèrent pas« Le 17 octobre, à Paris, ça va être le feu » Très vite, on sent un changement d’ambiance. Beaucoup moins de drapeaux. L’abondance des slogans laisse dans un premier temps la place à un silence, ou à des discussions privées. Silence tout de même rompu régulièrement, par des « ACAB » très repris [NDLR : acronyme de All Cops Are Bastards ; tous-tes les flics sont des bâtard-es]. Le mouvement lycéen débuté en banlieue parisienne mi-septembre, qui est passé à une échelle nationale autour du 28 septembre, et qui est maintenant rejoint par des étudiant-es, est la cible d’une répression intense. Le ministère de l’Intérieur annonçait le 7 octobre 6629 interpellations, auxquelles il faut ajouter 504 nouvelles arrestations le 8, pour un total de plus de 7000 depuis le 28 septembre. À titre de comparaison, le mouvement des gilets jaunes avait dû faire face à 12 107 interpellations, sur toute sa première année. Main arrachée à Lens, lycéen éborgné à Tours, mâchoire pulvérisée à Saint-Ouen-l’Aumône : le mouvement a aussi son lot de mutilé-es. À Montpellier, une jeune fille de 17 ans qui se tenait tranquillement debout entourée d’autres manifestant-es, devant le lycée Clémenceau le 2 octobre, dans un moment de tension, s’est vu infliger deux fractures au visage par un coup de matraque, selon l’Observatoire des Libertés de Montpellier (OLM). L’OLM alerte d’ailleurs sur les pratiques préoccupantes des forces de l’ordre sur les blocages lycéens. Dans les rangs de certain-es des jeunes parti-es en manifestation improvisée, une rumeur circule, qu’on entendra plusieurs fois dans l’après-midi. « Quand on va aller manifester le 17 octobre à Paris, ça va être le feu. », disent certain-es. Cette date, celle qui agite les réseaux sociaux depuis la rentrée, autour du prix de l’essence, est née sur TikTok, sans que des structures d’organisations n’émergent comme dans les dernières semaines avant le début des gilets jaunes. Tendance en bonne partie portée par des jeunes, utilisant parfois le terme « Gen Z x gilets jaunes ». Tous les accès aux petites rues de l’Écusson sont barrés par des cordons de gendarmes mobiles. Les manifestant-es décident alors de remonter place de la Comédie par le boulevard Victor Hugo. La Marseillaise est entonnée. Un fourgon de police fend la foule pour aller se positionner au début de la rue de Maguelone. Sans réelle mise en danger de qui que ce soit, mais à vive allure. La réaction des jeunes les montre marqué-es par les véhicules de police fonçant sur des lycéen-nes mobilisé-es, avec au moins sept cas recensés par le média Contre Attaque. « On va leur mettre dans la gueule », hurlait ainsi un commandant de police filmé juste avant qu’un 4×4 ne fonce dans une foule d’adolescent-es à Dunkerque lundi 5 octobre. La Comédie sous les gaz Arrivé-es sur la Comédie, les premiers-ères manifestant-es prennent une pause, assis au milieu de la place. L’énergie revient, tout le monde se relève quand le gros des troupes arrive à son tour. « Macron nous fais la guerre, et sa police aussi, mais on reste déters, pour bloquer le pays », chantent les jeunes. Des lignes de gendarmes mobiles se forment, devant le commissariat et le passage du Polygone, et sur le début des rues qui mènent à l’Écusson. S’installe une atmosphère flottante. Des foulards viennent cacher un certain nombre de nez. Petit à petit, la foule se rapproche pas à pas, pendant une grosse demi-heure, des gendarmes équipé-es et casqué-es à la base du passage Bruyas. Jusqu’à arriver à quelques mètres des fonctionnaires de police. À ce stade, on compte dans le rassemblement quelques centaines de personnes, en grande majorité des lycéen-nes ou jeunes étudiant-es, ou en âge de l’être en tout cas, 7 ou 800 à vue d’œil, selon Le Poing. Quelques projectiles jetés, mais pas de quoi menacer physiquement les policiers-ères en armure : des bouteilles d’eau, quelques pétards. Mais une vraie pression, une rancœur palpable, et une tension à couper au couteau. « ACAB, ACAB », ou encore « Faut avancer les gars ». En première ligne, un Spiderman en gilet jaune fait quelques cabrioles, très applaudies. Des membres de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) rôdent un peu partout autour de la Comédie. Deux jours avant, exactement à cet endroit, après la manifestation déclarée du 6 octobre, un policier jetait une grenade au visage d’un jeune debout sans rien faire à quelques mètres. Pas d’un modèle muni d’une forte charge explosive, plutôt de ceux qui projettent des palais lacrymogènes autour d’eux. Mais ces palais sont propulsés à très grande vitesse, et même ce type de grenade n’est pas du tout censé être lancé près d’une tête. C’est au moment où la foule détourne son attention du cordon de gendarmes mis sous pression et commence à s’en aller que celui-ci décide de charger. Les fonctionnaires de police interpellent un jeune plaqué au sol, d’autres se rapprochent pour protester. Les premiers gaz lacrymogènes sont utilisés. Les gendarmes mobiles coupent alors le rassemblement en deux, en se positionnant en ligne sur toute la largeur de la place de la Comédie, en son milieu. Côté esplanade, la tension monte. La gendarmerie mobile somme les jeunes de se disperser au mégaphone. Réponse : quelques feux d’artifice leur sont tirés dessus. Les gendarmes font un usage abondant de gaz lacrymogènes.
