La prison est-elle vraiment la réponse ?
Et si on imaginait autre chose ?
📅 Du 17 au 27 septembre 2026 📍 Avignon
Le collectif Crève la Taule 84 propose une série de rencontres, discussions et événements pour questionner la prison, ses effets et la société qui la produit.
Que vous soyez proches de personnes incarcérées, déjà engagé·es sur ces questions, ou simplement curieux·ses d'en savoir plus, venez découvrir d'autres façons de penser la justice, les violences, la punition et le vivre-ensemble.
Parce que derrière les murs, il y a des vies, des familles et des questions qui nous concernent toutes et tous.
Dans le Vaucluse, Crève la taule 84 lutte contre la prison et contre la société qui l'engendre.
Né il y a plus de vingt ans lors de la construction de la prison du Pontet, le collectif s'est remobilisé face au projet d'une nouvelle prison à Entraigues-sur-la-Sorgue.
Il soutient les proches de prisonnier·es, notamment à travers l'émission V'la la Gamelle sur Radio Aïoli, et organise des temps de réflexion sur l'abolition des prisons.
En France, la population détenue a augmenté de 139 % depuis 1980, atteignant 86 100 personnes en janvier 2026.
Surpopulation, insalubrité, violences, maladies et suicides marquent le quotidien carcéral.
Malgré les condamnations répétées de la France par la justice européenne, l'État continue de construire des prisons et de durcir sa politique pénale.
La prison punit, désocialise, détruit des liens et frappe en priorité les personnes les plus précaires et marginalisées.
Loin de réduire les violences, l'enfermement peut les aggraver et favoriser la récidive.
Alors pourquoi continuons-nous à croire qu'il nous protège ?
Parce que l'insécurité est devenue un outil politique : on désigne des menaces, on construit des ennemis et on présente la punition comme une évidence.
On transforme ainsi des problèmes sociaux en responsabilités individuelles.
Crève la taule 84 refuse cette logique. Nous ne voulons pas répondre à la haine par la cage, la matraque et l'humiliation, mais par la solidarité, l'organisation et les idées.
Nous sommes abolitionnistes parce que nous refusons la domination et la violence institutionnelle.
L'abolition n'est pas un rêve : c'est la nécessité d'imaginer et de construire d'autres façons de prévenir les violences, de réparer les torts et de vivre ensemble.
La prison est inutile et néfaste.
L'insécurité imaginaire.
La révolution possible.
L'abolition nécessaire.
crevelataule84@riseup.net