Le 19 août dernier a eu lieu l'audience de notre camarade et ami Gino devant la cour d'appel de Paris, qui s'est prononcée favorablement à son extradition vers l'Allemagne sous 10 jours.
Il est plus que nécessaire de se mobiliser massivement et de montrer notre soutien de toutes les manières possibles (communiqués de soutien, banderoles, affichages, rassemblements devant les ambassades, etc.) pour éviter à Gino une extradition imminente.
Ne lâchons pas la pression et poursuivons notre travail de solidarité : Gino ne doit pas être extradé.
FREE GINO, FREE THEM ALL
Le 19/08 la cour d'appel de Paris a émis un avis favorable à l'extradition vers l'Allemagne de notre camarade et ami Gino. Comme de nombreux.ses antifascistes à travers toute l'Europe, il est pourchassé par la Hongrie, accusé d'avoir participé à une action contre la manifestation néo-nazie du Jour de l'Honneur à Budapest en février 2023.
Alors que la France avait refusé de le livrer à la Hongrie d'Orban, c'est l'Allemagne qui réclame à son tour une extradition. La même Allemagne qui a illégalement déporté Maja, retenu.e à Budapest depuis 2 ans dans des conditions indignes. En Allemagne, Gino encourt jusqu'à 10 ans de prison. Il risque surtout de suivre le même parcours que Maja.
L'Affaire de Budapest est un procès politique dans un contexte où les organisations antifascistes sont considérées comme terroristes en Hongrie ou comme organisations criminelles en Allemagne. La justice française avec cette dernière décision, joue pleinement leur jeu. Derrière Gino, Zaid, Maja et tous les autres, c'est l'antifascisme tout entier qui est attaqué. Nous devons être à la hauteur.
Nous avons peu de temps. Gino a fait appel devant la Cour de cassation. Jusqu'à ce jugement, saisissons chaque opportunité de faire vivre le soutien. Montrons que derrière nos camarades il y a un mouvement. Un mouvement large, un mouvement fort, un mouvement organisé et surtout un mouvement qui ne se laissera pas intimider.
La répression est la meilleure arme des états bourgeois et des régimes fascistes. Ils veulent nous isoler, nous diviser. Tirons notre force de leurs attaques : mobilisons nous, organisons-nous.
Pour s'opposer à l'extradition de Gino, retrouvons nous le dimanche 30 août à 18h à la plaine (place Jean Jaurès) pour un rassemblement unitaire contre la répression !
Ce rassemblement servira de lancement à une campagne d'actions de soutien, du matériel sera disponible sur place !
Contre la répression : solidarité
Liberté pour Gino, non aux extraditions, free all antifas !
Premiers signataires : Comité antifasciste du 4eme, Antifa Social Club Marseille, Assemblea per il 25 aprile, Riposte Antifasciste, Afroqueer RevolutionR, UPM, Tsedek !, Stop Aux Violences d'Etat, Comité Free El Mahdi Lyoubi, Collectif Al Manba, Marseille Antifas 1er, VISA 13
Communiqué suite à la décision de la cour d'appel
Le 19 août dernier a eu lieu l'audience de notre camarade et ami Gino devant la cour d'appel de Paris, qui s'est prononcée favorablement à son extradition vers l'Allemagne sous 10 jours.
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas l'affaire Budapest, Gino est accusé par la Hongrie – avec une dizaine d'autres personnes – d'avoir participé à des violences contre des néonazis en 2023, dans le cadre d'un défilé d'extrême droite organisé chaque année à Budapest en Hongrie : le « jour de l'honneur » qui réunit environ un demi-millier de nazis, commémore l'alliance entre soldats de la Waffen-SS et militaires hongrois lors du siège de l'armée rouge à l'hiver 1945, lorsque la dictature hongroise était l'alliée d'Hitler. Certaines prétendues victimes sont des militants d'extrême droit de nationalité allemande.
Suite à un premier mandat d'arrêt européen émis par la Hongrie, Gino avait déjà été détenu en France plusieurs mois à partir de novembre 2024. Si Gino et d'autres camarades étaient extradés, ils risquaient jusqu'à 24 ans d'emprisonnement en Hongrie. Après une longue bataille, la cour d'appel de Paris avait refusé cette extradition estimant que les risques de jugement inéquitable et de mauvaises conditions de détention étaient trop importants. Notre camarade avait donc été remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Le 16 décembre 2025, Gino a été arrêté par les agents de la Sous-direction antiterroriste de la police judiciaire (Sdat) suite à l'émission par l'Allemagne d'un mandat d'arrêt européen à son encontre et placé en détention. Il ressortira deux semaines plus tard, mais s'en suit un acharnement judiciaire qui n'en finit pas. La cour décide de reporter sans cesse le délibéré concernant le mandat d'arrêt émis par l'Allemagne.
Mais ce 19 août, les juges ont cédé aux pressions de l'Union Européenne et d'Europol, bafouant tous les principes de l'indépendance de l'institution judiciaire et des principes de liberté fondamentale.
Avec l'aide de nos avocats, nous faisons appel de cette décision devant la Cour de cassation, qui aura 40 jours à compter du pourvoi pour se prononcer définitivement.
Il est plus que nécessaire de se mobiliser massivement et de montrer votre soutien de toutes les manières possibles (communiqués de soutien, banderoles, affichages, rassemblements devant les ambassades, etc.) pour éviter à Gino une extradition imminente.
Ne lâchons pas la pression et poursuivons notre travail de solidarité : Gino ne doit pas être extradé.
Le Comité Solidarité Budapest