La moitié des jeunes manifestant-es sont repoussé-es sur l’esplanade Charles de Gaulle. Là la situation devient assez confuse. Des gaz sont également tirés à proximité du Corum. Si bien que 3 ou 400 jeunes, selon nous, se retrouvent devant le lycée Joffre, entouré-es d’épais nuages de gaz, sans visibilité. Les renvois à l’expéditeur ne suffisent pas à éclaircir l’air environnant. Rappelons ici que si les palais noirs sont juste très chauds, certains modèles de grenade contiennent des charges explosives et peuvent provoquer de lourdes blessures physiques. Les manifestant-es tentent une sortie par les escaliers descendant à côté du Corum. Au début de la rue du Pila Saint-Gély commence un jeu du chat et de la souris dans les petites rues interdites aux manifestant-es par la préfecture. Au gré des choix de bifurcation possibles, la foule se scinde en plusieurs petits groupes. Retrouvailles non calculées devant le rectorat, appréciées par les jeunes : iels lancent alors une Marseillaise, à pleins poumons. Place Candolle, toujours talonné-es par les forces de l’ordre, les protestataires sont acclamé-es par les habitant-es installé-es en terrasse, qui reprennent quasiment tous-tes leur « Siamo tutti antifascisti » (« Nous sommes tous-tes des antifascistes »). Ambiance solidaire et résistante. Les jeunes veillent à ne laisser personne derrière, quand un objet tombe de vos poches on vous le ramène. « Relaxe pour tous-tes les réprimé-es » Le cortège de 300 personnes environ retombe sur l’arrêt de tram Observatoire, puis retourne sur une Comédie revenue à ses occupations habituelles. De nombreux camions de gendarmes rappliquent, sirènes allumées, par l’esplanade. Certain-es voudraient retourner au Peyrou, où paraît-il un autre groupe de jeunes attend. Iels seront vite dissuadé-es par un de ces camions, qui vient se positionner en haut du passage Bruyas. Le nouvel objectif sera alors le commissariat central, alors qu’une seconde personne a été interpellée plus tôt près de l’arrêt de tram de la Comédie. En cours de route une jeune fille rappelle au mégaphone des consignes contre la répression : « En garde à vue, ne dîtes rien. Si vous voyez une interpellation, filmez » La rue de la Méditerranée est parcourue dans la joie et en chanson, les jeunes entonnent « Les oies sauvages » de Michel Delpech. Ce sont toujours 300 personnes selon nous qui arrivent devant l’Hôtel de police. « On a discuté avec les policiers-ères qui montent la garde devant le commissariat. », dit assez vite une lycéenne avec son porte-voix. « On leur a dit qu’on venait pour exiger la libération d’un jeune mineur. Ils nous on assuré-es que s’il n’y avait pas de débordements de notre côté, il n’y en aurait pas non plus du leur. On est très en colère, mais on vient de manière pacifique. » Une étudiante du Poing Levé lance des slogans, très repris : « Honte à ce pouvoir qui fait la guerre aux lycéen-nes », ou encore « Relaxe, relaxe pour tous-tes les réprimé-es ». Un travailleur social présent en soutien, âgé d’une quarantaine d’années, se fait embarquer malgré lui dans une battle d’aura face au commissariat. Mais joue le jeu, avec pour adversaire une lycéenne. La foule est en délire. [NDLR : les battles d’aura sont des duels ludiques et humoristiques où deux personnes s’affrontent, devant un cercle de spectateurs-trices, en enchaînant poses, regards, petits pas de danse et gestes tirés de mêmes Internet, dans le but de montrer qui a le plus de charisme ou d’aura.] Un jeune, au téléphone avec une connaissance, lui dit : « C’est fou ce qu’on vient de vivre, c’était la guerre, c’était très intense. » Certain-es projettent de se rendre à un concert organisé le soir sur le campus de la fac de science, occupé dans le cadre de la mobilisation. Puis le rassemblement commence petit à petit à se vider, mais durera au moins jusqu’à la tombée de la nuit. Quelles suites pour le mouvement ? Au bilan, une mobilisation moins massive que le 6 octobre, mais toujours déterminée. Selon le ministère de l’Intérieur 71 500 personnes ont pris part aux manifestations officielles ce jeudi partout en France, contre 130 000 d’après la CGT. Beauvau distingue aussi 55 000 personnes ayant participé à des actions devant des établissements scolaires, sans que toutes aient ensuite rejoint les manifestations. Mardi, les manifestations avaient rassemblé entre 266 000 à 450 000 personnes. Le ministère de l’Éducation a communiqué, dans la matinée, sur 375 établissements où les cours étaient totalement ou partiellement suspendus, sans qu’on ait trouvé de bilan chiffré côté organisateurs-trices. Et de nombreux campus universitaires sont désormais dans le mouvement. Si les chiffres dans tout le pays paraissent moins impressionnants que pour le 6 octobre, il serait tout à fait prématuré d’en déduire que le mouvement s’essouffle. D’autant que le mouvement de la jeunesse pourrait stimuler et rencontrer une colère sociale sourde bien plus large. Malgré une fatigue exprimée, les chiffres depuis le 28 septembre montent, descendent, remontent. Les établissements scolaires se relaient et ne bloquent pas tous tous les jours. Sur Montpellier, il y avait moins de personnes sur chaque blocus que le 6, mais plus de blocus. Le gouvernement paraît fébrile. Le ministre de l’Éducation annonçait au 20h de TF1 ce jeudi 8 octobre « 3 000 professeurs-eures remplaçant-es » affecté-es « dans les heures qui viennent ». Pour les syndicats, c’est « du bricolage ». L’intersyndicale étudiante et professionnelle appelle à une nouvelle journée de mobilisation et de grève, le 13 octobre, jour de vote du budget. Le même jour, 15 assemblées générales étudiantes appellent à « marcher sur Matignon » Quoi qu’il advienne par la suite, la lutte de la jeunesse a déjà fait le tour du monde et marqué une génération.LYCÉENS À MONTPELLIER : LA COMÉDIE À NOUVEAU SOUS LES GAZAprès une charge et une interpellation à la base du passage bruyas, les gendarmes mobiles ont coupé le rassemblement sauvage de centaines de lycéen-nes en deux et abondamment gazé la Comédie après des jets de projectiles.
