Source : Bon Pote
C'est la conclusion de cette enquête inédite, signée Bon Pote, établie grâce à la compilation d'enquêtes publiées par plusieurs médias, dont les médias indés Mediapart, StreetPress ou encore Les Jours. Au Rassemblement national, 157 cadres sur 230 ont été épinglés pour racisme ou antisémitisme, des liens avec des personnalités ou organisations controversées, ou le recrutement de collaborateurs concernés. C'est plus d'un cadre sur deux.
Les cas recensés sont de gravité variable, allant des publications racistes aux condamnations judiciaires, mais leur accumulation révèle un phénomène structurel. Et malgré les efforts de « dédiabolisation », l'enquête pointe la persistance de ces idées dans les discours de dirigeants et les pratiques du parti, ainsi que ses liens avec des groupuscules radicaux et violents.
Cette enquête, édifiante, appelle par ailleurs à regarder au-delà de la stratégie de normalisation du parti : selon ses données, le racisme et l'antisémitisme ne relèvent pas seulement de dérapages isolés, au contraire, ils semblent être profondément ancrés dans le fonctionnement même du parti.