Source : Blast
Des milliers d'insultes, des menaces de viol et une victime traumatisée : en 2021, Mélanie Luce était présidente de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) et venait d'être interviewée sur Europe 1. Un passage à l'antenne qui lui aura valu par la suite un déferlement de haine sur les réseaux sociaux.
« Grosse salope, rase les murs quand tu rentres chez toi. Je vais te violer la gorge ».
Cinq ans plus tard, trois hommes seulement sont poursuivis parmi la centaine de harceleurs évoqués, rapporte le journaliste indé Emmanuel Denise, pour Blast. À la barre, elle raconte les séquelles de cette campagne : une crise d'angoisse qui l'a conduite à l'hôpital et des difficultés persistantes à prendre la parole en public. Face à la violence des messages, les justifications politiques ne suffisent pas. Même l'avocate de Benjamin (un des accusés, 39 ans, notaire) reconnaît que « rien ne peut excuser ces propos misogynes et abjects. »
Au-delà de ce procès, une question se pose : comment rendre justice à une femme ciblée par des milliers de messages quand seuls trois auteurs sont poursuivis ? Sur Internet, la haine se déchaîne en meute. Devant la justice, les responsables ne sont qu'une poignée.