— Le Poing – média indépendant de Montpellier (@lepoinginfo.bsky.social) 2026-10-08T14:53:33.707Z
« C’est énorme ce qu’il se passe » : à Montpellier, un acte 4 plein d’enthousiasme pour la jeunesse
L’article Montpellier : profonde colère contre la répression dans la manifestation sauvage lycéenne est apparu en premier sur Le Poing.
Une étude du Syndicat des Particuliers Employeurs rappelle que l’emploi à domicile demeure un univers essentiellement féminin. S'il répond à des besoins croissants et soutient l'activité économique, son avenir dépend de choix budgétaires majeurs.
L’article L’emploi à domicile : quelle politique féministe ? est apparu en premier sur Les Nouvelles News.
Source : La BrècheQuand ?
Le 18 octobre à 17h
Où ?
Cinéma L'Écran de Saint-Denis 14 Passage de l'Aqueduc 93200 Saint-Denis
A l'occasion du festival du hip-hop de Saint-Denis, le collectif Saint-Denis Antifa vient vendre des crêpes pour récolter des fonds pour l'organisation de bus pour aller à Orléans le 24 octobre contre le congrès du RN !
Viens prendre ta place ou faire des dons !!
Quand ?
Le 16 octobre à 20h30
Où ?
Place de la Légion d'Honneur Place de la Légion d'Honneur 93200 Saint-Denis
A l'occasion du festival du Hip-Hop de Saint-Denis, le collectif Saint-Denis Antifa vient vendre des crêpes pour récolter des fonds pour l'organisation de bus pour aller à Orléans le 24 octobre contre le congrès du RN !
Viens prendre ta place ou faire des dons !!
Quand ?
Le 12 octobre de 14h à 16h
Où ?
Bourse du travail Paris (Château d'eau) 3, rue du Château d'eau 75010 Paris
Bourse du travail de Paris 3 rue du Château d'Eau 75010 Paris
Salle Ambroise Croizat
A l'occasion du 120e anniversaire de la Charte d'Amiens, un texte fondateur du syndicalisme français, souvent objet d'interprétations et de mobilisations à des fins de politiques syndicales contradictoires, l'université populaire du 10e organise une journée de projection et débats.
14h-16h : Une projection débat d'un film documentaire autour d'une lutte ouvrière en présence de l'historien Xavier Vigna, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris X Nanterre, spécialiste d'histoire ouvrière et d'histoire du travail et de Philippe Laurent, qui a mis et met en scène les paroles des Fralibs que l'on peut revoir en octobre au Théâtre de Belleville (1336 (parole de Fralibs) - Programmation - Théâtre de Belleville )
(une occasion de voir ou revoir le film celuide Chris Marker et Mario Marret, A bientôt j'espère)
La journée sera organisée en trois temps de débats publics autour de la question de l'autonomie ouvrière et salariale et de ce qu'il en reste aujourd'hui dans nos cultures syndicales. Ce premier débat sera suivi de deux autres :
16h-18h - Une discussion autour des attaques contre les Maisons du peuple (ou/et des syndicats) et les Bourses des syndicats et autour des combats en cours pour la défense de ce "droit syndical" (liberté de réunion dans des lieux gérés par les organisations syndicales mais aujourd'hui propriétés des collectivités territoriales).
Dans le cadre de ce débat avec le témoignage de syndicalistes, l'historien Michel Pigenet, professeur émérite d'histoire contemporaine de l'université Paris Sorbonne reviendra sur l'origine des Maisons du peuple et fera retour sur ce véritable mouvement à l'origine d'une des branches du syndicalisme français et sur ce qu'il dit de l'aspiration et des pratiques d'autonomies ouvrières et salariales.
