Ces dernières semaines, et celles qui vont suivre, un certain nombre d'évènements festifs ont eu lieu à Dole, qui en disent long sur la pente glissante dans laquelle s'engage la mairie
On ne va pas revenir dessus très longtemps, mais bien sûr on doit commencer par la tenue, pour la troisième fois, d'un « banquet du Canon Français » à Dole, seule ville de Franche-Comté à bien vouloir accueillir l'évènement.
Le caractère identitaire du « Canon » a été largement démontré et à Dole même, il a été l'occasion d'agressions homophobes, racistes et sexistes lors des précédentes éditions.
Un soutien complet (Dolexpo loué ou prêté par la structure propriétaire dont le président est…le maire de Dole) et même une présence assurée par ce même maire de Dole à la soirée financée par le milliardaire d'extrême droite Stérin et en présence, notamment, d'élus RN de Côte d'Or.
C'est aussi par le prisme des gens qu'elle accueille en grande pompe qu'on peut analyser la politique municipale Doloise :
Ex star du journalisme sportif du service public, Nelson Montfort, si l'on ne revient que sur le plus récent, est en roue libre depuis quelques mois : il a commencé par défendre le maintien à l'antenne de Jean-Marc Morandini sur CNews après sa condamnation pour corruption de mineurs.
On n'est donc pas étonné ensuite de voir annoncé deux mois plus tard qu'il devient chroniqueur sur la tristement célèbre chaine de Bolloré.
Celui-ci voit un vrai tapis rouge déroulé pour lui à Dole, puisque non content d'avoir été un des invités du Critérium cycliste du 01 août 2026, le nouveau chroniqueur de CNews a également l'honneur d'être le parrain de la prochaine édition du weekend gourmand du chat perché qui se tiendra en septembre.
Ça coupe l'appétit !
Autre ancienne gloire de la TV publique : l'humoriste Tex était aussi de la partie pour le Critérium.
Au-delà d'être un énorme has-been, on rappelle qu'il s'est fait virer de France 2 pour le recyclage d'une vanne immonde sur les violences sexistes et qu'il a largement été pointé du doigt pour des comportements sexistes dans tous les aspects de sa carrière.
On s'étale où vous avez compris ?
Cerise sur le gâteau, c'est le chanteur Amir qui assure cette année le concert de rentrée.
Le chanteur de variété est un soutien actif de l'armée israélienne (Tsahal), dont il a fait partie. Il a par exemple donné un concert à Hébron, en Cisjordanie occupée et colonisée, en soutien à Tsahal. Il est à ce jour, toujours un soutien de la guerre génocidaire menée à Gaza par Israël.
Comme tous les soutiens au génocide il tente de se cacher derrière une instrumentalisation de l'antisémitisme. Ce n'est pas sa judéité (eh non !) qui lui est reprochée mais son soutien actif à une politique qui rappelle les heures les plus sombres de l'histoire. Sans surprise, cela n'émeut pas la mairie de Dole.
L'année prochaine, peut-être, ils déterront Milosevic pour faire des reprises de Sardou ?
Info Bonus
La première partie sera assurée par Larsen Lapin, groupe de Fabrice Schlegel, figure locale de la droite radicale (comme il aime se présenter lui même) et soutien indéflectible du tristement connu collectif identitaire féminin Némésis, et par intermitence du maire.
Ces évènements et invitations, rémunérées par la ville, cela va sans dire, avec votre argent, mis bout à bout en disent quelque chose de ce qui se passe à Dole.
Un tel concentré de dingueries au métre carré donne l'image en miniature de ce qui se passe pour le parti (LR) du maire Gagnoux au niveau national : une radicalisation politique à l'extrême-droite.
Que ce soit par une reconnaissance sincère que les idéologies racistes et fascisantes, notamment du RN, est aussi la leur ou par calcul politique (des signaux envoyés à ceux qu'ils pensent être les futurs gagnants des prochaines élections) la droite « républicaine » a visiblement fait son choix, tant au niveau local que national.
Quoi qu'il en soit, que dans une petite ville comme Dole on ait en quelques semaines :
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