Google a introduit cette politique en mars 2024, en marge de sa core update de ce mois-là, pour lutter contre ce qu'on appelle communément le Parasite SEO. Cette pratique consiste à publier du contenu tiers sur un site hôte principalement parce que ce site bénéficie déjà de bons signaux de positionnement acquis grâce à son propre contenu. L'objectif est de faire profiter ce contenu tiers d'un classement qu'il n'aurait pas pu obtenir seul.
Google avait commencé à appliquer cette politique en Europe en janvier 2025.
Selon le billet officiel de Google, les actions manuelles liées à cette politique auront désormais un effet différent selon la localisation de l'internaute qui effectue la recherche.
Cela ne signifie pas que les sites situés dans l'EEE ne recevront plus d'actions manuelles pour ce motif dans Search Console. Ils continueront à en recevoir. Simplement, cette action manuelle n'aura aucun impact sur les résultats affichés aux internautes situés dans l'EEE. En revanche, elle continuera d'affecter le positionnement du site pour les internautes situés hors de l'EEE.
Google insiste sur un point : ce changement ne concerne que les actions manuelles, pas le traitement algorithmique. La partie de la section concernée pourra continuer d'être traitée par les systèmes de Google comme une entité distincte du reste du domaine, indépendamment de toute action manuelle.
Dans sa politique mise à jour, Google précise que, pour les résultats affichés dans l'EEE, les pages concernées pourront être catégorisées séparément du domaine principal, ce qui leur permettra de se positionner sur leurs propres mérites, en cohérence avec d'autres contenus de même nature (par exemple, du contenu casino face à d'autres contenus casino).
Les propriétaires de sites continueront d'être notifiés dans Search Console lorsqu'une action manuelle est appliquée. En cas de désaccord, une demande de réexamen reste possible, avec, pour les sites éligibles, un accès à une médiation en cas de litige persistant.
Un porte-parole de Google, cité par Barry Schwartz sur Search Engine Roundtable, a indiqué que Google reste attaché à sa politique d'abus de réputation de site, car elle garantit, selon l'entreprise, une expérience de recherche plus fiable pour tous les utilisateurs, tout en reconnaissant avoir accepté d'ajuster son mode d'application en Europe pour répondre aux préoccupations de la Commission européenne.
À noter : Barry Schwartz souligne qu'il s'agit de la première fois que Google applique des règles et des résultats différents pour une politique anti-spam selon la localisation de l'internaute. Il s'agit là de son analyse personnelle, pas d'une déclaration de Google.
L’article "Abus de réputation de site : les actions manuelles n’ont plus d’effet en Europe" a été publié sur le site Abondance.