18H : Un apéro fraternel dans la salle même des échanges
19h-21h : Un débat sur la question de l'autonomie du mouvement syndical par rapport au politique avec des chercheurs et des syndicalistes avec le public autour de deux autres dimensions de l'autonomie :
la question de l'autonomie salariale dans le cadre de la Sécurité sociale et ce qu'il en reste dans le champ revendicatif syndical, avec une mise en perspective de Victor Duchesne ;
la question plus large encore, percutée également par la montée de l'extrême droite (mais pas seulement) des relations entre syndicalisme et politique avec notamment Victor Duchesne, Michel Pigenet, Xavier Vigna.
Quand ?
Le 12 octobre de 14h à 16h
Où ?
Bourse du travail Paris (Château d'eau) 3, rue du Château d'eau 75010 Paris
Bourse du travail de Paris
3, rue du Château d'Eau
75010 Paris
Salle Ambroise Croizat
A l'occasion du 120e anniversaire de la Charte d'Amiens, un texte fondateur du syndicalisme français, souvent objet d'interprétations et de mobilisations à des fins de politiques syndicales contradictoires, l'université populaire du 10e organise une journée de projection et débats.
– 14h-16h : Une projection débat d'un film documentaire autour d'une lutte ouvrière en présence de l'historien Xavier Vigna, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris X Nanterre, spécialiste d'histoire ouvrière et d'histoire du travail et de Philippe Laurent, qui a mis et met en scène les paroles des Fralibs que l'on peut revoir en octobre au Théâtre de Belleville (1336 (parole de Fralibs) - Programmation - Théâtre de Belleville) - une occasion de voir ou revoir le film de Chris Marker et Mario Marret "À bientôt j'espère").
La journée sera organisée en trois temps de débats publics autour de la question de l'autonomie ouvrière et salariale et de ce qu'il en reste aujourd'hui dans nos cultures syndicales. Ce premier débat sera suivi de deux autres :
– 16h-18h - Une discussion autour des attaques contre les Maisons du peuple (ou/et des syndicats) et les Bourses des syndicats, et autour des combats en cours pour la défense de ce "droit syndical" (liberté de réunion dans des lieux gérés par les organisations syndicales mais aujourd'hui propriété des collectivités territoriales).
Dans le cadre de ce débat avec le témoignage de syndicalistes, l'historien Michel Pigenet, professeur émérite d'histoire contemporaine de l'université Paris Sorbonne reviendra sur l'origine des Maisons du peuple et fera retour sur ce véritable mouvement à l'origine d'une des branches du syndicalisme français et sur ce qu'il dit de l'aspiration et des pratiques d'autonomies ouvrières et salariales.
– 18h : Un apéro fraternel dans la salle même des échanges
– 19h-21h : Un débat sur la question de l'autonomie du mouvement syndical par rapport au politique avec des chercheurs et des syndicalistes avec le public autour de deux autres dimensions de l'autonomie :
la question de l'autonomie salariale dans le cadre de la Sécurité sociale et ce qu'il en reste dans le champ revendicatif syndical, avec une mise en perspective de Victor Duchesne ; la question, plus large encore, percutée également par la montée de l'extrême droite (mais pas seulement), des relations entre syndicalisme et politique avec notamment Victor Duchesne, Michel Pigenet, Xavier Vigna.
Quand ?
Le 12 octobre de 16h à 18h
Où ?
Bourse du travail Paris (Château d'eau) 3, rue du Château d'eau 75010 Paris
Bourse du travail 3 rue du Château d'Eau
Salle Ambroise Croizat
Lundi 12 octobre 16h-18h - Bourses du travail, Maisons du peuple et des syndicats : menaces sur les libertés syndicales avec l'historien Michel Pigenet
Une discussion autour des attaques contre les Maisons du peuple (ou/et des syndicats) et les Bourses des syndicats et autour des combats en cours pour la défense de ce "droit syndical" (liberté de réunion dans des lieux gérés par les organisations syndicales mais aujourd'hui propriétés des collectivités territoriales).
Dans le cadre de ce débat avec les témoignages de syndicalistes, l'historien Michel Pigenet, professeur émérite d'histoire contemporaine de l'université Paris Sorbonne reviendra sur l'origine des Maisons du peuple et fera retour sur ce véritable mouvement à l'origine d'une des branches du syndicalisme français et sur ce qu'il dit de l'aspiration et des pratiques d'autonomies ouvrières et salariales.
A l'occasion du 120e anniversaire de la Charte d'Amiens, un texte fondateur du syndicalisme français, souvent objet d'interprétations et de mobilisations à des fins de politiques syndicales contradictoires, l'université populaire du 10e organise une journée de projection et débats.
La journée est organisée en trois temps de débats publics autour de la question de l'autonomie ouvrière et salariale et de ce qu'il en reste aujourd'hui dans nos cultures syndicales.
Avant ce deuxième temps, la journée débute par une projection débat
14h-16h : Une projection débat d'un film documentaire autour d'une lutte ouvrière en présence de l'historien Xavier Vigna, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris X Nanterre, spécialiste d'histoire ouvrière et d'histoire du travail et de Philippe Laurent, qui a mis et met en scène les paroles des Fralibs que l'on peut revoir en octobre au Théâtre de Belleville (1336 (parole de Fralibs) - Programmation - Théâtre de Belleville )
Une occasion de voir le film de Chris Marker et Mario Marret, A bientôt j'espère.
