Source : La Brèche
C'est une avancée majeure en médecine reproductive et pourtant, elle se heurte à de grandes inégalités, analyse La Brèche. Depuis 2021, les femmes peuvent, en France, faire congeler leurs ovocytes pour préserver leurs chances d'avoir un enfant plus tard. Pourtant, toutes n'ont pas accès à cette procédure, car elle dépend fortement du territoire et des capacités (notamment financières) des hôpitaux.
En 2025, 6 720 personnes ont pu avoir accès à une autoconservation des ovocytes. Elles étaient pourtant plus de 20 000 à solliciter une première consultation, selon l'Agence de la biomédecine.
La procédure est ouverte aux femmes âgées entre 29 et 37 ans. Mais les délais d'attente, qui peuvent atteindre plusieurs années, sont particulièrement problématiques car l'âge joue un rôle déterminant dans la qualité des ovocytes prélevés. Certaines femmes sont ainsi contraintes de se tourner vers un autre établissement, d'aller à l'étranger, voire de simplement renoncer à la procédure.