Et après ce deuxième temps, la journée se poursuit par un apéro et un dernier débat
18H : Un apéro fraternel dans la salle même des échanges
19h-21h : Syndicalisme et politique, quelle actualité de la charte d'Amiens ? avec Victor Duchesne, Michel Pigenet et Xavier Vigna et des responsables syndicaux de la CGT, de Force Ouvrière ou de Solidaires notamment.
Un débat sur la question de l'autonomie du mouvement syndical entre chercheurs et syndicalistes avec le public autour de deux autres dimensions de l'autonomie :
la question de l'autonomie salariale dans le cadre de la Sécurité sociale et ce qu'il en reste dans le champ revendicatif syndical, avec une mise en perspective de Victor Duchesne ;
la question plus large encore, percutée également par la montée de l'extrême droite (mais pas seulement) des relations entre syndicalisme et politique.
Quand ?
Le 12 octobre de 16h à 18h
Où ?
Bourse du travail Paris (Château d'eau) 3, rue du Château d'eau 75010 Paris
Bourse du travail
3, rue du Château d'eau
Salle Ambroise Croizat
Lundi 12 octobre 16h-18h - "Bourses du travail, Maisons du peuple et des syndicats : menaces sur les libertés syndicales" avec l'historien Michel Pigenet
Une discussion autour des attaques contre les Maisons du peuple (ou/et des syndicats) et les Bourses des syndicats et autour des combats en cours pour la défense de ce "droit syndical" (liberté de réunion dans des lieux gérés par les organisations syndicales mais aujourd'hui propriétés des collectivités territoriales).
Dans le cadre de ce débat avec les témoignages de syndicalistes, l'historien Michel Pigenet, professeur émérite d'histoire contemporaine de l'université Paris Sorbonne reviendra sur l'origine des Maisons du peuple et fera retour sur ce véritable mouvement à l'origine d'une des branches du syndicalisme français et sur ce qu'il dit de l'aspiration et des pratiques d'autonomies ouvrières et salariales.
A l'occasion du 120e anniversaire de la Charte d'Amiens, un texte fondateur du syndicalisme français, souvent objet d'interprétations et de mobilisations à des fins de politiques syndicales contradictoires, l'université populaire du 10e organise une journée de projection et débats.
La journée est organisée en trois temps de débats publics autour de la question de l'autonomie ouvrière et salariale et de ce qu'il en reste aujourd'hui dans nos cultures syndicales.
Avant ce deuxième temps, la journée débute par une projection débat :
– 14h-16h : Une projection débat d'un film documentaire autour d'une lutte ouvrière en présence de l'historien Xavier Vigna, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris X Nanterre, spécialiste d'histoire ouvrière et d'histoire du travail et de Philippe Laurent, qui a mis et met en scène les paroles des Fralibs que l'on peut revoir en octobre au Théâtre de Belleville (1336 (parole de Fralibs) - Programmation - Théâtre de Belleville). Une occasion de voir le film de Chris Marker et Mario Marret, "À bientôt j'espère".
Et après ce deuxième temps, la journée se poursuit par un apéro et un dernier débat
– 18h : Un apéro fraternel dans la salle même des échanges
– 19h-21h : Syndicalisme et politique, quelle actualité de la charte d'Amiens ? avec Victor Duchesne, Michel Pigenet et Xavier Vigna et des responsables syndicaux de la CGT, de Force Ouvrière ou de Solidaires notamment.
Un débat sur la question de l'autonomie du mouvement syndical entre chercheurs et syndicalistes avec le public autour de deux autres dimensions de l'autonomie : la question de l'autonomie salariale dans le cadre de la Sécurité sociale et ce qu'il en reste dans le champ revendicatif syndical, avec une mise en perspective de Victor Duchesne ; la question plus large encore, percutée également par la montée de l'extrême droite (mais pas seulement) des relations entre syndicalisme et politique.
Quand ?
Le 12 octobre de 19h à 21h
Où ?
Bourse du travail Paris (Château d'eau) 3, rue du Château d'eau 75010 Paris
Bourse du travail
3, rue du Château d'Eau
Salle Ambroise Croizat
Lundi 12 octobre 19h-21h : "Syndicalisme et politique, actualité de la charte d'Amiens ?" avec l'économiste Victor Duchesne, les historiens Michel Pigenet et Xavier Vigan et des responsables syndicaux CGT, Force ouvrière, Solidaires, etc.
Un débat sur la question de l'autonomie du mouvement syndical entre chercheurs et syndicalistes avec le public autour de deux autres dimensions de l'autonomie : la question de l'autonomie salariale dans le cadre de la Sécurité sociale et ce qu'il en reste dans le champ revendicatif syndical, avec une mise en perspective de Victor Duchesne ; la question, plus large encore, percutée également par la montée de l'extrême droite (mais pas seulement), des relations entre syndicalisme et politique.
Présentation de la journée dans laquelle s'inscrit ce débat :
A l'occasion du 120e anniversaire de la Charte d'Amiens, un texte fondateur du syndicalisme français, souvent objet d'interprétations et de mobilisations à des fins de politiques syndicales contradictoires, l'université populaire du 10e organise une journée de projection et débats.
Ce débat est le dernier temps d'une journée organisée en trois temps de débats publics autour de la question de l'autonomie ouvrière et salariale et de ce qu'il en reste aujourd'hui dans nos cultures syndicales.
14h-16h : Une projection débat d'un film documentaire autour d'une lutte ouvrière en présence de l'historien Xavier Vigna, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris X Nanterre, spécialiste d'histoire ouvrière et d'histoire du travail et de Philippe Laurent, qui a mis et met en scène les paroles des Fralibs que l'on peut revoir en octobre au Théâtre de Belleville (1336 (parole de Fralibs) - Programmation - Théâtre de Belleville). Une occasion de voir le film de Chris Marker et Mario Marret, A bientôt j'espère.
16h-18h - Bourse du travail, Maisons du peuple et des syndicats : menaces sur les libertés syndicales avec l'historien Michel Pigenet.
Une discussion autour des attaques contre les Maisons du peuple (ou/et des syndicats) et les Bourses des syndicats et autour des combats en cours pour la défense de ce "droit syndical" (liberté de réunion dans des lieux gérés par les organisations syndicales mais aujourd'hui propriétés des collectivités territoriales).
Dans le cadre de ce débat avec le témoignage de syndicalistes, l'historien Michel Pigenet, professeur émérite d'histoire contemporaine de l'université Paris Sorbonne reviendra sur l'origine des Maisons du peuple et avec un retour sur le mouvement et ce qu'il dit de l'aspiration et des pratiques d'autonomies ouvrières et salariales.
18h : Un apéro fraternel dans la salle même des échanges
La journée se prolonge par un grand débat autour des relations entre syndicalisme et politique.
Quand ?
Le 12 octobre de 19h à 21h
Où ?
Bourse du travail Paris (Château d'eau) 3, rue du Château d'eau 75010 Paris
Bourse du travail, 3 rue du Château d'Eau
Salle Ambroise Croizat
Lundi 12 octobre 19h-21h : Syndicalisme et politique, actualité de la charte d'Amiens ? avec l'économiste Victor Duchesne, les historiens Michel Pigenet et Xavier Vigan et des responsables syndicaux CGT, Force ouvrière, Solidaires, etc.
Un débat sur la question de l'autonomie du mouvement syndical entre chercheurs et syndicalistes avec le public autour de deux autres dimensions de l'autonomie :
la question de l'autonomie salariale dans le cadre de la Sécurité sociale et ce qu'il en reste dans le champ revendicatif syndical, avec une mise en perspective de Victor Duchesne ; la question plus large encore, percutée également par la montée de l'extrême droite (mais pas seulement) des relations entre syndicalisme et politique.
Présentation de la journée dans laquelle s'inscrit ce débat :
A l'occasion du 120e anniversaire de la Charte d'Amiens, un texte fondateur du syndicalisme français, souvent objet d'interprétations et de mobilisations à des fins de politiques syndicales contradictoires, l'université populaire du 10e organise une journée de projection et débats.
Ce débat est le dernier temps d'une journée organisée en trois temps de débats publics autour de la question de l'autonomie ouvrière et salariale et de ce qu'il en reste aujourd'hui dans nos cultures syndicales.
14h-16h : Une projection débat d'un film documentaire autour d'une lutte ouvrière en présence de l'historien Xavier Vigna, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris X Nanterre, spécialiste d'histoire ouvrière et d'histoire du travail et de Philippe Laurent, qui a mis et met en scène les paroles des Fralibs que l'on peut revoir en octobre au Théâtre de Belleville (1336 (parole de Fralibs) - Programmation - Théâtre de Belleville )
Une occasion de voir le film de Chris Marker et Mario Marret, A bientôt j'espère.
16h-18h - Bourse du travail, Maisons du peuple et des syndicats : menaces sur les libertés syndicales avec l'historien Michel Pigenet
Une discussion autour des attaques contre les Maisons du peuple (ou/et des syndicats) et les Bourses des syndicats et autour des combats en cours pour la défense de ce "droit syndical" (liberté de réunion dans des lieux gérés par les organisations syndicales mais aujourd'hui propriétés des collectivités territoriales).
Dans le cadre de ce débat avec le témoignage de syndicalistes, l'historien Michel Pigenet, professeur émérite d'histoire contemporaine de l'université Paris Sorbonne reviendra sur l'origine des Maisons du peuple et avec un retour sur le mouvement et ce qu'il dit de l'aspiration et des pratiques d'autonomies ouvrières et salariales.
18H : Un apéro fraternel dans la salle même des échanges
La journée se prolonge par un grand débat autour des relations entre syndicalisme et politique.
Quand ?
Le 10 octobre à 19h
Où ?
Place de la Résistance et de la Déportation Place de la Résistance et de la Déportation 93200 Saint-Denis
A l'occasion du festival du Hip-Hop de Saint-Denis, le collectif Saint-Denis Antifa vient vendre des crêpes pour récolter des fonds pour l'organisation de bus pour aller à Orléans le 24 octobre contre le congrès du RN !
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Quand ?
Le 9 octobre à 20h30
Où ?
Place de la Résistance et de la Déportation Place de la Résistance et de la Déportation 93200 Saint-Denis
A l'occasion du festival du Hip-Hop de Saint-Denis, le collectif Saint-Denis Antifa vient vendre des crêpes pour récolter des fonds pour l'organisation de bus pour aller à Orléans le 24 octobre contre le congrès du RN !
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Quand ?
Le 18 octobre de 19h à 22h
Où ?
Cantine des Pyrénées 77 rue de la Mare 75020 Paris
La Cantine des Pyrénées vous invite à une projection du film « Les Damnés, des ouvriers en abattoir ».
Filméxs dans le calme d'une forêt, les 5 ouvrierxs nous livrent un témoignage fort sur ce que l'industrie de la viande fait aux humainxs et aux animaux.
Venez voir le film et après on discute.
Rendez-vous dimanche 18 octobre à 19h à la Cantine des Pyrénées, 77, rue de la Mare, Paris 20e.
** film pas léger mais pas de scène explicite d'abattoir. Tout est filmé dans une forêt mignonne…
Quand ?
Le 13 octobre de 19h à 23h30
Où ?
CICP - Centre International de Culture Populaire 21 ter, rue Voltaire 75011 Paris
Soirée en mixité noire
Ô mon corps, fais de moi toujours une âme qui interroge !
Le fil conducteur de cette soirée sera la présentation de réflexions autour des travaux de thèse des psychologues Ada Pouye et Cassandre Surinon sur le vécu psychique des personnes noires, en France hexagonale, en Guadeloupe et en Martinique, héritières de l'histoire coloniale et esclavagiste française.
Discussions - Poésies et chants - Arpentage - Présentation d'oeuvres plastiques.
Nous vous invitons également à venir accompagné.e de textes, poèmes, chants, instruments, en lien avec la thématique de l'événement.
Soirée animée par Rosita Destival, Peter Lema, Akuvi Namessi, Ada Pouye et Cassandre Surinon
Avec le soutien et la participation de Rosa Amelia Plumelle Uribe
Artistes présentés : Samantha Antoine, Thomas Jean-Louis, Ludovic Nino et Karlton Seydi
Formulaire d'inscription pour participer ou envoyer un mail à rencontres.noir.x.e.s@protonmail.me
Ce qui marque dans les manifestations de ces derniers jours, c'est le nombre impressionnant de pancartes au sein des cortèges
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Des milliers de lycéens, d'étudiants, d'enseignants et de parents ont investi la place de la Bastille, à Paris, ce jeudi 8 octobre. Derrière l'ambiance festive, une colère profonde contre le manque de moyens dans l'éducation, la précarité et les violences policières. Avec une même détermination : poursuivre le mouvement.
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Les habitant-es du 25 place de Milan sont expulsables depuis début septembre.
Nous avons rencontré la Métropole et la Préfecture qui ne proposent aucune solution d’hébergement et maintiennent leur décision d’expulser et de remettre à la rue 280 femmes et enfants.
Venez nous soutenir chaque matin dès demain [5 octobre] à partir de 5h devant le bâtiment pour ne pas laisser les habitantes seules face à la police! Face aux expulsions, nous restons solidaires!
Soutenez nous en rappelant à la Métropole et la Préfecture leurs responsabilités :
vsarselli [at] grandlyon [point] com
nfrier [at] grandlyon [point] com
cpouzin [at] grandlyon [point] com
pref-sga-pref69 [at] rhone [point] gouv [point] fr
prefecture [at] rhone [point] pref [point] gouv [point] fr
Vous pouvez retrouver des infos plus détaillées sur la situation de la place de Milan dans le Canut Infos du vendredi 2 octobre 2026.
[Publié le 5 octobre 2026 sur Rebellyon.]
Quand ?
Le 17 octobre de 19h à 21h30
Où ?
Académie du Climat 2 Place Baudoyer 75004 Paris
Vous n'avez jamais entendu parler d'arpentage ? CliMates, une association de jeunes engagés pour le climat, vous invite à un atelier autour d'un livre de référence sur les enjeux agricoles et alimentaires.
Concrètement, on se partage le livre en autant de parties que de participant.es, puis chacun.e résume sa partie avec ses propres mots et son esprit critique.
Nous allons découvrir livre "Vandana Shiva pour une désobéissance créatrice" - Enjeux sur la souveraineté alimentaire, les matières premières, la liberté des semences et l'éco-féminisme.
On échange, on se questionne, et on passe un bon moment ! Simplement curieux.se ou bien déjà passionné.e par les questions sociales et agricoles, l'atelier est fait pour vous.
Et en plus : bonne humeur, bienveillance et choses à grignoter !
N'oubliez pas de vous inscrire par mail : vanrenterghem.josephine@gmail.com et emmanuelle.makunga@gmail.com
Nous voici au terminus du régime : le gouvernement Macron nous a emporté au seuil du fascisme. Désormais, c'est lui ou nous.
L’article 6.500 arrestations de mineurs depuis 10 jours : une répression sans équivalent mais une révolte intacte est apparu en premier sur Contre Attaque.
Pour le quatrième acte de la mobilisation lycéenne, des milliers de personnes ont défilé ce jeudi 8 octobre à Montpellier. Un arrêté préfectoral leur interdisait l’Écusson. Après la manifestation déclarée, la place de la Comédie a de nouveau été gazée, et au moins deux personnes ont été interpellées
Malgré la fatigue accumulée par des jours de blocage, des milliers de jeunes défilent d’un pas dynamique dans les rues de Montpellier en scandant « Jeunesse, études, dignité ». Le parcours, lui, a été tracé hors du centre historique. Par arrêté, la préfecture de l’Hérault a interdit au cortège, parti à 13h du Peyrou, d’entrer dans l’Écusson.
La matinée avait pourtant donné le ton. Les lycées Jean-Monnet, Mermoz, Joffre, Clemenceau, Jules-Guesde et Mendès-France ont été bloqués ou perturbés, tout comme plusieurs facs (lettres, pharmacie, sciences, économie, droit) et l’Institut régional du travail social, qui vivait le premier blocage de son histoire. On comptait déjà au moins cinq interpellations avant midi. Devant Clemenceau, Milo, en terminale, ne cachait pas l’usure : « On est de moins en moins nombreux, les parents forcent pour que leurs enfants retournent en cours, c’est dur mais on ne lâchera pas. »
« C’est énorme ce qu’il se passe » : à Montpellier, un acte 4 plein d’enthousiasme pour la jeunesse
Dans le cortège, une quinzaine de blouses blanches en chasuble rouge. « Nous nous sommes mis en grève mardi, et nous sommes encore en grève aujourd’hui pour soutenir les lycéens, explique Pierre Renard, de la CGT du CHU de Montpellier. Nous avons également posé un préavis de grève illimitée à partir de mardi prochain. » Pas question de prendre la tête du défilé : « Nous ne voulons pas voler le mouvement aux lycéens, ce sont leurs revendications. Nous sommes juste venus avec du matériel médical dans le sac pour soigner les jeunes au cas où, et pour veiller à la sécurité du cortège à chaque intersection. » Le lien entre les deux luttes lui paraît évident : « Quand on parle école, on parle aussi hôpital, tous les services publics sont attaqués par le gouvernement. Et puis ça nous paraît normal de venir soutenir des citoyens en formation qui seront peut-être nos collègues de demain. »
Côté enseignants, la grève reste timide, mais l’ambiance a changé. « Le taux de grévistes des enseignants du second degré est au ras des pâquerettes, reconnaît un professeur d’anglais syndiqué à Sud Éduc. Mais tous les collègues, même ceux qui ne se mobilisent pas d’habitude, sont choqués par l’ampleur de la répression. Tout le monde en parle en salle des profs. » D’où une décision prise avec la CGT et la FSU : « On a décidé de faire un cordon d’adultes pour protéger les élèves le temps de la manifestation déclarée. Mardi déjà, on a été beaucoup à s’interposer en cas de violences policières. »
Au niveau national, le mouvement ne faiblit pas. Mardi 6 octobre, le ministère de l’Intérieur recensait 891 lycées perturbés. Le lendemain, le même ministère faisait état de 6 629 interpellations depuis le début du mouvement, de 761 policiers et gendarmes blessés, ainsi que de 215 élèves et 89 personnels et enseignants blessés. Un adolescent a eu la main arrachée à Lens, un jeune homme a été éborgné à Tours.
Dans une allocution mercredi soir, Sébastien Lecornu a revendiqué 40 000 contributions sur la plateforme de consultation ouverte aux lycéens, et renvoyé les premières décisions à la fin du mois d’octobre. La plateforme reste ouverte jusqu’au 23 octobre. « On l’a vu avec les cahiers de doléances des gilets jaunes, ça ne sert à rien », réagissait ce matin Elie, un lycéen de Joffre. « On nous a aussi promis des demi-journées de démocratie interne dans les établissements, mais là encore, on n’en a pas besoin, nos revendications sont nationales.» Des temps que beaucoup de lycéens mobilisés appellent d’ore et déjà à boycotter.
Devant les députés, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a écarté la suppression de Parcoursup, l’une des revendications phares du mouvement. L’opinion, elle, penche plutôt du côté des jeunes : selon un sondage Elabe pour BFMTV, 55 % des Français approuvent la mobilisation et 72 % jugent ses revendications légitimes.
LYCÉENS À MONTPELLIER : LA COMÉDIE À NOUVEAU SOUS LES GAZ Après une charge et une interpellation à la base du passage bruyas, les gendarmes mobiles ont coupé le rassemblement sauvage de centaines de lycéen-nes en deux et abondamment gazé la Comédie après des jets de projectiles https://t.co/DdMjp4LDaa
— Le Poing – Montpellier (@lepoinginfo) October 8, 2026
Même scénario que mardi 6 octobre, avec d’autres acteurs : les gendarmes mobiles ont pris le relais des CRS. À la fin de la manifestation déclarée, des centaines de jeunes se retrouvent sur la place de la Comédie. Après un moment de flottement, les gendarmes mobiles font usage de gaz lacrymogène et coupent le cortège en deux groupes, de part et d’autre de la place. On compte au moins deux interpellations, dont celle d’un très jeune mineur près de l’arrêt de tramway Comédie. Un rassemblement de soutien devant le commissariat central a été appelé spontanément après la manifestation.
De son côté, la FSU, principal syndicat enseignant, appelle à une journée de grève mardi 13 octobre.
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